 RSS
על הבלוג
Il y a plusieurs manières de découvrir Israël selon les goûts de chacun. Il est possible de faire des randonnées dans la nature, de visiter des musées ou des "Beit Arishonim" (La maison des Anciens) ou encore se recueillir devant des mémoriaux pour se rappeler continuellement que grâce aux soldats nous vivons en paix à l'intérieur du pays. Nous pouvons aussi visiter les sites archéologiques qui nous retracent l'histoire depuis les temps les plus reculés et les villes sans oublier Jérusalem qui, a elle, seule nous comble de bonheur
|
posts
23/08/2008
LES SHOMRONIM.
?xml:namespace>
Les Samaritains se considèrent comme de vrais juifs. Ils ne reconnaissent que la Torah et le Livre de Josué qui succède immédiatement au Pentateuque. Leur lieu saint est le mont Guérizim en Samarie où ils affirment qu'Abraham tenta de sacrifier Isaac et que Salomon construisit le Premier Temple. La communauté samaritaine, estimée à 600 membres, une survivance de l'ancien peuple samaritain, prétend descendre des dix tribus perdues. Environ 50% d'entre eux vivent dans le village de Kiryat Luza près du sommet de 'la montagne' ; l'autre moitié, des citoyens israéliens, vivent dans leur petit quartier de Houlon près de Tel Aviv. Ils parlent arabe dans la vie quotidienne et se servent d'une forme archaïque de l'hébreu dans leur liturgie. Ils sont, semble-t-il, les seuls Samaritains au monde.
?xml:namespace>
Le mont Gérézim et la communauté samaritaine.
?xml:namespace>
Selon la chronique des Shomronim ils feraient partie des dix tribus perdues et seraient des descendants des tribus de Ménashé, Eprhaïm et Lévi. On les appelle Shomer (qui se traduit : garder) car ils sont les gardiens de la religion ancienne d’Israël. Ils gardent la culture du peuple d’Israël depuis les temps bibliques et leur écriture est de l’ancien hébreu qu’ils lisent et n’emploient que pour la lecture sacrée du Shépher Thora. A l’occasion des fêtes et des Shabbathot ils portent une tenue ressemblante à celles des Bné Israël dans temps les plus reculés.
Au moment du retour des Juifs à Jérusalem lorsque le gouverneur Cyrus permit aux Juifs de reconstruire le Temple (538-515) les Samaritains revinrent en grand nombre de Babylone où ils étaient exilés, pour s’installer en Samarie du Sud.
La rupture entre les Juifs et les Samaritains se produisit au 6ème siècle avant l’ère chrétienne. A leur retour d’exil en 583, les Juifs jugèrent que les habitants de Samarie qui avaient épousés des Gentils, ne pouvaient plus prétendre au titre de Juifs. De leur côté, les Samaritains, très attachés aux enseignements judaïques anciens, rejetèrent les idées nouvelles acquises par les juifs durant les 49 années passées à Babylone.
?xml:namespace>
D’autres sources rapportent que la séparation commença à la période du deuxième Temple lorsque les Samaritains voulurent construirent une partie de ce Temple et que les Juifs refusèrent en décrétant qu’ils n’étaient pas Juifs et n’appartenaient pas au peuple juif. C’est là que la communauté samaritaine construisit son Temple sur le Mont Gérézim.
?xml:namespace>
En 167 avant l’ère chrétienne le roi syrien de la dynastie des Seuleucides, Antiochus III persécuta les Juifs et les Samaritains. Une partie de l’aristocratie samaritaine de Sichem envoya au roi un mémorandum déclarant qu’ils n'étaient pas Juifs mais d’origine phénicienne et qu’ils déploraient le fait que leurs ancêtres avaient adopté la superstition juive (observant le Chabbath, le culte du D. anonyme, etc.…) et que c’était par erreur compréhensible et regrettable que les gouverneurs du roi les traitaient comme des Juifs, alors qu’ils étaient tout à fait différentiels d’eux et innocents et, en conséquence, ils demandaient l’autorisation de nommer leur Temple du D. anonyme Temple de Zeus. Le roi dona alors l’ordre au gouverneur d’accepter leur demande et de ne plus les considérer comme des Juifs.
?xml:namespace>
Yohanan, chef des Asmonéens (134-63) se tourna vers le Nord et occupa Sichem et ses environs. Il démolit entièrement le temple samaritain, situé sur le mont Gérézim.
?xml:namespace>
En 112, Yohanan pensa que le moment était venu d’agrandir encore son territoire. Il attaqua la Samarie, la ville hellénistique des Samaritains, qui était la seule forteresse hellénistique qui restait dans la région montagneuse, au sud de la grande vallée de Jezréel. Les Samaritains demandèrent de l’aide à Antiochus IX qui arriva à leur secours mais ils furent défaits par les fils de Yohanan qui poursuivirent son armée en fuite jusqu’à Beit-Chéan. Quatre mois plus tard Samarie tomba aux mains des Juifs et fut complètement rasée.
?xml:namespace>
Les Samaritains se révoltèrent aussi contre les Romains et, dans la bataille du Mont Gérézim, ils furent défaits et une douzaine de mille d’entre eux tombèrent sur le champ de bataille. Trois jours plus tard après sept semaines de siège et une résistance acharnée, les Romains occupèrent la forteresse de Iotapata où ils massacrèrent presque toute la population qui s’y trouvait, à savoir une dizaine de milliers de personnes.
?xml:namespace>
Sur le mont Gérizim ; la présence chrétienne s’intensifia durant l’époque byzantine, un des héritages en sont les ruines d’une église octogonale construite par l’empereur romain Zénon, au 5ème siècle. Les vestiges d’une mosquée et d’un château remontent à Saladin.
?xml:namespace>
Au 4ème et 5ème siècle la communauté samaritain comprenait un million deux cent milles âmes qui étaient dispersés dans les montagnes et les villes du pays, du sud du Liban au nord de l’Egypte mais principalement autour du mont Gérézim. Les différents gouvernements contraignirent la population à se convertir et les persécutèrent jusqu’en 1917 où il ne resta que 146 âmes.
?xml:namespace>
Au début du 9ème siècle, Abou El Fatah, principal chroniqueur des Samaritains, raconte en détail leurs souffrances. Les attaques répétées des conquérants musulmans vont peu à peu saper cette puissance, en particulier les Abbassides et surtout le Calife Al Ma’amun (813-833) qui détestaient les Samaritains et les persécutèrent. Les Samaritains étaient fort nombreux lors de la conquête musulmane et il semble que leur puissance se soit maintenue jusqu’au 19ème siècle.
?xml:namespace>
Les révoltes des Samaritains se succédèrent ce qui montre bien la force de cette secte. Elles en entraînèrent finalement le déclin. La plupart de leurs places fortes ont été détruites au cours des guerres incessantes qui opposèrent à l’armée Abbasside au 9ème siècle divers groupes d’opposants. Au cours de ces difficiles périodes de nombreux Samaritains ont été tués, d’autres se convertirent à l’Islam et un certain nombre émigra vers l’Est.
?xml:namespace>
Depuis la création de l’Etat d’Israël la communauté des Samaritains a pris un nouveau départ grâce au soutien du pays et commence à s’épanouir.
Naplouse ou Chrem, sur un plateau au-dessous du mont Gérizim et à Houlon.
?xml:namespace>
Les Samaritains considèrent que le mont Gérizim répond mieux à la description d’Abraham que le mont Moriah et ils ont érigé un temple concurrent du Temple de Jérusalem sur cette hauteur stratégique.
?xml:namespace>
Une synagogue moderne a remplacé le temple détruit par un tremblement de terre en 1927. Elle abrite une ancienne Torah écrite en hébreu ancien : Les cinq livres de Moïse (le pentateuque) est la seule partie des Ecritures que les Samaritains ont adoptée. Moïse est donc le seul prophète. Cette Torah serait une copie fidèle des paroles de Moïse donc la plus vieille Torah au monde. Les universitaires cependant, considèrent que ces éléments les plus anciens n’ont pas été écrits avant les 10-12ème siècle.
?xml:namespace>
Les Samaritains célèbrent leurs fêtes annuelles sur l’emplacement de l’ancien temple rival de celui de Jérusalem, il en est ainsi pour la fête de Pâques en avril, le soir précédent la lune de Nissan. (Avril) Ils respectent à la lettre la loi de Moïse concernant l’égorgement, la cuisson et la préparation de l’agneau pascal. Seul un Samaritain peut-être mis en contact direct avec l’animal sacrifié mais les visiteurs sont autorisés à regarder la cérémonie.
?xml:namespace>
Ils respectent sept fêtes.
I) Pessah avec le sacrifice de quarante moutons et les galettes qu’ils fabriquent eux-mêmes. -2) La fête des matzot. -3) Chavouot.- 4)Rosh-Ashashana. -5) Kippour. Toute la communauté jeun même les enfants. Dès que la mère finit d’allaiter, l’enfant est en état de jeûner, il en est de même pour les personnes âgées ou malades, aucune dérogation n’est acceptée. -6) Souccoth. Le toit de leur cabane est entièrement recouvert de fruits et non de feuilles de palmiers. -7) Simra-Thora.
Les Shomronim se répartissent entre le mont Guérizim et Houlon. Ils appartiennent en tout à cinq familles :
Les Cohen, (les prêtes) Altif, Tsédaka, Tsasoni et Malriv.
Ils n’ont qu’un seul prophète : MOISE.
Ils ne croient que dans la Thora écrite seulement.
Ils ne trouvent leur croyance que dans le Mont Gérézim car c’est le choix de D. Le mont de la bénédiction et de la présence divine.
Le jour où sera achevé la louange des Justes et où les pécheurs seront punis (la venue du messie)
Il n’y a qu’ 1% de non religieux et l’apprentissage religieux est dans l’éducation et non dans la force.
Les mézouzot ne se mettent pas sur le linteau de la porte comme chez nous mais au-dessus de cette dernière enjolivée d’un dessin.
Chaque maison et chaque synagogue accroche à ses murs la prière de « Ecoute Israël »
?xml:namespace>
La communauté de Houlon.
?xml:namespace>
Ils sont Shomer Shabbat – Shomer à la cacherout – Shomer de la Thora.
C’est avec celle du mont Gérézim, les deux seules communautés existant en Israël en deux parties identiques. Un nombre insignifiant vit en dehors du pays. A Houlon, les Shomronim vivent dans un quartier de maisons basses fermé sur lui-même qui ressemblerait un peu aux quartiers de Nahlaot de Jérusalem.
?xml:namespace>
Le nom de Shomron vient du mot Shomer qui veut dire garder (la Thora) et non pas de la région qui porte son nom. C’est grâce Itsrak Ben Zvi qui fit une étude sur cette population que la communauté de Houlon s’est rassemblée, ils étaient éparpillés un peu partout dans le pays et Itsrak Ben Zvi leur proposa de se regrouper pour ne pas perdre leur identité. En 1954, il leur proposa l’aide du gouvernement s’ils acceptaient de fonder un quartier et ils acceptèrent des terrains dans la ville de Houlon.
?xml:namespace>
Les fêtes qui ne sont pas inscrites dans la Thora comme Pourim et Hanoukka ne sont pas connues des Shomronim.
?xml:namespace>
Shabbath.
Ils sont unanimement religieux, respectent le Shabbat ; Ce jour là, ils restent entre eux, dînent de bonne heure et vont visiter la famille très proche, parents, oncles et cousins. Ils rentrent se coucher très tôt car ils se lèvent à trois heures du matin pour la première prière. A leur retour ils commencent la lecture de la parasha de la semaine et la commente puis vers huit heures ils prennent leur petit déjeuner.
Ils ne se servent pas de plaque chauffante (ils mangent froid), n’ont pas de montre pour gérer l’électricité (ils vivent sans lumière) et débranche le frigidaire.
Tous les kipot, les talits et les robes que portent les hommes le shabbat sont identiques pour éviter la différence de classe sociale.
?xml:namespace>
Pessah
Toute la communauté de Houlon est accueillie par celle du mont Gérézim et ils passent les huit jours de fêtes ensemble. La vieille de Pessah toute la population habillée de blanc attend le grand Cohen pour la cérémonie officielle qui rappelle la sortie d’Egypte. Le grand Cohen égorge un nombre de brebis suffisant pour nourrir tout le monde, elles sont ensuite cuites et mangées avec les mains sans autre forme de couverts. Ce qui n’est pas consommé est brûlé sur place. Ils fabriquent leurs matzot eux-mêmes. La cérémonie commence à midi et doit être terminée avant le coucher du soleil.
Avant la guerre des six jours, des accords avaient été passé avec les Jordaniens pour permettre à la communauté de Houlon de se rendre dans la communauté du mont Gérézim.
?xml:namespace>
Souccoth
La Souccah se fait à l’intérieur de la maison, en plein cœur du salon car il n’est écrit nulle part dans les cinq livres de la Thora que la Souccah doit se faire à l’extérieur. Les Juifs dans le désert faisaient leur souccoth à l’extérieur par obligation. Les fruits sont accrochés au plafond avec dans son cœur Le cédrat et tout autour des rangées de grenades, de citrons, d’oranges, de pamplemousses et de coings. Après la fête les fruits sont distribués aux nécessiteux. Les quatre espèces de Souccoth (le palmier, le cédrat, le myrte et le saule) sont apportées en un seul exemplaire à la synagogue le jour de la fête.
?xml:namespace>
Kippour
Tous les membres de la communauté jeûns, petits et grands compris les bébés dès l’instant où ils sont sevrés. Le bébé peut alors avoir un ou deux mois. Il est très difficile pour les parents d’accepter cette idée mais ils respectent à la lettre les cinq livres du Pentateuque et aucune raison médicale, sociale, ou autre n’est acceptée. Jusqu'à présent on ne connaît pas de cas catastrophique où un enfant aurait été gravement malade à cause du jeun.
?xml:namespace>
La Britt Mila
Elle a lieu le 8ème jour après la naissance du garçon obligatoirement, rien n’influence cette tradition pas plus la jaunisse qu’une autre maladie.
?xml:namespace>
La Bar Mitsva
Les enfants étudient la Thora à l’école maternelle et dès l’instant où l’enfant a une connaissance totale du Houmach il est Hatan Thora. L’âge peut varié entre 6 et 30 ans mais la moyenne d’âge des Hatan Thora est 6 -7 ans.
?xml:namespace>
La pureté
Tous les mois les femmes qui ont leurs règles sont isolées dans une pièce à part et sont exemptées de travaux ménagers. Les femmes qui accouchent d’un garçon sont isolées pendant 40 jours. 7 jours pour l’écoulement du sang et 33 jours pour la pureté. Elles occupent un appartement indépendant, sans aucun contact familial. Un des membres de sa famille lui apporte à manger tandis que le reste de la famille s’occupe des autres enfants en bas âge et des taches ménagères. Les femmes qui accouchent d’une fille sont isolées pendant 80 jours. 7 jours d’écoulement de sang et 66 jours de pureté. Elles sont libres de faire ce qu’elles veulent en s’occupant toutefois du bébé mais elles peuvent sortir librement, se promener ou même voyager.
?xml:namespace>
La cacherout
Les Shomronim ne mangent de la viande que si elle a été tuée par le grand prêtre du mont Gérézim. Il faut que la bête soit tuée selon les règles inscrites dans la Thora. Ils n’achètent jamais de viande à l’extérieur et n’en mange jamais au restaurant. Ils ont le droit de manger dans n’importe quel restaurant cacher ou non à condition de na pas commander de viande. Ils attendent 6 heures après avoir mangé de la viande pour manger des laitages et 4 ½ pour manger de la viande après les laitages.
?xml:namespace>
Deuil.
?xml:namespace>
Les morts sont enterrés au cimetière de giv’at Shaoul à Jérusalem. Le deuil dure 7 jours.
?xml:namespace>
Mariage
Au mont Gérézim, les Shomronim se marient qu’entre eux mais à Houlon ils se marient aussi avec des Juifs. Si la fille se marie avec un jeune homme juif, ce dernier doit se plier aux règles des Shomronim car il est écrit dans la Thora que le fils appartient au père, il doit donc s’intégrer au sein de la communauté et abandonner sa judaïté. Si un garçon se marie avec une jeune fille juive, elle peut garder son identité juive mais les enfants rentreront dans la communauté du père. Les mariages mixtes sont appréciés par les Shomronim car la densité de la population est si minime que les mariages entre eux donnent des enfants dégénérés.
?xml:namespace>
Le calendrier
Le calendrier samaritain est un calendrier lunaire. Tous les 19 ans il y a 7 années embolismiques. Ils décomptent à partir de la rentrée des Bné Israël au pays de Canaan. L’an 2000 correspond à l’année 3638, année où les Bné Israël rentèrent au pays. Les mois des Shomronim commencent le premier mois parallèle au mois de Nissan et se terminent le douzième mois qui est en parallèle au mois d’Adar. Le dernier mois de l’année embolismique est appelé : la signature de l’année.
?xml:namespace>
La synagogue
Les hommes et les femmes prient ensemble dans la même pièce sans aucune séparation. Ils se déchaussent avant de rentrer dans la synagogue comme il est inscrit dans l’exode lorsque Moïse rencontre son beau-père Jétro dans un lieu saint et qu’il se déchausse pour y rentrer. Ils n’ont pas besoins de minyan mais une kipa sur la tête. Ils ne mettent pas de téphilines car le cuir n’existait pas à l’époque de la Thora. Le Shéper Thora est écrit en hébreu ancien (qui ressemble fortement à de l’arabe) et n’est utilisé que pour la lecture dans la synagogue seulement car c’est une écriture sainte, en aucun cas on ne peut l’utiliser pour parler.
?xml:namespace>
Le prêtre
C’est toujours un descendant de la famille des Cohen et celui qui remplace le prêtre disparu qui est le plus âgé de la communauté qui dirige l’office.
?xml:namespace>
12/03/2009
YAR AKEDOUSHIM.
?xml:namespace>
LA FORET DES MARTYRS
?xml:namespace>
Nous retrouvons notre adorable guide qui nous entraîne sur les pas de Léna Kihler. En souvenir de l’anniversaire de sa mort (1987) un tioul a été organisé sur le thème de la Shoa dans la forêt de Yar Akédoushim. L’organisation du Bné-Britt a fondé, dans une partie de cette forêt le mémorial des victimes de l’holocauste où toutes les cérémonies officielles avaient lieu avant l’ouverture du centre de Yad Vashem à Jérusalem. Lors de la construction de ce dernier la grotte du Bné-Brit y a été reconstituée et tous les souvenirs que déposaient les visiteurs y ont été entreposés.
?xml:namespace>
I) Notre premier arrêt se fera au monument commémoratif des rouleaux de feux œuvre de Nathan Rappaport (1911-1987). Lors de la pose des rouleaux de feux en 1970, cette impressionnante sculpture était isolée au milieu des monts de Judée complètement arides ; aujourd’hui grâce aux arbres plantés par le K.K.L, la vie a reprit le dessus à l’endroit où le souvenir de la mort régnait.
Nathan Rappaport en laissant sa sculpture (Sépher-Thora) entre-ouverte a voulu nous transmettre le message que l’histoire est un éternel recommencement et qu’à chaque génération nous nous retrouvons face à des événements similaires. Les rouleaux de la Thora, tout comme le livre d’Esther sont des livres qui se déroulent comme se déroule la vie et celle de l’histoire qui reviennent toujours ; le cercle tourne sans arrêt, il recommence inlassablement son va et vient. Nathan Rappaport a fait son Alya en 1929 mais toute sa famille a disparu dans les camps de concentration et c’est de là qu’il a tiré la force et la puissance de son œuvre.
?xml:namespace>
Premier rouleau à droite face à nous.
?xml:namespace>
Dans la partie basse de la sculpture on observe des personnages qui vont vers le ghetto, au milieu l’éducateur Yanouk Korchak qui les accompagne au camp ; devant lui quelques personnages en robes longues peuvent représenter soit des Juifs à la sortie d’Egypte, soit des religieux en état de prière, soit des femmes ou encore des Juifs à l’époque du deuxième Temple. Au-dessus d’eux, la force allemande est représentée par des casques et des lames de couteaux dont la pointe s’élance vers le haut. L’Allemand n’est pas représenté en être humain car pendant la guerre il ne s’est pas conduit en homme mais en bête. En haut les descendants de la révolte du ghetto, les nouveaux pionniers, on les voit avec des lames de couteaux, des pierres, des cocktails Molotov car ils sont maintenant forts et prêts à se défendre, ils apparaissent comme des anges.
?xml:namespace>
Rappaport ne fait aucune différence entre les camps de travail, les camps de concentration et les autres camps, pour lui cet ensemble constitue la Shoa et il l’exprime de plusieurs manières, comme par le feu et les flammes ou par l’étude de certains ou encore par d’autres personnes qui tombent et on aperçoit au milieu des flammes un visage et des mains qui se tendent vers le haut, vers le ciel, Dieu ou l’espoir.
?xml:namespace>
Les enfants des ghettos sont devenus des adultes trop tôt par la force des choses et ce sont souvent eux qui ont eu la responsabilité de leurs parents, ils s’arrangeaient pour les aider à survivre à se nourrir, le monde était à l’envers.
?xml:namespace>
La menora et le drapeau expriment la liberté retrouvée des Juifs, Les 18 bateaux sortis de France qui n’ont pas eu l’autorisation d’accoster et qui ont du repartir sont aussi rappelés sur la sculpture. Ce n’est que trois mois plus tard qu’ils reviendront au pays. Sur ce même rouleau : La Shoa reste à l’arrière et c’est l’espoir avec l’Alya.
?xml:namespace>
|
?xml:namespace> |
Le deuxième rouleau à gauche face à nous :
?xml:namespace>
En bas des soldats Juifs avec des casques, ils viennent conquérir le Cotel, c’est la guerre de 1967. En 1970 Nathan Rappaport change l’idée originale de cette partie de sa sculpture pour y incorporer les soldats et le Cotel. Conquérir le Cotel, c’est rentrer à la maison, être de nouveau chez soi. Plus haut tous les symboles du peuple juif avec le roi David et sa lyre, les anges, le Messie et l’échelle de Yaacov qui relie la terre au ciel. Au dos de ce rouleau le sacrifice du Temple, trois couvre-chefs différents, le casque du soldat juif, le béret du Palmah qui représentent l’armée et le bob qui lui est symbole du kibboutznik. Ils rappellent l’homme qui se sépare de sa femme pour aller à la guerre, le soldat du Palmah, fort et courageux soutien le pionnier qui est encore fragile, un nouvel immigrant qui reçoit une arme pour défendre son pays et meurt épuisé au combat, un parachutiste pleurant en découvrant le Cotel.
?xml:namespace>
Le personnage qui tient la menora peut-être Herzl, le prophète Elie, Abraham, toute autre personne qui fait partie de l’histoire du peuple juif, qui a apporté quelque chose au pays et grâce auxquels aujourd’hui Jérusalem nous appartient. Le personnage tend les bras vers le haut, le ciel, Dieu !
?xml:namespace>
La société israélienne d’après guerre n’a pas voulu écouter ou entendre les récits des rescapés de la Shoa, les rescapés n’osaient pas ou ne voulaient pas raconter les horreurs qu’ils avaient vécues, le nouveau peuple se voulait fort et aller de l’avant.
?xml:namespace>
D’après de la documentation le savon fabriquait à base de graisse humaine pendant la Shoa est une légende car comment les Allemands aurait-ils pu fabriquer du savon à base de graisse quand les hommes étaient de vrais squelettes ambulants, où et comment aurait-il pu fabriquer ce savon, dans quel genre de cuves ? Rien de semblable n’a été retrouvé dans les camps. L’emballage du savon avec dessus la publicité des Juifs n’étaient-ils pas destiné à le donner aux Juifs pour leur faire croire qu’ils allaient aux douches ?
?xml:namespace>
C’est dans cet endroit émouvant que nous écouterons le chant écrit par Shlomo Arzti et chanter par Riki Gal, celui qui raconte les attentats arrivés à Roch-Ashana pendant la deuxième guerre mondiale.
?xml:namespace>
II) La randonnée vers la grotte du Bnei-Britt commence et nous descendons au cœur de la forêt Yar Akidoushim où une quantité d’odeurs d’épices comme la sauge nous embaume les narines. Yar Akidoushim appartient en commun au K.K.L et à la Sté de la Nature. Le K.K.L en prend soin et la Sté de la nature impose ses interdictions : Ne pas pique niquer, ne pas salir, ne pas faire de feu etc... En 1950, la plantation des arbres du K.K.L. commença grâce aux dons qui arrivèrent de l’étranger bien que le projet de la forêt des victimes de l’holocauste ne fut pas encore en place.
?xml:namespace>
|
?xml:namespace> |
Une première pause s’impose pour écouter un résumé de la vie de l’écrivain : Léna Kihler, elle a écrit une trilogie avec Beit imi, mes cents enfants, la frontière des cents et sa biographie. Son père très pratiquant épousa une femme plus libérale que l’on lui présenta et c’est elle qui fera toute l’éducation de sa fille, aussi bien au niveau psychologique, qu’intellectuelle ou traditionnelle. Léna ira ensuite à l’université de Krakow où elle étudia la psychologie. Elle commença à enseigner avec une méthode révolutionnaire en permettant aux enfants de questionner, de s’exprimer et de faire eux-mêmes la classe assis en formant un grand cercle. Au moment de la guerre, elle travailla dans la cantine du ghetto de Krakow et fera la connaissance d’un jeune homme communiste avec lequel elle se maria. Elle attendit un bébé et accoucha un mois et demi avant terme d’un petit garçon mort-né. Les relations avec son mari se dégradèrent très vite, elle fur obligée de subvenir à ses besoins et finit par se séparer de lui. Bien plus tard, elle divorça officiellement.
?xml:namespace>
Pendant la guerre, un jour de plein hiver, dans une rue de Varsovie, elle rencontra une femme apeurée avec un bébé de deux semaines dans les bras qui le lui tendit avec des yeux suppliants pour qu’elle puisse le sauver. Sans trop réfléchir, elle prit l’enfant, le cacha dans son large manteau au prix de sa vie et l’emmena dans un couvent de la région de Zakopane en Tchécoslovaquie où un prête l’accueillit. C’est ainsi qu’elle commença à sauver des enfants dont le nombre a varié entre 120 et 130 selon les circonstances.
?xml:namespace>
A la fin de guerre, elle se retrouva seule, tous les membres de sa famille ayant disparus dans les camps de concentration. Elle reprit ses études et termina son doctorat. Ce n’est qu’à 47 ans après s’être marié une seconde fois qu’elle accoucha d’une petite fille.
?xml:namespace>
Les enfants de la guerre sont devenus des adultes très vite et dès l’âge de 12 ou 13 ans ils se réfugièrent dans le maquis où ils se joignirent aux résistants. Mais les partisans russes, polonais ou belges occupaient aussi le maquis et les jeunes Juifs devaient se méfiaient d’eux car ils étaient antisémites. Pour se rallier entre Juifs il leur fallait un mot de passe très difficile à choisir car il ne devait avoir aucun lien avec la judaïcité, donc pas question de donner un prénom, un nom, un souvenir, alors ils avaient décidé de fredonner l’air de la prière de Kippour Col Nidré ; si le partisan reprenait le refrain c’est le signe qu’il était Juif sinon ils faisaient semblant de rien.
?xml:namespace>
Léna parla de ses enfants et principalement de Shaoul, un enfant problématique qui avait sauté d’un train en marche et qui a perdu un œil. Cet enfant qui a vécu des événements trop lourds pour son âge se retrouva avec ses frères dans le couvent de Zakopane. Là, on le conduisit dans une salle à manger où était dressée une table. Pour ces enfants qui avaient souffert de la faim, de la peur et des conditions atroces de la guerre se retrouver devant une table où le pain était en profusion était un rêve, ils n’osaient même pas se servir et dès qu’ils commencèrent, ils volèrent des morceaux de pain en les cachant sous leurs vêtements car ils étaient habitués au manque de nourriture.
?xml:namespace>
Lorsque Shaoul passa sa visite médicale, le médecin n’arriva pas à l’examiner, il se débattit, il se rebuta et l’infirmière le prit à part et essaya de comprendre. Shaoul expliqua avec bien du mal qu’il avait peur des piqûres, les mêmes qu’on lui faisait dans le camp. Cet enfant continua de vivre son cauchemar bien après la fin de la guerre. Les filles juives qui vivaient dans les couvents étaient aussi traumatisées, elles refusaient d’ouvrir leur porte de peur que les prêtes les obligent à porter la croix.
?xml:namespace>
A tous ces enfants Léna voulut donner bien plus que de la nourriture et des vêtements, elle voulut les éduquer spirituellement, leur enseigner le judaïsme, ses coutumes et ses traditions.
?xml:namespace>
III) Vue panoramique sur les monts de Judée du haut du nahal Kisalon.
?xml:namespace>
Nous écouterons un deuxième chant de Yéhouda Moliker, chanté également par Riki Gal qui raconte comment les petits enfants Juifs étaient obligés de prier dans les églises, que devaient-ils faire ? Perdre leur identité juive ou sauver leur peau ?
?xml:namespace>
IV) Nous continuons notre descente vertigineuse vers la grotte Bnei-Britt par un petit chemin au travers de la forêt. Le Bnei Britt a choisi cette grotte naturelle parce qu’elle était assez grande et assez profonde pour la transformer en grotte du souvenir de la Shoa.
?xml:namespace>
Jusqu’en 1950, la grotte du Bnei-Britt était le seul endroit pour commémorer la Shoa, une série de plaques où sont gravées les noms des victimes ont été saccagées et le K.K.L les a remplacées par des colonnes de béton blanc qui sont moins facilement sujet de vandalisme.
?xml:namespace>
?xml:namespace>
La conclusion de ce tioul dans la nature sera le rapprochement entre la Shoa et le K.K.L
?xml:namespace>
Le K.K.L plante des arbres, l’arbre est le symbole de la vie, le K.K.L est comparé à une grande usine du souvenir. En plantant des arbres pour les disparus et en participant à la création du pays il y met l’essentiel : La plantation de forêts indispensable à la vie de l’homme.
?xml:namespace>
?xml:namespace>
Bien plus tard, Léna Kihler a été récompensée de sa bonté le jour de la fête des mères lorsque ses enfants lui ont offert un bouquet de fleurs.
?xml:namespace>
Lorsqu’elle sortit de la pièce pour se diriger vers la salle à manger, les escaliers étaient remplis de fleurs ainsi que toute la salle à manger et une quantité de cartes lui étaient destinées pour lui dire un mot : merci !
?xml:namespace>
02/04/2009
LES YEMENITES EN ISRAEL.
?xml:namespace>
Les Dix tribus perdues, le commerce des épices de parfums entre le 3ème siècle avant et le 3ème siècle après l’ère chrétienne, la reine de Saba, Hérode qui envoie un régiment juif pour prêter main forte aux Romains dans leur campagne au sud de l’Arabie, régiment qui ne serait jamais revenu au pays, la sortie d’Egypte ?
?xml:namespace>
Les origines du judaïsme yéménite sont obscures : Les Dix tribus perdues, le commerce des épices de parfums entre le 3ème siècle avant et le 3ème siècle après l’ère chrétienne, la reine de Saba, Hérode qui envoie un régiment juif pour prêter main forte aux Romains dans leur campagne au sud de l’Arabie, régiment qui ne serait jamais revenu au pays, la sortie d’Egypte ? ….
?xml:namespace>
Dans le Talmud de Babylone il apparaît que 80.000 jeunes prêtres se sont rassemblés à Jérusalem pendant la grande révolte (70 de notre ère) pour aller dans les régions désertiques d’Arabie.
?xml:namespace>
En 1839, les Anglais occupent la ville d’Aden et là commencent les changements de rapports entre les Juifs et les Arabes. La ville s’est très vite développée et elle est devenue la capitale du Sud du Yémen. En 1859, après avoir quitté Jérusalem Yaacov Sapir s’y installe.
?xml:namespace>
En 1869 la communauté juive yéménite se fait connaître surtout grâce à ses émissaires de Palestine ou à des chercheurs comme le professeur Joseph Halevi de l’Académie française. Au nom de l’Alliance Israélite, il se rend à Sana, la capitale du Yémen, et là rencontre le rav Ihié Kapah, Haïm Habshoush et Saïd Aroussi. Ils lui font visiter la synagogue qu’occupent des élèves qui étudient le livre du Zohar. Ces trois hommes, fondateurs du Mouvement de l’enseignement étaient louaient par les Juifs du Yémen ; on les appelait Dor-Déa (génération-connaissance) Un deuxième mouvement voit le jour, celui de la Kabbale et des secrets du judaïsme (superstitions)
?xml:namespace>
En 1907, l’Alya des Juifs des pays européens se fit massivement dans le même temps que celle du Yémen. Ces derniers formèrent un grand convoi de 220 âmes qui fit une longue route pendant plusieurs mois, route pavée de détresse et de malheurs jusqu’au moment où ils arrivèrent en Eretz Israël. Ils furent envoyés, en majorité, dans des moshavot où ils s’intégrèrent parfaitement. Grâce à eux, la cristallisation du projet appelant les Juifs du Yémen à monter en Eretz Israël s’est concrétisée.
?xml:namespace>
En 1869 la communauté juive yéménite se fait connaître surtout grâce à ses émissaires de Palestine ou à des chercheurs comme le professeur Joseph Halevi de l’Académie française. Au nom de l’Alliance Israélite, il se rend à Sana, la capitale du Yémen, et là rencontre le rav Ihié Kapah, Haïm Habshoush et Saïd Aroussi. Ils lui font visiter la synagogue qu’occupent des élèves qui étudient le livre du Zohar. Ces trois hommes, fondateurs du Mouvement de l’enseignement étaient louaient par les Juifs du Yémen ; on les appelait Dor-Déa (génération-connaissance) Un deuxième mouvement voit le jour, celui de la Kabbale et des secrets du judaïsme (superstitions)
En 1907, l’Alya des Juifs des pays européens se fit massivement dans le même temps que celle du Yémen. Ces derniers formèrent un grand convoi de 220 âmes qui fit une longue route pendant plusieurs mois, route pavée de détresse et de malheurs jusqu’au moment où ils arrivèrent en Eretz Israël. Ils furent envoyés, en majorité, dans des moshavot où ils s’intégrèrent parfaitement. Grâce à eux, la cristallisation du projet appelant les Juifs du Yémen à monter en Eretz Israël s’est concrétisée.
?xml:namespace>
Le secrétaire du « Bureau d’Eretz-Israël » le rav Benyamin, un homme pieux, proposa que Yavniéli, journaliste et Ashkénaze représente le rav Kook à l’étranger (Yémen entre autres pays) pour donner le change au gouvernement turc afin d’obtenir une autorisation de sortie en tant que Juif et que personne ne soupçonne le but du journaliste et ne l’empêche pas dans la réalisation de son projet. Le rav Kook prépara 26 questions de lois auxquelles il n’attachait aucune importance et les donna en mains à Yavniéli pour détourner l’attention du Sultan mais la surprise fut grande lorsque l’émissaire revint avec les réponses exactes fournies par le sultan pour le rav Kook ! Smouël Yavnéli, fut en effet le délégué envoyé au Yémen au moment de la deuxième Alya 1903-1914.
En 1910 en tant que journaliste il écrivit plusieurs articles en faveur des Yéménites. En 1911, ce même personnage, qui faisait parti du Mouvement du Travail, se rendit sur les lieux les plus reculés du Yémen et encouragea les Juifs à faire leur Alya. Shmouël se déguisa en Yéménite, prit le nom de Yéhouda Eliezer Ben Ezer et sous cette fausse identité réussit à convaincre les Juifs de venir s’installer au pays. A sa grande surprise, il s’aperçut que les Juifs de la capitale, Sana, étaient émancipés, instruits et riches contrairement à tous les Juifs Yéménites qui arrivaient de leurs villages perdus et qui étaient analphabètes. En 1912, 1500 Juifs firent leur Alya grâce à lui. C’était bien peu par rapport au 33.000 de la première Alya. Ceux qui arrivèrent au pays n’étaient que des artisans, ils ne connaissaient que leur métier et l’agence juive n’envoya plus de délégué au Yémen car cette vague de nouveaux immigrants eurent beaucoup de mal à s’intégrer.
?xml:namespace>
L’idée que les Juifs du Yémen pouvaient remplacer la main d'oeuvre arabe dans le bâtiment vint de Ménahem Ussiskhin, président du comité du groupe les Amants de Sion et de l’association des ouvriers yéménites Poélet Shakir qui s’est crée en 1903 à Yaffo.
?xml:namespace>
Tous les nouveaux immigrants n’étaient pas adaptés à travailler dans les moshavot et certains avaient des capacités d’intégrations et de travail réduits. D’autres souffrirent du manque de travail, de logements, et des nombreuses difficultés de la vie à cette époque. La moshava de Réhovot fut la première à prendre en charge des Olim Hadashim en leur procurant une parcelle de terre et grâce à ce projet le quartier Saaraïm vit le jour. Après cet exemple plusieurs autres quartiers furent crées comme Mahané Yéhouda à côté de Pétah-Tikva, Nahalièle (Elyashiv) à côté de Hedera, etc.
?xml:namespace>
Les meilleurs éléments qui se distinguèrent par leur assiduité et dans leur capacité au travail furent choisis pour travailler dans les moshavot.
1949-1950 L’opération « sur l’aile des aigles » (ou encore Tapis Volant) marque la fin de la diaspora yéménite. 50.000 Juifs firent leur Alya.
?xml:namespace>
Tel Aviv.
L’Alya des Juifs du Yémen fut une Alya de ferveur messianique inspirée en partie par le fanatisme religieux musulman. Au début, ils montèrent au pays soit individuellement ou par petits groupes. La majorité des ces Juifs se rendirent directement à Jérusalem et à Yaffo où ils connurent la misère jusqu’à la détresse. Ils étaient d’excellents agriculteurs mais acceptèrent tout genre de travail pour survivre. Malheureusement les Arabes de Yaffo les chassèrent en 1902.
?xml:namespace>
Pour essayer de gagner un peu d’argent une famille yéménite de Yaffo décida de vendre de l’eau aux personnes qui arrivaient sous une chaleur accablante, au milieu des dunes de sables au petit cimetière Trumpeldor qui se trouvait très loin de la ville. Tous les jours le père se rendait de Yaffo à la porte du cimetière avec ses cruches d'eau. D’autres Yéménites se joignirent à eux, petit à petit le cercle de vendeurs d’eau s’agrandit et en 1907, ils décidèrent de vivre près de l’endroit où se trouvait leur gagne pain. Entre temps en 1905, Aaron Schlouch et David Mouyal achetèrent des terrains près de Yaffo où plus exactement acquérir des dunes de sable ! C’est à cet emplacement que les Yéménites s’installèrent grâce à Haïm Amsaleg, vice-consul anglais en place à Yaffo. C’est ainsi qu’en 1914, le nouveau quartier de Keren Atémanim vit le jour.
?xml:namespace>
| |
Rue Alsheih : Le 18ème siècle est le grand mouvement des Juifs du Yémen.
Alsheih est proposé à la frappe des monnaies. On trouve une synagogue à son nom à Sfat. Sur un des bâtiments de cette rue, on peut voir encore l’inscription du mot shalva hôtel ; cet hôtel servit de maison de passe à l’époque.
?xml:namespace>
La rue Yhya rappelle le rav Yihya Salih (1715-1805) auteur de Péoulot Tsadok.
?xml:namespace>
La rue Kéïlat Aden : La communauté juive de la ville d’Aden avait un sentiment de supériorité par rapport aux autres Juifs de leur pays.
?xml:namespace>
La rue Ramban Gamliel : Ramban Gamliel chercha à unifier le peuple Juif dans sa dispersion en établissant un seul code de lois ou Alaha. Son mandat dura de 96 à 115 de notre ère.
?xml:namespace>
La rue kerem Atémanim : rue du Fonds yéménite.
?xml:namespace>
La rue Meir (Dizzingoff) sépare les deux quartiers yéménites de Tel-Aviv, le premier appartenait à la ville de Yaffo où les Juifs payaient des impôts et vivaient dans des maisons sans confort et lors de la création du nouveau quartier de Kerem Atémanim à Tel Aviv les maisons ont été plus espacées et les conditions de vie bien meilleures.
?xml:namespace>
Au numéro 12 de la rue Yshhron, un musée du Yémen est en projet par la ville de Tel Aviv mais en attendant cette maison est occupée par un locataire qui ne veut pas en bouger ! Cette maison a été achetée par monsieur Daabani, chauffeur de Léa Mikrani Niégo, la femme du directeur de Mikvé Israël. Le fils de Daabani se maria avec la fille de la famille Danker, celui qu’on surnommait le roi du sel car il avait une entreprise de sel. La maison d’à côté a été occupée par Emmanuel, un membre du mouvement du Léhi.
?xml:namespace> |
Le maître d’école s’occupait énormément de ses élèves et leur faisait l’école dans la nature puisque à cette époque Tel Aviv n’était qu’un quartier. L’instituteur prenait une longue corde que chaque enfant attrapait d’une main et ils se promenaient dans la nature tout en étudiant, le maître qu’ils appelaient Mori (notre maître ou Moré en hébreu) faisait tous ses efforts pour que les Juifs n’abandonnent pas le pays. Lorsqu’ils étudiaient en classe, le livre de prières était au milieu de la table et les enfants étaient assis en rond tout autour du livre, c’est ainsi que les Yéménites apprirent à lire à l’envers. Bien avant de savoir lire et écrire, dès l’âge de 3 ou 4 ans, les enfants connaissaient leurs prières par cœur.
?xml:namespace>
Rosh Aïn.
Qui dit Rosh Aïn dit Yéménites, cette ethnie venue du Yémen s’est installé partout en Israël et dans cette ville où ils sont majoritaires
?xml:namespace>
.Le symbole de leur fanion sont les ailes d’un aigle car selon leur croyance biblique D. les fit venir en Israël sur les ailes d’un oiseau. Un forage apparaît également sur leur drapeau, il représente l’eau, principale source de vie. Le triangle représente une tente où la première maison des pionniers Yéménites, ou encore la tente des invités ou celle plus probable du Tabernacle qui abritait les Sheper Thora. Ce drapeau date de 1968 tandis que l’ancien fanion de la ville de Rosh Aïn représentait le château romain d’Antipatris qui faisait partie des terres de la ville jusqu’à ce qu’elles soient achetées par la ville de Pétah Tikva.
?xml:namespace>
|
Une des plus grande base militaire britannique se trouvait à Rosh Aïn pour trois raisons :
1) La proximité de la gare ferroviaire
2) les sources du Yarkon dont les eaux étaient dirigées soit vers Jérusalem soit vers Rosh Aïn
3) l’aéroport de Lod où se trouvait leur base aérienne.
?xml:namespace>
En novembre 1947, huit membres d’Etsel réussirent à s’infiltrer dans cette base secrète en portant des uniformes anglais, ils remplirent deux camions entiers de munitions, en sortirent sans se faire remarquer et jusqu’à ce jour cette opération stratégique est restée l’une des plus incroyables réussites du genre.
?xml:namespace>
Les Anglais quittèrent le pays au moment de l’indépendance et en 1949 un groupe d’Olim Hadashim du Yémen (qui firent partie de la plus grande Alya yémenite jusqu’à ce jour) les remplacèrent dans le camp. Ils y vécurent deux bonnes années car tout était à leur disposition : les logements, les salles de douches, des vêtements, tout ce que les Anglais avaient abandonnés sur place. Ce fut cette année là qu’il neigea pour la première fois dans la ville. L’année suivante les Juifs ouvrirent un hôpital dans l’ancienne base militaire malgré les mauvais souvenirs que leur avaient laissé les Anglais dans ces locaux. Malgré cela un énorme projet en cours d’exécution est celui du plus grand centre culturel yéménite mondial du nom de Chavazi à Rosh Aïn dans ces mêmes bâtiments.
?xml:namespace>
Deux rues de la ville portent des noms historiques : Chavazi et Shlomo Ameleh.
?xml:namespace>
-Un mémorial sur la grande place a été sculpté par Itshrak Smouéli en 1990 et il représente deux très hautes colonnes rattachées par un arc. La première colonne rappelle l’ancienne population de la ville, la deuxième la nouvelle génération et l’arc rattache ces deux générations.
?xml:namespace>
-Quatre tours de surveillance ont été construites à Rosh Aïn car la ville était très surveillée par les Anglais, elle était un centre commercial important où était géré toute l’intendance britannique. La première tour était dans le camp anglais, les trois autres autour de la barrière qui entourait la ville car en dehors de la base se trouvait une caserne.
?xml:namespace>
-Even Gvirol, Sage sépharade écrivit beaucoup de livres au 17ème siècle au moment où l’imprimerie vit le jour en Israël et les Yéménites adoptèrent ces livres qu’ils utilisèrent dans leur communauté.
?xml:namespace>
En 1951, les pionniers quittèrent la base militaire anglaise pour passer dans la caserne ; ils les obtinrent grâce à un tirage au sort. C’était de petites maisons bases, construites en un seul bloc de béton les unes collées aux autres, comprenant chacune une pièce, une douche, ¾ de dounan de terre pour la travailler et avoir de quoi vivre, les W.C. en commun étaient à l’extérieur.
?xml:namespace>
Au milieu de notre randonnée à Rosh Aïn nous pénétrons dans une maison de l’ancienne caserne, qui a servit de dispensaire et de logement au médecin anglais. En 1948, le Mapaï occupa les locaux. Plus loin un bâtiment encore debout est l’ancienne cantine britannique qui a été repris par les Israéliens juste après l’indépendance pour distribuer, grâce aux tickets de rationnements, les denrées nécessaires aux Yéménites. Lorsque les temps furent meilleurs trois israéliens aménagèrent et ouvrirent dans ce local un cinéma et un centre culturel pour éviter à la popaulation de la ville de se rendre à Pétah Tikva. Si le cinéma a fermé ses portes depuis longtemps, le moteur de la caméra est encore en bon état et utilisable encore à ce jour bien que dépassé par le progrès.
?xml:namespace>
Juste en face la cantine britannique, les Juifs faisaient une autre queue, le long du bâtiment anglais qui abritait les bureaux pour la recherche d’emplois !... Un grand souk coloré et odorant se tenait à Rosh Aïn près du centre médical anglais entre les rues qui portaient le nom de « soldats – sergents – officiers - etc.… »
?xml:namespace>
Les deux châteaux d’eau qui étaient là ont été détruits et il n’en reste que les photos d’archives.
Jérusalem.
1881-1882 : Première vague d’immigration des Juifs du Yémen en Israël. Alya de pionniers très courageux, qui ne reculaient pas devant le travail et dans chaque appartement une pièce était consacrée au bricolage ou aux travaux manuels. Lorsqu’ils arrivèrent au pays en 1881, quelques Yéménites s’installèrent à Jérusalem, grâce à Israël Frumkin, éditeur du journal Havatsélet. Ils logèrent sous des tentes, près du village de Silouan et ne demandèrent qu’à travailler. Mais les Juifs de Jérusalem étant déjà bien assis dans la ville ne leur facilitèrent pas la vie et ne trouvant pas de travail, quelques-uns partirent et s’installèrent à Yaffo, d’autres au moshav Kinnereth.
?xml:namespace>
Deux guides Yéménites qui vivent à Jérusalem nous ferons vivre l’ambiance de Jérusalem à l’époque de leur Alya et la difficulté de cette communauté à se faire accepter par les Anciens du pays.
Simha a écrit un livre de poèmes en souvenir de ses parents qui sont arrivés du Yémen en 1924 et qui ont vécu dans le quartier de Nahalat Tsvi. Ce parcours en tant que guide elle le dédie également à sa famille. Elle commencera son parcours en nous récitant un poème sur la ville de Jérusalem, cette ville qui est dans notre c ur et qui est une partie intégrante de nous-mêmes. Son père, qu’elle a très peu connue puisqu’elle n’avait que cinq ans et demie quand il décéda était un Sage qui étudiait la Thora. Un jour il lui dit qu’il avait bu un verre d’eau de mer de l’océan et que cette petite quantité de liquide représentait ses connaissances en Thora ; il voulait lui démontrer l’immensité de la Thora et la quantité infime qu’un rav peut apprendre tout au long de sa vie. En 1924 sa mère arriva du Caire et Simha avait à peine trois ans quand ses parents s’installèrent à Jérusalem.
?xml:namespace>
Les pionniers de la première Alya yéménite débarquèrent entre 1881-1882 sur les terres en Israël et la majorité s’installèrent dans le village de Silouan, sous des tentes, près de la ville de David et du Cotel.
Dès 1892 ils habitèrent des maisons recouvertes de plaques de tôles pour consolider l’état lamentable des murs extérieurs ; Elles provenaient des bidons vides de pétrole et de certaines parties de rails des voies de chemin de fer qui servaient à soutenir les maisons entre elles. A cette époque, les pionniers utilisèrent 17 millions de tonneaux de pétrole dans le pays. Cette matière ne servait pas qu’à solidifier les murs des maisons de la capitale mais aussi à faire toutes sortes d’ustensiles de cuisine et même quelques instruments de musique. A l’époque du deuxième Temple déjà, les Yéménites jouaient de la harpe ou encore muni de grands plateaux de cuivre ils composaient leur propre musique. Le quartier prit de nom : quartier des tôles.
?xml:namespace>
En 1933, courageux et croyants les Yéménites n’ayant pas le choix commencèrent à travailler dans le bâtiment, branche à laquelle ils n’avaient jamais été initiés mais les ouvriers étant inexistant à l’époque, ils devinrent très vite des ouvriers spécialisés.
?xml:namespace>
Ils se partageaient en deux clans, les traditionalistes Dor Dorshé Thora et les Rikshim qui évoluaient plus vite et qui suivaient les nouveaux mouvements de la Thora.
?xml:namespace>
Simha habitait dans ce petit quartier avec ses parents, sa mère travaillait chez Alperin et ramenait à la maison le journal Jérusalem poste qu’elle découpait consciencieusement pour remplacer le papier toilettes inexistant des w.c en commun qui se trouvait dans la cour. Les autres locataires du quartier n’avaient que le journal Aaretz pour la même utilité et la famille de Simha était mieux considéré du fait qu’ils obtenaient un journal plus coté. Quant aux journaux allemands personne ne voulait les utiliser ce n’est que bien plus tard qu’ils les prirent sous prétexte d’apprendre l’allemand et les découpèrent à leur tour.
?xml:namespace>
Un pressoir avait ouvert ses portes dans le quartier, les enfants privés d’une quantité de choses se précipitaient sur les chariots de raisins pour grappiller les grains qu’ils dégustaient avec gourmandise. Tous les habitants étaient présents lors que le raisin arrivait de Hébron et ils assistaient au déroulement du procédé du vin comme à un spectacle. Le vin mis en bouteille était vendu pour le Sabbat.
?xml:namespace>
Roumia était la célibataire du quartier, non seulement célibataire mais elle vivait seule, enfermée entre ses quatre murs sans jamais recevoir personne, des bruits couraient qu’elle était couverte d’or. Dans son jardin, à Souccoth, ses grenadiers croulaient sous le poids de leurs fruits mais Roumia n’en donnait jamais un seul, alors les enfants de 6-7 ans envoyaient les plus petits la narguer à sa fenêtre pendant qu’ils grimpaient sur les murs de la maison pour attraper quelques grenades. Si elle les surprenait, elle sortait en courant et munie d’un bâton les poursuivait pour les battre. Le feu se déclara subitement dans sa maison et Roumia n’eut pas le temps de sortir, elle brûla vive sur place, les secours arrivèrent trop tard car après un séjour de trois jours à l’hôpital elle mourut. Avant de partir elle se repentit sur toutes les malédictions qu’elle avait faites dans sa vie à son entourage mais ce fut trop tard. A sa mort tous les membres de sa famille vinrent fouiller la maison pour trouver l’or mais tous les récipients qu’elle avait chez elle ne contenaient que des réserves alimentaires !... Sa maison fut donnée à des immigrants Yéménites.
La Thora nous enseigne qu’il nous est interdit de répondre aux malédictions que lance une personne envers nous car elle retombe tôt ou tard sur nous mais si nous ne répondons pas elle nous survole et ne nous atteint pas.
?xml:namespace>
Dans le quartier vivait aussi Rahel, la diseuse de bonne aventure, elle lisait dans le marc de café ainsi elle put sauver un homme qui était venu la voir pout connaître son avenir. Elle lui dit qu’elle le voyait moitié bon, moitié voleur, moitié blanc, moitié noir. Ce personnage était à une période de sa vie où il se cherchait, cette conversation le fit réfléchit et dix mois plus tard il revient voir Rahel et lui dit que grâce à elle il ne volait plus, s’était remis sur le droit chemin, avait cherché et trouvé du travail et s’était fiancé. Mais Rahel prédit aussi à Simha qu’elle serait riche un jour et Simha attend encore….
?xml:namespace>
Kohava nous guidera dans un autre quartier, celui de Beit Israël, qui est en fait le quartier pauvre de Méa Shéarim ou vivent les Ashkénazes sans moyens. A la même période le quartier mitoyen Abouharim (Boukhariens-Turkestan) était un quartier où les Juifs vivaient aisément. Les quartiers étaient entourés de remparts avec trois portes qui permettaient aux Juifs d’y rentrer ou d’en sortir.
?xml:namespace>
50 ans avant la destruction du premier Temple certains Juifs, voyant la situation politique et économique se dégrader décidèrent d’abandonner le pays pour se rendre aux Yémen A l’époque du deuxième Temple Ezra envoya des délégués au Yémen pour inciter les Juifs à rentrer au pays, certains refusèrent en les maudissant et ils furent puni car ils moururent et furent enterrés en Irak. D’autres acceptèrent de revenir directement à Jérusalem mais lorsqu’ils débarquèrent ils furent rejetés par les Sépharades et les Ashkénazes qui les regardaient de manière bizarre à cause de leurs tenues vestimentaires et de leurs coutumes, ils ne leur ressemblaient pas !
Les Yéménites durent se débrouiller seuls car aucune aide ne vint de la part de leurs compatriotes, non seulement ils ne les aidèrent pas mais en plus ils leurs leur mirent des embûches dans tout ce qu’ils entreprenaient. Ils n’avaient rien à manger, pas de toit pour s’abriter et très peu de champs à cultiver mais ils s’en contentaient car les malédictions qu’Ezra avait envoyées aux Yéménites qui ne voulaient pas revenir en Terre Sainte les poursuivaient. Grâce à leur croyance envers D. et l’espoir dans des temps meilleurs ils acceptèrent situation. Aucune Alya n’a été aussi difficile que celles des Yéménites. Seuls les missionnaires de l’American Colony les ont un peu soutenus au milieu de toute l’aide qu’ils accordaient dans une ville démunie de tout et où personne n’avait de quoi manger, où les maladies se propageaient et où le travail manquait, mais les Juifs étaient prudents car le but final de ces missionnaires était de les convertir. En 1891, les Ashkénazes et les sépharades eux-mêmes refusèrent d’hospitaliser des Yéménites dans leurs hôpitaux et ils durent se tourner vers Bertha Spaffort qui gérait alors l’hôpital des missionnaires pour y être soignés.
?xml:namespace>
Les Yéménites ne refusant aucun travail commencèrent à être reconnu pour leurs qualités et Frumkin journaliste du Havastelet les apprécia ; Il écrivit des articles dans son journal pour qu’ils puissent obtenir des prêts pour acheter des terres avec le complément d’argent qu’ils avaient réussi à amasser à la sueur de leur front ; Ils construisirent alors leurs maisons eux mêmes. Ils se bâtirent un petit quartier à Silouan, un autre à Batéi Goral qui comprenait 12 maisons et une synagogue ; Grâce à leurs compétences en la matière ils construisirent leur propre quartier Nahalat Tsvi où 13 maisons virent le jour à la place des 30 maisons qu’ils avaient projetées de construire. Ce quartier comprenait trois rues : Yéhouda Havshoush – Docteur Zakaria et Tapah. Les conditions de vie étaient si difficiles que la mortalité enfantine était très élevée et ils bâtirent cinq synagogues dans leur quartier pour prier contre ce fléau.
En 1891, 10 ans plus tard, 180 Yéménites arrivèrent de Sana à Jérusalem grâce aux délégués de l’Agence Juive. Ils débarquèrent dans le port de Yaffo et se rendirent à pieds à Jérusalem. Trop traditionnalistes, au moment de Pessah au lieu d’acheter les Matzot toutes prêtes trouvées chez les commerçants, ils continuaient à fabriquer leurs propres matzot tous les jours et selon leur coutume. Leur premier objectif a été de construire leur synagogue, ensuite ils commencèrent leurs petites maisons individuelles avec un mur mitoyen et sans jardin. Selon leur règlement intérieur tous les Juifs Yéménites devaient prier selon les coutumes établies par la communauté sans aucun changement. La communauté était très unie et si par hasard quelques uns se dérobaient au statut, ils recevaient des amendes. La synagogue servait aussi de centre communautaire.
En 1908 le comité de la communauté des Juifs du Yémen était indépendant, ils avaient leur cimetière, leur synagogue avec les Sheper Thora et observaient leur cacherout selon leurs traditions, il leur était interdit de toucher des offrandes et payaient leurs propres impôts aux Turcs qui gouvernaient le pays, la synagogue prenant tout à sa charge.
En 1911 le comité de la synagogue lança un appel urgent pour que les malades ne se rendent plus dans les hôpitaux des missionnaires car le danger de conversion était présent.
?xml:namespace>
Ce quartier Beit Sal ou Beit Shalom prit le nom du premier Juif qui construisit sa maison ici et qui s’appelait Sal (diminutif de Shalom) Shabazi. Une autre version donnée du nom du quartier est celle du mot Shalom, nom d’un quartier juif au Yémen.
?xml:namespace>
Ce quartier n’existe pas sur le plan de Jérusalem, il est incorporé entre les quartiers Beit Israël et Bouharim. Shy Agnon aussi s’intéressa à cette communauté et en fit beaucoup d’éloges dans ses livres.
?xml:namespace>
Notre guide, Kohava est née dans ce quartier et y vit jusqu’à ce jour, elle est fière des membres de sa communauté qui tout en étant de véritables sionistes n’ont jamais changé leurs coutumes et leurs traditions.
?xml:namespace>
Début 1912 : Arriva donc au Hatzer (Kinnereth) un groupe du Yémen. Peu de temps après ils se dispersèrent dans plusieurs endroits et un autre groupe du Yémen les remplaça, groupe qui s’installera plus tard à Hedera. Ce fut le clan d’une immense famille connu comme « yéménites du Kinnereth. » Seulement lorsque les Yékim (allemands) arrivèrent, ils durent leur laisser la place et malgré leurs protestations qui restèrent vaines ils furent obligés de partir. Ils se retrouvèrent près de Réhovot dans un village nommé Zérangoa.
?xml:namespace>
Ce petit groupe de pionniers du Yémen s’installa ici, dans la région marécageuse du Kinnereth ; il était composé de dix familles dont celles de Margalit, Tshiri, Mantsour et Niraf. en 1912, ils s’installèrent à Hedera, travaillèrent dans les plantations et asséchèrent les marais. A la fin de cette année là, ils se mirent en quête de travail et arrivèrent à la ferme Kinnereth. Ils furent employés comme ouvriers agricoles dans la ferme et ses environs pour le déracinement des épines et des mauvaises herbes, l’aplanissement du terrain, l’assainissement des marécages, la construction des routes et des travaux de base pour l’usine électrique de Naharaym.
?xml:namespace>
En 1915, on leur construisit cinq maisons près de Beit Amotor auxquelles furent ajoutées des cases et des tentes. Ils reçurent de la part des agriculteurs de la ferme Kinnereth 80 dounam de terrain et commencèrent à cultiver des légumes et à élever des animaux de ferme.
?xml:namespace>
Le rav Yéménite, David Ben Israël Tséhiri s’installa à l’étage de Beit Motor avec deux autres familles.
?xml:namespace>
18 ans plus tard, en 1930 ils furent transférés à Marmorek dans leur future implantation près de Réhovot, ce sera le premier moshav yéménite du pays. Ainsi se terminera pour eux une période de souffrances, de peines, de pauvreté, de maladies et de deuils. Le souvenir des disparus reste dans le cimetière de Kinnereth où sont enterrées tant de victimes de leur communauté.
?xml:namespace>
?xml:namespace>
|
?xml:namespace>
20/11/2009
FEMMES EN GALILEE.
« Envers et contre tout » certaines femmes essaient de sortir de leurs conditions sociales soit pour améliorer leurs propres vies soit pour améliorer celle des autres femmes de leurs communautés. Elles nous donnent un bel exemple de dévouement et de courage.
Dorit à Clill
?xml:namespace>
Le village de Clill n’est inscrit sur aucune carte israélienne et aucun panneau indicateur n’indique sa direction. Quelques familles ont décidé de se retirer de la vie sociale et active pour faire un retour à la nature. Elles ont acheté d’immenses terrains aux Druzes du village voisin de Jat et s’y sont installés. Jat est le plus petit village druze du pays et le plus proche de Kfar Yarka, c’est le métayer Abbou Youssouf qui a vendu les 36 premiers dounan de champs à Ofer, le pionnier de Clill. Youssouf y cultivé du tabac depuis une vingtaine d’années. Ces écologistes font tout de leurs propres mains, ils vivent sans électricité, à l’aide de générateurs refusant toute sorte de modernisme. Ils se sont coupés du reste du monde selon leur ambition mais cela leur a compliqué énormément la vie quotidienne mais ils ont fait un choix et l’assument. En contre partie ils vivent en pleine nature avec des couchers de soleil resplendissants, dans un environnement silencieux, avec des vues extraordinaires à chaque heure de la journée, les oiseaux qui chantent, etc. La plupart d’entre eux sont des anglo-saxons contrairement à Dorit, troisième génération au pays, qui est arrivée tout droit de Tel Aviv et qui nous reçoit chez elle.
Dorit vit à Clill depuis 1994 et armée de courage et de volonté elle a désherbé son jardin, a nettoyé le terrain et l’a aménagé tout en accomplissant son rêve : Vivre dans la nature.
Les Ethiopiennes.
En 1994, trois officiers israéliens visitèrent une galerie d’artistes dans la région et s’amusèrent beaucoup à découvrir les figurines représentant toutes sortes de métiers fabriqués par les femmes éthiopiennes mais lorsqu’ils découvrirent « le voyage vers Jérusalem » l’émotion fut si forte, que des larmes coulèrent de leurs yeux. En 2000, c’est Dorit qui visita la galerie de Kfar Yassif avant sa fermeture définitive. Impressionnée par cette communauté elle la prend sous son aile et l’adopte. Huit femmes Ethiopiennes travaillent maintenant avec elles, chacune à son domicile respectif, fabriquant de petites statuettes représentant tous les métiers et toutes sortes d’objets appartenant à leur communauté.

Dorit leur achète de la terre grise, la matière première en Allemagne ou en Hollande et se rend chez chacune d’entre elles qui habitent la région, Carmiel, Maalot où même Karkour. Elle leur distribue la terre, vient chercher les travaux terminés et s’occupe de faire cuire les petits moulages dans des fours de la région. Ensuite elle organise des expositions ventes à son domicile.
Elle nous raconte :
Ces familles juives vivaient dans des coins perdus d’Ethiopie qui est un pays 30 fois plus grand qu’Israël ; elles habitaient de petites maisons en pisé sur des collines et seule, la synagogue dominait l’environnement. C’était un symbole car en y montant ils s’élevaient spirituellement. On les appelait les Falachas, autrement dit les étrangers. Les femmes confectionnaient des ustensiles de cuisine en terre, les hommes maniaient le fer dans le feu avec de la ferraille de récupération. Tout leur travail était manuel, sans aucune technique ni appareillage ; les ustensiles en terre, séchaient au soleil pendant deux semaines, puis ils creusaient un trou dans la terre où ils entreposaient les moulages à la place du four traditionnel, c’était une sorte de cuisson, ils en ressortaient gris foncé ; ensuite ils emportaient leurs produits au marché pour les vendre. En plus de tout ce que la fête de Pessah exige, les femmes Ethiopiennes façonnaient de nouveaux ustensiles de cuisine pour la casherout, les ustensiles en terre ne se cashérisant pas.
Dans leurs travaux on trouve des symboles comme la colombe symbole de la paix ou celui de la future Jérusalem, la grenouille, la gazelle ou l’antilope contre le coup d’œil ou encore le lion symbole de la tribu de Yéhouda. Il y a seulement 150 ans que les Ethiopiens ont découvert le symbole de l’étoile de David, ce sont des explorateurs qui, passant par-là, leur ont raconté l’histoire du roi David, ils étaient tellement isolés du reste du monde, au fond de leurs montagnes, qu’ils n’avaient jamais entendu parler des Rois Juifs et pour eux, seule la menora était l’objet sacré qu’ils symbolisent encore jusqu’à ce jour.
Parmi les objets exposés, se trouve un four miniature qui chauffait grâce à du charbon et qui servait à cuire l’ingéra, leur pita qui est leur plat traditionnel.
Les Ethiopiens n’avaient pas de livres, pas d’encyclopédie et la seule manière de nous transmettre leurs coutumes et leurs traditions est à travers leurs travaux. Une figurine presse le blé, une autre va chercher de l’eau au puits, la suivante s’occupe des vaches, une autre encore cuit des Pitot, mais toutes à l’unanimité porte sur leur dos un enfant symbole de Vie. Les figurines hommes sont représentées par les travaux manuels du fer, du feu ou de la musique. Un objet en forme d’œufs à un couvercle et à l’intérieur se trouve un couple allongé. Cet objet se trouve dans la chambre de chaque couple et lorsque le mari veut se rapprocher de sa femme le soir, il ouvre le couvercle ; si la boite reste fermée, ils s’endorment sagement mais la femme a également le droit de fermer la boite si le cœur lui en dit.
Au moment de l’accouchement la future mère est entourée de trois autres femmes, une qui l’aide à accoucher et les deux autres qui l’aident moralement, physiquement en l’entourant de gestes affectueux, l’enlaçant sans relâche. Cette communauté aime les démonstrations d’amour et en procure beaucoup. Naharya est le seul hôpital du pays qui accepte les coutumes des Ethiopiens pour les accouchements et qui leur permet de les poursuivre. Les hommes ont interdiction d’assister aux accouchements ; après la naissance les femmes s’isolent dans une cabane avec leur bébé et les enfants en bas âge pendant 40 jours pour la naissance d’une fille, 80 jours pour la naissance d’un garçon, quelques femmes les assistent et se joignent à elles. Il ne faut pas croire que ce soit une punition, bien au contraire, la femme éthiopienne étant débordée d’activités se trouve soudain libre et sans obligations. Elle profite pleinement de son enfant et de son repos, de plus elle est sure de ne pas tomber de nouveau enceinte.
?xml:namespace>
Le chef de leur communauté n’est pas reconnu comme rav en Israël ; les Ethiopiens l’appellent Keiss, c’est à dire maître enseignant. Il a fallu bien du temps pour que les explorateurs leurs fassent admettre qu’il y avait de nombreux autres Juifs qui étaient dispersés dans le monde entier. Les Ethiopiens, descendants de la tribu de Dan étaient des Karaïtes, ils fêtaient Lac Ba Omer, Pourim mais ne connaissaient pas la fête de Hanoukka. Ils n’avaient pas de Sépher Thora mais seulement des parchemins. Plus tard, de nombreux Américains et Canadiens voyageant en Ethiopie les adoptèrent et ce sont ces derniers qui leur offriront leur premier Sepher Thora.
En 1974, les Ethiopiens commencèrent à sortir de leur pays, en cachette, pieds nus et se dirigent vers le Soudan. Leur parcours a été plein d’embûches avec des morts et des assassinats. Arrivés au Soudan, ils se déguisèrent en chrétiens pour sauver leur peau et se réfugièrent dans un camp de transit. Ils y restèrent deux longues années avant que
la Colombe (l’opération Shlomo) arrive pour les amener en Israël.
Pki'in : Safta Djamila.
Elle nous reçoit chez elle, au premier étage de sa maison avec des boissons fraîches et des biscuits salés. En bas, sa fabrique de savons, ses entrepôts et le point de vente qu’elle a ouvert depuis 2002. Née à Pki’in, Djamila est une grand-mère druze exceptionnelle puisqu’elle a été la première femme de sa condition à travailler à l’extérieur de la maison avec l’autorisation de son mari. Mère de 5 enfants, quatre garçons et une fille, son mari l’a soutenue dans tous ses projets (aujourd’hui il souffre d’une maladie de cœur). Mariée à 16 ans et habitant Ramlé, elle allait travailler dans les vergers pour les différentes cueillettes saisonnières. Illettrée avant son mariage elle apprit à lire et à écrire et s’intéressa à la politique, participa à des manifestations et prêta son concours aux moments des élections. Elle se rendit à l’université où elle suivit des cours de relations publiques ce qui lui permit d’aider volontairement les femmes isolées et celles du cercle de son village mais on lui supprima le budget qu’on lui avait accordé et elle dut cesser ses activités sociales. Elle envoya ses enfants étudier au kibboutz de Netzer Séréni.
Elle a aujourd’hui 74 ans et continue à se lever à 5 heures du matin pour aller se coucher entre 20 et 22 heures le soir. Ses grands-parents, lainiers de leur métier, lui ont appris à découvrir toutes sortes de plantes médicinales dans la forêt pour les utiliser le cas échéant. Depuis quelques années, elle a une fabrique de savons dont elle seule garde le secret et qu’elle ne transmettra qu’à l’un de ses fils. Un de ses amis, dermatologue en Syrie lui a enseigné la manière de se servir des plantes pour sa fabrication de savons. Toute sa production est manuelle, elle ne veut en aucun cas la changer contre une technologie plus moderne. Elle vend ses savons dans des magasins de produits naturels ou à une certaine clientèle envoyée par des médecins. Elle utilise toutes sortes de plantes qui ont de bons résultats sur l’eczéma ou le psoriasis. Elle a obtenu l’autorisation gouvernementale de vendre ses savons à base d’huile d’olives avec une mention de cinq étoiles mais lorsqu’elle y a rajouté des parfums naturels elle a perdu une étoile !
Mmrar :Nada.
Mmrar est un village druze de 18.000 habitants et sa population est de 55% de Druzes, 22% de musulmans et 20% de chrétiens. Sur les 20.000 dounan d’oliviers qui leur appartiennent, ils produisent 30% de la production nationale d’huile d’olives. Le chômage des hommes atteint 11% dans le village mais comme les femmes ne travaillent pas, le taux global de Mmrar atteint 35%. Le
Matnass à ouvert ses portes en novembre 2001, et dans tout le village quatre femmes seulement travaillent à l’extérieur de leur domicile et c’est au
Matnass.
Nada est une femme Druze de 42 ans, veuve de guerre de T.s.a.h.a.l et mère de trois garçons dont deux jumeaux, elle est déjà grand-mère d’une petite fille. Marié à l’âge de 17 ans son mari meurt à la guerre du Liban en 1983 après six ans de mariage en laissant ses enfants en bas âge. Après son mariage elle arrêta sa scolarité qu’elle reprit après son veuvage grâce à son beau-père qui l’influença à aller étudier. Il l’accompagna et alla la chercher à l’école tous les jours comme le veut la coutume. Le directeur du
Matnass, l’un des meilleurs amis de son mari, lui proposa de travailler avec lui. Elle rencontra bien des difficultés au niveau familial car ses frères et son beau-père étaient contre le projet. La mère de son beau-père venue habiter avec elle depuis la mort de son mari ne lui simplifia pas la vie mais elle est obligée de la supporter jusqu’à sa mort. Pourtant Nada commença à travailler toujours grâce à la permission de son beau-père et devint coordinatrice au Matnass ; elle s’occupe des veuves et des divorcées du village. Après huit ans d’efforts insurmontables elle commence à y voir clair. Elle agrandit son projet et s’entoure de quelques amies avec lesquelles elle donne des conférences et organisent des visites à domiciles. Les veuves et les divorcées du village atteignent le nombre de 245 et le travail à faire est énorme car les femmes druzes n’ont encore aucune liberté. Elles n’ont pas le droit de se rendre dans un service public sans entre accompagnée, elles sont sous le pouvoir du père de leur mari, elles n’ont pas le droit de sortir seules après le coucher du soleil, n’ont pas le droit d’étudier sans autorisation familiale etc.…
Grâce à Nada, au Matnass et à leur projet commun, quelques femmes commencent à oser sortir de chez elles et à venir participer à des conférences ou à différents ateliers sous le couvert du Matnass. Elles prennent des cours de couture, d’aides maternelles, elles commencent à étudier où à prendre des rendez-vous avec des psychologues et des assistantes sociales. Elles se réunissent entre elles et parlent beaucoup de leurs problèmes communs pour essayer d’acquérir l’assurance qui leur fait totalement défaut.
Nada a ouvert une nouvelle branche de son projet, celle des ateliers chez l’habitant ; sans cesse le groupe de Nada essaie de persuader les maris de laisser leurs femmes se rendre au Matnass pour qu’elles participent aux ateliers, qu’elles apprennent à lire, à écrire et à se débrouiller toute seule.
Aujourd’hui le projet est réussi puisque les femmes arrivent de tous les villages environnants, que plusieurs volontaires se mettent au service du
Matnass et que toutes les communautés participent au projet.
?xml:namespace> ?xml:namespace> ?xml:namespace> ?xml:namespace> ?xml:namespace> ?xml:namespace> ?xml:namespace> ?xml:namespace> ?xml:namespace>?xml:namespace> ?xml:namespace> ?xml:namespace> ?xml:namespace> ?xml:namespace>
06/10/2011
|
Le nom de Shomron vient du mot Shomer qui veut dire garder (la Thora) et non pas de la région qui porte son nom. C’est grâce Itsrak Ben Zvi qui fit une étude sur cette population que la communauté de Houlon s’est rassemblée, ils étaient éparpillés un peu partout dans le pays et Itsrak Ben Zvi leur proposa de se regrouper pour ne pas perdre leur identité. En 1954, il leur proposa l’aide du gouvernement s’ils acceptaient de fonder un quartier et ils acceptèrent des terrains dans la ville de Houlon. | |
Ils respectent sept fêtes.
I) Pessah avec le sacrifice de quarante moutons et les galettes qu’ils fabriquent eux-mêmes. -2) La fête des matzot. -3) Chavouot.- 4)Rosh-Ashashana. -5) Kippour. Toute la communauté jeun même les enfants. Dès que la mère finit d’allaiter, l’enfant est en état de jeûner, il en est de même pour les personnes âgées ou malades, aucune dérogation n’est acceptée. -6) Souccoth. Le toit de leur cabane est entièrement recouvert de fruits et non de feuilles de palmiers. -7) Simha-Thora. Les Shomronim se répartissent entre le mont Gérizim et Houlon. Ils appartiennent en tout à cinq familles : Les Cohen, (les prêtes) Altif, Tsédaka, Tsasoni et Malriv. Ils n’ont qu’un seul prophète : Moïse. Ils ne croient que dans la Thora écrite. Ils ne trouvent leur croyance que dans le Mont Gérézim car c’est le choix de D. Le mont de la bénédiction et de la présence divine. Le jour où sera achevé la louange des Justes et où les pécheurs seront punis (la venue du messie) Il n’y a qu’ 1% de non religieux et l’apprentissage religieux est dans l’éducation et non dans la force. Les mézouzot ne se mettent pas sur le linteau de la porte comme chez nous mais au-dessus de cette dernière enjolivée d’un dessin. Chaque maison et chaque synagogue accroche à ses murs la prière de « Ecoute Israël »
Ils sont Shomer Shabbat – Shomer à la cacherout – Shomer de la Thora. C’est avec celle du mont Gérézim, les deux seules communautés existant en Israël en deux parties identiques. Un nombre insignifiant vit en dehors du pays. A Houlon, les Shomronim vivent dans un quartier de maisons basses fermé sur lui-même qui ressemblerait un peu aux quartiers de Nahlaot de Jérusalem.
Les fêtes qui ne sont pas inscrites dans la Thora comme Pourim et Hanoukka ne sont pas connues des Shomronim.
Shabbat. Ils sont unanimement religieux, respectent le Shabbat ; Ce jour là, ils restent entre eux, dînent de bonne heure et vont visiter la famille très proche, parents, oncles et cousins. Ils rentrent se coucher très tôt car ils se lèvent à trois heures du matin pour la première prière. A leur retour ils commencent la lecture de la parasha de la semaine et la commente puis vers huit heures ils prennent leur petit déjeuner. Ils ne se servent pas de plaque chauffante (ils mangent froid), n’ont pas de montre pour gérer l’électricité (ils vivent sans lumière) et débranche le frigidaire. Tous les kipot, les talits et les robes que portent les hommes le shabbat sont identiques pour éviter la différence de classe sociale.
|
Pessah Souccoth Kippour
Pessah. Toute la communauté de Houlon est accueillie par celle du mont Gérézim et ils passent les huit jours de fêtes ensemble. La vieille de Pessah toute la population habillée de blanc attend le grand Cohen pour la cérémonie officielle qui rappelle la sortie d’Egypte. Le grand Cohen égorge un nombre de brebis suffisant pour nourrir tout le monde, elles sont ensuite cuites et mangées avec les mains sans autre forme de couverts. Ce qui n’est pas consommé est brûlé sur place. Ils fabriquent leurs matzot eux-mêmes. La cérémonie commence à midi et doit être terminée avant le coucher du soleil. Avant la guerre des six jours, des accords avaient été passé avec les Jordaniens pour permettre à la communauté de Houlon de se rendre dans la communauté du mont Gérézim.
Souccoth La Souccah se fait à l’intérieur de la maison, en plein cœur du salon car il n’est écrit nulle part dans les cinq livres de la Thora que la Souccah doit se faire à l’extérieur. Les Juifs dans le désert faisaient leurs souccoth à l’extérieur par obligation. Les fruits sont accrochés au plafond avec dans son cœur le cédrat et tout autour des rangées de grenades, de citrons, d’oranges, de pamplemousses et de coings. Après la fête les fruits sont distribués aux nécessiteux. Les quatre espèces de Souccoth (le palmier, le cédrat, le myrte et le saule) sont apportées en un seul exemplaire à la synagogue le jour de la fête.
Kippour Tous les membres de la communauté jeûne, petits et grands compris les bébés dès l’instant où ils sont sevrés. Le bébé peut alors avoir un ou deux mois. Il est très difficile pour les parents d’accepter cette idée mais ils respectent à la lettre les cinq livres du Pentateuque et aucune raison médicale, sociale, ou autre n’est acceptée. Jusqu'à présent on ne connaît pas de cas catastrophique où un enfant aurait été gravement malade à cause du jeûne.
|
La Britt Mila La Bar Mitsva La pureté La cacherout
La Britt Mila Elle a lieu le 8ème jour après la naissance du garçon obligatoirement, rien n’influence cette tradition pas plus la jaunisse qu’une autre maladie.
La Bar Mitsva Les enfants étudient la Thora à l’école maternelle et dès l’instant où l’enfant a une connaissance totale du Houmach il est Hatan Thora. L’âge peut varier entre 6 et 30 ans mais la moyenne d’âge des Hatan Thora est 6 -7 ans. La pureté Tous les mois les femmes qui ont leurs menstruations sont isolées dans une pièce à part et sont exemptées de travaux ménagers. Les femmes qui accouchent d’un garçon sont isolées pendant 40 jours. 7 jours pour l’écoulement du sang et 33 jours pour la pureté. Elles occupent un appartement indépendant, sans aucun contact familial. Un des membres de sa famille lui apporte à manger tandis que le reste de la famille s’occupe des autres enfants en bas âge et des taches ménagères. Les femmes qui accouchent d’une fille sont isolées pendant 80 jours. 7 jours d’écoulement de sang et 66 jours de pureté. Elles sont libres de faire ce qu’elles veulent en s’occupant toutefois du bébé mais elles peuvent sortir librement, se promener ou même voyager.
La cacherout Les Shomronim ne mangent de la viande que si elle a été tuée par le grand prêtre du mont Gérézim. Il faut que la bête soit tuée selon les règles inscrites dans la Thora. Ils n’achètent jamais de viande à l’extérieur et n’en mange jamais au restaurant. Ils ont le droit de manger dans n’importe quel restaurant kacher ou non à condition de na pas commander de viande. Ils attendent 6 heures après avoir mangé de la viande pour manger des laitages et 4 ½ pour manger des laitages après de la viande.
|
|
Le deuil - Le mariage- Le calendrier -La synagogue -Le prêtre
Le deuil Les morts sont enterrés au cimetière de giv’at Shaoul à Jérusalem. Le deuil dure 7 jours.
Le mariage Au mont Gérézim, les Shomronim se marient qu’entre eux mais à Houlon ils se marient aussi avec des Juifs. Si la fille se marie avec un jeune homme juif, ce dernier doit se plier aux règles des Shomronim car il est écrit dans la Thora que le fils appartient au père, il doit donc s’intégrer au sein de la communauté et abandonner ses traditions. Si un garçon se marie avec une jeune fille juive, elle peut garder son identité juive mais les enfants rentreront dans la communauté du père. Les mariages mixtes sont appréciés par les Shomronim car la densité de la population est si minime que les mariages entre eux donnent des enfants dégénérés.
Le calendrier Le calendrier samaritain est un calendrier lunaire. Tous les 19 ans il y a 7 années embolismiques. Ils décomptent à partir de la rentrée des Bné Israël au pays de Canaan. L’an 2000 correspond à l’année 3638, année où les Bné Israël rentèrent au pays. Les mois des Shomronim commencent le premier mois parallèle au mois de Nissan et se terminent le douzième mois qui est en parallèle au mois d’Adar. Le dernier mois de l’année embolismique est appelé : la signature de l’année.
La synagogue Les hommes et les femmes prient ensemble dans la même pièce sans aucune séparation. Ils se déchaussent avant de rentrer dans la synagogue comme il est inscrit dans le livre de l'Exode lorsque Moïse rencontre son beau-père Jétro dans un lieu saint et qu’il se déchausse pour y rentrer. Ils n’ont pas besoins de minyan (10 hommes) pour la prière mais une kipa sur la tête. Ils ne mettent pas de téphilines car le cuir n’existait pas à l’époque de la Thora. Le Shéper Thora est écrit en hébreu ancien (qui ressemble fortement à de l’arabe) et n’est utilisé que pour la lecture dans la synagogue seulement car c’est une écriture sainte, en aucun cas on ne peut l’utiliser pour parler.
Le prêtre C’est toujours un descendant de la famille des Cohen et celui qui remplace le prêtre disparu qui est le plus âgé de la communauté qui dirige l’office.
| |
07/10/2011
|
Le nom de Shomron vient du mot Shomer qui veut dire garder (la Thora) et non pas de la région qui porte son nom. C’est grâce Itsrak Ben Zvi qui fit une étude sur cette population que la communauté de Houlon s’est rassemblée, ils étaient éparpillés un peu partout dans le pays et Itsrak Ben Zvi leur proposa de se regrouper pour ne pas perdre leur identité. En 1954, il leur proposa l’aide du gouvernement s’ils acceptaient de fonder un quartier et ils acceptèrent des terrains dans la ville de Houlon. | |
Ils respectent sept fêtes.
I) Pessah avec le sacrifice de quarante moutons et les galettes qu’ils fabriquent eux-mêmes. -2) La fête des matzot. -3) Chavouot.- 4)Rosh-Ashashana. -5) Kippour. Toute la communauté jeun même les enfants. Dès que la mère finit d’allaiter, l’enfant est en état de jeûner, il en est de même pour les personnes âgées ou malades, aucune dérogation n’est acceptée. -6) Souccoth. Le toit de leur cabane est entièrement recouvert de fruits et non de feuilles de palmiers. -7) Simha-Thora. Les Shomronim se répartissent entre le mont Gérizim et Houlon. Ils appartiennent en tout à cinq familles : Les Cohen, (les prêtes) Altif, Tsédaka, Tsasoni et Malriv. Ils n’ont qu’un seul prophète : Moïse. Ils ne croient que dans la Thora écrite. Ils ne trouvent leur croyance que dans le Mont Gérézim car c’est le choix de D. Le mont de la bénédiction et de la présence divine. Le jour où sera achevé la louange des Justes et où les pécheurs seront punis (la venue du messie) Il n’y a qu’ 1% de non religieux et l’apprentissage religieux est dans l’éducation et non dans la force. Les mézouzot ne se mettent pas sur le linteau de la porte comme chez nous mais au-dessus de cette dernière enjolivée d’un dessin. Chaque maison et chaque synagogue accroche à ses murs la prière de « Ecoute Israël »
Ils sont Shomer Shabbat – Shomer à la cacherout – Shomer de la Thora. C’est avec celle du mont Gérézim, les deux seules communautés existant en Israël en deux parties identiques. Un nombre insignifiant vit en dehors du pays. A Houlon, les Shomronim vivent dans un quartier de maisons basses fermé sur lui-même qui ressemblerait un peu aux quartiers de Nahlaot de Jérusalem.
Les fêtes qui ne sont pas inscrites dans la Thora comme Pourim et Hanoukka ne sont pas connues des Shomronim.
Shabbat. Ils sont unanimement religieux, respectent le Shabbat ; Ce jour là, ils restent entre eux, dînent de bonne heure et vont visiter la famille très proche, parents, oncles et cousins. Ils rentrent se coucher très tôt car ils se lèvent à trois heures du matin pour la première prière. A leur retour ils commencent la lecture de la parasha de la semaine et la commente puis vers huit heures ils prennent leur petit déjeuner. Ils ne se servent pas de plaque chauffante (ils mangent froid), n’ont pas de montre pour gérer l’électricité (ils vivent sans lumière) et débranche le frigidaire. Tous les kipot, les talits et les robes que portent les hommes le shabbat sont identiques pour éviter la différence de classe sociale.
|
Pessah Souccoth Kippour
Pessah. Toute la communauté de Houlon est accueillie par celle du mont Gérézim et ils passent les huit jours de fêtes ensemble. La vieille de Pessah toute la population habillée de blanc attend le grand Cohen pour la cérémonie officielle qui rappelle la sortie d’Egypte. Le grand Cohen égorge un nombre de brebis suffisant pour nourrir tout le monde, elles sont ensuite cuites et mangées avec les mains sans autre forme de couverts. Ce qui n’est pas consommé est brûlé sur place. Ils fabriquent leurs matzot eux-mêmes. La cérémonie commence à midi et doit être terminée avant le coucher du soleil. Avant la guerre des six jours, des accords avaient été passé avec les Jordaniens pour permettre à la communauté de Houlon de se rendre dans la communauté du mont Gérézim.
Souccoth La Souccah se fait à l’intérieur de la maison, en plein cœur du salon car il n’est écrit nulle part dans les cinq livres de la Thora que la Souccah doit se faire à l’extérieur. Les Juifs dans le désert faisaient leurs souccoth à l’extérieur par obligation. Les fruits sont accrochés au plafond avec dans son cœur le cédrat et tout autour des rangées de grenades, de citrons, d’oranges, de pamplemousses et de coings. Après la fête les fruits sont distribués aux nécessiteux. Les quatre espèces de Souccoth (le palmier, le cédrat, le myrte et le saule) sont apportées en un seul exemplaire à la synagogue le jour de la fête.
Kippour Tous les membres de la communauté jeûne, petits et grands compris les bébés dès l’instant où ils sont sevrés. Le bébé peut alors avoir un ou deux mois. Il est très difficile pour les parents d’accepter cette idée mais ils respectent à la lettre les cinq livres du Pentateuque et aucune raison médicale, sociale, ou autre n’est acceptée. Jusqu'à présent on ne connaît pas de cas catastrophique où un enfant aurait été gravement malade à cause du jeûne.
|
La Britt Mila La Bar Mitsva La pureté La cacherout
La Britt Mila Elle a lieu le 8ème jour après la naissance du garçon obligatoirement, rien n’influence cette tradition pas plus la jaunisse qu’une autre maladie.
La Bar Mitsva Les enfants étudient la Thora à l’école maternelle et dès l’instant où l’enfant a une connaissance totale du Houmach il est Hatan Thora. L’âge peut varier entre 6 et 30 ans mais la moyenne d’âge des Hatan Thora est 6 -7 ans. La pureté Tous les mois les femmes qui ont leurs menstruations sont isolées dans une pièce à part et sont exemptées de travaux ménagers. Les femmes qui accouchent d’un garçon sont isolées pendant 40 jours. 7 jours pour l’écoulement du sang et 33 jours pour la pureté. Elles occupent un appartement indépendant, sans aucun contact familial. Un des membres de sa famille lui apporte à manger tandis que le reste de la famille s’occupe des autres enfants en bas âge et des taches ménagères. Les femmes qui accouchent d’une fille sont isolées pendant 80 jours. 7 jours d’écoulement de sang et 66 jours de pureté. Elles sont libres de faire ce qu’elles veulent en s’occupant toutefois du bébé mais elles peuvent sortir librement, se promener ou même voyager.
La cacherout Les Shomronim ne mangent de la viande que si elle a été tuée par le grand prêtre du mont Gérézim. Il faut que la bête soit tuée selon les règles inscrites dans la Thora. Ils n’achètent jamais de viande à l’extérieur et n’en mange jamais au restaurant. Ils ont le droit de manger dans n’importe quel restaurant kacher ou non à condition de na pas commander de viande. Ils attendent 6 heures après avoir mangé de la viande pour manger des laitages et 4 ½ pour manger des laitages après de la viande.
|
|
Le deuil - Le mariage- Le calendrier -La synagogue -Le prêtre
Le deuil Les morts sont enterrés au cimetière de giv’at Shaoul à Jérusalem. Le deuil dure 7 jours.
Le mariage Au mont Gérézim, les Shomronim se marient qu’entre eux mais à Houlon ils se marient aussi avec des Juifs. Si la fille se marie avec un jeune homme juif, ce dernier doit se plier aux règles des Shomronim car il est écrit dans la Thora que le fils appartient au père, il doit donc s’intégrer au sein de la communauté et abandonner ses traditions. Si un garçon se marie avec une jeune fille juive, elle peut garder son identité juive mais les enfants rentreront dans la communauté du père. Les mariages mixtes sont appréciés par les Shomronim car la densité de la population est si minime que les mariages entre eux donnent des enfants dégénérés.
Le calendrier Le calendrier samaritain est un calendrier lunaire. Tous les 19 ans il y a 7 années embolismiques. Ils décomptent à partir de la rentrée des Bné Israël au pays de Canaan. L’an 2000 correspond à l’année 3638, année où les Bné Israël rentèrent au pays. Les mois des Shomronim commencent le premier mois parallèle au mois de Nissan et se terminent le douzième mois qui est en parallèle au mois d’Adar. Le dernier mois de l’année embolismique est appelé : la signature de l’année.
La synagogue Les hommes et les femmes prient ensemble dans la même pièce sans aucune séparation. Ils se déchaussent avant de rentrer dans la synagogue comme il est inscrit dans le livre de l'Exode lorsque Moïse rencontre son beau-père Jétro dans un lieu saint et qu’il se déchausse pour y rentrer. Ils n’ont pas besoins de minyan (10 hommes) pour la prière mais une kipa sur la tête. Ils ne mettent pas de téphilines car le cuir n’existait pas à l’époque de la Thora. Le Shéper Thora est écrit en hébreu ancien (qui ressemble fortement à de l’arabe) et n’est utilisé que pour la lecture dans la synagogue seulement car c’est une écriture sainte, en aucun cas on ne peut l’utiliser pour parler.
Le prêtre C’est toujours un descendant de la famille des Cohen et celui qui remplace le prêtre disparu qui est le plus âgé de la communauté qui dirige l’office.
| |
21/11/2011
Les Makuyas prônent un retour aux sources orientales et hébraïques du christianisme et un respect de ces racines anciennes de la foi. | |
|
une secte japonaise
Au numéro 13 de "la rue des six jours" dans le quartier Givat Amivtar qui se trouve au Nord-Est de Jérusalem on peut se rendre au centre des Makuyas qui un accueil chaleureux nous est réservé (sur rendez-vous 02-5814090) Un ravissant petit jardin japonais se trouve à l'entrée du centre des Makuyas. Le groupe est décrit par Wikipédia comme "une secte japonaise ayant des liens forts avec le judaïsme et le pays d’Israël dont les membres font chaque année un pèlerinage, priant pour la paix en Israël et à Jérusalem". Certains groupes au Japon maintiennent qu’une partie du peuple japonais descend des Israélites Antiques exilés par les Assyriens. Depuis 1948, un groupe en particulier, s’est fait défenseur de cette théorie, les Makuyas appelés également « Kirisuto no makuya », Makuyas du Christ. Le nom Makuya est le terme japonais équivalent de l'hébreu mishkan, qui correspond au tabernacle, la tente sacrée qui abritait l'arche d'Alliance à l'époque de Moïse dans la Bible, lors de la sortie d'Egypte. Un lieu saint mobile donc, et qui accompagna les hébreux lors de la conquête du pays de Canaan comme il est raconté dans le livre des Juges, et qui finit par faire partie du temple de Salomon à Jérusalem. Le terme veut dire littéralement la place pour la demeure divine.
|
|
les Makuyas ont pour symbole la menora
Les Makuyas prônent un retour aux sources orientales et hébraïques du christianisme et un respect de ces racines anciennes de la foi. Cet aspect se retrouve au niveau de leur symbole : les Makuyas ont pour symbole la menora, le chandelier sacré à 7 branches dans le judaïsme. Ils prennent aussi assez souvent des noms hébreux pour compléter leurs noms japonais. Le fondateur de la secte, Teshima, choisit ainsi de devenir Abraham Ikurō Teshima. Les membres de Makuya affirment que le peuple japonais serait descendant d'une des 12 tribus d'Israël : Selon leur théorie ceci se serait passée après la fin de l'esclavage des hébreux à Babylone : l'une des tribus serait partie vers le Japon ou ils seraient plus tard devenu la tribu Hada (ou Hata) dont ils font remonter le terme, étymologiquement, à Jehuda (Juda). Teshima a écrit une histoire détaillée de la tribu Hata, tentant d'analyser notamment les influences de cette fameuse (et réelle, ce n'est pas inventé) tribu du Japon des origines, sur le reste du Japon de l'époque ; Il a aussi tenté de brosser des parallèles entre la culture, les traditions et le folklore des Hébreux de l'époque et le folklore et la mythologie du Japon comme les textes qu'on trouve dans le fameux Kojiki.
Toujours selon lui ce seraient les Hébreux qui auraient apporté au Japon l'art du tissage et la culture de la soie. Il évoque également un parallèle frappant entre le bateau qui était le symbole de la tribu Hata et celui qui était le symbole de la tribu de Zabulon (Bnei Zvulun), une des 12 tribus d'Israël. Profondément sioniste, la secte sponsorise de nombreux kibboutzim en Israel, et organise de nombreux pèlerinages à Jérusalem. Il faut aussi signaler que des membres de Makuyas se sont portés volontaires pour aider Israël lors de la guerre des 6 jours en 1967, et qu'en 1973 c'est également des étudiants de Teshima qui ont organisé la première manifestation pro Israël au Japon. Abraham Teshima et plusieurs membres de Makuya se sont retrouvés en 1973, pour célébrer les 25 ans de l'Etat d'Israel, sur la tombe du fondateur du sionisme : Theodore Herzl. En 1973 le fondateur de la secte, Teshima, tomba malade et mourut mais la secte lui survécut et se répandit après lui au Japon, en Corée, à Taiwan, et en Californie. Elle compterait selon eux aujourd'hui 60 000 adhérents.
| |
09/12/2011
Ils connurent la misère jusqu’à la détresse. Ils vécurent des périodes de souffrances, de peines, de pauvreté, de maladies et de deuils. Dans le cimetière de Kinnereth sont enterrées beaucoup de victimes de leur communauté. | |
|
Les Yéménites trouvèrent dans un psaume du Cantique des Cantiques אעלה תמר la raison de leur Alya
Ils se partageaient en deux clans, les traditionalistes Dor Dorshé Thora et les Rikshim qui évoluaient plus vite et qui suivaient les nouveaux mouvements de la Thora. 1881-1882 : Première vague d’immigration des Juifs du Yémen en Israël. Ce fut une "Alya" (montée) de pionniers très courageux, qui ne reculaient pas devant le travail et dans chaque appartement une pièce était consacrée au bricolage ou aux travaux manuels. Lorsqu’ils arrivèrent au pays en 1881, quelques Yéménites s’installèrent à Jérusalem sous des tentes, dans le village de Silouan, près de la ville de David et du mur des lamentations grâce à Israël Frumkin éditeur du journal Havatsélet. Ils ne demandaient qu’à travailler. Mais les Juifs de Jérusalem étant déjà bien assis dans la ville ne leur facilitèrent pas la vie, ils refusèrent leur présence, ils ne voulaient pas près d'eux des Juifs trop différents d'eux et ne trouvant pas de travail, quelques Yéménites partirent pour s’installer à Jaffa et d’autres au moshav Kinnereth. En 1933, un groupe de ces courageux pionniers n’ayant pas le choix commencèrent à travailler dans le bâtiment, branche à laquelle ils n’avaient jamais été initiés mais les ouvriers étant inexistants à l’époque, ils devinrent très vite par leur assiduité au travail des ouvriers spécialisés. A la même époque le personnel de la Colonie Américaine à Jérusalem vint en aide à chacun, qu’il soit juif, arabe chrétien ou musulman. Un grand nombre de malheurs tombèrent sur la capitale à cette époque : La misère, la faim, la pauvreté, et beaucoup de personnes moururent de ces conditions désastreuses. Les Yéménites vivaient entre eux, dans leurs propres quartiers, et il ne leur vint pas à l’esprit de demander de l’aide à l’Organisation de la colonie américaine mais les membres de cette organisation virent dans les Yéménites des descendants de la tribu de Gad et ils les prirent sous leurs ailes afin de les secourir. Pendant de nombreuses années ils s’occupèrent de leur apporter de la nourriture et des vêtements ce que ne firent jamais leurs propres compatriotes.
|
Le nouveau quartier de Keren Atémanim à Tel aviv
Le nouveau quartier de Keren Atémanim à Tel aviv. (Le quartier des Yéménites) L’Alya des Juifs du Yémen fut une Alya de ferveur messianique inspirée en partie par le fanatisme religieux musulman. Au début, ils montèrent au pays soit individuellement ou par petits groupes. La majorité des ces Juifs se rendirent directement à Jérusalem et à Jaffa où ils connurent la misère jusqu’à la détresse. Ils étaient d’excellents agriculteurs mais acceptèrent toute sorte de travail pour survivre. Malheureusement les Arabes de Jaffa les chassèrent en 1902. Pour essayer de gagner un peu d’argent une père de famille yéménite de Jaffa trouva l'ingénieuse idée de vendre de l’eau aux personnes qui se rendaient au petit cimetière Trumpeldor qui se trouvait très loin de la ville de Jaffa sous une chaleur accablante en traversant des dunes de sables. Tous les jours le père de cette famille se rendit difficilement de Jaffa à la porte du cimetière avec ses lourdes cruches d'eau. Le résultat fut concluant et petit à petit d’autres Yéménites se joignirent à lui pour vendre de l'eau à ceux qui accompagnaient les défunts à leur dernière demeure. Les endeuillés arrivaient au petit cimetière de la rue Trumpeldor, épuisés et assoiffés et ainsi le cercle de vendeurs d’eau s’agrandit. Entre temps en 1905, Aaron Schlouch et David Mouyal achetèrent des terrains près de Jaffa où plus exactement acquérir des dunes de sable ! C’est à cet emplacement qu'en 1907, les Yéménites de Jaffa décidèrent de vivre près de l’endroit où ils gagnaient leur vie. Ils s’installèrent sur les terres achetées Aaron Schlouch et David Mouyal grâce à l'aide de Haïm Amsaleg, vice-consul anglais en place à Jaffa. C’est ainsi qu’en 1914, le quartier de Keren Atémanim vit le jour. Aharon Chelouche (19 mai 1840 – 7 avril 1920) fut le premier homme à l’origine de l’initiative consistant à faire sortir la population juive, de plus en plus nombreuse, des murailles de Jaffa, ville alors surpeuplée et soumise à des conditions de vie et d’hygiène peu envieuses. D’obédience religieuse, observant, Aharon Chelouche fut le chef de la communauté sépharade de Jaffa au milieu du 19e siècle avant de s’implanter à Neve Tzedek, le premier quartier du futur Tel Aviv
|
Le quartier des Yéménites de Tel Aviv comprend les rues suivantes :
Rue Alsheih : Le 18ème siècle est le grand mouvement des Juifs du Yémen. Alsheih est proposé à la frappe des monnaies. On trouve une synagogue à son nom à Safed. Sur un des bâtiments de cette rue, on peut voir encore l’inscription du mot shalva hôtel ; cet hôtel servit à l’époque de maison de passe. La rue Yhya rappelle le rav Yihya Salih (1715-1805) auteur de Péoulot Tsadok. La rue Kéïlat Aden : La communauté juive de la ville d’Aden avait un sentiment de supériorité par rapport aux autres Juifs de leur pays. La rue Ramban Gamliel : Ramban Gamliel chercha à unifier le peuple Juif dans sa dispersion en établissant un seul code de lois ou Alaha. Son mandat dura de 96 à 115 de notre ère. La rue kerem Atémanim : rue du Fonds yéménite. La rue Meir (Dizzingoff) sépare les deux quartiers yéménites de Tel-Aviv, le premier appartenait à la ville de Jaffa où les Juifs payaient des impôts et vivaient dans des maisons sans confort et lors de la création du nouveau quartier de Kerem Atémanim à Tel Aviv les maisons ont été plus espacées et les conditions de vie bien meilleures.
|
Projet d'un musée yéménite
Le musée du Yémen est un projet de la ville de Tel Aviv qui devrait voir le jour au numéro 12 de la rue Yshhron mais en attendant cette maison est occupée par un locataire qui ne veut pas en bouger ! Elle a été achetée (en 1898) par monsieur Daabani, le chauffeur de Léa Mikrani Niégo, la femme du directeur de Mikvé Israël qui a eut l'honneur d'accompagner Herzl à Mikkvé Israël lors de son unique séjour en Israël. Le fils de Daabani se maria avec la fille de la famille Danker, celui qu’on surnommait "le roi du sel" car il avait une entreprise de sel. La maison d’à côté a été occupée par Emmanuel, un membre du mouvement du "Léhi". Le maître d’école s’occupait énormément de ses élèves et leur faisait l’école dans la nature puisque à cette époque Tel Aviv n’était qu’un quartier enfoui de dunes de sable. L’instituteur prenait une longue corde que chaque enfant attrapait d’une main et ils se promenaient dans la nature tout en étudiant. Le maître qu’ils appelaient Mori (notre maître ou Moré en hébreu) faisait tous ses efforts pour que les Juifs n’abandonnent pas le pays. Lorsqu’ils étudiaient en classe, le livre de prières était au milieu de la table et les enfants étaient assis en rond tout autour du livre, c’est ainsi que les Yéménites apprirent à lire à l’envers. Bien avant de savoir lire et écrire, dès l’âge de 3 ou 4 ans, les enfants connaissaient leurs prières par cœur.
|
Kinnereth.
Début 1912 : Arriva donc au Hatzer (Kinnereth) un groupe du Yémen. Peu de temps après ils se dispersèrent dans plusieurs endroits et un autre groupe du Yémen les remplaça, ce petit groupe de pionniers s’installa ici, dans la région marécageuse du Kinnereth ; il était composé de dix familles dont celles de Margalit, Tshiri, Mantsour et Niraf.. Ils furent employés comme ouvriers agricoles dans la ferme et ses environs pour le déracinement des épines et des mauvaises herbes, l’aplanissement du terrain, l’assainissement des marécages, la construction des routes et des travaux de base pour l’usine électrique de Naharaym. Ce fut le clan d’une immense famille connu comme « yéménites du Kinnereth. » En 1915, on leur construisit cinq maisons près de Beit Amotor auxquelles furent ajoutées des cases et des tentes. Ils reçurent de la part des agriculteurs de la ferme Kinnereth 80 ares de terrain et commencèrent à cultiver des légumes et à élever des animaux de ferme. Seulement lorsque les Yékim (allemands) arrivèrent, ils durent leur laisser la place et malgré leurs protestations qui restèrent vaines ils furent obligés de partir. Ils se retrouvèrent près de Réhovot dans un village nommé Zérangoa. Le rav Yéménite, David Ben Israël Tséhiri s’installa à l’étage de Beit Motor avec deux autres familles. 18 ans plus tard, en 1930 ils furent transférés à Marmorek dans leur future implantation près de Réhovot, ce sera le premier moshav yéménite du pays. Ainsi se terminera pour eux une période de souffrances, de peines, de pauvreté, de maladies et de deuils. Au cimetière de Kinnereth on trouve les tombes de cette communauté qui a marqué l'histoire du pays.
| |
19/07/2012
FEMMES BEDOUINES EN ISRAEL
ou la broderie de l’âme humaine
Une archéologue et anthropologue, spécialisée dans la vie des Bédouins en Israël nous fera découvrir la femme bédouine dans son milieu. Le tioul d’aujourd’hui concerne les femmes bédouines du Néguev dont la ville ou les villages se trouvent dans la périphérie de Beer Shéva. « La broderie de l’âme humaine » est le titre que notre guide a choisi pour les rencontres qu’elles organisent entre les Israéliennes et ces femmes bédouines.
RAHAT. Première ville bédouine au monde
Les bédouins se sont installés dans des villes ou villages construits à leur intention par le gouvernement israélien, dans lesquelles ils peuvent profiter d'infra structures, de formation, de soins médicaux et de possibilités de travail. Rahat, située au sud de la ville de Beersheba, est l'une de ces implantations qui s'est constamment développée et étendue depuis sa fondation en 1972. Aujourd'hui, elle abrite plus de 50.000 habitants dont la moitié ont moins de 18 ans; c'est la raison pour laquelle l'Etat d'Israël a décidé de lui octroyer le statut de ville. Une ligne d'autobus Egged desservait la ville jusqu'au jour où des événements malencontreux sont arrivés suite à la commémoration [du jour de la terre] des muslmans et Egged a décidé d'interrompre le trajet à l'intérieur de la ville.
Rahat possède tous les services sociaux, médicaux et éducatifs, deux banques et une poste. La ville est très étendue et se partage en quartiers numérotés, il n'y a pas de noms de rues mais des numéros de quartier, seules les écoles portent les noms des Sheikh de leur tribu.
En haut de la colline nous apercevons les vestiges de la maison du grand du Sheikh de Rahat qui avait 39 femmes et quelques 76 enfants. Une légende raconte qu'un jour ce sheikh se trouva prés d'une fontaine pour faire boire son chameau; là, il rencontra une belle jeune fille et lui demanda son nom et d’où elle venait, elle lui répondit tout simplement qu'elle était la fille du Sheikh du village, autrement dit la sienne…
Elhamal Kamlat nous reçoit chez elle, dans une pièce aménagée spécialement pour les groupes qui viennent lui rendre visite. Dans une petite cheminée brûle un feu de bois, des tapis, des coussins et des matelas multicolores le long des murs invitent les personnes à s'y installer. Sa belle mère passera entre nous pour nous offrir le thé traditionnel.
Elhamal est mariée ; elle a une fille de 4 ans et un fils de 2 ans, son mari travaille dans l'armée, plus exactement dans la « Police des frontières ». Elle travaillait tout comme son mari dans la ville de Sederot quand elle décida de réaliser un de ses rêves : créer une association pour l’évolution de la femme bédouine. Elle se tourna vers des organisations spécialisées qui lui proposèrent d'aller en Inde faire un stage pour voir et apprendre à résoudre les problèmes de la femme en Inde. 10.000 femmes en tout s'étaient présentées pour ce projet international mais après élimination, il n'en resta que 100 et sur les cent le comité choisit les 10 candidates les plus adaptées à ce projet. Elhamal réfléchit et se dit : Pourquoi aller si loin, jusqu'en Inde quand nous avons sur place les problèmes des femmes de notre ville? Elle fit donc son stage en Israël et depuis deux ans elle est la coordinatrice des femmes de sa ville : elle les aide à résoudre tous les problèmes qu'elles rencontrent. Elle leur apprend à se débrouiller toutes seules, elle les guide, elle leur donne les moyens de se rendre dans les divers bureaux de la ville pour obtenir ce qu'elles ont besoin mais elle ne les accompagne pas et ne se rend pas dans les bureaux administratifs à leur place. Il s’agit souvent de choses simples comme aller à la poste, à la sécurité sociale, au dispensaire ou tout simplement faire des emplettes. Elles leur donne la possibilité de savoir se débrouiller seules.
Elhamal nous explique ce que nous savons déjà. L'homme est le patriarche, il décide tout, que ce soir le père, le frère, le mari et mêmes les oncles et les cousins, ne fait pas les choses à leur place tous les hommes ont un pouvoir sur toutes les femmes de la famille. La loi bédouine domine sur les lois israéliennes. Avec l'évolution de leur vie en Israël les hommes de presque toutes les tribus acceptent que leurs femmes évoluent mais seulement sous leur protection. Quatre tribus d'entre elles seulement refusent catégoriquement tout changement, elles restent encrées dans leurs coutumes et leurs traditions, alors les filles doivent se marier à l'âge de 14 ans et passer de la tutelle de leur père à celle de leur mari.
Ces grâce à des femmes comme Elhamal [avec le consentement de son mari et celles que nous verrons plus loin] qui se bat avec beaucoup d'énergie que des écoles de filles ont été crées et qu'elles peuvent aujourd'hui obtenir leur bac. Des femmes de tous les âges rejoignent cette école, des mères, des grands mères vont s'assoir pour la première fois sur les bancs de l'école pour apprendre à lire, à écrire ou à compter sous l'enseigne de [L'instruction complémentaire de la femme]. Le maire de la ville qui a des idées libérales aident toutes les associations de sa ville compris celles des femmes [ma'amad isha] Malgré tous ces efforts le Matnass [la maison de la jeunesse et des sports] est en veille à cause d'un manque de budgets et de personnes qui la gèrent. Aujourd’hui quelques femmes de Rahat travaillent dans des épiceries, des magasins dans des services sociaux, dans des dispensaires ou encore dans des salons de beauté.
SEGUEV SHALOM : [WADI SHALOM]
Une des sept villes fondée en 1960 par le gouvernement israélien. En 1977 elle reçut la visite du président égyptien Anouar El Assad.
Nous sommes reçues dans une grande pièce ou sont exposés plusieurs objets comme des jarres, des coussins et des robes brodés à la main, des colliers, des épices ou encore toute sorte d'artisanat que les grands mères qui sont toutes volontaires font de leurs propres mains. Sur le sol des petits paquets d'herbes cueillies par ces femmes avec lesquels on fait des infusions pour soigner tous les petits maux.
L'école des grands mères a été fondée pour les femmes qui voulaient s'occuper. Elles sont âgées de plus de 55 ans et font des travaux manuels dans le cadre de l'association. Sous nos yeux grand-mère Taza fait des colliers de perles, grand mère Hadra, de la broderie, grand mère Sabiha s'occupe des plantes naturelles.
Notre hôte a quitté l'école en 5ème comme toutes les filles de son âge, mais son rêve été de devenir médecin pourtant pendant huit longues années, elle fut hors du contexte scolaire et sa chance fut que toute la famille déménagea et vint s'installer à Seguev Shalom. Là, une assistante sociale de Beer Sheva la guida et l'aida à reprendre ses études. Accompagnée de huit jeunes filles bédouines, elle reprit ses études et passa son bac. Son père, palestinien jordanien, divorça et vint vivre à Seguev Shalom avec ses enfants. Après son bac elle se porta volontaire dans les jardins d'enfants et au bout d'un an abandonna les enfants, fit don de tout le matériel qu'elle avait investi pour ces écoles maternelles et partit étudier deux ans et demi à Haiffa. Elle réussit enfin à obtenir sa licence en anthropologie et créa « l'Association de femmes bédouines en leur faveur » « Nous allons de l'avant, nous dit-elle. L'époque de la femme servante est révolue. Elles ne peuvent plus rester enfermées à la maison. Elles ont besoin de travailler à l’extérieur »
Elle nous explique la différence entre deux robes brodées à la main, elles sont reconnaissables par leur couleur, la première, de couleur bleue est la robe de célibataire, les hommes dans la rue ou ailleurs savent alors que la jeune fille est disponible. Bien avant leur mariage elles se mettent à broder leur robe de mariée de couleur noire et rouge et s'en serve souvent après leur mariage. Plusieurs symboles de broderies sont contre le coup d'œil, ce travail de broderie dure une bonne année. En plus elle porte un foulard qui cache toutes leurs chevelures et certaines ont un cache-visage qui est un grand handicap car il les étouffe.
La cérémonie du café chez les bédouins a aussi beaucoup de signification, si le patriarche rempli la petite tasse de café c’est mauvais signe, cela signifie que la compagnie de l'invité n'est pas souhaitable. Si au contraire la quantité de café est moindre dans cette tasse, c'est un signe favorable, la personne est la bienvenue, si l'invité met la paume de sa main sur la tasse, le chef comprend qu’il est venu pour parler de ses problèmes.
A 36 ans, notre hôte s'occupe de deux classes de maternelles d'une dizaine d'enfants chacune et tous les frais de ces classes sont à la charge de l'association.
TEL SHEVA
Tel que Sabi ou Tel-Sheva est un ville bédouine dans le district du sud d'Israël, en bordure de Beer Sheva qui comprenait 13.000 habitants en décembre 2005. En l'an 2000 la ville a été classée parmi le plus bas niveau du dévelopement socio-économique. Seulement 43% des élèves obtiennent le bac. Fondée en 1968 la ville fait partie d'un projet du gouvernement de reloger les Bédouins dans des lieux permanents.
MYRIAM nous reçoit dans sa ferme aux épices
Aujourd'hui le village laissé à l'abandon est très mal entretenu. Myriam nous explique qu’il a été crée après la guerre des six jours par le gouvernement israélien à cause des nombreux problèmes de la population bédouine. En effet les bédouins vivaient dans la nature, avec leurs troupeaux de chèvres. Ils se nourrissaient des produits de la terre et du lait de leurs brebis. Arrivés dans un village de béton ils ont du s'adapter à la vie sédentaire et changer tout leur mode de vie et en particulier la nourriture. C'est pour cette raison que Myriam a décidé de reprendre les coutumes de sa grand mère et de reproduire les produits qu'elle fabriquait alors de ses propres mains. Myriam se rend dans les champs pour cueillir les plantes, elles les ramènent dans son laboratoire et fabrique toutes sortes d'huiles, de savons à base de produits écologiques. Elle a suivi un stage de trois ans dans une école spécialisée en cosmétique. La plupart de ses produits sont sans conservateurs. Pour se faire connaître, elle a commencé à les distribuer gratuitement jusqu'au moment où les femmes sont venues lui en redemander. Myriam est la première femme bédouine d'Israël à fabriquer ses produits. Mais cela n'a pas été si simple, il a fallu qu'elle obtienne des permis dans plusieurs bureaux administratifs qui lui ont mis des bâtons dans les roues, il a fallu qu'elle empreinte de l'argent à plusieurs personnes et elle a même réussi à passer dans une émission télévisée sur une chaîne israélienne.
Myriam a ouvert son laboratoire dans un ancien garage désaffecté qu'elle a aménagé succinctement, dehors elle crée un jardin de plantes sauvages et trois femmes l’aident dans ses préparations.
Elle a donné à sa ferme le nom de « La fille du désert ». Elle nous explique que même si les femmes bédouines obtiennent des diplômes ils ne servent à rien si elles n'obtiennent pas l'autorisation de leurs époux pour accomplir leurs projets. Beaucoup de jeunes femmes comme Myriam ne se marient pas car il est plus important pour elles de sortir de leurs conditions de femmes bédouines enfermées dans les coutumes et traditions ancestrales que de se marier. Si une jeune fille n'est pas mariée à l'âge de 25 ans elle sait qu'aucun homme ne voudra d'elle. Mais certaines femmes comme Myriam font leur choix, elles sont décidées, ne reculent devant rien et acceptent leur conditions de célibat sereinement. Leur choix est simple : Se marier ou avoir leur propre identité.
Myriam a crée de toutes pièces son entreprise. Il y a 3ans de cela elle a monté une grande tente dans son village de Tel Sheva et a commencé ses préparations de produits de beauté dans son laboratoire proche d'ici. Au début sans trop de moyens elle écrivait même ses étiques à la main. Pour arriver à ce résultat il a fallut à Myriam bien des discussions et de la patience, elle a réussie à persuader son père de la laisser partir en Angleterre pour étudier, elle a eu la chance d'être hébergée par une amie et a obtenu sa licence de gestion à l'âge de 24 ans. Aujourd'hui Myriam a 38 ans et refuse encore de se marier, elle ne s'en plaint pas et elle a des projets pleins la tète. C’est grâce à une de ses amies qui lui a démontré que dans son pays elle a tous les moyens et les possibilités d'ouvrir un magasin de cosmétiques que Myriam s’est lancée, pourquoi chercher en Angleterre ce qui est a la portée de sa main lui dit-elle !
LAKYA
Manal Abu Karen : Magasin de bijouterie fantaisie
Sidrey et les Ateleirs de Kakkia
Créée en 1998, l’association Sidreh vient en aide aux femmes bédouines de la région du Naqab, dans le centre d’Israël. Mais c’est dans le village de Lakya qu’elle a installé son atelier de tissage qui permet aujourd’hui a plus de 70 femmes de perpétuer les traditions bédouines et de fortifier la situation sociale et économique de ces femmes.
Historiquement, les femmes tissaient les tentes, les tapis, les ceintures et les autres ustensiles domestiques. Aujourd’hui vivant dans des maisons en pierre (mais toujours très précaires), elles ne tissent que très rarement lors de grandes occasions. L’atelier de tissage permet ainsi de préserver l’héritage Bédouins très cher aux arabes du Naqab.
La laine utilisée pour le tissage des tapis provient exclusivement des moutons élevés par les bédouins du Naqab. Une fois les moutons tondus, les femmes teignent la laine et la regroupe en bobines. Le travail peut alors commencer. Il faut plusieurs jours pour tisser un tapis, le travail étant uniquement réalisé à la main et à l’aide d’un métier à tisser traditionnel fabriqué en pierre et en bois. Lors du travail, les chants et les anecdotes sur les hommes amènent une ambiance bonne enfant, rythmée par le mouvement du métier à tisser.
Grâce à la qualité de ses tapis, l’association les exporte aujourd’hui dans le monde entier, permettant aux bédouins du Naqab non seulement d’améliorer leur situation mais aussi de perpétuer ce savoir au combien symbolique pour la communauté bédouine.
AMAL est aujourd'hui infirmière en oncologie dans le service des enfants à l'hôpital de Soroka à Beer Sheva. Il y a 150 ans de cela son grand père vendait des épices, A l’ origine il habitait Gaza et c'est dans cette ville qu'il achetait sa marchandise pour la revendre à Beer Sheva, sa marchandise vendue il retournait à Gaza se fournir de nouveau et avec ses gains il acheta une petite terre à Kalya pour y construire sa maison. Il se maria et son commerce florissant il acheta d'autres terres et y fit construire un immeuble. Un chrétien lui demanda de lui construire une maison et les vestiges de cette maison sont encore visibles au fond d'une cour devant la maison d'Amal. C'était une belle propriété avec une salle voutée soutenues par plusieurs arcades et la famille l'a occupée depuis plusieurs générations. Pendant la guerre du golfe les 60 membres de la famille venaient s'abriter dans cette maison qui leur servait d'abri. Sa grand-mère âgée de 95 ans aujourd'hui a continué à l'entretenir et un des projets d'Amal est de la restaurer complètement.
Amal nous fait passer dans le salon de son appartement ou un thé et un gâteau maison nous sont servi par sa belle mère. Amal refuse de se faire photographier, mariée, elle a deux enfants : une fille de 11 ans et un garçon de 6 ans, elle a la tête couverte et porte la robe traditionnelle de la mariée.
Amal est infirmière depuis 14 ans, elle décida de faire des études et demanda l'autorisation à son père de se rendre à Ashkelon à l'école d'infirmière. Le père ne comprit pas la question, pourquoi sa fille voudrait étudier ? Pourquoi la seule fille de Lakya demandait à son père d'aller étudier a Ashkelon ? Il l'a regarda avec étonnement et les discussions houleuses s'entamèrent. Elle réussit à convaincre quelques femmes de commencer des études avec elle et avec beaucoup de patience et de persévérance obtint la permission de son père de se rendre à Ashkelon, le gros problème est qu'il leur fallait dormir dans les chambres d'étudiantes ce qui compliquait encore plus les discussions paternelles. Les médecins la voyant habillée avec son costume traditionnel pensait que son hébreu n'était pas à la hauteur et se proposait de l'aider mais Amal parle l'hébreu couramment et a fait toutes ses études dans cette langue sans aucuns problèmes. Elle choisit ce métier car elle voulait aider ses prochains. 80% de bédouins sont hospitalisés à l'hôpital de Soroka de Beer Sheva.
Amal a, elle aussi, réussit a créer deux associations pour le développement de la femme bédouine. Certaines femmes sortent enfin de chez elles pour se rendre à l'association et entreprendre des travaux manuels, d'autres commencent à aller travailler à l'extérieur pour gagner leur vie.
Les quelques 130 000 Bédouins vivant actuellement dans le Néguev représentent 13 % des citoyens arabes d’Israël, qui constituent eux-mêmes 20 % de la population totale israélienne.
Israël a construit, dans les années 1960 et 1970, sept petites villes pour les rassembler. La moitié environ des 120 000 Bédouins de la partie méridionale du pays s’y trouvent. Mais l’autre moitié souhaite continuer à vivre sur ses terres ancestrales leurs villages sont « illégaux » (« non reconnus », selon la terminologie officielle), à tel point que leurs noms ne figurent sur aucune carte officielle...
À ce jour les sept villes bédouines sont Rahat (35.000 habitants), Tel Shéva (10.000), Aroer et Kseifa (8.000 chacune), Segev Shalom et Hura (3.000 chacune) et Lakiya (2.000 habitants). Ce qui équivaut à la moitié des 130.000 Bédouins.
Ma conclusion personnelle
Il faut écouter ces femmes, les voir devant nous, pour sentir la volonté, l'énergie, la force intérieure qu’elles énament, il a fallu qu'elles se battent non seulement contre la société bédouine de leur ville mais aussi se faire accepter dans la société israélienne. Il a fallu qu'elles arrivent à convaincre mari, père, frères, cousins, tous les hommes de la tribu que leurs projets étaient réalisables. Elles nous en parlent avec amour et passion et rien ne les arrêtera pour continuer le combat qu’elles ont entamé. Maintenant tout est un peu plus facile, les associations sont reconnues dans les villes et les villages, quelques femmes se sont jointes à elles, les projets sont lancés, leurs maris (celles qui en ont) les soutiennent, peut-être en sont-ils fiers?...
Ces femmes ne sont pas féministes, elles gardent les traditions et les coutumes de leur tribu, elles ne demandent pas à changer leur système de vie encrée depuis la nuit des temps, mais elles ont en elles cette volonté d’étudier, d’aider et de soutenir les femmes de leur entourage à sortir leur condition pour qu’elles puissent comme elles évoluer.
Mais…. Ces quatre femmes exceptionnelles arriveront-elles un temps soit peu à faire bouger la loi bédouine que les hommes conservent précieusement ? Combien d’autres femmes les suivront ? Combien de maris, pères, frères, permettront à leurs femmes, sœurs ou filles de se joindre à ces associations en faveur de la femme bédouine? Il faudra encore beaucoup de temps et de patience pour que la femme bédouine ait son identité, le tunnel est long mais grâce à ces quatre femmes une lueur d’espoir apparaît.
|