L’alya de Djiora (Ein Ashofet)
Le 5 juillet 1937, une des principales périodes des révoltes des Arabes contre les Juifs, les propriétaires des lieux entendirent une annonce du kibboutz Mishmar-Aemek : On monte vers Djiora, en avant !
Les membres de l’organisation du Mouvement Ashomer Atsaïr sortirent en convoi vers leurs nouvelles demeures. Ces deux noyaux de pionniers venaient de Pologne et d’Amérique. Aux pieds du sommet escarpé, ils levèrent tous les yeux vers le bâtiment qui se dressait sur le sommet. En un jour, ils l’entourèrent d’une barrière de protection, le transformèrent en maison d’habitation, réparèrent le toit en y ajoutant un projecteur et mirent la cuisine et la salle à manger en fonction. Mais les membres du kibboutz Ein Ashoffet ne restèrent qu’une seule année sur place puis ils allèrent s’installer dans leur nouveau kibboutz non loin de là.
Djiora : Base d'entrainements de la Haganah et d'Etsel.
Avec la nouvelle implantation du kibboutz Ein Ashoffet, Djiora devint le centre d’instruction des officiers de la Haganah. De 1938 à 1948 des cours d’officiers furent organisés dans la nouvelle base, d’autres pour les commandants des différentes régions du pays, des cours spéciaux pour les officiers de l’armement lourd (mortiers 81 fabriqués par l’industrie de la Haganah : Taash – fabrication d’armes) et les mitrailleuses moyennes. Les cours les plus intensifs ont été ceux de la formation d’officiers de sections qui devinrent les plus grands chefs de commandement du futur état. En 1940, tous les cours d’entraînements du simple combattant, des groupes et des classes, se transformèrent en entraînements spéciaux de bataillons de sections. Plus de 1.000 jeunes terminèrent leurs cours d’officiers de la Haganah comme commandants de bataillons, commandants de troupes et de compagnies et ils combattirent pour l’indépendance de leur pays. Sept chefs d’état-major, des dizaines de généraux, des centaines d’officiers de TSAHAL et des officiers supérieurs sortirent de l’école de Djiora.
?xml:namespace>
TSAHAL a utilisé Djiora comme base d’entraînement de l’unité Nahal ainsi que d’école d’officiers du bataillon de Golani. En 1970, Djiora servit aussi de centre à la Gadna ; la base s’occupait de l’instruction pour un entraînement militaire élémentaire des jeunes volontaires qui venaient de l’étranger et pour une préparation de la jeunesse israélienne avant leur incorporation à TSAHAL.
?xml:namespace>
Le musée de la Haganah à Djiora.
Le musée de Djiora a été inauguré pour fêter les 80 ans de la Haganah, dans le bâtiment historique où se sont entraînés tant de personnalités qui ont servi l’armée et leur pays.
Dès l’entrée dans le musée le visiteur participe à l’instruction des cours d’officiers de la Haganah à Djiora. Un bataillon a été reconstitué avec des dizaines d’hommes au garde à vous. Dans la deuxième pièce le commandant de la prise d’armes nous reçoit en nous racontant l’histoire des lieux. (Son et lumière)
Dans la pièce suivante les photos et les programmes des officiers des cours sont présentées, le nom de jeunes qui ont terminé ces cours, les futurs commandants de la Haganah et de TSAHAL tout le long de leur vie.
?xml:namespace>
Dans la grande salle du premier étage une immense maquette représente Djiora, base d’entraînements militaires dans la nudité des environs de l’époque.
Djiora : L’atelier des commandants de la Haganah et d'Etsel.
C’est Moshé Bar Tikva qui a dessiné l’épée et la branche d’olivier entrelacé sur le mur de la classe des Commandants. A l’époque il était commandant à Djiora et entraînait des soldats pour devenir chefs de section de la Haganah. A la fin des cours il décida que le symbole des élèves officiers deviendrait celui de la Haganah et d’Etzel.
Au début, il fit agrandir les insignes de chefs de section pour les jeunes qui terminaient la deuxième année de cours de chefs de section de la Haganah (1941-42)
A la prise d’armes du Gymnasia d’Herzlia, la présence du chef d’état major de la Haganah, Yaacov Doudi adopta pendant plusieurs années également le symbole de l’épée de la feuille d’olivier lorsqu’il passa à la « maison rouge de Tel Aviv ». Celui qui avait la permission de pénétrer à l’intérieur de « la maison rouge » de Tel Aviv avait une carte d’identité où l’insigne de chef de section était apposé au tampon encreur.
Le même insigne de chef de section est utilisé jusqu’à ce jour comme symbole des cours d’officiers de TSAHAL.
L’épée et l’épi de blé apparaissent souvent dans les symboles de l’armée comme ceux de : Applicabilité et ordres, ceux des grades et des décorations avec mention élogieuse.
?xml:namespace>
La bataille de Mishmar Aémek.
Les combattants de la base de Djiora participèrent à la bataille de Mishmar Aemek qui a eue lieu au début du mois d’avril 1948 entre les forces de l’armée du salut arabe sous les ordres de Kokadji et les implantations juives à l’Est de Ramot Menashé aidées des brigades de la Haganah et des membres du kibboutz Mishmar Aemek. Lors de la bataille les membres du kibboutz repoussèrent les attaques lançaient directement sur eux pendant que la Haganah sous les ordres de l’entreprenant commandant Itshrak Sadé repoussaient les attaques des forces arabes qui arrivaient en direction de Djiora pour empêcher l’avance des troupes le long de la route de Megiddo – Haïfa.
Le 13-4-48 l’armée arabe recula et toute la population des villages arabes se trouvant entre Megiddo et Yoknéam abandonnèrent leurs villages.
La bataille de Mishmar Aemek (tout comme celle de l’opération Nahson) a servi d’expérience pour les combats de la guerre d’indépendance ainsi que pour conquérir toutes les terres qui se trouvaient entre les implantations.
?xml:namespace>
?xml:namespace>?xml:namespace>?xml:namespace>?xml:namespace>