Le président soudanais, Omar el-Béchir, participe aujourd’hui et demain  au sommet de  la Communauté des Etats sahélo sahariens (Cen-Sad) (1) et ce malgré un mandat d'arrêt international lancé à son encontre. Cette visite est la deuxième en Libye et la septième à l'étranger du chef d'Etat soudanais depuis l'émission du mandat d'arrêt. La Cour pénale internationale (CPI) a lancé le 4 mars dernier  un mandat d'arrêt international contre le génocidaire arabe el-Béchir pour crimes de guerre et contre l'humanité au Darfour (ouest du Soudan) contre la population noire de son  pays.

 

"Le président Béchir participe au sommet. Il est toujours le bienvenu", a indiqué  une source libyenne sous couvert de l'anonymat. "La Libye ne reconnaît pas la décision de la Cour pénale internationale (CPI)" qui a lancé le 4 mars un mandat d'arrêt international contre le président Béchir pour crimes de guerre et contre l'humanité au Darfour (ouest du Soudan), a-t-on ajouté.

 

Voilà donc que le "carnage" de nègres allait être applaudis, plutôt que déplorés. Les massacres au Darfour perdurent mais pour Kadhafi  les assassins sont «  les bienvenu »  et il défend le Soudan face au mandat d’arrêt lancé par la CPI contre le président soudanais pour crimes de guerre et crime contre l'humanité au Darfour. Le fou de Tripoli, pavané dans ses vêtements bédouins, mangeur à tous les râteliers révolutionnaires et terroristes des décennies durant, défit encore la communauté internationale en invitant son frère  assassin Omar el-Béchir pour assister au sommet de la (Cen-Sad).

 

Le « Guide suprême » ne reconnaît pas  l’autorité de la Cour pénale internationale (CPI). Jamais avare d'une déclaration choc, le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, président en exercice de l'Union africaine, a  même accusé  le 24 février dernier  des "forces étrangères", dont l'Etat d'Israël, d'attiser le conflit du Darfour. "Pourquoi devons-nous tenir le président Béchir ou le gouvernement soudanais pour responsables alors que le problème du Darfour a été causé par des parties étrangères et que Tel Aviv (Israël), par exemple, est derrière la crise du Darfour?" a lancé Mouammar Kadhafi

 

Le « Colonel » qui a commandité les attentats de Lockerbie (1988) ou de l’avion français d’UTA (1989) ne se gène pas de prendre la défense,  à chaque occasion,  de son frère soudanais (lui aussi colonel) qui a ordonné une vaste opération de purification ethnique au Darfour  exterminant  au passage des milliers de musulmans noirs et provoquant le premier génocide du XXIe siècle.
 
 
 
 

L’assassin président, Omar-el-Bechir fait des pieds de nez au monde entier en se baladant d’Érythrée en Egypte (reçu à l’aéroport par Monsieur Moubarak) et de l’Egypte en Libye pour montrer que la justice internationale n’a aucune prise sur un dirigeant arabe. Les pays arabes et musulmans condamnent à tour de bras les «atrocités» commises par "les croisés, les infidèles et les sionistes", mais si des populations entières souffrent à cause d'un régime arabe, on regarde de côté et on veut constituer «un comité international pour enquêter sur les crimes israéliens dans la bande de Gaza et mettre en place un tribunal pénal pour juger les criminels de guerre israéliens" (A. Moussa, Secrétaire Général de la Ligue arabe).

 

Omar el-Béchir a pour sa part qualifié le Conseil de sécurité de l’ONU, qui est à l’origine de l’enquête ouverte contre les crimes de guerre perpétrés au Darfour, « d’institution anti-démocratique, qui défend des valeurs doubles, qui porte atteinte aux faibles et ferme les yeux sur les véritables criminels ». Malgré le mandat d’arrêt international lancé contre lui pour crimes contre l’humanité au Darfour, où 300.000 personnes ont été tuées et 2,7 millions autres déplacées, le président soudanais continue de voyager à l’étranger, et s’est récemment rendu en Erythrée, Egypte, Libye, et en Ethiopie, avant de venir à Doha., puis l’Arabie Saoudite et aujourd’hui de retour en Libye.

Le génocidaire soudanais peut dormir tranquille, qui viendra l’arrêter au Soudan ? Les janjaouides continuent leur basse besogne...On parle de 300.000 morts et autour de trois millions de déplacés sans que cela n'émeuve les opinions publiques. Des soudanais ont traversé toute l’Egypte, le Sinaï pour trouver refuge en Israël, plus de 6000 en 2008. Et oui 2 poids 2 mesures. Les darfouriens ne sont pas des gazaouis !!!!

 

Ftouh Souhail

 

 

(1) Outre la Libye et le Soudan, la Cen-Sad, dont le siège est à Tripoli, regroupe 26 autres pays: Burkina Faso, Mali, Tchad, Niger, Erythrée, Centrafrique, Sénégal, Gambie, Djibouti, Nigeria, Tunisie, Maroc, Somalie, Togo, Guinée, Comores, Bénin, Egypte, Guinée Bissau, Côte d'Ivoire, Liberia, Ghana, Sierra Leone, Kenya, Mauritanie et Sao Tomé et Principe.