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Des chirurgiens israéliens sont parvenus à reconstituer et allonger le sexe masculin d’un jeune palestinien de 21 ans, après que ce dernier a été victime d’une circoncision un peu trop abusive. Après sa première opération, le jeune homme ne parvenait plus à entrer en érection.
Ibrahim, 21 ans, semble avoir été victime d’une circoncision un peu trop zélée, son sexe ne mesurant plus que 3 centimètres après l’opération. Il ne parvenait plus à entrer en érection et sa petite-amie l’avait quitté. Désespéré, il a fait appel au chirurgien israélien Har-Shai. Ce dernier est parvenu à allonger le sexe du jeune homme grâce à une technique mise au point par son père et habituellement utilisée dans le cadre de reconstitution après de larges brûlures par exemple. Après opération, le pénis d’Ibrahim mesurait 11 centimètres et deux mois après, il est parvenu à entrer en érection.
Cette opération chirurgicale constitue une première et le jeune homme est ravi. Fiancé aujourd’hui, il sait qu’il pourra récupérer une vie sexuelle normale et espère se marier bientôt.
Ce jeune homme palestinien aura une vie sexuelle normale grâce à un juif. Décidément très fort le chirurgien Israélien ! Et bien bonne chance pour lui, et qu’il puisse enfin mener une vie normale !
La circoncision est effectuée principalement pour des motifs culturels et religieux. La religion juive pratique la circoncision le huitième jour de la naissance, sauf avis médical contraire ( Brith milah) En effet, cette circoncision rappelle l’alliance promise par Dieu à Abraham et après lui, à tout le peuple d’Israël.
Alors âgé de 99 ans, Abraham se circoncit, impose l’opération à son premier fils Ismaël qui a 13 ans, ainsi qu’à tous les hommes et enfants mâles de sa maison. Il répète ensuite l’opération sur le petit Isaac, âgé de 8 jours. Cette différence d’âge est celle qui se perpétue entre les traditions musulmanes et juives.
La circoncision au huitième jour est la coutume identitaire la plus vivace du peuple juif, bien devant le respect du Chabbat ou de la nourriture cachère, comme l’avait compris Spinoza lorsqu’il écrivait : « Le signe de la circoncision me paraît d’une telle conséquence que je le crois capable d’être à lui tout seul le principe de la conservation du peuple juif » (Traité théologico-politique, 1670).
Aujourd’hui encore la circoncision est pratiquée par l’immense majorité des musulmans, soit environ 600 millions de personnes de sexe masculin. Elle est mentionnée dans plusieurs hadiths (appelée khitân), mais pas dans le Coran. Au travers de l’« Alliance offerte par dieu à Abraham », Abraham, Ibrahim en islam, serait l’instaurateur de la circoncision pour des raisons divines. L'islam se considère en effet comme la religion d'Abraham. Par ailleurs, toujours dans la tradition musulmane, le premier enfant à avoir été circoncis est Ismaël, le prophète dont la lignée aurait donné les Arabes. Cela explique pourquoi les enfants sont circoncis lorsqu’ils sont âgés entre 4 et 13 ans.
Aujourd’hui Israël est expert de la circoncision des adultes. Israël détient un savoir-faire unique dans la circoncision des adultes. Le pays bat les records mondiaux avec plus de 100.000 ablations du prépuce pratiquées sur des adultes, depuis la fin des années 80, pour répondre à la demande explosive de nouveaux immigrants juifs originaires de l’ex-Union soviétique et d’Ethiopie, soit en moyenne une trentaine d’opérations par jour.
Aujourd’hui et dans le cadre de la coopération judéo-musulmane contre le sida, on note des échanges d’expertises en matière de circoncision des adultes pour contrer le virus du sida. C’est est le combat commun qui réunit désormais des Israéliens juifs et Sénégalais musulmans, qui sont tous médecins ou professionnels de la santé publique.
L’Opération Abraham les a rassemblés en juillet 2009 en Israël pour une formation commune. Un accord a été conclu pour qu’ils aillent ensemble former leurs homologues des pays du sud et de l’est de l’Afrique. Les praticiens d’autres pays, notamment des pays arabes, devraient se joindre à ces futures délégations .
Renoncer symboliquement aux péchés de la chair, sacrifier une partie de soi à la divinité, ou même marquer l’entrer dans l’age adulte, Juifs et Musulmans n’avaient pas à débattre du sens spirituel, philosophique ou moral de la circoncision, acte pratiqué dans les deux religions monothéistes.
Dans le cadre de l’Opération Abraham, ils ont partagé leurs expériences professionnelles sur la manière d’effectuer la circoncision sur les adultes afin de limiter les risques de propagation du sida. Cette collaboration judéo-musulmane répond à un constat fait par plusieurs études réalisées par des organisations internationales de santé publique, selon lesquelles la circoncision des adultes réduirait de 65% les risques d’infection par le VIH parmi les hétérosexuels.
Concrètement, une délégation de cinq médecins et experts de la santé publique du Sénégal s’est rendue en Israël pendant une semaine, au début du mois de juillet 2009 . A cette occasion, Israéliens et Sénégalais ont suivi une formation en s’exerçant sur un mannequin de taille adulte spécialement conçu par deux médecins membres de l’Association israélienne d’urologie. Par ailleurs ils ont fait un stage auprès des Mohalim, praticiens de la circoncision dans le judaïsme qui, en principe, effectuent cet acte au 8ème jour après la naissance. Si dans le judaïsme, la circoncision est obligatoire, dans l’islam elle est simplement recommandée et pratiquée sur le jeune garçon entre sa naissance et sa puberté. Pour les adultes, cette opération est généralement pratiquée à l’hôpital par un chirurgien.
Israël et le Sénégal, ces deux pays sont pionniers dans cette discipline et leur coopération va se poursuivre par la visite de professionnels du milieu médical en Afrique australe et orientale. Leurs missions : former des médecins locaux, fournir des conseils pour améliorer les systèmes éducatif et de santé des pays d’accueil. Cette démarche s’inscrit dans le cadre d’un accord entre le Ministère de la santé du Sénégal, des organisations non gouvernementales sénégalaises et israéliennes. Cette initiative s’inscrit dans la continuité du projet pilote lancé l’an dernier par l’ONG Jérusalem AIDS Project en Afrique australe, au Swaziland, dont l’équipe comprenait déjà un médecin israélien musulman.
A terme, l’objectif de cette alliance israélo-sénagalaise réunissant juifs et musulmans vise à associer des pays arabes dans la lutte contre un fléau qui ravage l’Afrique sans considération des frontières.
Ftouh Souhail, Tunis
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