PROMENADE DANS LE GOLAN.

 

Mitspé Gadot

Mémorial  et point d’observation qui se trouve dans le Golan. Jusqu’à la guerre des six jours cette position a été occupé par les Syriens qui l’appelaient El Mourtéfa ou en hébreu Anissa (élevée) Cette position a été la position  la plus fortifiée du Golan avec de nombreuses tranchées qui communiquaient entre elles et tout autour de champs minés.  Cet endroit domine la route principale qui monte vers le Golan en passant par le pont Bnot Yaacov.  Ce mémorial rappelle les soldats tombés de « la Brigade du Golan » pendant la guerre des six jours jusqu’à l’opération Shalom Agalil. C’est l’œuvre d’Ezra Orion qui a été lui-même commandant dans le groupe de reconnaissance de Tsahal.
 

 
Cette position faisait face à la Vallée de Houla, un des endroits les plus stratégiques pour les Syriens. Ils dominaient principalement le kibboutz Gadot qui fut touché à plusieurs reprises. Tout de suite après la fin des batailles de la guerre des six jours  les membres du kibboutz montèrent pour conquérir  le bunker syrien avec l’aide du commandant en chef de la région, le général  Doudou (David Eliézer) Ils leur dit simplement ceci : D’ici vous paraissez grands à effrayer ! Ce qu’il voulait leur dire c’est que de cette position seulement les membres du kibboutz étaient tellement dans le champ de mire des Syriens qu’on pouvait comprendre quel mal ont eu les pionniers à se défendre ! C’est grâce à ces batailles qu’à été écrit le célèbre  chant « L’enfant de Gadot-Yalda mi Gadot) »

P.O : du mémorial on voit : La forteresse Ateret (forteresse croisée) et de la route principale qui menait de la mer à Damas. En 1918 les Anglais débarquèrent dans le pays et occupèrent le pont de Bnot Yaacov passage stratégique entre le Golan,  Damas et l’Egypte. Le 25 septembre 1918 les Turcs firent exploser le pont qui fut reconstruit plus tard. Vue sur le bâtiment douanier, Mishmar Ayarden l’ancien, la Vallée de Houla, Kfar Anassi, Hatsor, Ayelet Ashahar, Yessaod Amaala, Houlata, Malkia, Dishon et Manara. Vue panoramique imprenable de tout le Nord du pays qui était sous le regard des Syriens.

Gadot est un kibboutz de la Vallée de Houla fondé en 1949. Il prit le nom de Gadot (barrière = garder) par sa proximité avec la frontière jordanienne. Il se trouve près des vestiges de Mishmar AYarden et du carrefour Gadot sur la nationale 91 qui relie la route 918 vers Gonen et le Ramat Agolan.

Dans les accords de cessez le feu qui ont été signés entre Israël et leurs voisins lors de la guerre d’indépendance ; la guerre aurait dû être terminée. Ces accords portent le nom aussi d’accords de Rhodes.

A la fin de l’année 1948 la victoire de l’indépendance d’Israël fut  claire et nette. Le 22 octobre 1948 après l’opération Yoav qui apporta une victoire à Israël  il fut déclaré un cessez le feu et un conseil de sécurité de l’ONU qui ne fut pas appliqué.  Tsahal dû prendre des mesures d’urgences pour conquérir les terrains de la haute Galilée grâce à l’opération Horef et  éliminer les forces égyptiennes du Néguev , c’est ainsi que Tsahal arriva à El Lahish. 

Le 16 novembre 1948 le conseil de sécurité demanda aux deux partis en guerre de trouver des accords pour un nouveau cessez le feu et le 29 décembre la décision fut prise d’ouvrir des discussions entre Israël et les pays arabes avec Raft Banetz, le représentant de l’ONU en place. Le 12 janvier 1949  les débats de cessez le feu s’ouvrirent entre les deux pays dans l’hôtel des fleurs de l’île de Rhodes. Israël demanda que les frontières sont limitées là où avaient eue lieu le cessez le feu, les pourparlers durèrent de longs mois et se terminèrent le 20 juillet 1949 avec la signature de la Syrie qui fut la dernière à accepter ces accords.

La guerre d’indépendance se termina le 10 mars 1949 avec la conquête d’Eilat grâce à l’opération Ouvda.

 

Nahal Djilaboun

Une  randonnée de trois heures commence au milieu d’un camp militaire syrien abandonné du nom de Daboura. Selon les balles qui se trouvent dans les murs des bâtiments ont peut supposer que les batailles ont été très difficiles à cet endroit. Le camp se trouvait sur les hauteurs du nahal.  Plusieurs bâtiments en béton encore visible ont servi de camp militaire à Tsahal après la guerre des six jours.

En continuant sur le chemin de  randonnée un sentier plus petit bifurque sur la droite  pour grimper en haut du tell où se trouve la ville de Dvora qui date de la période talmudique.

 

Kfar Dvora :

De nombreux vestiges de maisons du village de Dvora construits en pierre de basalte sont encore visibles dans la réserve. Au 4ème siècle, période du Talmud et de la Mishna, un village juif s’est fondé sur les hauteurs du nahal Djilaboun et il y a deux cent ans environs les bédouins de la tribu Na’arana  se sont installés sur les vestiges de ce village. Ces bédouins font partie de la dernière génération des tribus nomades car ils  s’installèrent définitivement dans le Golan. Ils se  sont servis des linteaux de porte où étaient incrustés des pierres et des desseins, des pierres gravées de symboles où d’animaux et de bien d’autres vestiges de la période juive pour construire leur village. En se promenant dans le village on peut bien se rendre compte du système de construction, c'est-à-dire une cour centrale entourée d’une série de pièces, sur chaque pan de mur on peut différencier les pierres taillées anciennes ou encore des pierres encastrées gravées comme celle de l’aigle tenant une proie dans sa gueule et près de lui deux poissons. Il est possible que cette pierre gravée ait fait partie de la synagogue du village. De nombreuses pièces de valeur ont été retirées du site et entreposées au musée archéologique de Katzrin
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La ville devait être importante si on en juge par les pressoirs à vin qui étaient les principaux revenus de la population et les arbres qu’ils avaient plantés. On y retrouve les sept espèces (d’arbres) dont parle la Bible. Joseh Matitiao dans son livre « la guerre des Juifs » mentionne la ville de Dvora.

Après la guerre des six jours, les forces de Tsahal arrivèrent dans la région et trouvèrent sur place plusieurs  inscriptions en hébreu. La plus célèbre est celle qui se trouve sur le linteau de la porte de la mosquée du village : Ici la maison d’études du rav Eliézer Apakar. Cette inscription rappelle le  célèbre docteur de la Michna, un des élèves de Rabbi Yéhouda Anassi qui a vécut dans ce village. Il est possible de voir cette inscription au musée archéologique de Katzrin. Cette inscription nous donne la preuve de l’importance de cette implantation juive pendant la période talmudique. Hélas la synagogue n’a pas encore été découverte.

 

Mapal Dvora :

Le nahal Djilaboun (wadi Jelbina) est une réserve du centre de Ramat Agolan connue aussi sous le nom de nahal Dvora est contient deux des plus grandes cascades du Golan : La cascade Dvora et la cascade Djilaboun qui tombe d’une hauteur de quarante mètres. Avant la guerre des six jours, seule la partie inférieure de la réserve était en territoire israélien.

Le lit du nahal est à sec à la hauteur du kibboutz Ortal et au milieu de son parcours il  s’appelle nahal Eitan et il est drainé vers la Vallée de Houla à côté du gesher Apkak (pont du bouchon)
La réserve est très verte et l’eau des cascades coule toute l’année. Les lauriers longent les deux rives du nahal et des eucalyptus, des framboisiers, des joncs, des chênes de galle, des saules pleureurs et des férules envahissent la réserve. Du chemin de randonnée nous avons une vue superbe sur la cascade et le bassin Dvora ; un sentier nous permet d’y descendre et de se reposer près d’eux. Un peu plus loin toujours  sur le sentier de randonnée se trouve un petit bassin que rempli une petite cascade.
 
 

Un autre petit sentier se détache du sentier principal qui mène à la cascade Djilaboun monte  vers une grande grotte sur le flan de la montagne basaltique.

 

Cascade Djilaboun

Avec ses 41 mètres de hauteur la cascade Djilaboun est la deuxième plus grande cascade du Golan. Du haut de la falaise la vue de la cascade et de son bassin est surprenante et on y accède à l’aide d’un escalier raide qui aboutit au bassin.

 

Aire de repos d'Ein Ziwan

Elle a été aménagée par les membres du kibboutz d’Ein Ziwan en souvenir des soldats du bataillon 134 qui sont morts dans les batailles du la guerre de Kippour.

 

 

 

MITSPE QUNETRA

Quneitra se trouve  sur la ligne de cessez le feu entre Israël et la Syrie, cette ville des hauteurs du Golan se trouve à un carrefour important de l’axe qui mène de Damas au pont de Bnot Yaacov et sur la route qui mène du sud du Golan à Massadé. La ville  fantôme de Quneitra avait plus de mille ans, la ville reconstruite l’a été dans le courant du 19ème  siècle grâce à la population circassienne   qui arriva au Golan avec les encouragements des Ottomans. Cette ville de la région du Golan syrien a été un important centre commercial et culturel jusqu’en 1967. Le commandement de front  israélien de l’armée syrienne y été installé. Pendant la guerre des six jours les forces de Tsahal conquirent la ville. Quelques semaines après les batailles  un noyau de pionniers s’installèrent dans les maisons abandonnées et fondèrent le kibboutz Golan qui prit plus tard le nom de Mérom Golan. En 1972 le kibboutz s’installa à son emplacement actuel à l’ouest de la ville.

Pendant la guerre de Kippour   Quneitra fut de nouveau conquise par les forces syriennes pendant une brève durée puis Tsahal la reprit. Lors des batailles la ville fut détruite entièrement. Elle fut redonnée aux Syriens dans le cadre des accords de séparation de forces avec les Syriens le 31 mai 1974 comme zone démilitarisée  syrienne sous le commandement de l’ONU.

Selon les accords prévus les Syriens laissèrent la ville abandonnée et reconstruire la nouvelle Quneitra quelques kilomètres plus loin au nord est de cette dernière.

Le 27 avril  1974 Keshet, l’implantation israélienne voit le jour à Quneitra  en protestation des accords  de zone démilitarisée qui accordaient Qunéitra à la Syrie mais 40 jours   plus tard seulement ils quittèrent la base militaire abandonnée où ils s’étaient installé  et attendirent quatre ans avant de fonder leur implantation définitive toujours du nom de Keshet aux pieds de giv’at Tila.
 
 
 

Aujourd’hui le passage de Quneitra sert aux besoins de sécurité de l’ONU entre Israël et la Syrie et à la population druze de Ramat Agolan et de la Syrie.

 

MONT FARES

Pour arriver au mont Farès nous empruntons l’ancienne route syrienne du Golan qui était impraticable en 1967 lorsqu’elle fut dans les mains des Israéliens.  Depuis deux ans seulement elle a été goudronnée de nouveau et sert de route de contrôle aux véhicules militaires. D’Aloné Abashan on roule tout droit jusqu’au panneau indicateur Farès puis on tourne à gauche et on monte tout droit sur la route jusqu’à la porte du camp militaire. C’est entre Aloné Abashan et Ramat Magshimim, sur cette route  se trouve aussi Tel Saki.

 

L’origine du mot Pérès vient du  mot arabe Farès

Le mont Farès se trouve sur les hauteurs du Golan à 5 kilomètres et demi du moshav Keshet.  Tsahal a donné le nom de Tel Zohar en souvenir de Zohar Yonathan, chef de bataillon tombé le 26 juin 1970 sur ces lieux. Le sommet de cette montagne est occupé par Tsahal et l’entrée y est interdite aux civils.

Le mont Farès ou Pérès est un cône de cendre, un ancien volcan éteint le seul où il est possible de voir son cratère.

Du haut du sommet point d’observation sur le nahal Rakad et sur les tellim volcanique du Golan et du Hermon. De là on voit aussi les villages druzes et syriens comme celle de Iravid et Gil’ad.

Le mont Pérès domine à 200 mètres et au nord ouest de la chaîne de montagne on peut voir un deuxième cratère plus allongé. Le mont Farès est le premier de la chaîne des monts volcaniques  qui continue jusqu’au nord du Golan. Cette montagne détermine la limite entre la partie supérieure et la partie inférieure du Golan.

En 1974 les membres du kibboutz Merom Golan ont ouvert une entreprise où ils fabriquent le « Tuf volcanique» qui sert de matière d’isolation des maisons, d’infra structures aux bâtiments, à la construction industrielle, aux blocs, comme matière pour les routes et les jardins d’agréments.

 

 

L’armée nous ayant donné l’autorisation de rentrer dans la base, nous montons sur un bunker pour y découvrir un panorama très étendu : A nos pieds les taches vertes sont les terres agricoles des kibboutzim environnants, plus loin les bassins collecteurs Boutnia, Bné Israël, Révahiar  qui nous appartiennent puis au loin les bassins collecteurs syriens. Nous voyons le nord de la chaîne montagneuse de Gil’ad ainsi que le Tell Pazra et le tel Baron est un volcan étaient depuis 10.000 ans.

Le Golan a une population de 20.000 Juifs et de 20.000 Druzes.