Il y a 28 ans jour pour jour, le 30 août 1982, en pleine intervention israélienne contre les bases terroristes palestiniennes situées au sud-Liban, Yasser Arafat quittait le pays du Cèdre sous la protection de l'armée française afin d'installer son quartier général à Tunis où il restera jusqu'en 1994, avant d'installer son pouvoir dans les territoires palestiniens. Le  rais est décédé le 11 novembre 2004 dans un hôpital de la région parisienne.
 
 

 

En 1982, en pleine guerre du Liban,  Arafat a échappé à la mort en quittant de justesse un immeuble réduit à terre par une bombe israélienne.  Il était forcé de quitter Beyrouth, assiégée par Tsahal, le 30 août 1982, à bord d’un navire vers la Grèce puis la Tunisie.


 
 

Le président tunisien, Habib Bourguiba, était peu enclin à héberger Arafat  et l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), mais finit par accepter après les pressions de la Ligue Arabe et de sa femme.


 
 

Le dirigeant terroriste  palestinien et 4 000 de ses partisans quittèrent Tripoli sur des bâtiments grecs protégés par la marine française. Il  a installé son quartier général dans la ville de Borj Cédria tout près de Tunis où il vit constamment sur ses gardes.

 


 
Bourguiba - Arafat
 
 
 

Arafat a encore une fois  évité la mort, le 1er octobre 1985,  lorsqu’un avion de chasse israélien F-15 bombarde le siège de l’OLP à Tunis où devait se tenir un meeting entre les dirigeants du mouvement, meeting auquel Arafat arrive malheureusement en retard. Cette opération  est intervenue en réponse à l’assassinat de trois Israéliens à Chypre (1).

 

 


Le 7 octobre de la même année, un navire de croisière italien, le Achille Lauro, est détourné par 4 membres  de l’OLP. Le 28 décembre 1985, d’autres commandos  terroristes palestiniens attaquent les comptoirs aériens de El Al dans les aéroports de Rome et de Vienne, faisant 15 morts civils. L’OLP  n’a jamais renoncé au terrorisme. L’organisation était impliquée dans plus de 100 actes lors des deux années suivantes.

 



L'un des résultats de l'Opération Paix en Galilée de 1982 était de repousser l'OLP hors du Liban Sud, région qui est utilisée comme base pour lancer des attaques  terroristes contre le territoire israélien. Après avoir quitté le Liban, Yasser Arafat choisit, la Tunisie, pour y installer une nouvelle base  terroriste pour l'OLP.

 



Yasser Arafat est venu en Tunisie pour installer l’état-major militaire de l’OLP. C’est bien dans  une zone urbaine à Hammam Lif (à 35 km au sud de Tunis) que le  quartier général de l’Organisation terroriste palestinienne a trouvé refuge. Le chef de l’organisation Yasser Arafat avait tenté d’abuser de l’hospitalité de la Tunisie en installant une base  extraterritoriale  de l’OLP en Tunisie à partir de laquelle elle mène ses opérations de terrorisme.

 


 
Le Président  Habib Bourguiba (sous pressions de la Ligue Arabe)  a offert sciemment une partie de son territoire à des terroristes pour agir contre une autre  nation. La Tunisie savait fort bien ce qui se tramait dans cette base extraterritoriale, la planification qui s’y faisait, les missions qui étaient lancées à partir de ce siège et l’objet de ces missions, à savoir des attaques répétées contre un pays souverain  et contre des civils innocents partout dans le monde (2). La question était dès lors de savoir si la communauté internationale était disposée à  accepter qu’un pays   qui héberge  une organisation terroriste qui agit contre n’importe quel Etat où pourraient résider des citoyens israéliens.

 


 

Le 7 octobre 1985, un commando palestinien prend le contrôle du navire de croisière Achille Lauro avec 397 personnes à son bord; ils déclarent faire partie de l’OLP, menacent de faire sauter le bâtiment si on les attaque et exigent la libération d’une cinquantaine de prisonniers palestiniens à Nahariya, au nord d’Israël ; un touriste handicapé, Leon Klinghoffer, est assassiné et jeté par-dessus bord dans son fauteuil roulant.

 


 

L’organisateur de l’expédition meurtrière est Abou Abbas, chef du Front de libération de la Palestine (FLP) et membre du Comité exécutif de l’OLP; deux des autres  membres du commando sont partis de Tunis.

 


 

Fureur, dès lors, du président Bourguiba, qui etait sur le point d’expulser sur le champ tous les Palestiniens de Tunisie ; seule son épouse, Wassila ben Ammar, parvient à l’en dissuader.
En 1985, le président Bourguiba a commencé à être gêné par la présence de L’OLP et a installé des barrages pour surveiller leurs allées et venues.

 

 



Les nouvelles conditions du président tunisien sont annoncés : les combattants (ndr ; les terroristes de l’OLP) doivent limiter la circulations des armes; le pays n’abritera pas de camps d’entraînement; il ne servira pas de base arrière à des opérations terroristes.

 
 

 

 

Néanmoins les relations entre Tunis et l’OLP se dégradent. Les responsables palestiniens accusent le pays hôte de vouloir s’immiscer dans les affaires internes de l’Organisation. Le nouveau pays d’accueil souhaitant  en effet que l’organisation palestinienne réduise sa présence et ses activités sur son sol. Les Palestiniens rencontrent désormais des difficultés à obtenir un visa tunisien, et l’OLP doit transférer certaines de ses institutions en Irak, au Soudan et au Yémen. Toutes que les forces militaires de l’OLP ont  quitté  progressivement  la Tunisie.

 

 



Pour les cadres de l’OLP, le président Bourguiba les avait pour la plupart installés loin  des camp de Hammam Chott , dans des quartiers alors en chantier : Manzah I, puis II, puis III… Ils y vivaient disséminés, à l’intérieur de villas masquées par des bougainvilliers et des eucalyptus, et ils disposaient de leurs propres institutions et de leurs propres lois : rien d’étonnant à ce que Tunis se soit à peine aperçu de leur départ en 1994, après l’accord d’Oslo.

 


 

Malgré son départ,  le « leadership organisationnel » de L’OLP est resté reconnaissant à Tunis qui a pris un grand risque en l’hébergeant en pleine guerre du Liban. Dans les diverses déclarations de l’OLP (qui est devenu un partenaire plus pragmatique et modéré  dans les négociations)  elle affirmait sa gratitude envers Tunis. Les étudiants palestiniens  constituent aujourd’hui le gros de cette population qui reste.

 
 

En mai 1997, Yasser Arafat livrait la réflexion suivante, quoiqu’elle est  historiquement fausse puisque la Palestine n’a jamais existée : « Entre la Tunisie et la Palestine, il y a une vieille histoire d’amour, une amitié trois fois millénaire, depuis que nos lointains ancêtres ont quitté les rivages de la Méditerranée orientale pour échouer sur ses côtes accueillantes et y fonder Carthage la valeureuse, la digne » (3).

 



Ces belles paroles ne cachent pas pour autant  le fait qu’ Arafat a dirigé l'OLP d’une poigne de fer, en utilisant la corruption, l'intimidation voire l’élimination physique pour réduire tout le monde au silence. Il n'a jamais été tenu responsable des décisions, des crimes  et même de la corruption financière. 

 


Ignoble personnage qui, désireux suivre les traces du Nobel de la Guerre, pardon ! de la Paix (Arafat), ressemble de beaucoup à un dirigent d’une mafia. Le faux guerrier, qui déambule toujours en uniforme comme Pinochet, qui ne met jamais de vêtements civils et malgré cela qui n'a jamais participé à un seul combat, n’était en effet obsédé que pour ramasser l'argent. La guerre, il y envoie, comme il l'a toujours fait, les autres pour la faire en son nom, les pauvres âmes qui croient en lui.

 

 



On se souvient certainement à Tunis  qu’Arafat  a hébergé  dans un grand hôtel transformé en quartier général à Borj Cedria, d’où il dirige les opérations. Il disposait aussi avec la délégation de l’OLP  de plusieurs  résidences de luxe  à Gammarth. Dans cette la zone  hôtelière située à proximité de La Marsa et Carthage (nord-est de Tunis) , les différents services de l’OLP , qui  se répartissent dans la capitale tunisienne ou aux alentours, offriraient à leurs cadres un train de vie digne des princes et princesses de l’Orient.

 

 



Le Pourri d'Arafat  et son  groupe élitiste dépensaient à Tunis  des milliers de dollars  chaque journée  des fonds revenant de ses comptes en banques frauduleux, de tout l'argent venant de l'aide internationale qu'il a détourné de son peuple. Y en aurait pour des pages et des pages tellement ils ont abusé de leur présence en Tunisie. Dans  les restos de Gammarth et Sidi Bou Saïd  on ne voyaient que les défilés de belles femmes et voitures  ou ils dépensaient  sans compter  de L'argent secret de l’organisation.

 



D’ailleurs Le magazine Forbes a classé le chef de l’OLP,  dans son édition 2003,  en sixième position dans la catégorie «familles royales et dirigeants», avec une fortune de 300 millions de dollars.

 



Et plus prés de nous  (puisque j’ai habité pas loin de  ce  siège de l' OLP à Hammam Chott)  je me rappelle  ou la banderole à l’entrée  de l’hôtel  proclamait   "Falastine biladna wa el Ihoud kilabna" (la Palestine est notre pays et les juifs sont nos chiens).

 


Pendant que tout l'état Juif travaillait dur et progressait au point de gagner le respect et l'admiration du monde,  cet anniversaire nous rappelle que faisait Arafat pendant ce temps ? Evidement des détournements d'avions mettant en danger des civils innocents, des massacres sur des navires de croisières, des viols de chrétiens au Liban…. et une vie bordélique à Tunis.

 




Ftouh Souhail, Tunis

 

 


(1) Le 25 septembre 1985, trois civils israéliens étaient assassinés sur leur yacht au large de la côte chypriote. L'unité d'élite de l'OLP, la Force 17, revendique l'attaque. Le cabinet israélien décide alors immédiatement de répondre à cette provocation et choisit de viser les bureaux de l'OLP à Hammam Chott (au sud de Tunis). L’Opération Jambe de bois Mivtza Regel Etz en hébreu) était d’ailleurs  le nom de code donné au raid de l'armée de l'air israélienne survenu le 1er octobre 1985 contre le quartier général de l' (OLP) à Hammam Chott.

(2) La Force 17,  responsable de l’attentat de Lanarca, était  basé dans la zone d’Hammam Plage, dans la banlieue sud de Tunis. Le 25 septembre 1985, trois touristes israéliens étaient assassinés à bord de leur yacht dans le port de Lanarca, à Chypre, par deux Palestiniens.


(3) Nouvel Asie
Afrique, n° 92, mai 1997.