LES CHRETIENS A TIBERIADE
Har Barniki – le mont Bérénice
Bérénice, fille d'Agrippa 1er, roi de la Judée, et de Cypre son épouse, naquit l'an 28 de J.-C. Elle fut d'abord fiancée à Marc, fils d'Alexandre ; mais ce jeune homme étant mort, Agrippa la donna en mariage à Hérode, son frère, roi de Chalcis, dont elle eut deux fils, Bérénicien et Hyrcan. Demeurée veuve à l'âge de vingt ans elle alla demeurer avec Agrippa son frère, ce qui donna lieu à des bruits injurieux sur sa conduite et sur ses mœurs. Pendant la guerre juive, elle devint la maîtresse du général romain Titus, futur empereur.
La ville de Tibériade se trouve sur la rive occidentale du lac de Tibériade. Au sixième siècle, à l'acmé de son expansion, l'empereur byzantin Justinien fit construire une enceinte autour de la cité, qui escaladait les pentes escarpées orientées vers l'ouest et englobait le point culminant, le mont Bérénice. C'est là que des vestiges d'une église byzantine contenant des objets cultuels rares ont été découverts en 1990-93. L'église, située à l'intérieur de la muraille d'enceinte de la ville, offre un panorama à couper le souffle sur tout le lac de Tibériade, ses rives et les montagnes au loin. Ce complexe ecclésiastique mesure 48 mètres sur 28 mètres et inclut une cour (atrium), une basilique, une église à triple abside et de nombreuses pièces autour de ces bâtiments. Les murs sont en blocs de basalte carrés chaulés de blanc, et le sol est pavé de mosaïques multicolores. La cour (atrium) est inhabituellement vaste.
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Flanquée de bas-côtés reposant sur des piliers carrés, elle était pavée de mosaïques aux motifs noir et blanc. Au-dessous se trouvait une vaste citerne, dont le plafond était soutenu par une volée d'arcs.
L'eau de pluie était collectée des toits et de la cour et drainée vers la citerne par des tuyaux d'écoulement. Le long de la salle de prières de l'église, deux rangées de colonnes supportaient le toit. Deux rangées de bancs de pierre semi-circulaires étaient placées le long de l'abside centrale proche du mur oriental. Le sol de l'église était pavé en partie de mosaïques colorées, représentant des raisins, des grenades ou des oiseaux, et en partie de carreaux de marbre aux formes géométriques. Au centre de la scène (bama), on a mis au jour le fondement d'une pierre d'autel, avec au-dessous d'elle une plaque de marbre couvrant une cavité contenant une pierre de basalte soigneusement taillée, de 55x35x11 cm. La partie inférieure de la pierre est grossièrement travaillée en forme de cône, ce qui tend à prouver qu'elle se trouvait à l'origine dans le sol. Au centre de cette pierre, une perforation biconique indique à l'évidence qu'il s'agit d'une ancre, version réduite de celles qui devaient être utilisées par les bateaux voguant sur le lac de Tibériade.
Elle fut placée ici et sans doute vénérée dans le contexte des activités de Jésus sur ce côté du lac. Entourant la cour et l'église, de nombreuses pièces, au sol de mosaïque, servaient probablement aux membres du clergé qui assuraient l'entretien de l'église et s'occupaient des nombreux visiteurs. L'édifice fut endommagé par le tremblement de terre de 749. Il fut rénové à plus petite échelle, avec quelques caractéristiques architecturales islamiques, comme des arcs brisés, soutenus par des couples de colonnes. Fait rare, cette église resta utilisée, avec des modifications mineures, durant toute la période de la domination musulmane. Les Croisés renforcèrent la structure de l'église par des contreforts extérieurs, ajoutant en outre un clocher à sa façade
L'édifice fut détruit lors de la conquête de Tibériade par les musulmans, en 1187. Ses vestiges, visibles avant le début des fouilles, sont restés relativement bien conservés grâce à la difficulté d'accès et à la distance les séparant de la ville de Tibériade. Les fouilles ont été dirigées par Y. Hirsfeld pour le compte de la Direction des antiquités d'Israël
Ginnosar : La barque romaine du lac de Tibériade
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L'hiver 1986, après de longues années de sécheresse, le niveau du lac de Tibériade avait baissé
Des études géologiques et géomorphologiques montrent que, par le passé, cette vallée faisait partie du lac de Tibériade. Une série de tremblements de terre provoquèrent une accumulation de limon, façonnant ainsi la vallée et faisant reculer la rive nord du lac. Ce processus, qui se poursuivit jusqu'à la période hellénistique, fit que Bethsaïda, construite à l'origine au bord du lac de Tibériade, se retrouva à environ 1,5 kilomètre plus au nord
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Le nom de Bethsaïda signifie en hébreu la maison de la chasse. L'identification de Et-Tel avec le site mentionné dans le Nouveau Testament fut proposée dès 1838 par Robinson, sans être toutefois acceptée par la plupart des chercheurs de l'époque ; les fouilles entreprises depuis 1987 corroborent cependant cette hypothèse. L'époque biblique
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Des fouilles ont révélé que la localité de Bethsaïda avait été fondée au 10ème siècle avant l'ère chrétienne, à l'époque biblique. Les régions situées au nord et à l'est du lac de Tibériade faisaient alors partie du royaume araméen de Guechour. La famille royale qui régna pendant plusieurs générations, avait contracté des alliances matrimoniales avec la dynastie de David. Le roi David épousa Maakha, fille du roi de Guechour; elle fut la mère d'Absalom qui, par la suite, trouva refuge dans le pays de Guechour (II Samuel 3 : 3 ; 14: 32). Les fouilles archéologiques effectuées sur les lieux ont mis à jour d'impressionnantes constructions et fortifications, et l'archéologue en chef a émis l'hypothèse que, durant cette période, Bethsaïda était la capitale du royaume de Guechour et le siège de ses monarques. La ville comprenait deux parties : la ville basse, s'étendant sur la majeure partie du tertre ; et la ville haute - l'acropole - située en hauteur, au nord-est du monticule. Pendant le 9ème siècle avant l'ère chrétienne, l'acropole était entourée d'une énorme muraille fortifiée construite en grandes pierres basaltiques et percée d'une porte. Cette muraille de six mètres de large, flanquée de contreforts, atteignait alors 8 mètres d'épaisseur. La porte de la ville et ses dépendances, découvertes sur le flanc est du tel, est constituée d'une entrée intérieure et d'une entrée extérieure. La porte extérieure comprend un passage encadré de deux tours imposantes ; à cette date, seule la tour ouest, de 8 mètres sur 10, a été mise à jour. Dans l'entrée extérieure, un chemin de 30 mètres de long, pavé de dalles de basalte, conduisait à la loge intérieure constituée de quatre pièces, caractéristique de cette époque, mesurant 35 mètres sur 17,5. Elle est conservée sur une impressionnante hauteur de 3 mètres. Construite en grandes pierres de basalte superposées, parfois légèrement taillées, il s'agit de la porte d'une ville de l'époque biblique la plus importante découverte en Israël. La structure en pierre est coiffée d'un ensemble de briques entièrement recouvertes d'une légère couche de plâtre.
Deux jeunes gens, longeant la rive au sud de leur kibboutz Guinossar, située sur la rive occidentale du lac, repérèrent dans la boue le tracé d'une barque. Les spécialistes appelés pour examiner cette découverte conclurent qu'il s'agissait là des vestiges d'un bateau antique. On décida de le dégager au plus vite, avant que ne remonte le niveau des eaux du lac
Des techniques sophistiquées furent nécessaires pour soulever et déplacer l'embarcation. Tout d'abord, une énorme digue fut construite pour empêcher les eaux du lac de la recouvrir, des pompes refoulant les eaux profondes. Le bois devait rester humide jusqu'à l'enlèvement des dépôts vaseux emplissant la coque, qui fut ensuite renforcée à la fibre de verre et remplie de polyuréthane. On creusa des tunnels sous le bateau dont les flancs furent consolidés. Lorsque les fragiles vestiges de la barque furent emballés sans accident, l'eau fut pompée vers l'énorme excavation générée par ces fouilles, et la barque fut remorquée vers la rive. Elle fut alors placée dans une piscine de conservation spécialement construite au musée Yigal Allon du kibboutz Guinossar. Une fois le coffrage de polyuréthane retiré, l'embarcation fut de nouveau immergée. Au cours d'un processus nécessitant plusieurs années, une cire synthétique fut incorporée au bois, pour lui octroyer une résistance lui permettant d'être en fin de compte exposé en dehors de la piscine
La barque fut découverte reposant perpendiculairement au rivage, la poupe, dont seul le fond a été préservé, orientée vers le lac. Le bateau a 8,2 m. de long, 2,3 m. de large et 1,2 m. de profondeur
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Construit "à partir d'une coque", avec des mortaises et des tenons menuisés, il est constitué pour l'essentiel de madriers de cèdre et de membrures de chêne. La plupart des pièces de bois sont "d'occasion", autrement dit, elles ont été prélevées sur des bateaux plus anciens, hors d'usage
D'autres fragments de bois furent découverts à proximité, ce qui tend à prouver que la barque se trouvait dans un site ayant servi de chantier naval. L'embarcation pouvait transporter quinze personnes, dont cinq membres d'équipage. Apparemment armée pour la pêche, elle a également pu transporter des passagers et marchandises
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D'après les techniques de construction employées et les deux récipients en poterie découverts à proximité, les archéologues pensent que le bateau date de la période romaine. Les tests au carbone 14 ont confirmé qu'il avait été construit durant le premier siècle de l'ère vulgaire.
Les rares détails portant sur les embarcations du lac de Tibériade à l'époque romaine émanent de sources écrites, comme les témoignages de Flavius Josèphe et le Nouveau Testament, ainsi que de mosaïques où figurent des bateaux. Pour ces raisons, la découverte de cette antique barque du lac de Tibériade a fait sensation dans le monde entier
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Les fouilles ont été dirigées par S. Wachsmann et K. Raveh pour le compte de la Direction des antiquités d'Israël. 0. Cohen était l'agent responsable de la préservation de l'environnement
Beit Galilée
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C'est un complexe catholique qui a ouvert ses portes à l'emplacement où le pape a admiré la vue sur le lac de Tibériade lors de son séjour en terre sainte en l'an 2000
De la terrasse on peut constater l'importance de ce site aux yeux des chrétiens car sur la gauche se trouve le parc national de Kursi, lieu où Jésus à chasser les démons du corps du paralytique, sur la droite Ginnosar où a été retrouvé le bateau deJésus, Kfar Nahoum (Carpharnaüm) où il a vécu dans la maison de Pierre et Tabgha où a eu lieu la multiplication des pains et des poissons sur le lac de Tibériade. Beit Galilée est un centre mondial catholique fondé grâce aux fonds de plusieurs pays principalement l'Irlande et la Pologne. Les personnes qui entretiennent les locaux sont tous des volontaires et des étudiants en théologie ont le droit de venir étudier un an dans ces locaux sur les dix ans d'études que leur demande leur diplôme
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-Le bâtiment très spacieux avec des salles très aérées et des baies vitrées qui plongent sur le lac de Tibériade a été réalisé par des architectes américains. Le projet qui date de 1969 n'a vue le jour qu'en 2004, seule l'église a été terminée pour l'arrivée du pape
-La Salle d'études est toute en longueur et ressemble à un Beit Amidrash (salle d'études bibliques) car les étudiants étudient deux par deux (thèse et antithèse) comme dans les Yéshivot. Dans le fond de la salle une armoire contient le nouveau et l'ancien testament car seuls les catholiques dans la religion chrétienne reconnaissent que Jésus était Juif et étudient aussi l'ancien testament ainsi que le livre des psaumes auquel ils attachent une grande importance. Le décor cette salle est très sobre et seuls des vitrages représentent les dix stations de Jésus le long de la Via Dolorosa
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- Sur le mur central de l'église, très grande et très moderne, une immense fresque retrace les principaux événements Juifs de l'ancien testament et ceux du nouveau testament. On y voit en autres: Nos Ancêtres, Abraham Isaac et Jacob; le prophète Moshé, D. en plein centre du tableau, en dessous Jésus avec auprès de lui Marie, ses dix disciples, Pierre le représentant de Jésus, le premier pape, les anges de la rédemption, le chemin qui mène au paradis.
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-Au centre d'une petite chapelle se trouve un tabernacle avec une bible et une mosaïque sur le miracle des pains et des poissons. Une coupe est le symbole du vin ou encore celui du sang de Jésus
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-Une grande Menora en bronze face à une fenêtre donnant le Kinnereth est le symbole qui rappelle le Mont Sinaï ou Moshé a reçu la Thora.
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-La bibliothèque est une belle pièce ronde à lumière tamisée. Dans son centre un Shépher Thora trône sous un globe en verre qui occupe la plus grande partie de la pièce, il représente le globe terrestre. Au plafond de minuscules ampoules donnent l'impression d'un ciel étoilé .
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Ce centre a été inauguré en présence de grands rabbins du pays et de personnalités chrétiennes.
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Kfar Nahoum -Carpharnaüm
Une église octogonale datant du 5ème siècle aurait été construite sur les vestiges de la maison de Pierre où Jésus aurait vécu. Ce sont sur ces vestiges que les chrétiens ont construit une église moderne avec le sol en verre de manière à voir tout le site archéologique de l'église qui se trouve juste en dessous d'elle. Cette dernière église date des années 60. Les Chrétiens prient toujours dans la direction de L'Est. Plusieurs vestiges archéologiques se trouvent dans l'enceinte de Kfar Nahoum (Capharnaüm) une ville en pleine effervescence à l'époque car on y a trouvé beaucoup de vestiges qui le prouvent comme : Des frontons avec les sept espèces, un chofar, une menora, des bornes kilométriques, un pressoir et beaucoup d'autres vestiges qui confirment la richesse de la ville agricole.
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Tabha
Pour commémorer les grands événements du ministère de Jésus et les miracles qui lui sont attribués, les chrétiens des débuts de l'époque byzantine érigèrent des monastères, des églises et des sanctuaires, en Galilée et sur les rives du lac de Tibériade. Tabgha, altération arabe du mot grec Heptapegon (sept sources), site traditionnel du miracle de la Multiplication des pains et des poissons (Saint Matthieu XIV, 13-21), est située dans une vallée étroite et fertile de la rive septentrionale du lac, alimentée par plusieurs sources.
Le premier édifice érigé au 4èmesiècle sur le site fut une petite chapelle (18 x 9,6 m), dont une partie seulement des fondations a été exhumée. Il s'agit probablement du sanctuaire décrit dans ces termes par Egérie, pèlerine de la fin du 4ème siècle :
Dans ces lieux même (non loin de Capharnaüm), face à la mer de Galilée, est une terre où l'eau abonde, où pousse une végétation luxuriante, aux nombreux arbres dont des palmiers. A proximité se trouvent sept sources qui fournissent de l'eau en abondance. Dans ce jardin fertile Jésus nourrit cinq mille personnes avec cinq pains et deux poissons. La pierre sur laquelle le Seigneur déposa le pain devint un autel. Les nombreux pèlerins venus sur le site la brisèrent en pièces pour soigner leurs maux. Au 5ème siècle, un grand monastère et une église ornée de ravissants pavements de mosaïque furent érigés sur le site. L'ensemble couvrait une superficie de 56 x 33 mètres, comprenant des cours intérieures ainsi que plusieurs pièces servant d'ateliers manufacturiers et de logement pour les moines et les nombreux pèlerins de passage.
Détruits au 7ème siècle, vraisemblablement au cours de la conquête arabe, le monastère et l'église de Tabha furent ensevelis sous une couche épaisse de boue et de pierre. Après les fouilles menées pendant les années quatre-vingt, l'église fut restaurée dans sa forme byzantine et des fragments des pavements originels de mosaïque y furent incorporés.
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L'église, en forme de basilique, est divisée en trois nefs séparées par deux rangées de colonnes. Au centre de la paroi orientale se trouve une abside flanquée de deux pièces réservées aux officiants. L'estrade ménagée à l'avant de l'abside est clôturée par un jubé où se dresse, au centre, un autel recouvrant le rocher sur lequel Jésus avait posé les pains. C'est le site vénéré du miracle de la multiplication des pains et des poissons. La célèbre mosaïque exhumée à l'arrière de ce rocher représentant un panier de pains entouré de deux poissons et datant du 6ème siècle a été placée devant l'autel lors des travaux de restauration de l'église.
La basilique de Tabha est célèbre pour ses pavements de mosaïque, les plus célèbres des églises byzantines de Terre sainte. La plus grande partie est formée de motifs géométriques. Les pavements les plus remarquables décorent les deux côtés du transept, celui situé à gauche de l'estrade (6,5 x 5,5m) présente dans son pourtour des fleurs de lotus.
Les autres sont des représentations polychromes de la flore et de la faune locale, agrémentées d'édifices. Les fleurs et les animaux, essentiellement des oiseaux, sont figurés avec un réalisme tel qu'il est aisé d'y identifier les lotus, oléandres et nénuphars, canards, francolins, hérons, oies, colombes, cygnes, cormorans, flamands et cigognes. Un instrument rond en forme de tourelle représenté sur le pavement permettait de mesurer le niveau des eaux de la mer de Galilée (un nilomètre, utilisé à l'origine dans le delta du Nil) comme le prouve sa graduation en lettres grecques.
L'église bénédictine de Tabha est ouverte aux visiteurs et pèlerins qui, comme le faisaient leurs prédécesseurs de l'époque byzantine, viennent toujours nombreux la visiter de nos jours.
Les fouilles menées en 1968 furent dirigées par B. Bagatti et S. Loffreda pour le compte du Studium Biblicum Franciscanum. Celles menées en 1979-1980 le furent par R. Rosenthal et M. Hershkovitz pour le compte du Département israélien des Antiquités et des Musées (désormais Direction des antiquités d'Israël), de l'Université hébraïque et de l'abbaye de la Dormition à Jérusalem.
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Beit Tsaïda: Un ancien village de pêcheurs sur les rives du lac de Tibériade.
Bethsaïda est le lieu de naissance de trois des Apôtres - Pierre, André et Philippe. Jésus lui-même se rendit à Bethsaïda où il accomplit plusieurs miracles. (Marc 8 : 22-26 ; Luc 9 : 10) Et-Tel, le tertre identifié comme l'ancien Bethsaïda, est situé sur un éperon basaltique, au nord du lac de Tibériade, près de l'endroit où se jette le Jourdain. Le tel couvre une superficie de quelque 8 hectares et surplombe de 30 mètres une vallée fertile.
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L'entrée de la porte était flanquée de deux énormes tours en saillie, de 10 x 6 m chacune. Le seuil était constitué de grandes pierres basaltiques comportant des cavités où s'enchâssaient les gonds. Les briques calcinées, le tas de bois carbonisé et les pointes de flèches retrouvés sur les lieux témoignent de la bataille qui se déroula lors de la conquête de la ville et de l'incendie qui détruisit la porte. Devant l'entrée intérieure, la porte de Bethsaïda présente une diversité d'installations cultuelles unique en son genre. Un autel (bama) intact mesurant 2,1 x 1,6 m et constitué de pierres basaltiques recouvertes de plâtre y a été retrouvé. Deux marches conduisaient au sommet de la bama où s'encastrait une profonde vasque de pierre de 60 cm sur 50, ayant 35 cm de profondeur. On a retrouvé une stèle de basalte brisée qui se dressait autrefois à l'arrière de l'autel. Cette stèle, de 1,15 mètre de hauteur, 59 cm de large et 31cm d'épaisseur, était travaillée avec soin et arrondie au sommet. Sur le devant, était sculptée la silhouette stylisée d'un taureau cornu, armé d'un poignard. Dans le panthéon mésopotamien, le taureau représentait le dieu de la lune. Il fut adopté par les Araméens comme symbole de leur divinité principale, Haddad, représenté sur cette stèle. Le corps de garde abritait une vaste place pavée. Sur son côté nord, se dressait le palais des rois, mesurant 28 m x 15, avec des murs de basalte de 1,4 mètre d'épaisseur. Le complexe de Bethsaïda présente un exemple typique des palais des royaumes araméens de l'époque biblique ; il comportait au centre une vaste salle du trône, entourée de huit autres pièces. La ville araméenne de Bethsaïda fut conquise et détruite par le roi assyrien Téglath- Phalasar III durant la campagne qu'il entreprit dans la région, en 734 avant l'ère chrétienne (II Rois 15 : 29-30 ; 16 : 7-9). Depuis cette destruction, et jusqu'à la période hellénistique, le site fut peu peuplé. L'époque hellénistique et romaine
L'importance de Bethsaïda durant l'époque héllenistico-romaine transparaît dans les mentions qui en sont faites dans les sources antiques. Flavius Josèphe affirme qu'au début du premier siècle de l'ère chrétienne, le roi Hérode Philippe, dont le royaume comprenait la partie nord du pays, changea le nom de la ville en Julias, d'après le nom de Julia Livia, l'épouse de l'empereur romain Auguste, et lui accorda des franchises municipales (Antiquités 104, 18, 28). Toujours selon Flavius Josèphe, Philippe mourut dans cette ville et y fut enterré en grande pompe. (Antiquités 104, 18, 108) Plusieurs maisons datant de cette époque ont été découvertes lors des fouilles. Construites en basalte, probablement sur deux étages, elles comprenaient une cour à ciel ouvert entourée de plusieurs pièces. De nombreux outils de pêche - poids de plomb pour les filets, ancres de fer, aiguilles et hameçons - ont été retrouvés dans ces habitations, témoignant d'une économie fondée sur la pêche. L'une des maisons comportait une cave contenant des amphores de vin en céramique et plusieurs crochets servant à tailler les vignes. Au début du premier siècle avant l'ère chrétienne, un bâtiment de 20 m x 6, aux murs particulièrement épais, fut construit au-dessus des vestiges de la porte de la ville qui datait de la période biblique. On n'en a retrouvé que des vestiges très fragmentaires. Des pierres de taille calcaires amenées de fort loin et des éléments architecturaux décoratifs évoquent l'élégance de cette construction. Des ustensiles rituels, notamment deux pelles à encens en bronze décoré, indiquent qu'elle abritait un temple.
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Peut-être s'agit-il des vestiges du temple construit par le roi Philippe en l'honneur de Julia Livia. Les fouilles effectuées sur le site se poursuivent et donnent à penser que d'autres découvertes datant des époques de peuplement attendent les archéologues. Entre-temps, le site a été ouvert aux visiteurs.
Les fouilles de ce site sont menées par R. Arav pour le compte de la Société des fouilles de Bethsaïda, placée sous l'égide de l'université du Nebraska.
Koursi : Monastère chrétien sur les rives du lac de Tibériade
Le monastère byzantin de Koursi est situé à l'est du lac de Tibériade à l'embouchure d'un oued dévalant du plateau du Golan et créant une petite vallée fertile le long du littoral. Les vestiges de cet ancien monastère, mis à jour par hasard pendant la construction d'une nouvelle route, ont fait l'objet de fouilles au cours des années 1971-74. Le site est aujourd'hui ouvert au public, dans le cadre d'un parc national.
Son emplacement, ses caractéristiques architecturales et le témoignage de voyageurs du passé permettent d'identifier Koursi comme le site où, selon la tradition, Jésus soigna deux hommes possédés par des démons (Matthieu 8 : 28-33). Pour commémorer ce miracle, un monastère fut construit sur place, probablement au début du 6ème siècle. Le monastère est entouré d'un mur de pierre de protection qui forme une enclave rectangulaire de 140 x 120 mètres. L'entrée, protégée par une tour de garde, est tournée vers l'ouest, vers le lac de Tibériade. Dans l'antiquité, une route pavée reliait le monastère à un petit port utilisé par les pèlerins chrétiens qui arrivaient par bateau. Un large chemin pavé conduisait de l'entrée du monastère à une vaste esplanade devant l'église, au centre de l'ensemble. L'église rectangulaire, de 45 x 25 m, est constituée d'une cour bordée de piliers ; ces derniers forment un atrium donnant accès à la salle de prière proprement dite.
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A l'intérieur, deux rangées de huit colonnes de pierre étaient couronnées de chapiteaux corinthiens de marbre avec des croix sculptées en relief. Les colonnes divisaient la salle de prière en une nef centrale et deux latérales. Le sol de l'église était entièrement pavé de tesserae multicolores. Conservés principalement dans les nefs latérales, les cadres carrés sont ornés de motifs floraux et d'animaux comme des raisins, des figues, des grenades, des poissons, des oiseaux et de volatiles aquatiques. Les représentations animales sont presqu'effacées, probablement par le mouvement iconoclaste qui devint actif au début de la domination musulmane (7ème siècle). A l'extrémité est de l'église, on parvenait par deux marches à une abside surélevée flanquée de deux pièces carrées. L'une servait de fonts baptismaux, comme en témoigne une inscription en grec, la dédiant à l'abbé Stephanos à l'époque de l'empereur Maurice (fin du 6ème siècle). Des ailes latérales furent ajoutées à l'église ; l'aile nord abritait un pressoir à huile, probablement de l'huile consacrée pour les pèlerins. Au sud de l'église, une chapelle pavée de mosaïque surmontait une crypte contenant les tombes des moines qui avaient vécu dans le monastère. Dans l'enceinte du monastère, se trouvaient également les quartiers d'habitation des moines, une auberge pour les pèlerins, ainsi que les communs
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Sur la pente surplombant le monastère vers le sud, les vestiges d'une petite chapelle ont été retrouvés, comprenant une grotte avec un sol de mosaïque. Devant, se dresse un rocher de quelque sept mètres de haut, entouré par des murs de soutènement l'empêchant de s'effondrer. Il marque probablement l'endroit où, selon la tradition, le miracle rapporté par le Nouveau Testament a eu lieu. Le monastère, endommagé par un tremblement de terre au milieu du VIIIe siècle, fut abandonné. Les fouilles ont été effectuées par D. Urman et V. Tzaferis pour le compte le compte de l'Office des antiquités d'Israël. le compte de l'Office des antiquités d'Israël.
Soussita.
Nommée également Hippos en grec (cheval), la ville se trouvait à deux kilomètres à l'Est du lac de Tibériade et à 350 mètres au-dessus du niveau des eaux. Fondée à l'époque hellénistique elle tomba lors de la conquête arabe au début du 7ème siècle. Elle était connue sous le nom grec Antioche Hippos, traduction du mot araméen Soussita. Son nom lui a été donné à cause de la forme de la montagne
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Il est possible qu'elle ait été bâtie sur des ruines plus anciennes par Séleucos, fondateur de la dynastie des Séleucides en 312 avant l'ère chrétienne. Soussita fut ainsi dénommée après les conquêtes d'Alexandre Jannée du royaume de Judée (103-76 avant l'ère chrétienne) Par la suite, Pompée la reprit aux Juifs et l'annexa au décapole en 65 avant l'ère chrétienne. Puis, Auguste l'attribua à Hérode, malgré le mécontentement de ses habitants. En 4 avant l'ère chrétienne après la mort d'Hérode, elle passa aux mains des Syriens. En 320 avant l'ère chrétienne la frontière arrivait au lac de Tibériade. Le grand rabbin Yéhouda Anassi a vécu à Soussita. Il a été le grand compilateur de la Mishna et, très libéral, permit, l'année de Shmita, de laisser travailler la terre. En dépit des bonnes relations commerciales entre Tibériade et Soussita, Hippos inquiétait quelque peu la population juive de Tibériade. Dans le domaine appartenant à la ville, il existait plusieurs villages juifs, comme en témoignent les ruines de synagogues découvertes à Fic (Afeq) et à Oum El Kanatir, à la limite de Soussita. A l'époque byzantine, Hippos était le siège d'un évêché.
La ville à l'instar de toutes les autres villes de l'époque, connut une ère de développement. Ainsi, plusieurs églises et monuments publics y ont été construits. Or, au 7ème siècle après la conquête arabe, elle semble soudain être tombée en ruines, divers tremblements de terre en étant la cause. Les habitants d'Hippos vivaient d'agriculture, de pêche, de navigation et de commerce. Au bord du lac, à proximité du kibboutz Ein Guev, subsistent des traces et des digues d'un ancien port, appelé port de Soussita
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Hippos figurait dans le décapole: il s'agit d'une ligne de dix villes hellénistiques, au nombre desquelles il faut citer Beit Shéan, qui ont été affranchies par Pompée en 63 avant l'ère chrétienne. Parmi les matériaux qui jonchent le sol, sont visibles les restes d'un aqueduc alimenté avec l'eau provenant de la source Afiq, qui arrivait à Soussita par la porte ouest. Des colonnes corinthiennes en marbre, en grès et basalte sont couchées sur le sol à cause du tremblement de terre de 747. La basilique à trois nefs est encore bien visible et un peu plus loin se trouvaient des thermes somptueux avec un grand bassin entourait de jets d'eau. Face à ces thermes un temple païen a existé mais il n'y a plus aucune trace. Quant à la synagogue elle a été entièrement recouverte. En 1948, Soussita était sous domination syrienne. Profitant de l'avantage topographique, les mortiers syriens pilonnaient sans cesse le kibboutz et y causaient de sérieux dégâts. Au sein du kibboutz, un groupe de combattants ayant peu d'expérience militaire, s'organisa. Une nuit, profitant de l'obscurité, ils grimpèrent derrière le mont Hippos et surprirent ainsi les soldats syriens qui prirent la fuite. Depuis ce jour de juillet 1948, Soussita fait parie du territoire israélien.
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En montant par le sentier qui nous mène au sommet de la colline nous voyons un bunker israélien et un talus sous lequel ils avaient creusé un tunnel pour se rendre d'une position à l'autre. De nouvelles fouilles archéologiques ont été terminées ces derniers mois
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Plusieurs renseignements sur les parcs nationaux ont été transcrits d'articles trouvés sur Internet sur le site de l'office du ministère du tourisme Israël
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