Herzl propose que le drapeau de l’état soit blanc (signe de pureté), avec 7 étoiles (représentant les 7 heures de travail), un épi de blé (symbole du secteur agricole) et un bateau (pour la proximité de la mer). S’il n’est pas devenu le drapeau national, il est aujourd’hui l’emblème d’Herzlia
Le 23 novembre 1924, sept pionniers construisent la première cabane sur la terre inhabitée d’Herzlïa. Ces sept pionniers et cette première cabane symbolisent la foi dans la vision sioniste et la naissance d’ Herzlïa qui devait recevoir le statut de ville d’Israël le 11 avril 1960. Trois ans avant la venue des pionniers, Henkin, (Pionnier du fond national juif), achète des terres à un arabe. Il fait appel à la société I.C.A. (communauté américaine sioniste) afin que cette dernière propose aux Juifs américains d’acheter une parcelle de ce grand terrain. C’est le cas pour ceux qui sont intéressés à venir s’installer au pays. Des familles de Pologne, de Russie, d’Autriche, de Hongrie et bien sur d’Amérique se rassemblent pour l’achat ces terres.
Ils viennent sur leurs terres, zone aride, déserte, prés d’un grand marais. Grâce à leur foi, à leur espoir et à leur esprit sioniste ils fondent dans cette région du Sharon un village juif florissant du nom d’Herzl, selon le rêve de ce visionnaire.
En mai 1925, six mois après les premiers venus, un tirage au sort attribue aux cent premières familles des terrains. Un quartier spécial naît sous le nom de Bné Benyamin. (Les enfants de Benjamin.)
Les débuts ne sont pas simples. Herzlïa est le seul village juif entre Tel Aviv et Hedera. La liaison avec la grande ville est inaccessible et, à cause des marais la malaria se répand sur une grande partie de la population. Par contre, à l’heure où un manque de travail important règne dans le pays, Herzlïa est bénie par une profusion de travail aussi bien dans le domaine du bâtiment que dans celui de la préparation des terrains agricoles; mais il faudra attendre des années pour obtenir la première récolte d’agrumes.
Les pionniers sont récompensés de leur dur labeur; les premières institutions sont crées, par exemple l’école maternelle et primaire, des routes, la cacherout. Jusqu’à la fin des années 20 Herzlïa est un petit village. A la moitié des années 30 un changement de situation voit le jour. Les immigrants continuent d'arriver et Herzlïa en reçoit beaucoup d’Allemagne et d’Amérique qui changent le visage de la petite ville. En 1936, Herzlïa prend le statut de Conseil Local grâce aux 2.500 personnes qui s’y installent. Au moment de sa création on comptait 5.000 âmes, en novembre 1950 : 12.000.
Les travaux agricoles, le travail dans les vergers, celui de l’assèchement des marais, les heures de courage et de gloire avant l’indépendance ainsi que les danses (la hora) ont formé le caractère des pionniers.
Le beit Arishonim : La maison des Anciens : La première baraque d’ Herzlïa dans les années 20 est celle de Barouh et Sarah Tchizik. L’agronome Barouh est le fils de Shmouel Zenril et de Baranaya Tchizik qui firent leur Aliya au début du siècle et qui s’installèrent à Ménéhamya. Le jardin botanique est son œuvre. Barouh et Sarah eurent dix enfants.
Les noms des pionniers d'Herzlïa :
Lévi : né en Russie et vécu en Amérique.
Binder Isaac : de Pologne
Gouthertz Isaac : de Pologne
Kaanani Moshé : Mikvé Israël
Bohakik Joseph
Avni Yéhoshoua : de Lita en Russie
Ginsbourg Nehmiya : de Russie
Kofmann Ricardo : Architecte qui départage les terrains en quatre parties selon la qualité de la terre. Il organise le tirage au sort des pionniers.
La chambre des années 30 : C’est celle de Barouh et Sarah. On y retrouve leur vie quotidienne : le chauffage, la machine à coudre, les objets et les ustensiles de tous les jours, une radio, chose exceptionnelle à l’époque. Ils se rassemblent tous au moment des nouvelles des pays lointains. En 1936 seulement Jérusalem transmet ses premières informations. Sur les murs des photos de la famille et un portait Herzl.
Trois membres de la famille meurent pour le pays : Sarah, la sœur de Barouh à Tel Haï en 1920, le frère dans la bataille de Houlda en 1929 et le fils de son frère en 1946 à Tel Aviv.
Certains pionniers veulent être agriculteurs, ils préparent la terre, puis creusent des sillons. D’autres travaillent dans le bâtiment dans la société Solel Bonné.
Quelques ouvriers assèchent les marais grâce à un tunnel romain qu’ils découvrent. Ils déblaient tout d’abord le sable puis enlèvent les pierres; c’est alors que l’eau des marais commence à s’écouler vers la mer. A partir de ce moment là, la terre devient bonne pour l’agriculture. Plus tard, à la place des marais, ils feront des routes.
L’eau : La société I.C.A. creuse le premier puits rue Rav Kook. En 1926 la communauté construit la tour la plus haute : 26 mètres, elle sert également de tour de guet. Jusqu’en 1935 il y a plusieurs puits, puis une coopérative se crée et fonctionne des dizaines d’années. En 1973, la mairie en devient propriétaire.
Aharon Lévi qui habite Herzlïa est peintre et photographe. Sur chaque négatif est inscrit le sujet de la photo, c’est ainsi que le musée a aujourd’hui des photos avec leurs explications personnelles.
En 1931 Herzlïa gagne « Le prix de l’orange Apolonia », mais avec la guerre, l’exportation cesse et les pionniers abandonnent les vergers contre l’agriculture.
A l'entrée du musée : Une photo de groupe. Les journalistes du monde entier viennent se rendre compte de la situation; mais les pionniers n’ont pas grand chose à leur montrer... alors ils fabriquent une porte d’entrée avec des morceaux de bois, y accrochent une étoile de David faite à l’aide d’une corde, et se prennent en photo!....
Richard Kofman, architecte dans les années 24 décide de créer des quartiers. Les hôtels (zone A), les villas, (zone B), le centre d’habitation, (zone C); Le projet d’Herzl se réalise des années plus tard. La seule chose qu’il n’avait pas prévu est la zone industrielle.
En 1919, Aster Pirès met la moshava en vente!...
On peut y lire une annonce dans le journal. En effet voulant rentrer dans son argent, il n’a trouvé que cette solution!
La première école est construite en 1932. Avant les enfants étudiaient dans des Tsrifs (baraques). Après dix ans de scolarité ils s’arrêtaient car on avait besoin de main d’œuvre, le but principal étant : Travailler la terre.
En 1960, pour le centenaire de la déclaration d’Herzl, la moshava prend le statut de ville.
Les jeunes gens de la moshava font parti de la Haganah; ils s’occupent principalement de l’immigration clandestine.
Au premier étage on peut voir la cachette d’armes ou « Slik »
Ils construisent également un aéroport militaire avec le commandant de l’armée de l’air Israël Amir.
Le parcours de la Première Moshava part de la rue Anadiv en passant par la rue Weizman, Sokoloff; Le puits se trouve sur le boulevard Rav Kook à la hauteur du garage et du cimetière. La mairie était la première école, on continue sur Sokoloff, Bné Benyamin le quartier ou 25 familles du pays tenaient à vivre ensemble pour planter des vergers. Ils étaient tous « SABRE » (natifs du pays.)
Dans le jardin, une sculpture de Batya Luchanski représentant le buste d’Herzl.
Alisa, la directrice du musée reçoit le lundi après-midi, mardi et mercredi matin.