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על הבלוג
זיכרונות ילדות, התזונה והמתכונים המגוונים, סיפורים, הגדות, אמרות ומשלים, מורינו ורבותינו, רעינו וחברינו מבית הספר, מנהגינו, מסורת אבותינו, בית הכנסת ובמיוחד המשפחה וההורים, זה מה שאשתדל לשחזר בדפים אלה, מבלי לדלג על הפלישה הנאצית בטוניסיה ועלייתנו ארצה.
אקדיש התייחסות גם לשאר יהודי המגרב ולקשרים שנרקמו בינינו ובין שכינינו מדתות אחרות.
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01/02/2009
Le café et la mouche ou la fable des préjugés !!!
" Que se passe t-il quand une mouche tombe dans une tasse de café ?"
Un Italien, un Français, un Chinois, un Russe, un Israélien et un un Palestinien : Nos amis et nos voisins ne changent pas...
L'italien jette la tasse et s'en va ... furieux !
Le Français enlève la mouche et boit le café...
Le Chinois mange la mouche et jette le café…
Le Russe boit le café avec la mouche, puisque c'est compris dans le prix.
L'israélien vend le café au Français, la mouche au Chinois, la tasse à
l'italien,
commande un autre café et avec le bénef recherche un brevet
pour éviter aux mouches de tomber dans le café ...
Le Palestinien accuse l'israélien d'être responsable de la chute de la mouche
dans le café, proteste de cette agression auprès des Nations-Unies,
souscrit un prêt auprès de l'Union Européenne, utilise l'argent pour acheter
des explosifs et ...

... fait sauter le bistrot, où l'italien, le Français, le Chinois et le Russe
sont en train d'expliquer à l'Israélien qu'il devrait donner sa tasse de café
au Palestinien.
הזבוב והקפה
איטלקי, צרפתי, סיני, רוסי, ישראלי ופלסטינאי : הידידים והשכנים שלנו לא
משתנים עם הזמן, תראו.
מה קורה כשזבוב נופל לתוך ספל קפה ?
האיטלקי משליך את הספל ועוזב בכעס.
הצרפתי מוציא את הזבוב ושותה את הקפה.
הסיני אוכל את הזבוב ומוותר על הקפה.
הרוסי שותה את הקפה ובולע את הזבוב, ממילא זה כלול במחיר.
הישראלי מוכר את הזבוב לסיני, את הקפה לצרפתי ואת הספל לרוסי. הוא מזמין קפה
אחר ומשתמש ברווחים כדי ליצור תכשיר שימנע מהזבובים ליפול לתוך הקפה.
ואילו הפלסטינאי מאשים את הישראלי בנפילת הזבוב לתוך הקפה שלו, מפגין נגד
האלימות הזו בפני האו"ם, מבקש בספים מהאיחוד האירופאי ומשתמש בו לרכישת חומרי
נפץ ...
... ומפוצץ את הקפטריה בה שהאיטלקי, הצרפתי, הסיני ורוסי
מנסים לשכנע את הישראלי להזמין את הפלסטינאי לקפה.
03/02/2009
נכתב לפני 38 שנים !!
מי זוכר את אריק הופר?
אריק הופר היה פילוסוף חברתי, אמריקאי לא יהודי.
כתב טורים בעיתונים וכמה ספרים.
נולד ב-1902 ומת ב-1983.
השאיר אחריו תשעה ספרים וקיבל את אות הנשיא למען החירות. ספרו הראשון,
"המאמין האמיתי" זכה להכרה כקלאסיקה. לימד באוניברסיטת קולומביה בלוס
אנג'לס.
להלן אחד הטורים שלו משנת 1968.
המאמר נכתב לפני 38 שנים!! יש אמיתות שלעולם לא משתנות.
מעמדה יוצא הדופן של ישראל
מאת אריק הופר
לוס אנג'לס טיימס, 26.5.68
היהודים הם עם יוצא דופן: מה שמותר לאומות אחרות אסור על היהודים.
אומות
אחרות מגרשות מאות, אפילו מיליוני אנשים, ואין בעיית פליטים. רוסיה עשתה
זאת, פולין וצ'כוסלובקיה עשו זאת, תורכיה זרקה מיליון יוונים, ואלג'יריה –
מיליון צרפתים. אינדונזיה זרקה השד-יודע-כמה סינים – ואיש לא מדבר על
פליטים. אבל במקרה של ישראל, הערבים העקורים נעשו לפליטים נצחיים.
כולם
מתעקשים שישראל חייבת לקבל חזרה כל ערבי וערבי. ארנולד טוינבי מודיע,
שגירוש הערבים הוא אסון גדול יותר ממה שעשו הנאצים. מדינות אחרות, כשהן
מנצחות בשדה הקרב, הן מכתיבות את תנאי השלום. אבל כשישראל מנצחת היא חייבת
להתחנן כדי לזכות בשלום.
כל
אחד מצפה מהיהודים להיות הנוצרים האמיתיים היחידים בעולם הזה. מדינות
אחרות כשהן מובסות שורדות ומשתקמות, אבל אם ישראל תובס היא תוחרב.
אילו נאסר ניצח ביוני האחרון [1967] הוא היה מוחה את ישראל מהמפה, ואיש לא היה נוקף אצבע להציל את היהודים.
אין מחויבות אחת ליהודים מצד כל ממשלה שהיא, שתהיה שווה את הנייר שעליו היא כתובה.
בכל
העולם זועקים וזועמים כשאנשים מתים בוייטנאם או כששני שחורים נהרגים
ברודזיה. אבל כשהיטלר טבח ביהודים איש לא מחה נגדו. השוודים, שמוכנים
עכשיו לבטל את היחסים הדיפלומטיים עם אמריקה בגלל מה שאנו עושים בוייטנאם,
לא השמיעו ציוץ כשהיטלר רצח יהודים. הם שלחו להיטלר מחצבי ברזל וכדורים
מיסביים, ונתנו שירותים לרכבות החיילים שלו בדרך לנורבגיה.
היהודים הם עם מבודד בעולם.
אם ישראל תשרוד זה יהיה אך ורק בזכות מאמצים יהודיים. ומשאבים יהודיים.
ברגע זה ישראל היא בן הברית היחיד המהימן וללא תנאי. אנחנו יכולים לסמוך על ישראל יותר מאשר ישראל יכולה לסמוך עלינו.
צריך
רק לדמיין מה היה קורה בקיץ האחרון [1967] אילו הערבים ותומכיהם הרוסים
ניצחו במלחמה, כדי להבין כמה הישרדותה של ישראל חיונית לאמריקה ולמערב
בכלל.
יש לי תחושה שלא עוזבת אותי ; מה שיקרה לישראל יקרה לכולנו. אם ישראל תיספה השואה תהיה עלינו.
המאמר נשלח על ידי חנה ידען.
05/02/2009
Les lavandières.
Pâques approche et avant de commencer les nettoyages à fond et de vous dire : âm akher, à l’année
prochaine, je voudrais rappeler le prophète Elie, Eliaou Hanabi qui
parait vers la fête de Pessah et laisse des bons souvenirs à ceux qui
ont le mérite. Les autres se contenteront de ce qu’ils ont. Voici un
conte qu’on racontait en Tunisie...
Deux voisines l’une pauvre Sarah, et la deuxième riche Léa, habitent un
village au bord d’une rivière. Pessah étant proche, et la famille aisée
n’a pas de problème pour faire les achats pour la fête. Les indigents
eux n’ont pour ainsi dire aucun moyen de faire face aux dépenses
nécessaires pour acheter un mouton, des galettes et d’autres aliments
essentiels et des habits neufs pour leurs enfants.
Voulant faire bonne mine Sarah prend sa lessive au lavoir : si elle n’a
pas de solution pour le renouvellement de la garde-robe de ses petits,
au moins les vieux vêtements seront propres et sera annulé tout
soupçon de hamets.
Elle est au travail depuis un moment, quand un vieil homme s’approche d’elle et la questionne :
— Que fais-tu ma fille ?
— Je lave mon linge est sa réponse.
— Pourquoi ? Tu n’as pas de nouveau ?
— Oui, grâce au ciel, notre armoire est pleine.
— Tu as acheté un mouton ?
— Oui, grâce au ciel.
— Tu as tout le nécessaire pour fêter Paques ?
— Oui grâce au ciel, nous ne manquons de rien.
— Que la grâce du Seigneur soit faite, souhaite le vieillard et offre à
la bonne dame une pièce d’or pour des futurs achats sollicités.
Sarah retourne chez elle, et sa surprise est grande de trouver sa
cuisine pleine d’aliments, un mouton est attaché dans la cour et son
armoire est toute pleine de costumes, tailleurs robes et linge neufs.
Après quelques achats, il lui reste encore beaucoup de monnaie.
Sa voisine Léa curieuse, lui demande la provenance de tout ce bien.
Sarah lui raconte sa rencontre avec le vieux monsieur de A jusqu’à Z,
et tout le bien qui lui a été attribué.
Pleine de convoitise, Léa s’habille d’une robe élimée, et se rend au
lavoir. Elle est au travail depuis un moment, quand un vieil homme
s’approche d’elle et la questionne :
— Que fais-tu ma fille ?
— Je lave mon linge est sa réponse.
— Pourquoi ? Tu n’as pas de nouveau ?
— Non, malheureusement, notre armoire est vide.
— Tu as acheté un mouton ?
— Non, je n’ai pas eu le moyen de le faire.
— Tu as tout le nécessaire pour fêter Paques ?
— Non, j’attends la grâce de D.
— Que la grâce du Seigneur soit faite, souhaite le vieillard.
Léa revient chez elle, et sa surprise est grande de trouver sa cuisine
vide d’aliments, le mouton, tout a l’heure attaché dans la cour n’est
plus, et en plus son armoire ne contient plus les vêtements qui
l’ornaient. Et, misère son portefeuille est dépouillé. Le prophète
Elie, car c’est lui, l’a punie pour sa cupidité.
La morale de cette histoire, est que si tel est heureux de son sort,
le ciel l’aidera, et si untel est mécontent malgré sa richesse, il ne
sera jamais satisfait.
Les voies du Tout Puissant sont impénétrables.
Selon Dov Noye : soixante et onze contes et légendes provenant de Tunisie
.
14/02/2009
גלעד שליט
הפגנת הזדהות עם משפחת שליט תתקיים בבאר שבע ברחבת הערייה בתאריך 19/02 בין השעות 16:00-19:00.
אם הנושא חשוב לכם, ואתם מוכנים לצאת בשל כך מהבית אתם מוזמנים להגיע.
כשאקבל מידע נוסף ועדכני אשלח לכם.
בינתיים שריינו מקום ביומנים.
שלום רב !
אריק דלויה
05/03/2009
L'histoire se répète : du nazisme au
radicalisme musulman
Par Thérèse Zrihen-Dvir, écrivaine

Je
ne peux m'empêcher de faire une désolante comparaison entre l'époque qui
précéda la montée du Nazisme au pouvoir, avec celle que nous vivons
actuellement, faisant face au radicalisme Musulman.
Une soixantaine d'années seulement nous séparent de cette
époque horrifiante qui, sans aucun doute, a marqué bien des nations, bien des
pays et a coûté bien des vies. Et pourtant, en ces jours, nous revivons la
naissance tacite de ce cauchemar sans que nous essayions même de l'admettre.
Le Nazisme naquit, d'après les historiens, suite à une
économie désastreuse qui s'abattit sur l'Europe et particulièrement sur
l'Allemagne. En cherchant les causes, certains audacieux pointeront le doigt
sur le juif, l'accusant de s'enrichir sur le dos des autres peuples. À
l'époque, plusieurs hypothèses furent diffusées qui suscitèrent des polémiques,
notamment une parenté entre le national-socialisme Allemand et le Marxisme.
En réalité, l'idéologie Nazie se base sur le racisme,
divisant l'espèce humaine en races, faisant de la race Aryenne leur élite. Et
ainsi naquit une idéologie qui abolissait tout ceux qui n'étaient pas de
descendance Aryenne, à commencer par les juifs. Mais Adolf Hitler ne
persécutait pas seulement les Juifs, il voulait conquérir le monde entier, tout
comme le veut à présent, le premier ministre Iranien et tous les radicaux
musulmans dont le seul objectif est d'anéantir tout ce qui n'est pas Musulman.
Cette doctrine évidemment apparentée au Nazisme, ne laisse plus de doute quant
à son dénouement : Les Nazis voulaient exterminer tous ceux qui n'étaient pas
Aryens = Les Musulmans eux, veulent effacer de la face du monde, tous ceux qui
ne sont pas Musulmans, ou sont contre les lois de l'Islam.
Le Nazisme, disent les sages, doit être considéré comme
un phénomène unique! Il ne l'est pas! Il ne l'est plus! Il reparaît plus
virulent, comme une Hydre qui se ramifie, se propage et contamine les pays les
plus rationnels. Identique au Nazisme, le radicalisme musulman appelle à
l'anéantissement des homosexuels, des non- musulmans, et de tous ceux qui ne
compatissent pas avec lois moyenâgeuses de l'Islam.
Le monde moderne arbore aujourd'hui une tolérance
inconcevable devant cette forme de radicalisme qui lui coûtera très cher et
sera plus pénible et plus désastreux que l'était la seconde guerre mondiale. À
ce stade, il semble que seuls les Israéliens, les juifs sont visés, tout comme
ils l'étaient pendant l'ascension du Nazisme. Le monde libre préféra fermer les
yeux sur le destin des juifs sous le régime Nazi, mais cessa de les fermer une
fois que l'enfer s'ouvrit sous ses pieds, une fois que le danger ébranla ses
forteresses, sa sécurité
.
Les juifs, et notamment les Israéliens, ne sont que le
premier obstacle à leur ascension fulgurante vers la concrétisation de leur
objectif final : l'Islamisation du monde entier, un retour à la
préhistoire, une chute dangereuse vers un conflit mondial.
L'histoire ne cesse de se répéter depuis Adam et Ève.

15/03/2009
Mr. Shomo Sand ou la victoire à la Pyrrhus
Par ThèrèseZrihen-Dvir,
Ecrivain
Israélienne/Canadienne
E-mail: phoenix1@012.net.il WebSite: http://www.therese-dvir.com
En lisant tous les articles tonitruants
publiés sur l'œuvre de Mr Shlomo Sand "Comment le peuple juif fut
inventé", ma réaction initiale fut de plonger dans la lecture de son
livre afin d'essayer de suivre les méandres de ses hypothèses. Par moments
j'étais tentée de me mesurer à ce jeu de cartes en lui opposant d'autres œuvres
écrites par des historiens illustres comme Koesler Arthur dans son livre
"The thirteen Tribe" ou celui d'Asher Friedman, "Le Premier Ashkénaze",
puis rapidement, je compris que je faisais fausse route. J'allais tomber dans
son jeu comme une mouche.
"C'est absurde! Pourquoi avons-nous
besoin de prouver notre légitimité, nos droits et surtout, nous justifier? Cela
n'a réellement aucun sens!
Est-ce que l'Amérique appartient aux
Américains? Non, les habitants d'origine étaient les indiens, bien avant que
les colons Anglais, Irlandais, Français, Espagnoles et Portugais ne débarquent
sur leurs rives. De même va pour le Canada, l'Australie…et la liste est longue.
Dans les annales de l'histoire, la mappemonde,
au fils des ans, n'a cessé de se modifier. Certains pays ont élargi leurs
frontières, d'autres se sont étriqués ou ont complètement disparu, avalés, pour
réapparaître sous d'autres noms. Hormis quelques exceptions, les peuples qui
les habitaient étaient généralement des conquérants.
Les peuples des pays conquis, notamment, les
indiens, les aborigènes etc.… se sont amalgamés, après des guerres sanglantes,
avec les conquéreurs, les colons, entre autres. L'histoire en renferme des
myriades.
Personne ne peut certifier que demain la
France, elle-même restera France. Elle peut simplement être envahie, conquise
par un autre peuple, une autre ethnique qui en fera ce que bon lui semble. Cela
vous parait dantesque, n'est-ce pas? Pas tant que cela, croyez-moi!
En ce qui concerne Israël, les juifs l'ont
reconquis et ils ont payé un prix exorbitant surtout en vies humaines pour
récupérer une terre qui appartenait à leurs ancêtres. Le conseil de l'ONU a été
derrière l'initiative de créer une patrie pour les juifs, quoi de mieux, que
cette terre qui renferme à ce jour les vestiges juifs de tous temps. Le cas du
peuple juif est exceptionnel avec son record indéniable de discrimination à
travers les siècles.
Sur notre planète, tout est éphémère. Rien ne
nous garanti que ce qui appartient aujourd'hui à l'occident ne sera pas conquis
par l'orient, demain. Tous les pays du monde vivaient et vivent jusqu'à nos
jours sous la menace d'une invasion et d'une occupation. Nous ne différons
nullement d'eux.
J'avais cru qu'à travers notre évolution
intellectuelle, humaine, économique, industrielle, thérapeutique etc… l'homme
avait enfin renoncé au barbarisme, à la cupidité, au pouvoir, à la stupidité
pour mieux se concentrer sur l'amélioration des conditions de l'être humain sur
tout le globe. Est-il enfin devenu sage? Non.
L'homme continue à perpétuer ses erreurs
innées en lui depuis sa création.
Donc, voyez-vous, pour
moi, Mr Shlomo Sand et consorts ne cherchent au fait rien d'autre que le feu
des projecteurs que nous tous leur procurons bien à tort. Dans le fond,
ils ne prouvent rien et leurs ouvrages font appel à la controverse et mettent à
nu le chaos qui les habite.
Thérèse Zrihen-Dvir
http://www.therese-dvir.com
15/03/2009
Guilad, le retour quelque soit le prix à payer
Par Rachel Franco
Alors
que l´espoir renait enfin de voir Guilad de retour à la Maison , alors
que ses parents, ses amis, les Comités de soutien et la rue israélienne
multiplient les actions et manifestations qui font pression sur le
pouvoir politique, voici que la question terrible est posée, une
question qui agite les hommes publics : le prix à payer est-il justifié
?

Question terrifiante en effet, qui consiste à mesurer la valeur de la vie de Guilad, notre enfant à tous.
Il
est pourtant un consensus en Israël en vertu duquel la vie n´a pas de
prix et selon nos Sages, « sauver un seul homme, c´est sauver le monde
en son entier ».
Mais lorsque la Morale politique s´empare d´un questionnement, le plus souvent, elle rejette l´Ethique dans la sphère religieuse et n´accepte pas d´être éclairée par elle.
Avec
vous, je voudrais réfléchir à cette autre question : Faut-il céder aux
exigences de ces terroristes qui ne méritent aucun respect ?
Comme vous le savez, le prix exigé par les geôliers
du Hamas consiste à obtenir le retour à Gaza de nombreux autres
terroristes ayant perpétré des attentats et en Israël, on se demande
s´il est moral d´offrir à ces terroristes " une nouvelle vie " qui consiste à revenir à leurs « occupations favorites » soi dit, assassiner de nouveau, semer la mort et la désolation en Israël.
Je voudrais, sans hésitation aucune, partager avec vous ma conviction, Guilad doit revenir, sans "calcul".
Disant
cela, je sais que les familles des victimes pleurent l´absence cruelle
de celles et ceux dont la vie a été déchiquetée par des bombes
suicidaires, ou qui, comme ce matin encore, ont
été tirés à bout portant par des hommes auxquels ils venaient apporter
leur aide, lesdits terroristes ayant simulé un accident;
Je sais que rien ne peut apaiser la douleur de ces vies "arrêtées en plein vol".
Je
sais que le cœur de ces familles a cessé de battre et que chaque moment
de la vie les projette dans un souvenir du passé qui est un cri de
l´absence.
Je sais aussi que rendre la liberté aux assassins est une nouvelle douleur qui consiste à ajouter l´injustice à la peine.
Je le sais, parce que Israël pleure
comme une seule âme les malheurs de ces familles brisées par le
terrorisme, parce que nous sommes solidaires les uns des autres et
c´est ce qui fait de notre peuple, un peuple Un.
Mais Guilad est vivant et sa famille l´attend.
Disant encore cela, je sais que ces terroristes nourris de haine et de mort veulent à nouveau assassiner.
Mais Guilad est vivant et nous l´attendons tous.
Je ne sais en revanche ce que réserve l´avenir immédiat que nous tentons de construire de nos mains malhabiles;
Je ne sais d´où surgira la prochaine guerre déjà en marche;
Je ne sais quel prix nous payerons lorsque nos enfants seront à nouveau sur le front;
Je
ne sais pas davantage comment Israël fera face à la menace nucléaire
d´un Iran nazifié par le nouvel Hamann des temps modernes;
Mais
je sais que lorsque mon fils sera de nouveau appelé à défendre notre
pays, il doit sentir en lui la force de tout un peuple qui l´accompagne
et qui ne renoncera à aucun de nos soldats s´il était pris en otage.
Je
sais, que plus fort que notre lecture politique des événements, il est
une Volonté qui nous traverse et qui, depuis 4.000 ans nous guide sur
un chemin de Vie;
Nous
n´avons pas traversé les tempêtes de l´histoire des hommes pour être
déracinés par des terroristes musulmans, quelque soit leurs nombres et
leurs finances ? istoirehis
Je
sais que l´Amour et la Fraternité sont deux valeurs essentielles du
peuple juif, valeurs qui éclairent nos choix et je garde confiance.
Notre dignité est là : reconnaître que la vie ne peut se réduire à une valeur idéologique, ni se mesurer à un " prix à payer ".
Guilad doit revenir à la Maison à n´importe quel prix, parce que la vie n´a pas de prix.
Rachel Franco
http://www.drzz.info/article-29090476.html
22/03/2009
1.000 jours sans toi

Se peut-il que 1.000 jours soient passés sans que tu aies vu la lumière du jour ?
Se peut-il que 1.000 jours soient passés sans que tu aies senti la chaleur du soleil caresser ton visage ?
Se peut-il que 1.000 jours soient passés sans que tu aies reçu un seul sourire ?
Se peut-il que 1.000 jours soient passés sans que tu saches que nombreux nous prions pour toi ?
Se peut-il que 1.000 jours soient passés sans que tu aies entendu une seule voix amie ?
Se peut-il que 1.000 jours soient passés sans que tu saches ce que le monde devient ?
Se peut-il que 1.000 jours soient passés sans que tu entendes parler de tes parents et de ta famille ?
Se peut-il que 1.000 jours soient passés et que tu ne puisses plus les compter ?
Se peut-il que 1.000 jours soient passés et que tu sois encore capable de survivre ?
Se peut-il que 1.000 jours soient passés et que nous n´ayons pas réussi à te faire revenir ?
1.000 jours ont passé.
25/06/2009
גילעד : Guilad
Guilad Shalit a été capturé le 25 Juin 2006
Trois ans de capture, c'est beaucoup de Souffrance
Guilad doit être libéré sur le champ
Prière de faire passer le message

גילעד שליט נחטף ב-25 ליוני 2006
שלוש שנים בשבי, זה כבר יותר מדי סבל
חייבים לפעול לשחרור גילעד לאלתר
אנא העבירו את המסר
16/10/2009
Pérès : Nous ne laisserons pas
nos ennemis nous juger
[Jeudi 15/10/2009 21:31]
Source : http://www.actu.co.il/

Le président
Shimon Pérès a déclaré jeudi que l’Etat d’Israël ne permettrait pas à une
« majorité hostile » de pays ennemis d’Israël de juger les décisions
de l’armée dans sa lutte contre le terrorisme. Pérès a fait cette déclaration
au cours d’un entretien avec le Premier ministre espagnol José Louis Rodriguez
Zapatero.
Pérès a
critiqué le rapport Goldstone sur l’opération antiterroriste Plomb durci, dans
lequel Israël est accusé de crimes de guerre. Le président a souligné devant
Zapatero que l’Etat juif ne tolèrerait pas les tentatives de l’ONU de juger
Tsahal. « Nous n’avons pas besoin de juges extérieurs. Nous ne laisserons
pas une majorité hostile à Israël nous juger », a averti le président.
« Un
tribunal judiciaire doit être au-dessus de tout soupçon, or il ne fait aucun
doute que la Ligue arabe et les ennemis d’Israël ont la majorité au Conseil de
sécurité », explique le président. Et d’ajouter que si le Conseil des
droits de l’homme souhaitait avoir une approche équilibrée, il devrait plutôt
enquêter sur l’Iran, qui a appelé plusieurs fois à la destruction d’Israël.
Le président a
également indiqué que même si Goldstone et les autres avaient critiqué la façon
dont Israël luttait contre les terroristes, ils n’avaient pas daigné proposer
de solutions alternatives. L’Onu a un code de conduite pour les conflits
classiques, a expliqué Pérès, mais ce code ne convient pas lorsqu’il s’agit de
lutter contre des organisations terroristes, qui attaquent tout en utilisant
les civils comme boucliers humains.
Pérès et
Zapatero ont également discuté du processus de pays avec l’Autorité palestinienne
et des relations entre l’Etat juif et l’Espagne.
Plus tôt,
Zapatero a déclaré, lors d’une conférence de presse à Ramallah, qu’il
souhaitait voir les pourparlers reprendre entre l’AP et Israël, «malgré les
circonstances difficiles et l’attitude des parties». Le chef de l’AP Mahmoud
Abbas (Abou Mazen), de son côté, a déclaré: «Un processus de paix exige la
cessation de la construction de colonies pour que le climat soit
favorable à des négociations. » Il a déclaré qu’il était prêt à permettre
des élections en cas d’échec des efforts de réconciliation orchestrés par
l’Egypte.
par Yael Ancri
Rapporté par :

i
07/12/2009
ים המלח הולך ומצטמק : ערוץ 10
לנשיא החדש, שמעון פרס, תמיד יש פרויקט דגל
שהוא מתגאה בו. בשנים האחרונות זה חזון על תעלה שתחבר את ים סוף עם ים
המלח, תציל אותו מייבוש ותספק מי שתייה. אבל למרות שהפרוייקט מסקרן,
המציאות רחוקה מהחזון - ים המוות הולך ומצטמק מדי יום, הבולענים מופיעים
בכל האזור והתיירים מתחילים להתרחק. משני צדי הגבול יש הרבה רצון טוב, אבל
נראה שייקח עוד זמן עד להגשמת החזון.
09/04/2010
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החמושים ניסו להניח מטען חבלה
באחד הבתים הצפוניים בעיירה בית חנון לפני כניסת כוחות צה"ל בעקבות ירי
קסאמים לעבר שדרות שמהם שנהרגו שני ישראלים. בני משפחת זענין סירבו,
והחל וויכוח. החמושים ירו בבני המשפחה והרגו את חסן פלסטיני
בן 16 ופצעו חמישה נוספים.
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דיווח מ"קול ישראל".
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בוקר בית חנון בצפון רצועת עזה, מזג אויר חורפי, הנשים כבר
יצאו לקושש עצים לחימום הבית ולבישול . עגלת זבל חוצה את הסמטה באיטיות
ושני פועלים מיוזעים מזדנבים מאחור, שופכים את פחי האשפה לעגלה. חצי מתוכם
נשפך על הקרקע של הסמטה לשמחתם של חתולי הרחוב הרבים, ריח הזבל מתערבב בריח
העשן היוצא מהנרגילה וריח הביוב הזורם חופשי לאורך הסמטה הצרה. שבילים
מרופשים הומים בצווחות ילדים בעיניים עייפות המשחקים בכדור עשוי סמרטוטים
וגומיות . כלבים רזים ורעבים מתרוצצים סביב מחפשים בשארים מצחינים.
בבית הקפה היחידי בעיירה על הקירות הטיח שהיה פעם לבן מעלה
עובש, חלקו מתקלף. זקני הכפר יושבים ומגלגלים באצבעותיהם חרוזי מסבחה מסביב
לשולחנות השש-בש. חלקם עישנו נרגילה ודברו על החיים, הקפה שהוגש בספלי
חרסינה סיניים מעוטרים בציורים בצבע כחול היה שחור בוצי ומר ומהמקלט הרדיו
הישן בקע קולו החם של פריד אל עטרש מלווה בנגן העוד.
בבית-חנון בעוצר, איש אינו מורשה להיכנס אל העיירה ואיש
אינו מורשה לעזוב. סביבה חיילים עם טנקים, בולדוזרים ומסוקים חגים מעל
מסביב לשעון. בעיירה נתונה תחת מצור של ממש בארבעת השבועות האחרונים. לפני
חודש נכנס הצבא לעיירה בתים לא בתים, בתי אבן ובתי טיט קומה אחת בלבד, כמה
עצי זית, כרמים ופרדסים, גפן וכל עץ תפוז, לימון או אשכולית.
ועכשיו זוועות המלחמה מראה נורא. גוויות העצים היו פזורות
בכל... ענבים קמלים על הגפן, תפוזים מאבדים את צבעם הכתום לטובת חום מאובק
תחת שמש שצבעה לבן צורב. העיירה, שהייתה במשך שנים ביתה של קהילה חקלאית
משגשגת, הפכה פתע למדבר. בית-חנון, שנודעה פעם למרחוק בתוצרתה המתוקה,
הופשטה בן לילה עירום ועריה. כל מי שפגשנו בשלושת הימים הבאים היה בבירור
שבור לב, המום מתקשה להתמודד להתאושש, שטוף יגון מכדי לחוש כעס. מלא צער
מכדי לחוש זעם.
בעיירה בית חנון הקרובה לאזור התעשייה ארז שם עבדו עד לפני
כמה חודשים רוב בני המשפחה.היה טוב יומרו לך בבית חנון כשנתנו לנו לעבוד
אצל היהודים בהתנחלויות, לא הייתה אינתיפאדה ומחסומים, היה לפחות מה
לאכול,הם מתגעגעים לזמנים ההם, לעבודה אצל היהודים. באותו הרגע בחצר של אחד
מהבתים הצפוניים בביתם של משפחת זענין ישבו יחד כל בני המשפחה ואכלו פיתה
עם זעתר ושמן זית. לפתע כמו נפתח לועו של הגיהינום, הופיעו לפתע ללא הודעה
מקדמת קבוצת רעולי פנים חמושים מגדודי חללי אל אקצה, כלי נשק אוטומטיים
בידיהם ועטי חפירה, הפריעו לשלווה ולשקט של בני הבית.
המחבלים ללא שאלות החלו לחפור בחצר הבית כדי להטמין מטען
חבלה נגד טנקים לפני כניסת צה"ל לרצועה. כל בני המשפחה התנגדו להנחת המטען
היות וידעו מה יהיו תוצאותיו הם אנשים שקטים ושוחרי שלום ולא מעונינים
להסתבך בצרות. במקום החל וויכוח קולני בין בני המשפחה לחמושים ובשלב מסוים
החלו החמושים לירות לעבר יושבי הבית. כתוצאה מהירי נהרג חסן זענין, צעיר
פלסטיני כבן 16 וחמישה בני משפחה נוספים נפצעו באורח בינוני עד קשה.אחרי
המקרה החמושים מהזרוע הצבאית של הפת"ח, עזבו את המקום מבלי להטמין את
המוקש. למחוורת נערכה הלווית חסן רק בני המשפחה ליוו אותו לבית הקברות
המקומי, הוא לא הוכרז כשהיד ומשפחתו לא חילקה סוכריות לבאים לביתם לנחם
אותם.
אחרי ההלוויה של הנער תושבי העיירה ארגנו בבוקר הפגנה, באופן ספונטני,
המפגינים מחו נגד התמקמות החיילים בין הבתים ונגד ניתוק בית חנון מהרצועה.
בהפגנתם מבקשים תושבי העיירה להעביר לתושבי ישראל מסר חד משמעי, כי הם
שוחרי שלום. משאירים את הברירה בפני צה"ל אם להפגיז בתי מגורים או להבליג.
הם צעקו בקול :
עזה עזה אל ייאוש
עוד נגמור עם הכּיבוש
צועקים כל הפגנה
אבל כלום לא השתנה
למרות שהייתו של צה"ל בבית חאנון שבצפון הרצועה המחבלים
מצליחים לשלוח קסאמים לעבר שדרות, והממשלה מחליטה לגבות מחיר מהאוכלוסייה.
החיילים הפרוסים בשטח מקשיבים לגלי צה"ל : "כוחות
צה"ל פועלים מהערב בצפון רצועת עזה ובעיירה בית חנון".
הלילה אפל וחשוך, הנה מגיע טרקטור ישראלי, "זה
שוב מתחיל, זה שוב מתחיל" צועק אחיו של חסן בן ה-10 ורץ לאורך הסמטאות
המפותלות כמו מטורף להודיע שוב על כניסת צה"ל לעיירה. בראש הטור הטרקטור,
דחפור ישראלי ענק עטוף כולו בשכבות הגנה מפלצת פלדה. הוא נוסע לבית חנון
והורס בדרכו את הכבישים, המובילים אליה על מנת לבודד אותה. "שוב זה מתחיל",
"אפילו הסוברו השרופה לא הזיזה לו" הוא אומר לעצמו. הבולדוזר מתקדם ללא
הפרעה ובדרך הורס מדרכות ואת בורות הביוב, מי יכול יעצור את המפלצת
האמריקאית והנה הוא בבית חנון הבית הראשון סמוך למחסום ארז הוא מרים את הכף
הענקית מתקדם, מתקדם "רגע רגע ה-ההה מפלצת",צועק בן ה-10. אבל אף אחד לא
שמע אותו. דחיפה קלה אחת של הכף הוא כבר בסלון הלכה הטלוויזיה, עוד שניה
הבית קורס. "הלו מפלצת זה הבית של חסן, חסן זענין זה "שהיד" שלכם, שלכם,
הוא מת בשבילכם, בשבילך... יה מפלצת פלדה שלא תעלה על מוקש... האם הבטחתם
לו גמול הולם למעשיו ? גן עדן ? 70 בתולות ? או שבעים צימוקים יבשים ?
רגע, רגע, קולו נחלש, והוא פורץ בבכי מר וזרק
על הטרקטור את כדור הסמרטוטים וגומיות שכל כך אהב.
בתא הממוזג בבולדוזר החייל הקשיב לגלי צה"ל
לשיר של ניסים סרוסי... והמשיך לגלח את הבתים הסמוכים לכביש מבצע את
מדיניות הצבא לגבות מחיר מהאוכלוסייה.
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02/06/2010
הס תקשורת, די
אנחנו
לא ממש מלקקים דבש, אירוע רודף אירוע ועם ישראל נותר נרדף. אלפיים שנה של גלות
ועתה ימים רבים של ברברת.
הטלוויזיה
דולקת, כל הערוצים מפרשים את האירועים, לאורך כל היום במידה רבה של להט. הם יושבים
באולפנים ממוזגים ומבקרים את צה"ל, הנהגת המדינה, הרמתכ"ל, שר הביטחון
ומי לא.
אליבא
ד-פרשנינו וכתבינו, הם המומחים לכל דבר בעולם הגדול ובארצנו הקטנטונת מוקפת האויבים. הם
טובים באמנות, בספרות, בספורט, בכלכלה וגם במהלכי מלחמה.
לו
הייתי לבדי באיזה מקום, הייתי מכבה את המקלט.
בעיתונות הכתובה אין נושא שלא נידון והעט כותבת מהגיגי ליבם של המומחים.
יתרונו
של העיתון, שאתה יכול להפוך את הדף או לקרוא עיתון אחר. אבל יש גם כתבים טובים שמנתחים
כשורה את אירועי השבוע.
החיסרון של הטלוויזיה הוא בזה שברגע שקורה משהו, האולפן הופך לחדר מצב. חייבים לפרשן לפני
הערוץ המתחרה.

כל
אחד וכבודו במקומו מונח, יש לי באמת הערכה רבה לאהוד יערי ולעודד גרנות ובדרך כלל
אני מקשיב להם רוב קשב. אבל השבוע נראה לי שכל פרשן וכתב הוא אנטי. זה לא מה שאני
מצפה מהם. הרשמים שלהם נלקחים מהעיתונות הזרה שהנה מכוונת, לכן האזרח מקבל תמונה
מסולפת.
היו
זמנים, ידענו מלחמות ומשברים, היו אלה זמני הנפילים.
בן
גוריון אמר : אום שמום על החלטות חבר העמים.
בגין
לעומתו קבע : לא חשוב מה חושבים הגויים, חשוב מה שאנחנו נעשה.
רבין
הורה : לשבור להם את הרגליים, ועוד אמירות כל אחת בתקופתה.
בעת
קרבות הטלוויזיה שידרה שירים, כך ידענו שמשהו מיוחד מתרחש.
כל
אחד היה פטריוט, עוד לפני שהציבו את הפטריוט על הגבעות.

עתה
הבטן שלי מתכווצת מרוב נבואות זעם ומחוסר הפרגון לצה"ל ולמדינה בעת מבחן.
אני
לא תמיד מסכים עם מדיניות הממשלה. בנושאים רבים יש לי ביקורת, אבל בזמן אמת אני לאומני,
מגבה, תומך בצה"ל ובמפקדיו.
דיונים,
פרשנויות באים אחרי פרספקטיבה של זמן, דיון מלומד ולא שלוף. לכן אני אומר לתקשורת
די, הבטן מלאה. זכרו היו ימים אז, היו שרים ,"אל יפול רוחכם, בואו שכם
אחד" או "תן, תן כתף". אז המורל היה גבוה. היום הןא למטה, במרתף.
אז,
קצת שקט.
הס תקשורת, די לדיבור בשעתו.
03/07/2010
בטאון שדה ? ביטחון שדה, דע להתבטא.
בעת חיולי לצה"ל לפני עשרות שנים, למדנו מהרצאות מפקדינו, לא להרבות במילים בטלפון הודות מיקומינו, מעשינו ועיסוקנו. "אזניים לכותל" נאמר לנו, על כן מוטב להעמיד פני פוקר גם בשיחות ידידים בסלון הבית. האויב הוסבר לנו מקשיב, קולט שברירי ידיעות ובהרכיבו את הפאזל הוא מגיע למסקנות מרחיקות לכת. לכן שתקנו ועד היום אני מצניע את עברי בצה"ל, גם אם לא הפכתי אי-פעם לגיבור ישראל ולעולם לא קיבלתי את עיטור המופת. הצנעתי את צניעותי.

מני אז ועד היום.
האזרחים של ההווה מעורים בעשה במדינתנו המותקפת, לכולם יש דעות לכאן ולשם, למשמע אזניי אני מסיק שכל מאן דהו יודע לנהל את המדינה לפחות ביותר יעילות מראש הממשלה, כל אחד מומחה בעניני בטחון המדינה כאילו היה אלוף בצה"ל. ועל אלופי העבר, לא נוסיף.
בעולם הוירטואלי הכל מתפרסם במהרה, יש בלוגים, יש יוטיוב, יש דילימושון ויש המילה הכתובה בעיתונות זרה ובאינטרנט.
לא הכל לטובתנו.
פטפטת של אנשי טובים הביאה לניסוח דו"ח גולדסטון. בפייסבוק כל ילד כותב מה שעולה ברוחו, עליי להזהיר אתכם שקוראים אותנו לאו דווקא אלה שרצינו שיגיבו, אלא קשבים מתוך האוייב.
בואו נהפוך את התפקידים : אנחנו נקשיב ונפתח עיניים. אבל ראשית כל, לא לכתוב כתובת מלאה ומספר טלפון בפייסבוק, אין לכם מושג כמה אנשי רעתנו נמצאים על הקו.
אתר ידיעות כלשהו עושה מלאכה נפלאה כשהוא אוסף אינפורמציה ומעביר אותה לפעילים. אותם אנשים אמורים להתריע בפני מנהלות יוטייוב, דילימושון ופייסבוק לגבי תכנים החשודים כמסיתים לשנאה ולרשע או לאנטישמיות, בדרך כלל זה היינו אך. לגבי בלוגים בהם מתפרסמים מאמרים שטניים, הפעילים פונים בצורה מסודרת לממשל הרספקטיבי.

אני רוצה לבשר לכם שהשיטה עובדת. כל סרט וידאו שנפסל, גורם אחריו ביטול התוכן בעשרות ומאות ההעתקות, הדבר משבש את רשתות ההפצה של מבקשי רעתינו.
אני אישית נדהמתי מכמות דברי בלע ושנאה המופיעים בפייסבוק למשל. סיפוק רב ניכר כשתכנים עוינים נמחקים.
מצד שני, ישראלים רבים ואנשים טובים בעולם מפרסמים דברי הסבר למה שקורה, למשל בעיניין המשט ההומניטרי. כל אחד שגריר של רצון טוב למדינת ישראל. לא נאמרים דברי ביקורת חס וחלילה אלא נימוקים המעלים את קרנה של ישראל. אחד המסבירים הטובים שלנו הנו פטוח סואייל מטוניס.
לא בכדי כתבתי במאמרי הקודם בעמית : "הס תקשורת, די". לא ניתן במוצא פינו תחמושת לאוייב. כשביקשתי לפסול סרט וידאו בדילימושון, התברר לי שהוא הופץ על ידי ישראלים. מדוע ? ביטחון מדינתנו לא נוגע בהם ? אפשר להיות צדקנים, אבל הרשו לי להזכיר שהנאצים לא הבדילו בין יהודי ליבראלי ויהודי דוס. כולם הובלו למחנות ההשמדה, אנשי שמאל, אנשי ימין, דתיים, מתבוללים ואתאיסטים.
שבןע טוב.
די לחכימא ברמיזה.

02/03/2011
Une roquette du type RPG a été tirée hier depuis la bande de Gaza vers un tank israélien patrouillant le long de la frontière.
Cette roquette a été interceptée par le système savant « Méhil Rouah » et détruite dans son envol.
Les manufactures israéliennes Raphaël et Etna avec la société américaine Général Dynamics ont mis au point le projet « Pardessus ou en hébreu Méhil Rouah ». Essayé avec succès en fin novembre dernier, Mehil Rouah a donné ses preuves hier, sauvant la vie d’une troupe de tankistes. Les soldats ne savaient même pas qu’ils étaient visés, mais ils savent maintenant qu’ils doivent leurs vies sauves à ce nouveau système.
Comme le pardessus protège du vent, Méhil Rouah défend les tankistes des roquettes et missiles envoyées à tout bon vent.
Méhil Rouah est monté sur les tanks et possède une application électronique équipée d’un radar et d’un foudroyer lancé automatiquement et muni d’un chercheur GPS qui s’attache à la roquette suspecte et la rattrape en quelques instants pour la transformer en cendres.
Avec ce nouvel appareillage les compagnies de tankistes seront dans l’avenir plus audacieuses.
Tsahal est satisfait du résultat de ce nouveau mode de défense qui a mis à bas un missille attaquant un tank israélien.
Tous les travaux minutieux pour mener à bon port ce projet ont été couverts de succès. Une bonne fin pour la collaboration étroite entre trois grandes manufactures qui ont vu leurs efforts triompher.
Kol Hakavod lé Tsahal !
.
.
20/08/2011
Représailles légitimes contre les terroristes de
Gaza
D'après l'armée
israélienne, les islamistes ne cherchent pas actuellement à déclencher un
nouveau conflit avec l’État juif. Leur
plan serait de tenter de kidnapper de nouveaux soldats ou des civils israéliens.
Cette information est courante aussi
dans le cabinet du Premier Ministre israélien.
Ce jeudi, 18 août
2011, le Néguev (Sud israélien) a connu une
série d’attentats. Huit personnes (six hommes et deux femmes)
- dont six civils -, ont été tuées suite à des tirs en provenance de la
frontière égyptienne. 29 personnes ont été blessées et évacuées à l’hôpital
Yosseftal à Eilat. A un stade ultérieur, sept blessés ont été transportés en
hélicoptère au Centre Médical Soroka à Beer-Shev’a. Concernant l’Egypte le vide
créé avec la chute de Mubarak se fait sentir dans tous les domaines et en
particulier dans l’administration et la souveraineté égyptienne du Sinaï.
Une embuscade - organisée
par des palestiniens depuis la frontière égyptienne - comprenant une attaque de
mortiers RPG et une fusillade a touché deux autobus et des voitures privées
dans le territoire israélien. Un combat s’est déroulé durant des heures entre
les infiltrés palestiniens et l’armée israélienne. D’un autre côté, l’armée
israélienne a visé plusieurs cibles dans la Bande de Gaza, dont un « camp
d'entraînement de terroristes », rapporte la radio israélienne. Les
organisateurs du traquenard ont été tués.
Une pluie de
missiles Grad et roquettes Kassam est tombée cette semaine dans le Néguev. Les agressions terroristes en
provenance de la Bande de Gaza contre le sud d'Israël se sont multipliées
depuis le début de cette semaine. Des dizaines de roquettes et obus de mortier
ont atteint le territoire israélien, avec un bilan miraculeux d’une quinzaine de blessés dans cette troisième
semaine du mois de ramadan.
Ainsi a débuté une
bataille qui n’en finit pas.
L’Autorité Palestinienne
n’a pas la possibilité d’arrêter cette agression menée par des dissidents de groupes palestiniens des terroristes du « Djihad
islamique ». Ou sans doute n’a pas de raison de faire entendre raison au
Djihad.
Ce qui ne va pas de
pair avec l’intention de cette Autorité de faire reconnaitre par L’ONU la
création d’un Etat. La gestion d’un pays ne saurait encourager le terrorisme.
Faute de quoi l’anarchie règnerait dans ce territoire. Les Israéliens ne pourront
en aucun cas accepter ces modes d’anarchie
et de tirs assassins dans leurs pays.
Qui sème le vent récoltera la tempête.
26/08/2011
בית הכנסת בית-אל : הגיעה אליי ידיעה עצובה, בית הכנסת המרכזי בעיר ספאקס נבזז, כהמשך
לאירועים האחרונים בנגב, המארב מה-18 לאוגוסט ש.ז. בדרך לאילת והקרבות שבאו אחריו, רצח תשעה
ישראלים והרקטות אשר נפלו כמטר עלינו. ברצוני לשוחח עמכם על הנושא הכאוב. כעשרים פלסטינים באו מרצועת
עזה לקרבת העיר אילת, כשהם מודרכים על ידי בדואים ממדבר סיני. מאז נפילת חוסני
מובארק, שורר אי-סדר במצריים ובמיוחד קיים חוסר שליטה בסיני, בנדוד השיירות שם,
במעבר נשק וסמים ועוד...
עשרים אנשי בלי-על עברו מתחת
לעמדות החיילים המצרים, ושכבו במארב מתוכנן בקבוצות אחדות., בהמתנה לכלי רכב ישראלים. אוטובוס נורה
בגובה החלונות על מנת לפגוע בראשי הנוסעים.
פצצת RPG
חיסלה אוטובוס שני. היו יריות על כלי רכב פרטיים. אומדן האבדות תשעה חללים.
השי"ד. הקבוצות המפוזרות הקשו על מתן עזרה ראשונה ועל פריסת כוחות חיילי צה"ל.
ההמשך היה קרב ארוך, הענשת מתכנני המבצע
הנתעב, מטר של ירי רקטות קאסם, וטילי גראד על ערי הנגב ויישוביה, עד לעיר אשדוד,
מטר של אש ומתכת.
אני לא מבין איך השטן מוביל את מחשבות ודרכי החשיבה של העולם הערבי,
לנקום במי שכבר הותקף על לא עוול בכפו. רק בקיאות בנפתולי המוח של " הז'יאד
האיסלמי" והבנת ראשי הדלעת של הפת"ח והחמ"ס יכולה לפענח קושיה זו.
העולם המערבי והעולם הערבי נשאר אדיש נוכח
רצח המונים בסוריה ולוב. מישהו מדבר על אל-אסד ? שיקום. לישראל לדידם, אין זכות
להגנה עצמית. אני התאכזבתי בראותי ספרי תורה קרועים בעיר גאבס או זרוקים על הארץ
בבית הכנסת בית-אל בספאקס. מחזה קורע לב. ההתפרעויות מול בית הכנסת המרכזי בשדרות
פאריס בעיר הבירה טוניס השנה, היו מסמרות שיער.
שריפת בית הכנסת המקודש באל-חמה הפסיקו את ביקורי שורשים של היהודים
בטוניסיה. ולא רק יהודים לא נוסעים לטוניסיה... נראה לי שמהפכת היסמין איבדה
מניחוח הפרח האהוב הזה שליקטו על עלי דקל ותלו על האוזן, כמשמום. הענף עליו מושתתת התיירות בטוניסיה כורע
ליפול, אבדה גדולה לכלכלת טוניסיה העומדת על כרעי תרנגולת בלאו הכי.
ובחזרה לבתי הכנסיות בספאקס. בית-אל שופץ
בעמל רב לפני כשלוש שנים ובית הכנסת על שם עמרם עזריה עליו השלום, במאי 2010. הרבה
מאוד כסף והרבה עמל, האם ירדו לטמיון ? שר הדתות הטוניסאי הוא האחראי למקומות
קדושים. האם ייטול אחריות ויתפטר ? רציתי ללקט מעט מידע : שני אנשים שראו עיניהם
תוצאת הביזה, היו המומים והדברים ששמעתי מהם היו : " הדוניה מכלייה, העולם
חרב". לא הצלחתי להוציא מפיהם האם לספרי תורה שלום והאם היכל הקודש נותר
נעול. מה שכן ידוע הוא שהקנדל les chandeliers, נלקחו. ערכם רב בהיותם מכסף. שוד וגזל. גם בית השמש נפרץ והכלים החשמליים,
כגון מקרר, מכונת כביסה אינם.
המשטרה המקומית מסרבת לענות לטלפונים וכאשר
היא כן עונה, התשובה היא : "ניתן פרטים לרב הראשי בלבד".
חברים אשר יצרתי עימם קשר מילאו פיהם מים
ואמרו שבמבט ראשון הכול נראה כשורה. אחרי לחצים הם שבו לבדוק, אבל הפעם הייתה
הבטחה ליד שני בתי הכנסת, בית-אל וזה על שם עמרם עזריה עליו השלום. לכן לא ניתן
להם להיכנס ולבדוק. עתה החזירו את ההבטחה לאחר הנעשה הנפשע,. מדוע ביטלו אותה
מקודם ? התרשמותי היא שהאנשים חוששים לדבר ואלה שאמרו מילה או שתיים ביקשו שלא
נזכיר שמות. אני מבין אותם.
כואב והלב דואב. המקומות המקודשים לנו, שהם
חלק מעברנו ושייכים לנכסי צאן ברזל של הקהילה היהודית, ערכם לא פחות ממקומות
מקודשים לדתות אחרות.
אני מקווה לטוב ולשמוע בשורות טובות בקרוב.
אני בהאזנה. ומצפה לחדשות טובות.
29/08/2011
Im lo ‘akhshav émataï ? - Par Dr Iman Sediri 
Depuis sa création, le 14 mai 1948, les pays
arabo-musulmans ont vu dans un petit Etat grand comme le monde, la nekba.
Pourtant, à ce jour Israël entretient des relations amicales avec plusieurs
d’entre eux, approvisionnant en eau la Jordanie, prodiguant des soins à Gaza,
construisant hôpitaux et écoles et signant des accords commerciaux avec l’Iran. Les relations pourraient être renforcées
davantage si les Palestiniens pouvaient accéder à une nation libre et
indépendante.
Pour ce
faire, ces derniers doivent reconnaître l’Etat Hébreu, chose faite. En effet le
9 septembre 1993, l’OLP a reconnu officiellement « le droit à l’Etat
d’Israël d’exister en paix et en sécurité ». Nous sommes donc en face d’un
échange de consentement fondé sur le libre arbitre où l’impossible n’est plus
permis.
Si ce
n’est pas maintenant quand ?
La
situation géopolitique dans la région du moyen orient est entrain de mouvoir,
l’Iran détient la bombe tout comme Israël, les révolutions arabes profitent aux
islamistes plus soutenus que les autres partis politiques comme il est le cas
en Tunisie et en Egypte, et les minorités sont frileuses.
Depuis
les attentats d’Eilat, la synagogue de Sfax a été sauvagement attaquée par des
extrémistes, est-ce le signe d’une nouvelle alya en Afrique du nord comme en
1967 ?
Il est
difficile de prédire l’avenir et l’on ignore si de tels signes sont inscrits
dans le code secret de la Torah.
Israël
pourrait être le fer de lance de la région, seul et unique pays démocratique où
druzes, bédouins, arabes, et samaritains cohabitent en paix.
Un
modèle à suivre, un allié, un pays frère et ami si seulement cette petite
nation palestinienne pouvait enfin voir le jour, par la parole, par l’action et
non par le sang !
Si ce
n’est pas maintenant quand ? אם אין אני לי, מי לי? וכשאני לעצמי, מה אני? ואם לא עכשיו, אימתי
03/09/2011
Par Fabien Guez Auteur du livre Un Etatt de trop Israël
est un Etat non voulu par la communauté internationale, mais subi. Il
n’a jamais été véritablement accepté, et a fait l’objet d’un rejet
consensuel à peu près universel. Il a toujours occupé une place sans
rapport ni avec sa taille ni avec la dimension du conflit au centre
duquel il se trouve. Toutes les mesures qu’il a prises pour assurer sa
défense ont été mises à l’index et ont fait l’objet de violentes
critiques, y compris de la part de ses « amis ». Il
n’est pas étonnant dans ces conditions, de constater que ce qui se
passe au sud d’Israël en ce mois d’août 2011, est une réédition de ce
que vit le pays depuis sa création.
Agression-Réplique-Condamnation
Le
déroulement des faits est immuable : les réactions des médias, celles
des Etats musulmans et arabes, celles des organisations internationales,
celles des hommes politiques, sont d’une année sur l’autre, d’une
décennie à l’autre, d’un siècle à l’autre, rigoureusement semblables.
C’est toujours la même chose : dans un premier temps l’Etat juif subit
une agression, dans un deuxième temps il réplique militairement, dans un
troisième temps il est condamné. Et cela immuablement. C’était
ainsi lors des guerres qu’il du affronter ; la guerre d’indépendance de
1948 ; la guerre de 1967 ; la guerre de 1973 ; celle de 1982 au Liban
ou l’opération plomb durci de 2009 à Gaza… Médias - Route d’Eilat-Roquettes
Israël
subit aujourd’hui une agression violente du Hamas, initiée jeudi 18
août 2011 par des attaques terroristes sanglantes sur la route d’Eilat,
qui se poursuit encore par des lancements ininterrompus de missiles sur
les villes du sud du pays. Plus d’une centaine de roquettes et obus
divers ont été tirés en deux jours causant dégâts et victimes. Du
coté des médias on en a parlé, un peu à droite un peu à gauche, sur
quelques télés, dans quelques journaux, relevant quelques morts par ci,
quelques blessés par là, mais on s’est bien vite lassé. On n’y est
revenu qu’après que l’Etat juif ait réagi pour souligner, avec force
interviews et images, les misères subies par les pauvres gazaouis
innocents, pour compter les morts palestiniens ou pour rapporter les
propos de dirigeants arabes hostiles. De
l’agression dont Israël avait été la victime, plus rien… au point
qu’une télévision française choisissait de ne mentionner le 20 août,
dans son journal du soir, que les conséquences des représailles de
l’Etat juif, effaçant délibérément ce qui les avait provoquées.
La présidence du Hezbollah
Du coté des Nations Unies, le Conseil de Sécurité proposait timidement de voter une déclaration qualifiant de « terroristes » les attaques sanglantes perpétrées jeudi en Israël. Rien qu’une déclaration… Une toute petite déclaration énonçant simplement que les «…parties entendent, non pas créer des obligations contraignantes, mais seulement exprimer certaines aspirations » [1] . Loin, très loin d’une résolution dont la valeur juridique est contraignante et « ..consacrée dans le droit international par l’article 25 de la Charte des Nations unies ». Une
toute petite déclaration…sans compter avec le Liban, membre provisoire
du Conseil, qui veillait et en empêchait l’adoption. Le Liban est pris
en otage par le Hezbollah, reconnu internationalement comme une
organisation terroriste. Le Hezbollah fait partie du gouvernement
libanais. Absurdement, l’organisation terroriste devient ainsi, par le
biais du représentant libanais, membre du Conseil de sécurité des
Nations Unies, et va en assurer la présidence pendant trois mois.
Les agressions israéliennes
Depuis
le 18 août les Palestiniens ne cessent d’arroser les villes du sud
d’Israël de roquettes. Comble de la dérision, ils parlent de « vengeance » et Ahmad Bahar, un des responsables du Hamas, ose déclarer qu’il n’y aura pas de cessez-le feu « tant qu’Israël ne cessera pas ses agressions contre le peuple palestinien ».
Du
coté des pays arabes, la Ligue Arabe, qui a mis des mois pour se
prononcer mollement sur les massacres en Lybie ou en Syrie ayant fait
plusieurs milliers de morts, décide de se réunir d’urgence le dimanche
20 août « à la demande de la Palestine, pour examiner les
répercussions de la dangereuse situation suite à l'agression continue
d'Israël contre Gaza ». Résultat : elle condamne « les raids aériens menés par Israël sur l'enclave palestinienne », et demande au Conseil de sécurité des Nations unies « d'adopter les mesures nécessaires pour mettre fin à l'agression israélienne ». A Damas, la Syrie dont le Raïs extermine jour après jour ses opposants avertit Israël « des
retombées d'une nouvelle agression, et affirme son soutien absolu à la
lutte du peuple arabe palestinien pour la récupération de sa terre et de
ses droits ».
Le très « modéré » Mahmoud Abbas
De son coté Mahmoud Abbas, le « très modéré »
leader de l’Autorité palestinienne, incapable du moindre contrôle sur
la bande de Gaza dirigée par le Hamas, appelle à une réunion d’urgence
du Conseil de sécurité des Nations Unies « pour faire arrêter les attaques d’Israël sur Gaza ». C’est assurément de cette façon qu’il envisage de jeter les bases d’une paix avec l’Etat juif. Mahmoud
Abbas qui s’obstine à vouloir réclamer de l’Assemblée générale des
Nations Unies l’admission à l’ONU d’une Palestine bicéphale
incontrôlable, aura certainement le soutien de la France du président
Sarkozy, dont le ministre des affaires étrangères Alain Juppé déclarait
le 14 mars 2011 lors d’une intervention devant la commission des
Affaires étrangères de l’Assemblée Nationale que la reconnaissance de « l’Etat palestinien » par l’Union européenne, « en l’absence d’accord de paix avec Israël», était « une hypothèse qu’il fallait avoir en tête ».
Condamnation et usage disproportionné de la force
Y
aura-t-il cette fois encore des condamnations internationales ? Selon
ce que fera Israël, peut-être, peut-être pas. Tout dépend. Car les
nations condamnent systématiquement l’Etat juif, au nom de ce qu’elles
appellent «l’usage disproportionné et excessif de la force »… Ce
dont est coutumier le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon qui par
exemple, et ce n’est pas la seule fois, condamnait le 13 mars 2008,
dans son discours d'ouverture du 11e sommet de l'Organisation de la
conférence islamique, Israël pour usage « inapproprié et disproportionné de la force » lors d’une opération de représailles. Ce qu’il refit le 15 mai 2011 en accusant Tsahal d'un « usage disproportionné » de la force contre les manifestants libanais qui avaient envahi la frontière. Ce que fit aussi Alain Juppé qui, après avoir rappelé de façon « touchante », son amour d’Israël, écrivait sur son blog le 10 janvier 2009 « ..aujourd’hui,
j’avoue que je ne comprends plus…. Où donc l’attaque sauvage qu’elles
mènent contre Gaza peut-elle les mener? …[le vote du conseil de sécurité
de l’ONU sur ] un cessez le feu immédiat…. devrait être le signal, pour
le gouvernement israélien, que maintenant, c’est assez.. »
En
attendant, Israël, quoiqu’il fasse ou quoi qu’il dise, ne convaincra
de son juste droit, ni les médias acquis à une autre cause, ni les
organisations internationales dominées par l’OCI ,
ni la plupart des hommes politiques soucieux de préserver leur
électorat musulman. Il ne peut et ne doit compter que sur lui-même, sur
ses soldats, sur ses moyens de défense, sur sa créativité, surtout pas
sur ses « amis », et il doit s’attendre encore à bien des cendres et des larmes. Source :
06/09/2011
La Synagogue Beith-El à Sfax a été pillée
Par Camus BOUHNIK
Je viens d’apprendre une triste nouvelle, un délit affligeant, le
saccage et le pillage de La Synagogue Beith-El à Sfax., suite aux évènements
ayant commencée le jeudi 18 août 2011, dans
le Sud d’Israël : une embuscade organisée par
vingt Palestiniens a causé la
mort de neuf Israéliens.
Je voudrais vous entretenir à ce sujet.
Suite à ce traquenard une bataille sans fin commença au cours de
laquelle des roquettes Quassam ont été tirées sur les villages du Néguev et des
missiles Grad sont tombés comme une pluie de feu et d’acier dans les villes
israéliennes : Ashkelon, Ashdod, Béer-Shev’a et Quiriat-Gat. Les morts et les
blessés sont baignés dans le sang des deux côtés.
L’initiative de ces évènements est venue non pas du Hamas mais des dissidents du Djihad
islamiste. Le Hamas a d’abord fermé un œil et ensuite il a dû prendre part au
combat. Jusqu’au cessez le feu de dimanche soir 21 août, cessez le feu qui n’a
pas duré. On a promis 70 vierges à chaque terroriste à son arrivée au Paradis, alors ils sont bien
motivés. .
Un esprit de patriotisme et de vengeance a-t-il mal conseillé des
jeunes écervelés jusqu’à s’en prendre à une synagogue en Tunisie ?
Beith-El est le Temple officiel de la ville Sfax. On a souvent vidé sa colère
sur ce lieu saint. Dans la même mesure qu’une mosquée ou une église, une
synagogue est un lieu sacré, un patrimoine de la communauté. 
Nous avons voulu avoir plus d’informations au sujet de ce saccage,
cette chmetta. .
La police locale refuse de répondre au téléphone et dans le cas
échéant où elle le fait, elle ne donne aucun renseignement.
Deux témoins ayant visité les lieux racontent que non seulement la
synagogue a des grands dommages, mais la maison attenante, l’appartement du
Shamash a été vidée de son contenu. L’histoire se répète-t-elle ?
Déjà dans son livre La
Synagogue de Sfax, notre ami Claude
Kayat a décrit les différentes phases de la construction du complexe Beith-El,
qui comprend une Synagogue et une salle de conférences opposée au Temple et
close par un large rideau de bois, s'ouvrant en accordéon. Durant les jours de
fêtes, la séparation est ouverte, les deux salles n’en faisant qu'une,
permettant l'accès à un grand nombre de fidèles. La Communauté Juive comptait
5600 personnes à l'époque, dont la plupart étaient habitants du Centre-Ville,
Bab-el-Bhar.
Claude Kayat a rappelé les
grands moments de la Synagogue Beith-El, temps qui dura peu, trois ou quatre
ans : avec l'Indépendance de La Tunisie, la société juive quitta la Tunisie,
pour Israël, la France, Le Canada et d'autres pays.
L'auteur a décrit le déclin
de lieu saint que complétaient à part les deux salles citées, une Ecole de
l'Alliance Israélite, un dispensaire O.S.E et une maison pour le bedeau, le
Shamash. Dans l'exhortation pour l'Indépendance, se créèrent des bandes de
shabab, de voyous qui s'en prirent au Temple, cassèrent les vitrages, jetèrent
à bas les Sépharim Saints, les livres de prières et saccagèrent tout ce qui
leur tombait sous la main. Le narrateur n'a pas oublié de faire la critique de
ces actes de vandalisme et d'en tenir compte aux responsables municipaux et au
Gouvernement qui n'ont pas essayé d'empêcher ce désastre.
Les voyageurs Israéliens en
revenant de leurs excursions en Tunisie, ont conté ce que leurs yeux ont vu. Un
pincement au cœur a saisi les auditeurs
à l’écoute de ces rapports. Comment rester indifférents ? C'est alors
que commença le commerce de ce complexe. Les propriétaires Juifs, de guerre
lasse, ont mis en vente ce bâtiment, perle de la communauté Juive. Un indigène
qui a conçu l'achat et dit-on mourut au bout de l'an. L'édifice resta entre les
mains des Juifs de Sfax. Toutefois les autorités ont opposé une condition,
qu'il soit restauré, sinon il serait mis en vente au plus offrant. On a parlé
d'un projet aspirant transformer le site en mosquée ou en centre commercial.
Des volontaires ont
décidé& d’e restaurer la Synagogue.
L’un d’eux a fait un rêve dans
lequel il se voyait restaurant la Synagogue Beith-El. Etait-il influencé par la
cupidité des filous des immobiliers ? Toujours est-il qu'en parlant avec des
amis, il fut décidé d'un commun accord de prendre le taureau par ses cornes.
Ils s'installèrent dans la Synagogue et commencent la restauration du bâtiment
qui a été le dispensaire de l'OSE et phase après phase, firent des travaux dans
les autres ailes de l’immeuble.
Par les moyens de bord et
subventionné par leurs propres économies, ils entreprirent un travail
d'arrache-pied, et ont changé des centaines de carreaux cassées dans un labeur colossal,
remplacé des portes brisées, remis de l'ordre et les Sépharim dans l'Eikhal,
qui fut verrouillé par une barre de fer et cadenassé. Une quantité de livres
saints est mise dans des sacs, afin de les porter à la Guéniza. Les murs sont
retapés et au bout de quelques mois, la synagogue a pris une allure décente.
Mais le labeur n'est pas
terminé. 20.000 euros ont été investis, les dons sont si rares, qu'un appel est
fait pour offrir à cette Synagogue l'ampleur de naguère.
J'ai retrouvé quelques-uns
des volontaires et j’ai vu dans les photos qu’ils m’ont exhibé, la différence
entre ce qui était et le renouveau.
L’esprit de vengeance n’est pas toujours guidé par le bon sens.
Quelle idée de se venger et de punir un peuple en saccageant ses lieux saints,
son patrimoine ? La colère est mauvaise conseillère et dans un pays
démocratique, un lieu saint reste un lieu saint.
J’ai été très déçu de voir l’état des lieux de culte juif en
Tunisie. Ça m’a fait mal au cœur de voir les parchemins déchirés à Gabès et
les tabernacles de la synagogue Beith-El jetés au sol. Beith-El a été restauré en 2008, tandis que la Synagogue Azria a été réparée
et remise à neuf en mai 2010 avec l’aide de quelques familles de La Diaspora.
Hélas çà n’a pas tenu longtemps.
La révolution du jasmin n’a pas la senteur du mechmoum, de la fleur
de Yasmine que j’aime. Le pillage de la Synagogue d’El-Hamma - qui attire tant
de touristes -, est un boomerang qui retouchera
le tourisme en Tunisie. Je ne parle pas des émeutes devant la Grande Synagogue dans l’Avenue de Paris à Tunis.
Les Juifs n’ont pas visité La Tunisie cette année et pas seulement
eux. La branche touristique si essentielle à l’économie tunisienne n’est plus
si consistante.
Je reviens au sujet de la Synagogue Beith-El. Tant de travail de
restauration pour rien. Quel saccage, quel dommage…
Je ne comprends pas ce qui a poussé les Sfaxiens si aimables en
général à en venir à ce vandalisme. Car une synagogue, comme une mosquée ou une
église est un lieu de cultes et la convivialité sfaxienne a toujours respecté
tous les mœurs.
Pourquoi les extrémistes islamistes sont tolérés dans notre pays natal, ce pays que nous devrions oublier
si rien ne change.
Hier on m’a averti que la sécurité a été rétablie devant les deux
synagogues. Le Ministre des Cultes est responsable des lieux saints. Va-t-il assumer ses responsabilités ?
Je suis à l’écoute et souhaite avoir des bonnes nouvelles bientôt.
Tous droits réservés ©
Notre amie Chochana Boukhobza a écrit une lettre au
Gouverneur de Sfax. Nous avons reçu l’autorisation de publier cette lettre.
Merci Chochana. 
Beth-El ou la Maison de Dieu par Chochana Boukhobza Monsieur le Gouverneur de Sfax,
Nous sommes nés la même année, à quelques mois près.
Si la vie avait joué ses cartes autrement, nous aurions pu nous
connaître, faire nos études dans la même fac, nous rencontrer dans la rue et
qui sait ? manger un couscous ensemble et déguster un thé vert assis à la même
table, dans la lumière d'un jour d'été.
Il n'empêche, Monsieur le gouverneur Ali Jendoubi.
Même loin de Sfax, je suis encore de Sfax, et j'en appelle à vous
et à votre justice.
La synagogue de mon grand-père a été vandalisée. Les coupables
seront-ils poursuivis ?
Si vous ne dites rien, ils se sentiront encouragés à recommencer
ailleurs. Et moi, je ne veux pas que cela recommence. Je ne veux pas que l'on
médise de la Tunisie. Je ne veux pas que cette révolution dont j'écoute la voix
depuis son premier jour, qui m'a mis au coeur une émotion puissante, soit
souillée par des actes de violence aussi absurdes qu'inutiles.
Je suis fille de Sfax. Les miens y sont nés. Sept générations.
C'est peu et en même temps énorme.
Et cela crée des liens. Entre vous et moi. Entre nos deux peuples.
Pour tous ces gâteaux donnés et rendus pour célébrer nos fêtes, pour toutes ses
salutations amicales que nous nous sommes adressés entre voisins durant des
centaines d'années.
Nous ne sommes pas amis sur Facebook, hélas. Mais je crois au
bouche à oreille qui fait sortir les gens de leurs maisons et créé la
révolution.
Je sais que ma prière vous parviendra.
Dites un mot pour nous qui portons notre identité tunisienne, là où
nous vivons.
Et que nos livres nous soient rendus !Chochana Boukhobza 
10/09/2011
Pascal
Abrahami Le
18 août 2011 est mort le vétéran des combattants de la Brigade
anti-terroriste, le légendaire Yom-Tov Pascal Abrahami.
 Pascal
est tombé sur le sol du Negev à l’âge de 49 ans lors d’une attaque terroriste
près d’Eylath. Une vingtaine d’infiltrés Palestiniens ayant tendu une
embuscade, tirant sur les voitures, autobus et sur les militaires et infirmiers
venant de au secours des
victimes.
Pascal
né en France a fait son Alya en Israël en 1979.
Après
la Shivâ, la semaine de deuil, une colombe blanche s’est posé sur la bordure du
balcon. Sima la veuve de Pascal, toute étonnée de voir cette convive, l’a
regardée, examinée à chaque ouverture de la porte vitrée. Les jours passant
sans que la colombe ne quitte les lieux, elle lui donne de l’eau, des graines
et de la mie de pain. Cet oiseau inconnu fait dorénavant partie de la famille. La
blanche colombe donne des coups de bec à
la vitre pour demander de l’ouvrir et elle s’installe dans la cuisine comme une
maîtresse de maison.
On
a dit à Sima qu’il s’agit d’une âme. Mais quand bien même religieuse, elle ne
le pense pas.
 « Il
y a sans doute un lien entre la mort de Pascal et la venue de ce pigeon, mais
je ne crois pas que ce soit l’âme de Pascal. Une âme a besoin de repos et non
pas de voler autour de ma terrasse ».
Pascal a été blessé en 1988 au sud du Liban et ayant
survécu a trouvé que la Vigilance Céleste est venue à son aide. Après un prompt
rétablissement, il est de retour à son poste à la Brigade. Depuis il s’est
rapproché de Hashem et a fait ses trois prières journalières, posant ses
phylactères tous les matins.
Lors
de son mariage avec Sima il faisait déjà partie de la brigade et y passé 26 ans
de sa vie, jusqu’à son dernier souffle. Le
soir de ses noces un signal rouge clignota un instant son biffer, appareil
d’alarme portatif. On avait besoin de
lui.
« Tu
m’épouses ou tu te maries avec ce signaleur » ? demande la jeune
femme.
« Tu
es ma compagne légitime et le signaleur est ma seconde femme. Je me suis engagé
pour un an et demi, çà passera vite. Monsieur le Rabbin, ayez l’obligeance de
ne pas trop prolonger la cérémonie des Sept Bénédictions, le devoir m’appelle »
répond-il.
Sima
a pris son courage à deux mains et ne l’a jamais empêché de faire son obligation.
Elle ne lui a jamais rappelé que les années passées ont dépassé de loin la date
limite qu’il s’était imposée. Elle ne lui a jamais posé de questions et lui ne
pouvait pas lui répondre. Mais elle savait reconnaître dans son comportement, à son adrénaline, son activité et selon les signes
d’un état d’émoi, visibles lors de
l’écoute des informations.
 Une
activité connue de Pascal date du 7 mars 1988 : L’attaque de l’autobus des
mamans par des terroristes du PLO. L’évènement est nommé depuis
« l’autobus des mamans ». Ces femmes comme de coutume ont pris le bus
à dix heures, ce privilège de commencer tard le travail leur étant accordé par
leur employeur Kamag à Dimona. Le vigile en permanence dans le bus, Victor Ram
a été tué à bout portant. Deux autres dames, Rina Zarzasky et Myriam Ben Yaïr ont été abattues juste avec l’arrivée de la
Brigade anti-terroriste. Pascal faisant irruption dans le bus se trouve nez à
nez devant trois hommes armés. Il tire le premier, abattant les mercenaires
ennemis. Ce faisant il a délivré les femmes apeurées dont huit sont blessées.
Pascal
diminua ses longues heures de travail interminable et fournit son aide à Sima.
Pour élever trois garçons, on n’est jamais de trop pour donner un coup de main.
Il a fait les commissions, les achats et maintes besognes ménagères.
Pascal
très modeste gardait une quantité de médailles reçues sur le champ d’honneur
dans un tiroir. Des lettres de gratification et de reconnaissance n’ont vu le
jour qu’après sa mort. Personne dans son voisinage ne savait quoi que ce soit
de son occupation secrète.
Abrahami
a laissé une femme fréquemment inquiète mais aimante Sima, et trois fils âgés
de 24, 22 et 18 ans, Matan, Tal et Ohad. Ses enfants qui ont été angoissés très
souvent.
L’épouse
Sima en arrivant à sa litière funeste
pour faire ses adieux a découvert son
visage souriant. Comme une personne à son aise, satisfaite devant le devoir
accompli.
 On
ne t’oubliera pas Yom-Tov Pascal Abrahami.
20/09/2011
De l’identité tunisienne

Par Hédi Bouraoui
Mais qui sommes-nous culturellement parlant ?
D’abord nous sommes à deux mois des élections de
la Constituante dans une période de transition qui a du mal à calmer les
esprits. Le consensus nécessaire se fait attendre pour que la stabilité et la
sécurité du pays s’instaurent afin de redémarrer l’économie et parvenir au
développement durable. Une effervescence dans les débats opposant islamistes et
démocrates, fanatiques et laïcs, ce qui bafoue les Tunisiens de l’intérieur
comme de l’extérieur. La parole libérée se déchaîne, les surenchères montent au
plafond de l’indécence, les innombrables partis politiques se jugulent dans une
course effrénée au pouvoir ! Oh ce Kursi tant envié, cette chaise que tout un
chacun veut occuper ! Même par ceux et celles qui ne sont ni préparés, ni
équipés pour mener à bien les objectifs de la «Révolution du jasmin », à savoir
une démocratie participative qui devrait nous faire honneur.
Dans ce brouhaha infernal, les oppositions
d’idées sont salutaires si elles ne tournent pas à l’imposition de ses propres
pensées dogmatiques sur l’ensemble des prétendants. En réalité, les partisans
du régime dictatorial sont sortis par la porte ! D’autres aussi passéistes et
rétrogrades insistent pour rentrer par la fenêtre ! Ici je ne me réfère pas
seulement aux anciens membres du RCD, mais à tous ceux qui tiennent coûte que
coûte à parvenir à des postes de pouvoir sans jamais penser à le lâcher un jour
!
L’impatience fait rage et personne ne peut deviner sa résolution !
En suivant de près les programmes politiques des
partis, les tenants et les aboutissants des débats, je remarque que dans cette
profusion cacophonique de positionnements, personne ne semble parler, ni se pencher
sur la dimension culturelle de notre pays. Et pourtant, la Tunisie possède un
héritage culturel des plus prestigieux du monde. Sinon le plus prestigieux !
Notre culture est souvent délaissée pour l’adoption d’une culture extérieure.
Tape-à-l’oeil qui ne correspond pas toujours à nos valeurs ! Je n’oublierai
jamais mon jeune frère qui tenait à acheter « Halwat el Kharej », alors que
nous produisons d’excellents bonbons chez nous ! L’étranger est toujours
surévalué par rapport au national. Et ceci est un de nos talons d’Achille !
Qui sait que l’Ifriqiya, notre Tunisie actuelle,
a donné son nom à tout le continent ? Que le fossé de Scipion marquait le lieu
de démarcation entre l’Afrique nouvelle au sud et l’Afrique ancienne au nord de
Thyna, à onze kilomètres de Sfax ? Que Carthage et les Carthaginois régnaient
sur la Méditerranée deux cents ans avant la fondation de Rome ? Bien sûr, the
happy few ! Et nous n’en manquons pas ! Dieu merci !
On peut nous rétorquer : A quoi sert cette
connaissance au commun des mortels ? Peut-être à pas grand-chose ! Mais quand
on sait que notre terre a accueilli différentes races, religions, croyances,
coutumes… alors on saura qu’il faut cultiver la tolérance envers la diversité
pour vivre ensemble dans la paix et la prospérité. Le différent n’est pas
rejeté ; il fait partie de nous !
Beaucoup de personnes pensent que la culture est
l’apanage des riches, un vernis produit et apprécié uniquement des artistes et
des intellectuels. Et l’on bascule de ladite haute culture des arts et des
lettres à la culture populaire, l’artisanat… Pour cette raison, j’ai créé le
mot-concept de Créaculture car l’interaction de l’homme / femme et son milieu
sont à la source d’une perpétuelle création de valeurs culturelles vivantes
assumées par toute la nation ! Ainsi l’être humain façonne son milieu comme son
milieu le façonne. Vue sous cet angle, nous sommes tous créateurs de culture
dont la spécificité est fonction du pays (de l’espace ?) où nous vivons. Le
Tunisien est différent de l’Algérien, celui-ci du Marocain même si nous avons
tous une base commune qui est le Maghreb dont les valeurs sont distinctes du
Machrek… Encore une fois, même si nous avons des affinités avec cette région du
monde. De nation en nation, aux frontières dites naturelles et qui sont en
réalité tracées par des hommes, nous nous acheminons vers les valeurs
universelles. J’avoue que je n’aime pas beaucoup le télescopage abstrait de
l’universalité. Je préfère mettre l’accent sur la spécificité qui dialogue avec
la différence en empruntant les chemins ardus de l’humanisme.
Quelle est alors l’identité tunisienne ? Ou
qu’est-ce qui fait de nous des Tunisiens ?
L’Identité est une notion très complexe contenant tellement d’ingrédients
agglomérés qu’on ne peut les séparer ! Ses éléments tirent leurs composantes de
tellement de domaines: l’anthropologie, l’histoire, la géographie, les
coutumes, les mentalités, la religion, la linguistique, le droit, les sciences
naturelles, politiques, humaines… Tous ces facteurs sont sous l’égide de la
conscience individuelle et de l’inconscient collectif. Ce tout confère des
traits caractéristiques à la population d’une nation. Les savants se sont
penchés pour la définir sans jamais épuiser ses strates significatives.
Pour ma part, je donnerai quelques exemples
concrets qui révèlent notre façon de penser et d’agir en tant que Tunisiens. Et
ceci en toute modestie !
Commençons d’abord par des généralités. Nous nous
inscrivons dans les valeurs de l’Afrique et de la Méditerranée, rive sud. Et
notre sol a été peuplé par tant de civilisations : berbère, phénicienne,
wisigoth, turque, arabe (celle qui prévaut aujourd’hui), française… pour ne
nommer que quelques- unes. Elles se globalisent en ce que nous appelons
aujourd’hui la civilisation arabo-musulmane. Et en Islam, nous appartenons à la
branche sunnite. Mais l’on ne doit pas oublier que nous avons vécu avec des
Juifs et des Chrétiens qui ont laissé leur marque sur le pays. En somme, ce
sont des couches superposées de valeurs si contrastées et si différenciées qui
constituent notre identité. Depuis un demi-siècle, je vis à l’étranger, mais je
rentre au pays une fois par an pour y passer un mois ou plus. A chaque fois, je
constate des changements significatifs tels que le port du voile en
augmentation dans la rue et dans les familles ! Il reste cependant des acquis
qui perdurent: l’éducation prévalente de presque la totalité de la population,
le statut privilégié de la femme. Ainsi, la Tunisie reflète un haut degré
d’instruction et une condition féminine des plus progressistes grâce aux
théories fondatrices de Tahar Haddad et leurs applications par Bourguiba. Ces
deux atouts font notre force aussi bien chez nous qu’à travers le monde.
On me dit que je reviens au pays pour me
ressourcer. Non! Je porte en moi ma tunisianité partout où je vais! Celle-ci
contient en premier lieu ma sfaxitude. La ville où je suis né et ma façon
d’être, de parler et d’agir. Des spécificités imbriquées. Imaginez mon bonheur
quand un baigneur m’entendant parler à Sousse m’a dit « Inti Sfaxi ! » (Toi, tu
es Sfaxien !). De même, en visitant la Ghriba à Djerba et sans dire un mot, un
rabbin assis sur une hsira (natte) pointe son doigt sur moi et me dit : «Inti
Sfaxi ! ». Étonné, je lui demande comment il a deviné mon origine. Il a répondu
simplement : « Je sais ». J’ai discuté un peu avec lui et voici le dialogue :
• Kaddesh andik Sghars ? (Combien as-tu d’enfants
?)
• Ma nish M’aariss… Ana ‘Aazeb
! (Je ne suis pas marié, je suis célibataire !)
• Khoudh M’ra, ma Khoudh min tinek ! (Prends une femme, mais prends-la de ton
argile !)
Ces allusions aux enfants, au mariage et au Tine, cette argile première qui
nous définit, sont des marqueurs de notre façon de voir le monde et de nous
comporter. Ceux-ci contiennent tellement de composantes identitaires qui
s’entrecroisent et se complètent pour signaler des caractéristiques précises.
Ajoutons que ce conseil ne vient pas seulement de lui, mais des ancêtres de nos
ancêtres. Il y a souvent des gestes qui nous définissentss: tel ce jeune homme
qui nous offre de partager son casse-croûte avant de l’entamer, en s’asseyant à
côté de moi et d’une autre personne sur un banc public à Sousse. Une fois
remercié, il mange seul en paix. Ce geste simple prouve la générosité,
l’hospitalité, la convivialité du Tunisien. Car ici au moment du repas,
l’inconnu partage ce qu’il mange avec un autre inconnu !
Quand on pense que nous n’avons pas eu notre
indépendance d’un seul coup! Attelé à la tâche, Bourguiba l’a diplomatiquement
obtenue étape par étape. Ce qui prouve l’approche tunisienne de la patience et
de la détermination à atteindre le succès par paliers ! Malheureusement,
aujourd’hui on s’entête à vouloir tout et tout de suite ! L’identité n’est
jamais fixée, ni ne pourrait être captée globalement d’un seul trait. Elle se
révèle par petits gestes, petites réactions qui font aboutir aux généralités
égrainées sur un peuple donné. A chaque fois que je me présentais comme
Tunisien, on se met à faire l’éloge de ce peuple bien éduqué, hospitalier,
aimant la douceur de vivre et refusant l’extrémisme et la violence. Et c’est
toujours la condition de la femme et ses avantages qui sont mises à l’avant.
Mais cette image flatteuse ne devrait pas nous induire en erreur. Nous avons
sans aucun doute des défauts. Et ce sont leurs excès qui ont poussé le peuple à
se révolter !
Lorsque notre pays a été exploité d’une façon
éhontée, humilié par un régime dictatorial et une mafia sans loi, ni foi, il a
su paisiblement relever la tête et satisfaire sa soif de liberté, dignité,
justice… En un mot, faire entendre sa voix au monde entier ! Donnons donc le
temps au temps de la transition d’accomplir sa tâche dans la transparence et la
sérénité pour redonner à notre chère Tunisie l’image radieuse et pacifique qui
a fait notre réputation. Et penser et agir toujours en fonction de l’intérêt du
pays et des Tunisiens au lieu de la glorification de telle ou telle personne,
fut-elle président de la République !
Hédi Bouraoui Source : http://www.leaders.com.tn/article/de-l-identite-tunisienne?id=6376
30/09/2011
Pour la jeunesse tunisienne
Par Hédi Bouraoui
 On ne le répètera jamais assez, la « Révolution du
jasmin » a été déclenchée et conduite à terme par la jeunesse tunisienne. Avec
tant de sacrifices ! Et en premier, Mohamed Bouazizi. Il en est de même pour le
« Printempsarabe » et ailleurs. Ce sont toujours les jeunes qui ont été à
l’avant-garde des mouvements de contestation, d’indignation, de révolutions.
Malheureusement, ce sont les caciques de l’ancien régime ou des régimes
précédents qui prennent les rouages du pouvoir pour mener la transition. Il est
vrai qu’ils ont l’expérience pour mener à bien les affaires de l’État. Mais
franchement, ce n’est pas suffisant ! Il aurait fallu inclure les jeunes
dans les démarches et affaires sociales, dans les négociations politiques…, ne
serait-ce que pour les habituer à faire face aux machines gouvernementales. Et
celles-ci doivent de toute façon changer. Slim Amamou, un des cybernautes
principaux de la révolution tunisienne, a fait partie du gouvernement transitoire,
mais il a vite démissionné. Dommage ! Il aurait du y avoir d’autres jeunes
comme lui pour l’épauler et surtout que le point de vue de la jeunesse soit
représenté à tous les niveaux.
Depuis le début et même avant le 14 janvier, je n’ai cessé de m’informer
quotidiennement non seulement sur la situation tunisienne, mais sur toutes les
révolutions et en particulier la Libyenne. Mon élan d’enthousiasme et
d’optimisme s’est vite transformé en un pessimisme désolant qui m’a beaucoup
chagriné. En réalité mon positionnement est en perpétuelle fluctuation. Des
Hauts, et des Bas ! Tout dépend des nouvelles glanées dans les médias tunisiens
et étrangers. Les débats font légion, mais pas toujours dans le respect de la
loi. La violence et le vandalisme surgissent de temps à autre et les agents de
la sécurité sont débordés. Des efforts sont faits pour faire aboutir le
processus électoral, mais les chicanes, les défis, les rumeurs augmentent, de
toute évidence, la confusion et les malentendus. Des actes fondateurs ont pris
place tel celui de la Haute Instance, mais à quel prix ? Je ne parle pas ici de
finances, mais d’efforts, de négociations acerbes, de sacrifices… pour
arriver à un consensus. Un dévouement inconditionnel de notre armée qu’il faut
louer pour son patriotisme dont nous sommes tous reconnaissants. Et c’est ça le
but du changement démocratique.
Dans « La Stratégie politique de la Nahda », Hammadi Redissi fait une fine
analyse esquissant les défis et les enjeux, tous accaparés par ce parti
politique islamiste. Il dénonce le rôle ambigu et le double, sinon le quadruple
langage de ce parti religieux ! Et l’on peut se demander comme lui : « A ces
conditions, à quoi servira la Constituante ? » Sans doute à entériner sa
victoire déjà annoncée ! Ce Parti a le vent en poupe, il est l’un des plus
structurés et par conséquent il fait de la « vraie politique pas celle de nos
politiciens divertissants. » Il est vrai que les Islamistes s’occupent beaucoup
d’aide sociale, ce qui est, pour eux, un mode de recrutement efficace. Des
militants qui vont propager la foi à la sauce idéologique ! Par contre les
Libéraux ne devraient pas se désintéresser de ce champ social, laissé vacant en
le remettant aux mains des Islamistes, par inattention. Il est évident
que chacun(e) est libre de pratiquer sa religion ou ses convictions comme bon
lui semblent. Mais dévier la religion à des fins politiciennes n’est point
éthique ni pour la foi (ainsi défigurée) ni pour la politique (ainsi
opportuniste). Pour une véritable démocratie citoyenne, le domaine de la foi et
celui de l’option politique devraient être complètement séparés. Chaque chose
en sa place ! Que l’on se réclame de l’arabité et de l’Islam ne conduit
nécessairement pas à l’application de la Chariaa, ce à quoi tiennent les Islamistes,
même si avant les élections, ils utilisent la langue de bois pour marteler un
message imbibé d’ambiguïté. Je vous renvoie, cette fois-ci à l’entretien de Si
Mohamed Talbi dans La Presse, du jeudi 21 avril 2011, page 8. Voir ce que notre
meilleur islamologue, philosophe sur les trois religions du Livre, dit de
la Chariaa, en terre d’Islam. Je ne suis pas spécialiste des religions.
Cependant j’avoue être attiré par sa position qui rend à l’Islam ses
fondements de paix et de respect de la foi (la sienne et celle des autres)
dégagés de tout prosélytisme politico – religieux.
Dans la Tunisie actuelle, les polémiques vont bon train, du référendum, à la
date des élections, au financement des partis… cette liste n’est pas
exhaustive. La polémique et les diverses idéologies qui se positionnent,
argumentent, accusent et se contredisent font du bien à la liberté
d’expression. Mais cela ne fait qu’ajouter du « bruit et de la fureur » au
brouillage généralisé. Et là où le bât blesse, c’est que les intérêts personnels
passent avant l’intérêt général. Très peu de penchant vers le bien commun et
l’intérêt du pays. Si Mohamed Ennaceur le remarque bien dans son titre : « Je
crains une montée d’intérêts personnels et la dislocation des liens sociaux. »
Justement ces liens sociaux ne devraient pas être érigés en systèmes,
mais laisser le naturel acquérir de nouvelles façons de réagir, de penser et de
choisir. Et Dieu merci, la Tunisie ne manque pas de penseurs, d’historiens…
d’intellectuels dans tous les domaines du savoir pour nous éclairer, nous aider
à développer ce sens critique constructif qui nous a manqué pendant des
décennies de dictature muselante. Voyez l’exemple de Si Mansour Moalla qui nous
a édifiés sur l’économie nationale et globale et sur les possibilités d’un
régime parlementaire. Et quand on lui a demandé de traiter du chômage, il
avance avec prudence et propose une réflexion systématique pour nous sortir de
ce dilemme : « S’il faut une loi pour imposer les recrutements, réfléchissons-y
! » Si le hasard fait bien les choses, il faut de temps en temps donner un
petit coup de pouce pour les faire bouger. Et en mon sens, on ne peut les faire
évoluer que dans la réflexion, la profondeur, la clarté et la sérénité.
Les conseils des « Sages » ne doivent pas nous faire oublier d’inclure l’apport
de la jeunesse. Celle-ci devrait, encore une fois, être incluse dans toutes les
instances légales, sociales, politiques… Cette participation jeunes hommes /
femmes est absolument nécessaire. Ne représentent-ils pas l’avenir ? Et ne
sommes-nous tous pas penchés sur le genre de vie libre, digne, juste,
démocratique que nous voudrions leur forger ? Rien ne peut et ne doit être
élaboré, socialement et nationalement parlant, sans ces forces vives des
jeunes. Nous devons leur rendre les honneurs pour avoir pris le sort du pays
entre les mains, aidés bien sûr par les aînés de toutes les couches sociales.
Pas d’opposition de générations ! Mais préséance des jeunes ! Ceux-ci et
celles-ci nous ont fait relever la tête, et débarrassé des chemins tortueux de
la dictature et de la corruption, tout en nous ouvrant de nouvelles voix à la
hauteur de nos espoirs.
Hédi Bouraoui 2011-09-29 OPINIONS Source : http://www.leaders.com.tn/article/pour-la-jeunesse-tunisienne?id=6466
06/10/2011
Par Guy Millière Je m’attendais à une belle émission, et ce fut effectivement une belle émission. J’aimerais en voir plus souvent de semblables. Cela me permettrait de devenir un bon antisémite français. Quand on ne veut pas voir, ni entendre, ni dire la vérité L’émission s’appelait Un œil sur la planète : pour cette fois,
l’expression appropriée aurait été un œil borgne sur la planète.
D’ailleurs, je pense que c’est l’explication fondamentale. Les
journalistes qui font l’émission sont borgnes, ce qui les empêche de
voir une bonne partie de la réalité qui les entoure. Ils sont aussi en
partie sourds, car il est des mots qu’ils n’entendent
pas. Ils sont tellement ignorants en histoire qu’ils ont dû
retripler leur sixième et rater leur bac à vingt cinq ans. Ils souffrent
aussi de déficiences mentales assez marquées, car lorsque leur
interlocuteur les prend pour des imbéciles, ils montrent avec un
sourire niais que l’interlocuteur concerné a raison.
Le sujet était la création de l’Etat palestinien. Tous les
Palestiniens montrés étaient des gens doux et gentils qui souffraient
sans cesse pour toutes les raisons imaginables, à croire qu’ils
étaient atrocement persécutés par de monstrueux sadiques appelés les
Juifs, parfois, les Israéliens. Certains de ces gens doux et gentils
rejoignaient des groupes armés désireux de tuer les
monstrueux sadiques d’en face, ces sales Juifs, et il était fatal, à
l’évidence, que des gens doux et gentils en arrivent là : quand la
souffrance devient insupportable et quand les persécutions
atroces durent trop longtemps, même le plus doux des agneaux peut se
mettre à crier et à se rebeller.
On a montré Gaza enfermé entre de hauts murs par les Juifs. On a dit
que les Juifs ne voulaient pas que les terres soient cultivées sur une
bande de trois cent mètres le long de la frontière,
juste pour empêcher des agriculteurs de planter des légumes et pour
faire mourir de faim des familles entières. On a montré les tunnels de
contrebande vers l’Egypte et pas longtemps après, dans
un centre commercial, le seul escalator de Gaza, flambant neuf. Ils
sont vraiment forts les Palestiniens doux et gentils. Ils ont réussi à
faire passer un escalator par des tunnels d’un mètre de
large. On a évoqué les tirs de roquettes sur Gaza, mais on a
expliqué que ces tirs se faisaient en représailles aux tirs des Juifs,
qui, semble-t-il tirent sur des Palestiniens doux et gentils de
Gaza rien que pour le plaisir.
Il y a eu un beau passage sur la Judée-Samarie, expliquant que les
Juifs coupent l’eau aux Palestiniens qui, sans cela, cultiveraient
tellement que la région serait aussi prolifique et féconde
que la Beauce. Les Juifs empêchent les cultivateurs de cultiver et
veulent faire mourir de soif les gens doux et gentils : une honte. Et le
journaliste croit savoir qu’avant les Juifs, la
Judée-Samarie était verdoyante. J’attendais des photos de la
Judée-Samarie verdoyante d’avant les Juifs. Il semble que le journaliste
ne les ait pas trouvées.
Bien sûr, le mur a été évoqué. Et là, les Juifs ont construit un mur
enfermant les gens doux et gentils d’un côté du mur tout en laissant le
jardin que les gens doux et gentils cultivent de
l’autre côté du mur. Du pur sadisme. Il n’a pas été question
d’attentats ou de terrorisme, car, comme chacun le sait, il n’y a jamais
eu d’attentats ou de terrorisme. S’il y en avait eu le
journaliste l’aurait dit.
On a vu Ramallah, belle, propre, neuve, avec une police souriante et
scrupuleuse, des services administratifs qui fonctionnent. On donnerait
un Etat les yeux fermés à ces gens là. Surtout
lorsqu’on est borgne et qu’on ne demande pas pourquoi toutes les
rues ont des noms de terroristes ou d’auteur d’attentat suicide.
On a vu Hebron et les humiliations incessantes que des Juifs
colonisateurs font subir aux gens doux et gentils. On n’a pas entendu
parler des gens assassinés ou égorgés par des gens doux et
gentils, sans doute parce que des Juifs assassinés, cela n’existe
pas non plus.
On a appris que Jérusalem Est était très largement colonisée, que
des Juifs y démolissaient cyniquement des maisons de gens doux et
gentils, et qu’on y construisait des maisons pour les Juifs.
Quels gens répugnants, ces Juifs !
On a vu des gens dans un camp de réfugiés au Liban, et ces gens
souffrent aussi énormément à cause des Juifs : les Juifs les ont chassés
de chez eux en 1948, le droit international, a dit le
journaliste, leur donne le droit de rentrer chez eux, mais comme les
Juifs violent sans cesse le droit international, ils doivent pendre au
mur la clé de leur maison que des Juifs occupent
indûment.
Le fait que les Arabes palestiniens n’ont pas le droit de s’intégrer
à la société libanaise a été évoqué par quelqu’un qui a dit que c’était
parce qu’il fallait d’abord libérer la Palestine. Le
journaliste a trouvé l’explication convaincante. C’est vrai, quoi !
Si on ne peut pas faire revenir cinq millions de personnes qui n’ont
jamais mis les pieds en Israël, et dont l’arrière grand
père est parti sur ordre des autorités arabes, pour quinze jours, le
temps que tous les Juifs soient massacrés, c’est injuste ! Est-ce de la
faute de ces gens si les Juifs n’ont pas été tous
massacrés ! Les Juifs se sont défendus : c’est dire à quel point ils
sont ignobles.
On a très peu vu Israël : l’œil borgne n’a pas vu qu’Israël
existait, et il a préféré ne pas voir. Cela aurait été risqué pour lui
de se promener au milieu de Juifs, ces gens sont si méchants !
Pas étonnant si Hitler les détestait ! Se disant qu’il devait quand
même équilibrer son discours, le journaliste a rencontré, pour une
minute trente Uzi Landau, ministre du gouvernement
israélien. Il n’a pas pu tenir davantage qu’une minute trente : une
minute trente de vérité après une dose intensive de mensonges, c’est
dangereux pour le rythme cardiaque, surtout chez les
borgnes. On a aperçu Charles Enderlin, dont la réputation n’est plus
à faire. Et on a eu dix minutes d’interview d’Avraham Burg qui a pu
dire amplement que le gouvernement présent d’Israël
pratique l’apartheid, est composé de racistes et de gens
d’extrême-droite. Pour de l’information, çà c’est de l’information.
Le dernier volet était consacré aux Etats-Unis : comment se fait-il
que le peuple américain aime tant les Juifs et Israël ? Comment se
fait-il que tant d’hommes politiques américains soutiennent
Israël ? Le journaliste l’œil borgne n’a pas tardé à trouver la
réponse : le lobby juif, bien sûr. L’argent juif qui va de pair avec le
lobby juif.
Ces sales juifs achètent les hommes politiques qui sont, bien sûr,
très corrompus et vendus au pouvoir juif. Ils placent des journalistes
juifs dans les médias, et dans ces conditions, comment
voudriez-vous que l’information soit aussi bien faite qu’en France
?
Et puis il y a des Chrétiens qui ne sont pas antisémites, et qui
sont même tout le contraire, et qui parlent avec déférence du peuple
juif comme du peuple élu pour apporter au monde le message de
Dieu. Et ces Chrétiens sont influents. Le peuple américain est sous
influence juive et chrétienne. Il est composé de gens qui ne sont pas
capables de penser par eux-mêmes et qui n’ont pas les
bonnes informations. Obama a fait son possible, et a dénoncé Israël
dans son discours au Caire, ce qui a beaucoup plu aux musulmans et, a
dit le journaliste, a été un pas en avant en direction de
la paix, mais Obama n’a pas pu poursuivre dans cette direction.
Pourquoi ? Demandez au lobby juif.
Les explications finales ont été fournies par un ami d’Ismael
Haniyeh, Jimmy Carter, qui lui aussi a parlé d’apartheid israélien, puis
par deux auteurs antisémites, auteurs d’un best seller qui
s’est bien vendu en France : The Israel Lobby, Stephen Walt et John
Measheimer, qui ont expliqué à quel point le soutien américain à Israël
était irrationnel, et que c’est à cause de ce soutien
irrationnel que tout le terrorisme islamique existait sur la
planète, y compris les attentats du onze septembre. Une superbe
explication. Très convaincante.
Sans le soutien américain à Israël, plus d’Israël, donc plus de
problèmes. Les musulmans du monde entier se comporteraient comme des
moines bouddhistes. Les gens doux et gentils du Moyen Orient
n’auraient plus à souffrir. Et c’est vrai : si Israël n’existait pas
et si les Etats-Unis ne soutenaient pas Israël, il ne se serait rien
passé le onze septembre.
Je savais bien que le onze septembre, c’était à cause d’Israël ! J’y
vois enfin clair. Et je sais aussi que si Hassan el-Banna a fondé les
Frères musulmans en 1928, c’est parce qu’Israël a été
fondé en 1948. C’est logique.
Dans un prochain documentaire que j’attends avec impatience, on
m’expliquera sans doute que Syed Ahmad Shaheed, djihadiste des années
1820 en Inde était devenu djihadiste à cause de la création
d’Israël en 1948.
Ce fut une belle émission, oui.
Réflexion faite, je me passerai d’en voir de semblables. Mais c’est à
force de faire des émissions de ce genre que l’antisémitisme remonte en
France, dans le sillage de la haine d’Israël. France
2 fait partie du service public. Les missions du service public ne
me semblaient pas inclure l’incitation à la haine, la propagation de
l’antisémitisme et la falsification de l’histoire. Mais
c’était avant qu’on embauche dans le service public des journalistes
borgnes, en partie sourds, déficients mentalement et ignorants en
histoire.
Je leur enverrais bien le prochain livre que je publie, début
novembre, vu le titre, « Comment le peuple palestinien fut inventé », je
suis certain qu’il va leur plaire.
Reproduction vivement encouragée, avec la mention suivante et le lien ci dessous :
© Guy Millière pour www.Drzz.fr
Merci à: http://www.drzz.info/article-un-oeil-borgne-sur-la-planete-une-emissions-d-incitation-a-la-haine-sur-france-2-guy-milliere-85789992.html
Nul n’est plus esclave que celui qui se croit libre - Goethe 
11/10/2011
Le monde perd sa route
Par Denis Benkemoun
J’accuse tous les supporter des révolutions arabes, qu’elles se
nomment printemps arabe ou révolution de jasmin par une envolée lyrique
des médias occidentaux en mal de titres accrocheurs, de
faire le lit de l’antisémitisme généralisé.
Messieurs qu’on nomme grands, vous
avez applaudi debout sur vos sièges, les mouvements de protestations
ayant aboutis à la chute de dirigeants considérés comme des
dictateurs dans les pays arabes. Ceux la même que vous embrassiez
sur la bouche il y a peu en leur déroulant le tapis rouge dans vos
chancelleries. Vous avez plébiscité les mouvements qui
devaient conduire à la démocratie pour ces peuples soumis aux
dictateurs. Vous avez même utilisé l’OTAN pour bombarder je ne sais
quels objectifs militaires libyens, en occultant les massacres de
population en Syrie, les attaques répétées contre la communauté
juive de Tunisie.
Vous applaudissez des deux mains
l’initiative palestinienne à l’ONU sans jamais prendre en compte la
population israélienne qui vit depuis 63 ans dans un déni du
droit à l’existence et qui doit son salut uniquement à sa volonté
farouche de survivre face aux attaques de ceux que vous défendez
aujourd’hui. Vous avez soutenu les flottilles pour Gaza. Vous
n’avez eu aucune réaction aux multiples missiles envoyés par les
terroristes du Hamas sur les populations civiles israéliennes.
Vous ne vous levez pas non plus contre
les menaces du premier « sinistre » turc qui attise la haine contre
Israël, au risque de déclencher une troisième guerre
mondiale pour exiger d’Israël des excuses pour avoir défendu ses
frontières en faisant, hélas, 9 morts.
Ce même premier « sinistre » turc qui
ne montre aucune compassion pour les milliers de morts en Lybie, en
Syrie ou ceux qui sont tombés sous la torture dans les
geôles iraniennes sous la botte d’Ahmadinedjad, autre enfant de cœur
de la scène politique qui vous manipule sur le bout de ses doigts…
Que ferez-vous aujourd’hui pour protester contre les manifestations anti israélienne du Caire ?
Laisserez-vous s’installer cette haine génétique contre tout ce qui porte une étoile bleue aujourd’hui, jaune hier ?
Avez-vous admis la nécessité de faire
disparaitre un peuple qui dérange ces populations arabes, et qui,
quelque part, doit vousdéranger aussi un peu ?
Serez-vous complice de ce crime contre l’humanité qui se prépare sous vos applaudissements ?
Vous avez choisi votre camp, mais
votre mémoire est très courte. Vous êtes confronté aujourd’hui à
l’invasion de vos campagnes par une immigration anthropophage qui
dévore votre civilisation et qui se félicite de votre incapacité à
protéger votre propre population.
Vos campagnes fleurissent de minarets
et de mosquées. C’est vrai, vous êtes le pays des droits de l’homme. Je
pensais que c’était les droits de tous les hommes mais
il me semble que dans cette définition, il y ait une hiérarchie, des
hommes ayant plus de droits que d’autres. Mais qu’en est-il des devoirs
de ces hommes ?
L’Ambassade d’Israël au Caire a été
récemment sauvagement attaquée par des centaines de partisans de la
démocratie que vous avez aidé hier à se libérer de Moubarak.
Il y a pour le moment 1 mort et 450 blessés, bilan qui illustre la
détermination et la haine de ceux que vous pensiez capables de sauver la
paix et la démocratie. Vous ignorez dans vos journaux
les 15 millions de juifs de par le monde blessés par ces attaques
répétées contre Israël.
Quand sauverez-vous votre honneur en défendant ces juifs persécutés par des islamistes fanatisés ?
Vous prouvez encore une fois qu’Israël ne doit compter que sur elle-même pour assurer sa propre sécurité.
Il ne vous reste qu’une seule chance
de sauver le monde du chaos dans lequel les islamistes tentent de vous
entrainer, dites NON à la déclaration unilatérale pour la
création d’un autre état palestinien, proposée à l’ONU par Mahmoud
Abbas allias Abbou Mazen, dans le flou le plus absolu.
L’acceptation de cette proposition
serait synonyme de la fin des accords d’Oslo et surtout de la paix
relative qui règne dans cette région qui s’embrasera dès le
lendemain du vote que vous aurez cautionné.
Je vous accuse d’être responsable de
ce qui va arriver demain. Je vous accuse d’avoir sacrifié Israël en
particulier et la communauté juive du monde entier en
général, à votre tranquillité électoraliste.
Je ne vous dis pas merci, vous devrez
rendre des comptes à vos petits-enfants qui vous jugeront pour les avoir
abandonnés et trahis.
Mais Chuuuuuut ! Ce n’est qu’Israël qu’on assassine !
Paru dans le blog du nouvel obs. public
16/10/2011
TEMPS et CONTRETEMPS
Ce blog publie des analyses politiques
concernant Israël,la France et le Proche-Orient. Tous nos articles sont
originaux et exclusifs.
Il a pour objectif de combattre les extrémismes de droite et de gauche
ainsi que les extrémismes religieux.
Il est ouvert à tous les auteurs qui acceptent de respecter cet
objectif.
Y EN A MARRE !
Par Fabien GHEZ
 |
| Theodor Herzl |
Ce
que j’écris ne modifiera rien, cela fait des siècles que cela dure. Si
l’on a cru un moment que les choses pourraient changer, c’était une
chimère, c’était une illusion. La plupart des politiciens, des
journalistes, des intellectuels, des humoristes de notre pays ont sur
le conflit israélo-palestinien un a priori obsessionnel et
définitivement immuable, quoi qu’on dise, quoi qu’on démontre : ils sont
en majorité plus anti-israéliens, qu’ils n’ont jamais été «anti-quelque chose». Y en a marre ! Marre
de ces gens qui tournent pudiquement la tête sur les assauts
anti-israéliens, comme le faisaient leurs parents en 1940 qui
détournaient le regard quand on arrêtait leurs voisins juifs.
Sentence sans appel
Marre des ces politiciens pour lesquels, la sentence est prononcée «a priori»
sur le conflit israélo-palestinien à charge exclusive d’Israël, qui
comme Juppé refusent d’accepter qu’il soit un Etat juif, bien que créé
ainsi par la résolution 181 de l’Assemblée générale des Nations Unies du
29 novembre 1947. Qui déclarait le 14 mars 2011 que la reconnaissance
de «l’Etat palestinien» par l’Union européenne «en l’absence d’accord de paix avec Israël», était «une hypothèse qu’il fallait avoir en tête». Qui
limogeait en septembre 2011 la représentante spéciale de la France pour
le processus de paix au Proche-Orient, Valérie Hoffenberg, laquelle
avait osé exprimer son opposition à la demande d'adhésion palestinienne à
l'ONU. Marre
des agissements d’une Martine Aubry, peut-être appelée aux fonctions
suprêmes, qui en mars 2010 annulait le projet de jumelage Lille-
Haïfa, tout en s’engageant à accroître les échanges liés au jumelage
Lille-Naplouse. Qui interdisait la venue d’une délégation israélienne à
l’inauguration du parc Eurotechnologies de sa ville. Qui, le 2 octobre
2011 sur radio J, faisait référence à Yasser Arafat (mort depuis 7 ans)
pour relancer les négociations israélo-palestiniennes et inventait, à
propos de Jérusalem, la notion de «peuple catholique». Marre de l’attitude du président Sarkozy, «grand ami d’Israël»,
dont les ministres des affaires étrangères n’ont pratiquement jamais
raté une occasion de voter à l’ONU ou dans les instances européennes
toutes les résolutions condamnant Israël. Marre
de cet ancien gauchiste, camelot bonimenteur, porté en 1968 par une
grande manifestation lors de son expulsion de France où l’on scandait «nous sommes tous des Juifs allemands..»,
et qui irait aujourd’hui jusqu’à proposer d’envoyer quelques bombes sur
Israël, pour mettre au pas l’exécrable pays, dans la ligne de ce que
firent les nazis.
Marre de ces pseudo-défenseurs de la liberté de presse, surtout s’il
s’agit de celle du Hezbollah exsudant un antisémite notoire, qui comme
Robert Ménard hurle à la censure qui frapperait son livre sans grand
intérêt sur Le Pen, mais ose lui-même, s’interdire d’utiliser le moindre
argument en faveur d’Israël.
Même les moins hostiles
Marre de ces radios, comme Sud Radio, qui dans une émission suintant l’antisémitisme «…a
sans doute cru qu'il était temps de combler le vide laissé par la
disparition de Radio Paris en 1944…Il y avait bien des tentations et des
tentatives, mais les lois étant ce qu'elles sont, l'antisémitisme
devait se dissimuler sous l'apparence de l'antisionisme. » Marre de ces journaux qui, même chez les moins hostiles à l’Etat juif comme «Le Figaro»,
donnent chaque jour des informations incomplètes, partisanes ou
procèdent par omission interdisant au lecteur de comprendre les faits et
les responsabilités. Qui n’hésitait pas, à réduire les conclusions du
rapport de l’ONU sur la flottille de Gaza, à la seule condamnation
d’Israël, alors qu’il y était écrit, que le blocus naval de la bande de
Gaza était justifié et légal, que les commandos israéliens avaient fait
face à une résistance organisée et violente et seulement enfin, que le
recours à la force avait été excessif et déraisonnable. Qui publiait en
septembre un article de Renaud Girard, égrenant la plupart des poncifs
sur le conflit, lequel soudain illuminé par la simplicité de la «solution à ce problème» décrétait qu’il suffisait qu’Israël obtienne de la part des Occidentaux «des garanties de sécurité, à l'image de celles dont jouit n'importe quel petit État d'Europe de l'Est membre de l'Otan». Marre
que les médias mettent au même niveau de gravité, l’incendie d’une
mosquée en Galilée ou des inscriptions racistes sur des tombes
musulmanes, et l’assassinat d’une famille de cinq israéliens et
l’égorgement de leur bébé de quelques mois ou celui d’un père et de son
bébé israéliens, par jets de pierres sur son véhicule.
L’œil borgne sur la planète
Marre
de ces chaines nationales de télévision qui dépensent la redevance dans
des émissions quasi-négationnistes, comme France 2, le 3 octobre 2011
dans «Un œil sur la Planète : un État palestinien est-il encore possible ?»
présenté par Etienne Lennart, et à propos de laquelle le très modéré
président du CRIF, Richard Prasquier, déclarait qu’elle donnait «…d’un
conflit complexe, une image caricaturale et unilatérale, en distordant
les causalités, en ridiculisant l’adversaire, sans éviter les
insinuations à la limite des théories conspirationnistes antisémites .» Marre
de l’humour diarrhéique des guignols sur Canal + lorsqu’ils tournent
en dérision le chercheur israélien qui a reçu en 2011 le Nobel de
chimie, faisant dire à sa marionnette qui apparaît avec un sac
poubelle: «J'ai réussi à faire entrer la Palestine dans un sac poubelle.» Marre
de l’humour moisi du bouffon Nicolas Bedos, fils de son père, qui lors
d’une émission sur France 2 (tiens encore !) de novembre 2010, racontait
avec vivacité et intelligence, sous les applaudissements d’un public
servile : «Jeudi, je fais un nouveau rêve : celui où je pourrais
dégueuler sur Netanyahou et la politique menée par l’état d’Israël, sans
que personne, personne, ne me traite d’antisémite ou d’antisémite
refoulé..[..]..qui inconsciemment rêve de voir pendu Patrick Bruel, Elsa
Zilberstein, Primo Lévi, Pierre Bénichou, et ce qu’il reste dans le
même sac d’Ariel Sharon… »
L’histoire revisitée
Marre
de l’UNESCO qui décide en novembre 2010 que le Tombeau des Patriarches à
Hébron sera désormais le site palestinien d’Al-Haram Al-Ibrahimi à
Al-Khalil et que la Tombe de Rachel à Bethléem deviendra la Mosquée
Bilal Bin Rabah. Marre
du bourrage de crane fait à nos jeunes par des livres d’histoire
partiaux, voire révisionnistes et hostiles à l’Etat juif, usant de
raccourcis falsificateurs en reprenant l’essentiel des thèses
palestiniennes. Marre de l’interdiction du mot Shoah des livres scolaires français. Marre de la présentation d’exercices délibérément anti-israéliens à destination d’élèves de classes de français. Outre
le danger que tous ces comportements induisent dans les esprits, en
les accoutumant à la nécessaire et légitime disparition de l’État
d’Israël, ils conduisent à un accroissement notable de l’antisémitisme
et des agressions verbales et physiques contre les juifs: porter une
kippa dans la rue devient dangereux, afficher une étoile de David
interdit, sortir d’une synagogue périlleux, habiter certaines banlieues
déconseillé. Il
y beaucoup d’amis sincères français non-juifs, des juifs et d’Israël,
chez lesquels commence à sourdre une réelle inquiétude. L’image
sempiternelle du juif cherchant sans fin des cieux plus accueillants
revient devant leurs yeux : «Doivent nos amis juifs songer à ressortir
leur vielle valise ?» s’interrogent-ils. Les
miasmes de l’affaire Dreyfus ne sont toujours pas dissipés et les
conclusions de Théodore Herzl sont plus que jamais actuels. Un état juif, oui plus que jamais, plus encore un état refuge.
09/11/2011
Chalom Haver
C’était comme si la foudre était tombée sur
nous…
A la mémoire d'Itzhaq Rabin assassiné le 4 novembre il
y a seize ans. Le mémorial officiel a lieu aujourd’hui mercredi.
Le 4 novembre 1995, deux coups de feu tirés à bout
portant touchent le Président du Conseil et ministre de La défense Itzhaq
Rabin (1 mars 1922-4 novembre 1995). Cette nouvelle ahurissante reçue
comme un coup de massue asséné sur le crane, nous colle un temps interminable à
la TV, espérant avoir des bonnes nouvelles. Hélas nous avons appris sa mort.
Eytan Hebar son porte-parole annonce de sa voix basse : « le gouvernement
israélien annonce avec stupéfaction la mort d’Ytzhaq Rabin, Président du
Conseil et ministre de la défense ».
Des jeunes se groupent à l’emplacement de cet horrible
assassinat, la place des rois devenue depuis la place Rabin. Ils pleurent assis
sur le sol autour de milliers de bougies allumées à sa mémoire et chantent des
complaintes en son souvenir. Ils ne quittent pas cette place des jours durant. Rabin homme de valeurs a dit : « J’ai été
chef de l’Etat-Major et j’ai libéré Jérusalem. J’ai été ambassadeur aux
Etats-Unis, j’ai rempli plusieurs fonctions de ministre et j’ai rempli le rôle
de Président du Conseil deux fois. Chacun à ma place se contenterait de l’une
de ces activités qui remplirait toute une vie. Mais j’ai une idée qui ne me
quitte pas, je voudrais pousser le traité de paix avec nos voisins
arabes ». Autres paroles de Rabin un an avant son assassinat,
dans son discours après avoir reçu le Prix Nobel de La Paix : « Un bébé
vient au monde sans rien savoir de la démocratie. Il ne choisit ni son père ni
sa mère. Il ne décide pas de quel sera son sexe, ni la couleur de sa peau, ni
sa religion, ni le pays qui sera sa patrie. Il ne peut préférer habiter un
palais ou une bicoque ou de vivre dans une démocratie ou sous une tyrannie.
Dès le moment où il apparait à la lumière du jour, ses petits poings
fermés, son avenir au cours des années dépend en grande partie des dirigeants
de son état ». Nous avons été désolés de voir notre peuple
divisé, lors du Traité d’Oslo. Nous aurions voulu que nulle main meurtrière ne
vienne changer le cours de l’histoire. Nous avions promis à nos enfants
qu’ils n’auraient pas besoin de faire la guerre. Ayant failli à cette promesse,
nous aurions voulu que nos petits-enfants soient en dehors de ce conflit entre
israéliens et voisins arabes. Un meurtrier a mis fin à nos espoirs.
Hélas ! J’ai vu avec consternation à la TV en octobre 1995, - un
mois avant l’assassinat, - les manifestations de l’extrême droite et des
orthodoxes contre le traité d’Oslo. Le portrait de Rabin en uniforme SS a été
exhibé, un cercueil contenant soi-disant le corps de Rabin a été porté sur les
épaules des manifestants. Sur une terrasse les dirigeants de l’opposition
étaient assis. Ils diront n’avoir rien
vu du balcon où ils étaient, un balcon surplombant la place de l’émeute.
En 1995, Avigdor Eskin*, un membre du Gush Emunim
récita la malédiction suivante, que l'on tient pour être la Pulsa d'Nora*, à
l'encontre d'Isaac Rabin : « Les Anges de la destruction le
frapperont. Il est maudit où qu'il aille. Son âme quittera directement son
corps... et il ne survivra pas au mois. Les ténèbres seront son chemin et
l'Ange de Dieu le pourchassera. Un désastre par lui jamais encore expérimenté
lui est promis et toutes les malédictions connues dans la Torah s'appliqueront
à lui. Je vous livre, à vous les anges de la colère et de la justice, Isaac
fils de Rosa Rabin, afin que vous puissiez l'exterminer... Mettez à mort Isaac
la maudit. Qu'il soit damné, damné, damné ! »
Le Pulsa diNura ou Pulsa Denoura vient de
l'Araméen : פולסא דנורא qui signifie « langues de feu »
serait une cérémonie kabbalistique par laquelle on demanderait à Dieu de
maudire une personne. Pourtant si l’on cherche dans les écrits de la kabbale,
on ne trouverait aucune citation de ce genre.
De là l’arrêt de mort de Rabin a été signé. Ainsi la
minorité réussit à tourner la page de l’histoire. Nous avons perdu des
décennies de paix et de sérénité. Nous avons perdu l’occasion de transformer le
Moyen-Orient en croissant fertile, en branche d’industrie et de tourisme pour
le bien de tous les pays voisins.
Nous ne te t’oublieront jamais, Itzhaq Rabin.
Sur l’homme :
Rabin ayant fait une carrière militaire, se destinait
à être ingénieur agricole, mais la vie en a décidé autrement. On se souvient de
Rabin le jeune militaire de la guerre de l’Indépendance, de la guerre des six
jours et du raid Entebbe (voir Wikipédia). Acclamé à son entrée triomphale
à Jérusalem, il préfère à la fin de cette guerre d’embrasser la carrière
diplomatique et devient ambassadeur aux Etats-Unis en 1968. En 1973 il est élu
député au parti travailliste et rejoint le gouvernement en tant que ministre du
travail. Choisi en tant que dirigeant de son parti, il succède à Golda Meir à
la tête du gouvernement en 1974. Son mandat se termine après sa démission suite
à une faute technique : son épouse Léa a gardé un compte en banque ouvert
aux Etats-Unis (et ce n’était pas permis à l’époque).
Lors de son second mandat en 1992, le gouvernement de
Rabin construit des routes, l’économie fleurit, l’éducation reçoit des budgets
agrandis. Rabin fait la paix avec La Jordanie et Israël est reconnu par Les
palestiniens. Deux balles ont mis fin à ce mandat.
Ce qu’ils disent, paroles entendues à la télévision et
dans la rue :
« Rabin est un homme franc et loyal. S’il avait
dit une chose ou émit un projet, je l’ai cru les yeux fermés ».
« Rabin était aimé de la population. Il parlait dugri,
franchement, il disait exactement ce qu’il pensait ».
« Il fallait bâtir un pont sur la rivière Abraham
à Beer Shéva, afin de relier le quartier Nevenoy du reste de la ville, les
jours de pluie. Rabin ayant vu les eaux couvrant la route, ordonna
immédiatement de construire un pont moderne, en remplacement de l’ancien pont
turc. Sitôt dit, sitôt fait ».
« Mon fils handicapé après une bataille a sombré
dans l’amertume. Il ne fait plus rien, fume à longueur de journée. Les
autorités militaires ne l’ayant pas reconnu comme infirme de guerre, nous avons
écrit à Rabin. Il a tout réglé en un tournemain ».
Voir d’autres détails dans Internet, Google, Wiképdia
et autres.
A lire le livre de sa petite-fille Noa, en langue
française : Au nom du chagrin et de l'espoir.
Avigdor Eskin* : http://www.lepost.fr/article/2011/08/29/2577654_rencontre-avec- avigdor-eskin.html
Pulsa DNora * : http://www.esoforums.com/esowiki/index.php?title=Pulsa_dNora
http://www.un-echo-israel.net/Nous-avons-prie-pour-la-mort-de
16/11/2011
Pancréas artificiel : une innovation
israélienne pour les diabétiques dans le monde
Fin avril 2010 le journal “Haaretz” annonçait que
des scientifiques israéliens avaient effectué une série d’essais cliniques réussis
sur un pancréas artificiel, censé libérer les diabétiques de tous leurs examens
et de toutes leurs piqures. 
Des progrès encourageants dans le développement
d’un pancréas artificiel qui injectera de l’insuline dans le corps des malades
du diabète de type I, ou insulino-dépendants – sans qu’ils aient besoin
d’intervenir du tout. Ces derniers mois des scientifiques, en Israël et dans le
monde, ont effectué des essais cliniques réussis d’un pancréas artificiel, qui
est censé libérer les diabétiques de tous leurs examens et de toutes leurs
piqures. Les chercheurs espèrent que les nouveaux développements permettront d’arriver
au stade de la mise sur la marche de ce pancréas artificiel dans les années à
venir. 
Le diabète de type 1 touche 30 000 enfants et
jeunes en Israël, et plusieurs millions a travers le monde. Cette maladie
oblige à une surveillance permanente de l’alimentation et du taux de sucre dans
le sang. Elle oblige aussi les malades à se faire des injections d’insulines à
longueur de journée afin de pallier à la déficience de leur pancréas.
Au centre national du diabète dit “de la
jeunesse”, qui se situe au centre médical de l’enfance, ”Schneider”, à Petah-Tikva,
on a développé un système automatique d’équilibre du taux de sucre dans le sang
couple a une pompe à insuline. Ce système a été relie a 7 patients
souffrants de diabètes de type 1 âgés de 19 à 30 ans. Le pancréas
artificiel équipé d’une sonde reliée à une veine afin d’assurer
la surveillance du taux de sucre et l’injection de l’insuline. La sonde et
la pompe étaient relies à un ordinateur chargé d’analyser les informations et
de définir la quantité d’insuline à injecter. Les résultats de cette expérience
ont été publies dans le journal “Diabètes Care” et étaient plus que positifs
: 70% des patients ont tenu un taux de sucre normal pendant les 24
heures où ils ont été reliés au pancréas artificiel.
D’après le Professeur Moshe Philip, directeur de
l’institut d’endocrinologie et du diabète au centre “Schneider”, et responsable
des expériences réalisées, “le passage d’ici à la commercialisation,
qui permettra aux malades de revenir à la maison avec un tel appareil, n’est
pas si loin. D’ici, la fin de l’année nous prévoyons de réaliser un essai
international au cours duquel les patients seront envoyés à la maison avec un pancréas
artificiel. Je suppose que d’ici 4 ans il sera possible de disposer d’un pancréas
artificiel sur le marché”.
Le diabète de “la jeunesse”, connu comme diabète
de type I, apparait en général pendant la jeunesse et l’adolescence et concerne
10% des cas de diabète. 
La maladie se développe quand le système
immunitaire attaque les cellules qui fabriquent l’insuline et amènent à leurs
destruction. La fin de la fabrication de cette hormone essentielle à la
transformation du sucre dans le sang en énergie pour les cellules du corps, amène
à un niveau de sucre élevé dans le sang et met le patient en danger de tomber
dans le coma, voire de mort. Les patients doivent alors se résoudre à se faire
des injections d’insuline et des contrôles répétés du taux de sucre dans le
sang.
Le pancréas artificiel pourrait fournir aussi une
réponse efficace aux patients atteints de diabète de type II, dont 400 000
personnes souffrent en Israël et presque 200 millions dans le monde. Cette
maladie est caractérisée par le développement d’une résistance des cellules du
corps à l’insuline, et apparait surtout chez des gens souffrant de surpoids.
Le Professeur Philip précise que les développements
israéliens sont différents des autres modèles existants. “Les autres essaient
d’utiliser des modèles d’algorithmes que les ingénieurs ont l’habitude
d’utiliser dans plein d’autres installations électroniques et industrielles”, a
déclaré Philip à “Haaretz. “Nous avons une approche différente et basée sur un
jugement médical. Nous avons demandé aux ingénieurs de traduire le cerveau du médecin
en algorithmes médicaux automatiques pour un ordinateur. Le programme développé
utilise la façon habituelle de prise de décision par des médecins afin
d’arriver à une décision automatique.”
Traduit de l’hébreu par David Goldstein pour
l’excellent « Haabir-haisraeli »
http://haabir-haisraeli.over-blog.com/article-pancreas-artificiel-une-innovation-israelienne-pour-les-diabetiques-dans-le-monde-88754522.html
http://www.haaretz.co.il/news/health/1.1198598
04/01/2012
Le président Moncef Marzouki lance un appel
Le président Moncef Marzouki fait un
appel aux Juifs Tunisiens de par le monde de revenir en Tunisie, en tant que
citoyens égaux aux yeux de la loi.
J’ai lu cette nouvelle surprenante
mercredi 21 décembre 2011, assis sur un banc dans une clinique de Médical
Center, en attendant la fin d’un examen de colonoscopie subi par mon épouse
Gisèle-Ayala.
Pour le moins surprenante cette
nouvelle m’a plongé dans une méditation sur
le Printemps Tunisien, (sur la balance du Printemps des peuples de
1848), qui a débuté avec la révolution suivant l’immolation de Bouazizi, un marchand ambulant, lors d’une altercation avec la police corrompue. 
Beaucoup de sang versé, début des
manifestations, des révoltés en masses exigent une démocratie et la chute et la
fuite du Président dictateur Ben Ali s’ensuivit.
Nous avons suivi les évènements en
Tunisie avec attention. Les partis progressistes trop nombreux ont vu les voix
des électeurs partagées à leurs dépens et la monté de Ennahdha était assurée.
La révolution et les Juifs.
Durant les évènements de la
révolution du jasmin, la police a perdu la maîtrise de la rue, et les
extrémistes ont eu le champ libre. La tolérance n’étant pas leur slogan, des
islamistes ont manifesté devant la Grande Synagogue de Tunis, Avenue de Paris.
Les fidèles terrorisés n’ont pas quitté le lieu de prière ce vendredi après la
Kabbalat Chabbat. Cette manifestation effrayante
a été filmée par un témoin du haut d’une terrasse.
Plus tard le site saint d’El Hamma
a été incendié par des sacripants, sans que la police en faction à cent
n’intervienne. Ce fait a été nié par la presse tunisienne, mais ce saccage a
été constaté par les envoyés du Grand rabbin de Gabès, Rebbi Ghozlan. El Hamma
est le lieu de sépulture du saint Yossef Essaïd El Maarabi. Ce site attire des
touristes Juifs de toutes les parties du monde. Dans le temps des soldats
allemands voulant supprimer le tombeau du Saïd El Maarabi à l’aide d’un tank,
ont vu leur engin s’immobiliser à quelques mètres du monument funèbre. Tous
leurs efforts de le mettre en marche ont été vains. Le Sépulcre de Saïd El Maarabi a été respecté
pendant des dizaines d’années par La Tunisie.
Est-ce un nouveau vent violent et sec venant du désert qui dicte cette
violence ?
Mais ce n’est pas tout. La
Synagogue Beith-El au centre de la ville Sfax a été pillée par des inconnus qui
n’ont pas été retrouvés jusqu’à ce jour. L’argenterie des chandeliers a été
volé et ce n’est pas un petit butin, on évalue son poids à soixante kg. La
maison de l’administrateur a été vidée de son contenu. Des documents et photos
anciens ont disparu ou jetés, de même que des appareils ménagers. Sfax comprend
une vingtaine de Juifs tous âgés, effrayés de ce qu’ils ont vu ou entendu. Les
nouvelles qui nous sont parvenues ont été niées du tout au tout par des témoins
qui n’ont pas été sur place. Quand j’ai demandé de voir des photos afin de
m’assurer que tout va bien, on m’a répondu qu’il est impossible d’entrer dans
la Synagogue, une garde y a été placée. Un peu tard je dirais, pendant le
saccage le terrain était libre. Son Excellence Monsieur Le Président, une
synagogue est un lieu de culte et le nouveau régime n’a pas nié les droits des
Juifs en Tunisie et n’a pas contesté leur patrimoine.
Je n’oublierai jamais la maison qui
m’a vu naître, ni la Synagogue qui formé mes premières notions de
judaïsme. Je n’oublierai pas les
personnages qui fréquentaient cette Synagogue, ni les rabbins-instituteurs qui
ont guidé mes premiers pas. C’est dans cette Synagogue que j’ai lu ma première
Haphtara et que j’ai fait ma Bar-Mitzva. D’un autre côté, Je n’oublierai pas la
convivialité sfaxienne et la vie en harmonie des Musulmans avec les Juifs et
les Chrétiens, les trois confessions du Livre. Le saccage de nos Synagogues
nous blesse dans le plus profond de nos cœurs. Une lettre ouverte envoyée au
gouverneur de Sfax par Chochana Boukhobza est restée sans réponse. De
même que les messages envoyés par des Israéliens ressortissant de Tunisie.
L’appel du Président Marzouki
L’appel du Président Marzouki
applaudi par le Grand Rabbin de Tunis est sans doute une réponse à Sylvain
Chalom vice-premier ministre israélien qui a communiqué que l’Etat d’Israël
garde ses portes ouvertes aux Juifs Tunisiens. Ou en y réfléchissant c’est sans
doute une invitation de bonne foi, les Juifs Tunisiens, qu’ils soient
Tunisfrançais ou Tunisraéliens ont toujours été les bienvenus en Tunisie
d’avant la révolution. Des Tunisiens m’ont très souvent demandé la raison de
notre départ et ont aussi fait le souhait que l’on revienne.
Honnêtement et théoriquement
parlant, le projet de nous faire revenir ne sera pas couronné de succès. Pour
plusieurs raisons :
* Le ministre de La Justice
Tunisien Ahmed Meistri, l’a dit clairement en 1955 :
« Ceux qui vivent ici et ont
les yeux tournés vers Israël, et ceux qui consciemment ou inconsciemment font
le jeu du sionisme ; aux uns et aux autres nous disons pour eux-mêmes et
pour La Tunisie, partir ». (Claude Sitbon introduction du livre Les
Tunisraéliens de Nava Yardéni).
* Le discours du Secrétaire de
l’Information en 1956 parlait « de la libre circulation des hommes »
(Cité par Claude Sitbon dans le même livre). Les dés étaient jetés.
* Les possessions de la Communauté
Juive ont été nationalisées, les cimetières transférés, les Juifs ne pouvaient
plus faire partie de l’Administration Tunisienne.
C’est dans cet état d’esprit que
les Juifs ont commencé à penser sérieusement à quitter le pays. Concernant La
Tunisie de 1956, les Juifs n'avaient plus le choix. Cette migration nous a
ouvert les portes de La France pour certains et les ports d'Israël pour
d'autres. Tout compte fait, nous ne regrettons pas ce que nous avons laissé
derrière nous, nous avons joué gagnant dans tout point de vue : niveau de
vie, études, retraites, logements, sécurité sociale, Baroukh Hashem.
* Les Juifs n’ont pas quitté La
Tunisie, on les a accompagnés à la porte. Ils devaient d’abord liquider leurs
biens pour une bouchée de pain : il leur était interdit de prendre avec
eux plus qu’une certaine somme d’argent. C’est pour cela que leurs affaires,
maisons ont été pour ainsi dire données au plus offrant, - soulignons que dans
cette Bourse les offres étaient rares -. Mes parents et mon oncle n’ont rien
vendu, ils sont partis tirant la porte non verrouillée derrière eux.
Je ne vous cacherai pas, Son
Excellence que nos débuts en France ou en Israël n’étaient pas faciles. Ceux
qui sont arrivés en France avec presque rien, ont connus les plus grands
obstacles s’ils étaient citoyens tunisiens. Pour obtenir un certificat de
résidence ils devaient tout d’abord trouver du travail. Pour recevoir un
emploi, ils devaient montrer un permis de séjour. Ce n’était pas simple.
En Israël ce n’était pas du gâteau
non plus ; des dizaines d’années passeront avant que les nouvelles
générations auront surmonté le traumatisme de « La Sortie de La
Tunisie ».
* On parle du rapprochement des
Juifs depuis 1994. Dans cette manière de
penser que l’Ambassadeur de Tunisie à l’UNESCO, Monsieur Hermassi a
déclaré :
« Les Juifs ont apporté à la
modernisation de La Tunisie une contribution originale et authentique ». (C.S.
Tunisraéliens). La Tunisie n’a fait
aucun effort pour convaincre les Juifs de rester, d’après Monsieur Hermassi, au
contraire.
L’appel du Président Moncef
Marzouki n’aura donc pas de suite.
Logiquement parlant, il est
impossible à un pays décimé par une crise économique et le chômage d’assumer ce
projet. Mais le problème est de notre côté, non du vôtre. Nous ne reviendrons
pas.
Le Président Marzouki a encore des
idées.
Je lis aujourd’hui, le 4 janvier
2012 que le Président Marzouki suggère l’intégration de La Tunisie avec La
Lybie. Je ne me mêlerai pas aux problèmes tunisiens mais je trouve que Son
Excellence est bourré d’idées qui ne sont pas celles de ses citoyens. Quelle
différence de mentalité entre les deux pays !
Nous espérons que les Tunisiens pour leur bien sauront choisir la bonne
voie et que les fondamentalistes soient hors du jeu. Un espoir est que les
autres pays arabes suivent l'exemple de La Tunisie sans se lancer dans l’extrémisme,
que l’économie tunisienne prospère et surtout que le statut de la femme
tunisienne ne diffère pas. Les dames
tunisiennes étant instruites et avancées, le nikab n’aurait pas de place en
Tunisie. A tous mes amis et frères Tunisiens, je souhaite le plus grand khir.
Camus Bouhnik, Beer Sheva

19/01/2012
L’islam radical,
idéologie de la mort
Ce qui ne cesse de me surprendre, c'est la manière dont l'Occident en
général et l'Europe en particulier conduisent leurs affaires intérieures. Nous
pourrions nommer cela l'aveuglement idiot, face à un islam radical qui
s'installe confortablement dans les fauteuils de la démocratie et programme la
mort des civilisations libres… avec les armes que leur offrent les droits de
l'homme, droits bien entendu garantis par la constitution, le droit national et
international.
Mais s'agit-il véritablement d'aveuglement ou bien d'une lâcheté avérée et
d'un suicide qui s'approche à pas de géants ? Et puisqu'il en est ainsi, au nom
de quel droit, les dirigeants politiques de ces pays se permettent-ils
d'engager leurs nations vers une voie sans issue, un gouffre béant qui entend
dévorer ses citoyens, largement endormis par une prose journalistique
terriblement coupable ?
Le Politique, au sens noble du terme, n'a-t-il pas pour objet de veiller au
bienvivre des citoyens et n'a-t-il pas pour objet premier de garantir leur
protection ? Je ne pense pas qu'il existe de profession plus difficile que
celle qui consiste à se consacrer à la chose publique. La critique acerbe, les
moqueries et l'ingratitude sont monnaie courante pour ceux qui s'exposent aux
yeux de tous, à proposer de gérer les droits et les devoirs des citoyens dans
un équilibre harmonieux absolument nécessaire.
Il est vrai que le Politique n'étant plus ce qu'il devrait être, nombre de
ses hommes publics ne sont nullement habités par le souci de ces Autres, les
plus faibles, les plus fragiles, les plus isolés et les plus démunis de la
société, mais bien davantage par la gloriole d'une reconnaissance sociale qui
ne doit pas grand-chose au mérite, mais davantage à des convictions politiques
qui n'ont pas fait l'objet de la moindre remise en question.
Tout de même ! C'est une chose de vivre sans authenticité personnelle et
c'en est une autre de précipiter son pays dans les mains de l'islam radical.
Il y a bien longtemps qu'il n'est plus nécessaire de démontrer l'inhumanité
d'une idéologie barbare et sanguinaire qui voue à la mort, un culte à vomir. Le
peuple juif connait bien la bête immonde que Le livre des livres nomme Amalek.
Il y a si peu de temps, Amalek s'est habillé dans les corps de ces nazis qui
ont brulé six millions de mes pères et mères, de mes frères et sœurs et de mes
enfants. Aujourd'hui Amalek est à Gaza, dans les corps de ces terroristes qui
envoient leurs gosses et leurs femmes se faire sauter au milieu des Juifs, dans
les bus, les pizzérias, dans les discothèques où nos jeunes veulent oublier que
nous vivons des temps de folie pure. Amalek est au Liban, mais aussi en Égypte
et en Turquie et en Syrie… enfin partout où la haine antijuive remplace le pain
qui nourrit les corps et où la jouissance de la mort remplace l'eau qui purifie
les cœurs.
Il ya donc bien longtemps que tout un chacun sait quoi et qui dans ce monde
est un danger mortel pour le reste de l'humanité. Et cependant, un silence
prudent et j'ajouterai peureux couvre les consciences de ceux qui ont pris sur
eux d'éclairer les citoyens sur les enjeux sociétaux.
Je ne vis plus en Europe, j'ai choisi de vivre en Israël et c'est l'une des
décisions les plus justes de ma vie. Ce n'est pas que le danger soit
inexistant, mais je ne le vis pas comme tel. Je sais bien que la prochaine
guerre sera terrible et qu'elle est déjà là, mais je me sens ici, sur cette
terre d'Israël, en sécurité plus que jamais. Il ya des choses que l'on peut
difficilement expliquer ; ce sentiment de sécurité est au-delà de toute logique
humaine, sans doute parce qu'Israël est au-delà de toute logique humaine.
Face à l'islam radical qui porte les couleurs de l'idéologie de la mort,
Israël est plus que jamais la force de la vie pour l'ensemble des Nations.
Israël a cette capacité incroyable qui est de révéler à chacun son vrai
visage : les justes de tous les temps qui s'engagent au nom de la Justice et de
la Fraternité, les lâches qui se taisent et plantent leurs cous d'autruche dans
les déserts d'Arabie, les Amalécites qui ne supportent pas l'idée que soit
accomplie la promesse du retour du peuple juif sur sa terre pour devenir une
Nation.
On ne devient le meilleur de ce que l'on porte en soi, que si, devant les
épreuves, on sait se tenir debout au milieu de la tourmente.
Israël est debout au cœur de la tourmente islamiste et recouvre de ses
ailes de vie, l'ensemble de ses vrais amis.
Israël, le 19 janvier 2012
Reproduction autorisée, et même vivement encouragée, avec la mention
suivante et impérativement le lien html ci-dessous : © Rachel Franco pour www.Dreuz.info
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