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Il y a plusieurs manières de découvrir Israël selon les goûts de chacun. Il est possible de faire des randonnées dans la nature, de visiter des musées ou des "Beit Arishonim" (La maison des Anciens) ou encore se recueillir devant des mémoriaux pour se rappeler continuellement que grâce aux soldats nous vivons en paix à  l'intérieur du pays.  Nous pouvons aussi visiter les sites archéologiques qui nous retracent l'histoire depuis les temps les plus reculés et les villes sans oublier Jérusalem qui, a elle, seule nous comble de bonheur.

 

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LE NEGUEV OCCIDENTAL ET GOUSH KATIF.

 

I) Le musée de l'eau et de la sécurité du Neguev.

 

a)     Alya dans l’implantation de Nir’am.

Le kibboutz Nir’am a été fondé en même temps que l’installation des premières implantations dans le Nord du Néguev en janvier 1943. Le forage qui était défectueux se trouvait au centre du sommet, et la pompe enterrée fonctionna pendant six semaines puis s’arrêta encore toutes les six semaines. Le verger s’est retrouvé sec et il fut impossible de conserver le terrain. Par manque d’eau dû à cette pompe les pionniers ont dû vendre la terre au K.K.L

 

 

b)     La découverte de l'eau sur leslieux.

Deux essais de forage tentés par les pionniers du kibboutz échouèrent.  A la fin de l’année 1943, ces derniers font appel à un géologue nommé Picard qui cherche et trouve à l’Est de l’implantation l’endroit exact où forer un puits. Après la découverte d’une eau potable, Picard découvre également un autre point de forage du côté Ouest. Grâce à la découverte de la nappe aquifère, sur une ligne large de plusieurs kilomètres, les pionniers ont commencé à organiser des programmes de développement du désert du Néguev selon les plans de l’ingénieur des eaux, Simha Balas. Les programmes ont été préparés par le docteur Arthur Ruppin, d’après son imagination, la veille de son départ pour le congrès sioniste de 1939. Grâce à la découverte de l’eau et aux intuitions de Lévy Eshkol et Pinhas Sapir, (deux personnes bénéficiant d’immunité qui dirigèrent la Société des eaux) 3 forages ont été percés au Nord de la large ligne que découvrit le professeur Picard et trois forages au Sud. Ici, sur ce sommet, à Nir’am, a été construit un bassin de 1000 mètres cubes et un régulateur de pompe.

 

c)     Elévation des implantations du Neguev.

Trois postes d’observation (Mitspot) dans le Néguev du sud - Gvoulot, Beit Eschel et Révivim  - s’implantèrent la même année que Nir’am. A la fin de Yom Kippour, en 1946, lors d’une opération spéciale, 11 nouvelles implantations et les trois points d’observation se montent dans une partie importante du Néguev. Le général Yosseph Avidar s’établit à Nir’am pour diriger l’ensemble des manœuvres. En règle générale, le lieu géographique de Nir’am devient le centre  porteur de la sécurité. Nir’am est voisine de deux routes principales : Yaffo-Gaza et  Yaffo-Beer-Shéva. De son sommet, on pouvait observer tous les alentours, ainsi que les 5 implantations voisines qui ont été crées à la même période. Ordre de leur fondation : Dorot en 1941, Gever-Am en 1942, Nir’Am, Béerot-Itsrak, Yad Mordéhaï et Rohama en 1943. A ce moment Nir’Am devient aussi le centre d’état-major de la Haganna qui y fixe, stabilise et consolide  dans son Hatzer la direction du pétrole du Néguev.  Déjà, depuis 1944, se trouvait sur place une liaison unique de radio, un bataillon de soldats (Shomrim) et le bureau du commandant local.

 

d)     L’eau : Source de vie des implantations.

La solution du problème d’approvisionnement d’eau dans les villages du Néguev a été possible grâce à la facilité des voies principales qui traversent ce désert d’Est en Ouest. Sur ces routes d’une longueur de 200 km², on avait placé 6 canalisations. Elles ont été faites grâce à la récupération du stock d’armes londonien racheté aux Anglais lors de la deuxième guerre mondiale. Les Anglais se servaient de ce matériel pour éteindre des incendies. La construction de l’aéroport central du Néguev et de ses courriers a été mise en place grâce aux conditions de vies nouvelles dans la région, comme le soulagement d’avoir de l’eau, le sentiment de sécurité du aux Shomrim, les canalisations et leur surveillance (à cause des vols et des sabotages). Ainsi la sécurité de la liaison avec les implantations du Néguev dans ces jours de siège et la difficulté des communications s’avéra plus facile.

 

Nissan, membre du kibboutz, se trouve avec nous à l’intérieur du réservoir d’eau qui sert aujourd’hui de musée. Il nous raconte sa vie qui est également l’histoire de la création du kibboutz et l’importance de l’eau dans cette région du Néguev.

Né à Odessa, il va de ville en ville pour atterrir dans l’école hébraïque de «Gordonia». Là, il apprend que la situation au pays est catastrophique et décide d’y venir avec ses compagnons. Il arrive à Réhovot, Giv’at Akibboutzim, en 1936 et commence à travailler dans des vergers.  A l’époque tout manque en Israël, le sucre arrive du Canada et la nourriture d’Europe. Haïfa est déjà un grand port, on y trouve de nombreux grecs qui apprennent aux jeunes pionniers à travailler dans les docks. Puis Nissan s’enrôle dans l’armée, dans le bataillon de Mishmar Ashalom, et il terminera sa carrière en tant que général. Il a la possibilité de s’installer à Haïfa qui devient la ville verte mais son ambition est de fonder un kibboutz dans le Néguev. Bien que le K.K.L. ne possède pas de terres dans la région de Nir’am, lui et ses compagnons s’entêtent et obtiennent gain de cause. Ils commencent à forer un puits à une profondeur de 130 mètres pour essayer de trouver de l’eau. Il faut imaginer cette région, sans un arbre, sans un brin d’eau, sans ombre, sans aucune implantation, sans aucune vie quelconque, un désert plus désert que celui d’aujourd’hui. Et c’est ainsi que ce sont crées les onze implantations du Néguev dans la nuit du 5 au 6 octobre 1946, à  la sortie de Yom Kippour : Arim, Beeri, Gil’on, Hatsarim, Kfar-Darom, Mishmar Hanéguev, Névatim, Nirim, Kadima, Shobel et Tékouma. 300 camions et 1.100 personnes ont participé à cette opération. 
En 1941, le kibboutz Dorot se fonde et en 1942, Kfar-Am, Yad-Mordéhaï, Rohama et Nir’am en 1943. Ce dernier kibboutz sera le centre de communication le plus important du pays. Le premier janvier 1943, 20 pionniers,  dont 4 femmes arrivent sur place pour y vivre. A ce moment là, 1/3 de la population juive doit se porter volontaire pour être incorporée dans l’armée anglaise et un tirage au sort a lieu. On demande des personnes parlant la langue roumaine ou hongroise afin de les envoyer vers les pays de l’Est. On rejoint ici l’épisode des parachutistes avec Hanna Shenesh et de ses compagnons.
Les membres de la commission de l’O.N.U. en 1947 se rendent sur place pour définir le partage des terres entre les Juifs et les Egyptiens et  pour cela, ils arrivent à Nir’am. Là, à l’époque, les pionniers ont réussi à faire pousser des glaïeuls ! Ces deniers font visiter aux personnes de l’O.N.U. l’implantation et montrent au juge suédois le parterre de fleurs qui pousse dans le désert, après  quatre ans seulement d’installation dans la région. Ce dernier pense tout bêtement que les membres de l’implantation ont mis quelques fleurs en terre, sans racines, pour l’impressionner. Aussi, il se penche, tire une fleur et la déracine ! Le résultat est concluant, car, c’est grâce à ces glaïeuls que ces terres appartiennent aujourd’hui à l’état d’Israël.

Nir’am a été un point important avec son petit aéroport, son centre de télécommunications et l’eau.  Il a été le centre d’entraînement du P.a.l.m.a.h. Les Egyptiens ne manquent pas d’attaquer le bassin collecteur d’eau, principale source de vie des pionniers. Nir’am plante et récolte du coton.

 

2) Saad.

Refuge face à Gaza.  Le bâtiment qui servait de tour de garde au kibboutz Saad et le seul vestige qui reste. Les obus qui ont atteint le kibboutz en 1947 l’ont entièrement détruit et cette tour avec ses traces d’obus est le seul témoin du kibboutz qui a été crée à cette époque dans le Néguev. Ce lieu a été fondé en souvenir des trois kibboutzim religieux : Béero-Itshrak, Saad et Kfar Darom. Saad est la seule des implantations du Néguev qui s’est maintenue pendant la guerre d’indépendance face à l’armée égyptienne qui était équipée de tanks et d’avions, tandis qu’ils ne possédaient que de l’armement léger. Ils vécurent dans des abris, sans eau et sans nourriture  pendant le siège qui a duré de longs mois. Les batailles sont retracées dans l’exposition.

La confiance que les pionniers avaient en Dieu les a aidés et ils se sont sentis fort cette saison là, pour traverser cette période difficile.

 »ושמרו כרועה עדרו «                                                                           

 

Le musée se trouve dans le seul bâtiment qui reste du kibboutz après les explosions et les obus qui sont tombés ici pendant la guerre d’indépendance.

Le lieu est consacré aux trois kibboutzim religieux de la région : Beerot-Itsrak, Saad et Kfar Darom qui étaient là grâce à l’obstination des pionniers face à la grande et moderne armée égyptienne équipée de la tête aux pieds. Ces kibboutzim leur ont fait face, sur une seule ligne de défense, comme tous les kibboutzim qui ont été dans le même cas, ceux qui ont  formé les frontières du pays.

Sur les murs de la  pièce du rez-de-chaussée sont affichés les événements du kibboutz Saad. Les photos et les télégrammes authentiques de la période de la guerre d’indépendance nous apprennent les différentes périodes dangereuses des combattants  qui se sont battu ici, pratiquement sans armes, sans eau et sans nourriture. Lorsque tout a été détruit autour d’eux ils ont été contraints de vivre jour et nuit dans des abris souterrains.
Au premier étage un son et lumière retrace l’ambiance tendue qui régnait ces jours là, dans  la région et dans l’ensemble du pays. 27 implantations étaient alors installées dans le Sud. Elles étaient occupées par 1000 juifs quand, dans la bande de Gaza seulement, vivaient 150.000 Arabes. La vidéo retrace aussi l’arrivée d’eau du Néguev, artère importante pour la vie des implantations sans qui, elles n’auraient pu être fondées ; elle raconte les activités du Palmah ; les anxiétés dues au siège et tous les autres problèmes posés à l’époque.
Le toit : On peut y découvrir une vue panoramique,  la même qu’a observé le pionnier qui était de garde ici, le matin historique où s’est déclenché la guerre d’indépendance. L événement incroyable qu’il a vu se dérouler sous ses propres yeux : Comment l’armée anglaise a abandonné notre pays à jamais et comment, d’autres parts, l’armée égyptienne a pénétré et s’est préparé à conquérir le pays.
 
 
Les panneaux indicateurs nous font découvrir tout le panorama environnant : Les frontières de Gaza, la mer Méditerranée, la  bande de sécurité électronique, les postes d’observations des points d’eau, (ceux de l’ennemi et les nôtres), le passage frontalier à côté de Nahal-Oz, les pompes d’Askélon et bien entendu  les implantations qui sont aujourd’hui sur les terres d’Israël.
L’histoire de la création des implantations dans cette région est encore surprenante aujourd’hui. Des pionniers qui avaient pour rêve de s’installer dans le Goush-Katif ont reçu des terres du K.K.L. Aidés des membres des kibboutzim voisins ils ont préparé dans le plus grand des secrets toute l’ossature et tout le matériel pour fonder de nouveaux ychouvim. Puis le jour de Kippour arriva et tous le respectèrent. Les Anglais étaient relativement tranquilles sachant que les Juifs observaient ce jour de jeun. Une minute exactement après la sortie de Kippour, tous les membres des kibboutzim et les nouveaux venus se sont réunis et ont monté onze nouvelles implantations dans le courant de la nuit. Les Anglais tout comme les Arabes égyptiens n’ont pas encore compris comment cet événement s’était produit. Les Anglais ont reçu des remontrances de la part de leur gouvernement, mais c’était déjà trop tard.
 
Les implantations juives du Néguev se sont donc retrouvées avec une population juive de 1.000 habitants face aux Egyptiens qui atteignaient le nombre incroyable de 150.000. Les Juifs attaqués de tous les côtés demandent du secours à leurs confrères et on leur envoie les seules personnes disponibles, en l’occurrence des Olim Hadashim qui n’avait que leur bonne volonté pour les aider. On ne savait rien d’eux, à peine leur nom, il était impossible de leur expliquer quoique ce soit car il ne comprenait pas un mot d’hébreu ; c’est à peine si on connaissait leur prénom, pourtant ils ont combattu. L’eau manquait encore dans la région et chacun n’avait droit qu’à 2 verres d’eau par jour et par personne pour sa propre consommation. Plus tard, lors de la création du Movil Haharsti, on installa sous terre d’énormes canalisations pour l’arrivée d’eau. Les armes provenaient à l’époque de Tchécoslovaquie. 22 combattants sont morts pour avoir voulu sauvegarder les canalisations d’eau. Plus tard, lorsque les Egyptiens se rendirent compte de l’importance des services de renseignements des Juifs et de la quantité d’armes, ils ont eu peur et reculèrent. De là, le chant de Moshé Vilinski que chante Shoshana Damari sur le kibboutz de Saad.

 

La synagogue.

Elle a été construite en 1963 et a la forme d’une basilique du moyen-âge. Deux professeurs en archéologie se sont déplacés spécialement à Eilat et à Jérusalem pour envoyer à Saad des pierres de taille pour sa construction.  Avec cette pierre, un artiste français prénommé Yoel proposait de faire des mosaïques murales, abstraites, qui représentaient les six jours de la semaine. Le tabernacle a été, lui-aussi travaillé et fabriqué par les membres du kibboutz. Un autre artiste a refusé de faire la séparation des hommes et des femmes par une cloison ordinaire en bois et fabriqua une séparation qui représentait les psaumes de la Thora ; travail au fer à souder. Plus tard, par manque de place, un autre membre du kibboutz agrandit la synagogue et, ce même artiste conçut la mosaïque la plus grande du monde. Il mit un an à la fabriquer et grâce à son travail il est rentré dans le guide du record. La mosaïque a été travaillée avec une matière spéciale anticorrosion venue de l’étranger,  les couleurs et les teintures sont en quantité innommable. Cette mosaïque se trouvait dans les locaux de la Compagnie Générale Electrique (Hévrat-Hachmal), de l’usine de la mer morte. Le directeur a tenu à offrir cette mosaïque à ses employés pour améliorer leurs conditions de travail.

700 personnes, dont 250 membres, 150 couples environ et 300 enfants vivent dans le kibboutz de Saad. Se joignirent à eux des personnes venues des Etats-Unis qui étaient là provisoirement, le mouvement de jeunesse « Tnou'ot Noar » et un oulpan. Le kibboutz est spécialisé dans la conversion au judaïsme. Les personnes intéressées viennent étudier ici, pendant une période d’un an, de septembre à septembre et obtiennent leur conversion après des études et des examens de fin de cycle. Le kibboutz se charge de tout, Brit-Mila, Bar-Mitsva et mariage. Il arrive que le père et le fils fassent leur Brit-Mila ou leur Bar-Mitsva ensemble… Les Juifs qui étudient n’ont  pas d’examens de fin d’études à passer, les non-juifs, oui, pour la seule raison qu’ils doivent  s’assurer que l’avenir du nouveau couple juif connaisse les valeurs du judaïsme et s’engage vers un avenir solide.

 

Sarah, notre guide, nous raconte un peu sa vie. Elle fait partie d’une famille les plus anciennes au pays : les Rivlin. 8ème de la génération Rivlin, ses petits enfants atteignent à la dixième. Dernièrement, la grande famille a décidé de tenir un congrès à Jérusalem ; pour cela ils ont affrété deux Jumbos des Etats-Unis qui sont arrivés plein de Rivlin…. Sarah a été infirmière puis et s’occupe maintenant  des déjeuners dans la salle du restaurant du kibboutz. C’est grâce à elle que le musée a été fondé.

Les enfants étudient au kibboutz jusqu’en troisième. Ensuite ils vont  en internat à Yavné. Le kibboutz vit des ressources d’une usine de plastique qui fabrique du polyéthylène qu’ils envoient à l’étranger. Il s’occupe également d’agriculture principalement de carottes qui sont  réputées pour leur saveur mais qui coûtaient 10 à 15 % plus chère que les autres carottes. Ils produisent des pommes de terre qu’ils expédient aussi à l’étranger avec des avocats, des citrons, des amendes, du maïs, des oranges. Ils ont une étable avec des vaches et ont  obtenu le deuxième prix de la plus grande et de la plus belle étable du pays grâce à la quantité et à la qualité de lait que les vaches fournissent. Il y a même des spécialistes qui sont venus de Hollande et d’Italie pour apprendre à fabriquer toutes sortes de produits laitiers.
 

Gan Akaktus.

Il se trouve  dans l’enceinte du kibboutz et il est  impressionnant par la hauteur et la qualité de ses plantes. On s’y promène  dans des petites allées où l’on découvre  la plus grande variété de cactus du pays. On peut imaginer toutes sortes de formes en voyant ces plantes. C’est un membre du kibboutz, Yossef Brénhared qui l’a crée et qui  l’entretient.

 

3) Béerot Itsrak.

En 1943 des pionniers religieux ont fondé sur cette terre, le groupe de Beerot-Itsrak, comme le point juif le plus au sud du néguev.

Les années suivantes, cette implantation a servi de base pour les activités des autres  implantations et de la Haganna.

Le 15 mai 1948, avec l’invasion de l’armée égyptienne au pays, les obus ont commencé à tomber sur l’ychouv pendant plusieurs semaines.

Le 15 juillet 1948 les Egyptiens attaquent le kibboutz avec un bataillon de force d’infanterie, de tanks et de blindés et enfin avec l’artillerie et l’aviation. Les défenseurs étaient au nombre de 120 dont 30 femmes. Lorsque le château d’eau a été touché, l’eau s’écoula et avec la terre se transforma en boue qui inonda les postes de garde. L’ennemi ouvrit une brèche au Nord et réussit à pénétrer dans quelques maisons de l’implantation. Les défenseurs se fortifièrent dans une ligne de défense intérieure pour freiner l’ennemi dans la bataille, leur envoyèrent des grenades pendant des heures jusqu’à ce que vienne le renforcement  qui fit fuir les Egyptiens d’ici.

17 combattants sont tombés dans cette bataille, de nombreux ont été blessé et le ychouv  est devenu un amas de ruines.
 
 
Nahal-Oz fut le premier établissement du nahal à être devenu en 1951 un kibboutz permanent ; il est édifié sur l’emplacement de Béerot Itshrak (les puits d’Abraham, en souvenir du patriarche en quête d’eau dans cette région et aussi de Rabbi Nissenbaum). Le kibboutz originel ayant été détruit en 1948, ses habitants s'établirent sur l'emplacement de l'ancienne colonie allemande des Templiers de Wilhelma, près de Lod. -Guide bleu -

Un mémorial se trouve à l’emplacement exact où a été fondé le kibboutz de Béerot-Itsrak. Près du château d’eau, seul vestige existant, un panneau indique le nom des 17 morts du kibboutz religieux morts pour sauver leur pays lors de la guerre d’indépendance.

 

Nitsarim.

Nous avons dû attendre une demi-heure au barrage de Karmi car c’est un convoi militaire qui nous encadre pour y arriver à Nitsarim. Quatre Jeeps avec plusieurs soldats armés à l’intérieur nous forgent le passage jusqu’à l’implantation. 3 Jeep devant, une derrière, les civils au milieu nous traversons pendant quelques bonnes minutes (qui paraissent longues) la bande de Gaza qui est aujourd’hui territoire palestinien. En un clin d’œil, nous passons d’un pays occidental, Israël, pour se retrouver dans un pays oriental ou la médiocrité saute aux yeux. Heureusement l’arrivée à Nitsarim a été un havre de paix.
 
 
Nitsarim était une implantation juive, religieuse du Goush Katif. Les membres de l’Ychouv travaillaient en grande partie à l’extérieur. Les autres, s’occupaient d’agriculture, principalement de salades qui poussent dans le sable et dans des serres. Nitsarim se trouvait en bord de mer mais la population avait interdiction de s’y rendre car il appartenait à la Bande de Gaza. De plus, pour être sure que les juifs n’iraient pas s’y baigner, les Arabes leur envoyaient les égouts de leurs villes.

C’est une toute jeune fille de 18 ans, faisant son service militaire, qui nous a servi de guide pendant deux bonnes heures. Nous avons fait  avec elle et en voiture  le tour de l’implantation où nous nous sommes bien rendues compte de la situation. Sous nos yeux, les fils de fer barbelés formaient les frontières, l’endroit où les Arabes passaient pour attaquer les  juifs il y a quelques années, nos soldats qui étaient là, en poste, sur leur tour de garde. De ce point d’observation, nous avons pu regarder une partie de la bande de Gaza et de ses villes. L’implantation grandissait puisque nous y avons vue de nouvelles maisons se construire et  un peu plus loin un camp militaire, toujours à l’intérieur de Nitsarim. Nous avons eu un accueil très chaleureux et des documents nous ont été photocopiés et envoyés sur notre demande.

 

 

 

 

 

 

 

 

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DJIORA.

  

Le musée de Djiora dans la vallée d’Emek Izréel a ouvert ses portes en l’an 2000 dans le bâtiment où la Haganah a entraîné ses hommes.

 

En 1936, le K.K.L. achèta les terres de la famille Tsalah de Haïfa  qui avait ici une propriété agricole attenante à leur domaine. Ce fut le premier achat du K.K.L. dans la région. Le reste des terres appartenait aux nombreux habitants des villages arabes environnants.

 

L’alya de Djiora (Ein Ashofet)

Le 5 juillet 1937, une des principales périodes des révoltes des Arabes contre les Juifs, les propriétaires des lieux entendirent une annonce du kibboutz Mishmar-Aemek : On monte vers Djiora, en avant ! 

Les membres de l’organisation du Mouvement Ashomer Atsaïr sortirent en convoi vers leurs nouvelles demeures. Ces deux noyaux de pionniers venaient de Pologne et d’Amérique. Aux pieds du sommet escarpé, ils levèrent tous les yeux  vers le bâtiment qui se dressait sur le sommet. En un jour, ils l’entourèrent  d’une barrière de protection, le transformèrent en maison d’habitation, réparèrent le toit en y ajoutant un projecteur et mirent la cuisine et la salle à manger en fonction. Mais les membres du kibboutz Ein Ashoffet ne restèrent qu’une seule année sur place puis ils allèrent s’installer dans leur nouveau kibboutz non loin de là.

 
 
Djiora : Base d'entrainements de la Haganah et d'Etsel.

Avec la nouvelle implantation du kibboutz Ein Ashoffet,  Djiora devint le centre d’instruction  des officiers de la Haganah. De 1938 à 1948 des cours d’officiers furent organisés dans la nouvelle base, d’autres pour les commandants des différentes régions du pays,  des cours spéciaux pour les officiers de l’armement lourd (mortiers 81 fabriqués par l’industrie de la Haganah : Taash – fabrication d’armes) et les mitrailleuses moyennes. Les cours les plus intensifs ont été ceux de la formation d’officiers de sections qui devinrent les plus grands chefs de commandement du futur état. En 1940, tous les cours d’entraînements du simple combattant, des groupes et des classes, se transformèrent en entraînements spéciaux de bataillons de sections. Plus de 1.000 jeunes terminèrent leurs cours d’officiers de la Haganah  comme commandants de bataillons, commandants de troupes et de compagnies et ils  combattirent pour l’indépendance de leur pays. Sept chefs d’état-major, des dizaines  de généraux, des centaines d’officiers de TSAHAL et des officiers supérieurs  sortirent de l’école de Djiora.

 

TSAHAL a utilisé Djiora comme base d’entraînement de l’unité Nahal ainsi que d’école d’officiers du bataillon de Golani. En 1970, Djiora servit aussi de centre à la Gadna ; la base s’occupait de l’instruction pour un entraînement militaire élémentaire des jeunes volontaires qui venaient de l’étranger  et pour une préparation de la jeunesse israélienne avant leur incorporation à TSAHAL.

 

Le musée de la Haganah à Djiora.

Le musée de Djiora a été inauguré pour fêter les 80 ans de la Haganah, dans le bâtiment historique où se sont entraînés tant de personnalités qui ont servi l’armée et leur pays.
 
Dès l’entrée dans le musée le visiteur participe à l’instruction des cours d’officiers de la Haganah à Djiora. Un bataillon a été reconstitué avec des dizaines d’hommes au garde à vous.  Dans la deuxième pièce le commandant de la prise d’armes nous reçoit en nous racontant l’histoire des lieux. (Son et lumière)
 

Dans la pièce suivante les photos et les programmes des officiers des cours sont présentées, le nom de jeunes qui ont terminé ces cours, les futurs commandants de la Haganah et de TSAHAL tout le long de leur vie.

 

Dans la grande salle du premier étage une immense maquette représente Djiora, base d’entraînements militaires dans la nudité des environs de l’époque.

 
 
 
Djiora : L’atelier des commandants de la Haganah et d'Etsel.
C’est Moshé Bar Tikva qui a dessiné l’épée et la branche d’olivier entrelacé sur le mur de la classe des Commandants. A l’époque il était commandant à  Djiora et entraînait des soldats pour devenir  chefs de section de la Haganah. A la fin des cours il décida que le symbole des élèves officiers deviendrait celui de la Haganah et d’Etzel.
 
Au début, il fit agrandir les insignes de chefs de section  pour les jeunes qui terminaient la deuxième année de cours de chefs de section  de la Haganah (1941-42) 
 
A la prise d’armes du Gymnasia d’Herzlia, la présence du chef d’état major de la Haganah, Yaacov Doudi  adopta pendant plusieurs années également le symbole de l’épée de la feuille d’olivier lorsqu’il passa à la « maison rouge de Tel Aviv ». Celui qui avait la permission de pénétrer à l’intérieur de « la maison rouge » de Tel Aviv avait une carte d’identité où l’insigne de chef de section était apposé au tampon encreur.
 
Le même insigne de chef de section  est utilisé jusqu’à ce jour  comme symbole des cours d’officiers de TSAHAL.

L’épée  et l’épi de blé apparaissent souvent dans les symboles de l’armée  comme ceux de : Applicabilité et ordres, ceux des grades et des décorations avec mention élogieuse.

 

La bataille de Mishmar Aémek.

Les combattants de la base de Djiora participèrent à la bataille  de Mishmar Aemek qui a eue lieu au début du mois d’avril 1948  entre les forces de l’armée du salut arabe sous les ordres de Kokadji  et les implantations juives à l’Est de Ramot Menashé  aidées des brigades de la Haganah et des membres du kibboutz Mishmar Aemek. Lors de la bataille les membres du kibboutz repoussèrent les attaques lançaient directement sur eux pendant que la Haganah sous les ordres de l’entreprenant commandant Itshrak Sadé repoussaient les attaques des  forces arabes qui arrivaient en direction de Djiora  pour empêcher l’avance  des troupes  le long de la route de Megiddo – Haïfa.
 
Le 13-4-48  l’armée arabe recula et toute la population des villages arabes se trouvant entre Megiddo et Yoknéam abandonnèrent leurs villages.
 

La bataille de Mishmar Aemek (tout comme celle de l’opération Nahson)  a servi d’expérience pour les combats de la guerre d’indépendance ainsi que pour conquérir toutes les terres qui se trouvaient entre les implantations.

 

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HOULDA.

 

L’Histoire d'une implantation juive.

 

Groupe : Unicité des groupes des kibboutzim. Ce groupe a été fondé en 1930 après la première installation de Houlda en 1907. Les pionniers achètent des terres en 1905 et les transmettent ensuite au K.K.L. En 1908, les membres du groupe plantent les arbres de la forêt Herzl. Houlda se trouve près de Réhovot sur la route du carrefour Reëm qui s’appelle aujourd’hui carrefour Nahshom. Elle a été l’une des deux fermes agricoles avec  Ben Shémen et a été crée grâce à « la direction sioniste pour la préparation agricole des implantations pour les jeunes ».  
  

Une nuit une garde de policiers arabes arrivent à Houlda encadrée de militaires de l’armée britannique  et forcent les dirigeants à abandonner les lieux. L’exploitation agricole est saccagée et les émeutiers y mettent le feu.

 

Houlda a été le symbole d’une des premières implantations en Eretz-Israël et la Haganah fera installer un étendard en souvenir de cette position courageuse.

 

Des membres du mouvement Gordonnia montent au pays  en novembre 1930 et s’installent sur ce terrain en ruines. Peu de temps après ils fondent un kibboutz à une distance de deux kilomètres  de l’ancienne Houlda. Un mémorial en souvenir de Tshiziq est érigé à l’endroit où il est tombé. La maison et la forêt sont alors utilisées par la Haganah pour l’entraînement et les cours militaires. Lors de la guerre d’indépendance, Houlda est un centre de ralliement important. Les combattants partent de là vers Latroun où se déroulent les batailles si bien connues et aussi vers la montée de Jérusalem assiégée. Des convois d’approvisionnements et d’armements partent également de Houlda. (sources : Lexique sioniste)

 

Le groupe Houlda se trouve au cœur de la plaine  de Yéhouda, à égale distance de la capitale, (Jérusalem)   et Tel Aviv. L’implantation est encadrée au Nord du Tel Gezer et d’Ekron à l’Ouest, du nahal Sorek au sud et des monts de Judée à l’Est. Le panorama domine des plaines et  des collines, des vergers et des bosquets. Par temps clair le regard porte jusqu’à la Méditerranée et jusqu’aux monts de Judée. L’histoire de l’implantation juive de Houlda recouvre presque toutes les histoires de l’œuvre sioniste. Déjà dans les années 1904, Benjamin Zeev Herzl, se porte garant (dans les échanges de lettres) sur la possibilité d’acheter des terres à côté de la ligne de chemin de fer entre Yaffo et Jérusalem. Son but est de créer une implantation modèle sur les terres du K.K.L. (Les autres moshavot des environs comme Ekron, Gédéra ou Réhovot ont été, elles, fondées sur des terres privées).

 

Herzl aspire acheter ici un terrain d’une dizaine de milliers de dounan. En fin de compte, en 1905,  trois personnes achètent un terrain de 1.800 dounan à des Arabes : Aaron Aïzenberg, Zalman Lévonszon et David Iline.

 

En 1907, ces personnes ouvrent le Bureau du pays (Israélien), et ensuite, parmi les premiers dirigeants, le docteur Ruppin et le docteur Yaacov Tahon commencent à fonder la première implantation juive sur ces terrains. Ils engagent des ouvriers juifs, achètent des oliviers et construisent un bâtiment en pierre dont les vestiges sont encore visibles aujourd’hui, dans la forêt d’Herzl. Le bâtiment est complètement achevé en 1909,  un forage est entreprit et les travaux agricoles commencent. Il y a là une ferme où les pionniers de la deuxième Alya reçoivent une préparation aux travaux agricoles.

 

Pendant la première guerre mondiale des signes inquiétants ont eut lieu à Houlda et ont déterminé l’importance  la crise de l’implantation juive au pays. La ferme s’appauvrit  et il y reste une poignée d’ouvriers qui vont un peu plus loin créer le moshav Nahallal. En 1918, après la déclaration Balfour,  la commission des délégués  est sous la conduite  de  Haïm Weizmann.  Entre les années 1919 et 1929, l’implantation a tenu le coup grâce à de petits groupes de la troisième Alya comme, Har Hatsofim, le groupe Proskorov,  le groupe Brisak, et beaucoup d’autres. Le remplacement est fait en quantité suffisante, rapidement, et, c’est seulement vers la fin de cette période que se forme sur place un noyau permanent qui décide de créer ici un moshav-ovedim.

 

C’est le même noyau qui se  bat contre les nombreux émeutiers arabes qui tombent sur la petite implantation lors des émeutes du mois d’août 1929 et elle se trouve complètement isolée dans une région hostile entourée d’Arabes. A cette période, les pionniers  envoient les femmes et les enfants à Rehovot et les 24 membres restent à Houlda ; dix dirigeants héroïques qui viennent de Tel Aviv avec à leur tête Efraïm Tshizik s’ajoutent au groupe. Il n’y a alors qu’une trentaine de défenseurs en tout à Houlda et pour se protéger,  ils construisent tout autour du bâtiment et de la cour intérieure une basse muraille. Ils se réfugient dans leur maison « Beit Herzl» qui se trouve au milieu de la forêt  qu’ils ont plantée et essaient d’empêcher les émeutiers d’ouvrir une brèche dans la cour. Mais les Arabes finissent par obliger les pionniers à sortir de cette maison et  les forcent à se réunir dans le seul bâtiment de deux étages qui se trouve sur les lieux. Pendant l’offensive, l’officier Ephraïm Tshiziq tombe et son ami le remplace au commandement. Après une bataille bien difficile, les émeutiers arabes saccagent les lieux. Les combattants juifs qui restent se retrouvent dans l’armée britannique

 

Jusqu’en 1930, les vestiges du bâtiment Herzl sont restés la propriété du K.K.L.  A la même époque le groupe Gordonnia du détachement du pays  revient sur les lieux. Les premières personnes du groupe Houlda arrivent aussi au pays et ils commencent à travailler d’abord à Hedera pour une préparation agricole. Lors du 17ème  congrès sioniste à Bazel, il est décidé de relever Houlda de ses ruines et les premiers éclaireurs du mouvement Gordonnia répondent au défi. Le détachement rassemblé qui comptait une douzaine de jeunes arrive sur place en 1930. Un an plus tard le groupe Gordonnia  alef  passe de Hadera à Houlda pour rénover l’implantation.Jusqu’en 1938 le groupe restera à son lieu d’origine, à l’intérieur de la forêt Herzl. En 1932, une collecte supplémentaire est engagée en Galicie et en Autriche pour acheter des terres supplémentaires ;  parmi eux des pionniers viennent s’installer au pays et beaucoup d’entre eux sont forcés de travailler la terre en dehors de l’exploitation, dans la plus grande difficulté parce que cette terre est aride et pauvre, le forage demande un énorme travail et le puits n’apporte que très peu d’eau.

En 1934,  c’est l’unification du premier noyau de Gordonnia avec le groupe Shaha’ya qui a travaillé à Migdal, près du Kinneret. Cette même année la première petite fille du groupe voit le jour. De nombreux membres s’occupent des plantations dans les vergers Yvine et dans celles de Houlda sur une étendue de 150 dounan de terres acquises par la société Yvine.

En 1935, l’épidémie de la malaria se développe, plus de 40 membres tombent malades  et trois d’entre eux en meurent. Un an plus tard, avec les émeutes de 1936, le puits des Arabes que les pionniers utilisait leur  est interdit et ils se voient dans l’obligation d’apporter de l’eau du fleuve voisin, Mana’am.

 

Envers et contre tout ils restent dans le bâtiment, s’occupent du développement et de l’intégration des groupes et des personnes individuelles qui arrivent sans arrêt.

 

En 1937, une affectation du groupe Bitsor (fortification)  composée des éclaireurs de Gordonnia venus de Roumanie arrivent après avoir fait une préparation agricole dans les vergers. Cette année là, Batya Louchansky élève le mémorial d’Efraïm Tshizik. A l’Ouest du bosquet sur un sommet important,  la première pierre du bâtiment de la nouvelle implantation est posée.

 

En septembre 1938, le groupe Houlda se déplace sur des terrains plus adaptés et un nombre réduit de personnes resteront sur place pour garder la maison et la forêt qui l’entoure. La même année une autre bataille se déclare contre les Arabes et trois membres du noyau de Houlda sont attaqués sur la route, loin de la maison.

 

En 1939, un autre membre du groupe tombe sur une mine que les Arabes ont enterrée sur la route entre Houlda et Akir. Cette année là, le premier enfant de la nouvelle installation voit le jour. Un nouveau groupe de jeunes immigrants d’Autriche s’intègre à Houlda. La première pierre pour la salle à manger est posée et une petite revue est publiée ; on peut encore la consulter aujourd’hui. Avec la deuxième guerre mondiale, l’organisation de l’exploitation se trouve devant de nombreuses difficultés. Pourtant pendant ces années de guerre il y aura l’inauguration de la salle à manger commune, celle de l’école avec son  premier cours préparatoire, l’achat de nouvelles  terres  et l’exploitation se consolidera énormément. Pendant la période de cette deuxième guerre, Houlda intégrera un groupe d’enfants, réfugiés de Téhéran.

 
En 1943, l’armée britannique se lance à la recherche acharnée des armes cachées des Juifs. La violence est telle que sept des membres du groupe vont être emprisonnés et jugés différemment selon leur cas. Une partie seulement sera libérée grâce à la victoire des pays alliés ; la même année, la première pierre du bâtiment Beit Herzl sera posée à Houlda ainsi  que des jardins d’enfants pour les immigrés venus d’Irak et de Syrie.

 

Avec l’assemblée des Nations Unies  pour la création  d’un Etat Juif en terre d’Israël les travaux de la construction de la route commencent entre Houlda et Jérusalem,  elle prend le nom de « route du courage » Houlda sert alors de base et de point de ralliement pour les convois qui essaient de percer le siège de Jérusalem. Pendant la guerre d’indépendance  Houlda est au premier plan des batailles face à Latroun. De là les combattants de l’opération Nahshom sortent vers la capitale, la septième brigade s’élance pour les aider  contre les positions militaires ennemies de Latroun. Des avions d’Egypte et d’Irak font exploser de nombreuses fois Houlda et deux membres du kibboutz y périssent.  Pendant la guerre d’indépendance l’inauguration de la « route du courage» a  lieu ainsi que  la création du mémorial de ceux qui ont ouvert la brèche de Jérusalem. « Portsy » Tout autour de Houlda se fondent des implantations nouvelles comme Mishmar David, Tel Shahar et Yéssodot.

 

Le réservoir. (1927-29)

De forme ronde, il a été construit en béton au milieu d’un bosquet d’oliviers. Comme tous les réservoirs de l’époque, il avait une capacité de 1000 mètres cube mais il ne contint jamais plus de 300 mètres cube. Il a servi à approvisionner la ville de Jérusalem en eau jusqu’à ce que les Arabes eurent saccagé les canalisations le 18-5-1948 qui passaient par la route de Birmanie. Près du réservoir se trouve un morceau de tuyau qui date de l’époque, et on peut voir le dernier morceau de cette canalisation originale sur la route de Jérusalem juste après Shaar Agay. C’est Ben Gourion qui donna une autorisation secrète à la Compagnie des eaux (mékorot) pour alimenter la population de la capitale.

 

Après ces dernières batailles Houlda recommence à relever son implantation de ses nouvelles ruines et s’étend  rapidement : Les membres rétablissent et agrandissent les secteurs et consolident fermement l’exploitation agricole. Ils construisent un quartier d’habitation, intègrent beaucoup d’immigrants et les premiers se joignent à eux comme membres du kibboutz. Ils construisent aussi une piscine et fêtent le jubilé ; ils inaugurent la maison de la culture au nom d’Herzl et déjà naît le premier petit-fils d’un des pionniers du groupe.

 

Aujourd’hui Houlda compte quelques 190 membres dont quelques pionniers avec leurs enfants et leurs petits enfants. De nombreuses personnalités sont sorties de ce kibboutz.

 

L’implantation est fondée principalement sur l’agriculture moderne (coton et différentes cultures), l’industrie pour la création de transformateurs, un institut de triage et de nettoyage de graines.

Lors des guerres d’Israël une partie des meilleurs enfants du kibboutz tombent pour le pays. Houlda continue d’absorber des noyaux de jeunes venant de l’étranger et des familles et des personnes indépendantes. La route du courage et leur labeur ont conduit les membres de Houlda jusqu’à nos jours dans une implantation florissante, verdoyante où vit une communauté unie, avec plusieurs branches d’éducation, et une vie journalière paisible.

 

Archives de Houlda.

La maison d’Herzl a été restaurée et elle est ouverte au public. Un petit musée retraçant la vie des pionniers de Houlda a été ouvert à l’intérieur du bâtiment et le K.K.L. propose une visite guidée gratuite.

 

 

                                                          Le mémorial Tshizik.

Batya Louchansky élève le mémorial d’Ephraïm Tshizik en 1937.

Il est conçu en deux parties, sur la première Tsizik est représenté en ange avec à ses cotés sa sœur Sarah et Dov Mounker (ou un inconnu). En bas,  des épis, des machines agricoles rappelant le travail agricole des pionniers. La sculpture représente un mémorial de paix car la main droite de l’officier est cachée derrière son dos et tient une grenade, on ne la voit pas, elle n’est là que pour là pour la défense des membres du kibboutz et leur protection en cas d’attaque.

Pour ne pas abîmer l’environnement des lieux, les sculptures qui ont été posés dans le domaine de la maison d’Herzl, ont été pensées et travaillées autrement. Les formes humaines représentant les pionniers dans leur vie journalière ont été faites en transparence comme dans un film négatif. Les arbres, dont un a des sauterelles qui rappellent leur invasion dans la région, se fondent dans le paysage et ne coupent pas la perspective voulue par les architectes qui ont aménagé l’endroit.

Bien que Rachel, le célèbre poète du Kinnereth n’est jamais mis les pieds à Houlda, les pionniers qui étaient en très bon terme avec elle et l’admiraient,  plantèrent un bosquet en son nom l’année de sa mort (1931).

Une splendide allée de sycomores s’impose dans le domaine.

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GEDERA

 

B.I.L.O.U. :    « Beit Yaacov, Léhou Vénileh »

«Maison de Jacob venez  et marchons »

(Marchons à la lumière de l’Eternel)

 

Gédéra est cité quatre fois dans la Thora, il tient son nom d’un ancien village arabe qui s’appelait « ketera ». A l’époque romaine il y avait déjà là une implantation juive. Elle devient « Qidron » à l’époque du deuxième Temple. Gédérot du deuxième livre de Josué appartient au roi de Judée et elle est prise par les Philistins.
 

 
En 1881, un groupe d’intellectuels juifs qui ont échappé aux pogroms de Russie sous Alexandre II arrivent au pays. Sur les deux cent cinquante communautés juives qui se sauvent de Russie, une sur cinquante arrive en Israël, les autres se retrouvent en Amérique ou ailleurs dans le monde. Peu d’entre eux  restent au pays car tout y est trop primitif. Il n’y a pas  d’eau, la terre est incultivable, la chaleur est torride, les Arabes agressent les nouveaux immigrants et il n’y a pas de nourriture.
Les Bilouïm avaient pour but de fonder un pays et leur idéal était de faire venir des juifs du  monde entier. Ils s’installèrent d’abord à Yaffo puis à Mikvé Israël. Leur rêve : monter une implantation modèle pour attirer les Juifs. Ils étaient neuf jeunes gens, sans argent, avec leurs mains pleines de cales du dur travail de la terre. Le premier essai fut désastreux. Ils dérangèrent tout le monde, aussi bien les arabes que les juifs à cause de leur laïcité, le manque d’eau pour s’établir et les difficultés  qui s’ajoutaient les unes aux autres les découragèrent complètement.
 
 
Pourtant ils créeront la seule et unique  moshava fondée après deux ans de labeur ; Henkin  (pionnier du K.K.L.) vint s’y installer six mois avec sa femme et sa fille.

Les Bilouïm sont rentrés dans l’histoire. Ils ont voulu un état juif et ils n’ont jamais abandonné le pays. Seuls, devant leur volonté et leur idéal ils sont arrivés à être en tête des résultats agricoles locaux.

 

Le musée de Gedera est une institution d’enseignement dont le but est de transmettre les idées sionistes en présentant  le Mouvement et l’œuvre des B.i.l.o.u.i.m. « Les pionniers de Gedera. »

Gedera est la seule moshava qui à été fondée par les Bilouïm. En exposant les étapes de son développement on peut comprendre les sionistes et leur révolution entre les années 1884 et 1984. Ils représentent  la roue du temps, qui, à cette époque a été une grande révolution juive.

 

 
 

 

Cent ans après la création de Gedera, les gens de la moshava commencèrent à avoir des revenus et ils décident de sauvegarder l’histoire des Bilouïm. L’idée était de faire transmettre l’histoire entre le passé et le présent, entre les Bilouïm  et les pionniers de Gedera. Les fouilles archéologiques de la période biblique qui ont été faites autour de Gedera se trouvent au sein du musée. Les objets exposés ont été découverts dans des tombes  taillés dans la pierre.

 

Le bâtiment où se trouve le musée aujourd’hui a été construit en 1924  par Moshé Mintz membre du Bilou. A sa mort, la maison passa dans les mains  de la municipalité de Gedera afin de créer une maison-musée.  Tour d’abord elle  fut restaurée et une institution s’y installa jusqu’à ce que se développe le projet de Dorothy et Adwin Brengles. Ces deux personnes ont voulu créer un musée en souvenir de leur oncle Moshé Mintz et de sa sœur Dora Brengles. Cette maison est telle qu’elle a été à l’origine avec  tous les objets et les documents de l’histoire des Bilouïm. L’inauguration a eu lieu en 1985.
 

La collection du musée comprend : des archives, des photocopies de documents réels,  des instruments agricoles, des meubles et des objets qui ont été récupérés dans les maisons des Bilouïm, dans celles des fondateurs et chez les anciens habitants de la moshava. De nombreux objets ont été récupérés dans les cours des premières maisons, dans les champs et dans le fond des vieux greniers de Gedera. Là ont été accumulées toutes sortes de choses que l’on a découvertes aussi dans des institutions, dans les organisations et chez des personnes individuelles.

 

Les Bilouïm en Eretz-Israël.

Le mouvement  Bilou  a été fondé au moment des troubles en Russie qui ont éclaté en mars 1881 et qui ont continué encore pendant  quatre ans. C’était un mouvement idéologique juif  qui influencera  plusieurs générations dans le futur.
Le premier groupe des Bilouïm arriva  à Yaffo  le 6 juillet 1882 et ils avaient encore  devant eux  une longue route à faire,  celle de creuser des ornières  pour  réussir leur premier but : Créer leur propre moshava.
 
Après deux ans et demi au pays les pionniers achètent 3.000 ares de terre  dans un petit village arabe et, le 14 décembre 1884, à Hanoukka, le jour de l’allumage de la deuxième bougie,  les Bilouïm s’installèrent sur leurs terres pour commencer les travaux de leur moshava. Le plus difficile pour eux  a été d’en faire les fondements  mais encore plus problématique a été leur adaptation. Toujours ce manque d’eau  et le manque de logis leur à énormément pesés. Pendant ces quatre années les Bilouïm habitèrent dans un Tsrif précaire, avec tout ce qui était indispensable à leur vie journalière et même avec leur âne qui était leur seule richesse.
 

Les personnes qui se rattachèrent à eux s’installèrent près du Tsrif, dans des cabanes faites de paille ou de nattes. L’endroit avait l’air d’une ruche entassée et comprimée. La construction de l’écurie a été le gros problème des Bilouïm qui  ont été obligé de la faire sans l’autorisation des Turcs. Dès qu’elle  fut terminée, ils y entassèrent les animaux domestiques, un jeune couple qui logea au-dessus dans les combles, et quatre célibataires qui restèrent à côté des chevaux avec des paillassons pour les séparer d’eux. L’eau, toujours l’eau leur manquait même pour leurs besoins personnels. Dans ce temps là, ils tiraient de l’eau du puits du village arabe voisin de Kétéra. Les jours de querelles entre les juifs et les arabes, ils devaient se rendre au village Bachit à une distance de quatre kilomètres. Le plus souvent ils utilisaient l’eau des mares qui se formaient près  des wadis, une eau boueuse avec des dépôts de sable et de la vermine. Ainsi on disait à Gedera « On mange de l’eau » ! 

 

Au début de 1888, lorsque que Yéhièl Mihaël Pinès obtient le permis de construite un bâtiment et le forage d’un puits commencèrent à voir le jour. Le camp sur les pentes nord du mont Moshé a été abandonné, les Bilouïm bâtirent leurs premières baraques et des maisons en pierre sur le sommet de la colline. Au début de 1890, ils bâtirent le cellier, le mikvé et le moulin à farine. En 1895, lorsqu’ils construisirent le premier Tsrif ils montèrent au sommet de la colline pour annoncer la nouvelle aux gens de la synagogue. En 1900, ils ouvrir la première école.

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TIBERIADE -  Deuxième partie

 

Les pionniers s’implantent atour du lac de Tibériade, on est entre 1904 et 1914 époque de la deuxième Alya, une des plus difficiles où un nombre important de pionniers sont repartis ou se sont suicidés

 

Beit Arishonim  : Hatser Kinnereth
 De jeunes juifs arrivèrent dans la vallée d’Emek A Yarden.  Dans cette région, aride, où ne poussaient, ni une plante, ni un arbre et où la chaleur suffocante atteignait parfois 50 degrés, ils  s’y s’installèrent. Le climat était désertique et il n’y avait que des Bédouins  dans les environs encrés dans leurs  traditions qui élevaient quelques animaux. Le Hatser (la cour) a été le carrefour des essais où se sont cristallisés les premiers bourgeons du moshav et du kibboutz. Il a était le laboratoire  social et économique dans lequel les pionniers se sont forgés à vivre en groupe. C’est de cette pierre posée en ce lieu que se sont greffés tous les noyaux qui sont passés dans le pays. Hatser Kinneret est fondée à l’époque effervescente du premier sionisme, ce fut la première implantation qui a été réalisée sous la protection de L’Histadrout Sioniste.
1905 : La société I.K.A.Ï.  (Association de colonisation juive en Palestine) s’occupait de la gestion des terres. Elle vendit 12.000 hectares à la Histadrout Sioniste. 3.000 d’entre d’eux furent achetés par de jeunes juifs sionistes, non religieux, dont l’idéal était illimité
 

 
1908 : Le docteur Arthur Ruppin fait son Aliya en tant que directeur du bureau I.K.A.Ï. et décide de créer  « la ferme » (école agricole). Le lieu choisit est Dlayka ceci à cause de la menace du « mahaloul » (confiscation des terres qui ne sont pas travaillées) et aussi grâce à l’existence d’un grand caravansérail qui permet une construction intérieure sans permis.

Juin 1908 : Moshé Berman et ses ouvriers montent au pays et s’installent  dans le caravansérail à côté du Kinneret. Ils construisent des baraques prés de ce caravansérail et c’est la fondation du  Hatser Kinneret. Ce nom est choisi par Shy Agnon. A la fin de cette même année la société « I.C.A » est contiguë au Hatser, le noyau qui a fondé la moshava du kinneret

1909 : Des ouvriers supplémentaires arrivent au Hatser. C’est le trio de Beni Tsyon Tsernomorsky, Nah Nepetoulovsky et Meyer Rotberg, ceux qui ont tracé et marqué les fondements de la moshava. Les rapports entre le directeur et les ouvriers se détériorent malgré la situation mondiale qui inquiète
1910 : Arthur Ruppin (économiste et sociologue) décide, après un an d’essai, de diviser les terres en deux. D’une part donner la responsabilité de la ferme seulement et d’autres parts de gérer les terrains de Dlayka et ceux de Oum Djouni en terres agricoles; ceci sous la responsabilité de  « acommuna  ahadratit » et ainsi a été crée Déguénya, la première coopérative du pays
 
1911 : Construction de « Beit Amotor »  institut de puisage au bord du Jourdain. 60 hectares de terres sont à la disposition de quatre fermiers qui font des essais de plantations irriguées. Ils logent à l’étage, juste au-dessus de la pièce où se trouvent les pompes. Un des fermiers est assassiné par des Bédouins sur la route de la ferme, et là,  est creusée la première tombe du groupe sur le bord du Kinnereth    
                
Début 1912 : Arrive au Hatser un groupe du Yémen qui vient de Yavnéel. Peu de temps après ils se dispersent dans plusieurs endroits et un autre groupe du Yémen les remplace, groupe qui s’installera plus tard à Hedera. C’est le clan d’une immense famille connu comme « yéménites du Kinneret»
 
Dans le Hatser se déclare la première crise entre le directeur  Berman et les pionniers. C’est la première grève menée par Berl Katznelson (directeur du quotidien Davar, fondateur de la maison d’édition « Ma ove ». Arthur Ruppin renvoie Berman et une partie de son groupe et Yoèl  Golda prendra sa place. Il construira des maisons pour les ouvriers et leurs donnera des conditions de vie meilleure. Lorsque Golda démissionne le Hatser passe dans les mains de pionniers des Etats-Unis « Icar Atzayr » (le jeune paysan.) sous la direction d’Eliezer Yaffé  (spécialiste en agriculture).Un an après le groupe se divise car la devise est la suivante : Il ne faut pas construire une ferme pour un groupe mais il faut qu’une seule personne soit responsable d’une ferme,  ainsi née l’idée du moshav d’Eliezer Yaffé et de ses amis qui seront les fondateurs du premier moshav  Nahallal
 

 
1913 : La ferme est abandonnée par les ouvriers et sa direction. Ruppin fait appel au groupe « Bnei Tsyon » afin qu’ils prennent en main le Hatser. Un groupe de seize compagnons se joint au Hatser. Ils viennent de Kfar Oriya. Ils fondent le « groupe Kinneret » entre tous les jeunes pionniers un seul « vieux » : Aaron Gordon (arrivé au pays en 1909, décède en 1922)
1914-1918 : Première guerre mondiale, crise générale dans le pays. La Judée est conquise par les Anglais, la Galilée est sous autorité turc. Arrestations, tortures, expulsions. De nombreux réfugiés juifs affamés et sans travail arrivent au kinnereth. Le Hatser se transforme en foyer du syndicat des ouvriers. On organise des « travaux publics », c’est à dire assèchement des marais, plantations d’arbres, travaux de développement, maçonnerie autour du Hatser, constructions de bâtiments pour le quartier yéménite à proximité de Beit Amotor, construction de la route de Tibériade, c’est la future société Solel Bonné
1916 : Une grande famine sévit dans le pays surtout dans le milieu ouvrier. A l’instigation de Meyer Rottberg le ramassage des récoltes des implantations aux alentours de la Galilée s’organise et le partage est fait aux indigents. Le blé est entreposé dans un Tsrif (cabane) du Hatser et Berl Katznelson lui donne le nom de  «Amashbir » (la crise)
1917 : Première naissance dans le Hatser : une petite fille du prénom d’Amalya
1919 : Essai de fonder un groupe plus important : « le groupe des soixante » Il est composé des membres du groupe plus les ouvriers des travaux publics. L’essai échoue mais de là née l’idée d’un grand kibboutz : Ein Harod
1920 : Au congrès « unité du travail » qui a lieu dans le Hatser est fondée la Haganah
1921 : Avec la Rédemption des terres d’Emek Izréel la majorité des membres du groupe quitte Kinnereth et créent le premier kibboutz Ein Harod . Dans le Hatser restent quelques isolés et aussi une belle crise...
1922 : Au groupe Kinnereth se joint le groupe Vilna. C’est un grand rassemblement d’immigrants clandestins énergiques de la troisième Alya. Après un de va et vient dans plusieurs endroits du pays les membres changent l’ordre économique, social et de gestion. Kinneret se fortifie et accentue son caractère
1923 : Une coopérative s’organise dans la vallée pour le commerce du lait des kibboutzim
 
Le lait est transporté  par le train « Emek » jusqu’à Haïfa, ainsi est fondée  la société Tnouva.  Il est clair que, dans une première étape, dans le Hatser, il ne sera pas possible de développer une plus grande ferme ou une société à cause de la disposition des bâtiments  qui sont construits  en carré
1926 : Le groupe  commence à construire sur le sommet qui se trouve au centre de ses terres; un point bien défini sur le Kinneret et la construction durera trois ans jusqu’aux événements de 1929. 15 ans plus tard il se déplacera enfin sur ce sommet
 
Le Hatser reste sans terres de culture et devient le lieu temporaire du noyau des implantations qui ne trouvent  pas encore de place fixe. Ils se font appeler « le noyau Ofakim » jusqu’en 1934, « noyau Ein Guev » jusqu’en 1940 et « noyau Maagan » jusqu’en 1949
De 1950 et pendant 25 ans le Hatser est utilisé comme camp militaire du bataillon NAHAL. L’armée, pour ses propres besoins, entreprend des travaux dans les  locaux
 
1974 : Tsahal laisse place libre afin de restaurer le Hatser et de lui donner l’apparence de ce qu’il était dans ses débuts. Une association à but non lucratif a été crée afin de mieux faire connaître son histoire. Aujourd’hui c’est un bien national
 
Entre les années 27 et 29, du temps de la quatrième Alya, des intellectuels montent au pays. Ils fondent, dans l’une des pièces du Hatser un lieu culturel, avec piano, radio, etc. Là se tiennent les conférences, les spectacles, les ballets. Les postes de radio (étant un objet très rare à l’époque) ont permis aux gens du Kinneret de vendre des informations  aux journalistes de  Tel-Aviv
 

On trouve aussi dans le Hatser une cachette d’armes ou « slik », la pièce où a vécu Rachel, la poètesse, elle  y a écrit ici qu’un seul poème  parmi tous. Morte de la tuberculose elle se fait enterrer au cimetière  du Kinneret. Un arbre également se trouve dans ce Hatser, c’est près de lui que venaient se réfugier tous les déprimés. Les autres membres du groupe  les rejoignaient pour les aider moralement. Malheureusement cette Aliya vue le plus grand nombre de suicides ainsi que le plus grand nombre de pionniers  qui abandonnèrent le pays pour repartir vers d’autres horizons.

Le Baron Edmond de Rothschild vend tous ses biens qui concernent le Hatser à la société I.C.A. dont s’occupe le Baron Hirsh pour le franc symbolique
 

La lettre

Hanna Katnelson, sœur du journaliste Berl Katnelson a écrit cette lettre : La conversation d’hier avec Shin (nom d’une personne du Hatser) m’a montré que je ne suis pas la seule à souffrir. D’après moi, nous sommes venus trop jeunes au pays et on s’est mis trop tôt au travail. Nous avons travaillé durement. Notre but était d’aller étudier, de s’instruire, de rencontrer d’autres personnes mais nos projets sont restés vains et il nous a fallu travailler. Dans notre plus proche entourage, on rencontrait des personnes créatives que l’on jalousait. Nos forces de création étaient immenses mais nous n’avions aucune possibilité de les exprimer. En Israël la vie n’était pas ordinaire et pour nous idéalistes, nous avions besoin de beaucoup de forces spirituelles. Mais, où donc, pauvres enfants que nous étions, aurions nous pu trouver ces forces!
 
La force d’avoir un idéal n’était pas suffisante pour nous les jeunes. Cet idéal faisait partie intégrante de nous comme boire de l’eau de la rivière sinon il nous était impossible de nous attacher au pays. Sans notre croyance et notre expérience de la vie nous n’aurions pas pu continuer d’y vivre. L’Histradout Ahaklayt (agricole), le petit moshav, ici, nous a beaucoup aidé à   maintenir notre foi et notre idéal. Nous aspirions à garder notre temps et nos forces pour travailler, pour notre vie future.  Et que nous a donné le vieux Gordon et les autres ! Leur demander n’importe quoi était impossible car ils nous ont tout donné, même ce qu’ils n’avaient pas. Nous n’avions plus rien à leur demander, alors que nous restait-t-il! Plus de force de vivre et beaucoup de souffrances. Mais nous n’avons pas oublié qu’il nous restait à vivre notre VIE DE PIONNIER
 

Gan Rachel

Arrive au  Hatser, l’agronome Hanna Mayazel  et aidé d’Arthur Ruppin elle fonde une école agricole pour  le sexe féminin en dehors des murailles de l’implantation.  (La ferme des jeunes femmes). Parmi ses premiers élèves Rachel Bluwstein (née en Russie en 1890 née en Russie en 1890, poète, sioniste, morte de tuberculose en 1931 après s’être fait soigner à Paris. Elle est enterrée au cimetière du kinneret)
Hanna et Rachel seront les deux seules femmes à la création de la ferme qui s’occuperont des travaux agricoles (1912-1919) ; quand elles l’abandonneront Hanna  se mariera avec Eliezer Yoffé pour aller vivre à Nahallal. Rachel fut une grande espiègle et eut beaucoup d’amoureux. Après deux ans passés dans la ferme, Hanna lui proposera d’aller étudier l’agronomie en France, tout d’abord Rachel refusera mais influencée par plusieurs personnes dont Samuel Dayan et David Gordon elle se sent obligée de partir. A Paris, elle apprendra trop peu le français et les cours seront très difficiles à suivre ; à cette époque elle est la première femme à étudier l’agronomie. Elle se rendra aussi en Italie pour apprendra la sculpture, malheureusement elle doit retourner à Paris pour se faire soigner
 

 
Revenue au pays  Rachel qui voulait travailler la terre au pays dû se plier aux exigences de la communauté qui lui trouva un poste de garde d’enfants dans le kibboutz de Déguénia ou encore dans le moshav d’Allumot. A Allumot les conditions de travail des filles étaient épouvantables, il n’y avait pas beaucoup d’eau puisqu’il fallait la remonter du lac de Tibériade et il n’y avait que 10 lits pour 14 filles. Elles devaient travailler toute la journée et le soir, éreintées, car les appareils agricoles étaient très succincts, elles étaient obligées de suivre des cours d’agronomie
 

Les palmiers dattiers

Dans les années 30, il n’y avait pas encore de palmiers dattiers en Israël. Ben Tsion Israël du moshav Kinnereth décida de se rendre en Irak  pour en importer.
Muni de sa seule volonté, Ben Tsion partit en stop jusqu’à Bagdad pour essayer d’acheter des palmiers. Petit de taille, ne parlant pas un mot d’arabe, il arriva dans la ville où il print contact avec des Juifs. On l’envoya à Basra qui était le plus grand centre de vente des palmiers dattiers d’Irak. Grâce à sa détermination et à ses yeux bleus qui parlaient pour lui, on lui enseigna    comment prendre soins  des dattiers  qui comptent  77 espèces différentes. En revenant   dans la ville il eut  la grande surprise de voir un camion rempli de palmiers dattiers que lui offrit,  au péril de sa vie, la communauté juive et sioniste de  Bagdad. Ben Tsion arriva en Israël la veille du Seder de Pessah avec pour cadeau les palmiers des Juifs d’Irak (1934)
 

 
Il partit de nouveau au Kurdistan cette fois-ci et ramena un deuxième camion d’arbres, puis   il ira encore 5 fois en Iran pour les mêmes raisons et c’est grâce à ce Juif têtu, plein courage et de bonne volonté que nous avons des plantations de palmiers dattiers florissantes  au pays. L’idée folle de faire pousser ces arbres en Israël ne serait jamais venue à l’idée de quiconque,  au  contraire, son entourage le découragea, mais il s’acharna et traversa tout Israël pour essayer   de convaincre les Juifs de planter des palmiers car leur prix d’achat était modeste ; Malheureusement il disparu en 1954 lorsqu’un avion s’écrasa sur lui. Tsoler mit en oeuvre le travail commencé par son collègue et le résultat des plantations de dattiers au pays dont nous n’avons  que dix espèces est une très grande réussite
Après l’un de son voyage, les arbres furent entreposés dans de la terre dans, une cale en attendant le départ du bateau mais celui-ci eut  deux semaines de retard et à son arrivée au pays les arbres s’étaient dégénérés, ils étaient méconnaissables. Pour résoudre le problème, Israël Ben Tsion   qui avait un véritable problème à résoudre fit appel à des pionniers d’Irak pour qu’ils viennent identifier les palmiers de manière à les séparer les uns des autres selon leurs espèces. Ce sont des palmiers qui ont été planté pour  se souvenir de Rachel dans ce jardin qui porte son nom et on peut encore les admirer aujourd’hui
 

La tombe de Bouba.

En 1930 tout manquait  dans le pays et principalement dans la région du Kinnereth. Pourtant  il y a eu Bouba LA mule de toutes les moshavot. Elle allait de moshav en moshav et dès qu’elle finissait son travail dans l’un d’eux, elle était demandée dans le suivant. Bouba n’était pas une  simple  mule des moshavot car elle connaissait son travail par coeur ; personne ne la dirigeait, elle allait bon train le long des sillons et ensemençait. En cette période si difficile, les pionniers qui n’avaient aucunes commodités, ni eau, ni argent, ni le droit de se plaindre mais une chaleur torride et les Arabes qui les attaquaient sans arrêt devaient travailler sans relâche.  Ils trouvèrent en Bouba une véritable amie car c’est sur elle qu’ils s’épanchaient étant certain que rien ne serait répété.
 
Ce fut la première assistance sociale d’Eretz Israël. Bouba a été la première et seule mule retraitée, elle fut  mise  dans un local pour finir ses jours. Lorsque sa dernière heure arriva, elle eut l’honneur  d’être   enterré (et non pas jetée  dans une fosse ) avec un véritable cérémonial. Sur sa tombe  une épitaphe : A Bouba qui a semé, cultivé et labouré avec fidélité la terre  de Kinnereth entre les 1920 et 1930. Son souvenir reste dans la postérité de Kinnereth.  Aujourd’hui sa tombe fait face aux viviers et aux palmiers dattiers qui appartiennent au  kibboutz  et lorsque les ouvriers  creusèrent les  viviers, ils contournèrent le terrain où est enterrée Bouba par respect pour elle et en souvenir de sa fidélité
 

Le kibboutz  Kinnereth exporte les dattes des 5.000 arbres leur appartenant et une usine  a été ouverte pour préparer les colis à l’exportation
 

Déguenia Aleph.

C’est en 1910 à Oum Djouni qui deviendra Deguenya sur les bords du kinnereth que naîtra le premier kibboutz. Ses fondateurs,  dix jeunes gens et deux jeunes filles ne savent sans doute pas ce qu’ils étaient entrain de fonder. Nous avons choisi d’être ce nombre, raconte Joseph Baratz, l’un des donateurs,  pour former un groupe cohérent comprenant six laboureurs, deux guetteurs, un secrétaire et un travailleur auxiliaire. Les deux femmes  devaient s’occuper des travaux ménagers
 
Les douze membres du groupe obtiennent d’Arthur Ruppin, responsable du K.K.L. 320 hectares de terres pour les travailler eux-mêmes. Il y a de leur part une volonté de ne pas devenir les fermiers du baron. Manquant totalement d’expérience sur le plan agricole ils bâtissent un modèle de nouvelle société. Une société sans lois, sans restrictions, dans une liberté complète et fondée sur la confiance mutuelle « un groupe intime », les liens entre les membres sont basés sur les sentiments et non sur les règlements. En 1914  Déguenya compte entre 40 et 50 habitants
 

 

Aaron David Gordon qui s’installa en Palestine en 1904 entraîna ses disciples à fonder Déguenya en 1909 ou il résida jusqu’à sa mort en 1922. Aaron David Gordon né en Russie en 1856 était un philosophe de la « mystique du travail » et du « retour à la terre. ». Il devint l’un des chefs spirituels de la deuxième Alya, auteur de nombreux essais il mania la pioche jusqu’aux derniers moments de sa vie. En 1920  le deuxième groupe se créa : Déguenya beit parmi ses fondateurs Levi  Eshcol qui a été le Premier ministre de la sécurité et kadish loz qui a été à la tête du parlement. Déguenya vient du mot  deguen  (blé) ya (dieu). Les pionniers souffrirent beaucoup des conditions climatiques de la région, (très chaud en été, jusqu’à 50 degrés, très froid en hiver) des marais et de leurs voisins arabes. Dans le cimetière on trouve la tombe du fondateur Yosseph Boussel qui se noya dans le kinnereth, celle du professeur Otto Warburg, président de la Histadrout, celle du docteur Arthur Ruppin, directeur du Bureau en Israël
Ces deux kibboutzim jouèrent un rôle important lors des combats de 1948-49 contre les Syriens et les Jordaniens. On voit encore à ce jour le tank syrien qui pénétra  dans le kibboutz et qui blessa ses dirigeants
Dans le musée Gordon du kibboutz on trouve tout ce qui vit en Israël : faune et flore, 30.000 espèces d’animaux, une collection des plus importante d’insectes, 7.000 spécimens de plantes et une collection de minéraux de plus de 2.000 spécimens
L’observatoire : d’une hauteur de 20 mètres il abrite un télescope réfracteur d’excellente qualité; un groupe d’amateurs l’utilise régulièrement
La chambre de Gordon où se trouve tous ses écrits, ses effets personnels et une collection de belles lettres dont les sujets sont : le travail.  La terre. La nature
 
Cimetière de Déguenya : On visite toujours le cimetière de Kinnereth connu pour ses célèbres personnages qui marquèrent la deuxième Alya mais on ne visite que très rarement celui de Déguenya dont les tombes rappellent elles aussi de nombreux personnages qui ont participé à la création du pays. Un mémorial a été érigé en souvenir des soldats disparus pendant la guerre 1948 lors de la bataille du carrefour Tsémah. Les Syriens et les Libanais s'étaient réunis pour nous affronter et nous avons eu plus de cinquante morts dans cette bataille.
Eden Cohen, un des 70 soldats tombés lors de la catastrophe des hélicoptères a aussi un mémorial dans ce cimetière mais malheureusement beaucoup de corps, dont le sien, n'ont pas été retrouvés
 
Arthur Ruppin (1876-1942) se trouve aussi à l'ombre d’eucalyptus. Il adorait les enfants et leur distribuait constamment des bonbons. Sa femme Hanna est à ses côtés. (1876-1942) Economiste et sociologue il dirigea l’Office palestinien. Il est à l’origine de toutes les initiatives qui transformèrent  la Palestine et facilita les tâches des personnes de la deuxième Alya
 

 
Aharon David Gordon (1856-1922) philosophe de la mystique du travail et du 'retour à la terre' devint l'un des chefs spirituels du sionisme  en même temps que le théoricien  travailliste de la deuxième Alya. Il vécut à Déguenya et mourut à 66 ans  ayant manié la pioche jusqu'au dernier moment de sa vie.  Il repose sous les eucalyptus et sa tombe porte cette inscription : " Serviteur de l'homme et de la nature"
Joseph Baratz monta au pays de Russie à l'âge de 16 ans et s'installa à Déguenya il créa le "groupe Déguenya "  Il fut le fondateur et le président de "Agouda Lemaan Ahayal"  dès 1948 jusqu'en 1968
 

Ma'agan.

Le kibboutz a été fondé par un groupe de jeunes gens d’Europe de l’Est plus particulièrement de Transylvanie. Parce qu’ils étaient sionistes, ils voulurent fonder une société communautaire, implantation agricole et aider à la fondation du nouvel Etat d’Israël
Les premiers pionniers arrivèrent entre 1938 et 1939 et beaucoup d’entre eux furent longtemps très actifs au sein du kibboutz
A la fin de la guerre d’indépendance, la veille de la signature du cessez le feu avec les Syriens,  en juillet 1949, les membres du kibboutz s’installèrent à sa place actuelle sur les rives du lac de Tibériade
 
Ce fut la ligne frontalière marquée par la forêt syrienne Tsémah qui s’étendait jusqu’à Ein Guev et où siégeait l’école de l’armée britannique. Les Anglais montaient sur leurs chevaux surveiller la région, le passage des marchandises et des gens qu’ils mettaient en quarantaine dans ce camp si les besoins s’en faisait sentir. Dans le kibboutz nous pouvons encore voir un ou deux bâtiments délabrés ayant appartenu à l’armée britannique. L’installation des kibboutzim Maagan, Haon et Tel Katsir  a été une création d’un acte politique qui permit à de nombreux ychouvim (en s’installant sur leurs terres) de former les frontières de l’Etat d’Israël. A cette époque la région était zone démilitarisée entre Israël et la Syrie. Dans les années 60 le kibboutz fut très souvent bombardé par les Syriens et les enfants  passèrent un grand nombre de nuits dans les abris. C’est à cause des événements de la région et principalement de ceux qui se passaient autour de ces trois kibboutzim que la guerre des six jours a été déclarée. Les premières années passées furent très difficiles. Les pionniers vivaient très pauvrement, dans des cabanes ou des tentes. Ils apprirent à cultiver la terre et à s’habituer au climat chaud de la vallée du Jourdain à 210 mètres au dessous du niveau de la mer, à organiser la vie de la communauté et à s’occuper de l’éducation des enfants. La population de Maagan comprend aujourd’hui 190 membres, 130 enfants ainsi que des jeunes volontaires et des groupes y vivant temporairement
 
Le musée des parachutistes 
Une salle de la culture a été ouverte en souvenir des parachutistes qui sauvèrent les Juifs en Europe de l’Est pendant la deuxième guerre mondiale, elle porte  le nom de « la maison des parachutistes »
Dans le petit musée est retracée la vie des parachutistes qui se  portèrent volontaires pour aller sauver leurs compatriotes en Europe de l’Est. Beaucoup d’entre eux étaient du kibboutz Maagan car ils parlaient le roumain, langue obligatoire pour les opérations de sauvetage qu’ils lancèrent en Europe
 
Indépendamment de la Brigade, de jeunes Juifs s’étaient depuis longtemps portés volontaires pour être parachutés dans les pays d’Europe occupés par les nazis et y établir un contact avec les communautés juives afin de leur apporter du secours. Après des mois de discussions, les Anglais finirent par accepter la création et l’entraînement au Caire d’un groupe de jeunes Juifs (surtout des garçons mais aussi quelques filles) qui seraient parachutés en Europe.
Outre les buts déjà mentionnés, les parachutistes pourraient fournir des renseignements d’ordre militaire aux Alliés et aider l’évasion d’aviateurs tombés dans les lignes allemandes et fait prisonniers
 

 
Les volontaires se présentèrent nombreux, presque tous membres des kibboutzim. Mais une fois de plus les Anglais se montrent bien réticents. Finalement 240 furent admis à l’entraînement, et seulement 32 furent autorisés à partir vers l’Europe. Les premiers furent  parachutés en mai, puis en septembre 1943, au-dessus de la Yougoslavie et de la Roumanie. Mais ils furent rapidement découverts par les Allemands et mis à mort ; ils purent néanmoins faire passer d’importants renseignements. Les autres groupes furent parachutés au printemps et en été 1944, au-dessus de la Roumanie, de la Slovaquie et de la Yougoslavie : de là certains se rendirent en Hongrie. La trentaine de jeunes gens ainsi parachutés rendirent de grands services ; ils coopérèrent avec les partisans, donnèrent des informations aux Anglais, établirent des contacts avec des mouvements juifs clandestins dont ils ranimèrent le courage. Mais sept d’entre furent capturés part les Allemands et mis à mort. Parmi ces sept, trois surtout sont célèbres : Enzo Sereni, originaire d’Italie, et deux jeunes filles Hanna Shenesh et Haviva Reich. Le 29 juillet 1954, le kibboutz Maagan érigea un mémorial en souvenir du parachutiste Peretz  Goldstein qui disparu en mission. Il fut inauguré par le Premier Ministre Moshé Sharett, les parents de Peretz et un public de 3000 personnes. La réunion publique  a été interrompue par la terrible  catastrophe de la chute d’un avion au milieu du public, ce qui provoqua la mort de 17 personnes dont quatre parachutistes délégués en Europe de l’Est. Un nouveau mémorial du nom de « mémorial du parachutiste » fut érigé en souvenir des quatre parachutistes et des 7 personnes décédés sur place
 
Almagor - Le moshav crée en 1961 souffrit des attaques villages arabes  voisins entres-autres Tuba Zangaria et Moutilla où s’est passée la bataille
 

Tell Motilla 

Le 2 mai 1951 plusieurs brigades de l’armée syrienne traversèrent la frontière à travers le Jourdain vers Korazim et s’emparèrent de trois sommets  dispersés : Tel El Soussila (Mont Kall’a), le bunker Admout et le bunker Asheffeh. T.s.a.h.a.l   riposta immédiatement en envoyant les réservistes du  34ème bataillon de la troisième brigade  et un peu plus tard les combattants Golani se jouinrent à eux. Les batailles durèrent cinq jours consécutifs et des  nouveaux immigrants s’attachèrent à leur mission à la grande surprise de l’armée. Les forces de T.s.a.h.a.l conquirent tout d’abord le bunker de Motilla, ensuite Scheffer et repoussèrent les attaques syriennes le 6 mai grâce à l’aviation israélienne. Les combattants Golani prirent le bunker de Dmout et le reste des forces syriennes furent arrêtées sur le passage du fleuve. Dans ces batailles 41 combattants de T.s.a.h.a.l  sont tombés dont beaucoup de nouveaux immigrants
 

 
En bas du Tell, le Jourdain s’élargit et se faufile dans le delta pour se jeter dans le lac de Tibériade, du haut du Tell nous distinguons le nahal Yéhoudya et le nahal Dalyot qui sinuent en parallèle au Jourdain pour rejoindre eux aussi le Kinnereth.
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YEHOSHOUA HENKIN
 
Pendant l’été de 1882, Zalmann David Levontin, Joseph feinberg et Yéoshoua Henkin se mettent à la recherche d’un terrain à acheter pour une exploitation agricole. Après avoir parcouru le pays, ils choisissent un terrain au sud de Jaffa, près du village arabe de Beit-Dajan (en hébreu Beit-Dagan). Ce sera une des premières implantations : Rishon Le Tsion.

Henkin fait son Alya avec son père qui faisait partie des Bilouïm, des Hovevei Tsion et des pionniers de Rishon Le Tsion.

Fondé en 1901 d’après les projets du Dr Hermann Shapira, le Fonds National Juif ou Kéren-Kayémeth-Le-Israël devient un instrument de plus en plus efficace pour centraliser toute la politique agricole ou plus exactement la politique du sol en Palestine. Son premier objectif est d’acquérir des terres. Yéoshoua Henkin est un de ceux  qui s’acharnent pendant tout le début du siècle, à discuter avec les Arabes pour obtenir d’eux, arpent par arpent, qu’ils acceptent de vendre aux Juifs certaines terres, absolument inexploitées et, à leurs yeux, inexploitables. Les terres qui sont achetées par le K.K.L. ne sont pas propriété privée de tel ou tel propriétaire, mais sont la propriété indivisible de l’ensemble du peuple juif. C’est là l’idée hardie et géniale d’Hermann Shapira.


Il faut, dans ces transactions pour l’achat des terres, beaucoup de doigté, un excellent contact avec les Arabes et le sens des réalités de la terre.  Toutes ces qualités Yéoshoua Henkin les a au plus haut point, avec, en supplément,  un sens quasi mystique de la valeur de la Terre d’Israël pour le peuple juif. Dès l’année 1900, il s’attelle à une tache qu’il accomplira pendant près de cinquante ans : acheter des terres pour en faire des terres juives.

(Encyclorama d’Israël)

 

Dès la fin du 19ème siècle, dix ans avant la création du K.K.L., Yéoshoua Henkin avait déjà aidé, conseillé, réalisé les premiers achats de terre dans le cadre de l’alya des pionniers des années 1890. Il connaît bien le pays où il arrive avec ses parents à 18 ans (en 1882). Par la suite, il coopérera étroitement avec le K.K.L.

 

Originaire d’Ukraine en Russie, il voit le jour en 1864 et décède en 1945. Son père a planté les premières vignes de l’implantation et c’est grâce aux raisins de cette vigne que Yéoshoua et Olga se rencontreront et qu’elle décidera de l’épouser. Bien que d’éducation complètement différente ils forment un couple uni et s’installent à Gédera. Henkin se dévouera au rachat des terres d’Israël tout au long de sa vie pour le fonds national juif, la société de la préparation des implantations, les sociétés I.K.A.I (jewish colonisation Association, financée surtout par Edmond de Rothschild) et P.I.K.A.I. En 1932, il est nommé à la tête  du « Palestine Land Development Corporation ». Les plus importantes acquisitions de terres ont été celles de la Vallée d’Izréel, la Vallée de Zabulon, la Vallée de Houla et la Vallée de Hefer.


Henkin consacrera tout son temps à l’achat des terres auxquelles il portait un amour incommensurable que sa femme dut partager avec lui sans en avoir le choix. Ce fut un grand visionnaire qui s’investit dans son travail que par amour de la terre d’Israël et sa vision s’est réalisée aujourd’hui lorsque nous regardons du haut du mont Gilboa la richesse des terres de la Vallée d’Izréel, lui qui n’a vu que sécheresse, marais et désolation. En 1891, il réussit à acheter des terres à Yaffo de ses propres deniers.

 

Il acheta également les terres de Réhovot lorsqu’il n’avait que 25 ans et Olga  se son côté l’aidait à trouver des éventuelles personnes prêtent à vendre leurs terres dans la clientèle arabe qui venait à l’hôpital.

 


A cheval, Yéoshoua parcourait la Vallée, de temps en temps, il s’arrêtait sur le chemin, et la main tendue vers l’infini, il suivait le tracé des collines environnantes en imaginant les futures implantations avec leurs champs cultivés et les forêts qui sont sous nos yeux aujourd’hui.

Dès l’achat des terres de la Vallée d’Izréel, il sut que c’est aux pieds du Gilboa qu’il  construirait leur maison et là encore qu’ils seraient enterrés. C’est à Giv’at Olga qu’il construira leur deuxième maison mais ni lui, ni sa femme ne les occupèrent car Olga travaillait au service de maternité de l’hôpital de Yaffo et Yéoshoua se déplaçait énormément pour ses activités professionnelles et se partageait entre Jérusalem et Tel Aviv.  Il acheta plus de 60.000 ares de terres tout au long de sa carrière.


Pendant la première guerre mondiale le couple se réfugia en Turquie et rentra au pays dès qu’elle se termina.

 

Olga Belgin (1852-1942) née en Russie y passe sa jeunesse et tombe folle amoureuse d’un jeune officier russe. Télégraphe de son métier elle fit des études de sage femme et obtient son diplôme mais l’amour impossible qu’elle entretient avec son officier goy la pousse à venir au pays pour le  visiter. Ses parents ont  fait partie des pionniers de la première Alya (1882) qui se sont installés à Rishon le Tsion.  C’est une jeune femme de 31 ans  lorsqu’elle rencontre Yéoshoua (qui n’en a à peine que 19) dans la première implantation juive et pourtant il lui demandera tout de suite de l’épouser. Leur rencontre est fatale et il ne leur faudra guère de temps pour se marier.
 

 
Mais Olga rêvera toujours de son officier russe et face à la mer elle traverse en imagination cette grande étendue d’eau pour rejoindre son grand amour par la pensée.  Olga après avoir fait une fausse couche sera stérile et la coïncidence voulut que tout au long de sa vie, en tant que sage femme,  elle mit des enfants au monde. (Aujourd’hui plusieurs femmes qui désirent avoir des enfants viennent en pèlerinage sur sa tombe) Elle soutiendra beaucoup son mari dans ses activités en sachant que le premier amour de celui-ci est la terre d’Israël. Elle lui demandera de se laisser pousser la barbe et les cheveux pour paraître plus âgé. C’est elle qui subviendra aux besoins matériels du couple. Elle décédera à 90 ans sans avoir habité les maisons que son mari a construit pour eux. Elle est enterrée sur les pentes du Gilboa près de la source Ein Harod, là où son mari a toujours rêvé d’habiter et de mourir. Ce couple a  eu trois amours : Henkin celui de la terre, Olga celui de son officier russe et leur amour commun.
 
La maison de Henkin sur le Gilboa

Société de la Conservation des Bâtiments qui a été fondé dans les années 84, le K.K.L. et la communauté régionale de la Vallée d’Emek Izréel ont participé aux travaux de restauration de la maison des Henkin qui était complètement laissée à l’abandon.

 

Une jeune actrice joua devant le public le rôle d’Olga Henkin en racontant les  moments essentiels de sa vie puis un film vidéo sur la vie du couple est diffusé.

Dans la cuisine, on trouve les sculptures du couple attablé et sur le balcon une autre sculpture de Yéoshoua assis, regardant par la fenêtre.


Le visage sculpté de Yéoshoua Henkin est identique  au personnage car il a été moulé tandis que celui d’Olga a été sculpté selon des photos.


L’officier russe a parlé de son grand amour pour Olga dans sa famille car la petite fille de ce dernier vint en Israël dernièrement, s’intéressa vivement à la vie des Henkin, visita la maison de Giv’at Olga et reste en relation avec des Israéliens.

 

La maison d'Olga et de Yéhoshoua à Giv'at Olga.
Yéoshoua Henkin a rêvé de créer un village de vacances ainsi qu’une plantation d’agrumes (qu’il a nommé Hefsti-Ba) au sud de l’estuaire du nahal Hadéra, dans la baie de Benyamina, en plein cœur des sables blonds, près de la moshava de Hadera fondée en 1891.


En 1932, Henkin fonde la Compagnie des actions « trésor Eretz Israël Aïvri » (Société anonyme) pour pourvoir aux besoins agricoles et pour planifier la ville de vacances.


Dans un premier temps il projette le quartier des villas et un centre de soins : emploi thérapeutique du climat marin et de l’eau de mer se trouvant sur la plage de la baie de benyamina à l’Ouest du fleuve de Hadéra.


Henkin commence tout d’abord par construire sa propre maison sur la falaise de grès en 1936. Sa maison, de style international, est construite par l’ingénieur et architecte Yossi Ben Ora.


L’éloignement de cette maison, son emplacement au-dessus des autres maisons du futur quartier ont été conçu pour faire sentir aux pionniers que le niveau social de Henkin est très élévé mais aussi pour inciter les éventuels clients à acheter. Henkin a dédié cette maison à Olga, sa femme, mais malheureusement aucun des deux ne l’habitera. Olga décède en 1942 et Yéoshoua trois ans plus tard. Après des années d’abandon la maison a été restaurée par la « société du patrimoine », par la municipalité de Hadéra et la société de Fichmann.

 

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KIBBOUTZ MEZRA

 

Pini nous reçoit dans son kibboutz et c’est avec beaucoup de passion et d’amour qu’il a fondé le musée historique du kibboutz de Mezra qui a ouvert ses portes en 2002. Pendant 25 longues années il a amassé, récolté, demandé, reçu une quantité énorme d’objets qu’il a disposé dans plusieurs bâtiments et chaque ustensile lui rappelle une personne, un événement, une joie ou une catastrophe de la vie de son kibboutz.

C’est à travers tous ces objets et ses photos qu’il nous racontera pendant deux longues heures l’histoire de son kibboutz qui est aussi la sienne et dont  il est si fier.

Né en 1926 à Haïfa de parents polonais il arrivera très jeune dans ce kibboutz où il fondera deux familles, il divorcera une première fois et se remariera. Il a eu avec ses deux femmes 7 enfants, 14 petits enfants et à 72 ans  il a enfin réalisé un rêve celui d’avoir ouvert un musée pour transmettre aux enfants  l’histoire de son kibboutz et plus encore, l’histoire de son pays.

 

 
Le musée

-A l’entrée une photo montre un groupe de jeunes gens et de jeunes filles russes et polonais dans les années 1920-21. Ces jeunes se sont connus sur le bateau qui voguait vers le pays mais en y débarquant chacun alla de son côté car le plus urgent était de trouver du travail. Dès qu’une proposition leur était faite, ils n’avaient pas d’autre choix que de l’accepter ; Ainsi certains se retrouvèrent à Tsrifim et c’est de là qu’ils décidèrent de s’assembler et de créer une Hévrout Nisayon « une société d’expérience » dans le seul but de travailler la terre comme leurs ancêtres.

La photo n’a pas été prise pour la postérité mais tout simplement pour l’envoyer aux Juifs de l’étranger et les influencer à venir. Tout y fait penser, la tenue élégante de chacun, l’outil que chacun a dans les mains et qu’il met bien en valeur : marteau, pelle, pioche, faux, etc… et surtout tous ces  regards où on peut lire la fierté, la détermination, le sourire, l’espoir et la volonté.

Une partie d’entre eux ira travailler à Haïfa pour remplir la caisse du kibboutz et plus tard un groupe de jeunes gens du mouvement Shomer Atsaïr  (plus anciens au pays) se joindra à eux  pour fonder le kibboutz. En 1929 le kibboutz  comptera 70 membres.

 

 

-Une autre photo de groupe prise entre 1930-31 représente les 70 membres du kibboutz et a été prise dans le même but que la première. Elle a été envoyée aux Juifs d’Europe de l’Est pour les encourager à venir s’installer en Israël.

 

Les kibboutznikim avaient des terres et des entrepôts un peu plus loin que Mezra, à l’emplacement où se trouve aujourd’hui Kfar Barouh. C’est là que l’un d’eux Itsrak fut blessé et recherché par les Anglais qui voulaient l’arrêter. Il se cacha, puis organisa sa fuite vers l’Europe en laissant une femme enceinte, en changeant son identité et en refaisant faire son nez. Il y restera quelques bonnes années et prendra le nom de Nimrud lorsqu’il revendra au pays en tant que nouvel immigrant ; Il ouvrira une exploitation personnelle à Kfar Yédidya et se séparera de sa femme.

 

Ménahem Baden ouvrit un bureau de l’agence juive à Istanbul pour y recevoir les Juifs. De retour au pays, il s’installa à Mezra et devint le premier homme d’affaires pour le développement du pays, il ouvrit beaucoup d’usines de phosphates principalement celles de la mer morte et d’Eilat 

 

Les valises

Il y en a de toutes les tailles, de toutes les matières et de toutes les couleurs, selon le pays  et les moyens de chaque pionnier.

 

 
Le travail manuel

Hommes et femmes étaient toujours côte à côte pour tous les gros travaux du kibboutz ou de son environnement. Assèchements des marais, goudronnage des routes et constructions des bâtiments, ils ont tous participé au développement du pays.

 

La tente
Dès 1926 les pionniers dormirent dans des tentes et s’en contentaient tandis qu’un bâtiment construit en béton servait d’étable au rez  de chaussée tandis qu’au premier étage le foin était entassé dans les granges car pour les pionniers les animaux étaient bien plus important qu’eux ;  ils représentaient  leur gagne pain et leur avenir.

 

La chambre des enfants

Entre 1944 et 1946 les enfants s’amusaient avec des jouets fabriqués par les prisonniers  du Palmah qui avaient étaient emprisonnés à Latroun pendant trois mois par les Anglais. On trouve par exemple un collier fait à base de manches de brosses à dents en plastiques qui ont  été chauffés et  travaillés pour les mettre en forme d’anneaux puis enfilés après sur un fil pour former le collier, des poupées faites avec des chaussettes ou encore des objets en pailles.

 

En effet les membres du Palmah se trouvaient à Merza le  samedi 29-7-1946,   journée qui prit le nom de Shabbat noir. Les Anglais soupçonnaient les membres du kibboutz de cacher des soldats du Palmah et firent une descente ce jour là ; les tanks anglais arrivèrent avec les officiers devant l’entrée du kibboutz. Le Surveillant qui était à l’entrée du kibboutz  eut le temps de donner l’alarme à ses compatriotes dès qu’il vit arriver le convoi de soldats, il fit diversion pendant une bonne demi-heure et comme les Anglais étaient des gens bien élevés, ils prirent la patience d’écouter le surveillant qui essayait de gagner du temps. Quand ils rentrèrent au kibboutz une demie -heure plus tard ils ne trouvèrent aucune trace, rien qui pouvait laisser penser que les membres du Palmah organsinaient des opérations clandestines sur place, les pionniers avaient fait tout disparaître.

 

La cloche

La cloche est vraiment le symbole de tous les kibboutzim et on la retrouve dans chacun d’entre eux, Elle était vraiment indispensable car les membres du kibboutz étaient éparpillés toute la journée dans les champs ou dans le kibboutz et c’était alors le seul  moyen de les réunir  pour les repas ou bien plus important en cas de danger subit. Elle se trouvait toujours près de la salle à manger qu’on devrait plutôt appelée salle communautaire car c’était le centre de toutes les réunions des membres du kibboutz.

 

Les Juifs allemands

Beaucoup de Juifs vinrent du centre l’Europe entre 1936 et 1939. Ils s’installèrent dans le kibboutz et l’une d’elle, Natalia devint la puéricultrice de Mezra. C’était une grande femme sévère, très carrée, qui régissait sa vie à la lettre et sans aucune fantaisie. Elle faisait de grands pas réguliers lorsqu’elle se rendait d’un endroit à l’autre et les agriculteurs du kibboutz lui trouvèrent un nouvel emploi. En effet il manquait de matériel à cette époque et Natalia grâce à son pas régulier marcha le long des sillons et à chacune de ses enjambés on semait des graines de maïs ….

A la même époque des Juifs allemands arrivèrent avec des cadres qui contenaient toutes leurs affaires, n’ayant pas de logements en arrivant au kibboutz ils aménagèrent un réduit en logement et toute la famille y vivait.

 

Peretz Maï

Cet homme s’occupait de la culture des champs et  surtout de l’arrosage des plantations. Dans l’enceinte du kibboutz il a regroupé des tuyaux d’eau qu’il a utilisé pendant sa période professionnel. Il y en a cinq du plus petit au plus grand et du plus simple au plus beau, Maï prit alors le surnom Maïm = eau.

 

Le tsrif

La cabane du pionnier, c’était  le logement où se trouvait le minimum vital, un lit, une petite table, une chaise, une lampe à pétrole, un broc et une ou deux photos accrochées au mur car toutes les autres commodités se trouvaient dans la cour et en commun : Cuisine-wc-douches-etc…

Ce tsrif appartenait à Yéhouda Lévi qui était venu s’installer au kibboutz après avoir abandonné son usine où travaillaient 700 ouvriers. Dans le kibboutz il s’occupa du bétail et du poulailler. Yéhouda aimé beaucoup la musique classique alors le soir il organisait des concerts pour son public. Il convoquait les membres du kibboutz qui prenaient leur aise en s’installant sur le gazon face à sa cabane et avec patience et amour il remontait la manivelle de son gramophone, mettait un disque de 78 tours sur l’appareil et avec plein de délicatesse il posait l’aiguille grâce à laquelle le son de la musique montait en direction des pelouses du kibboutz. Yéhouda avait prit le surnom de Beethoven !

 

 

La Haganah

En 1942 la Haganah vint aussi entraîner des hommes dans le kibboutz ; ce jour là 10 personnes de Mezra furent convoquées pour apprendre à se servir des grenades, Enek l’un d’entre avait reçu une autre convocation pour un  entraînement à Merhavya ne sachant pas trop que faire, il  choisit de se rendre à l’entraînement de la Haganah dans son kibboutz. Il arriva en retard au cours car l’officier de la Haganah avait déjà enseigné aux pionniers comment dégoupiller une grenade. Lorsqu’Enek voulut s’entraîner au lieu de prendre une grenade déjà utilisée il  prit sans le vouloir une grenade neuve et en deux secondes il la dégoupilla et elle explosa. Le commandant se coucha de suite sur la grenade lorsqu’il se rendit compte de la catastrophe et mourut sur place.

Une autre personne mourut près de lui et sept autres furent blessés. Enek perdu ses deux mains et ses deux bras. Ces entraînements étaient top secret car ils se passaient sous le nez des Anglais et lorsque ces derniers entendirent la détonation  ils vinrent sur place vérifier ce qui se passait, il fallut leur racontait une histoire qui leur parut évidente. L’autre gros problème fut d’hospitaliser les blessés et d’enterrer les deux morts car le cimetière se trouvait en dehors du kibboutz, loin sur la colline et tout devait paraître normal. Ils y réussirent à forces de stratagèmes dont ils avaient l’habitude.

Enek continua à vivre dans son kibboutz avec deux prothèses que lui fabriqua un copain, il ne s’avoua pas vaincu et travailla toute sa vie sur un tracteur qu’il conduisait, seul dans les champs. Il fallait seulement le  lui démarrer et à l’aide de ses crochets qui remplaçaient ses mains il fit son travail journalier.

 

Les tracteurs

Une série de tracteurs du kibboutz sont présentés dans la cour, tous ceux qu’utilisèrent les membres du kibboutz compris celui d’Enek qui avait été spécialement aménagé pour lui. 

 

La lingerie

Elle contenait toutes les gardes robes des pionniers qui venait de plusieurs  pays différents, il en reste de beaux échantillons   Ex : Un chemisier brodé venant de Roumanie, des chemises faites en Russie, des robes brodées à la main par des Yéménites etc.…. Cette pièce servait aussi de salle de couture ; la machine à coudre Singer est toujours présente.

 

La blanchisserie

Tous les membres du kibboutz entreposaient tous leurs vêtements dans la blanchisserie, personne ne gardait rien chez lui, aussi chacun venait y donner son linge sale et en prenait du propre et bien repassé sans se poser la question s’il était à lui ou non, tout le linge appartenait à la communa et si l’entre d’entre eux avait envie de sortir un Shabbat, il prenait le vêtement le mieux adapté à sa taille et à son goût.

 

Le dispensaire

Il rappelle celui de tous les kibboutzim du pays, une petite pièce propre et blanche avec très peu de médicaments et les ustensiles de l’époque : Ventouses, ustensiles pour les lavements, pèse personne, petite armoire à pharmacie avec de la quinine, du soufre, la table de travail du médecin, etc…

 

Le Kol-Bo

L’entrepôt où se trouvait tout le matériel, tous les objets, tous les outils, tous les trésors que pouvez chercher un pionnier pour son travail ou pour ses besoins personnels

 

Le château d'eau : 1925

Ce fut la première construction en béton de Mezra.

 

 

 

 

 

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LES FEMMES DE LA DEUXIEME ALYA.

 

Tali notre guide la journée jouera le rôle de cinq femmes qui ont vécues au moment de la deuxième Alya et qui ont  été les premières femmes du pays qui se sont battues pour la liberté et l’égalité dans le but de vivre dans leur pays en tant que Juives et surtout en tant que femme ouvrière agricole. Grâce à elles un faible rayon d’espoir pour la liberté et l’égalité de la femme a vu le jour. Tali se mettra dans la peau de ces femmes en jouant leur rôle comme au théâtre et elle nous chantera, accompagnée de sa guitare, tout un répertoire de chansons qui correspondent exactement à la situation de chaque pionnier ou de chaque endroit de cette époque. Elle nous conduira dans trois lieux où ont vécu ces femmes : Sédjéra, Kinnereth et Déguannia et c’est sur place qu’elle nous fera revivre intensivement la vie des éclaireurs de l’Alya la plus dramatique, la plus riche en événements, la plus difficile au niveau des conditions climatiques, financières et  adaptations : La deuxième Alya.

 

Le premier chant que nous écouterons est le chant d’une rose, histoire d’une fleur jetée, délaissée, abandonnée, bousculée tout comme le peuple d’Israël avant la création du pays.

 

Première Alya : 1882

Influencés par un délégué de l’Agence Juive qui les a fait rêver en leur promettant monts et merveilles s’ils s’installaient en Israël  quelques pionniers de Roumanie arrivèrent en Eretz Israël pour y vivre, ils pensaient trouver le pays de lait et de miel dont parle la Bible. Le bateau accosta à Haiffa  et quelle fut leur mauvaise surprise de découvrir une ville sale, où une odeur nauséabonde planait sur la petite ville enfermée dans ses murailles, sans rues, sans trottoirs, sans jardins, une petite ville orientale qui ne ressemblait en rien à leur rêve et où les moutons paissaient dans des champs caillouteux sans verdure. Pourtant ces pionniers s’installeront au pays et commenceront  à planter du blé mais les résultats seront catastrophistes et c’est à cette  même période le baron Edmond de Rothschild entra en scène pour sauver la situation.

 

La deuxième Alya : 1904

Ce fut l’Alya la plus difficile mais aussi celle grâce à laquelle les fondements du pays ont été mis en place. Contrairement à la première Alya où  sont arrivées des familles entières avec parents, enfants, grands parents et parenté, la deuxième Alya n’était composée que des jeunes gens et jeunes filles, très jeunes puisqu’ils avaient entre 16 et 20 ans. Les pionniers de la première Alya étaient des personnes respectant les coutumes, les traditions, et même beaucoup plus, des personnes croyant en D. honorant les fêtes et les Shabbatot et qui étaient revenus sur la terre de leurs ancêtres pour vivre librement leur religion. Il n’en était pas de même des Juifs de la deuxième Alya qui venaient principalement d’Europe, la majorité de Russie et qui étaient complètement athées. Leur seule religion était le socialisme. Ils voulaient créer un pays libre, égal pour tous, en aucun cas s’attacher à un bien matériel et le posséder. Ils étaient si convaincus dans leurs idées que pour ne rien posséder, ils changeaient de lieu de travail continuellement.

 

Leur but était de créer un pays agricole, le retour à la terre, leur idée fixe, devenir des hommes qui tracent des sillons, sèment, et récoltent. Ils voulaient redonner au Juif l’image d’un homme fort, courageux, fier qui ne marche plus la tête baissée en attendant de recevoir tous les coups que lui infligèrent les nations jusque là. Un des premiers problèmes de ces éclaireurs a été de s’entendre avec les pionniers de la première Alya.

 

Lorsqu’ils arrivèrent chez eux pour travailler ils furent très mal acceptés car filles et garçons étaient mélangés, les tenues vestimentaires et les idées étaient contraires aux idées des Juifs religieux. Les Anciens engageaient de temps en temps des hommes musclés, nouveaux immigrants, car ils convenaient au travail des champs mais les femmes étaient systémiquement rejetées. Aussi bien dans la première que la deuxième Alya les femmes n’avaient aucun droit sinon celui de s’adonner aux travaux ménagers. Le problème était que les jeunes femmes de la deuxième Alya arrivaient au pays avec la conviction de travailler la terre, à l’égal des hommes, elles se sentaient capables de le faire mais très peu d’entre elles y arrivèrent.

 

Elles durent se battre contre tous les problèmes que les hommes rencontraient mais en plus contre ces derniers qui ne leur laissaient aucune liberté d’action. L’état d’esprit des hommes était si sectaire que l’un d’eux proposa d’épouser quatre femmes bédouines plutôt qu’une jeune fille juive car ces dernières étaient soumises aux hommes. Il alla jusqu’à demander la permission au rav Kook qui bien entendu la lui refusa.

 

Ils pensèrent également se marier avec des jeunes filles yéménites de la première Alya car au moins celles-ci étaient des filles de maisons non pas comme les pionnières de la deuxième Alya mais il n’en fut pas question car les parents de ces dernières refusaient.

 

 

 
Kaloariski Margaliot Haïm.

Né en 1868 en Pologne, il montera au pays en 1895 après avoir reçu son diplôme d’agronome.

 

Eclaireur, pionnier et militant dans l’implantation juive en Eretz Israël il se joindra au mouvement Hibat Tsion (l‘amant de Sion) Il fut le secrétaire du rassemblement Bné Moshé  Il enseigna à Mikvé Israël et entre 1899 et 1923 dirigea la société Ikaï  dont les activités étaient concentrées dans les implantations de Galilée. Margaliot  fonda les kibboutzim de Ayelet Ashahar, Kfar Giladi, Tel Haï, Ménahaïm, gan Yavnéel, Kfar Thabor, Déguannia, Afik, Beit Zéra, etc. Il a été l’employé de la mise en œuvre du travail hébraïque. Il soutint les membres du groupe Ashomer  ainsi que les relations entre les ouvriers Arabes et Juifs. Kaloarivski fut l’un des pionniers de l’organisation Brit Ashalom  parce qu’elle avait de nombreuses fonctions publiques : Dans la commission nationale, dans le bureau des sujets de cautionnements, dans la direction publique, etc.

 

Il décédera à Jérusalem en 1947 et un moshav de haute Galilée, sur les monts Nephtali porte son prénom.

 

Kaloariski se consacra à créer des moshavot en  Galilée et son but était d’en  fonder plusieurs les unes près des autres pour que les pionniers puissent  se libérer de l’emprise du Baron et de ses employés ; Il voulait les rendre indépendants en leur apprenant leur métier,  les rapprocher les uns des autres afin qu’ils puissent fonder des familles et une société. C’est la raison pour laquelle il achètera des terres à Sédjéra et fondera une école agricole.

Sédjera = arbre en arabe et Ilan = arbre en hébreu.

 

La collectivité de Sédjéra

La première communauté agricole du pays a été crée dans la ferme du nom de Sédjéra en 1907 par les membres de Bar Giora. Elle a été l’exemple de la première expérience du travail agricole collectif. La collectivité a due gérée la direction de la ferme Sédjéra qui avait à sa tête l’agronome Eliaho Kraozé (qui a été d’autres parts directeur de Mikvé Israël) et elle a préparée et travaillée les terres agricoles de cette ferme. L’expérience fut si réussie que l’année suivante les membres de la collectivité furent appelés à se déplacer  pour la surveillance des lieux et du travail agricole un peu partout dans le pays et de ce fait la collectivité fut dissoute.

 

Dans un restaurant  sur la route, près de l’entrée de Sédjéra, se trouve un Sépher Thora qui daterait de la première Alya -1878- Toujours dans ce restaurant Tali a entendu une histoire sur  la moshava qui n’est ni historique, ni certaine d’après laquelle les Juifs étant démunis d’argent aurait vendu des terres à des Arabes de la région et lorsque quelques années plus tard d’autres Juifs  sortis de l’armée voulurent racheter ces mêmes terres à leurs propriétaires, il leur fallu une somme astronomique pour les récupérer. Il n’y a pas de fumée sans feu et si les bruits courent sur cette histoire peut-être a-t-elle un fond de vérité ?

 

 
Mania Shohat.(Vilbochvitch)                                                  Sédjéra-Ilanya

Femme aux multiples activités dans l’organisation du Mouvement du Travail, de la sécurité et de la surveillance. Elle a été l’une des premières personnes à faire partie du groupe Ahsomer «les Surveillants». Née en Russie en 1880, elle a été active dans  le Mouvement Révolutionnaire des Ouvriers dans son pays. Elle a participé à la relation du massacre de Pilvé qui était à la tête de la police secrète.

 

Elle monte au pays en 1904 – deuxième Alya- et se joignit au bureau secret de Bar Giora. Elle se mariera avec Israël Shohat et sera très active dans le domaine de la sécurité, du travail ainsi que dans la vie politique. Elle a été l’une des pionnières de la première  ferme agricole en Eretz Israël : Le collectivisme idéologique. Elle fut exilée avec son mari par les Turcs. Revenue au pays elle se consacra  dans trois domaines : Public, sécurité et politique. En 1921, elle fut très active pour la défense des Juifs de Yaffo contre les agitateurs arabes qui firent couler beaucoup de sang. Après la dispersion des membres du Bataillon du Travail, elle ira s’installer à Kfar Giladi avec Israël Shohat. Pendant la dernière période de sa vie, elle a vécu à Tel Aviv où elle s’occupa intensivement des nouveaux immigrants. Elle disparut en 1961 et sa tombe se trouve dans la partie des Surveillants à Kfar Giladi.  

  

Petite femme très forte de caractère, mesurant à peine 1,50 mètre, Mania dès l’âge de 9 ans fut très déterminée. Elle commença à faire la quête dans la cour de son école pour aider les malheureux,  et elle avait déjà le sens de l’égalité et du socialisme. Plus tard ; elle organisera des manifestations qui la mèneront tout droit en prison, elle ne capitulera pas pour autant et avec l’aide de Zoubato, le gardien russe de la prison continuera ses activités. En sortant de prison elle fondera le parti travailliste mais son frère Nahoum qui vivait en Israël lui envoya un appel de détresse car il était malade et lui demandait de venir le soigner d’urgence. Sur 10 enfants que comprenait la famille de Mania plus que cinq étaient vivants, les autres avaient disparus ou  s’étaient suicidés et dès qu’elle entendit que Nahoum était très malade elle décida de se rendre en Israël sur le champ. En y arrivant,  son frère, en pleine santé, l’accueillit à bras ouverts. Il lui avoua qu’il n’avait trouvé que ce moyen pour la sauver des mains des Russes et la faire venir au pays. Montés sur des chevaux, Mania, son frère, Mendel Henkin et une autre femme qui deviendra son amie commencèrent à parcourir le pays pour le lui faire visiter. Ils arrivèrent jusqu’à Rishon Létsion puis dans la région de Yéhouda pour lui montrer toutes les implantations, le merveilleux travail des Juifs, l’importance du travail agricole et celui du socialisme.

Mania donnera tout son cœur et tout son âme pour le pays ; si petite de taille qu’elle était rien ni personne ne l’arrêtait, elle savait parler, elle avait le don d’obtenir tout ce qu’elle demandait, elle se battait avec toutes ses convictions et savait convaincre son public.

Le Baron de Rothschild finançait déjà depuis quelques bonnes années plusieurs implantations aux pays et il envoyait son personnel pour enseignait aux Juifs le travail de la terre

 

Mania décida d’aller le voir et se rendit à Paris où il l’a reçue. Elle lui expliqua que ses compatriotes étaient en dépression nerveuse à cause des Gens du Baron, que toutes les terres jusqu’à présent étaient dirigées par eux et que le travail en commun était impossible, elle lui demanda de l’argent pour que les Juifs puissent monter leur propre ferme, indépendante, créer enfin une ferme agricole israélienne. Les propos de Mania  durent être assez houleux car le Baron se mit dans une colère folle et lui répondit qu’il n’était pas un membre socialiste et qu’il n’était pas question qu’elle obtienne un shekel de sa part, mais toutefois pour ne pas la laisser partir les mains vides il lui promit des terres.

 

Une fois ses terres promises elle se rendit chez Max Nordau, bras droit d’Herzl pour lui soutirer de l’argent, ce dernier lui répondit qu’elle n’avait pas besoin d’argent mais d’un psychologue, malgré son soutien auprès d’Herzl et ses idées sionistes, le docteur psychiatre Nordau ne fut pas convaincu par les propos de Mania. Quelques temps après Mania rentra au pays et sans perdre courage se rendit chez Elihao Kraozé  qui lors de la deuxième Alya, gérait les terres de Sédjéra (Ilanïa) tout en dirigeant Mikvé Israël. Elle recommença  inlassablement ses discours toujours avec autant d’ardeur et enfin une porte s’ouvrit à elle. Kraozé lui proposa de suite 3000 ares de terres avec tout le matériel agricole, les semences et même toute son aide pour cette nouvelle entreprise à la seule condition qu’elle lui apporte de la main d’œuvre. 18 pionniers (12 hommes et 6 femmes) commencèrent à travailler la terre, ils travaillaient comme des forcenés du matin au soir, sans répit, sans compter leur temps et leur fatigue. La nuit ils se réunissaient pour chanter et danser autour d’un feu de camp. (1907) La première année de travail à Sédjera fut un grand succès car ils eurent un bénéfice de 4000 lirot ce qui était exceptionnel car toutes les autres fermes étaient en déficit. Mania s’occupa aussi de la comptabilité au sein de la ferme.

 

Mania avait 25 ans lorsqu’elle épousera Israël, elle était déjà  âgée pour l’époque car toutes ses compagnes n’avaient que 18 ou 19 ans. Elle eue plusieurs enfants mais elle en perdra aussi beaucoup.

 

Le problème de la surveillance était un grave problème car jusque là des Arabes gardait les environs et Mania décida d’en changer le système inefficace. Un soir elle vola le cheval du directeur de la ferme, Elihao Krauzé, le cacha et alla trouver le directeur en lui disant que des voleurs étaient venus et lui avaient volé son cheval.  Le directeur endormi et affolé chercha son cheval sans le trouver et l’idée de Mania germa dans la tête d’Eliao et il accepta enfin de créer un groupe de Surveillants Juifs. Grâce à elle s’est crée le  bataillon des surveillants : le Gdoud AShomer. Mania est la grand-mère de l’armée israélienne : T.s.a.h.a.l, car c’est en sa faveur que le groupe des Surveillants a été fondé qui  plus tard est devenu la Haganna  qui elle-même est devenue en 1948 T.s.a.h.a.l.

 

La vue que s’offre à nous de la vallée de Yanéel au Kinnereth, toute cette vallée verdoyante nous la devons en partie à Mania Shohat qui a fait une véritable révolution sioniste avec le travail agricole de la collectivité

 

Kfar Thabor

Rivka est l’une des jeunes filles qui était installée à Kfar Thabor, là où siégeait l’organisation des Surveillants : les Shomrim. Ils apprirent la venue du Baron en Israël ainsi que dans leur moshava de Kfar Thabor. Toute la communauté se prépara à recevoir le baron et Rivka fut déléguée pour  représentée le groupe de pionniers. C’est grâce aux soins de Margaliot que la moshava de Kfar Thabor à été fondée mais le baron demanda à la visiter et les membres de Kfar Thabor n’avaient rien à lui offrir alors Rivka, se présenta à lui, pieds nus, car elle n’avait pas de belles chaussures et luit dit : « Nous n’avons rien, nous sommes démunies de tout, la seule chose que nous avons à t’offrir est le temps que nous passons dans les champs, le travail que nous accomplissons et tout notre idéal pour ce pays, ceci est notre seul bien !

(Igal Alon a travaillé longtemps à Kfar Thabor)

 

 
Gan Yavnéel

Lorsque le Baron continua sa visite et arriva à Yavnéel il vit une moshava propre et entretenue à la perfection par les pionniers qui s’étaient investis pour cette visite mais à cause de cela le Baron Rothschild refusa de les aider en leur disant qu’ils n’en avaient aucun besoin.

 

Yéhoudit : Volontaire et guide à la ferme du Kinnereth nous reçoit pour nous parler de cette époque, époque où elle a vécue et travaillée. Née à Tel Aviv en 1926 elle arrive au Hatzer en 1957, à 31 ans. Elle nous montre ses mains avec lesquelles elle a tant travaillé la terre et elle en est fière, fière de ses mains, de son travail, fière du pays qu’elle a construit avec ses compatriotes. Aujourd’hui elle vit seule, s’occupe de son jardin, ne sort qu’avec une seule amie et très rarement et ses enfants et petits enfants viennent la voir de temps à autre. Yéhoudit sans avoir eu son bac a réussie à donner à son pays beaucoup plus que bien d’autres personnes munies de diplômes ne pourraient le faire à ce jour.

 

En l’espace de 10 ans, entre 1904 et 1914, la population est passée de 25.000 à 60.000 personnes. Les pionniers voulaient un nouveau monde, un monde d’égalité pour le peuple juif. Tous ces jeunes de 16 à 21 ans ne sont venus que par idéal abandonnant tout derrière eux, leur famille, leur travail, leurs amis, leur culture,  la société dans laquelle ils étaient né et ou ils avaient grandi. Yéhoudit nous monte une photo (ci-dessous) pour que nous puissions nous rendre compte de leurs conditions de vie en 1908, sur les rives du Kinnereth, pas d’ombre, seuls deux minuscules arbres sur la rive apparaissent, pas d’eau, personne aux environs, aucune implantation et une température de 41° à l’ombre. Leur devise était le travail, ils leur étaient interdit de pleurer, de s’épancher, de se monter faible. Yéhoudit nous dit que jusqu’à ce jour elle ne sait pas pleurer, elle a appris à ravaler ses sanglots et à surmonter ses souffrances. C’est la raison pour laquelle beaucoup de Juifs de la deuxième Alya se sont suicidés ou sont repartis vers d’autres horizons.

 

Le groupe de jeunes filles que nous voyons sur la deuxième photo (ci-dessous) sont toutes des pionnières arrivées en 1901, tout droit de Russie, très souvent sans accord de leurs parents, elles arrivaient ici avec leurs vêtements locaux qui n’étaient pas du tout adapter ni au climat ni au travail dans lequel elle croyaient s’investir, mais elle n’eurent guère le choix car il n’y avait RIEN au Kinnereth et elles durent tout accepter. Elles acceptèrent  les mauvaises conditions dans le seul but de devenir ouvrières agricoles, de travailler la terre, de semer, de récolter, d’être forte et fière de leur métier, mais, il y avait un mais, Ussishkin, travaillant pour l’idéal juif, refusa catégoriquement d’engager des femmes pour travailler la terre. Le seul travail de la femme, pour lui, était les travaux ménagers

 

 

Thia Liberzon.               Hatser Kinnereth

Thia, l’amie de Sarah Malkine devra faire la grève de la faim pendant un mois pour que ses parents acceptent qu’elle vienne au pays, sa mère capitule la première et influence son père qui se rend à l’évidence. Elle n’a que 15 ans mais elle est résolue à monter en Israël et  ils n’ont guère le choix que de la laisser partir dans les meilleures conditions possibles de l’époque.

 

Thia arriva toute jeune au Hatzer Kinnereth avec sa foi et son idéal de travailler la terre comme ses  ancêtres mais elle a oubliée qu’elle est une femme et à cette époque aucun homme n’essaiera de l’écouter ou de la comprendre pour qu’elle réalise son rêve. Elle trouvera compréhension auprès d’un pionnier qui accepte de lui enseigner comment semer à conditions de garder le secret et de le faire dans la plus grande discrétion  Elle aura beaucoup de difficultés à s’incorporer au groupe de pionniers et à y trouver sa place.

 

Thia entend qu’un nouveau projet se crée à Nahallal, elle désire s’y rendre mais elle est célibataire (le restera toute sa vie) et Nahallal ne comprend que des exploitations familiales d’où la difficulté de se faire accepter. Elle y arrivera pourtant, elle aura sa ferme et y travaillera, une toute petite ferme, isolée, mais elle devra l’abandonnée car son état de santé ne lui permet plus de travailler. Quand elle y reviendra un peu plus tard, guérie, sa ferme est abandonnée personne ne s’en n’est occupé et la quitte définitivement pour aller s’installer à Tel Aviv Elle trouvera du travail dans l’usine Tnouva pour laver des bouteilles mais elle refusera et se rendra à Jérusalem mais toutes les portes se ferment devant elle ; Elle est enterré à Déguannia près de son amie Sarah Malkin.

 

Sarah Malkin     Hatser Kinnereth

Après avoir assistée à une réunion sioniste dirigée par Elihao Feter, Sarah prend un billet pour Israël et s’envole vers le pays. Lorsque Sarah arrive en Israël elle est ébahie devant les noms des implantations du pays ; Pétah Tikva (la porte de l’espoir) Yéssod Amaala (selon une phrase biblique) tous ces noms font son admiration.

 

 

Partie de Russie à l’âge de 18 ans Sarah arrive en Israël avec la conviction de travailler la terre, d’être enfin l’ouvrière agricole tant rêvée. Le  retour à la terre, tout comme ses ancêtres, Abraham Isaac et Yaacov, mais en arrivant sur place ses illusions s’envolent car personne ne veut d’une femme pour travailler la terre, seules sont acceptées les femmes arabes qui font les durs travaux de la terre.

 A Pétah Tikva elle réussira à aller, le premier jour, à la cueillette dès 4 heures du matin et rentre ravie, le deuxième jour on la met dans un champ à désherber et elle travaille tant et de si bon cœur que qu’elle touche mène une prime pour son travail, mais le troisième jour un bébé meurt à Pétah Tikva et elle est obligée de quitter les lieux car les pionniers lui font entendre que c’est depuis son arrivée qu’il se passe des catastrophes dans l’implantation. Elle retourne au Hatzer Kinnereth. On lui propose de cuisiner et elle n’a pas d’autre choix que d’accepter mais Sarah ne sait pas cuisiner, elle n’a jamais mis les pieds dans une cuisine, en plus le nom de cuisine est un grand mot à la ferme car on la met devant quelques casseroles et des lentilles et elle doit composer un repas ! Seule avec ses lentilles Sarah doit essayer d’allumer un feu de bois car il n’y a pas de gazinière, puis elle doit descendre au Kinnereth chercher de l’eau et remonter jusqu’à la ferme avec seaux très lourds, et puis….  elle jette les lentilles sans les trier dans l’eau et laisse le tout sur le feu. Pleine de bonne volonté elle essaiera aussi de faire du pain mais sans aucune expérience le résultat sera catastrophique. Au moment du repas, les pionniers ont l’impossibilité de manger la soupe brûlée pleine de petites pierres ni le pain qui n’en ai pas, ils commencent à scander des phrases insupportables à l’intention de Sarah qui la font craquer. Après cette expérience elle ira s’installer à Zirhon Yaacov où se trouve le docteur Hillel Yaffé et travaillera à ses côtés. Là elle acquit une expérience agricole, sur les travaux ménagers et assistance au docteur.

 

La copine de Thia, Sarah se retrouve cuisinière tout simplement parce que c’est une femme. Elle se battra avec force et volonté malgré tous les handicaps qui se présenteront à elle, surtout à cause des pionniers qui refusent qu’une femme travaille la terre mais elle finira par être une très bonne ouvrière. Si les hommes reçoivent un salaire pour leur travail ce n’est pas encore le cas des femmes et aucune d’entre elles malgré le dur travail de la terre ne recevra de salaire. Sarah partira pour Déguania pour travailler mais elle attrapera la malaria  et elle sera transportée à l’hôpital Scotland  de Tibériade pour se faire soigner. Après un bref séjour là bas le docteur demande son transfert car l’hôpital est en travaux et quatre pionniers viennent pour la ramener au kibboutz. Sarah est seule, sans le sou, malade et les pionniers décident de l’aider  en lui donnant un peu d’argent. Mais Sarah est idéaliste et droite, elle refuse pour bien des raisons Comment prendre de l’argent à des membres du kibboutz qui ont travaillé à sa place, qui ont perdu du temps pour l’accompagner à l’hôpital et pour venir la chercher, cet argent ne lui revient pas et malgré ses besoins urgents matériels elle les refusera.

 

Docteur Hanna Maïzel

En 1911 : Hanna propose à 11 jeunes filles pleines de volonté de créer à la ferme de Kinnereth une étable où ne travailleraient que des femmes. Grâce à des dons de femmes américaines, elle réussit à ouvrir une étable et une pépinière et apprend à toute cette jeunesse l’entretien des vaches, le travail du jardinage mais aussi à être des femmes d’intérieur. La première du groupe à accepter sera la poétesse Rachel. Docteur en botanique Hanna créa au pays les premières pépinières, les fleurs ornementales, les plantations de légumes sur une grande surface et des bananeraies.

 
Myriam Ostrovsky.                Déguénia.

Arrivée à l’âge de seize ans et demie de Russie elle ne restera en Israël que deux ans  car son père l’appel au chevet de sa mère mourante. A son arrivée, la mère étant bien portante, son père la séquestre pour l’empêcher de repartir vers des horizons inconnus. La jeune fille réussit à s’évader, à voler vêtements et passeport et revient au pays. Elle va vivre quelques temps chez des bédouins où elle apprend la traite des vaches. Elle s’incorporera à un groupe de pionniers et épousera l’un d’eux Yosseph Baratz, celui-là même qui voulait  épouser les quatre femmes bédouines ! Elle aura un petit garçon Gid’on qu’elle emmènera partout aussi bien dans l’étable que dans les séminaires de Ben Shemen, école agricole, où elle restera 10 mois pour devenir professionnelle agricole. Cette femme réussira à élever ses sept enfants, à travailler dans l’étable de la ferme où elle est revenue vivre près de son mari et à étudier. Forte de caractère, elle réussit  à ne faire travailler que des femmes dans son étable et aucun homme n’y pénétra

Son mari Joseph Baratz a été le fondateur de l’organisation du bien être du soldat.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

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LE TRAIN DANS LA VALLEE.

 

Lorsque la Vallée n’était encore qu’une région aride et que les pionniers conduisaient des diligences, deux personnes seulement possédaient une automobile dans la région. C’était deux très belles voitures noires, conduites par Aaron Aronshon et les Templiers.
 
Le  premier train de la Vallée restera un mythe avec toute une série d’histoires folkloriques sur cette Vallée, un énorme rêve qui se réalisa avec la construction de ce train qui fut une révolution extraordinaire. Cette locomotive alimentée en bois, obligea les pionniers à construire des châteaux d’eau dans chaque gare, l’eau étant indispensable à la bonne marche des trains et beaucoup de forêts ont disparu à cause de la coupe des arbres. Beaucoup de choses ont été écrites sur les épopées du train de la Vallée entres autres le chant qui raconte que les voyageurs étaient obligés de pousser le train en bas d’une côte où qu’ils devaient aider à couper le bois pour alimenter  la locomotive.
 

Gesher

Les trois ponts frontaliers sont au même endroit. Il ne reste que des vestiges archéologiques du premier pont, le romain, vieux de 2.000 ans. Les Arabes l’appellent le « pont du rendez-vous » car il se situe à deux kilomètres au Nord de l’intersection des deux fleuves : Le Yarden et le Yarmouk. De là vient également le nom de Gesher qui veut dire «pont» en arabe.
 
Le deuxième pont a été  construit par les Turcs en 1905 pour la voie de chemin de fer qui menait de Haïfa à Damas.  A cette époque la ligne de chemin de fer passait par les kibboutzim Ashdot-Yaacov, Afikim, Beit Zéra, Tsémah, El Hamma (Hammat-Gader) pour arriver à Damas.  Elle faisait donc un crochet en Israël pour passer de nouveau en Jordanie. La ligne Haïfa-Damas a fonctionnée jusqu’en juillet 1946 époque où la Haganah a fait exploser le pont  « Un des onze ponts du 11-6-1947 ». Le train en direction du carrefour Tsémah a continué de rouler jusqu’en mars 1948. Le troisième pont est en béton a été construit par les Britanniques en 1924 et renforcé par les Irakiens. Il reliait la ville arabe de Beit-Shean à celle de Tibériade.
 
Au début de 1893 trois mois après la mise en route du train Yaffo-Jérusalem  ont débuté les travaux la voie ferrée  qui mènerait à la Mecque. A cette occasion ils  décidèrent  de faire une extension de voie vers Haïfa qui partit du carrefour Tsémah  en passant par la Vallée d’Izréel pour aider l’armée turque dans ses déplacements.  Les Turcs  n’étant   pas de grands  spécialistes en matière de voie ferroviaire firent appel à un spécialiste en la matière, un des hommes du Sultan qui voulait dominer sur toutes les terres de l’empire. Apparemment la construction de la voie ferrée fut de grande importance car plus de 10.000 soldats y travaillèrent dans le désert, sous le soleil aride et dans des conditions très difficiles.

Le train dans la Vallée .

La célèbre voie ferrée Ahijazit connue sous le nom de voie ferrée Hidjazit ou le train Hag  a été construite et à été mis en fonction au début du 20ème siècle entre Damas en Syrie et l’état de Hi’djaz en Arabie Saoudite. Le début des travaux commença en 1900 sous la direction du Sultan ottoman Abdoul Hamid II avec les conseils de spécialistes allemands. Le montant de ces travaux s’élevèrent à 16 millions de dollars qui ont été versé par le sultan turc et les souverains d’Egypte et d’Iran.
 

La ligne fut inaugurée le 1er septembre 1908, jour anniversaire de l'accession au trône du sultan. Malheureusement, pour respecter impérativement cette date, il fallut faire au plus vite et des tronçons de voies furent posés directement sur des remblais dans les lits de certains oueds. Bien qu'il fut présenté comme un chemin de fer religieux, destiné à faciliter le pèlerinage à la Mecque, sa véritable justification était plus probablement de renforcer l'emprise des Ottomans sur l'ensemble de la région et de favoriser les échanges commerciaux entre Damas et Médine. Le sultan qui été un amateur des trains assermentés décida de la construction du train pour plusieurs raisons et entres elles pour démontrer à son peuple qu’il représentait le  père spirituel des musulmans  qui devaient se rendre à la Mecque en pèlerinage. Il tint à renforcer l’empire car il était alors maitre du monde.  En fait, son but stratégique  était d’arriver  jusqu’à la ville de la Mecque mais il n’y arriva jamais, le train arriva de Damas jusqu’à Médina sur une longueur de 1300 kilomètres et il manqua 400 kilomètres pour finir la voie jusqu’à la Mecque.
Dès le début, le chemin de fer fut l'objet d'attaques par les tribus arabes voisines. Même si ces attaques ne réussirent jamais, les Turcs ne réussissaient pas à contrôler le terrain sur plus d'un ou deux kilomètres de part et d'autre de la voie. Certains tronçons furent posés sur des traversesmétalliques pour contrer les habitudes locales qui consistaient à se servir des traverses en bois pour alimenter les feux de camps. La ligne fut endommagée à plusieurs reprises au cours des combats de la Première Guerre mondiale, en particulier du fait des attaques des bandes arabes dirigées par Lawrence d'Arabie. Après l'éclatement de l'empire ottoman, le chemin de fer du Hedjaz ne fut jamais remis en exploitation au sud de la frontière entre la Jordanieet l'Arabie saoudite.
 
Deux parties de la ligne du Hedjaz fonctionnent toujours à l'heure actuelle, en Syrie et en Jordanie, et constituent d'ailleurs l'essentiel des chemins de fer jordaniens. Une ligne relie Damas à Amman, et l'autre les mines de phosphates de Ma'an au golfe d'Aqaba. En 2004, le terminus historique de la gare du Hedjaz à Damas fut fermé, et la ligne finit maintenant à la gare Qadam, dans la banlieue de Damas. En Arabie saoudite, des vestiges du chemin de fer, voie, bâtiments et matériel roulant, sont conservés comme attractions touristiques. Les trains détruits par Lawrence d'Arabie peuvent encore se voir.

                                                  

 

 

Le train turc

A  la fin du 19ème siècle début 20ème et jusqu’en 1916 des travaux importants  de voies  ferrées furent entamés  au Moyen Orient et spécialement en Eretz Israël. Les Anglais, les Français et principalement les Turcs sous les conseils des Allemands ouvrirent et frayèrent un chemin à la voie ferrée dans le désert  selon les inspirations des différents empires. Ainsi virent le jour les trains qui partaient de la méditerranée jusqu’aux  champs de pétrole irakien, de Da’ara en Syrie aux capitales libanaises et de Da’ara en direction de la Mecque et de Médina en Arabie Saoudite. En 1898 eut lieu l’inauguration du  premier train en Israël de Yaffo à Jérusalem, ensuite ils construisirent le train de la Vallée qui fait tant parlé de lui et celui d’Ahidjazit.  
 

 
 Un train supplémentaire partit d’Afula en direction de l’Egypte en passant par le Sinaï, Nitzanna et avec une gare à Kasaïma dans le Sinaï. En 1917, les Britanniques firent explosés et démantelèrent une grande partie ces ponts et ces voies ferrées et les Israéliens continuèrent ce travail pour le bon développement du pays.
 
Le pont turc était utilisé par les habitants de Beer Shéva qui habitaient dans les quartiers  sud de la ville  (newe névi anciennement Meshek Azar) à chaque inondation  c'est-à-dire presque chaque hiver. Afin d’améliorer le passage sur la voie ferrée, ils goudronnèrent  une route parallèle  qui rejoignit le pont turc qui fut utilisé jusqu’en 1964.
Les Turcs  avaient prévu d’utiliser la voie ferrée Beyrouth-Damas qui avait été construite par les Français  mais ils préférèrent construire une nouvelle voie ferrée de Dara’a qui est au sud de Horan jusqu’au carrefour Tsemah  et de là vers les Vallées du Jourdain et d’Izréel jusqu’à Haïfa sur une longueur de 162 kilomètres environ. Le premier train Haïfa-Damas a été mis en route en octobre 1905. La largeur des rails était comme celles des rails du train d’Ahidjazit c’est-à-dire plus étroit : 105cm. A cette époque cette voie de chemin de fer était considérée comme une des plus perfectionnées au niveau technologique.  Le directeur des travaux fut l’Allemand Maysner Pecha qui travailla avec sa propre équipe.

Cette voie de chemin de fer avait deux caractéristiques :

1)      Les gares les plus basses du monde comme la gare de Gesher Naharaïm dans la vallée du Jourdain.

2)      Malgré les légendes folkloriques  qui racontent la lenteur du train et son manque d’exactitude
 
Le train entre Afoula et Haïfa atteignait une vitesse maximale de 100Km à l’heure, exploit mondial  à cette époque, grâce à une locomotive aplatie sur laquelle avait été insérée un des moteurs d’avions allemands de la première guerre mondiale.
 

Le train britannique.

Au début de l’année 1916 l’armée  britannique  décida d’arrêter l’offensive contre les Allemands et les Turcs vers le canal de Suez et se concentra sur les travaux de la ligne ferroviaire  au nord de Tel Aviv. Ce travail comprit la construction d’une voie de deux lignes parallèles longeant la côte du Sinaï. Après la renonciation  de l’armée britannique de vouloir  conquérir  Gaza le général Allenby nouveau commandant décida d’ouvrir une brèche sur la face du flanc Est. Là vit le jour la voie ferrée Rafiah-Nahal Bsor (à côté du kibboutz Magen) qui a été rallongée plus tard jusqu’à Beer Shéva. Dans leurs précipitations les responsables de l’armée anglaise décidèrent de continuer la ligne principale le long de la côte jusqu’à Yaffo. De là ils continuèrent au Nord-Est vers Lod dans le but d’utiliser l’ébauche de la ligne  des Turcs vers Tulkarem. Dès lors Lod devint un carrefour de transports important jusqu’à ce jour. Tous les rails que construisirent les Britanniques avaient une largeur standard.
 

Carrefour Haamaquim :

Près de ce carrefour d’Haamaquim, sur le pont qui enjambe le nahal Kishon se trouvent encore les rails de la voie de chemin de fer. Le train qui partait de Haïfa s’arrêtait à cette gare appelait Tsomet Haamaquim et continuait vers les stations d’Elroï,  Kiryat Haroshet,  Kfar Yehoshoua, Afoula, Beit Shean, Tsomet Tsémah, etc.  De là, vient le chant d’Avi Tolédano sur les trains. On se trouve dans la région de Zabulon. Le carrefour s’appelle aussi Beit Djalami car à la période ottomane c’était le nom de la prison qui se trouvait à ce carrefour. En 1880, Oliphant pensa rattacher la Vallée au centre du pays, pour cela il voulut créer une voie de chemin de fer.
 

 
Les contraintes imminentes de la première guerre mondiale incitèrent les Turcs ottomans à construire le chemin de fer Héjaz, reliant  Haïfa à Damas. Au Nord, les Anglais commencèrent, en même temps, à construire le chemin de fer militaire du Sinaï, qui devait raccorder Haïfa à Quantara sur le canal de Suez.
 
-C’est en 1898 que vit le jour la première ligne de chemin de fer Yaffo-Jérusalem entre Haïfa  et le carrefour Haamaquim qui s’interrompit pour raison financière.
 

 
De son côté le Sultan turc construisit la voie de chemin de fer sur 1.400 kilomètres qui partit de Damas et qui lui permit d’envoyer ses soldats dans la Vallée. Cette construction durera huit ans

-C’est en 1905, que 164 kilomètres de rails virent le jour entre Haïfa et Tsomet Tsémah.

-C’est en 1930 que le port de Haïfa s’agrandit et que la centrale électrique vit le jour, à ce moment là l’importance du transport par le train prend tout son importance.
-C’est en 1915 que les Anglais coupèrent tous les arbres de la région (comme la forêt d’allonim qui se trouve près de la gare) pour pouvoir fournir le bois aux locomotives. Une loi ottomane sortit avec pour décret  que tout arbre est propriété de l’état et qu’il doit servir à alimenter les locomotives ; c’est ainsi que des 500 dounam de forêts environnantes tous les arbres ont été abattus. La quantité de dix tonnes de bois mensuelle était indispensable pour le bon fonctionnement du train.
 
En 1908, sur le pont où coule le nahal Kishon les rails ne font que 105 cm de large au lieu des 143 cm standard. En effet, il y a eu une erreur de calcul de la part des constructeurs et pour ne pas refaire tous les rails (ce qui aurait coûté très chère), les responsables ont préféré construire de nouvelles locomotives et de nouveaux wagons avec un écartement de roues adapté aux rails, dépenses très coûteuses tout de même.
 
Après la création du pays et les moyens de transports plus modernes, le train de la Vallée a disparu, les moshavim et les kibboutzim environnants se sont approprié les rails pour récupérer le fer. C’est pour cela qu’il ne reste que très peu de traces des rails de l’époque.
 
Près du musée du train à Haïfa, se trouve le mémorial d’un général arabe, (Abou El Amid II) qui  a fait construire la voie de  chemin de fer et en haut du monument se trouve le symbole des chemins de fer.
Eliézer Ben Yéhouda et Pinhas cherchèrent un nom hébreu à donner au mot train = rakevet. Il serait un dérivé des mots agala (charrette), gameret (braise), hameret (âne).
 

Quleques gares

Kiryat Haroshet :

Nous sommes face au village de Kiryat Haroshet et près du parc Kishon. Là se trouve encore une partie des rails et l’ancien bâtiment de la gare (mal entretenu) fondé en 1936 par des chrétiens polonais. Une locomotive de l’époque a été  reconstituée sur place (avec au-devant un triangle en barres de fer qui servait en Amérique à repousser les animaux qui se promener sur les voies) La vitesse des trains à cette époque ne dépassait pas les 20 kilomètres à l’heure.
Un plan d’eau dans le parc Kishon nous rappelle les marais qui envahissaient la région à la fin du siècle dernier. En 1950, un barrage a été construit sur ce nahal pour arroser les plantations de coton de la vallée ; Malheureusement, aujourd’hui encore, les eaux sont polluées à cause des égouts déversés et les poissons ont disparus depuis bien longtemps.
 

Elroï. (Nom kurdistan) C’est une implantation toute proche de Kiryat Haroshet où se trouvait aussi une gare. Elle a été fondée par des pionniers du Kurdisdan en 1930 qui avaient séjourné auparavant dans la ferme agricole de Sédjéra en Galilée occidentale. Ces pionniers réclamèrent bien longtemps des terres pour fonder leur propre implantation et après plusieurs manifestations, on leur proposa soit des forêts, soit des marais. Ils obtinrent donc les terres marécageuses non loin de là et fondèrent un village (Tel HaHayot), qu’ils abandonnèrent à cause des nombreuses difficultés.

Une reconstitution de wagonnets  avec ses employés se trouve également en gare d’Elroï.
 

                            

 
Kfar Yéhoshoua.
Khar Yéhoshoua a été fondé en 1927. Le kibboutz  a été bâti en forme de Y en souvenir de Yéhoshoua Henkin, prospecteur des terres de la vallée d’Izréel, qui a vécu ici et qui été un passionné d’histoire naturelle. Un petit musée à l’intérieur du kibboutz conserve ses travaux.
 

A l’entrée du kibboutz une rangée de bâtiments rappellent  l’ancienne gare et si les rails ont disparus, on retrouve bien ici son ambiance.

Kfar Yéhoshoua était une gare importante, c’est pour cette raison qu’en 1920 les Arabes s’installèrent dans le village tout proche de Tel El Sam’an.
 

La gare a plusieurs bâtiments :

a)      On ne connaît pas l’utilisation de la première maison.

b)      La grande maison. C’était celle du directeur de la gare qui habitait là avec sa famille. En général, les escaliers des maisons se trouvaient à l’extérieur mais ici, l’escalier est à l’intérieur car le chef de gare était musulman et on ne devait pas apercevoir sa femme.

c)      Les W.C. (Tous les toits des bâtiments étaient recouverts de tuiles de Marseille.)

d)      La tour d’eau. : L’emplacement des gares était toujours choisi par rapport au château d’eau  pour l’utilisation des locomotives à vapeur comme c’est le cas ici.

e)      Ce bâtiment renfermait les pompes.

f)        Le bâtiment est celui de l’employé qui posait les lignes.

Tout autour de cet ensemble, il fut crée des jardins avec de grands eucalyptus que nous voyons encore aujourd’hui.
 

Afula.

C’est en 1904 que la pose de la voie de chemin de fer entre Haiffa, le Tsomet Tsemah et son raccordement avec les rails d’Ahidjazit prit fin. La ligne avait 161 Kilomètres et comprenait 17 gares. Celle d’Afoula fut la plus grande d’entre elles avec des entrepôts de marchandises, deux puits,  un château d’eau, les bureaux de la direction, les guichets de vente, une salle d’attente pour les voyageurs, et des installations de matériaux préparés pour être mis en place.
 
Le deuxième étage était réservé au logement de fonction du directeur Betsalel Gordon et de sa famille.
En 1921  un central téléphonique vit le jour sous la direction de Mordéhaï Snéderman et il fut utilisé par les  membres de la Haganah pour surveiller les conversations entre les Arabes de Nazareth, Naplouse, Jénin, Beit Shéan, Haiffa et les forces britanniques de la région.
 

Le train prit le nom de Rakevet Amek (le train de la Vallée) et il eut une très grande importance dans le développement des Implantations juives de la vallée d’Izréel, de la vallée de Beit Shéan et de celle du Jourdain.

Le 3 mars 1948, la Haganah fit sauter le petit pont de la voie de chemin de fer pour  empêcher les sabotages à Afoula et le train s’arrêta de fonctionner définitivement.
L’immense superficie de cette place était très pratique pour le stockage et la répartition des arbres dont le bois servait à alimenter les locomotives.
 

 
Beer Shéva

Dans la gare de Beer Shéva se trouvait une locomotive turque. Le train du Néguev a été mis en oeuvre  par les Turcs pour essayer d’arriver au canal de Suez au moment de la première guerre mondiale. Beaucoup de trains n’arrivèrent pas à passer sur la voie et furent arrêtés  mais plus tard de jolis ponts furent construits et le train servit aux touristes qui voulaient traverser le désert.

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NAHALAL.
 

OFER, membre du moshav Nahallal, nous servira de guide aujourd’hui.

 

Tel Shimron.

Entouré de chênes sur son sommet, près du carrefour Nahalal, sur la route de Tiv’on-Nazareth et face au moshav Nahalal se trouve le site archéologique Tel Shimron. Sur une de ses pentes, le cimetière de Nahalal fait face à son moshav, et sur la gauche, un bosquet d’acacias malbina rappellent la savane africaine. Ce genre d’arbres se trouve dans la région  le plus au Nord de l’Afrique. On ne sait pourtant pas comment cette espèce se trouve en Israël, il est possible que les tribus bédouines africaines pourchassées, se soient sauvées vers Jérusalem en abandonnant derrière elles leur village où elles avaient planté ces arbres. Une autre supposition est celle d’oiseaux migrateurs qui auraient déposé là les graines des acacias.
 
Le Tel Shimron était une ville fortifiée aux temps des Cananéens,  c’est l’une des dizaines de villes que l’on retrouve dans le Livre  de Josué comme Megiddo, Taanah, Izréel, Yoknéan, ect…  villes situées sur les bords de la vallée d’Izréel. Le point commun entre ces villes était la fertilité des terres  de  cette vallée et chacune d’entre-elles étaient à l’extrémité de la route de la vallée qu’elles surveillaient.
 

 
Bien que le site n’ait jamais été fouillé, les représentations de Sakkarah en Egypte, prouvent la présence des Egyptiens à Tel Shimron ainsi qu’à Megiddo. Plus tard le roi de Babel fera mention du Tel Shimron. Après la destruction du deuxième Temple, le rav Ben Sissi s’installera sur les lieux. Les Arabes occuperont  le Tel près de la source Shimoni après avoir quitté leur village où ils avaient attrapé le typhus.
 
Le Tel Shimron porte aussi les noms de Tel Ahava et de Tel du roi Georges. Le nom du Tel Ahava vient du fait que les jeunes amoureux montaient là-haut pour s’isoler. Le nom de Tel du roi Georges vient de la visite de ce dernier au pays à l’époque du mandat britannique. Au cours d’une grande cérémonie, en présence des soldats britanniques et de la population locale, le roi Georges planta un cèdre. Cet arbre demanda une grande surveillance car les Bédouins ne rêvaient que de le déraciner. Malgré les gardes répétées des soldats britanniques et des Surveillants, même celle d’Alexandre Zaïd, les Arabes atteignirent leur but. L’arbre fut arraché mais le nom du Tel garde, aujourd’hui encore, le nom du roi Georges.
 
Du Tel Shimron, la vue s’étend sur les monts arrondis recouverts de la forêt naturelle d’Alonim-Shéfaram. Cette région a été abandonnée bien longtemps et c’est seulement ces dernières années qu’elle redevient prospère. En bas, deux implantations juives se sont installées entre deux villages allemands abandonnés, Willhdahim et Beit-Lehem Aglilit. Ces villages de Templiers étaient sur des terres  appartenant exclusivement aux Bédouins. A présent, avec l’opération des nouvelles implantations juives en Galilée, on peut avoir une vue d’ensemble et un changement total dans la démographie de la région. Sur toute la superficie  de ces terres abandonnées, la grande forêt de chênes Thabor a été plantée, elle s’étend du Tel Shimron jusqu’aux grottes de Beit Shéarim et à la frontière de Tiv’on. (Malheureusement elle a été endommagée pendant la première guerre mondiale). Du Tel on a une vue surprenante sur la partie centrale et Ouest de la vallée d’Izréel et sur le Carmel avec la tour de l’université, ainsi que Ramot Ménashé et une partie du centre de la basse Galilée.   
         
Le village druze d’Osséfya  était l’ancienne ville juive d’Housipyé, c’est là que s’est installé entre 1882 et 1887, Lawrence Oliphand, non juif,  précurseur du sionisme.
 
D’autres parts on voit le village de Timra fondé en 1947 avec ses 300 familles, Ifat fondé en 1852, puis Geat et Kfar Barouh avec son énorme réservoir d’eau artificiel de la vallée d’Izréel.
 

 
Lors de la création du moshav de Kfar Barouh des immigrants vinrent de plusieurs pays d’Europe centrale ; leur gros problème  a été la diversité des langues et leur incompréhension mutuelle. Sur l’autre versant de la colline s’étalent les terres achetées par Yéhoshoua Henkin en 1804.    
                 

C’est l’époque où les Turques interdisaient la vente de terres aux Juifs et que Henkin dut avoir recours à des stratagèmes. Il achèta les terres, qui à l’époque n’étaient  que des marais, à une famille égyptienne nommée Souhsouk. En 1821, Ussishkin et Ruppin se rendirent au congrès de Bâle et obtinrent un prêt pour l’achat de ces terres, soit 1.500 dounan pour la valeur de 300.000 lirot, payable par le K.K.L en 6 traites.

 

Alexandre Zaïd représente le symbole du Mouvement du Travail, de la Garde (Shomrim) et de la protection de la terre d’Israël.  Il fit partie de la deuxième Alya et participa à la fondation du mouvement Bar Giora en 1907, et Ashomer en 1909. Né en Sibérie en 1886, son père vivant à Vilna appartenait au mouvement Hovévéi Sion, il écrivit aussi des poèmes. Du temps du Tsar, le père fut exilé en Sibérie pour une durée de 25 ans. Il fonda alors sa famille. En 1904, Alexandre Zaïd, âgé de 17ans vint s’installer au pays. Lors de l’inauguration de sa maison toute la bonne société du pays y est invitée et l’écrivain Peer lui écrit un compliment dans lequel il est dit que sa maison est le foyer d’Israël. Zaïd représente le symbole national de la Haganah et de Nahalal. Alexandre fut tué de deux balles de revolver tirées par des  Bédouins le 10 juillet 1938. Son mémorial est le seul au pays représentant une forme humaine.
 

                    

 
Le train de la vallée a beaucoup fait parler de lui, on raconte beaucoup d’histoires à son sujet comme celle d’une personne qui voulait se suicidait. « Elle monta dans le train pour se jeter de la fenêtre mais il allait si lentement qu’elle mourut avant  de faim et de soif ! »  Une autre légende raconte qu’ils équipèrent le train d’un moteur d’avion pour qu’il puisse atteindre la vitesse de 100 Km/heure. Mais la forêt environnante de 500 dounan de chênes plantés grâce aux dons d’Alexandre Zaïd et ses 2.000 arbres ont été abattus et utilisés pour faire fonctionner les locomotives à vapeur.
 

Du Tel on descend vers Nahalal, le premier des Ychouvim à l’ouest de la vallée.

 

Le cimetière.

Tombe du rav Zaharya Cohen.

Ofer nous raconte que la population de Nahalal, Ashkénazes de Russie, était traditionaliste, elle demanda un rav pour sa communauté. Ils choisirent pourtant le rav Zaharya Cohen, Yéménite et sioniste,  qui se trouvait alors à Nes Tsiona. Le rav, bien que Sépharade organisa les prières au rythme ashkénaze pour les contenter. La vie était tellement dure à cette époque qu’il n’y avait qu’une seule alliance dans la communauté ; Les jeunes qui se mariaient se passaient la bague au doigt le jour de leurs noces puis la donnait au couple suivant qui devait se faire bénir ! Il en était de même pour les verres. Casser un verre en ce temps là était un gros sacrifice, le rav accepta que le marié casse une ampoule brûlée à la place. Ils questionnaient les mariés sur le nombre de bénédictions qu’ils voulaient, il ne les obligeait pas à écouter les sept ; ainsi était le rav Cohen qui disparu dans un accident d’auto avec Aviva Gefen, sœur de Moshé Dayan.

  

Tombe de Moshé Dayan.

Bien que Chef d’Etat Major, Moshé après avoir souffert d’un cancer, demanda à se faire enterrer en toute intimité, dans le cimetière de Nahalal. Moshé Waskit arriva en 1913 à Nahalal, il avait 6 ans et vint de  Déguénia. A 15 ans, il rentra dans les Shomrim grâce à son oncle et à 17 ans il se maria afin de procurer des papiers officiels à une amie. Il se remariera très vite avec Ruth et partira pour plusieurs mois à Oxford où il fera des études. De retour au pays, il rentra dans l’organisation des shomrim, son anglais lui servit auprès des britanniques qui occupaient le pays et avec lesquels il coopèra pour défendre les implantations. fut blessé à l’œil gauche par les troupes de Vichy.
 

 
40 membres du Palmah rejoignirent l’armée britannique pour participer à des opérations de sabotage lors de l’invasion anglaise en Syrie et au Liban. Dans cette opération, Moshé Dayan officier au service de l’armée britannique fut blessé et perdit un œil (1941). Beaucoup d’autres, qui formèrent le premier embryon de l’unité "arabe" du Palmah commandée alors par Ygal Allon, s’infiltrèrent au Liban et en Syrie.

 

Tombe d’Isaac Volcani et de sa femme.

Né à Lita en 1880, agronome et écrivain juif  à l’époque de la deuxième et troisième Alya, il arriva au pays en 1908, devint président d’Apoël Atsaïr et dirigeant des institutions sionistes. Il  fit des projets agricoles modernes  à réaliser en Israël en utilisant des méthodes scientifiques. Il fonda et diriga les fermes agricoles de Ben Shemen et Houlda, de 1908 à 1918. En 1921, il fonda également à Réhovot la station expérimentale agricole de la direction sioniste et, en 1942, toujours à Réhovot,  l’institut pour les études agricoles; dans la même période il ouvrit une faculté agricole qui porte son nom : Mahon Volcani. Issaac Volcani est membre de Nahalal en 1921.

Son fils, Benjamin, sera aussi un scientifique à l’institut Weizmann où il fera des recherches.

 

Tombe de Tsvi et Shoshana Bikowski.

Grands-parents d’Ofer, notre guide, ils font parti les fondateurs de Nahalal

 

Tombe de Yaacobi et de son fils (8ans)

Membre de Nahalal, le père et le fils seront victimes d’un attentat du Hamas qui leur lança une bombe dans leur propre maison en 1932. Le Hamas voulait anéantir toute l’implantation. La mère et la fille furent sauvées de cet attentat. Aujourd’hui, cette fille a eu un petit garçon qui fait partie de la troisième génération de Nahalal et qui a reprit le flambeau de son grand-père en s’occupant de son moshav.

 

Tombes des soldats dans la partie du cimetière militaire.

32 jeunes de Nahalal sont tombés pour le pays, le pourcentage est très grand car l’implantation compte au total cent familles.

 

L’implantation de Nahalal.

LIVRE DE JOSUE (Paragraphe 19- chapitre 15):

Le troisième lot échut aux enfants de Zabulon, selon leurs familles. …Plus, Kattat, Nahalal, Chimrôn, Yidéala et Beit-Lehem. Telle fut la possession des enfants de Zabulon et de leurs familles, comprenant ces villes avec leurs bourgades.

 

Elle a été fondée en 1920 à côté de la source Albitsé (Ein Sayafen). Un an plus tard les membres du moshav avaient déjà perdu leur statut de Moshav Ovedim, statut que conservent jusqu’à ce jour les moshavim du pays. Le nom de Nahalal est un nom biblique d’une ville de Cohanim, qui après plusieurs générations, s’est changé en nom de village arabe Maaloul, qui a été abandonné en 1948. Les vestiges de ce village sont encore visibles à 4 kilomètres à l’Est du Tel Shimron.

              

Eliézer lipa Yoffé, spécialiste en agriculture à l’époque de la deuxième Alya est l’initiateur de l’idée du moshav ovedim  et un des pionniers de Nahalal, la mère des moshavim. Né en Serbie en 1882, il applique des nouvelles méthodes agricoles et fonde un groupe prêt à travailler : Le jeune paysan.
 Il fait son Alya en 1910 et s’occupe du mouvement du travail, mouvement agricole avec lequel il propose une forme d’implantation nouvelle : le moshav ovedim.    
 

Il est le fondateur de la Hisdatrout agricole en Galilée en même temps  que voit le jour la société Tnouva qu’il dirige. Il disparaît en 1942.

 

KOFFMAN, architecte de Nahalal a construit l’implantation en forme d’ellipse. Ce sera le seul moshav du genre dans tout le pays bien que ce grand architecte ait fait ses preuves à Jérusalem, Haïfa  et dans plusieurs implantations. Ce grand cercle est partagé en 75 trapèzes de 100 dounan chacun, et il est réparti sur les 75 familles du moshav.
Au milieu, le centre communautaire avec tous les services indispensables. Le dispensaire, le secrétariat, les écoles maternelles, la maison de la culture, la tour d’eau, le silo et le jardin botanique qui contient 250 plantes recueillies dans tout le pays. Pour tous les employés de ces bureaux, les membres du moshav leur ont construit des maisons  en cercle, autour de centre communautaire. Une seule rue principale tourne autour du moshav de Nahalal, elle passe devant les maisons  des 75 familles qui s’y trouvent. Derrière les maisons, les poulaillers, les étables et plus loin les champs. Le seul et gros problème de cet ensemble est que le moshav est fermé sur lui-même ou plutôt sur les générations futures qui auraient voulu s’installer. Aucune nouvelle famille ne peut s’y ajouter et dans celles déjà existantes, un seul des enfants peut rester, les autres sont obligés d’aller vivre ailleurs. En conclusion, depuis 1921, le moshav est resté le même, avec les mêmes familles, le même nombre de personnes et le même travail. L’enfant qui reprend l’exploitation agricole doit s’occuper de ses parents, ce qui n’est pas facile car le conjoint doit accepter de vivre avec ses beaux-parents. Sept moshavim ont été mis en vente à Nahalal et ils ont été rachetés par des membres du moshav, aucun d’étranger  à ce jour  n’est rentré dans le noyau du moshav. Cent familles occupent le moshav de Nahalal,  dont 75 familles d’agriculteurs.
 

L’explication donnée par Ofer sur le sujet est simple. Si l’exploitation avait dû être partagée par tous les enfants d’une même famille à chaque génération, il ne resterait plus d’unicité du moshav aujourd’hui !

 

En 1935 les enfants de Nahalal décidèrent de fonder leur propre implantation et commencèrent à s’installer sur le Tel où on peut voir encore à ce jour deux baraques et un entrepôt d’armes. Ils disposèrent de 300 dounan et les parents étaient tous prêts à les aider. Trois ans plus tard, ces jeunes s’organisèrent pour créer un kibboutz et là les parents refusèrent et arrêtèrent de leur procurer leur aide. Les jeunes fondirent alors l’organisation Shimron et en 1936 partirent pour Hanita où leur kibboutz  vit le jour en 1938.

 

Alon Ben Barak, père de l’écrivain Meyer Shalev, membre du mouvement Poël Atstaïr, est un des membres fondateurs du moshav. Marié une première fois à Shoshana qui décéda de la malaria, il épousera en secondes noces, sa sœur Tonïa, dont il était amoureux au départ.

 

Après leurs installations les membres du moshav plantèrent des eucalyptus sur 360 dounan  pour assécher les marais et enrayer la malaria et au milieu de cette belle forêt fleurissaient des glaïeuls. Aujourd’hui, à part un petit bosquet d’eucalyptus, la forêt s’est transformée en champs de blé.

 

Yaacov Pinés sera le premier enseignant de l’école d’agriculture de Nahalal. Sa méthode éducative sera très appréciée, il formera ses élèves  non pas dans une classe mais selon les besoins  dans les étables ou  au clair de lune pour découvrir les étoiles.

 

En 1951, plusieurs immigrants d’Irak, d’Afrique du Nord et d’autres pays s’installèrent à Nahalal dans une maabara  (centre de transit) et apprirent l’hébreu à l’oulpan de l’implantation. Un malentendu se créa, les mots « ignorant et élimination » furent prononcés pour la simple raison que ces nouveaux immigrants étaient complètement différents. Les anciens avaient oublié que dans leur langue, ces nouveaux venus étaient peut-être très instruits !

 

L’école agricole de Nahalal porte le nom de Hanna Maïzel. Hanna fondit, en 1925, une école agricole pour les femmes, ici, à Nahalal sur 500 dounan. Maïmone l’aida à créer une deuxième école à Kinneret où 90 femmes étudièrent dont  Rachel, poète qui dédia un poème à Hanna. L’architecte qui construira ce premier bâtiment s’installa à Nahalal avec sa femme. Plus tard, en 1935, un deuxième bâtiment identique fut  construit, à l’entrée du moshav et la forme de ces deux bâtiments forme une porte d’entrée sur l’implantation. Hanna Senesh viendra, elle aussi, étudiait deux ans dans cette école, très solitaire elle écrira son premier chant en hébreu ici, en 1940.
 

Aujourd’hui, l’agence juive place des jeunes dans le cadre du projet Nahallé. Ces 2.500 jeunes, Juifs ou non, venus de tous les pays, étudient et travaillent sur place dans le but de rester au pays.

 

En 1936, les parents Karassi de Nahalal disparurent en laissant derrière eux cinq enfants, depuis a été fondé un centre qui s’occupe des orphelins de l’implantation.

 

A la demande de Ben Gourion, Nahalal ouvrira un des plus grands Slik du pays, on retrouve sa trace dans le livre de Meyer Shalev : Que la terre se souvienne.
La tour d’eau était approvisionnée par la source Shimoni qui se trouve sur le Tel Shimron. Du haut de la tour, des messages en morse étaient envoyés en cas de nécessité.
 
La tour d’eau, le silo à grains et la maison de la culture se trouvent au cœur  du grand cercle.

Dans les années 30 toutes les meilleures pièces de théâtre arrivaient à Nahalal, les acteurs se déplaçaient en grand nombre pour jouer leur pièce et ne repartaient que le lendemain. Quant à la salle de cinéma  elle était vide et chacun devait apportait sa chaise.

 

La famille Shulman, pionnière de nahalal a gardé, sur son terrain, le premier Tsrif où ils vécurent.

 

Les descendants de la famille Dayan logèrent au numéro 53, et au numéro 46 la famille Ben Barak.

 

Tsvi et Shoshana Bikovski, les pionniers de Nahalal implantèrent leur exploitation agricole en 1921.
 
Pnina et Hanoh Aviran, grands-parents d’Ofer, la deuxième génération au pays, développèrent et agrandirent l’exploitation. Ofer et Atsilit, troisième génération à Nahalal, continuent dans leurs voies. Ils travaillent la terre et veulent participer au projet des pionniers des moshav Ovedim, en première place en Israël. En travaillant sur son tracteur  il y a 3 ans, Ofer  découvrit un slik dans son hangar. Il l’a nettoyé et a demandé l’autorisation à l’armée de se procurer des armes de cette période (1937). Il les a obtenues et nous fait visiter son Slik en nous décrivant les armes une par une.   
                                                                                              

Ofer et sa femme nous invitent à déjeuner dans un ancien poulailler aménagé en salle à manger. Le repas végétarien est servi par les jeunes gens du projet Nahalé. Au mur plusieurs photos de l’époque comme celle de Balfour qui vient  au pays pour poser la première pierre de l’université hébraïque de Jérusalem en 1925. Une autre représente tous les enfants de Nahalal qui ont  tous 80 ans  aujourd’hui! Une photo datant de 1922 nous montrent les pionniers dans les tentes et pourtant habillés en costumes et cravatés lorsqu’ils reçurent des visiteurs de Pologne. Le document de l’autorisation du prêt de 735.000 lirot égyptiennes par le Kéren Ayessod est cloué au mur. Dans la pièce, divers objets de l’époque sont rassemblés « en coin musée » on y trouve une lampe à huile, un poste radio, des ustensiles de cuisine et quelques outils agricoles.

 

A l’époque, Nahalal avait son  service d’autobus avec son chauffeur  Ezra Yammaï, qui faisait la navette entre le moshav et Haïfa. Depuis 1960, Egged a repris le flambeau et leur chauffeur a été repris par la société.

 

Trois personnes de Nahalal ont été des députés à la Knesset.

Shaoul Moufaz vint visiter l’école de Nahalal.

Matmone-CohenYéhouda Lev, (1869-1939) enseignant et personnage public sera le fondateur du premier  Gymnasya juif du monde Herzlya, à Tel Aviv-Yaffo. Il transformera les paroles de l’hymne nationale que le poète Nahoun Imbert avait écrit.

 

 

 

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ATLIT            MAHANE AMAAPILIM                 LE GALINA

 

L’Association de la conservation des bâtiments  avec à sa tête Yossi Feildmann fut crée en 1970 après la destruction du Gymnasia de Tel Aviv. Aujourd’hui cette association a pour symbole la photo de ce gymnasia qui a été la première école hébraïque de Tel Aviv. Le bâtiment a été détruit sans autre forme de procès pour construire à sa place le Kolbo Shalom.

D’après les critères israéliens tout ce qui concerne l’histoire avant 1900 appartient à l’archéologique et à partir de cette date les sites sont considérés comme historiques mais non archéologiques. C’est donc grâce à cette association que le musée d’Atlit a été restauré et qu’ils ont  ouvert une salle où les visiteurs peuvent regarder un film qui retrace une partie de l’immigration clandestine et celle d’un bateau d’une contenance de 15 à 20 personnes et où ont été entassé 150 immigrants clandestins.

 

La société de la protection des bâtiments « Shimour Atarim » a accompli la plus impressionnante opération à ce jour avec le Galina.

Leur idée était d’acheter en Europe un bateau qui a servi à l’immigration clandestine dans les années qui ont précédé l’indépendance du pays, époque où les Britanniques qui occupaient le pays rejetaient les immigrants clandestins selon la loi du livre blanc.

Pendant plus de deux années, les services de Shimour Atarim et les marins de Pal Yam ont cherché sur Internet toutes sortes d’informations pour trouver un bateau d’immigration clandestine qui avait transporté des Juifs. D’un autre côté la marine nationale a organisé trois recherches dans la zone méditerranéenne pour essayer de trouver un de ces bateaux. Sur les 140 bateaux qu’ils ont trouvés aucun n’avait servi la cause des clandestins.

A Riga port de Lettonie d’URSS, une équipe de la centrale électrique de Hedera et un marin, technicien spécialisé en la matière ont trouvé et inspecté un bateau qui ressemblait le plus au projet en cours d’exécution. Le prix modeste les attira et après un accord qui dura trois mois le bateau arriva dans un port en Angleterre

 

Les problèmes commencèrent avec les Anglais qui ne donnèrent pas l’autorisation au Galina de naviguer car il était en mauvais état ; pour le mettre à flots il fallait trop de réparations, trop de temps, trop de démarches administratives alors ils décidèrent de le remorquer.
 
C’est une société roumaine, spécialisée en remorquage qui prit le bateau en charge pour le remorquer jusqu’à la centrale électrique de Hedera. 
 

Arrivé en Israël il a fallu chercher la plus grande grue qui existait sur les chantiers pour le Galina qui pèse 320 tonnes afin de le déplacer de Hedera à Atlit  et il fallut  plus d’une semaine pour la mettre en place dans le port.

Ensuite il y eut deux semaines de pourparlers très houleux entre le directeur de la centrale électrique qui est religieux et la police qui devait assurer le déplacement de ce bateau jusqu’à Atlit. La police proposait de le transporter un shabbat pour éviter les inconvénients de la circulation mais le directeur de la centrale resta sur ses positions et refusa que le bateau arrive un Shabbath à Atlit. Il eut gain de cause et le transport se fit de nuit.
 

Le Galina fut enfin calé sur 280 roues motrices pour assurer son transport de Hedera à Atlit, ils furent même obligés de goudronner un morceau de route car le camion qui transportait le bateau ne pouvait pas passer sur certaines routes, souvent la largeur de celle-ci  n’était pas suffisante et  les piliers d’électricité gênaient le passage du convoi. Les employés de la centrale durent couper le courant de la centrale qui fournit l’électricité à la population environnante pour éviter les accidents éventuels et alimenter la population de cette région par d’autres postes d'électricité de la région, travail de grande envergure.

150 employés ont travaillé au bon fonctionnement du transport du Galina. Cette opération, où se sont joint de nombreux volontaires, montre l’union du peuple juif, l’amour de leur pays, car ce bateau délabré devra servir à garder le souvenir d’une période bien difficile, celle de l’immigration clandestine. Tous ces gens de bonne volonté se sont dévoués pour que nos enfants, nos petits enfants, les nouveaux immigrants, les touristes puissent venir dans ce centre, écouter, apprendre, voir, s’émouvoir et se souvenir de l’histoire de notre peuple.

 

La première étape accomplie, ce bateau doit être rénové et transformé en bateau musée. Bien qu’il ne soit pas un des véritables bateaux d’immigration clandestine, il sera le messager historique entre la Choa et la création du pays. Les fonds nécessaires manquant les organisateurs sont à la recherche de dons.

Un autre projet en cours est celui de la création d’un musée dans un strif  (une cabane) qui retracera la vie des pionniers.

Le mémorial (GAL-ED) qui se trouve dans l’enceinte du musée a été offert par des Anglais qui n’ont eu pas eu leur conscience tranquille. Cette association de chrétiens est venue en Israël, à Atlit précisément et a  tenu à faire don d’un mémorial. Après concertation, il a été décidé de créer ce monument commémoratif dans l’enceinte dans ce musée. Les cérémonies officielles  se passent autour de ce mémorial.

 

 

 

 

 
 
 
 
 
 
 

           

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LA FERME DE HEFTSI-BA

 

Sur les terres sableuses de Hedera, la célèbre ferme agricole de Heftsi-ba a vu le jour au début du 20ème siècle. Elle est le symbole d’une réussite, celle qui a vue le jour dans une zone désertique, qui a fleurie entre les dunes de sable de la plaine du Nord, celle des restes de la forêt Aloné Athabor, d’anciens caroubiers, de vergers et de bosquets d’eucalyptus.

Olga Henkin, la femme de Yéoshoua Henkin  choisie le nom de la ferme selon un verset biblique, dans l’espoir qu’elle ne serait jamais ni abandonné, ni désertique selon les paroles du prophète Isaïe :

Tu ne seras plus nommée la délaissée et la terre ne s’appellera plus solitude ;  toi tu auras  nom  CELLE QUE J’AIME  et   ta terre se nommera l’épousée  parce qu tu seras la bien-aimée de l’Eternel, et parce que la terre connaîtra les épousailles.

 

 

Selon la prophétie d’Olga  l’implantation, à ses débuts,  prospéra  et se transforma pendant huit ans en un petit paradis  au cœur des vergers. Des maisons pour les ouvriers furent construites dans la rue principale avec une muraille protectrice que fermait un imposant portail.
 
Fin 1890, Yéoshoua Henkin commença des pourparlers pour acquérir 30.000 ares de terres à Hadera.  En hiver 1891, Henkin signa le contrat de l’achat de ces terres. Non seulement il acheta les terres mais en plus il en géra plusieurs parties, principalement à l’ouest de la région, là où il n’y avait que marais et dunes de sable.  En juillet 1906, Aarhon Eisenberg, un des pionniers de Réhovot, prit contact avec Henkin pour acquérir 500 ares au nom de la société Agouda Neti’im (Association des planteurs) dont il était le propriétaire. La première année, cette nouvelle propriété prit le nom de  Domaine de Césarée dans Heftsi-ba mais rapidement les gens abrégèrent  le nom et le désignèrent sous le nom de Hefsti-ba.
 
Sur les 500 premiers ares de terres, les membres de  l’association plantèrent des vergers. Eisenberg puisa de l’eau car la terre était fertile grâce à la proximité des sources d’eau du nahal Hedera.
 
Il fut décidé d’étendre les plantations.  Au début de la première guerre mondiale, en 1914, les membres de l’exploitation s’occupèrent des vergers, des champs d’amandiers, d’oliviers et d’eucalyptus. Le rendement de la production encouragea Eisenberg à construire à Heftsi-ba plusieurs sortes de modèles de pompes qui apporteraient à la génération contemporaine un modèle de pompes. Les besoins d’eau pour les vergers  et les plantations décidèrent les pionniers à mettre en place un système spécial  des pompes à Heftsi-ba.
 
La plus grande des pompes  à vapeur jamais vue en Eretz-Israël à cette époque fut installée sur les lieux  et pour la protéger ils l’installèrent à l’intérieur d’un grand local construit près du nahal à cette intention.
 
Nahoum Vilbowitch qui était responsable de l’arpentage des terres de Hadera  et ingénieur des eaux à Heftsi-ba  demanda d’utiliser les pompes à vapeur et non pas  le moteur de combustible existant pour profiter ainsi du carburant naturel des forêts d’eucalyptus environnantes. Jusqu’en 1908, les ouvriers qui travaillaient à Heftsi-ba arrivaient tous les matins de Hedera qui était à une distance de 2,5 Km.
 
A la même époque, des bâtiments de l’exploitation virent le jour ainsi qu’un bassin et un long bâtiment qui servait d’entrepôts pour le matériel et d’étable pour les bêtes qui travaillaient la terre. Seulement après la fin de ces travaux, la construction des maisons des ouvriers commença.  Le rêve d’Eisenberg était de créer, dans un premier temps, un village d’ouvriers qui serait indépendant de Hadera et dont il serait le seul responsable. 
 
La maison des ouvriers fut construite en pierre de calcaire et avait quatre pièces. Un mur l’entourée au Nord, à l’Est et à l’Ouest tandis qu’au Sud c’est le mur extérieur de la maison qui servait de rempart. La cour intérieure était carrée avec un enclos  sur le côté Nord, une étable et un entrepôt. A côté du portail ils bâtirent un bassin de deux mètres de diamètre. Eisenberg rêva d’agrandir la ferme pour construire des maisons pour les familles des membres de l’association des planteurs qui, dans le futur pourraient s’y installer.
 

 
En 1912, huit maisons virent le jour et aussi bien les familles de l’association que celles des ouvriers s’y installèrent. C’est ainsi que s’est fondée la première moshava organisée. Après l’inauguration des maisons, on comptait une trentaine d’ouvriers permanents et deux ans plus tard le nombre doubla. Les membres de la moshava eurent la bonne idée d’ouvrir une école pour les orphelins de Kichinev. Israël Blikind, le frère d’Olga Henkin a été l’instigateur de ce projet. L’association des planteurs refusa  de donner l’auberge aux orphelins et c’est Israël Blikind  qui fonda l’école à Shéféya près de Zihon Yaacov.
 
Avec la déclaration de la première guerre mondiale, les catastrophes tombèrent sur le domaine ainsi que dans toutes les propriétés d’Israël. 183 membres qui avaient prit un crédit pour dix ans auprès de l’association pour payer leurs dettes furent dans l’incapacité de les rembourser. Pour compléter la situation la ferme agricole de Heftsi-ba subit les atteintes de la guerre et celles de la nature : Invasion des sauterelles en 1915,  anéantissement de nombreuses plantations, baisse sensible de la monnaie turque, incorporation d’ouvriers dans l’armée turque, impôts élevés et enlèvements de bovins et du matériel réquisitionnés par l’armée. 
 
En 1919, la situation économique de la ferme agricole déclina et malheureusement elle ne réussit pas à surmonter la crise jusqu’en 1929, année où elle fut démantelée.  Avant que la ferme ne tombe à l’abandon  plusieurs essaies de sauvetage furent entrepris par la banque Afik (aujourd’hui banque Léoumi) qui demanda que tous les biens de l’association des planteurs passent dans leurs mains en compensation des dettes cumulées par l’association mais l’excédent restant dans les mains des planteurs.  Le directeur de Heftsi-ba élu à l’époque était Moshé Liovine. Peu de temps après la signature du compromis avec la banque, un groupe d’ouvriers qui avaient travaillaient dans les plantations arrivèrent pour renforcer la ferme.
 
La malaria et la banque les éloignèrent de la ferme vers la vallée d’Emek Izréel, et là, ils fondèrent le kibboutz Heftsi-ba existant encore à ce jour. La situation de la ferme Heftsi-ba se dégrada et malgré cela Eisenberg  chercha encore des solutions.
 

 
En 1922, il eut l’idée de partager 250 ares de ces terres cultivées et de les vendre soit à des sociétés, soit à des personnes privées dans l’espoir que ces ventes aideraient à la fondation de la nouvelle implantation sur le modèle d’une ville jardins ; mais que quelques planteurs isolés répondirent à cette  proposition. A la même période, Zelman Yaacobson devint le directeur de la plantation. En fait, c’est lui qui sauva le domaine mais pas les dettes et la banque Afik  prit la décision finale de vendre les biens de la ferme agricole pour se rembourser. Parmi les acheteurs se trouva la Société de préparation (à la terre) de l’Ychouv et Yéoshoua Henkin, un des directeurs de la société négocia et donna même son accord à la vente.
 
En 1932, Yéoshoua Henkin acheta des terres au nord de Kfar Saba pour créer la société Richesse israélite et juive pour l’agriculture (Kalmanya)  pour planter des vergers et son intention était toujours de s’inquiéter de la préparation des terres de l’implantation Hefsti-ba. En 1938, un projet de ville de villégiature fut tracé sur le bord de mer au nord de la chaîne crayeuse avec sur son sommet, la maison d’Olga et Yéoshoua Henkin dont les travaux avaient commencé dès 1932. Yéoshoua voulait cette maison pour que sa femme puisse admirer la mer. Le projet ne se réalisa pas, Olga n’habita jamais dans cette maison, Henkin disparut en 1945 et la Société du trésor se dissout en 1951.
 
Depuis les années 1930, le domaine de Hefsti-ba fut abandonné. De temps en temps des groupes de mouvements de Jeunesse occupèrent les lieux, des soldats de  la Haganah ou du Palmah s’entraînèrent sur place et des camps militaires s’installèrent jusqu’en 1947.
 
Une station expérimentale de ruches fut crée dans la maison du directeur de la ferme et dans le long bâtiment qui lui est  mitoyen mais il fut vite abandonné et la propriété fut de nouveau abandonnée. L’établissement des pompes à eau fut la seule chose qui fonctionna correctement dans la ferme. A la période où la banque Afik entra en action, il n’y a jamais eu d’autres forages  et à côté de pompes ils construisirent un troisième local où ils installèrent une pompe à spirales qui faisait la jonction avec  le moteur diesel.  Cette dernière pompe fonctionna jusqu’à la dernière minute et s’immobilisa dès que les vergers furent abandonnés.
Les arbres disparurent et les bâtiments  commencèrent à être démontés et les matières périssables disparurent. La maison des ouvriers et le portail en fer sont les seuls vestiges qui rappellent la ferme de Heftsi-ba.
 
En 1980, la Compagnie Electrique, qui occupe l’autre côté de la roue, se porta acquéreur de ces terres. Une partie de son projet était de fonder un site sur « le produit électrique » Dans le futur, elle voulait ouvrir un site  de développement du nom « L’auréole de Rabin »  dans lequel se trouverait un centre d’éducation technologique.
 
Ce centre serait à la disposition des employés pour l’avancement préparatoire de leurs études, un développement des ressources des hommes de la Société Electrique le centre servirait de tampon avec la communauté.
 

 
En 1998, des travaux de restauration et de conservation ont été entrepris en collaboration avec le « Société de conservation des bâtiments et des implantations » Les bâtiments historiques de la ferme agricole ont été restaurés et des tuiles neuves posées sur les toits pour soutenir les murs. Ce sont les pièces qui abritent les pompes qui ont demandé les plus grands travaux de rétablissements. C’est grâce aux recherches dans tout de pays de Ron Hadavti, de la  société de conservation des bâtiments, que des pompes de la même époque ont été transférées sur ce site. Ces trois pompes ont été remises en état de marche et sont exposées dans le bâtiment restauré. Elles retracent l’histoire des pompes à eau en Eretz Israël.
En 2003, la Société Electrique a commencé à regrouper toutes ses écoles dans l’ancienne ferme agricole de Hefsti-ba. La restauration des bâtiments des ouvriers, la transformation de tout le terrain proche du nahal Hadera, les bords des rives verdoyantes sont en travaux pour le bien-être du visiteur.

 

Les cormorans.

De grands cormorans arrivent précisément ici. Ils arrivent de l’Est d’Ukraine, au Nord de la mer noire pour passer l’hiver en paix, ici en Israël.  Plus de 2000 cormorans arrivent chaque hiver au pays, une partie dans la vallée de Houla et au nord du Kinnereth mais la plus grande partie séjournent justement là, près des rives du nahal Hadera, sur les terres de la ferme de Heftsi-ba.  Le grand cormoran vit dans la nature depuis presque 70 millions d’années, c’est un gibier d’eau qui se nourrit essentiellement de poissons. Il pèse environ 2 kilos et mange 300 grammes de poissons par jour.

 

Visite du musée.

1) Rue des ouvriers : Huit maisons face à face étaient occupées par les employés qui travaillaient dans la ferme Heftsi-ba.
2) La maison restaurée au point le plus haut du site  servit de maison d’été à l’un des directeurs du verger.
3) Au sommet de la colline se trouve une maison du nom de : Panorama. Cette maison plus grande que les autres est entourée d’une terrasse. Le directeur des travaux de la ferme l’occupait  avec sa famille.
4) L’entrée de la ferme : Le portail en pierre sculptée est d’origine et à l’intérieur du terrain se trouve la maison du directeur  général de la ferme. A ses côtés, un bassin coulé en béton. De là, on accède à la cour et aux premières maisons de la ferme. Au milieu de la ferme  d’autres bâtiments servaient de bureaux aux directeurs et d’entrepôts.
 
La haute maison sans toit de tuiles avec un grand balcon servit de bureau à la ferme et de salle à manger des ouvriers. Ces deux ensembles ont un style complètement différent, celui de gauche est de style oriental et celui de droite de style européen.  Mitoyen à eux, l’écurie et la grange sont de niveau plus bas et plus long avec des murs  de calcaire sans plâtre. Le long de la muraille ouest des bâtiments et des hangars ont été détruits ou ont disparus.
 

 
En sortant de la ferme et en se dirigeant vers le nahal Hedéra, à 50 mètres de la sortie, se trouve un aqueduc en calcaire qui servait à arroser les vergers. L’eau était puisée à partir du fleuve, comprimée dans un tuyau qui arrivait dans le bassin. De là, l’eau s’écoulait dans les aqueducs qui avaient des ouvertures régulières qui permettaient d’arroser les bases des arbres.
6) Les pompes : C’est une petite maison avec un toile de tuiles rouges où se trouvent trois pompes à eau différentes. La première, avec un moteur de force motrice puisait l’eau du nahal. La deuxième avec un moteur diesel  qui puisait également l’eau du fleuve et la troisième se trouvait au nord-ouest du bâtiment.

7) La maison des ouvriers : Elle se trouve au sud-est  de la ferme ; Huit maisons de style européen se faisant face à face se trouvait en le verger et les bosquets d’eucalyptus. Le toit oblique et les fenêtres fermées en fer forgées  sont  entourés de terrasses en bois épais.

Une des maisons a été transformée en petit musée où l’on retrouve l’ambiance d’antan.

 

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LA FAMILLE AARONSHON.

 

Efraïm Fishel et Malka  Aronshon  ont été parmi les familles des fondateurs qui se sont installés à Zihon Yaacov en 1882. Comme le reste de leurs amis, la famille Aronshon est venue de Russie où le père travaillait dans le commerce des céréales. Arrivés au pays ils sont tous devenus des paysans  et ont connu des déboires économiques.

Dans la famille Aronshon il y a eut six enfants : Quatre garçons - Aharon (1876), Tzvi (1880), Smouël (1887), Alexandre (1889), et deux filles Sarah (1890) et Rivka (1892).

Les enfants ont étudié à l’école publique de Zihon Yaacov où l’enseignement était en français.

 

Aharon  L’aîné, le plus doué, a été  envoyé en France par les soins du Baron de Rothschild afin de poursuivre des études agricoles. A son retour, il continuera des études scientifiques tout seul. Il organisera des voyages avec des chercheurs scientifiques du pays et du monde entier. Il a été reconnu au pays lorsqu’il a découvert  un type de blé sauvage  « la mère du blé » à coté de Rosh-Pina en 1906. (Cette découverte a son importance jusqu’à ce jour, parce qu’il a été utilisé des grains de blé sauvage pour les besoins de la technique génétique et l’amélioration des espèces différentes de blé.)

En 1915 Aharon a  aussi dirigé la guerre contre l’épidémie de sauterelles et fondit une station agricole  expérimentale à Atlit avec l’aide des juifs américains. Avec son frère Alexandre et Absalon Feinberg son meilleur ami, il a prit l’initiative de créer l’organisation N.i.l.i.  Elle a eut pour but d’aider les Anglais à combattre les Turcs. Lorsque les activités de « N.i.l.i. » ont cessé, Aharon a continué de s’occuper d’activités publiques et politiques avec, entre autres, la coopération de Haïm Weizmann. En 1919, en route pour la conférence de paix à Paris son avion est tombé sur le canal de la manche. Il était célibataire et mourut à 43 ans. Accident ou Sabotage ?

 

Aaron Aronshon

                                             
 
Les frères Tsvi et Shmouël.  Ils se sont mariés, ont crées des familles et ont des descendants un peu partout dans le pays.

 

Alescandre.  Le plus jeune des frères a fondé l’organisation des « Géd'onim » en octobre 1913. Il a été également partenaire avec Aharon dans le projet de la création de « N.i.l.i. » Il a été en Egypte en 1915 avec sa sœur Rivka afin d’essayer de persuader les Anglais de l’importance de l’aide des renseignements que pouvait leur apporter l’organisation  N.i.l.i. Il ne réussit guère dans son entreprise.
Alexandre et Rivka ont continué dans cette voie et ont été aux Etats-Unis. Ils y sont restés le temps de la guerre. Alexandre s’est engagé dans l’armée britannique en 1917 et il est le seul avec le général Allenby à rentrer au pays en 1917. Grâce à ses activités et sa contribution à l’époque, il a reçu un certificat d’honneur pour ses services. (D.S.O.) Des années plus tard, il s’est occupé des activités de l’Histadrout « Bnei Benyamin » et il est resté en contact avec les services de renseignements anglais jusqu’à la deuxième guerre mondiale.

Seul avec sa sœur Riva, il a conservé jusqu’au bout des rapports étroits avec la famille Aronshon et  l’organisation N.i.l.i. jusqu’au jour de sa mort en 1948.

 

Sarah.  Elle est née et a été trahie à Zihon-Yaacov. Elle a participé aux activités de la maison et s’est attelé à la tâche de leur survie (principalement après le décès de sa jeune mère en 1912).
Sarah a été fiancée à Abraham, un juif de Bulgarie. Elle s’est séparé de son peuple pour aller en Turquie (pour travailler) jusqu’à la fin de 1914. Nostalgique de la famille et de son pays, elle est revenue au pays un an après, juste au début de la période où né le projet N.i.l.i.

Sarah s’est jointe à N.i.l.i. et après sa mort Absalon a prit sa place comme dirigeant du groupe.

En octobre 1917, lorsque les Turcs découvrirent le réseau, Sarah a refusé d’aider ses amis et s’est enfuit, ainsi  elle a été arrêtée et emprisonnée. Quelques jours plus tard, juste avant sa mort, elle a prit toute la responsabilité de l’organisation sur elle.

 

Sarah

                                                        
Rivka. La plus jeune des sœurs a été la fiancée d’Absalon Finberg. Elle ne se mariera jamais après la mort de son ami. Après la guerre elle est revenue au pays dans la maison de son père. Il disparut en 1992 et elle a continué d’occuper la maison de ses parents qu’elle l’entretint avec rigueur. Elle a consacré sa vie à conserver le souvenir des siens et de l’organisation N.i.l.i. C’est alors qu’elle fit construire dans la cour  de la maison le bâtiment qui sert aujourd’hui de musée, de bibliothèque et d’archives.

Elle disparait en 1981 à l’âge de 90 ans.

Un garde rigoureux a prit la relève, il s’est s’installé dans la maison et n’a rien  changé surtout à la cuisine qui date de 1936. Tous les meubles et toute la vaisselle sont restés tel que la famille les a laissés jusqu’au jour d’aujourd’hui.

 

Abshalom Finberg. Fils de la famille des B.i.l.o.u.i.m., il est né en 1889 et on disait de lui « Il est né à Gedera, il a grandi à Hedera mais son cœur est à Zirhon » Il a aidé Aaron dans la station expérimentale d’Atlit et il est devenu le fils de la famille Aronshon.
Lors de son voyage vers le sud avec Joseph Lichansky pour trouver des nouveaux accords avec les Anglais, Absalon a été assassiné dans une embuscade de bédouins à coté d’El Arish le 20 juillet 1917. Ce n’est qu’après la guerre des six jours que les bédouins ont dévoilé aux Israéliens un emplacement qu’ils appellent « La bataille d’un juif ». On y découvrit les ossements d’Absalon à coté d’un dattier qui a poussé grâce aux dattes qu’il avait dans ses poches.

                                                            Abshalom et Rivka

 

 
Joseph Lichansky. Il est né en Ukraine et a grandi dans la moshava de Mettula. Il a été candidat au mouvement du Shomer mais il  le quitta parce qu’il ne fut pas inclus dans le groupe.

Dés qu’il a fait la connaissance d’Absalon Finberg il s’est joint au mouvement N.i.l.i. et il a attaché  son destin à cette association. Joseph est parti avec Absalon lors du voyage où ce dernier ne revint pas. Joseph qui a été blessé réussit à atteindre l’Egypte et  à fournir des renseignements aux Anglais à la place d’Absalon. En revenant d’Egypte il a dirigé l’organisation N.i.l.i. avec Sarah jusqu’au moment où les Turcs l’on arrêtée. Joseph  n’a pas été pris de suite mais errant et malheureux il a été  persécuté par eux et aussi par les membres du Mouvement des Shomerim. Il a été  finalement arrêté, emprisonné et pendu à Damas.

 

Rutman et Lichanshy

 

 
N.I.L.I.   Abréviation du paragraphe de la Thora en Hébreu dans :

« Samuel I - Chapitre XV - paragraphe 29 »

Le protecteur d’Israël n’est ni trompeur, ni versatile. C’est le nom choisi par le groupe de jeunes juifs avec à leurs têtes Aaron Aronshon et Absalon Finberg qui ont décidé au milieu de la première guerre mondiale (fin 1915) d’aider l’armée britannique à conquérir le pays d’Israël et de le libérer du joug des Turcs. L’organisation N.i.l.i. s’est occupé des services de renseignements et a fait passer en Egypte plusieurs de leurs membres pour rejoindre l’armée britannique. N.i.l.i. a fonctionné jusqu’en 1917.

 

L’organisation a cessé ses activités lorsque le général Allenby est rentré en Palestine. Il a conquit Gaza et a ouvert la route de Jérusalem en décembre 1917. De nombreuses personnes ont été contre l’organisation N.i.l.i. dans tout le pays en général et en particulier à Zihon Yaacov.  La population a eut peur des représailles des Turcs.
L’activité de N.i.l.i. s’est terminée d’une manière tragique en octobre 1917 lorsque les soldats turcs sont arrivés dans la moshava de Zihon Yaacov. Ils ont arrêté alors plusieurs personnes du village dont Sarah Aronshon, la fille de la famille.
Sarah s’est sentie coupable et après quelques jours de réflexion lorsque les Turcs ont décidé de les transférer à la prison de Nazareth, elle a choisie de se suicider.

Elle était chez elle et a demandé aux soldats turcs la permission de se laver et de se changer. Elle prit discrètement l’arme cachée par ses propres soins dans un pan de mur de la maison, s’est enfermé dans la salle de bains et s’est tiré une balle dans la tête. Elle est morte après quatre jours d’agonie.

 

La maison des parents.  Elle a été construite en 1884. Les meublent viennent d’Europe de l’Est et la vaisselle appartient aux parents qui l’ont transportée lors de leur alya. La famille a  acheté la majeure partie des objets en cuivre pendant les années ou ils ont vécu au pays.
 

 

 
La maison d'Aharon.  Aaron construit sa maison en 1896. Un artiste menuisier de Zihon Yaacov lui fabrique ses meubles et lui a même gravé des épis de blé dessus.

Les meubles de la chambre d’invités d’Aaron sont de style oriental. Il les a achetés à Damas. Ils sont travaillés à la main, on y voit une mosaïque monogramme de nacre consolidée par des menus morceaux de bois. Sur le montant de la porte des invités se trouve la cachette où Sarah a prit son arme.

 

LA SALLE DE BAINS.  La pièce où Sarah s’est suicidée. Les vêtements qu’elle a enlevés pour se changer sont encore accrochés. A côté de la salle de bains une trappe avec son tunnel qui conduisait directement dans des champs. Cette ouverture est aujourd’hui obstruée.

 

Musée N.I.L.I. et la maison de la famille Aharonshon.  Photographies de la famille Aronshon et des membres de l’organisation. Les cartes et les objets d’Aaron Aronshon. Une lette d’Aaron à sa sœur Sarah en octobre 1917. L’étui du revolver avec lequel Sarah se suicide. Plusieurs documents concernant l’organisation N.i.l.i. et les découvertes d’Aaron Aronshon.

 

Les archives.  On y toute toutes les lettres originales écrites entre les membres de la famille Aronshon, Joseph Lichansky et, Absalon Finberg  ainsi que les journaux intimes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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SEDJERA – ILANIA : PHILANTROPIE ŒUVRE NATIONALE
   

Notre tioul dans la base militaire mitoyenne à Sédjéra. Le K.K.L. a aménagé des tables et des bancs en bois pour que les familles des soldats puissent se réunir avec eux lors de leur visites, ce camp se trouve prés de la forêt Allonim, qui porte, en partie, le nom de Beit Keshet.

 

La ferme d’Ilanya a été fondée entre 1896 et 1897 par la société I.K.A.I (ASSOCIATION DE COLONISATION JUIVE EN PALESTINE). Hévra lé Ityachvout yehoudit bé Eretz Israël qui voulait créer un centre d’implantation juive en basse Galilée. Le but  de cette association était de transformer tous les nouveaux immigrants qui avaient toutes sortes de métiers manuels ou intellectuels en paysans.
 
 
Les moshavot  de Mezra, Yavnéel et Ménéhamya ont aussi été fondées par la société I.K.A.I. entre 1901 et 1903. Il leur été accordé 250 ares de terre.
Joseph Niégo, alors directeur de Mikvé Israël trouve, grâce à sa détermination un terrain de 18.000 ares sur lequel se trouve le village arabe de  Sédjéra et où la population arabe est moitié musulmane, moitié chrétienne. Ces terres appartenaient à un riche libanais, habitant à Beyrouth qui acceptent de les vendre à la société I.K.A.I. en 1899. Meyerson décida de fonder une ferme modèle pour la préparation agricole des nouveaux immigrants qui voulaient travailler la terre. Son projet était de cultiver  200.000 ares mais il ne réussit à s’occuper que 70.000 ares.
 
Une tour de garde à été construite par les dirigeants de la ferme en 1948, face au village de Sédjéra pour se protéger de ces derniers et plusieurs soldats de la brigade Carméli tomberont pour défendre cette place. Autour d’une grande cour des bâtiments  ont vu le jour, les pièces du bas servaient aux différents bureaux administratifs et les maîtres d’écoles, le directeur et une pharmacie occupaient l’étage.
 
Le 6 mai 1948 les Juifs prirent le village arabe de Sédjéra  et en juillet 1948 les soldats de la brigade de Golani conquirent le village de Loubia lors de l’opération Deguel (drapeau) grâce à laquelle toute la basse Galilée fut libérée.
 
Lors de l’achat des terres les Juifs acceptèrent de laisser les terres, les vergers et les maisons aux Arabes du village de Sédjéra pour qu’ils puissent continuer à vivre chez eux comme auparavant tout en continuant de travailler leurs terres pour s’en nourrir.
 
Ce même village a été construit sur les vestiges d’une synagogue qui date de la période de la Mishna et du Talmud.
David Haïm et ses coéquipiers décident de commencer par des plantations non irriguées de manière à récolter le plus vite possible les prémices de leurs travaux car ils n’ont ni le temps ni les possibilités de construire des canaux d’irrigations et d’attendre les trois années minimums selon la loi rabbinique avant de pouvoir cueillir et vendre leur production.
 
En 1900 la réussite économique de la ferme gérée par Haim Margalit est reconnue et à présent elle peut s’autogérer sans l’aide du Baron Hirsh. 60 pionniers arrivent de Sfat pour travailler au village suivis de nouveaux immigrants. Des personnes de Korakine (Russie) qui se convertirent au Judaïsme et deux groupes de Juifs du Kurdistan déjà installés au pays s’ajoutent à ce noyau. Quelques paysans demandent à quitter les lieux pour créer leur propre ferme et des accords furent établis entre eux et la direction de la ferme qui leur fournit le matériel contre un remboursement à longue échéance.
 
Ben Gourion décrira dans un de ses livres la vie à la ferme où il passa quelques temps sans trop y travailler.
A cette époque Elïao Krauzner dirige en parallèle la ferme modèle et Mikvé Israël. Grâce à sa personnalité et son ouverture d’esprit une foule d’idées prennent forme. Exemple : La collectivité, la première police juive avec l’équipe de Bar Giora, Ashomer, et les organisations « Bosquet » et « Berger ».  Krauzner encourage aussi l’intégration des jeunes ouvrières dans les travaux de gestion des champs et ainsi commence une longue lutte : celle de l’égalité de la femme. Bien des malheurs arriveront encore dans la moshava. D’abord la première guerre mondiale puis les sauterelles qui s’abattent sur les récoltes.
 
 
Un petit musée été ouvert dans l’une des salles de l’ancienne ferme avec une rétrospective des évènements depuis la création jusqu’à nos jours.

Le projet de Rafoul   : MAKAM « Centre de développement pour la population à problèmes » (Mercaz Kidoum lé ouclousyiot  Méyouhadot) Ce projet englobe tous les jeunes qui étaient refusés à l’armée pour différentes raisons ; Rafoul prit l’idée de David Ben Gourion car, déjà, à Sédjéra  les jeunes avaient une préparation de trois mois d’entraînement  avant d’être incorporé. Les jeunes immigrants, les jeunes nécessiteux, ceux d’une existence difficile en famille avaient une dernière chance de pouvoir échapper à leur destin et prendre un nouveau départ.  Ce projet, existant encore à ce jour, leur donne la possibilité d’apprendre un métier et de le faire tout en accomplissant leur service militaire. Le résultat est concluant puisque 70% de jeunes finissent l’armée normalement. Le projet Rafoul a été financé par le K.K.L. l’Association du Bien Etre du Soldat et la Société des Kibboutzim

 

LE BEIT AHAM.

C’est dans la salle de conférence du moshav qu’un guide nous regroupe pour nous parler de Joseph Weitz. Nouvel immigrant de Russie, il arrive à Déguénia (El Djouni) pour travailler la terre mais il attrape la malaria et il est transféré à Réhovot où il tombe amoureux de Rohama.  Il deviendra directeur des écoles agricoles de Pardess Hanna et Réhovot avant de le devenir à Ilanya en 1915. En 1917 il retournera à Réhovot pour diriger enfin le K.K.L. jusqu’en 1967.  Il fournira du travail aux Juifs dans les forêts de la région et sera tué la nuit des ponts au pont Arziv le 17 juin 1947
 

LA SOURCE DE SEDJERA

Autour du puits qui date de la période asmonéenne se trouve un grand terrain qui n’a pas été fouillé par les archéologues mais où se trouvent  les vestiges d’une synagogue, d’une presse d’huile et d’un pressoir prouvant l’implantation de Juifs à cette même période. Pour descendre à la source, les habitants avaient construit un escalier en pierre, profond de trois étages environ pour pouvoir remonter l’eau plus facilement avec l’aide des ânes. En descendant cet escalier, on peut différencier les différentes périodes de sa construction, de l’époque asmonéenne à l’époque ottomane en passant par les Romains et les Byzantins

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Le kibboutz Maoz Haïm vit le jour en 1937 grâce à la volonté de jeunes israéliens du mouvement Mahanot Olim qui en ont fait un grand jardin où poussent des légumes, du coton, de la vigne et des palmeraies.

Il se situe tout à fait à l’Est de la vallée de Beit Shéan, à 250 mètres au-dessous du niveau de la mer, près du pont Sheikh Hussein sur le Jourdain qui emprunte le passage qui fut sans doute celui de Gédéon poursuivant les Madianites :
 

JUGES - Chapitre VII  - paragraphe 22 -

Et les trois cents trompes continuant à sonner, Dieu les fit s’entre-tuer de leurs épées, dans tout le camp ; et cette armée s’enfuit jusqu’à Beth-Hachitta, vers Cerêa, et jusqu’à la lisière d’Abel-Mehola, près de Tabbat.
 

 
C’est encore dans les parages que la tradition situe la crémation de Shaül, lorsque les Israélites eurent dérobé son corps décapité au mur du temple de Beit Shéan où il était cloué, avant d’aller ensevelir ses restes au pied du mont Gil’ad.
 
Ce kibboutz est l’un des quatre kibboutzim avec Kfar Ruppin, Sde Elyao et Newe Eitan qui se sont montés en une nuit dans la région de Beit Shéan. Ce sont des implantations de la cinquième Alya appelées « Homa et Migdal» - Tour et enceintes -

 

Le kibboutz porte le nom de Haïm Strumann qui a vécu à Maoz Haïm et fut tué à Tira-Tsvi.

(Haïm Strumann a été  l’un des fondateurs du kibboutz Ein Harod et membre de la Haganah).
Les pionniers venant de Russie et de Pologne ont fondé le kibboutz et ont souffert de la malaria, du comportement de leurs voisins Bédouins et des Jordaniens qui refusaient même de leur vendre de la boue pour construire des maisons.
 
Aujourd’hui 500 personnes vivent au kibboutz, il se trouve dans la vallée du Jourdain, entre le Gilboa et le mont Gil’ad en Jordanie. C’est la région de Géon Hayarden sur la faille Syro-africaine. Les étés sont très chauds et très secs, les températures atteignent 50 degrés. Des milliards d’oiseaux migrateurs font la navette entre l’Europe et l’Afrique. Arrivés à cette hauteur, ils se laissent porter par les vagues de chaleur qui montent de la vallée et qui leur permet de voler sans efforts. Il y a quelques bonnes années  on trouvait dans la région infestée de marais, des tigres et des ours.
 
Dans les viviers, il y a trois sortes de poissons. La carpe, le mulet et le saint Pierre. Dans chaque vivier on puise 25 tonnes de poissons. Pour que les oiseaux n’en mangent pas trop ils tendent des câbles au-dessus des viviers pour les empêcher de plonger ou alors ils envoient des coups de feu à intervalles réguliers pour les effrayer ! Autour des viviers vivent beaucoup de hérons, de hérons des joncs, des Martins-pécheurs et des pélicans.

Un arbuste nommé Mallaouah (salé en hébreu) ou Arroche ne se trouve que dans cette région. Il donne des petits fruits que l’on peut déguster.

 

VISITE DE LA REGION.

 

Abshalom Yaacovi nous attend près du réfectoire du kibboutz pour nous faire découvrir pendant trois heures sa région. Agé de 82 ans, il vit dans son kibboutz et prend soin de SON musée archéologique qu’il a crée de toutes pièces. Il a fouillé tous les sites archéologiques environnants de la région et s’y est passionné. Il a obtenu l’autorisation des services archéologiques de conserver sa collection.
 
Lors de notre parcours dans les environs, il nous raconte comment il a découvert un ancien cimetière avec, à l’intérieur des tombes, toutes sortes d’ustensiles pour la nourriture et pour le maquillage. En effet, l’armée occupant plusieurs endroits stratégiques est venue  sur ces hauteurs et a commencé à creuser, piocher ou aplanir les terrains pour s’y installer. A chaque installation Abshalom était présent et chaque Tell fut pour lui une découverte archéologique.
 
Il nous raconte encore que pendant la guerre d’indépendance, les pionniers avaient installé là une position militaire et qu’il était de garde régulièrement. C’est à cette époque qu’il a découvert sur ce Tell, du nom de Tsofim, des vestiges ; c’est à cette période que sa passion pour l’archéologie a débuté.
 
Toute la région date de l’époque Chalcolithique en passant par celle de Bronze ancien jusqu’à l’époque byzantine. Le Jourdain a complètement changé son cours depuis quelques dizaines d’années. Il était beaucoup plus sinueux et sur une longueur d’un kilomètre en ligne droite aujourd’hui, il s’étalait à l’époque sur plusieurs kilomètres, contournant chaque Tell, passant par la Jordanie pour retrouver enfin son chemin vers la mer morte.
 
Abshalom connaît toute l’histoire des pionniers de la région et d’autres innombrables histoires qu’il a vécues. Il nous raconte celle des trois Cheikhs bédouins qui vivaient dans les parages ayant chacun leur autonomie et leur pouvoir qu’ils entendaient conserver. L’un d’eux, prit l’initiative de vendre aux pionniers des terres (Maoz Haïm d’aujourd’hui) pour une énorme somme d’argent et s’en alla avec sa tribu vivre un peu plus loin. Seulement cet acte de vente n’a pas plu aux chefs de deux autres tribus qui l’ont  cherché et trouvé pour enfin le tuer à Haïfa dès que l’occasion se présenta.
 

Notre guide nous conduit à travers des champs jusqu’à un sommet où nous dominons tout l’environnement. On aperçoit la nouvelle frontière avec la Jordanie à travers les barbelés où les voitures roulent sur le pont qui départage nos deux pays. Une immense photo du roi Hussein trône au milieu du passage frontalier.

 

LE MUSEE.

A l’intérieur du musée nous trouvons toutes sortes d’instruments, de bijoux, de poteries, de verrerie ou encore des chapiteaux ou vestiges datant de l’époque préhistorique jusqu’à l’époque ottomane. Un des objets exceptionnels est la jarre contenant un cadavre d’enfant et les ustensiles pour le nourrir à ses côtés. Quelques outils préhistoriques,  un reste de lampe en verre avec son support, quelques lampes à huile traditionnelles anciennes, de la vaisselle en terre cuite intacte, etc.

 

LES VESTIGES DE LA SYNAGOGUE.

Cette synagogue a été construite trois fois. La première  date de la fin du 3 ou 4ème  siècle (Période du Talmud et de la Mishna). Elle comprenait une grande salle carrée avec une entrée du côté gauche et une salle de prière centrale entièrement dallée. De chaque côté de cette salle quatre piliers séparaient le lieu de prière des allées latérales. Une mosaïque recouvrait entièrement le parterre de cette salle. Aucune représentation de signes du zodiaque ou d’animaux comme on en voit dans les synagogues de la même époque. Celle-ci comprenait des dessins géométriques, une grappe de raisin et une menora.
 

 
La deuxième synagogue date du 5ème siècle. Elle a été agrandie, apparemment à cause du nombre plus important de pratiquants. Il y avait une cour sur chacun des côtés du bâtiment et l’entrée du Temple donnait sur l’une d’elle. La salle de prière a aussi été agrandie et des modifications ont été faites au niveau de la mosaïque. Une abscisse a été construite pour donner de l’ampleur à cette deuxième synagogue.
 
La troisième synagogue date du 6ème siècle et garde le même aspect que la deuxième. Une entrée supplémentaire a été faite et une pièce a été rajoutée près de l’abscisse pour ranger les livres Saints. On y a découvert une cachette sous une partie de la mosaïque où de nombreuses pièces de monnaies étaient enveloppées dans un linge blanc. D’autres objets aussi y ont été découverts comme le reste d’une lampe à huile en verre avec son support en cuivre, un morceau de marbre  avec des inscriptions en hébreu, une lampe en argile non trouée dans le fond ou encore un morceau de pierre sculpté d’une partie de menora que l’on peut confondre avec une croix.
 
 
La surface de 60 ares qui entourent la synagogue est en attente de fouilles archéologiques.
Peter Viner est l’artiste attitré de son kibboutz  et son originalité est de transformer un champ agricole en œuvre d’art. Cet agriculteur a eu l’idée géniale, chaque année, au moment des moissons, de  garder un morceau de terre moissonnée sur laquelle il reproduit des dessins de toutes sortes, exemples le portrait de Bach ou celui de Verdi. Pour le jour de l’indépendance il crée à une échelle énorme un nouveau dessin symbolique dans un des champs du kibboutz. Pour cela, il confectionne son dessin avec des graines ou autres petits matériaux  afin de donner la forme définitive à son œuvre  à la surface d’un champ de son choix. Les photos de son ouvrage  terminé photographié d’un avion sont spectaculaires.
 
Assaf Lipchitz est le sculpteur du kibboutz. On retrouve une quantité de ses sculptures partout à Maoz Haïm et bien d’autres dans les environs L’une d’entre elles représente un corps sans visage, plié en deux et commémore le souvenir d’un jeune membre du kibboutz poignardé par un Arabe dans les environs.
 

 
D’autres sculptures se trouvent à l’entrée de Gané Houga, au Tsomet de Maoz-Haïm (oiseaux sur un reste de pont de la Jordanie), dans les champs de Kfar Ruppin (les femmes œuvres  pour la paix).
 

 

 

 

 

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lll
08/08/2011 21:29:24
levy lubecki liliane
08/08/2011 21:39:21

SUR LES PAS D’HERZL EN ISRAEL

Herzl à fait parler de lui dans de nombreux livres, de nombreux sites internet ou encore dans des quantités de journeaux mais sa visite en Eretz Israël il est impossible de l'ignorer !

 

 

 

 
Nous suivrons le chemin qu’a parcouru le visionnaire lors de son unique  voyage au pays.
Theodor Herzl, de son nom hébreu Benjamin Ze'ev (2 mai 1860 à Budapest - 3 juillet 1904 à Edlach), est un journaliste et écrivain juif hongrois d'expression allemande. Fondateur du mouvement sioniste au Congrès de Bâle en 1897, il est l'auteur de Der Judenstaat (L'État des juifs) en 1896 et fondateur du Fonds national juif pour l'achat de terres en Palestine. En 1897 le mouvement sioniste international est crée à Bâle sous l’impulsion de Théodore Herzl.
 
Herzl ne viendra que deux fois en Israël. La deuxième fois  le jour de son enterrement lorsque son cercueil sera ramené de Vienne pour être mis en terre au mont qui portera son nom « Herzl » lors d’une cérémonie nationale. Il recevra les honneurs de l’armée et des dizaines de milliers de Juifs dont beaucoup de rescapés des camps de la mort seront présents pour lui rendre hommage. On est en août 1949, quarante cinq ans après la mort du visionnaire prophétique. Avec l’enterrement d’Herzl et la création du nouvel Etat, le gouvernement décida de ramener au cimetière du mont Herzl tous les Juifs morts pour défendre le nouvel Etat. Des convois funéraires se succedérent le long du boulevard, des centaines de personnes étaient présentes, pour accompagner ces héros dans leur dernière demeure.   
  
 

 
Né à Budapest, Herzl y fait ses premières études. Quand il eut 18 ans la famille s’installa à Vienne et il y restera sa vie durant. La littérature le passionna, il écrivit des romans, des pièces de théâtre, des feuilletons pour les journaux. Sous le choc de « l’affaire Dreyfus »  il rédigea en 1896 un mince livre-programme qu’il intitule « l’Etat Juif » dans le but d’inciter les Juifs à fonder un pays, ce sera le seul livre qu’il signera du nom : Docteur Herzl.
Herzl a été marié et il a eut trois enfants, deux garçons et une fille. Sa femme malade mentale (mais non folle) a été  hospitalisée plusieurs fois. Sa fortune a aidé Herzl à mettre son projet à exécution. Deux de ses enfants se suicidèrent et le troisième se convertit. Herzl disparut à l’âge de 44 ans et la cause de sa mort n’est pas très bien connue. Certains pensent qu’il était malade du cœur, d’autres prétendent qu’il fréquentait des prostituées et qu’il aurait attrapé des maladies infectieuses Il a pu aussi mourir d’une super-activité.

Herzl  ne put demander de l’aide à François-Joseph, empereur d’Autriche, car il protégeait les Juifs de son pays qui vivaient en sécurité. Il en est de même pour les Juifs d’Angleterre qui vivaient sous le règne de la reine Victoria. Il se tourna donc vers Guillaume II, qui, après la mort prématuré de son père, se retrouva empereur très jeune et s’allia à la Turquie pour des raisons commerciales. L’empereur, anti sioniste par excellence, n'a été  pourtant pour Herzl que le seul biais à  prendre pour obtenir l’accord du Sultan ottoman Abdoul Hamid II, gouverneur de la Palestine à un accord sioniste avec lui contre une grosse somme d’argent.

 

 

La vie de Jaffa à cette époque.
(Rue Agymnasya Ayvrit, Yéhouda Lïeb Matmon Cohen et sa femme Fanny ont construit le Gymnase Hertzliya en novembre 1905 qui a disparu aujourd’hui. Il a été le premier lycée hébraïque du  pays. Les locaux seront occupés par les élèves qu’une seule année. Il prendra le nom de gymnase d’Herzliya en novembre 1915. Sur le mur d’un immeuble qui appartient à l’église maronite construite en 1905 une plaque commémorative a été placée pour les cinquante ans de ce lycée malgré qu’il fut détruit bien longtemps auparavant.  En 1918 le bureau juif occupa les locaux du deuxième  étage de cet immeuble. Là furent  prises toutes les décisions importantes du pays comme la création des moshavot de Kinneret et de Déguennia.)

Au numéro15 de la rue Raziel  on peut voir sur la façade de l’immeuble une inscription en hébreu et en français « Shalom al Israël » et la date de la construction : 1892. A l’intérieur de la plaque une étoile et un chevalier. C’est la maison d’Alexandre Hourad, un riche maronite qui était le dirigeant de la société maritime et celle des voyages Kook. Après sa mort l’immeuble deviendra la propriété de l’église maronite catholique.

 

Arrivée à Jaffa

Son premier et seul voyage en Israël se fera en octobre 1898, il durera une semaine. Il prendra l’orient Express qui le conduira à Constantinople puis le bateau jusqu’à Yaffo. Il est entouré de quatre personnages très importants dont un banquier, un architecte, un ingénieur et David Wolfshon un grand financier.  Il vient à la rencontre de Guillaume II. Lorsqu’il met le pied à terre, Herzl se blessera et tout le long de son séjour il boitera.
 
Sa première vision du pays est catastrophique car il ne connaît rien de l’Orient et il pensait y trouver quelque ressemblance avec l’Europe. L’automne très pénible puisque la température atteint 31°, sa jambe qui le fait énormément souffrir, la vue de la mosquée isolée au milieu des dunes de sable, la misère qui semble régnait tout autour de lui l’accable et le déçoit, est-ce bien là qu’il souhaite que les Juifs fondent un pays ? Il pensait que le développement que pourrait apporter son projet aiderait aussi les Arabes à travailler et qu’ils pourraient ainsi vivre en bonne entente avec les Juifs.
Le docteur Hillel Yafé accueille Herzl au port et le conduit à la porte de la ville pour y prendre une charrette qui le conduira à son rendez-vous avec Guillaume II. Mais là une désagréable surprise les attend car  il n’y a aucune charrette de disponible, elles ont toutes étaient réquisitionnées pour l’empereur et ses hommes.
Herzl, Hillel Yafé et ses compagnons se rendent à pieds un peu plus loin où un transporteur de l’agence Kook louait des voitures. Le long de ce trajet Herzl de plus en plus déçu, ne voit que du sable hormis les deux quartiers isolés Néwé-Tsédek (juif) et Anémya (arabe). Ici l’attend une autre déception ; aucune voiture ne se trouve à sa disposition, sauf une diligence où doit voyager Léa Mikrani Niégo avec son chauffeur Daabani.
 
Hillel Yaffé obtint de cette dame la permission de pouvoir voyager avec elle  jusqu’à Mikvé-Israël qui est à une demi-heure de route de Yaffo. Tout au long du parcours Herzl ne voit qu’un cimetière, une église et le village d'Aboukabir. Arrivé à Mikvé Israël une grande surprise l’attend. Il est accueilli avec grand branle-bas de combat, orchestre et ovation et il se vit dans l’obligation de visiter l'école agricole comme bien d'autres implantations : Rishon Le Tsion, Zihon-Yaacov ou Réhovot ce qui n’était pas du tout dans ses projets. De mercredi à jeudi Herzl visita les implantations et manqua son rendez-vous avec Guillaume II à Jérusalem!

 

Milkvé Israël

L’école agricole de Mikvé-Israël  était complètement isolée à cette époque.

L’idée  vient alors à Herzl d’attendre l’empereur près de cette école car Guillaume II était obligé de repasser par Mikvé-Israël, car c’était la seule route menant de Yaffo à Jérusalem.
Guillaume II arriva effectivement à 16 heures, sur son cheval blanc, suivie de sa suite. Guillaume II est né handicapé. Au moment de sa naissance, son épaule est restée coincée et elle ne sait jamais développée, elle est restée attenante au coté droit de son corps toute sa vie.
 

 

Herzl se précipita vers lui et lui tendit  la main, mais, l’empereur qui était  handicapé de la main droite doit se pencher énormément vers le roi des Juifs pour lui serrer la main. De là vient le mémorable souvenir du grand empereur d’Allemagne Guillaume II qui s’est incliné devant le roi des Juifs, surnom d’Herzl ! Il est vrai qu’à cette époque Herzl était  un héros, un symbole et si son histoire n’a duré que six ans on l’a toujours considéré comme le messie bien qu’il fut complètement athée.
 
Il n’a jamais été dans les projets d’Herzl de créer des implantations, d’assainir les marais ou de s’occuper d’immigration. Il ne voulait pas d’un pays religieux pas plus d’un pays avec une armée. Il ne voulait même pas une langue nationale, pensant tout simplement apporter celle de l’Europe. Seulement Herzl  voulait la reconnaissance politique d’un Etat pour les Juifs, pour cela il déborda d’activités dans trois directions : I) Trouver des assises financières - 2) intensifier les démarches auprès des grandes puissances pour obtenir une « chartre » une reconnaissance internationale pour la Palestine - 3) développer l’Organisation Sioniste, née du congrès de Bâle.

Pour commémorer un événement il y a toujours des photographes. Deux photos ont été prises lors de la rencontre officielle entre ces grands personnages à Mikvé Israël. Seulement la coïncidence a voulu que la première a été complètement noire et sur la deuxième on ne voyait pas Herzl parce-que l’empereur était trop incliné. L’importance de l’événement étant de taille les photographes ont été forcés de faire un montage ce qui fait que le cheval blanc de l’empereur se retrouve noire, que la porte de Mikvé Israël se trouve à la droite de la photo au lieu de se trouver sur la gauche, le pont qui se trouvait derrière change aussi de place, mais l’important est qu’aujourd’hui, dans nos archives, nous ayons une photo historique !

 

Jérusalem

Herzl prit le train pour se rendre à Jérusalem tandis que Guillaume II s’y rendit à cheval. Ils devaient s’y retrouver pour une  conférence officielle.

Le train emmenant Herzl à Jérusalem devait arriver à 16 heures mais il partit de Yaffo avec une heure de retard et par conséquent il arriva à Jérusalem à 17 heures. Seulement voilà, on était vendredi et en novembre, si bien que le Shabbat était rentré. Herzl bien que non religieux et assimilé avait une fonction gouvernementale à accomplir et il ne pouvait se permettre d’enfreindre les lois religieuses. Pourtant contrairement à son arrivée à Yaffo, une quantité de charrettes l'attendaient à la gare pour son service. Il les refusera et se rendit  à pieds, toujours en boitant jusqu’à l’hôtel malgré sa fatigue, la chaleur étouffante et le chemin plein d'embûches. A l’époque il ne vit que l’église écossaise et le caravansérail. Il arriva enfin à l’hôtel Kamenitz !
 

 
En 1898 la ligne de chemin de fer  Jérusalem-Yaffo étaitt l’unique voie de chemin de fer. Elle a été construite pour permettre aux pèlerins chrétiens arrivant à Yaffo de se rendre dans la ville Sainte. Plus tard Moshé Montéfiore et Yossef Navon agrandirent la ligne de chemin de fer mais les fonds manqueront et Navon fit appel au Français qui finirent de la construire.

(A l’entrée de Jérusalem se trouve la vallée aarazim, nom qui viendrait d’un village arabe nommé Arza, il y avait là une usine de savon. A côté de ce village deux autres villages arabes dont Lifta, pas très loin d’eux le seul quartier juif de l’époque Etz Haïm.)

 

De la  rue Emile Botta vers le quartier de la mamilla  fut la direction qu’Herzl  emprunta pour aller à la maison où il passa trois nuits.

Là une autre surprise l’attendait, ayant eu une heure de retard l’hôtelier donna les chambres à la suite de l’empereur. Lorsque l’hôtelier vit Herzl et ses compagnons il chercha une solution et libèra la salle de billard pour pouvoir les loger. C’est dans cette pièce que dormira celui qui veut créer un Etat Juif.  Cette salle sans aucun confort où la chaleur est intenable et avec une quantité de moustiques incroyable qui l’attaquèrent toute la nuit.  Le samedi, Herzl se promena autour de l’hôtel puis il ira au Cotel et comme depuis le début de son séjour il n’arrêta pas de se désoler.
 
De Jérusalem, il aurait voulu tout démolir, tout brûler (sauf les institutions religieuses) et tout reconstruire, en faire une ville neuve, moderne et occidentale, la ville lui parut trop pauvre, trop sale, trop orientale, pourtant il fut convaincu que Jérusalem doit appartenir aux Juifs. En tant qu’idéaliste il fut déçu de l’aspect que lui offrit la ville Sainte.  
 

Au numéro 18 de la rue Mamilla.

De retour à l’hôtel le samedi soir, les hommes de l’empereur réclamèrent la salle de billard.  Un sioniste, nommé Steren, proposa  alors à Herzl de le loger chez lui dans le quartier de la mamilla. Ce quartier était alors le premier quartier actif de la ville, on y trouvait des marchés et du travail. Herzl dormira trois jours chez Steren.
 

Malheureusement la maison a été démolie et un projet de constructions de magasins était en cours mais il a été arrêté pour manque de fonds. Il est toujours question que la maison ou a dormi Herzl soit reconstitué avec à l’intérieur les objets et photos souvenirs de ce dernier. Elle se trouvait près de l’église Sainte Vincent de Paul d’aujourd’hui.
 
A l’époque la tenue vestimentaire était très importante et malgré la chaleur suffocante et les conditions de vie pénible, en tant que dirigeant Herzl portait chapeau, gants, costume et cravate. Les détails vestimentaires avaient une si grande importance pour lui qu’il se vit acheter des gants blancs qui lui faisaient défaut. Ils les froissat de manière à ce qu’ils ne paraissent moins neufs et les enfila.

A l'angle de la rue Shaoul Adler et de la rue des prophètes, dans l’école actuelle O.R.T.

 
Le 2 novembre 1898 à 14 heures Herzl rencontra enfin Guillaume II pour discuter de la création de l’Etat Juif.  Théodore Hertz arriva au pays lors de la visite du Kaiser dans le but de le rencontrer et de lui présenter un programme pour la création d’un Etat juif dans le pays de nos ancêtres. Herzl et son accompagnateur vinrent au rendez-vous de Guillaume II dans son camp, (rue des prophètes). L’activité politique d’Herzl était consacrée à l’obtention d’une chartre pour l’immigration massive des juifs en Palestine. Son offre d’aide économique au sultan turc n’aboutit pas plus que la pression exercée en son nom par le Kaiser Guillaume II.
 
A l’emplacement de cette école O.R.T. d’aujourd’hui se trouvait donc le camp du Kaiser Guillaume II et de toute son escorte lors de sa visite en Terre Sainte ;  Là a eu lieu la rencontre historique entre Guillaume II et son ministre d’une part et, d’autre part, entre Herzl et son accompagnateur. Ces derniers sortirent très déçus de leur entretien dans lequel ils avaient mis toutes leurs espérances. L’empereur  se déroba aux propositions des Juifs sur l’accord du programme sioniste qu’Herzl présentait aux Turcs soit : L’encouragement d’une Aliya renforcée des Juifs en Israël et un établissement agricole sur ses terres.   
                                   
Guillaume II ne répondit ni oui, ni non.  Ainsi se termina l’entretien entre les deux hommes. Le rêve du Kaiser était d’avoir un empire allemand en orient et  Herzl rêvait d’un état pour les Juifs. 
 

Malgré toutes ces difficultés Herzl ne céda pas. Sur la route du retour, il s’arrêta à Motza et planta un arbre (un sapin) avant de retourner en France.

Herzl est né le jour où il est mort, il est né comme symbole juif, roi des Juifs et messie.
Le deux novembre 1917, 18 ans exactement après le rendez-vous d’Herzl et de Guillaume II a lieu la déclaration Balfour. Malgré sa défaite Herzl nous a donné la plus belle chose : SON COEUR. Des descendants d’Herzl vivent aujourd’hui au pays. C’est un neveu de ce grand homme qui trouve son nom dans le guide des records. Il arrive à lire une phrase à l’envers, c’est à dire en partant du dernier mot de la phrase pour arriver au premier

 

                                               

 

 

 

 

 

 

 

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Motsa est fondé en 1859 près de la source d'Eïn Motsa. C'est dans les jardins de la maison de repos Arza à Motza que Theodor Herzl en 1898 plante un cyprès, symboliquement déraciné par les habitants de Colonia, lors des émeutes de 1921.

C'est en 1874 que Motza est reconnue en tant qu'implantation, dont la population vit principalement d'agriculture et d'une fabrique de tuiles.

Lors des évènements de 1929, plusieurs habitants de Motza sont assassinés.

Lors de l'opération Nahshon et après la prise du Qastel (11/04/48), le village arabe de colonia fut conquis. 

 
               
 

Motza est une municipalité israélienne située sur la route reliant Tel-Aviv à Jérusalem, à 5 km à l'est de cette dernière. Elle surplombe le cours d'eau Nahal Shorek.

Motza est déjà mentionnée dans la Bible, comme ville appartenant à la tribu de Benjamin (Livre de Josué 18/26) Les villes de la tribu des fils de Benjamin, selon leurs familles, étaient: Jéricho, Beth Hogla, Émek Ketsits, Beth Araba, Tsemaraïm, Béthel, Avvim, Para, Ophra, Kephar Ammonaï, Ophni et Guéba; douze villes, et leurs villages. Gabaon, Rama, Beéroth, Mitspé, Kephira, Motsa,

Puis on retrouve son nom inscrit sur les anses de jarres découvertes à Jéricho et à Hamitzpa et datant de l'époque perse. L'emplacement de la ville biblique est situé au lieu dit de Hirbet Miza, compris aujourd'hui dans la municipalité de Mevasseret Tsion. Les vestiges de constructions datées de l'époque du bronze final ont été retrouvés dans la cour d'une habitation à Motza, et des tombeaux creusés dans la pierre et datant de l'époque de la dynastie de Judée sont visibles jusqu'à aujourd'hui sur la route menant à Mevasseret Tsion.

Mévaseret Tsion est le nom de trois communes regroupées qui dépendent de la ville de Jérusalem : 1) Mévaséret Jérusalem 2) Tsion alef 3) Tsion beit.
 
 
 

 

Après la destruction du Second Temple, les Romains créent sur les lieux un village destiné aux soldats libérés et le baptisent Colonia Emmaus, que Flavius Josèphe mentionne dans son livre "La Guerre des Juifs" (7/6) sous la forme de Colonia. Le nom fut gardé par le village arabe de Kalounia, dont les ruines sont visibles au Nord de Motza.

Motsa, certains y virent l'Emmaüs recherchée. Mais ayant été colonisé entre temps par d'anciens légionnaires après la première révolte juive et appelé Colonia (Qaloniya) et sa localisation ne se laissant plus identifier, les pèlerins médiévaux jetèrent leur dévolu sur les deux sites suivants qui étaient à la distance voulue (60 stades) de Jérusalem.

Lors des fouilles organisées par l'archéologue israélien Eisenberg, deux habitations ont été mises au jour datant de l'époque du Second Temple, semblables à celles retrouvées dans la vieille ville de Jérusalem.

Non loin de la source d'Eïn Motsa les ruines d'imposantes constructions décorées de mosaïques sont datées de l'époque byzantine. A l'époque médiévale, les Croisés édifient au même endroit une forteresse, comme de nombreuses autres sur la route de Jérusalem. A l'écart de la route actuelle menant à Motsa, il ne reste de la forteresse qu'une portion de muraille construite en pierres de taille et longue d'un mètre.

 

Le nom de la synagogue "ancienne" n'a pas vraiment de raison d'être. Il n'est pas question de voir de voir une synagogue qui a servit dans les temps plus reculés et le deuxième étage du bâtiment est des plus modernes. Ainsi commence l'histoire : Yéhouda Shépharadi du nom de Shlomo Yéheskel Yéhouda et son ami ashkénaze Yéline Lévin "le premier" 'le grand père de l'enseignant de Jérusalem bien connu du nom de Aza'a achetèrent un petit terrain dans le village arabe Colonia. David Yélin a un fils du nom de Yéhouda et son ami ashkénaze à une fille qui se prénomme Sarah. Le mariage est arrangé; un arrangement entre les parents. Une différence de classe existait alors au pays entre les ashkénazes qui se sentaient supérieur aux sépharades. Le père de la mariée Shlomo Yéheskel Yéhouda donna sa fille à deux conditions : Qu'elle ne se coupe pas les cheveux  et que le couple habite les deux premières années de leur mariage dans la famille Yéheskel pour que le mari apprenne l'hébreu et les coutumes sépharades

 
          
 

 L'ancienne synagogue

L'ancienne synagogue de Motsa se trouve sur un site archéologique de la période biblique et de la période du deuxième Temple. En 1871 on construisit un caravansérail à Motsa avec à l'intérieur des arcades pour soutenir le bâtiment qui aujourd'hui sert de synagogue. Cette auberge a été bâtie sur des vestiges présumés de l'époque des croisés. En 1905 un groupe de touristes arriva à Motsa et parmi eux le rav Benyamin Zeev Kraus, rav de Hongrie et demanda où était la synagogue. Il fut surprit d'entendre qu'il n'y en avait pas et il rassembla des fonds pour la construction d'une synagogue dans l'enceinte de l'auberge. Les Juifs de Motsa reçurent de cette communauté 3000 konot ce qui représentait une très belle somme d'argent. La synagogue fonctionna jusqu'aux émeutes de 1929 date à laquelle elle fut abandonnée pour longtemps. Puis avec le temps ce bâtiment fut incorporé dans le village arabe de Colonia.

En 1973 des fouilles archéologiques furent entamées et un village du nom de Colonia (colonie en latin) datant de l'époque romaine y fut découvert. Les Arabes qui ont occupés plus tard cet emplacement ont gardé le nom du village de la période romaine.

 
 
 
        
Aujourd'hui la synagogue n'a qu'un nombre réduit d'observants mais la salle du bas (le caravansérail ou auberge) sert de salle de fêtes. Le samedi, des prières ont lieu même si le nombre de participants y est peu nombreux, ils viennent de Ramat Motsa et Mévaséret Tsion.

 

Près de la synagogue se trouvent des vestiges des logements datant de la période du deuxième Temple avec des ornements différents et des fresques. D'autres vestiges dateraient de l'entrée des Bné Israël au pays. La source près de là est une des plus importantes sources de la région. C'est la raison pour laquelle on reconnait ce lieu comme le Motsa qui est rappelé dans le livre de Yéhoshoua, là où se trouve la frontière entre la tribu de Yéhouda et la tribu de Ménashé.

 

 

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Motsa est fondé en 1859 près de la source d'Eïn Motsa. C'est dans les jardins de la maison de repos Arza à Motza que Theodor Herzl en 1898 plante un cyprès, symboliquement déraciné par les habitants de Colonia, lors des émeutes de 1921.
C'est en 1874 que Motza est reconnue en tant qu'implantation, dont la population vit principalement d'agriculture et d'une fabrique de tuiles.
Lors des évènements de 1929, plusieurs habitants de Motza sont assassinés.
Lors de l'opération Nahshon et après la prise du Qastel (11/04/48), le village arabe de colonia fut conquis.


Situation du villlage
Motza est une municipalité israélienne située sur la route reliant Tel-Aviv à Jérusalem, à 5 km à l'est de cette dernière. Elle surplombe le cours d'eau Nahal Shorek.
Motza est déjà mentionnée dans la Bible, comme ville appartenant à la tribu de Benjamin (Livre de Josué 18/26) Les villes de la tribu des fils de Benjamin, selon leurs familles, étaient: Jéricho, Beth Hogla, Émek Ketsits, Beth Araba, Tsemaraïm, Béthel, Avvim, Para, Ophra, Kephar Ammonaï, Ophni et Guéba; douze villes, et leurs villages. Gabaon, Rama, Beéroth, Mitspé, Kephira, Motsa,
Puis on retrouve son nom inscrit sur les anses de jarres découvertes à Jéricho et à Hamitzpa et datant de l'époque perse. L'emplacement de la ville biblique est situé au lieu dit de Hirbet Miza, compris aujourd'hui dans la municipalité de Mevasseret Tsion. Les vestiges de constructions datées de l'époque du bronze final ont été retrouvés dans la cour d'une habitation à Motza, et des tombeaux creusés dans la pierre et datant de l'époque de la dynastie de Judée sont visibles jusqu'à aujourd'hui sur la route menant à Mevasseret Tsion.
Mévaseret Tsion est le nom de trois communes regroupées qui dépendent de la ville de Jérusalem : 1) Mévaséret Jérusalem 2) Tsion alef 3) Tsion beit.


Kalonia
Après la destruction du Second Temple, les Romains créent sur les lieux un village destiné aux soldats libérés et le baptisent Colonia Emmaus, que Flavius Josèphe mentionne dans son livre "La Guerre des Juifs" (7/6) sous la forme de Colonia. Le nom fut gardé par le village arabe de Kalounia, dont les ruines sont visibles au Nord de Motza.
Motsa, certains y virent l'Emmaüs recherchée. Mais ayant été colonisé entre temps par d'anciens légionnaires après la première révolte juive et appelé Colonia (Qaloniya) et sa localisation ne se laissant plus identifier, les pèlerins médiévaux jetèrent leur dévolu sur les deux sites suivants qui étaient à la distance voulue (60 stades) de Jérusalem.
Lors des fouilles organisées par l'archéologue israélien Eisenberg, deux habitations ont été mises au jour datant de l'époque du Second Temple, semblables à celles retrouvées dans la vieille ville de Jérusalem.
Non loin de la source d'Eïn Motsa les ruines d'imposantes constructions décorées de mosaïques sont datées de l'époque byzantine. A l'époque médiévale, les Croisés édifient au même endroit une forteresse, comme de nombreuses autres sur la route de Jérusalem. A l'écart de la route actuelle menant à Motsa, il ne reste de la forteresse qu'une portion de muraille construite en pierres de taille et longue d'un mètre.


L'ancienne synagogue
Le nom de la synagogue "ancienne" n'a pas vraiment de raison d'être. Il n'est pas question de voir de voir une synagogue qui a servit dans les temps plus reculés et le deuxième étage du bâtiment est des plus modernes. Ainsi commence l'histoire : Yéhouda Shépharadi du nom de Shlomo Yéheskel Yéhouda et son ami ashkénaze Yéline Lévin "le premier" 'le grand père de l'enseignant de Jérusalem bien connu du nom de Aza'a achetèrent un petit terrain dans le village arabe Colonia. David Yélin a un fils du nom de Yéhouda et son ami ashkénaze à une fille qui se prénomme Sarah. Le mariage est arrangé; un arrangement entre les parents. Une différence de classe existait alors au pays entre les ashkénazes qui se sentaient supérieur aux sépharades. Le père de la mariée Shlomo Yéheskel Yéhouda donna sa fille à deux conditions : Qu'elle ne se coupe pas les cheveux et que le couple habite les deux premières années de leur mariage dans la famille Yéheskel pour que le mari apprenne l'hébreu et les coutumes sépharades

L'ancienne synagogue
L'ancienne synagogue de Motsa se trouve sur un site archéologique de la période biblique et de la période du deuxième Temple. En 1871 on construisit un caravansérail à Motsa avec à l'intérieur des arcades pour soutenir le bâtiment qui aujourd'hui sert de synagogue. Cette auberge a été bâtie sur des vestiges présumés de l'époque des croisés. En 1905 un groupe de touristes arriva à Motsa et parmi eux le rav Benyamin Zeev Kraus, rav de Hongrie et demanda où était la synagogue. Il fut surprit d'entendre qu'il n'y en avait pas et il rassembla des fonds pour la construction d'une synagogue dans l'enceinte de l'auberge. Les Juifs de Motsa reçurent de cette communauté 3000 konot ce qui représentait une très belle somme d'argent. La synagogue fonctionna jusqu'aux émeutes de 1929 date à laquelle elle fut abandonnée pour longtemps. Puis avec le temps ce bâtiment fut incorporé dans le village arabe de Colonia.
En 1973 des fouilles archéologiques furent entamées et un village du nom de Colonia (colonie en latin) datant de l'époque romaine y fut découvert. Les Arabes qui ont occupés plus tard cet emplacement ont gardé le nom du village de la période romaine.

Aujourd'hui la synagogue n'a qu'un nombre réduit d'observants mais la salle du bas (le caravansérail ou auberge) sert de salle de fêtes. Le samedi, des prières ont lieu même si le nombre de participants y est peu nombreux, ils viennent de Ramat Motsa et Mévaséret Tsion.

Près de la synagogue se trouvent des vestiges des logements datant de la période du deuxième Temple avec des ornements différents et des fresques. D'autres vestiges dateraient de l'entrée des Bné Israël au pays. La source près de là est une des plus importantes sources de la région. C'est la raison pour laquelle on reconnait ce lieu comme le Motsa qui est rappelé dans le livre de Yéhoshoua, là où se trouve la frontière entre la tribu de Yéhouda et la tribu de Ménashé.


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Ce verger est non seulement le premier lieu historique des implantations mais aussi l’histoire des Juifs de la deuxième Alya qui y ont travaillés. Les visiteurs du site peuvent revenir au début du siècle dernier et vivre l'expérience des étapes impliquées dans la récolte d'agrumes, des soins appropriés de fruits et de conditionnement pour le marché.


L’histoire du verger

Le site de l’agrumiculture à Réhovot est à l’origine un verger qui a été planté par les soins du pionnier et éclaireur Zalman Minkov dès 1904 et il a été un centre primordial de l’agrumiculture de la ville qui était reconnue comme "ville des agrumes " en Israël. Zalman Milkov a été le porte-drapeau du travail juif et il fut l’exemple du premier ouvrier juif dans les moshavot. Le principe du travail juif a été conservé lorsque le verger est passé dans les mains de Moshé Tolkovsky après le décès tragique de Minkov, le jour de la naissance de sa fille Zalma. Sa femme, musicologue se retrouva sans moyens financiers et a été obligé de vendre le verger à Moshe Tolkovsky qui ensuite le passa dans à Smouël Gotthilef.

Dans la première moitié du 19ème siècle une branche de l’agrumiculture vit le jour au pays et le premier verger juif fut planté sur des terres à Yaffo. En 1876, un deuxième verger planté par des Juifs vit le jour à Mikvé Israël. A la même époque le baron Edmond de Rothschild commença à acheter des terres un peu partout dans tout le pays et examina en secret le potentiel du verger de Réhovot ; c’est grâce à celui-ci qu’il décida de planter des vergers dans les régions du Sharon, de Judée et de Samarie. Les vergers ont prospérés jusque dans les années 80, depuis la production a diminué et à leurs places sont apparus toutes sortes de logements.

Les ouvriers du verger
Les ouvriers qui travaillaient dans le verger habitaient Réhovot se rendaient tous les matins à leur travail. Les plus célèbres d’entre eux furent
-Joseph Aharonovitz (1899-1937) – Né en Pologne, il s’installa en Palestine en 1906. Il était écrivain et dirigeant du mouvement ouvrier. Il fut l’un des fondateurs du mouvement HaPoël HaTzaïr et publia leur revue hebdomadaire de 1908 à 1922. Il fut également le directeur de la Banque Ha’Poalim "la banque des ouvriers" entre 1923 et 1937. Aharonovitz était un membre très actif du mouvement ouvrier palestinien et de l’organisation sioniste. Il était marié à Déborah Baron.
- Rachel Bluwstein (1890 - 1931) était un poète lyrique des années sionistes, largement connu par son pseudonyme, Rachel.
Les pionniers du groupe des Shomerim (surveillants)
Moshe Smilansky Établi en Palestine en 1890, pionnier et sioniste actif, il milite en faveur de l'installation juive en Palestine et publie des récits (Haderah, 1930 ; Rehovot, 1950 ; Pages de l'histoire du Yichouv, 1959) inspirés par l'histoire des pionniers en Israël. Fervent partisan du rapprochement des communautés juive et arabe de Palestine, il aborde un genre nouveau en publiant (sous le pseudonyme du Hawadja Moussa) des nouvelles sur la vie des Arabes du pays, écrites dans un style vivant et coloré et rassemblées dans le recueil Tribus arabes (1964).
Sa piscine d'irrigation belle servi d'inspiration pour un court récit de S. Yizhar, qui a écrit que «quiconque n'est pas familier avec l'expérience de nager dans une piscine claire, l'après-midi d'une journée claire, avec tout ce vert et le bleu tout autour, vous ne pouvez pas expliquer quelque chose pour lui. " « La baignade dans la piscine »

La restauration
En 1977 le rétablissement et la restauration du verger de Zalman Minkov ont commencé et aujourd’hui c’est un musée actif sur l’histoire de l’agrumiculture. Les frais de restaurations ont été entrepris par la mairie de Réhovot, par la Société de conservation des Bâtiments et par Monsieur Francis Minkov, descendant de la famille Minkov.
Un mur d’enceinte entoure la cour de ce verger restauré avec, à l’intérieur, un bâtiment où est reconstitué la vie journalière des employés du verger comme : 1) la cueillette avec un monceau d’oranges entassé dans un coin, 2) le triage, 3) l’emballage des fruits dans ses caisses avec l’inscription JAFFA sur ces fameuses feuilles de papier.

Dans le verger replanté dans le cadre du musée se trouvent des chariots en bois avec des roulettes ; Les ouvriers après avoir rempli les caisses les rangés dessus. Ces chariots étaient ensuite rattachés aux locomotives des trains en partance pour Yaffo.

Dans l’enceinte du musée
Toujours dans l’enceinte du musée on trouve le puits et le réservoir de l’époque
Dans le cadre de la restauration, un nouveau verger à été planté et les visiteurs ont la possibilité de cueillir quelques fruits sous la direction de la guide, puis de les presser sur place et de les déguster. On trouve tous les agrumes, citron, cédrat, mandarine, orange pamplemousse, pomelos eu quelques autres fruits de la même famille qui ont été greffés pour donner de nouveaux fruits. Des arbres d'agrumes, une installation d'emballage de fruits, une pompe à eau externe de combustion du moteur d'origine, un réservoir d'irrigation et d'aqueducs, la résidence du propriétaire, des wagonnets qui transportaient les fruits à l'installation d'emballage et film d'introduction sont à visiter sur place
Une pompe restaurée et en action puise l’eau du puits profond de 22,5 mètres (7 étages environ) Pour la démonstration, l’eau arrive à la surface grâce à un tuyau qui a été dévié vers le toit pour qu’elle puisse retomber directement dans le puits au lieu de s’évacuer vers la cour. Cette pompe porte le nom de pag pag, car c’est le son qu’elle émet lorsqu’elle est en action.

Les terres ont été achetées par les Juifs à Mahmout Abou Navout.
Une sébile a été encastrée à l’origine dans le portail restauré de l’entrée du verger car il se trouvait sur la voie principale Marie qui menait du Liban vers la mer. Les pèlerins et les voyageurs s’arrêtaient là pour se reposer et se rafraîchir.
A la porte d'entrée restaurée trois photos de 1913 sont affichées, elles ont été découverts dans les archives du photographe Avraham Suskin.

Ce musée est destiné particulièrement aux enfants
Rue Avinoham Néhamia – Réhovot
Téléphone :08-9469197
Entrée payante

 

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Fils de la famille des B.i.l.o.u.i.m., Abshalom est né en 1889. Il a aidé Aharon Ahronson dans la station expérimentale d’Atlit et il est devenu le fils de la famille Aronshon.


Vie et mort d'Abshalom

C'est dans les années 50 du 20ème siècle que la sœur d'Abshalom Feinberg décida de faire un mémorial en souvenir de son frère. Elle le voulut à l'entrée de la ville de Hedera, ville où leurs parents ont eu une maison et où Abshalom avait sa chambre.
Ce mémorial se trouve sur la nationale 4 sur un petit promontoire devant des eucalyptus qui sont liés à cette époque et le protègent de leur grandeur. Ce mémorial a été compromis car la route 6 devait passer juste à cet emplacement et dans un temps futur le mémorial devait être transféré non loin de là dans le parc Asharon.

Dans ces années là le pays était occupé par une population très variée. Tout d'abord les Ottomans puis les Bilouïm, les Gens du Baron, des artistes et toute la catégorie de personnes qu'occupaient les consulats et les ambassades; sans oublier les chrétiens et les bédouins et aussi les pionniers.

Après avoir terminé son cycle primaire Abshalom Feinberg finit ses études secondaires en France car il obtint une bourse de l'alliance israélite, Il revint au pays en 1910 et fit la connaissance d'Aharon Aharonson à Atlit et se joint à lui dans ses travaux de botanique car il avait obtenu à Paris un diplôme de littérature et de botanique.

Abshalom et Dov Frumkin (Israel Dov Bär Frumkin, deviendra le rédacteur en chef du journal de Jérusalem The Havatzeleth newspaper) avait une correspondance suivie lorsqu'il était à Paris et depuis toujours il sut qu'il voulait créer une association pour se défendre des Arabes. Dès lors Feinberg dirigea l'organisation des Guidonim, premier regroupement de sabras (israéliens nés au pays) engagés dans la lutte contre le pouvoir ottoman, puis il met en place le réseau d'espionnage Nili. C’est le début des activités du réseau "N.i.l.i" Nili est l’acronyme de Netsah Israël Lo Yeshaker (L’Eternité d’Israël ne mentira pas).Il étudia dans une école musulmane de Jaffa où il apprit l’arabe ainsi qu'en Egypte.

Entre Paris et Israël
Abshalom a commencé par acheter des terres à Rishon Lé Tsion, c'est le temps de la première Alya avec tous les problèmes qui s'y sont présentés. Abshalom retourna à Paris où il demanda un entretien avec le Baron de Rothschild pour obtenir des fonds. De retour au pays ils creusèrent le puits et les problèmes avec Gens du Baron commencèrent, ils les renvoyèrent et les pionniers partirent rejoindre le groupe des Bilouïm à Hedera.
En 1909 Abshalom participa à la loterie qui se tint dans les dunes de sable à Tel Aviv pour le projet du nouveau lotissement "Ahuzat Baït", c'était un homme qui se départageait et il eut la capacité de s'occuper de plusieurs actions en même temps. Dès 1906, il alla du Caire en France et de France en Suisse et toute sa vie fut un long périple.
C'est en 1909 que Feinberg écrit de Paris à son oncle Mendel Henkin : "Les Turcs forment un peuple corrompu… Si dans les dizaines d'années à venir nous ne nous installons pas (aménagement des terrains, construction de maisons, etc.) sur la terre de Palestine, nous serions perdus pour des siècles encore… Nous sommes soit face à notre fin, soit à notre rédemption."
La famille Belkind a été la famille qui a crée l'organisation des Biloiïm : «Maison de Jacob venez et marchons » (Marchons à la lumière de l’Eternel)

La maison de ses parents
La maison des parents
Elle a été construite par les parents d'Abshalom, Israël et Fanny dans la ville de Hedera, à la limite sud de la moshava en 1896 et a prit aujourd'hui le nom de la famille. Elle fut construite en deux parties, la première en 1896 lorsqu'Israël Feinberg tomba amoureux de cet endroit et l'étage six ans plus tard. Elle comprenait quatre pièces et un premier étage avec un escalier en bois qui montait aux chambres. C'est dans sa chambre qu'en 1911 Abshalom écrira la chanson ''Elef Néchikot – Mille baisers" pour sa fiancée Rivka, fille de la famille Aronshon ainsi que tout son courrier et ses poèmes.
La pièce du bas était en forme d'arc.

Son père, Israël Feinberg, un des premiers pionniers de Hedera a été l'un des quatre premiers ''Gardiens'' (shomrim) qui fut sauvé par Yéoshoua Henkin. Ce dernier s'occupait du rachat de la terre, il fut envoyé de Hedera afin de protéger les biens de propriétés qu'il avait acquit en 1890. La maison des Feinberg servit également de centre de rencontres officielles de l'implantation.
La maison des Feinberg était une maison ouverte à tous, chacun s'y rendait pour y parler, y résoudre un problème, organiser des activités pour l'Organisation Nili, ou tout simplement pour se réunir entre amis.
Lors des émeutes de 1921 des milliers d'agitateurs arabes pénétrèrent dans la moshava ainsi que dans la maison des Feinberg, ils la saccagèrent et mirent le feu à l'aile du Nord. Le premier étage fut complètement brûlé (et non reconstruit) mais le carrelage des sols, l'encadrement des fenêtres est encore d'origine. Les frises murales de toutes les pièces sont elles aussi d'origine mais les couleurs ont été restaurées d'après les couleurs d'origine.
Les habitants de la ville s'organisèrent pour une auto-défense sous la conduite d'un des ouvriers juifs qui avait une expérience militaire et ils réussirent à repousser l'attaque.

La cave.
Les caves de la maison ont été restaurés. La famille y entreposait la nourriture (œufs-crème fraiche-confitures-fromages-conserves et les vins) C'est aussi dans cette cave qu'elle préparait la laiterie. En 1917 avec l'expulsion des Juifs dans la région du Sud par les Turcs des membres de la famille vinrent habiter chez les Feinberg. Les meubles et les objets qu'ils apportèrent avec eux furent entreposés dans la cave et ils construisent un mur de camouflage qu'ils détruisirent après la guerre. Depuis cette période jusqu'à l'expulsion des Turcs plusieurs membres de la famille vinrent se réfugier dans l'aile nord de la maison. En 1940 cette cave servit de lieu de rencontre aux membres de la Haganah en 1940.

Le dattier et les bédouins
La mort d'Abshalom
En janvier 1917, déguisé en bédouin, il traversa le Sinaï, avec Joseph Lichansky pour trouver des nouveaux accords avec les Anglais au Caire. Abshalom a été assassiné dans une embuscade de bédouins à coté d’El Arish le 20 juillet 1917.
En 1967, après la Guerre des Six Jours et la prise de la péninsule du Sinaï, les restes de Feinberg sont retrouvés à l'ombre d'un dattier. Une datte qu’il avait dans ses poches avait germé et révélé l’emplacement de sa dépouille, près de Rafah, au Sud de la Bande de Gaza. Ce n’est qu’après la guerre des six jours que les bédouins ont dévoilé aux Israéliens un emplacement qu’ils appellent « La bataille d’un juif ». On y découvrit les ossements d’Abshalom à coté d’un dattier qui a poussé grâce aux dattes qu’il avait dans ses poches.
Il repose aujourd'hui dans le cimetière du mont Herzl à Jérusalem.

Le cimetière.
Ces trois familles, Feinberg – Belkind – Henkin qui ont marqué l'histoire moderne du peuple d'Israël ont eut chacune une importance primordiale dans la création du pays et ont été réunies par le mariage de leurs enfants. A elles trois, elles ont marquées indélébilement l'histoire de notre pays.

La maison fut restaurée en 2008 grâce à l'Association du Développement de Hedera et l'Association de Conservation des bâtiments d'Israël. Un film retrace la restauration de la maison et la visite peut-être guidée sur demande. Un café restaurant avec une belle cour intérieure fait partie de l'ensemble du domaine des Feinberg. Un pigeonnier en très bon état rappelle les activités des membres de Nili avec les pigeons voyageurs. Dans cette petite cour Fanny, la mère d'Abshalom était la seule personne qui faisait pousser des roses et des Iris, elle était passionnée par ces fleurs qui à cette époque faisait l'admiration de toute la région. Aujourd'hui encore le symbole de la maison Feinberg est l'iris.

Une petite pièce de théâtre nous a été présentée par une seule actrice qui a joué la robe de femme de ménage de la famille Feinberg en nous racontant tous les détails piquants de la famille à cette époque.

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Le musée de Rishon Lé Sion


"A Bâle j'ai crée l'Etat Juif" écrit Herzl

"A Bâle j'ai crée l'Etat Juif" écrit Herzl, il faudra pourtant attendre 1948…
Le 21 Janvier 1881 une société d'encouragement à l'installation en Eretz Israël voit le jour par des étudiants juifs de Kharkov : Les Bilouïm, terme formé par les initiales des mots du verset biblique "Maison de Jacob mettons-nous en route" (Isaïe 2-5) Ils sont seize à débarquer à Jaffa venant de Russie en juillet 1882. Seize autres arrivent quelques semaines plus tard. Ils sont décidés à travailler la terre avec des méthodes modernes et à vivre un idéal national et social qui avait défaut jusque là.
Ils se mettent à la recherche d'un terrain à acheter pour une exploitation agricole, parmi eux Zalman Lévontine, Joseph Feinberg et Yéhoshoua Henkin. Ils choisissent un terrain au sud de Jaffa près du village arabe de Beit Dagan mais les autorités turques refusent à des juifs venus de Russie le droit d'acheter des terres. Il faut recourir à un biais : Amzaleg: vice consul britannique à Jaffa accepte d'opérer l'achat en son nom. L évontin choisit le nom de Rishon-Lé-Sion c'est-à-dire le premier à Sion selon le verset d'Isaïe (XL-1) "Moi le premier j'ai dit à Sion, les voici, les voici"
Ils se mettent à l'œuvre, après un premier essai infructueux, on découvre enfin de l'eau en forant un puits à 45 mètres de profondeur. Le premier verre d'eau recueilli au fond du puits est mis aux enchères. Le gagnant a le privilège de payer le prix pour boire un verre d'eau non potable.
D'autres labourent, sèment un terre inculte depuis des siècles. Les résultats sont piteux et le désespoir se fait jour. Par jeun ces juifs russes ignorant tout de la vigne et du vin coupent quelques boutures et les plantent dans le sol.

Joseph Feinberg
On délègue Joseph Feinberg en Europe pour obtenir des fonds de secours. Sa tournée ne rencontre aucun succès, c'est alors qu'on lui conseilla, en cet automne 1882 d'aller à Paris rendre visite au Baron Edmond de Rothschild. Il avait été gagné à la cause de la renaissance agricole en Eretz Israël entre autres par Charles Neter (Secrétaire de l'alliance israélite).
Il accepte de prendre en main le financement de Rishon Lé Tsion de manière anonyme. On l'appelle alors "Anadiv Ayadoua" (Le philanthrope bien connu). Il commence par envoyer sur place des experts agricoles. Le sol paraît impropre à toute culture. Puis, en se promenant, ils découvrent le plant de vigne épanoui et prospère, auquel personne ne prêtait attention. La vigne devint leur planche de salut.
Au quotidien ces pionniers mènent une vie âpre et dure, mais le soir ils se réunissent, chantent et dansent.
Nathali Imber, poète hippie, improvise un soir qui l'est hébergé dans la maison de Joseph Feinberg les paroles d'une chanson. Cette maison est la seule maison en dur de l'unique rue poussiéreuse du premier village juif.
Le chant harmonisé en 1890 par Samuel Cohen à Réhovot deviendra après avoir été adopté par les Amants de Sion puis par la Fédération Sioniste Mondiale l'hymne national de l'Etat d'Israël "l'Hatikva" (le chant de l'espérance)
Le drapeau d'Israël aurait été crée à Rishon-Lé-Sion. En son milieu l'étoile de David et sur les côtés les rayures bleues et blanches rappellent celles des talhits. On peut découvrir à Rishon-Lé-Sion des lieux d'une incomparable richesse historique dont la cave où se trouvait le centre médical devenu école. Toutes les études y étaient faites en hébreu et toutes les matières y été enseignées.
La synagogue édifiée en 1885 malgré toutes les interdictions fut la première synagogue d' Eretz Israël.
Rishon Lé Tsion est aujourd'hui une ville moderne et l'un des plus grands centre vinicoles du pays. La fête du vin qui se déroule chaque année attire de nombreux israéliens. Des jardins et des parcs embellissent ce lieu autrefois désertique.

Visite du musée:
Présentation historique de l’implantation l’année de sa création en 1882.
Exposition de onze ateliers d’artisans, artistes qui faisaient partis des pionniers.
La chambre originelle du « dernier des Bilouïm »
La cave datant de 110 ans où est reconstituée la classe de la première école hébraïque « Haviv »
Les instruments d’autrefois comme la première charrue hébraïque.
L’histoire du drapeau, Le chant de l’espoir, etc...
Le premier puits : A l’intérieur son et lumière : « Nous avons trouvé de l’eau. » qui nous fait vivre l’expérience des pionniers.
Le chemin des pionniers : Un chemin de randonnée est tracé du musée, traversant les 18 stations du premier village agricole de Rishon-Lé-Sion. Un prospectus est distribué au musée pour guider le promeneur.


Le circuit

1) La grande Synagogue
2) Le square des fondateurs.
3) La maison des fermiers (le musée)
4) La maisons des paysans.
5) La maison des Kenners.
6) la maison des employés
7) les écuries du baron.
8) le puits de la moshava.
9) la tour d’eau.
10) la maison du peuple.
11) les caves, « carmel mizhari »
12) la maison des soldats (yad levanim)
13) la maison srovevel, le collège des amants de Sion.
14) l’école hébraïque « haviv. »

Les archives historiques : Une collection de diplôme et de photos des premiers temps de la « moshava » classés et catalogués. Valable pour les enquêteurs et les familles qui cherchent leurs racines.
Les expositions sont accessibles les : dimanche, mardi, mercredi, jeudi 9h00-14h00, lundi 9:00-13:00, 16:00-19:00.
Tél : 03-9598862
Fax : 03-9676934
Email : ronitm@hironit.co.il
Adresse : 2 Ahad Haam St.Rishon Le-zion, Rishon Le-Zion

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Au sud-est de Nazareth, à environ 20 kilomètres d’Afula et à cinq minutes de la ville de Beth Shean non loin de la frontière jordanienne, se trouve dans la vallée d’Harod le kibboutz Nir David, anciennement Tel Amal. Selon une loi ottomane qui est valable encore aujourd’hui, il est interdit de détruire une maison qui a déjà un toit. Les pionniers avaient donc trouvé la solution de s’implanter dans le pays.


L’ingénieur Shlomo Gour

Lorsque les pionniers décidèrent de fonder Tel Amal leurs compatriotes les arrêtèrent, car à chaque création d’implantation, les gangs arabes venaient les attaquer et les tuer. Ils laissaient derrière eux malheur et désolation. Grâce à l’ingénieur Shlomo Gour qui vécut parmi eux leur chance tourna car il eut l’idée géniale de créer les implantations "Tour et Enceinte" Pour cela il fut secondé par le professeur du Tehnion Yohanan Reisner. Ils organisèrent la future installation de Tel Amal, une nuit, à l’aide de plusieurs véhicules et de beaucoup de volontaires, ils s’implantèrent sur le lieu choisi et le lendemain matin les pionniers étaient chez eux. Ainsi le 2 décembre 1936, ils montèrent la tour, l’enceinte et les baraques de Tel Amal, la première du genre. Le soir ils l’occupaient! Selon une loi ottomane qui est valable encore aujourd’hui, il est interdit de détruire une maison qui a déjà un toit. Ils avaient donc trouvé la solution de s’implanter dans le pays.

les Juifs se mettent sous les ordres des Anglais
Le 10 février 1936, le soir de la deuxième bougie de Hanoukka, des événements éclatent à Yaffo. A la tête de ce mouvement le Moufti de Jérusalem Hag Amin El Housayni qui dirige les batailles en Samarie et en Galilée. Les Arabes commencent par des grèves et des incidents sanglants envers les Juifs dans les implantations isolées. Même les Anglais qui occupent le pays entre 1936 et 1939 subissent des représailles. Les Arabes s’inquiètent des implantations qui se développent très vite dans le pays.
Les Anglais reprennent la situation en mains, un encadrement militaire se forme en collaboration avec les pionniers des implantations juives. Les organisations de sécurité juives comme les "Noterim" et "les Shomerim" se mettent sous les ordres britanniques. Ainsi des divisions spéciales se forment sous le commandement de Charles Ordre Wingate et des divisions de campagne sous le commandement d’Istrak Sadé. Les dirigeants des implantations Juives, la Haganah, le Fonds National Juif, l’agence Juive et le centre agricole essaient d’élargir le champ du contrôle juif en recherchant de nouvelles voies de communications. Il leur faut acquérir des terres, créer d’autres installations, étendre la population juive. Déjà en 1929 ils projetaient de fonder des implantations juives en basse Galilée mais à présent le but est que ces dernières soient proches les unes des autres et il est important de leur assurer un système de communications entre elles ainsi que des contacts de sécurité. Dés le début des événements, plusieurs implantations sont attaquées, Il y a de nombreux blessés et beaucoup de dommages. De là vient la décision d’implanter des villages plus prés les uns des autres sur des domaines appartenant déjà à des Juifs et d’en créer d’autres dans les zones frontalières. Il devient urgent d’organiser la création de ces installations avec un maximum de certitude prévoyant la possibilité d’une attaque de l’ennemi.

De Beit Alpha à Nir David
La percée de la route de l’implantation commence avec les membres du kibboutz de Tel Amal (Nir David) qui habitent à l’époque à Beit Alpha. Pendant deux ans, ils perdent les terres du K.K.L. dans la vallée de Beit Shean à cause des attaques arabes. Après que leurs champs sur les rives du nahal Haassi (Tel Shoh) soient attaqués et brûlés les membres du kibboutz fondent une communauté avec leur tête Shlomo Gerezovski (Gour) et avec les encouragements de Shourmann de Mayan Harod fondent le kibboutz en un jour (ou plutôt une nuit).

Le kibboutz Nir David
Les pionniers nommèrent leur kibboutz Nir David en souvenir de David Wolfshon deuxième président du Syndicat Sioniste Mondiale (Histadrout). Né à Lita en 1856, il s’installa en Allemagne et fit parti des premiers membres du groupe du groupe Hovévéi Tsion (les Amants de Sion). Il alla à Vienne avec Herzl pour le projet de création de l’Etat Juif. Sollel Bonné construit la tour de garde qui existe encore aujourd’hui en tant que musée et deux Surveillants (des Noterim) y prirent leur fonction sous la responsabilité de l’armée britannique. Les Arabes nommaient l’endroit Tel El Sak, autrement dit un souk en langue arabe, il est donc possible que des marchés aient eu lieu à cet endroit entre les sédentaires qui habitaient la région et les nomades qui arrivaient du désert qui se trouvaient juste derrière le Jourdain.
Le Kibboutz Nir David est l'un des kibboutzim les plus florissants de la Vallée grâce à son agriculture et à ses viviers. Les jeunes membres du kibboutz qui se marient s’y installent et leurs conjoints sont consentants pour ne pas aller vivre ailleurs qu’à Nir David.

La petite histoire.
En 1937, lorsque les pionniers s’installèrent à Nir David, ils voulurent attraper les tous petits poissons de la rivière Akiboutzim pour les manger. La fête de Pessah arrivait et selon la coutume la carpe farcie devait être sur la table. Après bien du mal, ils réussirent à attraper les minuscules poissons de la rivière qui leur échappaient en se faufilant et en leur glissant des mains ; mais ils s’aperçurent bien vite qu’il était impossible de les manger vue leur petite taille. Ils décidèrent d’importer des carpes de Russie pour les fêtes de Pessah de l’année suivante. Au cours de leur voyage ils s’arrêtèrent en Yougoslavie et en achetèrent. C’est ainsi qu’ils commencèrent à élever, avec beaucoup de patience et de volonté, des carpes dans le kibboutz de Nir David. L’élevage fut une grande réussite et aujourd’hui le kibboutz produit plus de mille tonnes de poissons comme la carpe, le tristramelle (amnon), le mulet, le loup (zéavon) et des fruits de mer qu’ils exportent dans le monde entier jusqu’au Brésil.

Le musée est ouvert du dimanche au jeudi- le shabbat et jours de fêtes de 10h à 14h
Fermé les vendredis et veille de fête
Téléphone : 04-6488711 homa@gan3 Fax : 04-6488008
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Les Sobotnikim sont des chrétiens convertis au judaïsme qui respectent le shabbat, certains sont arrivés en 1904 en Israël et se sont installés à Beit Gan (Yavnéel). C’est une partie de ces croyants qui s’installèrent à Yéssod Ama’ala.


Un rêve brisé

En 1883, à l’Est de la Pologne, dans un village nommé Mezritch, une organisation se fonde dans le but d’acheter des terres en Israël. Ce sont 24 familles juives qui ont rêvé d’être paysans et agriculteurs en Eretz - Israël. En janvier 1884, Naham Setter vend à Yaacov Haï Abo de Safed 2500ares de ses terres sur les bords du lac de Houla, en haute Galilée. En 1872, les ouvriers des frères Shlomo et Smouël Mizrahi travaillaient sur ces terres qui avaient pris le nom de : La colonie de Mérom sur les bords du lac de Houla en haute Galilée. Au printemps 1884, sept familles arrivent sur ces terres et donnent à la moshava le nom de Yéssod Hamaala selon le verset d’Ezra :
Ezra – chapitre VII – paragraphe 9 –
En effet, le premier jour du premier mois, commença à s’organiser le départ de Babylone, et le premier du cinquième mois, il arriva à Jérusalem, la protection de Dieu s’étant manifestée en sa faveur.
Leur rêve se brise au fur et à mesure de l’écoulement des jours. Le travail trop dur auquel ils ne sont pas habitués, les émeutiers qui saccagent tout, les tentes en papyrus, les maisons en pisé dans lesquelles ils vivent au début de leur arrivée et la malaria qui a tué beaucoup de personnes, principalement des enfants, les ont désespérés. Ce n’est qu’en 1887 lorsque le Baron Edmond de Rothschild reprend les terres de la moshava que les propriétaires des terrains commencent à respirer. Malgré tout cela, ils refusent d’abandonner les terres, s’entêtent et finissent par réussir ! Yéssod Amaala fait partie des sept premières moshavot crées dans le pays au moment de la première Alya grâce au bienfaiteur connu le baron Edmond de Rothschild avec Rosh-Pina, Zihon Yaacov, Pétah-Tikva, Rishon lé Tsion, Gédéra et Maskeret Batya

La propriété des Dubrobin.
La famille Dubrobin, famille chrétienne sobotnikit arriva de Saratov, ville de Russie (sur les bords de la Volga). Yoav, le père est né en Russie en 1831 et changea son nom en Dubrobin. Jeune il s’occupait du petit bétail dans sa région natale et il se lia d’amitié avec un vieux paysan qui lui apprit à lire et à écrire contre des pitots (pains plats). Le seul livre que possédait le vieil homme était la Bible car à cette époque les gens était croyants en Russie et c’est ainsi que Yoav trouva ses sources dans le Tanah. Petit à petit il fit son chemin jusqu’au jour où il rentra dans la secte des Sobotnikim. Grâce à Meïr Dizzingoff et à Hillel Yaffé qui avaient été envoyés en tant que délégués d’Eretz Israël en Europe de l’Est dans le but de faire monter les Juifs au pays, il décida de venir en Israël et pour cela il se convertit au judaïsme chez un rabbin de la ville de Kouvna.
Yoav, Rachel et leurs onze enfants montèrent au pays en 1903, Yoav avait déjà 72 ans. Il apporta avec lui son Tanah qui se trouve aujourd'hui dans la synagogue de Yessod Ama’ala. Ils habitèrent tout d’abord à Hedera puis à Beit Gan dans la moshava de Yavniel et là, la plus jeune de leur fille et deux de leurs petits enfants moururent. Haïm Margaliot Kalvariski, le représentant de la société Ikaï en Galilée leur proposa de s’installer dans la vallée de Houla. Dubrobin accepta car les pionniers de la vallée étaient conservateurs et l’environnement de Yéssod Ama’ala lui rappela celui qu’il avait en Russie. En 1909 Yoav Dubrobin acheta des terres d’une superficie de 650 ares à Yéssod Hama’ala. Il y construisit sa propriété et fondit avec quatre de ses garçons une très belle ferme agricole grâce à son expérience de Russie. Ils reçurent même le prix d’excellence pour leurs travaux agricoles.
La ferme a été construite comme beaucoup d’autres fermes de l’époque. Les bâtiments collés les uns aux autres formaient un rempart de protection contre les voleurs bédouins et les animaux sauvages. Elle était construite autour d’une grande cour carrée où toutes les activités avaient lieu. A côté de la maison, se trouvaient les étables, les réserves de foin pour les animaux, les établis, des hangars pour protéger les machines agricoles et la buanderie. Les parents et leurs nombreux enfants logeaient dans une maison conventionnelle de quatre pièces qui se faisaient face et qui étaient séparées par un couloir. On y voit encore les meubles, les objets et les vêtements de la famille Dubrobin.

Le musée de Dubrobin
Près de la ferme se trouve le puits profond de 40 mètres et l’eau était remontée à l’aide d’une noria, (Machine à élever l’eau, formés de godets fixés à une chaîne sans fin s’enroulant sur deux roues) de là elle était déversée dans un grand bassin en béton et amenée dans les champs grâce à un petit aqueduc dont les vestiges sont encore visibles. Mais la propriété était bien près des marais et du bord du lac de Houla. Yoav Dubrobin, enterra son fils Yaacov puis Abraham et ensuite trois de ses petits enfants, tous morts de la malaria. Lui-même l’attrapa mais il en guérit mais pour protéger deux de ses petits enfants il décida d’aller vivre à Rosh Pina. Son fils ainé Itsrak, sans postérité, resta seul dans la ferme d’Yessod Ama’ala.
A Rosh Pina Yoav créa une autre ferme mais la malchance le poursuivit ; son plus jeune fils et sa femme moururent de la malaria ainsi que Rachel sa femme. Lui disparut en 1935 à l’âge de 104 ans.
En 1968 lorsqu’Itsrak se sentit trop vieux il comprit qu’il devait quitter la ferme familiale et il décida d’en faire don au Fonds National Juif. En 1982 un musée fut ouvert au nom de Dubrobin, la propriété familiale.
Dans le musée, à Yéssod Ama’ala, on retrouve l’ambiance de la vie de la moshava et aussi celle de la famille qui y a vécu. Dans la synagogue, devant le Sépher Thora ouvert le père Dubrobin dit ouvertement qu’il ne regrettait pas un seul instant sa conversion et son Alya en Eretz Israël : « Je n’ai qu’une consolation dans ce bas monde, c’est que les petits, mes petits enfants sont partis en sachant lire le Tanah en Hébreu et je ne suis venu dans ce saint pays ni avec beaucoup de biens, ni avec une fortune mais seulement pour l’amour du créateur. »


La vallée de houla
En 1951 le Fonds National Juif a été contraint d’aider les Juifs du monde entier en asséchant les marais de la vallée de Houla. Les travaux finirent en 1958. Près de 60.000 ares ont été asséchés dans la région pour les transformer en champs, en vergers et en viviers. La région qui était un vaste marécage infesté d’anophèles qui transmettaient la malaria à la population se transforma en une grande implantation florissante et en un important centre touristique grâce à la quantité d’eau, au passage de millions d’oiseaux migrateurs et à la vue panoramique exceptionnelle. L’autre but d’assèchement des marais a été dans l’équilibrage des pertes minimales des eaux vers le lac de Tibériade. Le fleuve a été dévié à l’Est et à l’Ouest de la vallée par deux canaux principaux de drainage sur les pentes du Jourdain et les flots des eaux ont été entraînés par le courant vers le Kinnereth. Un bouchon naturel formait d’alluvions s’était formé à l’endroit où les pierres de basalte s’amoncelaient. Le Fonds National Juif a ré ouvert le passage en déblayant tous les alluvions et en cassant les pierres pour permettre aux eaux du fleuve de s’écouler vers le lac. Ces travaux ont réussi à régulariser les écoulements des eaux du Jourdain, de ses affluents et de maintenir le niveau des eaux souterraines. Ces dernières années on s’est aperçu d’un abaissement du niveau des eaux souterraines sur ces anciens marais dont la terre est devenue aride et qui est caractéristique des terres du centre de la vallée de Houla. Les terres arides se sont taries et affaissées. Le résultat a donné une baisse de la fertilité du sol sur toutes les superficies de terres agricoles qui ont été abandonnées ainsi que toutes sortes de déchés qui ont été entraînées vers le Kinnereth ; les vents d’Est ont provoqué des tempêtes de vents et de sables et des incendies se déclarèrent sous la terre asséchée.

le Fonds National Juif et la vallée de Houla
En 1993 le Fonds National Juif a pris en mains la direction de la vallée de Houla et a réalisé le projet d’entreprise de rétablissement des terres et des eaux dans un grand périmètre de la région. Le rétablissement général de la région de la vallée de Houla comprend les projets de conservation des eaux souterraines au même niveau, la surveillance de la qualité des eaux qui s’écoulent vers le lac, le rétablissement des superficies du sol dans la circonférence de l’ancien marais, l’infrastructure des terres agricoles et la préparation d’un grand centre touristique. Dans un premier temps, la reconstitution d’un grand plan d’eau de 1000m² sert à l’arrosage des futures plantations et à l’ouverture d’un centre de loisirs. Les fondations du canal ont environ 80 kilomètres et la construction de 80 installations de contrôle hydraulique ont été mis en place pour élever le niveau d’eau des sources souterraines et ralentir ainsi le processus de l’assèchement de la terre. Un autre projet est le rétablissement historique du lit du Jourdain dans la région et de ses affluents à partir de Kfar Blum jusqu’aux terrains qui ont été rétabli dans la vallée de Houla. Une construction souterraine et préventive a été mise en place pour séparer l’écoulement des eaux souterraines des terres arides vers le Kinnereth. Les travaux ont été entrepris par une vingtaine de groupe de chercheurs qui ont vérifié l’impact par rapport à la qualité de l’eau, aux animaux vivant sur les lieux, à la végétation et aux sols.
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Le baron James Edmond de Rothschild décéda en 1934. En 1954, ses ossements et ceux de son épouse furent transférés en Israël et enterrés dans le domaine de Ramat ha-Nadiv qui se trouve près de Zikhron Ya’akov. Le village agricole, Binyamina porte son nom ; le village agricole voisin, Giv’at ’Ada porte celui de son épouse Adélaïde (Ada).


Un rendez-vous à ne pas manquer
Margalit Tova nous a reçu dans sa maison à Givat Ada et nous a raconté :
"Je fais partie de la quatrième génération qui vit à Givat-Ada et mes petits enfants de la sixième génération au pays. J’ai été enseignante, je suis aujourd’hui à la retraite et j’ai commencé à raconter à mes petits enfants ainsi qu’à ceux des écoles l’histoire de la moshava. Je les reçois chez moi car durant toutes ces années j’ai accumulé tous les objets que ma grand-mère utilisait chez elle et les pionniers de la moshava m’ont également donné beaucoup de vaisselle ou d'ustensiles qu’ils jugeaient inutiles.


Création de la moshava
La moshava a été fondée en 1903. Le Baron de Rothschild a acheté les terres de Givat Ada à un arabe libanais qui avait des ouvriers qui y travaillaient relativement peu car il n’était pas là pour les surveiller. Les plantations comprenaient principalement du blé et de l’orge. Les années pluvieuses la récolte était bonne mais lors de la sécheresse les paysans se retrouvaient sans nourriture et mouraient de faim. Mon grand père arriva de Roumanie et s’installa à Zikhron Yaacov. Le Baron donna à chacun des pionniers une parcelle de terre à Zihon Yaacov pour planter de la vigne mais le premier essai fut catastrophique car cette vigne attrapa une maladie au niveau de ses racines. L'honneur de ces pionniers ne leur permit pas d’aller mendier ou de demander des dons, c’est alors que le Baron négocia avec le cheik du Liban et acheta les terres de Giv'at Ada. Ensuite il envoya les pionniers de Zikhron Yaacov y travailler car eux non plus n’avaient pas de quoi manger mais leurs familles restèrent à Zikhron Yaacov.
Les pionniers arrivaient à Givat-Ada le dimanche et en repartaient le jeudi avec leurs charrettes. Seules huit familles d'entre elles s’installèrent à Givat-Ada dont celle de ma grand-mère, la mère de mon père. En 1909, le Baron fit construire une maison à chacun des ouvriers et ils vinrent tous y habiter avec leur femme et leurs enfants. Ils s'installèrent à l’intérieur du Han car les Arabes avaient quitté les lieux pour aller plus loin, en dehors de l’enceinte du caravansérail. Givat-Ada était entouré de très nombreux villages arabes comme Syndanya, Kanir, Kfar Kara qui jusqu’à ce jour existent encore. De nombreux autres villages se trouvent dans la grande et belle forêt d'Allonine. Tout prés de là une tribu bédouine qui travaillait à Givat-Ada apporta aide et soutien aux pionniers dans plusieurs domaines.
Les maisons étaient de style français, il y avait deux étages et ils les bâtirent avec les pierres des remparts qui entouraient le caravansérail. Il en est ainsi de la maison ma maison nous dit Tova. En bas se trouvait l’étable et en haut le logement, la cour était devant et la basse cour derrière. Plus tard le Baron fit construire un rempart autour de chaque maison et c’est à partir de ce moment que l’on mit le poulailler et l’étable à part. Les gens faisaient tout, tout seuls. Ma grand-mère me racontait que les maisons de ces huit familles (aujourd’hui rue des Anciens "rehov harishonim"), étaient disposées en deux rangées face à face, un rempart les entourait et un portail leur permettait d'entrer chez eux. Le gardien du portail était un arabe... La nuit ils avaient très peur; les émeutiers leur saccageaient sans arrêt leurs plantations, aussi bien les champs de blé que les vignes et ce qu’ils ne saccageaient pas ils le cueillaient leurs besoins personnels.
Les pionniers avaient de quoi manger grâce au lait que fournissaient les vaches, au fromage et la crème qu'ils faisaient et aux poulets qu'ils élevaient; seules les conditions de vie étaient difficiles car il n’y avait pas d’électricité, pas d’eau sauf celle d'un puits qu’ils avaient trouvé non loin de là et qui date de l’époque romaine. Chaque jour ils s'y rendaient et pendant une heure ils puisaient l'eau à l'aide d'une pompe qu'ils avaient installée sur place et qu'ils activaient pour remonter l'eau plus facilement. L’eau étant si précieuse qu'on s’en servait d’abord pour laver le linge blanc, puis les couleurs et on finissait par laver le carrelage. Un seau spécial avec un petit gobelet était dehors à la disposition de celui qui avait soif.

L'ouverture du cimetière
La vie à l’époque était si dure qu’elle a renforcé les rapports entre les pionniers. Les plus forts soutenaient les autres, ils s'épaulaient dans tous les travaux, s'entre aidaient en toute occasion et formaient un groupe scindé. Les femmes décidèrent de se partager le travail pour se faciliter un peu la vie, chaque semaine l’une d’entre elles ramassait les œufs pendant que la deuxième trayait les vaches et qu’une troisième faisait le fromage. Le pain aussi était cuit à la maison et chacune d’elles avait un "four arabe " dans la cour. La lessive était faite dans de grandes lessiveuses et le linge blanc était bouilli dans une marmite sur un Primus.
Mon père a été le premier né de Givat-Ada et de sa vie il n’a jamais quitté sa moshava. Il a eu même un passeport mais ne s’en est jamais servi. Il a vécu jusqu’à 86 ans. Les paysans ont beaucoup souffert mais grâce à leur conviction, leur foi et leur volonté ils restaient très optimistes et le soir ils se réunissaient tous dans la cour pour chanter et jouer de l’accordéon et du violon car ils venaient tous d’Europe avec une certaine culture musicale et elle leur manquait tant!
En 1924-25 les parents de mon mari terminèrent leur apprentissage à la première école agricole du pays dirigée par Charles Netter à Mikvé-Israël, et s’installèrent à Givat-Ada où ils commencèrent à travailler la terre selon les nouvelles méthodes enseignées à Mikvé Israël.
1938 : il y eut des événements graves, les Arabes commencèrent à se soulever dans tout le pays et bien sur à Givat-Ada qui était entouré de villages arabes. Le frère de mon père âgé de 14 ans, un de ses cousins et un jeune ouvrier s'en allèrent un jour chercher du foin juste avant la tombée de la nuit. Les Arabes les attendaient dans la forêt. Dès qu'ils virent approcher la charrette chargée de foin que les jeunes gens rapportaient à la moshava ils les attaquèrent et les familles des pionniers attendirent en vains leurs enfants… Mais aucun ne revint à la maison. Pendant 20 mois ils les cherchèrent partout et ils finiret par les trouver assassinés, jetés l’un sur l’autre dans un fossé. Ainsi fut ouvert le cimetière de Givat Ada. Ils sont enterrés tous les trois dans la même tombe.
En juillet 1939 de nouveau, les Arabes attaquèrent Givat Ada le soir. Mes beaux-parents qui habitaient déjà cette maison se préparaient à dîner lorsqu’ils entendirent des coups de feu. Les arabes rentrèrent à Givat-Ada de tous les cotés et arrivèrent dans notre rue. Ils pénétrèrent dans la maison en face de la nôtre où habitaient l’oncle de mon mari, sa femme et trois de ses enfants. Avec tout le tapage que les Arabes faisaient dans la moshava les propriétaires n’entendirent pas les Arabes rentrer chez eux; ils égorgèrent de sang froid les parents devant les enfants, capturèrent les petits et les mirent sur le balcon. Mon beau-père voyant cette scène et étant commandant de la Haganah dans la moshava sortit avec son fusil pour sauver les enfants, mais il n’eut pas le temps d’avancer qu’il fut aussitôt tué par les attaquants. C’est ainsi que mon mari perdit son père à l’âge de cinq ans et que ma belle mère fut veuve à l’âge de 30 ans. Elle ne se remaria jamais et éleva, seule, ses enfants. La tragédie fut si grande (tous ces morts d'une même famille la même année) qu’elle se répandit dans toutes les implantations du pays et on nous envoya des divisions d’Itshrak Sadeh (pionnier du bataillon du travail et plus tard commandant du Palmah) pour nous protéger. Ces soldats qui faisaient partie de ces nouveaux bataillons deviendra notre futur Haganah.


Le développement
Givat-Ada commença à se développer en restant toujours un village. Lors de la grande Alya, beaucoup d’immigrants vinrent à Givat-Ada, la majorité d’Afrique du Nord (Maroc), des Hongrois arrivèrent après la shoa, puis des Yéménites et encore des Juifs turcs et des Juifs de Grèce. Tous ces immigrants "Olims Hadashims " se sont très bien intégrés. En tant qu’institutrice je peux vous dire qu’il n’y a eu aucun problème entre les "Anciens" et les "nouveaux" aucune différence d'aucun rapport entre nous jusqu’à ce jour.
Apres 1954 le village de Givat-Ada s'agrandit petit à petit mais la politique du village est de ne pas trop se développer pour garder notre niveau de vie et le maintenir.
Plus tard, pour avoir l'eau l’eau, l’électricité et pour nous construire la route, notre gouvernement nous a demandé un don de 25 ares de terre par famille et celui qui refusa quitta Givat-Ada. Ce fut le cas de deux familles qui habitent aujourd’hui Benyamina.

Deux énormes palmiers dattiers ont été plantés à l’entrée de chaque maison de la moshava; c’est vraiment le symbole de tout village de pionniers "Beit Harishonim" que l’on retrouve partout dans le pays.
Du temps du mandat britannique, les Anglais envoyèrent les "Olims Hadashim" qui débarquaient de Césarée et arrivaient à Giv'at Ada prés de ce mûrier où se trouvaient des cabanes pour se laver et s’habiller. Au pied de cet arbre, ils se racontaient leurs problèmes. Cet arbre connaît donc toute l’histoire de ces immigrants.

Le château d’eau était un réservoir qui permettait de conserver l’eau que les paysans emmenaient du puits.
Le bâtiment du conseil municipal d’aujourd’hui a été le centre de tout événement de la moshava. Il servit d’école aussi bien que de tour de garde où les messages étaient envoyés en morse.
Deux énormes palmiers dattiers ont été plantés à l’entrée de chaque maison de la moshava; c’est vraiment le symbole de tout village de pionniers "Beit Harishonim" que l’on retrouve partout dans le pays.
Du temps du mandat britannique, les Anglais envoyèrent les "Olims Hadashim" qui débarquaient de Césarée et arrivaient à Givat-Ada, prés de ce mûrier où se trouvaient des cabanes pour se laver et s’habiller. Prés de cet arbre, ils se racontaient leurs problèmes. Cet arbre connaît donc toute l’histoire de ces immigrants.

La synagogue
En 1927 le rav Kook visita la moshava et promis aux habitants une synagogue. Il s’adressa à la famille Rothschild et à la fin de la deuxième année les pionniers y priaient, elle prit le nom de la femme du baron Edmond de Rothschild Ada (Adélaïde)
Adresse de la synagogue : Réhov Anévéïm, face au bâtiment de la mairie
Pour la visiter téléphoner au 04 6388125

Le puits utilisé par les pionniers en 1903
Après avoir transporté l’eau dans des barils qu’ils mettaient sur la charrette ils installèrent une pompe qui permettait de faire passer l’eau vers le château d’eau et un bassin qui se trouvaient à l’intérieur de la moshava.
Le puits a été utilisé jusqu’à ce que la Société des eaux "Mékorot" raccorde les tuyaux du puits aux maisons en 1940 ; Aujourd’hui un parc a été aménagé autour du puits avec une aire de pique nique et toutes sortes d’arbres et de plantes. On y accède par la route n°653, un kilomètre environ après le carrefour Givat Ada.

Le musée
Un petit musée présente la collection d’objets traditionnels d’autres religieux. De vieux livres sur la religion, des chandeliers à neuf branches « Hanoukiot » des documents de la période de l’holocauste, ect.
Le musée est ouvert les lundis et jeudis de 1Oh à 12h et les mardis de 16h30 à 18h3O. Réhov Adékel au coin de réhov Arishonim à Givat Ada. Prière de téléphoner au 052-4504965 ou au 04-6388125

Beit A’Am – La maison du peuple
Après les événements douloureux de la moshava le comité de l’implantation se réunit et décida de construire un bâtiment qui tiendrait lieu de lieu de sécurité et de réunion des pionniers. Le bâtiment de deux étages comprenait une salle pour le comité, des salles de classe, une salle d’armement et une grande salle qui servait de cinéma ou de salle de réception. Sur le toit une salle de garde fut installée avec un signal d’alarme et cette tour servait aussi de salle d’entraînements pour les membres de la Haganah et des gardes les "Noterim". Le Beit A’am se trouve réhov Anévéïm. Téléphone 04-6388125.

Givat Ada se situe sur les pentes Ramot Ménashé, à l'Est de Benyamina et au nord de Pardess Hanna.



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Alfred Mond, ministre anglais, grand industriel, économiste, sage, visionnaire et Juif a aidé la région du Sharon à se développer dans le domaine agricole. (Plantation des agrumes). Alfred Mond (1868-1930), Lord Melchett est marié à Vivlat ; ils ont deux filles Marie et Nora.


Fondation de Tel Mond

Les Anciens étaient des pionniers qui venaient d’Europe de l’Est qui ont rêvé d’une installation agricole dans le cadre de Village Coopératif. Ils fondèrent Kfar Hess, Ein Vered et Harout sur des bases d’exploitations agricoles indépendantes avec, en son centre, une branche pour des vergers.
Notre chant disaient-ils parle de la terre et de la vision du pays.
Alfred Mond posa les fondations de l’œuvre des implantations dans la région de Tel Mond. Les pionniers et les fondateurs sont les membres des moshavim.
Tel Mond a été fondé en 1929 grâce à la contribution d'un philanthrope anglais, Alfred Mond (plus tard anobli sous le nom de Lord Melchett) dans le but de fournir un logement aux ouvriers travaillant dans les vergers. Alfred Mond visite pour la première fois la Palestine mandataire en 1922 avec Haim Weizmann, le futur président de l'Etat d'Israël. En 1928, à la suite d'une autre visite en Terre d'Israël, il réussit à convaincre un groupe d'anglais non-juifs à investir dans l'achat de terres. Il fonde alors la société de plantation de la Terre d'Israël. Cette société achète des terrains à un propriétaire arabe et plante des vergers. La culture des oranges démarre aussitôt. A la fin de 1929, il fonde sur une colline au centre de la zone le camp de Tel Mond. Ce campement abrite les employés de la société de plantation et les membres d'organisation de pionniers. Les restes de ce campement se trouvent aujourd'hui à l'est du village actuel. C'était alors le premier établissement juif entre Kfar Saba et Hedera. En 1931, les 7 premières maisons sont construites pour Lord Mond, sa famille et les dirigeants de la société. En 1932, une première école est ouverte dans une caravane avec plusieurs niveaux de classes pour un seul enseignant. A la même époque les premières maisons voient le jour, rue des employés.
La sculpture de Tel Mond a été crée par le sculpteur Batya Luchinsky en 1934. Plus tard, le Fonds National Juif acquiert d'autres terrains pour construire le quartier de Ziv. En 1944, le village accueille des immigrants du Yémen qui sont d'abord installés dans des tentes puis dans le quartier Yaacov. Après la création de l'état d'Israël, Tel Mond accueille une ma'abara (une centre de transit) et de nouveaux quartiers sont construits pour intégrer les nouveaux immigrants.

La maison-musée
La maison où se trouve le musée a été construite au début des années 30 pour les bureaux de la société Matayiaï qui a été crée par Lord Mond et sa famille lors de ses voyages au pays. La maison servit longtemps de locaux pour le conseil régional. Elle sert de centre de réunions pour les événements municipaux et également de centre de culture de la région Tel Mond, la première région planificatrice d’Eretz-Israël.
La maison-musée d'Alfred Mond
Activités du philantrope
1920-1930 : Afred Mond commencent ses activités en Eretz-Israël.
1921 : Alfred Mond est membre actif du sionisme avec son ami Haïm Weizmann.
1926 : Formation des organisations pour les implantations.
1929 : La création de Tel Mond.
1930 : Les moshavim apparaissent : Kfar Hess, Harout, Ein Vered.
1932 : Kfar Yaabetz.
1946 : Mishmeret et Bné Dor.
1950 : Aïn Sarid, Porat, Azrïel et développement de la moshava de Tel Mond.
1954 : Séparations municipales : municipalité rurale de Tel Mond, municipalité rurale d’Adar Asharon (aujourd’hui Lev Asharon).
Tel Mond abrite aussi la villa Sieff qui appartenait à Lord Israël Sieff. Israël Moses Sieff (4 mai 1889 – 14 février 1972), le baron Sieff fut un homme d'affaires et pair britannique à vie avec le rang de baron.


Tel mond d'hier à aujourd'hui
Tel Mond : Région archéologique
Avant l’ère chrétienne.
4.500 Présence de l’homme préhistorique.
4.500 à 3.200 Période cananéenne ancienne.
3.200 à 2.200 Période cananéenne méditerranéenne.
2.000 à 1.550 Période cananéenne tardive.
1.200 à 586 Période Israélite et Babylonienne.
586 à 332 Période perse.
332 à 37 Période Hellénistique.

Après l’ère chrétienne.
37 à 324 Période romaine
324 à 638 Période Byzantine.
638 à 1.099 Période arabe ancienne.
1.099 à 1.291 Période croisée.
1.291 à 1.516 Période turque.
1.516 à 1.917 Période ottomane
1.917 à 1.948 Mandat Britannique.

Cette région a été occupée pendant toutes ces périodes historiques et des fouilles ont été organisées à Dir Aspine et Kilodiya.

Tel Mond aujourd'hui
Tel Mond est un village israélien situé au Nord de Tel Aviv. Il se trouve dans la plaine du Sharon, à hauteur de Netanya, à mi chemin entre la côte et l'ancienne ligne verte, à 50 min de Jérusalem, à 25 min de Tel Aviv et à 15 min de Netanya. Le village est en pleine zone agricole. C'est un adorable village où il fait bon se promener ou s'attabler à une terrasse de café. Il n'y a quasiment pas d'immeubles. La population s'est largement développée ces dernières années, grâce à l'arrivée de nombreux ingénieurs, médecins, et cadres supérieurs, fuyant les prix élevés de l'immobilier des villes avoisinantes de Raanana et Kfar Saba.

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Les membres du kibboutz logeaient au milieu de la cour dans des tentes ou des baraquements.
En 1973 le château tomba en ruines. En 1987, pour son jubilé, Tirat Tsvi inaugura la maquette de "Homa et Migdal " (Tour et enceinte)


Premier kibboutz religieux créé en Israël
Tirat-Zvi est le premier kibboutz religieux créé en Israël. Des jeunes gens âgés de 22 à 23 ans venus du Danemark ont voulu fonder un kibboutz dans un endroit isolé. Ils firent d’abord un stage à Rehovot et Gédera. Le kibboutz le plus prés était Beit Alpha, à une distance de 20 kilomètres avec les Arabes qui les séparaient. Plus tard des Olim Hadashim de plusieurs pays se sont installés ici. Ils sont venus d’Inde, d’Iran, d’Uruguay, d’Europe et même une personne est arrivée d’Hawaii. L’autobus arrivait qu’une seule fois par semaine par des routes qui n’existaient encore pas.


Le nom de Tirat-Zvi :
Le mot "Tira" (château) fait référence à la maison à deux étages construite en pisé, propriété de l'effendi Moussa el Almi et construite sur les lieux. Elle fut construite en 1930 et Moussa El Ami était un intime du Moufti Hag’amin El Housseini. Le mot "Zvi" rend hommage au rabbin Tzvi Hirsh Kalisher (1795-1874), l'un des premiers rabbins à soutenir le retour vers la Terre d'Israël.

La fondation du kibboutz
Tirat-Zvi est fondé le 30 juin 1930, au Sud de la vallée de Beït-Shéan. Le groupe qui s'y installe est composé d'environ 80 membres (filles et garçons) du mouvement Hapoël Hamizrahi, âgés de 20 à 25 ans; une moitié originaire d'Allemagne, et l'autre d'Europe orientale. Ils sont issus de trois groupes distincts, formés préalablement au travail de la terre dans les villes de Petah Tikva pour le premier, Shahal près de Rehovot pour le second, et Kfar-Yavetz pour le dernier. Après leur installation, les membres aménagent le terrain et domestiquent les sources d'eau, qui ont progressivement formé de nombreux marécages, cause de différentes maladies dont la malaria. Le nombre important de marécages et la profusion de moustiques sont les causes principales de la propagation de la malaria. Les deux tiers des membres de Tirat-Zvi contractent la maladie dès la première année de leur installation et le kibboutz aménage alors un centre de convalescence non loin du lieu. La maladie tue d'ailleurs l'un des pionniers; le rabbin Gdaliahou Ona. Le kibboutz s'acharne pourtant à l'éradication de la maladie en détruisant tous les points de nidification repérés. Les pionniers doivent chaque soir, à la tombée de la nuit et même au plus fort des nuits d'été, revêtir chemises et pantalons longs afin de se protéger des piqûres, et quotidiennement, se soignent au moyen de pilules préventives. Le problème de la malaria n'est résolu qu'après la Guerre d'Indépendance et le départ des Arabes, permettant ainsi l'accès libre aux sources d'eau, qui sont aménagées et l'assainissement des marécages. Plusieurs tentatives sont engagées afin d'établir de bonnes relations de voisinage avec les Arabes des alentours. Pour cela, la majorité des membres de Tirat-Zvi apprennent l'arabe, le médecin de la communauté leur dispense des soins médicaux et des efforts en vue d'échanges commerciaux sont mis en œuvre. Malgré tout, la communauté met en place des tours de garde, jour et nuit, composés chacun de 30 membres, afin de prévenir toute altercation.


La sécurisation des routes d'accès

Du fait de sa situation géographique Tirat-Zvi isolée fait face à d'importants problèmes de circulation. Le chemin de terre qui mène jusqu'au kibboutz devient chaque hiver une allée boueuse et quasiment impraticable. Le 14 septembre 1938, les Arabes minent le chemin. Le véhicule de l'officier du district, en chemin vers le kibboutz explose sur une mine et provoque la mort de trois de ses occupants; Haïm Sturmann, représentant du KKL dans la vallée de Beït-Shéan, Aharon Atkin, responsable pour la vallée de Beït-Shéan des relations avec les autorités britanniques, et le Dr David Musinson, vétérinaire.
Le temps.
Les températures dans la région sont particulièrement élevées en été et faibles en hiver. Les pionniers n'ont aucun moyen disponible pour se protéger des chaleurs d'été pouvant atteindre plus de 40 degrés. Ces dernières atteignent même une année plus de 50 degrés. Les membres du kibboutz commencent alors le travail très tôt le matin, aménagent une pause durant les chaleurs du milieu de journée, et reprennent leur besogne dans l'après-midi. Une des manières de se rafraîchir est de s'immerger dans les marécages alentours. Il faut rappeler qu'à l'époque il n'existe qu'une seule douche commune pour l'ensemble du kibboutz. Les nuits d'été, parents comme enfants dorment sur des matelas à l'extérieur des habitations, recouverts de filets anti-moustiques. Sur le pourtour de tous les toits, des auvents sont aménagés et des conduits sont percés dans les parois des habitations, permettant à l'air frais de s'infiltrer. Avec le temps, on installe des ventilateurs. Des matelas sont installés sur la partie extérieure des fenêtres et on place juste au-dessus des tuyaux laissant s'échapper continuellement de petites gouttes d'eau rafraîchissantes.
En hiver, les températures de la région peuvent atteindre le niveau zéro. Les membres de Tirat-Zvi, n'ayant que peu d'expérience dans le domaine agricole, plantent bananes, tomates et poivrons. Très vite il s'avère que ces cultures ne résistent pas au froid. Les premiers temps, ils allument des feux durant la nuit, tout proche des cultures, afin de les protéger du gel.

Les ébénements de 1936
Lors des événements de 1936 El Ami se sauva au Liban en vendant sa ferme au K.K.L. Ce dernier en fit alors un modèle de ferme agricole. Toujours pendant les évènements sanglants de 1936, alors que les rumeurs sur un partage futur de la Palestine commencent à percer, les organisations chargées du repeuplement en Israël accélèrent la mise en place d'implantations sur les terres acquises par le Fonds National Juif. C'est ainsi qu'environ 50 points d'installation sont créés dans le cadre du programme de "Tour et Enceinte". La particularité de ce programme tient dans la rapidité avec laquelle les bases des futures implantations sont mises en place; une tour surmontée d'un phare éclairant les environs, et la construction d'une barrière de protection contre les potentielles attaques. Sous la pression de Moshé Shartock, secrétaire général de l'Agence juive, les terrains de la ferme "Zar'a" sont mis à la disposition de kvoutzot "groupes" religieux. À l'endroit se tient alors une ferme arabe, cultivant les bananes, mais dont la majeure partie des terres, laissées à l'abandon, s'est progressivement asséchée.

La première attaque sur Tirat-Zvi
Les Arabes contre la fondation de cette implantation, attaquent pour la première fois le kibboutz le 28 février 1938. A 22h30, profitant de la pénombre, les Arabes s'avancent en direction de Tirat-Zvi et réussissent à faire une percée dans les barbelés installés autour de la muraille. Repérés par les gardes, une fois entrés dans l'enceinte du kibboutz des échanges de tirs ont lieu. C'est le lancement d'une grenade qui éloigne les assaillants. L'écho des tirs est perçu par l'ensemble des pionniers installé dans la vallée, mais le phare surmontant la tour de garde, qui sert alors de moyen de communication, ayant été détruit dès les premiers tirs, tout contact avec les autres implantations s'est avéré vain. Les détails des évènements de la nuit font vite le tour des implantations du pays. De par sa résistance, Tirat-Zvi devient alors un symbole de bravoure. Les membres de Tirat-Zvi apportent ainsi la preuve que, tout en étant religieux, ils peuvent aussi bien se défendre que leurs frères laïcs. L'officier britannique Wingate, qui, surnommé "l'ami", prend à cœur la cause sioniste, est lui aussi informé des récents évènements. C'est à Tirat-Zvi qu'il organise sa première force juive de combat. Arrivé au kibboutz, il gagne la confiance des pionniers et met en place des tours de garde nocturnes tout en inculquant l'idée que "toute position doit être défendue de l'intérieur comme de l'extérieur". Après trois mois, Wingate passe au kibboutz Eïn-Harod, où il fonde les "bataillons spéciaux nocturnes".

L'été 1939
Durant l'hiver 1939, les pluies sont telles que le kibboutz reste paralysé pendant plusieurs semaines. Le 8 mars 1939, les pionniers envoient un véhicule, tiré par un tracteur, à la gare de Beït-Shéan récupérer des provisions et quelques-uns des membres du kibboutz. Sur la route du retour, non loin d'un verger cultivé par les Arabes, à l'emplacement où quelque temps plus tard le kibboutz Eïn-Hanatziv voit le jour, le convoi essuie les tirs d'une embuscade. Les assaillants prennent fuite, mais deux des membres de Tirat-Zvi y perdent la vie; Aryé Weill et Yaakov-Yossef Milioner. Au début de l'été 1939, le Fonds National Juif rachète des terrains environnant le kibboutz aux Allemands de la société des Templiers, installés dans la vallée de Beït-Shéan. Tirat-Zvi agrandit ainsi son domaine agricole et c'est sur ces mêmes terres que le 7 mai 1939 est fondé le kibboutz Sdé-Eliahou. La situation sécuritaire freine pourtant le développement escompté. Lorsque les Arabes sont avertis de l'achat des terres, ils détruisent les plantations, déracinent les vergers, et incendient les champs. Cette tension est perçue quotidiennement, autour d'altercations relatives aux endroits de pâturage et de l'exploitation des sources d'eau. La garde des terrains agricoles provoque une nouvelle victime. Le 21 avril 1943, le garde Shlomo Shehter est tué en tentant de protéger les terres de pâturage du kibboutz. Les membres de Tirat-Zvi demandent alors réparations, ce qui se solde par un accord avec les Arabes, conclu à l'intérieur du kibboutz.

La grande attaque de 1948
Les Arabes, opposés au plan de partage de l'ONU, décident d'attaquer le kibboutz sous la conduite du commandant Kaoukji. L'assaut, auquel participent des centaines d'Arabes, débute le 16 février 1948. Les tirs commencent à 4 heures du matin, et se poursuivent par des tentatives d'intrusion dans le kibboutz. Les défenseurs de Tirat-Zvi repoussent l'assaut, durant lequel Naftali Friedlander perd la vie sur le toit du château "Tira". Au matin, le kibboutz est bombardé et les Arabes reprennent l'assaut. C'est alors qu'une forte pluie s'abat, mettant hors d'utilisation les armes des deux camps. Les alentours devenus soudain boueux empêchent toute avancée. Les Arabes se replient, laissant derrière eux, sur le terrain leurs blessés, leurs munitions et même leur chaussures. Les renforts n'arrivent qu'après l'issue des combats. La victoire de Tirat-Zvi fait grand bruit dans les implantations du pays, du fait qu'il s'agit de la première attaque arabe composée d'unités militaires organisées. Les combattants prouvent ainsi que l'acharnement au combat porte ses fruits. Dès le lendemain, à dos d'âne, les bédouins de la région quittent la région pour l'autre rive du Jourdain.
Les Arabes n'essaieront plus d'attaquer le kibboutz, ce qui permet à Tirat-Zvi de servir de renfort aux forces de Tsahal. Durant l'été 1948, des forces irakiennes pénètrent dans la vallée de Beït-Shéan. Leur but est alors de s'emparer de Tel Radra, qui devient plus tard Tel-Shalem, au sud de Tirat-Zvi. C'est sur ce Tel que Avraham Heber, formé à Tirat-Zvi, est tué, le 27 septembre 1948. Le lieu devient un point stratégique frontalier, jusqu'à la Guerre des Six Jours. La source aux pieds du Tel, "Maayan Avraham" rappelle le souvenir de Heber.
Après la Guerre d'Indépendance, le kibboutz élargit ses activités. En 1952, la route reliant Beït-Shéan et le kibboutz est asphaltée. Les cultures de blé, coton, légumes, vignes, oliviers, grenades et palmiers-dattiers sont aussi développées; de même pour les poulets et le bétail. Suite à des problèmes financiers, l'élevage du bétail est arrêté en 1959.

La synagogue
La synagogue se trouve en face de la salle à manger commune pour plus de facilité. C’est la deuxième construite dans le kibboutz, la première étant désaffectée. Elle a été construite en béton à l’extrémité du kibboutz bien avant 1948 et elle avait la forme d’une cathédrale européenne vieille de 800 ans. Dans la nouvelle synagogue on trouve le dessin « des sept espèces » selon la description de la Thora. En 1967, pendant la guerre des six jours, les enfants de l’école maternelle passaient directement de l’école aux abris par des tunnels en béton. Tout était organisé pour y vivre plusieurs jours. Les jeunes de 14 ans devaient emmener les petits dans les abris pendant que les parents organisaient leur défense. Ceci dura jusqu’en 1970. Les tanks jordaniens arrivaient jusqu’à eux et le terrain à l’époque était dénudé d’arbres donc facile d’accès. Aujourd’hui à l’école maternelle, les enfants sortent tous les jours et par tous les temps. Ils apprennent à parler avec toutes les personnes qu’ils rencontrent. Dans la cour de l’école on dépose tout instrument inutilisable. On y trouve aussi bien des ustensiles ménagers que des outils agricoles. Alors ces enfants apprennent à jouer "aux grandes personnes" Ils montent, démontent, construisent, démolissent, retapent les objets selon l’influence du métier de leurs parents.

Tirat Tsvi aujourd'hui
750 à 800 âmes vivent dans ce kibboutz à raison de 250 Haverim (membres), autant d’adultes que d’enfants, chaque famille ayant quatre à cinq enfants.
Le kibboutz s’occupe d’élevage de carpes en viviers, de palmeraies (dattes), ils cultivent des fleurs (iris), du blé, du coton, des carottes et du maïs. Ils font de la charcuterie et des plats cuisinés qu’ils livrent dans les régions de Hadera, Afula, Beit Shean, Nazareth, aux kibboutzim du Gilboa, etc...
Ils organisent également des repas de réceptions tels que mariages, chabbatot ou séminaires jusqu’à 200 personnes. Autre but de ce kibboutz la réinsertion de jeunes en difficulté dans leur famille ou dans leur environnement. On leur apprend un métier pour leur donner un but dans la vie. Meyer, natif du kibboutz (de père allemand et de mère italienne) s’occupe de ces jeunes gens.
Un pavement de mosaïque d'une ancienne synagogue datant de la période du Talmud a été retrouvée dans le kibboutz et il est possible de la visiter.
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Un pionnier nous reçoit et nous raconte une histoire qui est la sienne et celle de son kibboutz qu'il a crée avec ses compagnons. La tombe du Cheikh Hill proche de là est le point culminant de la région et offre un panorama sur la région d'Eshkol et le Sud de la bande de Gaza .


La Roumanie

1947 : Un groupe de jeunes juifs de Roumanie ayant beaucoup souffert des événements dans un pays communiste, sans trop savoir que faire, très sioniste et faisant partie du mouvement de jeunesse "Ashomer Hatsaïr", (le mouvement comprend alors plusieurs milliers de jeunes entre 16 et 17 ans), attendent avec impatience de monter clandestinement en Israël. En Roumanie, les membres du mouvement "Ashomer Hatsaïr" prennent en mains ces jeunes et leur donnent une formation agricole. Après deux années de travaux pratiques deux cent jeunes gens reçoivent l’autorisation de faire leur "Alya", de monter en Erets Israël. Ils prennent donc le train vers la Bulgarie et de là un bateau suédois les attend au port de Burgas, sur la mer noire. Ce bateau, acheté par l’agence juive, n’est pas évidemment un bateau de voyageur mais tout simplement un bateau de marchandises qui transporte de la glace. Chacun d'entre eux se retrouvent dans un minuscule compartiment de 60/60 cm. 3.500 âmes se retrouvent dans ce bateau qui aurait dû contenir 200 à 300 personnes.
Le bateau s'appelle "Haganah Amedina hayehoudit" (La protection de l'Etat juif). Après une nuit de voyage dans des conditions très difficiles, comme l’interdiction de monter sur le pont le bateau traverse le Bosphore et juste après ce passage des avions anglais le découvre, donnent l’alerte et les passagers clandestins se retrouvent entourés par six gros bateaux militaires anglais qui allument des projecteurs vers eux et mettent les sirènes d’alarme en route pour les effrayer. Les Anglais sont munis de gourdins et de masques à gaz et s’apprêtent à attaquer. Les pionniers qui ont suivi des cours d’auto défense s’organisent, chacun prenant la place qui lui revient, avec pour toute arme, de simples bâtons. L’après-midi, les Anglais attaquent en leur envoyant des bombes lacrymogènes et abordent le bateau suédois. Au dernier moment les jeunes gens reçoivent un ordre de la Haganah : "Se défendre passivement pour ne provoquer ni batailles, ni mort" Au moment de l’assaut, le groupe de pionniers se met à entonner des chants sionistes, entre autre l'hymne nationale (la Hatikva) manière de prouver aux Anglais leur profonde conviction. Les Anglais les escortent jusqu’au port de Haïfa où ils restent deux longues journées et deux nuits entières enfermés dans les cales du bateau ; ensuite ils passent dans un bateau anglais qui les transporte directement à Chypre en tant que prisonniers. Le plus dur pour ces jeunes pionniers n'est pas d'être prisonnier mais d'arriver sur la côte du pays, de voir la ville de Haïfa, de voir les monts du Carmel, d’avoir tant souffert pendant ce voyage et de repartir sans mettre un pied en Israël.


Prisonniers à Chypre
Arrivés à Chypre, ils passent dans le service de désinfection, puis on leur prend tous leurs effets personnels jusqu’aux photos et ils descendent à terre. C’est à ce moment là qu’ils voient en plein jour pour la première fois, le bateau qui les a transportés jusqu’ici et ils se rendent compte alors de l’état lamentable de leur moyen de transport. Ce bateau a été le premier après Exodus à essayer d’accoster au pays. Pendant dix à onze mois, ils restent prisonniers des Anglais. A l’intérieur du camp, ils creusent des tunnels pour essayer de s'évader, très peu y réussissent, d’autres se font arrêter et un de leur copain se fait tuer par un anglais lors de sa fuite. (Ces derniers voulant donner un exemple pour faire peur aux prisonniers.) A l’intérieur du camp, ils sont indépendants. Les Anglais leur donnent seulement à manger mais ne s’occupent pas du tout de l’organisation interne. Des délégués israéliens sont là pour leur enseigner l’hébreu et l’anglais, les entraîner à faire du sport, à une défense militaire avec quelques armes amenées en cachette. Bien que la vie de prisonnier soit difficile, personne ne s’en plaint car tous ces jeunes gens savent depuis longtemps souffrir en silence. Déjà en Roumanie, ils n’ont connu que la guerre, les privations et un entraînement militaire dans leur mouvement de jeunesse.


1948 Indépendance du pays
Le temps passe et le 5 mai 1948 arrive, Israël fête son indépendance, l’annonce est faite officiellement dans le camp et l’espoir est de nouveau présent car les prisonniers sont sûrs maintenant que leur libération est proche. Ce groupe de prisonniers décide à l'unanimité que les jeunes doivent rejoindre le pays en premier pour pouvoir aider leurs compatriotes à se défendre contre les multiples batailles au pays. Les Anglais, bien entendu, ne sont pas d’accord et sous prétexte de galanterie, libèrent les femmes et les enfants de moins de quinze ans. C’est alors que notre compteur, Arié, essaye à deux reprises de se faire passer pour un gamin de 15 ans car il est petit et menu ; refoulé deux fois à cause de sa barbe naissante, il réussit à obtenir son laissé-passé la troisième fois en se rasant constamment et en se mettant de nouveau dans la file d’attente qui dure trois heures. L’officier qui lui passe la main dans le cou et sur la joue ne sent pas cette fois-ci la barbe naissante. On est en été et Arié et son groupe d'amis sont envoyés à Yad Mordéhaï pour aider les membres du kibboutz à se défendre contre les Egyptiens. Lorsque l'ennemi anéantit le kibboutz tous ses membres sont évacués dans le centre du pays, près de Bneï Tsion, dans un endroit qu’a abandonné un riche arabe du nom d'Ali Kassim. Là, les organisateurs attendent des groupes de jeunes pour venir en aide à tous ceux qui en ont besoin. Nos compagnons se réunissent, un par un, jour par jour, et lorsqu’ils sont une cinquantaine ils se rendent près de Bné Tzion pour apporter leur aide. Ils construisent des préfabriqués, montent des tentes et réunissent des enfants du kibboutz dispersés un peu partout dans le pays. Plus tard, les membres du kibboutz de Yad Mordéhaï décident de reconstruire leur kibboutz ; tous les hommes s’y rendent pour y travailler. Une fois le travail terminé, on propose au noyau des membres du "Shomer Hatsaïr" de vivre au kibboutz ; mais l’idéal de ces jeunes gens est de fonder leur propre kibboutz. Déjà, en Roumanie, ils avaient trouvé le nom de leur futur kibboutz : Magen, qui était à l’époque leur mot de passe : Magen signifie pour ces pionniers protection du peuple juif, de la Patrie et de la classe ouvrière.

Les pionniers à la recherche de leur avenir
L’agence juive essaye également d’influencer le groupe Magen de rester à Yad Mordéhaï, vainement. Les jeunes s’entêtent et l’agence juive leur propose alors des terrains à Zikine non loin de là. Mais avec leur insouciance, leur jeunesse et leur obstination ils refusent trouvant l’endroit trop près de Tel Aviv ! Ils veulent absolument un endroit isolé, perdu en pleine nature pour fonder leur kibboutz, là est leur idéal; à tel point qu’ils changeront leur nom et prénom, qu’ils jetteront dans un grand feu de camp toutes les affaires qui leur restent de Roumanie et qu’ils décident d’abandonner leur langue maternelle pour ne parler que l’hébreu. L’agence juive leur propose alors des terres dans le Néguev occidental en leur signalant qu’il n’y a ni eau, ni électricité, ni routes, rien de vivable. Le groupe accepte la proposition. L’agence juive conduit cinq membres du groupe en Jeep, seul moyen d’accéder aux terres promises, afin de visiter les lieux et de se rendre compte de la situation. Ils prennent la route de l'A'arav, le seul morceau de route goudronnée à l’époque dans cette région, (qui porte son nom parce qu’en 1927 une grande famine sévit et les Bédouins qui vivaient dans la région en sont morts) et arrivent à leur destination. Ils ne voient alors que du sable, des terres jaunies par la sécheresse, pas de route, rien d’autre qu’une tombe plantée sur une hauteur, celle d’un Cheikh bédouin nommé Nourane. Les Egyptiens puis les Israéliens ont conquis cette hauteur tour à tour parce que c'est un point d’observation excellent sur tous les alentours jusqu’à Han Younès et Rafiah.


Un futur kibboutz

Ils reviennent du Néguev enchantés, racontant à leurs copains leur décision de s'y installer. Ils commencent en effet à y travailler sans rien connaître de la région et sans savoir comment s’y prendre. Il leur faut beaucoup de temps, de travail, de volonté et de patience pour créer quelques chose sur place, ils vont chercher l’eau jusqu’à Gvoulot en tracteur ou en voiture. Plus tard une conduite d’eau arrivera de Dengour pour qu’ils puissent au moins boire correctement. C’est ainsi que le 16 mai 1949 le kibboutz Magen voit le jour . Arié a toujours était leste et agile, déjà à Yad Mordéhaï, il montait des tentes, réparait des toits, construisait des préfabriqués ainsi, lorsqu’il a fallu lui attribuer un métier au sein du futur kibboutz, on le nomma d’office menuisier ; depuis, il est menuisier et sculpteur. Le temps a passé, des enfants sont nés dans le kibboutz, celui d’Arié est né en 1947 et en grandissant les enfants ont commencé à poser des questions. Les anciens racontaient…Alors Arié et quelques-uns de ses compagnons ont décidé de restaurer le dernier baraquement et d’en faire le musée de la Maison des Anciens. C’est ce que l'on peut visiter aujourd'hui avec la cloche pour appeler à la soupe et prévenir des attaques, la cabane en bois qui sert de W.C., la salle à manger avec sa cuisine et sa radio, le fut d’eau original et une chambre à coucher.


Magen aujourd'hui

Aujourd'hui Magen vie de diverses branches de l'agriculture: cultures de plein champ, pommes de terre, arachide, blé. Une autre source de production est la "Plastic Magen" usine qui fabrique des amortisseurs de la lumière du soleil en plastique, les relais de chaleur, etc En outre, il existe deux établissements d'enseignement:
Dans le kibboutz on trouve Une clinique, une piscine, une aire de jeux, une épicerie, une salle de gym, un club, une salle à manger, un terrain de basket, un terrain de foot et un de tennis et le plus grand jardin zoologique de l'ouest du Néguev Le kibboutz Magen, appartient au conseil régional Eshkol, il est situé dans le district du nord de la région Habsor Néguev . Temps de trajet: 40 minutes de Beer-Sheva, 1,5 heure de Tel-Aviv. Téléphone : 08-992 91 49
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L’histoire de l’implantation juive de Houlda recouvre presque toutes les histoires de l’œuvre sioniste. L’officier Ephraïm Tshiziq tombe au combat et son ami le remplace au commandement.


La forêt Herzl a été la première forêt du pays

Ce groupe de pionniers achètent des terres en 1905 et les transmettent ensuite au Fonds National Juif. En 1908, ces pionniers plantent les arbres de la forêt Herzl. Houlda a été fondée près de Réhovot sur la route du carrefour Reëm qui s’appelle aujourd’hui carrefour Nahshom. Cette implantation a été l’une des deux fermes agricoles avec Ben Shémen et a été fondée grâce à « la direction sioniste pour la préparation agricole des implantations pour les jeunes ». Lors des émeutes du mois d’août 1929, de nombreux émeutiers arrivent sur la petite implantation et elle se trouve complètement isolée dans une région hostile entourée d’Arabes. Ils construisent tout autour du bâtiment et de la cour intérieure une basse muraille. Ils se réfugient dans leur maison "Beit Herzl" qui se trouve au milieu de la forêt et qu’ils ont plantée en essayant d’empêcher les émeutiers d’ouvrir une brèche dans la cour. Ils envoient les femmes et les enfants à Rehovot et les 24 membres restent à Houlda ; dix dirigeants héroïques qui viennent de Tel Aviv avec à leur tête Efraïm Tshizik s’ajoutent au groupe. Après une bataille décevante, dans laquelle tombe Efraïm Tshizik, les émeutiers arabes saccagent les lieux. Les combattants juifs qui restent se retrouvent dans l’armée britannique.
Mais les Arabes finissent par obliger les pionniers à sortir de cette maison et les forcent à se réunir dans le seul bâtiment de deux étages qui se trouve sur les lieux. Pendant l’offensive, l’officier Ephraïm Tshiziq tombe et son ami le remplace au commandement. Cette même nuit une garde de policiers arabes arrivent à Houlda encadrée de militaires de l’armée britannique et forcent les dirigeants à abandonner les lieux. L’exploitation agricole est saccagée et les émeutiers y mettent le feu.
Plus tard, la Haganah fait installer l’étendard pour fêter l’événement de la nouvelle implantation de Houlda en Eretz-Israël comme symbole d’une position courageuse. Des membres du mouvement Gordonnia montent au pays en novembre 1930 et s’installent sur ce terrain en ruines. Peu de temps après ils fondent un kibboutz à une distance de deux kilomètres de l’ancienne Houlda. Un mémorial en souvenir de Tshiziq est érigé à l’endroit où il est tombé. La maison et la forêt sont alors utilisées par la Haganah pour l’entraînement et les cours militaires. Lors de la guerre d’indépendance, Houlda a été un centre de ralliement important. Les combattants partaient de là vers Latroun où se déroulaient les batailles si bien connues et aussi vers la montée de Jérusalem assiégée. Des convois d’approvisionnements et d’armements partaient également de Houlda

L'importance de l'implantation juive au pays
Le groupe Houlda se trouve au cœur de la plaine de Yéhouda, à égale distance de la capitale, (Jérusalem), et Tel Aviv. L’implantation est encadrée au Nord du Tel Gezer, d’Ekron à l’Ouest, du nahal Sorek au sud et des monts de Judée à l’Est. Le panorama domine des plaines et des collines, des vergers et des bosquets. Par temps clair le regard porte jusqu’à la Méditerranée et jusqu’aux monts de Judée. Déjà dans les années 1904, Benjamin Zeev Herzl, se porte garant (dans les échanges de lettres) sur la possibilité d’acheter des terres à côté de la ligne de chemin de fer entre Yaffo et Jérusalem. Son but est de créer une implantation modèle sur les terres du Fonds National Juif (Les autres moshavot des environs comme Ekron, Gédéra ou Réhovot ont été, elles, fondées sur des terres privées). Herzl aspire acheter ici un terrain d’une dizaine de milliers de dounan. En fin de compte, en 1905, trois personnes achètent un terrain de 1.800 dounan à des Arabes : Aaron Aïzenberg, Zalman Lévonszon et David Iline.

En 1907, ces personnes ouvrent le Bureau du pays (Israélien), et ensuite, parmi les premiers dirigeants, le docteur Ruppin et le docteur Yaacov Tahon commencent à fonder la première implantation juive sur ces terrains. Ils engagent des ouvriers juifs ; achètent des oliviers et construisent un bâtiment en pierre dont les vestiges sont encore visibles aujourd’hui, dans la forêt d’Herzl. Le bâtiment est complètement achevé en 1909, un forage est entreprit et les travaux agricoles commencent. Il y a là une ferme, où les pionniers de la deuxième Alya reçoivent une préparation aux travaux agricoles.

Pendant la première guerre mondiale ont lieu à Houlda des signes de la crise qui a déterminé l’importance de l’implantation juive au pays. La ferme s’appauvrit et il y reste une poignée d’ouvriers qui vont un peu plus loin créer le moshav Nahallal. En 1918, après la déclaration Balfour, la commission des délégués est sous la conduite de Haïm Weizmann. Entre les années 1919 et 1929, l’implantation a tenu le coup grâce à de petits groupes de la troisième Alya comme, Har Hatsofim, le groupe Proskorov, le groupe Brisak, et beaucoup d’autres. Le remplacement est fait en quantité suffisante, rapidement, et, c’est seulement vers la fin de cette période que se forme sur place un noyau permanent qui décide de créer ici un moshav-ovedim.

Jusqu’en 1930, les vestiges du bâtiment Herzl sont restés dans les mains du Fonds National Juif. C’est alors que revient sur les lieux le groupe du détachement du pays : Gordonnia. Les premières personnes du groupe Houlda arrivent au pays et ont leur donne d’abord du travail à Hedera pour une première préparation agricole. Lors du 17ème congrès sioniste à Bazel, il est décidé de relever Houlda de ses ruines et les premiers éclaireurs du mouvement Gordonnia répondent au défi. Le détachement rassemblé qui comptait une douzaine de jeunes arrive sur place en 1930. Un an plus tard le groupe Gordonnia alef passe de Hedera à Houlda pour la relever de ses ruines. Jusqu’en 1938 le groupe restera à son point d’origine, à l’intérieur de la forêt Herzl. En 1932, une collecte supplémentaire est engagée en Galicie et en Autriche pour acheter des terres supplémentaires ; parmi eux des pionniers viennent s’installer au pays et beaucoup d’entre eux sont forcés de travailler la terre (en dehors de l’exploitation, dans la plus grande difficulté parce que cette terre est aride et pauvre, le forage demande un énorme travail et le puits n’apporte que déception).

Le Réservoir. (1927-29)
De forme ronde, il a été construit en béton au milieu d’un bosquet d’oliviers. Comme tous les réservoirs de l’époque, il avait une capacité de 1000 mètres cubes mais il ne contint jamais plus de 300 mètres cubes. Il a servi à approvisionner la ville de Jérusalem en eau, en passant par la route de Burma, lorsque les Arabes eurent saccagé les canalisations le 18-5-1948. Près du réservoir se trouve un morceau de tuyau qui date de l’époque, et on peut voir le dernier morceau de cette canalisation originale sur la route de Jérusalem juste après Shaar Agay. C’est Ben Gourion qui donna une autorisation secrète à la Cie des eaux (mékorot) pour alimenter la population de la capitale.

La maison d'Herzl – un petit musée
Houlda recommence après ces dernières batailles à relever son implantation de ses nouvelles ruines et s’étend rapidement : Les membres rétablissent et agrandissent les secteurs et consolident fermement l’exploitation agricole. Ils construisent un quartier d’habitation, intègrent beaucoup d’immigrants et les premiers se joignent à eux comme membres du kibboutz. Ils construisent aussi une piscine et fêtent le jubilé ; ils inaugurent la maison de la culture au nom d’Herzl et déjà naît le premier petit-fils d’un des pionniers du groupe. Aujourd’hui Houlda compte quelques 190 membres dont quelques pionniers avec leurs enfants et leurs petits enfants. De nombreuses personnalités sont sorties de ce kibboutz.
L’implantation est fondée principalement sur l’agriculture moderne (coton et différentes cultures), l’industrie pour la création de transformateurs, un institut de triage et de nettoyage de graines.
Lors des guerres d’Israël une partie des meilleurs enfants du kibboutz tombent pour le pays. Houlda continue d’absorber des noyaux de jeunes venant de l’étranger, des familles et des personnes indépendantes. La route du courage et leur labeur ont conduit les membres de Houlda jusqu’à nos jours dans une implantation florissante, verdoyante ou vit une communauté unie, avec plusieurs branches d’éducation, et une vie journalière paisible.

La maison d'Herzl – un petit musée
La maison d’Herzl a été restaurée et elle est ouverte au public. Un petit musée retraçant la vie des pionniers de Houlda a été ouvert à l’intérieur du bâtiment et le Fonds National Juif propose une visite guidée gratuite


Le Mémorial Tshiziq

Batya Louchansky élève le mémorial d’Ephraïm Tshizik en 1937.
Il est conçu en deux parties, sur la première Tsizik est représenté en ange avec à ses cotés sa sœur Sarah et Dov Mounker (ou un inconnu). En bas, des épis, des machines agricoles rappelant le travail agricole des pionniers. La sculpture représente un mémorial de paix car la main droite de l’officier est cachée derrière son dos et tient une grenade, on ne la voit pas, elle n’est là qu’en cas de défense et leur protection en cas d’attaque.
Pour ne pas abîmer l’environnement des lieux, les sculptures qui ont été posés dans le domaine de la maison d’Herzl, ont été pensées et travaillées autrement. Les formes humaines représentant les pionniers dans leur vie journalière ont été faites en transparence comme dans un film négatif. Les arbres, dont un a des sauterelles qui rappellent leur invasion dans la région, se fondent dans le paysage et ne coupent pas la perspective voulue par les architectes qui ont aménagé l’endroit.
Bien que Rachel, le célèbre poète du Kinnereth n’est jamais mis les pieds à Houlda, les pionniers qui l’admiraient et étant en très bon terme avec elles plantèrent un bosquet en son nom l’année de sa mort (1931).
Une splendide allée de sycomores s’impose dans le domaine.
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Boustan Beit Aharon : un restaurant de campagne qui autrefois était un camp de la Haganah et du Palmah.


La maison d'Antoine Tine

Ce bâtiment est appelé aussi la grande maison. Il est situé sur les monts kourkar méditerranéen et au Nord de la vallée de Hefer. Il a été construit en 1910 par Antoine Bishara Tine, un Arabe catholique du Liban. Jusque dans les années 30 des fermiers travaillent les terres de la famille Tine. Les Juifs commencent par lui acheter « la grande maison » puis les terres. Le 20 janvier 1930 une vingtaine d’immigrants y arrivent. Ils trouvent la maison dans un état lamentable, toute moisie à l’intérieur. Ils la restaurent. Les employés de Tine ne les laissent alors pas approcher des terres de ce dernier. Les pionniers commencent donc à travailler un peu plus loin dans les vergers environnants. Plus tard ils dédommagent Tine pour ses terres et entreprennent de travailler la terre de la vallée de Hefer ainsi que les champs autour de la maison. Ils doivent assécher les marais autour du Nahal Alexander tache difficile car ils sont seuls, coupés du monde extérieur. Ils débutent avec une charrette et beaucoup plus tard se procurent un tender poussif. Trois plus tard, selon leurs projets, ils vont d’Emek Hefer à Kfar Viking. Au début de 1938 sur ces lieux, à Bitan Aaron, la Haganah s’installe sous le nez des Anglais. Ici se réalise la partie théorique de l’entraînement et à Giora, dans la vallée d’Izréel, la partie pratique. Un grand nombre de l’Elite, le corps supérieur d’officiers de Tsahal font leurs classes dans cette maison. Le service secret du Palamh est fondé également sur ces lieux. Les personnes du village contigu de Bitan Aaron vivent aussi ici en préparant leur future implantation.


Un chemin écologique

Tout autour de la demeure un chemin de randonnée de la réserve écologique d'Emek Hefer nous conduit vers des grottes de la période byzantine et romaine taillées dans la montagne de grès. On y voit également les vestiges de la ferme de A Cheref. La réserve a une végétation riche et odorante. Après la pluie on y trouve du thym, des anémones, des tulipes, des petits lys, des cyclamens et des iris. Du point d’observation, on peut admirer la vallée d’Emek Hefer et la région du Sharon. La vallée qui a été peu entretenue et qui donnait une impression de morosité change de visage en devenant une vallée verte et odorante.


Un restaurant

Ce bâtiment sert aujourd’hui de restaurant et de salle de réception
MC2 Beit Arishonim Bitan Aharon
Téléphone : 09-8665662
Fax 09-8665269
Sur la nationale 2 sortir à Havatselet et prendre la direction de Bitan Aharon
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Révivim fut implanté sur les terres du Fonds National Juif (K.K.L.) en 1943 en tant qu’avant-poste destiné à examiner la possibilité d’implantation juive aux extrêmes confins du Néguev. Deux autres avant-postes, Gvoulot et Beit-Eshel furent fondés la même année.


Avant l'incépendance

Les fondateurs du groupe étaient des membres des mouvements de jeunesse d’Allemagne et d’Italie formés à Givat Brenner, ainsi que des jeunes israéliens membres des jeunesses ouvrières. Le groupe se constitua en brigade du travail à Rishon Le Tsion. Au cours des années précédant la guerre d’indépendance, le groupe s’employa à des expériences agricoles parrainées par le K.K.L. et l’agence juive. Sous la direction de l’ingénieur et pionnier Dov Kublanov, un projet fut lancé afin de maîtriser les eaux capricieuses de nahal Révivim pour arroser les champs. Le groupe habitait le fortin qui a été préservé jusqu’à ce jour. En 1945 le groupe du Palmah Chdema arrive à Révivim A la veille de la création de l’état d’Israël, il y avait seulement une poignée d’implantations juives dans le sud, Révivim étant la plus méridionale. L’existence de Révivim et l’ardeur de ses jeunes pionniers influença l’O.N.U. dans sa décision d’inclure le Néguev dans l’espace donné à l’état juif à la résolution de partition en novembre 1947. Révivim était l’une des bases d’entraînement du Palmah. Ces forces défendirent les implantations du Néguev et plus tard, durant la guerre d’indépendance, lancèrent depuis ces bases, la campagne Horev.
Pendant la guerre d’indépendance et pendant la période qui suivit immédiatement Révivim traversa une phase critique. Plusieurs pionniers tombèrent pendant cette guerre, le développement de l’implantation ne paraissait pas assuré et les conditions de vie ne permettaient pas encore aux couples à avoir des enfants. Le groupe se divisa entre l’implantation du Néguev et le bataillon du travail à Rishon Le Tsion. Les premiers membres du kibboutz étaient déjà dans le groupe depuis dix ans. Certains partirent au kibboutz Alonim et d’autres abandonnèrent; ils furent remplacés par des membres du mouvement de jeunesse Mahanot Olim, récemment démobilisé du Palmah. Un second groupe du même mouvement est arrivé en 1951.

Fête de l'eau
En 1955, l’eau douce de la nouvelle conduite Yarkon - Néguev arrive à Révivim pour la première fois. Avec les membres du kibboutz Maccabé Sadé, la fête de l’eau a été célébrée. Auparavant des puits d’eaux saumâtres avaient été forés et c’est de ces eaux dont on se servait pour l’agriculture. Un des Havérim (membres), Yoèl de Malah, lauréat du prix d’Israël, a grandement contribué au développement de ce projet.
Avec l’arrivée de l’eau et le développement économique Révivim fit venir des groupes de jeunes surnommés Garinéï Lanéguev. Dés les années soixante le kibboutz commença l’intégration de groupes du Dror Hahaloutz en provenance d’Amérique du Nord. A partir de 1968, nous eûmes 45 classes d’oulpan et quelques-uns de ceux qui vinrent apprendre la langue restèrent au kibboutz.
Révivim a aujourd’hui environ 300 membres, dont 20% sont nés au kibboutz et 15% sont de nouveaux immigrants installés en en Israël après 1968. Il a aujourd’hui 800 personnes vivant à Révivim incluant les Haverim, leurs enfants, les militaires, les postulants, des groupes de jeunesse, etc.


Révivim aujourd'hui
Les enfants étudient à l’école régionale pour l’ensemble des implantations de ramat Néguev et au collège Eshel Hanassi.
Révivim jouit d’une économie bénéficiaire dans laquelle l’agriculture participe pour la moitié de ses revenus, de même que son industrie en pleine croissance. Le chiffre d’affaires annuel est d'environ 32 millions de Shekels.
Les revenus proviennent de l'usine de plastique Raviv, une industrie agricole, une étable pour le lait et l’élevage, des champs de glaïeuls et de pommes de terre. Ces exploitations s’étendent près du kibboutz, également près de Beer-Shéva (utilisant les affluences de la ville), enfin plus au Nord où la main d’œuvre est plus abondante. Il y a aussi Gvanim, une manufacture d’émaux, des serres, des vergers et une orangeraie dans la région d’Habsor.
En 1976, un centre culturel fut élevé au nom et en l’honneur de Golda Meïr. Outre les manifestations culturelles locales, de nombreuses représentations d’intérêt tant régional que national sont données ici. En 1991 les archives du mémorial Goda Meïr furent jointes aux archives du kibboutz.
Mitzpé Révivim, site original du kibboutz, a été restauré et fonctionne comme centre éducatif où jeunes et soldats peuvent se pencher sur la genèse des implantations juives dans le Néguev. De nombreux touristes d’Israël et d’ailleurs viennent chaque année visiter le Mitzpé.

Le musée
Le musée est ouvert tous les jours -entrée payante – film en français – téléphone : 08-6562570, 08-6562638
- Le château, sa cour et son enceinte - enceinte et tours.
- Chambre de communication - Homa et Migdal.
- La salle culturelle - Heder ohel.
- Le point d’observation - Atatspit.
- La salle d’armes - Heder Anesheq.
- La salle de bains - Amiklahat.
- La baraque de Kovlanov - Tsrif kolvanov.
- La station météorologique - Tahanat météorolozit.
- Les instruments agricoles - Kélim Ahaklaym.
- La grande grotte - Amaara Agdola.
- Le barrage - Beit Aseker.
- Le centre Golda Meïr.
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Une histoire véridique incroyable ! Pendant la deuxième guerre mondiale sous le régime fasciste italien un groupe de quelques dizaines de paysans catholiques italiens ont décidé de se convertir au judaïsme


San Nicandro Garganico


Une histoire véridique incroyable! Pendant la deuxième guerre mondiale sous le régime fasciste italien un groupe de quelques dizaines de paysans catholiques italiens ont décidé de se convertir au judaïsme
C'est dans le village de San Nicandro Garnico qu'un petit groupe de paysans se sont mis à pratiquer de manière stricte les lois de l'ancien testament, tout en abandonnant le nouveau testament. Se considérant comme des "hébreux", ils ignoraient l'existence de communautés juives en Italie, principalement à Rome. Vers 1940, ils se convertirent collectivement au judaïsme et émigrèrent ensuite en Palestine sous mandat britannique.

San Nicandro se situe dans la partie méridionale de la péninsule italienne. Donato Manduzio est à l'origine de l'aventure des juifs de San Nicandro et déjà dans sa jeunesse, c’était une tête dure qui n'accepta pas l'autorité du curé du village.
Pendant la 1ère guerre mondiale, Donato Manduzio est soldat, il est apparemment blessé et, quelque temps après son retour devient infirme. Il se met à lire beaucoup, notamment des livres religieux. Il semble qu'il découvrit la Bible en 1930, peu après une vision qui lui parle d'une lumière. Il interprète la Bible - qui lui est donnée par quelqu'un qui l'avait lui-même reçue d'un protestant, mais ne comprend pas comment cette lumière lui est annoncée.
Selon certaines sources, le curé du village veut le convaincre de lui remettre la Bible, mais Donato ne cède pas. Et cette lecture de la Bible le conduit d'abord à affirmer l'Unité du Créateur et le repos du samedi. Il semble que Donato éprouve déjà quelques la doctrine de Trinité.

A l’époque les protestants distribuent des Bibles et malgré la force du catholicisme romain, le Sud de l'Italie connait aussi, à cette époque déjà, la présence d'autres courants religieux. Des protestants tentent d'ailleurs de convertir Donato à la foi évangélique, mais il rompt avec eux sur des questions telles que le repos du sabbat.
Si Donato Manduzio était resté seul, son histoire serait probablement oubliée aujourd'hui. Mais il avait des auditeurs. Il est vrai qu'il est aussi un peu guérisseur; et, dans son genre, il a une certaine instruction, grâce à sa soif de savoir et à ses lectures. Ses idées attirent certains de ceux qui le fréquentent, même si tous ne s'y rallient pas inconditionnellement: certains ne le suivent pas lorsqu'il leur enjoint de brûler leurs images pieuses ou de briser leurs statues.

Convaincu que le peuple israélite a disparu
L'Ancien Testament fascine Donato: son Dieu est le Dieu d'Israël. Mais il est convaincu que le peuple israélite a disparu depuis longtemps de la face de la terre. Or, un voyageur de passage révèle à ces quelques nouveaux Israélites des Pouilles qu'il n'en est rien et qu'il y a bel et bien des juifs et même en Italie.

Donato Manduzio arrive ainsi à obtenir l'adresse du grand rabbin de Rome, qui s'appelait alors Angelo Sacerdoti. (Ironie de l'histoire: l'un des successeurs de Sacerdoti, le rabbin Israel Zolli, se convertira au catholicisme en 1945, une démarche qui causera un véritable scandale dans le monde juif.) En 1931, Donato Manduzio et ceux qui le suivent adressent une lettre au grand rabbin de Rome. Celui-ci ne s'empresse pas de répondre. Certes, l'antisémitisme n'est pas encore devenu une composante importante du fascisme italien, mais le rabbin croit apparemment à une provocation, ou à une farce, tant le message qu'il reçoit semble incroyable. Des semaines passent donc sans nouvelles. Nouveau courrier, nouveau silence.

Enfin, au troisième message, le rabbin réagit. Et la correspondance qui s'engage finit par convaincre le rabbin de la sincérité de la démarche de ses correspondants de San Nicandro, En 1936, le successeur de Sacerdoti envoie à San Nicandro un représentant pour enseigner au petit groupe le culte juif et ouvrir une synagogue. Mais le visiteur juge que les conditions ne sont pas remplies et la visite se limite à la distribution de châles de prière et à quelques enseignements.


Le groupe de San Nicandro
Le groupe de San Nicandro a donc des raisons d'éprouver quelque découragement. Non seulement il se trouve confronté aux doutes des juifs sur la solidité de ces étonnantes conversions, mais les autorités locales se montrent hostiles à leur démarche. Ce qui a pour effet de renforcer plutôt leurs convictions. Et lorsque le rabbin tente de les décourager en leur disant qu'ils ne sont pas juifs, ils lui répondent: "Bien que nous ne soyons pas nés en Israël, nous opérons selon les lois que l'Eternel a données à Israël."

Les années passent, avec la guerre. Lorsque les troupes alliées débarquent en Italie, elles occupent la région. Or, il se trouve parmi les soldats britanniques des volontaires juifs, qui arborent sur leurs jeeps le Bouclier de David. On imagine sans peine la surprise des néo-juifs de San Nicandro lorsqu'ils voient le Magen David! Ils confectionnent un drapeau semblable, qu'ils agitent au passage de chaque jeep. L'une finit par s'arrêter, et ses passagers ne sont pas peu étonnés de rencontrer des paysans italiens qui se proclament eux-mêmes juifs!

Alya en Israël
C'est à ce moment que naît sans doute l'idée d'émigrer en Palestine. Et les autorités religieuses juives d'Italie finissent enfin par accéder à la requête des convertis de San Nicandro. En 1946, une circoncision collective permet à plusieurs d'entre eux d'être reçus officiellement dans le judaïsme. En 1948, Donato Manduzio décède.
Cette même année, trois jeunes de San Nicandro partent vers la Terre promise et s'enrôlent dans les forces israéliennes. Enfin, en 1949-1950, la plupart des convertis les suivent et vont s'installer en Israël. Leurs descendants y vivent toujours.

Les premiers olims sont arrives en 1947 et ont fait la guerre d'indépendance. 16 familles sont arrivées en 1953 et se sont installées près de Safed, aux mochavim Alma et Keren Ben Zimra où étaient des olims de Lybie parlant italien. Ensuite ils se sont dispersés dans le pays. Il me semble qu'au mochav Alma il y a encore quelques familles.
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Le musée de Ménéhamya est dédié à l’histoire de la médecine pratiquée en Galilée au commencement du 20ème siècle.


Médecin et Pionnier de Ménéhamya

La pièce est située dans l’enceinte du bâtiment utilisé comme pharmacie et clinique dans le kibboutz. Au début elle est destinée seulement aux membres de Ménéhamya mais plus tard elle est devenue clinique régionale, toujours là pour prêter assistance à tous les habitants juifs ou non juifs, jusqu’aux membres des kibboutzim de Déguenya et de Kinnereth.

 

Dans le musée on peut voir les documents de l’époque, des instruments médicaux (ces derniers sont conservés

avec soin, tels qu’ils étaient il y a plus d'une centaine d''années), divers objets spécifiques, les mêmes que le docteur a utilisé pour traiter ses malades. Un son et lumière nous complète la visite.

Une section du musée est dédiée à Ménéhamya, le premier établissement juif dans la vallée du Jourdain. La vie quotidienne, leur travail et leur lutte pour survivre sont représentés d’une manière suggestive par des photos, des outils agricoles et ménagers, ainsi que par des armes pour se défendre contre les pillards arabes. Une série de des documents historiques nous apprennent la vie de la moshava à ses débuts.
 
 

 

La pharmacie date du début du siècle. On peut y voir encore la