Migrash Arussim à Jérusalem
Le secteur russe comprend plusieurs pâtés de maisons à droite de la rue de Jaffa que le tsar Alexandre II acheta après la guerre de Crimée, afin de créer un refuge pour les milliers de pèlerins russes, souvent extrêmement pauvres et épuisés par le voyage en Terre sainte. L'ensemble commencé en 1860 constitua le premier groupement résidentiel important à s'établir en dehors de la vieille ville. La plupart des bâtiments, dont la cathédrale de la Sainte Trinité surmontée d'un dôme vert et le consulat russe, furent achevés avant 1864. Devant la cathédrale vous remarquerez un pilier surnommé le doigt d'Qg, du nom du géant qui régnait sur Bashan, le vainqueur des fils d'Israël. Le gouvernement israélien a racheté à l'URSS une grande partie de ce quartier, et les bâtiments abritent aujourd'hui des tribunaux, un commissariat de police et une partie de l'école de médecine Hadassah. Au fond de la place, le musée des Martyrs, dédié à la résistance clandestine juive pendant la période du mandat, occupe ce qui était jadis une prison britannique.
Le Migrash Arussim occupait toute cette partie de la ville mais Nikita Khrouchtchev a eu la bonne idée de la vendre aux Juifs pour une bouchée de pains (5 millions de dollars en 1964) un vrai cadeau de sa part, aussi, plus tard quand Alexis II monte au pouvoir il réclamera ces terres, mais c’est trop tard, les Juifs ne sont pas prêts à les lui revendre. Aujourd’hui, les Russes ne sont propriétaires que d’un seul bâtiment et de l’emplacement de l’église.
LA MAISON SERGUEI
( Nicolas II de Russie de la dynastie des Romanov, né le 6 mai 1868 au palais de Tsarskoïe Selo est exécuté le 17 juillet 1918 à Ekaterinbourg. Il était empereur de toutes les Russies, roi de Pologne et grand-duc de Finlande. Le Prince Sergei Romanov était le fils aîné du Tsar Alexandre II)
Inaugurée en 1890, la Maison Sergueï, un bien de la famille impériale Romanov est alors un hôtel cinq étoiles accueillant des pèlerins aristocrates ou de grand-bourgeois venus de Russie, à l’époque première puissance européenne à organiser un pèlerinage de masse, avant même la France qui lui emboîtera le pas un peu plus tard. L’édifice est situé dans le « domaine russe », un terrain de près de sept hectares cédé par les Ottomans à l’Empire russe après la guerre de Crimée de 1854-1856. C’est le premier quartier chrétien à être construit hors des murailles de la vieille ville de Jérusalem. Aujourd'hui la Société de la protection de la nature (Hévra Lehagannat Atéva) occupe les locaux. Il est possible de rentrer dans la grande cour du bâtiment et de s'y promener, de s'imprégner de son ambiance paisible et de regarder quelques vestiges archéologiques au milieu d'un parterre de plantes et de fleurs.
CATHEDRALE RUSSE ORTHODOXE DE LA SAINTE TRINITE
Une sorte de style baroque nordique fut à l'honneur dans la construction de la cathédrale de la Sainte-Trinité (russe orthodoxe), consacrée en 1871 et située dans l'enceinte de l'esplanade russe. En 1860, l’édification de la cathédrale de la Sainte Trinité est entreprise. Elle attira un grand nombre de pèlerins russes chaque année, jusqu’à la révolution d’octobre 1917. A partir de cette date, les Russes ne furent plus autorisés à venir en pèlerinage à Jérusalem. La cathédrale domine tout le secteur. Elle est reconnaissable à ses huit dômes de couleur marron surmontés de croix dorées. Elle contient, dans les deux tours qui l’encadrent, les premières cloches qui aient été apportées à Jérusalem en 1856. Avant cette date, les autorités ottomanes interdisaient de faire entendre un son de cloches dans la ville. Faite de pierres blanches, l’église a été édifiée par le tsar Alexandre et inaugurée par son fils Nicolaï en 1872. Elle est en forme de croix, ses murs et son plafond couvert d’illustrations inspirées de la vie de Jésus

LA BIBLIOTHEQUE
L’immeuble qu'occupe la police aujourd'hui servait de bibliothèque au temps où les Russes occupaient les lieux.
LA PRISON BRITANNIQUE – MUSEE DES MARTYRS
Au fond de la place le musée des Martyrs, dédié à la résistance clandestine juive pendant la période du mandat, occupe ce qui était jadis une prison britannique.
Le campus russe fut construit au 19ème siècle pour les pèlerins russes. Le bâtiment qui abrite ce musée était alors un hospice de femmes et le consulat.
A la fin de la première guerre mondiale, le bâtiment fut utilisé comme prison centrale du mandat britannique.
Au cours de 1920 cette prison comptait environ 250 détenus et passa à 550 vers la fin du mandat britannique en 1948.
Les Juifs formaient la majorité des détenus politiques, c’est ainsi qu’entre ces murs se trouvaient incarcères des centaines de personnes qui combattaient pour la lutte de leur liberté et leur droit à la création d’un foyer national juif en Israël.
15 combattants juifs furent condamnés à mort et incarcérés dans des cellules individuelles, attendant leur sort. 9 d’entre eux furent amnistiés, les 4 autres furent transférés et exécutés par pendaison à Akko, les 2 derniers, Moshé Barazani et Meïr Feinstein se donnèrent la mort pour échapper à la sentence britannique.
OG - ROI DE BASHAN - LE DOIGT D’OG
Selon une légende ce pilier enterré dans cette enclave est le doigt d’Og Roi de Bashan celui qui a été vaincu par les tribus d'Israël. Les enfants juifs du quartier qui s'amusaient alors autour de ce pilier qui se trouvait dans un jardin public fantasmaient sur ce doigt.
Il fut trouvé en 1858 lorsque les Russes entreprirent les fondations d'un bâtiment, après des recherches archéologiques. Il s'avère qu'une carrière se trouvait là au Temps d'Hérode et que ce pilier non fini aurait été sculpté pour être l'un des piliers du Temple car il a les mêmes mesures;
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Bashân est un territoire et un royaume biblique, mentionné implicitement dans le livre de la Genèse. Il est dit à ce passage que Kedorlaomer et ses alliés « battirent les Rephaïm à Ashterot-Qarnayim », où Og, le roi de Bashân, avait établi sa résidence. Lors de l’arrivée des Hébreux sur la Terre Promise, Og alla les affronter, mais fut mis totalement en déroute. Ce pays s’étendait de Guilead, au sud, à Hermon au nord, et depuis le Jourdain à l’ouest à Salcah à l’est.
Deutéronome, chapitre 3
Nous prîmes alors le chemin du Bashân et nous y montâmes. Og, roi du Bashân, marcha à notre rencontre, lui et tout son peuple, pour nous combattre à Édréï. |
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Yahvé me dit : " Ne le crains pas, car je l'ai livré en ton pouvoir, lui, tout son peuple et son pays. Tu le traiteras comme tu as traité Sihôn, le roi amorite, qui habite à Heshbôn. " |
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Yahvé notre Dieu livra aussi en notre pouvoir Og, roi du Bashân, et tout son peuple. Nous le battîmes si bien que pas un n'en réchappa. |
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Puis en ce temps nous nous emparâmes de toutes ses villes ; il n'y eut cité que nous ne leur ayons prise ; soixante villes, toute la confédération d'Argob, royaume d'Og en Bashân, |
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