LES REMPARTS DE JERUSALEM.

 

Ils ont été construit au début du  16ème siècle, pendant l’occupation turque et dirigés par le Sultan Soliman  (le grand fils de Salim premier qui a conquit le pays et a vaincu les Mamelouks à la fin de l’année 1516) Ce fils, Soliman le magnifique, symbole de la puissance turque, a fait construire les remparts entre 1537 et 1540. Les Egyptiens étaient à l’époque sous la domination turque et c’est avec leurs impôts que le Sultan finança la construction. C’est un Juif du nom d’Abraham Kastro qui dirigea les travaux, il était à l’époque ministre des finances en Egypte.
 

 

 

Kikar Aromi .

La porte  romaine de Naplouse (Shrem) a été construite à l’époque de César Adrianus en  133. Elle a trois ouvertures, la première à l’Est presque intacte et grâce à  laquelle on accède au carrefour dallé de pierres de la même époque. Il y avait à  cet emplacement une colonne de 22 mètres de hauteur qui était le point de départ  vers les  différentes villes du pays.

En  contrebas de la porte de Damas se trouvent des vestiges archéologiques des  civilisations datant de la période romaine jusqu’à la période ottomane. Cette  porte était la porte principale de la ville de Jérusalem.

 

Le musée  conserve quelques beaux restes de frontons, une presse à huile restaurée, les  pavés de la rue romaine qui nous mène à une très haute salle voûtée. Le plafond  de cette salle date de l’époque croisée tandis que les murs construits avec  d’énormes blocs de pierres récupérés après la destruction du deuxième Temple  datent de l’époque romaine. Deux tours de garde permettaient de surveiller les  entrées de la ville ainsi que les alentours car cet endroit était stratégique. Un escalier menant sur le toit du bâtiment donne sur une terrasse qui domine une  bonne partie de la vieille ville, le quartier arabe et la ville  nouvelle.

 

A  l’intérieur du musée, expositions de photos, documents, cartes et d’une  maquette.

Le rempart commence à la tour de David, à la porte de Jaffa (שער יפו ) et tourne vers le Nord ; il entoure le quartier chrétien pour arriver  à la porte nouvelle         (שער החדש ).

La porte de Yaffo a été construite en même temps que les remparts en 1538. Sur l’inscription en arabe  à gauche de l’entrée on peut lire : Au nom de Dieu  compatissant et miséricordieux, l’équipe a construit ce rempart béni grâce à notre Seigneur le sultan puissant, roi des romains ( les habitants de la petite Asie), des Arabes et des Perses, le sultan Soliman ben Salim Han, le vainqueur du royaume de Dieu, en 945 de l’hégire. (1538-39 l’ère chrétienne)

Une ouverture sur la gauche de la porte a été faite pour  permettre à l’empereur allemand Guillaume II de pénétrer dans la vieille ville  avec son cheval lors de sa visite en terre Sainte en 1898. La porte portait le  nom d’Omar Ben  Hatav Ahlif, qui a vaincu les Arabes et conquit la  ville de Jérusalem .

 

Pendant près de vingt ans, la porte de Yaffo a été fermée  car la vieille ville était entre les mains de l’armée jordanienne qui a gouverné  la vieille ville de 1948 jusqu’à la guerre des six jours en 1967. Après la  conquête de la vieille ville par Tsahal la porte a été rouverte pour les besoins  de la population.

 

Deux tombes sans nom se trouvent dans un minuscule jardin à  l’entrée de la vieille ville. Une légende raconte que ce sont les tombes des  deux architectes qui ont construit les remparts et qui n’ont pas inclus dedans  la tombe de David, vénéré aussi par les musulmans. Le sultan les a fait  pendre. Dans le temps, une grande pendule et une fontaine qui ont  disparues trônaient au centre de la place, à l’entrée de la porte de Jaffa. Elles avaient été construites en l’honneur du sultan turc, Abed Elhamid, au début du siècle. Les Anglais les ont déplacées.

 

.La porte de Jaffa porte plusieurs noms. Bab  ElHalil  (yaffo en arabe) et  Halil qui signifie l’ami, le bien  aimé ; ils parlent d’Abraham notre père et aussi de Hébron dans la bataille des  Arabes. Au moyen âge les Arabes appelaient  cette porte  Bab Mihreb  Daoud  ou  Bab Elmihabed , la coutume date de David  Ameleh   qui venait prier dans la forteresse voisine qui porte son nom  : Migdal David. On l’a appelé différemment : la fontaine de la porte de Yaffo , Soliman Salim, Omar Ben  Hteb, shouk David.

 

La porte nouvelle.                                                                                                          
Elle s’ouvre sur le quartier  chrétien. On l’appelle nouvelle car elle a été ouverte  350 ans après la  construction du rempart et les ouvertures des autres portes. Avec la permission  du Sultan turque Abed-Elhamid elle fut inaugurée en 1889. Au début elle  portait le nom de ce dernier, Bab El sultan. A cette époque, le sultan accepta  d’ouvrir la porte nouvelle sur la demande des Français pour qu’ils puissent  garder le contact entre le quartier chrétien de la vieille ville et les couvents  de la nouvelle ville, principalement Notre Dame de France qui est toute proche  de là. Lors de la guerre d’indépendance en 1948, les combattants Juifs ont  réussi à pénétrer dans la vieille ville par cette porte.

 

 
Toujours près de cette porte se trouve une rangée de tanks  jordaniens qui ont essayé de pénétrer dans la ville de Jérusalem  mais nos  soldats ont remporté cette grande victoire. Pendant près de 20 ans, la frontière  entre la Jordanie et Israël est aussi passait par-là. La porte était entre les  mains des soldats jordaniens qui se trouvaient dans des positions avancées sur  le rempart. Sur le toit du couvent de Notre Dame de France, à cent mètres de là , se trouvaient les positions israéliennes. Près de la porte nouvelle, à la  frontière israélienne, il y avait un mur de protection sur la droite. (place de  Tsahal)  Après la victoire de la guerre des six jours le mur fut détruit et la  route qui mène vers la porte de Damas fut ouverte à la  circulation.

 

Un mémorial rappelle que le 17-7-48 les combattants de la  Haganna, d’Etsel et de Léhi libérèrent la ville de David par cette  porte.

 

La porte nouvelle est à 790 mètres au-dessus du niveau de  la mer, elle dépasse toutes les portes dont celle des immondices (la plus basse  de 60 mètres). Une étoile de David est gravée et incrustée dans la pierre sur le  coin de la façade.

Face à la porte nouvelle se trouvent l’hôpital français et  le couvent Notre Dame de France.

 

Le rempart continue vers la porte de Damas. (שער דמסק) La porte a prit le nom de la capitale syrienne car la route qui y menait partait de ce point précis.

Le rempart longe une série de rochers pour arriver à la porte d’Hérode (שער הורדוס) (ou la porte des fleurs) et continue vers l’Est. A cette hauteur on trouve une inscription en arabe avec la date de construction de cette partie du rempart : 1537-1538 : « Ordre de construire le rempart avec la bénédiction du sultan Soliman fils de Soliman Salim Han  en 944 de l’hégire soit 1537-1538 de l’ère chrétienne.»
   

 

 
Shy Agnon dans son livre le chien Balak écrit : De là, ils allaient vers la porte des fleurs, où avait campé le roi de Babylone, Nabuchodonosor, quand il était venu passer Jérusalem au fil de l’épée. Par-là, l’impie Titus avait conquis Jérusalem.

 

Le nom en arabe de cette porte est rappelé dans le Coran ,  elle porte le nom du mont qui est attenant à elle et où se trouve un cimetière  musulman .   

La porte nouvelle porte aussi le nom de porte d’Hérode roi qui a siégé dans cette ville entre 4 et 34 de notre ère puis ce sera son fils Hérode Antipas qui aurait habité une maison où se trouve aujourd’hui une église grecque du nom de Dir Eleadas.

Une inscription est gravée dans la pierre de la porte des fleurs : Demeure de la vieillesse misérable, fondé au 6ème siècle grâce à la sollicitude de saint  Théotokatous par  Yohan et Brinous de Byzance. les vestiges de cette demeure sont de l’époque byzantine chrétienne. Cette inscription donne la liste en arabe des endroits de Jérusalem où des chrétiens (dont la demeure de la vieillesse) ont été tués par les Perses en 614. La porte des fleurs se trouve à 755 mètres au-dessus du niveau de la mer.

 

Le rempart continue vers l’Est  et arrive au coin surnommé en arabe « forteresse de la bienveillance », puis il longe le cimetière musulman pour arriver à la porte des lions (שער החיות qui s’appelle ainsi parce que deux lions gravés dans la pierre de chaque côté de celle-ci symbolisent le gouvernement turc.

 

La légende raconte que le Sultan a rêvé  que deux lions le déchireraient s'il ne construisait pas une enceinte autour de la ville Sainte pour la sécurité des habitants.

 

Lorsqu’ils eurent fini de construire le rempart l’équipe  d’ouvriers du Sultan grava dans la pierre les lions,  juste à l’endroit où ont  commencé les travaux, ceci en  souvenir de leur influence sur Soliman à prendre  la décision de la construction. Sur cette même façade, une inscription en arabe  décrit la construction de la porte et de l’enceinte, pendant la période  turque « l’équipe  choisie pour construire ce rempart sous le règne du Sultan  Soliman, fils de Salim  Han, vaincra les ennemis pendant sa royauté – 945  de l’hégire – (1538-1539 de l’ère chrétienne ) Le sultan Salim dont la  mention est faite ici a pris Eretz Israël des mains des Rois en 1517 avant l’ère  chrétienne. En dessous de l’inscription, gravée dans la pierre, une étoile de  David, symbole de Tsahal .

 

Le nom « porte des Lions » a été donné par Israël après l’Indépendance. La première personne qui mentionna cette porte est un écrivain de Jérusalem qui en 1833 l’appela la porte de Jérusalem. Il raconte : On l’appelle la porte des Lions parce que deux lions y sont gravés. Lors de la guerre d’indépendance, lorsque l’armée jordanienne conquit le quartier juif, ils arrêtèrent les combattants Juifs et les emmenèrent par cette porte jusqu’aux voitures arabes qui les conduisirent dans un camp de prisonniers en Jordanie. La ville fut occupée pendant près de 20 ans, jusqu’au 7 juillet 1967, jour où les soldats de la brigade parachutiste ouvrit une brèche dans la porte des Lions  et pénétra dans la vieille ville pour la libérer. Ce fut un grand jour pour l’histoire du pays et principalement pour la ville de Jérusalem. Face à la porte des Lions se trouve le mémorial des combattants qui sont tombés dans cette bataille sanglante.

 

Le cimetière musulman touche la porte des lions et à l’intérieur se trouve un bassin du nom de Myriam, mère de Jésus le chrétien. A l’intérieur de la porte des lions se trouve une fontaine, creusée dans le mur, qui a été construite par les Turques au début de leur occupation dans le pays. On y voit une inscription en arabe : Ordre de construire une fontaine à cet emplacement – le Sultan, roi puissant, vainqueur du royaume – en   943  de l’hégire, époque du ramadan (12 février 1537 de l’ère chrétienne.) Près de là, le  bain de Madame Myriam. La porte des lions est à 735 mètres au-dessus du niveau de la mer, face au mont des oliviers et sur le mont Scopus. Les Arabes appellent cette porte la porte de madame Myriam  car d’après la tradition chrétienne la mère de Jésus serait née dans une maison près d’ici, où se trouvent aujourd’hui un couvent et  une église catholique. Un autre nom arabe pour nommer cette porte est la porte des tribus en souvenir des tribus d’Israël  qui ont disparu pour monter dans la ville à cette époque. Les chrétiens l’appellent la porte sainte Etienne en souvenir de ce premier martyr de l’église catholique. Il aurait été lapidé sur le versant du Cédron, non loin de l’église grecque qui, aujourd’hui, lui est dédiée. Les croisés, au Moyen Age la nommèrent la porte Yehoshefet car de là partait la route qui menait dans la proche vallée Yéhoshefet vers le nahal Kidron ou la porte olivétti ( la porte des oliviers)  car la route du mont des oliviers monte vers le nahal Kidron.

 

Non loin de la porte des Lions  le rempart longe la cour du Temple qui est sur le mont Moriah, à la limite du cimetière musulman pour arriver à la porte de la Miséricorde, (שער הרחמים) porte obturée, célèbre dans la tradition juive et appelée la porte dorée ( שער זהב) par les chrétiens.

 

Sur cette porte, Ezéchiel prophétisa : elle reste fermée et ne sera pas ouverte, personne n’y passera, car l’Eternel Dieu d’Israël y passera.

Le rempart continu en ligne droite vers le Sud et non loin de là on voit une colonne en pierre où est inscrit le nom de Mohammed, prophète de l’Islam et des légendes qui rappellent ses histoires.                                                                                  

 

 

Ce rempart entoure le mont du Temple et ses portes sont fermées depuis des générations antérieures. Plusieurs légendes plausibles expliquent cette fermeture. Le rabbi Ptihya arriva à Jérusalem en 1185, lorsque les croisés occupaient la ville et il raconte : Cette porte est remplie de pierres et  de chaux,  il n’y a pas un seul Juif, et aucun peuple n’est autorisé à habiter ici.

 

Une seule fois des goyim ont voulu essayer d’ouvrir cette porte  mais Eretz Israël a tremblé et il y a eu des tumultes dans la ville jusqu’à ça cesse. Selon une coutume juive la présence divine aurait  été découverte   ici, par la route qui part de cette porte qui est l’avenir, le futur.

 

Le caraïte Smouël Ben David  écrit en 1691 à propos de cette porte :  Et elle ne s’ouvrira pas  tant que la misère en Israël existera  mais la rédemption  du futur. On dit  également que les Ismaélites ont essayé de l’ouvrir sans aucun succès.

Une autre légende raconte : Les Arabes ont obturé cette porte parce qu’ils croient également que dans un temps futur le messie des Juifs pénètrera par cette porte, qu’il viendra à l’Est de Jérusalem à la tête des armées d’Israël.

 

Une  autre légende raconte : Le prophète Elie qui devancera le messie viendra proclamer leur arrivée en sonnant le schofar, c’est un Cohen. C’est pour cette raison que les Arabes ont fait un cimetière devant cette porte, afin d’être sur le  passage d’Elie, de s’en approcher,  et de le prévenir, car il est défendu pour un Cohen de pénétrer dans un cimetière. 

 

Plusieurs tentatives ont été faites pour rouvrir la porte  de la Miséricorde, mais aucune n’a jamais abouti. Au moyen âge, des Juifs de  Jérusalem et des pèlerins vinrent tous prier face à la porte de la miséricorde. Ici ils ont épanché leurs plaintes amères et leurs larmes sur la destruction du  Temple car c’est l’endroit le plus proche du lieu Saint. Ils récitèrent  également des prières attribuaient au lieu où ils priaient.

Selon la tradition chrétienne Jésus rentra par cette porte accompagné de ses élèves, pour célébrer la fête de Pâques avec le reste du  monde, en 30 de notre ère, parce que c’était le cœur  de  Jérusalem.

 

Selon la tradition musulmane, elle est appelée la porte  Bab a-daharya , la porte de la vie éternelle, car ils croient qu’à la fin  des temps les morts ressusciteront pour ne plus jamais mourir. C’est pour cette  raison qu’à la sortie de la porte ils ont établi un petit cimetière qu’ils  considèrent comme sacré.

 

Le rempart arrive au coin Sud-est et là il devient très intéressant car il y a plusieurs couches de vestiges de différentes périodes historiques. Dans la carrière s’entassent beaucoup de fouilles archéologiques qui remontent aux temps les plus reculés. Elles ont été découvertes par des chercheurs anglais au début des fouilles sur l’antique Jérusalem il y a une centaine d’années. Cet endroit sert de symbole et d’ornement à la revue trimestrielle anglaise, célèbre dans les recherches de notre pays, du nom de «  Palestine exploration »

 

 La triple porte (שער המשולש)

Les trois portes contiguës fermées se trouvent dans le rempart Sud de Jérusalem celui qui entoure le mont du Temple, à la limite des écuries de Salomon. Ces portes obturées sont entre la porte unique à droite et la double porte à gauche, peut-être l’ancienne porte de Houlda. Le rempart longe la cour du Temple et  tourne vers les hauteurs  d’Ofel. Non loin de là on voit le point de rencontre  entre le rempart de la cour du Temple et le rempart de la ville qui se dirige vers le Sud. A ce point de rencontre, on voit la cour du Temple et la mosquée Elaksa, autre ouverture obturée dénommée  la double porte.

 

Sur le linteau de cette porte est gravé dans la pierre une inscription romaine qui rappelle le césar romain Adrianus. Cette porte était ouverte au Moyen Age et elle menait aux écuries de Salomon, les Juifs n’y pénétraient pas car ils n’avaient pas le droit de mettre les pieds sur l’emplacement saint du Temple. Des fouilles archéologiques ont permis de trouver un souterrain qui conduisait de la vallée de l’Ophel jusqu’au mont du Temple. Un chercheur français, de Soussi, découvrit le premier en 1851, une inscription en hébreu gravée sur une des pierres de la triple porte. Aujourd’hui personne ne s’en souvient, il est possible que cet écrit ait été fait par des pèlerins du Moyen Age, selon des coutumes juives de l’époque, au moment de la construction du rempart.
 

 

 

 

Le rempart continue  versla porte des immondices (שער האשפאות) dans sa partie la plus basse et remonte vers le mont Sion en longeant le quartier Juif. Une petite forteresse est construite en montant vers la montagne, toujours attenante au rempart, qui s’appelle en hébreu : la forteresse de soufre ; on y remarque des vestiges de tuyaux où l’eau coulait et à cette hauteur ils rentraient sous le rempart, vers la vieille ville et  la cour du Temple.

Le nom de la porte des immondices date de la période biblique et Néhémie le rappelle dans sa description de sa tournée dans la ville de David en 445 avant l’ère chrétienne :

 

 …Je sortis pendant la nuit par la porte de la vallée et  vers la fontaine du dragon  et  la porte des Immondices, et j’inspectai les murs  de Jérusalem, qui étaient en ruines, et  ses portes, qui étaient consumées par  le feu .

On  l’appelle ainsi car c’était par cette porte que l’on sortait les ordures de la  vieille ville pour les jeter hors des remparts.

 

Le rempart continu pour aboutir à la porte de Sion  (שער ציון) et de là  il continue vers le mont Sion, sur le côté Sud-Ouest. Pendant 20 ans ce rempart Sud-ouest a été utilisé comme ligne de front au cœur de Jérusalem parce que les Jordaniens avaient construit ici une forteresse qui leur servait de position avancée. Dans la partie Sud, proche de la porte de Sion, ils avaient construit un mur en béton. Tout près de là, dans le coin Sud-ouest il y avait une autre position jordanienne encrée dans le rempart ; de cette position les Jordaniens ouvrirent  le feu face aux Juifs qui habitaient dans la vieille ville  en tuant plusieurs personnes. Pendant la guerre des six jours les Jordaniens combattirent aussi les soldats israéliens de ce poste avancé. Après la victoire de cette guerre  par les Israéliens les positions jordaniennes ont été détruites et les décombres tombèrent en bas du rempart. Une partie de ces postes ont été réparés et le long du rempart  extérieur la ville de Jérusalem a aménagé des jardins qui font  partie des Jardins Nationaux de la Ville Sainte.

La nuit les remparts sont éclairés par un système   électrique  qui rend encore plus féerique la splendeur de l’antiquité et la   transforme totalement. Le long du rempart  Est des vestiges  archéologiques    rappellent  différentes fondations de la période antique

 De nouveau à la porte de Yaffo où, sur le fronton extérieur de la porte, se trouve une    inscription pour se souvenir que : Le 19 décembre 1969 a été achevé la réparation  du rempart de la ville. Suite à cette phrase des paroles de Jérémie qui disent que le rempart a été complété : La longue montée du rempart de Jérusalem.

 

LE PERIMETRE DE JERUSALEM : 4008 mètres.

 

De la porte de Jaffa au coin nord-ouest :                                                     425 m

Du coin nord-ouest à la porte de Damas :                                                   566 m

De la porte de Damas à la porte d’Hérode (porte des fleurs):                     415 m 

De la porte d’Hérode au coin nord-est :                                                       300 m

Du coin nord-est à la porte des Lions :                                                         310 m

De la porte des Lions à celle de la Miséricorde :                                           127 m

De la porte de la Miséricorde au coin sud-est :                                            315 m

Du coin sud-est à la porte des immondices :                                                425 m

De la porte des immondices à la porte de Sion :                                          510 m

De la porte de Sion au coin sud-ouest :                                                       165 m

Du coin sud-ouest à la porte de Jaffa :                                                        450 m

La longueur du rempart Ouest est de :                                                        875 m

La longueur du rempart du Nord est de :                                                    1281 m

La longueur du rempart Est est de :                                                            752 m

La longueur du rempart du Sud est de :                                                      1100m

 

 La promenade des remparts à une longueur de 4 Km et le rempart lui-même a 6 mètres de largeur. On y trouve 14 portes principales dont 7 fermées.

 A la hauteur de la porte de Jaffa, les remparts étaient beaucoup plus bas comme le  démontrent les énormes blocs de pierre attenants le long du mur. Ce n’est que beaucoup plus tard que des travaux ont été faits pour dégager le bas du rempart à cette hauteur.   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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