Pessah, l'actuelle sortie
d'Egypte
Selon le Zohar la sortie d'Égypte de
nos jours, n'est pas quitter notre pays voisin, ni faire ses
adieux à la vallée fertile du Nil ou aux es dunes fascinantes du
Sinaï, mais un code métaphorique exprimant un état d'esprit qui nous
oppresse. Surprenant ?
La kabbale explique : Le 21ème
siècle est celui de populations consommatrice. Chacun
d'entre nous s'efforce à coups de coudes de faire valoir ses
qualités dans l'entreprise qui l'occupe, de changer de travail afin
d'élever son niveau de vie, de rénover sa voiture, de vendre sa
maison afin de construire une plus belle, de quitter son épouse pour
une plus jeune et tout çà au nom de l'égo qui nous dirige. Ce qui donne
vie à des conflits entre collègues, entre frères, dans
la famille, au sein de la société qui nous entoure et même entre
pays.
Le tout pour une satisfaction qui ne
dure pas guère. L'humanité suffoque, un vide spirituel nous fait
comprendre que notre égoïsme nous pousse à la déroute. Nous en
souffrons.
Une lumière brille dans le lointain
c'est le Zohar (littéralement lumière, splendeur, génie ou
intelligence au figuré). Cette illumination nous amène à la
conclusion que de nos jours encore nous sommes esclaves du Pharaon roi
d'Égypte.
Le livre du Zohar écrit il y a deux
mille ans bientôt par Rabbi Shimon Bar Yohaï et ses dix disciples
dans une grotte aux confins des montagnes de Safed, nous suggère de
nous libérer de ce joug du Pharaon.
Ce monarque n'est pas un homme, c'est
l'égo qui règne en nous. La sortie d'Égypte de nos jours est donc
déloger le mauvais instinct qui existe en nous. Après que notre égo
subira les dix plaies nous arriverons à penser logiquement que l'égo
nous mène en ballade à nulle part.
Seul le Seigneur Créateur qui nous a
conçu serfs de notre égo pourrait nous en délivrer. Et cela
est la vraie conception de cette fête, celle de la liberté, de la
libération.
Mais cela arrivera lorsque nous
serons tous conscients que nous transformons notre monde en enfer. Pas
de délivrance individuelle, mais en commun de toutes la masse
humaine.
Notre prochaine sortie d'Égypte
donnera une nouvelle signification à notre mode de vie, une vie de
fraternité et d'amour mutuel et la communion de personnes ayant des
buts et des idéaux libres de tout égoïsme.
Le Séder de Pessah.
En nettoyant notre maison de tout hametz
dont nous brûlons les derniers restes, nous
nettoyons notre esprit et faisons le souhait que notre âme soit
purifiée du mauvais instinct qui y loge.
Les Matzots, pain de
misère symbolisent le néant qui nous
oppresse.
Les quatre coupes de
vin désignent les quatre phases de la délivrance du joug de
l'égo. La coupe reçoit (kabbale) et le vin est le bienfait divin.
D'un côté ce bienfait nous délivre de l'égoïsme et de l'autre nous
remplit de joie et de bonheur.
En quoi diffère donc cette
nuit de Séder parmi tant d'autres ? Cette nuit nous buvons
notre vin allongés sur le côté gauche, côte du mauvais instinct.
Cette nuit nous grignotons de la
laitue (qui est amère), alors que les autres nuits
nous mangions toute sorte de légumes.
C'est le processus de la délivrance,
afin de nous purifier, car D ieu nous a crées à son
image.
Merci à Niv Navon.
Source : La
Soulam Bnei
Baroukh
Le rabbin Mikhaël Laitman
Président de l'institut de recherche
kabbale