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Il y a plusieurs manières de découvrir Israël selon les goûts de chacun. Il est possible de faire des randonnées dans la nature, de visiter des musées ou des "Beit Arishonim" (La maison des Anciens) ou encore se recueillir devant des mémoriaux pour se rappeler continuellement que grâce aux soldats nous vivons en paix à  l'intérieur du pays.  Nous pouvons aussi visiter les sites archéologiques qui nous retracent l'histoire depuis les temps les plus reculés et les villes sans oublier Jérusalem qui, a elle, seule nous comble de bonheur.

 

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HAÏFA.

 

Cantique des Cantiques composé par Salomon -Chapitre VII, paragraphe VI.

« Ta tête est posée sur toi pareil au Carmel, les boucles de tes cheveux ressemblent à l’écarlate : Un roi serait enchanté par ses boucles. »

C’est la première mention connue dans l’histoire du site de la future Haïfa. Mais depuis cent mille ans, davantage peut-être, l’homme fréquentait ces lieux. Les fouilles entreprises à partir de 1928 ont révélé les traces d’un habitat moustérien en plus des ossements et du crâne de l’homo Carmeliensis. C’est près du Mont Carmel que Saül rassembla ses troupes à la veille de la bataille décisive du Mont Gilboa en 1006 avant notre ère.
 
Au début du 9ème   avant notre ère le prophète Elie y trouva refuge dans une grotte alors qu’il venait d’engager la lutte avec le Roi d’Israël.
 
L’origine de Haïfa a longtemps prêté à confusion. On peut la situer au début du 4ème siècle avec la fondation d’une petite ville portuaire Tel Abou Hawam. A l’époque hellénistique la ville fut transférée vers un site nouveau, l’actuel quartier de Bat Galim ou l’on a découvert d’importants vestiges de constructions romaines. Il s’agit certainement de l’antique Hof Yafé (côte de beauté).
 
Le nom de Haïfa apparaît pour la première fois dans le Talmud au 3ème siècle de notre ère; s’agit-il d’une déformation de l’appellation hébraïque Hof Yafé ou d’une transcription de Caïphas, grand prête de Jérusalem qui aurait trouvé refuge ici, en laissant son nom au site ? Toujours est-il qu’au Moyen Age, les Croisés qui frappent leur monnaie nomment l’agglomération Caïfa ou Cayphas.
 

Au 9ème siècle Haïfa est une cité juive importante, on y construit des bateaux. En 1099, les Hébreux, auxquels se joignent les musulmans résistent plusieurs mois aux croisés de Tancrède. Un véritable massacre s’ensuit : Les Juifs qui y échappent sont vendus comme esclaves en Italie.

Ensuite défileront dans la ville les Mamelouks, les Ottomans et Bonaparte.

Dans la nuit du 14 au 15 mai 1948, quelques heures après la proclamation de l’indépendance par Ben Gourion; les Anglais sortiront de Haïfa.

 

Le quartier Hadar Acarmel.

 

Le jardin du souvenir se trouve devant l’hôtel de ville. A l’intérieur le mémorial aux victimes de la bataille d’avril 1948 reprend un verset du psaume de Salomon  « Que son nom vive éternellement. Que sa renommée grandisse à la face du soleil ! Que l’on se souhaite d’être heureux comme lui, que tous les peuples proclament sa félicité ».

Le canon qui date du 20ème siècle et qui se trouve à proximité nous rappelle la forteresse ottomane, le Buri élevée au 19ème siècle et démolie ce même siècle.
 
La grande synagogue au numéro 60 de la rue Herzl a, sur sa façade, un bas relief représentant Elie sur un char sonnant le schofar tandis que le suivent les enfants d’Israël rapportant à Jérusalem la menora d’or.
 

L’ancien technion a été fondé par les Allemands. Il est de style oriental et contient aujourd’hui un musée de technologie.

Une étoile de David en haut de la façade vient compléter cet ensemble. Se trouvant sur les pentes du Carmel, il fait face à la vieille ville et à la mer.

Paul Nathan crée la Société Ezra et par cet intermédiaire achète un immense terrain dans le quartier Adar en prévision d’une future Alya. En 1912  la première pierre du Technion  construite par l’architecte Berval est posée sur ce terrain. Les premières études se feront en Allemand, mais dès 1913, la guerre des langues  commencera  et les  sionistes la gagneront car désormais on y étudiera qu’en hébreu.
 

En 1925, aura lieu l’inauguration du Technion en même temps que celle de l’Université Hébraïque de Jérusalem sur le mont Scopus.

Sur le même terrain, Berval construira l’école Aréali puis une troisième école, si bien que le quartier Adar deviendra le centre d’études de Haïfa. Aujourd’hui encore, sur le fanion de la ville se trouvent le bâtiment du Technion, le port, la couronne et la branche d’olivier.

Dans les années 30 puis 40 la ville s’agrandit, les immeubles apparaissent et les jardins disparaissent !…
 
Itine, russe et Juif qui participe à la grande révolution dans son pays comprend bien vite que ce n’est pas sa voie. Sioniste il arrive au pays en 1918, les poches pleines de diamants grâce à ses parents qui sont très riches. Il se fait construire une superbe maison « Beit Ankori » tout près du Technion. Lors de la visite d’Henrietta Szold (1860-1945) (Elle fonde le 5 mars 1933 le mouvement « Alyat Anoar » Elle adhère au groupe de « Amants de Sion » à Baltimore. Elle sera la présidente  de l’organisation féminine Hadassa) au pays), Itine lui sert de guide et lui fait découvrir sa ville. Henrietta Szold, grande philanthrope, réussie à le convaincre que cette belle maison est bien trop grande pour lui et il accepte d’en faire don pour la transformer en hôpital. Elle deviendra le bâtiment de  l’hôpital Beit Rothschild ; plus tard ce dernier sera déplacé et les locaux seront affectés à l’école Bousmatte.
 
Derrière le Technion se trouve le bâtiment qui a servi à la première conférence de la Histadroute (syndicat)  d’où le nom de « ville rouge » donnée à  Haïfa.  Brenner prit la parole à cette occasion et Ben Gourion l’interrompit en lui disant qu’il n’avait pas la parole ; alors Brenner lui répondit « Le droit de parler : non mais le droit de crier : oui ! » La porte en fer de cet immeuble a été sculptée par Knisper Guershon et on y trouve tous les symboles du socialisme.
 

Knisper fait parti des Jeunes réalistes qui s’organisent en 1955 essentiellement autour de Haïfa, la plus grande ville ouvrière du pays. Ils adoptent un style délibérément provocant.  En 1950, les Français construisent la ligne de métro avec six stations du haut du Carmel jusqu’à la mer. Sans pratiquement aucun passager le métro prendra le nom de carmélite qui vient de maalit (ascenceur).

 

-Musée de Haïfa. Il comprend plusieurs sections. L’art ancien, l’art moderne, l’ethnologie et le folklore.
 
-La maison de Chagall. Le peintre y passa quelques jours en 1960. C’est aujourd’hui le siège de l’Association des peintres et des sculpteurs de notre pays à Haïfa. Expositions d’art contemporain.
 
-Jardins et temple bahaï.  Baha U’llàh est le fondateur de la foi Bahaï; la Terre Sainte est le centre international de la nouvelle religion et Haïfa le point de concentration des pèlerinages bahaï’s. Les parcs aux motifs de tapisseries persanes et les grilles de ferronnerie aux dorures somptueuses conduisent aux temples de style corinthien qui contiennent les archives bahaïstes ainsi que les mausolées. Le sanctuaire du Bab est couronné par un dôme d’or.
 
Nous descendrons 700 marches qui partent du Carmel français jusqu’au Temple Bahaï. Le dôme en or représente la bague du Bab et les lumières des jardins en sont les diamants. Symboliquement ces lumières représentent  la lumière qui a  manqué au Bâb en prison. Les jardins  persans se composent de 18 terrasses qui rappellent les 18 élèves brûlés avec le Bâb et qui ont écrit avec lui le livre de leur Foi. Chaque pèlerin doit monter une fois dans sa vie les 1.800 marches pour accéder au Temple Bahaï. La religion comprend 6 millions d’adeptes et ils prient  une fois  par jour en direction d’Akko car là se trouve son centre spirituel. Ils ont un jeûne de 19 jours une fois l’an. Haïfa est le centre international de la religion tandis qu’Akko est le centre spirituel. Tout comme les Druzes, les jeunes peuvent choisir leur religion à l’âge de 15 ans.
 

 
A Haïfa il n’y a  ni missionnaires, ni lieu de prières, ni communauté. Un grand parking à la sortie du Temple sert aux 700 personnes qui y travaillent quotidiennement. Cent jardiniers s’occupent des jardins. A l’intérieur de l’enceinte, sorti du Temple, on trouve le Siège de la Maison Universelle de Justice achevé en 1983 qui sert de siège à l’institution suprême législative et administrative de la foi. Elle est occupée par 9 directeurs, sous contrat pendant 9 ans, et 80 employés administratifs. (Bâtiment rond avec un dôme) Les archives internationales achevées en 1957 contiennent le musée Bahaï, différents documents religieux et des reliques étalées sur sept étages dont la plupart sous terre.  (Bâtiment rectangulaire avec les colonnes). Le coût de revient de cet ensemble s’élève à 250 millions de dollars, dons de la communauté internationale Bahaï. Leurs membres payent à la marie de Haïfa, l’eau, l’électricité et les impôts locaux.  
                                               

En sortant du Temple nous prenons le boulevard du Sionisme. Selon les époques et les occupants les mêmes avenues prennent d’autres noms, ainsi le Bld du Sionisme fut appelé Bld de O.N.U. en son temps et Boulevard des Templiers à la fin du siècle dernier.

 

 

Le quartier du Carmel.

-Le gan Ahem ou le jardin de la mère est un parc public ou se trouve. 
 -Le musée préhistorique Beit Pinhas et son zoo.
 
-Le musée Mané Katz  présente les toiles, gouaches, aquarelles, sculptures léguées par l’artiste juif français de ce nom. On visite le studio où ont été rassemblées les principales antiquités juives qu’il possédait.
 

De là on descend vers le nahal Lotem qui traverse une partie de la ville.

-Le musée d’Art japonais.
 

-La promenade Louis.

La famille Godmitsh dont le père est architecte avait un fils de 19 ans qui s’est tué dans un accident de voiture. Les parents de ce jeune homme étant très riches ont crée cette promenade dans le carmel français en souvenir de leur fils. L’entretien de cet endroit est également à leur charge.
 
Lorsque l’on regardait le Carmel de cette hauteur il y a 120 ans, il n’y avait que des pierres sur la montagne, et en bas, à la place de la tour qui abrite bientôt les bureaux  administratifs de la ville, se trouvait la petite cité entourée de ses remparts.
 
Face à nous les bâtiments Zim (maritimes), au fond, les bateaux de la marine et de Tsahal  et, entre les deux, le port. L’aménagement du port de Haïfa a malheureusement  bouché l’accès à la mer pour tous les citoyens de la ville. Ils doivent se rendre sur les plages  qui s’étalent à la sortie de Haïfa. Il est question, dans un lointain futur, très lointain même d’aménager un espace aux promeneurs avec des cafés et des boutiques mais avec la marine de guerre qui fait face au port ce projet paraît éphémère.
 
Sur la droite nous voyons la raffinerie de pétrole construite par les Anglais pour amener le pétrole d’Irak. Les Anglais ont laissé beaucoup de traces de leur présence dans la ville.
 
Près de la Tayelet (promenade) un canon et un  pilier attenant rappellent le passage de l’empereur Guillaume II en Terre Sainte. Lors de son arrivée à Haïfa les Templiers le reçoivent et le conduisent sur ce promontoire pour découvrir ce panorama. En souvenir de son passage l’empereur  érige ce mémorial. Lorsque les Anglais occupent le pays ils se battent contre les Allemands et jugent bon de détruire le mémorial allemand. Il a été restauré depuis deux ans
 
-Les terrasses des Bahaïs. Des terrasses construites par les membres de cette religion vue panoramique sur leurs jardins, leur temple, la ville et la baie. (deuxième accès au Temple Bahaï)
 
-Le jardin des sculptures. Jardin dominant la ville et la baie de Haïfa orné de sculptures en bronze d’Ursula Malbin.
 

 
-Le monastère des Carmes -Stella Marias-  Eglise et exposition d’antiquités. Domaine privé de l’ordre des Carmélites. Selon la bible, dans le premier livre des :
 
Rois, chapitre XIX, paragraphe X, il est écrit : Que fais-tu là Elie? Il répondit « J’ai fait éclater mon zèle pour toi, Seigneur, Dieu-Cebaot, parce que les enfants d’Israël ont répudié ton alliance, renversé tes autels, fait périr tes prophètes par le glaive; moi seul je suis resté, et ils cherchent aussi à m’enlever la vie. »
 
Sous le cœur de la basilique se trouve une grotte dite de « l’école des prophètes »
 
-Le technion. Le campus regroupe un nombre important d’édifices modernes où l’on dispense l’enseignement donné autrefois au Technion de Hadar Ha Carmel. Il a ouvert ses portes en 1953-54. Il est possible de le visiter. Un centre d’accueil réservé aux touristes présente une documentation et des documents relatifs à l’ensemble des facultés.
 

 
-L’université : Fondée en 1963, inaugurée en 1970, elle est devenue autonome après avoir dépendu, pendant neuf ans de l’université hébraïque de Jérusalem. Elle domine de près de 500 mètres d’altitude la baie de Haïfa. Le musée archéologique de Réouven et Edith Hecht est une introduction excellente à l’histoire du pays.
 

-Nahal Ahuza. Du centre Horef, promenade de deux heures et demie dans la nature vers le nahal Ahuza. Descente vertigineuse par des centaines de marches du Carmel français jusqu’au port. Traversée d’une grande partie de la ville de Haïfa par la moshava germanit, le jardin des sculptures, le temple et les jardins Bahaï, le musée de la ville, le wadi Nisnas.

 

Quartier des Templiers.

L’histoire des Templiers commence à la fin du 19ème siècle, en 1869, avec le mouvement religieux chrétien dont le but est de réunir en Terre Sainte les membres de cette secte. Ils prétendent être les véritables successeurs des terres d’Israël puisque que les Juifs ont trahi Jésus. Leur aspiration est de créer dans le pays un centre spirituel qu’ils appellent Temple (sanctuaire) d’où leur dénomination de Templiers. Ce sont des protestants, agriculteurs et grands bâtisseurs.

Les premières personnes de cette secte arrivent au pays et fondent la colonie allemande de Haïfa

 

Visite de la ville.

 

Les plages de Bat Galim, Dado, Zamir et Carmel sont accueillantes, aménagées et confortables.

 

Le quartier du port.

 

-Le musée du train se trouve dans un bâtiment datant de la période turque. Il retrace l’histoire du train israélien depuis sa création en 1888. Expositions de locomotives de périodes différentes.
 
-L’usine Shemen. Dans l’enceinte de l’usine se trouve le musée qui retrace l’utilité de l’olivier à l’époque ancienne selon les coutumes juives. Le début de l’industrialisation et de l’automatisation. L’industrie de l’huile dans la nourriture aujourd’hui.
 
Dans la salle voûtée, l’exposition développe la technologie de l’industrie de l’huile de ses débuts jusqu’à nos jours. La salle aux piliers est celle de l’utilisation de l’huile dans les temps anciens aussi bien pour les sacrifices que pour l’éclairage ou la cuisine.
 
Dans la salle portant le nom de Nahoum Vilboch, pionnier industriel juif de l’huile, est présentée la modernisation de l’industrie.
 
Dans le jardin du musée se trouve une reconstitution de pressoirs d’olives; le premier de la période byzantine, un autre traditionnel du début du 20ème siècle, un pressoir de la ville philistine d’Ekron (un des 116 qui se trouvaient dans cette ville).
 

 
-La haute tour du Dagon.  Ce silo à grains comme son nom  hébreu l’indique – Dagan grain de blé - a une capacité de 100.000 tonnes. La façade emprunte les éléments de sa décoration à l’Orient. Inauguré en 1955, l’édifice abrite au pied de sa tour un musée qui retrace l’histoire du stockage et de la distribution du grain depuis les temps bibliques. Une collection archéologique présente des jarres, des silos de l’ancien Israël, des pièces de monnaie, instruments aratoires utilisés à l’époque de la bible. Des maquettes expliquent le fonctionnement électromécanique du silo actuel.
 
-Le téléphérique nous conduit du bas de la ville jusqu’au quartier de Stella Marias. Vue panoramique.
 
-La grotte du prophète Elie. Elle apparaît au pied du promontoire du Carmel. C’est ici que le prophète, fuyant le roi Achab, se serait réfugié. On l’appelle aussi la grotte des prophètes car ELIE y enseignait ses disciples au 9ème siècle avant notre ère. Une légende peu ancienne prétend que la Sainte Famille s’y serait reposée à son retour d’Egypte. Au 13ème siècle des ermites qui créèrent l’ordre des Carmes y vécurent.
 
-Face à la grotte du prophète Elie deux musées. Le premier est le musée de l’immigration illégale. C’est l’histoire d’un bateau clandestin  AF-AL-PI-HEN (Tout de même) qui a forcé le blocus britannique à l’époque du mandat. Il  retrace à la fois l’épopée des hommes qui ont forcé le blocus et celle de la marine de guerre israélienne depuis la proclamation de l’indépendance.
 
-Le deuxième musée, tout près du premier est le musée national maritime : Il offre une centaine de modèles réduits de haute qualité, un raccourci de l’histoire de la navigation en Méditerranée, en mer rouge et dans l’océan indien couvrant 5.000 ans.
 
-Le tel Shikmona. Emplacement d’un village de pêcheurs phéniciens. En 117 avant notre ère un roi d’Egypte livra bataille à Alexandre Jannée. Au 2ème siècle Rabbi Shim’on Hashikmoni (qui donna son nom au lieu archéologique) disciple de Rabbi Akkiva y vécut. On prélevait la dîme sur les fruits du sycomore en raison de l’excellence de leur saveur. Des vestiges de construction de l’époque du premier temple et des Séleucides ont été mis à jour. De nombreux vestiges (jarres, fioles pour onguents et objets destinés à la beauté féminine ont été trouvés sur place et sont exposés au musée de la ville.
 

 
-Wadi Nisnas. Quartier arabe chrétien très caractéristique. Sur ses toits nombreuses sculptures dont une représente les trois religions du monothéisme.
 

 

Monastère des Carmes.
 
Au sud de Haïfa, sur la partie inférieure de la pente Ouest du Carmel qui est en roche crayeuse coule le nahal Siah. Dans cette partie du Kenion, prés du lit de la rivière, dans un coin, des ermites de l’ordre des Carmes ont élevé un monastère au 13ème siècle. Ils s’installent sur ces lieux lorsque l’armée de Saladin arrive sur le mont Carmel, près de la grotte dénommée  grotte du prophète Elie et détruit un premier monastère. C’est l’une des premières fondations chrétiennes du temps des croisades le monastère était consacré à sainte Marguerite.
 

 
Cependant, bien avant, pendant plusieurs années, le nahal a été utilisé par des moines solitaires qui vivaient dans des grottes isolées.
Un peu plus loin se trouve la source Ein Messotétim que les moines nommaient wadi Siah : la vallée des martyrs car ils furent attaqués à maintes reprises par les Sarrasins et beaucoup d’entre eux moururent comme martyr pour leur foi. En 1921 les moines furent forcés de quitter la Terre Sainte.
 

Sur la droite des arbres fruitiers rappellent l’époque célèbre où les moines vendaient leurs fruits délicieux.

Du premier monastère (1206-1214) il ne reste que les vestiges du bâtiment central : l’église. Du coté Ouest, sur la pente du nahal on voit encore des ruines du mur ouest du monastère, il servait de parapet entre le wadi et le monastère.
 
Les vestiges des pressoirs découverts dans les proches environs ont été utilisés par les moines pour la préparation du vin.
 
Le monastère a existé à peu près un siècle jusqu’à ce que les musulmans le détruisent et avant l’installation des croisés.
 
  
                                                         Visite du quartier Adar 
Le premier quartier juif de Haïfa.
C’est grâce aux Templiers que nous avons de belles avenues dans la ville comme le Boulevard Carmel,  rebaptisé Ben Gourion, avec ses 33 mètres de largeur. Avant l’arrivée des Templiers, Haïfa était une toute petite ville entourée de remparts. Le quartier Adar a été construit en 1940. Il est maintenant protégé par la société.  « Shimour et Chikoune » (protection du bâtiment)
 

Au numéro 12 de l’avenue Ben Gourion se trouve la maison de Shumakher Gottlieb occupée plus tard par Sir Oliphand. Un peu plus loin sur la gauche, nous trouvons l’entrée du wadi Nisnas.

Hertzl, dans son livre « terre neuve ancienne » décrit très bien ce que sera la future ville. Le visionnaire imagine  la ville telle qu’elle est aujourd’hui avec son port et la zone industrielle dans le bas de la ville, les maisons et les jardins sur les hauteurs. Lors de la deuxième Alya, les Juifs débarquent à Haïfa et s’installent dans le centre, au quartier Adar. On est en 1908, le quartier grandit, le Technion et le quartier Géoula voient le jour.
 
Après la première guerre mondiale, les Anglais agrandissent le port pour en faire le plus grand port du Moyen-Orient. Ils lui donnent le nom de Comité d’Adar Acarmel.
 
La ville de Haïfa se trouve sur les pentes du Carmel, elle se compose de trois parties : la chaîne du Carmel, la ville basse et  Adar Acarmel. Le premier quartier juif de la ville s’est construit autour de la rue Herzl. En 1834, un Anglais débarque du port et voit deux hommes converser devant la porte de la ville, il leur demande alors où est la ville de Haïfa et à sa grande surprise il voit une enceinte avec quelques maisons !... c’était alors toute la superficie de la ville. Jusqu’en 1860,  personne ne pensa sortir des remparts pour y habiter.
 
L’architecte Koffman bien connu à Jérusalem et à Nahallal, entreprend ici, la construction de nouveaux quartiers en 1924. Tout comme en Europe, les maisons seront entourées de 2/3 de leur superficie par des jardins, c’est une loi anglaise qui sera respectée très longtemps. Ainsi les quartiers d’Herbert Samuel, Newe Shaananim,  Bar Galim et Acarmel sont fondés ainsi que le jardin Benyamin, dons  de Baron de Rothschild.  L’architecte  Berval construit au milieu de ce jardin un salon de thé où toute la classe mondaine se retrouve. C’est l’endroit le plus apprécié de la ville où, aux sons d’un orchestre, les gens viennent danser. C’était l’occasion de mettre de jolies toilettes avant de s’y rendre. On est au début des années 24. Face au salon de thé, le théâtre de la ville.
 
En 1929, puis en 1936 et 39 les émeutes des Arabes débutent et on commence à construite des centres commerciaux dans le quartier d’Adar pour que la population ne prenne pas de risques à faire ses courses dans le quartier du port. Alors, tout ce quartier qui contenait plus d’espaces verts que d’habitations se transforma petit à petit en quartier commercial.
 
Dès les années 60-70, la classe supérieure de la ville change d’appartements pour monter sur les hauteurs du Carmel, plus on est riche, plus on monte ! L’Alya des Russes est massive à Haïfa, ils empêchent d’autres Arabes de s’y installer.
 

Avant la période du mandat britannique Haïfa comptait moins de 20.000 habitants, en 1948, 30 ans plus tard on en comptait 140.000, moitié Juifs, moitié Arabes. Pendant la guerre de 48, Tsahal encercle en deux jours les Arabes de la ville et à la fin de la guerre d’indépendance il ne reste plus que 5.000 Arabes à Haïfa. Aujourd’hui la ville compte 230.000 habitants dont 75.000 Olim Hadashim et seulement 10% d’Arabes soit 30.000. Les Russes ont formé la plus grande Alya dans la ville depuis 10 ans.

 

Rue Ménahem Ussiskhin. Comme  son nom l’indique un des membres de Hovévéi Tsion (Organisation des  Amoureux de Sion) a aussi  acheté une  maison à Haïfa  dans la rue  qui porte son nom (il en a une à Tel-Aviv bien que travaillant à Jérusalem)
 
Toujours selon la loi britannique, en plus 2/3 de d’espaces verts autour d’une construction, la façade doit être recouverte en pierre de taille, tout comme à Jérusalem, ceci entre 1924 et 1929.
 
En 1929, l’usine Nesher ouvre ses portes et là les Juifs se trouvent devant un problème. Si on ne construit pas les maisons en béton, l’usine n’aura ni rentabilité, ni ouvriers. La direction se tourne vers les Anglais pour trouver une solution avec eux. Il est déclaré alors officiellement que seule la façade devra être construite en pierre de taille. Dans les années 30, en Europe, l’art nouveau apparaît. En Allemagne l’école d’architecture et d’arts Bauhaus ouvre ses portes et lorsque qu’elle fermera ses portes en 1933 les élèves viendront s’installer au pays. C’est un nouveau style de construction qui apparaît en Israël et bien sûr à Haïfa. Le style est totalement différent et des maisons orientales qui ont des arches, des angles, des fioritures de partout, on se retrouve maintenant  avec des lignes droites.
 

Au numéro 5 de la rue Jérusalem, existe un bel exemple de maison en pierres de taille, c’est celle du peintre Meirowitch qui vécut ici dans les années 50 avec sa femme Yéhoudit, écrivain qui écrivit entre-autres : Rue des marches faisant allusion à la ville de Haïfa. La famille a eu beaucoup d’ennuis avec son toit et chaque année ils devaient faire appel à des ouvriers arabes qui leur sabotaient le travail volontairement afin de revenir l’année suivante, pour gagner de l’argent, ceci pendant plusieurs années de suites.

 

                                          Le centre Castra.
 
Il porte le nom d’un site archéologique fouillé il y a 5 ans lors des débuts des travaux d’un tunnel qui devait traverser la ville pour arriver au carrefour Tsheik-Post. Castra fut une très grande ville prospère durant la période byzantine, du 4 au 5ème siècle  jusqu’à la conquête musulmane  au 7ème siècle de l’ère chrétienne. On y a découvert plusieurs habitations dont plusieurs très cossues, des puits, des canalisations, des pressoirs à vin, des pressoirs d’olives, des réservoirs artificiels, deux basiliques avec des parterres de mosaïques colorées. La  ville industrielle comprenait 14 pressoirs à vin  qui donnaient 200.000 litres de vin par cycle et 11 pressoirs à huile  qui fournissaient 8.000 litres d’huile d’olives. On suppose que la majorité de cette production était expédiée par terre et par mer. Les objets les plus précieux ont été déposés au musée Rockefeller à Jérusalem.
 

 
Face à ces vestiges recouverts, un grand centre d’arts s’est ouvert l’année dernière. A l’entrée une sculpture ressemblant à un totem représentante l’histoire de Hag Gadia. Face à elle un immense amphithéâtre où sont donnés des spectacles en plein air. Une série de peintures a été faite par Eric Brauer dans son atelier d’Atlit et a été posée au-dessus de l’entrée du centre. Au milieu une immense peinture sur la création, à sa droite plusieurs peintures des divers versets du pentateuque et à sa gauche des peintures représentant la période des Juges.
 
A l’intérieur, le plafond du centre est exceptionnel par sa lumière et son art. C’est grâce à une technique de béton mouillé dont Brauer garde le secret que nous avons l’impression que la salle est éclairée par la lumière du jour. Cette peinture, de couleurs bleue et blanche uniquement représente l’histoire de Salomon.
 

Dans le centre plusieurs galeries de peintures et sculptures dont la principale contient quelques objets trouvés dans le site archéologique mitoyen. Le centre n’a malheureusement guère de succès auprès du public aussi quelques magasins commerciaux commencent à y voir jour.

 

Les femmes célèbres de la ville.
 

Augusta Victoria.

Lors de son arrivée dans le port de Haïfa en 1898 les Templiers reçoivent l’empereur allemand Guillaume II et sa femme ; ils les conduisent sur le promontoire de la promenade Louis pour leur faire découvrir le  splendide panorama et en souvenir de leur passage ils érigent un obélisque. En son honneur l’adjoint du consul turc donnera le nom d’Augusta Victoria, impératrice d’Allemagne, au bosquet  de pins et de caroubiers qui se trouve près de ce mémorial sur les hauteurs de la ville.
 

Guillaume II participera à la rencontre entre Hertz et son adjoint  et le gouvernement turc qui siégeait alors dans le pays. Le deux novembre 1917, 18 ans exactement après le rendez-vous d’Herzl et de Guillaume II a eu lieu la déclaration Balfour

 

Keller, adjoint au consul allemand en Israël et futur consul, reçoit des terres pour ses besoins sur les hauteurs du Carmel. Pendant plus de 20 ans, les Français qui occupent le Carmel à la hauteur du monastère Stella Maria se battront contre les Allemands pour construire des routes parcourant la ville. En fin de compte les Français devront dédommager les Allemands de la somme énorme de 17.000 francs de l’époque pour la construction des routes de la moshava germanique.
 

La femme Fonvervat : Le couple Fonbervat arriva en voyages de noces en Israël pour visiter le pays. Lors de leur voyage entre Nazareth et Jérusalem le mari meurt soudain d’une crise cardiaque. Sa femme, seule, perdue, ne parlant pas la langue du pays se retrouve en pleine détresse. Elle se tourne alors vers les Templiers de la ville de Haïfa pour chercher du secours.  Elle trouve en leur communauté aide et compassion et la communauté accepte de payer l’enterrement de son mari qui à l’époque leur coûta 7.000 dollars. De retour chez elle, elle demande aux Templiers de lui construire une maison pour avoir un pied à terre en Israël et elle leur fait don d’une belle somme d’argent pour les dédommager des frais causés par l’enterrement. Ils acceptèrent de lui construire une maison où elle ne vint qu’une fois par an. Cette maison à été la première maison du quartier du Carmel à part l’hôtel qui existait déjà, ce sera le futur quartier des Templiers. Les Arabes appelaient sa maison « la maison de la Dame »

 

Le deuxième bâtiment construit par l’architecte Bervald sera le deuxième hôtel pour les pèlerins protestants.

Sur 20.000 croyants protestants 1900 seulement vinrent s’installer au pays.

 

Léa Gottberg
En 1930 Keller vend à Ruppin la maison et ses terres que Léa et Itsrak Gottberg lui rachèteront en 1920. Là ils recevront tous les artistes et la bohème de la ville et l’endroit sera très recherché.

 

 

 

 
Rachel.

Lors de leur Alya Rachel, avec l’argent de son mariage en 1918 fonde à Vilna une maison d’études juives non connue du gouvernement.

C’est grâce au Templier Schumarrer que nous devons les fouilles du Tel Megiddo. Architecte et archéologue il s’installe dans la maison de Rachel, plante beaucoup d’arbres fruitiers autour de sa nouvelle demeure. De ses neuf enfants, une seule restera au pays et finira ses jours dans un hospice de vieillard où elle écrira un livre sur sa jeunesse. Bien que le livre ait une tendance très chrétienne, il retrace exactement l’ambiance de ce nouveau quartier des Templiers à Haïfa.

 

 

 
Komera.
Schneider Komera construira un hôtel pour les pèlerins en 1893 mais le bâtiment est laissé à l’abandon car personne n’y arrive. Francis Newton le rachète et en fera un centre missionnaire pour arabes et chrétiens, les missionnaires  traversèrent toute la Galilée pour influencer la population ; elle et sa sœur étaient contre le sionisme. En 1914, elle retourne en Allemagne pour un voyage de courte durée mais au moment où elle décide de rentrer au pays, c’est la première guerre mondiale et les Anglais lui refusent l’entrée au pays.
 
C’est James Rothschild de la société Pikai qui, en 1948, rachètera le local  pour en faire un centre de communauté juive. Le destin joue souvent avec les divers bâtiments construit dans le pays, car celui là aussi passa d’un centre chrétien à un centre juif.
 

Face à cette immense bâtisse, un bosquet a été planté à la mémoire de la reine Victoria mais il a changé de nom  pour prendre celui de Mania Shohat. Aujourd’hui le bâtiment sert de cinémathèque.

 

Gallerie Yos.

L’artiste s’est installée dans une des maisons des Templiers qu’elle a restaurée. Elle expose ses œuvres ainsi que celles d’artistes de la ville. Elle fait beaucoup d’objets en verre.

 

 

 

 

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HOPITAL SHAARE TESDEK
 
 
Nous sommes reçues par Emouna, une employée qui travaille au service des relations publiques et qui nous fait visiter l’hôpital.
 
Sur la pelouse de l’hôpital une sculpture d’un artiste mexicain, Nirman,  représente une colombe.
 
L’hôpital Shaaré Tsédek est  la première institution médicale qui a été construite en dehors des murs de la vieille ville il y a plus de cent ans. « תרלג »  Avant elle, un dispensaire existait dans la vieille ville et dès 1902 l’institution a été transférée dans la nouvelle ville, rue Yaffo. A ces débuts Shaaré Tsédek a surtout été au  service de la fidélité, de loyauté et du dévouement important pour le pays. L’hôpital a la caractéristique de conserver la loi et les règles d’exactitudes religieuses.
 
Le bâtiment, construit en 1916 dans le quartier de Romema, rue Yaffo, servi tout d’abord d’école d’infirmière ; aujourd’hui il est occupé par l’office de la radiodiffusion.
 
C’est  un juif religieux de Hambourg qui décida de financer la construction de l’hôpital. Il fit venir tous les matériaux d’Allemagne et les ouvriers arrivaient à dos de chameau de la vieille ville pour y travailler.

En 1902 l’hôpital a ouvert ses portes à tous les malades, Juifs et Arabes. Il contenait alors 12 lits contre les 20 qui étaient prévus. En 1978 il y eut 270 lits et ils transférèrent l'hôpital dans les bâtiments actuels. Après l’holocauste la même communauté fit un don pour de nouveaux locaux.

Ils commencèrent par construire trois bâtiments en alignement (rakevet) et plus tard un immeuble de 10 étages.
 
Le ministère de la santé donna la permission d’installer que 500 lits sur 8 étages. Les deux derniers étages restèrent vides jusqu’à ce qu’ils obtinrent une nouvelle permission qu’ils attendirent six mois, le dixième étage est réservé aux opérations du cœur. L’hôpital a l’exclusivité de ces opérations.
 
Etant bâti sur une colline, l’entrée du bâtiment se trouve déjà au niveau du quatrième étage. Les trois premiers étages sont donc souterrains et servent uniquement d’abris en cas de guerre, de centre d’approvisionnement et de service d’urgence. Sur le parking extérieur des douches sont installés en permanence en cas d'une éventuelle guerre contre les gaz.
 
Nous montons au dixième étage qui est desservi de la manière suivante : au milieu l’accueil et les soins extérieurs, à gauche le service des opérations du cœur, à droite le service de  cardiologie. Ce service contient des chambres individuelles tandis qu’en face, les opérés du cœur sont dans une seule grande pièce pour permettre une évacuation rapide en cas d’urgence. Ce service contient une salle de musculation avec des monitors et des infirmières de garde.
 
Dans la salle d’attente un grand tableau mural représente 32 versets bibliques qui ont tous rapport avec le cœur et qui forment un cœur. En gémattria le mot  lev représente le nombre 32.        
 
Le neuvième étage est celui de la maternité. Cet hôpital compte le plus grand nombre de naissances de tous les hôpitaux du pays. L’organisation est la même qu’à l’étage supérieur c’est à dire qu’en face des ascenseurs se trouve l’accueil et les cabinets médicaux des soins journaliers. Ici le plafond est très adapté au service car il est parsemé de plusieurs symboles en verre coloré ou l’on peut deviner : un soleil, un embryon, un sperme, un stérilet, etc.…
 
 
Un couloir a été aménagé spécialement pour amener les bébés directement de la salle d’accouchement  au service de réanimation et dans une salle simulatrice. Cette dernière sert à la nouvelle maman qui a des problèmes à la naissance de son bébé ; elle peut y dormir  et on la guide, on la soutient et on l’aide quelques jours jusqu’à ce qu’elle prenne de l’assurance. Il y a dix salles individuelles d’accouchements toutes à la pointe du progrès.

Du huitième étage nous accédons à une terrasse où une vue panoramique sur Jérusalem s’offre à nos yeux. Près d’elle la synagogue de l’hôpital est l’une des plus ancienne de Jérusalem.

 
Entre les années 1906 et 1976 Zalma Méïr a été infirmière à l’hôpital Schlomo Ayana à Hambourg. (Schlomo Ayana était l’oncle du poète Ayana qui a écrit un chant sur cet hôpital).
 
 
Ce n’est qu’en 1913 que Zalma obtint le premier diplôme d’infirmière en tant que Juive en Allemagne.

En 1916, lors des événements de la première guerre mondiale elle quitte l’hôpital et fit son Alya ; elle y arriva en décembre de la même année.

 
Le docteur Valed arriva en Europe pour trouver une infirmière principale qui travaillerait dans son hôpital. Il visita plusieurs hôpitaux dont l’hôpital de Schlomo Ayana. Là, il y rencontra Zalma.
 
Le docteur Valed arriva au pays au 1919, commença à travailler dans la vieille ville et il eut l’honneur de recevoir Théodore Herzl et l’empereur Guillaume II. Ensuite le docteur Valed partit pour la Hollande et l’Allemagne afin d'btenir des fonds pour construire une nouvelle aile à l’hôpital. Il réussit à mettre son projet à exécution et l’hôpital s'agrandit  grâce à un ingénieur allemand qui était alors au pays. En 1902 le bâtiment fut terminé et il fut inauguré officiellement. C’est le premier hôpital juif qui concorde aux lois qui existaient alors en Palestine.
 
Shaaré Tsedek est un hôpital privé, religieux, puisqu’il fournit que des repas Glatt-casher et qu’il n’accepte pas d’avortements provoqués.
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RAMLE

 

Le sultan omeyade Abd-El-Malik décida de fonder une ville dans les dunes de sable d’où le nom de Ramla qui vient de l’arabe ramel = sable. La ville fut fondée en 716 entre la ville de Jaffa et celle de Jérusalem et devint une cité importante de la culture musulmane pendant trois cent ans. Du 7ème au 9ème siècle les souverains omeyades permirent aux communautés juives, chrétiennes et samaritaines de venir s’installer dans la ville étendue et prospère.

Les croisés conquirent la ville des mains des Arabes et la considérèrent comme une ville sainte chrétienne.

 

La grande mosquée Jami El Kébir

En 1260 les forces du sultan Mamelouk Baïbars conquièrent la ville et détruisirent l’église pour construire sur ces vestiges une mosquée. La cathédrale romane de saint Jean vit le jour sur l’emplacement de la mosquée actuelle. Construite par les croisés elle faisait partie de l’un des édifices religieux médiévaux  les mieux conservés du pays. Elle avait trois nef centrales coupées de sept travées formées de rangées de piliers dont les chapiteaux témoignent du talent des maîtres cisterciens, par l’élégance de leurs lignes er leur sobriété décorative. Le clocher élégant beffroi est devenu un minaret. L’origine du mot  minaret vient de Manara  qui veut dire or ou lumière.
 
 
L’église a une orientation  d’Ouest vers l’Est avec un portail à l’Ouest  et du côté Est se trouvait l’autel à l’intérieur de l’abscisse. Du côté Sud et Nord se trouvent deux rangées  de huit piliers surmontés de corniches en pierre avec des chapiteaux de style croisé qui se terminent en forme de voûtes.  A l’étage supérieur deux rangées de quatorze fenêtres donnent une lumière suffisante à tout l’ensemble de l’édifice.
 
Au fond de la mosquée on peut reconnaître  l’emplacement de l’ancien  autel chrétien et au milieu, l’allée centrale qu’on appelle le bateau de Jésus et qui représente son voyage spirituel. De chaque côté de l’allée centrale deux contre allées sont aussi appelés «  bateaux de Jésus »
 

Le sol de la mosquée est recouvert entièrement d’un tapis dans les tons de vert et qui a pour motifs des minarets qui s’orientent vers la Mecque.

Le Mihrab se trouve sur l’un des côtés de la mosquée, lui aussi en direction de la Mecque il contient le livre sacré : le Coran

La chaire du prêcheur se trouve à côté du Mihrab.

A l’étage supérieur se trouve l’oratoire des femmes.

 

Les mosquées et les synagogues ne sont  des lieux sacrés  que par les Livres qui s’y trouvent. Un Sepher Thora qui est dans une synagogue rend l’endroit sacré tout comme le Coran qui se trouve à l’intérieur d’une mosquée, ce sont les Livres qui consacrent le lieu et non pas le lieu comme dans les églises.
 
L’église est sacrée car elle est toujours construire à un endroit où il s’est passé un événement  chrétien  ou encore sur les lieux où il a été trouvé des objets lui appartenant.
 

Avant que l’empereur Constantin gouverne toutes les églises étaient construites dans des catacombes c’est la raison pour laquelle nous trouvons souvent des vestiges archéologiques dans les sous sols des églises modernes qui ont été construites avec intention sur les anciennes.

Selon une coutume musulmane Shi’ab A-Din, officier supérieur de l’armée de Saladin mort lors de la bataille de Cornes de Hittim est enterré dans la cour de la mosquée sous un  bâtiment surmontée d’un dôme.

 

Les mosquées ont un à quatre minarets selon leur importance. Si elle comporte un seul minaret la mosquée a été construite par le peuple, si elle a deux minarets c’est le signe qu’une communauté importante l’a construite. Si elle a quatre minarets c’est la distinction du Sultan qui l’a faite construire.
 

Trois arches rejoignant trois piliers encadrent la façade du portail Ouest de la mosquée, anciennement église qui représentent le symbole de la Trinité et sur le fronton une inscription mamelouk qui date de 1934 qui célèbre la restauration de la tour rouge du bâtiment.

 

Le couvent et l'église saint Joseph

Les croisés  élevèrent une église au nom de saint Joseph relevé par les franciscains avec l’hospice Saint Nicomède. L’enceinte de l’église est surmontée de plusieurs rangées  de petits pots de terre encastrés dans du ciment d’une hauteur totale de trente centimètres et qui servait d’aération aux locaux.
 

C’est dans cette église que le 1-3-1799 l’empereur Napoléon Bonaparte a séjourné après avoir pris la ville qui a capitulée sans résistance.

Face à la fenêtre de sa chambre se trouve (jusqu’à à ce jour) un minaret et une légende raconte que Napoléon tira sur chaque muézin qui montait pour l’appel à la prière car il le dérangeait dans ses appartements.
 
En haut du portail de l’entrée de l’enceinte se trouve l’inscription en fer forgé : TERRA SANTA et sur la droite de la porte le symbole des franciscains : deux mains enlacées avec un trou au milieu, elles représentent les mains de Jésus trouaient sur la croix.
 
 

Au 11ème siècle Saint François d’Assis vit en rêve ses mains croisés avec le clou en leur milieu tout comme celles de Jésus. Né dans une riche famille italienne François ne savait rien de la pauvreté et de la détresse. Son rêve le fit réfléchir et le poussa à sortir pour se rendre au milieu du peuple et regarder autour de lui ; là il découvrit un monde inconnu de lui, un monde de misère, de tristesse, de pauvreté et il décida de tout abandonné pour aider ses prochains. Il revêtit une aube  de couleur marron garni d’une ceinture faite de trois simples cordages représentant Marie, Joseph et Jésus et fonda l’ordre religieux des franciscains.

 

L’église saint Joseph est sobre, de style roman avec peu de fenêtres,  quelques peintures et trois vitrages, cet ordre est très pauvre et leur seule richesse est un tableau du Titien que les religieux gardent avec vénération.
 
Au 15ème siècle le peintre vénitien après avoir peint une bonne partie de sa vie toutes sortes de peintures y comprit des nus devint pratiquant sur ses vieux jours et peint plusieurs scènes religieuses. Après sa visite en Israël et principalement à Ramla qui à l’époque était une ville importante au niveau de la chrétienté, il  voulut faire cadeau à cette communauté une de ses toiles : la descente de Jésus de la croix qu’il décrocha des salles du Vatican pour l’offrir aux franciscains.
 

Ce tableau a une valeur inestimable puisque même le musée de Jérusalem n’a aucune peintures de cet artiste et les franciscains le  garde précautionnement sans trop ébruiter qu’il est leur propriété de peur d’un vol ou d’enchères trop bruyantes. Il aurait besoin d’une bonne restauration mais même à ce niveau les prêtes ne se décident pas à le restaurer de peur d’attirer les convoitises.

 

Le couvent russe orthodoxe

On pénètre  dans un couvent par un long passage souterrain dont les traces d’arcades fermées de chaque côté rappellent les ouvertures  qui amenaient à l’église byzantine qui a été construite dans ses soubassements.

Au milieu du parcours qui nous amène à l’église orthodoxe russe d’aujourd’hui les prêtes s’affairent à la préparation de Noël en garnissant les sapins de Noël.

 

L’église.

Aucune sculpture dans les églises orthodoxes mais beaucoup d’icônes. Face à l’entrée un triptyque avec les icônes des saints, d’une manière générale les églises orthodoxes ont le même principe : Au centre une porte où ne rentre que le prête pour la cérémonie officielle (l’endroit le plus saint). La première icône à gauche de la porte  représente Jésus et celle à droite de la porte Marie avec l’enfant à côté d’elle puis l’icône de saint Jean Baptiste. La dernière icône représente le saint de l’église où nous nous trouvons.

Les auréoles dorées à l’or fin au-dessus de la tête des saints sont représentatives  de l’époque byzantine, cette église est grégorienne et sur le mur une peinture représente Georges tuant le dragon pour sauver une femme, cette peinture souvent représenté soit en sculpture soit en peinture est le symbole du saint qui sauve l’humanité.

 
 

 
Le musée et le mémorial de la ville de Ramlé
Il se trouve dans l’enceinte de l’ancienne mairie ottomane et on y retrouve l’architecture ottomane avec les salles en forme d’ogives.
Dans la première salle se trouvent les vestiges archéologiques de l’époque du Moyen Age  trouvés à Ramla ou dans la région et dans les vitrines la représentation de la vie du peuple au jour le jour : agriculture, industrie et commerce (715-1571)
 
Sont exposées des pièces de monnaies avec des vues de Sidon et une seule sous l’effigie de la Palestine, de nombreuses céramiques principalement des lampes à huiles en terre qui représentent le travail industriel de la ville, le savon représentant  l’importance de la production d’huile à Ramla. De sources juives il est reconnu que la ville était spécialisée dans la production d’huile et de ses dérivés qui permettaient  de fabriquer des produits médicamenteux et de cosmétiques.
 

Dans une autre vitrine la vie journalière des juifs est retracée ; on y voit une cour carrée où les femmes s’adonnent aux travaux de la maison.

Une mosaïque a été découverte dans le vieux quartier de Ramla et une copie est exposée dans ce musée. Sur cette mosaïque on peut apercevoir un Mihrab qui se trouvait sur le mur d’une mosquée et qui indiquait la direction de la Mecque et celle de la prière. Une inscription en arabe rappelle la première phrase de la prière. Sous la mosaïque se trouvent deux sarcophages.
 

 
Deux maquettes sont représentées l’une avec la tour blanche, vestige de la mosquée des Mamelouks et l’autre avec une citerne souterraine et des arcades, une promenade en barques était organisée sur ce site  mais il est actuellement en restauration.

 

Deuxième salle : Période du gouvernement ottoman et celui du mandat britannique. 1517-1948

Des encensoirs, des céramiques où sont gravés des  fleurs, des saladiers en terre utilisés  pour chasser les démons. Dans une des vitrines sont exposés des boutons d’uniformes de la période napoléonienne et au-dessus un policier britannique fait flotter la tour carrée symbole de Ramla.

La gare centrale fut construite en 1892  et desservait Jérusalem et Yaffo. Une maquette de la gare faite du temps des Anglais se trouve dans cette salle avec des objets miniatures comme une poinçonneuse, un sifflet ou encore une lampe électrique.

 

Troisième salle : L’indépendance : Au moment de la guerre d’indépendance les Arabes ont fait un barrage à Ramla pour couper la route entre  Jérusalem et Yaffo de manière à empêcher les Juifs de passer. En avril 1948 les forces d’Etsel réussirent à contourner la ville de Ramla. En juillet 1948 la ville fut conquise par Tshahal grâce à l’opération « Ramla-Lod » dirigée par Dany Mas. Des documents, des cartes et des photos retracent cette période avec principalement des  lettres de Dany Mas.

 

Quatrième salle : Maabarot - le camp de transit

Avec la création du pays les immigrants qui montèrent au pays se retrouvèrent dans des tentes ou dans des baraques. Dans cette salle est reconstituée une tente avec tous les objets journaliers que les nouveaux immigrants utilisaient, ces dons ont été faits par la population de Ramla lors de la création du musée.

 

Dans la salle de recueillement un mémorial rappelle les175 soldats tombés pour le pays. Un album souvenir est dédié à chacun de ces soldats dans cette même salle.

 

Dans la cour du musée un mémorial sculpté rappelle leur souvenir.

   

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SIX FEMMES CREATRICES.
 

Rue Bialik 
 
Léa Goldberg.
Avec la quatrième Alya (1924-1932) le centre vital de la littérature hébraïque est définitivement  installé en Israël. La cinquième Alya (1933-1939)  voit venir plusieurs écrivains dont Léa Goldberg en 1935.
Un des trois grands maîtres du courant moderniste d’inspiration travailliste, qui domine la poésie est Léa Goldberg avec Shlonsky et Alterman. Evoluant dans le cercle de Shlonsky et d’Alterman, Léa (1911-1970) est aussi féconde et diverse que ses deux contemporains. Elevée au lycée hébraïque de Kovno en Lituanie, puis en Russie et aux universités de Kovno, Berlin et Bonn, elle soutient en 1933 sa thèse de doctorat sur la traduction de la Bible en araméen de Samarie. Forte d’une double culture (hébraïque et européenne), elle a 24 ans lorsqu’elle s’installe à Tel Aviv. Elle publie aussitôt un premier recueil de poèmes grâce au soutien de Shlonsky, enseigne et collabore à plusieurs journaux et revues où elle est chargée d’un supplément littéraire, de la rubrique du théâtre et des pages réservées aux enfants. Elle écrit une vingtaine d’œuvres destinées au jeune public. Elle obtiendra les Palmes Académiques en Europe.
 
Léa écrira plusieurs poèmes qui seront mis en chansons comme: J’ai deux vies et deux patries ou celui de la ville blanche de Tel Aviv et sa mer. Comme dans son chant sa vie sera toujours partagée en eux deux, sa culture est moitié européenne, moitié israélienne, elle vivra moitié à Tel Aviv, moitié à Jérusalem, née en Russie, elle vivra en Israël. En 1950, elle fera une tournée théâtrale en Europe ; elle enseignera  aussi à l’université de Jérusalem. Très jeune elle se retrouve orpheline car son père est tué parce que communiste et son frère meurt très jeune, seule avec sa mère elle  ne quittera pas de sa vie. A l’âge de 8 ans elle apprendra l’hébreu et écrira de nombreux poèmes.
Shlonsky et Léa feront un mariage fictif ce qui permettra à la jeune fille de s’installer au pays, mais on ne sait pas jusqu’à ce jour les véritables relations qui unissaient ce couple.
 
Elle rencontra Abraham Ben Itsrak (Galicie1883-Israel1938-1950) et tomba amoureuse de lui, ce fut un écrivain, un artiste et un metteur en scène célèbre, elle l’admirait énormément et malgré toutes ses capacités elle se sentit toujours  inférieure par rapport à lui. Deux ans après l’avoir connu elle fit son éloge dans un livre  et c’est à ce moment là que, tuberculeux, il finit ses jours à l’hôpital.
Tout comme Nathan Alterman et bien d’autres artistes, Léa s’asseyait aux terrasses des cafés de Tel Aviv pour écrire ses œuvres.
 
Contrairement à elle, le grand poète Shlonsky fut envoyé par son père en France pour étudier l’agronomie car à cette époque, il n’était pas question de vivre de poésie.

                                                               Lea Golberg
 
Près du kikar Atarim le quartier Mahloul voit le jour en 1920, c’était un quartier de transit où s’élevaient des petites maisons préfabriquées (tsrifim). Les nouveaux résidents l’enjolivaient en s’occupant de leurs petits jardinets qui donnaient sur la rue. On retrouve dans les romans de Léa le développement de la ville de Tel Aviv en même temps que la disparition de toutes ses premières traces (maisons, kiosques, immeubles, etc.…) ; bien qu’elle n’ait jamais eu d’enfants, elle composa pour eux de nombreux chants et beaucoup de contes pour eux.    
                                  
En 1960, l’architecte  Rechter  conçut le kikar Atarim qui est l’un des endroits le plus raté et le plus laissé à l’abandon de la ville (depuis plusieurs années un projet de restauration est en cours…) Les maisons de la rue Ben Gourion autrefois appelée rue du k.k.l étaient occupées par les ouvriers qui travaillaient dans le bâtiment. Le boulevard Rothschild, le boulevard Hen,  le théâtre Habima et l’avenue Ben Gourion forment le triangle de ce qu’il reste de la ville de cette époque.
La rue Arnon est une petite rue qui donne sur le boulevard Ben Gourion et dès que l’on y pénètre une atmosphère de paix, de tranquillité et repos nous y habitent. On n’est plus dans la Tel Aviv bruyante et populaire  mais à l’intérieur d’un petit village isolé et serein. Léa Goldberg et sa mère louèrent un petit appartement de deux pièces au ré de chaussée du numéro 15, et c’est dans cette maison qu’elle écrivit, avec beaucoup d’amour, l’histoire de son quartier. Elle parla du grand arbre  majestueux (tséélon-jujubier) qui s’impose encore à l’entrée de la rue (avec ses racines qui s’étalent à la surface de la terre) et des enfants qui jouaient au milieu de  la rue car aucun autobus ne passait par là. Les deux femmes vécuent ici pendant 15 ans.
 
Au bout de la rue un petit jardin porte le nom d’Ilan. Ce jeune homme incorporé dans les rangs de Tsahal, se trouvait au camp de Tséelim pour des entraînements de tir. Au cours de l’un d’entre eux il reçut une balle perdue et mourut.  Ses parents ont érigé un mémorial dans un petit jardin au bout de la rue car il y est né et a passé son enfance à jouer dans le square. A l’entrée  de ce square une lettre a été gravée, c’est celle qu’Ilan écrivit à sa mère le jour de la fête des mères.

Léa écrivait d’une main et tenait une cigarette de l’autre main ; elle disparut à l’âge de 59 ans après avoir souffert d’un cancer. Sa mère, suivie son enterrement à Jérusalem et déclara qu’elle préférait que sa fille soit partie avant elle car elle n’aurait pas pu vivre sans elle. Tsila vécut 12 ans après la mort de sa fille et c’est elle qui reçut, en 1970, un prix posthume décerné à sa fille.

 

Yona  Wollah     (Kyriat Ono 1944-Tel Aviv 1985)

C’est l’une des héritières du groupe moderniste Likrate apparut en 1952 par trois chefs de file qui voulurent rompre  avec l’héritage d’Alterman. Yona fitt partie de la cinquième Alya vit tout comme Léa avec sa mère à Tel Aviv.
Ses parents, Esther et Mihaël montèrent au pays en1938 au moment de la cinquième Alya. Yona avait une sœur plus âgée qu’elle de quatre ans, elles avaient  respectivement 8 ans et 4 ans lorsque leur père tomba au combat dans les forêts de Koulé pour défendre le pays. Yona eut le sentiment que seule sa sœur avait eu un père car elle avait pleins de souvenirs de lui mais elle, Yona, ne gardait que deux images de lui, la première arrosant son jardin, la deuxième la prenant sur ses épaules, elle se sentit frustrée et eut le sentiment que ce père avait été un rêve. Leur mère commença à travailler en vendant des billets de cinéma. Une rue de Kiryat Ono porte le nom de Mihaël Wollah car il fut un homme public.
 
Dans les années 60 Yona découvrit la bohème de Tel Aviv et parmi eux trois écrivains qui comme elles, avaient perdu leur père très jeunes. Elle rencontra Alexandre Penn, un coureur de jupon, tomba enceinte de lui et accoucha d’une petite fille qui souffrit d’Asthme.  (Alexandre Penn né en Sibérie en 1906, de mère non juive se convertit au judaïsme lorsqu’il retrouva son père en 1919. Sioniste, il immigra en Israël en 1927 et  devint l’un des piliers de la bohème de Tel Aviv. Il fut un poète maudit parce qu’il est trop engagé hors des sentiers battus.)
 

                                                                Alexandre Pen
 
Yona tourna mal dans sa vie privée, dans les années 60-70 elle dut se faire hospitaliser à Jérusalem dans un hôpital psychiatrique, les médecins la soignèrent au L.S.D. ce qui n’arrangea pas son état. A la fin de l’année 60, elle décida de recommencer sa vie à zéro, elle revint s’installer à Tel Aviv où elle acheta un grand studio au coin de la rue Gordon et de l’avenue Ben Yéhouda. Elle n’y resta que deux ans et retourna vivre avec sa mère à Kiryat Ono. Instable, mal dans sa peau, elle aura quelques 365 amants par an, elle fit plusieurs fausses couches et au moment où sa mère tomba malade elle renoua les liens qu’elle avait rompus avec sa sœur pour lui demander de s’occuper de leur mère. Yona disparut à l’âge de 44 ans tout comme Rachel qui partit à 41 ans, toutes deux non mariées et sans enfants.

 

Hanna Robina.

Le théâtre Habima a été fondé par un triumvirat dont Hanna Robina. C’est Menahem Ussishkin, sioniste travaillant pour l’idéal juif, qui finança en partie le théâtre lors de sa construction.
Hanna qui sera plus tard la grande dame de la scène se joint aux deux premiers vétérans du théâtre. La création du premier théâtre professionnel d’expression hébraïque a été crée à Moscou en 1918 et c’est ce nom que portera dans ses débuts le théâtre Habima.

Dès qu’elle rencontra Alexandre Pen, Hanna tombera amoureuse de lui et le resta jusqu’à la fin de sa vie. En 1935 elle se retrouva enceinte et elle appela sa petite fille Ilana car elle naquit le jour de Tou Bee Shvat. Hanna habita dans les immeubles réservés aux gens de théâtre à Tel Aviv. Elle décida de rompre ses relations avec Alexandre  qui continua sa vie tapageuse. Diabétique, il dut se faire couper les deux jambes et mourut  peu de temps après. Le théâtre l’a sauvée dira Hanna en parlant d’Alexandre. Hanna Robina a su se faire aimer de tout son public religieux ou laïque. Avant d’être actrice elle enseignait l’hébreu.

 

Le café Kassit qui se trouve aujourd’hui encore au 117 boulevard Dizzingoff  a ouvert ses portes en 1946. C’est là que se retrouvait toute la bohème de Tel Aviv.

 

                                                              Hanna Robina

                                             
Tsila Binder.

Tsila Binder, écrivain et auteur de pièces de théâtre rencontra Nathan Alterman en 1935, ils tombèrent amoureux l’un de l’autre et restèrent ensemble  31 ans, maîtresse attitrée de Nathan  elle le fit souffrir et fut très méchante avec lui. Pourtant Alterman ne divorça jamais et sa femme Rachel Markus accepta toutes ses liaisons. Malgré les 10 années qui les séparaient, Tsila et Nathan étaient toujours l’un près de l’autre, souvent assis à la terrasse du Kassit.

 

Rache Marcus.

Mariée à Nathan Alterman ils eurent une fille nommée Tirsta. Rachel était comédienne et se rendait tous les matins au théâtre pour ses  répétitions. Son mari lui menait la vie dure, il était souvent ivre, rentrait au petit matin et allait dormir une bonne partie de la journée. Elle trouvait dans son travail la délivrance de ses souffrances. Pourtant elle n’était pas jalouse des escapades se son mari, elle disait que ça lui permettait de s’exprimer et de créer. Nathan est né à l’époque de Ticha Béav, elle au moment de Pourim et c’est peut-être grâce à ces contrastes qu’ils se sont accordés. Nathan Alterman écrivit également deux pièces pour le théâtre Kaméiri où sa femme interpréta ses rôles. Elle n’eut pas de rôle dans la première pièce qu’il écrivit mais le destin voulu que la pièce ne fut pas jouée mais Rachel reçut un rôle dans la deuxième pièce que son mari écrit : Kinnereth, Kinnereth qui devint une pièce classique.

 

Tirtsa Atar.

Fille de Nathan Alterman et Rachel Markus elle se maria et ira à New York avec  son mari Oded en 1962. Alterman ira lui rendre visite et il s’aperçut qu’elle est très fragile psychologiquement. Ils revinrent tous les trois au pays mais Tirsta tenta de se suicider en ouvrant le gaz.
En 1970, lorsque Nathan Alterman se retrouva à l’hôpital dans un état comateux, Rachel et Tirsta acceptèrent que sa maîtresse, Tsila, vienne à son chevet car c’est elle sut dès le début de leur relation prendre soin de son amant.
Tirsta devint un célèbre écrivain dans les années 77 mais sa destinée était tracée d’avance et un jour elle en se penchant à son balcon elle tomba du 6ème étage. Sa mère Rachel, lui céda la place qu’elle avait réservée au cimetière près de son père.
 

 Nathan Alterman

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JERUSALEM.

Quartier juif de la vieille ville.

 

La Hourva : La synagogue de Rabbi Yéhouda Hassid.

Elle a été construite sur des vestiges d’une synagogue qu’a commencé à construire rabbi Yéhouda Hassid et elle en gardé le nom. Rabbi Yéhouda Hassid monta en Israël en 1701 avec de nombreux Juifs dans le but de la rédemption. Finie en 1705, détruite en 1721, puis rebâtie en 1856, la synagogue était alors le plus haut bâtiment du quartier et un centre d’activités pour les habitants de la ville. Elle fut à nouveau rasée par les légions jordaniennes en 1948. Elle porte aujourd’hui le nom de Hourva : ruines. Ce quartier accueilli les Juifs qui fuyant l’Espagne de l’inquisition jusqu’au 14ème siècle. Il comptait alors 27 synagogues et yéshivot qui furent en grande partie détruite pendant la guerre d’indépendance.

 

 

 
La synagogue Rambam : Ramban Nahmanides (Moshé Ben Nah Gerondi acronyme de Ramban 1194-1270) La synagogue est construite sur les ruines d’une église datant des croisades et elle est la plus ancienne de Jérusalem. Au milieu du 8ème siècle une petite communauté sépharade s’était établie aux alentours, renforcée au 16ème siècle par la venue de marranes chassés de la péninsule ibérique. Elle disparut sous les bombes de 1948. Sa nef à ciel ouvert et sa grande arcade gothique signalent aujourd’hui l’édifice.

(En restauration actuellement)

 

Le complexe des quatre synagogues : Ben Zakkaï, complexe de synagogues qui font parties des plus anciennes de la vieille ville. La tradition veut que Rabbi Yohanan Ben Zakkaï soit venu prier en ce lieu à l’époque où il sollicita de Titus (70) l’autorisation d’ouvrir une yéshiva à Yavné. Le groupe de synagogues rouvert au culte en 1972, après leur restauration, a été édifié au 16ème siècle par des Juifs réfugiés d’Espagne. L’une d’entre elles possède une chaise d’Elie le prophète et dans une autre la jarre d’huile et le schofar attendent le messie.

 

Le quartier hérodien : Musée

Principal site de fouille du Quartier juif, il comprend quelques parties de six ou sept maisons couvrant une superficie d'environ 2 700 mètres carrés. Ces maisons étaient construites sur des terrasses, sur le versant de la colline orientée à l'est vers la vallée du Tyropoeon, en face du mont du Temple.

La villa grandiose du quartier hérodien est la demeure de l'époque du deuxième Temple la plus spacieuse, la plus complète et la plus travaillée mise à jour dans le Quartier juif. Elle représente fidèlement l'architecture et la splendeur des édifices caractéristiques de la Ville Haute.

Les mikvaot comptent parmi les éléments les plus communs dans les demeures de la Ville Haute de Jérusalem. Dans chaque maison, on en trouvait un ou deux - parfois davantage - témoignage de l'importance accordée à la pureté rituelle. Un mikvé typique était creusé dans le roc, enduit de plâtre et surmonté d'un plafond en pierre voûté ; de grandes marches y conduisaient. Les mikvaot étaient remplis d'eau de pluie en hiver, et en été de l'eau des citernes. Parfois, des baignoires construites avec des petites pierres, du ciment et du plâtre, étaient installées à côté des mikvaot.

On peut supposer que la villa grandiose, avec son emplacement surplombant le mont du Temple et son grand nombre de mikvaot, était habitée par une famille sacerdotale

 

La synagogue des Karaïtes.

Elle a été construite après la conquête de la vieille ville en 1967. Les Karaïtes font partie d’une secte spéciale qui ne croit que dans la Thora écrite et des livres bibliques.

Selon "Nehemia le karaïte”, il existe aujourd’hui près de 40 000 karaïtes dans le monde, dont à peu près      35.000 en Israël, et 5.000 répartis aux Etats-Unis, en France et en Suisse : "Ce sont des chiffres approximatifs”, précise-t-il. Selon d’autres sources, ils ne seraient en tout que 30 000. S’il est vrai que le mouvement karaïte est aujourd’hui en pleine renaissance avec un nombre toujours croissant de Juifs qui y adhèrent, la plupart des karaïtes actuels sont toutefois originaires d’Egypte. "En 1956, ils ont été expulsés d’Egypte bien qu’ils s’y trouvaient depuis plus longtemps que les Arabes. Beaucoup ont fui pour les Etats-Unis.”
 

Où sont aujourd’hui les karaïtes en Israël ? Essentiellement à Ramleh et Ashdod, mais aussi Béer Sheva et Ofakim. A ces villes s’ajoutent les mochavim Ranen (à proximité d’Ofakim) et Matzlia’h (près de Ramleh). On trouve aussi des synagogues karaïtes à Bat-Yam et Rishon-le-Tsion. A Jérusalem, la  synagogue karaïte du quartier juif de la vielle ville, rue des Karaïm date du 12ème siècle. Elle a toujours été fréquentée, sauf sous le règne jordanien, à l’instar des autres synagogues.

 

 Le beit Méhassé. Les fondateurs, des juifs de Hollande et d’Allemagne ont crée une communauté spéciale. Ce fut alors le groupe d’habitations  le plus moderne de la vieille ville jusqu’à sa destruction totale en 1948. Il a été construit au 19ème  siècle pour héberger les nouveaux immigrants. A l’époque ottomane (1858) date de sa construction, le bâtiment était occupé par des Ashkénazes. En 1948, les habitants ont dû abandonner les lieux à cause des batailles sanglantes qui y ont eu  lieu et les Jordaniens ont occupé les logements durant une vingtaine d’années. Après la guerre de 1967, les maisons ont été  à la limite de la frontière jordanienne. Quelques-unes ont été restaurées et d’autres ont été reconstruites complètement ; pour finir le quartier est redevenu entièrement juif. Les fondateurs Juifs l’ont appelé d’après un passage des psaumes :

אלהימ לנו מחסה ועוז ועזרה     על כן לא נירה

 

Le musée du vieil yshouv : Reconstitution d’un quartier de la communauté juive qui habitait là à la fin du 19ème siècle.

 

Le mont du Temple. 

Salomon commença alors à bâtir le Temple du Seigneur, à Jérusalem, sur le mont Moriah. C’était à l’emplacement de l’aire de battage d’Araunah le Jébuséen, le lieu prévu par David, son père.
(II Chroniques 3 : 1)

Le mont du Temple (en hébreu, Har Habayit, en arabe Haram esh-Sharif, le noble sanctuaire), site des premier et deuxième Temples, est identifié, dans la tradition juive comme le mont Moriah où Abraham offrit son fils en sacrifice (Genèse 22 : 1-18)

Le cotel.

C’est une partie de la muraille qui entourée le complexe du deuxième Temple. A l’intérieur, autour du Temple se trouvaient des rues avec de grandes allées de chaque côté soutenues par des piliers sous lesquels avaient été aménagé plusieurs boutiques artisanales. La vie était intense dans ce forum, tout le monde se croisait, les scribes, les juges, la population ou encore les pèlerins. Ce n’est qu’une toute petite partie du rempart extérieur de cette enceinte devant lequel les Juifs viennent se recueillir.

En 1967, après la conquête de la vieille ville le Cotel n’avait qu’une longueur de trois mètres ; il fut agrandi et restauré depuis. Les vestiges archéologiques du Cotel sont souterrains et le mur auprès duquel nous venons prier est à peu près le tiers supérieur du rempart d’origine. Pour donner un exemple on peut imaginer une tour de 20 étages et la partie du Cotel où nous arrivons aujourd’hui se trouverait au 15ème étage.

Sur le côté gauche du Cotel des musulmans africains (peut-être des Pakistanais) avaient fondé un quartier qu’ils appelèrent  Mograbi mais un tremblement de terre le détruisit au 15ème siècle. Il en reste quelques vestiges. D’après les paroles du rav Yosseph, la présence divine est descendue sur le Cotel après la destruction  du Temple ; mais si un jour le troisième Temple voit le jour la présence divine changera de place.

 

C’est là que, il y a près de 3 000 ans, le roi Salomon construisit le premier Temple qui fut détruit par les Babyloniens en l’an 586 avant 1er chrétienne. 70 ans plus tard, les juifs, de retour d’exil, édifièrent le deuxième Temple au même endroit. Le roi Hérode en fit un édifice majestueux.

Après la destruction de Jérusalem par les Romains en l’an 70, le site du Temple fut délibérément laissé à l’abandon, d’abord par les Romains, puis par les Byzantins. Cette profanation perdura jusqu’en 638, date de la conquête de la ville par le calife musulman Omar ibn al-Khattab qui ordonna le déblaiement du site et la construction d’une maison de prière.

Une cinquantaine d’années plus tard, le calife omeyyade Abd-al-Malik édifia le Dôme du Rocher pour abriter l’affleurement du soubassement rocheux considéré comme l’endroit du sacrifice sur le mont Moriah. Le lieu saint se dresse sur le site du Temple juif ou à proximité (les spécialistes sont en désaccord sur la question de savoir si c’était le Saint des Saints ou l’Autel qui occupait l’emplacement du Rocher). Il a même été avancé que le Temple se trouvait 80 mètres plus au nord, sur le site du petit Qubbat al-Arwah  datant du 16ème  siècle dans l’alignement est-ouest avec l’actuelle Porte d’Or.

 

La tour israélite.

La rue Shonei Alahout est une rue du quartier juif où des maisons toutes neuves se sont construites sur des vestiges archéologiques.  Entre 1969 et 1983 le professeur Nahman Avigad entreprit des fouilles à cet endroit et trouva des vestiges d’époques différentes. La tour israélite date de l’époque du premier Temple (6ème et 8ème siècle avant l’ère chrétienne) et était très haute; c’est un exemple typique des fortifications de cette période. En 586  avant l’ère chrétienne, une importante bataille eut lieu à Jérusalem contre les soldats babyloniens. En dessous de ces vestiges, les cendres d’une maison brûlée sont visibles, on suppose que les soldats de Nabuchodonosor y ont mis le feu.

A côté de la tour israélite, des vestiges d’une autre tour ont été mis à jour et dateraient de l’époque Asmonéenne (2ème siècle avant l’ère chrétienne)

Ces vestiges ont été présentés au public plusieurs années mais le musée a dû fermer ses portes pour des raisons de sécurité (air vicié)

 

Le cardo byzantin. (6ème siècle)

Il fut la grande voie de passage de l’époque romaine et byzantine. Situé  bien en dessous du niveau actuel de la rue, il a été découvert en 1980. Plusieurs colonnes ont été déterrées, l’ancienne chaussée dévoilée sous des monceaux de gravats. On accède à la partie couverte du Cardo en pénétrant dans une salle où se trouve exposée une copie de la carte de Madéba, carte de Jérusalem qui date du 6ème  siècle, utilisée pour expliquer la structure, l’histoire et les recherches effectuées dans la zone.

Les Romains édifièrent la ville selon la tradition autour de deux grands axes, le Cardo étant l’axe Nord-Sud. Dans la portion Sud de la partie dégagée, la rue et le reste des colonnades sont à l’air libre. Le Cardo représente une chaussée pavée large d’une douzaine de mètres et bordée de deux vastes trottoirs à portique. Sous l’arcade qui mène au Souk, deux ouvertures carrées recouvertes d’une glace ont été faites pour monter la profondeur des remparts d’origine datant de la période du deuxième Temple.

 

 

 
Le musée du premier et seul  jour.

Le musée retrace la bataille des juifs du quartier le 28 mai 1948. Après six mois de guerre et d’arrestations, les défenseurs et les habitants du quartier se sont soumis aux forces jordaniennes.

Johns Philips, journaliste et photographe d’un journal étranger, photographia les batailles, la conquête du quartier juif et ses décombres en 1948. 20 ans plus tard, en 1967, après la reconquête de la ville par les Israéliens le même photographe a recherché les enfants des photos prises ce jour là, les a retrouvé adultes et il les a photographié dans les mêmes endroits. Il a édité un livre de photos sur ces événements en comparant les deux situations aux deux époques différentes.

                                         

La synagogue Tiferet Israël. de Nissan Baq

La synagogue de la vieille ville était plus connue sous le nom populaire de Nissan Bacq son fondateur, militant et responsable très actif dans la vie juive ashkénaze à Jérusalem au 19ème siècle. La synagogue était somptueuse et son dôme dominait toute la vieille ville ; de là-haut la vue sur les environs était imprenable, on distinguait tout Jérusalem y compris l’esplanade du Temple. La synagogue Téfilet  Israël (la gloire d’Israël) a été inaugurée en 1865 et prit le nom du rabbin Israël Fridman, un Juste, rav connu en Europe et  rav principal de Merojine Sadigura, noms de montagnes qu’il utilisait à la Rabanout là-bas.

Il  était écrit sur les murs de cette synagogue des paroles du Michné et d’autres du Shoulhan Arouh. Bacq a été le promoteur de cette synagogue, il a fait le premier don pour l’achat des terres de la future synagogue. Le rav Nissan Bacq qui a été l’âme de la construction, a été le premier administrateur jusqu’à sa mort en 1890. C’est la raison pour laquelle on l’appelait en Yiddish : Nish’am shoul ; la synagogue de Nissan.

Lors de la visite à Jérusalem en 1870, de l’Empereur autrichien Frantz-Yosseph, connu comme bienfaiteur des Juifs, la synagogue le reçut. L’Empereur questionna : Ou est le dôme de la synagogue ? On lui répondit : Empereur très puissant ! Même la synagogue est contente de te recevoir… (Sans dôme).  L’Empereur comprit l’allusion et la Parole Divine sortit de sa bouche et il dit : Je vois que le toit n’est pas fini mais qu’il manque aussi plusieurs choses à l’intérieur et à l’extérieur de cette synagogue, aussi, je vous donne assez d’argent pour finir le tout.

En 1948, lors de la guerre d’indépendance, la synagogue servit de position stratégique pour les défenseurs juifs. Les soldats de la légion arabe,  nombreux et bien armé  se concentrèrent du mieux possible pour faire face aux forces adversaires, et se dressèrent face à cette maison pour conquérir les Juifs. Après d’énormes efforts les Arabes réussissent à faire irruption dans ce quartier en détruisant les positions juives ; ils arrivent à atteindre le quartier juif.

Les batailles autour de la synagogue et son bombardement la mettent en ruines. Son haut dôme et ses hauts murs s’écroulent et recouvrent ses fondations. Sur les décombres de cette somptueuse maison, les Arabes bâtissent, avec les pierres éparpillées, des cabanes misérables.

Après la guerre des six jours en 1967, les Israéliens commencent à déblayer le terrain de la synagogue, puis le ré de chaussée de la synagogue et une partie de l’entrée de la salle de prières qui était au premier étage.

 

L’église sainte Marie des Allemands où fut préconçue l’œuvre des chevaliers teutoniques  qui devait prendre son essor à Akko. Construit au 12ème siècle, l’ensemble comprenait une église, un hôpital et un hospice ainsi qu’un centre d’accueil pour les pèlerins, seuls des vestiges archéologiques sont visibles à ce jour.

 

 

La maison brûlée. (La maison de la cithare) Musée

En contrebas du niveau de la rue une maison datant du premier siècle de l’ère chrétienne a été découverte. Elle comprend une suite de pièces  se situant dans le sous sol. Elle a été détruite et brûlée lors de la conquête de la haute ville de Jérusalem par les Romains, le 8ème jour du mois de septembre en l’an 7 de l’ère chrétienne. Des morceaux de pierres étaient éparpillés entre des débris de bois brûlés et des pans de murs écroulés. Au milieu de tous ces dégâts les archéologues découvrirent des poids en pierre où sont gravés les lettres «  בר קתרוס(ד) » Cette maison appartenait donc à une grande famille de Cohen qui est mentionnée dans le Talmud.

 

Le Cotel
Beaucoup de prêtres et de lévites et de chefs de famille, avancés en âge, qui avaient encore vu l’ancien temple, lorsqu’ils furent témoins de la fondation de ce [nouveau] temple, pleurèrent à haute voix...

 (Esdras 3 : 12)

Après la répression de la seconde Révolte juive contre Rome en 135, il fut interdit aux juifs de résider à Jérusalem qui fut reconstruite par l’empereur Hadrien et rebaptisée Aelia Capitolina. Cependant, le Talmud et d’autres écrits apportent la preuve que les pèlerinages juifs se poursuivirent, ne serait-ce que pour pleurer le Temple détruit.

L’empereur  Constantin et ses successeurs chrétiens perpétuèrent le décret d’Hadrien interdisant aux juifs d’habiter dans la ville. Ils les  autorisaient  néanmoins à gravir, chaque année, le mont du Temple, pour pleurer sur ses ruines (que les Byzantins laissèrent intentionnellement à l’abandon). C’est ce  que mentionne, en 333, un visiteur chrétien, le Pèlerin de Bordeaux.
 
 
Les écrits rabbiniques de l’époque indiquent que les juifs priaient aussi devant l’actuel Mur occidental (Hakotel Hamaaravi), un vestige du mur de soutènement hérodien de l’esplanade du mont du Temple.  Cette  coutume se poursuivit après la conquête musulmane, en 640, date à laquelle les juifs furent à nouveau autorisés à résider dans la ville, tout en étant exclus du mont du Temple, transformé en enceinte musulmane.
La présence juive à Jérusalem fut, une fois de plus, interrompue en 1099, lors de la conquête de la ville par les croisés qui perpétrèrent le massacre des communautés juive et musulmane. Ce ne fut qu’à la fin de la domination des croisés que les juifs purent de nouveau s’installer à Jérusalem. D’après le voyageur juif Benjamin de Tudèle qui visita le pays en 1163, quelque 200 juifs habitaient à proximité de la Tour de David, exerçant le métier de tanneurs, moyennant le paiement d’une redevance au roi. Il  mentionne  également que devant le Templo Domino, on pouvait voir le mur occidental... et tous les juifs s’y rendaient pour dire leurs prières près du mur de la cour.  Depuis le 12ème  siècle, à une exception d’une période de 19 ans, de 1948 à 1967 (où la Vieille Ville se trouvait sous domination jordanienne), le Mur occidental est resté le lieu privilégié de la prière juive. A la fin de la guerre des Six Jours, Jérusalem, fut réunifiée. La Radio d’Israël annonça : Har Habayit beYadénou (le mont du Temple est entre nos mains) et, dans le monde entier, ce fut pour les juifs une grande réjouissance.

A l’instar du Temple dans l’antiquité, le Mur occidental est, lui aussi, un lieu de pèlerinage à l’occasion des trois grandes fêtes de l’année juive : Pessah (Pâque),  Chavouot  (Pentecôte, la fête des Semaines) et Souccot (Tabernacles).  Conformément à la tradition juive, les lieux de prière au Mur sont distincts pour les hommes et pour les femmes.

 

Min'arot Acotel ou Le passage soutérrain du mur des lamentations

-1) Entrée d’une grande voie avec des arcades qui ont servi de fondement pour le pont qui se trouvait au-dessus et qui permettait aux Prêtes de se rendre au Temple. Sur le sol, une lucarne éclairée permet de découvrir ces arcades construites à l’époque du premier Temple, tandis que nous sommes au niveau où d’autres arcades ont été construites pour élever un pont ultérieurement.

 
-2) Marches de la rue de l'époque du deuxième Temple.

Une maquette représentant le deuxième Temple nous permet de découvrir la hauteur actuelle du Cotel Maaravi. Il se trouve que l’on est au tiers supérieur du mur de l’enceinte. Le reste de la fortification étant dans les sous-sols où nous nous trouvons. Il nous est expliqué de manière très claire la couche de stratifications qui nous amène aujourd’hui à ce niveau.

 
-3) Le grand hall.

C’est une grande pièce souterraine partagée en quatre salles voûtées construite à l’époque de Job où l’époque des Mamelouks (13 où 14ème siècle de l’ère chrétienne) comme soutien aux fondations qui sont au-dessus d’elle. C’est dans cette salle que se trouve la maquette représentant la période du deuxième Temple. (Epoque d’Hérode).

 
 
-4) Fragment du Cotel oriental.   

Devant nous se dresse le haut mur du Cotel Maaravi et là nous pouvons voir toutes les couches de constructions des civilisations qui sont passés par là. Une ligne en pointillée éclairée en blanc nous montre la dénivellation importante de cet endroit. Cela explique peut-être le fait qu’une pierre de 570 tonnes ait été apporté sur le bas du mur du Cotel par un système qui reste encore inconnu. Cet énorme bloc de pierre mesure 13,6 mètres, entre 3,5 et 4,5 mètres de largeur et 3,5 mètres d’épaisseur. La construction au-dessus de ce bloc de pierre daterait de l’époque arabe. Sur le mur on voit plusieurs encoches ; elles ont servi à encastrer des pierres perpendiculairement à ce dernier pour soutenir la fondation d’une piscine que les Byzantins ont construit. A cette période a eu lieu un grand tremblement de terre et tout a été détruit. Lorsque les croisés arrivèrent, ils fermèrent la porte et interdirent aux Juifs de venir prier sur les lieux. L’autorisation ne leur était accordée qu’une fois par an.

 
-5) La porte d'entrée du mont du Temple.

La porte de Warren, une des quatre portes de l’entrée du Temple qui existaient à l’époque du second Temple.

A la période arabe (638-1099), cette porte a été l’entrée de la synagogue centrale des Juifs de Jérusalem. Elle s’appelait « la Ma’ara » (la grotte)  parce qu’elle se trouvait sous le Mont du Temple. Elle a été construite spécialement ici car c’était l’endroit le plus près du saint des Saints. Maintenant l’espace sert de grande citerne qui amène l’eau au Mont du Temple.

Cette porte, porte le nom de l’archéologue Warren qui a travaillait sur ce site en 1867.

 
-6) Pierre d'assise du Temple de Jérusalem

On se trouve, à cet endroit, le plus près du saint des Saints. Derrière ce mur, à 60 mètres, se trouve la pierre d’assise du saint des Saints. C’est la raison pour laquelle les Juifs prient du côté du Cotel Occidental.

 
-7) La citerne de l'époque du moyen âge.

Citerne souterraine du 14ème siècle qui procurait l’eau aux habitants de la maison du dessus. La citerne se trouve à l’intérieur du système de soutien de la construction de la période du Moyen Age.

 
-8) Le passge souterrain du cotel oriental.

On continue la visite en longeant le Cotel Maaravi dans toute sa longueur. En passant dans ce Tunnel on aperçoit une maquette représentant le travail de la construction à l’époque du deuxième Temple. Plus loin, à travers une glace, au sol, nous voyons les blocs de pierre effondrés du Cotel lors d’un tremblement de terre dans la ville avant l’ère chrétienne. Plus loin, une autre vitre au sol nous permet de voir la profondeur exacte du Cotel, 10 mètres plus bas. Le long de la paroi droite du tunnel la pierre qui a servi à la construction oblique sérieusement vers le haut. Cela nous montre la dénivellation importante des lieux. En longeant ce passage, on longe le quartier arabe datant du Moyen Age et des souks d’aujourd’hui qui sont au-dessus de notre tête.

 
-9) Le début du roc.

Roche naturelle qui  marque le processus de la première rangée de pierres. Il est conservé d’une manière exceptionnelle. Il témoigne du passage entre la colline de la forteresse Antonia du  côté Nord au Mont du Temple.

 
-10) La citerne des Asmonéens.

Partie de la citerne orientale construite par les Asmonéens (168 avant l’ère chrétienne).

 
-11) L’ancienne rampe 

C’est une grande pierre qui a été utilisée comme rampe du côté de l’ancienne citerne. (La citerne reste importante dans cette partie parce qu’elle recevait les eaux de pluie.)

 
12) Une rue à l'époque du deuxième Temple.

On se trouve dans une rue authentique de la période d’Hérode.                                 

Là on peut imaginer les Juifs se rendant au Temple, allant et venant vers les boutiques ou leurs diverses activités. Dans cette rue de célèbres personnages comme Rabbi Akiva, Hillel ou encore Shamaï y sont passés.
 

A cet endroit précis, se trouve un énorme bloc de pierre avec une longue encoche en son milieu. Hérode donna ses ordres pour les constructions jusqu’à sa mort. Ce jour là, les ouvriers qui ont eu peur de ne plus être payé ont arrêté le travail subitement. Le bloc de pierre est donc resté au milieu de la rue principale. Une colonne existe dans cette enceinte, on y voit, à une certaine hauteur des espèces de gonds. Ils servaient tout simplement à fixer des barres de bois des deux côtés afin que les hommes puissent les transporter.

Avant 1996, la visite du Cotel s’arrêtait à cet endroit.

 
-13) La carrière.

La carrière de pierres d’où a été extrait la pierre du Cotel.

 
-14) L’entrée du tunnel d'eau des Asmonéens.

Ce tunnel emmenait l’eau jusqu’au Mont du Temple.

 
-15) La chambre de l'entrée.

L’archéologue Condar a découvert le premier une pièce ou se trouvait l’entrée au Nord du Cotel.

 
-16) La tranchée et la colline Antonia.

La tranchée n’est pas en terrain plat mais s’élève peu à peu, à droite et à gauche des parois se trouvent des petites niches naturelles, action géologique. Le tunnel a été creusé dans la roche et des pierres ont bouché la partie supérieure de ce tunnel.

Hérode a construit la forteresse Antonia au nord du Mont du Temple et, aujourd’hui on ne peut en voir que la scène où a été posé le rocher.

 
-17) Le barrage.

La seule explication trouvée à ce barrage est que les ingénieurs d’Hérode l’ont construit afin de stocker l’eau qui continuait de couler même lorsque le tunnel original fut détruit au-dessous de l’esplanade du Mont du Temple.

 
-18) Les fouilles de la réserve d'eau.

La piscine mesure 15/50 mètres et a servi de barrage. Les sœurs du couvent voisin ont vu les chercheurs archéologiques travailler sur les lieux, ont eu peur, et pendant la nuit, elles décidèrent de fermer le passage entre eux. De ce fait, les deux tiers de la piscine de ce barrage se trouvent aujourd’hui dans le domaine des sœurs de Sion et on a la possibilité de visiter le reste de cette piscine en se rendant dans leur couvent.

 
-19) Les marches.

Sur le côté sud de la réserve d’eau on voit un escalier apparemment de la période romaine, qui conduit au passage qui mène à la porte des lions par l’intérieur du souk.

-20) Depuis 1996, un nouveau passage a été creusé avec l’autorisation du gouvernement israélien afin de sortir du tunnel et de terminer le circuit à cet endroit. A la sortie de Yom Kippour les travaux commencèrent ce qui a provoqué bien des problèmes avec les Arabes à cette époque.

 

Le petit Cotel.

Situé à l’entrée du souk de la vieille ville, ce pan de mur est un des rares vestiges authentiques du deuxième Temple. Il est d’origine et n’a subi aucune restauration, de ce fait il est plus sacré que le Cotel qui a maintes fois été transformé.

 

 

 
La chaîne des générations.
 Le nouveau centre qui porte le nom de : « Centre de  la chaîne des générations » a ouvert ses portes dernièrement près du mur des lamentations. Les visiteurs du centre font l’expérience émouvante d’assister à l’histoire impressionnante du peuple juif  de génération en génération depuis 3500ans ; histoire qui nous fait découvrir la renaissance du pays depuis sa destruction jusqu’à l’espoir.

Le centre est un ensemble d’éléments originaux plein de mystères. La musique, la sculpture, l’archéologie et les effets de lumière sont rassemblés afin de répandre une atmosphère et une création qui réveillent tous les sentiments. Le visiteur n’est pas seulement une personne qui regarde sans bouger mais il participe à la longue marche  dans le courant de la profonde histoire du peuple juif.

Le centre est divisé en plusieurs salles obscures et dans chacune d’entre elles le visiteur découvre une période différente de la chaîne des générations du peuple juif en commençant par les  patriarches, matriarches, les douze tribus pour finir par la renaissance. Dans l’obscurité de chaque salle sont exposées des sculptures impressionnantes faites de couches de verre qui sont éclairées par plusieurs rayons de lumière braquées sur elles. Ainsi le jeu d’ombres et de verres créent l’illusion de structures, de variétés et de formes diverses.
 
  
Les travaux de ce musée ont duré près de sept ans. Dans ce laps de temps il a été découvert des fouilles archéologiques extraordinaires et il a été décidé de les incorporer dans le site. Un des exemples exceptionnels est la combinaison qui s’est faite entre les fouilles archéologiques et les sculptures en verre de l’artiste dans la salle  des fondations qui porte le nom de « salle des désirs » On peut y voir les vestiges d’un mur de l’époque du premier Temple, un bain rituel de la période du deuxième Temple, des murs de l’époque croisée et un mur de la période des mamelouks.  En plus de l’importance de ces découvertes  exclusives de cette salle, le sol est une grande plaque de verre qui permet au visiteur de s’y promener et d’admirer les différentes couches de fouilles archéologiques sous ses pieds. Toujours dans cette même salle l’artiste a érigé un énorme pilier fait de couches de verre superposé qui met l’accent sur les désirs de Tsion. Cette sculpture a demandé une quantité énorme de matière, elle a une hauteur de neuf mètres et pèse 15 tonnes.
 
La dernière partie de la base du  musée est « la maison de la lumière » Dans un grand espace complètement obscure cette maison de la lumière est enfouie au sein du centre du message de tout le voyage  Les visiteurs sont assis dans cette salle ténébreuse autour  d’un puits  illuminé alors qu’ils sont entourés de plusieurs faisceaux lumineux et de fumée. Une forme de personnage apparaît dans le faisceau central qui raconte l’histoire de Rabbi Israël Alévi – Juif qui passa toute sa vie à écrire des poèmes sur ses désirs et ses langueurs pour  Jérusalem. Cet homme est conduit  dans un camp en Pologne  et n’a pas eu la chance de voir la ville sainte. Un parachutiste qui a participé à la bataille de Jérusalem pendant la guerre de 1967, entend de la bouche d’un des élèves du rabbin qui a survécu à la Choa toute l’histoire de Rabbi Israël. L’histoire de cet élève qui a survécu à la Choa se grave dans le cœur du parachutiste et  pendant toute la bataille de Jérusalem il pensera qu’il représente le peuple juif pour les futures générations et qu’avec lui se battent de nombreux combattants Juifs de générations qui lui ont précédés.
 
Le rav Smouël Rabinovitch, le rav du Cotel et des lieux saints ajoute : « L’histoire du rav Israël Alévi  termine la visite exceptionnelle du centre de la chaîne des générations, il renferme le secret existentialiste  du peuple juif – peuple  qui a su, au moment de sa destruction, se donner de la crédibilité et dans sa terrible douleur ESPERER.
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                                                                                          ASKELON

 

Ashkelon est une cité balnéaire d'environ 130 000 habitants, située à une quinzaine de kilomètres au nord de la bande de Gaza.

Construite et détruite successivement par les différentes conquêtes étrangères, les Nabatéens, les Philistins, les Perses, les Grecs, Alexandre le Grand, Hérode, les Arabes, les Croisés, les Mameluks, cette ville a occupé une place importante tout au long de l'histoire.... les Nabatéens en avaient fait leur comptoir commercial maritime et les Philistins l'avaient promue capitale d'un de leurs cinq états. On y retrouve aussi la trace de Samson, qui y mena des combats avec sa force Herculéenne.
Samson nait sous occupation Philistine, il est le fils de Manoah de la tribu de Dan (l'une des douze tribus d'Israël). La femme de Manoah qui est stérile reçoit la visite d'un ange qui lui apprend qu'elle aura un fils qui délivrera Israël des envahisseurs. Cet enfant devra être consacré à Dieu et ne pas couper ses cheveux. C'est de cette chevelure qu'il obtiendra sa force magistrale dont lui seul connaît le secret.
 
Samson épouse une philistine qu'il rencontre dans la vallée de Timna. Ses parents ne voient pas ce mariage d'un bon œil, après tout n'y a-t'il pas assez de jolies fille dans la tribu pour aller épouser une étrangère et fille d'occupants. Mais Samson y tient et ne cède pas. Le jour des épousailles, il pose une énigme à ses invités, certain que ceux-ci ne sauront répondre. Le temps passe et les invités n'ont pas trouvé la réponse, ils pressent  l'épouse de Samson afin que celle ci obtienne  la réponse. Les menaces se faisant plus fermes, la femme de Samson lui demande la clé de l'énigme et la transmet aux convives. Samson est furieux et pour se venger il tue une trentaine d'hommes, cela se passe dans la Cité d'Ashkelon qui se nomme alors Ascalon.
 

 
Samson part se réfugier chez ses parents. Quelques temps plus tard il revient chercher sa femme mais celle ci a été donnée par son père à un autre homme. De nouveau très en colère Samson met le feu aux cultures Philistines. Par vengeance, les Philistins capturent son épouse et le père de celle-ci. Ils seront tous les deux brûlés, comme les cultures que Samson a incendiées. C'est une spirale infernale de violence sans fin.
 

A sa demande, Samson est livré aux Philistins par la tribu des Judéens. Malgré le nombre très important de soldats qui viennent le capturer (plus de 1000) il sort libre et victorieux de ce combat.

Il sera alors Juge d'Israël pendant une vingtaine d'années.

Les Philistins missionnent Dalila qui, par sa beauté, devra séduire Samson et lui soutirer le secret de sa force. La tâche s'avère difficile parce que Samson ne cède pas. Dalila insiste et Samson finit par lui dévoiler que sa force réside dans sa chevelure qu'il n'a jamais coupée parce qu'il est dévoué à Dieu. Pendant la nuit, Dalila lui coupe les cheveux et le livre aux soldats Philistins.
 

Il se retrouve emprisonné dans un cachot d'une prison de Gaza, les soldats lui crèvent les yeux, se moquent de lui et en font un amuseur publique. Pendant sa captivité ses cheveux repoussent et avec eux la force revient. Sorti de sa prison pour divertir la cour d'un palais, il demande aux soldats de l'installer entre deux colonnes  afin qu'il puisse s'y reposer. Il implore Dieu de lui donner la force et écarte les deux piliers afin de faire écrouler l'édifice entier. Dieu exauce sa prière et le palais s'effondre emportant avec lui Samson et des milliers de Philistins.

 

Les vestiges de la vieille cité d'Ashkelon.

Des colonnes datent de l'époque Romaine. Une basilique Romaine a été érigée à cet endroit et les murs et le sol étaient recouverts de marbre. Longue de plus de 100 mètres et large d'environ 35 mètres, c'est ici que se déroulaient bon nombres d'activités de la vie sociale Romaine, cérémonies religieuses, exercices militaires, gestion des affaires, c'était un peu le centre de la ville. Le sud de la basilique était une pièce semi circulaire avec des gradins qui servaient pour les réunions du conseil municipal.

Des statuts et autres vestiges datant de plusieurs périodes ont été retrouvés lors des fouilles dans la basilique ils ornaient l'entrée du hall de rendez vous.
Vestiges d'un puits en partie restauré.

Un puits a été utilisé à l’aide d’une roue dentée qui était propulsée par un animal, en général un chameau ou un âne pour puiser l'eau de la source. Une fois puisée, cette eau était déversée dans un petit canal qui était connecté à une citerne. De cette citerne, l'eau était transportée, toujours par un système de petit canal vers les terrains agricoles. Durant la période ottomane il servait aux fermiers des villages arabes pour irriguer leurs champs. Le mécanisme a été en partie restauré.

 

L'église Ste Marie fut construite durant l'époque Byzantine, elle se trouve près du mur qui protégeait la ville. L'église a été encore utilisée durant une partie de la période musulmane et Juive en 938. Elle resta ensuite en ruines jusqu'à la période des croisés où elle fut restaurée après 1153.

Elle fut construite dans le style d’une basilique avec 6 colonnes en granit qui supportaient une voûte.

Durant la période des croisades, la structure fut changée et 4 colonnes supplémentaires furent ajoutées ainsi que des arches.
Il reste des vestiges du mur qui entourait l'ancienne ville d'Ashkelon au sud et à l'est de l'ancienne cité. Quand les croisés conquirent Ashkelon, ils renforcèrent les murs existants et en construisirent d'autres. Sur chaque côté des quatre murs extérieurs se trouvait une porte  qui étaient nommée selon la direction où elle se trouvait, la porte de la mer, la porte de Gaza, la Porte de Jérusalem et la porte de Jaffa. 
 
L'ancien port d'Ashkelon devait se situer dans ces environs, au sud-ouest de la cité. Quelques portions de mur datant de la période musulmane et des croisés sont disséminées le long de la plage. Les gros navires de plus de 100 mètres ne pouvaient y accoster à cause des bancs de sable. La marchandise était alors déchargée et transportée par des barques. Un mécanisme de rampes portables était installé pour que les marins puissent débarquer ou lorsque les navires marchands avaient besoin d'être réparés. 
 

Placée sur la célèbre Via Maris, la route reliant l’Egypte à la Syrie, Ashkelon devient l’une des cinq villes des philistins avec Gath, Ekron, Ashdod et Gaza au 12ème siècle avant notre ère. Son nom viendrait d’une variété d’oignons locaux que les Croisés français appelèrent escalions. A l’époque Escalion était le nom  de la ville, ce qui donna plus tard le mot échalote. Pendant deux siècles, une amère rivalité opposa Hébreux et Philistins. Les Juifs ne réussirent jamais à prendre la ville, mais ces événements filtrèrent dans l’histoire juive. Quand le roi Saül fut assassiné par les Philistins, David prononça cette complainte souvent cité.

 

II - Samuel  - Chapitre - I - Verset 20 -

Ne l’annoncez pas à Gath, n’en portez pas la bonne nouvelle dans les rues d’Ascalon, de peur que n’exultent les filles des incirconcis.

Trois siècles plus tard Ashkelon était toujours un bastion philistin, ce qui provoqua la colère du prophète Sophonie, et le fit proclamer dans les dernières pages de l’ancien testament :

 

Sophonie - II - Verset 4 -

Car Gaza sera abandonnée, Ascalon sera en dévastation, Ashdod sera abandonnée  en plein midi, et Ekron sera déracinée

Ashkelon fut conquise par les Assyriens et par les Babyloniens, entres autres, mais elle connut un nouvel essor sous les empires grecs et romains. On pense que la ville d’Ashkelon fut la ville  natale d’Hérode le Grand qui contribua largement à son développement en y faisant construire de nombreux édifices. Au 7ème siècle, Ashkelon tomba aux mains des Arabes, et brièvement aux mains des Croisés en 1153. Au cours de ces événements, ses monuments furent amplement pillés. Après sa destruction en 1270, par le Sultan Baybars, la ville sombra plus ou moins dans l’oubli.

 

 

 

Gaza est atteinte de calvitie, Ascalon est anéantie avec le reste de la plaine.            

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Monument - Mémorial. En souvenir des fils d’Ashkelon tombés dans les différentes guerres d’Israël. Ce monument a été édifié  par le sculpteur Toumarkine en 1968. Sur une plaque commémorative sont gravés tous les noms des disparus. Il se trouve face à la municipalité d’Ashkelon.
 
 Jardin aux diverses sculptures. Sur la grande pelouse au centre d’Afridar se trouve un jardin aux diverses sculptures taillées en montres solaires et inventées par le sculpteur Toumarkine.

 

Musée lapidaire d'Afridar

Les sarciphages. Deux sarcophages de marbre ont été mis à jour dans le quartier d’Afridar.
Au premier abord il semble que les sarcophages soient faits du même marbre que celui de Césarée. Les têtes sur leur couvercle sont à l’état de matière brute, ce qui indique qu’on peut les classer dans la catégorie des marchandises qui étaient préparées en gros, dans des centres de sculpture, en Grèce ou en Asie Mineure et expédiées sur commande dans d’autres pays.

 

Premier sarcophage.

Pour ce qui est des bas-reliefs on peut voir sur le flanc avant de l’un des sarcophages, une scène de mythologie classique : L’enlèvement de Perséphone, fille de Démettre, déesse de la fécondité par Hadès, Dieu de l’enfer. Cette scène évoque par son symbole les circonstances de la mort. Elle se retrouve sur plus de soixante sarcophages. Ici, Hadès se présente de face, la tête tournée vers la gauche, son char est tiré par deux chevaux. Perséphone se cambre en arrière alors que Hadès enlace sa taille. Devant le char  marche Hermès, parés de tous ses attributs : caducée, ailerons au casque et aux chevilles. Cerbère, le chien à trois têtes, indiquent leurs destinations ; l’enfer dont il est le gardien. Le panier plein de fruits et de fleurs à gauche du char indique ce à quoi était occupée Perséphone, au moment de l’enlèvement. La cueillette est symbole de la fécondité dont Perséphone est la déesse. On peut voir encore d’autres symboles : à gauche, un flambeau qui tombe représente la flamme de la vie s’éteignant. Aux pieds des chevaux un coq, représentant le Dieu Esculape qui d’après l’interprétation socratique apporte la guérison finale aux morts. Les deux personnages se trouvant aux extrémités de la scène, représentent, sans doute, les parents du mort.

Sur les bas-côtés et le flan arrière, on peut voir des griffons gardiens habituels des tombeaux avec une urne funéraire.

 

Le deuxième sarcophage : Sur son flanc arrière, deux lions dévorent des bœufs. Sur les côtés du couvercle, on peut voir des scènes de chasse. La bataille est, pour nous, la scène la plus intéressante car elle nous apporte des renseignements sur l’époque à laquelle elle a été sculptée et le pays de l’artiste. Deux groupes de personnages nus s’affrontent. Les soldats de l’un portant des casques. De plus, le personnage central est équipé d’une armure grecque et quelques-uns des soldats portent des manteaux courts. Les combattants participant à la bataille sont tous des cavaliers. Les porteurs de casque qui sont sculptés sur la partie supérieure du bas-relief sont les vainqueurs tandis que les vaincus, tête nue, sont groupés sur la partie inférieure de la scène.

 

 

 

 

 

 

 

12)       Vestiges de murailles de la période cananéenne découverte ces dernières années.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1)         Vestiges de l’église de Myriam la verte avec son abside et ses colonnes.

2)         Baptistère en marbre d’une église.

3)         Statue bien conservée de la déesse Isis et son enfant Horus. Elle a été découverte à            Ashkelon et  elle est exposée dans ce parc. Elle date du 1 ou 2ème  siècle.

4)         La déesse Isis. Cette statue entre autres garnissait l’entrée du bâtiment du conseil.

5)         Vestiges d’une église byzantine, les colonnes sont encore sur place en souvenir de l’église qui était sur ces lieux à la période byzantine, peut-être dans la partie sud-ouest de la ville.

6)         Châpiteau corinthien  en marbre de la période romaine.

7)         Sarcophage avec son couvercle en calcaire.

8)         Station hydraulique du modèle d’Anatolie. Elle fonctionnait grâce à un animal qui tournait tout  autour et entraînait l’eau dans un bassin collecteur.

9)         Arbre: eref davik. Son origine est d’Asie Mineure et il est utilisé comme remède contre diverses maladies. Son fruit ressemble à une petite prune.

Il s’appelle Savisstane. On prépare de la colle à partir de ce fruit que les chasseurs d’oiseaux utilisent lors de la chasse. Cette colle existait déjà du temps des Romains. La première mention faite par les Juifs  de ce fruit est celle du rav Saadia Agaon au 10ème siècle.

10)       Colonnes appartenant aux remparts d’Ashkelon qui protégeaient la ville des invasions maritimes. Une partie d’entre elles se trouvent échelonnées en hauteur  comme s’ils les avaient utilisées pour amarrer leurs bateaux; c’est l’explication donnée en vue de leur protection.

11)       Vestiges d’une tour de garde ronde, une des 53 qui entouraient la ville d’Ashkelon.          

On peut voir des colonnes de marbre qui se trouvent à l’intérieur de la tour pour la soutenir.

Parc national

600 hectares de pelouses et de jolis coins qui sont mis à la disposition des visiteurs pour pique niquer. On y découvre des ruines d’époque variées et qui révèlent l’histoire d’Ashkelon. De nombreuses fouilles archéologiques ont permis de découvrir ce lieu.

Magnifique statue représentant un Romain noble.
 

Statue en basalte de style égyptien et phénicien qui a été découverte dans la mer prés de la rive d’Ashkelon par un groupe de chercheurs du centre maritime de l’Université de Haïfa avec l’autorisation du Docteur Avner Raban. Une statue semblable a été découverte dans le port de Byblos au Liban. Ces deux statues datent de la période de fer, entre le X et VIIème siècle avant notre ère.

Inscription datant du 2 ou 3èmesiècle sur un mur de la communauté Aux heureux d’Ashkelon, aux heureux Romains. Cette inscription veut mettre en valeur les bons rapports entre la ville romaine et le centre communautaire.

Bore avec une inscription en grecque.

Colonne en marbre avec des inscriptions grecques coniques. Une partie de l’inscription à droite est polie. On y lit : Le Seigneur est UN, converti au christianisme en l’an 467.

Colonne en marbez avec des inscriptions grecques.

On peut en conclure qu’il s’agit d’une bataille entre Grecs et Galates qui envahirent l’Asie mineure en 279 avant notre ère.

Tombe du Cheikh Hoad  datant de la période des Mamelouks. Elle se trouve sur la promenade près de la mer. Jusqu’à la guerre d’indépendance, les Arabes venaient ici prier et faire l’aumône.

Vestiges d'une église byzantine datant du 6ème siècle. Elle a été découverte en 1945. Elle a une Abside centrale et sur le côté deux salles carrées avec une pièce centrale.

Le quartier de Barnéa

Vestiges d'une église byzantine. Ces vestiges sont situés au centre de Barnéa, nouveau quartier de belles villas. (Rue Zvi Ségal). Sur le sol  de belles mosaïques. A l’entrée inscriptions de plusieurs psaumes et dans l’une des deux  mosaïques un autre psaume encadré est écrit en langue grecque sacrée.

Niche qui se trouve près de la station d’essence d’Ashkelon. Elle a été utilisée par les pèlerins comme fontaine.

Migdal
Bâtiment public qui a été utilisé comme lieu de culte musulman. La place du chantre dans une mosquée (L’alcôve sur le mur du sud) nous indique le sens où prient les religieux selon la tradition musulmane.

Dessin d'un tempo gravé. On y voit un roi assis sur son trône et qui reçoit une bénédiction du Dieu. Sur sa tête un casque avec des cornes. En haut et à gauche on aperçoit un autel avec des cornes et des images de suprême sacrifice. En bas et à gauche on voit une forme de char.

Un tampo en forme de rouleau. On y voit des empreintes d’images de l’environnement culturel du village assyrien antique de Kéchanish dans le centre de l’Anatolie.

Inscription gravée sur le mur en marbres de la mosquée : Cette mosquée a été construite par un homme croyant en Dieu et au monde futur. L’homme qui prie et donne l’aumône ne craint que Dieu. Ceux qui viennent dans la mosquée seront sur la bonne voie.

La mosquée centrale et son minaret. Construite en 1.300 avant notre ère elle abrite aujourd’hui un petit musée archéologique et un film sur l’histoire de la ville.

VISITE DE LA VILLE

Musée d'Askélon : Le caravensérail

Vers 330 avant notre ère Ashkelon devient une opulente cité hellénistique. Occupée en 638 par les musulmans elle devient une cité portuaire fortifiée. Les croisés y passent. Godefroy de Bouillon en 1099,  Baudouin II en 1153; Richard Cœur  de Lion et enfin Saladin. Baybars en 1270 détruit les fortifications et comble le port. Ensuite Askelon est oubliée pendant sept siècles. Au 19ème siècle Ibrahim Pasha fait édifier un petit port et y fait venir des tisserands. En mai 1948, les Israéliens rentrent dans une cité vide!

Guide Bleu

 
Amos - Chapitre I - Verset 8 -

J’exterminerai les habitants d’Ashdod et le porte-screpte d’Ascalon, je dirigerai ma main contre Ekron, pour que périsse le reste des Philistins, dit le Seigneur Dieu.

Jérémie - Chapitre XLVII - 6, 7 -

La cité d’Ashkelon sera toujours sous les malédictions des prophètes Jérémie et d’Amos 350 ans plus tard.

Juges - Chapitre XIV - Verset 19 - Juges - Chapitre XVI -

Et saisi de l’esprit divin, il (Samson) descendit à Ascalon, y tua trente hommes, s’empara de leurs dépouilles et donna aux devineurs les vêtements promis; puis, plein de fureur, se retira chez son père. La femme de Samson fut donnée à l’un des compagnons qu’on lui avait adjoints.

Askélon cité cananéenne vassale de l’Egypte au 3ème millénaire, l’Ashkelon biblique fait partie de l’héritage de Juda dont parle Josué. Au 18ème  siècle avant notre ère les Pharaons s’en emparent. Ramsès II mate la rébellion des Cananéens en 1280. Sur les murs du temple de Karnak, un artiste anonyme a représenté une cité de forme quadrangulaire perchée au sommet d’un tertre... L’un des personnages présente une Menora en offrande aux vainqueurs. A l’époque des Juges et aux temps des dynasties royales israélites, Ashkelon fut une cité florissante, qu’assiégèrent maintes fois les Hébreux.

Guide Gallimard.

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LES CHRETIENS A TIBERIADE

Har Barniki – le mont Bérénice


Bérénice, fille d'Agrippa 1er, roi de la Judée, et de Cypre son épouse, naquit l'an 28 de J.-C. Elle fut d'abord fiancée à Marc, fils d'Alexandre ; mais ce jeune homme étant mort, Agrippa la donna en mariage à Hérode, son frère, roi de Chalcis, dont elle eut deux fils, Bérénicien et Hyrcan. Demeurée veuve à l'âge de vingt ans elle alla demeurer avec Agrippa son frère, ce qui donna lieu à des bruits injurieux sur sa conduite et sur ses mœurs. Pendant la guerre juive, elle devint la maîtresse du général romain Titus, futur empereur.


La ville de Tibériade se trouve sur la rive occidentale du lac de Tibériade. Au sixième siècle, à l'acmé de son expansion, l'empereur byzantin Justinien fit construire une enceinte autour de la cité, qui escaladait les pentes escarpées orientées vers l'ouest et englobait le point culminant, le mont Bérénice. C'est là que des vestiges d'une église byzantine contenant des objets cultuels rares ont été découverts en 1990-93. L'église, située à l'intérieur de la muraille d'enceinte de la ville, offre un panorama à couper le souffle sur tout le lac de Tibériade, ses rives et les montagnes au loin. Ce complexe ecclésiastique mesure 48 mètres sur 28 mètres et inclut une cour (atrium), une basilique, une église à triple abside et de nombreuses pièces autour de ces bâtiments. Les murs sont en blocs de basalte carrés chaulés de blanc, et le sol est pavé de mosaïques multicolores. La cour (atrium) est inhabituellement vaste.
 

 

 

 

Flanquée de bas-côtés reposant sur des piliers carrés, elle était pavée de mosaïques aux motifs noir et blanc. Au-dessous se trouvait une vaste citerne, dont le plafond était soutenu par une volée d'arcs.

L'eau de pluie était collectée des toits et de la cour et drainée vers la citerne par des tuyaux d'écoulement. Le long de la salle de prières de l'église, deux rangées de colonnes supportaient le toit. Deux rangées de bancs de pierre semi-circulaires étaient placées le long de l'abside centrale proche du mur oriental. Le sol de l'église était pavé en partie de mosaïques colorées, représentant des raisins, des grenades ou des oiseaux, et en partie de carreaux de marbre aux formes géométriques. Au centre de la scène (bama), on a mis au jour le fondement d'une pierre d'autel, avec au-dessous d'elle une plaque de marbre couvrant une cavité contenant une pierre de basalte soigneusement taillée, de 55x35x11 cm. La partie inférieure de la pierre est grossièrement travaillée en forme de cône, ce qui tend à prouver qu'elle se trouvait à l'origine dans le sol. Au centre de cette pierre, une perforation biconique indique à l'évidence qu'il s'agit d'une ancre, version réduite de celles qui devaient être utilisées par les bateaux voguant sur le lac de Tibériade.

 

Elle fut placée ici et sans doute vénérée dans le contexte des activités de Jésus sur ce côté du lac. Entourant la cour et l'église, de nombreuses pièces, au sol de mosaïque, servaient probablement aux membres du clergé qui assuraient l'entretien de l'église et s'occupaient des nombreux visiteurs. L'édifice fut endommagé par le tremblement de terre de 749. Il fut rénové à plus petite échelle, avec quelques caractéristiques architecturales islamiques, comme des arcs brisés, soutenus par des couples de colonnes. Fait rare, cette église resta utilisée, avec des modifications mineures, durant toute la période de la domination musulmane. Les Croisés renforcèrent la structure de l'église par des contreforts extérieurs, ajoutant en outre un clocher à sa façade

 

L'édifice fut détruit lors de la conquête de Tibériade par les musulmans, en 1187. Ses vestiges, visibles avant le début des fouilles, sont restés relativement bien conservés grâce à la difficulté d'accès et à la distance les séparant de la ville de Tibériade. Les fouilles ont été dirigées par Y. Hirsfeld pour le compte de la Direction des antiquités d'Israël

 

Ginnosar : La barque romaine du lac de Tibériade

L'hiver 1986, après de longues années de sécheresse, le niveau du lac de Tibériade avait baissé
Des études géologiques et géomorphologiques montrent que, par le passé, cette vallée faisait partie du lac de Tibériade. Une série de tremblements de terre provoquèrent une accumulation de limon, façonnant ainsi la vallée et faisant reculer la rive nord du lac. Ce processus, qui se poursuivit jusqu'à la période hellénistique, fit que Bethsaïda, construite à l'origine au bord du lac de Tibériade, se retrouva à environ 1,5 kilomètre plus au nord
 

 

Le nom de Bethsaïda signifie en hébreu la maison de la chasse. L'identification de Et-Tel avec le site mentionné dans le Nouveau Testament fut proposée dès 1838 par Robinson, sans être toutefois acceptée par la plupart des chercheurs de l'époque ; les fouilles entreprises depuis 1987 corroborent cependant cette hypothèse. L'époque biblique

 

Des fouilles ont révélé que la localité de Bethsaïda avait été fondée au 10ème siècle avant l'ère chrétienne, à l'époque biblique. Les régions situées au nord et à l'est du lac de Tibériade faisaient alors partie du royaume araméen de Guechour. La famille royale qui régna pendant plusieurs générations, avait contracté des alliances matrimoniales avec la dynastie de David. Le roi David épousa Maakha, fille du roi de Guechour; elle fut la mère d'Absalom qui, par la suite, trouva refuge dans le pays de Guechour (II Samuel 3 : 3 ; 14: 32). Les fouilles archéologiques effectuées sur les lieux ont mis à jour d'impressionnantes constructions et fortifications, et l'archéologue en chef a émis l'hypothèse que, durant cette période, Bethsaïda était la capitale du royaume de Guechour et le siège de ses monarques. La ville comprenait deux parties : la ville basse, s'étendant sur la majeure partie du tertre ; et la ville haute - l'acropole - située en hauteur, au nord-est du monticule. Pendant le 9ème siècle avant l'ère chrétienne, l'acropole était entourée d'une énorme muraille fortifiée construite en grandes pierres basaltiques et percée d'une porte. Cette muraille de six mètres de large, flanquée de contreforts, atteignait alors 8 mètres d'épaisseur. La porte de la ville et ses dépendances, découvertes sur le flanc est du tel, est constituée d'une entrée intérieure et d'une entrée extérieure. La porte extérieure comprend un passage encadré de deux tours imposantes ; à cette date, seule la tour ouest, de 8 mètres sur 10, a été mise à jour. Dans l'entrée extérieure, un chemin de 30 mètres de long, pavé de dalles de basalte, conduisait à la loge intérieure constituée de quatre pièces, caractéristique de cette époque, mesurant 35 mètres sur 17,5. Elle est conservée sur une impressionnante hauteur de 3 mètres. Construite en grandes pierres de basalte superposées, parfois légèrement taillées, il s'agit de la porte d'une ville de l'époque biblique la plus importante découverte en Israël. La structure en pierre est coiffée d'un ensemble de briques entièrement recouvertes d'une légère couche de plâtre.
Deux jeunes gens, longeant la rive au sud de leur kibboutz Guinossar, située sur la rive occidentale du lac, repérèrent dans la boue le tracé d'une barque. Les spécialistes appelés pour examiner cette découverte conclurent qu'il s'agissait là des vestiges d'un bateau antique. On décida de le dégager au plus vite, avant que ne remonte le niveau des eaux du lac


Des techniques sophistiquées furent nécessaires pour soulever et déplacer l'embarcation. Tout d'abord, une énorme digue fut construite pour empêcher les eaux du lac de la recouvrir, des pompes refoulant les eaux profondes. Le bois devait rester humide jusqu'à l'enlèvement des dépôts vaseux emplissant la coque, qui fut ensuite renforcée à la fibre de verre et remplie de polyuréthane. On creusa des tunnels sous le bateau dont les flancs furent consolidés. Lorsque les fragiles vestiges de la barque furent emballés sans accident, l'eau fut pompée vers l'énorme excavation générée par ces fouilles, et la barque fut remorquée vers la rive. Elle fut alors placée dans une piscine de conservation spécialement construite au musée Yigal Allon du kibboutz Guinossar. Une fois le coffrage de polyuréthane retiré, l'embarcation fut de nouveau immergée. Au cours d'un processus nécessitant plusieurs années, une cire synthétique fut incorporée au bois, pour lui octroyer une résistance lui permettant d'être en fin de compte exposé en dehors de la piscine


La barque fut découverte reposant perpendiculairement au rivage, la poupe, dont seul le fond a été préservé, orientée vers le lac. Le bateau a 8,2 m. de long, 2,3 m. de large et 1,2 m. de profondeur

Construit "à partir d'une coque", avec des mortaises et des tenons menuisés, il est constitué pour l'essentiel de madriers de cèdre et de membrures de chêne. La plupart des pièces de bois sont "d'occasion", autrement dit, elles ont été prélevées sur des bateaux plus anciens, hors d'usage

D'autres fragments de bois furent découverts à proximité, ce qui tend à prouver que la barque se trouvait dans un site ayant servi de chantier naval. L'embarcation pouvait transporter quinze personnes, dont cinq membres d'équipage. Apparemment armée pour la pêche, elle a également pu transporter des passagers et marchandises


D'après les techniques de construction employées et les deux récipients en poterie découverts à proximité, les archéologues pensent que le bateau date de la période romaine. Les tests au carbone 14 ont confirmé qu'il avait été construit durant le premier siècle de l'ère vulgaire.


Les rares détails portant sur les embarcations du lac de Tibériade à l'époque romaine émanent de sources écrites, comme les témoignages de Flavius Josèphe et le Nouveau Testament, ainsi que de mosaïques où figurent des bateaux. Pour ces raisons, la découverte de cette antique barque du lac de Tibériade a fait sensation dans le monde entier


Les fouilles ont été dirigées par S. Wachsmann et K. Raveh pour le compte de la Direction des antiquités d'Israël. 0. Cohen était l'agent responsable de la préservation de l'environnement



Beit Galilée

C'est un complexe catholique qui a ouvert ses portes à l'emplacement où le pape a admiré la vue sur le lac de Tibériade lors de son séjour en terre sainte en l'an 2000
 

De la terrasse on peut constater l'importance de ce site aux yeux des chrétiens car sur la gauche se trouve le parc national de Kursi, lieu où Jésus à chasser les démons du corps du paralytique, sur la droite Ginnosar où a été retrouvé le bateau deJésus, Kfar Nahoum (Carpharnaüm) où il a vécu dans la maison de Pierre et Tabgha où a eu lieu la multiplication des pains et des poissons sur le lac de Tibériade. Beit Galilée est un centre mondial catholique fondé grâce aux fonds de plusieurs pays principalement l'Irlande et la Pologne. Les personnes qui entretiennent les locaux sont tous des volontaires et des étudiants en théologie ont le droit de venir étudier un an dans ces locaux sur les dix ans d'études que leur demande leur diplôme

 

-Le bâtiment très spacieux avec des salles très aérées et des baies vitrées qui plongent sur le lac de Tibériade a été réalisé par des architectes américains. Le projet qui date de 1969 n'a vue le jour qu'en 2004, seule l'église a été terminée pour l'arrivée du pape

 

-La Salle d'études est toute en longueur et ressemble à un Beit Amidrash (salle d'études bibliques) car les étudiants étudient deux par deux (thèse et antithèse) comme dans les Yéshivot. Dans le fond de la salle une armoire contient le nouveau et l'ancien testament car seuls les catholiques dans la religion chrétienne reconnaissent que Jésus était Juif et étudient aussi l'ancien testament ainsi que le livre des psaumes auquel ils attachent une grande importance. Le décor cette salle est très sobre et seuls des vitrages représentent les dix stations de Jésus le long de la Via Dolorosa


- Sur le mur central de l'église, très grande et très moderne, une immense fresque retrace les principaux événements Juifs de l'ancien testament et ceux du nouveau testament. On y voit en autres: Nos Ancêtres, Abraham Isaac et Jacob; le prophète Moshé, D. en plein centre du tableau, en dessous Jésus avec auprès de lui Marie, ses dix disciples, Pierre le représentant de Jésus, le premier pape, les anges de la rédemption, le chemin qui mène au paradis.


-Au centre d'une petite chapelle se trouve un tabernacle avec une bible et une mosaïque sur le miracle des pains et des poissons. Une coupe est le symbole du vin ou encore celui du sang de Jésus


-Une grande Menora en bronze face à une fenêtre donnant le Kinnereth est le symbole qui rappelle le Mont Sinaï ou Moshé a reçu la Thora.


-La  bibliothèque est une belle pièce ronde à lumière tamisée. Dans son centre un  Shépher Thora trône sous un globe en verre qui occupe la plus grande partie de  la pièce, il représente le globe terrestre. Au plafond de minuscules ampoules  donnent l'impression d'un ciel étoilé .



Ce centre a été inauguré en présence de grands rabbins du pays et de personnalités chrétiennes.



Kfar Nahoum -Carpharnaüm
 Une église octogonale datant du 5ème siècle aurait été construite sur les vestiges de la maison de Pierre où Jésus aurait vécu. Ce sont sur ces vestiges que les chrétiens ont construit une église moderne avec le sol en verre de manière à voir tout le site archéologique de l'église qui se trouve juste en dessous d'elle. Cette dernière église date des années 60. Les Chrétiens prient toujours dans la direction de L'Est. Plusieurs vestiges archéologiques se trouvent dans l'enceinte de Kfar Nahoum (Capharnaüm) une ville en pleine effervescence à l'époque car on y a trouvé beaucoup de vestiges qui le prouvent comme : Des frontons avec les sept espèces, un chofar, une menora, des bornes kilométriques, un pressoir et beaucoup d'autres vestiges qui confirment la richesse de la ville agricole.

 

 

 

 

 
Tabha

Pour commémorer les grands événements du ministère de Jésus et les miracles qui lui sont attribués, les chrétiens des débuts de l'époque byzantine érigèrent des monastères, des églises et des sanctuaires, en Galilée et sur les rives du lac de Tibériade. Tabgha, altération arabe du mot grec Heptapegon (sept sources), site traditionnel du miracle de la Multiplication des pains et des poissons (Saint Matthieu XIV, 13-21), est située dans une vallée étroite et fertile de la rive septentrionale du lac, alimentée par plusieurs sources.


Le premier édifice érigé au 4èmesiècle sur le site fut une petite chapelle (18 x 9,6 m), dont une partie seulement des fondations a été exhumée. Il s'agit probablement du sanctuaire décrit dans ces termes par Egérie, pèlerine de la fin du 4ème siècle :


Dans ces lieux même (non loin de Capharnaüm), face à la mer de Galilée, est une terre où l'eau abonde, où pousse une végétation luxuriante, aux nombreux arbres dont des palmiers. A proximité se trouvent sept sources qui fournissent de l'eau en abondance. Dans ce jardin fertile Jésus nourrit cinq mille personnes avec cinq pains et deux poissons. La pierre sur laquelle le Seigneur déposa le pain devint un autel. Les nombreux pèlerins venus sur le site la brisèrent en pièces pour soigner leurs maux. Au 5ème siècle, un grand monastère et une église ornée de ravissants pavements de mosaïque furent érigés sur le site. L'ensemble couvrait une superficie de 56 x 33 mètres, comprenant des cours intérieures ainsi que plusieurs pièces servant d'ateliers manufacturiers et de logement pour les moines et les nombreux pèlerins de passage.


Détruits au 7ème siècle, vraisemblablement au cours de la conquête arabe, le monastère et l'église de Tabha furent ensevelis sous une couche épaisse de boue et de pierre. Après les fouilles menées pendant les années quatre-vingt, l'église fut restaurée dans sa forme byzantine et des fragments des pavements originels de mosaïque y furent incorporés.

 

L'église, en forme de basilique, est divisée en trois nefs séparées par deux rangées de colonnes. Au centre de la paroi orientale se trouve une abside flanquée de deux pièces réservées aux officiants. L'estrade ménagée à l'avant de l'abside est clôturée par un jubé où se dresse, au centre, un autel recouvrant le rocher sur lequel Jésus avait posé les pains. C'est le site vénéré du miracle de la multiplication des pains et des poissons. La célèbre mosaïque exhumée à l'arrière de ce rocher représentant un panier de pains entouré de deux poissons et datant du 6ème siècle a été placée devant l'autel lors des travaux de restauration de l'église.

La basilique de Tabha est célèbre pour ses pavements de mosaïque, les plus célèbres des églises byzantines de Terre sainte. La plus grande partie est formée de motifs géométriques. Les pavements les plus remarquables décorent les deux côtés du transept, celui situé à gauche de l'estrade (6,5 x 5,5m) présente dans son pourtour des fleurs de lotus.

Les autres sont des représentations polychromes de la flore et de la faune locale, agrémentées d'édifices. Les fleurs et les animaux, essentiellement des oiseaux, sont figurés avec un réalisme tel qu'il est aisé d'y identifier les lotus, oléandres et nénuphars, canards, francolins, hérons, oies, colombes, cygnes, cormorans, flamands et cigognes. Un instrument rond en forme de tourelle représenté sur le pavement permettait de mesurer le niveau des eaux de la mer de Galilée (un nilomètre, utilisé à l'origine dans le delta du Nil) comme le prouve sa graduation en lettres grecques.

L'église bénédictine de Tabha est ouverte aux visiteurs et pèlerins qui, comme le faisaient leurs prédécesseurs de l'époque byzantine, viennent toujours nombreux la visiter de nos jours.

Les fouilles menées en 1968 furent dirigées par B. Bagatti et S. Loffreda pour le compte du Studium Biblicum Franciscanum. Celles menées en 1979-1980 le furent par R. Rosenthal et M. Hershkovitz pour le compte du Département israélien des Antiquités et des Musées (désormais Direction des antiquités d'Israël), de l'Université hébraïque et de l'abbaye de la Dormition à Jérusalem.

 

Beit Tsaïda: Un ancien village de pêcheurs sur les rives du lac de Tibériade.

Bethsaïda est le lieu de naissance de trois des Apôtres - Pierre, André et Philippe. Jésus lui-même se rendit à Bethsaïda où il accomplit plusieurs miracles. (Marc 8 : 22-26 ; Luc 9 : 10) Et-Tel, le tertre identifié comme l'ancien Bethsaïda, est situé sur un éperon basaltique, au nord du lac de Tibériade, près de l'endroit où se jette le Jourdain. Le tel couvre une superficie de quelque 8 hectares et surplombe de 30 mètres une vallée fertile.

 

L'entrée de la porte était flanquée de deux énormes tours en saillie, de 10 x 6 m chacune. Le seuil était constitué de grandes pierres basaltiques comportant des cavités où s'enchâssaient les gonds. Les briques calcinées, le tas de bois carbonisé et les pointes de flèches retrouvés sur les lieux témoignent de la bataille qui se déroula lors de la conquête de la ville et de l'incendie qui détruisit la porte. Devant l'entrée intérieure, la porte de Bethsaïda présente une diversité d'installations cultuelles unique en son genre. Un autel (bama) intact mesurant 2,1 x 1,6 m et constitué de pierres basaltiques recouvertes de plâtre y a été retrouvé. Deux marches conduisaient au sommet de la bama où s'encastrait une profonde vasque de pierre de 60 cm sur 50, ayant 35 cm de profondeur. On a retrouvé une stèle de basalte brisée qui se dressait autrefois à l'arrière de l'autel. Cette stèle, de 1,15 mètre de hauteur, 59 cm de large et 31cm d'épaisseur, était travaillée avec soin et arrondie au sommet. Sur le devant, était sculptée la silhouette stylisée d'un taureau cornu, armé d'un poignard. Dans le panthéon mésopotamien, le taureau représentait le dieu de la lune. Il fut adopté par les Araméens comme symbole de leur divinité principale, Haddad, représenté sur cette stèle. Le corps de garde abritait une vaste place pavée. Sur son côté nord, se dressait le palais des rois, mesurant 28 m x 15, avec des murs de basalte de 1,4 mètre d'épaisseur. Le complexe de Bethsaïda présente un exemple typique des palais des royaumes araméens de l'époque biblique ; il comportait au centre une vaste salle du trône, entourée de huit autres pièces. La ville araméenne de Bethsaïda fut conquise et détruite par le roi assyrien Téglath- Phalasar III durant la campagne qu'il entreprit dans la région, en 734 avant l'ère chrétienne (II Rois 15 : 29-30 ; 16 : 7-9). Depuis cette destruction, et jusqu'à la période hellénistique, le site fut peu peuplé. L'époque hellénistique et romaine


L'importance de Bethsaïda durant l'époque héllenistico-romaine transparaît dans les mentions qui en sont faites dans les sources antiques. Flavius Josèphe affirme qu'au début du premier siècle de l'ère chrétienne, le roi Hérode Philippe, dont le royaume comprenait la partie nord du pays, changea le nom de la ville en Julias, d'après le nom de Julia Livia, l'épouse de l'empereur romain Auguste, et lui accorda des franchises municipales (Antiquités 104, 18, 28). Toujours selon Flavius Josèphe, Philippe mourut dans cette ville et y fut enterré en grande pompe. (Antiquités 104, 18, 108) Plusieurs maisons datant de cette époque ont été découvertes lors des fouilles. Construites en basalte, probablement sur deux étages, elles comprenaient une cour à ciel ouvert entourée de plusieurs pièces. De nombreux outils de pêche - poids de plomb pour les filets, ancres de fer, aiguilles et hameçons - ont été retrouvés dans ces habitations, témoignant d'une économie fondée sur la pêche. L'une des maisons comportait une cave contenant des amphores de vin en céramique et plusieurs crochets servant à tailler les vignes. Au début du premier siècle avant l'ère chrétienne, un bâtiment de 20 m x 6, aux murs particulièrement épais, fut construit au-dessus des vestiges de la porte de la ville qui datait de la période biblique. On n'en a retrouvé que des vestiges très fragmentaires. Des pierres de taille calcaires amenées de fort loin et des éléments architecturaux décoratifs évoquent l'élégance de cette construction. Des ustensiles rituels, notamment deux pelles à encens en bronze décoré, indiquent qu'elle abritait un temple.

 

Peut-être s'agit-il des vestiges du temple construit par le roi Philippe en l'honneur de Julia Livia. Les fouilles effectuées sur le site se poursuivent et donnent à penser que d'autres découvertes datant des époques de peuplement attendent les archéologues. Entre-temps, le site a été ouvert aux visiteurs.

Les fouilles de ce site sont menées par R. Arav pour le compte de la Société des fouilles de Bethsaïda, placée sous l'égide de l'université du Nebraska.


Koursi : Monastère chrétien sur les rives du lac de Tibériade

Le monastère byzantin de Koursi est situé à l'est du lac de Tibériade à l'embouchure d'un oued dévalant du plateau du Golan et créant une petite vallée fertile le long du littoral. Les vestiges de cet ancien monastère, mis à jour par hasard pendant la construction d'une nouvelle route, ont fait l'objet de fouilles au cours des années 1971-74. Le site est aujourd'hui ouvert au public, dans le cadre d'un parc national.

 

 
Son emplacement, ses caractéristiques architecturales et le témoignage de voyageurs du passé permettent d'identifier Koursi comme le site où, selon la tradition, Jésus soigna deux hommes possédés par des démons (Matthieu 8 : 28-33). Pour commémorer ce miracle, un monastère fut construit sur place, probablement au début du 6ème siècle. Le monastère est entouré d'un mur de pierre de protection qui forme une enclave rectangulaire de 140 x 120 mètres. L'entrée, protégée par une tour de garde, est tournée vers l'ouest, vers le lac de Tibériade. Dans l'antiquité, une route pavée reliait le monastère à un petit port utilisé par les pèlerins chrétiens qui arrivaient par bateau. Un large chemin pavé conduisait de l'entrée du monastère à une vaste esplanade devant l'église, au centre de l'ensemble. L'église rectangulaire, de 45 x 25 m, est constituée d'une cour bordée de piliers ; ces derniers forment un atrium donnant accès à la salle de prière proprement dite.

 

 
A l'intérieur, deux rangées de huit colonnes de pierre étaient couronnées de chapiteaux corinthiens de marbre avec des croix sculptées en relief. Les colonnes divisaient la salle de prière en une nef centrale et deux latérales. Le sol de l'église était entièrement pavé de tesserae multicolores. Conservés principalement dans les nefs latérales, les cadres carrés sont ornés de motifs floraux et d'animaux comme des raisins, des figues, des grenades, des poissons, des oiseaux et de volatiles aquatiques. Les représentations animales sont presqu'effacées, probablement par le mouvement iconoclaste qui devint actif au début de la domination musulmane (7ème siècle). A l'extrémité est de l'église, on parvenait par deux marches à une abside surélevée flanquée de deux pièces carrées. L'une servait de fonts baptismaux, comme en témoigne une inscription en grec, la dédiant à l'abbé Stephanos à l'époque de l'empereur Maurice (fin du 6ème siècle). Des ailes latérales furent ajoutées à l'église ; l'aile nord abritait un pressoir à huile, probablement de l'huile consacrée pour les pèlerins. Au sud de l'église, une chapelle pavée de mosaïque surmontait une crypte contenant les tombes des moines qui avaient vécu dans le monastère. Dans l'enceinte du monastère, se trouvaient également les quartiers d'habitation des moines, une auberge pour les pèlerins, ainsi que les communs

 

Sur la pente surplombant le monastère vers le sud, les vestiges d'une petite chapelle ont été retrouvés, comprenant une grotte avec un sol de mosaïque. Devant, se dresse un rocher de quelque sept mètres de haut, entouré par des murs de soutènement l'empêchant de s'effondrer. Il marque probablement l'endroit où, selon la tradition, le miracle rapporté par le Nouveau Testament a eu lieu. Le monastère, endommagé par un tremblement de terre au milieu du VIIIe siècle, fut abandonné. Les fouilles ont été effectuées par D. Urman et V. Tzaferis pour le compte le compte de l'Office des antiquités d'Israël. le compte de l'Office des antiquités d'Israël.
 

Soussita.

Nommée également Hippos en grec (cheval), la ville se trouvait à deux kilomètres à l'Est du lac de Tibériade et à 350 mètres au-dessus du niveau des eaux. Fondée à l'époque hellénistique elle tomba lors de la conquête arabe au début du 7ème siècle. Elle était connue sous le nom grec Antioche Hippos, traduction du mot araméen Soussita. Son nom lui a été donné à cause de la forme de la montagne

 

Il est possible qu'elle ait été bâtie sur des ruines plus anciennes par Séleucos, fondateur de la dynastie des Séleucides en 312 avant l'ère chrétienne. Soussita fut ainsi dénommée après les conquêtes d'Alexandre Jannée du royaume de Judée (103-76 avant l'ère chrétienne) Par la suite, Pompée la reprit aux Juifs et l'annexa au décapole en 65 avant l'ère chrétienne. Puis, Auguste l'attribua à Hérode, malgré le mécontentement de ses habitants. En 4 avant l'ère chrétienne après la mort d'Hérode, elle passa aux mains des Syriens. En 320 avant l'ère chrétienne la frontière arrivait au lac de Tibériade. Le grand rabbin Yéhouda Anassi a vécu à Soussita. Il a été le grand compilateur de la Mishna et, très libéral, permit, l'année de Shmita, de laisser travailler la terre. En dépit des bonnes relations commerciales entre Tibériade et Soussita, Hippos inquiétait quelque peu la population juive de Tibériade. Dans le domaine appartenant à la ville, il existait plusieurs villages juifs, comme en témoignent les ruines de synagogues découvertes à Fic (Afeq) et à Oum El Kanatir, à la limite de Soussita. A l'époque byzantine, Hippos était le siège d'un évêché.

 

 

La ville à l'instar de toutes les autres villes de l'époque, connut une ère de développement. Ainsi, plusieurs églises et monuments publics y ont été construits. Or, au 7ème siècle après la conquête arabe, elle semble soudain être tombée en ruines, divers tremblements de terre en étant la cause. Les habitants d'Hippos vivaient d'agriculture, de pêche, de navigation et de commerce. Au bord du lac, à proximité du kibboutz Ein Guev, subsistent des traces et des digues d'un ancien port, appelé port de Soussita

 

Hippos figurait dans le décapole: il s'agit d'une ligne de dix villes hellénistiques, au nombre desquelles il faut citer Beit Shéan, qui ont été affranchies par Pompée en 63 avant l'ère chrétienne. Parmi les matériaux qui jonchent le sol, sont visibles les restes d'un aqueduc alimenté avec l'eau provenant de la source Afiq, qui arrivait à Soussita par la porte ouest. Des colonnes corinthiennes en marbre, en grès et basalte sont couchées sur le sol à cause du tremblement de terre de 747. La basilique à trois nefs est encore bien visible et un peu plus loin se trouvaient des thermes somptueux avec un grand bassin entourait de jets d'eau. Face à ces thermes un temple païen a existé mais il n'y a plus aucune trace. Quant à la synagogue elle a été entièrement recouverte. En 1948, Soussita était sous domination syrienne. Profitant de l'avantage topographique, les mortiers syriens pilonnaient sans cesse le kibboutz et y causaient de sérieux dégâts. Au sein du kibboutz, un groupe de combattants ayant peu d'expérience militaire, s'organisa. Une nuit, profitant de l'obscurité, ils grimpèrent derrière le mont Hippos et surprirent ainsi les soldats syriens qui prirent la fuite. Depuis ce jour de juillet 1948, Soussita fait parie du territoire israélien.

 

En montant par le sentier qui nous mène au sommet de la colline nous voyons un bunker israélien et un talus sous lequel ils avaient creusé un tunnel pour se rendre d'une position à l'autre. De nouvelles fouilles archéologiques ont été terminées ces derniers mois

 

Plusieurs renseignements sur les parcs nationaux ont été transcrits d'articles trouvés sur Internet sur le site de l'office du ministère du tourisme Israël

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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אא
מאדאם מלכה היקרה - המאמר נפלא רק התאריכים על התמונות ניראים רע !! תחליפי את התמונות עם התאריך... בבקשה ...
21/01/2009 21:09:06
Une rue à Jérusalem
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Rue des prophètes : Quel nom de rue évocateur et à juste titre car une quantité de personnages célèbres y ont vécu, un bon nombre d’institutions y ont été crées et les bâtiments sont à l’origine de la nouvelle  capitale.
 

I) Le quartier Ethiopien. 10 Rue d’Ethiopie au coin de la rue des prophètes.

Il se trouve dans la rue d’Ethiopie et doit son nom à l’église éthiopienne bâtie dans cette rue. Elle est bordée de belles constructions à deux étages entourées de jardins débordant d’arbres décoratifs, d’arbres fruitiers et de fleurs. Elle abrite aussi le consulat du Danemark.
 
II) Le monastère et l'église abyssiniens (éthiopienne)  10 rue d’Ethiopie.
Sa construction fut achevée en 1893. Son toit en forme de Dôme de couleur noire  est surmonté de la croix éthiopienne. Au centre de l’église, le Tabernacle est enfermé entre quatre parois décorées qui montent jusqu’au plafond et qui enlèvent tout  le volume de cette église. Sur Chacun des quatre côtés du sanctuaire une porte centrale décorée d’icônes  permet  au prête d’y pénétrer. Des piliers assez imposants  et rapprochés entourent le Tabernacle en épousant la forme circulaire du bâtiment. L’église est le centre de la communauté chrétienne éthiopienne. Cette église construite entre 1896 et 1904 est garni d’un fronton où est gravé le lion de Juda emblème du royaume éthiopien. En vérité  ce lion symbolise celui que Salomon offrit à la reine de Saba lorsqu’il l’accueillit à Jérusalem. L’Ethiopie qui, selon la tradition  est le pays de la reine de Saba,  avait noué depuis des siècles des attaches spirituelles avec Jérusalem. On sait que l’empereur Haïlé Sélassié, le Négus, (Négus,  titre de souverain Ethiopien)  s’y était réfugié lorsque l’Italie lui déclara la guerre et envahit son territoire.  Depuis le 6ème siècle, une communauté de moines éthiopiens est présente en Israël  et  en 1952 l’Eglise d’Ethiopie a nommé un évêque pour sa communauté de Jérusalem.
 
En face du portail, la plaque apposée sur la façade d’une maison rappelle qu’Eliezer Ben Yéhouda, philosophe, écrivain et lexicologue à qui l’on doit la renaissance de la langue hébraïque, vint s’y établir en 1881.
 

III) Bnei Brith. 18 rue des prophètes.

Le bâtiment érigé en 1902 est de style  néo-classique et les travaux furent dirigés par les membres de l’association du Bné Brith, association fondée en 1843 par des  Juifs américains pour aider la communauté juive dans le monde entier.
 

IV) La mosaïque. 18 rue des Prophètes.

Elle recouvre le sol d’une ancienne chapelle arménienne du 6ème siècle. Elle porte l’inscription : « En souvenir et pour la victoire de tous les Arméniens. Dieu connaît leurs noms. » Selon une tradition arménienne, la mosaïque reposerait sur un cimetière où sont enterrés des Arméniens, victimes des massacres musulmans.
 
V) La maison de Nissan Bacq. 18 rue des Prophètes
On appelle ainsi l’ensemble de bâtisses qui entourent la maison contenant la mosaïque arménienne. Israël Bacq (1797-1874) a été le chef d’une communauté de Juifs hassidim de la vieille ville qui s’y est établie sur son influence.  Le nom de Bacq vient des abréviations de Ben Kédoushim. Israël Bacq monta au pays de sa ville natale Braditchev (Russie) et s’installa à Safed en 1831. Entre 1816 et 1825 il imprimait déjà des livres en hébreu à Braditchev et dès son installation au pays il ouvrit sa propre imprimerie. Ce fut un grand évènement car pendant plus de 200 ans il n’y avait pas eu en Israël d’imprimerie hébraïque. Le premier livre qu’il imprima a été La vérité des mots un livre de prière, un  de ses autres ouvrages est l’histoire du gouverneur de cette époque  Mohamed Eli et son fils Ebrahim Pasha. Israël Bacq s’en avoir jamais étudié la médecine la pratiquait et selon une légende il soigna le  gouverneur Ibrahim Pacha avec lequel il entretint de très bons rapports. En 1834, grâce au soutien de Deir Ibrahim Pacha, Israël Bacq fonda une petite implantation agricole que son fils Nissan géra. D’après des missionnaires de la région en 1939 la ferme était prospère car elle entretenait quinze familles juives.
 
Mais le  tremblement  de terre de Safed en 1837, le nouveau gouverneur  Mohamed Ali et son délégué le fils  d’Ibrahim Pacha qui fut gouverneur en Eretz Israël changea la tournure des événements et ce fut la perte de la ferme agricole. Elle se trouvait sur les hauteurs du mont Méron, près de Safed et portait le nom arabe de Jarmak. Aujourd’hui cette implantation  encore connue sous ce nom est en ruine. En 1840 Bacq imprima Le Service Divin  d’Ahida. En 1841 Israël Bacq marqua une page historique car de la haute Galilée il s’installa à Jérusalem où il ouvrit la première imprimerie hébraïque de Jérusalem. Moshé Montefiore et Yéhoudit  sa femme  décidèrent de le soutenir et lui envoyèrent une imprimante d’Angleterre en 1843. Bacq lui donna le nom de Montefiore en signe de reconnaissance. De nombreux livres furent illustrés  en première page avec des photos du Mur des lamentations ou encore celles du Temple. Il imprima également de nombreux livres sur les connaissances du pays, livres écrits par des écrivains du pays comme : Les amours de Jérusalem du Rabbi Haïm Horwitch en 1844 ou encore la première édition des céréales du pays  du rav Yéhossef  Schwartz en 1845.  Il s’occupa avec dévouement et efficacité de la communauté des Hassidim de Jérusalem et entreprit de rénover leur habitat et de moderniser les maisons avec l'aide financière de Montefiore. En 1865 il participa à la fondation de  la grande synagogue ashkénaze dans le quartier juif de la vieille ville : Téféret Israël, (la Gloire d’Israël). Comme il était le seul à tenir une imprimerie hébraïque à Jérusalem, Israël en eu le monopole. Au début des années 60  Yoël Moshé Salomon ouvrit son imprimerie puis deux autres virent le jour et elles imprimèrent ensemble le journal du nom Alévanon. Bacq sortit alors l’édition du journal  Havatselet  pendant la période où le peuple d’Israël était à l’écoute des nouvelles inquiétantes des monts de Judée et de Jérusalem ; la première publication sortit en 1863.
 
Le  journal  Havatselet fut repris en 1870 par son gendre Dov Frumkin ; ce dernier lui donnera une orientation à la fois religieuse et moderne. Cette tendance sera combattue par les cercles les plus orthodoxes et plus tard par les cercles laïques. Lorsque l’imprimerie fut fermée, la machine de Moshé et Yéhoudit Montefiore fut conservée comme objet historique à l’imprimerie de Lion Eifchtein à Bat-Yam où on peut encore la voir. Israël Bacq contribua ainsi de manière efficace au développement de la langue et de la culture hébraïque au pays.
 
Nissan Bacq (1815-1889) le fils d’Israël Bacq fut un imprimeur et homme public dans le vieil ychouv au 19ème siècle.  Natif de Braditchev en Russie il monta au pays avec sa famille à l’âge de 15 ans et travailla tout de  suite dans l’imprimerie de son père à Safed. Dès l’âge de 20 ans il dirigea la ferme agricole que son père acheta sur les hauteurs de Méron et c’est là que vit le jour son fils ainé. Moshé Montefiore et sa femme Yéhoudit lui firent l’honneur d’assister à la Britt Mila qui se passa dans la ferme. En 1839, la ferme fut abandonnée et il suivit son père à Jérusalem et dans toutes ses activités. Il fut l’initiateur du premier quartier religieux près de la porte de Damas, en dehors des remparts qui prit le nom de Kiria-Na’mna  (le faubourg de la fidélité, en souvenir de Montefiore et Yéhoudit) mais qu’on ne connaîtra que sous le nom de Beit-Nissan. Nissan a été l’âme, l’esprit et le souffle de la création la synagogue Téféret Israël (la Gloire d’Israël) connue presque exclusivement sous le nom de Synagogue Nissan Bacq ce qui lui valu une grande notoriété. Il fut le responsable et le comptable de cette synagogue jusqu’à sa mort. Il fut aussi l’initiateur du quartier des Yéménites kfar Silouah près du village arabe kfar Silouan. Après sa mort en 1889 ses enfants continuèrent de travailler dans l’imprimerie plusieurs années.
 
VI) L’hôpital Italien. Coin de la rue des Prophètes et de la rue des Tribus d’Israël (Chivtéi Israël)
Le bâtiment a été construit dans le style Renaissance entre les années 1912 et 1919 par l’architecte italien Antonio Barluzzi. L’architecture du bâtiment et de l’église ressemble étrangement à ceux de Florence ou de Sienne. Ce même architecte à construit les églises Dominus Flavit et Gat Shémani sur le mont des oliviers, ainsi que l’église de la visitation à Ein Kerem.  Le but du gouvernement italien était de s’implanter en dehors des murailles en construisant plusieurs bâtiments comme l’hôpital et le consulat qui se trouve aujourd’hui rue du rav Kook. L’hôpital italien servit  successivement  d’hôpital, de base militaire et aujourd’hui il abrite des locaux du ministère de l’Education et de la culture israélienne.
 

VII) L’hôpital Meyer Rothschild. 37 de la rue des Prophètes

En 1854 un hôpital fondé grâce aux soins de Meir Rothschild vit le jour dans le quartier juif de la vieille ville avec dans sa cour un Talmud Thora sépharade. L’hôpital fonctionna pendant plus de  trente ans jusqu’à ce que  la population juive de la vieille grandisse et avec elle le nombre de nécessiteux ; Les conditions de soins devinrent alors très difficiles à assumer et ils cherchèrent une solution au problème. Le docteur Isaac Schwartz qui dirigeait cet hôpital se tourna vers le Baron de Rothschild  et lui demanda de construire un nouveau bâtiment pour cette institution  et c’est ainsi que vit le jour le nouvel hôpital Rothschild en dehors des remparts. Il fut inauguré en 1888 et dans la cour centrale a été gravé l’événement en trois langues : Hébreu-français-arabe. Dans cette même cour la pierre de fondement est toujours exposée et à l’origine on avait enterré une jarre sous cette pierre avec à l’intérieur un texte rappelant l’événement. Pendant la première guerre mondiale l’hôpital fut fermé  et lorsqu’il rouvrit  en 1918 il passa sous le contrôle de l’hôpital Hadassa. Ils agrandirent les locaux et des 24 lits existants ils en installèrent 90. Abraham Tiho y dirigea le service ophtalmologique et à l’étage supérieur le docteur Helena Kagen dirigea le service de pédiatrie. En 1939, les services médicaux de cet hôpital furent transférés dans le nouveau complexe du mont Scopus et ce bâtiment sert aujourd’hui d’institut d’éducation professionnel de l’université Hadassa.
 
VIII) Le consulat éthiopien Au 38-40 rue des Prophètes
Au coin de la rue de la Prophétesse Dvora le consulat se dresse sur trois étages. Sur la façade du bâtiment  on peut voir le symbole de la royauté éthiopienne ; un jeune  lion couronné portant une croix et un drapeau. La reine de Saba  aurait reçu en cadeau de la part de Salomon le drapeau de Yéhouda dont le symbole est le lion. Sur un autre fronton   juste en dessous du premier la couronne d’Ethiopie avec ses couleurs : celui du millenium (3000 ans) la couleur jaune, couleur du désert ; le vert couleur des terres agricoles qui foisonnent dans le nord du pays et qui représentent 45% de la superficie du pays et le rouge.
 

 

IX) La maison Probst. 42 rue des prophètes.

Au coin de la rue Adler, la maison Probst abrite aujourd’hui l’école professionnelle de l’O.R.T. C’est sur ce terrain vague que le sultan ottoman décida de construire une maison en l’honneur de la visite Tsar Guillaume II  et de sa femme à Jérusalem. Le voyage du Tsar fut organisé par la célèbre agence de voyages spécialisée dans les voyages du « pays ancien » : l’Agence Thomas Kook et enfants. Après la visite de l’empereur les Allemands rachetèrent cette maison au gouverneur ottoman  et l’église protestante germanique décida d’y transférer son siège (Beit Abrost : siège de la communauté) qui était alors dans la vieille ville. La maison à deux étages que nous voyons aujourd’hui date du début du 20ème siècle, elle avait une salle communautaire, une salle à manger et plusieurs chambres à coucher. La croix et le serpent symboles des empereurs russes qui ornaient la façade ont été retirés plus tard du mur du bâtiment mais sur le côté ouest est encore gravé un chapitre des psaumes : Présentez vos salut de paix à Jérusalem Qu’ils soient heureux ceux qui t’aiment. Sur son mur Nord est gravé : Notre D. est notre forteresse.
 
X) Yas Sarah : Au 43 de la rue des Prophètes
La bâtisse de deux étages a été construite à la fin du 19ème siècle pour loger des femmes russes qui venaient en pèlerinage au pays. Yad Sarah  est une association fondée en 1980 ; elle prête tout genre d’appareillages médicaux et aide au rétablissement des malades et des personnes âgées. L’association porte le nom de la grand-mère d’Uri Lupolianski, Sarah qui ne revint pas de la Shoah.
 
En 1970, un jeune professeur d’école religieuse, marié, père de deux enfants, a emprunté à un voisin un inhalateur pour l’un de ses enfants malades. Les  inhalateurs étaient rares et chers en ce temps et tout le monde ne pouvait pas se permettre d’en acheter. Se rendant compte qu’ils étaient indispensables à la population  Uri en acheta quelques-uns  afin de pouvoir les prêter. " Immédiatement, raconte Uri Lupolianski, des gens commencèrent à me donner toutes sortes d’appareils médicaux qu'ils avaient achetés et dont ils n'avaient plus l'usage: des béquilles, des déambulateurs, des inhalateurs et même des fauteuils roulants. Notre petit appartement fut très vite submergé par ces dons." Ainsi cette association a but non lucratif  vit le jour dans le  wagon d’un train de couleur bleu installé près des anciens locaux de Yad Sarah (qui ont dû déménager pour s’agrandir ; ils se trouvent aujourd’hui rue Herzl).  
 
 Ce wagon a été offert par le gouvernement anglais à l’Etat d’Israël pour la nouvelle voie de chemin de fer  mais il s’est avéré que la largeur des roues de ce wagon ne correspondait pas à la largeur des rails de cette voie de chemin de fer, il a donc trouvé son utilité pour l’association Yad Sarah. Il sert aujourd’hui de centre de visiteurs. Près de ce wagon  Uri Lupolianski a ouvert une yéshiva qui porte  le nom de son petit fils décédé après avoir subi des soins dentaires qui avec le temps s’infectèrent et provoquèrent la mort du jeune garçon. Ce jeune professeur Uri Lupolianski est  actuellement maire de Jérusalem, père de douze enfants et grand-père de nombreux petits-enfants.
 
XI) La maison Thabor. Située au 58 de la rue des Prophètes.
Cette maison fut construite en 1889 par Conrad Schik, architecte renommé et missionnaire protestant originaire allemand. Deux terrasses fermées surplombent la rue  et sur l’une d’elles est gravée le mot Thabor choisi par Conrad en référence à un verset des Psaumes (89-13) : A toi le ciel ! A toi aussi la terre ! L’univers et ce qu’il renferme, c’est toi qui as tout fondé. Le nord et le midi, c’est toi qui les as crées ; le Thabor et le Hermon acclament ton nom. Sur sa façade sont également inscrites deux lettres : Alpha et oméga, le premier et dernier mot de l’alphabet grec. Elles symbolisent le pouvoir de Dieu selon le nouveau testament : Je suis l’alpha et l’oméga, le début et la fin. Schik  mit  aussi  une touche d’ancien  dans  sa  maison. L’architecte a vécu de nombreuses années dans cette maison jusqu’à sa mort en 1902. Les Juifs s’adressèrent à lui pour construire les quartiers unifiés de la nouvelle ville. Il fut  également un des  grands chercheurs de son époque et fit d’importantes découvertes sur des lieux et des vestiges archéologiques dans Jérusalem. Il est enterré au cimetière protestant du Mont Sion.
 

 
 
Sur les murs du Beit-Thabor des inscriptions anciennes sont gravées   en hébreu, en samaritain et en grec. L’inscription hébraïque : « La limite de Gézer » (inversée) sur la porte de la bibliothèque a été gravée sur une pierre des environs de Gezer, ville biblique connue dans la région de la plaine côtière. L’inscription samaritaine  sur le mur de la deuxième pièce  est gravée sur une pierre grise de 37 /57cm ; dessus, il est inscrit des paragraphes du livre des Nombres. Elle vient apparemment de (Schrem) Naplouse, quartier des Samaritains. L’inscription grecque est la copie d’une inscription qui se trouve dans un musée de Jérusalem. Des avertissements pour les étrangers y sont inscrits, comme par exemple, de ne pas rentrer dans la limite de la Sainte maison. Pendant la période du mandat britannique la maison fut occupée par une fondation spéciale qui formait les missionnaires protestants. Elle  sortit  un journal spécialisé connu sous le nom : De Tabhoriane à Thabor,  Thaboriane étant l’Anglais  a qui appartenait cette maison. C’est l’une des premières maisons intéressantes de la nouvelle Jérusalem. Aujourd’hui elle appartient au séminaire théologique suédois protestant. Les jeunes étudiants viennent des pays scandinaves et y étudient la bible, l’hébreu, les connaissances de Jérusalem et du pays.    
 

XII) La maison Hunt. 64 de la rue des Prophètes.

En 1854, le peintre vint pour la première fois en Eretz  Israël à la quête  de sujets bibliques pour ses peintures. Hunt apprit beaucoup en matière de peinture  et  il découvrit et apprécia la communauté juive de Jérusalem. Lors de sa troisième visite (sur quatre) au pays, en 1869, Hunt construisit sa maison. Il s’illustra par ses peintures sur Jérusalem et ses alentours. William-Holman Hunt (1827-1910) fut  l’un des fondateurs de l’école préraphaélite. A la tête d’un groupe de peintres anglais de l’ère victorienne et sous l’influence de Ruskin ils se donnèrent comme modèles idéales les œuvres des prédécesseurs de Raphaël. (Une inspiration littéraire et symbolique, biblique ou historique, caractérise les principaux membres de la confrérie « préraphaélite »
 

 
Héléna Kagen fut la première femme pédiatre en Israël. Elle fit son Alya de Russie en 1908 et s’installa à Jérusalem dans la maison de Hunt. Elle demanda un permis de travail aux Turcs mais elle se le vit refuser. Elle travailla comme infirmière  dans un hôpital qui servait aussi de maison d’arrêt jusqu’à la première mondiale. Dans cet hôpital  elle fit la connaissance de nombreux  sionistes et elle se joignit à leurs activités clandestines discrètement  pour ne pas perdre son travail mais elle fut découverte par la direction de l’hôpital et fut  licenciée sur le champ. Elle essaya de soigner des enfants mais toutes les portes se fermaient devant elle, personne ne voulait croire qu’il existait un médecin femme et de plus une spécialiste rn pédiatrie, cette nouveauté apeurait toutes les familles qui lui refusaient  ses soins et pourtant elle continua avec obstination son métier. Elle arriva même à sauver un bébé d’une famille ultra  orthodoxe de Méa Shéarim qui lui refusa l’aide qu’elle leur proposa à plusieurs reprises mais grâce à son insistance et au manque de choix des religieux ils acceptèrent ses soins et le bébé fut sauvé.
 
Cet homme est aujourd’hui Yéhouda Méshi Zaav, le fondateur de l’organisation « d’identité des victimes après les attentats » זק"א. Helena combattit longtemps avant d’obtenir entre 1918  et 1925 un poste de directrice du département de l’hôpital Rothschild où elle put enfin pratiquer la pédiatrie. C’est grâce à Helena Kagan que la Tipat Halav a été crée en Israël. La vie sentimentale d’Helena Kagen fut un échec, elle fut seule, très seule et bien qu’encore jeune elle ne trouva guère de mari. Par manque de contacts elle se mit en ménage avec un officier anglais qui jouait du violon pendant qu’elle se mettait au piano mais leurs relations ne plurent pas à son entourage et elle fut obligé de le quitter pour garder son travail.
 

Rachel

Rachel Blaustein, dite Rachel, est née le 24 septembre1890 à Saratov  au bord de la Volga  en Russie. C’est sur les conseils de David Lévine qu’elle arriva à Jérusalem parce que l’air était pur et que sa santé en dépendait, c’est dans le domaine d’Hunt qu’elle s’installa dans une petite maison annexe dont les murs extérieurs étaient plâtrés, entouré d’un jardin fleuri et odorant. Face à sa fenêtre un poirier la rendit si heureuse qu’il lui inspira un poème au moment de sa floraison.
 

XIII) L’hôpital allemand. 51 rue des prophètes.

En 1851 l’hôpital allemand tenue par les sœurs diaconesses vit le jour dans la vieille ville et il fut transféré dans la nouvelle ville pour des raisons salutaires. Situé  au  coin de la rue Strauss, l’hôpital allemand porte le nom de Joseph Zin qui fut  médecin et directeur de l’hôpital Bikour Holim qui se trouve à côté. C’est un  bâtiment  construit par  les Allemands et qui a été inauguré en 1894  sous la domination ottomane. Sa construction en forme de lettre R  רen hébreu  comporte deux branches principales : une du côté de la rue Strauss et la deuxième du côté de la rue des prophètes. L’aile centrale a sur sa façade d’angle  une tour avec son clocher ressemblant à une construction allemande de la même époque. Les infirmières qui s’en occupaient étaient des religieuses protestantes allemandes. L’hôpital fut considéré comme l’un des meilleurs et l’un des plus réputés de la ville sainte ; de nombreuses personnes  s’y rendirent.  C’est un bâtiment de deux étages dans lequel se trouve une petite église. Au-dessus de cette église, sur le côté de la rue Strauss, une colombe est gravée sur un linteau, symbole de l’ordre  des sœurs diaconesses, ainsi que des paroles de la Bible en allemand « parce que je suis Dieu, ton médecin ». Pendant la deuxième guerre mondiale, l’hôpital fut réquisitionné par les Anglais qui l’utilisèrent pour leurs soldats blessés.
 
Des mains des Anglais, l’hôpital passa aux mains des Juifs qui le rebaptisèrent Zin.  Cet hôpital fut très important au moment où celui d’Hadassa au mont Scopus était dans l’enclave jordanienne, entouré de positions militaires  et où son accès était quasiment impossible.  Le passage des convois était seulement admis après le contrôle de l’O.N.U.  L’hôpital Zin fut sous la direction de l’association de l’hôpital Hadassa et il fut indispensable jusqu’à la création de Kiriat-Hadassa dans la nouvelle ville.
 

XIV)  La maison de l'ordre des medecins.

Face à l’hôpital Bikour Holim, au coin de la rue Strauss, ce bâtiment est occupé par l’Académie de médecine, des bureaux une bibliothèque et des salles de réunion.            Il  a été construit en 1955 par l’histadrout médicale.
 

XV)  L’hôpital Bikour Holim  Au coin des rues Strauss et des prophètes.

En 1855, l’hôpital Bikour Holim dans la vieille ville de Jérusalem était dans les mains de juifs ashkénazes et grâce à des volontaires dévoués  qui  rendaient visite aux malades il prit le nom de Bikour Holim. L’hôpital de la vieille ville qui existait grâce aux dons des Juifs Hollandais et Allemands, était à la frontière du quartier juif et du quartier arménien. Avec l’agrandissement de la nouvelle ville et le nombre important d’habitants  l’hôpital fut transféré dans la Jérusalem moderne. Celui de la vieille ville devint alors la résidence des incurables. Le bâtiment de la nouvelle ville fut construit sur une terre rocailleuse. La première pierre fut posée en 1904  sous la domination ottomane. Sur un journal de l’époque un journaliste écrivit l’article suivant : « Mardi, le 29  du septième mois de l’année 1904,  se sont rassemblés des Juifs dans de magnifiques tentes installées tout autour du futur bâtiment afin d’en délimiter le périmètre ».  Grâce aux bienfaits de notre puissante administration, le gouvernement ottoman n’a pas pu s’élever contre ce projet. Par manque d’argent, la construction s’est étalée sur plusieurs années et le bâtiment a été inauguré à Pessah, (entre la première et deuxième fête) pendant la période du mandat britannique »

 
hiël Mihal Pinès, écrivain et responsable de nombreuses activités au sein du pays fut l’un des premiers dirigeants de Bikour Holim. Un moshav dans la région du Sharon porte d’ailleurs  son nom.  Avec beaucoup de mal il arriva à clôturer le budget qu’exigeait l’entretien de l’hôpital et grâce à ses  prouesses, ses descendants disaient que cet hôpital   a continuait d’exister  grâce à un  miracle. (Jeu de mots en hébreu de Pinès). פינס-פי- נסPinhas Grayavosky fut  le secrétaire de l’institution pendant de nombreuses années c’est lui qui servait d’agent de liaison entre l’hôpital et la population de Jérusalem.
 
XVI)  L’église évangelique de la mission anglaise. 55 de la rue des Prophètes
Elle a été construite sous la domination britannique  à côté du consulat d’Allemagne  dans le quartier de Zihon-Moshé. Lorsque les Allemands eurent accroché le drapeau de service  avec la croix incurvée, un jeune juif  audacieux s’est faufilé  a enlevé le drapeau et l’a détruit. Plus tard, le mouvement clandestin fit exploser le consulat. Les ruines de ce consulat passent par l’actuelle rue Raoul Wallenberg ouverte en 1984 ; elle porte le  nom du diplomate suédois qui sauva de nombreux juifs hongrois durant l’enfer nazi. Raoul Wallenberg, diplomate suédois, réussit à sauver près de 30.000 Juifs à Budapest. En poste à l’ambassade de Suède, Raoul Wallenberg  distribua des quantités de certificats suédois de protection à des Juifs menacés. Il fit flotter le drapeau de Suède ou des drapeaux de pays neutres sur des maisons où purent s’entasser, relativement à l’abri, ceux qu’il a arraché à la déportation. Il arriva même à sauver 500 Juifs déjà entraînés dans « la marche de la mort ».  Son dévouement, sa hardiesse,  son courage lui valurent une place tout à fait respectée parmi les « Justes des Nations » à Yad Vashem. En reconnaissance des dizaines de milliers de vies juives qu’il a sauvées, l’Etat d’Israël a émis un timbre à son effigie  en 1982 l’année où il aurait dû avoir 70 ans. Il disparut un beau jour et on a perdu entièrement sa trace depuis janvier 1945.
 

 
XVII)  La maison de Joseh Navon Bey.  59 rue des prophètes.         

La maison de Navon Bey ou Beit Manahaïm est une maison à deux étages dont le nom est tiré du livre de la Genèse - Berechit 32:3 : Jacob dit en les voyant [les messagers de Dieu]: "Ceci est le camp de Dieu". Et il appela cet endroit Mahanaïm.Au dessus de l'entrée principale est sculpté le nom de Mahanaïm.  Son constructeur Christian Frederick Spitler de Bâle(Suisse) la fit construire en 1869pour la fondation missionnaire Beth Ahim. En 1873, la maison passa à un autre suisse, le banquier et homme d'affaires Johannes Jacob Frutiger (1836-1899). C'est lui qui donna son nom à la maison en se basant sur son propre prénom : Jacob. Il y vécut jusqu'en 1885 avant d'emménager dans une maison encore plus belle, Beth Mahanaïm haShéni. La maison fut vendu à Yosef Navon Bey(1858-1934), un riche homme d'affaires juif associé de Frutiger  qui fit construire la voie ferrée Jérusalem-Jaffa et qui fut l’un des donateurs des nouveaux quartiers de la capitale.  Navon y habita jusqu'à  sa mort. Le lieu passa ensuite de mains en mains, et depuis les années 1970, un restaurateur s’y est installé.

Le nom de Mahané Yéhouda n'est pas l’origine du nom du souk ; c’était celui du quartier d’en face  qui a été fondé en 1887 et où ont été bâti 162 maisons. Trois associés ont participé à sa création : Yohann Protiger, Joseph Navon et Shalom  Konsatrum. Le quartier portait le nom de Yéhouda  Navon, le frère de Joseph Navon.
 
Au fur et à mesure du temps, le souk  prit le  premier nom de ce quartier : Mahané Yéhouda. Le quartier d’Abou Tor ou Giv’at Hananiya se trouve près de celui de Beit Yosseph crée en 1888. Ce quartier juif a été également fondé par Joseph Navon qui lui a donné son prénom. Plus tard, les habitants de Beit Yoseph ont été obligé d’abandonner leurs appartements pour des raisons de sécurité et les Arabes les occupèrent immédiatement. En 1948, la partie haute de Beit Yoseph fut conquise par Tsahal. Lors de l’opération Kalishon. La partie Est du quartier resta dans les mains des Arabes et la ligne frontalière traversa le quartier.

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XVIII) Le cloître saint Joseph.  Au 66 de la rue des prophètes. 

Le cloître tenu par des sœurs franciscaines  fut terminé en 1893. Ce couvent est un beau monument de style néoclassique construit en plusieurs étapes entre 1887 et 1930 autour d’une cour intérieure. L’origine de l’Ordre des sœurs Saint Joseph date de 1832. Elles arrivèrent  dans la Jérusalem  ottomane en 1846. Elles furent parmi les premières religieuses catholiques à s’être installées au pays. En 1884, elles achetèrent des terres dans la nouvelle ville, firent construire un couvent qui fut achevé trois ans plus tard. Les sœurs françaises de l’ordre de saint Joseph qui avaient au début des années 1880 ouvert une école dans la vieille ville ont poursuivi leur activité  d'enseignantes  dans le couvent actuel jusqu’à la seconde guerre mondiale. Un hôpital a ensuite occupé les locaux pendant plusieurs  années avant  que « l’Ecole française » devenue depuis un lycée ne s’y installe en 1967. Limité d’abord à une école  primaire,  l’établissement accueille aujourd’hui un peu plus de deux cents élèves, repartis sur quatorze niveaux de la maternelle à la terminale. Ce sont des personnes charitables également au service des malades de  l’hôpital français  Saint Louis  proche de la porte nouvelle.
 

XIX) L’hôpital anglais. 82 rue des prophètes.

Situé au Nord de la place de l’indépendance (Hérout)  il fut bâti en 1896 par des missionnaires anglais (La société de Londres pour la diffusion du christianisme à l’approche des Juifs)  sous l’occupation turque et on l’appelait : l’hôpital de la mission pour les Juifs. La maison a été reprise par d’autres missionnaires et  sert aujourd’hui de centre chrétien anglican de Jérusalem. Dans la cour  se trouve une pierre carrée, creuse, un des chaînons de l’aqueduc romain qui passait là et qui approvisionnait la ville de Jérusalem en eau au deuxième siècle de notre ère. Une aile de l’hôpital a été vendue aux Juifs et fut transformée en logements. Elle est surnommée : Beit Adéguel ou la maison du drapeau parce que pendant la période du mandat britannique cette aile a servi de résidence aux policiers anglais. Lors des opérations de terreur contre les Juifs, les Anglais ouvrirent le feu sur les maisons juives environnantes. Avec la fin du mandat britannique lorsque les Anglais quittèrent la maison la police militaire israélienne occupa le bâtiment. La garnison qui était sur place  prit le drapeau israélien et le plaça en haut du bâtiment d’où le nom de Beit-Déguel. Pendant la guerre d’indépendance lorsque les relations entre la nouvelle ville et l’hôpital Hadassa du mont Scopus furent coupées le bâtiment de la mission anglaise servit d’hôpital jusqu’à l’ouverture du grand hôpital de Kiriyat-Hadassa. L’immeuble fut vendu plus tard à une société privée et celle-ci l’a détruit pour reconstruire un nouvel  immeuble en 1966.
 

XX) Le mémorial Davidka. Place de la liberté- au coin de la rue des prophètes

Ce mémorial rappelle le souvenir des combattants de Jérusalem morts  pendant la guerre d’indépendance. Il représente le béret « chaussette » des soldats de l’époque, le canon crée par David Leibowitch dans son kibboutz qui fut la première arme israélienne qu’employaient les soldats de la Haganna et d’Etzel.
 

 
David Libowitch immigrant clandestin  mit le pied sur la terre d’Israël en 1827 et débarqua directement à Mikvé Israël. Débrouillard de nature, Elia Kraozé lui proposa de travailler dans l’atelier mécanique de l’école. Il accepta avec enthousiasme  et commença à réparer toutes les machines qui posaient un problème, il se mit à construire de nouvelles machines mécaniques  et  même à mettre en marche un engin spécial  que Charles Netter avait apporté de France dans ses bagages. C’était une immense machine qui prenait tout un pan de mur et qui avait l’avantage, dès qu’on la mettait en route, de faire fonctionner plusieurs appareils mécaniques, ce qui faisait que plusieurs personnes pouvaient soit réparer, soit fignoler, soit créer une multitude de choses côte à côte. En 1929, des membres de la Haganah arrivèrent dans la ferme école de Mikvé Israël et trouvèrent dans l’atelier de Libowitch les meilleures conditions requises pour organiser leurs activités clandestines et ils s’y installèrent. Le projet d’aider les membres de la Haganna plut à David qui  n’était jamais à cours d’inventions et il commença à récupérer tout le matériel qu’il trouvait au sein de Mikvé Israël pour  fabriquer toutes sortes d’armes. Ce fut en effet très varié car il fabriqua aussi bien des grenades que des canons. Le premier qui prit son nom : Davika (David) n’était à l’origine qu’un gros tuyau de fer trouvé quelque part dans l’enceinte du terrain. Il en fabriqua encore quatre autres, plus petits et plus perfectionnés mais ces canons ne tuèrent jamais un ennemi. Ils ne faisaient qu’effrayer les Arabes à cause de leur bruit infernal et de la fumée qu’ils provoquaient lors de leur allumage. Il y eut seulement deux morts à cause de ce canon et ce fut malheureusement deux Juifs qui en essayant de le faire marcher, trouvèrent la mort.
 

 

 
 
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AKKO - SAINT JEAN D’ACRE.

  

Akko est tout d’abord une ville mentionnée par les rois égyptiens. Durant la période hellénistique son centre commercial et son port sont importants. Au temps des croisades Akko accède au rang de métropole. Saladin s’empare de la ville d’Akko cependant Richard Cœur  de Lion et Philippe Auguste s’emparent d’Akko en 1192. En 1948 après la conquête de la ville par T.s.a.h.a.l une nouvelle ville est construite prés de l’ancienne cité des croisés.

 

Visite de la ville.

 

La mosqué El Jazzar 

«La  Mosquée Blanche » est construite en 1781-82 au-dessus de l’édifice de la cathédrale de l’ordre de saint Jean. Du côté occidental de la cour intérieure s’élève la forteresse croisée connue de nos jours comme la ville souterraine des croisés sous le nom de «Salles des Chevaliers » Le chemin menant à l’entrée de la mosquée traverse un beau jardin. Dernièrement des réservoirs d’eau souterrains situés sous la mosquée, dans l’ancienne cathédrale de saint Jean d’Acre, ont été ouverts au public.

A l’entrée de la  Mosquée Blanche construite en 1781-1782 se trouve une très jolie sibylle de la même époque qui était le point central d’eau du quartier. Toutes les eaux d’Akko arrivaient des sources de Kabri par l’intermédiaire d’un aqueduc.
 

 

La ville souterraine des croisés.

Le quartier de l’ordre de saint Jean est connu sous le nom  d’«Ordre des Hospitaliers » (Administration de soins médicaux et aide aux malades) Il contient les sites suivants :

-a) Les Salles d’entrée,                                

-b) la cour de la citadelle,                

-c) Les Salles des Chevaliers,                                  

-d) Le Grand Manoir (siège du pouvoir),

-e) Le Réfectoire qui porte le nom de « Crypte »,

-f) Le tunnel,                                                

-g) El Posta.

 

Sayara: Traduction : mairie en langue ottomane, le bâtiment est complètement abandonné, il n’en reste qu’un portail superbe qui ne demande qu’à être restauré.

 

Khan El Umdan.

KHAN EL UMDAN. L’auberge des piliers fut construite à la fin du 18ème  siècle sous les ordres d'El Jazzar. L’étage inférieur servait d’écuries tandis que le premier étage contenait les chambres d’hôtes. Les piliers sont en granit dont la plus grande partie fut apportée de Césarée et de Sidon. Le Khan El-Umdan est caractérisé par la tour construite en 1906 en l’honneur de la visite du Sultan Hamid II. Il y a cinq tours du genre en Israël : Une à Jérusalem, près de la porte de Damas, qui a été démolie par les Britanniques lors du mandat. La deuxième se trouve à Yaffo, la troisième à Haïfa, la quatrième à Naplouse et la dernière à Akko. Du toit du Khan on a une vue panoramique sur le port de plaisance, le port de pêche et en direction du sud, vers Haïfa et les monts du Carmel.

Ce sont les enfants des écoles maternelles en sortie dans leur ville qui, avec le soutien de leurs maîtresses, ont réussi à ce que la ville  installe une nouvelle horloge dans la tour  l'ancienne ayant disparue depuis longtemps.

Aujourd’hui, on peut remarquer que chaque coté de l’horloge porte des signes différents, hébraïques, romains, latins et arabes.

Abdou, notre guide, nous apprend qu’il y avait deux portes pour rentrer dans le Han, la première pour les convois de chameliers qui rentraient par cette porte avec leurs bêtes et leurs marchandises, la deuxième était réservée aux marins qui arrivaient du port et qui fournissaient l’eau au complexe.

Chaque caravansérail était séparé de 30 kilomètres et il fallait une longue  journée au convoi pour les parcourir.
 
Le musée de l'héroïsme.
Le musée est situé dans la forteresse qui servait de château au gouverneur d’Acre sous la domination turque. L’entrée est rue de la Haganna. Le musée fut érigé en souvenir des «Combattants pour la Liberté d’Israël » -L.E.H.I.- Résistants morts pour l’Etat sous le mandat britannique. Le musée contient une restauration de la prison britannique et de la chambre des condamnés à mort.
 

Le Hammam.

Le Hamam se trouve dans une bâtiment datant de 200 ans, connue sous le nom de Bains turc, il fut érigé par El Jazzar qui l’appella « Hamam Basha »

                                                    

 

 
Le sanctuaire de Baha'u'llah (tombeau et jardins)

Au bord de la route menant vers Naharya, à quelques minutes d’Akko, se trouve le sanctuaire de Baha’u’llah au cœur de jardins anglais parfaitement entretenus. Le sanctuaire renferme le tombeau du fondateur du Bahaïsme. Entouré de jardins,  le château de Bahaï (qui est fermé au public) s’élève, majestueux. C’est la dernière demeure du Baha’u’llah. Le sanctuaire et les jardins sont ouverts au public.

 

Le marché blanc  (Souk El Abiad)

Edifié par Dahar El Omar vers 1750, il fut reconstruit par Soliman Pasha en 1818 sous sa forme actuelle. Bazar pittoresque, long de plus de 100 mètres, sa large allée centrale en forme d’arcades est couverte de coupoles. Il dessert deux rangées d’échoppes multicolores et odorantes. A l’époque ottomane, le souk était réparti en plusieurs allées qui était chacune spécialisée dans ses ventes, il y avait le souk de l’or, le souk des épices  celui de la viande, etc.  Dans le magasin d’épices Abdou nous expliquera les bienfaits de chaque épice, puis il nous arrêtera devant le pâtissier oriental où les gâteaux ont été spécialement préparés pour le Ramadan. Plus loin ce sera les étalages d’une grande variété de poissons, celui des pitots ou encore des sucreries. Le long de notre promenade, nous découvrons une sibylle qui se trouve derrière un grillage pour la protéger. Elle servait à fournir l’eau à tous les habitants du quartier.
 
A l’époque, les femmes étaient de corvée d’eau et elles devaient être très fortes pour pouvoir accomplir ce travail car en plus de cette obligation elles étaient toujours enceintes, elles arrivaient au chiffre énorme de 30 à 35 grossesses malgré que  seuls, la moitié des nouveaux nés voyaient le jour et que la mortalité des enfants en bas âge était très grande.
 
Notre guide nous raconte comment les hommes qui voulaient se marier choisissaient leurs compagnes par rapport à leurs forces physiques. Avec tout son humour il nous racontera aussi l’histoire d’une jeune fille qui alla cherchait de l’eau à  cette fontaine et qui rencontra un homme assoiffé ! Cette histoire nous rappellera celle de Sarah et d’Abraham.

 

Le port de pêche.

La mosquée Shiman Pasha occupe la place de Venise qui débouche sur le port de pêche. Il est si petit qu’on éprouve quelque peine à imaginer son rôle dans l’histoire. De l’époque des croisés ne subsistent que de rares pans de murs, les fondations de la jetée et, à quelques dizaines de mètres au large, les ruines d’ouvrages avancés comme la tour des Mouches, dont l’appareil semi-circulaire portait un bastion sur lequel se dressait le phare : El Manara.

Ses canonnières, encore apparentes, offraient au tireur un angle de tir de 180 degrés. 

Au pied de la porte de la mer, vers l’ouest, les débris d’un mur sont ceux d’un brise-lames du 18ème  siècle.

Au temps des croisés, et même beaucoup plus tard, l’appontement (bien moins fréquenté cependant que celui de la rade abritée de Jaffa) accueillit la plupart des immigrants clandestins qui précédèrent la première Aliya (1882). C’est là que débarquèrent en particulier Maïmonide en mai 1165, comme le rappelle une plaque commémorative. Les Musulmans, puis les Ottomans invitèrent les nouveaux immigrants à venir repeupler certaines villes de Galilée comme Safed et Tibériade. Beaucoup d’entre eux venaient d’Espagne mais aussi du Maghreb ou de Sicile.

 

Promenade des remparts.

On ne peut parcourir que le chemin de ronde de la section de la muraille extérieure. Vue Panoramique de Haïfa et du Tel Akko. L’appareil du Burj el Kommandar date en partie de l’époque des croisés, son importance stratégique était essentielle, comme en attestent  sa situation et les dimensions de la construction : de sa terrasse, les soldats échangeaient des signaux avec les sentinelles de Montfort et de Yéhïam; des canons qui y demeurent, un seul aurait été pris par les Turcs à Bonaparte.

 

 

Le tunnel des Templiers.

C’était un passage secret qui menait de la mer jusqu’au port. Les Templiers déchargeaient directement l’approvisionnement et les munitions des bateaux, les transportaient par ce passage secret jusqu’au port. A l’époque, Akko était une ville qui hébergeait des postes de commandement divers comme ceux des Templiers ou des Chevaliers Teutoniques. Au 12ème siècle, la ville était une position militaire fortement gardée, elle combattait les Turcs.

 

L’église saint Georges, culte grec orthodoxe date en partie du 13ème siècle.

A côté une plaque commémore la mémoire de deux officiers anglais, le premier tué en 1799 et enterré avec les honneurs de la guerre par les hommes de Bonaparte, le second lors du siège de 1840.

Au-delà, au fond de la ruelle, sur la gauche une synagogue occupe le cœur du quartier habité depuis l’antiquité par la petite communauté juive.

L’église Saint-André de culte grec catholique est identifiée comme ayant été celle des Templiers. Elle fut édifiée sur la salle voûtée appartenant à l’ancienne église Sainte-Anne  au 13ème  siècle-.

L’église Saint-Jean est construite par les franciscains en 1737.

En 1837, Akko subit un tremblement de terre suivi d’un raz de marée.

 

Juges I – Chapitre 31-32

Asher n’expulsa point les habitants d’Acco, ni ceux de Sidon, d’Ahlab, d’Ahziv, de Helba, d’Afiq et de Rehob. Les Asérites demeurèrent donc au milieu des cananéens qui occupaient ce pays, ne les ayant point dépossédés.

Lors du partage des terres en Eretz Canaan, les membres de la tribu d’Asher ne parvinrent à s’en emparer qu’après plusieurs générations, et c’est pourquoi les Hébreux ne la considéraient pas comme étant en Terre sainte. Salomon, magnanime, l’offrit à Tyr.  Akko était donc en dehors des frontières attribuées par D. aux enfants d’Israël, c’est pour cette raison que les Juifs qui y vivaient n’avaient pas le droit d’y être enterrés, qu’ils n’étaient pas imposables de la dîme  ni d’années sabbatiques sur les récoltes.
 
Synagogue Or Thora : La Griba.

Quelques mots sur la synagogue tunisienne d’Akko. Je m’y suis rendu pour la visiter et malgré le travail artistique incontestable de l’artiste, malgré l’investissement très onéreux pour sa fondation, malgré que les murs de ce Temple soit rempli de judaïté, je ne peux m’empêcher d’y préférer la synagogue du mont Scopus (Har Atsofim) qui avec sa sobriété et sa pureté a le plus autel du monde puisque des fenêtres panoramiques font face au mont Moriah et au Cotel.

 
 
 
On rapporte que la création de cette synagogue remonte au VIe siècle avant l'ère commune, faisant de celle-ci la synagogue le plus ancienne d'Afrique du Nord et l'une des plus anciennes au monde. Selon la tradition, on pense que la construction de la synagogue serait reliée à l'établissement sur l'île de Djerba d'un groupe de cohanim (prêtres du temple de Jérusalem) arrivés juste après la destruction du Premier temple par les Babyloniens (586 avant l'ère commune).
Elle est unique dans son genre en Israël et dans le monde.
Au numéro 13 de la rue Réhov Kaplan à Akko, près du palais de justice se trouve la synagogue des Tunisiens sur un terrain de 500 m²  Ses quatre étages sont recouverts de mosaïques façonnées de milliards de petits morceaux de  pierres minuscules avec 140 fenêtres garnies de vitrages mascit. Sur les fenêtres et sur les murs se reproduit l’histoire du peuple d’Israël et de ses générations.
 
L’idée, la conception et l’exécution de ce travail vient d’un seul artiste. Son expression saisissante de sa création  est par son originalité puisqu’on y trouve la Shoa, le sionisme, l’Etat d’Israël, Tsahal qui a été complétée dernièrement. Avec ses dix créations déjà en place l’artiste a utilisé  quelques 100 kilos d’argent pur.
 
Grâce à ses mosaïques cette synagogue est devenue un centre touristique très recherché et de nombreux touristes israéliens et étrangers y arrivent. Une salle de fête y a été aménagée avec toutes les commodités pour les repas de fêtes.
Tsion Badash, habitant d’Akko a prit l’initiative de fonder cette synagogue du nom de Or Athora. Depuis sa création  en 1955 et jusqu’à ce jour c’est lui qui l’a dirige en continuant d’y investir sans arrêt.
 
La Griba (l’étrangère, miracle, merveille) est le nom de la grande synagogue de l’île de Djerba en Tunisie qui a été construite 2.500 ans avant l’ère chrétienne. Selon la tradition une communauté juive descendante du roi Salomon serait installée à Tunis et serait la communauté la plus ancienne que l’on connaisse. Par conséquent la synagogue Griba serait aussi la plus ancienne du monde.
Tsion Badash se souvient et raconte «  Au début, notre synagogue tunisienne à Akko occupait une des pièces vides de l’appartement de Tsion Cohen. De là  nous passâmes dans un vieil entrepôt de récoltes restauré pour l’occasion et qui nous servit de synagogue. Nous l’avons obtenu de Moshé qui se rendit à Bné Brak, ce bâtiment appartenait alors à la société Amidar.
Une autre coutume rapporte que les premiers habitants de l’île de Djerba étaient des descendants de la tribu de Zabulon qui arrivèrent dans l’île à la période du roi Salomon et qui construisirent   "חארת אל-כבירה"  « le grand quartier »
Après la destruction du premier Temple plusieurs familles de Cohen conservateurs des traditions arrivèrent dans l’île et ils fondèrent « le petit quartier »   "חארת אל-זעירה" où se trouve la synagogue Griba la plus connue des synagogues de l’Afrique du Nord.

Selon une autre légende la synagogue tunisienne a été fondée depuis 2400 ans  שנת גשנ"חet selon cette même légende les Cohanim apportèrent une des portes sacrées qui a été incorporée dans cette synagogue.

Une dernière légende  rapporte que sous le tabernacle sont gravés ces mots " jusque là est arrivé Yoab Ben Tsouria "
 
Akko vue par Abdou.
Depuis de nombreuses générations, la famille d’Abdou vit à Akko.  Arabe chrétien, il a une connaissance approfondie d’histoire, d’archéologie et de Bible qu’il met à notre disposition avec beaucoup d’humour.
 
Il nous rejoint sur le parking du phare, face à la muraille de la mer de l’Ouest, habillé avec une Djellaba blanche et une chéchia rouge. Notre visite commence là, où une série de rochers s’étendent, pas très loin du rivage, parallèle à la rive. Abdou nous raconte des légendes sur chaque rocher qui porte un nom distinctif. Cheiha (chef de tribu), Challal (cascade),  Abouhanna, des noms correspondant aux légendes du clan. Sous le règne ottoman, le peuple vivait surtout des produits de la pèche et chaque année un roi de la pèche était élu pour son courage. Pour cela, il devait enjamber toute la série de rochers sans tomber dans l’eau ce qui était très difficile.
 

Son grand-père lui a transmis l’histoire d’Abouhanna qui se présente aux élections après avoir fait le fanfaron  et sans avoir pu se désister. Les femmes viennent le soutenir avec forces de « Youyou » et après avoir fait le signe de croix, il s’élance des rochers  dans l’eau et disparaît ; il réapparaît soudain puis disparaît de  nouveau  à la panique générale, refait surface et soudain, plus rien ! Abouhanna a été englouti par les eaux ! Les pleureuses commencent leur travail, les hommes recherchent Abouhanna dans l’eau à l’aide de grandes pelles mais il a complètement disparu. Tout le monde rentre à la maison et bien plus tard, un homme arrive au loin, affaiblie, épuisée, trempée jusqu’aux os et on découvre que c’est Abouhanna. Il explique alors à qui veut l’entendre qu’il a nagé jusqu’à Haïfa et qu’il est revenu à pieds de la ville. Avec acclamation, le peuple le porte à bout de bras sur le premier rocher où le   Cheik l’attend  pour le proclamer roi de la pèche ; depuis un rocher porte son nom.

 
 
 
Nous montons vers la vieille ville en longeant le promenoir de la muraille de la mer, en passant devant le phare et  en nous arrêtant devant l’église chrétienne franciscaine de saint Jean. Au-dessus du portail une croix dans laquelle s’incorpore quatre x. Abdou nous explique que c’est la croix des croisés qui ont occupé la ville au 11ème siècle. Chaque x représente l’une des quatre villes conquissent par les croisés, soit Jérusalem, Damiette en Egypte, Antioche en Turquie et Edesse en Mésopotamie.  Au-dessous de la croix une sculpture taillée dans la pierre représentent deux mains avec l’emplacement d’un clou entre-elles.
 
La première, celle dont l’avant bras est sans manche est celle de Jésus ; la deuxième, avec manche est celle de saint François d’Assise. (Saint François, né à Assisse, en Italie est le fondateur de l’ordre des franciscains.)
 
En continuant notre promenade nous croisons une belle demeure ottomane de style libanais. Près d’elle,  la tombe du Cheikh Issa Aouane que l’on distingue grâce à ses deux coupoles blanches. La plus basse est la pièce où se trouve la tombe qui est éclairée par une ouverture sur le haut de la coupole comme toujours dans les tombes des Cheiks ; la deuxième pièce est une salle d’attente où les pèlerins peuvent se reposer, y consommer des repas rituels et qui permet d’accéder à la tombe. Ce chef de tribu a le même pouvoir que Rabbi Yohanan Ben Ouziel d’Amouka, les jeunes filles viennent prier ici en quête d’un mari et les femmes stériles viennent pour demander d’enfanter.
 

Abdou nous montre une branche de ciguë qui sort d’un pan de mur et nous rappelle l’histoire de Socrate, philosophe grec, (470-399) accusé de corrompre la jeunesse   et qui fut condamné à en boire. (Nom vulgaire de plusieurs espèces vénéneuses d’ombellifères « cerfeuil-persil » qui poussent dans les décombres ou dans les jardins)

 

Du haut du rempart nous pouvons admirer le golfe de Haïfa qui a connu son essor grâce à l’Orient Express et à la raffinerie de pétrole fournie par l’Irak. Face à nous le Tel Napoléon avec à ses pieds le nahal Naaman. 2.500 habitants habitaient l’acropole jusqu’au jour où le cours du fleuve se détourna et la population fut obligée de s’installer dans la vallée ; ainsi a été crée la vieille ville d’Akko, 1500 ans avant l’ère chrétienne.
 

« Avant d’attaquer la ville, saint Louis, Richard Cœur  de Lion, les Mamelouks campèrent sur cette hauteur choisie  pour sa position stratégique.  C’est de là, après sa victoire de Jaffa, que Napoléon, en 1799, braqua ses canons sur Akko au cours d’un siège de 62 jours. C’est à cette occasion qu’il prononça la célèbre phrase : « Le sort de l’Occident est suspendu à cette petite ville. » Il lança sa proclamation aux Israélites d’Afrique et d’Asie les invitant à se ranger sous ses drapeaux pour restaurer l’ancienne Jérusalem et pour rétablir leur état. La butte, que les croisés avaient dénommée « Le mont Turon », porte aussi le nom de la colline de Napoléon. Toute la région comprise entre le Tel Aharassim et la ville d’Akko est semée de vestiges de sites anciens qui remontent jusqu’aux temps préhistoriques. Une nécropole hellénistico-romaine y a été découverte. Elle comporte cinq sépultures creusées à même le sol et des caveaux voûtés qui devaient contenir des cercueils en bois si l’on en juge par les clous qui y ont été trouvés. Verrerie, poterie, offrandes funéraires  

 
La synagogue du Ramhal.

Elle se trouve dans l’ancien quartier juif de la vieille ville et elle a été aménagée dans une simple maison au toit voûté. Elle a été utilisée par des Juifs d’Afrique du Nord lors de leur Alya dans les années 50  ainsi que par des Perses et des Russes. Elle servit de salle de prières pendant 20 à 25 ans jusqu’à ce que les Juifs s’installent dans la nouvelle ville, les conditions insalubres et la vétusté des maisons les poussant à quitter leur quartier. Aujourd’hui la synagogue sert de musée.                                           

Ramhal : Acronyme de Luzzatto Moise Haim. (1707-1747) Poète et Kabbaliste il est né à Padoue en Italie. Dès sa jeunesse il s’adonna à l’étude de la Kabbale et il ne s’en détacha plus jusqu’à la mort. Il avait atteint un tel degré de connaissances dans ce domaine qu’il mit en application certaines recettes destinées à hâter la venue du Messie. Il se constitua autour de lui un cercle de fidèles auxquels il faisait entendre  qu’il était peut-être le Messie.
 

 
Il disait recevoir des messages de D. Il finit par être en butte par des persécutions et fut contraint de fuir. Il s’établit à Amsterdam où il travailla dans la taille des diamants et il s’attira également des ennuis en Hollande où il fut interdit d’étudier la Kabbale sous peine d’excommunication. En 1743, il s’établit à Safed. Une épidémie éclata en 1746 qui lui ravit sa femme et son fils et il fut forcé de se réfugier à Akko où il mourut un an plus tard. Il est enterré à Tibériade près de Rabbi Akkiva. (Encyclopédie du Judaïsme)

 

Pour clore le tioul Abdou nous recevra dans une grande salle voûtée qui sert de salle de réception à toutes les personnes de son clan, chaque clan ayant sa propre salle d’invités. Ils l’appellent en arabe Diwan c’est à dire divan, autrement dit salle d’hôtes. Abdou a restauré la salle avec l’aide de ses grands-parents, il nous servira un thé sucré à base de sauge et de serpolet ainsi qu’un café très fort et très amer accompagné d’un petit gâteau au miel.  Il se mettra à la cithare pour nous jouer des airs de musique avant de chanter  une chanson en arabe que le public reprendra en cœur.

 

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 LA RUE BIALIK.

 

Lorsque la ville a été construite, elle n’avait aucun plan architectural, chacun construisait sa maison selon son bon vouloir, sans se soucier de son voisin, c’était une ville construite pêle-mêle comme nous le montrent plusieurs peintures de Réouven Ruben datant de 1912. Plusieurs rues descendaient directement vers la mer comme la rue Bialik élevée sur la colline Bialik où vécurent le poète et le peintre.
 

 
En 1921 l’architecte Alexandre Lévi s’installe à Tel Aviv et dès 1927 des dizaines de maisons virent le jour grâce à lui. Il habia au 54 de la rue Allenby jusqu’à son retour en Allemagne. D’Allemagne il alla en France mais les nazis l’arrêterènt et il fut transféré dans le camp d’Auschwitz où il écrit sa biographie.

L’architecte Schlouch a détruit le premier étage de la maison d’Alexandre Lévi mais on peut voir encore les fenêtres de style espagnol et le reste de la maison qui est un mélange d’orient et d’occident.

 

La maison qui fait le coin  des rues Allenby et de Yona Anavio a la forme d’un bateau d’où son nom beit Aonya et elle a aussi été un sujet de peinture pour Ruben. De style Bauhauss elle date de 1922 et a été conçue par Alexandre Lévi.

 

Au coin de Bialik-Allenby, au numéro 1, la boutique de vêtements de Maurice Shenberg attirée toute la clientèle des environs. Le fils de Maurice se maria avec Eden qui était la fille du premier propriétaire du cinéma de Tel Aviv. Alexandre Lévi construira la maison du numéro 1 de la rue Bialik mais le deuxième étage de style bauhauss fut rajouté par la suite.

 

En 1920, le café Gan Ravé vit le jour au coin des rues Bialik et d’Allenby (à la place du café Coffy-shop où a eu lieu un attentat). Il avait la forme du pont d’un bateau et il fut le café le plus luxueux de l’époque où les serveurs étaient en habits et en gants blancs.

 
En 1930 la rue Bialik était la rue aristocratique de la nouvelle ville. Le café Restik  était le rendez-vous de tous les artistes et écrivains du quartier. Bialik, Hanna Roubina, Dizzingoff, Réouven et bien d’autres s’y retrouvaient régulièrement. Le livre d’or de ce café existe encore à ce jour et on peut y voir des desseins de Réouven comme par exemple la silhouette d’un homme avec les maisons de la ville à ses pieds ou bien encore Carméla, sa femme.  Nathan Altermann, Hanna Rubina, Slouski, chacun d’entre eux ont marqué leurs passages sur ce livre d’or.

En 1949 Ben Ozerman propose d’ouvrir à cet emplacement une cinémathèque mais le projet fut refusé.

 

 

En 1924, lors d’une cérémonie officielle et en présence de Haïm Nahum Bialik, les officiels baptiseront la rue du nom du poète. Il achètera sa maison de ses propres deniers malgré les rumeurs qui courent qu’il aurait reçu des pots de vin ; elle a été construite par l’architecte Minor.

 

C’est dans cette rue que s’installeront plusieurs médecins  comme le docteur Sinaï qui fut le grand ophtalmologue de l’époque ; Sa maison, au numéro 9 Bialik est de style renaissance italienne avec des colonnes doriques et les plans sont de l’architecte Philippe Hitt. Le docteur Sinaï adorait son quartier et il écrit un livre où il raconte la vie de chacun de ses habitants et amis dans les moindres détails.

 

Au numéro 8, on trouve la maison du docteur Krinski qui fit d’énormes économies pendant des années pour pouvoir acheter une voiture et une maison dans la  rue Bialik, malheureusement il décèdera d’une crise cardiaque sans en profiter bien longtemps.
 

La maison du numéro 10 a appartenu au professeur et savant Kahan Markous, un sexologue de renommée internationale. Si le nom de l’architecte reste inconnu on peut voir que la maison a un style mélangé d’orient et d’occident et que sur la façade se trouve le symbole de l’orient incrusté dans la pierre.

 

Au numéro 11 le studio Klinsberg de l’architecte Philippe Hitt. L’écrivain publia un livre sur la vie de Haïm Nahum Bialik.

 

La maison de Réouven Ruben a été ouverte au public en 1983. Elle a été conçue par l’architecte Bikounski. Ruben l’a habité au début de l’année 1946 jusqu’à se mort en 1974 âgé de 80 ans. Né en 1893 en Roumanie, il s’installa à Jérusalem en 1912 et étudia à Bézalel. En 1913-14, il retourna étudier à l'école des  Beaux-arts à Paris. En 1922 il revint au pays et exposa ses peintures. En 1929 lors d’un voyage en bateau il rencontrera Esther plus jeune que lui de 15 ans et il l’épousera. Elle ne savait pas très bien cuisiner, son mari lui ayant appris à faire seulement la mamaliga, plat traditionnel roumain ; mais leur maison était ouverte à tous. Ils eurent deux enfants, David et Liora mais ce n’est que leur petit-fils qui reprendra le flambeau de son grand-père en peignant. Esther à aujourd’hui 93 ans. L’œuvre de Réouven représente l’art israélien dans ses premières années.

 

 

 
Les médecins Rosenbaum et Sondak vivront également rue Bialik.

 

La maison du numéro 19 a été édifiée en 1922 par l’architecte Yoseph Berline pour Léa Shapira qui n’y habitera jamais. Elle était très luxueuse avec des peintures sur les murs,  et derrière la maison un parc, un bassin et un jet d’eau au milieu. Le docteur Shraïvmann la transforma en sanatorium car elle  se trouve près de la mer et y fera installer des salles de bains et un s.p.a.  Plus tard, la maison passera dans les mains de Madame Ismaïlov qui consentira à prêter une pièce pour que des Juifs religieux viennent y prier, lorsqu’elle déménagera, la synagogue continua de fonctionner. Aujourd’hui la maison est dans les mains de la justice car les occupants de la synagogue la revendiquent ainsi que les héritiers Ismaïlov.

 

L’architecte Tsherner construira le bâtiment qui servit de première mairie aux Télaviviers  de 1935 à 1965, face au grand rond-point où se trouvait le mémorial de Guttmann.

 

Au 17 de la rue Bialik, l’architecte Pommeron construit son immeuble en forme de cube pour préserver les appartements du soleil et leur donner un maximum d’ombre. Ce ne sont que des lignes droites de style Bauhauss.

 

Au 18 de la rue Bialik les frères Friedmann, architectes, construisent l’immeuble en forme de bateau  en 1930 et feront un jardin géométrique pour rappeler les lignes du bâtiment.

 

Au numéro 26 de Bialik une maison d’art déco est due à l’architecte Gelstein et au 21 Bialik une maison de style Bauhauss avec ses lignes droites et simples.

 

La maison de Bialik a été conçue par l’architecte Berval, elle a un dôme en forme de mosquée qui rappelle l’orient, des colonnes  corinthiennes et un style méditerranéen. De la terrasse du premier étage Bialik aimait fumer sa cigarette en regardant la mer. Il vivra dix ans dans cette maison de 1954 à 1964, mais n’écrira pas une ligne. Il se promenait dans la rue avec son chien et permettait à tous les enfants du quartier de prendre la laisse de son chien pour le promener, lui-même n’ayant jamais eu d’enfants. Chez lui, il était dérangé sans arrêt et bien qu’il essaya de donner des heures et des jours de visite tout le monde voulait le voir, lui parler, l’interroger et discuter avec lui. Bialik et Réouven formaient une bonne équipe et ils s’entendaient à merveille. Ils passaient de longues heures ensemble.

Bialik déménagea pour aller vivre à Ramat gan où il se remit au travail mais la majorité de son œuvre aura été écrite en Russie. Ses livres se vendirent très chères là-bas ce qui lui permit de venir s’installer en Israël.

Bialik disparaîtra en 1934 à l’âge de 62 ans, d’un arrêt cardiaque après avoir subi une opération des reins réussie à Vienne.
 

 
Né à Rady, en Ukraine, en 1873, le corps de Bialik fut ramené à Tel Aviv où il repose dans le cimetière de la rue Trumpeldor. Grand auteur lyrique, il interpréta les aspirations de son peuple avec les accents neufs d’un homme de lettres considéré comme l’un des grands restaurateurs de la langue hébraïque. Conteur, essayiste, traducteur, son œuvre considérable exprime surtout un grand cri de révolte contre les persécutions qui atteignent la diaspora et un appel au Retour.

 

Une petite pièce de théâtre est présentée dans son musée, elle retrace rapidement sa vie. Au premier étage la pendule qui sonnait les heures et qui jouait l’hymne nationale est d’origine française. Sa montre qui s’est arrêté à la minute de sa mort, ses documents ses manuscrits, ses traductions, sa bibliothèque nous sont présentés dans sa maison-musée.

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EMEK REFAÏM. 

MOSHAVA GERMANIT.

 

Emek Réfaïm.

La vallée doit son nom à un peuple qui a vécu à Jérusalem dans les temps anciens.

 

La genèse – Chapitre XV -  Paragraphe 20-

Ce jour là, l’Eternel conclut avec Abram un pacte, en disant : J’ai octroyé à ta race ce territoire, - depuis le torrent d’Egypte jusqu’au grand fleuve, le fleuve d’Euphrate : Le kénéen, le Kénizzéen, le Kadmonéen, le Héthéen, le Phérézéen, les Réfaïm….

 

Selon la Thora  ils sont l’un des dix peuples dont les enfants d’Israël héritent:

 

Deuteronome – Chapitre II – Paragraphe 11 -

Les Emim y demeuraient primitivement, nation grande, nombreuse et de haute stature, comme les Anakéens; Eux aussi ils sont réputés Raphaïtes (une race de géants) comme les Anakéens, et les Moabites les nomment Emim.

 

On trouve dans le nom de Réfaïm, le mot rapha qui veut dire faible, et dans  le livre de la Genèse de  Béreshit Raba – Chapitre 26 – Paragraphe 7 – il est écrit que quiconque voyait les Réfaïm avait son cœur qui se ramollissait, (qui s’affaiblissait) comme de la cire à leur vue : C’est donc le peuple lui-même qui était faible lors de la vue de ces géants et de là, il lui donna le nom de Réfaïm.

 

L’épisode de ce peuple est un des plus mystérieux de la Thora, on ne sait que très peu de choses sur eux. On les appelait de sept manières différentes comme Néphilim, Giborim, Emim, Réfaïm, Anakim, etc…

 

On ne trouve pas seulement le nom de ce quartier que dans  Jérusalem mais aussi dans celui du pays à l’Est du Jourdain. Ils habitaient aussi dans les montagnes de Samarie dans les territoires qui appartenaient à la tribu de Joseph et selon la Bible :

 

 

 

Josué – Chapitre XVII – Paragraphe 15 –

Si vous êtes tellement nombreux, montez dans la région boisée, et ouvrez-vous-y un passage au pays des Phérézéens et des Réfaïm, puisque la chaîne d’Efraïm est trop étroite pour vous.

 

La vallée Réphaïm était une vallée très fertile à cette période. On y a trouvé de nombreux silex de la période paléolithique. La tribu de Yéhouda, (sa frontière était à la limite Nord de la vallée Emek Réfaïm) et celle Benjamin y étaient installées. Dans ce temps là, il y avait des terrains d’exploitation agricole, des champs et des vergers qui appartenaient aux agriculteurs de Jérusalem. On les retrouve dans le livre des Prophètes :

 

Isaïe – Chapitre XVII  – Paragraphe 5 et 6 –

Israël sera comme une brassée de blé que saisit le moissonneur pour faucher de sa main les épis ; il sera comme ses épis ramassés par le glaneur dans la vallée de réphaïm.

Emek Réfaïm est devenue  principalement célèbre au moment de la  première guerre sous le règne du roi David dont la ville était à deux kilomètres à l’Est de là. Deux batailles importantes ont eut lieu ici et la bible nous les commente :

 

II Samuel – Chapitre V – Paragraphe 18 et 20 –

Les Philistins ayant su que David avait été oint comme roi d’Israël, montèrent tous pour

 chercher à le prendre ; David l’apprit et se rendit à la forteresse. Les Philistins étaient arrivés et s’étaient déployés dans la vallée de Réfaïm…..

 

Les Attaquants venaient apparemment de la montagne qui formait la frontière du côté Sud-Est de la vallée (c’est à dire le quartier de Talpiot et de Ramat-Rahel de nos jours). Il est probable que David et ses soldats firent irruption  et ouvrirent une brèche dans la petite vallée où les ennemis avaient leurs propriétés (aujourd’hui entre Ramat-Rahel et le couvent Mar Elias). Près de là, dans cette vallée mitoyenne, se trouvait également  le camp des Philistins.

 

Pendant plusieurs générations les terres d’Emek Réfaïm ont été abandonnées et seulement  une partie d’entre furent de nouveau travaillées par les habitants du village arabe Beit Tséfafa qui leur était mitoyen. Il y avait là, avant l’époque du roi David, un groupe d’hommes (- appelés Régamim -  des leveurs de pierres -) qui déblayaient tous les champs environnants des tumulus qui s’y trouvaient. Les Arabes les appelaient dans leur langage : saba a-radjum. Le nom était encore inscrit sur la carte qui a été achetée par une société du gouvernement britannique en 1875.  Ce village était à la limite du quartier juif de Makor-Haïm mais leurs constructions ont complètement disparues aujourd’hui. La vallée est inscrite sur les cartes arabes sous le nom de Békiya (petite vallée) et ces derniers nommèrent ainsi leur quartier qui a été fondé à  la limite d’Emek Réfaïm. De nos jours c’est le quartier Baka.

 

 

 
En 1854, le ressortissant des Etats-Unis, Warder Krésson, consul américain en mission à Jérusalem décida de s’y installer définitivement.  Juif religieux il fonda une moshava juive à Emek Réfaïm. Il avait l’intention de faire venir des juifs et leur faire travailler la terre. Il coopéra avec des juifs Allemands qui habitaient Jérusalem, et qui appartenaient à la « Société Sainte pour l’Eternité d’Israël ». Ces derniers ramassaient des fonds pour créer un capital qui servirait à entretenir les  terres de Jérusalem, Ville Sainte. Le projet du consul ne se réalisa pas.

 

Emek Réfaïm  se trouva incorporé dans la ville nouvelle de Jérusalem  lors de son agrandissement à la fin du 19ème siècle. Les Allemands furent les premiers à s’y installer; ils fondérent leur moshava à la limite de la ville au début de 1873. A la limite Ouest d’Emek Refaïm le quartier grec Katamon voit le jour et à limite Sud un nouveau quartier prit le nom arabe de Baka. La gare ferroviaire fut construite à la frontière d'Emek Réfaïm et desservait les gares jusqu’à Lod. Le premier quartier juif d’Emek Réfaïm fut Makor-Haïm fondé en 1925.

 

Au début de la guerre d’indépendance, il y a eu de nombreuses batailles violentes dans ce quartier. Makor-Haïm, le quartier juif, a été  complètement isolé et assiégé.

Unies aux  Forces britanniques, les Forces juives s’infiltrèrent à Emek Réfaïm et réussirent à maîtriser les quartiers Juifs abandonnés de leurs habitants qui allèrent se réfugier dans les quartiers juifs voisins.                                                                                               

Les bataillons égyptiens venant de la côte réussirent à arriver jusqu’à  Jérusalem et à y pénétrer par la route qu’avaient empruntée les Philistins contre le roi David, il y a quelques 3.000 ans. Les Egyptiens échouèrent et restèrent au Sud des montagnes voisines qui descendent sur la vallée d’Emek Réfaïm. De là, ils bombardèrent la Ville Sainte mais ils durent reculer et la zone est passa dans les mains des Jordaniens.

                                                                                                           

Selon les accords de cesser le feu, Emek Réfaïm resta dans le territoire israélien avec la moitié du village arabe Beit Tséfafa qui lui était mitoyen afin d’assurer à Israël la possibilité d’accéder à la voie de chemin de fer qui le jouxtait. Cette gare eut une grande importance après la guerre d’indépendance avec l’Alya massive  des nouveaux immigrants qui venaient du camp d’Al’almine près d’Emek Réfaïm, du côté de Beit-Lehem. Le gouvernement construisit de nombreux logements dans ce quartier pour les Olim Hadashim. Le quartier prit le nom de son quartier voisin grec, Katamon et plus tard il deviendra Gonen. Dans ces logements des immigrants de nombreux pays différents s’installèrent.

 

Lors de la guerre des six jours, T.s.a.h.a.l. maîtrisa la deuxième moitié du village arabe Beit-Tsafafa à la limite d’Emek Réfaïm ainsi que le village de Shérafat qui surplombe la vallée. Depuis une zone industrielle  s’est développée  et au Sud-Ouest, sur les hauteurs de la montagne, le village de Guilo qui domine Jérusalem continue de s’agrandir.

 

Emek Réfaïm se trouve à 750 mètres au-dessus du niveau de la mer. De là part le nahal Réfaïm dont le cours sinueux longe la plaine aride vers le nahal Soreq et descend vers la mer Méditerranée. En parallèle à ce fleuve, la voie de chemin de fer  part  Jérusalem jusqu’à la plaine côtière.

 

Le quartier d’Emek Réfaïm fut construit entre 1872 et 1910 par des agriculteurs protestants du Sud de l’Allemagne appartenant à une association de Templiers. Ils édifièrent leur maison dans le style allemand : un ou deux étages, toit de tuiles rouges. Autour de la maison des installations agricoles.

 

Au numéro 1, Emek Réfaïm

L’églsie des Templiers.

Au début de la rue Emek Réfaïm, la petite église était le centre religieux des habitants. Elle est devenue propriété de l’Etat après l’indépendance et le gouvernement l’a vendu aux Arméniens sur leur demande.

Elle est de style européen, tel que l’on construisait les églises entre le 10 et 12ème siècle.

 

Au numéro 6 Emek Réfaïm

C’est la  plus grande maison des Templiers qu’occupa un monsieur Franck Arthuis en 1873 ; il construisit aussi un moulin à vapeur. Il donna à sa propriété le nom biblique : d’Eben Ezer  qu’il grava sur le linteau supérieur de sa porte d’entrée. Dans son jardin, il planta des arbres, des fleurs et des légumes ; plus tard il construisit deux piscines découvertes où les enfants de la moshava vinrent s’amuser, quelques-uns uns apprirent même à nager. Elle a été la première piscine privée de Jérusalem.

Les revenus de Mathius Franck venaient de son moulin à farine qui fonctionnait grâce à la vapeur et les vestiges sont encore visibles aujourd’hui du côté Ouest de la maison.

I- Samuel – ChapitreVII – Paragraphe 11 et 12 -

Les gens d’Israël s’élancèrent de Miçpa à la poursuite des Philistins, et les battirent jusque sous Beth-Car. Samuel prit alors une pierre, qu’il posa entre Miçpa et Chên  et qu’il appela Eben-Haézer. (Pierre d’assistance).
 

La plupart des maisons de la moshava dont celle de la famille Franck sont entourées d’un mur de pierres, avec des fenêtres en fer forgé selon l’œuvre du Templier Auguste Benstalé. Comme de nombreuses familles de Templiers, la famille Franck engagea des employés arabes qui habitaient dans les sous-sols de la maison, près de la grande citerne.

                                                        

                                                                              
Au numéro 7 Emek Réfaïm

se trouvait auparavant près du théâtre Han et elle est passée rue Emek Réfaïm. Dans son livre « Auparavant » Shy Agnon donne au propriétaire du restaurant le nom douteuxdeRichardWagner et nous gratifie d’une description détaillée de ce couple.

Près de la gare, se trouve la grande maison de Ricard Wagner. Il est petit, sa tête remplie de cheveux noirs et son ventre prédominent monte jusque sous son menton.  Sa moustache bleuâtre s’élance  aux deux extrémités et atteint presque ses yeux ; ils sont semblables à ceux de danseuses égyptiennes qui lancent  des regards pleins d’allusions ici ou là. Sa voix semble  sortir de son nombril  avec colère.  Sa femme est différente de lui, grande et maigre, elle a des cheveux clairsemés et un côté enflammé comme le poêle du boulanger. En opposition à cela, son langage est celui d’une femme effrayée soudainement et qui essaye de se calmer.  Tous les deux sont nés au pays de parents qui ont fait leur Alya en Terre Sainte par idéal religieux. Lorsque leurs parents respectifs étaient encore en vie, elle, aidait son père à la fabrication des charrettes et des voitures et Ricard aidé le sien  à la vinification pour les prêtes. A la mort de leurs  parents respectifs, ils arrêtent tous les deux ces activités et ouvrirent un débit de boisson qui leur apportait des revenus faciles avec des visages souriants.

 

Enseignes publicitaires de leur débit de boissons.

Restaurant du jardiin: Tout proche de la gare du chemin de fer, l’honorable clientèle est priée de venir dans le bon restaurant, à l’intérieur duquel ils trouveront toutes sortes de bière (fraîche ou frappée) et toutes sortes de vin des moshavot allemandes et des autres moshavot. La clientèle trouvera aussi dans la salle, des tables pour les joueurs de balles. Tous les jours, l’après-midi et en soirée. (Georges Keller)

 

Au numéro 8 Emek Réfaïm : Maison datant de 1874.

 

Au numéro 9 Emek Réfaïm,   La maison de Zendel.

Une belle tête de vieux lion est sculptée sur la façade de la maison. Cette tête repose sur ses épaules, comme s’il était fatigué de porter sur elles le fardeau des souvenirs des jours lointains disparus et  qui ne sont pas encore revenus.
 

Le lion est le symbole de la pharmacie de la famille allemande Zendel. 

Théodore Zendel qui construisit sa maison a beaucoup investi dans les panoramas de Jérusalem. Comme ingénieur architecte et entrepreneur de la ville, il laisse derrière lui de nombreuses œuvres.

Parmi elles, la léproserie du quartier de Talbiéh , l’église de la Dormition sur le mont Sion, l’école Lemel dans le quartier de Zihon Moshé, l’hôpital Shaaré-Tsédek rue Yaffo, l’école anglicane, rue des Prophètes, etc.… Lorsque les Turcs cherchèrent à rénover la route délaissée entre Jaffa et Jérusalem, ils ne trouvèrent personne d’autres que Théodore Zendel pour ce travail. Le résultat exceptionnel de Théodore Zendel, modèle exemplaire, a été le financement et le zèle de la société des Templiers ainsi que  la qualité du travail de leurs employés qui était connu dans tout le pays.
 
Au numéro 10 Emek Réfaïm : - Un an après -1874- une deuxième maison se construit et sur le linteau de la porte d’entrée il est inscrit en Allemand un passage du Psaume 87 – Chapitre 2 –                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                             
  L’Eternel aime les portes de Sion, mieux que toutes les demeures de Jacob.

Au-dessus de l’inscription, une date 1874, qui définit l’année de la construction de la maison.

Paul Avrala construisit sa maison petit à petit selon les sommes d’argent qu’il gagnait de saison en saison avec l’aide de Friedrich, un des directeurs de la caisse centrale des Templiers. La famille emménagea dans la maison sans volets, avec les chambres pleines de terre et de pierres. Pendant que sa femme et ses enfants surveillaient  les travaux des ouvriers durant la journée, Paul investissait  ses forces dans l’import des produits allemands au pays. Lorsqu’il eut fini de la payer et de la construire cette maison fut une des plus belles de la moshava.

   

Au numéro 12 Emek Réfaïm : Centre culturel mondial pour les jeunes qui organisent des expositions, des rencontres et des ateliers.

En 1877, se construit une nouvelle maison dans le quartier  et sur sa façade, on peut lire en Allemand, des proverbes du prophète Isaïe :

Isaïe – Chapitre 60 – Paragraphe 2 –

Oui, tandis que les ténèbres couvrent la terre et une sombre brume les nations, sur toi l’Eternel rayonne, sa gloire apparaît.

 

Au numéro 39 Emek Réfaïm : Cimetière protestant des Templiers. Ici sont enterrés les Templiers qui ont habité le quartier jusqu’à la deuxième guerre mondiale, date à laquelle leurs compatriotes ont été expulsé du pays comme nazis. Quelques autres protestants sont également enterrés avec eux. Le prête américain John Stanli Grol, religieux des Nations, a été très actif et a beaucoup aidé les immigrants clandestins à revenir dans leur pays. Il meurt en 1896 aux Etats-Unis et son corps a été transporté en Israël.

 

Rue Emmanuel Noah Massisso.

Maison construite en 1878 et sur sa façade on peut lire en allemand un passage du Psaume 122 – Chapitre 6 et 7 –

Présentez vos saluts de paix à Jérusalem : « Qu’ils soient heureux ceux qui t’aiment » !  Que la paix règne dans tes murs, la sécurité dans tes palais.          

 

6 Rue Lloyd George.

La maison de Boyerle.

La maison de l’architecte Gottlev Boyerle  est l’une des plus somptueuses maisons de la moshava et appartient à la deuxième génération de la construction dans la moshava, au début du mandat britannique. Elle a l’allure d’une maison villageoise avec sa terrasse qui est garnie de grandes arches caractéristiques de l’époque Renaissance. Le propriétaire a voulu mettre en valeur les piliers stricts de la terrasse avec ses lucarnes blanches et ses fenêtres arrondies dans l’escalier qui menait au toit. D’un style différent des autres maisons de la moshava, Boyerle a préféré utiliser précisément une pierre épaisse, travaillée, pour délimiter le contour des fenêtres. Son architecte est le même que celui qui a construit le cinéma Orient qui a prit, aujourd’hui, le nom de Smadar. (Au numéro 4) 
 

 
12 Rue Lloyd George.

Monastère des sœurs Boromos qui possède un grand jardin dans lequel se sont ajoutées l’auberge Saint Charles et une école pour jeunes filles.                        

Derrière la petite muraille basse, se cache une auberge de jeunesse, une maison de retraite, une école et une église qui appartient à la communauté catholique allemande  des sœurs Borom’yot. La fondation est appelée Saint Charles Boromos et a été fondée au 16ème  siècle ; elle a été active surtout en Europe. Sur ce terrain un centre catholique a été construit et acquit dès 1874 par les Templiers, peut-être dans l’espoir « de sauver les âmes » des difficultés des enfants de la communauté et des délinquants (sous le giron de l’église catholique).

Le bâtiment central a été construit par étapes à partir de la fin du 19ème  siècle jusqu’en 1935, l’église a été fondée la même année. La construction la plus récente a été finie en 1985 et sert d’école et d’internat aux jeunes arabes. Derrière le bâtiment de l’église une partie du terrain agricole a été aménagé pour les jeunes filles de l’internat pour qu’elles y travaillent la terre.

 

Rue Yonathan Smets.

Le premier cinéma de Jérusalem voit le jour en 1927.                                                               

 

9 Rue Yonathan Smets.

Lorsque que l’hôtelier Théodore Past a construit sa maison en 1929, il y a trouvé deux cercueils anciens. Amoureux d’archéologie Past s’enthousiasme  et fou de joie à l’idée de sa découverte commence à appréhender les conséquences de sa découverte.  Il pense qu’une éventuelle proclamation du gouvernement puisse décréter l’endroit comme propriété britannique. Après les conseils et les débats  de l’homme d’affaires de l’archéologue, la découverte captivante est cachée !….

 

Au numéro 39, Emek Réfaïm.   

Le cimetière de Templiers

Ici sont enterrés les premiers habitants du quartier par leurs compatriotes jusqu’à leur expulsion par les Anglais pendant la deuxième guerre mondiale. D’autres protestants sont également enterrés dans ce cimetière. Le prête américain John Stenli Graul, pieux des Nations, qui a été très actif et a aidé les immigrants clandestins à venir dans leur pays. Il décède en 1986 aux Etats-Unis et son corps est transporté en Israël par une section de la marine israélite, avec des officiers de la Haganna à l’époque de la deuxième Alya, sous le mandat britannique.
 
Christopher Hoffmann, mort en 1885 est également enterré ici : il a été le fondateur du mouvement des Templiers et celui de leur moshava en Terre Sainte. Les Templiers des autres villes et villages du pays sont aussi enterrés ici. Dans le cimetière se trouve un mémorial de 150 jeunes Templiers qui sont tombés pendant la première et deuxième guerre mondiale.
 

 

 
Au numéro 41 :

Cimetière de la mission américaine.

Angle rue Rahel Iménou et Tel-Haï.

La maison déplacée. Elle se trouvait sur un terrain assez spacieux qui permettait la construction d’un autre bâtiment, mais elle en occupait le centre. Pour bâtir, il aurait fallu que la maison soit située un peu en avant, plus près de la route. Détruire cette maison pour gagner de la place ? Impossible, elle était magnifique et protégée. La municipalité a fait appel à des spécialistes qui sont venus de Pologne. Ils ont creusé sous les fondations, ont mis la maison sur des rails et l’ont déplacée ainsi, centimètre par centimètre. Cette prouesse a duré plusieurs mois, mais la superbe bâtisse a été préservée !                         

 

22 rue Beit-Lehem

Beit Aham

Le magnifique bâtiment qui est devant nous a été conçu  par l’architecte Friedrich Aaman. On observe sur le bâtiment  une tendance de plusieurs styles artistiques. Sur le côté une petite tour romanesque de style impérial,  en relief,  attenante au salon. Les grillages des combles du toit  sont de style décoratif                                                                                                                                                                                         

                                                                                     

 

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EN 2002 KFAR SABA A FETE SON CENTENAIRE. Voici l’histoire d’une ville plus ancienne que le jeune état d’Israël, elle a déjà fêté son centenaire et elle peut en être fière car elle est aujourd’hui un endroit où il fait bon vivre.

Lorsque Henkin et Ruppin décidèrent d’acheter des terres dans les environs, ils rencontrèrent le cheik du village de Kfar Saba et lui demandèrent le prix de vente du terrain. Tout près du village il y avait une grande forêt et le chef du village ne savait pas trop comment compter la surface à vendre. Il proposa aux deux hommes de monter à cheval, prit un rouleau de ficelle et ils partirent tous les trois vers la forêt en entourant les arbres qui se trouvaient sur leur parcours en dévidant le rouleau de ficelle. C’est ainsi que le chef du village vendit aux directeurs du K.K.L. un terrain de 700 ares sans en avoir la moindre idée.



C’est en1894 que Noah Karlinsky commença à acheter des terrains à un cheik turc qui habitait la région, dans un village qui portait le nom de Kfar Saba. Ces terrains passèrent de propriétaire en propriétaire jusqu’en 1903, date de la création de la moshava. A la fin du 19ème siècle, Karlinsky créa une commission qui s’occupa de la vente des terrains qui étaient en friche et dont personne ne s’occupait. Les Juifs de Petah-Tikva et de Jérusalem achetèrent ces terrains car c’était les seuls qui étaient relativement près de leur ville. Sur ces terrains les pionniers plantèrent tout d’abord des épices et des fleurs pour en faire des parfums selon la demande du Baron de Rothschild mais cette tentative fut un fiasco. Ils plantèrent ensuite, tout le long d’une semaine des amandiers puis en 1906 le premier puits fut foré derrière la maison des ouvriers.

En 1915 une invasion de sauterelles surgit et elles étaient si nombreuses que l’on ne distinguait ni les champs agricoles, ni la voie de chemin de fer. En 1917 les Juifs chassés de Yaffo par les Anglais s’installèrent en partie à Kfar Saba

La mairie : Le bâtiment de la mairie est l’une des premières maisons de la moshava, bien que cette maison ne soit pas exactement une de celles qui ont été construites à l’époque, elle est la seule qui représente aujourd’hui un des derniers vestiges de la création de la moshava. Elle a servit de caravansérail à sa création et elle comportait deux chambres ; la première était occupée par une cinquantaine d’ouvriers et la deuxième par les organisateurs qui envisageaient de créer un village. Les chambres étaient à l’état brut sans aucune sorte de céramique au sol, sans plâtre ou peinture sur les murs, la vie journalière était insupportable et seul l’espoir les a aidés à surmonter toutes les embûches.

Nicolas Ostrovski (1823-1886 Auteur dramatique Russe) habita alors dans le han seul avec sa femme qui attrapa la malaria. Il écrivit une lettre au pharmacien de Petah-Tikva pour qu’il vienne soigner sa femme d’urgence en lui disant que 50% de la population avait attrapé la maladie. Le pharmacien arriva avec bien du mal pour soigner les malades, commença par la femme de Nicolas et lui demanda où étaient les autres malades. Ostrovski lui avoua alors qu’il n’y en avait pas, le pharmacien s’étonna car sur la lettre il est bien marqué que la moitié de la population souffrait de la malaria. Ostrovski répondit alors qu’il vivait seul avec sa femme dans cet endroit et qu’elle représentait 50% de la population !


Le puits : Il se trouve derrière la mairie et a été foré en 1906 par les pionniers, il avait une profondeur de 20 mètres et était activé par une pompe manuelle. Pendant les événements de 1924 lorsque les Arabes attaquèrent les Juifs à Kfar Saba ainsi que dans tout le reste du pays, ils saccagèrent la pompe du puits qui fut remplacée par une pompe électrique après les attaques.

Les deux eucalyptus : Ils ont l’âge de la moshava et sont les seuls à avoir survécu au modernisme. Les Turcs commencèrent à les arracher lorsqu’ils occupaient les lieux mais ces deux eucalyptus ont été sauvés parce qu’ils s’en servaient pour attacher leurs fils de télécommunications tout à fait en haut des arbres. Plus tard, ce sont les responsables de la ville qui ont voulu les abattre car leurs racines trop profondes s’étendaient sous terre et risquaient de déstabiliser les maisons environnantes. C’est grâce à Barouh Priver qui les a défendus de toutes ses forces que ces arbres existent encore à ce jour. Ce pionnier de Petah-Tikva fut envoyé à Kfar Saba après qu’une machine agricole lui ai coupé une main; selon ses propres paroles, il aurait préféré se faire couper l’autre main que de voir les arbres abattus. Un travail important a été alors entrepris pour couper les racines souterraines des deux arbres.

Le médecin se sentit impuissant devant l’amputation de cet homme et c’est grâce à cet accident qu’il fut décidé de créer dans le pays des centres de soins (Koupat-holim) Sheinfen a été le premier jardinier de Kfar Saba et sa fille vit encore de la ville.

Pour le centenaire de la ville, le maire a fait planter deux petit eucalyptus juste en face des anciens.

La tour de forage : Elle se trouve non loin du puits et des eucalyptus et elle a été préservée.


Le musée des Anciens.
Il se trouve rue Herzl et la petite maison (tsrif) fait partie des dix premières maisons construites sur les terrains, ces derniers étaient en vente à 800 francs le dounan. Il n’était pas facile de construite parce que les Turcs ne délivraient pas d’autorisation, les pionniers essayer de les ruser en bâtissant des étables au rez-de- chaussée. Lorsqu’ils arrivaient au premier étage ils étaient dans l’obligation de faire des ouvertures pour les fenêtres et quand les responsables turcs venaient vérifier l’état des lieux, les pionniers les achetaient en les vantant avec beaucoup de mots et des costumes neufs. Arrivé au toit, ils devaient demander une dernière autorisation car une fois le toit mis on n’avait plus le droit de détruire ce qui avait été construit, là les pionniers avaient recours à des pièces de monnaies et des bouteilles d’alcool.

Ce n’est qu’en 1934 que les trois premières rues Herzl, Weizmann et Rothschild furent goudronnées car les priorités étaient d’abord réservées aux plantations d’arbres.

La famille Dorian, propriétaire de cette maison en a fait don à la mairie de Kfar Saba afin d’y fonder un musée, la maison d’origine se trouve derrière le musée.

Le coordonnier. Une toute petite baraque, juste en face celle du musée a été celle de Ohman le premier cordonnier de la ville, qui avait 95 ans en 2002 il y a vécu longtemps puis a été s’installer dans un appartement un peu plus loin dans le quartier.

Gan Giboré Israël. Il se trouve près de la rue Ameyassdim et sur un grand monticule verdoyant une petite sculpture y a été posée. Dans toute la ville de Kfar Saba aujourd’hui on peut trouver des jardins autour des immeubles où les enfants peuvent descendre jouer sans avoir à traverser de rues.

Le tango de Kfar Saba.
Ce célèbre chant a été écrit par Nathan Alterman et mis en musique par Billansky. Derrière l’histoire d’amour entre un homme et une femme c’est le seul poème qui retracera toute la vie agricole de l’époque, sur l’intensité des travaux et des pionniers qui s’adonnaient à l’agriculture. Deux autres chants ont été écrits sur Kfar Saba.

Le Kikar. En 1939, il n’y avait qu’un seul carrefour aux coins des rues Rothschild et Weizmann et c’était le centre des activités de la moshava. Le premier café ouvrit ses portes, il a été tenu par Filder et toute la population s’y retrouvait pour se tenir au courant des dernières nouvelles ; le café servit aussi d’escale aux convois qui se rendaient à Petah-Tikva car c’était la seule route qui existait et qui traversait la moshava. Juste derrière le café se trouvait la station centrale des caravanes et des chevaux.

Au 85 de la rue Weizmann se trouve l’immeuble de deux étages que la Haganna a occupé lors des évènements de 1936. Elle établit son siège dans le bâtiment et répartit en plusieurs groupes le nombre de participants à la défense du pays. Les personnes les plus âgées gardaient la frontière jordanienne qui longeait Kalkilya, Tira etc.… les adolescents s’occupaient d’envoyer les messages en mors où encore montaient sur le toit de l’immeuble qui à l’époque dominait la région et ils envoyaient des messages lumineux à Raananna et à Tsofit les deux villages juifs les plus proches d’eux. Les jeunes s’occupaient de toutes les sortes de communications.

LA WIZO. L’immeuble occupé aujourd’hui par la Wizo a été la propriété de la famille Aharoni qui la construisit en 1928. Cette belle demeure appelée le château était entourée de nombreux vergers qui s’étendaient à perte de vue ; Aujourd’hui ces vergers ont été remplacés par un centre commercial et une esplanade. Contrairement à toutes les petites maisons qui se montaient sans plâtre et sans aucun superflu la demeure de la famille Aharoni a été fignolée du début à la fin. Une balustrade formée de plusieurs piliers en pierre fermait un balcon dont le sol était carrelé de motifs géométriques colorés ; plusieurs colonnes décoratives ornaient l’entrée du bâtiment. La famille Ben Sion Aaroni (Aharonivitch) exportait ses oranges des trois ports les plus proches de Kfar Saba, c’est à dire Yaffo, Sidney Ali et Césarée.

Centre culturel. Il contient une bibliothèque, Yad Lébanim avec un mémorial, des archives et un petit musée, un conservatoire, une salle de sport, un petit musée archéologique et un autre sur Sapir qui a été ministre des finances et un des pionniers de Kfar Saba. Sur la porte d’entrée de Yad Levanim on peut lire : אשרי העם שאלה בנין
En face, l’auditorium donne des concerts et diverses représentations.
En 1968 a eu lieu l’ouverture du bâtiment comprenant la salle de théâtre. Sur la façade une des œuvres de Bezen Nephtali. Plusieurs autres des œuvres de ce sculpteur se trouvent dans le site de Yad Vashem. Sur cette sculpture on peut voir : la bougie du souvenir, les premières maisons du village, un soldat qui tient d’une main un cactus = les sabrés ou enfants nés dans le pays, dans l’autre main une bougie et le soleil – la lumière. Les arbres représentent les vergers de la moshava et l’outil que tient le soldat est la représentation du travail agricole dans les vergers. Le visage d’une femme au-dessus du soldat est l’attente du retour du fils de la famille et enfin l’échelle est celle de Jacob, celle où les anges montent et descendent, elle représente l’espoir.

Mémorial de Kfar Saba : 11.10.1956 Grande opération Gmoul d’Israël contre la police de Kalkilya. I00 morts et des dizaines de blessés dans le camp jordanien et 17 soldats tués, 60 blessés dans le camp de Tsahal. Entre les années 50 et 56, les Arabes attaquèrent sans arrêt les Juifs un peu partout dans le pays ; après avoir tués des Juifs à Tel Mond, deux ouvriers Juifs furent tués à leur tour sur la route d’Even Yéhouda. L’armée décida de riposter et d’attaquer la ville de Kalkilya ; les parachutistes sortirent de Nir Elyao et de Kfar Saba en pleine nuit afin de n’attaquer que la police jordanienne de Kalkilya, ils se heurtèrent à la légion jordanienne qui se trouvait à Hirbat Tsoufi, ils tombèrent dans les mains de la légion et 17 de nos hommes tombèrent. 9 jours plus tard commença l’opération Kadesh qui dut sa réussite à l’expérience de l’attaque de Kalkilya.

Sur le mémorial est inscrit une partie du psaume 127 : Cantique des degrés de Salomon.

On retrouve le nom de Kfar Saba dans le livre de Flavius Josèphe, la guerre des Juifs, (Mattathias) lors de son récit en 164 avant l’ère chrétienne.

Kfar Saba se trouve exactement sur le tracé sur la Via Marias (Dereh Ayam) de l’époque romaine.

 

Kfar Saba avait une population de 85.0000 habitants pour son centenaire et elle est jumelée à Delft en Hollande, à San José en Costarica et à Wiesbaden et Mulheim en Allemagne.
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 ROSH PINA
 

Ancêtre des implantations juives de Galilée, elle doit son nom au psaume suivant : « LA PIERRE QU’ONT DEDAIGNEE LES ARCHITECTES EST DEVENUE LA PLUS PRECIEUSE DES PIERRES D’ANGLES »   (Psaume CXVIII)

 

Les Arabes du village de Djauni vendirent des terres incultes à quelques familles françaises en 1882. (Première Aliya) Le Baron Edmond de Rothschild finit d’acheter le domaine et consentit  une aide matérielle substantielle aux pionniers venus de Roumanie.

Ils se mirent au travail et vue le grand nombre de pierres qu’ils trouvèrent sur place, ils donnèrent à l’implantation le nom de Rosh Pina.
Entre tous les travaux obligatoires, le soir ils s’adonnaient à la culture du tabac et à la production de la soie. Le Baron encouragea et aida les pionniers pour la plantation de fraisiers et la culture des vers à soie. Il y avait assez de travail pour les habitants du village et ceux de Sfat, de Tibériade et même de Hatsaviya au Liban. Cette fabrication de la soie fonctionna prés de deux ans et fut abandonnée alors il ne resta que les fraisiers… et de nombreuses histoires sur les vers à soie…; Cependant chaque paysan reçut un ver à soie en forme d’œuf en souvenir de cette activité et en signe de renouveau de la moshava.

Des années ont passé, et, dans cette région aride beaucoup de personnes abandonnèrent les lieux pour aller chercher du travail dans la plaine. La plupart des maisons furent  abandonnées.

 

 

VISITE DE LA VILLE.

 

1) Beit Pikaï. : ( Association de colonisation juive en Palestine.)

La maison de Beit PIKAÏ a été utilisée par les employés du Baron, les conseillers et les spécialistes agricoles. Elle était le centre administratif de Rosh Pina. Au début du vingtième siècle le Baron Edmond de Rothschild arrêta de soutenir la moshava et avec le baron Hirsh, Ils fondèrent la société P.I.K.A.Ï.

 

2) La maison de l'instituteur : Elle s’appelait également « maison Wilkomitz »,  nom du rav Haim Wilkomitz qui organisait les études en hébreu  à Rosh Pina. Le Baron s’intéressa vivement à la création de l’école et à son système d’éducation ; C’est pour cela qu’il fit construire un bâtiment spécial pour l’instituteur et le directeur. Ce bâtiment sert aujourd’hui de centre de création et d’art.

 

3) Lhôtel Alter Schwartz : L’hôtel est un bâtiment datant des années 1890 appartenant au Docteur Alter Schwartz, le fondateur de la vallée de Rosh Pina. Le docteur  Schawrtz  commença  à travailler avec les employés du Baron et lorsque qu’il eut amassé assez d’argent, il demanda un prêt convenable à un employé du Baron ; quand il obtint  il construisit l’hôtel de la moshava. Cet hôtel abrita des personnages célèbres tels que le Rav Kook ou Joseph Trumpeldor.  Païkowitch le petit-fils d’Alter, plus tard habita cette maison ; Commandant de « L’unité  I.F.T.A.H.», c’est lui qui libéra la Galilée lors de la guerre d’indépendance. Il s’agit bien sur d’Igal Alon qui a prit un nom israélien.                                                                                                                                                  

4) La synagogue : C’est le premier bâtiment public construit dans la moshava par les soins du Baron. (1882-1904). Elle se trouve en face de la rue la plus caractéristique de la moshava. Au début, les fondateurs firent un bâtiment aussi modeste que leurs moyens, mais lorsque le Baron prit la moshava sous sa protection, ils l’agrandirent. Les restaurations faites dernièrement à la synagogue lui ont laissé tout son caractère. Le même toit rond, sa chaire et le tabernacle, que l’on  peut voir aujourd’hui tels qu’ils étaient en 1886.

 

 
5) Beit Yossef Fridman : Monsieur Fridman, commerçant en bois de cédrat à Sfat, compta parmi le groupe des jeunes gens qui quittèrent  Sfat en 1878 et pour  fonder une moshava dans  la Vallée au milieu de la population marginale arabe du village de Djauni. La nouvelle implantation ne tint pas le coup et en 1882 Fridman se joignit aux pionniers roumains. Avec eux, il fonda une nouvelle moshava du nom de Rosh Pina

 

6) La  rue haute - La rue des Anciens : Elle porte ce nom de par sa topographie. Des deux côtés, les maisons datent de 1882, c’étaient les appartements où étaient logés les paysans de Rosh Pina. Aujourd’hui, on l’appelle la ville haute ou la rue des «Anciens» en souvenir des pionniers de Rosh Pina. Avec le développement de la moshava la rue a été délaissée et le Baron construisit de plus grandes maisons à la population, à l’opposé de la rue Haute, dans la rue de Tibériade et dans la rue Acarmim.

 

 

7) Beit Amityashev : La maison des implantations : L’association de restauration de la moshava des « Anciens de Rosh Pina » a restaurée cette maison. Elle se veut le témoin des maisons des pionniers construites par le Baron de Rothschild. Aujourd’hui, un café et une galerie d’art occupent les lieux.

 

8) La maison américaine : Au-delà de la rue des Rishonim on distingue un immeuble de quatre étages en grosses pierres. Ce sont des pierres taillées en basalte. L’immeuble domine toute la vue vers l’Est. Les anciens de la moshava l’appelaient « la maison américaine » malgré sa forme et son style qui est celui d’une maison arabe construite dans les années 30. Cette maison a été bâtie par arabe, très riche, un des enfants  de l’ancien  village Djauni de l’époque, qui a vécu en Amérique. Il s’enrôla dans l’armée américaine, s’enrichit et revint quelques années plus tard dans son village. Malgré les rapports de bon voisinage entre les habitants  Arabes de Djauni et les paysans juifs de Rosh Pina, les Arabes préférent abandonner leur village en avril 1948 lorsque les Syriens occupèrent la région.

La maison américaine est le seul bâtiment en ruines du village.

 

9) Le point d'observation :

On peut y admirer : la vallée de Houla au pied des hauteurs du Golan et du mont Hermon, Rosh- Pina et Hatzor,  le plateau basaltique qui ferme la vallée au Sud. Nous distinguons aussi, le terrain d’aviation « Ben Yaacov », le kibboutz méhanayim, le moshav Mismar Ayarden, la zone industrielle de Sfat, Hatzor, le village bédouin Touva-Zengariya et le kibboutz Kfar Anassi. A coté du point d’observation, se trouve la maison du charpentier Dréksler, qui, parmi ses travaux, a érigé la coupole de la synagogue.

 

10) Le boulevard : C’est ainsi que les gens de la moshava appelaient l’avenue où se promenaient les paysans endimanchés de Rosh-Pina les chabbatot et les jours de fêtes religieuses. Ils se remplissaient les yeux de la vue magnifique des alentours et des mûriers qu’ils avaient plantés eux-mêmes sur les terrasses des pentes de la montagne.                                  

 

11) Le jardin de Meyer : Ce jardin était celui de la famille du professeur Meyer. Il y planta toutes sortes de  plantes de la région, d’autres venants de l’étranger, dans le but de les utiliser pour ses recherches médicales.

 

12) La maison de Meyer : Cette maison aussi a été utilisée par plusieurs employés du Baron en 1929. Le docteur Gid’on a été  envoyé ici par la commission ministérielle et gouvernementale britannique  comme inspecteur principal  de l’institut de recherche contre la malaria. La société PIKAÏ l’installa, lui et sa famille, dans cette maison. Elle servit surtout de laboratoire de recherche pour son travail sur la malaria qui tua un nombre impressionnant de personnes. Cette maison est le témoignage vivant de l’œuvre du médecin de Rosh-Pina. Grâce à son labeur assidu, il a contribué largement à la découverte du microbe de la malaria et à son anéantissement. Il s’injecte personnellement le vaccin contre la malaria à lui ainsi qu’aux membres de sa famille. Lors des événements de 1929, le docteur Gid’on a prit le commandement de la Haganna dans le village. Les Britanniques lui conférèrent le grade de colonel lorsqu’il a été désigné  pour sa mission anti-malaria au moyen orient. Après l’indépendance, il a été officier- médecin et plus tard directeur général du ministère de la santé.

 

 

13) Le jardin du Baron : Yehoshoua Ossowitski entreprit la création du jardin avec les meilleurs employés du Baron. La planification et l’exécution ont été faites par Gilles Dehay selon l’inspiration des jardins de Versailles. En 1886, le jardin vu le jour sur les pentes de la montagne entre la maison des employés et l’école. Les employés du Baron et toutes leurs familles y venaient s’y détendre. Dernièrement, le jardin a été réaménagé exactement selon la description des dossiers des archives.

 

14) La grotte de Schlomo Ben Yossef.

Sous cette maison, au sud, une porte façonnée nous mène à la grotte de Slomo Ben Yossef (Nom d’adoption, son véritable nom étant Tabasnik.) chef des Bataillons du B.E.T.A.R.  Suite  à un attentat manqué, il a été arrêté par les Anglais, enfermé, puis pendu à la prison d’Akko. En avril 1938, Shlomo Ben Yosseph, Abraham Schein et Shalom Zurabin lancèrent  une bombe qui n’explosa pas contre un autobus arabe en représailles d’un acte de terreur de la part de ces derniers dans un village juif. L’autobus roulait sur la route, entre Akko et Sfat. Nos trois hommes se sauvèrent et se cachèrent à Rosh Pina dans cette grotte, mais les Anglais les trouvèrent, les arrêtèrent et leurs procès truqués ne dura qu’un mois. Schein fut condamné à perpétuité car il était déjà très âgé. Zurabin fut interné dans un asile psychiatrique.

Avant de mourir, Shlomo Ben Yosseph déclara  aux journalistes : Je suis fier d’être le premier juif à aller à la potence en Palestine. A  Jabotinski qui a essayé de le sortir de cette situation il dit : Je suis fier et honoré de me sacrifier pour mon idéal. Le gouvernement exigea le remplacement de Jabotinsky qui donna sa démission.

 

15) L’école : La première école de Rosh-Pina a été crée en 1880. Le Baron de Rothschild ne s’est pas contenté d’aider financièrement les paysans mais il s’investit beaucoup aussi dans l’éducation, dans la vie de la société religieuse des enfants de la moshava. Ce fut  la première école hébraïque en Galilée.  (Elle est aujourd’hui utilisée comme auberge de la jeunesse).

                                                                                                                                           

16) La maison de Ben Arïé : Elle a été construite un peu en retrait de la moshava par Yéhoshoua Ben Arïé, fondateur de la moshava.                                                                

Ben Arïé envoya une lettre de réclamation au nom de tous les paysans sur le comportement de l’un des employés du Baron : Isaac Osheri. La lettre arriva aux oreilles de  celui-ci qui, en réaction, interdit à Ben Arïé  de construire sa maison prés de celles des paysans. Il fallut que Ben Arïé attende le déplacement  d’Oshari pour venir habiter prés de ses compatriotes et il devint le «moukhtar» (chef du village) de la moshava. Il écrit alors des articles dans les journaux hébraïques de l’époque comme: « Amatis », «Ahavatselet», et «Aor».

Le célèbre botanique  Aharon Aronshon, qui a découvert le blé sauvage en 1906 et qui faisait partie de l’organisation N.i.l.i  appartenait à la famille de Ben Arïé.

 

17) Le cimetière : La tradition  des fondateurs  étaient d’enterrer leurs morts après les avoir purifiés, ils le faisaient au mikvé qui se trouvait entre la synagogue et le cimetière. Dans la partie supérieure du cimetière, entre les cyprès, sont enterrés les Anciens de la moshava ; aujourd’hui encore, reposent les disparus de Rosh-Pina. C’est là aussi que l’on peut se recueillir sur la tombe de Sholmo Ben Yosseph.

 

18) Le nahal Rosh Pina

On débute à Maalé Benyamin, nom donné en souvenir du fils et des trois petits enfants de Manfred Benyamin qui sont morts d’un accident de la route. Manfred faisait parti du Bétar. Il a fait construire ses marches et son fils est naît dans la maison qui est à l’extrémité de ces dernières. Là, sous ces marches une source se cache entre un bosquet d’arbres sauvages.  l’ancienne route de Sfat passait le long de ce torrent, elle s’est transformée aujourd’hui en chemin de randonnée; on y voit les framboisiers et les oliviers plantaient par les anciens de la moshava. On monte vers la route ein cedan qui est une source tarie puis vers ein pina où on peut étancher sa soif en buvant directement l’eau de la source. Elle alimentait la moshava grâce à une installation de tuyaux  qui montait de la source vers le village. Le chemin de randonnée se poursuit en montant vers la source du haut ein gay oni qui, elle aussi, a été structurée ; pendant plusieurs années des conflits ont eu lieu entre les Bédouins qui étaient installées non loin de là et les pionniers à cause de cette source. Les conflits se sont apaisés lorsqu’un partage de la source a été fait pour tous les consommateurs.

 

 

Les débuts difficiles :

1878 : La moshava de Rosh-Pina existe depuis1878. Un groupe de jeunes juifs abandonnèrent Sfat  pour fonder, non loin de là, un village agricole.

Ces jeunes dédaignèrent la politique de division et de «mendicité» et commencèrent à fonder un village agricole. Leur but : travailler la terre. Dix huit pionniers, sous la direction du rav Eliézer Rokeah s’installèrent prés du village arabe de Djauni. Ils  achetèrent des terres à un arabe de la région et  appelèrent le lieu «la puissante Vallée.» Pendant les trois premières années, le groupe des pionniers souffrit et, affamé, il se dispersa ; La majorité retourna à Sfat. Seule, une poignée de jeunes gens restèrent sur ces terres.

 

 

 

 

En 1882 : un groupe des «Hovevé Tsyon », (Les Amants de Tsion) arriva de Roumanie et à leur tête, le rav David  Chouv. Ils changèrent le nom de la moshava et l’appellent : Rosh Pina. De leur vie, ils n’avaient travaillé la terre et eux aussi y souffrirent beaucoup. C’est pour cela que le rav David Chouv dira : « Nous avons tout apprécié ; aussi bien la terre fertile prés du village que ces douces journées et cette excellente ambiance pour fonder cet endroit ;  je n’ai pas pu m’en séparer et  c’est ainsi j’ai commencé à créer ici notre moshava ».                                                                                               

1883 : Le philantrophe bien connu :

Environ un an après la création de la moshava, le Baron Edmond de  Rothschild  vint la visiter et la prend sous sa protection. En son nom, il acheta  des terres et y fit construire un bâtiment public. Ce seraz le nouveau quartier des « Maisons des employés » qui viendront de France afin d’organiser et de diriger les projets. Leurs rôles étaient de gérer les affaires de Rosh Pina et plus tard celles des moshavot en Galilée.

En attentant, la somptueuse synagogue se construisit ainsi que des maisons pour le médecin, l’instituteur, les paysans, et en parallèle un jardin public sur les pentes qui se trouvent en dessous des maisons des employés. Ce fut la naissance du village de Rosh Pina. L’agriculture s’intensifia, il s’ouvrit des usines de tabac et de la soie, des caves à vin, et Rosh Pina trouva sa place comme centre industriel de Galilée.

      

1900 : La plus exceptionnelle de toutes les moshavot :

En 1900, la population attint 500 âmes, l’agriculture fleurit, les usines prosperèrent, dans les écoles on étudia l’hébreu et il sembla que Rosh Pina n’a pas été construite seulement « à coté de la route du Roi » mais elle fut  aussi sur celle du succès.                                                 

Seulement les différentes crises sociales et  économiques et l’arrêt du soutien du Baron et de ses employés ont amené la fermeture des usines et surtout la  plus dramatique celle de l’usine à soie.

 

En 1917 : la moshava se remit à vivre de la terre et de l’entretien des routes. De nombreuses personnes furent obligées de quitter les lieux et de chercher à se loger dans d’autres régions du pays, là où le gouvernement turc transmettait ses pouvoirs aux Britanniques.

 

1948 : La guerre d'indépendance

Les paysans se chargèrent d’une partie de la protection de la moshava pendant les batailles de la guerre d’indépendance. On peut y voir encore les tours de garde fortifiées en parcourant les rues du village. Au printemps 1948, au début de l’invasion syrienne à l’Ouest du Jourdain, 4500 habitants arabes du village de  Djauni décidèrent de passer au Liban jusqu’à ce que les événements se tassent. Depuis, aucun des habitants arabes ne revint ici et ils abandonnèrent définitivement leur village.

 

1950 : La moshava sur la carte.

A la fin des batailles des Olim Hadashim et des pionniers commencèrent à arriver à Rosh-Pina. On leur construisit des maisons et on leur partagea  des terres. Au début des années 50, la moshava s’implanta près de la route nationale qui mène de Tibériade à la frontière du Liban, sur les pentes de mont Canaan.

Aujourd’hui, dans la moshava, c’est un mélange de moderne et d’ancien, un mélange de conservation et de développement. En plus de la génération des pionniers des années 50, des personnes du pays et d’ailleurs se sont installés là et la population a atteint 2000 habitants. Il existe un centre de culture et de loisirs, une zone industrielle et commerciale, un centre social et médical et  les revenus de la moshava  viennent de son développement et de son évolution. Ces dernières années Rosh-Pina est devenue un centre touristique très développé;  de nombreux Israéliens  viennent occuper les chambres d’hôtes et les restaurants du village, ils se promènent dans les mêmes rues sinueuses de la moshava de 1882  qui a gardé tout son charme d’antan.                                                        

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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AUTOUR DU MARCHE AUX PUCES

 

La tour de l'horloge :
Monument commémoratif du Sultan Abdoul Hamid II qui le fit construire en 1901 à l’occasion du 25ème anniversaire de son règne. La tour ressemble à d’autres tours comme celle du Han El Oumdan à Akko ou à celle de la porte de Jaffa à Jérusalem. A l’époque, offrir une horloge était un cadeau prestigieux et dans toutes les villes turques une horloge trônait en l’honneur d’une personnalité. Une légende raconte qu’un Juif nommait Mouyal possédait la seule montre à gousset qui existait à Yaffo dans les années 20, c’était une montre « européenne » contrairement aux autres montres existantes au pays qui ne donnaient les heures que par 12, soit le jour soit la nuit !... C’est donc à cet horloger Juif  du nom de Mouyal de Yaffo que revint le droit de construire la montre qui trône aujourd’hui sur la place en l’honneur du Sultan.

Avant que  cette horloge soit mise en place c’est sur cette immense place que se tenait un immense marché. Les bâtiments entourant le souk appartiennent à l’Eglise orthodoxe grecque qui les loue  à divers commerçants.

 

 

 

 
La mosquée

Les pierres de la mosquée ont été prises dans la ville d’Ashkelon et rapportées à Yaffo car une autre légende raconte que dans un rêve un homme avait trouvé de l’or sur la côte, il alla le chercher mais ne le trouva point et à sa place il ramassa  des pierres des vestiges archéologiques de la ville pour construire la mosquée, autre sorte de richesse.

 

Les grecques orthodoxes  louaient également les magasins et les logements qui leur appartenaient  dans le passage qui donne sur la place de l’horloge et qu’on appelle : Souk du couvent : Souk Adir

 

 

 

Symbole de l’église grecque orthodoxe sur la partie haute du portail du souk Adir ou souk du couvent.

 

Yéheskel Sokolovsky tenait là un magasin où l’on  pouvait trouver tout ce qu’on venait y chercher. Il servait aussi de boîtes aux lettes et de centre de renseignements. Les Juifs arrivaient des moshavot et des kibboutzim pour venir chercher ou envoyer du courrier venant de l’étranger ; les nouveaux immigrants qui débarquaient au pays se rendait directement  chez lui pour trouver les informations indispensables au moment de leur Alya.

 

Maurice Shenber arriva tout jeune au pays avec ses parents qui achetèrent des terres à Tel Aviv dans les années 20, Les parents de Maurice ayant bien des problèmes pour survivre en Israël vendirent leurs terres à une nouvelle famille d’immigrants pour quitter le pays. Le destin voulut que cette famille ait une fille qui plut à Maurice et grâce à elle il resta au pays et se maria. De retour à Yaffo avec sa femme, Maurice fabriqua les  célèbres étiquettes qui enveloppent les oranges de Jaffa.

 

Le nouvel édifice Saraya - Asayara El Djédira a été conçu par Barouh Pépramister un des anciens pionniers de Rishon-Létsion. Somptueux, il a été utilisé par le bureau central du gouvernement du royaume ottoman de Yaffo car il était placé à la porte d’entrée de la ville sainte. Des dons de riches et honorables habitants de la ville ont permis sa construction. A la fin de la première guerre mondiale la mairie continua d’occuper les locaux.
 

 
Il se trouve sur la place de l’Agence Juive ou place de l’horloge. Le 4 janvier 1948 les forces armées du hi firent exploser l’immeuble Sayara en représailles contre les Arabes qui attaquaient les Juifs dans l’enceinte de la ville et jusqu’à Tel-Aviv. Dans le même laps de temps, la Haganna encercla la ville et  ses habitants et en l’espace de deux semaines et ce fut la capitulation des Arabes. Le bâtiment vient d’être complètement restauré.

 

Le poste de police : La maison d’arrêt a été construite près de la mosquée Mahmoudya lors du début de la destruction des remparts de la ville au courant de l’année 1870. Cette maison d’arrêt servait au préalable de succursale aux bureaux du gouverneur qui étaient juste en face.  Sa façade, très belle et imposante par son style, rappelle les tendances de l’art ottoman de cette période. Le mur du poste de police est aussi une partie des vestiges des remparts. (Aujourd’hui le poste de police a fermé ses portes et les bureaux ont été transférés, rue Salamé à Tel Aviv)

 

Face à la mer et  aux rochers d’Andromède se trouvait un grand cimetière musulman qui était mitoyen au souk. Le gouverneur turc de l’époque, Hassan Bé libéra les prisonniers une certaine nuit et leur fit enlever toutes les tombes qui se trouvaient dans le cimetière de manière à agrandir la place du marché ; Ces marchés étaient le centre vital de la ville, les forains y arrivaient de partout et on y trouvait tout ce qui manquait à Yaffo, il était donc indispensable  qu’il y ait beaucoup de place pour les commerçants qui s’y installaient et pour la population qui venait s’y approvisionner. Il fut question de faire un beau jardin avec un bassin, des jets d’eau, des plantes et des arbres mais le projet ne vit jamais le jour.

 

Au 19ème siècle, Yaffo et son port devinrent  la porte d’entrée des  premiers immigrants et des pèlerins, visiteurs chrétiens qui venaient du monde entier. Elle était la capitale  nationale indispensable (contrairement à Jérusalem qui, à l’époque somnolait), des délégués de plusieurs états ouvrirent des consulats, les représentants de sociétés maritimes, les banques, de nombreuses sociétés de commerce international virent le jour et enfin  la poste qui desservait les pays européens comme la France, la Russie, l’Egypte et l’Allemagne ouvrit ses portes. Cette dernière a fonctionnée entre le 19ème  et le début du 20ème siècle.

 

La galerie Canaan

Un Juif orthodoxe a construit sa maison ainsi qu’une boutique d’antiquaire dans la rue principale du Souk, il continue à y travailler mais il a du déménager de la ville avec sa nombreuse famille car il est devenu très dangereux de vivre dans cet environnement la nuit.

 

L’auberge du vieux Jaffa    13 rue Amiad

Les murs de l’entrée sont recouverts de plusieurs panneaux de mosaïques et sur le sol un carrelage géométrique est encore d’origine. Un escalier mène à la salle à manger et aux chambres d’hôtes puis il continue vers la terrasse, de là un immense panorama sur toute la ville et la mer s’offre à nous.

 

Le caranvérail Manouli     Rue Beit Eshel 9 à 15

Tout près du marché du couvent, un Han a appartenu à la famille arménienne Manouli qui l’a occupé du 19ème siècle jusqu’au début du 20ème siècle. Des membres des moshavot, des pionniers et toute autre clientèle y logeaient pendant leur séjour au port de Yaffo lorsqu’ils venaient y faire leurs emplettes où traiter des affaires. Ensuite l’auberge fut vendue au Juif Israël Cohen Shmo et on l’appelait aussi l’auberge saror déformation du mot sarol qui indique le propriétaire.

 

Banque anglo palestine compagnie

Elle fut ouverte en 1903 et ce fut la première succursale ouverte au pays. Elle a été la première banque sioniste, filière du « Trésor de l’implantation des Juifs » établit par Benyamin Zeev Herzl. Elle a été utilisée comme branche économique au profit du syndicat  sioniste par l’intermédiaire du bureau israélien qui était installé à Yaffo. La banque soutint le développement de nombreuses implantations juives et acquit des terres au début du 19ème siècle. Elle ferma ses portes en 1921 par suite d’émeutes des bandes organisées d’Arabes qui attaquaient  les Juifs de Yaffo et elle fut transférée à Tel Aviv. En 1948, la banque prit le nom de Banque Léoumi Israël  et de là sortit les premiers billets de banque de l’Etat d’Israël.

 

Dans le musée de Nahoun Gutman à Yaffo nous pouvons voir certaines peintures de l’artiste retraçant la vie de la ville à cette époque. Les Templiers qui habitaient le quartier écrivirent un poème sur Yaffo et les Juifs, pour ne pas rester en rester en écrivirent un autre de leur côté.

 

 

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LA COLONIE AMERICAINE.

LA FAMILLE SPAFFORD.

 

Sur le mont scopus, face à au Parking numéro 3 de l’université, se trouve un petit chemin qui nous mène au cimetière le la colonie américaine.

C’est le cimetière de la colonie américaine où sont enterrés les premières personnes de la colonie américaine. Ces corps  se trouvaient auparavant au cimetière du mont Sion, sur des terres qui appartenaient au consulat américain. En 1880, le consul en place, le docteur Maril, se prétendant archéologue, prit une équipe d’ouvriers, leur fit déterrer les morts du cimetière du mont Sion et fit jeter les ossements loin du cimetière. Les membres de la colonie américaine entreprirent de les enterrer de nouveau dans le cimetière du mont scopus. Parmi les défunts Horatio et Hanna Spafford, fondateurs de la moshava américaine.

 

Romance américaine.

Dans la rue Louis et Vincent, petite rue qui part vers la porte de Damas, à coté de la mosquée du Cheikh Guérah se trouve la colonie américaine. Dès l’instant où Georges, le vieux concierge de la moshava ouvrait la porte devant nous, nous passions dans un autre monde. L’architecture orientale du bâtiment se mélange à une ambiance européenne. On y trouve une quantité de voûtes et de dômes, des revêtements en pierre qui datent depuis de nombreuses années, de la céramique arménienne, un plafond en bois peint et dessiné, des plantes et des fleurs. Il y a là une cour intérieure avec un bassin contenant des poissons dorés et plusieurs petits endroits retirés pour s’isoler avec un livre et une tasse de café. Le soir on y sert des repas délicieux au son d’un piano qui joue des airs romantiques du siècle dernier. La nuit, des concerts de Jazz sont donnés dans les sous-sols et au petit-déjeuner on mange à satiété.  L’histoire de cet endroit enchanteur remonte à 150 ans en arrière.

 

Jérusalem.

Jérusalem en ce temps-là était petite et misérable. En dehors des remparts il n’y avait pas de maisons mais quelques jardins attenants à chaque porte de la vieille ville où les gens venaient se promener les chaudes journées d’été pour sortir de la ville où ils étouffaient.

L’un d’eux était le très  riche Cheikh Rabah de la famille Housanya dont les origines remontent à Mohamet. Un jour printanier, il invita son ami à pique-niquer dans un bosquet à un quart d’heure environ au nord de la porte de Damas. Les invités s’installèrent sur les terrains et le personnel servit le repas. Entre les invités se trouva le Cheikh Kfar A-Tour qui habitait sur le mont des oliviers et qui apporta un sac plein d’abricots de son jardin. Tout les invités regardèrent les abricots avec envie et le Cheikh Rabah proposa à vois haute :

Est-ce que je vous partagerais les fruits selon la justice des hommes ou selon la justice de Dieu ?

Selon la justice de Dieu répondirent les invités gourmands.

Le Cheikh prit alors les fruits et passa entre les invités. Au premier, il en donna un, au deuxième, une vingtaine, le troisième n’en reçut pas, ect.

C’est la justice de ton Dieu crièrent les invités en colère !
 
Est-ce que Dieu ne partage pas la fortune des hommes de cette manière ? répondit-il d’une manière sournoise. Ainsi était le cheikh Rabah, un homme intelligent et rusé. Le jour où il décida de construire sa maison à l’emplacement de ce jardin, tout le monde s’étonna. Il est fou s’écrièrent-ils, habiter seul, en dehors des remparts, là où les brigands attaquent et où les bêtes sauvages rodent !
 
Le cheikh construisit son palais sur deux étages et l’entoura d’un mur protecteur avec une cour intérieure. Il comprenait un salon somptueux et quatre chambres pour ses femmes. Ce fut la première maison hors des remparts à Jérusalem.
 

Quelques années plus tard, lorsque les membres de sa tribu comprirent qu’il vivait très bien hors des remparts, ils le jalousèrent et vinrent à leur tour construire des maisons près de la sienne. Ainsi a été crée le quartier du cheikh Jarah.

 

 

Submersion du bateau "Vil d'Herbert"
Hanna Larsan est née en Norvège en 1842. A cinq ans, elle partit pour Chicago avec sa famille. Là se trouvait la plus grande concentration de scandinaves. Plus tard son père achèta une ferme au Far-West et lorsque sa mère mourut, il laissa tout à l’abandon, la maison et la ferme.  L’enfant qui avait 14 ans fut très éprouvée. Lorsque à son tour le père disparut, elle retourna à Chicago rejoindre sa famille proche.
Le premier jour de la rentrée des classes elle fit la connaissance d’Horatio Spafford avocat connu en ville et membre assidu de l’église presbytérienne. Ils se marièrent quelques années plus tard et habitèrent une maison hors de la ville.
 

 
En 1871, l’incendie bien connu de Chicago se déclara et en quelques jours toute la ville construite en bois prit feu. Le couple Spafford dont la maison fut protégée hébergèrent les rescapés et ils apportèrent aide et soutien aux habitants de la ville. (Cette expérience sera fort utile à Hanna qui sera à Jérusalem, lors de la première guerre mondiale, où un tiers de la population mourut soit de faim, soit d’épidémie).
Horatio perdit la majorité de ses biens d’un seul coup et cette situation tendue et difficile rendra le couple malade. Selon les conseils de leur médecin de famille, ils décidèrent de voyager avec leurs quatre filles en Europe. Horatio acheta les billets pour la croisière la plus somptueuse qu’il fut à l’époque sur le Vil de Heber. Au dernier moment, il fut obligé de rester pour régler  ses affaires. Sa femme et ses enfants partirent en attendant que le père les rejoigne en Europe un peu plus tard.
 
En novembre 1873, par une nuit claire et paisible, le bateau rentra en collision avec un bateau à voile et cet immense navire se fendit en deux et finit par couler. Ce fut la plus grande catastrophe jusqu’à celle du Titanique. Jusqu’à ce jour personne n’a éclairci le mystère de ce navire échoué car les chances de collision comme celle-ci dans l’Océan étaient nulles.
 

Les quatre filles furent noyées et Hanna fut sauvée grâce à une planche en bois du bateau qui s’était cassée et qui se trouva près d’elle par hasard. Elle fut emportée par le courant pendant des heures, secouée, traînée, jusqu’à ce qu’un navire de sauvetage la recueille. Dans le laps de temps où elle vogua sur sa planche elle entendit une voix qui lui murmura : Tu es sauvée par Dieu dans le but d’un travail que tu dois accomplir.

 

Un kibboutz à Jérusalem.

Le couple Spafford se rétablit lentement à Chicago et deux petites filles vinrent au monde mais l’une d’elle mourut très jeune. Entre-temps Hanna et Horatio refusèrent  les idées de l’église surtout lors des sermons lorsqu’il était dit : « les enfants sont obligés de souffrir à cause des péchés que font les parents ». Ils coupèrent leurs relations avec l’église et décidèrent de venir s’installer à Jérusalem pour un certain temps. Ils vinrent pour prier et méditer dans la ville où Jésus vécut. En 1881, ils arrivèrent à Yaffo avec leurs filles, Bertha l’aînée et Grassias la plus jeune qui naquit après la mort de sa sœur. Avec eux  arrivèrent une dizaine de leurs amis.
 
A Jérusalem, ils louèrent un appartement, au centre de la vieille ville, dans l’endroit le plus élevé, à l’intérieur des remparts. Aujourd’hui, c’est le centre Hanna Spafford, « Centre de soins pour les enfants ».

Ils vécurent en communauté dans cette maison avec des Anglo-saxons puis des Juifs spécialisés dans les missions anglicanes se joignirent à eux. Ce sera le premier kibboutz du pays, trente ans avant la création de Déguennia. Ils étaient tous économistes et actifs dans les organisations de philanthropie : comme l’aide aux nécessiteux, les soins aux malades et l’éducation aux analphabètes.

 

La maison près de la porte de Damas.

Lorsque de l’intérieur des remparts on regarde à l’extérieur, au Nord-Est de la porte de Damas, on voit une grande et vieille maison qui domine le paysage. Ce fut la première maison de la colonie américaine. Les souvenirs et les objets étaient entassés sous le toit voûté de la maison. Madame Hanna Grassias Lend, la fille de Bertha Spafford et la petite fille de Hanna Spafford a habité et a dirigé dans cette maison, le centre de soins pour enfants  en lui donnant le nom de sa grand-mère. Hanna Grassias était une vieille femme soignée et pleine de courage ; Née à Jérusalem, elle garda sa nationalité américaine et parla toujours l’anglais, sa langue maternelle. Elle parlait également un peu l’arabe et essaya d’apprendre l’hébreu à l’oulpan, en vain.
 

 
Ce n’est qu’à Jérusalem que l’on peut trouver des cas semblables.
En 1937, elle partit aux Etats-Unis pour étudier. Là-bas elle rencontra son mari, monsieur Lend. De retour à Jérusalem, on lui demanda de remplacer une mère de famille dans ce centre de soins, elle accepta et y restera définitivement. Entre-temps le centre de soins se transforma en hôpital pour nourrissons : טיפת חלב Les mères de familles pauvres, de souche arabe reçurent conseils et soins médicaux  gratuits, plus des produits alimentaires à prix réduit pour les bébés.
 
L’organisation de la colonie américaine prépara un Noël  couleur locale. Ils allèrent dans les champs des bergers près de Beit-Lehem pour chanter des chants sacrés, à l’emplacement où les bergers ont vu l’étoile brillante de Beit-Lehem lorsque que Jésus est né.
 
Sur la route du retour, ils rencontrèrent un couple d’Arabes dont la femme malade tenait un bébé dans les bras. Bertha, la mère de Hanna Graïssas laissa tomber ses amis et transporta la femme à l’hôpital. Le matin le mari se présenta à la porte de la colonie américaine avec son bébé dans les bras. Il dit : Ma femme est morte dans la nuit, prends l’enfant parcequ’avec moi il mourra !       
 
 Ils prirent l’enfant et l’élevèrent dans cette maison mais le bruit couru qu’ici on s’occupait d’enfants abandonnés ; ainsi beaucoup d’enfants y furent déposés. Pourtant, au départ, la colonie américaine dirigeait une école professionnelle pour les jeunes en détresse. Ils transférèrent  l’école ailleurs et fondèrent un hôpital et un orphelinat. La doctoresse Héléna Kagan devint une pédiatre légendaire, elle se porta volontaire, ici, jusqu’à sa mort.

 

                                                    maison d'Helena Kagen                    

 

 
Des Suédois à Jérusalem
Le personnel de la Colonie Américaine vint en aide à chacun, qu’il soit juif, arabe chrétien ou musulman. En 1882 un groupe de Juifs du Yémen arriva à Jérusalem. Religieux et croyants, ils trouvèrent dans un psaume du Cantique des Cantiques  אעלה תמר la raison de leur Alya. Un grand nombre de malheurs tombèrent sur la capitale à cette époque : La misère, la faim, la pauvreté, et beaucoup d’entre eux disparurent. Les Juifs vivaient entre eux, dans  leurs propres quartiers, et il ne leur vint pas à l’esprit de demander de l’aide à l’Organisation de la colonie américaine mais les membres de la moshava pensèrent que les Yéménites étaient les descendants de la tribu de Gad et ils les prirent sous leurs ailes afin de les secourir. Pendant de nombreuses années ils s’occupèrent de leur apporter de la  nourriture et des vêtements.
 
En 1888, Horatio mourut de la malaria et Hanna resta seule pour diriger la moshava. Quelques années plus tard, un membre de la colonie américaine se trouva à la tête d’un bel héritage et dut se rendre à Chicago pour le toucher. Hanna l’accompagna pour l’aider dans la réalisation de cet acte. Lors de leur séjour là-bas  l’histoire de la moshava se propagea très vite dans les journaux de la ville et plusieurs personnes, ressortissantes de Suède, rentrèrent en contact avec Hanna. Les principes de la colonie américaine leur plurent et les Suédois lui demandèrent de se joindre à eux. Ainsi la moshava se renforça considérablement grâce à  eux.
 

 
La maison dans la vieille ville se trouva dès lors trop petite pour eux tous, c’est alors que le Cheikh Raban (celui de l’histoire des abricots) leur proposa de leur louer sa maison. Il était vieux et tenait à retourner vivre à l’intérieur des remparts.

Là, un de ses bâtiments porte le nom d’Amin, et le bâtiment de droite est alors celui du célèbre Mufti Hadj Amin El Houssayini.                                                                                       

Après la première guerre mondiale, les membres de la moshava récoltèrent des dons et achetèrent la maison, qui, depuis est restée leur propriété. Dans l’ancienne maison, ils fondèrent une école pour les jeunes qui se transforma par la  suite en hôpital pour enfants.
 
Les Suédois qui se joignirent à l’ancien groupe étaient d’origine de la bande Delena en Suède. L’histoire de la moshava de Jérusalem arriva jusque là-bas et 38 paysans suédois se dépêchèrent de vendre leurs biens, et avant que les membres de la colonie américaine s’organisent pour les recevoir, ils étaient là pour s’installer au pays. Ils étaient très religieux, plein d’expérience et de bonne volonté. Ces paysans louèrent des terres aux environs de Jérusalem, se mirent au dur travail de la terre et finirent par réussir à cultiver leurs champs. Certains apportèrent avec eux des métiers à tisser et se mirent à filer et à tisser. D’autres prirent en mains le moulin de la ville, ouvrirent une boulangerie, d’autres une menuiserie et une laiterie. La Colonie Américaine subvint à presque tous ses besoins car elle était établie sur des bases économiques solides.
 

A la fin de la même période, le baron Fon Yostinor (grand-père de l’acteur) dirigea, avec beaucoup de succès, un grand hôtel dans la moshava allemande de Yaffo. Ce noble russe s’expatria d’Allemagne et plus tard, il monta au pays avec les Templiers. Il rentra en relations amicales avec la colonie américaine et leur proposa d’héberger des clients à Jérusalem dans leurs locaux, car à l’époque, il n’existait aucun hôtel européen, et les pèlerins avaient peur d’être hébergés n’importe où. Ce sera le début des activités de la colonie américaine en tant qu’hôtel.

 

Toujours à la même période, la moshava s’épanouit. Les membres y travaillaient selon un emploi du temps bien défini, ils priaient et s’occupaient aussi d’un service social. Lorsque Guillaume II se rendit à Jérusalem (pour rencontrer avec Herzl), à la fin du 19ème siècle, un des Suédois s’occupa d’immortaliser l’événement avec son appareil photo. Ces dernières furent prises d’assaut et ce fut l’occasion pour la Colonie Américaine de fonder un laboratoire photographique. Dans le magasin qu’ils ouvrirent à la porte de Yaffo, ils vendirent des cartes postales du pays et des travaux manuels qu’ils faisaient eux-mêmes. Leur collection de films négatifs se trouve à présent dans la bibliothèque du congrès de Washington. Elle contient des milliers de clichés historiques de Jérusalem et du pays entier.
 

Le premier téléphone de Jérusalem a été installé à la colonie américaine.

En 1900, Salma Lagralf, écrivain suédoise, prix Nobel de littérature, vint en visite au pays. En rentrant, elle écrira l’histoire de la moshava. (הבר ואוזי )

 

Les années noires.

La première guerre mondiale toucha énormément Jérusalem. En dehors de son isolement et de l’approvisionnement, une invasion de sauterelles l’envahit et une foule de personnes se retrouvèrent affamées. Cela entraîna toutes sortes d’épidémies et presque un tiers de la population de la ville, soit 15.000 âmes périrent pendant cette période. Les membres de la Colonie Américaine firent de leur mieux pour essayer de soulager cette détresse. Grâce à des dons américains, ils ouvrirent un restaurant : « la soupe populaire » et nourrirent ainsi des milliers de personnes. Ils s’occupèrent des malades et des blessés, mêmes Anglais et arrivèrent à sauver la vie de nombreuses personnes grâce à leurs efforts.
 

L’histoire de la reddition de Jérusalem est souvent racontée mais ce que peu de gens savent est sa diffusion. Les cuisiniers qui allèrent acheter des œufs apprirent en premier l’information au marché, puis ce fut le tour des officiers, ainsi la nouvelle passa de bouche à oreilles et ce n’est qu’à la  cinquième transmission de ce genre que la réédition arriva aux oreilles du Général Allenby ! Le drapeau de la reddition est exposé aujourd’hui dans le musée militaire anglais. Le drapeau n’est seulement qu’un drap blanc de l’hôpital de la colonie américaine. Entre les noms connus de l’époque, on retrouve ceux du Général Allenby, Laurence, Ish,-Arav, Sir Ronald Stouras, Monshel Ayir, le Lord Samuel et de nombreux autres.

 

De la moshava à l'hôtel

Au moment de la guerre d’indépendance, la moshava se trouva exactement au milieu des deux camps adverses, au point le plus vulnérable et le plus sensible, là où eurent lieu de nombreuses batailles. Bertha Spafford réussit à organiser un cessez-le-feu grâce aux nombreuses connaissances qu’elle avait des deux côtés des camps ennemis. Son but était d’enterrer les vieux résidents dans leur propre cimetière.
 
Au moment de la guerre des six jours, la Colonie Américaine se retrouva de nouveau entre les deux lignes de feu et de nouveau elle en subit les inconvénients. Bertha Spafford était très diplomate, elle reçut les personnalités des deux camps, grâce à ses bons rapports avec le gouvernement jordanien et avec celui du gouvernement israélien. Elle disparut en 1968 à l’âge de 90 ans.
 

 
Si vous retenez une chambre à la colonie amérciane, rentrez au magasin qui se trouve à gauche de l’entrée. Là vous pourrez voir ou acheter des cartes postales de l’ancienne moshava ou le livre de souvenirs de Bertha (en anglais) : Notre Jérusalem qu’elle a écrit en 1949 et qui est un roman captivant.
 
Depuis 1902, époque où le baron Yostinor commença à envoyer ses clients dans l’hôtel, la colonie américaine a fait bien des travaux. Georges le vieux gardien qui se tenait à la porte a travaillé plus de quarante ans ici et il était fier des améliorations faites dans l’hôtel. Il se souvenait des jours anciens où il n’y avait ni électricité, ni chauffage et où la cuisine était faite sur un feu de bois. Des lampes à pétroles étaient installées dans chaque chambre et il n’y avait alors que deux salles de bain pour tous les hôtes. Georges était délégué  pour apporter la cuvette d’eau chaude dans chaque chambre. Dans la cour des cochons se promenaient …    
          
Aujourd’hui, c’est un hôtel quatre étoiles avec piscine et toutes les commodités d’un hôtel moderne, avec en plus, cette ambiance nostalgique d’antan. L’hôtel est fier de sa clientèle, elle a reçu Graham Green, Sol Blon, Lion Yoris, Sir Alek Ginas, Peter Outol, ect…

Une partie du film « une femme nommée Golda » tournée avec  Ingrid Bergmann se passe dans les chambres d’hôtel de la colonie américaine.

Chacun peut réserver dans cet hôtel une des quatre chambres appartenant aux quatre femmes du Cheikh Rabah. Celui qui réserve une chambre plus simple peut lire son journal dans le superbe lobby du Cheikh avec son plafond en bois décoré ou déguster un café dans l’un des coins romantiques de la superficie de l’hôtel.
 

 
A côté du bâtiment de la mohava américaine se trouvent deux autres bâtiments qui servent aujourd’hui d’hôtel et qui ont appartenu à de riches familles arabes. Dans l’une des deux maisons, l’appartement du propriétaire contient une chambre remplie de livre du sol au plafond et de photographies de Madame Waster. C’est l’appartement de cette vieille et maigre dame anglaise, pleine de vie qui ressemblait à un personnage d’un roman d’Agatha Christie. C’est tout simplement la fille de Bertha et la petite fille  d’Horatio Spafford qui a pris le nom de Waster en se mariant.
 
En parlant avec elle on pouvait connaître les détails de la vie des membres de la moshava américaine. En servant une tasse de thé anglais, elle racontait : « Les membres de la colonie américaine ont commencé à faire des choix amicaux et se sont séparés. Après la mort de Hanna Spafford qui la dirigea avec une  grande compétence, une tension monta entre les Suédois et les Américains ».
 
En 1930, Bertha décida de prendre la direction de la moshava  après sa mère et mit sur pied une organisation  qui engagea tous les membres. Une partie des membres qui ne furent pas d’accord avec le projet se séparèrent d’elle. Un peu plus tard la moshava recherchera des jeunes, (les enfants de la moshava), pour leur créer un avenir dans le grand monde. Ils ne s’entendirent pas sur le plan religieux et les jeunes les quittèrent laissant les vieux au sein de leur moshava.
 

Dans les années 50, on trouvait encore quelques personnes âgées dans la moshava qui ont disparu petit à petit.

Madame Waster décida de quitter la direction de l’hôtel lorsqu’elle se sentit trop vieille et elle transmit le flambeau à la Société suédoise.
Il y a eu beaucoup de chansons écrites sur l’histoire de la moshava de Jérusalem  qui reste aujourd’hui encore la propriété de la colonie américaine dirigée seulement par les mains des descendants des pionniers.

Un tel hôtel pour une telle histoire ! Il n’existe pas d’autres endroits à Jérusalem et dans tout le pays où il est possible de loger dans une atmosphère aussi nostalgique et tellement historique.

 

 

           

 

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LA MAIRIE DE JERUSALEM.

 

JERUSALEM EST UN RAVISSEMENT POUR LES YEUX ET LE COEUR MAIS POURQUOI LA MAJORITE DES PERSONNES ASSOCIENT-ELLES JERUSALEM A LA VIEILLE VILLE ? N’EST-CE PAS DOMMAGE ? N’Y A T- IL UNE HISTOIRE, UNE VIE, UNE AME ET UNE ARCHITECTURE DANS LA JERUSALEM MODERNE ?
Le fanion de la marie de Jérusalem est représenté par un lion (tribu de Juda) une enceinte (les remparts de la vieille ville) et l’olivier (arbre symbolique d’Israël)
 

 

La mairie se trouve exactement dans le centre géographique de la ville. C’est L’ancien maire de la ville Teddy Kollek qui a refusé de décentrer les locaux de la mairie selon les projets proposés. Il a occupé lui-même les anciens locaux face à la porte de Jaffa de 1965 à 1993.  La nouvelle mairie se trouve en effet  à  coté de l’ancienne mairie (numéro 10) qui fait partie des quatre bâtiments publics construits  par les Anglais sous le mandat. Ce premier bâtiment avec sa façade ronde a servi de bureaux aux maires et à ses adjoints. Il a été construit  entre 1930-1932 avec la coopération de la banque Barclays. Les grillages des fenêtres sont caractéristiques d’art-déco (soleil qui se lève), et au centre  on peut voir les initiales BB « Banque Barclays).
 

 
Les murs extérieurs ont été faits avec des pierres de Jérusalem taillées différemment des pierres ordinaires. Tout en haut se trouvait le bureau du maire, Teddy Kollek qui pouvait faire admirer à ses invités la vue sur les remparts de Jérusalem et la porte de Jaffa. Lors de la guerre d’indépendance le bâtiment a été attaqué par les Jordaniens et bien que restauré on y a laissé volontairement les traces de balles qui ont touché l’immeuble.
A l’entrée de cette ancienne mairie se trouve une plaque en pierre où est inscrit le nom de l’ingénieur qui l’a construit : Le britannique Clifford Holliday, le même qui dessina les plans de l'église écossaise d'Abu Tor, face au mont Sion. La première pierre fut posée en septembre 1930. . L'hôtel de Ville fut inauguré en 1932.  Les vitrages de la grande salle ont été faits par l’artiste Avigor Arikha dans les années 60.
En 1963 le projet de Jack Damon est accepté pour la nouvelle mairie, l’architecte a gagné le concours parce que son projet est harmonieux, c’est un mélange de nouveau et d’ancien, de styles oriental et européen. Elle a une superficie de 4.000 m².
L’ancien hôpital russe où se rendaient les pèlerins russes se trouve sur la gauche lorsque l’on est face à la mairie et du coté opposé, le seul bâtiment ancien qui a été malheureusement démoli, était celui de l’ancien consul de France. Tous les autres bâtiments ont été conservés.
Toujours sur la droite l’autre bâtiment est celui de l’ancien consul russe ; on peut distinguer clairement en haut les initiales en langue russe de Nicolas II (H II) On est ici sur les terres appartenant aux Russes : « Migrash Arussim» Un peu plus en retrait l’église russe orthodoxe construite en 1860 a été restaurée dernièrement.

kikar Safra.

Le grand espace qui mène à la mairie est bordé d’immenses palmiers et fait face à un  podium où ont lieu les fêtes et les cérémonies. Le sol de l’allée extérieure est en granit d’Italie matière qui est plus solide et moins chère que beaucoup d’autres. Une pergola longe tout cet espace, au-dessus une série d’oliviers y ont été planté et en dessous s’étale un grand parking, sur quatre étages, qui peut contenir 1000 voitures.
Toujours dans l’espace libre se trouve une sculpture qui n’était pas prévu dans les projets. En commençant les fondations, les vestiges d’un aqueduc romain ont été découverts et  une sculpture avec son bassin rappelant ces vestiges a été posée juste au-dessus de cet emplacement. Selon le procédé d’Archimède, l’artiste a installé une vis sans fin qui fait remonter l’eau d’un bassin, de là elle s’écoule à travers un petit canal moderne jusqu’au kikar Tsahal.
Le jardin attenant a été crée par les Turcs en 1850 et pendant la période du mandat britannique les Anglais l’agrandir ; il porte aujourd’hui le nom de Daniel Oster qui fut le premier maire de la villa de Jérusalem. Au milieu de ce jardin, une sculpture de style pop art. En souvenir d’Istrak Rabin, elle a été conçue et posée sur place que depuis deux ans. Elle est en acier inoxydable, mesure 9,5 mètres de hauteur pèse 5,5 tonnes et a été offerte par la communauté juive de New York. L’artiste Roï Lichtentein y a incorporé plusieurs symboles celui de la liberté, celui du marteau,  celui du socialisme ou encore la couronne d’Egypte, symbole de l’esclavage.
En face de ce jardin les vieux bâtiments datant de 1920 appartiennent aux Arméniens qui les louent à la mairie de Jérusalem. Le gouvernement israélien a voulu les racheter mais la somme énorme de 40 millions de dollars par bâtiment l’a  découragé.
 

 
Le bâtiment (numéro 4) est un ancien bâtiment  anglais qui a servi au département de géologie et de médecine de l’université de Jérusalem lorsque le mont Scopus était occupé par les Jordaniens.
A coté le bâtiment (numéro 5) ou bâtiment Berkgheim porte le nom d’un allemand converti au judaïsme en 1851 ; ce dernier agit efficacement en faveur des Juifs en achetant des terres à son nom aux Turques et en les redonnant aux Juifs. Plein d’énergie et menant beaucoup d’affaires il ouvrit une banque privée qui porte son nom ainsi qu’un laboratoire photographique et pour finir il construira un moulin à vent. Son fils Christopher ne suivra pas le chemin  de son père.
Le bâtiment (numéro 6) Immeuble turc, en 1920, Henrietta Sold vint loger dans ce bâtiment ainsi que Dorothy dans les années 30-40, pour finir  il servit d’hôtel aux Arabes chrétiens de la ville. En 1948 il servit aussi de locaux pour les étudiants de l’université du mont Scopus.
Les travaux de la mairie ont duré 7 ans. Ils ont commencé en 1988 pour finir en 1993. Le coût de la construction a été de 100 millions de dollars. Yaacov et Esther Safra ont participé à la construction en faisant un don de 10% de  cette somme.
Le bâtiment (numéro 8) a été construit grâce aux dons de missionnaires anglais qui étudiaient la Bible. Il a été occupé ensuite par les Arméniens lorsque ceux ci ont été chassés de leur pays et qu’ils se sont réfugiés en Israël.
Sur le Kikar Tsahal se trouve la maquette de la nouvelle mairie, (numéro 9) et dans le coin existait une boulangerie qui portait le nom de béguel man (1955 à 1985) Ici, a été construit également en 1881, hors des remparts, le premier hôtel pour les pèlerins. Dans le passage qui mène du Kikar Tsahal à l’entrée principale, la mairie loue ses locaux.
Le bâtiment (numéro 1) le plus grand et le principal bâtiment a une décoration extérieure de style turc. Les pierres blanches des murs ont été alignées et séparées par d’autres pierres de couleur ocre. Caractéristique de la période turque dont on peut voir le même genre d’œuvres  à Safed ou dans la vieille ville de Jérusalem.
Sur le toit de quelques bâtiments modernes on peut voir une cheminée qui est en forme de colombarium, autre forme de symbole que l’architecte a ajouté au complexe de la mairie.
 

 
Tout en haut de ce bâtiment  le conseil municipal et au quatrième étage les bureaux des employés. Ceux du maire sont au sixième étage avec les salles de réunions. Les portes de ces dernières coulissent dans les murs de manière à donner plus d’espace et de facilités pour y accéder. La salle du conseil municipal comporte 31 fauteuils, nombre des membres du conseil. Derrière eux, les adjoints et les invités ; les journalistes et enfin le public. Il y a une télévision et un bureau de traduction simultanée. Le plafond est recouvert de tissus et de bambous et, sur le mur, face à l’entrée l’écusson de la ville de Jérusalem. Les meubles ont été fabriqués dans nos kibboutzim, seul le tapis est un cadeau des Américains.
Le point d’observation De cette salle nous sortons sur une terrasse qui contourne l’immeuble et qui domine  la ville de Jérusalem et de là un vaste panorama s’offre aux visiteurs.
Le sous-sol de la mairie contient une maquette qu’utilisent les architectes et les ingénieurs de la ville de Jérusalem. Ce n’est pas un endroit touristique mais un lieu de travail. Les maquettes sont faites en quartiers individuels et sont posées sur des tables roulantes de 57 /57 cm de manière à pouvoir insérer un nouveau plan dans la ville chaque fois qu’un projet est en cours. Les matières employées sont le bois, le carton, la gouache, l’acrylique et l’échelle est d’1cm pour 5 mètres. Elle a été faite par les élèves de Technion de  Haïfa qui ont mis 7 ans pour la réaliser.

Aujourd’hui chaque fois qu’un projet est en cours on le place sur une table roulante et on l’incorpore au décor pour voir s’il s’intègre dans l’environnement de la ville. Les projets sont en plâtre blanc donc facilement reconnaissables. Des spécialistes ont pris 12.000 photos aériennes de la ville de Jérusalem qui sont  dans des  répertoires et dans des albums.

 

 

 

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LE CENTRE VILLE.

 

I)  Le premier édifice élevé dans le quartier a été Talitha Koumi. Cette école de filles fut construite entre 1861-1868 par les sœurs diaconesses. Elle contenait de nombreuses salles de classe et plusieurs chambres. Des jeunes filles y recevaient une éducation religieuse, générale et professionnelle. Le nom de Tahlitha Koumi est araméen et rappelle les paroles de Jésus (Marc- Paragraphe 5- Chapitre 41 : Fillette lève-toi.)

 

 

 

I) L’ECOLE DES BEAUX-ARTS. (numéro 12 de Smouël Hanaguid)
Première Académie des Arts en Israël du nom du premier artiste juif,  Betsalel Ben Ouri. Grand artisan de l’or, de l’argent et du bronze, de la pierre à sertir et de la technique du bois, il fut responsable de tout le travail concernant la construction du Tabernacle. Il construit le coffre de l’Arche d’alliance contenant les Tables de la Loi, la tente, l’absolutoire, la table pour les pains de proposition, le candélabre à sept branches, l’autel des parfums et les deux chérubins en or. L’immeuble a été acheté par le K.K.L. à de riches arabes. L’une des ailes qui servie de local au premier musée juif du monde est surmontée d’une menora à sept branches.
 

L’académie fut fondée en 1906 par Boris Chatz, originaire d’Europe de l’Est, homme très dynamique et actif dans la vie culturelle et intellectuelle de Jérusalem. Il participa à la fondation de musées et d’associations d’artistes.

 

III) LA MAISON DES ARTISTES. (Numéro 10, rue Smouël hanaguid)

Elle occupe l’ancien palais d’un pacha turc. Des expositions d’artistes israéliens contemporains ont lieu dans ces locaux.

 

IV) LE COUVENT SAINT-PIERRE DE RASTIBONNE.
   

V) LA SYNAGOGUE YECHOUROUN.

Le bâtiment en forme de demi-cercle, contient une vaste salle de prière, une bibliothèque et une salle de lecture. Il a été construit entre les années 1934 et 1936 et il a servi de première grande synagogue de la ville moderne de Jérusalem. De style international, le bâtiment se caractérise par ses lignes voûtées, il ne contient pas de fioritures et  ses fenêtres sont très petites. Architectes : Alexandre Friedman et Meyer Rubin. (Yéshouron, surnom d’Israël).

 

VI) L’AGENCE JUIVE.

Les bâtiments sont disposés en forme de fer à cheval autour d’une belle cour centrale. Fondé en 1929 (et réorganisés en 1971 de façon à y inclure les bureaux de l’Organisation Sioniste Mondiale et les organismes chargés de la collecte des fonds dans le monde) le centre des organisations sionistes au temps du mandat britannique est aujourd’hui le siège des institutions nationales qui relient les Israélites de la diaspora à l’Etat d’Israël. Elle est chargée de représenter les Juifs qui dans monde s’intéressent à Israël et ont en vue d’immigrer dans ce pays.
 
L’agence Juive d’Israël doit aux termes de l’accord avec le gouvernement d’Israël, organiser l’immigration, préparer l’intégration et aider les immigrants dans leur installation. Elle a eu pour but de délivrer les juifs des pays opprimés, de les faire monter en Israël, de les intégrer et de les réunifier au peuple juif.                                                                               
 Au rez-de-chaussée se tiennent les bureaux du K.K.L. et du Keren Hayésod (Appel Unifié pour Israël), bureau central de l’organisation sioniste mondiale. Dans les sous-sols, une bibliothèque sur le sionisme, le judaïsme, Israël et le Proche-Orient ainsi que les archives du sionisme mondial.
                         

VI) LA GRANDE SYNAGOGUE.

Inaugurée en 1983 ; elle est de style moderne, fonctionnelle et grandiose. Elle peut accueillir jusqu’à 1.000 hommes et 700 femmes. Elle est ornée de vitraux et d’illustrations inspirées de la bible.    
   

 
VII) HEIKHAL CHLOMO.

Le bâtiment de 11 étages surmonté d’un toit rond abrite les bureaux du rabbinat israélien. Il a été édifié entre les années 1953 et 1958. Il contient, outre les bureaux, les tribunaux rabbiniques, des salles de réunion, une synagogue dont les meubles ont été rapportés d’une synagogue italienne de la ville de Padoue, (18ème siècle), une bibliothèque et un musée d’objets de culte.

A l’entrée, la balance de la justice accompagnée d’une citation :

Deutéronome – Chapitre XVI – paragraphe 18

Tu institueras des juges et des magistrats dans toutes les villes que l’Eternel, ton Dieu, te donnera, dans chacune de tes tribus ; et ils devront juger le peuple selon la justice.

 

VIII) TERRA SANCTA.

Selon son nom en latin ce bâtiment s’appelle Terre Sainte et il se trouve au carrefour français, au début du quartier de Réhavia. Il a été construit par la mission catholique des moines protestants qu’on appelait également « La garde de la Terre Sainte». Pendant la période du mandat britannique, des moines enseignaient dans le collège catholique qui se trouvait à l’intérieur de l’enceinte. 

Le couvent franciscain abrita de 1948 à 1958 plusieurs facultés de l’Université hébraïque du mont scopus et la bibliothèque nationale avant leur installation sur le nouveau campus de Givat Ram.

 

IX) BEIT HA’AM. (Centre communautaire, rue Betsalel au coin de la rue Oussinskin)

Construit en 1951, il comporte une immense salle du nom de Gérard Béchar où a eut lieu, en 1961, le procès de l’Allemand Adolphe Eichmann qui avait dirigé la déportation des Juifs vers les camps d’extermination, en Europe, sous le gouvernement nazi, pendant la deuxième guerre mondiale. Eichmann fut trouvé en Argentine par le service secret israélien en mai 1960, au lieu où il se cachait et il fut conduit clandestinement en Israël et jugé selon la loi de 1950. Il a été le premier à être conduit au Beit Ha’am, le 16 avril 1961, selon un jugement spécial, avec sa tête le juge de grande instance, Moshé Landry. Pendant son procès qui a duré neuf mois, il y a eu 121 audiences et 110 témoins se sont présentés au tribunal. Il se trouvait seul, dans une cabine vitrée, complètement isolé, où personne ne pouvait entendre ce qu’il disait. Le procès d’accusation a été proclamé le 15 décembre : la mort. Le 31 mai 1962, il a été pendu, son corps a été brûlé et ses cendres ont été répandues dans la Méditerranée. C’est ainsi que ce fini l’un des plus grands et des plus orageux procès du 20ème  siècle.

 

X) L’ALLIANCE FRANCAISE. (Rue Agron)

Des programmes en français sont proposés et une bibliothèque est à la disposition des francophones.

 

XI) HOTEL PALACE.

Nom étranger d’un grand bâtiment au cœur de la Jérusalem moderne. L’hôtel Palace a été  un hôtel de première classe ; aujourd’hui, le bâtiment sert de bureaux au ministère de l’industrie d’Israël.                                                                     

Cet immeuble luxueux et respectable a été construit par des Arabes musulmans  qui  le nommèrent  Palace Hôtel. Il a été construit du temps du Moufti de Jérusalem  Hadj Amine Al’houssini, le représentant religieux de la communauté musulmane.  A son ouverture, en 1929, l’intention des Arabes  a été de détourner le flot des touristes étrangers des hôtels juifs. L’hôtel a été construit grâce aux fonds d’un homme pieux, le musulman Wak, sur un terrain qui lui appartenait, à la frontière du cimetière mamilla qui se trouve face à lui. Les dirigeants du Moufti ont prétendu que les fondations reposent sur des tombes musulmanes.
 
L’architecte turc prépara les plans de l’hôtel dans un style oriental et l’ingénieur juif Barouh Ktina, un homme de Tel-Aviv, entrepreneur et constructeur, s’occupa des travaux.  Le Palace a été utilisé comme hôtel pendant cinq ans. La majorité des clients étaient de riches arabes musulmans, les autres, de simples touristes. L’hôtel a été fermé après l’ouverture de celui  du Roi David, plus luxueux, plus moderne, avec un bien meilleur service et tout proche de là. A l’époque du mandat, l’immeuble du Palace est passé dans les mains des Anglais. Ici, ont eu lieu des différents congrès dont le plan de partage de  la terre d’Israël  entre les Arabes et les Juifs (Vaada Pil). Lorsque les Anglais quittèrent Israël et que tous leurs occupants eurent quitté l’hôtel, la Haganna prit possession de l’immeuble.
 
Le Palace se trouve rue Agron. De l’autre côté de la rue, dans le parc de l’indépendance,  un bassin pour la récupération des eaux de pluies porte le nom arabe de Mamilla. Il est entouré d’un cimetière musulman.

Le quartier Mahané-Israël, attenant à la Mamilla, a été crée par les ressortissants marocains et c’est le deuxième quartier juif en dehors des remparts. Ils venaient de l’ouest d’où le surnom du quartier « quartier de l’Ouest ». 

 

 

 

XII) LA MAMILLA.

C’est le nom arabe d’une des trois réserves d’eau au cœur de Jérusalem, dans la nouvelle ville, à côté de l’ancien cimetière musulman. Les Arabes ont trouvé les racines de Mamilla dans la  fusion des mots ma min Allah, en  un mot :  Mamilla. A l’origine ce bassin recevait les eaux de pluie qui descendaient des hauteurs des monts de Judée.

La fusion des mots arabes Ma Amin Allah, selon la croyance des musulmans envers Dieu (parce que disaient-ils l’homme à l’heure de la mort emporte ses secrets). Dans ce cimetière se trouvent plusieurs tombes des compagnons d’armes de Saladin et d’autres de chevaliers croisés. L’une d’elle, bien conservée, date de l’époque des mamelouks, elle porte le  nom de  El Kabkaya et date du 13ème siècle (1229).

 

XIII) LE TEREBINTHE.          (ELA)

Cet arbre pousse dans la région de Jérusalem.

L’arbre fleurit au mois de mars. A Jérusalem ces grands arbres se trouvent dans le parc de l’indépendance. Un grand et vieil arbre se trouve dans la cour de l’hôpital français, face à la porte nouvelle de la vieille ville. D’autres térébinthes se trouvent dans le jardin de l’indépendance. Un tel arbre a vu plusieurs générations passées. Les Turcs s’en servaient pour prendre les criminels.   
                                          
Une légende, répandue chez tous les habitants de la ville,  racontait que si cet arbre mourait, ce sera la fin du gouvernement turc en Israël, c’est pour cela qu’ils en prenaient grand soin, qu’ils mirent des cerclages autour de son tronc et qu’ils attachèrent les branches avec des morceaux de bois.
En arabe, Boutma est le nom Dieu. Quelques habitants juifs de la vieille ville sortaient alors des remparts pour venir respirer un air pur ici. Les jeunes y trouvaient un refuge et allaient jusqu’aux pistachiers (Boutma, en arabe).   
                

Ce grand et très vieil arbre  qui se trouvait sur la route qui menait, dans ce temps là, de la porte de Jaffa  au cimetière de la Mamilla avaient des branches qui s’étalaient sur une immense surface.

Les pèlerins mettaient une demi-heure de la porte de Jaffa pour arriver au cimetière.

 

XIV) LE JARDIN DE L’INDEPENDANCE.

Dans la partie supérieure du cimetière Mamilla s’étale, comme son nom l’indique, le jardin de l’indépendance ; C’est le plus grand des jardins de la capitale. La mairie a commencé les travaux d’embellissements sur ce terrain rocheux en 1957, et le jardin a été inauguré à la fin de l’année 1959. Chaque année les fêtes de l’indépendance sont organisées dans ce jardin et une foule de personnes s’y rendent. Le jardin s’étend sur un mont incliné vers le bassin de Mamilla, là où commence la vallée Gai Ben Hennon. Il descend et s’étend doucement vers la vieille ville.

 

XV) LA GROTTE DU LION.

Au moyen âge il y avait une grotte qu’on appelait  la grotte du  lion.  Shy Agnon, un de nos  plus grands écrivains nous la rappelle dans son livre Girshon. On désignait cette grotte comme le repaire d’un lion au cœur pitoyable qui y dissimulait le corps de ses martyrs afin que ceux-ci ne soient pas mutilés davantage.
 
Selon une légende, des Saints y seraient enterrés. Des pèlerins chrétiens  qui se rendaient à Jérusalem à l’époque des croisés, nous le rappellent, et les musulmans la nomment le cimetière du Lion.  Apparemment, le premier à avoir raconté cette histoire a été un touriste qui visitait Jérusalem en 1148. D’après lui,  12.000 Saints ont été tués par le roi perse (Kousrous) qui envahit le pays en 614 et qui conquit les Byzantins. Un touriste allemand, en 1165, parle aussi de cette grotte et de cette réserve d’eau  qui est à côté d’elle sans les nommer. Un autre allemand, en 1172, approfondi l’histoire en racontant l’origine du nom et décrit l’entrée de la grotte comme suit : « Sous la petite entrée, un escalier de cent marches  nous mène au fond de la grotte où sont enterrés anonymement des pèlerins qui ont été tués par  les Sarkanim ; ainsi appelait-on les musulmans au temps des croisés. Ces musulmans voulaient  brûler les morts à cause de leur odeur.
 
La nuit, cependant, un lion apparaissait et conduisait les corps vers l’entrée étroite de cette  grotte ;  et le touriste ajoute :  …et certaines personnes prenaient des mottes de terre de cet endroit pour traverser la mer. On disait, que si ces mottes de terre se trouvaient sur le pont d’un bateau, celui-ci naviguait avec sa propre puissance et arrivait en paix à destination ». Une autre légende chrétienne, en 1220, ajoute à ces histoires : …Et là, il y avait une entrée, et ils y priaient tous les jours. Parallèlement, en 1350, on raconte que ces 12.000 Saints ont été tués au nom de Jésus par ce même roi perse.
 

Un pèlerin juif qui vint à Jérusalem en 1260  a entendu l’histoire de la grotte et la raconte : «  Il y a là des ossements de Justes qui ont été tués au nom de Dieu par le roi de Grèce, et on devait les brûler le lendemain ; mais dans la nuit,  le lion vint, prit les corps des Justes qui remplissaient le bassin du bas et les emmena dans cette grotte. Le lendemain matin lorsque les gens du roi et le peuple entier arriva, ils virent que les ossements n’avaient pas brûlé et qu’ils étaient encore là, ils comprirent alors que c’était des Saints ».  Depuis, la grotte a pris le nom de grotte du lion.

 

XVI) LE CENTRE MONDIAL DE JUDAISME NORD-AFRICAIN. Rue Agron.

Expositions permanentes de photos antiques, affiches, cartes postales, timbres de la poste juive, sculptures, synagogues. Expositions temporaires d’artistes d’origine nord-africaine ou de toiles, photos et sculptures sur des thèmes liés à la vie juive au Maghreb. Expositions de manuscrits et de livres rares et anciens. La bibliothèque contient des centaines de livres d’œuvres d’écrivains, rabbins et érudits d’origine nord-africaine ; d’autres sur le folklore, histoire, musique, littérature, vie culturelle et vie religieuse.

 

 

 

La concentration de centaines d’immigrants dans la vieille ville  de Jérusalem enfermée dans ses murs allait poser des problèmes insolubles. C’est alors que leur chef charismatique, le rav David Ben Shimon qui avait réussi vers 1860 à les organiser en communauté structurée et indépendante, prit l’audacieuse décision de les encourager à sortir des murailles et à bâtir leurs maisons en dehors de la vieille ville devenue étouffante. Ils furent les premiers pionniers à le faire en fondant le premier quartier juif de la ville nouvelle, Mahané-Israël. Pour les plus pauvres, le comité de la Communauté maghrébine édifia au centre de ce nouveau quartier une grosse bâtisse commune de trois étages, chaque famille occupant une chambre, un puits d’eau douce trônant au milieu du patio central.

 

Il y a une dizaine d’années, le Comité de la Communauté maghrébine décidait d’évacuer les dernières familles qui logeaient encore dans le bâtiment pour en faire don au futur Centre Mondial du Judaïsme Nord-Africain. D’après son caractère historique, le bâtiment avait été entre-temps classé monument historique interdisant toute modification architecturale extérieure. Commencèrent alors les travaux de rénovation intérieure et la métamorphose est spectaculaire.

 

L’HOTEL DU ROI DAVID.

Il a été construit au début de la période du mandat britannique. (1931)

Sur l’aile sud de l’immeuble, pendant la période du mandat,  les locaux étaient occupés par le haut secrétariat du gouvernement britannique au pays. La résidence du commandement militaire et les bureaux de renseignements anglais (Intelligentsia) Le bâtiment était fortifié, entouré de fil de fers barbelés et gardé par les forces militaires britanniques. Le 22 juillet 1946, ETSEL fait sauter cette partie de l’immeuble. Après 1949 et jusqu’en 1967 il fut l’un des rares immeubles de la ville nouvelle. La restauration de la partie endommagée fut accompagnée  de l’ajout de deux étages.
 

L’hôtel se trouve à une distance d’un kilomètre et demie de la tour de David et offre une vue splendide sur les remparts et le musée de David. En 1956, la famille Federmann, se porte acquéreur de cet hôtel. Il appartient aujourd’hui à la chaîne des hôtels Dan. Il a été et il est encore à ce jour un des plus magnifiques hôtels du pays, de nombreuses personnalités y descendent.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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GOUSH NAHLAOT

 

Notre randonnée commencera au début de la rue Yaffo,  sur un grand parking où nous voyons le bâtiment de l’de l’alliance israélite universelle (Kol Israël Havérim). Cette école crée en 1889 (pendant l’occupation turque) pportera le nom Thora et travail, elle a été construite grâce aux dons du millionnaire le baron Lucien de Hirsh. Lle nom de la rue attenante porte le nom de rue de l’alliance israélite. En haut de la façade, dans unn eencadrement en pierre, deux mains sculptées représentent le symbole de l’Alliance Israélite.
 

 
GOUSH NAHLAOT
Notre randonnée commencera au début de la rue Yaffo,  sur un grand parking où nous voyons le bâtiment de l’alliance israélite universelle (Kol Israël Havérim). Cette école crée en 1889 (pendant l’occupation turque) portera le nom Thora et travail, elle a été construite grâce aux dons du millionnaire le baron Lucien de Hirsh. Le nom de la rue attenante porte le nom de rue de l’alliance israélite. En haut de la façade, dans un encadrement en pierre, deux mains sculptées représentent le symbole de l’Alliance Israélite.
 Un peu plus loin, toujours dans la rue Yaffo, l’immeuble de la société Clall a remplacé une autre école de l’alliance israélite qui a été détruite en 1970, seule reste à l’entrée de l’immeuble l’inscription en fer forgé où est inscrit : alliance israélite Jérusalem.

D’après d’anciennes photos on peut se rendre compte que tous les élèves de l’époque étaient habillés comme les Turcs coiffant même le turban.

L’Alliance Israélite a été fondée  en 1860 par un juif français dont le but principal a été de créer des écoles  primaires, secondaires, et d’autres professionnelles ; enseignement agricole et divers ateliers dans les pays de l’Orient et en Afrique du Nord. La société a construit une école dans la vieille ville ainsi que plusieurs autres dans la ville nouvelle. Joseph Kriger, Juif hongrois, vient en Israël en 1869, plus spécialement  à Jérusalem en tant que secrétaire du gouvernement turc et il décédera en 1904. Abraham Entéri vient de Russie et meurt  à Jérusalem en 1919.  Tous les deux auront l’honneur que deux rues de la ville Sainte portent leur nom.
Notre guide nous rappelle l’histoire écrite par Shy Agnon sur le chien Balak. Le héros en est Itzhak Koumer, petit-fils du rav Youdel, sioniste naïf dont l’enthousiasme pâlit devant le chômage et le vide spirituel qui caractérisent la deuxième Alya. Il est ballotté par les événements plutôt qu’il ne mène sa vie. Il laisse le destin choisir pour lui et finit par perdre la foi. Le réalisme satirique du roman est brouillé par l’intrusion fantastique du chien Balak, chien juif et raisonneur, irréfléchi, têtu et aimant, que l’on croit enragé et qui erre dans les quartiers cosmopolites de Jérusalem poursuivi d’une incompréhensible malédiction jusqu’au jour où il arrive près de l’Alliance Israélite Française. Là, se trouve une personne qui ne comprend et ne lit que le français, et au lieu de lire de droite à gauche le mot כלב   (chien) lit de gauche à droite et trouve le mot בלכ   balak.

Comme nous le verrons aussi dans le pâté de maison de Nahlaot certains murs d’immeubles sont recouverts de tôles. A l’époque beaucoup de personnes étaient pauvres et il a fallu construire des immeubles modestes. L’argent faisant défaut, les constructeurs ont monté les immeubles avec des blocs  de béton, seulement ce béton n’était pas du tout étanche et, pour protéger les locataires de l’humidité ils ont appliqué aux murs extérieurs ces feuilles de tôles.

 

LA MAISON MAUDITE

C’est une maison individuelle, avec un toit de tuiles rouges, située rue Yaffo. Le ministère de la santé occupe aujourd’hui les locaux. Les Turcs l’occupèrent en tant qu’hôpital et l’appelèrent Amoustapha, mais son histoire remonte à plus de 120 ans lorsque cette maison était habitée par une famille arabe. Le jour de son mariage le fils de la famille meurt, les parents n’ont trouvé rien de mieux que de l’habiller, de le préparer tout de même pour les noces et de le transporter dans la salle de réception. Là, ils l’installent sur une chaise jusqu’à ce que les invités s’aperçoivent de l’horreur du drame !

 

L’HOTEL KAMENITZ.

Il se trouve face à l’hôpital anglais. Aujourd’hui très négligé, c’était à la fin du 19ème  siècle un magnifique hôtel moderne entouré d’un grand parc.

Il était à l’angle de la rue Yaffo et, à cette époque,  c’était l’un des plus importants et l’un des plus somptueux hôtels de la ville Sainte. L’hôtel porte le nom  de son fondateur et propriétaire, Menahen Mendel Kamenitz, qui, lui-même, porte le nom de sa ville natale en Russie (Kamenitz). Ce dernier est aussi l’auteur du livre : Korot Ha’étim léysourin bé Eretz-Israël qui est sorti en 1840. «Les événements dans ce temps là, à Yéshouron (surnom d’Israël), en Eretz-Israël »

Cet hôtel faisait parti des dix plus belles maisons de la nouvelle ville de Jérusalem. Le poète Naftaly Herzl Imbert écrit un poème sur cet hôtel luxueux dont la première partie rappelle l’hymne nationale. Plusieurs personnalités comme Théodore Herzl et l’empereur Guillaume II ont logé dans cet hôtel.

 

EVEN-ISRAEL.

C’est un des premiers quartiers de la ville moderne, entre la rue Yaffo et la rue Agrippas. Il a été fondé en 1875 par une société qui comprenait 53 Juifs, d’où son nom car selon la gématrya le mot even représente le chiffre 53. Le verset a été tiré de la Thora :

Genèse Chapitre 49-Verset 24 :

Mais son arc est resté plein de vigueur, Et les muscles de ses bras sont demeurés fermes, Grâce au protecteur de Jacob, Qui par-là préparait la vie au rocher  d’Israël. (Even Israël)

Pendant de nombreuses années ce quartier a été le plus religieux extrémiste à l’Ouest de Jérusalem où Ashkénazes et Sépharades étaient mélangés. Abraham Moshé Lonetz, qui faisait des recherches sur le pays et sur Jérusalem en particulier, habitait au deuxième étage de l’aile qui donne au coin de la rue Agrippas. Yéhièl Mikaèl Pinas habita aussi ici pour les besoins de son travail, il s’occupait des implantations au 19ème  siècle. Il raconte :

J’ai loué une maison dans le quartier d’Even Israël  où il n’y a pas de lieu de prières et j’ai transformé cette maison en salle de Thora et de prières.

 

 

 

 
La maison de Pinas  se trouve derrière le cinéma Eden. Ce lieu n’était pas seulement une maison  mais aussi un centre d’études où les Sages ont écrit : « et jusqu’à la langue» œuvre sur le développement de la langue hébraïque et son enrichissement.

Ce quartier était le plus recherché à l’époque, les maisons étaient construites autour d’une grande cour où trônait un puits. Les toilettes et les cuisines étaient à l’extérieur des maisons.  Les fenêtres sont très caractéristiques, on retrouvera dans tous les quartiers de la même époque, les fenêtres entouraient de pierres lisses et coiffées en haut d’une arcade. Les murs étaient très épais, ils atteignaient un mètre d’épaisseur ce qui isolait complètement la maison. Ben Tsion aussi a été un bienfaiteur du quartier, il était aussi pauvre que son cœur était grand, il aidait toujours son prochain et la légende raconte qu’il était si généreux qu’il avait acheté une machine à coudre à sa femme. Un coup de folie, un rêve pour cette femme qui se retrouvait avec une machine à coudre Singer !  Il dut la payer à tempérament mais au bout de six ans n’ayant pas de quoi finir de la payer, il dut la rendre……

                                               

SOUCCAT-SHALOM.

Près de Mahané-Yéhouda, sur le côté de la rue Agrippas, près du pivot de la circulation de la nouvelle ville se trouve le quartier de Souccat-Shalom. A la hauteur du numéro 21 de la rue Yaffo, on rentre dans le quartier de Souccat-Shalom, peuplé par des sépharades, la majorité venant du Yémen. Leurs parents travaillaient dans le bâtiment, ils ont été les premiers Juifs de la nouvelle ville. Ils construisirent leurs propres maisons  en 1888. Shalom Konsatroum, immigrant de Russie, habitant Jérusalem travaillait dans une banque et s’occupait d’achats de terres. Il acheta du terrain dans ce quartier et vendit quelques parcelles à ces propriétaires peu nombreux et de faibles ressources. Le quartier prendra son prénom selon le psaume 76- paragraphe 3. Son tabernacle n’est-il pas dans Salem, et sa demeure dans Sion ?
Les anciens racontent que les habitants de ce quartier étaient différents des autres ; leurs cours et leurs maisons étaient propres et bien rangées, quelques familles habitaient dans des chambres  aménagées dans des sous-sols. Dans la journée le quartier était calme et paisible et ce n’est que le soir  qu’il renaissait. Les femmes allumaient les fourneaux en argile. Elles chauffaient ces fours avec des fétus de paille, des morceaux de bois et des morceaux de charbons. Sur ce feu, elles préparaient le dîner du soir pour leurs maris qui étaient en majorité des ouvriers en bâtiment. Les hommes s’allongeaient sur les rares matelas qui étaient posés à même le sol, dégustaient de l’arak, mangeaient des petits pois grillés ou cuits et chantaient à haute voix toutes sortes de chansons.
Toujours entre la rue Yaffo et la rue Agrippas, nous rentrons dans la boutique de Samy-Atikot. C’est la caverne d’Ali-Baba avec son propriétaire qui, né à Jérusalem, a vécu toute l’histoire de cette ville. Sa boutique est une ancienne maison de style arabe et son plafond est formé de deux grandes arches ; un slik, (cachette d'armes) datant de l’organisation Etsel se trouve toujours dans les sous-sols de la maison.  On rentre dans la boutique par un petit passage et on en ressort de l’autre côté sur un deuxième passage qui donne sur l’établissement Beit Hinour Yétoumim, dont l’inscription reste encore à ce jour (école éducative des orphelins). Ce grand bâtiment face à la maison de Samy-Atikot, est un très beau modèle d’architecture du 19ème siècle. On retrouve ici encore, comme on l’a déjà vue, l’encadrement des fenêtres faites de pierres lisses avec une arche en haut de cette dernière ; le grillage spécial des fenêtres porte le nom de samsam ou soumsoum, il ressemble en effet aux grains de soumsoum. On se trouve dans la rue Bila.
 La rue Bila ou plutôt le passage Bila n’a pas été construit pas les Tucs mais tout simplement par les Juifs du quartier. Il n’y avait pas d’issue pour se rendre des maisons à la rue Yaffo et les habitants du quartier une nuit se décidèrent à ouvrir ce tronçon de rue. Ils le firent  en un rien de temps d’où les initiales de B.I.L.A. ( Bin laïla Ayta)
Toujours dans ce même quartier on se promène dans l’impasse Aboulafiya et en regardant une maison détruite on peut alors se rendre compte de l’épaisseur des murs qui atteignaient un mètre de largeur.
 

 
Au numéro 25 de cette même rue, le balcon de la maison  fermait par un encadrement en bois et peint en vert rappelle comment les habitants du quartier agrandissaient la surface habitable de leur appartement.

Un peu plus loin, au coin de la rue qui sinue, en haut du mur nous voyons un grand 8 allongé, en ferraille. Il provient du matériel des voies ferrées et sert de soutien aux murs des maisons insalubres. En mettant deux 8 face à face et en y fixant une barre de fer sur les murs intérieurs de la maison, on arrivait à soutenir les fondations de celle-ci pour qu’elle ne s’écroule pas.

 

MAHANE ISRAEL.

Le quartier Mahané-Israël, attenant à la mamilla, a été crée par les ressortissants marocains et c’est le deuxième quartier juif en dehors des remparts. Ils venaient de l’ouest d’où le surnom du quartier « quartier de l’Ouest ». 

 

MASKERET MOSHE et OHEL MOSHE.

Rue Rabbi Arié Lévine.

Maskéret Moshé et son quartier jumeau Ohel Moshé furent élevés dans les années 1883-1885  grâce à des fonds réunis par Sir Montéfiore, le premier quartier pour les Juifs ashkénazes, le deuxième pour les sépharades. Pourquoi deux quartiers différents pour ces Juifs ? Tour simplement parce que leur culture, leur rythme de prières et leurs langues étaient différentes. Chaque quartier s’élève autour d’une grande cour centrale comportant des puits.

Les premiers habitants provenaient de la vieille ville.  Les portes du quartier sont surmontées d’une inscription mentionnant le nom de Moses Montéfiore.

Une tout petite synagogue, au milieu d’un petit passage a été construite grâce aux dons d’un Juif, Efraïm Tarento, célibataire, sans enfants et sans famille. En 1890, Tarento voit son rêve se réaliser car il a fait promettre à la communauté juive du quartier de lui lire le Kaddish (prière des morts) chaque année, pour l’anniversaire de sa mort jusqu’à la venue du Messie. Jusqu’à ce jour la promesse de cet homme est respectée.

La synagogue est si petite que quelques chaises ont été installées dans le passage pour que les femmes puissent se joindrent aux prières.

Le quartier de Ohel Moshé est caractéristique d’un quartier juif sépharade avec son adorable jardin public entouré de quelques bancs sous d’énormes mûriers.

Tout près de ce jardin un petit appartement abritait la famille de Yossi Bannaï et c’est dans ce jardin que le compositeur écrivit le chant : Et Moïse Akatan…
Montéfiore créa un fonds d’aide à la construction de Jérusalem, qui permit de bâtir cinq quartiers qui portent son nom : Outre Yémin Moshé on trouve les quartiers de Bné Moshé, Maskéret Moshé, Ohel Moshé, Zihon Moshé et Quiriat Moshé. 15 autres quartiers dans la ville de Jérusalem seront construits grâce aux fonds du philanthrope Sir Moses Montéfiore.

Le scénario de la pièce de théâtre Boustan Sépharadi écrit par Navon lui a été inspiré dans le quartier de Ohel Moshé car il a habité au 11 de la rue Gilboa pendant quelques années.

Face à la maison de Navon, celle de Shimone Parnass qui a eu la vie sauve grâce à Victoria Cohen, une voisine du quartier. Un nuit, en plein hiver, avec le froid et la neige qui tombait dans la ville, Victoria eut le courage de prendre le bébé des mains de sa mère complètement perdue et de l’emmener à l’hôpital le plus proche où il fut sauvé.

 

 

 
MISKENOT-ISRAEL.

Il se situe entre la rue Bezalel et Mahané-Yéhouda. Il a été fondé en 1875 et porte le nom  du verset de la Thora :

Chapitre 24 – Paragraphe 5

Qu’elles sont belles tes tentes, ô Jacob ! Tes demeures, ô Israël !

Jérémie -Chapitre 30 – Paragraphe 18


Ainsi parle l’Eternel : Voici, je vais restaurer les ruines des tentes de Jacob, prendre  en pitié ses demeures……

En se promenant dans la quartier de Miskénot-Israël construit par Rivline en 1875 on peut remarquer, en bas des escaliers d’une maison, une entrée en pierres, surmontée d’une arche, avec sa porte en fer, qui servait alors de four public. Les femmes venaient ici faire cuire leur pain et leur repas. Le long de notre promenade, on a eu la possibilité d’en voir plusieurs, celui-ci se trouve à la hauteur du numéro 11 de la rue Birev.

Les habitants trouvèrent  dans le sigle de leur quartier le nombre de 832  qui, en gématrya correspond à Eretz-Israël.

Les pionniers du quartier racontaient que la caractéristique de Miskénot-Israël  venait de leur idéal qui était de vivre sur le mont Sion et sur les monts de la ville sainte.

 

 BEIT GORAL.

C’est un groupe de petites maisons misérables dans le quartier de Miskenot, sur le côté  de la rue Bézalel où logent des Yéménites. Le rav Nathan Adler, rav principal de la communauté britannique a contribué à la construction de cet ensemble. Il construisit 12 maisons plus la synagogue. Les Templiers de la moshava Agermanit ont aussi aidé matériellement les membres de cette communauté yéménite qui était vraiment dans le besoin ; en plus leur communauté n’étaient reconnue ni pas les ashkénazes ni par les sépharades.

De temps en temps il y avait un tirage au sort  pour les plus nécessiteux et d’après ce dernier ils distribuaient les appartements. De là vient de nom de Beit-Goral (tirage au sort).

Sur le pas de sa porte, Bila, une vieille femme de 90 ans nous raconte qu’elle habite ce quartier depuis 80 ans, qu’à l’intérieur de sa minuscule maison se trouve encore le puits qui lui servait à tirer l’eau.

 

ZIHON-TOUVIA.

De la rue Agrippas, on rentre dans ce quartier par une impasse.

Il comporte une seule longue ruelle où deux rangées de maisons se font face à face. Il a été construit par l’architecte Konrad Shik et par le rav Yosseph Lévin.

Il se trouve à la limite de Mahané-Yéhouda dans la ville nouvelle. La population est essentiellement constituée de communautés sépharades. Le quartier est fondé en 1931, pendant la période du mandat britannique grâce à Joseph Rivlin qui a eu la chance d’obtenir des permis de construire dans d’autres quartiers de la ville Sainte. Il a été le onzième quartier et là son nom ט"ב  = 11 selon le psaume numéro 145 paragraphe 7 :

 Ils ne tarissent pas sur la gloire de ta grande bonté, et ils chantent ta justice.

 

 

 
NAHLAOT TSION.
Tous les noms de rues de ce quartier commencent par Nahalat (propriété ou domaine). Au temps du mandat britannique, les Anglais ont décidé de détruire tous ces quartiers qui étaient insalubres mais le projet fut abandonné. Les Israéliens, en 1960, eurent la même idée, rasé tous ces quartiers et construire des immeubles. Heureusement ces travaux tombèrent à l’eau à cause du budget trop important qui leur a été refusé. Aujourd’hui ces quartiers sont préservés grâce à la société de protection des bâtiments et le quartier est en cours de rénovation.
C’est dans ce quartier que nous pouvons voir une feuille de tôle recouvrir toute la hauteur de l’immeuble, un des derniers souvenirs de cette époque. Sur un petit morceau de tôle récupérée, on peut même apercevoir le nom la société Shell.

Dans ce quartier se trouve la synagogue ADASS. Elle a été fondée en 1871 par la communauté Halavit Souri (syrienne) Elle est considérée aujourd’hui comme l’une des plus belles et des plus somptueuses du pays.

La famille Adass de la ville de Haleb en Syrie construit la synagogue en 1901. La communauté syrienne porte le nom de Aram Tsova pour la différencier de celle d’Aram Damesek ; ces deux noms sont tirés de la bible.

Le mur intérieur de la synagogue face à l’entrée  est recouvert d’un panneau de bois incrusté de nacre. Le mur du Nord porte l’inscription suivante : « Beit knesset Agadol de la communauté de Haleb de la ville de Téhila » Les murs ont été peint par Yaacov Shtark.

 

RUE GEVA : רחוב גבע

Ce quartier a été fondé en 1891 et David Sitton a écrit beaucoup d’histoires sur lui. Il prendra le nom de Ourfa du nom de la ville d’Ur, ancienne ville de Chaldée, sur la rive droite de l’Euphrate ; c’est de là qu’arriva Abraham avec les Bné-Israël.

 

 

 
ZIHON YAACOV et ZIHON YOSSEPH.

Ces deux quartiers se trouvent près de Mahané-Yédouda, dans la nouvelle ville et les occupants sont en majorité des Kurdes. A Zihon Yosseph, les habitants logeaient entassés dans des maisons modestes qui se trouvaient dans des impasses sinueuses. Le quartier porte le nom de Joseph Lévi, Juif ashkénaze, qui a vendu les terres aux premiers  habitants à condition que leur quartier porte le nom de son père Joseph.


Au numéro 25 de la rue Ayarquon nous visitons la synagogue des Kurdes. Elle a une estrade au milieu de la pièce pour la montée à la Thora, face à celle-ci le tabernacle et les sièges entourent  la pièce. Ils ont du mal à regrouper les dix hommes pour la prière car guide nous apprend qu’il y a 25 synagogues dans un périmètre de 25 mètres et 1.100 synagogues dans la seule ville de Jérusalem. C’est énorme si on sait qu’il y a 40 minarets et 880 églises. Jérusalem a une population de 700.000 habitants.

 

SHEVET TSEDEK.

On y rentre à la hauteur du n° 23 de la rue Shmouël Barouh et de la rue Bibas.

Il se trouve lui aussi près de Mahané Yéhouda et il a été fondé en 1890. Il a été le premier quartier très pauvre d’une communauté orientale. Ils ont construit leurs maisons avec des vieilles tôles qu’ils récupéraient des bidons de pétrole qui arrivaient au pays. Au début, ils ont appelé leur quartier Beit Apahim ou le quartier des tôles.

 

BATEÏ BROÏDE.

Ce quartier commence dans la rue Maskeret Moshé au coin de la rue Thabor. Ce quartier a été construit en 1903 par Moshé Broïdé et il est appelé également Beit Yaacovson ou Ohel Yaacov. Des dons ont été faits par des hommes puissants et riches pour la construction de ce quartier et les travaux ont été dirigés par Apotrophsim

 

BATEÏ WARCHA fondé en 1894 pour les familles de la yéshiva Warcha de Varsovie.  
                                  

NAHALAT SHIVA.

Nahalat Chiva a été le troisième quartier construit hors des murailles de la vieille ville. Le terrain fut acheté en 1869 par sept juifs qui habitaient la vieille ville, de là le nom du quartier qui signifie «propriété des sept » L’habitant de la première maison construite fut désigné par un tirage au sort, ce fut  Yoseph Riveline, qui fut aussi le seul habitant du quartier en construction entre 1869 et 1872. Chaque matin, inquiets, ses parents sortaient de la vieille ville pour s’assurer que ni les brigands ni les bêtes sauvages ne l’avaient tué.


Le quartier était deux fois plus long que large c’est pour cette raison que les propriétaires le départagèrent en 7 allées ce qui leur permettait à tous d’avoir la même superficie de façade qui donnait sur leur allée. La propriété s’étendait de la rue Yaffo jusqu’au cimetière de la Mamilla. Ils y construisent 160 appartements mais le quartier se dégrada très vite et dans les années 60, le quartier sera  en partie démoli sans autorisation gouvernementale et en 1980 des habitations voient le jour.

 

BATEÏ HONGARIM.

Les juifs de Hongrie habitent dans ce quartier de génération en génération ; aujourd’hui encore celui qui achète un appartement dans ce quartier est d’origine hongroise. Si une fille se marie et que son époux n’est pas Hongrois, elle va habiter dans le quartier de ce dernier. Pourtant les maisons restent à des  prix très élevés. C’est un des premiers quartiers construits en dehors de la vieille ville vers 1890. Les appartements sont construits en alignement, avec un étage et une cour intérieure. Une autre rangée de maisons leur fait face. Ainsi la face externe des constructions servait de protection, pareille à un rempart, contre les Arabes, l’isolement, les animaux nocturnes, tous ces dangers extérieurs qui existaient à cette époque. Les gens du quartier ont beaucoup souffert du rationnement alimentaire ; ils ont subi et participé à la guerre d’indépendance.


Nous voyons aussi des petits religieux avec des kipots blanches tricotées au  crochet et nous apprenons qu’ils font partis des Shalita. Beaucoup d’entre eux ne parlent pas l’hébreu mais le Yiddish.

 

Les quartiers de Nahalot comprennent aussi les quartiers de Knesset Israël, Chevet Ahim,, Zihon Ahim, Nahalat Yaacov, Nahalat Ahim, Névé Betsalel, Nahalat Tsadok et  Shaaré Hessed.  
     


Les noms des rues sont liés au culte et à la vie religieuse.


De très nombreux panneaux accrochés aux murs appelant à s’habiller décemment ou annonçant un événement comme le cours d’un rabbin, une vente, un décès ou une naissance s’éparpillent au coin de toutes les rues. Ces annonces sont les seuls moyens de communications des habitants du quartier, la télévision et les postes de radio leur étant interdits.

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SARONA - QUARTIER DES TEMPLIERS

Sarona porte le nom du Sharon, région où les Templiers se sont installées en 1871 parce que d’après des passages bibliques la Terre Sainte et principalement la région du Sharon étaient sacrées 160 ans auparavant, lorsque l’Allemagne n’était encore qu’un état et le royaume de Jésus, trois hommes viennent prospecter le pays afin de s’y installer. Le compte-rendu de leur voyage à leur retour était plutôt pessimiste, ils déconseillèrent aux membres des Templiers de venir s’y installer, la période n’étant pas favorable pour plusieurs raisons : Les Bédouins qui y faisaient régner la terreur, la chaleur, le manque de toute civilisation et l’absence totale de confort.
 

En 1868, après quelques années d’organisation et  de préparation, Christophe Hoffmann et  Hardegg les deux  principaux dirigeants  de cette communauté arrivent sur les côtes de  Haïfa  et entre 1869 et 1907 les fondations des sept moshavot des Templiers  voient le jour dans tout le pays. La première à  Haïfa , ensuite celles de Jérusalem , Bné Atarot,  Beit Lehem Aglillit et Aloné Aba. Les  Templiers ne construisirent pas d’églises mais des centres communautaires où le  peuple se réunissait pour toutes leurs activités. Il existe encore aujourd’hui  des archives impressionnantes sur cette communauté. Théodore Zendel exécuta les  plans des moshavot en 18 parties dont quatre étaient réservées aux parties  publiques. Les terrains distribuaient en loterie étaient tirés au sort par deux  enfants .
Yoël Moshé Salomon écrit un article sur lequel il précise que les liens entre les Templiers et les Juifs étaient très chaleureux  avant la montée du nazisme. Les pionniers de Petah-Tikva venaient prendre leur bouture de vigne à Sarona et malgré leur concurrence, ceux de Zihon Yaacov demandaient aux Templiers des conseils sur les maladies la vigne. La famille Schlouch qui habitait à Yaffo était aussi en relation avec eux pour profiter de leur nouvelle technologie.
 

En 1878, de retour chez lui, un voyageur écrivit un article dans son journal. Il raconte qu’en allant vers Naplouse il traversa le pays et admira les fermes agricoles qui commencent à voir le jour grâce à des personnes très courageuses. La moshava de Sarona existe alors depuis quatre ans.

A la fin du 19ème  siècle, un cartographe du  nom de Théodore Zendel produisit une carte d’Eretz Israël où apparaissent toutes  les moshavot germaniques des Templiers .

En 1898, l’empereur d’Allemagne Guillaume II arrive au pays  et  est reçu par les Templiers. Le  célèbre peintre Beaunfield  lui offre  quatre albums de photos sur les quatre moshavot du pays.

L’idée de Christophe Hoffmann  était de conquérir le cœur de quelques milliers de personnes  qui progressivement  se joindraient aux  « amis de Jérusalem »
 

Entre 1850 et 1860 Christophe Hoffmann et les membres de son groupe s’éloignent tout doucement de l’Eglise et fondent un mouvement religieux indépendant : L’organisation du temple, nom donné par le comité qui a eu l’idée de ce temple spirituel en Eretz Israël.

Bien que la communauté des Templiers n’ait atteint qu’un maximum de 1.700 âmes, elle a eu une très forte influence sur le développement  moderne d’Eretz Israël dans les domaines de la construction, de l’agriculture, la culture, l’hôtellerie, le commerce et l’industrie.          
                                                                                           

       
                
 En 1898, les Templiers demandèrent de l’aide aux Juifs et ce sont les Shomrim (Gardiens-surveillants) qui viendront à leur secours, cette démarche prouvera à tous les habitants du pays  le  haut degré de capacité des Surveillants d’Israël.
Les premiers eucalyptus plantés en Israël ont été plantés à Artas, puis à Mikvé Israël     (arbres importés d’Algérie) et enfin dans le quartier de Sarona. Les marais et la malaria se propageaient alors tout autour du wadi Mousrara.
Les Templiers plantèrent de la vigne et firent leur propre vin. Les plants de vigne formaient un grand cercle tout autour de la moshava et ils s’étendaient sur les pentes du wadi Mousrara sur 250 dounan (ares). Ils vendaient leur vin à l’étranger et leur économie était florissante. Le cellier, construit en 1898, (bâtiment important en ruines aujourd’hui), contenait 50.000 litres de vin. C’était une longue allée étroite où  les nombreux tonneaux neufs s’alignaient contrairement aux tonneaux  déjà utilisés dans les caves des pionniers de Zihon-Yaacov. Il est possible que d’autres caves à vins  aient existées mais elles n’ont pas été découvertes.
De 1907 à 1910 Les Templiers s’adonnèrent à l’agriculture.  Ils arrivèrent ici avec de nouvelles conceptions de vie. Tandis que les pionniers mettaient le bétail au rez-de-chaussée de leur maison et vivaient au premier étage,  les Templiers construisaient leur propre maison avec un hangar indépendant et leur exploitation tout autour de la propriété comme en Europe. Ils choisirent de s’installer près de la chaîne de montagne de grès qui se trouve sur les hauteurs du wadi Mousrara  afin de servir du matériau pour la construction. Dans une des maisons du quartier se trouve  un  des rares pressoirs en état de marche qui existe au pays actuellement et qui date de 1920. Au plafond de cette salle les poutres de bois sont encore en bon état.
En 1930, le quartier s’agrandit autour de la moshava et l’architecte Mendelssohn construit des petits immeubles de style international. Le K.K.L. et la mairie de Tel Aviv acquirent tous les terrains environnants. C’est David Ben Gourion qui choisira des terrains autour de la moshava germanit pour établir la Kiria (le ministère de la défense) parce que les bureaux de Jérusalem étaient saturés, mais en décembre 1949 une loi de la Knesset décréta que toutes les institutions publiques devaient être transférées dans la capitale. Seul le ministère de la défense restera à Tel Aviv. De ce fait toute la partie Sud des maisons de la moshava germanit  se trouve aujourd’hui incorporée à l’intérieur de la Kiria.
 

 
En 1937 les frères Lamlé, architectes renommés, embellissent le quartier en construisant des rues piétonnes, en plantant des cyprès qui donneraient un peu d’ombre aux habitants du quartier et en s’occupant de mettre en valeur les points de  vues du quartier.
En août 1939, 18 membres de la colonie s’incorporent dans l’armée allemande et combattent sur le front européen. Les Templiers sont alors obligés de rester à l’intérieur de leur moshava et police anglaise les garde car ils sont considérés comme des ennemis. Pendant cette période de guerre, de nombreux  Templiers sont envoyés en Australie, et une partie des Juifs de nationalité israélienne qui sont revenus au pays en sortant des camps de concentration d’Europe s’installent à leur place.
Les Templiers étaient des intellectuels qui tenaient à élevaient spirituellement leur communauté et tous ceux qui les entouraient. Leur technologie était tellement à l’avant garde et leurs efforts si positifs qu’ils réussirent à attiraient dans leur communauté de nombreuses personnes.  Ce n’étaient pas des missionnaires. Ils avaient une vie culturelle intense et se retrouvaient dans le Beit Aam (la maison populaire) où avaient lieu les activités des adultes et des enfants.
Au début l’école était dans les mêmes locaux jusqu’au jour où ils la transférèrent dans des locaux neufs, la quantité d’enfants grandissant. Ils pensèrent construire le bâtiment du centre communautaire de style oriental avec une coupole mais ils changèrent d’avis et y mirent  un toit. Cette école deviendra l’hôpital de la Kiria après la guerre d’indépendance mais il a été détruit depuis six ans.
Si le bâtiment du centre communautaire existe toujours, la montre qui le surmontait a disparu ainsi que la château d’eau. Il fait le coin de la rue Kaplan et de la rue Eliezer.
En 1970 un énorme projet de onze grandes tours a été mis en place dans ce quartier mais en 1980 la société des patrimoines est intervenue en demandant que dans ce projet soit incorporé une surface de 40 dounan pour créer un parc, il suffirait de déplacer légèrement les tours pour garder et restaurer le quartier Sarona tout comme ont été restauré les moshavot germanit de Haïfa, Jérusalem et Beit Lehem Aglillit.
 


Les Templiers.

L'histoire des Templiers commence à la fin du 19ème siècle, en 1869, avec le mouvement religieux chrétien dont le but est de réunir en Terre Sainte les membres de cette secte. Ils prétendent être les véritables successeurs des terres d'Israël puisque que les Juifs ont trahi Jésus. Leur aspiration est de créer dans le pays un centre spirituel qu'ils appellent Temple (sanctuaire) d'où leur dénomination de Templiers. Ce sont des protestants, agriculteurs et grands bâtisseurs.

Après une brillante réussite économique ils fondent trois villages agricoles: Vil'alma (aujourd'hui Bné-Atarot), Beit-Lehem Aglilit et Valda'im (aujourd'hui Aloné-Aba).

Les Templiers s'accommodent rapidement des conditions de vie très difficile du pays.
Dans le domaine du travail, ils réussissent principalement à redresser la branche économique qui était imposée en Israël à cette époque et ils arrivent à gagner leur pain quotidien très facilement. Ils s'occupent de recevoir les pèlerinset produisent des outils industriels très modernes.
Le développement agricole est leur principal domaine. Lorsque la deuxième guerre mondiale éclate, les Anglais qui occupent alors le pays ont des craintes car les Templiers font partie de la cinquième colonne (nom donné aux partisans clandestins sur lesquels chaque adversaire peut compter dans les rangs de l'autre.)

C'est ainsi que le gouvernement du mandat renvoie les extrémistes Allemands en Australie et les colons qui restent sont tenus en maison d'arrêt dans leur domicile.

A la fin de la guerre, lorsque la catastrophe des juifs d'Europe a été connue, des implantations juives, unique en leur genre, se créent au pays et les juifs n'acceptent pas que les Templiers continuent de vivre parmi eux.

Les descendants des Templiers ont reçu des dédommagements très importants pour l'abandon de leurs biens.

 Les eucalyptus et les cyprès datent de l’époque des Templiers, ils achetèrent 6.000 dounam de terres à Sarona. Tout le quartier, les maisons comme les arbres…, sont sous la protection de la société de la conservation des bâtiments.
 

 
Sous le mandat britannique le quartier de Sarona était rempli d’entrepôts où la Haganna et Etzel cachés des armes, les deux associations étaient en discordance et là cause de cela les Anglais faillirent découvrir les armes mais un officier juif anglais prévint les israéliens qui enlevèrent les armes avant que les Anglais les réquisitionnent.
 
 Que 2000 Templiers ont occupés le pays et seulement 200 dans le quartier de Sarona.
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MISKANOT-SHAANANIM ET YEMIN MOSHE.

 

Au 19ème siècle, un grand nombre de personnes était attiré par le pays et ils se mettaient en quête de logements. Il s’agissait de chercheurs américains, de consuls ou autres personnalités. La vieille ville était alors un endroit insalubre où la pauvreté, la saleté et la maladie étaient installées. Les familles  vivaient dans des maisons insalubres au milieu desquelles se trouvait un patio avec un puits, une cuisine et les toilettes en commun. Le gouvernement turc de l’époque n’avait aucune règle d’hygiène et si un chat ou un chien crevait dans la rue, il fallait des jours sinon des semaines pour que la voirie vienne l’enlever ce qui provoquait toutes sortes d’épidémies. Lorsque Moshé Montéfiore décida de créer un hôpital, celui de Rothschild existait déjà dans la vieille ville mais il était si petit (une vingtaine de lits) que les malades étaient obligés de se rendre dans un deuxième hôpital qui appartenait à la mission anglaise.
 

 
Le problème est que les Juifs qui étaient hospitalisées à la mission étaient soignées par des sœurs chrétiennes qui les influençaient à se convertir C’est pour cette raison que Moshé Montéfiore pensa ouvrir un deuxième hôpital hors des murs mais il comprit très vite que personne ne s’y rendrait à cause de la distance et de la peur qu’avaient les gens de franchir les remparts.

 

Yéhouda Toura fut un Juif Sépharade qui vécut en Amérique. Ses ancêtres s’intéressaient déjà au sort des Juifs qui vivaient dans les implantations en Israël.  L’un d’entre-deux Abraham Toura, en 1694, a reçu le grade  d’administrateur d’Eretz Israël pour avoir réuni des fonds pour aider les habitants de la ville Sainte dans le pays des patriarches. Ce titre a été transmis également à son fils Moshé.
 
Yéhouda naquit à New-port, son  père Isaac était alors le rabbin de la communauté juive de la ville. Du Nord de l’Amérique, Yéhouda se retrouva  au Sud, à la Nouvelle-Orléans où il fit sa fortune. Tombé très malade, il demanda aux Juifs de Jérusalem de prier pour lui au Cotel. Un peu plus tard, une période de famine sévit à Jérusalem et un jour les Juifs du quartier virent arriver un énorme convoi de chameaux porteurs de sacs de blé et de toutes sortes de nourriture, c’est ainsi que Yéhouda Toura remercia les Juifs de la vieille ville en les sauvant de la famine. Il fit don également de 50.000 dollars pour les Juifs de Jérusalem. Ce fut le premier don qu’un Juif américain fit à Israël.
 
En 1854, Yéhouda Toura mourut à l’âge de 79 ans. Cet homme extrêmement riche, a beaucoup œuvré  pour la communauté juive. Il légua une somme importante destinée aux pauvres de Jérusalem. L’un des exécuteurs testamentaires fut Moshé Montéfiore Le quartier de Miskénot-Shaananim fut construit grâce cet argent. Il s’appela tout d’abord Les maisons Toura comme le prouve l’inscription surélevée, gravée dans la pierre, au milieu du bâtiment.
 
Mishkénot Sha'ananim ou les demeures paisibles est le premier quartier fondé hors des remparts de la vieille ville  en 1862 grâce au promoteur Moshé Montéfiore, Juif anglais d’origine italienne qui été l’attaché d’une société anglaise ; il a été le plus grand philanthrope des Juifs en Israël et dans le monde entier.  Lors de son cinquième voyage en Israël (sur sept) Montéfiore arriva dans la capitale,  et en partie grâce à l’héritage de Yéhouda Toura, il demanda l’autorisation au pacha de Jérusalem, Ahmed Aga El Doudar,  d’acheter la partie des terres où se trouve ce quartier aujourd’hui    Le secrétaire de Montéfiore, sous les ordres de son patron, dirigea les accords d’achats amusants entre les deux hommes et qui nous rappellent étrangement l’histoire de l’achat de la grotte de Mahpéla par notre  patriarche Abraham.
 

 
(Genèse – Chapitre 23) 
Lorsque le ministre demanda le prix des terres, le cheik lui répondit : Tu es  mon frère, la prunelle (de mes yeux) mon ami, prends-le en une seule fois. Cette terre appartenait à mes ancêtres, je l’ai reçu, je n’ai aucune idée de son prix et personne n’en connaît l’existence et à toi, je te la donne gratuitement, sans t’en demander un sou, mon frère, elle est à toi…. Après un laps de temps pendant lequel  Montéfiore  se renseigna  sur le prix des terres il vint trouver le cheik et une discussion entre amis s’engagea pendant une journée entière. Moshé Montéfiore  lui dit enfin : Tu es mon frère, mon ami, mon aîné, je te fais un cadeau de 1000 livres et nous irons ensemble devant un juge musulman.
 
Ainsi se conclut l’affaire car Montéfiore voulait un acte d’achat prouvant que les terres appartenaient au peuple juif.
La somme  pour l’achat de ses terres était très élevée et demanda une vérification très approfondie à Montéfiore. Il appela l’endroit : Le vignoble de Moshé et Yéhoudit d’après son prénom et celui de sa femme.  Son projet initial était de fonder ici un hôpital mais il changea  d’idées car il aurait été trop loin de la vieille ville et il décida de bâtir un nouveau quartier d’habitations qui permettrait à la population du quartier juif de la vieille ville qui vivait dans la misère d’en sortir.
 
Des ouvriers arabes chrétiens de Beit-Lehem construisirent le bâtiment avec les pierres des carrières environnantes qui furent taillées sur place. La première publicité sur le quartier parut dans un journal le 12 décembre 1858. L’article du journaliste donnait tous les détails sur le bienfaiteur et ses projets. Le 1er décembre 1860 un deuxième article annonça la fin des travaux.
 
Seulement les Juifs refusaient de sortir des remparts qui les protégeaient, ils craignaient les brigands et les bêtes sauvages qui rodaient à l’extérieur. Le philanthrope leur proposa d’habiter gratuitement dans les nouveaux logements, mais même cet avantage là ne les décida pas et ce n’est qu’en 1865, lorsque l’épidémie de  choléra se déclara dans le quartier juif et qu’elle fit des ravages que les habitants s’aperçurent que le nouveau quartier était épargné grâce aux meilleures conditions de vie, ils consentirent enfin à venir occuper appartements.
 

Du haut des remparts les gardiens surveillaient les environs et surtout le nouveau quartier. Un code avait été convenu entre eux ; si le moindre danger apparaissait aux nouveaux locataires, ils devaient faire des signaux aux gardiens grâce à des lampes qui devaient allumer et éteindre plusieurs fois de suite. Les gardiens arrivaient alors en courant au secours des malheureux. Plusieurs anecdotes ont alors eu lieu à cette époque dont celle-ci : Une jeune fille qui habitait à l’intérieur des remparts voulut le modèle d’un rideau crocheté qu’elle avait vu dans le quartier de Miskénot Shaananim en vue de sa future dot. La propriétaire ne voulant pas le lui donner, la jeune fille partit une nuit, à l’aide d’une lampe, pour copier, en cachette,  le modèle du rideau; malheureusement, sa lampe tomba par terre malencontreusement et les secours arrivèrent… pour rien !

 
Le moulin.
La première étape du projet du nouveau quartier hors des remparts a été la construction du moulin à farine en vue de fournir du travail aux habitants. D’une hauteur  de 20 mètres il a été construit sur le modèle d’un moulin à farine anglais et il a fonctionné grâce à un mécanisme perfectionné qu’ils firent venir spécialement d’Angleterre. Le moulin fonctionnait grâce à deux meuniers anglais et bien plus tard,  deux nouveaux immigrants Juifs prirent le relais pour l’actionner, l’un deux était Isaac Rosenthal. On raconte que les Arabes qui voyaient les meules du moulin devinrent jaloux et s’adressèrent à l’un des cheiks  pour qu’il le maudisse.
 
Il leur promit que dès que la pluie viendra tout chancellera. Lorsque la pluie arriva et que le moulin, les meules, ainsi que tout l’intérieur resta intact, les Arabes racontèrent que c’était l’œuvre  des démons. Le moulin ne fonctionnait pas tout le temps parce que les vents étaient faibles  et que le blé ne correspondait pas à celui d’Angleterre, pour finir les meules et le mécanisme se détériora et l’équipement fut abandonné. Les ouvriers écrivirent au ministre pour lui demander de l’aide mais le temps que le courrier arrive de nouveaux moulins à vapeur virent le jour. Pendant la guerre d’indépendance, le moulin à farine servit de tour de garde aux combattants Juifs. Les défenseurs de la ville construisirent un abri en béton sur le toit du moulin.
 

 
L’église écossaise se trouvait près du moulin, aussi, un dimanche, lorsque le gouverneur général sortit de l’église où il venait de prier, il aperçut le changement sur le haut du moulin et devint furieux. Il envoya un des ses hommes pour saboter la nouvelle position israélienne mais pour réaliser sa mission le soldat prépara un explosif trop petit et l’abri resta intact. Les défenseurs  proposèrent au saboteur de se contenter de faire un rapport sur l’attentat, il tomba dans le piège et fut d’accord ; Ils convinrent ensemble que la semaine suivante lorsque le gouverneur général irait prier, l’abri en béton exploserait. C’est ce qui se passa, mais ce qu’ils ne dirent pas au soldat anglais c’est que, dans la même nuit, ils construisirent le même abri sous le toit du moulin, au nez et à la barbe des Anglais.
 
La diligence
Dans une pièce vitrée, près du moulin, se trouve une copie de la diligence par laquelle Sir Moshé Montéfiore et sa femme Yéhoudit arrivaient au pays. Au-dessus de la diligence les armoiries de la famille Montéfiore à l’intérieur desquelles  est inscrit en toutes lettres le mot Jérusalem. Malheureusement des vandales ont saccagé la diligence du philanthrope et y ont mis le feu ; c’est Boris Schwartz, le directeur des beaux-arts de  Bézalel qui  a fait la copie exacte que nous pouvons admirer aujourd’hui.
 

 
En descendant la rue Yémin Moshé et en tournant à droite, on trouve le bâtiment qui sert aujourd’hui de salle de concert. C’est l’extrémité des  deux bâtiments d’origine du quartier. Un de ses logements servaient, à l’époque, à héberger le couple de bienfaiteurs  pendant leur séjour dans la capitale. Plus tard différentes institutions publiques comme une synagogue, une boulangerie et des ateliers artisanaux pour les nouveaux résidents se sont ouverts tout autour.
 
En continuant de descendre, on arrive au bâtiment central. Il y avait ici 28 appartements et dans chacun d’eux deux chambres et des toilettes. En haut et sur toute la longueur du bâtiment se trouve une rangée de créneaux qui rappellent ceux des remparts de la vieille ville situés juste en face. C’est pour former un ensemble harmonieux entre la vieille et la nouvelle Jérusalem que les architectes ont conçu le bâtiment sur le modèle de la vieille ville. Ceux qui profitèrent de ces logements étaient des hommes vertueux et des disciples de la Thora.    
                                         
Le fer a été importé directement d’Angleterre et en s’approchant des grillages on peut encore lire le nom de la firme anglaise qui l’a procuré au ministre. Le bâtiment est construit comme une forteresse, les fenêtres sont grillagées et les portes sont renforcées avec des barres de fer ; malgré cela les premiers Juifs n’avaient aucune sensation de sécurité et avaient peur d’y vivre. L’une des maisons renfermait le bain rituel et deux puits pour la consommation d’eau potable.
 
La crainte des nouveaux venus était bien fondée car un des premiers habitants, Shimon Ben Yossef Habbad  a été assassiné au coucher du soleil  entre la vieille ville et le nouveau quartier. Le rav Aharon Ben Shmouël Arshler est mort de ses blessures après avoir reçu une douzaine de projectiles  lorsque, la nuit tombante,  il poursuivit ses voleurs qui sortaient de chez lui.

Au milieu du bâtiment sur un fronton, un passage de la Bible est gravé dans la pierre :

Isaïe – Chapitre 32 - -Paragraphe 18

Mon peuple habitera dans un séjour de paix, dans des demeures bien protégées et dans des retraites tranquilles

 
Yémin Moshé.
 

 
Avant les fondations du quartier Yémin Moshé de nombreux pauvres s’installèrent sur les terres appartenant au Kerem Moshé Montéfiore. On leur construisit des baraques précaires et des masures misérables où ils vécurent.
 
Face au mont Sion, de l’autre côté de la rue Yémin Moshé se trouve le quartier du même nom. Si on se promène dans les ruelles en jetant un coup d’œil dans les cours on peut se rendre compte de l’atmosphère agréable qui entourait le quartier. Il a été construit au début des années 1890 grâce aux fonds du ministre Moshé Montéfiore et c’est le premier quartier qui portera son nom. De là vient l’expression de " Montéfiore le vieux " comparé au nouveau quartier de Kiriat Moshé appelait " Montéfiore le nouveau"
 

 Les habitants du quartier ont choisi le nom de leur quartier selon le passage du livre d’Essaie : Chapitre 63 – paragraphes 11 - 12

Alors son peuple se souvint des temps antiques de Moïse : où donc est Celui  qui les fit remonter de la mer avec le pasteur de son troupeau…Celui qui, pendant la marche accompagna la droite de Moïse de son bras glorieux, fendit les eaux à leur approche se faisant ainsi un renom pour l’éternité.
Le quartier Yamin Moshé a été partagé en deux, la partie sud était réservée aux Sépharades. Sa rue principale porte le nom de Yéhoudit en souvenir de la femme de Moshé qui l’accompagnait et qui s’inquiétait pour le peuple juif et la paix dans la ville de Jérusalem. La rue principale du quartier ashkénaze porte le nom de Nathan en souvenir de Nathan Marcus Adler, le rabbin très connu de la communauté juive d’Angleterre à cette époque. Parmi les locataires du quartier Yémin Moshé, plusieurs étaient de célèbres Sages comme le rav Isaac Badaav dont les livres étaient de véritables manuscrits. L’un d’eux comporte même divers sujets sur Eretz Israël. Le rav Ko’inka rédacteur d’un recueil faisait paraître chaque semaine une revue sur la Thora et la justice.
 
Pendant et après la guerre d’indépendance le quartier Yémin Moshé fut frontalier  avec la Jordanie et il fut touché à de nombreuses reprises par les tirs ennemis. Il était  le lien entre le quartier juif de la vieille ville et la ville nouvelle. Plusieurs habitants abandonnèrent les lieux  et ceux qui y vivaient étaient en majorité des pauvres et des nouveaux immigrants.  Après la guerre des six jours et l’agrandissement de la nouvelle ville le gouvernement et la mairie de Jérusalem décidèrent de restaurer le quartier.
Ils relogèrent toute la population dans des quartiers plus populeux et une nouvelle population de riches s’installa à leur place
 
La cinémathèque d’aujourd’hui servait de caravansérail à l’époque où les pèlerins arrivaient en Terre sainte. Bien que près des remparts, elle était le tremplin entre la route et la vieille ville. Lorsque les convois arrivaient tard et que les portes de Jérusalem se fermaient les gens louaient des chambres dans le han.
 

Aux pieds du célèbre restaurant Miskenot Shaananim, dans un jardin, se trouvre un morceau d’aqueduc datant de l’époque du deuxième Temple. Par ce conduit les sources d’eau d’Hérodion étaient distribuaient dans les trois bassins de Jérusalem dont la  Brihat Asultan dans le creux de la vallée.

 

 

 

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GIVA’TAYM
   
Nous habitons une ville, nous vaquons à toutes sortes d'occupations ou de loisirs sans souvent penser comment et grâce à qui la ville a été findée et c'est bien dommage car il est important de se souvenirs de ces idéalistes.
 

 
Seuls les Anciens de Giv’atayim sont capables de définir les frontières de la ville qui sont enchevêtrées entre Ramat Gan et Tel Aviv, il arrive qu’un trottoir de la rue appartienne à la ville de Ramat Gan et l’autre à Giv’atayim. Giv’atayim  =  deux collines.
 

Le quartier Borohov. Dov Bar Borohov a été l’initiateur  de l’idée du sionisme socialiste.

Borohov est le premier quartier qui a été fondé à Giv’atayim le 2 avril 1922 et  les 22 premières maisons avaient toutes le même style avec leurs toits recouverts de tuiles rouges. 21 familles s’installèrent sur les lieux dont la famille Shneiderman et la dernière maison fut occupée par Abraham Evrenstein qui était célibataire. Cet homme avait une maison très spacieuse et une immense terrasse. A cette époque le travail de Léa était de former des jeunes filles à travailler la terre pour qu’elles deviennent agricultrices, les temps étaient durs, les logements peu nombreux et il lui vint l’idée de les loger chez Abraham. Il accepta, les hébergea et les jeunes pionnières se mirent au travail.
 
Le K.K.L joint à plusieurs instituts sionistes créèrent  ce quartier comme étant une partie intégrale  de l’Etat  pour encourager l’implantation juive  non pas seulement au niveau du travail de  la terre  mais aussi pour condenser  les villes et soutenir les ouvriers qui y travaillaient.  C’est ainsi que les dirigeants achetèrent  300 ares de terres près de Tel Aviv dans le seul but de donner du travail aux ouvriers et de partager les terrains équitablement entre chaque membre.
 

Itsrak Isidore Mamelouk

Au numéro 12 de Borohov se trouvait la pharmacie homéopathique d’Itsrak Isidore Mamelouk qui a été l’un des premiers pharmaciens du pays qui soignait sa clientèle à l’aide de plantes médicinales. La cabane familiale des Mamelouk existe encore à ce jour et attend une éventuelle restauration à moins qu’un promoteur achète le terrain et la maison abandonnée. Pour ses préparations médicinales Isidore se servait entre autres des feuilles de son eucalyptus qui trône encore majestueusement dans la cour.
 
Dans ce jardin nous rejoignons le fils d’Isidore, Jonathan qui est fière de nous raconter quelques anecdotes vécues par lui et  sa famille. Il nous dit que dans son jardin pousse jusqu’au jour d’aujourd’hui des herbes que son père employait pour soigner ses malades. Jonathan  a toujours été végétarien, n’a jamais toujours ni à l’alcool ni à la cigarette et apparemment ce traitement lui convient car vu son âge avancé il se porte comme un charme.  Si lui n’a pas été pharmacien sa fille Milly  a reprit la relève de son grand père et tient une pharmacie homéopathique au pays.
 

 
Il nous raconte encore l’histoire des poissonniers  du quartier qui n’avaient rien pour envelopper leur marchandise, alors le poissonnier allait régulièrement à la recherche d’emballages et en 1929 ce produit était plutôt rare et il ne trouvait que du papier journal qu’il rapportait dans son magasin pour emballer ses poissons. Le seul problème fut que les personnes s’arrêtaient pour lire les journaux qui étaient rares à l’époque et n’achetaient pas toujours des poissons !...
 
Isidore Mamelouk né en Allemagne a été un véritable sioniste, il était amoureux du pays et monta en Israël en 1907 après avoir assisté à plusieurs congrès d’Herzl dont il était l’ami. Il disparu en 1970.
 
Au numéro 14 près du premier jardin d’enfants les ouvriers fabriquaient et  gravaient sur les cageots en bois la phrase : les oranges de Jaffa pour emmagasiner les fruits qui partaient à l’étranger.
 
 

Beit Shneiderman

David Sneiderman, nouvel immigrant de la deuxième Alya, militaire de carrière,  fut le dirigeant de ce  premier groupe d’ouvriers de Giv’atayim.   Le docteur Shneiderman est né en Pologne dans une famille religieuse et après une première visite officielle en Israël avec une organisation  sioniste il commença à se joindre aux activités  sionistes et trouva son propre intérêt en Eretz Israël. Il monta au pays et après avoir bien réfléchi le jeune sioniste s’installa à Newe Tsédek. Après son Alya il travailla à Pétah Tikva dans le bâtiment et il décida  de créer un quartier  pour les ouvriers  juifs  à Tel Aviv et dans son environnement. Premier quartier d’ouvriers en Israël, David a été actif de nombreuses années dans le programme collectif. Dans le quartier  différentes institutions exclusives se créèrent dont celle de l’exploitation  des ouvrières de Léa. Le but était d’ouvrir la première coopérative en Eretz-Israël qui fut appelé  Tsarhania  mini-marché  et qui est à l’origine des super marchés Co-op.
 
Le quartier Borohov est verdoyant toute l’année, la mairie et l’association des Anciens du quartier ont  aménagé un itinéraire qui s’appelle « sur les chemin des Anciens »  où plusieurs panneaux indicatifs avec des photos anciennes, seules preuves de ce passé, près des lieux importants à connaître dans Borochov. Malheureusement peu de souvenirs concrets restent de ce quartier et à leur place se trouvent de nouveaux immeubles.
 
Dans la rue Ahdoud Aavoda (Unité du Travail, nom si symbolique à l’époque où tous les pionniers étaient communistes) au coin de la rue Borohov se trouve un bâtiment ressemblant à tout autre mais qui est distinctif  de la première période du jeune l’Etat en voie de développement. Cette maison fait partie du premier quartier des ouvriers d’Erertz Israël. C’est aujourd’hui l’institut artistique du nom de Shneiderman. La famille Shneiderman en a fait don à la mairie de Giv’atayim en souvenir de David et Malka Shneiderman à la condition d’en faire un institut artistique.  Cet institut fur fondé par deux artistes David Grossman et Rodi Léhéman pionniers du village artistique d’Ein Hod. En 1959 les deux artistes s’installèrent à Giv’ataïm et quatre ans plus tard l’institut vu le jour dans le quartier Borohov.
 

Abraham Eldema (1884-1963)

Abraham était professeur d’art et  contrôleur à la Haganah. C’était un homme de talent puisqu’il était artiste, bohémien, acteur, photographe, dessinateur et calligraphe. Sur sa maison une terrasse était entourée d’une rampe dans le style du Gymnasia hébraïque ; cette maison était complètement différente des autres maisons du quartier. Elle a été le lieu de rencontre journalier des arts : peinture – théâtre – chant. Il y était organisé des soirées de chants et de danses et il transforma sa cour en amphithéâtre de 800 places où les meilleures pièces de théâtre et les meilleures chorales  défilèrent. Les acteurs des théâtres d’Habima, Haohel, Mataté et bien d’autres y passèrent.
 
En tant que sioniste Abraham vint au pays au moment de la deuxième Alya et portait encore le nom d’Eizneshstein. Très vite il changea son nom de famille pour un nouveau nom qui mit en relief la philosophie qui a été le symbole de sa vie : Optimisme à tous prix même dans les instants les plus difficiles et ils n’en manquaient pas à cette période, il prit le nom d’EL-DEMA : sans larme.
 
Eldema est né en Ukraine,  très jeune il se joint au mouvement sioniste et grâce à Borohov il devint membre des combattants de la Hagannah  indépendante juive  à Odessa lors des événements de 1905. Un an plus tard il était déjà en Israël et sa première épreuve au pays fut une participation à une simple marche de discipline de Yaffo à Jérusalem.  Là il alla se recueillir dans les endroits saints jusqu’à la tombe de Rachel et sur place il vit un Arabe badigeonner les murs de la tombe avec  un talent de professionnel. Il lui prit le pinceau des mains et comme un étudiant artistique finit le travail avec succès. L’histoire se répandit très vite dans le pays  et il fut convoqué au Gymnasia Herzliya et fut engagé  comme professeur d’art et de peinture, le premier du genre.  Cette maison a servit aussi de centre à la Haganah et les défenseurs du Goush Dan s’y installèrent.
 

La Haganah.

Dans la cour de sa maison Eldéma ouvrit une branche de l’organisation de la Haganah  qui avait l’un des plus importants entrepôts d’armes  du pays. Les commandants Eliaho Golomb, Yosseph Hecht le commandant de la Haganah, Shaoul Méior (Avigor) et Yéhouda Sertok (Sharet) ont creusé sous le Tsrif  d’Eldema la première cachette d’armes (slik) de l’organisation en 1923 qu’ils utilisèrent jusqu’au jour de l’indépendance. Un colombier a été utilisé pour aérer l’intérieur de la cave où étaient cachées les armes (slik) et servit de camouflage aux yeux des Anglais. Ces derniers, tout comme les habitants de la ville n’ont jamais découvert cet endroit qui était à portée de leur vue tout comme l’institut Ayalon à Réhovot. A l’intérieur du slik se trouvaient non seulement des armes et des munitions mais aussi des blindés.
 

 
Le jardin public du régulateur d'eau.
Une grande sculpture orne son entrée,  Dov  artiste et professeur d’art qui faisait partie des Shomer Atsaïr  (les Surveillants) en a fit don à la Haganah. Deux tanks furent apportés par la Haganah dans ce verger pour conquérir les villes de Lod, Ramla et les environs. Plusieurs sortes d’armes sont exposés dans ce jardin souvenir tout près de l’endroit où ils creusèrent le puits.
 

Le régulateur d'eau.

Il a été creusé en 1927 et il était le seul de la région avec celui de Nahalat Itsrak. La  Haganah s’installa sur les lieux pour fabriquer des grenades et des balles. Lors des dangers éventuels ils transféraient les grenades et les armes dans le slik spécial prévu à cet effet. Durant plusieurs années le régulateur  fournit l’eau à toute  la ville. Cet endroit avait double emploi, il donnait la vie grâce au régulateur d’eau et l’enlevait avec les munitions que les pionniers fabriquaient.
 

 
Le martech.
En mai 1927 l’amphithéâtre fut inauguré et là se déroulèrent les pièces de théâtre et les rassemblements du quartier, plus tard il devint le fameux stade de la ville : le Martech (ou cirque)  car il se trouve dans une ancienne carrière. Au début il a été question de construire un jardin botanique mais le projet fut abandonné.
Afin de construire l’amphithéâtre les ouvriers durent remplir l’immense trou de la carrière avec des montagnes de déchets de Tel Aviv pour aplanir la partie centrale et en faire une surface plane.
 

Ecole d'arts Telma Yéline

Telma est né en Angleterre en 1895 et est décédée à Jérusalem en 1959. Chanteuse et violoncelliste connue mondialement elle se maria en 1920 avec l’architecte Eliézer Yéline et ils eurent quatre filles qui elles aussi furent musicologues.
 
Elle fut la 9ème des 11 enfants d’Albert et Shoshanna Bentwitch qui prirent le nom de Ben Bov, la famille ayant quitté la Pologne arriva à Londres au milieu du 19ème siècle. La famille de Telma était très sioniste et son père était un ami de Haïm Weizmann.
 
Telma commença à jouer du violoncelle dans sa jeunesse tout comme chacun de ses frères et sœurs qui apprirent un instrument différent. A 16ans elle quitta Londres pour Paris pour parfaire son éducation musicale chez le plus grand professeur espagnol Pablo Kasllas.  En 1919 Telma arriva pour la première fois en Eretz Israël et s’installa à Zihon Yaacov temporairement où étaient déjà ses sœurs. Dès son arrivée non seulement Telma joua de la musique mais elle l’enseigna et organisa des concerts et représentations.
 
En 1961 l’école d’art du nom de Telma Yéline voit le jour et elle sera à la tête de toutes les écoles d’arts du pays. Telma Yaline a été l’une des pionnières active dans l’éducation et la musique en Israël.
 
L’un des projets organisés par Talma Yéline a été celui  de créer une école d’orientation  avec une section musicale et où les cours seraient partagées entre les arts et les études.
 
Son mari Eliézer fut l’un des premiers architectes à préparer et à construire les quartiers verts de la ville.
 

L’école

Placée tout en haute de la colline,  en grimpant  la route qui longe le stade de Giv’atayim, elle domine tout l’environnement  et de là s’offre une vue panoramique jusqu’à la mer avec les tours de la Kiria et Azriéli. Dans un état lamentable l’école est encore en fonction aujourd’hui et sur le toit nous voyons la position la plus haute qui a servi à la Haganah à envoyer ses messages en mors aux brigades de Béer Touvia.
 

Les deux plus importantes institutions d’éducation du pays furent bâtirent à Giv’atayim.

Aujourd’hui le centre de la jeunesse Beit Anoah Oved qui se trouve dans des locaux qui demandent à être nettoyés et restaurés d’urgence  a été dans son heure de gloire entre 1945 et 1957 le centre d’attractions où tous les nouveaux chanteurs venaient faire leurs premiers essais sur cette estrade.

Entre 1950 et 1960 une quantité de soldats de la brigade Nahal sortirent de là pour fonder plusieurs implantations.

 

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ASHDOD.

La cité est l'une des cinq villes fondée par les Philistins dans l'antiquité et fut le centre du culte du dieu Dagon. Selon la Bible, c'est à Ashdod que les Philistins emmenèrent l'Arche d'alliance comme un trophée en l'honattneur de Dagon, après une victoire à Aphek contre les Hébreux autour de -1050. Le récit mentionne de grands désastres à Ashdod dus à la présence de l'Arche qui sera alors transférée à Gath puis rendue aux tribus d'Israël.
 

 
Au 10ème siècle avant notre ère, Ashdod et la Philistine furent un moment une province vassale du royaume de David, mais continuèrent ensuite leurs hostilités contre les Royaumes de Judée et d'Israël après le schisme jusqu'à la conquêteane de la ville au 8ème siècle avant notre ère. En -711, Ashdod s'allia à la Judée, à l'Egypte, à Moab et Edom dans une rébellion contre l'Assyrie jusqu'à l'écrasement de la révolte par les troupes de Sargon II qui firent d'Ashdod une province assyrienne.

Il semble que les philistins avaient temporairement repris le contrôle d’Ashdod quand la Judée fut démantelée en -587.

Ville nouvelle fondée en 1957 grâce à l’initiative de Yaffé Ben Ami. Elle  fut construite sur les ruines de l'ancienne ville philistine et du village d’Isdud, détruit au cours de la Guerre d'indépendance de 1948. La ville était habitée auparavant en 1945 par 4.620 arabes et 290 juifs.

La ville d’Ashdod est surtout connue aujourd'hui pour son infrastructure portuaire qui en fait l'un des rares ports en eaux profondes sur la mer Méditerranée. Il est ainsi devenu un centre important pour la navigation israélienne et internationale. Quelques 15 millions de tonnes de fret par an passent chaque année par Ashdod.

La ville elle-même est divisée administrativement en 17 quartiers. La croissance de cette cité est la plus importante du pays depuis les années 1990 et l'immigration de nombreux juifs de Diaspora. La ville compte plus de 250.000 habitants.

 

 

 

Le 26 novembre 1948, l’O.N.U. décide du partage des terres entre Juifs et Arabes, les Juifs acceptent, les Arabes commencent leurs attaques. Les batailles continuent jusqu’au 14 mai 1948, jour de l’indépendance. L’armée arabe bloquait toutes les routes vers Jérusalem, Houlda, Beit Daniel et bien d’autres implantations se trouvèrent isolées. 400 avions tous neuf arrivés à la base aérienne de Tel Nof ont à peine le temps d’être monter que les aviateurs durent les piloter pour venir défendre cette région. Grâce à cette attaque surprise les Egyptiens reculent, ils étaient à 32 km de Tel-Aviv et l’armée a appelé cette opération « travail psychologique ».

Un  pont a été construit au 19ème  siècle par les Turcs à l’entrée d’Ashdod sur la voie de chemin de fer. Trois architectes  et  grands artistes turcs l’ont bâti sur les bases d’un premier pont datant de la période romaine. Après les émeutes des gangs arabes ont essayé de faire exploser ces ponts et les Anglais, lors de leur mandat au pays, l’ont restauré avec du béton en 1936.

A l’Ouest du pont et à côté du bunker égyptien, l’armée égyptienne a construit une position de défense en béton au mois de mai 1948. Pendant la guerre d’indépendance, dans le cadre de la mission « Baraka » le bataillon Givati fait exploser le pont dans la nuit du 11 au 12 mai 1948. Les Egyptiens ne peuvent plus avancer, leur invasion est arrêtée. Israël perd 54 hommes. L’armée de l’air intervient et un de nos avions tombe, deux autres sont endommagés. Lors de cette attaque 50% de nos aviateurs ont été accidentés.

Un deuxième pont, celui de la voie de chemin de fer a été pavé du temps des Anglais pendant la première guerre mondiale après le départ des Turcs. Cette voie de chemin de fer allait du Caire à Damas en passant par Rosh-Hanikra. Le train transportait des phosphates du Néguev au port d’Ashdod et du charbon d’Ashdod à la centrale électrique Rotenberg d’Ashkelon.

 

Andartaot - Mémoriaux.

Gesher Ad Alom : Jusque là  : Sculpture de Touvia Lévy. Il y est inscrit :

« Ils ont souffert jusqu’ici pour ne pas gagner ni voir la création du pays !»

Non loin de là, sur un mur, un mémorial commémore le souvenir des combattants du Bataillon 54 de G.i.v.a.t.i. Le 29 mai 1948 l’invasion de l’armée égyptienne a été freinée. Elle a essayé de briser le passage des Israéliens pour rentrer dans Tel-Aviv. Les batailles sont gravées sur un mur de pierres taillées qui se trouve à la droite du pont. Un nouveau pont est inauguré au milieu des années 1980.

 
L’obélisque égyptien.
C’est une copie exacte des obélisques égyptiens. C’est le mémorial des combattants de l’armée égyptienne qui sont tombés dans la région pendant la guerre d’indépendance. Mis en place en 1990 dans le cadre des applications de « Camp David ». Les noms et les grades des disparus égyptiens sont inscrits sur cet obélisque. Les inscriptions sont en trois langues : Anglais, Hébreu et hiéroglyphes.   
                                              

Les bateaux clandestins :      Sculpture de Barouh Nivad.             

Le Struma coule en mer noire car Sir Harold Mac Mihaèl leur refuse l’autorisation d’accoster en Palestine.

Le 23 février 1942 : 775 personnes périssent en mer.

Le 4 août 1944 :  3 autres bateaux essaient d’accoster à Ashdod « Morina, Bolbol, Méfakora » Ils sortent de Costanza en Roumanie pour arriver au pays, aucun n’y arrivera; le Méfakora est torpillé, les autres bateaux sont dans un état si lamentable qu’ils  coulent.  
 

 
 Nahal Lahish.

En Arabe, Wadi Sohdir. Les sources du fleuve descendent du Mont Hébron par le bras ouest du fleuve pour se jeter dans la Méditerranée. Il longe le Giv’at Yona et le port. Sa longueur est de 70 km et son débit de 1.010 km3 dont 450 dans la région du mont Hébron, 320 dans celle de Sheféla et 250 à Mishor Ahof. Le nahal déverse de l’eau douce pendant deux kilomètres, cette eau venant d’un abîme supérieur de la région. A cet emplacement  des plantes spécifiques d’eau douce se développent ainsi que des narcisses, des eucalyptus y ont été plantés.  Les gibiers d’eau douce comme des canards sauvages, des mouettes, des poules d’eau longent les rives. Les tortues d’eau se réchauffent sur les rives du nahal.

Un parc longe le nahal sur un terrain de 720 dounan entre la rive sud et la démarcation de la ville d’Ashdod, de la mer jusqu’aux  champs de Bne-Britt. Une aire de repos  a été aménagée avec des bancs, des jeux pour les enfants et des points d’observations, des pelouses, un pont avec des points d’attaches pour des barques.

 

Giv'at Yona.

Haut de 53 mètres le Tell domine le port d’Ashdod, la ville, la zone industrielle, la mer, la région de Palmahim jusqu’à Ashkelon. A ses pieds coule le nahal Lahish. D’après une légende, c’est là que le prophète Jonas aurait été rejeté du ventre de la baleine.  Selon des traditions anciennes la tombe la tombe de ce prophète se trouverait sur cette colline. Apparemment  ce personnage saint très important a assisté plusieurs personnes de cette région. La colline a été fouillée et des vestiges  d’anciens villages datant de l’âge de bronze tardif, de la deuxième période de fer, de la période perse, hellénistique, romaine et arabe y ont été découverts.

Pendant la période du mandat britannique, la police des côtes a installé sur le sommet  de la colline un poste d’observation et des tentes pour interdire l’accostage des bateaux clandestins. Malgré le développement de la ville il s’est crée ici une réserve naturelle avec cinquante sortes de plantes qui ne poussent que dans du sable. Grâce à ce beau parc et à l’histoire qui s’y rapporte le lieu est devenu un centre touristique important de la ville.  Le Tell s’appelle également « La belle Colline » du nom de Yaffé Ben Ami en souvenir de cet homme qui a eu l’initiative de créer la ville d’Ashdod.

 

Ashdod Yam.

La cité fut rebaptisée Azotos sous les Grecs (Azotus en latin) après la conquête d'Alexandre le Grand puis la ville passa sous le contrôle des Ptoléméens de -323 à -199. Enfin, durant la révolte des Macchabées en Judée, le temple de Dagon fut détruit par Juda Macchabée avant que la ville ne soit intégrée au nouveau royaume juif puis à l'Empire romain au premier siècle avant notre ère.
Sur les anciennes cartes elle apparaît avec un débarcadère et des escaliers qui mènent aux habitations. Entre les escaliers et les maisons figure un hémicycle qui était en réalité un bassin avec un jet d’eau. Sur la façade des bâtiments on voit des portiques - piliers taillés d’origine.- Il y a plusieurs églises, des vestiges de mosaïques colorées et le vestige principal est la forteresse d’Ashdot-Yam. 
« Kaalat El Mina » (La forteresse du port) a été construite pendant la période de l’occupation arabe (640-1099). La forteresse rectangulaire de 40/60 mètres a quatre tours d’angles. Celles du côté oriental été carrées et celles du côté occidental étaient rondes. Les murailles reliant les tours atteignaient six à sept mètres de hauteur. Des deux portails s’ouvrant sur les remparts s’élevaient deux tours rondes d’une hauteur de huit mètres. La forteresse était entourée de douves de trois côtés. 
 

 
Tel Ashdod.
Ashdod connaît son apogée à l’époque de la monarchie hébraïque (1.020-587 av. J.C.). Important centre culturel et religieux, ses palais et ses temples firent l’objet de maintes mentions dans la bible.

Josué - Chapitre XV - Paragraphes  20-46-47.

Tel fut le patrimoine de la tribu des enfants de Juda, selon leur famille. »

 ...d’Ekron jusqu’à la mer, toutes les villes avoisinant Ashdod avec leurs dépendances, Ashdod avec ses villes et ses bourgades...

Les petits prophètes - Amos -Chapitre I - Paragraphe 8.

J’exterminerai les habitants d’Ashdod et le porte-sceptre d’Ashkelon, je dirigerai ma main contre Ekron pour que périsse le reste des Philistins, dit le Seigneur D. 
  
 I Samuël - Chapitre  V -

Les Philistins s’étaient donc emparés de l’Arche du Seigneur et ils la transportèrent d’Eben-Haézer à Ashdod. Là  ils prirent l’arche du Seigneur, l’emmenèrent dans le temple du Dagon et la placèrent à côté de cette idole. Mais le lendemain, lorsque les gens d’Ashdod se levèrent, ils virent Dagon étendu sur la face, à terre, devant l’arche de l’Eternel; ils le relevèrent et le remirent à sa place. Le matin du jour suivant, voilà que Dagon gisait encore à terre devant l’arche de l’Eternel; on voyait sur le seuil sa tête et ses deux mains coupées, le tronc seul était resté intact. C’est pourquoi les prêtes de Dagon ni aucun de ceux qui n'entrent dans le temple de ce Dieu, à Ashdod, n’en foulent le seuil, aujourd’hui encore.

 

Le sycomore.

Amos – Chapitre VII – Paragraphe 14

Amos répondit à Amacia : Je ne suis, dit-il, ni prophète ni fils de prophète, je suis un simple pâtre et un pinceur de sycomore.

Puis la main de l’Eternel s’appesantit sur les gens d’Ashdod et il sévit contre eux, et il les affligea d’Hémorroïdes, tant Ashdod que le territoire voisin. Ce que voyant, les gens d’Ashdod dirent :

« L’arche du D. d’Israël ne peut rester au milieu de nous, car il nous fait sentir trop durement sa puissance, à nous et à notre dieu Dagon. » Ils mandèrent alors et convoquèrent chez eux tous les princes Philistins, et leur dirent : « Que ferons-nous de l’arche du Dieu d’Israël ? » Ceux-ci répondirent : « Que l’arche du Dieu d’Israël soit transportée à Gath! » Et l’on transporta l’arche sainte. »   
              

        
                                                                                                     

II Chroniques - Chapitre 26 -6 - 

 ... Il (Ouzzia) entra en campagne pour combattre les Philistins, renversa les remparts de Gath, de Jabné, d’Ashdod, et fortifia des villes dans le territoire d’Ashdod et d’autres régions des Philistins. 
 

Le Tell se trouve un peu plus au sud-est de la ville. La ville est mentionnée par Josué comme ville que l’on n’oubliera jamais. (Josué - chapitre XII - paragraphe 22). A la période hellénistique, les Asmonéens et les Hérodiens y régnèrent. Les conquérants macédoniens (chassés par les Maccabées en 147 av. J.C.) la nommaient Azotus Paralius et plus tard avec la conquête des Juifs  elle reprend le nom d’Ashdod. La ville haute (Acropolis) a une surface de 80 ares. Elle se trouve au-dessus de 23 couches qui datent de l’âge de bronze moyen jusqu’à la période byzantine. Le site à été fouillé durant sept saisons successives et les trouvailles archéologiques les plus variées, importantes et admirables y ont été découvertes. Les plus connues sont les musiciens et « Ashdoda ». Il n’y a aucun doute car Ashdod a été une métropole durant 2.000 ans.

Sargon conquit la ville en 710. Dès la fin du 8ème siècle J.C. (époque de la conquête assyrienne), elle était devenue la ville importante de la Shéfela.

Dans l’évangile on trouve le nom d’Azotus Paralius et que les croisés contacteront en Azot.

Sur le Tell il reste quelques maisons en briques, vestiges du village arabe « Ishdoud ». Dans ce village il y avait un caravansérail, de nombreuses mosquées car il se situait sur la route qui menait à la mer. Prés du caravansérail se trouve le bâtiment le plus religieux « d’Ishdoud ». C’est la mosquée « Asultan Ebrahim El-Métabouli » avec la tombe du Cheikh.

 

Les réserves "des entrées d'Ashdod".

Elles se situent sur le côté de  l’échangeur de Tel-Aviv, au nord de la zone industrielle de la ville. La particularité de la réserve  vient de ses acacias.

 

Tel Mor.

Le Tell se situe à un kilomètre au nord du nahal Lahish sur l’ancienne route de la mer. Il est à une distance de sept kilomètres du Tell Ashdod. Il occupe une surface de six ares et domine l’environnement de quinze mètres. Durant les fouilles archéologiques il a été mis à jour douze couches de civilisations, de la période cananéenne jusqu’au 10ème siècle de notre ère en passant par la période hellénistique du deuxième siècle avant l’ère chrétienne.

La royauté d’Ashdod à cette époque trouvait ses revenus dans l’exploitation du port.

Au sommet du Tell se trouve un puits d’un diamètre d’un mètre vingt et d’une profondeur de vingt deux mètres.

 

Les dunes de sable. Réserve naturelle avec une végétation luxuriante. Le sable de tout est le pays vient d’Ethiopie, apporté par le Nil et rejeté par la Méditerranée.

 

La maison de la culture.

L’architecte de Tel Aviv a choisi de construire le bâtiment en forme de baleine dont la face est en direction de la mer.
Face à ce chef d’œuvre, sur la place se trouve la sculpture de plusieurs voiliers posés sur du marbre ce qui donne l’impression qu’ils glissent sur les eaux.

Le bâtiment qui renferme le centre d’Art Monart  (mon art) a été copié sur le musée du Louvre avec une copie de la pyramide. Il a été élevé par un artiste français et  grâce à des donateurs de Paris

Les amateurs d’art visiteront le nouveau du Musée « ailé » d’Ashdod au toit de verre
 
Le dernier projet de la ville a été la construction de sa marina.

 

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LES REMPARTS DE JERUSALEM.

 

Ils ont été construit au début du  16ème siècle, pendant l’occupation turque et dirigés par le Sultan Soliman  (le grand fils de Salim premier qui a conquit le pays et a vaincu les Mamelouks à la fin de l’année 1516) Ce fils, Soliman le magnifique, symbole de la puissance turque, a fait construire les remparts entre 1537 et 1540. Les Egyptiens étaient à l’époque sous la domination turque et c’est avec leurs impôts que le Sultan finança la construction. C’est un Juif du nom d’Abraham Kastro qui dirigea les travaux, il était à l’époque ministre des finances en Egypte.
 

 

 

Kikar Aromi .

La porte  romaine de Naplouse (Shrem) a été construite à l’époque de César Adrianus en  133. Elle a trois ouvertures, la première à l’Est presque intacte et grâce à  laquelle on accède au carrefour dallé de pierres de la même époque. Il y avait à  cet emplacement une colonne de 22 mètres de hauteur qui était le point de départ  vers les  différentes villes du pays.

En  contrebas de la porte de Damas se trouvent des vestiges archéologiques des  civilisations datant de la période romaine jusqu’à la période ottomane. Cette  porte était la porte principale de la ville de Jérusalem.

 

Le musée  conserve quelques beaux restes de frontons, une presse à huile restaurée, les  pavés de la rue romaine qui nous mène à une très haute salle voûtée. Le plafond  de cette salle date de l’époque croisée tandis que les murs construits avec  d’énormes blocs de pierres récupérés après la destruction du deuxième Temple  datent de l’époque romaine. Deux tours de garde permettaient de surveiller les  entrées de la ville ainsi que les alentours car cet endroit était stratégique. Un escalier menant sur le toit du bâtiment donne sur une terrasse qui domine une  bonne partie de la vieille ville, le quartier arabe et la ville  nouvelle.

 

A  l’intérieur du musée, expositions de photos, documents, cartes et d’une  maquette.

Le rempart commence à la tour de David, à la porte de Jaffa (שער יפו ) et tourne vers le Nord ; il entoure le quartier chrétien pour arriver  à la porte nouvelle         (שער החדש ).

La porte de Yaffo a été construite en même temps que les remparts en 1538. Sur l’inscription en arabe  à gauche de l’entrée on peut lire : Au nom de Dieu  compatissant et miséricordieux, l’équipe a construit ce rempart béni grâce à notre Seigneur le sultan puissant, roi des romains ( les habitants de la petite Asie), des Arabes et des Perses, le sultan Soliman ben Salim Han, le vainqueur du royaume de Dieu, en 945 de l’hégire. (1538-39 l’ère chrétienne)

Une ouverture sur la gauche de la porte a été faite pour  permettre à l’empereur allemand Guillaume II de pénétrer dans la vieille ville  avec son cheval lors de sa visite en terre Sainte en 1898. La porte portait le  nom d’Omar Ben  Hatav Ahlif, qui a vaincu les Arabes et conquit la  ville de Jérusalem .

 

Pendant près de vingt ans, la porte de Yaffo a été fermée  car la vieille ville était entre les mains de l’armée jordanienne qui a gouverné  la vieille ville de 1948 jusqu’à la guerre des six jours en 1967. Après la  conquête de la vieille ville par Tsahal la porte a été rouverte pour les besoins  de la population.

 

Deux tombes sans nom se trouvent dans un minuscule jardin à  l’entrée de la vieille ville. Une légende raconte que ce sont les tombes des  deux architectes qui ont construit les remparts et qui n’ont pas inclus dedans  la tombe de David, vénéré aussi par les musulmans. Le sultan les a fait  pendre. Dans le temps, une grande pendule et une fontaine qui ont  disparues trônaient au centre de la place, à l’entrée de la porte de Jaffa. Elles avaient été construites en l’honneur du sultan turc, Abed Elhamid, au début du siècle. Les Anglais les ont déplacées.

 

.La porte de Jaffa porte plusieurs noms. Bab  ElHalil  (yaffo en arabe) et  Halil qui signifie l’ami, le bien  aimé ; ils parlent d’Abraham notre père et aussi de Hébron dans la bataille des  Arabes. Au moyen âge les Arabes appelaient  cette porte  Bab Mihreb  Daoud  ou  Bab Elmihabed , la coutume date de David  Ameleh   qui venait prier dans la forteresse voisine qui porte son nom  : Migdal David. On l’a appelé différemment : la fontaine de la porte de Yaffo , Soliman Salim, Omar Ben  Hteb, shouk David.

 

La porte nouvelle.                                                                                                          
Elle s’ouvre sur le quartier  chrétien. On l’appelle nouvelle car elle a été ouverte  350 ans après la  construction du rempart et les ouvertures des autres portes. Avec la permission  du Sultan turque Abed-Elhamid elle fut inaugurée en 1889. Au début elle  portait le nom de ce dernier, Bab El sultan. A cette époque, le sultan accepta  d’ouvrir la porte nouvelle sur la demande des Français pour qu’ils puissent  garder le contact entre le quartier chrétien de la vieille ville et les couvents  de la nouvelle ville, principalement Notre Dame de France qui est toute proche  de là. Lors de la guerre d’indépendance en 1948, les combattants Juifs ont  réussi à pénétrer dans la vieille ville par cette porte.

 

 
Toujours près de cette porte se trouve une rangée de tanks  jordaniens qui ont essayé de pénétrer dans la ville de Jérusalem  mais nos  soldats ont remporté cette grande victoire. Pendant près de 20 ans, la frontière  entre la Jordanie et Israël est aussi passait par-là. La porte était entre les  mains des soldats jordaniens qui se trouvaient dans des positions avancées sur  le rempart. Sur le toit du couvent de Notre Dame de France, à cent mètres de là , se trouvaient les positions israéliennes. Près de la porte nouvelle, à la  frontière israélienne, il y avait un mur de protection sur la droite. (place de  Tsahal)  Après la victoire de la guerre des six jours le mur fut détruit et la  route qui mène vers la porte de Damas fut ouverte à la  circulation.

 

Un mémorial rappelle que le 17-7-48 les combattants de la  Haganna, d’Etsel et de Léhi libérèrent la ville de David par cette  porte.

 

La porte nouvelle est à 790 mètres au-dessus du niveau de  la mer, elle dépasse toutes les portes dont celle des immondices (la plus basse  de 60 mètres). Une étoile de David est gravée et incrustée dans la pierre sur le  coin de la façade.

Face à la porte nouvelle se trouvent l’hôpital français et  le couvent Notre Dame de France.

 

Le rempart continue vers la porte de Damas. (שער דמסק) La porte a prit le nom de la capitale syrienne car la route qui y menait partait de ce point précis.

Le rempart longe une série de rochers pour arriver à la porte d’Hérode (שער הורדוס) (ou la porte des fleurs) et continue vers l’Est. A cette hauteur on trouve une inscription en arabe avec la date de construction de cette partie du rempart : 1537-1538 : « Ordre de construire le rempart avec la bénédiction du sultan Soliman fils de Soliman Salim Han  en 944 de l’hégire soit 1537-1538 de l’ère chrétienne.»
   

 

 
Shy Agnon dans son livre le chien Balak écrit : De là, ils allaient vers la porte des fleurs, où avait campé le roi de Babylone, Nabuchodonosor, quand il était venu passer Jérusalem au fil de l’épée. Par-là, l’impie Titus avait conquis Jérusalem.

 

Le nom en arabe de cette porte est rappelé dans le Coran ,  elle porte le nom du mont qui est attenant à elle et où se trouve un cimetière  musulman .   

La porte nouvelle porte aussi le nom de porte d’Hérode roi qui a siégé dans cette ville entre 4 et 34 de notre ère puis ce sera son fils Hérode Antipas qui aurait habité une maison où se trouve aujourd’hui une église grecque du nom de Dir Eleadas.

Une inscription est gravée dans la pierre de la porte des fleurs : Demeure de la vieillesse misérable, fondé au 6ème siècle grâce à la sollicitude de saint  Théotokatous par  Yohan et Brinous de Byzance. les vestiges de cette demeure sont de l’époque byzantine chrétienne. Cette inscription donne la liste en arabe des endroits de Jérusalem où des chrétiens (dont la demeure de la vieillesse) ont été tués par les Perses en 614. La porte des fleurs se trouve à 755 mètres au-dessus du niveau de la mer.

 

Le rempart continue vers l’Est  et arrive au coin surnommé en arabe « forteresse de la bienveillance », puis il longe le cimetière musulman pour arriver à la porte des lions (שער החיות qui s’appelle ainsi parce que deux lions gravés dans la pierre de chaque côté de celle-ci symbolisent le gouvernement turc.

 

La légende raconte que le Sultan a rêvé  que deux lions le déchireraient s'il ne construisait pas une enceinte autour de la ville Sainte pour la sécurité des habitants.

 

Lorsqu’ils eurent fini de construire le rempart l’équipe  d’ouvriers du Sultan grava dans la pierre les lions,  juste à l’endroit où ont  commencé les travaux, ceci en  souvenir de leur influence sur Soliman à prendre  la décision de la construction. Sur cette même façade, une inscription en arabe  décrit la construction de la porte et de l’enceinte, pendant la période  turque « l’équipe  choisie pour construire ce rempart sous le règne du Sultan  Soliman, fils de Salim  Han, vaincra les ennemis pendant sa royauté – 945  de l’hégire – (1538-1539 de l’ère chrétienne ) Le sultan Salim dont la  mention est faite ici a pris Eretz Israël des mains des Rois en 1517 avant l’ère  chrétienne. En dessous de l’inscription, gravée dans la pierre, une étoile de  David, symbole de Tsahal .

 

Le nom « porte des Lions » a été donné par Israël après l’Indépendance. La première personne qui mentionna cette porte est un écrivain de Jérusalem qui en 1833 l’appela la porte de Jérusalem. Il raconte : On l’appelle la porte des Lions parce que deux lions y sont gravés. Lors de la guerre d’indépendance, lorsque l’armée jordanienne conquit le quartier juif, ils arrêtèrent les combattants Juifs et les emmenèrent par cette porte jusqu’aux voitures arabes qui les conduisirent dans un camp de prisonniers en Jordanie. La ville fut occupée pendant près de 20 ans, jusqu’au 7 juillet 1967, jour où les soldats de la brigade parachutiste ouvrit une brèche dans la porte des Lions  et pénétra dans la vieille ville pour la libérer. Ce fut un grand jour pour l’histoire du pays et principalement pour la ville de Jérusalem. Face à la porte des Lions se trouve le mémorial des combattants qui sont tombés dans cette bataille sanglante.

 

Le cimetière musulman touche la porte des lions et à l’intérieur se trouve un bassin du nom de Myriam, mère de Jésus le chrétien. A l’intérieur de la porte des lions se trouve une fontaine, creusée dans le mur, qui a été construite par les Turques au début de leur occupation dans le pays. On y voit une inscription en arabe : Ordre de construire une fontaine à cet emplacement – le Sultan, roi puissant, vainqueur du royaume – en   943  de l’hégire, époque du ramadan (12 février 1537 de l’ère chrétienne.) Près de là, le  bain de Madame Myriam. La porte des lions est à 735 mètres au-dessus du niveau de la mer, face au mont des oliviers et sur le mont Scopus. Les Arabes appellent cette porte la porte de madame Myriam  car d’après la tradition chrétienne la mère de Jésus serait née dans une maison près d’ici, où se trouvent aujourd’hui un couvent et  une église catholique. Un autre nom arabe pour nommer cette porte est la porte des tribus en souvenir des tribus d’Israël  qui ont disparu pour monter dans la ville à cette époque. Les chrétiens l’appellent la porte sainte Etienne en souvenir de ce premier martyr de l’église catholique. Il aurait été lapidé sur le versant du Cédron, non loin de l’église grecque qui, aujourd’hui, lui est dédiée. Les croisés, au Moyen Age la nommèrent la porte Yehoshefet car de là partait la route qui menait dans la proche vallée Yéhoshefet vers le nahal Kidron ou la porte olivétti ( la porte des oliviers)  car la route du mont des oliviers monte vers le nahal Kidron.

 

Non loin de la porte des Lions  le rempart longe la cour du Temple qui est sur le mont Moriah, à la limite du cimetière musulman pour arriver à la porte de la Miséricorde, (שער הרחמים) porte obturée, célèbre dans la tradition juive et appelée la porte dorée ( שער זהב) par les chrétiens.

 

Sur cette porte, Ezéchiel prophétisa : elle reste fermée et ne sera pas ouverte, personne n’y passera, car l’Eternel Dieu d’Israël y passera.

Le rempart continu en ligne droite vers le Sud et non loin de là on voit une colonne en pierre où est inscrit le nom de Mohammed, prophète de l’Islam et des légendes qui rappellent ses histoires.                                                                                  

 

 

Ce rempart entoure le mont du Temple et ses portes sont fermées depuis des générations antérieures. Plusieurs légendes plausibles expliquent cette fermeture. Le rabbi Ptihya arriva à Jérusalem en 1185, lorsque les croisés occupaient la ville et il raconte : Cette porte est remplie de pierres et  de chaux,  il n’y a pas un seul Juif, et aucun peuple n’est autorisé à habiter ici.

 

Une seule fois des goyim ont voulu essayer d’ouvrir cette porte  mais Eretz Israël a tremblé et il y a eu des tumultes dans la ville jusqu’à ça cesse. Selon une coutume juive la présence divine aurait  été découverte   ici, par la route qui part de cette porte qui est l’avenir, le futur.

 

Le caraïte Smouël Ben David  écrit en 1691 à propos de cette porte :  Et elle ne s’ouvrira pas  tant que la misère en Israël existera  mais la rédemption  du futur. On dit  également que les Ismaélites ont essayé de l’ouvrir sans aucun succès.

Une autre légende raconte : Les Arabes ont obturé cette porte parce qu’ils croient également que dans un temps futur le messie des Juifs pénètrera par cette porte, qu’il viendra à l’Est de Jérusalem à la tête des armées d’Israël.

 

Une  autre légende raconte : Le prophète Elie qui devancera le messie viendra proclamer leur arrivée en sonnant le schofar, c’est un Cohen. C’est pour cette raison que les Arabes ont fait un cimetière devant cette porte, afin d’être sur le  passage d’Elie, de s’en approcher,  et de le prévenir, car il est défendu pour un Cohen de pénétrer dans un cimetière. 

 

Plusieurs tentatives ont été faites pour rouvrir la porte  de la Miséricorde, mais aucune n’a jamais abouti. Au moyen âge, des Juifs de  Jérusalem et des pèlerins vinrent tous prier face à la porte de la miséricorde. Ici ils ont épanché leurs plaintes amères et leurs larmes sur la destruction du  Temple car c’est l’endroit le plus proche du lieu Saint. Ils récitèrent  également des prières attribuaient au lieu où ils priaient.

Selon la tradition chrétienne Jésus rentra par cette porte accompagné de ses élèves, pour célébrer la fête de Pâques avec le reste du  monde, en 30 de notre ère, parce que c’était le cœur  de  Jérusalem.

 

Selon la tradition musulmane, elle est appelée la porte  Bab a-daharya , la porte de la vie éternelle, car ils croient qu’à la fin  des temps les morts ressusciteront pour ne plus jamais mourir. C’est pour cette  raison qu’à la sortie de la porte ils ont établi un petit cimetière qu’ils  considèrent comme sacré.

 

Le rempart arrive au coin Sud-est et là il devient très intéressant car il y a plusieurs couches de vestiges de différentes périodes historiques. Dans la carrière s’entassent beaucoup de fouilles archéologiques qui remontent aux temps les plus reculés. Elles ont été découvertes par des chercheurs anglais au début des fouilles sur l’antique Jérusalem il y a une centaine d’années. Cet endroit sert de symbole et d’ornement à la revue trimestrielle anglaise, célèbre dans les recherches de notre pays, du nom de «  Palestine exploration »

 

 La triple porte (שער המשולש)

Les trois portes contiguës fermées se trouvent dans le rempart Sud de Jérusalem celui qui entoure le mont du Temple, à la limite des écuries de Salomon. Ces portes obturées sont entre la porte unique à droite et la double porte à gauche, peut-être l’ancienne porte de Houlda. Le rempart longe la cour du Temple et  tourne vers les hauteurs  d’Ofel. Non loin de là on voit le point de rencontre  entre le rempart de la cour du Temple et le rempart de la ville qui se dirige vers le Sud. A ce point de rencontre, on voit la cour du Temple et la mosquée Elaksa, autre ouverture obturée dénommée  la double porte.

 

Sur le linteau de cette porte est gravé dans la pierre une inscription romaine qui rappelle le césar romain Adrianus. Cette porte était ouverte au Moyen Age et elle menait aux écuries de Salomon, les Juifs n’y pénétraient pas car ils n’avaient pas le droit de mettre les pieds sur l’emplacement saint du Temple. Des fouilles archéologiques ont permis de trouver un souterrain qui conduisait de la vallée de l’Ophel jusqu’au mont du Temple. Un chercheur français, de Soussi, découvrit le premier en 1851, une inscription en hébreu gravée sur une des pierres de la triple porte. Aujourd’hui personne ne s’en souvient, il est possible que cet écrit ait été fait par des pèlerins du Moyen Age, selon des coutumes juives de l’époque, au moment de la construction du rempart.
 

 

 

 

Le rempart continue  versla porte des immondices (שער האשפאות) dans sa partie la plus basse et remonte vers le mont Sion en longeant le quartier Juif. Une petite forteresse est construite en montant vers la montagne, toujours attenante au rempart, qui s’appelle en hébreu : la forteresse de soufre ; on y remarque des vestiges de tuyaux où l’eau coulait et à cette hauteur ils rentraient sous le rempart, vers la vieille ville et  la cour du Temple.

Le nom de la porte des immondices date de la période biblique et Néhémie le rappelle dans sa description de sa tournée dans la ville de David en 445 avant l’ère chrétienne :

 

 …Je sortis pendant la nuit par la porte de la vallée et  vers la fontaine du dragon  et  la porte des Immondices, et j’inspectai les murs  de Jérusalem, qui étaient en ruines, et  ses portes, qui étaient consumées par  le feu .

On  l’appelle ainsi car c’était par cette porte que l’on sortait les ordures de la  vieille ville pour les jeter hors des remparts.

 

Le rempart continu pour aboutir à la porte de Sion  (שער ציון) et de là  il continue vers le mont Sion, sur le côté Sud-Ouest. Pendant 20 ans ce rempart Sud-ouest a été utilisé comme ligne de front au cœur de Jérusalem parce que les Jordaniens avaient construit ici une forteresse qui leur servait de position avancée. Dans la partie Sud, proche de la porte de Sion, ils avaient construit un mur en béton. Tout près de là, dans le coin Sud-ouest il y avait une autre position jordanienne encrée dans le rempart ; de cette position les Jordaniens ouvrirent  le feu face aux Juifs qui habitaient dans la vieille ville  en tuant plusieurs personnes. Pendant la guerre des six jours les Jordaniens combattirent aussi les soldats israéliens de ce poste avancé. Après la victoire de cette guerre  par les Israéliens les positions jordaniennes ont été détruites et les décombres tombèrent en bas du rempart. Une partie de ces postes ont été réparés et le long du rempart  extérieur la ville de Jérusalem a aménagé des jardins qui font  partie des Jardins Nationaux de la Ville Sainte.

La nuit les remparts sont éclairés par un système   électrique  qui rend encore plus féerique la splendeur de l’antiquité et la   transforme totalement. Le long du rempart  Est des vestiges  archéologiques    rappellent  différentes fondations de la période antique

 De nouveau à la porte de Yaffo où, sur le fronton extérieur de la porte, se trouve une    inscription pour se souvenir que : Le 19 décembre 1969 a été achevé la réparation  du rempart de la ville. Suite à cette phrase des paroles de Jérémie qui disent que le rempart a été complété : La longue montée du rempart de Jérusalem.

 

LE PERIMETRE DE JERUSALEM : 4008 mètres.

 

De la porte de Jaffa au coin nord-ouest :                                                     425 m

Du coin nord-ouest à la porte de Damas :                                                   566 m

De la porte de Damas à la porte d’Hérode (porte des fleurs):                     415 m 

De la porte d’Hérode au coin nord-est :                                                       300 m

Du coin nord-est à la porte des Lions :                                                         310 m

De la porte des Lions à celle de la Miséricorde :                                           127 m

De la porte de la Miséricorde au coin sud-est :                                            315 m

Du coin sud-est à la porte des immondices :                                                425 m

De la porte des immondices à la porte de Sion :                                          510 m

De la porte de Sion au coin sud-ouest :                                                       165 m

Du coin sud-ouest à la porte de Jaffa :                                                        450 m

La longueur du rempart Ouest est de :                                                        875 m

La longueur du rempart du Nord est de :                                                    1281 m

La longueur du rempart Est est de :                                                            752 m

La longueur du rempart du Sud est de :                                                      1100m

 

 La promenade des remparts à une longueur de 4 Km et le rempart lui-même a 6 mètres de largeur. On y trouve 14 portes principales dont 7 fermées.

 A la hauteur de la porte de Jaffa, les remparts étaient beaucoup plus bas comme le  démontrent les énormes blocs de pierre attenants le long du mur. Ce n’est que beaucoup plus tard que des travaux ont été faits pour dégager le bas du rempart à cette hauteur.   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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MIGRASH A RUSSIM

La maison Sergueï

Cathédrale russe orthodoxe

Le musée : Prison des martyrs

Le doigt d'Og – roi de Bashan

 

Le secteur russe comprend plusieurs pâtés de maisons à droite de la rue de Jaffa que le tsar Alexandre II acheta après la guerre de Crimée, afin de créer un refuge pour les milliers de pèlerins russes, souvent extrêmement pauvres et épuisés par le voyage en Terre sainte. L'ensemble commencé en 1860 constitua le premier groupement résidentiel important à s'établir en dehors de la vieille ville. La plupart des bâtiments, dont la cathédrale de la Sainte Trinité surmontée d'un dôme vert et le consulat russe, furent achevés avant 1864. Devant la cathédrale vous remarquerez un pilier surnommé le doigt d'Qg, du nom du géant qui régnait sur Bashan, le vainqueur des fils d'Israël. Le gouvernement israélien a racheté à l'URSS une grande partie de ce quartier, et les bâtiments abritent aujourd'hui des tribunaux, un commissariat de police et une partie de l'école de médecine Hadassah. Au fond de la place, le musée des Martyrs, dédié à la résistance clandestine juive pendant la période du mandat, occupe ce qui était jadis une prison britannique.

Le Migrash Arussim occupait toute cette partie de la ville mais Nikita Khrouchtchev a eu la bonne idée de la vendre aux Juifs pour une bouchée de pains (5 millions de dollars en 1964) un vrai cadeau de sa part, aussi, plus tard quand Alexis II monte au pouvoir il réclamera ces terres, mais c’est trop tard, les Juifs ne sont pas prêts à les lui revendre. Aujourd’hui, les Russes ne sont propriétaires que d’un seul bâtiment et de l’emplacement de l’église.

 

LA MAISON SARGEI

 ( Nicolas II de Russie de la dynastie des Romanov, né le 6 mai 1868 au palais de Tsarskoïe Selo est exécuté le 17 juillet 1918 à Ekaterinbourg. Il était empereur de toutes les Russies, roi de Pologne et grand-duc de Finlande. Le Prince Sergei Romanov était le fils aîné du Tsar Alexandre II)

Inaugurée en 1890, la Maison Sergueï, un bien de la famille impériale Romanov est alors un hôtel cinq étoiles accueillant des pèlerins aristocrates ou de grand-bourgeois venus de Russie, à l’époque première puissance européenne à organiser un pèlerinage de masse, avant même la France qui lui emboîtera le pas un peu plus tard. L’édifice est situé dans le « domaine russe », un terrain de près de sept hectares cédé par les Ottomans à l’Empire russe après la guerre de Crimée de 1854-1856. C’est le premier quartier chrétien à être construit hors des murailles de la vieille ville de Jérusalem. Aujourd'hui la Société de la protection de la nature (Hévra Lehagannat Atéva) occupe les locaux. Il est possible de rentrer dans la grande cour du bâtiment et de s'y promener, de s'imprégner de son ambiance paisible et de regarder quelques vestiges archéologiques au milieu d'un parterre de plantes et de fleurs.
 
 

 

CATHEDRALE RUSSE ORTHODOXE DE LA SAINTE TRINITE

Une sorte de style baroque nordique fut à l'honneur dans la construction de la cathédrale de la Sainte-Trinité (russe orthodoxe), consacrée en 1871 et située dans l'enceinte de l'esplanade russe. En 1860, l’édification de la cathédrale de la Sainte Trinité est entreprise. Elle attira un grand nombre de pèlerins russes chaque année, jusqu’à la révolution d’octobre 1917. A partir de cette date, les Russes ne furent plus autorisés à venir en pèlerinage à Jérusalem. La cathédrale domine tout le secteur. Elle est reconnaissable à ses huit dômes de couleur marron surmontés de croix dorées. Elle contient, dans les deux tours qui l’encadrent, les premières cloches qui aient été apportées à Jérusalem en 1856. Avant cette date, les autorités ottomanes interdisaient de faire entendre un son de cloches dans la ville. Faite de pierres blanches, l’église a été édifiée par le tsar Alexandre et inaugurée par son fils Nicolaï en 1872. Elle est en forme de croix, ses murs et son plafond couvert d’illustrations inspirées de la vie de Jésus

 

LA BIBLIOTHEQUE

L’immeuble qu'occupe la police aujourd'hui servait de bibliothèque au temps où les Russes occupaient les lieux.

 

LA PRISON BRITANNIQUE – MUSEE DES MARTYRS

Au fond de la place le musée des Martyrs, dédié à la résistance clandestine juive pendant la période du mandat, occupe ce qui était jadis une prison britannique.

Le campus russe fut construit au 19ème siècle pour les pèlerins russes. Le bâtiment qui abrite ce musée était alors un hospice de femmes et le consulat.

A la fin de la première guerre mondiale, le bâtiment fut utilisé comme prison centrale du mandat britannique.

Au cours de 1920 cette prison comptait environ 250 détenus et passa à 550 vers la fin du mandat britannique en 1948.

Les Juifs formaient la majorité des détenus politiques, c’est ainsi qu’entre ces murs se trouvaient incarcères des centaines de personnes qui combattaient pour la lutte de leur liberté et leur droit à la création d’un foyer national juif en Israël.

15 combattants juifs furent condamnés à mort et incarcérés dans des cellules individuelles, attendant leur sort. 9 d’entre eux furent amnistiés, les 4 autres furent transférés et exécutés par pendaison à Akko, les 2 derniers, Moshé Barazani et Meïr Feinstein se donnèrent la mort pour échapper à la sentence britannique.

 

 

OG - ROI DE BASHAN - LE DOIGT D’OG

Selon une légende ce pilier enterré dans cette enclave est le doigt d’Og Roi de Bashan celui qui a été vaincu par les tribus d'Israël. Les enfants juifs du quartier qui s'amusaient alors autour de ce pilier qui se trouvait dans un jardin public fantasmaient sur ce doigt.

Il fut trouvé en 1858 lorsque les Russes entreprirent les fondations d'un bâtiment, après des recherches archéologiques. Il s'avère qu'une carrière se trouvait là au Temps d'Hérode et que ce pilier non fini aurait été sculpté pour être l'un des piliers du Temple car il a les mêmes mesures.
 
 
 
 

Bashân est un territoire et un royaume biblique, mentionné implicitement dans le livre de la Genèse. Il est dit à ce passage que Kedorlaomer et ses alliés « battirent les Rephaïm à Ashterot-Qarnayim », où Og, le roi de Bashân, avait établi sa résidence. Lors de l’arrivée des Hébreux sur la Terre Promise, Og alla les affronter, mais fut mis totalement en déroute. Ce pays s’étendait de Guilead, au sud, à Hermon au nord, et depuis le Jourdain à l’ouest à Salcah à l’est.

 

Deutéronome, chapitre 3

Nous prîmes alors le chemin du Bashân et nous y montâmes. Og, roi du Bashân, marcha à notre rencontre, lui et tout son peuple, pour nous combattre à Édréï.

Yahvé me dit : " Ne le crains pas, car je l'ai livré en ton pouvoir, lui, tout son peuple et son pays. Tu le traiteras comme tu as traité Sihôn, le roi amorite, qui habite à Heshbôn. "

Yahvé notre Dieu livra aussi en notre pouvoir Og, roi du Bashân, et tout son peuple. Nous le battîmes si bien que pas un n'en réchappa.

Puis en ce temps nous nous emparâmes de toutes ses villes ; il n'y eut cité que nous ne leur ayons prise ; soixante villes, toute la confédération d'Argob, royaume d'Og en Bashân,

 

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Le quartier où nous guidera aujourd’hui Léa Villinger a été le cœur de Tel Aviv au temps des Turcs et des Anglais. Abandonné par eux, il devint le quartier des sans abris et des marginaux, sale et pauvre, et comme beaucoup d’autres quartiers de Tel Aviv ou d’ailleurs, il redevient prospère grâce à la société de conservation des bien nationaux ou d’autres organismes

 

 

Léa nous propose un voyage de deux heures dans ce quartier, voyage archéologique, culturel, sur le passé, le présent et sur le renouveau, entre la période ottomane et le mandat britannique

Sokolov se questionna pour savoir ce qu’était une rue : Il la compara à un grand entrepôt où se trouvent un tas de choses qu’il faut savoir regarder, observer et découvrir

 

Notre rendez vous est au coin de la rue Lévontine et de la rue Rakevet face au premier bureau douanier de la nouvelle ville aménagé par les Turcs pour taxer  les marchandises qui arrivaient en gare ferroviaire. Ce train a été une véritable révolution tout comme aujourd’hui peut l’être la haute technologie car il a simplifié la vie de tout un chacun. Un simple exemple est celui du train qui partait de Yaffo vers Jérusalem et qui ne mettait que six heures pour y arriver. Finie l’époque des diligences, des chevaux, des chemins caillouteux, des changements de chevaux ou de diligence, finie l’appréhension des brigands sur les routes, fini le temps où il fallait deux journées pour aller à Jérusalem.
 

Dès 1918, au début de leur mandat, les Anglais décidèrent de changer de place la gare ferroviaire (en restauration aujourd’hui face à la promenade) pour en faire une à côté du bureau douanier, en plein cœur de Tel Aviv à cette époque. Le train longeait alors le périphérique de la ville d’aujourd’hui (Ayalon) Ce quartier de Tel Aviv était alors la limite Est de la ville

 

Si les Anglais ont transféré la gare c’est pour deux bonnes raisons : La proximité des vergers et le port de Yaffo. Ainsi les transports des fruits étaient plus faciles et moins loin du port

Dizzingoff qui était alors maire de Tel Aviv demanda un projet pour construire la nouvelle ville et c’est un de leurs architectes qui le lui procura

Un grand bâtiment au coin des rues Béguin et Mikvé Israël a été construit par l’architecte Kark Rubin, il est du style Bauhaus. Il servit de bureaux au personnel des impôts. Ce fut le premier grand immeuble de Tel Aviv, il prit le nom de Beit Adar. On peut encore le voir aujourd’hui

 

Rue Ahashmal

Ce quartier qui porte le nom de Ramat Asharon se trouvait sur l’axe central des routes qui menait dans les mohavot du Sharon et c’est la raison pour laquelle il prit ce nom

En 1927 c’était un quartier élégant où les riches propriétaires construisaient leurs maisons au premier étage tandis que le rez-de-chaussée leur servait d’entreprise privée

 

 

En 1950 l’architecte Berline construit ici le bâtiment de la future central électrique, les lignes sont simples, droites, de style Bauhaus. Ce n’est pas pour rien que ce bâtiment vit le jour à cet emplacement mais tout simplement parce que le quartier de Ramât Asharon se trouve sur une hauteur et que la centrale y a été construite au sommet

 

10 avant que les Templiers ou les Américains arrivent à Tel Aviv, un missionnaire protestant et anglais Aïzex arriva au pays et construit une ferme modèle à l’intérieur de ce qui est aujourd’hui la centrale électrique afin de donner du travail à des personnes et de les convertir à ses idées. Il y avait alors de nombreux vergers sur la route qui menait vers Pétah Tikva et il s’était installé sur le sommet de la colline pour surveiller les environs. C’est la raison pour laquelle les Turcs s’emparèrent de la ferme lorsqu’il abandonna et en firent une position

 

Rottenberg qui n’arrivait pas à exécuter son projet de centrale électrique près du Yarkon à cause des bédouins qui y étaient installé et qui ne voulaient pas en bouger s’installa dans ce quartier. Il y fit construire sa maison (aujourd’hui à l’intérieur de la centrale électrique) et construisit le premier générateur du quartier qui fournit l’électricité à tout le quartier. Dans sa maison se trouvaient les bureaux directoriaux de la Compagnie d’électricité, toute la rue Ahashmal  appartient aujourd’hui à la Compagnie d’électricirté, soit 35 ares

 

Le chateau d'eau

Un château se trouve non loin de la centrale. Sur sa gauche les vestiges d’un énorme puits de la période turque sont encore visibles. Les terres de la région ont été achetées après la première guerre mondiale. 20 ares d’entre eux ont été passés par la mairie de Tel Aviv à Pinhas Rottenberg, fondateur de la Centrale Electrique et là il construisit la première centrale électrique du pays qui fonctionna en 1923

 

 

Près du grand puits qui a servit à arroser les vergers un château d’eau à été construit en 1925. Cette tour de béton a été le projet du bureau d’ingénieurs Gout Berman, elle se trouve dans le quartier de Ramat Asharon et domine l’Est et le Sud de la ville

Après l’épicerie la salle inférieure du château d’eau a servi d’atelier à la Société des eaux de la ville puis une petite synagogue a été ouverte pour permettre aux hommes de la Centrale Electrique de venir prier avant le coucher du soleil (Minha)

 

Le Château d’eau a été restauré par les soins de la Centrale Electrique dans le cadre des activités communautaires avec la collaboration de la société de la préservation des bâtiments et la mairie de Tel Aviv Yaffo en 1999

 

Au numéro 15 de la rue Ahashmal se trouve une maison de style éclectique et au numéro 17 une maison de style Bauhaus construite dans les années 30. Face à nous se trouvent deux styles de maisons télaviviennes typiques, la première de style orientale qui est l’une des dernières, la deuxième qui lance le nouveau style de la ville. Les maisons de style éclectique étaient très travaillées sur leurs façades mais les côtés et le dos de la maison étaient d’une simplicité étonnante

 

Rue Lévontine

Au numéro 18 de cette rue se trouve une maison qui est rigoureusement préservée par la société de préservation des bâtiments. Elle est style éclectique dans tout son ensemble avec une arche au-dessus de la porte d’entre, deux parties arrondies dans les angles extérieures de la maison, des corniches et elle est considérée comme la première maison d’art nouveau. Le rav Lev Arié l’a occupé

 

 

La maison du numéro 20 Lévontine a abritée Itamar Ben Avi, (1882–1943), journaliste et activiste sioniste, et le fils d’Eliezer Ben Yehuda, à l'origine de la résurrection de l'hébreu (langue parlée)

Un magasin de chaussures Chouchou a vue le jour au premier étage de cette maison et la propriétaire de ce magasin importe des chaussures de tous les pays. Le magasin est l’une des pièces de la maison qu’elle habite et fait penser à un magasin de chaussures parisien des années 20

 

Colonne Morice - Carrefour des moshavot

Elle se trouve au coin de la rue Allenby et de la rue Ahachmal sur une toute petite place et a été placée là intentionnellement pour rappeler l’importance de ce carrefour.

L’histoire de Tel Aviv à cette période est représentée sur cette colonne. Une photo de ce carrefour nous le montre tel qu’il était dans entre 1920 et 1930 avec son bassin et son jet d’eau au milieu, on peut le confondre aujourd’hui avec la place dizzingoff et sa fontaine

 

 

 

 

 

Ici passait la seule et unique route qui allait de Yafo à Jérusalem, pas d’autres routes, les personnes qui voulaient se rendre à Pétah Tikva, Rosh Aïn, Kalkiya ou dans les moshavot du Sharon devaient emprunter cette route. C’était aussi la route qui menait à Naplouse car tous les environs n’étaient que dunes de sables ou marais. Les Anglais occupaient deux bâtiments administratifs et à ce carrefour important

 

Dans ce carrefour se trouvait également le service des autobus et toutes sortes de commerces.
 

Le jardin du Sharon.

C’est là que se terminera notre randonnée dans le quartier, ce jardin qui a été restauré depuis peu était le centre de drogués et de toutes sortes de délinquants lorsque le quartier était abandonné

 

ר"גב      רמת גן       בני ברק

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SYNAGOGUE OHEL MOED

RUE SHADAL.

L’architecte israélien Joseph Berlin de  naissance russe qui a reçu un diplôme à l'académie d'art en 1911 et qui a travaillé  dans la rue Petersburg jusqu'en 1921lorsqu’il s'est établi en Israël. Les bâtiments qu’il construisit incluent sa propre maison (1929), dans la rue de 59 Balfour  et le théâtre de Moghrabi (1925-32)  tous les deux à Tel Aviv. Un autre bâtiment  important de son travail est celui de la synagogue Ohel Moed des Sépharades (1925-1927). Né à Jérusalem le rav Ben Tsion Ouziel fut convoqué à 31 ans par le rav Kook qui lui proposa le poste de Rav principal de Yafo qu’il accepta.
 
En 1921 il s’installa à Salonique comme délégué de l’agence juive et il y resta trois années. Cette période lui suffit pour influencer beaucoup de Juifs de la ville de Salonique à monter avec lui en Eretz Israël. Ce fut leur chance car 10 ans plus tard, 99% de la population juive de Salonique disparaissait à jamais. Les nouveaux immigrants s’installèrent dans le quartier de Florentine à Tel Aviv, le rêve de du Rav Ouziel était de construire une synagogue sépharade pour sa communauté. 
 
 
 A la même époque deux familles Juives de la ville d’Aden au Yémen montèrent en Eretz Israël : Shalom Aaron Lévi et Shlomo Itsrak Cohen. Très riches ces deux hommes achetèrent des terres à Tel Aviv pour investir et construire leur propre maison et une synagogue. En 1923, les deux hommes en escale à Port Saïd en attendant d’arriver au pays reçurent une première lettre du rav Ben Tsion Meïr Ouziel pour les encourager à investir dans la construction d’une synagogue ; après avoir offert le terrain ils acceptèrent la proposition du rav et la synagogue vit le jour grâce à lui qui dirigea tous les travaux. Elle a été l’une des premières synagogues de la nouvelle Tel Aviv. Dans une vitrine de la synagogue se trouve encore les lettres originales que le rav Ouziel en 1925 écrit aux donateurs pour les informer de l’avancement des travaux. En 1928 la synagogue fut terminée et elle fut inscrite au cadastre de Yafo. Ces deux généreux donateurs décidèrent d’un commun accord de mettre en premier le nom du rav Ouziel sur le registre du cadastre et ensuite leurs propres noms car ils estimèrent que tout l’honneur revenait à cet homme qui avait dépensé son énergie, son temps, sa patience pour la construction de ce Temple. Là se trouvait leur grandeur d’âme.
 
 
Une famille de Haleb (le père et ses trois enfants) fit à son tour un don pour construire le dôme de la synagogue en 1931. A l’intérieur de cette synagogue chacun des quatre arches est séparé par sept colonnes qui rappellent les sept branches de la Menora. Le plafond avec son dôme exceptionnel comporte la forme de 15 marches adhérentes au plafond qui sont le symbole des 15 degrés qui s’élevaient vers le Temple et sur lesquels les Lévi chantaient le cantique des degrés. Les 42 triangles de la coupole intérieure rappellent les 42 lettres de D. et le vitrage du centre avec l’étoile de David rappelle l’arche du tabernacle. Les 32 carrés qui forment l’ache rappellent les 27 lettres de l’alphabet et les 5 voyelles, symbole des lettres qui forment les mots des prières. En haut de la coupole, les étoiles de David enchevêtrées les unes dans les autres rappellent un paragraphe de livre de Yéhieskel. Les principaux rabbins de rite sépharade vinrent prier dans cette synagogue ainsi que de nombreuses personnalités de Tel Aviv qui à l’époque était la ville nouvelle construite en dehors des remparts de Yafo. Aujourd’hui beaucoup de jeunes couples viennent s’y marier et la salle attenante à la synagogue sert de salle de réception. Le rav Ouziel fut le rav principal de Tel Aviv jusqu’en 1939 puis il fut nomme rav d’Eretz Israël.
 
 
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ASKELON

 

Ashkelon est une cité balnéaire d'environ 130 000 habitants, située à une quinzaine de kilomètres au nord de la bande de Gaza.

Construite et détruite successivement par les différentes conquêtes étrangères, les Nabatéens, les Philistins, les Perses, les Grecs, Alexandre le Grand, Hérode, les Arabes, les Croisés, les Mameluks, cette ville a occupé une place importante tout au long de l'histoire.... les Nabatéens en avaient fait leur comptoir commercial maritime et les Philistins l'avaient promue capitale d'un de leurs cinq états. On y retrouve aussi la trace de Samson, qui y mena des combats avec sa force Herculéenne.

Samson nait sous occupation Philistine, il est le fils de Manoah de la tribu de Dan (l'une des douze tribus d'Israël). La femme de Manoah qui est stérile reçoit la visite d'un ange qui lui apprend qu'elle aura un fils qui délivrera Israël des envahisseurs. Cet enfant devra être consacré à Dieu et ne pas couper ses cheveux. C'est de cette chevelure qu'il obtiendra sa force magistrale dont lui seul connaît le secret.

 

Samson épouse une philistine qu'il rencontre dans la vallée de Timna. Ses parents ne voient pas ce mariage d'un bon œil, après tout n'y a-t'il pas assez de jolies fille dans la tribu pour aller épouser une étrangère et fille d'occupants. Mais Samson y tient et ne cède pas. Le jour des épousailles, il pose une énigme à ses invités, certain que ceux-ci ne sauront répondre. Le temps passe et les invités n'ont pas trouvé la réponse, ils pressent  l'épouse de Samson afin que celle ci obtienne  la réponse. Les menaces se faisant plus fermes, la femme de Samson lui demande la clé de l'énigme et la transmet aux convives. Samson est furieux et pour se venger il tue une trentaine d'hommes, cela se passe dans la Cité d'Ashkelon qui se nomme alors Ascalon.

 

 

Samson part se réfugier chez ses parents. Quelques temps plus tard il revient chercher sa femme mais celle ci a été donnée par son père à un autre homme. De nouveau très en colère Samson met le feu aux cultures Philistines. Par vengeance, les Philistins capturent son épouse et le père de celle-ci. Ils seront tous les deux brûlés, comme les cultures que Samson a incendiées. C'est une spirale infernale de violence sans fin.

 

A sa demande, Samson est livré aux Philistins par la tribu des Judéens. Malgré le nombre très important de soldats qui viennent le capturer (plus de 1000) il sort libre et victorieux de ce combat.

Il sera alors Juge d'Israël pendant une vingtaine d'années.

Les Philistins missionnent Dalila qui, par sa beauté, devra séduire Samson et lui soutirer le secret de sa force. La tâche s'avère difficile parce que Samson ne cède pas. Dalila insiste et Samson finit par lui dévoiler que sa force réside dans sa chevelure qu'il n'a jamais coupée parce qu'il est dévoué à Dieu. Pendant la nuit, Dalila lui coupe les cheveux et le livre aux soldats Philistins.

 

Il se retrouve emprisonné dans un cachot d'une prison de Gaza, les soldats lui crèvent les yeux, se moquent de lui et en font un amuseur publique. Pendant sa captivité ses cheveux repoussent et avec eux la force revient. Sorti de sa prison pour divertir la cour d'un palais, il demande aux soldats de l'installer entre deux colonnes afin qu'il puisse s'y reposer. Il implore Dieu de lui donner la force et écarte les deux piliers afin de faire écrouler l'édifice entier. Dieu exauce sa prière et le palais s'effondre emportant avec lui Samson et des milliers de Philistins.

 

Les vestiges de la vieille cité d'Ashkelon.

Des colonnes datent de l'époque Romaine. Une basilique Romaine a été érigée à cet endroit et les murs et le sol étaient recouverts de marbre. Longue de plus de 100 mètres et large d'environ 35 mètres, c'est ici que se déroulaient bon nombres d'activités de la vie sociale Romaine, cérémonies religieuses, exercices militaires, gestion des affaires, c'était un peu le centre de la ville. Le sud de la basilique était une pièce semi circulaire avec des gradins qui servaient pour les réunions du conseil municipal.

Des statuts et autres vestiges datant de plusieurs périodes ont été retrouvés lors des fouilles dans la basilique ils ornaient l'entrée du hall de rendez vous.

Vestiges d'un puits en partie restauré.

Un puits a été utilisé à l’aide d’une roue dentée qui était propulsée par un animal, en général un chameau ou un âne pour puiser l'eau de la source. Une fois puisée, cette eau était déversée dans un petit canal qui était connecté à une citerne. De cette citerne, l'eau était transportée, toujours par un système de petit canal vers les terrains agricoles. Durant la période ottomane il servait aux fermiers des villages arabes pour irriguer leurs champs. Le mécanisme a été en partie restauré.

 

L'église Ste Marie fut construite durant l'époque Byzantine, elle se trouve près du mur qui protégeait la ville. L'église a été encore utilisée durant une partie de la période musulmane et Juive en 938. Elle resta ensuite en ruines jusqu'à la période des croisés où elle fut restaurée après 1153.

Elle fut construite dans le style d’une basilique avec 6 colonnes en granit qui supportaient une voûte.

Durant la période des croisades, la structure fut changée et 4 colonnes supplémentaires furent ajoutées ainsi que des arches.

Il reste des vestiges du mur qui entourait l'ancienne ville d'Ashkelon au sud et à l'est de l'ancienne cité. Quand les croisés conquirent Ashkelon, ils renforcèrent les murs existants et en construisirent d'autres. Sur chaque côté des quatre murs extérieurs se trouvait une porte qui étaient nommée selon la direction où elle se trouvait, la porte de la mer, la porte de Gaza, la Porte de Jérusalem et la porte de Jaffa. 

 

L'ancien port d'Ashkelon devait se situer dans ces environs, au sud-ouest de la cité. Quelques portions de mur datant de la période musulmane et des croisés sont disséminées le long de la plage. Les gros navires de plus de 100 mètres ne pouvaient y accoster à cause des bancs de sable. La marchandise était alors déchargée et transportée par des barques. Un mécanisme de rampes portables était installé pour que les marins puissent débarquer ou lorsque les navires marchands avaient besoin d'être réparés. 

 

Placée sur la célèbre Via Maris, la route reliant l’Egypte à la Syrie, Ashkelon devient l’une des cinq villes des philistins avec Gath, Ekron, Ashdod et Gaza au 12ème siècle avant notre ère. Son nom viendrait d’une variété d’oignons locaux que les Croisés français appelèrent escalions. A l’époque Escalion était le nom de la ville, ce qui donna plus tard le mot échalote. Pendant deux siècles, une amère rivalité opposa Hébreux et Philistins. Les Juifs ne réussirent jamais à prendre la ville, mais ces événements filtrèrent dans l’histoire juive. Quand le roi Saül fut assassiné par les Philistins, David prononça cette complainte souvent cité.

 

II - Samuel - Chapitre - I - Verset 20 -

Ne l’annoncez pas à Gath, n’en portez pas la bonne nouvelle dans les rues d’Ascalon, de peur que n’exultent les filles des incirconcis.

Trois siècles plus tard Ashkelon était toujours un bastion philistin, ce qui provoqua la colère du prophète Sophonie, et le fit proclamer dans les dernières pages de l’ancien testament :

 

Sophonie - II - Verset 4 -

Car Gaza sera abandonnée, Ascalon sera en dévastation, Ashdod sera abandonnée en plein midi, et Ekron sera déracinée

Ashkelon fut conquise par les Assyriens et par les Babyloniens, entres autres, mais elle connut un nouvel essor sous les empires grecs et romains. On pense que la ville d’Ashkelon fut la ville natale d’Hérode le Grand qui contribua largement à son développement en y faisant construire de nombreux édifices. Au 7ème siècle, Ashkelon tomba aux mains des Arabes, et brièvement aux mains des Croisés en 1153. Au cours de ces événements, ses monuments furent amplement pillés. Après sa destruction en 1270, par le Sultan Baybars, la ville sombra plus ou moins dans l’oubli.

Guide Gallimard.

 

Askélon cité cananéenne vassale de l’Egypte au 3ème millénaire, l’Ashkelon biblique fait partie de l’héritage de Juda dont parle Josué. Au 18ème siècle avant notre ère les Pharaons s’en emparent. Ramsès II mate la rébellion des Cananéens en 1280. Sur les murs du temple de Karnak, un artiste anonyme a représenté une cité de forme quadrangulaire perchée au sommet d’un tertre... L’un des personnages présente une Menora en offrande aux vainqueurs. A l’époque des Juges et aux temps des dynasties royales israélites, Ashkelon fut une cité florissante, qu’assiégèrent maintes fois les Hébreux.

Juges - Chapitre XIV - Verset 19 - Juges - Chapitre XVI -

Et saisi de l’esprit divin, il (Samson) descendit à Ascalon, y tua trente hommes, s’empara de leurs dépouilles et donna aux devineurs les vêtements promis; puis, plein de fureur, se retira chez son père. La femme de Samson fut donnée à l’un des compagnons qu’on lui avait adjoints.

 

La cité d’Ashkelon sera toujours sous les malédictions des prophètes Jérémie et d’Amos 350 ans plus tard.

 

Jérémie - Chapitre XLVII - 6, 7 -

Gaza est atteinte de calvitie, Ascalon est anéantie avec le reste de la plaine.            

 

Amos - Chapitre I - Verset 8 -

J’exterminerai les habitants d’Ashdod et le porte-screpte d’Ascalon, je dirigerai ma main contre Ekron, pour que périsse le reste des Philistins, dit le Seigneur Dieu.

 

Vers 330 avant notre ère Ashkelon devient une opulente cité hellénistique. Occupée en 638 par les musulmans elle devient une cité portuaire fortifiée. Les croisés y passent. Godefroy de Bouillon en 1099, Baudouin II en 1153; Richard Cœur de Lion et enfin Saladin. Baybars en 1270 détruit les fortifications et comble le port. Ensuite Askelon est oubliée pendant sept siècles. Au 19ème siècle Ibrahim Pasha fait édifier un petit port et y fait venir des tisserands. En mai 1948, les Israéliens rentrent dans une cité vide!

Guide Bleu

 

VISITE DE LA VILLE

Musée d'Askélon : Le caravensérail

 

La mosquée centrale et son minaret. Construite en 1.300 avant notre ère elle abrite aujourd’hui un petit musée archéologique et un film sur l’histoire de la ville.

 

Inscription gravée sur le mur en marbres de la mosquée : Cette mosquée a été construite par un homme croyant en Dieu et au monde futur. L’homme qui prie et donne l’aumône ne craint que Dieu. Ceux qui viennent dans la mosquée seront sur la bonne voie.

 

Un tampo en forme de rouleau. On y voit des empreintes d’images de l’environnement culturel du village assyrien antique de Kéchanish dans le centre de l’Anatolie.

 

Dessin d'un tempo gravé. On y voit un roi assis sur son trône et qui reçoit une bénédiction du Dieu. Sur sa tête un casque avec des cornes. En haut et à gauche on aperçoit un autel avec des cornes et des images de suprême sacrifice. En bas et à gauche on voit une forme de char.

 

Migdal

Bâtiment public qui a été utilisé comme lieu de culte musulman. La place du chantre dans une mosquée (L’alcôve sur le mur du sud) nous indique le sens où prient les religieux selon la tradition musulmane.

 

Niche qui se trouve près de la station d’essence d’Ashkelon. Elle a été utilisée par les pèlerins comme fontaine.

 

Le quartier de Barnéa

Vestiges d'une église byzantine. Ces vestiges sont situés au centre de Barnéa, nouveau quartier de belles villas. (Rue Zvi Ségal). Sur le sol de belles mosaïques. A l’entrée inscriptions de plusieurs psaumes et dans l’une des deux mosaïques un autre psaume encadré est écrit en langue grecque sacrée.

 

Vestiges d'une église byzantine datant du 6ème siècle. Elle a été découverte en 1945. Elle a une Abside centrale et sur le côté deux salles carrées avec une pièce centrale.

 

Tombe du Cheikh Hoad  datant de la période des Mamelouks. Elle se trouve sur la promenade près de la mer. Jusqu’à la guerre d’indépendance, les Arabes venaient ici prier et faire l’aumône.

 

Monument - Mémorial. En souvenir des fils d’Ashkelon tombés dans les différentes guerres d’Israël. Ce monument a été édifié par le sculpteur Toumarkine en 1968. Sur une plaque commémorative sont gravés tous les noms des disparus. Il se trouve face à la municipalité d’Ashkelon.

 

 Jardin aux diverses sculptures. Sur la grande pelouse au centre d’Afridar se trouve un jardin aux diverses sculptures taillées en montres solaires et inventées par le sculpteur Toumarkine.

 

Musée lapidaire d'Afridar

Les sarciphages. Deux sarcophages de marbre ont été mis à jour dans le quartier d’Afridar.
Au premier abord il semble que les sarcophages soient faits du même marbre que celui de Césarée. Les têtes sur leur couvercle sont à l’état de matière brute, ce qui indique qu’on peut les classer dans la catégorie des marchandises qui étaient préparées en gros, dans des centres de sculpture, en Grèce ou en Asie Mineure et expédiées sur commande dans d’autres pays.

 

Premier sarcophage.

Pour ce qui est des bas-reliefs on peut voir sur le flanc avant de l’un des sarcophages, une scène de mythologie classique : L’enlèvement de Perséphone, fille de Démettre, déesse de la fécondité par Hadès, Dieu de l’enfer. Cette scène évoque par son symbole les circonstances de la mort. Elle se retrouve sur plus de soixante sarcophages. Ici, Hadès se présente de face, la tête tournée vers la gauche, son char est tiré par deux chevaux. Perséphone se cambre en arrière alors que Hadès enlace sa taille. Devant le char marche Hermès, parés de tous ses attributs : caducée, ailerons au casque et aux chevilles. Cerbère, le chien à trois têtes, indiquent leurs destinations ; l’enfer dont il est le gardien. Le panier plein de fruits et de fleurs à gauche du char indique ce à quoi était occupée Perséphone, au moment de l’enlèvement. La cueillette est symbole de la fécondité dont Perséphone est la déesse. On peut voir encore d’autres symboles : à gauche, un flambeau qui tombe représente la flamme de la vie s’éteignant. Aux pieds des chevaux un coq, représentant le Dieu Esculape qui d’après l’interprétation socratique apporte la guérison finale aux morts. Les deux personnages se trouvant aux extrémités de la scène, représentent, sans doute, les parents du mort.

Sur les bas-côtés et le flan arrière, on peut voir des griffons gardiens habituels des tombeaux avec une urne funéraire.

 

Le deuxième sarcophage : Sur son flanc arrière, deux lions dévorent des bœufs. Sur les côtés du couvercle, on peut voir des scènes de chasse. La bataille est, pour nous, la scène la plus intéressante car elle nous apporte des renseignements sur l’époque à laquelle elle a été sculptée et le pays de l’artiste. Deux groupes de personnages nus s’affrontent. Les soldats de l’un portant des casques. De plus, le personnage central est équipé d’une armure grecque et quelques-uns des soldats portent des manteaux courts. Les combattants participant à la bataille sont tous des cavaliers. Les porteurs de casque qui sont sculptés sur la partie supérieure du bas-relief sont les vainqueurs tandis que les vaincus, tête nue, sont groupés sur la partie inférieure de la scène.

On peut en conclure qu’il s’agit d’une bataille entre Grecs et Galates qui envahirent l’Asie mineure en 279 avant notre ère.

 

Colonne en marbez avec des inscriptions grecques.

 

Colonne en marbre avec des inscriptions grecques coniques. Une partie de l’inscription à droite est polie. On y lit : Le Seigneur est UN, converti au christianisme en l’an 467.

 

Bore avec une inscription en grecque.

 

Inscription datant du 2 ou 3èmesiècle sur un mur de la communauté Aux heureux d’Ashkelon, aux heureux Romains. Cette inscription veut mettre en valeur les bons rapports entre la ville romaine et le centre communautaire.

 

Statue en basalte de style égyptien et phénicien qui a été découverte dans la mer prés de la rive d’Ashkelon par un groupe de chercheurs du centre maritime de l’Université de Haïfa avec l’autorisation du Docteur Avner Raban. Une statue semblable a été découverte dans le port de Byblos au Liban. Ces deux statues datent de la période de fer, entre le X et VIIème siècle avant notre ère.

 

Magnifique statue représentant un Romain noble.

 

Parc national

600 hectares de pelouses et de jolis coins qui sont mis à la disposition des visiteurs pour pique niquer. On y découvre des ruines d’époque variées et qui révèlent l’histoire d’Ashkelon. De nombreuses fouilles archéologiques ont permis de découvrir ce lieu.

 

1)         Vestiges de l’église de Myriam la verte avec son abside et ses colonnes.

2)         Baptistère en marbre d’une église.

3)         Statue bien conservée de la déesse Isis et son enfant Horus. Elle a été découverte à Ashkelon et elle est exposée dans ce parc. Elle date du 1 ou 2ème siècle.

4)         La déesse Isis. Cette statue entre autres garnissait l’entrée du bâtiment du conseil.

5)         Vestiges d’une église byzantine, les colonnes sont encore sur place en souvenir de l’église qui était sur ces lieux à la période byzantine, peut-être dans la partie sud-ouest de la ville.

6)         Châpiteau corinthien  en marbre de la période romaine.

7)         Sarcophage avec son couvercle en calcaire.

8)         Station hydraulique du modèle d’Anatolie. Elle fonctionnait grâce à un animal qui tournait tout autour et entraînait l’eau dans un bassin collecteur.

9)         Arbre: eref davik. Son origine est d’Asie Mineure et il est utilisé comme remède contre diverses maladies. Son fruit ressemble à une petite prune.

Il s’appelle Savisstane. On prépare de la colle à partir de ce fruit que les chasseurs d’oiseaux utilisent lors de la chasse. Cette colle existait déjà du temps des Romains. La première mention faite par les Juifs de ce fruit est celle du rav Saadia Agaon au 10ème siècle.

10)       Colonnes appartenant aux remparts d’Ashkelon qui protégeaient la ville des invasions maritimes. Une partie d’entre elles se trouvent échelonnées en hauteur comme s’ils les avaient utilisées pour amarrer leurs bateaux; c’est l’explication donnée en vue de leur protection.

11)       Vestiges d’une tour de garde ronde, une des 53 qui entouraient la ville d’Ashkelon.            

On peut voir des colonnes de marbre qui se trouvent à l’intérieur de la tour pour la soutenir.

12)       Vestiges de murailles de la période cananéenne découverte ces dernières années.

 

 

 

 

 

 

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Au fond de la rue Bialik, sur une adorable petite place se trouve un bâtiment en restauration qui fut l’emplacement de la première mairie de Tel Aviv. L’architecte Tsherner construisit le bâtiment qui servit de première mairie aux Télaviviers de 1935 à 1965, face au grand rond-point où se trouvait le mémorial de Guttmann. Avant d’être les bureaux de la première mairie le bâtiment fut un luxueux hôtel mais très rapidement il fut converti en mairie. Une très belle mosaïque a été enlevée pour mettre en valeur cette petite place et le bâtiment. La mosaïque qui représente 3.000 ans de la vie de Tel Aviv Yaffo va être transférée boulevard Rothschild, près du mémorial des pionniers là où se trouve véritablement sa place. Ce travail a été exécuté d’après des peintures de Nahoum Gutman. On situe toujours les locaux de la première mairie de la ville rue Bialik mais en réalité les employés occupèrent tout d'abord des locaux situés sur le boulevard Rothschild; là fut réellement la première mairie mais si peu de temps que ni les livres ni les guides ne la mentionnent. Ce bâtiment en restauré sert de nouveau de musée historique de la ville de Tel Aviv comme il le fut il y a quelques années. Le projet de la rue Bialik est un projet ambitieux puisqu’il est question d’en faire une rue musée ce qui est déjà bien actuelle avec les musées de Bialik et de Réouven Rubin. Sur cette petite place s’est aussi prochainement le musée de style Bauhaus ou plus exactement du style international puisque Bauhaus n’est que le nom d’une école.

Bien que Tel Aviv ne fût que dunes de sables dans ces années là, certaines personnes en avaient déjà acheté et cette partie de la future ville appartenait à Monsieur Riger qui permit aux éclaireurs d’installer leur campement.
 
 
                                                              
  

La place de cette première mairie se trouve sur un sommet bien que nous ne nous en rendons pas bien compte et c’est sur cet emplacement que dans les années 1920 des campements de toiles virent le jour pour abriter les nouveaux immigrants (ma'abara) ces pionniers arrivaient tout droit de Russie. De grandes tentes de toiles blanches s’étalaient sur les dunes de sable jusqu’à la mer et au beau milieu de ce nouveau quartier de tentes une cabane fut installée pour servir de centre médical. C’est une de ces tentes qu’occupa le célèbre poète Abraham Shlonsky.

Les pionniers travaillèrent dans le bâtiment car c’était à peu près la seule possibilité de gagner sa vie dans ces années là. Bien que complètement laïques, ces pionniers, faisant partie des mouvements de jeunes, organisaient quand même le Seder de Pessah sur la grande place, au milieu des tentes et bien entendu en plein air puisqu’ils n’avaient aucun autre lieu pour se réunir, pas de salle à manger, pas de salle de conférences, pas de salles en béton.

La population de la troisième alya fut principalement une alya de jeunes, montés dans le cadre d'organismes comme "Ha Halouts" (le pionnier) en Russie ou en Pologne et les mouvements de jeunesse comme "Ha Shomer a Tsaïr" (le jeune surveillant) en Galicie. Ces organismes préparaient les jeunes à la vie et à la création de 'implantations en Terre d'Israël;

 

En 1924, lors d’une cérémonie officielle et en présence de Haïm Nahum Bialik, les officiels baptiseront la rue du nom du poète. Il achèta sa maison de ses propres deniers malgré les rumeurs qui courent qu’il aurait reçu des pots de vin. Elle  a été conçue par l’architecte Berval, elle a un dôme en forme de mosquée qui rappelle l’orient, des colonnes corinthiennes et un style méditerranéen. De la terrasse du premier étage Bialik aimait fumer sa cigarette en regardant la mer. Il vivra dix ans dans cette maison de 1954 à 1964, mais n’écrira pas une ligne. Il se promenait dans la rue avec son chien et permettait à tous les enfants du quartier de prendre la laisse de son chien pour le promener, lui-même n’ayant jamais eu d’enfants. Chez lui, il était dérangé sans arrêt et bien qu’il essaya de donner des heures et des jours de visite tout le monde voulait le voir, lui parler, l’interroger et discuter avec lui. Bialik et Réouven formaient une bonne équipe et ils s’entendaient à merveille, ils passaient de longues heures ensemble.

Bialik déménagera pour aller vivre à Ramat gan où il se remit au travail mais la majorité de son œuvre aura été écrite en Russie. Ses livres se vendirent très chères là-bas ce qui lui permit de venir s’installer en Israël.

Bialik disparaîtra en 1934 à l’âge de 62 ans d’un arrêt cardiaque après avoir subi une opération des reins réussie à Vienne.

Né à Rady, en Ukraine, en 1873, le corps de Bialik sera ramené à Tel Aviv où il repose dans le cimetière de la rue Trumpeldor. Grand auteur lyrique, il interpréta les aspirations de son peuple avec les accents neufs d’un homme de lettres considéré comme l’un des grands restaurateurs de la langue hébraïque. Conteur, essayiste, traducteur, son œuvre considérable exprime surtout un grand cri de révolte contre les persécutions qui atteignent la diaspora et un appel au Retour.

 
 

La maison de Réouven Ruben a été ouverte au public en 1983. Elle a été conçue par l’architecte Bikounski. Ruben l’a habité au début de l’année 1946 jusqu’à se mort en 1974. Il a alors 80 ans. Né en 1893 en Roumanie, il s’installa d'abord à Jérusalem en 1912 et étudia à Bézalel. En 1913-14, il retourna étudier aux Beaux-arts à Paris. En 1922 il revint au pays et exposa ses peintures. En 1929 lors d’un voyage en bateau il rencontra Esther plus jeune que lui de 15 ans et il l’épousa. Elle ne savait pas très bien cuisiner, son mari lui ayant appris à faire seulement la mamaliga, plat traditionnel roumain ; mais leur maison était ouverte à tous. Ils eurent deux enfants, David et Liora mais ce n’est que leur petit-fils qui reprit le flambeau de son grand-père en peignant. L’œuvre de Réouven représente les premières années de l’art israélien.

Lorsque la ville a été construite, elle n’avait aucun plan architectural, chacun construisait sa maison selon son bon vouloir, sans se soucier de son voisin, c’était une ville construite pêle-mêle comme nous le montrent plusieurs peintures de Réouven Ruben datant de 1912. Plusieurs rues descendaient directement vers la mer comme la rue Bialik élevée sur la colline Bialik où le poète et le peintre vécurent.

 

La maison au numéro 19 a été édifiée en 1922 par l’architecte Yoseph Berline pour Léa Shapira qui n’y habitera jamais. Elle était très luxueuse avec des peintures sur les murs et derrière la maison un petit parc avec son bassin et un jet d’eau au milieu. Le docteur Shraïvmann la transformera en sanatorium car elle se trouve près de la mer et y il y fera installer des salles de bains et un spa. Plus tard, la maison passera dans les mains de Madame Ismaïlov qui consentira à prêter une pièce pour que des Juifs religieux viennent y prier, lorsqu’elle déménagera, la synagogue continuera de fonctionner. Aujourd’hui la maison est dans les mains de la justice car les occupants de la synagogue la revendiquent ainsi que les héritiers Ismaïlov.

 

La maison qui fait le coin du coin d’Allenby et de Yona Anavio a la forme d’un bateau d’où son nom beit Aonya et elle a aussi été un sujet de peinture pour Ruben. Elle date de 1922 et a été conçue par Alexandre Lévi.

 

Au numéro 26 de Bialik une maison d’art déco est due à l’architecte Gelstein et au 21 Bialik une maison de style Bauhauss avec ses lignes droites et simples.

 

Au 18 de la rue Bialik les frères Friedmann, architectes, construisent l’immeuble en forme de bateau en 1930 et feront un jardin géométrique pour rappeler les lignes du bâtiment.

 

Au 17 de la rue Bialik, l’architecte Pommeron construit son immeuble en forme de cube pour préserver les appartements du soleil et leur donner un maximum d’ombre. Ce ne sont que des lignes droites de style Bauhauss.

 

Au numéro 11 le studio Klinsberg est de l’architecte Philippe Hitt. L’écrivain y écrira un livre sur la vie de Haïm Nahum Bialik.

 

Au numéro 8, on trouve la maison du docteur Krinski qui fit d’énormes économies pendant des années pour pouvoir acheter une voiture et une maison dans la rue Bialik, malheureusement il décèda d’une crise cardiaque sans en profiter bien longtemps.

 

La maison du numéro 10 a appartenu au professeur et savant Kahan Markous, un sexologue de renommée internationale. Si le nom de l’architecte reste inconnu on peut voir que la maison a un style mélangé d’orient et d’occident et que sur la façade se trouve le symbole de l’orient incrusté dans la pierre.
 

 

C’est dans cette rue que s’installeront plusieurs médecins comme le docteur Sinaï qui fut le grand ophtalmologue de l’époque ; Sa maison, au numéro 9 Bialik est de style renaissance italienne avec des piliers doriques et les plans sont de l’architecte Philippe Hitt. Le docteur Sinaï adorait son quartier et il écrira un livre où il raconta la vie de chacun de ses habitants et amis dans les moindres détails.

 

En 1921 l’architecte Alexandre Lévi s’installa à Tel Aviv et dès 1927 des dizaines de maisons virent le jour grâce à lui. Il habitera au 54 de la rue Allenby jusqu’à son retour en Allemagne. D’Allemagne il ira en France mais les nazis l’arrêteront et il sera transféré dans le camp d’Auschwitz où il écrira sa biographie. L’architecte Schlouch a détruit le premier étage de la maison d’Alexandre Lévi mais on peut voir encore les fenêtres de style espagnol et le reste de la maison qui est un mélange d’orient et d’occident.

 

Au coin de Bialik-Allenby, au numéro 1, la boutique de vêtements de Maurice Shenberg attirée toute la clientèle des environs. Le fils de Maurice se maria avec Eden qui était la fille du premier propriétaire du cinéma de Tel Aviv. Alexandre Lévi construira la maison du numéro 1 de la rue Bialik mais le deuxième étage de style Bauhauss fut rajouté par la suite.

 

En 1920, le café Gan Ravé vit le jour au coin de la rue Bialik et d’Allenby (à la place du café Coffy-shop où a eu lieu un attentat). Il avait la forme du pont d’un bateau et il fut le café le plus luxueux de l’époque où les serveurs étaient en habits et en gants blancs.

 

En 1930 la rue Bialik était la rue aristocratique de la nouvelle ville. Le café Restik était le rendez-vous de tous les artistes et écrivains du quartier. Bialik, Hanna Roubina, Dizzingoff, Réouven et bien d’autres s’y retrouvaient régulièrement. Le livre d’or de ce café existe encore à ce jour et on peut y voir des desseins de Réouven comme par exemple la silhouette d’un homme avec les maisons de la ville à ses pieds ou bien encore Carméla, sa femme. Nathan Altermann, Hanna Rubina, Slouski, chacun d’entre eux ont marqué leurs passages sur ce livre d’or.

 

En 1949 Ben Ozerman proposa d’ouvrir à cet emplacement une cinémathèque mais (heureusement) le projet fut refusé. Les médecins Rosenbaum et Sondak vivront également rue Bialik.

 

 

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Philantrope bien connu Moses Montéfiore s'intérressa principalment à developper la ville de Jérusalem mais il investit aussi à Tel Aviv dans l'achat de terres qui deviendront un nouveau quartier qui portera son nom.

 

 

 

 
Tsiporra qui a vécu dans ce quartier nous le racontera et nous fera revivre son enfance.
L’histoire de ce quartier remonte à la guerre de Crimée (1853-1856) qui opposa la France, la Grande-Bretagne, la Turquie et le Piémont à la Russie. La guerre se terminera par la défaite de la Russie, consacrée par le traité de Paris en 1856.  C’est sous l’ordre du Tsar Nicolas premier que les tuyaux d’arrivée d’eau furent fermés  dans plusieurs villes comme Jérusalem, Safed, Tibériade et le quartier de Montéfiore de Tel Aviv. Les Juifs complètement perdus, se tournèrent vers le philanthrope Moses Montéfiore par l’intermédiaire de Nathan Adler, écrivain et journaliste qui publiait des articles dans les journaux. Grâce à ces articles, les Juifs du quartier réunirent des dons du monde entier en commençant par Sir Montéfiore qui, le premier, offrit 500 livres Sterling, suivi du don de Meïr Rothschild de Paris.
En 1885, Lors de son cinquième voyage, Sir Montéfiore, sa femme, son secrétaire Lévé, et ses neveux se rendirent à Damas auprès d’Avdoul Nadjin qui leur octroya le droit d’achat de terres en Eretz Israël pour une somme équivalent à un don minime (valeur de la Tsédaka). Montéfiore acheta des terres à Jérusalem près de la vallée Gai Hénon et d’autres au Nord de Tel-Aviv. Ce sera le futur quartier Montéfiore.
Lors de l’achat de ces terres, ni Eliézer Levé son secrétaire, ni Moses Montéfiore, n’apprirent qui en était le propriétaire car ils eurent à faire à un entremetteur. Ils supposèrent qu’elles appartenaient à un ouvrier arabe de Yaffo. Ils apprirent bien plus tard, en 1920, que les terres étaient la possession de Juifs de Kousta qui s’étaient installés là en 1852 avec le rav Yéhouda Halévi et qu’ils avaient abandonné les lieux !
Entre-temps, une américaine nommée Maïno vint s’installer au pays avec son fils Charles et fonda le village d’Artas (près des piscines de Salomon) ainsi qu’une école à Tel-Aviv du nom de Har Atikva. Elle décéda à l’âge de 46 ans et fut enterrée dans le cimetière d’Har Atikva. Cette femme, non juive, consacra sa vie à cultiver la terre au pays. C’est à cette femme que Yéhouda Halévi acheta les terres du quartier actuel et il créera le premier verger d’étrog (cédrat) casher en Israël. Les premiers vergers fleurirent et les agriculteurs cueillirent 1407 fruits différents, poires, pommes, oranges, citrons, raisins et bananes.
Ainsi Moses Montéfiore après toutes les péripéties passées arriva à Tel-Aviv et acheta la propriété de 52.000 m² avec une maison, un verger, un puits dont l’eau était  très pure, le tout pour 50.000 piastres égyptiennes. Malheureusement, lors de son sixième voyage, Montéfiore s’aperçut que le verger dépérissait alors que les vergers de Yaffo s’épanouissaient et qu’une quantité de fruits étaient expédiés vers l’Europe, principalement vers Londres et Paris. Israël, Yaacov Ben Shim’on et leur famille prirent alors la direction de cette entreprise pour essayer d’enrayer les pertes et de faire revivre le verger. Il avait une superficie de 1650 pas en longueur  sur 1550 pas en largeur.  Les résultats ne furent  pas meilleurs et après deux ans de déceptions, les deux spécialistes abandonnèrent les lieux.
 
De l’aide fut  alors demandée par les Juifs du quartier pour sauver leur verger car 40.000 livres Sterling avaient  déjà été dilapidées. Ils obtinrent une aide financière qui chaque année devint de plus en plus importante et, en 1886, six familles juives de Jérusalem vinrent s’installer ici pour y travailler et essayer de sauver les vergers. L’accueil que leurs  fit les agriculteurs fut tellement froid qu’ils retournèrent très vite dans la capitale. On ne sait pas très bien pourquoi ces vergers n’ont jamais eu de productions florissantes alors que ceux de Yaffo prospéraient, est-ce une mauvaise gestion, un manque de chance ou un manque d’ouvriers spécialisés ? Le mystère reste entier. 
 

 
Neuf ans après la mort de Sir Moses Montéfiore, le verger fut revendu à l’Alliance Universelle qui était dirigée à l’époque par Yosseph Lubo. Les élèves de l’école Mikvé Israël, sous la direction du même Lubo se mirent au travail avec l’aide d’ouvriers arabes, dans ces vergers nouvellement acquis par Kol Israël. Le rav Kook étant à cette époque le grand rabbin de Tel-Aviv demanda des dons et des dîmes aux dirigeants du verger. Il voulut particulièrement des cédrats (étrog), il les obtint mais ce fut la perte définitive du verger.
Le 22.2.1922 le verger fut revendu à une société américaine gérée par deux hommes : Bloumflied et Kerbaum qui les revendirent en 200 parties individuelles. David Yéline et ses élèves travaillèrent les terres, puis elles passèrent successivement aux mains des Templiers et enfin dans celles des Juifs Tripolitains.
Le quartier fut  construit en forme de menora ou de hanoukkia. Le socle de cette menora de grandeur nature était la rue des Asmonéens (aujourd’hui rue Nathan Yéline)  et les branches portent les noms de grands rabbins comme ceux de Yéhouda Halevi, Israël Bacq, rabbi Akkiva, Smouël Anatsiv. En 1993, un responsable de la mairie de Tel Aviv-Yaffo décida de détruire la maison de Montéfiore et le puits. Il ne reste donc hélas, que la grande tour d’eau de l’époque où une étoile de David en béton est visible sous le fond de la cuve.
La rue Anatsiv était la rue principale du quartier où tous les habitants formaient une grande famille ; le quartier était complètement autonome et la population n’avait aucun besoin d’aller ailleurs pour faire des courses. A la place des nouvelles maisons, on peut imaginer la boutique du coiffeur, la fabrique de confitures, le marchand de légumes, la synagogue et même le marginal du quartier qui a inventé le presse-ail utilisé dans le monde jusqu’au jour d’aujourd’hui.

Yaacov Rimone, écrivain, poète, journaliste  et employé de mairie, habitait le quartier et aidait énormément à son développement social et économique. En 1943, grâce à  sa bonne gestion le quartier était florissant.

La famille Rikline y vivait  avec ses huit enfants donc quatre étaient albinos ; le frère de Rimone, marchand de légumes était un homme aussi simple que son frère était instruit et débrouillard. Arié Podowski, le voyou de la rue Beit Hillel qui ne savait pas lire et qui bredouillait à la synagogue est devenu garagiste dans le quartier.
 
Dans la rue Yéhoudit,  le rabbin tuait et cashérisait les bêtes. La rue Atikva porte aujourd’hui le nom de Boulevard Yéhoudit (Montéfiore) et au coin de la rue, la maison de Ravitz, le rabbin dont un des fils, ancien footballeur, est aujourd’hui député au parlement. Il y avait aussi la famille Yossiléwitch qui habitait la maison mitoyenne de Tsiporra, ils avaient un piano et c’est ainsi qu’elle apprit tous les airs connus de musique classique : Mozart, Beethoven et autres musiciens. Le samedi en allant à la synagogue les familles entendaient le son du piano car la famille Yossiléwitch était non pratiquante, cela n’a jamais créé de malentendus entre eux, chacun respectait son voisin.
Une des maisons du quartier a encore fière allure avec son large portail d’origine en fer forgé même si les deux balcons ont disparus ainsi que les deux palmiers qui encadraient la façade et les 4 marches qui donnaient accès à la maison. Tsiporra, issue d’une famille de six enfants, sixième génération au pays, dormait dans la chambre de derrière avec ses sœurs, tandis que ses parents et ses frères occupaient les chambres donnant sur la rue. La pièce du milieu servait de salon et au fond la salle à manger et la cuisine. Le père de Tsiporra acheta cette maison qui venait d’être finie, il était enseignant à Newe-Shalom dans les années 24. La famille était pratiquante et le père était responsable de la synagogue (23 rue Gerson) ; avec sa mère ils apportaient les trois repas (séoudot) à la synagogue, (poissons fumés, gâteaux et boissons) et souvent, au coucher du soleil, toutes les familles pratiquantes sortaient dans la rue pour voir le soleil et ils chantaient en cœur les chants de Shabbat.
 

 
Le quartier, mitoyen à l’Ayalon était envahi sous les eaux lors des nombreuses inondations et se transformait en véritable fleuve. Les maisons devaient être évacuées et les meubles furent souvent inutilisables. En 1938, les pluies ont été si abondantes que les secours sont venus de la gare centrale d’autobus et les sauveteurs ont évacué la population en barque. Quelques arbres de l’ancien verger restent éparpillés encore dans le quartier, nous les croisons le long de notre parcours.
Alexandre Axelrod, a ouvert dans ce quartier, le premier studio de Tel Aviv où il tournait des films. L’acteur du film Oded Aoded à l’époque était tout simplement le voyou du quartier, Arié Podowski. Son fils, un grand fainéant, qui faisait le désespoir de son père dans sa jeunesse est devenu un grand professeur et enseigne le cinéma à l’Université de Bar-Ilan. Dans les locaux du studio, un autre piano faisait rêver Tsiporra.
Lors du rachat du verger, les nouveaux propriétaires voulurent changer son nom en Ganan-ya mais Yéline se battit contre cette suggestion et déclara que le quartier porterait à jamais le nom de Montéfiore.
Dans les années 30, la famille Haviv, très riche, arriva de Tripoli en tant qu’Olim Hadashim et ils louèrent une chambre chez les parents de Tsiporra le temps de se retourner. Le père, entrepreneur, construit sa propre demeure au 34 Boulevard du Roi Salomon à Tel-Aviv. Jusqu’à ce jour c’est une des plus somptueuses maisons de la ville. Haviv acheta des terres dans plusieurs villes du pays, aida les nécessiteux et construisit la synagogue des Tripolitains qui se trouve aujourd’hui dans un passage du quartier. Après la mort des parents, les enfants et les petits-enfants continuent d’habiter la maison.

Que de souvenirs et quelle nostalgie !

 

 

 

 

 

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Noël à Nazareth

Ecole de Jésus adolescent-Don Bosco

Construite entre 1906 et 1923, cette petite église gothique est sans doute la plus belle de Nazareth. La vue sur la ville du haut de la colline mérite que l’on grimpe les 250 marches pour y accéder depuis le souk. Une fois sur place, vous devrez demander aux prêtres de vous ouvrir  les portes.

Nous descendons les 250 marches pour arriver du sommet d’une colline appelée : mont du commencement ou école de Jésus adolescent Don Bosco au centre ville.
 

 

Nazareth était un village juif au moment où Jésus et pendant toute la période romaine. Bien que l'origine du nom soit inconnue il est possible qu'il vienne de la racine hébraïque "Netsah" La ville de Nazareth compte 60% de musulmans et 40% de chrétiens (maronites coptes orthodoxes) La vieille ville comme toutes les autres du pays comprend quatre quartiers : Juif – Musulman –Orthodoxe – Latin. La ville compte 120.000 habitants dont 60.000 Juifs mais il y a deux mairies biens distingues et le maire de la ville du bas est un Arabe chrétien. Les chrétiens de la ville ne sont que 18.000 mais bien que minoritaire chrétienne l'influence de la religion en fait sa force.

Un grand nombre de demeures vieilles de 200 à 300 ans existent encore dans la ville mais la plupart ont été abandonnées pour plusieurs raisons : Elles étaient trop grandes, elles occupaient souvent 7.500-8.000-14.000 ares, pas assez moderne car il n’y avait aucune commodité à l’intérieur, leur accès était difficile car elles étaient au cœur de la vieille ville et leur accès donnait sur des ruelles étroites et enfin  les héritages étaient trop compliqués à gérer. La ville basse de Nazareth est saturée d’habitations et les locaux de la mairie se trouvent en haut dans la ville juive formant une frontière entre les deux villes. Par manque de place certains Arabes chrétiens de la ville commencent à construire leurs maisons dans la ville juive.

 

L’église Mensa Christi : Table du Christ

Elle se trouve dans le quartier latin de la vieille ville,

Au centre de l’église un énorme bloc de pierre serait la table où auraient mangé Jésus et ses disciples ; Sur le mur face à l’entrée se trouve une mosaïque et juste derrière une source. Sur les autres murs du marbre mabrée donne une impression de trompe l’œil, de parts et d’autres de l’église beaucoup de travail en stuc.

En 1620 les Franciscains ont construit une église puis en 1863 l’église d’aujourd’hui voit le jour grâce aux dons des Italiens.

Les franciscains, gardiens des Lieux Saints par leur Custodie de Terre Sainte, ont donc eut la permission par les autorités ottomanes de construite ici une chapelle au 18ème  siècle. Celle-ci est reconstruite au milieu du 19ème  siècle et achevée en 1861.

 
                               
      
Le marché

En ce jour de Noël plusieurs sapins trônent dans les magasins, les maisons ou sur les places publiques. Dans le souk il y a des étalages de guirlandes, des pères Noël mais surtout des bottes de saint Nicolas et les ruelles sont bondées de monde, mais nous ne ressentons pas l'ambiance de Noël que l'on trouve en Europe.

L’ancien marché de Nazareth déborde d’épices, tissus, magasins de bijoux et autres. Vous y trouverez des commerçants pratiquant des arts oubliés depuis longtemps, comme les fabricants de couteaux. Au marché de légumes on vous offrira des épices séchés avec quoi épicer vos potages, ou des légumes dont vous n’avez jamais entendu.

 
           
 

Maison privée.

Des trois pièces aux plafonds splendides et aux murs décorés, une seule a été préservée et restaurée en 1989. Cette maison appartient à une famille arabe qui accepte selon finances de faire visiter la seule décoration qui reste dans leur maison : le plafond d’une des chambres.

Cette maison a été pourtant une belle demeure à l’origine puisqu’elle avait son petit jardin privé et elle était entourée d’un rempart. Il y avait deux entrées : une pour les invités, la deuxième pour la famille, au rez-de- chaussée se trouvaient des commerces, des abris pour les animaux et à l’étage les chambres d’habitations.

Si cette maison n’est pas la plus grande ni la plus belle du genre à Nazareth, le plafond de cette pièce par contre est classé monument historique. Aux quatre coins ainsi qu’au centre du plafond se trouvent des médaillons avec des anges à l’intérieur. L’artiste peintre, Saliva Yohana de Jérusalem,  a fait son autoportrait dans l’un des médaillons, l’a signé et y a inscrit la date : 1889 ce qui donne sa valeur à cette œuvre car il est exceptionnel qu’un peintre signe et date ses œuvres. Le deuxième ange représente la vie, le troisième nous garde.

La frise qui parcourt le périmètre de la pièce représentante des vues du pays : L'église Stella Maria à Haïfa – Akko – Tibériade – Istanbul – Moshava de Zihon Yacov –Yaffo –La Grèce –Moscou – Odessa –Ankara les tentes de l’explorateur Marc Twain lors de son voyage au pays- Atlit -  Naharya et le fleuve Géaton

 Emmanuelle femme veuve achète cette maison en 1996 pour une bouchée de pin car elle est dans un état lamentable dans un quartier médiocre. Elle lui a coûtée 60.000 dollars à cette époque somme dérisoire aujourd'hui si on en juge par la valeur d'un de ses plafonds. Les deux autres plafonds des chambres ont été recouverts de peinture blanche tout simplement mais les corniches, la rosette, les encadrements de portes en bois foncé sont encore d'origine. Cette maison de l'époque ottomane date de 1870 et a encore son sol en marbre d'origine vient de Marmara en Turquie.

 

L’église de l’Annonciation : C’est la plus grande église du Moyen Orient. Elle s’élève au-dessus de la grotte où l’ange Gabriel annonça à Marie la naissance prochaine de Jésus. C’est la cinquième église construite à cet endroit, elle comprend les vestiges des églises précédentes, elle est richement décorée de mosaïques et de présents venus du monde entier. Elle appartient à l’église catholique franciscaine d’Italie.

 

Les portes d'entrées

Sur la porte centrale des scènes bibliques sculptées en bronze : Naissance de Jésus-Voyage en l'Egypte- Jésus et son père- Mise en croix-Discours de Jésus-Baptême de Jésus. La porte est encadrée de granit rose où sont incrustés les évènements bibliques : Adam-Salomon-Abraham-Elie-

Sur la porte d'entrée à gauche face à l'entrée : Adam et Eve-La pomme et le serpent – Caen et Abel –Noé –Le sacrifice d'Isaac.
 
 
                                              

 

Vestiges des églises antérieures :

Maison de Marie

Basilique érigée en 427 par les Byzantins, en 614 les Perses la détruisent

Eglise des croisés érigée entre 1100 à 1187 et jamais finie parce que Saladin chassent les Chrétiens. En partant ces derniers, pensant revenir sous peu, cachent des frontons sous terre. En 1263 Baïbar détruit tout le complexe de l’église.

En 1620 les Ottomans gouvernent tout le pays mais parmi eux El Maani, le libanais occupe la région de Nazareth et les Ottomans essaient de l’en chasser. El Maani se réfugie en Italie en attendant que les Ottomans se calment. De Palestine, il arrive à Livourne puis à Florence où le gouvernement italien lui offre un château de la période renaissance où il demeurera cinq ans, avant de revenir au pays. En échange de l’accueil chaleureux des Italiens il accepte les dons de la communauté chrétienne pour construite une église dans sa ville à Nazareth. En 1635 les Ottomans le trouvent à Istanbul et l’assassine.

Deir El Omar gouvernera tout le Nord de la Palestine pendant 50 ans et déclarera la guerre aux Ottomans, ils protègent les Juifs et les Chrétiens en renouvellant les liens avec les deux communautés. Il accepte la construction d’une église en 1730 mais elle sera détruite en 1954 par les Franciscains qui veulent une église beaucoup plus grande.

L’Italien Jiovano Muzzio, construisit la dernière église de 1955 à 1967 avec l’aide de Sollel Boné, c’est pendant les travaux de cette dernière église que l’Italien trouva par hasard les frontons de l’église cachés par les croisés

 Une immense statue de trois mètres représente Jésus. L’église est fermée par une grande porte centrale et deux autres latérales, toutes en bronze. Sur les portes latérales est incrustée l’histoire de l’ancien testament et sur la porte centrale toutes les étapes de la vie de Jésus : Bethléem – Egypte – Nazareth (la menuiserie) – Tabha (pains et poissons) Tibériade (le baptême) et une croix.

 

L’intérieur de l'église.

Les grandes rangées de béton brut du plafond qui attirent l’œil en rentrant dans l’église donnent l’impression d’un travail inachevé, ce béton est parsemé régulièrement de petit trous qui sont là pour faire tenir les plaques de marbre qui auraient dû être posés dessus.

Au centre d’une immense salle, en bas de quelques marches, sous des vestiges archéologiques byzantins, se trouve une chapelle à l’emplacement exacte de la maison de Marie. Face à cette chapelle une salle entourée de chaises et d’un oratoire permet aux pèlerins de s’y recueillir ; Cet endroit n’est en aucun cas un église mais seulement un lieu de recueillement. Le plafond en forme de pyramide atteint ici une hauteur de 60 mètres. Tout autour de cette salle des fresques de mosaïques de l’époque byzantine ont été exposées sur le sol.

D’après notre guide, c’est avec intention que l’architecte a laissé cette salle dénudée, avec une lumière feutrée pour donner au visiteur une impression de respect.

 
1er étage  L'église

Le pourtour de l’église est garni de plusieurs panneaux muraux, tous de la même dimension avec comme sujet central : Marie. Chaque pays a ainsi offert à l’église un panneau mural complètement différent les uns des autres selon les pays et les matières employées. Le Cameroun par exemple représente Marie avec la peau noire, les mains ouvertes recevant les 16 tribus d’Afrique qui lui offrent chacune des présents dans une coupe. L’Espagne, La France, le Portugal, les Etats-Unis, la Pologne, etc.…

Le Brésil lui aussi représente la Madone avec la peau noire mais enceinte, les Etats-Unis une Marie très moderne, tout à fait dans le vent. Le Japon est l’offrande la plus précieuse car les manches de la Marie japonaise sont incrustées d’une quantité de véritables petites perles.

La coupole de l’église est en forme de fleur renversée, la rose de Marie, c’est l’entrée spirituelle de la lumière de D. et celle de Marie qui arrive dans Sa maison, la fleur est à l’envers car la racine est tournée vers le ciel ou vers le spirituel. La coupole de l’église est en forme de fleur renversée, la rose de Marie, c’est l’entrée spirituelle de la lumière de D. et celle de Marie qui arrive dans Sa maison, la fleur est à l’envers car la racine est tournée vers le ciel ou vers le spirituel. On distingue sur les pétales de fleurs le A d'Avé et le M de Maria (Avé Maria)

Les 12 vitraux représentent les 12 disciples de Jésus et la rosace qui est en haut du mur central de l’église a été peinte par Ligier un artiste français, élève de Marc Chagall.

 

Rue Paul VI

Dans cette rue principale de la ville vous trouverez pas mal de magasins de pâtisserie artisanale, entre autres El-Muchtar (numéro 17) et El-Mahroum. A savoir: les locaux achètent leur Knaffeh chez El-Muchtar et vont chez El-Mahroum pour son baklavah.

 

L’église catholique de l'ancienne synagogue.

L’église grecque catholique dite synagogue qui conserve un vestige du mur des croisés abrite un édifice du 3ème siècle qui pourrait être l’ancienne synagogue de Nazareth où s’est déroulé l’un des épisodes célèbres de la vie de Jésus. Au temps de Jésus 400 Juifs vivaient à Nazareth.

Selon la tradition, c’est ici, dans cette synagogue que Jésus dit un Shabbat, devant les personnes qui priaient avec lui :      Luc - Chapitre 16 –Paragraphe 4

Je vois ce que je vais faire pour trouver des gens qui me reçoivent chez eux lorsque j’aurais perdu ma place.

C’est dit-on, l’emplacement de la synagogue où Jésus prêcha et pria avant de se brouiller avec ses concitoyens. Au 12ème siècle les pèlerins venaient prier dans cette église. En 1887 la communauté grecque catholique construit près de cette synagogue l’église actuelle.
 
 

L'église de la Sainte famille ou l’église Saint Joseph.

À côté de cette basilique se trouve l'église Saint-Joseph, sur le site présumé de la maison de la Sainte Famille et de l'atelier de charpentier de Joseph. Ce couvent abrite la grotte de Joseph avec son atelier de menuiserie.

 

Au milieu de toute l’animation de la ville moderne, bourdonnante qu’est devenue Nazareth, on peut toujours

déceler le petit village ancien où Jésus a passé son enfance, à des endroits les plus inattendus. Le vieux Nazareth est présent, même à l’intérieur de l’imposant complexe de la Basilique de l’Annonciation, par exemple, dans l’église de Saint Joseph.

Bâtie en 1916, cette église se trouve à l’emplacement d’une ancienne maison de prières qui daterait du 6ème siècle. Au dessous du sanctuaire, vous pourrez voir des grottes, très certainement utilisées au temps de Jésus pour entreposer du grain, de l’huile ou du vin. Le site marque le lieu traditionnel de la maison de Marie et de Joseph. Un baptistère auquel on accède par sept marches est décoré d’une mosaïque qui représente une échelle, et figure peut-être l’élévation spirituelle de ceux qui sortent de l’eau du baptême. Les visiteurs chrétiens sont très émus lorsqu’ils se rendent compte que les premiers Chrétiens sont entrés dans la foi ici-même, bien avant qu’il y ait une seule église à Nazareth

L’église grecque orthodoxe de l’Annonciation à Nazareth est située à côté de la source où Marie vit l’archange saint Michel, selon les Grecs Orthodoxes. Depuis le XIVe siècle l’édifice restait à l’abandon. Mais un accès permettait aux fidèles d’accéder à la chapelle et à la source.

Le site a été la propriété successive des franciscains et des catholiques grecs. En 1741, la communauté grecque orthodoxe a reçu le droit de propriété des autorités ottomanes. L’édifice actuel a été bâti quelques années plus tard. L’église possède une intéressante collection d'icônes et de fresques. Un musée de la tradition orthodoxe a été créé aux alentours.

C’est au bord du puits qu’on trouve dans la crypte de cette église que - selon la tradition grecque - l’Ange Gabriel annonça à la Vierge qu’elle était enceinte de Jésus - et donc pas dans sa grotte comme le croient les catholiques. L’église n’est pas grande, mais elle est considérée comme une des plus belles d’Israël, grâce à ses icônes, peintures murales et chandeliers élaborés. Le bâtiment a été construit au 18ème siècle, au-dessus de ruines byzantines.

 
 
        
 

Au 19ème siècle, les Russes ont créé la Moscovie qui a fourni aux habitants des services d’aide sociale et d’éducation. Une visite à la Moskovia, aire agencée par les Russes et ayant servi d'auberge pour les pèlerins s'impose

 

El-Babour - Le Moulin de Galilée

Entrez par une petite porte située sur la droite et laissez-vous emporter par les arômes qui vous emmènent vers un vaste magasin. Il y a plus de 100 ans, ce moulin faisait office de moulin à blé. Actuellement on y vend une grande gamme d’huiles et d’épices - un vrai plaisir pour les sens.       

 

Le mont du Précipice :

Nous suivons ici la tradition croisée du Mont du Précipice, aussi appelé « le Saut du Seigneur » où une foule tenta de précipiter Jésus d’une falaise : Le Mont du précipice se situe à 2 km au sud-Est de Nazareth. Il s’élève à un peu plus de 500m d’altitude. C’est à cet endroit que l’on fait mémoire de l’épisode où Jésus, commençant sa vie publique, prêche à Nazareth et reproche aux habitants de leur ville leur manque de foi. En colère, ils décident de précipiter Jésus depuis un escarpement (Luc 4,29-30).

Ce sont les Croisés, les premiers, qui ont mis en relation cet épisode et ce lieu. Ce site ne sera véritablement considéré comme le "Mont du précipice" qu’à la fin du 19ème siècle.

Le sommet où nous sommes est splendide, l’horizon s’ouvre à 360 degrés. Le Mont Thabor majestueux de solitude dans sa plaine – en fait à peine 35 mètres plus élevé que le mont du Précipice qui culmine à 550 mètres - la vallée du Jourdain et les contreforts des collines de Jordanie, la vallée de Jezreel à nos pieds et les montagnes de Samarie au loin, le Mont Carmel qu’on devine plein ouest. Le moshav Nahalal a été le premier moshav fondé dans la région au moment des nouvelles implantations en 1920. Dans son cimetière son enterrés Ilan Ramon et Moshé Dayan.

 
                  
 

Le pape Benoît XVI a prononcé, à Nazareth, au Mont du Précipice, dans un vaste amphithéâtre tout neuf

rassemblant des dizaines de milliers de personnes son discours.

 

 

      

 

 

 

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BOULEVARD SHAOUL AMELEH.

 

Tel-Aviv prendra le statut de ville qu’en 1934, elle a mis bien du temps à l’obtenir car elle a été longtemps composée de quartiers et elle était considérée comme communauté rurale avec à sa tête le docteur Meyer Dizzingoff. Elle a évoluée très vite puisqu’elle est passée de 3000 habitants à 15.000 en l’espace de très peu d’années.

 

Le boulevard Even Gvirol portait le nom de schvil Ahamorim (chemin des ânes) avant l’indépendance tout comme le boulevard Shaoul Ameleh était appelé par les Templiers dereh Schrem (la route de Naplouse). Il faut s’imaginer ces deux avenues entourées de vergers et de vignobles où les convois de chameaux défilaient lentement.

 

 
Au coin du boulevard et de la rue Duvnov on entre dans un quartier tranquille, verdoyant, avec des petits immeubles qui à leur époque étaient coquets, loin du bruit et de l’effervescence des grandes avenues. La rue Duvnov mène à l’un des premiers quartiers de la ville, Kiriat-Meyer qui a été fondé en 1920. Ces immeubles ont été construits spécialement pour les ouvriers en bâtiment qui ont participé à la construction de Tel-Aviv. En 1950 les grands immeubles sans âmes comme le bâtiment Gour voient le jour dans cette avenue.

 

Toutes les grandes lignes des plans directeurs de la ville furent élaborées dans les années vingt.

 

L’opéra : Construit par l’architecte Mendel qui a également construit la ville de Nes Tsiona l’opéra est situé à l’emplacement où les Templiers, en 1868, avaient leurs vergers, le quartier portait alors le nom de Sarona. En 1948, les convois qui étaient obligés d’emprunter la route qui menait de Yazour à Houlon et qui passaient ici étaient attaqués une fois sur deux par les Arabes, un service de sécurité fut alors instauré tout le long ce passage.

 

L’architecte Golinki construit le premier opéra de Tel-Aviv qui s’est transformé en cinéma (Eden). Là pour la première fois en Israël s’est joué la Traviata.

 

C’est Arthur Herckter qui construira l’opéra tandis que son fils s’occupera du théâtre Kameri qui est sur la même place. Ce dernier écrit un article dans lequel il explique les raisons de la sobriété du bâtiment. Il invoque que, seules les acteurs des pièces de théâtres peuvent donner de la couleur et de la beauté au bâtiment.

 

L’architecte Ron Arad décor l’intérieur de l’opéra qui au premier abord est froid, puisqu’il y a que du béton blanc et noir et aucune tenture. En haut des marches qui mènent à la salle de spectacle les marches sont éclairées par des petites fenêtres à carreaux qui permettent au soleil de pénétrer et de donner beaucoup de clarté.

 

MICHA OULLMAN : En 1995 il installe sa sculpture qu’il appellera porte, elle mesure 10,5 mètres de hauteur et c’est un mélange de fonte et de béton armé. Au pied de la sculpture un espace grillagé en fer a été installé pour permettre un jeu de lumières avec le soleil sur la sculpture. Au 2/3 de la hauteur de la colonne se trouve l’ouverture ou la porte. Dans le jardin du nom de Giacometti appartenant au musée d’art de la ville se trouve une autre œuvre de Micha Oullman, elle représente les trois religions monothéistes, le croissant, la croix et l’étoile de David.               

Beit Ariéla : Situé sur la gauche du musée un grand bâtiment renferme les archives de Tel Aviv. Conçu par cinq architectes, il a été commencé en 1967 et fini en 1976. La façade a été recouverte de pierres fossilisées. C’est Shlomo Tanaï qui a fait don des nombreux livres que contient la bibliothèque. Le bâtiment des archives porte plusieurs noms comme Shaar Sion, Rockard qui a fait don d’une grande quantité de livres qu’il a apporté de l’étranger et Ariéla selon le prénom de la petite fille de Getter qui a fait don également de livres.

 

Le musée : Le musée Dizzingoff, premier musée de Tel -Aviv a fermé ses portes le jour de l’ouverture du nouveau musée en 1970. C’est Meyer Dizzingoff, qui lors de son voyage à Paris rencontre Marc Chagall qui approuve le projet et participe financièrement à la fondation du musée.

 

L’esplanade du musée de Tel Aviv : La sculpture du parvis de Motti Mizhari ressemble à tous ses œuvres. A 12 ans Motti attrape une maladie qui l’empêchera de marcher pour le restant de ses jours. Ses parents d’origine perse et irakienne investissent une somme énorme pour l’opérer mais en vain. Motti se mariera avec une femme non juive mais c’est grâce à une assistante sociale qu’il réussira à s’en sortir et à s’exprimer grâce à la sculpture.

 
Icare, sa sculpture du parvis rappelle la mythologie grecque. Icare, fils de dédale qui construisit le labyrinthe du Minotaure fabriqua deux paires d’ailes, en donna une à son fils en lui recommandant de ne pas approcher de trop près le soleil de peur que la cire qui reliaient les ailes ne fondent et qu’elles ne se détachent. Mais Icare monta de plus en plus haut, ses ailes se détachèrent et il tomba dans la mer où les eaux se refermèrent sur lui.

Nous retrouvons les ailes d’Icare sur la sculpture de Motti avec l’homme renversé prêt à tomber mais sa main tendue vers le ciel est un geste d’espoir. Motti a élevé son œuvre en haut d’un pilier en aluminium qui domine l’environnement.

 

La première des sculptures sur cette esplanade représente un homme couper du monde qui vit dans son monde intérieur, elle rappelle les cours de Tatchi. C’est l’artiste thaïlandais You Ming qui en a fait don à la ville.

 

Ménashé Kadisman (1932) fait partie de l’âge d’or de la sculpture en Israël, il a été formé par Lehmann comme Tumarkin. Sa représentation du sacrifice d’Abraham est en trois parties, une tête de taureau qui se tient droite, un visage à terre et une troisième partie aux formes arrondies et douces, les pleureuses, le tout en bronze. L’artiste en sculptant cet ouvrage a voulu nous faire passer le message que son point de vue du sacrifice d’Abraham est à l’opposé du récit de la Thora. La tête d’Isaac est à terre, coupée, et la tête du taureau se tient bien droite. Une autre sculpture de Kadisman se trouve dans le jardin Giacometti du musée.

 

Le tribunal départemental et Le tribunal de la paix : Près du musée de Tel Aviv et face au Beit Ariéla le bâtiment a été recouvert de silicate et les petites fenêtres ont été conçues pour apporter le plus de lumière possible à l’intérieur des bureaux. Dans l’immense salle de l’entrée une sculpture imposante de Dany Karavane. Elle indique l’entrée de la ville avec plusieurs symboles historiques ou archéologiques. Dans la cour intérieure du tribunal une autre sculpture de Dany Karavane, toute en béton blanc rappelle celle de Mishmar à Néguev à Beer Shéva. Dany Karavane dialogue toujours avec ses sculptures, elles ne sont jamais seules mais en groupe. Celle-ci est composée d’une énorme boule qui représente le monde et à ses côtés un rouleau de béton où sont inscrits des codes de la loi.       
                       

 
La sculpture se trouve dans un petit jardin aménagé par l’artiste avec un parterre géométrique pour compléter l’ensemble ainsi que quelques jardinières en céramique creusées dans le sol pour y planter des fleurs. Tout comme à Cercy Pontoise, il travaillera ici au laser.

Dany Karavane est né à Tel Aviv de parents russes, il parcourt le pays avec son père qui lui fait découvrir la nature et tout jeune il apprend à aimer et à connaître la terre, les arbres et les fleurs. Avant de s’adonner à la sculpture, il apprendra la danse dans les ballets d’Inbal et fera, entre autre chose un séjour à Kinnereth. Né en 1930, il fait aussi partie de l’âge d’or de la sculpture israélienne.

 

Le bâtiment I.B.M. : Cette société construit toujours des immeubles pour ses employés et chaque bâtiment est différent avec son style personnel (Depuis peu les bureaux d’I.B.M. ont été transférés dans la zone industrielle de Petah-Tikva, Kiriat Arié ) Ici, les fenêtres sont en formes des premières cartes informatiques sorties par la Société dans les années 60-70. Le bâtiment étroit à sa base s’élève vers les hauteurs comme un palais, les trois architectes qui ont travaillé sur son projet ont voulu qu’il soit plus haut que le Kolbo Shalom pour rappeler l’élévation vers les télécommunications. De très grandes marches, très imposantes marquent l’entrée de l’immeuble.

 

Le bâtiment Asie : Il contient les bureaux de l’ambassade de Hollande et d’Amérique du Sud. Il a été construit par plusieurs architectes qui lui ont donné la forme de vagues ou, avec plus d’imagination, celle des robes à crinolines des femmes d’antan. A l’intérieur le plafond de couleur bleue représente des milliers d’écailles. Les ascenseurs recouverts de cuivre ont été décorés par Gad Oulman et chaque étage a été décoré différemment.

Guillermo Kantor venu d’équateur expose ses peintures dans le bâtiment. Chaque étage correspond aux peintures qu’il a faites dans un pays différent. En 1968 : Mexico, Venezuela, Argentine et Israël. En 1982-83 : République dominicaine. En 1971 : Nairobi, Kenya ; Ashdod en Israël.

En contournant l’immeuble, on a la surprise de découvrir un petit jardin public, isolé du bruit avec des bancs pour s’y détendre, des arbres et un système d’eau qui rappelle en plus petit celui du tribunal de grande instance de Jérusalem

 

Le bâtiment de l'éducation nationale : Construit par le célèbre architecte Ran Carmi qui a construit le palais de Justice de Jérusalem, il ne présente aucun intérêt et défigurerait l’environnement si on ne souvenait pas que lors de sa construction c’était l’un des plus modernes.

 

Le bâtiment Europa : Il contient uniquement des bureaux, son entrée très haute et tout en verre, est très esthétique et impressionnante, de chaque coté de sa façade deux ascenseurs, en verre également sont utilisés par les employés.

 

Le bâtiment Europe : Près de lui le bâtiment Europe a la forme d’un demi-cercle et sur les cinq étages des mini piliers rouges tout le long des fenêtres ont été incorporées.

 

Le bâtiment américa : Construit par deux architectes, il a la forme d’un H et on le reconnaît grâce à sa céramique de couleur rouge.

 

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 Bien sur il y a les musées connus comme ceux du "Tunnels du Temple" ou ceux de 'la     chaîne des générations" près du Cotel mais il y a aussi d'autres petits musées dont chacun a sa spécialité comme celui du "Couvent de notre dame de Sion" ou l'institut du Temple ou encore le centre Ariel qui retrace l'histoire du premier Temple


Les tunnels du Temple (Min'harot Akotel)

Visite guidée et réservation obligatoires
Le parcours : lorsque nous entrons à gauche nous pouvons voir un modèle ou nous découvrirons 3 périodes : le mont Moriah avant la construction du temple, la période Hérodienne, la première période musulmane. Après un court parcours dans les souterrains, nous arrivons à l'arche de Wilson. Charles Wilson était un officier et un ingénieur anglais qui a effectué des recherches dans cette région. L'arche d'origine date de l'époque du deuxième temple. Ayant été détruite, l'arche actuelle repose sur les vestiges de la précédente. Lorsque nous prenons les escaliers, nous descendons vers la chambre hérodienne. Il s'agit d'une pièce impressionnante tant par sa taille que par sa beauté. En remontant nous arrivons sur une pièce énorme, ou après quelques mètres nous découvrons le modèle virtuel du deuxième Temple et de ses environs basé sur les textes du traité de Midot. Après avoir visité ce modèle, nous descendons vers le mur occidental pour y découvrir la pierre la plus importante que nous ayons retrouvé. Elle pèse 570 tonnes, longue de 14 mètres, large de 4 mètres, les Romains n'ont pas réussi à la détruire. Par la suite, nous arrivons en face du Saint des Saints, il s'agit de l'endroit le plus saint pour le peuple juif. Par la suite, nous découvrons la rue hérodienne dont la fin a été vraisemblablement construite par le petit fils d'Hérode, Agripas III. Après avoir passé sur les conduits des Asmonéens, nous apercevons de l'eau, nous arrivons vers une piscine de l'époque romaine qui n'est qu'un tiers de la surface de l'époque. Nous sortons de ce lieu important par un passage qui a été inauguré quand Binyamin Netanyaou était premier ministre en Eloul (septembre 1996), débouchant sur la Via Dolorosa (Chemin de Croix).


Musée de la chaîne générations

Musée mitoyen aux tunnels du Temple près du Kotel
Visite guidée et réservation obligatoires
Les visiteurs peuvent profiter d'une expérience émouvante qui raconte l'histoire fascinante du peuple juif à travers les générations. Cette histoire nous emmène à travers 3500 années d'exil pour un Etat, de la destruction à la reconstruction, et de la crise à l'espoir.
Les visiteurs du centre se trouvent dans de nombreux éléments créatifs: la musique, la sculpture, l'archéologie et des effets de lumière qui créent ensemble un chef-d'œuvre de ravir tous les sens. Il est plus qu'un spectateur, il devient un participant actif qui plonge profondément dans l'histoire de la nation juive.
Le centre est divisé en plusieurs pièces. Chaque chambre expose une période différente de la chaîne des générations du peuple juif, à commencer par les ancêtres et les douze tribus pour conclure avec la création de l'État d'Israël. Chaque chambre contient des œuvres d'art impressionnantes créées à partir de couches de verre éclairée par les rayons de lumière qui brille à travers les salles sombres. Un jeu de lumière et de verre crée l'illusion de la texture, l'ombre et la forme. La construction du centre a pris sept ans.


Musée dans le couvent Notre dame de Sion

Dans la vieille ville
Il abrite les vestiges de l’arcature de l’Ecco Homo dressé en 135 sous l’empereur Hadrien et la forteresse Antonia d’Hérode. Sous le couvent de l’Ecco Homo on peut voir un dallage, probablement le forum d’Aelia Capitolina, construit par Hadrien au 2ème siècle. Ici les Chrétiens se souviennent du début de la Passion de Jésus (de son couronnement d’épines -de sa condamnation à mort- du début du chemin de croix). "Et les soldats l’emmenèrent à l’intérieur du palais…et Pilate fit dresser son siège de juge sur le lithostrotos."


L'institut du Temple de Jérusalem

ou Mah'on Hamikdash : 24, rue Misgav Ladah, tout près du Kotel dans la Vieille Ville. Vous y découvrirez les objets du Temple reconstitués à l'identique ainsi que des tableaux relatant les us et les coutumes qui avaient lieu dans le Temple tous les jours et jours de fête.


Le musée du vieil Ychouv

Vieille ville: 6 rehov Or Hakhaim
Dans la Vieille Ville le musée de l'Ancien Yichouv présente des milliers d'objets datant du 19ème siècle au début du 20ème siècle. Ces objets permettent de reconstituer la vie quotidienne des habitants. Le musée occupe l'emplacement de deux anciennes synagogues.


La maison de Siebenberg

Dans le quartier juif - 5 Beit-Hashoeva Alley (Que sur rendez-vous)
C'est un musée spécial qui porte le nom du propriétaire de la maison qui a découvert des vestiges archéologiques lors de travaux dans son sous sol. Vestiges du premier et deuxième Temple et de l'époque byzantine.


Le Centre Davidson

Parc archéologique de Jérusalem à proximité du Mur Occidental

Des fouilles archéologiques récentes où on peut découvrir les vestiges de la partie Sud du Temple avec les arches de Wilson et celle de Robinson et par lesquelles les pèlerins pouvaient accéder à l'Esplanade du Temple. On y découvre également les escaliers amenant aux portes de Houlda avec tout autour des vestiges de bains rituels

Les portes de verre du Centre Davidson coulissent silencieusement pour vous laisser entrer, et lorsqu’elles se ferment derrière vous, vous pénétrez dans un autre monde, celui du passé glorieux de la ville que l’on vous montre à travers le prisme de la toute dernière technologie audio-visuelle.
Le centre a été réalisé dans le sous-sol d’un bâtiment du huitième siècle, scrupuleusement préservé et mis en valeur. En descendant les tournants de la rampe, des œuvres d’art et des pièces provenant de fouilles archéologiques vous font remonter les siècles, vous rencontrez les personnages pittoresques qui ont exploré Jérusalem au temps passé. Une vidéo d’une dizaine de minutes, en haute définition numérique fait astucieusement alterner les images des pèlerins du Second temple avec celles des visiteurs d’aujourd’hui ; alors, se dire que les trésors historiques et spirituels présentés là - le Mont du Temple, le Mur Occidental ou encore le Mur du Sud - existent bel et bien et ne sont qu’à quelques pas d’ici, ajoute encore à la force de cette évocation.
Le plus impressionnant de la visite est une reconstruction virtuelle du Temple en 3D, conçue à partir de documents écrits et de découvertes archéologiques, réalisée par une équipe issue du Département de Simulations Urbaines de U C L A.
Le centre est ouvert régulièrement aux visiteurs en groupe ou individuels selon des horaires établis, il est fermé les samedis. Les séances montrant la reconstruction virtuelle du Temple font partie de visites guidées, organisées à l’avance par le Centre Davidson.


Le Musée archéologique Wohl

Il est situé au cœur du quartier juif, où les fouilles ont mis au jour la partie "hérodienne" de Jérusalem (seconde moitié du 1er siècle av. JC) avec ses luxueuses villas de style hellénistique : fresques, mosaïques, décors de stuc, bains rituels... Les maisons, découvertes lors de la reconstruction du quartier juif après 1967 (réunification de Jérusalem), sont celles de riches familles de prêtres qui travaillaient au Temple tout proche, avant sa destruction par Titus. Le billet d’entrée donne aussi droit à la visite de la « maison brulée ».
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Situé dans la vieille ville de Jaffa ce bâtiment est un endroit où il est très agréable de se restaurer dans un cadre artistique et grâce à sa terrasse qui donne sur une vue exceptionnelle


Un ancien caravanséral

Au numéro 18 de la rue Mazal Dagim se trouve le musée d'Ilana Goor. Les fondations de sa maison qui datent du 18ème siècle sont celles d’un caravansérail où les Juifs de Yaffo faisaient escale avant de se rendre à Jérusalem. C'était la seule auberge juive au début du 18ème siècle qui était près du port. Les pèlerins étaient obligés de se reposer un minimum de quelques heures ou plus avant d'entreprendre la longue route qui les menait vers la ville sainte. Les murs massifs du bâtiment correspondent à l'architecture de l'époque et la fonction qu'il était censé remplir: Un refuge pour les pèlerins, un havre de paix après un voyage fatiguant.

Aujourd'hui, dans ce merveilleux bâtiment de 3 étages, Ilana Goor, artiste de renommée internationale, designer et sculpteur, a transfigurée les lieux pour en faire un musée, une galerie vente de ses œuvres, un café restaurant et elle y a installé ses appartements privés. Le musée présente ses nombreuses œuvres d'art, ainsi que quelques créations d'artistes israéliens et internationales mais tous artistes de renom. Ilana Goor a su fusionné l'ancien et le moderne, d'une auberge vieille de deux mille ans elle l'a transformée en un lieu moderne tout en gardant le cachet de l'ancien. Ce musée est l'incarnation de toutes ses sensations, il est moulé à son image et celui de son pays natal: l'ancien et le nouveau, le rural aux côtés de l'industriel, le bio encadrée à l'intérieur de deux mondes géométriques, égaux, tolérant et unitaire. Ilana Goor a garni ses pièces de ses œuvres : Sculptures, bijoux et mobilier créés à partir de bois, verre, bronze et du fer; collection de gravures, peintures, sculptures et coulée qu'elle a rassemblé du monde entier.

L'artiste
Ilanna Gour est né à Tibériade dans une famille bien connue de médecins dont beaucoup étaient aussi des artistes. Elle est aujourd’hui une artiste, une créative et une sculptrice israélienne. Son grand-père, Yossef Sapir, a été l'un des fondateurs de l'école d'Art Bezalel . Son père était professeur d’hydrologie et de chimie et sa mère était pédiatre. Son frère est le célèbre spécialiste du cœur Dani Gour. Ilana fit ses classes artistiques à Bézalel et a commencé à sculpter à Los Angeles à la fin des années 60 et en 1972, le Los Angeles State Museum a présenté une exposition de l'artiste. C'est à cette époque qu’elle connut son mari, un juif américain de 22 ans du nom de Léni Lévingérov qui commercialisa ses créations.
Une de ses sculptures se trouve dans le site de Yad Vashem à Jérusalem, d'autres sont à Jérusalem où dans de nombreux décors extérieurs comme Tel-Aviv, Haïfa, et d'autres villes partout en Israël. De nombreuses œuvres importantes d'Ilana Goor sont la propriété de collectionneurs privés

Expositions dans le monde
Goor a présenté des expositions à Venturairte Multiscultra, Bologne, Italie; Galerie Katia Granoff, Paris, France; spectre Galerie, Vienne, Autriche; Thorens Galerie d'Art Moderne, Basil, Suisse; Larry Aldridge Museum, Ridgefield, Connecticut; Horace Richter Gallery, Jaffa, Israël; Galerie Kunst, Vlaaringen Al, Pays-Bas, et Galerie Mensendich Ingrid, Dusseldorf, en Allemagne.
En 1980 elle s’occupa de mode avec la création de boucles et de ceintures. Dans son musée on peut trouver une partie de ses créations jointes à celles d’artistes contemporains comme Marcel Jenko ; Yaacov Agam et Igal Tumarkin. En 1983, Ilana Goor a conçu et vendu boucles ceintures de grands magasins les plus importants en Amérique, y compris, Magnin, Neiman Marcus, Bloomingdale's, Macy's, Sacks Fifth Avenue.
En 1986, Ilana Goor a présenté une collection de meubles en fer et d'accessoires pour le marché américain en édition limitée signée par Ilana.
En 1989, Ilana a créé une ligne de bijoux actuellement vendu au Japon, et une collection de bronze de meubles et accessoires pour les marchés du Japon et les États-Unis

Ses oeuvres
Ses œuvres ont été exposées dans seize salles designer à travers les États-Unis. Sa collection de meubles en fer a été affichée au Musée d'Israël à Jérusalem en 1987 et elle a reçu le prix Roscoe pour la meilleure conception de sièges d'habitation en 1988.
En 1993, Ilana Goor a présenté sa collection de meubles au Japon avec sa deuxième collection de bijoux.
En 1994, Ilana Goor a terminé une nouvelle ligne de mobilier introduisant l'utilisation du bois avec le verre et le fer, et une nouvelle série d'assemblages d'outils agricoles comme une forme d'art. Ces travaux qui assemblent vieille charrues, broyeurs sont de l'artiste "retour à la nature" déclare-t-elle, tout en vivant et en créant face à la mer Méditerranée. Cette année a également été l'année où la pierre angulaire du "Musée Ilana Goor" a été crée.
Un magasin de souvenirs est ouvert au visiteurs
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Un musée? Oui mais aussi une petite maison qui retrace l'intimité de David et Paula Ben Gourion, une maison toute simple où ce grand homme a géré l'Etat d'Israël


Le musée de Paula et David

Le musée est situé au 17, Boulevard Ben Gourion, à Tel-Aviv 63454 – Téléphone 972 3 522 1010
Ouvert dimanche et lundi de 8h à 17h, du mardi au jeudi de 8h à 15h, samedi de 8h à 13h. Fermé le vendredi. Entrée gratuite.
Le musée offre également un programme de 20 minutes de l'audiovisuel.


les pièces de la maison

David Ben Gurion est le célèbre leader politique d'Israël et premier Premier Ministre. Sa maison respire encore l'ambiance dans laquelle il a vécu et où il a travaillé sur ses projets politiques. Beaucoup de livres, de photos et d'objets appartenant a Paula et David Ben Gurion sont éparpillés dans leur maison.
A sa mort en 1973 Ben-Gurion a légué la maison et tout son contenu à l'état d'Israël, en spécifiant une utilisation éducative et pour des projets de recherches. la Knesset a adopté la loi Ben Gourion qui a proclamé que la maison serait de servir le public comme un institut de lecture et de recherche.
Construite en 1930, la maison de Ben Gourion est une modeste bâtisse au cœur du tumulte de Tel Aviv. Le premier ministre y habita avec sa femme Paula jusqu’à son installation dans son kibboutz Sdé Boker. Les objets dans la maison ont appartenu au couple et ont été conservés avec précaution. Vous pourrez visiter les 2 étages de la maison et ainsi voir le salon familial, la bibliothèque qui impressionnera le plus grand des lecteurs et le bureau de Ben Gourion où il avait l’habitude de travailler.


La bibliothèque

Une modeste maison au milieu de l'agitation de Tel-Aviv est l'endroit qui lui a servi de résidence La maison est située dans un des premiers quartiers de la ville blanche, celui des premiers travailleurs, établi sur le Fonds national juif (Keren Kayemet Le'Israel), à la terre.
La famille Ben-Gurion a vécu dans cette maison construite en 1930-1931, jusqu'à ce qu'ils se soient installés à Sde-Boker , en 1953. Plus tard, la famille se partagea entre les deux étages de la maison de Tel Aviv et le «tsrif" (cabane) de Sde Boker-dans le Néguev.
L'étage supérieur de la maison qui a été utilisé uniquement par Ben Gourion donne vraiment aux visiteurs un aperçu de l'univers intime de l'homme connu dans le monde entier comme le père de l'État d'Israël. Cet étage abrite quatre salles de la bibliothèque et une chambre. La bibliothèque comprend une collection de livres et de périodiques, d'un nombre total de 20.000 volumes en langues aussi variées que le grec ancien, latin, anglais, hébreu, français, turc, allemand et russe.
Au ré de chaussée les visiteurs peuvent voir la cuisine, chambre de «Paula», où Ben-Gurion a passé ses derniers jours avant d'être hospitalisés. Cet étage comprend aussi la chambre de sa fille, qui a servi aussi de chambre et de logement pour David pendant les deux guerres, la campagne du Sinaï et la guerre des Six Jours.

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Marie Alphonse Rastibonne.(1814-1842-1884).

Le développement de Jérusalem a eu lieu entre les années 1860 et 1880 et là apparaissent et plusieurs bâtiments et entres autres, le monastère de Ratisbonne ou L’institut saint Pierre de Sion qui a vu le jour entre 1876-1877, en dehors de la vieille ville (rue Hanigid) par les frères Ratisbonne. Ils aménagèrent également la Via Dolorosa et construisent le Couvent Notre-Dame-De-Sion dans la vieille ville à l'intérieur duquel se trouve un musée archéologique et l'emplacement du site de "l'Ecce-Homo" qui donne sur la ruelle du couvent.

Alphonse Théodor
Alphonse Ratisbonne fils d’une famille juive et riche est né en 1814 à Strasbourg (France) qui rejeta son judaïsme et consentit à s'assimiler. Lorsqu’il eut 4 ans il perdit sa mère et à l'âge de 13 ans son frère Théodore se convertit au christianisme et devint prêtre. Bien qu’Alphonse ne fut pas religieux, il coupa ses relations avec son frère. Quand Alphonse eut 16 ans, il perdit son père qui lui laissa un très grand héritage. David, son oncle, très riche et sans enfants, l’adopta et le destina à diriger sa propre banque. Alphonse travailla dans la banque mais il s’aperçut très vite qu’il n’était pas fait pour ce genre de travail. Il préféra quitter la sécurité pour se rendre à Paris, sur les Champs-Elysées. Il était alors un homme choyé, riche, et doué.
Lorsqu’il atteint l'âge de 26 ans, il eut l’occasion de se rendre à Rome. Là, dans l’une des églises, il eut une vision et la Sainte Vierge lui apparut. C’est grâce à ce phénomène qu’il se convertit. Il se nomma lui-même le père Marie et il rejoint les moines Jésuites. Après quelques années, Théodore Ratisbonne, le frère d’Alphonse, fonda le couvent des Sœurs de Sion et invita le prête Marie Alphonse à se joindre à lui pour fonder une annexe du couvent à Jérusalem. Le père-Marie arriva à Jérusalem en 1855 et fonda un couvent et un orphelinat sur la via Dolorosa, à l’emplacement de l’arche de l’Ecce Homo, dans la vieille ville.
En 1860, il fonda un autre couvent à Ein Kerem. Là un orphelinat fut ouvert pour les enfants libanais, victimes du même massacre qu’ont subi les Druzes chrétiens maronites, à la même période.
En 1873, il fonda un troisième couvent, c’est le couvent Ratisbonne au cœur de Jérusalem. Alphonse Ratisbonne, le père-Marie, mourut à Jérusalem en 1884 et il fut enterré dans le petit cimetière du couvent d’Ein Kerem.

Le couvent des sœurs de Sion à Ein Kerem
Jusqu’en 1948, le couvent d’Ein-Kerem servit d’orphelinat pour les enfants de nationalité arabe. Lors de la guerre d’indépendance les Arabes abandonnèrent le village d'Ein Kerem et avec eux les orphelins. Depuis le couvent sert de centre de recueillement et de maison d’hôtes.
Lorsque l’on ouvre la grande porte qui fait partie de l’enceinte du bâtiment, nous rentrons dans un jardin magnifique, la fierté du couvent.
Dans les allées ratissées entre les arbres, s’épanouissent des fleurs et des plantes. Il y a dans ce jardin beaucoup de coins où l’on peut s’isoler et plusieurs points de vue sur Ein-Kerem et les monts de Judée, paysages troublants au coucher du soleil. Des écrivains, des intellectuels, des musiciens et des peintres se retrouvent ici. De temps en temps des groupes qui pratiquent le Yoga se réunissent dans cette maison d’hôtes, d’autre fois, ce sont des amis viennent peindre ensemble. Le petit bâtiment près du jardin était la maison du prête Marie et elle a été conservée en souvenir de ce philanthrope, selon la volonté des hommes. Dans le coin du jardin un petit cimetière où sont enterrés Alphonse-Marie Ratisbonne et des bonnes-sœurs.
Dans le grand bâtiment se trouvent l’entrée du couvent, les bureaux, la salle à manger et les chambres des sœurs. Certaines chambres à la location sont celles où ont vécu les orphelins. Les dallages sont en pierres anciennes, les plafonds sont hauts et les murs badigeonnés à la chaux. Le mobilier est grec ancien adapté à l’endroit et les toilettes sont communes. Le tout, un peu sommaire mais propre et brillant. Le seul luxe est l’environnement paisible et plein de charme de ce couvent. Les bâtiments sont caractéristiques du style renaissance italienne avec des détails romanesques. L'rchitecte est le Père Daumat.
L’institut pontifical Rastibonne
Ou Institut saint Pierre de Sion dit : Ratisbonne dans la ville nouvelle.
Il a été fondé à Jérusalem au 19ème siècle. A la suite du deuxième consul du Vatican, il est devenu un centre d’études juives pour chrétiens, animé par les religieux de Notre Dame de Sion, avec la collaboration des religieuses de Notre Dame de Sion et d’autres enseignants juifs et chrétiens.
En 1985, les religieux de Sion ont fait don au Saint-Siège du domaine Ratisbonne tandis que le Centre d’études passait sous la responsabilité académique de l’Université Catholique de Paris.
Depuis le début de l’année 1997-1998, Ratisbonne fonctionne comme un institut académique placé sous l’autorité du Cardinal Préfet de la congrégation pour l’éducation catholique. L’institut Ratisbonne est appelé à manifester l’intérêt de l’Eglise catholique pour le judaïsme et le soutien actif qu’elle apporte aux études juives. L’institut est ouvert aux chrétiens désireux de connaître le judaïsme pour lui-même. Comme l’ont souligné à maintes reprises les autorités de l’Eglise la connaissance du judaïsme est une des conditions fondamentales d’une meilleure compréhension de l’identité chrétienne elle-même.
Aujourd’hui une cinquantaine d’élèves étudient dans cette école et le couvent possède 30 chambres. Le cycle d’études dure deux ans. La première année d’études est générale et permet d’acquérir une première formation dans le domaine des études juives et de parvenir au niveau 3 en hébreu moderne.
L’expérience de milliers d’étudiants en Israël montre que l’étude de l’hébreu ne présente pas de difficultés insurmontables. Des pères et des professeurs israéliens enseignent côte à côte.
Le programme de première année comporte des cours en français et en anglais, dès le second semestre de la première année et pendant toute la seconde année l’essentiel du travail consiste en l’étude des textes hébraïques.
Ce programme comprend : La prière juive, le Talmud, le Midrash, Rachi, le Judaïsme dans l’enseignement chrétien, les rapports entre le judaïsme et christianisme, la lecture de la "parasha" de la semaine, tradition juive et nouveau testament, tradition et histoire du Judaïsme, aspects de la vie en Israël et visites guidées.
Avant 1948, les locaux servirent d’école professionnelle pour les arabes chrétiens, musulmans et les juifs. Ils avaient ouvert plusieurs sections dont une boulangerie et une menuiserie.
Au moment de la guerre d’indépendance, le Goush Etzion et le kibboutz de Maalé-Ahamisha eurent des problèmes avec les Arabes, les enfants furent envoyés au couvent de Ratisbonne à Jérusalem ou ils trouvèrent refuge dans les abris.
La vieille tour qui se trouve sur la droite du bâtiment est une tour qui date de l’époque ottomane. Comme on se trouve sur une colline, les Ottomans avaient construit cette tour pour envoyer des messages vers la colline du campus russe de nos jours. Comme du temps de Babylone et des Asmonéens (où les juifs annonçaient la nouvelle lune du haut des collines en faisant de grands feux), les Turcs employaient les mêmes moyens pour correspondre avec leurs concitoyens.
Couvent Notre Dame de Sion ou Couvent de l’Ecce Homo dans la vieille ville.
Lors de la construction d’une maison d’éducation par le père Ratisbonne en 1857, des vestiges importants de l’époque romaine ont été découverts. A partir des Croisades, la tradition chrétienne a vu dans ce quartier le point de départ de la Via Dolorosa ; ici a été commémoré les souffrances de Jésus, d’où le nom de Ecce Homo : Voici l’homme. (Selon la phrase de Ponce Pilate.)
Le couvent offre aux pèlerins un lieu historique et archéologique, une vue unique sur les terrasses de la vieille ville et les collines qui l’entourent. Une hôtellerie de style simple, familiale et accueillante propose ses services.

                               Ecco Homo                                                                                          Musée du couvent

 

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RAMAT RAHEL
Le kibboutz a été fondé sur les terres de Keren Kayemet Lé Israël (Fonds National Juif) grâce aux fonds de Keren Ayessod. Le kibboutz de Ramat Rahel a vu le jour le 19 mai 1927 et ce sont les membres du groupe de « Gdoud Avodah » (Le bataillon du travail) formé par Yosseph Trumpeldor qui a participé à sa construction. Il porte le nom de Rahel, une de nos quatre « mères » qui est enterré à Beit Lehem, à proximité du kibboutz.
Le kibboutz prit d’abord le nom de Givat Eiahou sous l’influence du couvent mitoyen qui porte le nom de Mar Elias (saint Elie) et qui se trouve aussi sur la route de Beit Lehem.
Les membres du bataillon du travail arrivèrent à Jérusalem en 1922 et plantèrent leurs tentes à Givat Shaoul. De là ils passèrent sur les terres de l’agence juive et de la synagogue Yéshouron proche du couvent de Rastibonne. Ils appelèrent leur camp « camp Rastibonne » De ce camp ils passèrent à Ramat Rahel en 1927 et ils furent les premiers à monter les tentes dans ce nouveau camp.
Lors des événements de 1929 le kibboutz de Ramat Rahel fut entièrement détruit par les Arabes du village voisin Tsour et il fut reconstruit le 10 juillet 1930. Pendant la guerre d’indépendance, la plus importante position de défense au sud de Jérusalem, ville juive, fut installé sur ces lieux. Plusieurs attaques ont été repoussées par les membres et les défenseurs du kibboutz. Ramt Rahel s’est trouvé entre les deux armées arabes face aux Egyptiens à l’Ouest et les Jordaniens à l’Est.
a) La sculpture, face à l’entrée de l’hôtel représente Sarah protégeant ses enfants. Le socle porte l’inscription suivante :
Jérémie - XXXI - Chapitre XV - Paragraphes 15 et 17 -
Oui, il y a de l’espoir pour ton avenir, dit le Seigneur ; Tes enfants rentreront dans leur domaine.
 

A l’intérieur du kibboutz hôtelier, au milieu du Lobby, on peut voir « un slik » ou cachette d’armes à travers une vitre aménagée à cet effet.
b) Une vue panoramique sur les monts de Judée, les paysages de Hébron, Beit Lehem et Jérusalem s'offre aux yeux des promeneurs près de l'hôtel.
c) Sculpture de Ran Morin
Trois cents oliviers ont été plantés sur 50 ares en formant 27 rangées, trois d’entres elles mènent d’une part à la sculpture centrale pour continuer vers un point d’observation sur le désert de Judée. Sur un énorme socle, trois oliviers trônent sur trois piliers d’une hauteur de 15 mètres qui les séparent de la terre. Ces oliviers, vieux de 80 ans ont été déraciné et replanté de nouveau grâce à une technologique programmée. L’artiste a voulu ainsi exprimer un processus de d’interruption caractéristique de notre vie actuelle, comme la langue maternelle, la famille ou lieu ou nous avons grandi.
L’olivier symbolise le lien entre la terre et la promesse de la paix, peut-être est il aussi le symbole de la domination ou du déracinement. L’artiste laisse au public le soin d’y répondre.
L’olivier a plusieurs significations : Vie, Paix, Fertilité, Force, lumière, nourriture.
La mise en place des arbres placés en hauteur est symbole de l’importance de la jonction de la terre et de ses racines.
Le support, l’infrastructure du lieu sont dues aux soins du K.K.L
.
 
e) Mitspé Yaïr.
Le point d’observation se trouve dans le terrain des fouilles archéologiques datant de la période israélite.
C’est également le sculpteur, Ran Morin, membre du kibboutz de Ramat Rahel qui a sculpté ce mémorial. De là, vue panoramique de la ville de Jérusalem et ses environs.
 
 
d) Mémorial de la guerre des six jours
Le poste de Yaacov. C’est ainsi que se nomme le poste avancée à la frontière Est de Ramat Rahel. Il fait face au village arabe mitoyen Tsour Baher. La position, bâtiment en béton de deux étages porte le nom de Yaacov Brager, officier de la Haganah en place à Jérusalem, qui est mort sur le front lors des événements de Hanita, en Galilée occidentale. Il est enterré dans le cimetière du kibboutz.
Les Jordaniens construisirent une position fortifiée « la position de la cloche » dans le village arabe de Tsour Baher face à Ramat Rahel. Pendant la guerre des six jours de nombreuses batailles firent rage et un mémorial fut érigé en souvenir des disparus.
Les ennemis progressèrent en grand nombre ainsi que l’aviation égyptienne vers Ramat Rahel pendant la guerre des six jours ; ils étaient très bien équipés, avec de nombreuses forces armées et de beaucoup de munitions ils assaillirent Jérusalem par le Sud et sur les hauteurs de Beit Lehem. Autour de Ramat Rahel des batailles sanglantes eurent lieu jusqu’au 26 mai 1948, l'ennemi était prêt à se frayer un chemin à l’extérieur de la ville jusqu'au moment où les Israéliens réussirent à les repousser définitivement.
La conquête du poste a eue lieue à vingt heures. Huit de nos soldats tombèrent sur place.
La forteresse entourée d’une double muraille et les vestiges de la domination perse datant du 6ème siècle avant notre ère ont été dégagés.
 
f) Chantier archéologique.
Le chantier qui a révélé l’existence de la superposition de sept cités (du 7ème siècle avant l’ère chrétienne au 7ème siècle après) a livré des sceaux portant des inscriptions hébraïques et des fragments de chapiteaux, ainsi que les ruines d’une église byzantine des 5ème et 6ème siècles. (Pavement de mosaïque, pressoir à vin, etc...)
De Ramat Rahel une route continue et traverse Tsouba Lavan pour rejoindre le mont des oliviers ; ce village était jordanien avant 1948 et en 1967, lorsqu’il fut rattaché à Jérusalem, une nouvelle route a été tracée pour rejoindre la vieille ville.
En voiture blindée, on peut se permettre de traverser le village arabe mitoyen Tsouba Lavan (la pierre blanche) qui est un village israélien avec des habitants pro palestiniens bien qu’ils travaillent dans la ville de Jérusalem. Après une enquête, le chercheur Ben Zvi a trouvé que les musulmans de ce village allumés des bougies tous les vendredis soirs et qu’ils ne se mariaient qu’entre eux. Il s’agit d’un des six villages en Israël où la population se serait convertie au Coran volontairement.
 

Ramat Rahel - Une citadelle royale et un palais des derniers rois de Juda
Copier du site internet "Ministère des affaires étrangères"
Ramat Rahel est situé au sommet d'une colline, à mi-chemin entre la Vieille Ville de Jérusalem et Bethléem. Les fouilles réalisées entre 1959 et 1962 ont mis à jour les vestiges de plusieurs peuplements successifs au cours des âges. Le plus important est une grande citadelle et un magnifique palais des rois de Juda, datant des VIIIe et VIIe siècles avant l'ère chrétienne.
L'archéologue a identifié le site comme étant Beit Hakerem (maison du vignoble) mentionné dans la Bible, l'un des lieux d'où les signaux d'avertissement étaient adressés à Jérusalem, au moyen de feux, à la fin de l'époque du Premier Temple (Jérémie 6 : 1).

L'époque biblique
Au VIIIe siècle avant l'ère chrétienne, une citadelle royale fut construite à cet endroit par l'un des rois de Juda. Il n'en subsiste qu'une petite portion d'un mur de casemate (une double muraille de fortification compartimentée). Mais plus d'une centaine d'empreintes de sceaux sur le modèle lamelekh (au roi, en hébreu), retrouvées sur les anses de jarres, évoquent les débuts de la citadelle. Ils donnent une indication de l'importance du site en tant que centre administratif du royaume de Juda.
Vers la fin du 7ème siècle et au début du 6ème siècle avant l'ère chrétienne, une nouvelle citadelle royale, beaucoup plus importante que la précédente, fut construite sur le site ; elle comprenait un système de fortification extérieur ainsi qu'une citadelle intérieure et un palais.
Les fortifications extérieures étaient constituées par une énorme muraille de 3 ou 4 mètres d'épaisseur. Bien qu'une petite partie seulement ait été mise à jour, on suppose qu'elle entourait une superficie d'environ deux hectares au sommet de la colline. Aucun vestige de construction n'a été retrouvé à l'intérieur de cette muraille. On pense que c'est dans cette vaste cour que se rassemblaient les troupes et les auriges.
La citadelle intérieure, de 75 m x 50, entourée par un mur de casemate de 5 mètres d'épaisseur, se dressait dans l'angle nord-est de la cour. A l'intérieur de ce mur, les sols des pièces étaient recouverts d'une épaisse couche de plâtre dur suggérant qu'il s'agissait d'entrepôt.
La porte de la citadelle intérieure, renforcée par des contreforts, se trouvait au centre de la muraille est. Elle comportait deux cellules, une de chaque côté de l'entrée, aux sols en épaisses dalles de pierre. La porte était fermée par des doubles battants intérieurs et extérieurs. Dans la citadelle intérieure, une ouverture plus étroite était pratiquée dans le même mur, plusieurs mètres au sud.
La superficie située à l'intérieur de la citadelle était divisée en une cour pavée de pierres et bordée de bâtiments sur ses côtés nord et ouest. Le bâtiment situé au nord, qui comprenait une cour intérieure à ciel ouvert entourée de plusieurs pièces, servait probablement de résidence royale. Une étroite poterne camouflée, construite en grosses pierres sous le mur nord reliait la citadelle à l'extérieur, aménageant ainsi une possibilité de fuite.
La citadelle royale de Ramat Rahel est l'un des exemples les plus instructifs de l'architecture israélite-phénicienne de l'époque biblique. Avec ses pierres polies, équarries et soigneusement disposées, la construction des murs de casemate et des bâtiments de la citadelle était d'excellente qualité. La porte principale, en grosses pierres taillées, présente également une belle facture. De nombreux chapiteaux proto-éoliques demeurés entiers ont été retrouvés dans les ruines de la citadelle; ils ornaient autrefois les montants de la porte principale et des accès aux bâtiments.
Les balustrades des fenêtres consistant en une rangée de colonnettes en pierre, décorées de palmettes et surmontées de chapiteaux raccordés de style proto-éolique, ont également été mises à jour. Elles ornaient probablement l'étage supérieur des bâtiments à l'intérieur de la citadelle. Ces éléments architecturaux décoratifs rappellent un verset du livre de Jérémie qui décrit les fenêtres de la maison de Joïakim, roi de Juda : et y perce de larges fenêtres, l'orne de lambris de cèdre et de vermillon (Jérémie 22 : 14).
Dans les débris qui couvraient la citadelle après sa destruction par les Babyloniens, de nombreux objets de luxe, comme ceux provenant d'un palais assyrien, ont été retrouvés. Une empreinte de sceau portant l'inscription Eliaqim, intendant de Yokhin, est attribuée à un fonctionnaire de Joïachin, roi de Juda, le fils du roi Joïkim.

Epoques ultérieures
Pendant la domination perse, Beit Hakerem était un centre de district (Néhémie 3 : 14) comme l'ont confirmé les découvertes archéologiques. Plusieurs dizaines d'empreintes de sceaux ont été mises à jour sur des anses de jarres datant des 4 ème et 3ème siècles avant l'ère chrétienne. Elles portent le mot yehoud, nom officiel de la province de Juda à cette époque. Certaines mentionnent yehoud hphh (le gouverneur du district de Juda) mais nombreuses sont celles qui ne précisent que le nom des gouverneurs. A partir de la période asmonéenne (2ème siècle avant l'ère chrétienne), de nombreuses empreintes de sceaux sur les anses des jarres mentionnant le nom yrshlm (Jérusalem) ont été retrouvées.
A l'époque hérodienne (1er r siècle de l'ère chrétienne), un petit village se dressait sur le site. Après sa destruction en l'an 70, il fut abandonné jusqu'au IIIe siècle, lorsque la dixième légion romaine construisit une villa et des thermes sur la collineÆ
A l'époque byzantine (milieu du Ve siècle), un grand monastère et une église furent construits à cet endroit et abandonnés au début de la domination islamique (7 ème siècle).
Les fouilles ont été dirigées par Y. Aharoni pour le compte du Département des antiquités (l'actuelle Direction des antiquités d'Israël), la Société d'exploration d'Israël, l'Université hébraïque de Jérusalem et l'Université de Rome.

Comment y arriver : A Jérusalem prendre la direction de Beit Lehem en passant par les quartiers de Talpiot et d'Arnona jusqu'au panneau indicateur du kibboutz.

Je vous recommande la visite de ce kibboutz car Ramat Rahel est le lieu où est regroupé un site archéologique important, un mémorial qui retrace les guerres d'Israël, deux panoramas à couper le souffle, trois sculptures qui méritent le détour et un hôtel très agréable où il fait bon se détendre un moment après avoir sillonné tous les alentours. A ne pas manquer!

 

 

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Si vous cherchez un endroit plein de charme où il fait bon se détendre, où l'on peut déjeuner dans un cadre paisible en plein cœur de Jérusalem, où l'on peut voir des expositions temporaires, apprécier les toiles de Hanna Ticho et le bureau d'un grand ophtalmologue comme Abtaham Ticho ne manquez pas de vous rendre chez eux.


Une des premières maisons hors des remparts

Cette maison a été construite en 1868 par un riche Arabe Rachid Agha. C’est une des premières maisons construites hors des remparts de la vieille ville. En 1924 le couple Tiho s’en porte acquéreur. Ils y reçoivent beaucoup de personnages tels que le Docteur Arthur Ruppin, Shy Agnon, Henrietta Szold, le philosophe Martin Buber ainsi que les frères Tsondack.

Le docteur Abraham Tiho est né le 27 octobre 1883 à Boskowtz en Moravia. Il fait ses études de médecine à l’université de Vienne et son internat à l’hôpital Rudolf entre 1908 et 1912.
En 1912, il fait son Alya. Il s’installe à Jérusalem et dirige le dispensaire d’ophtalmologie prés du quartier de Méa-Shéarim. Il choisit de s’installer dans ce quartier en raison de « l’Association Leman Tsion » de Francfort qui se trouve prés de là et dont il fait partie. Quelques mois plus tard sa femme vient le rejoindre et elle lui servira d’assistante pendant toute la durée où il recevra dans son cabinet.

Lors de la première guerre mondiale, en tant qu’officier médecin autrichien, l’armée l’envoie à Damas où il séjourne avec sa femme. En 1918 à la fin de la guerre ils reviennent au pays.
En 1919 il dirige le service d’ophtalmologie de l’hôpital Rothschild et fonde sa propre clinique chez lui. C’est là qu’il soigne de 1924 jusqu’à sa mort en 1960. De nombreux malades de tous les pays orientaux voisins viennent chez lui. Il reçoit toutes sortes de clientèle aussi bien riches que pauvres. Il réalise des milliers d’opérations et s’occupe de recherches. Il s’occupe d’actions publiques et il est membre d’organisations internationales. Cela lui vaut de recevoir de nombreuses lettres de félicitations.


Abraham, collectionneur?

Il commence une collection de « Hanoukiot » (bougeoir à neuf branches), spéciale en son genre, une des plus grandes du monde qui atteint 150 pièces au bout de 40 ans. La plupart d’entre elles proviennent des pays de la diaspora où se trouvaient les Juifs. Il y en a de tous pays comme : Israël, Italie, Afghanistan, Allemagne, Hollande Russie, Yémen; Grèce, Syrie, Irak, Pologne, Afrique du Nord, ect... des modèles qui étaient alors inconnus au pays. Cette collection unique nous montre la vague d’immigration de ceux, nombreux, qui sont arrivés en Israël, la mesure de son importance, l’amour de cet objet mais aussi l’intérêt que Tiho porte à sa collection, son bon goût et sa personnalité. Est-ce le hasard que le Docteur Tiho collectionne des lampes de Hanoukiot qui donnent de la lumière alors que sa profession est de s’occuper de personnes qui ne voient guère ? On ne sait pas exactement quand il débute sa collection mais un de ses camarades, l’architecte Alex Berwald écrit en septembre 1929 dans un livret qu’il compose et peint en l’honneur de la mère de Tiho « Qui a été le sot qui a influencé Abraham à collectionner ces lampes? Qui a transplanté ce serpent dans sa poitrine? Quel dommage que je l’aie encouragé! Depuis ce jour je me suis compliqué ma vie.

Sa collection grandit très vite. De nombreux patients Juifs lui en offre en plus de ces honoraires. La collection de Berwald lui revient. Des Hanoukiot sont accroché dans son cabinet, d’autres posées sur son bureau. Vers la fin des années 20 sa collection est devenue mondialement célèbre. On s’en souvient de Francfort jusqu’à Alexandrie. En 1960, Il abandonne une grande partie de sa collection au musée Bezalel.


Les peintures de Hanna Ticho

Après sa mort, sa femme fait don d’une autre partie de la collection au musée mais elle en garde une dizaine qui se trouve aujourd’hui dans leur maison.
Anna (1894-1980) arrive en Israël toute jeune; c’est à Vienne que plus tard elle étudie le dessein. Elle a un style tout à elle qui refuse la définition. Elle travaille au fusain, au crayon, à la pointe sèche et la rigueur du trait n’exclut pas un certain lyrisme.
Ses paysages de Jérusalem harmonisent la pierre, la lumière et la végétation; elle sait aussi s’attarder sur les passants, les mendiants, les vieux. Plus tard elle s’essaiera au pastel, au portrait. La maison de cette grande dame de l’art israélien est remplie de ses oeuvres
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Une est des plus belles promenades dans Jérusalem est celle de la vieille ville mais il faut savoir que dès que l'on sort des remparts, plusieurs musées très
intéressants sont dans un périmètre très accessible à pieds et qu'ils font partie du patrimoine de notre pays.


Le musée Rockefeller - Pour les passionés d'archéologie

Situé non loin de la porte de Damas le musée Rockefeller offre une architecture exceptionnelle Il a été construit grâce aux dons du mécène américain John-David Rockefeller Jr, qui lui a donné son nom. Cet édifice est considéré comme l'un des plus beaux de Jérusalem. La première pierre a été posée le 19 juin 1930 et l'inauguration a eut lieu le 13 janvier 1938. Resté sur territoire jordanien jusqu'à la guerre des six jours il est devenu une branche du musée d'Israël en 1967. Il regroupe la majorité des vestiges des fouilles archéologiques entreprises dans le pays. Il retrace 2 millions d'années d'histoire

Le Kikar Aromi -Le carrefour romain-

A l'extérieur de la porte de Damas, un panneau indique l'entrée du musée.
En contrebas de la porte de Damas se trouvent des vestiges archéologiques des civilisations datant de la période romaine jusqu’à la période ottomane.
Le musée (Kikar Aromi) conserve quelques beaux restes de frontons, une presse à huile restaurée, les pavés de la rue romaine qui nous mène à une très haute salle voûtée. Le plafond de cette salle date de l’époque croisée tandis que les murs construits avec d’énormes blocs de pierres récupérés après la destruction du deuxième Temple datent de l’époque romaine. Deux tours de garde permettaient de surveiller les entrées de la ville ainsi que les alentours car cet endroit était stratégique. Un escalier menant sur le toit du bâtiment donne sur une terrasse qui domine une bonne partie de la vieille ville, le quartier arabe et la ville nouvelle. A l’intérieur du musée, expositions de photos, documents, cartes et d’une maquette.


La grotte de Sédécias à Jérusalem

A l'origine les carrières du roi Salomon. Au pied du mur Nord est de la vieille ville, porte de Damas
Sédécias en français ou Tzidkiyahou : Sédécias; fut le dernier roi de Juda. Son nom d'origine est Mattaniah, Cette grotte fut l'une d'où furent extraites les pierres ayant servies à la construction du Temple par le roi Salomon en l'an 2928 de l'année hébraïque, soit 832 avant l'ère chrétienne.
Cette grotte est complètement artificielle faite par la main de l'homme qui cassait les blocs de pierres pour construire les principaux bâtiments publics de la ville de Jérusalem. A force de creuser et d'utiliser cette carrière cette grotte est arrivée à une grandeur exceptionnelle. Elle a une longueur de 230 mètres, sa largeur atteint 100 mètres et se trouve étalée sous le quartier musulman de la vieille ville, ce qui donne une surface de 9000 mètres carrés. La hauteur moyenne est de 15 mètres qui représentent quatre étages.


Le musée Tordjman : 4, rue Heil ha-Handassa

Quelques minutes à pieds suffisent pour arriver à ce musée.
A la Tefer (à la lisière) Le musée A la Tefer se trouve dans une superbe maison construite en 1932 par l’architecte Barmaki. Elle appartenait au clan d’une très riche famille arabe les Tourjmann ; ils y ont vécu jusqu’en 1948. Au moment de l’indépendance cette famille s’est réfugiée en Jordanie, juste en face, derrière les remparts, dans l’enceinte de la vieille ville. T.S.A.H.A.L occupa alors les lieux comme poste avancé.
En contre partie, juste en face de cette maison, derrière les remparts se trouvait une maison occupée par une famille juive, les Stein dont le père était médecin. Ils durent évacuer la maison et la légion jordanienne l’occupa pour combattre les Juifs.
De 1948 à 1967, Jérusalem se trouva coupée en deux sur 7 kilomètres, du palais du gouverneur à Talpiot jusqu’à la porte de Mandelbaum. Aujourd’hui la porte détruite au cours des événements n’existe plus et, à sa place, se trouve un cadran solaire. Cette porte était le seul passage possible entre les deux secteurs de la ville pour les pèlerins et diplomates (interdite aux Juifs et aux Arabes).
Le toit : De là, vue imprenable sur Jérusalem. Tout d’abord à nos pieds la route qui sépare la vieille ville de la nouvelle avec le cadran solaire. Juste en face I.M.C.A. (palestinien), le wadi saint Georges avec son église et toutes les institutions palestiniennes. Au loin, le mont Scopus, l’hôpital Hadassah et le cimetière militaire. Le premier hôtel « Beit zaït » ou Juifs et Arabes se sont associés. Les quartiers de Giv’at Tsarfati avec son hôpital, Maalot Dafna et le Giv’a Atahmoshet, Bateï Israël et la tombe du prophète Samuël. Méa shéarim, batéi hongarim, l’église éthiopienne et l’église italienne.
A cause du crayon à papier mal taillé de Moshé Dayan qui devait marquer la frontière au moment de l’indépendance, le tracé a été faussé car le crayon a dérapé


La Cité de David - Incontournable

Le musée se trouve à l'extérieur des remparts, à la sortie de la porte des immondices. Des panneaux publicitaires l'y indique.
La Cité de David est, selon les références bibliques, l'emplacement d'origine de la ville de Jérusalem à l'époque du roi David. La vile arabe de Silwan, au sud-est de la vieille ville est identifié à la cité biblique.
Plusieurs parcours, d’une durée d’une heure et demie à trois heures, vous permettront de vous familiariser avec la topographie du site et avec le système d’adduction d’eau de la Cité de David, à partir de la source du Gihon. A partir de la terrasse d’observation, située près de l’entrée, on peut constater l’importance géostratégique de la Cité de David. On distingue les deux vallées qui délimitent la colline sur laquelle elle s’étage : la vallée du Kidron [Cédron] et La Vallée HaGaï (en hébreu), ainsi que les montagnes plus hautes qui l’entourent de tous côtés: le Mont du Temple au nord, le Mont des Oliviers à l’est, le Mont Sion à l’ouest et la crête d’Armon Hanatsiv au sud.


Musée de David Palombo

A la sortie des remparts de la porte de Sion près de la chambre de l'holocauste
Sur le mont Sion
Le musée est situé dans son ancien atelier. David Palombo devint mondialement connu lorsqu’il obtint le prix de l’Unesco pour son œuvre de Yad Vashem : La porte de la salle du souvenir. A intérieur du musée on peut admirer plusieurs de ses travaux en fer et béton, matériau de construction. L’une d’elle représente une Hannoukïa que l’on allume encore chaque année pendant la fête de Hannouka. Il travailla le bois la pierre et le verre en fit une sculpture unique.


Musée de la chambre de l'holocauste

En face dLa Chambre de l'Holocauste (Martef HaShoah), le précurseur de Yad Vashem est situé sur le mont Sion (en face du tombeau de David – pas loin de l'église de la Dormition) La Chambre de l'Holocauste est le plus ancien musée consacré à la commémoration des horreurs de l'holocauste . Ce musée a été construit en 1949 par des survivants de l'Holocauste. Il est situé sur le mont Sion, connue en hébreu comme Har Tsion, juste à l'extérieur de la vieille ville de Jérusalem. Bien que Yad Vashem est le musée officiel de l'Holocauste, la Chambre de l'Holocauste capte les horreurs de l'holocauste en plus simple et de manière plus directe. Le musée est situé dans une cave, et les salles obscures créent une ambiance sinistre dès que vous entrezu musée de David Palombo. je déconseille ce musée aux enfants.
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Des cimetières à Jérusalem qui ne sont ni sur le mont Herzl ni à Givat Shaoul et dont on ne parle pas souvent sont remplis de personnes assassinées dans des attentats du pays, d'autres pendant la Shoa sans compter nos soldats au moment de la Guerre d'indépendance.


Les cimetières du Sanhédrin et Sanhédria

Les Juifs enterrés leurs mort au cimetière du mont des oliviers à Jérusalem jusqu'à la guerre d'indépendance mais avec la déclaration de la guerre il leur fut impossible d'arriver au cimetière. Jusqu'à la fin du mois de février 1948, les enterrements avaient lieu deux fois par semaine, de nuit et accompagné de l'armée britanniques obligatoire.
A la fin de supprimer ces convois dangereux, de nouveaux cimetières provisoires furent ouverts dans la ville afin d'enterrer les morts en attendant qu'ils soient transférés sur le mont des oliviers dès que la situation s'arrangerait. Dans ce but sur les tombes on inscrivait "A condition" (Al Tnaï)
La confrérie funéraire de Jérusalem (Hévra Kadisha) utilisa un terrain qui servait jusque là de ferme d'expérience agricole aux abords du quartier Sanhédrin.
Après la guerre des six jours quelques corps furent transférés au cimetière du mont des oliviers.
Un autre cimetière improvisé fut celui près du village du Cheikh Bader, dans le gan Saker et dans la cour de l'ancien hôpital de Shaaré Tsedek. Ces deux cimetières furent fermés après la guerre d'indépendance.
Le cimetière du Sanhédrin
Sanhédriah est un quartier haredi au nord de Jérusalem, à l'est de l'avenue Golda Meïr et contigu au quartier de Ramat Eshkol. Le quartier doit son nom au sanhédrin. Les membres de cette assemblée sont en effet supposés avoir été enterrés à proximité, dans les tombes qui portent leur nom et qui date de l'époque du Second Temple. La communauté du Habad a acheté les terrains où se trouvent les tombes du Sanhedrin. Pendant le laps de temps(1958) où les Juifs ne pouvaient pas prier au Kotel, ils venaient se recueillir sur les tombes du Sanhedrin.

Les tombes du Sanhédrin. Au-dessus de l'entrée, un pignon est décoré de fruits parmi des feuilles d'acanthe stylisées. La vaste grotte contient plusieurs dizaines de niches funéraires, approximativement le nombre des membres du Sanhédrin (120), qui a donné son nom aux tombes.

Ici reposent les tombeaux des Juges, ou catacombes du Sanhédrin qui fut l'assemblée des juges de la plus haute cour de l'antique Israël. L'autoroute qui passe près des cryptes nous conduit hors de la ville même, jusqu'au village de Nebi Shemu'el, où une mosquée marque la sépulture présumée du grand prophète Samuel. Les unités résidentielles bizarres en forme d'hexagone de Ramot, et les autres constellations d'immeubles tout autour, marquent la nouvelle frontière résidentielle de Jérusalem.


Le cimetière de Sanhédria

Le quartier a été fondé après 1948 à proximité de la ligne qui séparait les quartiers Est et Ouest de Jérusalem jusqu'en 1967. C'est dans ce quartier que fut établi le cimetière Sanhédriah, en remplacement du cimetière du Mont des Oliviers qui était alors en secteur jordanien.

Après l'indépendance il fut encore impossible d'enterrer nos morts au cimetière du mont des oliviers qui était en territoire jordanien. Le cimetière provisoire du quartier de Sanhedrin devint permanent. A cette période le cimetière se trouva à la limite de la ligne de démarcation, face à la colline des munitions.
En 1951 un nouveau cimetière vit le jour dans la partie ouest de Jérusalem avec une partie réservée aux soldats sur le mont Herzl et les corps des soldats de Tsahal du cimetière de Sanhedrin y furent transférés.
Après la guerre des six jours, les quartiers de Ramat Ehscol et Maalot Dafna firent le jour et le cimetière devint une enclave dans le centre de Jérusalem.
Certains rabbins à cette époque furent enterrés dans la cour de leur maison.

Parmi les personnalités qui y sont enterrés, on compte Antoinette Feuerwerker, David Feuerwerker, Gershom ScholemLes premières personnes enterrées dans ce terrain furent ceux de l'attentat de la rue Ben Yéhouda. (Le 22 février, à Jérusalem, les hommes d'Hadj Amin al-Husseini organisent à l'aide de déserteurs britanniques un triple attentat à la voiture piégée qui vise les bureaux du journal The Palestine Post, le marché de la rue Ben Yehuda et l'arrière-cour des bureaux de l'Agence juive, faisant respectivement 22, 53 et 13 morts Juifs ainsi que des centaines de blessés)

L'équipe médicale assassinée sous les yeux des Anglais
Deir Yassin était un village situé à 5 km à l'ouest de Jérusalem. Le 9 avril 1948, en dehors du cadre de l'opération Nahshon, 120 membres de l'Irgoun et du Lehi y massacrent entre 100 et 120 personnes, pour la plupart des civils non-combattants. En représailles l'un des plus graves incidents a eu lieu le 13 avril 1948. Un convoi médical se dirigeant vers l'hôpital Hadassah du Mont Scopus à Jérusalem est attaqué par les Arabes qui leur ont tendu une embuscade. Quatre-vingt médecins et infirmières sont tués. Cela se passait à 200 mètres d'un poste de police britannique. Après une fusillade de sept heures, pendant laquelle les Britanniques n'ont pas bougé, tous les médecins et infirmières ont été massacrés et leurs corps mutilés par les Arabes.

Le 26-7- 1949 à 11 heures a eue lieue une cérémonie officielle de l'armée avec 30 jarres contenant les cendres des juifs brulés par les Nazis. Parmi eux celui d'Ofer Yéhouda Ausria qui est enterré dans ce cimetière. Ce fut la première cérémonie officielle en souvenir des disparus de la Shoa qui a été organisée en Israël.

La rabbanit margalit yossef obadia

Sur la tombe d'Arman Kartz on peut distinguer le symbole des francs maçons.

Le rav Arié Levin, surnommé le « Juste de Jérusalem », est décédé en Nissan 5729 (1969). Connu pour
sa sagesse et son humilité, célèbre pour avoir été avant la création d’Israël le rav des prisonniers juifs
résistants de l’Irgoun, le rav Arié fut une personnalité hors normes qui laissa une empreinte indélébile
sur des milliers d’Israéliens, toutes convictions confondues.

Gad Froumkin (2-8-1887 – 10-3-1960) Juge juif israélite et juge au tribunal de grande instance pendant la période du mandat britannique en Israël. Il grandit dans la vieille ville de Jérusalem, il n'alla pas à l'école mais étudia avec des maitres privés, il travailla au journal "Havatselet" que dirigeait son père le rav Israël Froumkin.

Yehuda Amichaï (Wurtzbourg, 3 mai 1924 - Jérusalem, 22 septembre 2000) (en hébreu : יהודה עמיחי) est un poète juif israélien de langue hébraïque. Il occupe une place non négligeable dans la littérature israélienne de son siècle.
De son vrai nom Ludwig Pfeuffer, il est né en 1924 à Würzburg en Allemagne, et émigre avec sa famille en Palestine en 1936. Après avoir complété ses études, notamment littéraires et religieuses, il s'engage dans la brigade juive de l'armée britannique pendant la Seconde Guerre mondiale puis dans le Palmach (le bras armé de la Haganah) durant la guerre d'indépendance de 1948. Il a longtemps enseigné. Celui qui se définit comme « un fanatique de la paix » et qui a travaillé avec des écrivains palestiniens est devenu un avocat du dialogue et de la réconciliation dans la région.
Yehuda Amichaï a été découvert en 1965 par l'écrivain anglais Ted Hughes, qui a traduit plusieurs de ses recueils par la suite.


les personnalités enterrées
Daniel Oster fut le premier maire de Jérusalem. Le jardin attenant à la mairie de Jérusalem a été crée par les Turcs en 1850 et pendant la période du mandat britannique les Anglais l’agrandir ; il porte aujourd’hui son nom

Meir Bar-Ilan est le fils du Natsiv de Volozhin. Il étudie dans la yeshiva de Volozhin jusqu'à l'âge de 14 ans puis, chez le rav Eiezer Gordon et enfin chez le rav Haïm de Brisk.
En 1905, il est délégué au septième congrès sioniste, où il s'oppose au programme d'Herzl de créer un "asile de nuit" en Ouganda.
Identifié au mouvement Mizrahi, il en devient le secrétaire général en 1912.
La première guerre mondiale le contraint de quitter Berlin, où il s'est installé, pour les Etats-Unis ou il dirige la yeshiva Itshak Elhanan, qui deviendra la fameuse Yeshiva University.
En 1926, il réalise son Alya et s'installe à Jérusalem. Il deviendra à nouveau secrétaire du Mizrahi, et sera également président du comité sioniste qui joue un rôle représentatif au sein du Yishouv.
Il sera également membre du Conseil d'Etat provisoire, crée fin 1947, qui sert de parlement à l'Etat en naissance.
Très prolifique, l'activité intellectuelle du rav Bar Ilan inclue notamment la rédaction du journal du sionisme religieux "Hatsofé" ainsi que l'encyclopédie talmudique.
Le rav meir Bar Ilan donnera son nom à deux grands instituts d'études en Israël: La yeshiva Netiv Meir, et l'université Bar Ilan, créée en 1955.

Yitzhak Ha Lévi Herzog, également appelé Isaac Herzog est un rabbin du XXe siècle (1888-1959).
Premier grand-rabbin de l'État libre d'Irlande, de 1921 à 1936, il devient, de 1937 jusqu'à sa mort, grand-rabbin de la Palestine mandataire puis de l'état d'Israël après 1948.
Rabbi Herzog est né à Lomza en Pologne, il émigra au Royaume-Uni avec sa famille en 1898 qui s'établit à Leeds. Ce fut son père, Joël Leib HaLevi Herzog, rabbin à Leeds puis à Paris qui prit en charge son éducation. Il acheva à l'âge de seize ans l'étude du Talmud.
Herzog a eu plusieurs descendants actifs dans la vie politique israélienne. Chaim Herzog, le fils du rabbin devint général de Tsahal puis plus tard président d'Israël. Son petit-fils, Isaac Herzog est membre de la knesset, le parlement israélien et à occupé différents postes au gouvernement

Moshe Zmoura (1888-1961) Juge, premier président du tribunal de grande instance de l' Etat d'Israël
Rav Yaacov Moshe Harlap : la synagogue Beth Zevul, fondée par la Rav Yaakov Moshe Harlap (1890, 1952) Un des maîtres du judaïsme de Terre Sainte de nos jours (né et mort à Jérusalem). Il fut associé de près à l'action du Grand Rabbin d'Israël, Abraham Yitshaq Kook, et dirigea la Yéchiva fondée par ce dernier. Sa science était grande dans tous les domaines des études sacrées. Il a publié peu d'ouvrages de son vivant; ses disciples ont entrepris, après sa mort, d'éditer les manuscrits qu'il a laissés
Après 1967, le quartier fut agrandi vers le nord avec la construction du quartier Sanhédriah Murhevet (Sanhédriah élargie).
En mai 2008, une carrière de pierre datant du Second Temple y a été mise à jour. Ses pierres auraient servi à l'édification du Kotel et de la troisième muraille de Jérusalem.

Notre guide nous montre une carte de Jérusalem datant de 1960 et nous voyons que le quartier du Sanhedrin était à la frontière jordanienne. Une synagogue a été fondée (au coin de la rue Mihal) en 1934 lors de la création du quartier. L'achat des terres de ce futur quartier est passé de mains en mains car les investisseurs ont fait faillite les uns après les autres; Le premier a été Josph Navon qui a vendu les terres à un autre investisseur qui lui-même les a revendu une troisième fois.
Du sommet du parc une vue imprenable donne sur Jérusalem jusqu'à la tombe du prophète Samuel. Il y a très peu de chances que le prophète Samuel y soit enterré mais d'après ce sont les croisés qui ont mis l'étiquette que le prophète est enterré là. De sources plus sure c'est le lieu où le prophète venait prier.

Le gan Saker est le plus grand parc de Jérusalem; il se trouve près du centre ville à côté des bâtiments administratifs, du quartier de Nahlaot et des tours de Kiriat Wolfshon.Sur une surface de 163 ares il longe l'avenue Itsrak Ben Tsvi. Il a été crée en 1965 et porte le nom d'Ari Saker, anglais, militant sioniste et membre de la direction sioniste. Le parc de style anglais a été projeté par des architectes d'exterieur Lipa Yaalom et Dan Tsour.
Pëndant la guerre d'indépendance le parc servit d'aéroport pour les petits avions au moment où Jérusalem a été assiégée.

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Même nouvelle la gare centrale d'autobus de Tel Aviv et son environnement nous rappelle Israël tel qu'on l'a connu dans les années 70 avec son côté très oriental, très coloré, très bruyant contraste frappant avec la ville que l'on surnomme " la ville qui ne dort jamais " en référence à son dynamisme et à sa jeunesse débordante d'énergie, métropole vibrante, gorgée de soleil, de culture et de fête, ouverte sur le monde en dépit des tensions proche-orientales.


Histoire
La vieille centrale de bus de Tel Aviv a été la principale gare routière de Tel-Aviv entre les années 1941 jusqu'en 1993. La station a servi aux circuits d'autobus interurbains ainsi qu'à ceux de la ville locale et les autobus de banlieue. Les stations ont également inclus une station de taxi et un centre commercial important.

Le 18 août 1993 l'activité principale des autobus de Tel-Aviv et des taxis a été transféré à Tel-Aviv dans la nouvelle gare centrale de bus, dans le sud de Tel-Aviv à Neve Shaanan et le nom de la station a été officiellement renommé "la nouvelle gare routière Tel Aviv " (Tahanat Mercazit Ahadasha).

Histoire
Dans la fin des années 1930, la municipalité de Tel Aviv a pris la décision de la construction de la première station centrale d'autobus dans la zone bordant le quartier nord-ouest de la classe ouvrière de Neve Sha'anan à Tel-Aviv.

En 1941, les plates-formes de la station ont été construites le long d'un bâtiment moderne, conçu par les architectes Nahum Salkind et Joseph Wittkower. La station a débuté ses activités officiellement en mai 1942. Initialement, la station a été considéré comme la station de bus les plus moderne dans le pays à cette période, y compris, entre autres, des passages souterrains entre les plates-formes.

Pendant la guerre israélo-arabe de 1948 la station a été utilisée comme point de départ des convois en direction de Jérusalem et par conséquent elle a été bombardée par des avions égyptiens le 15 mai 1948. Plus tard, d'autres stations de bus virent le jour dans les rues avoisinantes lorsque la gare commença à être saturée.

Egged a été créé en 1933 par une fusion de quatre coopératives d'autobus plus petites. En 1951, Egged a fusionné avec la société d'autobus Shahar et la compagnie d'autobus de Drom Yehuda, créant un réseau public national de transport. Après la guerre des six jours, Egged a fusionné avec la société d'autobus de Hamekasher de Jérusalem. Le nom d'Egged (אגד = union) a été donné à la coopérative par le poète israélien Chaim Nachman Bialik en référence à la fusion originale. Pendant les guerres de 1956, 1967 et 1973, les autobus d'Egged et ses conducteurs ont aidé à renforcer le système de logistique du pays et ont conduit les soldats et les provisions alimentaires aux champs de bataille. La flotte d'autobus d'Egged inclut une grande variété de modèles, Mercedes-Benz, Volvo et Man, y compris des versions à l'épreuve des balles, utilisées la plupart du temps pour les voyages en Judée et en Samarie. Egged a vendu beaucoup d'anciens bus Mercedes O405 Merkavim-Ha'argaz au réseau de bus Varna en Bulgarie dont 5 ont été vendus au réseau de transport de Roussé en Bulgarie ainsi que 18 bus Mercedes O405 Merkavim-Ha'argaz au réseau de bus d'Izabelin en Pologne.


Nouvelle gare routière centrale
Nouvelle gare routière centrale à Tel Aviv " Tahana Merkazit " est officiellement la plus grande gare routière du monde ! Les itinéraires offres la plupart des emplacements en Israël. La gare centrale est située à une courte distance de la station de train "HaHaganah". La plupart des lignes de bus interurbaines sont sur les plateformes de l'aile du Nord au 6ème étage excepté les bus qui partent pour la Galilée (Afula, Nazareth, Tiberiade, Kiryat Shmona etc.) qui sont sur l'aile du sud au 7ème étage (accessible par l'escalator du 6ème étage).

C'est en 1963 que l'idée d'un projet d'une future centrale de bus à Tel Aviv a vu le jour grâce à Arié Peletz. Le projet de cette station de bus a été crée par l'architecte Ram Carmi avec les architectes Tsvi. La Gare de planification é été projeté par l'architecte Ram Karmi en collaboration avec des architectes Zvi et Yael Rothschild Comet. La construction a commencé le 14 décembre 1967 et a été financé par la vente de 750 magasins dans la station en espérant qu'un commerce florissant verrait le jour semblable à celui de l'ancienne gare centrale de l'époque (maintenant appelé Tahanat Ayéchana "ancienne station"). La construction du squelette de l'édifice se poursuivit jusqu'en 1976 c'est alors que les négociations avec les résidents locaux firent valoir (comme d'ailleurs il s'est avéré plus tard) qu'avec la construction de la gare centrale la valeur des maisons baisserait de manière significative. La construction a été interrompue avant la fin des travaux alors que seul le squelette de l'édifice était construit en raison de difficultés financières des entrepreneurs. La construction a été reprise qu'en 1983, avec l'acquisition du projet par l'entrepreneur Mordechai Yona en partenariat avec les coopératives Egged et Dan.
Le 18 août 1993, la station centrale de bus a été ouverte au public. La centrale avait six étages lors de son ouverture mais le 2 Juin 2002 un septième niveau a été ouvert. Maintenant le premier et deuxième niveau ont été complètement abandonnés. L'activité principale des autobus de Tel-Aviv et des taxis a été transférée à la nouvelle station. La vieille station Centrale d'autobus de Tel Aviv et de ses environs est devenue déserte et elle est principalement utilisée comme parking pour les bus. En outre, les nombreux magasins qui entouraient l'ancienne station de bus ont été terriblement affectés, et avec le temps, la région est devenue essentiellement peuplé de travailleurs étrangers.
Le 31 Juillet 2009 après plus de 60 ans d'activité, "Egged" a mis fin à l'activité des autres lignes de bus qui passait encore par l'ancienne gare et les a transférées à la nouvelle gare centrale. C'est ainsi que l'ancienne station centrale de bus a officiellement fermée. Le 2 août 2009 les plates-formes restantes de la station de bus ont été démolies.

A côté de la gare routière centrale de Tel-Aviv un certain nombre de terminaux de bus secondaires contribuent à desservir la ville et à désengorger la station centrale.
La station est construite sur une superficie de 44 000 mètres carrés et comprend une surface bâtie de 230.000 mètres carrés sur différents niveaux. Basé sur cette mesure c'est la gare routière centrale la deuxième plus grande au monde.
Structure : Il ya 29 escaliers mécaniques, 13 ascenseurs, et plus de 1.000 entreprises différentes. Entreprises viennent de tous les horizons: Des écoles, des cafés, des maisons d'édition, des librairies, des magasins de mode et des bureaux. Beaucoup d'entreprises dans la station sont affiliées au secteur russe, et d'autres entreprises affiliées au secteur des travailleurs étrangers, les autres entreprises sont affiliées à des marques. Le manque d'uniformité est flagrant dans l'architecture de ce bâtiment.


Le Sud de Tel-Aviv
Le Sud de Tel-Aviv : une certaine anarchie en contraste avec les quartiers nord
Le sud de Tel-Aviv demeure populaire et moins florissant que les quartiers nord. De plus, depuis deux ans, le secteur a absorbé un flux massif d’émigrés et de clandestins. Cette situation a transformé quelque peu le visage de ces rues. Du coup, les Israéliens ont manifesté leur mécontentement devant ce qu’ils ressentent comme une invasion. Une sorte d’anarchie du parc locatif a vu se multiplier squats, appartements coupés en deux, trois, voire cinq, gourbis bricolés. Depuis 2008, une loi interdit la division de logis en studios indépendants. On estime cependant à 10.000 le nombre d’appartements fractionnés à Tel-Aviv, dus au manque de logements dans la ville depuis 10 ans qui ne cesse de grossir et du prix de location qui ne cesse de grimper.

Les quartiers du sud de Tel-Aviv sont parmi les plus anciens de la ville. Certains ont même été établis plus de deux décennies avant sa fondation. Dans les années 1930 et 1940, ils ont été absorbés par l’expansion rapide de la ville. Aujourd’hui, le Sud a été en partie rénové mais les quartiers insalubres restent nombreux.
Le Sud, ce sont ses marchés, ses petits restaurants abordables de nourriture traditionnelle turque, yéménite et iranienne, ses différents styles architecturaux et ses constructions qui datent des toutes premières années de la ville. On y trouve occasionnellement les meilleurs restaurants de la ville et les prix les plus élevés de l’immobilier. L’atmosphère générale du Sud réside en sa diversité ethnique, son authenticité et son charme levantin.
Les habitants du Sud forment un groupe hétéroclite. Ce sont des jeunes gens aux pantalons taille basse, des artistes sans le sou, des Juifs yéménites octogénaires arabophones ou encore des nouveaux riches du high-tech. Ceux-ci se retrouvent surtout à Névé Tsédek qui est devenu l’un des quartiers les plus pittoresques de la ville.


Rue Névé Shaanan
Tel-Aviv c'est aussi 17 000 émigrés clandestins concentrés surtout autour de la gare routière de la ville. « L’immeuble des émigrés », est le surnom d’un bâtiment de quatre étages avec 25 appartements que les propriétaires vivant à Houlon ou Bat Yam louent sans s’inquiéter du reste. "Avant je me promenais à 4h du matin, sans crainte, aujourd’hui j’ai peur même le jour dans la rue" dit une femme habitant le quartier. "Autrefois il y avait ici des Chinois, des Nigériens, ils étaient tranquilles. Maintenant avec ces réfugiés, c’est autre chose" Le jour où la jeune République du Soudan du Sud ouvrira son ambassade, ce sera peut-être dans l’une des rues délabrées de ce quartier du sud de Tel-Aviv. C’est ici que convergent les travailleurs étrangers, pour échanger des informations, trouver du travail, un logement, se restaurer, socialiser….

Rue Névé Shaanan – les Champs Élysée locaux – la foule est d’ailleurs quasi exclusivement philippine, chinoise ou africaine. Parmi eux, de nombreux réfugiés soudanais - ils sont environ 9 000 en Israël dont 1 600 originaires du Soudan du Sud - dont l’indépendance a été proclamée le 9 juillet dernier.

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Qui dit Rosh Ha'aïn dit Yéménites, cette ethnie venue du Yémen s’est installée partout en Israël et dans cette ville où ils sont majoritaires.


Le fanion de la communauté yéménite

Le fanion de la communauté yéménite est représenté par les ailes d’un aigle qui est leur symbole car selon leur croyance, D. les fit venir en Israël sur les ailes d’un oiseau. Un forage apparaît également sur leur drapeau, il représente l’eau, source de vie. Le triangle, lui représente soit une tente, soit la première maison des pionniers Yéménites ou encore la tente des invités ou celle plus probable du taberbacle qui abritait les Livres de la Loi. Ce drapeau date de 1968 tandis que le premier fanion de la ville de Rosh Ha'aïn représentait le château romain d’Antipatris qui faisait partie des terres de la ville jusqu’à ce qu’elles soient achetées par la ville de Pétah Tikva. Une des plus grande base militaire britannique se trouvait à Rosh Ha'aïn à cause de la proximité de la gare ferroviaire, des sources du fleuve Ayarkon dont les eaux étaient dirigées soit vers Jérusalem soit vers Rosh Ha'aïn et la ville se trouvait près de l’aéroport de Lod où se trouvait leur base aérienne. En novembre 1947, huit membres d’Etsel réussirent à s’infiltrer dans cette base secrète en portant des uniformes anglais, ils remplirent deux camions entiers de munitions et sortirent de la base sans se faire remarquer et jusqu’à ce jour cette opération stratégique est restée l’une des plus incroyable réussite du genre.

Les Anglais quittent le pays
Les Anglais quittèrent le pays juste avant la déclaration de l’indépendance. En 1949 les Olim Hadashim (nouveaux immigrants) venus du Yémen firent partie de la plus grande Alya yémenite jusqu’à ce jour; l'agence juive les installa à l'intérieur du camp britannique. Ils y vécurent deux bonnes années car tout était à leur disposition : les logements, les salles de douches, des vêtements, tout ce que les Anglais avaient abandonnés sur place. Ce fut cette année là qu’il neiga pour la première fois dans la ville. L’année suivante les Juifs ouvrirent un hôpital dans l’ancienne base militaire malgré les mauvais souvenirs que ces locaux britanniques leur avaient laissés. En 1951, les pionniers quittèrent la base militaire anglaise pour passer dans les maisons où logaient les soldats ; ils les obtinrent grâce à un tirage au sort. C’était de petites maisons bases, construitent en un seul bloc de béton les unes collées aux autres, comprenant chacune une pièce, une douche, 75 mètres² de terre dans le but de la travailler et avoir de quoi vivre, les W.C. en commun étaient à l’exterieur. Un énorme projet en cours d’exécution est celui du plus grand centre culturel yéménite mondial du nom de Chavazi à Rosh Ha'aïn dans ces anciens bâtiments.

Deux rues de la ville portent des noms historiques :
Celles du Rabbi Shalom Shabazi qui est le rabbin le plus vénéré des Juifs yéménites et des grands poètes et celle du roi Salomon. Un mémorial sur la grande place a été sculpté par Itshrak Smouéli en 1990 et représente deux très hauts piliers ratachés par un arc. Le premier pilier rappelle l’ancienne population de la ville, le deuxième la nouvelle génération et l’arc les relie entre eux.
Quatre tours de surveillance ont été construites à Rosh Ha'aïn parce que la ville était très surveillée par les Anglais à cause du centre administatif important où était géré toute l’intendance britannique. La première tour était à l'intérieur du camp anglais, les trois autres autour de la barrière qui entourait la ville car en dehors de la base se trouvait un quartier d’habitations pour les soldats.
Even Gvirol, Sage sépharade écrivit beaucoup de livres au 17ème siècle au moment où l’imprimerie vit le jour en Israël et les Yéménites adoptèrent ces livres qu’ils utilisèrent dans leur communauté.

Smouël Yavnéli
Smouël Yavnéli, ashkénaze, fut le delegué envoyé au Yémen au moment de la deuxième Alya 1903-1914.
En 1910 Smouël se déguisa en Yéménite, prit le nom de Yéhouda Eliezer Ben Ezer et sous cette fausse identité se rendit au Yémen pour convaincre les Juifs de venir s’installer au pays. A sa grande surprise, il s’aperçut que les Juifs de Sana, la capitale, étaient émancipés, instruits et riches contrairement à tous les Juifs Yéménites qui arrivaient au pays du fin fond de leurs villages perdus du Yémen et qui étaient analphabèthes. En 1912, il réussit à convaincre 1500 Juifs de "monter "en Israël. Cétait bien peu par rapport au 33.000 de la première Alya. Ceux qui arrivèrent au pays n’étaient que des artisans, ils ne connaissaient que leur métier et eurent beaucoup de mal à s’y intégrer, l’agence juive décida alors de ne plus envoyer de délégués au Yémen.

Notre guide
Iska, notre guide yémenite qui est née au pays est fière de sa communauté et de son ethnie. Bien qu’elle est toujours vécue dans son milieu et qu’elle connaisse tout des coutumes et des traditions juives yéménites, elle a poursuivit des études approfondies sur son éthnie. Elle nous entraîne dans la maison de sa tante, une toute petite bonne femme aux cheveux blancs qui nous accueille très chaleureusement. Cette maison a été construite pendant la période du mandat britannique, elle servait de dispensaire et de logement au médecin anglais puis en 1948 le Mapaï (parti des travailleurs) occupa les locaux. Plus loin un bâtiment encore debout est l’ancienne cantine britannique qui a été repris par les Israéliens juste après l’indépendance pour distribuer les denrées nécessaires aux Yéménites grâce à des tickets de rationnements. Lorsque les temps furent meilleurs trois israéliens aménagèrent ce local et ouvrirent un cinéma et un centre culturel pour éviter à la population de la ville de se rendre à Pétah Tikva. Si le cinéma a fermé ses portes depuis longtemps, le moteur de la caméra est encore en bon état et utilisable à ce jour bien que dépassé par le progrès. Juste en face de la cantine britannique, les Juifs faisaient une autre queue le long du bâtiment anglais qui abritait les bureaux pour la recherche d’emplois... Un grand souk coloré et odorant se tenait à Rosh Ha'aïn près du centre médical anglais entre les rues qui portaient le nom de « soldats-sergents-officiers-etc… » Les deux châteaux d’eau qui étaient là ont malheureusement été détruits et ils n’en reste que les photos d'un livre que nous montre notre guide.

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Qui aurait pensé voilà cent ans qu'une moshava qui a vu le jour avec tant de difficulté, dont les Olim Hadashims ont tant soufferts des conditions de vie de l'époque deviendrait une ville qui se distingue par sa beauté et sa qualité de vie.


Son histoire

En 1912, 24 sionistes d’origine européenne ont fondé dans leur ville, à New-York un quartier qu’ils appellent "Ahuzat Premier New-York" dans le but de s’implanter plus tard au pays et de travailler la terre. Ils étaient tailleurs, professeurs et ouvriers. Ils n’acceptèrent aucune aide des institutions. Cette association impliquée dans l'intégration des Juifs en Erets Israël, rachetait des terres afin d'immigrer au pays, dans le but d'établir une implantation agricole.
En 1914, ils décident d’acquérir des terres en Palestine mais le projet échoue à cause de la première guerre mondiale. Un deuxième essai est fait au début des années 20. Ils délèguent Yéhouda Leib et Yéoshoua Yirha en Israël. Après avoir fait le tour du pays, ces derniers achètent un terrain à « Harvat-Azoun » prés de Kfar Saba, pas loin de « Ein Haï » (aujourd’hui Kfar Mallal). A l’époque la ville s'appelait «Raanania», nom suggéré par ses fondateurs aux Etats-Unis. Les voisins arabes du campement l'ont appelée «Americaya», parce que la majeure partie des résidents de cette période, venus de New York City, parlaient anglais. Finalement, les premiers pionniers optèrent pour le choix d'une version plus hébraïque et l'ont appelée Ra'ananna.
Le 2 avril 1922, deux carrioles quittent Tel Aviv avec quatre membres du groupe "Ahuza" composées de deux ouvriers et de deux gardes armés. A la fin d'un trajet de cinq heures (pour faire 12 kilomètres de Tel Aviv à Ra'ananna), ils atteignent leur destination, déchargent leurs chariots et décident d’ériger la première tente à cet emplacement. Ils commencent par creuser un puits et montent des tentes. Ensuite, viendront les premières maisons, l’école et la synagogue. Pour subvenir à leurs besoins, ils travaillent la terre et plantent du tabac, du maïs, de la vigne et des bananeraies. Ils élèvent également des bovins. Les efforts sont grands et le succès médiocre. Petit à petit, ils achètent d’autres terrains et réussissent enfin dans le domaine agricole après beaucoup de travail et d’efforts ils installent l’eau courante dans la moshava. Ils mettent en place un réseau de transports pour Tel Aviv. Ra'ananna a déjà a cette époque un service médical gratuit.
Au début des années 30, ils construisent un immeuble pour l’école primaire et des bassins pour les réserves d’eau de pluie dans les hauteurs de la moshava.

1922-1936 : Au commencement
1922 Début de l’implantation avec neuf membres, ouvriers et gardiens qui creusent le premier puits.
1923 Plantation du tabac. Des pionniers d’Amérique rejoignent les premiers et construisent la première maison.
1925 On pose les premières pierres du futur bâtiment « La maison de peuple » et l’organisation publique.
1926 De nombreux ouvriers affluent de tout le pays à Ra'ananna. Plantations de vergers.
Déception de la plantation du tabac.
1927 Ouverture de la ligne d’automobiles entre Tel Aviv et Ra'ananna.
Inauguration de « la maison du peuple » qui a été utilisé depuis pour les besoins de la communauté.
1928 De nombreux ouvriers arrivent de Petah-Tikva et d’autres localités du pays afin d’habiter Ra'ananna.
1930 La société « KIN » étend les vergers de Ra'ananna. Création du conseil d’ouvriers.
1933-4 Alya importante d’Allemagne, élan et développement dans le commerce et l’industrie forestière. Ra'ananna. achète des terres supplémentaires.
1936 Ra'ananna obtient le statut de Communauté rurale avec 2.000 habitants.
Ra'ananna passe de statut de moshava (1922) à celui de communauté rurale (1936) pour finir en ville florissante qui reste sur son grand élan de développement dans tous les domaines journaliers et d’exécution.

Aujourd'hui Ra'ananna a une population très jeune, pouvant trouver du travail dans les domaines de l’agriculture, banques, médecine, ingénierie de haute-technologie, et informatique. Aménagements et aires de jeu: 70 parcs ouverts au public se répartissent dans toute la ville; la superficie totale est de 170.000 m2.


La mairie
Elle a été fondée en 1925 et dès 1927 le bâtiment servit de maison du peuple. Les fonds de ce bâtiment ont été un don des membres de" La société d'Ahuzat A de New York" et le travail a été fait volontairement par des ouvriers des lieux. Ce bâtiment servit à tous les besoins de cet yshouv neuf. Le secrétariat; le dispensaire, l'école, l'école maternelle, la salle de conférence, la salle culturelle et le comité de la moshava avaient lieu dans ces locaux. A partir des années 30, un étage sur la façade lui a été ajouté et deux branches du côté Sud et le hall servit de bureaux de la mairie. En 1990 des améliorations intérieures y ont été faites pour les employés. Aujourd'hui c'est encore le bâtiment principal de la mairie de Ra'ananna qui se trouve sur Ahouzat 103. En 2007-2008 l'environnement de la mairie a été amélioré et un ascenseur a été mis en place pour les personnes handicapées

Beit Yad Lévanim "Le centre communautaire"
Beit Yad Lévanim "Le centre communautaire"
Centre communautaire et culturel de la ville.
-La salle du conseil : Pour les réceptions et les réunions du conseil bi mensuel. On y voit les photos des maires de la ville.
-Le musée "La Salle des Anciens"
Le musée de la "Salle des Anciens" a été ouvert en 1989 et les documents datent de la période de la fondation de la société "manoir de New York»
En 1912 à New York se prépare une Alya qui verra le jour le 2 avril de la même année et malgré la dureté des Anglais qui s'installent au pays et ceci jusqu'à la fin de leur mandat. Elle obtiendra son statut de moshava indépendante en 1936.
Le musée traite de six sujets principaux
Création d'une société "du domaine A à New York"
Développement de l'agriculture -
Des réservoirs d'eau
Des gardes et des réaux de défense
Education et Culture
L'industrie du verger
Dans l'exposition se trouvent des modèles, des cartes, des photos qui présentes différentes techniques, des diapositives, des revues et des livres et une présentation d'outils agricoles. Le musée peut être servir de formation et guider les élèves de la maternelle des écoles et des étudiants mais aussi les nouveaux immigrants, les adultes ou encore les futurs enseignants.
Il est possible aussi de visiter le mémorial des soldats de la ville tombés dans toutes les batailles du pays
-La salle du souvenir : Il est possible d'y déposer une couronne si le besoin s'en fait sentir. Cette salle a été crée pour se souvenir des "enfants" de Ra'ananna disparus dans les batailles d'Israël ou pendant leur période de réserve. On y trouve un mur ou sont inscrits les noms des disparus, une statue qui a été offerte par la sculptrice Ilana Goor. La cassure du milieu symbolise la perte du peuple juif pendant l'holocauste et la résurrection est symbolisée en haut de la sculpture par une croissance, un avancement, une floraison et une élévation. Chaque soldat possède son propre livre où est retracé sa "courte" vie et des lettres. Un programme sur ordinateur donne tous les détails sur les renseignements voulus sur chacun des 220 soldats disparus ce qui donne un programme historique de toutes les guerres d'Israël.
-Un auditorium pour les conférences: Il contient 145 places et il est possible de voir des films, de participer à des cérémonies, des conférences, des journées d'études ou des spectacles.
-Un autre auditorium plus petit présente une collection permanente de photos éclairées "Vue sur Ra'ananna" Il peut contenir 80 personnes.
-La Salle des expositions Lors des expositions il est possible d'inviter l'artiste.
Exposition de photos et de documents d'Argon de la "Haganah" Beit yad levanim à Ra'ananna Téléphones : 09-7414110, 09-7437045
En l'honneur des 62 ans de l'indépendance et des 90 ans de la création de l'organisation fondatrice de "la Haganah" [protection] en Eretz Israël une exposition fascinante comprend des photographies exceptionnelles et des documents rares de l'organisation qui a fonctionné à Ra'ananna.
Cette exposition captivante et qui sort de l'ordinaire présente des photos et des documents rares de l'organisation qui était active à Ra'ananna.
L'exposition est le fruit d'une collaboration entre le Musée "Salle des Anciens" les archives de la ville et les Anciens de l'organisation de défense Ra'ananna.
L'exposition Englobe Les Activités Des Membres De L'organisation De La Jeune Moshava De Ra'ananna, Depuis 1924, Et Jusqu'a L'indépendance A Nos Jours. Les Membres Actifs De Ra'ananna Se Maintenaient Dans Une Tache Locale: Garde De La Jeune Moshava Entourée Par Des Tribus Arabes Et Bédouines, Des Activités Secrètes Et D'assistance Contre Le Mandat Britannique Dans Le Pays: Des Convois D'escorte, Participation Aux Operations Ecot.
L'exposition présente 60 photographies avec des dizaines de documents historiques, cachés dans les archives de la ville et d'enregistrer leurs histoires, leur mode de vie et la conduite des membres de l'organisation à Ra'ananna. Parmi les présentations: Une affiche des années 40 qui invite les habitants de Ra'ananna au rassemblement pour protester contre la publication du Livre blanc Le protocole du conseil local de l'année 1947 lit à l'enrôlement des garçons de Ra'ananna et des certificats et des documents qui ont été publiés en particulier aux membres de "la défense" - des permis de conduire, un certificat de membre "la défense" etc. En l'honneur de l'exposition la municipalité a sorti un catalogue qui contient toutes les images et les documents représentaient dans l'exposition et en vente au public.
Grande ouverture a eut lieu le mercredi 14.04.10 à 17h00 à la maison de "Beit Lévanim" en présence du maire Nahoun Hofri, le président le l'organisation de la Haganah, M. Tzvika Liban, Le président de la succursale de Ra'anana, M. David Perlstein et des représentants de l'organisation.
Le maire Nahum Hofree: «. Je crois que c'est un privilège et un devoir de servir la patrie et de voir l'importance cruciale dans l'éducation éthique, le bénévolat et les dons pour l'état. Le travail des membres de la" défense " envers Israël en général et en particulier pour la ville de Ra'ananna mérite des éloges, et je me réjouis de cette exposition qui fournit une excellente occasion de se renseigner sur leur conduite, leur manière de vivre et leur rôle important dans la vie de Ra'ananna.
Nava Metal est la directrice de ses activités

Le musée est situé dans la cour du " Centre d'études historique de Ra'ananna ".
Musée de l'agriculture Ra'ananna a été créé en 2005 grâce à l'aide du comité agricole et de la Municipalité de Ra'ananna. Le musée est consacré à la commémoration du travail des agriculteurs de Ra'ananna, pionniers et rêveurs, de la moshava. Ces mêmes pionniers sionistes ont vu dans les travaux agricoles et les travaux manuels pas seulement un moyen de gagner leur vie, mais plutôt un nouveau mode de vie en les déconnectant de leur passé en diaspora une fois pour toutes. Ce furent de grands jours du sionisme et de l'Agriculture à une époque où elle était considérée comme une profession prestigieuse et honorable. "Être agriculteur hébreu en Israël" - n'était pas simplement une phrase mais l'objet du désir et la fierté des pionniers qui ont sorti le pain de la terre en serrant les dents et à la sueur de leur front. Bien que le nom de Ra'ananna marque en réalité un nom symbolique, il montre aussi l'inspiration des nouveaux pionniers qui ont voulu changer le désert en terre fertile. Ce musée se trouve dans" la cour agricole" où ont été planté un verger, des grenadiers, des bananiers et un jardin potager bien entretenu. On y trouve aussi des outils agricoles donnés par un fermier de Ra'ananna ainsi que la reconstitution d'un puits, des ustensiles et des modèles de poulaillers, d'étables, un poste d'emballage pour les primeurs au temps de la moshava.

Un pan de mu rest consacre aux photos de la Haganah
Une exposition permanente de photos de Ra'ananna
Un centre d archives

30 MAI Doron Nesher donne une conférence a l'auditorium de Ra'ananna sur la création de la ville et se son alya. Il vit a Ra'ananna







Le musée est situé dans la cour du " Centre d'études historique de Ra'ananna ".

Le musée est situé dans la cour du " Centre d'études historique de Ra'ananna ".
Musée de l'agriculture Ra'ananna a été créé en 2005 grâce à l'aide du comité agricole et de la Municipalité de Ra'ananna. Le musée est consacré à la commémoration du travail des agriculteurs de Ra'ananna, pionniers et rêveurs, de la moshava. Ces mêmes pionniers sionistes ont vu dans les travaux agricoles et les travaux manuels pas seulement un moyen de gagner leur vie, mais plutôt un nouveau mode de vie en les déconnectant de leur passé en diaspora une fois pour toutes. Ce furent de grands jours du sionisme et de l'Agriculture à une époque où elle était considérée comme une profession prestigieuse et honorable. "Être agriculteur hébreu en Israël" - n'était pas simplement une phrase mais l'objet du désir et la fierté des pionniers qui ont sorti le pain de la terre en serrant les dents et à la sueur de leur front. Bien que le nom de Ra'ananna marque en réalité un nom symbolique, il montre aussi l'inspiration des nouveaux pionniers qui ont voulu changer le désert en terre fertile. Ce musée se trouve dans" la cour agricole" où ont été planté un verger, des grenadiers, des bananiers et un jardin potager bien entretenu. On y trouve aussi des outils agricoles donnés par un fermier de Ra'ananna ainsi que la reconstitution d'un puits, des ustensiles et des modèles de poulaillers, d'étables, un poste d'emballage pour les primeurs au temps de la moshava.

Un pan de mu rest consacre aux photos de la Haganah
Une exposition permanente de photos de Ra'ananna
Un centre d archives
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