YAD ASHMONA
 

Sept infirmières, non juives, arrivent de Finlande en 1968 en tant que volontaires pour s’installer en Israël. Elles vendent tous leurs biens et avec la foi qui les stimulent décident de vivre dans les monts de Judée. Il leur faut trois bonnes années pour obtenir l’autorisation officielle de s’installer au pays.

 

A l’époque Yad Ashmona est situé face à la frontière jordanienne, entouré de camps de Bédouins, isolé au milieu des montagnes de Jérusalem. Le gouvernement en place cherche à occuper les montagnes où les endroits désertiques du pays et grâce à ce projet elles obtiennent le droit de vivre dans cet endroit idyllique.
 
  

 

Un peu plus tard, quarante jeunes Finlandais, non Juifs, dont le seul but est d’aider Israël s’ajoutent au premier noyau de Yad Ashmona. Toutes ces personnes pro israélienne se dévouent à la cause juive.

 

En 1978, huit familles juives, celles-là, arrivent également de Finlande pour passer des vacances en campant. L’endroit leur plait et sur un coup de cœur vendent tous leurs biens à l’étranger et décident de se joindre aux membres de l’implantation.

 

Aujourd’hui on trouve dans le moshav un magasin de meubles, un hôtel et le jardin biblique. Les membres du moshav font parti de la secte Emmanuel et dans l’enceinte on trouve une salle pour la messe et une synagogue libérale. Les chalets et les meubles des chambres sont de style finlandais.

 

Le nom du moshav porte le nom des huit personnes qui ont été déportées pendant la deuxième guerre mondiale
 
   

Le jardin biblique.

C’est la reconstitution exacte d’une ville à l’époque du deuxième Temple. On y trouve un mikvé avec son puits, la presse à huile, le pressoir à vin, une grotte où on enterrait les morts et la reconstitution d’une synagogue en basalte typique de Galilée.

 

Le Mikvé : Il n’est écrit nulle part les mesures que doit avoir un bain rituel mais on sait qu’il doit contenir un minimum de 80 litres d’eau. Il doit contenir de l’eau de pluies mais il est interdit de puiser cette eau ou de la transporter à l’aide de sceaux. L’eau de pluie n’est pas toujours suffisante pour les baignoires d’un mikvé aussi on a le droit de la mélanger à de l’eau du robinet à condition qu’il y ait un minimum d’eau de pluie. Pour rendre pure l’eau d’un mikvé on relie par des tuyaux les deux sortes eaux d’eaux qui sont dans des cuves et dès l’instant où elles se rejoignent l’eau est considérée comme pure.

Ezéchiel          Chapitre 34                 Paragraphes 24-28

Et j’épancherai sur vous des eaux pures afin que vous deveniez purs ; de toutes vos  souillures  et de toutes vos abominations, je vous purifierai. Je vous donnerai un cœur nouveau et je vous inspirerai un esprit nouveau.

 

La presse à huile

Tout le système de la presse est en place, du fonctionnement du pressoir, du moment où les olives sont entassées sur la grande roue jusqu’au moment où l’huile sort des cuves. Le pressoir porte le nom de Beit Bad en hébreu pour la simple raison que bad signifie : branche ou rameau. Pour l’huile utilisée dans le Temple, la plus pure, celle qui sortait la première de la presse, la cueillette se faisait à la main, on les cueillait une par une et on les déposait dans un panier avec délicatesse, c’était un acte spirituel.

 

Le pressoir à vin.

Pour que le vin soit cacher il y a plusieurs exigences, celle que nous donne notre guide aujourd’hui est la suivante : Le raisin est pressé, pieds-nus (même par des goyim) pour ne pas écraser les pépins qui donneraient un goût amer au futur vin. Le jus s’écoule ensuite dans une grande cuve rectangulaire qui a quatre ouvertures dans ses quatre coins. Ses ouvertures ont des bouchons qu’on met ou que l’on enlève selon les besoins. Pour que le vin soit cacher, seul un Juif peut mettre ou enlever les quatre bouchons en question.

Le vin était conservé dans des outres ou des jarres
 

La grotte.

Les morts étaient placés dans des sarcophages à l’intérieur d'une grotte. Elle était hermétiquement fermée par une grande roue en pierre qu’on faisait pivoter et l’origine du mot cabalistique  Abracadabra viendrait du pouvoir magique de l’ouverture et de la fermeture de ces portes.

Le fait de poser des pierres sur les tombes remonte à l’époque des Juifs dans le désert. Après avoir enterré les corps, on les recouvrait de terre et on y posait de lourdes pierres pour que les bêtes ne puissent pas manger les corps.

Le fait de poser des pierres sur les tombes provient aussi deux autres mythes hébreux. 

L’échelle de Jacob nous rappelle que Jacob à défaut de sacoche de selle, prit une pierre pour oreiller, cette nuit-là il rêva d’une échelle dont le pied reposait par-terre et le sommet touchait le ciel. Il dressa la pierre en forme de stèle pour en faire la demeure de Dieu.

D’autres personnes disent que Jacob eut à chosir pour oreiller douze pierres disjointes d’un autel élevé par Adam et rebâtit par Abraham. Lorsque Jacob faisait choix de l’une d’elles qui étaient toutes rivales, elles se retrouvèrent miraculeusement réunies.