Le professeur Moshé Addad, éminent criminologue, est l'un des lauréats du Prix Israël qui sera remis, comme chaque année, à la fin du Jour de l'Indépendance, Yom Haatsmaout. C'est le ministre de l'Education Guideon Saar qui a annoncé la bonne nouvelle au professeur Addad.  La commission chargée de désigner les lauréats a indiqué que le professeur Addad, de par son enseignement, avait notamment permis à nombre de ses élèves de comprendre le comportement des délinquants et leur avait expliqué comment il était possible d'empêcher un crime.(1)

 


Mr Moshe Haddad est né au sud Tunisien dans l’Ile de Djerba en 1946. Son patronyme est attesté à Tunis sur une kétoubah datée du 24 septembre 1806 faisant état du mariage d’Abraham, fils d’Isaac Bonan avec Esther, fille d’Abraham Haddad. A Djerba les Haddad habitaient leur propre rue, zankat ElHaddad (2) .Il enseigne aujourd’hui  à l’Université Bar-Ilan, dans le Département  de Criminologie (http://www.biu.ac.il/SOC/cr/). Ses travaux sont  jugés pertinents par tous les spécialistes reconnus, psychiatres, psychologues, juristes et sociologues de la déviance et des questions pénales en Israël.

 


Les études  du professeur Moshé Addad  ont  fourni la meilleure démonstration de l’utilité de déterminer les facteurs du risque de récidive. L’une des questions de ses recherches les plus importantes consiste à savoir dans quelle mesure  il est possible de réduire le risque de récidive des délinquants.


Il est clair que les incivilités, le comportement antisocial et la violence des jeunes sont aujourd'hui considérés comme des questions prioritaires dans les pays civilisés. Israël a fait de  la prévention du crime une priorité.

 


Pour prévenir et réduire la criminalité, des spécialistes en Israël s’intéressent au développement des enfants et des adolescents. Le traitement efficace de la criminalité chez les jeunes est un réel défi pour tous les  israéliens et toutes les administrations du pays. Nombre de collectivités déjà  ont accepté ce défi et adoptent des mesures pour empêcher le crime et corriger le comportement des jeunes qui ont enfreint la loi. Cette tendance est encouragée par  le ministre de l’Education. Des approches concertées dans le domaine de la justice pour les jeunes font aussi appel aux familles, aux collectivités, aux organismes bénévoles, aux victimes et aux mentors favoriseront des solutions durables et efficaces pour éviter la criminalité chez les jeunes.

 


Contrairement à Israël qui œuvre pour la lutte contre la criminalité juvénile et mets  des programmes efficaces pour guider et aider les jeunes à se comporter civiquement, les dirigeants palestiniens eux  enseignement le crime  et le meurtre dans les écoles, les studios de télévision, les mosquées, les journaux, à Gaza certes, mais aussi à Ramallah. L’éducation  du crime est le fondement du cursus palestinien, de la maternelle à l’université.
 
Ftouh Souhail

 

 

(1) http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-3858012,00.html
(2) Le nom HADDAD vient d’un vocable araboberbère qui désigne un forgeron et, plus généralement un travailleur de métaux. Le dérivé HADIDA, synonyme de l’hébreu BARZILAÏ, signifie "barre de fer”ou "bracelet en fer”. On le retrouve en Allemagne sous la forme SCHMIDT, en Espagne sous la forme FIERRO et en France sous la dénomination de FERRAND.