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Il y a plusieurs manières de découvrir Israël selon les goûts de chacun. Il est possible de faire des randonnées dans la nature, de visiter des musées ou des "Beit Arishonim" (La maison des Anciens) ou encore se recueillir devant des mémoriaux pour se rappeler continuellement que grâce aux soldats nous vivons en paix à l'intérieur du pays. Nous pouvons aussi visiter les sites archéologiques qui nous retracent l'histoire depuis les temps les plus reculés et les villes sans oublier Jérusalem qui, a elle, seule nous comble de bonheur
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03/01/2010
BIRYA-SFAT-MONT MERON
Notre guide a invité une personne de Sfat pour nous parler de sa ville et principalement du quartier et de la rue Jérusalem. Née à Ménéhamya Sarah habite la ville de Sfat depuis de nombreuses années, elle l’a apprit à la connaître et à beaucoup l’aimer, c’est une guide qui raconte surtout les histoires du passé, la vie des personnes et des bâtiments de l’époque des premières Alyot
Au début de la rue de Jérusalem se trouve un immeuble abandonné qui fut jadis l’hôtel le plus luxueux de la ville. Il était tenu par un monsieur très riche du nom de Barzel et son emplacement était primordial car il se trouvait sur un axe principal. Pendant la période du mandat britannique les Anglais occupèrent les lieux pour y installer les bureaux du tribunal afin de régler les conflits entre les Juifs et les Arabes. En 1948, lorsque les Anglais retournèrent chez eux ils donnèrent les clefs de l’immeuble aux Arabes comme ils le firent dans bien d’autres cas semblables. Au moment de l’indépendance Tsahal occupa la ville et Aba Francisco ouvrit dans les anciens locaux de l’hôtel une usine de Chocolats et de Halva
L’usine fut racheté par la société Elit puis Strauss qui abandonna les locaux pour s’installer dans la zone industrielle de Sfat. Le maire de Sfat, Oded Améiri, insista pour conserver ce bâtiment qui fait partie intégrante de l’histoire de la ville mais la société Strauss n’a pas voulu restaurer les locaux qui lui appartiennent. Ces locaux sont passés de main en main jusqu’à ce jour, aujourd’hui le collège de Sfat les a racheté et les restaurera pour en faire une faculté de droit et la boucle sera fermée car ce bâtiment qui a servi de tribunal du temps des Anglais servira de nouveau de lieu de justice
Kiriat Sarah
C’est le premier quartier de Sfat qui a été fondé en 1930 grâce à une riche famille d’Australie. Sarah perdit un fils puis son mari qui était un homme d’affaires très fortuné à Singapour, la famille Lévi y vécut 30 ans car les affaires du mari de Sarah étaient très florissantes. En 1930, quatre ans après le décès de son mari Sarah fit son Alya et chercha où s’installer. Après avoir séjourné dans la vallée de Houla et ses environs elle décida de se fixer sur le mont Canaan près de Sfat
Le père de Sarah était un ami d’Herzl et il se rendait spécialement en Autriche pour lui rendre visite, sur place il fit la connaissance de Monsieur Lévi avec lequel il se lia d’amitié et ils envisagèrent de marier leurs enfants
A cette époque la ville de Sfat n’était occupée que par quelques religieux dans le quartier des synagogues. Sarah choisit les hauteurs du mont Canaan pour s’installer mais il lui fallut d’abord obtenir une autorisation des Anglais pour l’achat de terres et ils n’en délivraient à personne. Grâce à de puissantes relations anglaises et après bien des démarches elle réussit à en obtenir une et acheta des terres dans le quartier qui prendra son nom : Kiriat Sarah. Son projet fut de bâtir 10 maisons avec toutes les commodités, eau (qui fut amenée du village voisin Ein Zeitoum), électricité et en supplément un jardin attenant à chaque maison, confort exceptionnel dans les années 30
Les Juifs avaient bien du mal à changer de lieu d’habitations mais elle les attira grâce aux conditions avantageuses qu’offrait ce nouveau quartier. Tout alla bien jusqu’en 1936 période où commencèrent les émeutes des Arabes et qui fit fuir les nouveaux locataires ; elle se retrouva seule à Kiriat Sarah. En 1939 Sarah convainquit d’autres familles à s’installer dans son quartier mais ils durent l’abandonner de nouveau par manque de sécurité. Ce sont trente membres du Palmah qui finiront par s’installer sur les lieux jusqu’au moment de l’indépendance
Sarah disparue à l’âge de 96 ans et elle a été enterrée non loin de son quartier, sur le mont Canaan mais aujourd’hui sa tombe se trouve dans l’enceinte d’un hôtel S.P.A
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L'église écossaisse et son enceinte.
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Cette église construite à la fin du 19ème siècle sur une étendue de 3 ares s’est retrouvée éloignée de toute habitation et complètement isolée dans un environnement aride et chaud. Ce complexe comprenait deux bâtiments, le premier avec un grand portail servait d’entrée à l’hôpital et à l’église. Les bâtiments étaient les plus somptueux que l’on pouvait voir dans la région, à la pointe du progrès, une montre et une cloche trônaient sur le haut de l’église. Pendant la deuxième guerre mondiale un seul médecin se trouvait dans la région et il tomba malade, il demanda alors à sa femme de bien le soigner et de le guérir sinon la population se retrouverait sans soins !
Rue de Jérsualem - Rue Boussel.
Face et à côté de ce mémorial deux superbes bâtiments ont servi d’hôpitaux pendant la période du mandat britannique. L’hôpital a été inauguré en 1904 par l’organisation de la mission britannique pour recevoir les Juifs de Sfat et de Galilée. Les Juifs de la ville étaient obligé de se faire soigner dans l’hôpital de la mission anglaise dirigée par l’Anglais Walter Anderson mais les conditions de traitements des Juifs étaient difficiles et ils demandèrent au baron de Rothschild de financer la construction d’un hôpital pour Juifs ; il prit le nom d’Adassa et fut mis en service en 1912. Là furent hospitalisées Rachel, la poète qui écrira quelques-uns de ses poèmes (en 1925) ainsi que la sœur de Berl Katznelson. Le hasard a voulu que les deux hôpitaux soient pratiquement face à face car Rothschild était propriétaire de plusieurs terrains à Haïfa dont celui-ci qui se trouvait par coïncidence près de la mission anglaise
Pendant la première guerre mondiale l’hôpital anglais se transforma en poste de police britannique puis, dès 1930 en collège anglais. En 1942, le bâtiment fut en vente et le K.K.L l’acheta très cher pour en faire une maison de repos qui prit le nom de Beit Boussel dirigée par la Koupat-Holim. (Boussel était un membre du kibboutz Dégenia qui s’est noyé dans le lac en 1948) En 1980, la maison de repos ferma et le bâtiment a été abandonné jusqu’à ce jour. Toujours le hasard, les deux maisons ont servi respectivement de collège anglais et de collège juif
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Au moment de la première guerre mondiale l’hôpital qui avait prit le nom d’Adassa fut fermé et l’armée turque occupa les locaux. En 1921 les locaux passèrent dans les mains de la mission écossaise qui créa un collège qui fonctionna jusqu’aux troubles de 1936. Les locaux du collège abandonnés furent reprit par le commandement de l’armée anglaise et l’adjoint du gouverneur anglais de la région de Galilée et des brigades de police s’y installèrent. En 1948 les locaux servirent de branche et de position avancée à la Haganah pour défendre le quartier juif. Le nombre de 52 s’éleva pour la libération de la ville de Sfat. Au moment de la libération de la ville, les Juifs avaient installé un slik (cachette d’armes) dans leur collège
Le collège accadémique de Sfat
L’hôpital vit le jour grâce aux dons de la famille Rothschild en réplique de celui de la mission britannique. Sa construction commença en 1909 et un jardin fut tracé juste en face, de l’autre côté de la rue pour que les malades puissent s’y promener. Aujourd’hui c’est un des jardins publics de la ville.
Dès 1919 l’organisation Adassa fonctionna dans les locaux de l’hôpital et de nombreux malades atteints de tuberculose furent soignés sur place. Plus tard un mémorial au nom de l’infirmière principale Tova fille de Moshe Pestraki fut élevé dans le jardin intérieur du bâtiment
En 1948, ce fut un hôpital militaire (numéro7) qui s’occupa des soldats blessés des forces combattantes en Galilée. En 1973 l’hôpital fut transféré dans de nouveaux locaux au sud de la ville et les locaux furent reprirent par l’éducation nationale pour les séminaires des instituteurs. Aujourd’hui c’est le collège académique de Sfat sous le couvert et la responsabilité de l’université de Bar Ilan
Autour de la mairie de Sfat
Un hôtel de luxe trônait place de la mairie, il appartenait à la famille Zilberman, aujourd’hui ce sont les locaux de la mairie
Davidka : (Prés de la mairie, face à la citadelle.) Petit canon de fabrication artisanale qui permit aux soldats du Palmah de prendre la ville en 1948. Elle doit son nom à son créateur David Libowitch, technicien qui travaillait à l’école de Mikvé Israël
Face au canon la tour de garde des Anglais avec leur poste de police qu’ils occupèrent jusqu’à la fin de leur mandat
Sur cette grande place se trouvait le palais de justice avec à sa tête le juge Abou Leben, l’homme le plus important de la ville à la fin de l’époque ottomane et qui utilisait sa haute fonction pour recevoir d’énormes pots de vin. Non seulement il en abusait et payait ses propres frais par l’intermédiaire de différentes personnes. Un seul exemple suffit : Un jour il dut se rendre à Kiriat Shmoné pour jugement et il prit un taxi pour s’y rendre. Sur place il fixa la somme de l’amende par le condamné et lui demanda en plus de payer le chauffeur de taxi !
Un service de maternité était installé dans l’hôpital de la ville situé sur cette place et un slik renfermé les armes cachées. Trois semaines avant la guerre de Kippour le nouvel hôpital Ziv vit le jour sur les lieux actuels comme si le destin avait joué en faveur des futurs blessés de la guerre de Kippour
Au moment de l’indépendance le docteur Bar Ilan ouvrit plusieurs écoles dans plusieurs endroits du pays dans la vallée du Jourdain ainsi qu’à Sfat sur cette grande place. Le jour de la rentrée scolaire 7 élèves seulement se présentèrent à l’école, aujourd’hui elle contient plus de 3.000 élèves. Bar Ilan fut un visionnaire car c’est grâce à lui que les écoles se sont ouvertes dans toute la périphérie du pays
Autour de cette place, plusieurs histoires se racontent de bouche à oreille comme celle de la fille Kardenty qui demanda à son père d’aller étudier. Celui-ci la renvoya en la giflant et la jeune fille commença à étudier en cachette. Dans la rue elle apprenait les différentes langues parlées par la population de la ville jusqu’au jour où enfin son père lui permit d’aller à l’école. Dans sa classe, elle tomba amoureuse de son maître qui est plus âgé qu’elle et qui était musulman. Elle n’écouta que son cœur, se maria avec lui et après son mariage, son époux lui interdit de continuer d’étudier ! Elle travailla alors dans un magasin de la ville et lorsque les enfants s’y rendaient elle avait la patience de leur enseigner en cachette ce qu’ils voulaient. Après la mort de son mari elle se remit aux études, seule, chez elle et par passion passa beaucoup de temps à enseigner tout en travaillant dans son magasin
C’est encore sur cette place que le seul médecin de la ville, le docteur Cohen, sud américain, recevait sa clientèle. Il était marié à Aliza, une femme de Tibériade et la population se demandait toujours comment il avait pu faire une chose pareille ! Ils habitaient une maison spacieuse où il s’occupait de ses malades en leur faisant des piqures d’eau pour qu’ils aient l’impression d’avoir été soignés. Ils sortaient de son cabinet satisfait des bons soins du docteur, que pouvait-il faire d’autre ?
La banque Klinger occupait les locaux au-dessus, près de la forteresse de Sfat et ce monsieur fit sa fortune tout simplement. Un jour un arabe se rendit à sa banque et lui proposa 50 tonneaux pétrole en échange des dettes qu’il avait à la banque. Ceci mit la puce à l’oreille du banquier qui accepta et se rendit en Egypte pour se rendre compte de la situation. Il se mit en contact avec la société de pétrole et acheta des quantités de tonneaux au nom de sa banque en retirant un bénéfice de 25% pour son compte personnel. Il fit sa fortune, celle de la banque et créa la société Shell ! Sa femme, très âgée vit aujourd’hui encore dans la ville de Sfat
C’est d’une petite maison rue de Jérusalem que part la procession de Rabbi Simon Bar Yohaï en direction de mont Méron
Olé Agardon – LAa montée sur l'échafaud
Entre 1930 et 1940 les Anglais siégeant à Akko décidèrent de séparer le quartier juif de quartier arabe pour éviter les émeutes ; pour cela ils rasèrent une rangée de maison pour construire des escaliers qui descendent du haut de la ville jusqu’en bas (188 marches) Les Israéliens baptisèrent le passage Olé Agardon (la montée à l’échafaud) en souvenir des combattants du Léhi qui ont été emprisonnés puis guillotinés dans la prison d’Akko par les Anglais. Il s’agit d’Abraham Weiss, Shlomo Ben Yossef, Mordéhay Scwartch, Dov Grunner, Mordéhay Elkahi, Yéhièl Dov Dranzner, Eliézer Kashani, Yaacov Weiss, Absalon Haviv et Meyer Necker
En 1266, le sultan Baybars entreprit le siège de la forteresse de Safed. Celui-ci ne dura pas plus de quinze jours. La forteresse résista dans un premier temps aux assauts répétés des troupes du sultan ainsi qu'à ceux des machines de guerre, mais Safed tomba le 22 juillet 1266
- En 1738, 1769, 1837, 1927 : La ville est secouée de violentes secousses sismiques.
Imprimerie Beck
L’imprimerie disparaît de la région de Sfat pendant 250 ans, et un entrepreneur, Israël Beck, fonde une nouvelle imprimerie, également à Sfat, destinée à l’impression de bibles et de livres de prières. Mais à la suite d’un tremblement de terre, Beck est contraint, en 1842, de transférer son imprimerie à Jérusalem. Ce fut la première imprimerie d'Orient, grâce à laquelle les textes kabbalistiques furent largement diffusés en Europe. Israël Bek comptait parmi ses amis Yéhoudit et Moses Montéfiore
Israël Bak (1797-1874) immigrant hassidique et pionnier de l'imprimerie dans le pays, fut parmi les premiers à relever le défi. Ce ne fut guère une entreprise aisée. Il fut un imprimeur et un homme public dans l’ancien Ychouv en Eretz Israël au 19ème siècle. Son nom serait le diminutif de « Bné Kodesh « les enfants saints » Israël Bak a renouvelé l’imprimerie juive en Eretz Israël après plus de 200 ans. Bak imprima des livres hébraïques déjà dans sa ville natale Berditchev entre 1816 et 1825. Cet art il le transporta avec lui en Eretz Israël. Il choisit de s’installer à Sfat et ouvrit sa première imprimerie. Une légende raconte qu’il s’occupait aussi de médecine sans avoir jamais avoir étudié cette branche, cette même légende raconte que lorsque le gouverneur du pays, Ibrahim Pacha tomba malade Bak le soutint dans sa maladie et dans sa guérison et ainsi leurs relations se soudèrent
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En supplément de son imprimerie, en 1834 Israël Bak créa, avec la bénédiction d’Ibrahim Pacha, une ferme agricole sur le mont Méron qu’il appela Djermak. Dans cette ferme Israël travailla avec son fils Nissan et pendant de nombreuses années elle fut prospère et selon des textes de missionnaires de 1939, plus de 15 familles juives étaient installés autour d’Israël Bak. Le tremblement de terre de Sfat en 1837 et le changement de gouverneur en Eretz Israël (qui fut remplacé par Mohamed Ali son représentant et fils Ibrahim Pacha qui régna à sa place) marqua la fin de l’installation des Juifs à Djarmak. Aujourd’hui des vestiges de bâtiments et de vergers sont encore visibles sur place. Il écrit dans ses mémoires : « J'ai bâti des maisons pour y vivre. J'ai planté des jardins. J'ai ensemencé des champs. Et cette même année, je me suis rassasié du produit de la terre, ... bien que l'endroit ne se prête pas aux semences et soit jonché de cailloux. Et cependant, mon labeur a porté ses fruits et le Seigneur m'est venu en aide
Rabbi Louria
Rabbi Isaac Ashkenazi de Louria ou Loria (Jérusalem 1534- Safed 1572), rabbin et kabbaliste, est considéré comme le penseur le plus profond du mysticisme juif parmi les plus grands et les plus célèbres, et le fondateur de l'école kabbalistique de Safed. Il fut même identifié par certains Sages comme étant le Machia`h ben Yossef.
On le connaît aussi sous le nom de Ari zal' hakadosh, le saint lion, de mémoire bénie. (Ari signifie "lion" en Hébreu, mais il s'agit ici de l'acrostiche de haEloqi Rabbi Yi'tshaq, le divin Rabbi Isaac. Za"l signifie "sa mémoire est en bénédiction".)
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Isaac Luria est né à Jérusalem. Son père, ashkénaze d'Europe centrale, y aurait immigré après son mariage avec une séfarade. À la mort prématurée de celui-ci, le jeune Isaac est élevé par sa mère, qui émigre en Égypte où Mordekhaï Frances son frère, un riche négociant, y est installé
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L'année de ce déménagement est incertaine. D'après son propre témoignage, il aurait étudié à Jérusalem auprès du kabbaliste Kalonymos. Cependant, la tradition orale situe son arrivée chez son oncle à l'âge de sept ans. Louria étudia dans une yéchiva sous la direction de David ben Salomon ibn Abi Zimra et son successeur. Il s'y montra exceptionnellement doué, survenant à ses besoins grâce au commerce et au négoce
A 15 ans, il épousa la fille de son oncle, après quoi les époux se retirèrent dans une île déserte sur le Nil qui appartenait à son oncle et beau-père. Isaac Louria s’y consacra principalement au Zoharet aux œuvres kabbalistiques antérieures, mena une vie d'ascèse et commença à avoir des visions
En 1569, à la suite d'un appel intérieur, il s'installa à Safed. Jouissant rapidement d'une forte réputation de poète mystique, il commença à enseigner la Kabbale en académie, et à prêcher dans les synagogues. S'intéressant particulièrement aux idées de Moïse Cordovero, il étudia la Kabbale avec lui jusqu'à la mort de celui-ci
Lui-même mourut à Safed, au cours d’une épidémie, deux ans plus tard.
Isaac Louria fut extrêmement révéré, ses disciples le créditaient de nombreux miracles, et le considéraient comme un saint (elohi, "divin”, n’est pas un terme honorifique fréquent dans le judaïsme. Il n’apparaît en réalité que pour lui.)
Louria y organisa la vie de ses disciples qui s'établirent dans des quartiers isolés
Le matin du Shabbat, il organisait des processions pour aller recueillir l'esprit éthéré de la reine de Chabbat dans les champs voisins. Après celles-ci, Louria donnait en général des explications sur sa doctrine
Sa conception du monde est extrêmement influencée par les questions qui traversent la communauté à l'époque, traumatisée par les expulsions d'Espagne et les méfaits de l'Inquisition. Isaac Louria y trouve des explications étonnantes mais cohérentes, et entrevoit la fin des souffrances du peuple juif, ce qui explique le succès de ses thèses, et la vitesse à laquelle elles se sont propagées
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Aux massacres, il répond que la mort physique n'est qu'une étape et que la vie de chacun sur terre a un but
Il explique que les fautes des hommes entachent le Messie et retardent sa venue. Subséquemment, un rite de purification permettra de la hâter
On peut retenir trois concepts clefs de sa doctrine:
Le tsimtsoum ou retrait (plutôt contraction) : retrait de Dieu d'une partie du monde pour laisser place à un vide où l'Eternel par l'intermédiaire d'un rayon procédera à la création en alimentant dix réceptacles appelés sefirot qui seront à l'origine de la vie et de la création
La chevirat hakelim ou brisure des vases: A cette création parfaite initiale fut ajouté un rayon en ligne droite appelé homme primordial que ne purent contenir les réceptacles de la lumière divine. Ils se brisèrent donc libérant la lumière divine sous forme d'étincelles, de copeaux qui se répartirent dans le monde
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Le tiqoun ou réparation: c'est à l'homme qu'incombe la tâche de réparer les vases. Pour ce faire, l'homme doit agir à l'intérieur de lui même pour faire le tri, rassembler les étincelles et que le peuple d'Israël la brisure originelle
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Ses enseignements ont largement influencé Sabbataï Tsevi au XVIIe siècle.
Isaac Louria n’a rien écrit lui-même, tout ce qu’on connaît de lui a été consigné par ses disciples, les comptes-rendus étant souvent contradictoires et peu fiables. On considère les plus probantes comme étant celles de Haïm Vital (1542-1620)
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Parmi ses œuvres, mentionnons :
Livre de l'Arbre de Vie (Sefer Ets Hayyim)
Livre des visions (Sefer haHetionot)
Livres des transformations (Sefer haGilulim)
Choulhan Aroukh Shel haRav Yitzhak Louria, commentaire sur l'ouvrage de Yossef Karo
Or’hot Tsaddikim
Patora de Abba
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Son enseignement franchit rapidement les frontières d'abord celles du Moyen Orient puis de l'Europe de l'Ouest par l'Italie pour enfin parvenir aux communautés d'Europe Centrale.
De nombreux ouvrage de vulgarisation de son Œuvre ont fleuri jusqu'au XVIIe siècle
Le mont Méron
Promenade circulaire d’une petite heure sur les hauteurs du mont Méron à la découverte des narcisses. Un petit sentier au milieu de la forêt nous permet de découvrir les vues imprenables sur la région de Sfat en Haute Galilée.
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