LA VALLEE DU JOURDAIN

 

1)     Mémorial de la Vallée du Jourdain.

Situé au Carrefour Petsaël, le mémorial érigé sur une hauteur, aux pieds du mont Sartaba est l’œuvre   d’Igal Turmakin. Sur un immense panneau  taillé dans la pierre sont gravés les noms des soldats de Tsahal morts dans la région de la vallée du Jourdain depuis 1967.

Depuis 1970 la vallée est connue sous le nom de « pays des poursuivants » à cause des nombreux persécuteurs  de la région qui s’infiltraient de Jordanie.

 

 

Point d'observation Igal Alon.

A l’entrée du chemin qui nous mène à un point d’observation se trouve une décharge municipale entretenue par  une société française qui, grâce à des conduits de gaz, arrive à éliminer les déchets ménagers. Les membres de la société trient également ce qui est récupérable, journaux, bouteilles, ou encore plastiques.

Les égouts  qui s’écoulent dans le nahal Kidron sont aussi bloquées à cet endroit puis les eaux sont filtrées à plusieurs reprises de manière à être employées pour arroser les champs agricoles, cette méthode est employée aussi à Haïfa et à Jérusalem.

Les palmiers dattiers sont nombreux dans la vallée du Jourdain mais c’est surtout la datte Madjoula qui est l’une des plus recherchée sur le marché. A part les dattiers les membres des moshavim et des kibboutzim plantent aussi des agrumes et des légumes (Gougettes – aubergines - courges)

 

2)     Rendez vous de la Vallée

Rendez vous avec notre guide de la région : Membre du kibboutz Tirat Tsvi

Sur l’aire de repos se trouve la ferme des crocodiles.

Une maquette imposante de la faille syro africaine se trouve sur ce lieu : Elle représente toute la vallée du Jourdain, c'est une partie de la faille syro africaine dans laquelle se trouve  le fleuve du Jourdain et ses sources. La vallée du Jourdain est longue et étroite ; ses frontières sont l’Arava, les monts Adom (rouges) les monts Moab qui se trouvent en Jordanie, le Golan, la vallée libanaise, la Galilée, la vallée de Beit Shean, la Jusée et la Samarie. La partie nord de la faille syro africaine se trouve dans la vallée de Houla et la région du Kinnerth.

 

3)     Face à Sartaba et sur la route de Mashoua
 Avec l’escorte de Tsahal nous roulons vers le pont Adam ou  gesher Damïa (Internet)

Le Pont Adam (גשר אדם), ou "Damiya" en arabe,  traverse le Jourdain et relie Israël à la Jordanie. C'est l'un des trois passages officiels entre les deux  pays et le plus ancien pont de la Vallée du Jourdain. Il aurait été construit en 1266 par le Mamelouk  Baybars dans le cadre de la guerre qu'il mène alors aux Croisés. Il  devient  d'ailleurs l'axe de circulation principal de Baybars.

Le voyageur Merryl, qui traverse le pont Adam au XIXe siècle, nous décrit le "passage de Damiyan dans un état presque complet, hormis  quelques morceaux tombés  dans le lit du cours d'eau sec". Konrad Tschick le mentionne lui aussi dans ses écrits au XIXe  siècle.
 
 

Durant  la Première guerre mondiale, en automne 1918, le pont sert de passage à l'armée turque dans son assaut contre l'aile gauche (Nord) des forces britanniques, entrées en Jordanie par la vallée du Jourdain. Le 22 septembre 1918, la brigade néo zélandaise de l'Anzac s'en rend maîtresse.

Lors de la Nuit des Ponts, du 16 au 17 juin 1946, une unité du  Palmah sous le  commandement  de Yohanan Zariz et composée de 11 soldats dont deux filles sort de Tirat Zvi en convoi composé d'un camion et d'un taxi. Mais au moment  de l'explosion,  le système fait  défaut. L'officier  britannique alerté sur les lieux le lendemain, se tuera dans sa tentative de désamorçage. Le pont  Adam n'est alors plus empruntable.

Le pont  reconstruit sur le lieu par les  Anglais et par la suite traversé par la Légion arabe le 15 mai 1948, et par l'armée irakienne le 23 mai de la même année, durant la guerre isrélo-arabe de 1948.

Jusqu'au  8 juin 1967,  il restera en territoire jordanien sous le nom du pont "Amir Mouhamad". De 1967 à 1970, durant la Guerre d'Usure, le pont  Adam connaît plusieurs  altercations armées.

 

4)     Bassin Tirsta – Point d'observation Tamar

Entre l’ychouv Ifat et le mont Sartaba.

Avec l’escorte de Tsahal.

Le nom de Tirça a été avancé assez souvent comme étant à identifier avec Tell-el-Farah. Que dit la Bible sur Tirça ? Il s’agit de la 1ère capitale du royaume du Nord choisie par Jéroboam après la scission d’avec Roboam, fils de Salomon. Jéroboam a mis un certain temps à faire ce choix, ne voulant pas devenir dépendant de celle des 10 tribus qui aurait été ainsi privilégiée. Dans un 1er  temps, il est parti de l’autre coté du Jourdain, puis il s’est installé à Tirça. Ce n’est qu’une cinquantaine d’années plus tard qu’un roi  fort, Omri, a choisi une ville neuve au centre du royaume, y a fait des constructions tout à fait importantes, et s’est affranchi des pressions d’une tribu particulière. L’identification de Tell-el-Farah avec Tirça est une hypothèse plausible, mais l’archéologie en tant que telle est incapable de prouver cette identification ou alors il faudrait des données autres, qui manquent encore.

On retrouve encore le nom de Tirça dans le cantique des cantiques :

Tu es belle ma compagne, comme Tirca, charmante comme Jérusalem...

Ton nombril est un bassin arrondi où le vin épicé ne saurait manqué, ton ventre est...,

 

Le bassin se trouve près de la nationale principale 90 qui porte le  nom de Gandi.

Il est l’un des plus grands projets de la vallée du Jourdain. Le long du fleuve Tirsta (wadi Faréa) trois bassins et leurs barrages ont été érigé à l’Est de la route de la vallée juste avant que l’eau du fleuve se déverse dans le Jourdain. C’est un bassin artificiel qui emmagasine seulement les eaux de pluies lors des inondations ainsi que l’eau de quelques sources salées du nahal Tirça. Le bassin peut contenir entre 5 et 9 millions de mètres cubes par an. Ces bassins ont été conçus de telle manière que si les eaux de pluies ne soient pas assez abondantes pour les remplir, les agriculteurs de la région s’en servent comme viviers.
Le deuxième bassin, celui du bas se trouve sur le lit du fleuve Tirça et le troisième celui du haut  sert à arroser les champs agricoles environnants, il est protégé sur les côtés par des remblais et dans le fond par des bandes de plastiques étanches.

Le premier bassin celui du haut sert à absorber la boue et ses alluvions.

Le deuxième bassin sert à conserver l’eau après les pluies.

Le troisième bassin ne sert que de base de loisirs  comme piscine d’hiver.

Du deuxième bassin, celui que nous visitons, l’eau est puisée vers un bassin artificiel qui se trouve sur la colline voisine grâce à des tuyaux qui le relient la vallée du Jourdain pour l’arrosage des champs ; il est en parallèle avec la conduite de la Sté des Eaux.

L’eau des inondations qui s’accumule sert à l’arrosage des cultures, le bassin du haut, avec quelques autres de la région,  sont employés pour l’élevage de poissons : viviers.

Ces bassins se trouvent dans la réserve Géon Ayarden sur les méandres du nahal Jourdain. Cette réserve a été ouverte par les Anglais pendant leur occupation dans le pays et ils ont réalisé le projet de ces trois bassins.

Le deuxième projet a été de créer une zone touristique dans la vallée du Jourdain et aujourd’hui on trouve des points d’observations exceptionnels aménagés pour les promeneurs, une zone écologique très étendue  ce qui garantie la protection de la nature dans la vallée.

 

5)     Migrash Tsiporra

Adam Zartal et le lieu du culteNé à Hedera en 1936 Adam est membre du kibboutz Ein Shemer. Il commença à étudier l’économie puis l’agriculture  au profit de son kibboutz et il obtint un poste important.  Après la guerre de Kippour en 1973 il décida d’étudier l’archéologie à l’université de Tel Aviv où il eut sa première licence puis il étudia à l’université de Haïfa où il obtint son doctorat en archéologie d’Orient ancien.

 

Randonnée de 20 minutes entreprise non loin de l’aire de repos Tsiporra. Au début de la randonnée nous passons devant les serres du kibboutz  Argaman qui sont très souvent envahies par les eaux de pluies importantes, ce fut le cas dernièrement où toutes les cultures ont été abimées.

 

 

Le site archéologique.

Lieu de sacrifice datant de 3500 ans, époque où les Israélites rentrèrent au pays de Canaan. Le professeur Adam Zartal a fait des recherches dans plusieurs endroits du pays et dans la vallée du Jourdain et a découvert à cet endroit un temple qui devait servir aux sacrifices à l’époque où les Bné Israël arrivèrent en Israël. Il en a tiré cette conclusion car que des squelettes d’animaux cacher y ont été trouvés et aucun vestiges d’animaux  employés par les cultes païens.

Face au lieu de sacrifice un grand amphithéâtre naturel s’impose avec ses gradins encore visibles et un chemin de ronde contournait le lieu du sacrifice.

 

6)     -Sur la 5799

Kanion de roches colorées.

Randonnée sur le nahal El Maniah. Le mot Maniah veut dire salé et comme les sources  de ce fleuve étaient salées il a été appelé fleuve salé, aujourd’hui le fleuve est presque à sec et les petites cascades inexistantes. Un bâtiment a été construit à l’époque ottomane et servait de bains à la population environnante car les eaux chaudes arrivaient à  remplir les baignoires ; plus tard Tsahal a occupé les locaux pour surveiller et protéger l’environnement puisque la frontière était contigüe à la nationale 90 jusqu’à la guerre des six jours.

Des bédouins se sont installés à l’intérieur de la réserve et vivent sous de grandes tentes sur les pentes du nahal El maniah, ils élèvent des troupeaux de chèvres et font du fromage qu’ils vendent à Jénin, d’après notre guide, ils sont très heureux, vivent tranquillement dans un environnement de rêve.

Les Anglais très optimistes ont installé un appareil pour vérifier la quantité d’eau  de pluies qui tombaient dans le nahal et sa profondeur, il est encore visible à ce jour.
 
 

Le long du parcours du fleuve se trouvent les vestiges d’un moulin à farine avec un aqueduc à l’étage supérieur.

Les premières cyclamens sauvages font leur apparition en groupe, leur couleur varie du rose clair au mauve, les feuilles touffues des lis foisonnent dans la réserve.

 

7)      Tirat Tsvi

En autobus, nous ferons le tour de tous les viviers du kibboutz pour apercevoir toutes les sortes d’oiseaux existantes dans la région, ils viennent y manger ou se reposer juste avant le coucher du soleil.

 

8)      Kfar Ruppin

Point d’observation face à la Jordanie et à la vallée du Jourdain mitoyenne  avec tous les villages jordaniens et Israéliens, les terrains agricoles ou les viviers, un panorama surprenant.