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Il y a plusieurs manières de découvrir Israël selon les goûts de chacun. Il est possible de faire des randonnées dans la nature, de visiter des musées ou des "Beit Arishonim" (La maison des Anciens) ou encore se recueillir devant des mémoriaux pour se rappeler continuellement que grâce aux soldats nous vivons en paix à  l'intérieur du pays.  Nous pouvons aussi visiter les sites archéologiques qui nous retracent l'histoire depuis les temps les plus reculés et les villes sans oublier Jérusalem qui, a elle, seule nous comble de bonheur.

 

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על הבלוג Il y a plusieurs manières de découvrir Israël selon les goûts de chacun. Il est possible de faire des randonnées dans la nature, de visiter des musées ou des "Beit Arishonim" (La maison des Anciens) ou encore se recueillir devant des mémoriaux pour se rappeler continuellement que grâce aux soldats nous vivons en paix à l'intérieur du pays. Nous pouvons aussi visiter les sites archéologiques qui nous retracent l'histoire depuis les temps les plus reculés et les villes sans oublier Jérusalem qui, a elle, seule nous comble de bonheur
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LE GOLAN.

Première partie

Touchant par sa beauté, émouvant par sa fragilité, impressionnant par sa grandeur, indispensable par l’eau qu’il nous fournit,  exemplaire par ses habitants qui s’y sont installés et l’ont occupé, le Golan est à mes yeux et  à mon coeur la plus belle région d’Israël.

 

Surl a route de Ramat Agolan

Face à la route qui mène à Kiryat Shmoné, sur notre droite, nous pouvons admirer le Golan. Les coulées vertes que nous voyons tout le long de la chaîne montagneuse sont les endroits où coulent les torrents.
Au-dessus de cette montagne, dans le fond, nous pouvons distinguer ses plus hauts sommets qui se succèdent :  le Har Chiffon (977 m), le Har Avital (1.204 m), le Har Hermonit (1.221m) et le Har Oudem (1.187m). Sur notre gauche, près de Kiryat-Shmoné, se trouve la chaîne du Ramim et son téléphérique qui descend de Ménara jusque dans la vallée. -La falaise a une hauteur de 650 mètres et sa pente très raide s’étend sur un kilomètre et demi. C’est la falaise la plus abrupte du pays. Son nom vient du mot arabe Ménara (Massouah) et en Hébreu le nom de falaise Ramim.
 
De Kiryat Shmoné, il est possible d’accéder au parc géologique en voiture par un chemin de randonnée qui est indiqué  en orange. Dans le parc, on trouve des aires de pique-niques avec des sculptures d’environnement en pierre et en métal. Il existe une petite randonnée circulaire où se trouve une variété de pierres fossilisées qui ont été formées sur la faille syro africaine. Sur la route qui mène au Golan, entre Shaar Ychouv et Snir, sur notre droite, nous apercevons un tell ; c’est le Tell Azzaziat. C’était un avant-poste syrien qui se trouvait à la frontière et qui semait la terreur dans les implantations environnantes. Le 9 juillet 1967, les forces armées de la brigade Golani ont attaqué cet avant-poste. Les tanks Sherman écrasent les positions syriennes et l’infanterie s’occupe de faire sortir les Syriens du bunker. L’état major israélien pensait que ce serait une des plus dures batailles mais en fait celle du Tell el Fer’ah a été beaucoup plus difficile.
 

 
En 1953, cet emplacement servait de ligne d’écoute aux Israéliens. Une à deux fois par semaines quatre soldats venaient ici récolter les informations sur ces appareils. Un jour, ils ont été arrêtés par les Syriens et transporté à la prison de Damas. Ils ont été interrogés et torturés jusqu’à ce que trois d’entre eux avouent. Le quatrième, Oury Ilan n’a rien dévoilé bien que ses tortionnaires lui aient dit que ses copains avaient parlé. Rentré dans sa cellule, il se pend. Son corps est ramené à la famille en Israël et ses parents trouvent alors sur lui deux morceaux de papiers, sur le premier, le nom de sa mère et sur le second il était écrit  «je n’ai pas parlé.» Au Tsomet Shi’on, on prend la route 999 qui nous conduit jusqu’au Har Dov.
Non loin de là, se trouve le village arabe Ad’jar. Les habitants sont des Alaouï, secte musulmane qui trouve ses origines dans la Perse antique. Bien qu’en territoire israélien, il fait parti du gouvernement libanais. Lors de la conquête du Liban par Israël, délibérément T.s.a.h.a.l. n’a pas attaqué le village d’ Ad’jar. A ses pieds, coule le nahal Hasbani qui a une longueur de 1.200 kilomètres ; malheureusement il n’y a que très peu d’eau car les Israéliens ont fait un barrage pour utiliser l’eau de ce fleuve. Il se jette dans le nahal Banyas. Dans cette vallée, vallée du Liban coulent deux fleuves, le Hasbani et le Litani qui lui, se jette dans la mer Méditerranée. A partir de là, nous sommes en territoire militaire et on y accède grâce à une autorisation spéciale de l’armée. Cette route a été construite par T.S.A.H.A.L en 1960.
 
Nous arrivons au point d’observation de RAMATTA qui offre une vue exceptionnelle sur le Liban, Nous sommes, ici, à 1.200 mètres d’altitude, sur le Har Hamta qui est occupé par un immense bunker construit par l’armée israélienne pour se défendre du Fatah. Face à nous la forteresse de Beaufort qui date de l’époque des croisés et que les Arabes appellent Qalat Ech-Chaquif. Nous sommes face à la vallée de Merjayoun, site de la ville d’Ayoun de l’ancien testament.  Dans cette région passe le pétrole que l’Irak envoie à Beyrouth. Des accords ont été passés avec l’état d’Israël pour que les conduits traversent le pays.
 
La chaîne du Golan comprend trois massifs, le mont Shi’on qui domine à 1.500 mètres où coule, dans le bas de ses flancs, le nahal Sh’ion qui se jette dans le nahal Banyas. Le mont Sirion à 1.200 mètres et le mont Hermon qui culmine à 2.760 mètres au Liban. Nous continuons notre tioul pour arriver au Har Agass et sa vallée qui, selon son nom, est rempli des poiriers. Malheureusement elles sont amères et immangeables, ce sont des poires syriennes. Nous franchissons à pieds, le deuxième barrage de l’armée pour nous rendre au Jardin des sculptures. C’est un vaste espace naturel formé de tuf calcaire. Ces couches ont été formées par le dépôt de carbonate de calcium, contenu dans les eaux karstiques qui jaillissent au pied du mont Hermon. Cet ensemble de roches donne une impression fantastique que l’on peut comparer à des animaux imaginaires.
 

 
Selon une légende arabe ici se trouve le paradis. Lorsque Dieu a crée le monde il a aussi crée le lion qui se dit être le roi du monde, la panthère qui en dit autant, l’ours et le singe qui veulent aussi régner en maître, ils se sentent plus forts que tous et même plus fort qu’Adam ; alors Dieu les transforma en bêtes. Avec beaucoup d’imagination, on peut donc voir dans ces rochers toutes formes d’animaux bibliques. De là, commence un chemin de Randonnée que nous prenons et qui traverse la vallée des poiriers.
La route monte vers le Har Dov, on l’appelle Maale Gid’on . Son nom vient du Bendel Gid’on, soldat mort pour son pays lors des événements dans la région. Il en est de même pour le Har Dov, qui porte le nom de Dov Toutberg, lieutenant qui s’est fait tuer lors de l’attaque du village libanais qui se trouve en face.
 

 

Autour de Katsrin.

Nous nous retrouvons en Jeep en ce début du mois d’octobre 1998 à Katzrin pour découvrir un Golan inconnu de  beaucoup d’Israéliens. Nous pénétrons dans un chemin, pas très loin de Katzrin entre deux rangées de fils de fer barbelés. Nous savons maintenant que lorsque nous nous trouvons devant des terrains minés il n’y a pas forcément de panneau jaune comme celui que l’on voit un peu partout dans le Golan où il est inscrit " Attention! MINES!” Il suffit de savoir que les quatre rangées de fils de fer barbelés superposées les unes au-dessus des autres avec des barres de fers intercalées à distance régulière sont le signe que le terrain est miné. Sur ces grands espaces du Golan l’élevage de bovins est très important. Les vaches sont nourrit essentiellement de blé qui pousse sur les lieux où encore de produits naturels, ce qui permet de s’assurer que la bête est cacher à la consommation. Il ne suffit pas que l’animal soit tué selon le rite, il doit être également nourri d’une manière saine. Il arrive que des éleveurs nourrissent leurs vaches de matières premières interdites par la loi juive. De grands cercles se trouvent dans ces terrains, ce sont des réserves de blé que les bergers entreposent ici pour nourrir le bétail.
 
On apprend que la girafe est cachère à la consommation ainsi que le buffle et la gazelle. Le joli conte qui passe de bouches à oreilles sur Elie Cohen s’avère erroné. Nous avons la déception d’apprendre de la bouche d’un guide que cette histoire a été inventée et que des peupliers existent sans bunkers qui les abritent en leur milieu ou le contraire. Mais ce  mythe continue à se répandre.  Nous sommes maintenant, debout, au-dessus d’un bunker et nous dominons la vallée de Houla, les monts Naphtali, Le mont keren Naphtali (le plus petit et devant les autres) et les monts de Cannan. (Aujourd’hui carrière de craie) Notre regard  peut ainsi embrasser tout le paysage de Kiriat-Shmoné jusqu’à Rosh-Pina et plus sur la gauche le lac de Kinneret. C’est à cet endroit précis que les Russes, qui se sont allié aux Syriens, ont décidé de construire une position avancée (un bunker) d’une longueur de 74 kilomètres.
 
Ce n’est pourtant pas un des endroits les plus élevés du Golan, au contraire, il est bien plus bas que beaucoup d’autres et descend en pente douce vers la vallée. Les Russes ont pensé à l’époque que l’ennemi ne pouvait arriver   que par-là grâce à cette facilité d’accès. Si l’on regarde tout autour de nous on n’aperçoit que les montagnes du Golan et de la Galilée dont l’accès est très difficile. Le passage naturel du Jourdain et les mines posées un peu partout par les Russes sur cette pente douce rendaient l’accès de ce territoire militaire imprenable. Ce terrain est LE SEUL terrain d’entraînement de nos tanks aujourd’hui. Si, avec les accords de paix, nous rendons ces terrains à la Syrie, nos soldats ne pourront plus s’entraîner avec leurs chars. Dans le Néguev, l’entraînement est beaucoup moins intense et plus difficile à cause des terrains sableux. C’est là que se trouve « l’Etat Major de toute la région du nord du pays.» פיקוד  הצצוןLe kibboutz frontalier de Manara à la frontière libanaise a pris son nom du mot arabe «mana = minaret » Il est placé sur la chaîne de montagnes RAMIM  (hauteur)
 
L’Armistice demandée par la Syrie a été signé le 20-7-1949 à Rhodes. La date est bonne mais le lieu est faux car en fait les traités de paix avec le Liban, l’Egypte et la Syrie ont été signés tout simplement à Rosh-Pina dans le célèbre restaurant de Shulamit.
La jeep nous descend en bas de la vallée, près du Jourdain et là nous roulons sur la plus vieille route du monde. Les Romains ont pavée cette  route qui rejoignait  Damas à la mer méditerranée.
 
Le Golan, comme tout le monde le sait est une région volcanique. Pour essayer de comprendre le travail de la terre il y a quelques milliers d’années il suffit d’imaginer un gâteau qui a été entièrement recouvert de chocolat. Comparons le Golan au gâteau. C’est une montagne crayeuse dont le volcan a explosé. Avec l’explosion du volcan, les pierres grises, sombres, noires et mates (le basalte) se sont répandues sur toute la région et dans la vallée. La montagne est donc, au départ, le gâteau qui est de couleur claire et les pierres sont comparées au chocolat. Au cours de notre tioul nous rencontrons plusieurs jujubiers. C’est le CHIZAF en hébreu botanique ou le Domim en hébreu courant. Il vient du désert du Sahara. C’est un des rares arbres qui donnent des fruits deux fois dans l’année.
 
Ces épines sont très très piquantes et la couronne d’épines de Jésus aurait été faite avec les épines de cet arbre. Les jujubiers sont des arbres très résistants puisqu’on en trouve même un qui a plus de mille ans à Hatzéva dans le Néguev.  Le nom du pont « Bnot Yaacov »  n’a rien à voir avec la tradition logique qui se voudrait être « les filles de Yaacov »  Yaacov n’a jamais eu qu’une fille Dina donc le nom de filles de Yaacov ne vient pas de là. L’origine de son nom est histoire différente. A cet endroit se trouvaient des hommes forts et puissants qui avaient décidé de faire payer le passage du Jourdain. Pour cela, ils employaient les sœurs d’un couvent de Sfat (qui se trouve réhov Yéroushalaïm, près de l’hôtel Tel-Aviv) qui encaissaient un droit de passage. La somme était très élevée mais les voyageurs n’avaient guère de choix. Ce trafic a duré à peu près onze mois, ce n’est pas beaucoup mais suffisant pour que le nom des sœurs du couvent soit resté jusqu’à ce jour « Les filles de Yaacov »
 
Ben Gourion donna l’ordre de construire un canal pour dévier l’eau de Jourdain qui passe juste en dessous de ce pont où se trouvaient un grand lac et ses marais avant la première Alya (1882).
 
En passant devant le kibboutz de Méhanaïm Méni nous explique, un que l’origine du nom vient du rêve de Yaacov avec les anges où chacun se battait dans son camp, ici de chaque côté du Jourdain, d’où le nom de (Mahané-ïm) –Deux camps-  Dans la Genèse – paragraphe 32- on retrouve le verset suivant : Jacob dit en les voyant « Ceci est la région du Seigneur ! » Et il appela cet endroit Manahaym.
 
Du Tsomet Apkak, nous roulons un kilomètre environ vers le nahal Djilaboun, le chemin de randonné est indiqué en rouge et blanc. De là, nous pouvons nous rendre à pieds à «la piscine des officiers » qui se trouve à un quart d’heure du parking, Le tioul continue vers la cascade Djilaboun, les vestiges de Dvora et la cascade du même nom.  (Si on suit le nahal jusqu’au bout, on se retrouve près du camp militaire, à l’endroit où finit le tioul). Près de l’aire de stationnement, le long du fleuve dont les berges sont envahies de végétation se trouve un endroit entièrement dégagé où nous pouvons accéder facilement au nahal Dvora. Ce point précis a été nettoyé consciemment afin de contrôler la pureté de l’eau, c’est la vérification hydrométrique de l’eau de source. Nous voilà maintenant dans de vastes champs, sur un chemin, face à Hatzor, Rosh-Pina et le village bédouin de Tuba. La population juive dans les environs était pratiquement inexistante avant la guerre d’indépendance et les forces de Tshahal éparpillées ça et là étaient sans beaucoup d’effectifs. Les Syriens leurs faisaient face et ils n’avaient plus qu’à foncer droit devant eux pour attaquer. Par chance, Igal Alon était un grand ami du Cheik bédouin du village de Tuba. Le cheik  décida d’unir ses forces militaires à celles de Tsahal et il leur envoya 550 bédouins  dont 150 armés ; grâce à cette union les Syriens ont reculé.   
  

 
Nous longeons le nahal Rosh-Pina qui malheureusement est à sec, car l’eau est interceptée dans des réservoirs pour les besoins agricoles. Nous nous trouvons ici dans les champs du moshav de Kfar Anassi. Malgré la superficie des champs que nous voyons et qui appartiennent à Rosh-Pina, Méni nous informe que 92%  des terres du pays appartiennent au peuple juif, il n’y a que 8% de terrains privés. Du pont de Bnot-Yaacov un chemin de randonnée (en voiture) part vers deux directions. Le premier, rouge et blanc mène directement à Almagor ; le deuxième, le vert, descend vers le Jourdain (4x4 obligatoire) où les amateurs de Rafting peuvent se régaler. Au milieu de ce parcours, nous voyons une énorme machine de Sollel Bonné. En 1953, les Israéliens ont acheté cette machine à un prix d’or afin de construire un canal. Cette machine avait l’avantage de creuser la terre d’une part et de fabriquer du béton en parallèle. Ces plaques de béton abandonnées sur la terre devaient servir aux fondations du canal. Le but de l’opération était d’alimenter en eau tous les champs environnants.  Le bruit s’est répandu, les Syriens ont crié au scandale et les Américains nous ont fait renoncer à ce projet en nous donnant les fonds nécessaires pour construire le Movil Haartzi. C’est la première fois que l’Amérique a donné de l’argent au pays. Du haut haut de la falaise nous regardons couler le Jourdain, qui cette année est bien triste à regarder, il n’y a presque pas d’eau. La vue de cette hauteur y est quand même impressionnante.
Avant de regagner la route, par le pont de Bnot Yaacov, (signe de randonnée rouge et blanc) nous passons devant la forteresse Ateret qui date du Moyen Age. Des fouilles ont été entreprises par l’Université de Jérusalem. On y a découvert les ruines d’une forteresse croisée, Le Chastelet, qui a été détruite par Saladin en 1179. Attenant au pont Bnot Yaacov, les vestiges que l’on voit sont ceux du petit bureau de douanes, Beit Hamehes.

 

 

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DE NOV AUX HAUTEURS DU GOLAN.

Deuxième partie
 
Sur la nationale 98 qui monte de Hammat Gader vers  les hauteurs du Golan   se trouve Nov.  A l’entrée du moshav, (נוב) qui porte le nom d’un bataillon, un  ancien marais de la région fait partie aujourd’hui d’une réserve naturelle d’Israël. Sa particularité est la floraison d’iris jaunes (אירוס הביצות) au printemps. D’autres parts nous pouvons voir une quantité d’autres fleurs comme des chardons, des trèfles (תילתן), des renonculacées    (דמומיות), des boutons d’or (נוריות), etc… En septembre 1967, les membres des kibboutzim du Golan asséchèrent les marais pour pouvoir cultiver les terres. Le problème de l’eau pour les besoins agricoles s’est fait sentir et c’est pour cette raison qu’ils ont crées douze bassins collecteurs d’eau. Ils ont pensé à puiser l’eau du kinnereth mais la difficulté était de faire arriver l’eau du lac qui se trouve à moins 232 mètres à plus 400 mètres au-dessus du niveau de la mer, c’est à dire plus de 600m. Il y avait donc un problème de gravitation important ; c’est pourquoi il a été décidé d’arrêter l’eau qui descendait des torrents du Hermon dont 1/3 se perdait dans la nature. Ils récupèrent cette eau dans les douze bassins se trouvant dans le Golan. Chacun à son propre nom comme Dégesh, Antanya, Sha’avarya, Hisrin, Révahya, etc.…
 
 
Le  Movil Haartzi fournit également l’eau nécessaire à la population du Golan. Toujours dans le Golan l’élevage  des vaches est très important et c’est le kibboutz Mérom Golan qui a l’élevage de bovins le plus important. De nombreux cavaliers s’occupent des troupeaux qui vivent dans la nature. Il y a beaucoup de loups dans la région qui tuent et mangent les vaches et les gazelles. Les éleveurs ont donc injecté une certaine quantité de poison dans le corps des vaches pour que les loups qui arrivent à en tuer et à en manger meurent ; mais ces derniers ont vite découvert l’astuce et le problème n’est toujours pas résolu.
 
Après le carrefour de Ziwan sur la nationale 91 nous passons devant un village arabe syrien abandonné du nom de Hashan. Ici, contrairement à ce que l’on peut penser, aucun combat n’a eu lieu et les traces de balles que l’on peut voir sur les bâtiments sont le résultat de l’entraînement de notre armée dans la région. A cet emplacement une implantation a été fondée en 1856 par des juifs religieux de Bulgarie grâce à l’aide du baron Edmond de Rothschild. Ils faisaient partie du groupe de Bné Yéhouda. Les Turques qui occupaient le pays leur ont causé tant de problèmes qu’ils ont dû abandonner les lieux pour s’installer à Sfat puis à Rosh-Pina.
Avant d’arriver à Aloné Habashan, toujours sur la nationale 98, nous nous arrêtons sur le har Hazaq, dans la réserve de  bashanit. C’est l’un des plus hauts sommets du pays qui atteint 1158 mètres. Nous roulons sur le chemin de la base militaire Q.P. 52 pour arriver à un ancien bunker qui domine la Syrie. Nous sommes ici au point le plus proche du premier village syrien, la frontière passe aux pieds de la montagne et nous pouvons voir également les bassins collecteurs d’eau que les Syriens ont construits en prenant exemple sur les nôtres. La base militaire sur le Tel Hazaka (ou El Kadir en arabe qui veut dire hauteur) se trouve face à un village circassien syrien. En effet, le gouvernement syrien a installé un village devant chaque base militaire israélienne pour troubler ou empêcher la surveillance et les communications israéliennes. On reconnaît les villages circassiens aux toits rouges. Les Circassiens ou Tcherkesses, vivant en Israël, sont originaires des bords de la mer noire. Musulmans orthodoxes, ils émigrèrent en Turquie lorsque les forces tsaristes envahirent leur pays dans la seconde moitié du 19ème siècle.
 
Le sultan Abd ul-Hamid les accueillit et, voyant en eux des guerriers éprouvés, il les installa le long des frontières orientales de la Syrie et en Palestine. Leurs cavaliers et leurs soldats forment des troupes d’élites dans l’armée israélienne avec laquelle ils ont combattu pendant la guerre de 1948, ayant plus particulièrement pris part aux batailles du Néguev. Ils parlent l’arabe et ont gardé leurs costumes et leurs coutumes nationales ; ils ne se marient qu’entre eux. Les circassiens sont évolués, les femmes comme les hommes étudient mais avant 1967, il y avait 95 villages druzes et circassiens dans le Golan et une seule école primaire à Kunéitra qui contenait que 30 élèves, il n’y avait même pas d’école secondaire. Il existe deux villages circassiens en Israël : Kfar Kama crée en 1880 et Rihanya. Ce peuple a vécu sous l’autorité ottomane et en a beaucoup souffert.
 
De religion chrétienne, il a été obligé de se convertir à l’islam et par la suite, ils ont été maltraités par les Mamelouks. A la fin du 19ème siècle, Abdoul Rahaman Beq Elyossef, chef circassien,  construit sa demeure sur les bords du Kinneret, près de la vallée de Beit Tsaïda. Toujours de ce point d’observation, on peut distinguer face à nous, en Syrie, une montagne du nom de Tell Hara, qui vient du mot arabe qui veut dire sec, vide, autrement dit nous nous trouvons dans une zone désertique de Syrie. Par temps clair, à gauche de ce tell nous pouvons apercevoir Damas. Le Hermon, qui se trouve sur notre gauche vient du mot arabe barbe, autrement dit c’est la barbe du Cheikh arabe.
 
Sur la droite, le Tell Coundré et le poste d’Abass qui est en territoire israélien. Sur la droite, la chaîne de montagne Shaf  Sidni, le tell Pérès (Farès) et Koub El Kara où les Syriens ont réussi à pénétrer pendant la guerre de Kippour. Nous commençons notre randonnée dans cette réserve en descendant le long d’un ancien volcan éteint. C’est le seul endroit du pays où l’on peut voir les deux côtés d’un ancien volcan qui a été séparé par la lave en fusion qui en est sorti. Après quelques milliers d’années le haut de la montagne s’est abaissé et a laissé  à découvert le haut des rochers que l’on voit encore à ce jour. Tous les Tellim (sommets) des environs ont été formés des morceaux de laves qui ont été projeté lors de l’éruption du volcan. La réserve est remplie de toutes sortes d’animaux et nous avons la chance de voir aujourd’hui un sanglier et ses petits. Nous trouvons des framboisiers et d’après une légende, c’est avec les épines de ces buissons qu’aurait été faite la couronne de Jésus.
 
Nous déjeunons près de peupliers (צצפה) et de poiriers de Syrie. Près de là se trouve l’ancien village syrien de Razanya, tribu bédouine que l’on retrouve dans la mythologie sous le nom de Bné Razan, avec sa source qui atteint une profondeur de 1,50 à 2 mètres de profondeur.  Du  dernier point d’observation des moulins à vent  nous pouvons voir, tout à tour, le mont Abou-Yossef, le mont Shiffon, Abou-Nida avec la tombe de ce cheikh, Avital et son fils Bental, le tell Shivan avec la tombe de son cheikh bédouin et Djubata, un village syrien. Le mont Hermonit qui jette un œil sur le mont Hermon qui se trouve face à lui.    Près de là se trouve aussi des dolmens qui sont de très vieux tombeaux. Les nomades enterrés leurs morts et posaient une grosse pierre sur eux pour empêcher les bêtes sauvages et les oiseaux de proie de les manger. Il en était ainsi pour tous les nomades ce qui fait que les tribus suivantes qui passaient devant une tombe avaient pour devoir de la nettoyer et d’y déposer une autre pierre en souvenir de leur passage. Eux aussi avaient laissé des morts sur des routes par conséquent ils savaient que leurs compatriotes s’en occuperaient. Donc la coutume de mettre une pierre sur une tombe viendrait de là (elle peut rappeler aussi la destruction du Temple)
 
 
Autour de Méron Golan.

Psaume LXXXIX Paragraphes 12 et 13 :

A toi le ciel ! A toi aussi la terre ! L’univers et  ce qu’il renferme, c’est toi qui a tout fondé. Le nord et le midi, c’est toi qui les a crées ; le Thabor et le Hermon acclament ton nom.

Face à nous la chaîne de montagne du Hermon avec : le mont Sione à 2.814 m qui se trouve en dehors des frontières du pays, le mont Katef (épaule) au sud-ouest du mont Dov, le mont Hagass, le mont bleu (Kahol), le mont Shion, le mont katan, etc… toutes ces montagnes dominent le pays. Le mont Hermon avec sa neige en hiver est le bassin collecteur le plus important d’Israël et il alimente les trois principaux fleuves qui sont à ses pieds, le nahal Hermon (Banyas), le Hasbani (Snir), et le Dan. De la station de ski qui se trouve au pied du mont Hermon à une hauteur de 1.600 mètres, trois télésièges sont en service. Ils montent à la station du haut qui se trouve déjà à 2.000 mètres d’altitude.
 
Face aux télésièges, à notre droite, nous pouvons apercevoir le poste frontalier israélien qui délimite les trois frontières : libanaise, syrienne et israélienne, appelé «le mont de la bataille.» C’est le poste d’observation du Hermon qui se trouve à 2000 mètres au-dessus du niveau de la mer. De ce point d’observation nos soldats dominent tout l’environnement, côté syrien jusqu’à Damas et ses environs, c’est à dire à une distance de 60 km à partir de leur poste, du coté opposé, Haïfa, la mer Méditerranée et la vallée de Houla. On est ici à la frontière la plus calme et la plus sure du pays. Du Bunker qui se trouve sur le mont Shélagim les Israéliens ont installé un téléphérique pour que les soldats ne soient pas complètement isolés. Le seul wagonnet existant de ce téléphérique contient dix personnes et permet aux soldats qui sont de garde à l’intérieur du bunker, au moins quinze jours d’affilés, dans le froid et l’isolement, de descendre rapidement la montagne et de rejoindre leur domicile. Le wagonnet est très sommaire, il n’a même pas de vitres. 
 
Du troisième point d’observation nous dominons toute la chaîne du Golan, ses moshavim, ses kibboutzim et ses trois villages Druzes : Massade, Bukatta et le plus grand, Madjal Shams (Tour du soleil levant) à 1230 m d’altitude ; ce village se consacre à la culture de la vigne et à l’exploitation des vergers. C’est une agglomération très prospère grâce à ses nombreux entrepreneurs. Les jeunes vont à l’université syrienne et réintègrent leur foyer très facilement, sans aucune contrainte frontalière.
Les Druzes se rendent «au mont des Tsaakot » où ils voient et réussissent à parler aux membres de leur famille ou à leurs amis du village druze Hader, qui se trouve  en face, mais en territoire syrien. Les Druzes israéliens ont des droits de passages réguliers pour se rendre en famille avec toutefois interdiction de passer de la nourriture. Les Druzes syriens, eux, n’ont pas de permission pour venir au pays voir leur famille.
 
De ce  point d’observation nous pouvons voir clairement la frontière syro israélienne qui passe entre les deux villages druzes par un chemin de terre qui part en zigzaguant jusqu’à Hamat-Gader. Pour surveiller cette frontière trois postes militaires dont celui du mont Avital que l’on appelle  Les oreilles d’Israël.
 
Nous sommes ici sur la ligne des «Teelim » c’est à dire sur la ligne où se trouvent tous les sommets en basalte, (autre résultat géologique des explosions volcaniques qui ont formé ces sommets dans le Golan au quaternaire) comme les monts : Ram, Carmim, Warda, Oudem, Hermonit, Baron, Bental, Avital, Bné Rasan, Hazak et Chiffon.  Au sud s’étale le Golan qui arrive au mont des rosiers (har Warda) à une hauteur de 1.226 m et de  là-haut on peut admirer toute sa superficie. Le Golan se trouve sur une hauteur qui est le centre de relais des montagnes volcaniques unifiées et c’est de ce même panorama que l’évidence apparaît.
 
Ici, au-dessus de nous se trouve le cristal de roche (quartz) du lac de Brihat-Ram,  derrière lui la forêt d’Oudem et devant elle les vergers de pommiers de la vallée Yapouri. Au Nord, pointe le sommet du Hermon et plus loin au sud-ouest le mont Méron. En continuant à pied vers le Nord  on descend vers un petit cirque ; c’est la vallée des sauterelles, (Emek Sal’am)  nom de l’espèce de grandes et massives sauterelles, sans ailes, répandues dans la région. De ce cirque on monte sur une petite colline colorée qui est près d’elle et on y descend pour arriver dans un plus grand cirque.
 
La réserve du mont Hermon est une réserve naturelle qui entoure toutes les étendues de la montagne ; elle est sous domination israélienne et elle s’étend sur 70.000 dounam. Son sommet "Mitspé Shélagim” atteint la hauteur de 2.242 m au-dessus du niveau de la mer; la réserve est aussi un des résultats géologiques du quaternaire et grâce à un climat bien déterminé la flore et la faune sont uniques en leur genre. Plusieurs mois dans l’année le Hermon est enneigé. C’est le seul endroit au pays où les skieurs peuvent pratiquer leur sport sur des pistes qui s’étendent de 500 à 2.500 mètres. Une école de ski, trois télésièges et des services de location de matériel sont à la disposition des sportifs. Le site est dirigé par la société du moshav de Néwé Ativ qui est le village le plus près de là. On y trouve des chambres d’hôtes.
 
 
 
La floraison de ces vallées resplendit grâce à la puissance du vent. Le plus grand nombre de fleurs à tiges courtes forment des prairies épineuses. Ces plantes ont pris le nom de la  formation  florissante spéciale dans la région : « la floraison Hakarkotsti » C’est une floraison caractéristique des montagnes et des hauteurs de l’Ouest de l’Asie qui s’intègrent très bien avec les vents très forts, la neige et la sécheresse de l’été. Les principales sortes de plantes représentées ici sont : des amarantes, des astragales (fleurs rouges), des Had’ad Halevanone, Alissone Hahermonit, la cerise qui s’étale sur le sol, les multicolores du Hermon, Arir Halévanone. Il est possible de trouver aussi de nombreux animaux intéressants comme : des lièvres et des renards, de nombreux oiseaux qui chantent et que l’on ne retrouve pas dans le reste du pays. Une abondance d’insectes, spécialité du Hermon, se retrouvent également dans le reste du pays. Une grande concentration de fruits saute à l’œil (Moshé Rabénou) d’une densité impressionnante.    
                                   
Birkat Ram est formée à l’intérieur d’une vallée cirque  de forme ovale. Le lac a une profondeur de 8 mètres, mesure 600/900 mètres et contient  environ 3 millions de mètres cubes d’eau. Cette eau douce provient de sources souterraines et d’eau de pluies. C’est une réserve naturelle et son bassin collecteur alimente les villages du Nord du Golan.
 
Mérom Golan. A l’intérieur du kibboutz on trouve : une hôtellerie, une piscine couverte, un mini zoo, un club disco, un mini market, un restaurant Abokarim, un café galerie, des cerisiers. Une usine électronique, du tuf, une école régionale, une salle de sports, une étable, un élevage de chevaux, un champ de tirs, des champs de pommiers du Hermon, une usine d’emballage de fruits.
 
Har Bental 
C’est le résultat géologique d’une ancienne explosion volcanique. Il se trouve sur la ligne des nombreux Tellim, phénomène naturel du volcan dont l’éjection de pierres a formé ces petites montagnes, ainsi on trouve le mont Hermonit, le mont Pérès, le mont Yossifon, le mont Shiffon, le mont Avital. Après la guerre de 1967, les Israéliens ont construit une série de bunkers sur toutes ces montagnes pour prévenir une éventuelle attaque syrienne. Le kibboutz Mérom-Golan et le K.K.L. ont entrepris la restauration du bunker du mont Bental pour en faire un site touristique et instructif. L’intérieur du bunker est éclairé grâce à un moulin à vent. On y descend par une longue rampe qui aboutit à plusieurs pièces en enfilade comme la salle de transmission, la salle à manger, le dortoir, la cuisine, des coins où ils entreposaient les armes et un point d’observation et de tirs. La vue est imprenable puisque de là-haut, on voit Kuneitra la ville fantôme, la nouvelle ville reconstruite un peu plus loin, les bâtiments de l’O.N.U., l’ancien bâtiment de l’Etat major syrien, le camp militaire syrien complètement bombardé, le mont Hermon et les villages druzes. A perte de vue, La ville biblique de Ninive ! Du côté opposé, par temps clair on peut apercevoir Rosh-Haniqra et le Liban. Plus près le kibboutz de Mérom-Golan, son usine d’emballage et le Golan à perte de vue.
 

L’étang de Bental.

En descendant vers les vergers, on trouve un étang où il est permis de pécher.
 
Boustan Agolan.
Le verger appartient au kibboutz et le public peut cueillir lui-même ses fruits puis les acheter. Il est permis de goûter un fruit de chaque espèce qu’ils cultivent comme les grosses poires rouges, la pomme du Hermon, le raisin, les nectarines.
Yoav nous entraîne dans son tracteur pour la cueillette et nous fait faire le grand tour de leurs champs. On arrive tout près des bâtiments de l’O.N.U. que ne sépare aucune barrière, le passage est libre.

Il nous montre une maison avec un toit rouge qui est un restaurant. Il a été aménagé par trois journalistes Syriens qui font venir des personnes du monde entier pour leur montrer comment les Israéliens ont détruit la ville de Kuneitra. Au lointain, une église où le pape est venu prier récemment (L’an 2000).

 

 

 

 

 

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EMEK ABAKA.        La vallée des pleurs.

Troisième partie
 
C’est le mémorial des tankistes tombés pendant la guerre de Kippour (1973) Les Syriens avaient mis sur pied une armée de 300.000 hommes, appuyés par 2.000 blindés et 330 avions de combat. Les blindés syriens bénéficiaient également de l’effet de surprise et utilisant leur avantage tactique, surclassant largement en nombre les quelques douzaines de chars israéliens manœuvrant sur le terrain, se rendirent d’emblée maîtres de la plus grande partie du Plateau du Golan.   Rapidement ils menacèrent les voies d’accès conduisant aux principales vallées d’Israël. La survie de la nation parut même en danger. Les réservistes parvinrent aux différents fronts, devançant souvent l’appel officiel et rejoignant par leurs propres moyens leurs unités en ligne. Dès le 9 octobre Tsahal avait engagé une offensive dans le Nord ou la masse des blindés syriens avaient entre-temps été contenue, contre toute logique militaire apparente, par quelques unités de chars israéliennes virevoltant et se battant le dos à la vallée. Le 14 octobre les Syriens se trouvaient repoussés au-delà des frontières de 1967, jusque dans leur territoire même. Tsahal s’arrêta alors de son propre gré sur l’axe de Kuneita-Damas, à quelques 35 kilomètres de la capitale syrienne.
 
 
 
 

Les moulins à vent.

Ils se trouvent le mont Bnei-Rassan à une hauteur de 1070 mètres. Ils sont en enfilade et fournissent l’électricité dans cette région.
 

Le parc volcanique.

C’est un endroit magnétique comme il n’en existe que dans le Golan. Lors de la guerre de Kippour un commandant demanda à ses tankistes de se mettre en position de 90 degrés pour se trouver face à la Syrie. Manœuvre exécutée, le commandant qui siégeait à Kfar Sold en Haute Galilée s’aperçoit que les tanks sont en position pour tirer sur lui. Il les prévient et les soldats affirment qu’ils ont exécuté les ordres à la lettre. Ils changent de position et s’aperçoivent avec surprise que la boussole au même endroit indique une direction opposée. C’est un des rares cas, très exceptionnel, où la boussole est déboussolée à cause des pierres magnétiques de la région ! 
 

On trouve malheureusement beaucoup de mémoriaux dans le Golan comme 

Le bataillon 673   guerre de Kippour   Libération du Golan   1973

Hativat 7                    guerre de Kippour                                        1973

 

OZ 77                        guerre de Kippour                                        1973

Tel Perah                   guerre des six jours : Mitspé Golani               1967

Newé   Ativ               guerre du Golan                                            1973

Sayeret Egoz             guerre de Kippour                                         1973

Etar Barak                 Libération du Golan                                      1973
Ami Levatov, Hativat 311                                                               1967
 
 
                                                            
 Ein Kounïa.

Village druze ou nous sommes reçus par l’un des villageois qui nous fait une conférence sur son peuple et ses coutumes.    « ירוח בםיגנון דרווי »

La base de leur vie se tient à trois principes fondamentaux :

La religion, l’honneur et la terre. Ils vivent principalement d’agriculture, surtout de la production des vergers.
 
La cuisine.
Les achats se font une fois l’an après la vente des fruits et des produits agricoles du village. Toute la cuisine est traditionnelle et ils préparent tout à la maison pour l’année à venir. Des vignes, ils font le jus de raisin, les femmes roulent le bourgoule plat traditionnel druze qui est une sorte de semoule qu’elles mettent dans de grands bidons sur leurs terrasses pour qu’elle sèche au soleil ; Le lébéné et l’huile sont également préparés artisanalement. Chaque maîtresse de maison pétrit et cuit ses pitots, chaque pita met ½  minute à cuire. Les Druzes ont le sens de l’hospitalité très développé et celui qui rentre reçoit le gîte et le couvert.
 
Le deuil.

Le Druze croit en la réincarnation, donc le corps est matériel et on enterre les morts dans une grande pièce où se trouvent une trentaine de niches grillagées. Le jugement se fait sur toutes les âmes, bonnes ou mauvaises puisqu’elles reviennent sur terre.

Plus tard les squelettes seront ressortis des tombes et se retrouveront tous ensembles dans un  même bâtiment en forme de mausolée. Il arrive que des enfants naissent et après quelques années, lors d’une visite chez des personnes étrangères sentent qu’ils sont chez eux.     Les Druzes ne font rien pour empêcher ces enfants d’essayer de retrouver leur monde antérieur et il s’avère souvent que leur nouvelle (ou ancienne) famille les adopte. Dans ce cas l’enfant se partage entre ses deux familles.
 
Le drapeau.
Il a cinq couleurs qui représentent chacune l’un des cinq prophètes Druzes. On retrouve ses couleurs à l’intérieur des appartements. Le principal  prophète est Jétro, le beau-père de Moïse.
 

Le mariage.

Du mont des Tsaakot, les Druzes se parlent à l’aide de hauts parleurs. Il arrive que des jeunes gens tombent amoureux d’un sommet à l’autre et finissent par se marier ; dans ce cas, un des deux conjoints doit venir vivre dans un des deux pays et abandonner définitivement tout le reste de sa famille. Pour un mariage, il n’y a pas d’invitation, tout le village vient et participe à la fête.

Il est de coutume de jeter du riz, des fleurs et des pâtes aux jeunes mariés. Le jeune homme doit apporter la maison en dot et la jeune fille le trousseau.
 

 
Il existe quatre villages druzes dans la région du Ramat-Agolan. Massadé où se trouve l’école primaire et secondaire, Bugatta, Madjel-Shams le plus grand avec ses 5000 habitants et Ein Kouniya. Les druzes sont au nombre de 18.000 au pays. Les religieux ohkal  sont des personnes modestes qui s’habillent en noir et blanc, ils se rasent les cheveux et portent un couvre tête blanc et les Jorkal sont non religieux. Leur religion est secrète, on a le droit d’y pénétrer mais non celui d’en sortir. (Voir fiche Druzes-Daalyat-El-Carmel).
 

Nahal Sahar.

La randonnée commence à la sortie du village druze d’Ein Kouniya, sur la nationale 99, à la hauteur du pont Hayédidout.  Nous rencontrons un ancien moulin à farine en mauvais état car sa plus grande partie est tombée au fond du nahal lors d’un éboulement. Le nahal SAAR sert de frontière entre le Golan basaltique et le Hermon crayeux. On n’y trouve de l’eau qu’entre les mois de décembre et avril. La proximité entre le basalte et la craie  enrichie la région d’une grande variété de fleurs comme :

cyclamens sauvages, pimprenelles, קידה שעירה םירה קוצנית  - ובשרי הםתיו למיניהם

Le long du chemin verdoyant on peut suivre le parcours de l’eau  qui descend entre ses cascades et ses nombreux bassins. Après avoir traversé le pont Saar, on arrive à la cascade SAAR, sèche en été.
 

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LE GILBOA. 

 
Première partie.

 

Lelamed Bné Israël Queshet. « Apprendre aux enfants d’Israël à se servir d’un arc »

Cette célèbre phrase du roi David à l’égard de son armée  a été indispensable à l’époque où cette dernière n’avait aucune unité, aucun savoir-faire lorsqu’elle était complètement disparate.

Le mont Gilboa se trouve dans la vallée d’Izréel, capitale d’hiver du roi Ahab et de sa femme Jézabel.
 
Il est à la même  hauteur que le Carmel qui atteint 546 mètres à côté d’Osséfya mais tout en étant à la même hauteur  il est plus bas que lui car nous sommes ici à 100 mètres au-dessous du niveau de la mer. La chaîne du Gilboa comprend trois massifs : Le mont Shaül, le mont Barkan (le mont des chardons) et le mont Lapidim (le mont des flambeaux). Seul le versant nord de la montagne (en territoire israélien de 1948 à 1967) a fait l’objet de mesures de protection par le k.k.l. Le versant sud (Cisjordanie) est resté désertique. Le Gilboa est une montagne de craie c’est la raison pour laquelle il y a tant de sources.
 
Les eaux de pluies tombant sur la chaîne montagneuse pénètrent dans la roche  poreuse  et  forment des sources  naturelles ;  d’autre part  l’eau qui  s’écoule le long des parois de la montagne descend dans la vallée, en formant une courbe qui se dirige  vers le Jourdain qui se trouve à moins de 260 mètres au-dessous du niveau de la mer. On trouve toutes sortes de sources autour du Gilboa, de l’eau chaude à 28° toute l’année à Hammat Gader ou encore des sources d’eau froide, d’eau douce ou d’eau salée. Toutes ces eaux se rejoignent et se mélangent grâce à  la Société des Eaux qui a installé près de là une centrale  qui recueillent puis distribuent les eaux de sources qui servent à arroser les champs de carottes et de coton sans oublier les viviers de toute la région. Les palmiers dattiers supportent l’eau salée.
 
Le nom biblique Gilboa vient de gil  qui veut dire danser en araméen et de boa : joie, autrement dit danser dans la joie. Ce nom aurait été donné grâce à la quantité de sources présentes dans la région ou encore grâce à l’emplacement privilégié de cette montagne.
 
La chaîne de montagnes du Gilboa  se trouve entre la vallée d’Izréel et la vallée de Djénine. Cette dernière porte aussi un nom biblique puisqu’il correspond aux noms de Beit Gan ou encore Ein Ganim que l’on retrouve dans la Bible. Les Arabes donnaient à leurs villages des noms de lieux connus et souvent ces anciens noms avaient un rapport avec l’histoire juive, c’est le cas de Nouris, village qui a été abandonné en 1948 et sur lequel des immigrants du Yémen ont fondé un ychouv portant le nom de Nourit. Prés du camp militaire se trouve une petite source « Aiyn Nourit » et des vestiges archéologiques : Pressoirs à huile, tombes taillées dans la pierre, témoignages du grand village de la période du Talmud.
 

 
Dans le début des années de 1950, des milliers de jeunes, de soldats et d’employés du k.k.l. eurent pour mot de passe  « Allumer le Gilboa d’une flamme verte» ainsi des milliers d’arbres ont été plantés et le mont dénudé du Gilboa est devenu une véritable forêt. Beaucoup de pins ont été plantés au moment de l’Alya massive des Juifs d’Afrique du Nord  (60-64) en vue de leur donner du travail. Le problème est que cet arbre n’est pas l’arbre idéal pour le pays car il prend vite feu et il provoque souvent des incendies.
 

L’épaule de Samuel ou Katef Shaoul

De ce point d’observation un vaste panorama s’offre à nos yeux sur la Vallée Harod et son environnement, Tel Yosseph l’ancien, Moledet, Taïbé, Naoura, Ramat Tsvi, Beit Ashitta, Emek Beit Shean, les viviers des kibboutzim, sur la Galilée et le mont Gil’ad et enfin Emek Anéélame (la vallée cachée).
 
Cette montagne a prit le nom du roi d’Israël qui est tombé lors de la bataille contre les Philistins sur les monts du Gilboa.  Le livre de Samuel  retrace toute l’histoire de cette bataille. Le nom d’épaule de David vient rappeler la complainte si connue qu’il écrivit à cette occasion.
 

II Samuel - Chapitre I - Paragraphe 21

Montagnes du Gilboa

Plus de rosée, Plus de pluies sur vous

Plus de campagne riche en offrandes

Car la, fut déshonoré le bouclier des forts

Le bouclier de Shaül, qui plus que jamais ne sera oint d’huile !

Bien que le K.K.L se soit occupé de planter beaucoup d’arbres   sur les monts du Gilboa, il est certain que de ce point d’observation la partie Nord des pentes du Gilboa est restée vierge de toute végétation.
 

Schvil Atanah sur le mont Shaoul.

Un chemin de randonnée circulaire  ouvert par le K.K.L domine toute la Vallée d’ Emek Izréel. Il traverse les roches dolomites et le parcours est jonché de fleurs multicolores.

Issachar et sa tribu s’installèrent dans cette région entre trois montagnes, celui  du mont Thabor, de Givat Amoré et du Gilboa. Les hommes de cette tribu cherchaient et trouvaient du travail, ils étaient des salariés (d’où le nom de Sahar – salarié) et leurs efforts étaient récompensés.
 
La guerre de Shaoul contre les Philistins

Bible : I Samuel - Chapitre 31 - Paragraphe I.

Cependant les Philistins livraient bataille aux Israélites. Ceux-ci s’enfuirent devant eux et laissèrent des morts sur la montagne du Gilboa. Les Philistins atteignirent Shaül et ses fils... L’attaque s’acharna contre Shaül, il fut surpris par les archers qui lui causèrent une grande frayeur. Shaül dit alors à son écuyer : « Tire ton épée et me transperce pour que je ne sois pas en butte aux coups de ces incirconcis et à leurs outrages» Mais l’écuyer saisi de peur n’osa. Alors Shaül prit l’épée et se jeta dessus. L’écuyer de Shaül le voyant mort se jeta lui aussi sur son épée et mourut à ses côtés. Ainsi périrent Shaül et ses trois fils, l’écuyer et tous ses gens avec lui ce même jour.  Le lendemain les Philistins vinrent dépouiller les cadavres; ils trouvèrent ceux de Shaül et de ses trois fils gisant sur le mont Gilboa. Ils lui tranchèrent la tête... et attachèrent son corps à la muraille de Beit Shean... Les habitants de Jabès Galaad ayant appris ce que les Philistins avaient fait à Shaül....…marchèrent et enlevèrent le corps de la muraille de Beit Shean. Rentrés à Jabès ils le brûlèrent...Ils enterrèrent les os sous le tamaris de Jabès...
 

 
Aire de repos de Vilnaï.
L’aire de repos qui porte le nom de Vilnaï  rappelle un membre du kibboutz d’Ein Harod qui s’est battu et a perdu la vie pour défendre sa région sur le Gilboa en 1948.
 

Point d'observation du mont Barkan :

Panorama exceptionnel sur les environs : Position de T.s.a.h.a.l, les implantations de Mérav et Malkishoua, les villages arabes de Djilaboune qui a son synonyme dans le Golan et Tékoua où  les Israéliens visitaient encore les pressoirs anciens et les fours avant l’antifada ; c’était le village jordanien frontalier jusqu’en 1967, aujourd’hui il est palestinien.  Le nouveau village de Gan Ner et la ville de Djénin.
A côté de nous la tour d’observation pour surveiller les éventuels incendies et un peu plus loin un ancien pressoir à vin prouve la présence de Juifs dans la région et celle de leurs  vignobles. Une citerne a aussi été creusée dans la roche friable pour pouvoir recevoir les eaux de pluies.
 
Le mot Kerem englobe les vignobles, les oliveraies et les champs d’amandiers. Il y a trois manières de récolter des olives ; Taper les branches à l’aide bâtons pour faire tomber les fruits Mékifa, couper les olives une à une Haliga ou secouer l’arbre Yéanoua.
La route de Maalé Gilboa a été construite en 1967 parce qu’aucune route praticable ne traversait les monts du Gilboa du temps des Jordaniens. La multitude de fleurs qui jonchent le mont Barkan aujourd’hui cachent toutes les tranchées qui ont été faites par les Jordaniens lorsqu’ils occupaient le mont Gilboa.
 
Sur le mont Barkan se trouve la réserve naturelle des Iris du Gilboa. C’est une promenade circulaire pour découvrir les iris en floraison au mois de février-mars. Des travaux ont été faits sur le mont Gilboa pour faciliter la circulation, lors de ces travaux il a fallu empiéter sur dans la réserve naturelle et à ce moment là les iris ont été déracinés et replantés dans la réserve qui porte leur nom. L’aire de repos du mont Barkan se trouve à 497 mètres au-dessus du niveau de la mer. C’est le point culminant du Gilboa. On y trouve des chemins de randonnées, des vestiges archéologiques et la descente vers la vallée nommée Emek Anéélame. C’est une  partie du Gilboa qui forme une crevasse et où un chemin de randonnée mène des hauteurs du Gilboa jusqu’à ses pieds et les Anglais lui ont donné ce nom. Ordre Wingate, soutenant les Juifs, avait organisé des attaques sur le Gilboa contre les Anglais qui ne  découvrirent pas d’où elles venaient, c’est la raison pour laquelle ils l’appelèrent la vallée cachée.
La randonnée commence par une descente vertigineuse qui dure trois heures du sommet du Gilboa jusqu’à ses pieds. Un sentier sinueux, ombragé et plein de végétation longe le flanc de la montagne jusqu’au moment où on à l’impression de tomber dans le vide d’où le nom de vallée qui disparaît. A mi-hauteur de la descente on voit la roche lisse, elle a été formée par les eaux qui tombent du Gilboa en cascade. Un énorme caroubier  dont les fruits sont consommables trône au milieu de la réserve. Les Arabes ont l’interdiction de s’asseoir sous ces arbres car ils sont pleins de vers. La descente se fait souvent à l’aide de marches en fer insérées dans la roche le long du flanc très étroit de la montagne. On ne peut avancer qu’en file indienne et faire des pas de géants pour réussir à franchir certains blocs de rochers.
 

 
Aire de repos Maalé Gilboa.

Au point d’observation de Maalé Gilboa nous nous trouvons face au mont des héros. « Har Aguiborim» (en souvenir de la bataille de David et Shaül).  Sur cette montagne, à la place du village arabe abandonné du nom de Mazar, il y avait la ville de Maroz que l’on retrouve dans la chanson de Dvora.

Déborah a été une prophétesse et juge d’Israël. Elle célébra la victoire des Israélites, sur les Cananéens dans un cantique conservé dans la bible.
 

La Bible : Juges - Chapitre V - Paragraphe 23.

« Maudissez Méroz a dit le messager du Seigneur vouez à l’excrétion ses habitants ! car ils ne sont point venus seconder le Seigneur ; seconder le Seigneur parmi les braves»

Ainsi si Mazar est bien Mazor nous voyons que la malédiction du ciel sur le Gilboa était bien avant celle du roi David.

La guerre de Dvora contre Sisra

Déborah, juge d'Israël, demande à Barak de monter une armée et elle prophétise qu'il vaincra l'armée de Sisra, mais que ce sera une femme qui tuera Sisra en personne. Barak s'exécute et défait l'armée cananéenne, mais Sisra réussit à s'enfuir. Yaël, épouse de Heber, lui propose alors de se réfugier chez elle. Sisra s'endort rapidement chez elle et elle profite de son sommeil pour le tuer en utilisant un piquet de tente qu'elle lui plante dans la tête. Cette mort permet la victoire totale d'Israël et Yaël reçoit la bénédiction divine
 

 
La bataille de Gédéon -Livre des Juges-chapitre VI-VII.
Les enfants d’Israël ayant de nouveau mécontenté l’Eternel, il les abandonna pendant sept ans au pouvoir des Madianites. « Il divisa les trois cent hommes en trois compagnies et les munit tous de trompes et de cruches vides où brûlaient des torches. Et il leur dit « Regardez moi faire et faites comme moi. Je vais m’avancer à l’entrée du camp et alors, ce que je ferai vous le ferez aussi. Je sonnerai de la trompe, ainsi que toux ceux de ma compagnie ; vous en sonnerez pareillement, tout autour du camp, et vous crierez : Pour l’Eternel et pour Gédéon »        …Les trois cent hommes  sonnèrent donc de la trompe et brisèrent les cruches, saisirent les torches de la main gauche et de la droite les trompes pour sonner…Et cette armée (Médianite) s’enfuit jusqu’à Beit Ashitta…
 

Baïbars.

Baïbars employa la même méthode que Gédéon pour faire fuir les Monbgols.Les mamelouks ont rejoint le voisinage de St-Jean-d´Acre, où les chrétiens leur fournissent des vivres en vertu d´un accord de trêve. Kitbouga, quittant Damas, franchit le Jourdain et s´avance d´une dizaine de km dans la plaine d´Esdraëlon, entre les montagnes de Gilboa et les collines de Galilée, près du village d´Ayn Jalut (la source de Goliath). C´est là que l´avant-garde mamelouke, commandée par Baïbars, surprend l´armée mongole dans la matinée du 3 septembre 1260.

 
Les 60 ans de l'Etat sur les pentes du Gilboa.

Peter Viner est l’artiste attitré du kibboutz Maoz  Haïm  et son originalité est de transformer un champ agricole en dessin. Cet agriculteur a eu l’idée géniale, chaque année, au moment des moissons, de  garder un morceau de terre moissonné sur laquelle il reproduit toutes sortes d’idées, exemples le portrait de Bach ou celui de Verdi. Pour le jour de l’indépendance, chaque année, il crée à une échelle énorme un nouveau dessin symbolique dans les champs. Pour cela, il confectionne son dessin avec des graines ou autres variétés afin de donner la forme définitive à son œuvre, à la surface d’un champ de son choix. Les photos prises d’avion sont spectaculaires. Cette année il a choisit le mont Gilboa pour  son œuvre avec pour symbole les 60 ans de l’Etat.

 

 
Har Malkishoua.

Sur  la route de Malkishoua qui est la route panoramique du Gilboa se trouve le moshav Malkishoua qui s’est converti en une institution éducatrice très importante et connue dans tout le pays. Ils aident les drogués à se soigner. Ce moshav se trouve sur le mont qui porte son nom à une hauteur de 538 mètres et un mémorial a été érigé en souvenir de Douby et Eran Shamir.

 

 

 

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LE GILBOA ET SES ENVIRONS.
Deuxième partie.
 

Mémorial de Douby et Eran.

Sur la nationale 667, la route de Maalé Gilboa, près du mont Aminadav, avant d’arriver à Mérav se trouve le mémorial de Douby et Eran. On accède au Tell par un petit sentier verdoyant où sont répartis plusieurs morceaux d’un chant de Nathan Alterman où des poèmes de Shlonsky, Ben Amitaï, ou encore Tsameret qui sont tous des chants qui rappellent le Gilboa. Ces chants sont gravés dans des plaques de marbre, à égal distance, tout le long de la montée qui mène vers le mémorial.
 
Douby est né le 21-2-1947 au Kibboutz Sdé Elïao dans la vallée de Beit Shean de Hanna et Eliézer. Dès son plus jeune âge il aima se promener  avec sa famille ou ses amis dans les sentiers de la Vallée et du Gilboa. En 1965 il fut incorporé à Tsahal et se porta volontaire dans la brigade des parachutistes « Nahal ». Pendant la guerre des six jours il combattit au Sinaï et fut blessé. Douby étudia à la faculté agronomique de Réhovot er reçut son diplôme d’agronomie. Il se maria avec Adassi et ils achetèrent une maison à Maskeret Batïa et eurent trois enfants : Dikla-Elisha-Yron. Réserviste en tant qu’officier il fut l’un de ceux qui créa une brigade de parachutistes mais  Douby fut tué  le 17-4-1977 lors d’un entraînement dans le Néguev  près de Nitzanna. Il est enterré à Sdé Elïao.
 
Eran est né le 28-10-1974 à Maskeret Batïa d’Adassi et Douby. Amoureux de la nature dès sa plus jeune enfance, il aimait se promener dans le pays. En tant qu’étudiant il se porta volontaire à l’école agricole de Keshet Jonathan sur les hauteurs du Golan. En 1993 il fut incorporé à Tsahal et se porta volontaire dans le groupe de reconnaissance des parachutistes. Il commanda la « Compagnie Eran » en tant qu'officier des opérations et adjoint au commandant de la brigade.  En 1997 il fut envoyé au Sud du Liban et participa à des opérations spéciales avec son groupe de reconnaissance  et sa brigade se heurta à un groupe de terroristes. Le commandant du groupe fut blessé, Eran prit le commandement, combattit avec force  et fut tué pendant la bataille. Le 15-5-1997,  15 ans après la mort de son père Douby, Eran fut enterré au cimetière de Maskeret Batïa.
Du mémorial un large panorama s’offre à nos yeux : Nir David-Méssilot-Réshafim-Shlouhot-(kibboutzim religieux) Ein Moda-Ein Anatsiv-Hamadïa et enfin la ville de Beit Shean.
 

Nahal Tsévïa de Mérav à Ein Moda

Une randonnée commence à la hauteur du carrefour Mérav sur la route panoramique du Gilboa. Elle se fait en descendant vers le nahal jusqu’à la source et au bassin d’Ein Moda. Au début du parcours se trouve la grotte d’Aminadav qui est une grotte naturelle en craie que la main de l’homme n’a pas touchée au fil des ans. Sur le parcours un superbe jujubier trône dans la réserve et ses ramifications s étalent stout autour de lui, il domine la descente vertigineuse du nahal qui aboutit à Ein Moda. Elle est escarpée, souvent abrupte car elle est parallèle à plusieurs petites cascades. Il faut environ trois heures de temps pour effectuer  cette randonnée
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Près de Malkishoua se trouve le mémorial d'Aliza Malka.
A l’âge de 9 ans Aliza quitta sa famille à Bat Yam pour se joindre aux élèves de l’institut religieux pour enfants à Mérav qui appartient à la « société du mouvement des kibboutzim » Cette école s’occupe aussi d’œuvres sociales envers les necessiteux et les soldats. Aliza se montra un élève studieuse, assidue et volontaire et les résultats portèrent leurs fruits surtout la dernière année. Le 9 Aout 2001, Aliza, ses amies et une jeune fille qui faisait son service civile [shirout Léoumi] partirent de Beit Shean en direction de Mérav après s’être diverties dans la ville. Soudain, des terroristes tirèrent sur la voiture qui arrivait près du kibboutz et du village palestinien de Djilaboun,  Aliza fut tuée sur le coup, la conductrice et ses amies réchappèrent à l’attentat. Etant né en 1985, elle n’avait que 16 ans lorsqu'on l'enterra au cimetière de Maalé Gilboa. Il est trop difficile de parler de la disparition d’une jeune fille de 16 ans, il n’y a pas assez de mots pour dire combien elle était exeptionnelle, comme sa disparisation a été dure et comme elle a été aimé autour d'elle. Le vide qu’elle laisse est incommensurable. Après cet attentat les rapports entre les Arabes du village Djilaboun qui venaient travaillaient chez les Juifs s’arrêtèrent définitivement.
 

Panorama

De ce site on découvre la ligne verte qui passe aux pieds du Gilboa et on se trouve en territoire palestinien avec les deux villages arabes Djilaboun et Fakoua tout proche de ce point d’observation. Le tracé de la route des pétroles est encore très net, plus loin on aperçoit le village arabe de Beit Kad et au fond la ville de Djénin. De l’autre côté, la vue s’étend jusqu’au Tel Tanah et Oum El Fahem. Entre eux les implantations  de Hermesh, Cadim, Ganim qui sont occupées par les Juifs du Goush Etzion tout comme Yad Hanna.
Une grande nappe aquifère se trouve au Nord du Gilboa ainsi qu’une multitude de sources qui descendent de la montagne vers la vallée.
 

Ein Moda.

Ein Moda Ein Madoua (connue comme) est l’une des nombreuses sources d’une température constante de 24 degrés toute l’année qui descendent du Gilboa et qui se jette dans un bassin. Elle est en liaison avec les sources Ein Shokek et gan Ashlosha. La source coule tout le long de l’année  et remplie régulièrement le grand bassin qui est entouré d’immenses eucalyptus.  Une aire de pique nique y a été aménagée et de nombreuses familles y viennent s’y détendre et s'y baigner.

C’est grâce à l’opération Shlomo que le K.K.L.  Dans les années 50,   a fait venir des Ethiopiens sur place qui travaillèrent au projet d’aménagement de la source. Ils apprirent à travailler la pierre, firent les fondations du bassin actuel et organisèrent l’aire de pique-nique environnante.

Ein Moda est rappelé dans la complainte de David sur le Gilboa. (Samuel II-I)

Les membres du kibboutz Reshafim buvaient encore cette eau potable il y a peu de temps. L’eau qui s’écoule des deux canaux parallèles vers la centrale se trouvent à l’emplacement de canaux construit par les Romains il y a 2000 ans.
 
Nahal Akiboutsim.
Ce nom donné aux sources d’eau qui descendent du Gilboa ne vient pas du nombre important de kibboutzim qui se trouvent dans la région mais de la rencontre de toute cette quantité (Kévousta) d’eau qui rejoint le nahal dans la vallée d’Ein Harod. Une randonnée commence à la hauteur du Tel Yossef, là il est possible de pénétrer dans l’eau petit à petit, jusqu’à la hauteur de la poitrine, pour continuer jusqu’au grand bassin.
 
Kibboutz Nir David
C'est l'un des kibboutzim les plus florissants de la Vallée grâce à son agriculture et à ses  viviers. Les jeunes membres du kibboutz qui se marient s’y installent et leurs conjoints sont consentants pour ne pas aller vivre ailleurs qu’à Nir David.
 

Tel Amal.

Le 10 février 1936, le soir de la deuxième bougie de Hanoukka, des événements éclatent à Yaffo. A la tête de ce mouvement le Moufti de Jérusalem Hag Amin El Housayni qui dirige les batailles  dans le shomron et en Galilée. Les Arabes commencent par des grèves et des incidents sanglants envers les Juifs dans les implantations isolées. Même les Anglais qui occupent le pays entre 1936 et 1939 subissent également des représailles. Les Arabes s’inquiètent  des implantations qui se développent très vite dans le pays.
 

 
Les Anglais reprennent la situation en mains, un encadrement militaire se forme en collaboration avec les pionniers des implantations juives. Les Noterim, les Shomerim se mettent sous les ordres britanniques. Ainsi des divisions spéciales se forment sous le commandement de Charles Ordre Wingate et des divisions de campagne sous le commandement d’Istrak Sadé. Les dirigeants des implantations juives, la Haganna, le K.K.L., l’agence Juive et le centre agricole essaient d’élargir le champ du contrôle juif en recherchant de nouvelles voies de communications. Il leur faut acquérir des terres, créer d’autres installations, étendre la population juive. Déjà en 1929 ils projetaient de fonder des implantations juives en basse Galilée mais à présent le but est que ces dernières soient proches les unes des autres et il est important de leur assurer un système de communications entre elles ainsi que des contacts de sécurité. Dés le début des événements, plusieurs implantations sont attaquées, Il y a de nombreux blessés et beaucoup de dommages. De là vient la décision d’implanter des villages plus prés les uns des autres sur des domaines appartenant déjà à des Juifs et d’en créer d’autres dans les zones frontalières. Il devient urgent d’organiser la création de ces installations  avec un maximum de certitude prévoyant la possibilité d’une attaque de l’ennemi. La percée de la route de l’implantation commence avec les membres du kibboutz de Tel Amal (Nir David) qui habitent à l’époque à Beit Alpha.
Pendant deux ans, ils perdent les terres du K.K.L. dans la vallée de Beit Shean à cause des attaques arabes. Après que leurs champs sur les rives du nahal Haassi (Tel Shoh) soient attaqués et brûlés les membres du kibboutz fondent une communauté avec leur tête Shlomo Gerezovski (Gour) et avec les encouragements de Shourmann de Mayan Harod fondent le kibboutz en un jour (ou plutôt une nuit).L’implantation Tour et Migdal de Nir David s’est crée en 1936 sur les terres du K.K.L. Le conduit de pétrole qui venait d’Irak passait à côté du kibboutz et il fut très facile aux Arabes de le saboter, de laisser échapper le pétrole et d’enflammer la région, où les Juifs qui venaient de s’installer les gênaient. Les pionniers nommèrent leur kibboutz Nir David en souvenir  de David Wolfshon deuxième président de la Histadrout Sioniste Mondiale. Né à Lita en 1856, il s’installa en Allemagne et fit parti des premiers membres du groupe de Hovévéi Tsion. Il alla à Vienne avec Herzl pour le projet de création de l’Etat Juif.
 
La petite histoire.
En 1937, lorsque les pionniers s’installèrent à Nir David, ils voulurent attraper les tous petits poissons du nahal Akiboutzim pour les manger. La fête de Pessah arrivait et selon la coutume la carpe farcie devait être sur la table. Après bien du mal, ils réussirent à attraper les minuscules poissons du nahal qui leur échappaient en se faufilant et en leur glissant des mains ; mais ils s’aperçurent bien vite qu’il  était impossible de les manger vue leur petite taille. Ils décidèrent d’importer des carpes de Russie pour les fêtes de Pessah de l’année suivante. Au cours de leur voyage ils s’arrêtèrent en Yougoslavie et en achetèrent. C’est ainsi qu’ils commencèrent à élever, avec beaucoup de patience et de volonté, des carpes dans le kibboutz de Nir David. L’élevage fut une grande réussite et aujourd’hui le kibboutz produit plus de mille tonnes de poissons comme la carpe, le tristramelle (amnon), le mulet, le loup (zéavon) et des fruits de mer qu’ils exportent dans le monde entier jusqu’au Brésil.
Quant à Ordre Wingate, il avait installé son commandement à Ein Harod et entraînait les Juifs sur le Gilboa.   
 
Sollel Bonné construit la tour de garde qui existe encore aujourd’hui et deux Surveillants (Noterim) y prirent leur fonction sous la responsabilité de l’armée britannique. Les Arabes nommaient l’endroit Tel El Sak,  autrement dit un souk en langue arabe, il est donc possible que des marchés aient eu lieu à cet endroit entre les sédentaires qui habitaient la région et les nomades qui arrivaient du désert qui se trouvaient juste derrière le Jourdain.
Dès que la quantité d’eau de pluie ne dépasse pas 200 à 250 millilitres d’eau par an, la région est classée désertique, ce qui était le cas sur l’autre rive du Jourdain. Les pionniers plantèrent des eucalyptus et durent assécher les marais en creusant des canaux pour évacuer les eaux polluées.
Au kibboutz religieux de Shlouhot se trouve le travail d’une artiste qui a fait, en 1993, une immense mosaïque sur la ville de Jérusalem. Détails de la mosaïque : On y distingue entre-autres choses le moulin de Montefiore, la Tour de David, les remparts avec la vieille ville. La mosaïque est garnie de part et d’autres de petits morceaux de verres colorés. Elle se trouve au sein du kibboutz et y tient une place d’honneur au milieu d’une pelouse. Aïmaké, l’artiste, s’est fait aider techniquement par Assira qui peint et qui a ouvert une galerie de peinture dans son kibboutz.  Le kibboutz qui sert de maison d’hôtes a la réputation de fournir les carottes les plus sucrées du pays et du coton. Dès 1936, les 21 kibboutzim et les quelques moshavim qui se sont installés dans la Vallée, du Gilboa à Beit Shean, ont formé les frontières du pays.
 
Maagar Réshafim
Il a été construit grâce aux dons de la famille Simkin de Montréal au Canada en souvenir de Samuel et Fanny Simki, Samuel Cohen, Jean Simki et Clarabel Simki. Pour faire ce premier bassin collecteur de la région qui leur est revenu à 8 millions de dollars, le K.K.L. a employé quatre-vingts énormes tracteurs, sans compter le temps et le personnel. Une énorme bâche noire recouvre le lit du bassin pour que l’eau ne s’imprègne pas dans la terre.  Construit en 1980, le bassin est le plus grand de la Vallée de Beit Shean puisqu’il peut contenir jusqu’à 8,5 millions et demi de mètres cubes d’eau. Les 12 bassins collecteurs de la région réunis peuvent recueillir jusqu’à 40 millions de mètres cubes d’eau. L’été, l’eau des sources qui descendaient du Gilboa vers le Yarden était pratiquement inexistantes, c’est pour cette raison que le K.K.L. a pris la décision de construire le bassin de Réshafim. Dans ce même bassin les pisciculteurs élèvent des carpes. En  1992 avec l’abondance des pluies qui tombèrent dans le pays les bassins collecteurs regorgèrent d’eau et celle-ci s’écoula petit à petit vers le nahal Harod qui fut en crue. Les eaux du fleuve débordèrent et envahirent la ville de Beit Shéan et les habitants racontent qu’ils péchaient les carpes sur les branches des arbres tant la ville était submergée par les eaux du nahal Harod !
 

Route panoramique de Givat Amoré à Ramot Assashar.

Le chemin de randonnee a une longueur de 32 kilomètres, il débute au sommet de  Givat Amoré à 517 mètres jusqu’au parc industriel Tsvaïm près de la national 90 dans la vallée de Beit Shean.  Cette route touristique  longe des vallées, des montagnes, des fleuves, et une grande quantités de champs cultivés.
 
 

Panorama Yos et David.

Ce point d’observation  se trouve sur la chaîne des monts Nord-Est du kibboutz Bei Ashita d’où l’on peut admirer le Gilboa, le Carmel, Givat Amoré, le mont Thabor, les monts de Gil'ad, le mont Hermon, les monts Gal'ed et les champs de la Vallée. Ce point d’observation a été crée en souvenir de Yos Peled  un des pioniers de Beit Ashita et l’un des dirigeants du développement agricole de la région. Dernièrement s’est ajouté le nom de David Shoshani un homme de la terre, un ami et un membre proche de Yos.  De nombreuses sources comme Ein Nourit, Ein Samal, Ein Shaül ou encore Ein Izréel sont malheureusement à sec car la plupart de ces sources  sont détournées et arrêtées par des barrages.
 

Les fleurs.

La végétation est luxuriante sur le Gilboa, on y trouve : Sauge violette – Bec de grue (géranium) – marguerites jaunes – Férules – Iris en floraison – Gentiane- Irous ou Iris (260 sortes d’iris différentes dans le monde et 16 au pays), Keleh ou férule, ouzra ou aubépine, kissos ou lierre,  parag ou coquelicot, pigam ou rue (plante qui sert à la Afdallah des Yéménites), douda ou mandragore (dans le temps les femmes s’en servaient pour attirer l’attention des hommes), Ela amastik ou lentisque (à mastiquer contre les infections des gencives), פשתהpista ou lin (petites fleurs roses), Petel Akadosh ou framboisier, Louf ou arôme, Tsivonit ou tulipe, Harouv ou caroubier, Shikarone Sinaï ou jusquiame (poison), des scabieuses (fleurs violettes ou blanches en capitules)תגית , des fleurs de moutarde  חרדל, des bourraches עבנאי(fleurs mauves et violettes) et surtout de splendides figuiers qui promettent pleins de fruits.  
 

  
Trajet : De Netanya prendre la route n°2 (Kvich Ahof) jusqu’à l’échangeur Césarée puis rouler sur la Nle  65 jusqu’au carrefour Asargel. Tourner a droite au carrefour Asargel sur la route 675 jusqu’au carrefour Tel Izreel.  Tourner à droite sur la route 667 jusau’au panneau indicateur sur la droite : Maale Gilboa. Bonne promenade !
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TIBERIADE - Première partie

  

La ville elle-même ayant peu d’intérêts touristiques nous nous promènerons autour du lac qui lui, a de très nombreux lieux historiques juifs ou chrétiens que nous départagerons en trois parties : Juive – pionnière – chrétienne. Cette première partie nous la consacrerons aux sites juifs.

 

Quelques renseignements sur  la région.

Le lac de Tibériade, Kinnereth en hébreu est le lac le plus grand et le plus impressionnant du pays avec ses 21 Km de long et ses 12 Km de large. Il est connu sous le nom de mer de Galilée ou mer de Ginnosar. En Hébreu il s’appelle le Kinnereth parce qu’il a la forme d’une kinor, ou d’une lyre.

Les quatre villes saintes d’Israël  sont les quatre fondements de la création du monde : Tibériade c’est l’eau, Sfat l’air (le spirituel) Jérusalem le feu et Hébron la terre.
 
Tibériade du mot hébreu Taboun désignerai le nombril, situation de la ville au centre de l’orient biblique, carrefour spirituel et historique. Une des quatre villes saintes du judaïsme les sages des premiers siècles s’y consacrèrent à l’étude des textes où naquit la Guémara, ensemble de traité que composeront avec la Mishna, le Talmud. Regroupant une population de 40.000 habitants Tibériade devint, du 2 au 4ème  siècle le foyer de la vie académique juive.
 
Tibériade est une station climatique réputée depuis l’antiquité et aujourd’hui une station balnéaire à la mode. Les sources thermales  ont déterminé sa vocation historique. Elles proviennent de la manifestation du volcanisme et des secousses sismiques.
 
Il est certain qu’au Paléolithique la région était habitée : C’est dans la vallée de l’Amoud qu’on découvrit les ossements de l’homme de Galilée. Les traces les plus anciennes remontent à environ 5.000 ans.
  
La première référence écrite nous est fournie par le livre de Josué, lequel fait mention des cités de Ziddim, Zor, Hammat, Taqquat et Kinnereth relevant du territoire attribué à Naphtali. Salomon, roi d’Israël profita également des sources thermales.
 

 
Les tombeaux de plusieurs grands sages de la tradition juive sont enterrés ici; entres autres l’éminent philosophe du 12ème siècle, Moïse Maimonide et l’érudit autodidacte et martyr, Rabbi Akkiba.
 
Lorsque Tibériade fut fondé par Hérode Antipas vers l’année 20, elle ne réussit à attirer ni juifs, ni chrétiens pratiquants, car ils la considéraient impure, la croyant construite sur un ancien cimetière juif. Mais finalement aussi bien des raisons économiques que la purification symbolique de la ville par un rabbin respecté eurent raison de cet état de choses.
 
Siège du Sanhédrin : Après la destruction du Temple de Jérusalem en 70 le peuplement juif de la ville se développe Une grande yeshiva est ouverte par Rabbi Yohanan.
 
A la veille de la conquête arabe en 636, Tibériade est devenue, après Jérusalem le plus grand centre chrétien. Au 12ème siècle, une bataille opposant Musulmans et croisés détruisit la ville. Tibériade se repeupla mais fut de nouveau réduite en cendres en 1837, cette fois-ci par un tremblement de terre. Quelques juifs religieux reconstruisirent la ville, et, jusqu’en 1948, ils y vécurent paisiblement à côté de leurs voisins arabes, qui abandonnèrent la ville au moment de la guerre d’indépendance.
Dahar El Omar et la renaissance du 18ème  siècle.
 
En 1738  Dahar El Omar « Le progressiste » invite les juifs à revenir; ils restaureront pour son compte les murailles et le château. A la fin du 19ème  siècle les juifs de Tibériade composeront le quart de la population israélite de Palestine. C’est en 1777 qu’apparaît le nom de Taboun pour désigner Tibériade. Comme au moyen âge il semble que juifs et musulmans vivent dans un climat de compréhension réciproque : cette situation prévaudra jusqu’à l’époque du mandat britannique.
 
Au 19ème siècle Ibrahim Pasha, souverain d’Egypte fait restaurer les remparts et fait reconstruire l’établissement des bains en 1833. Quatre ans plus tard le tremblement de terre ne laissera qu’un amas de décombres sous lesquels auront péri 700 personnes.
 
En 1918, les troupes britanniques l’occupent, le 20 septembre le général Allenby y fait son entrée.

Les destructions répétées de la ville expliquent la pénurie de vestiges de son passé flamboyant. Quelques ruines de tours de croisés parsèment encore ses rives et une mosquée du 18ème siècle se dresse dans le square principal.
 
 
Première des villes libérées en 1948. Le 19 avril les Arabes abandonnent la ville aux Israéliens plus nombreux qu’eux. C’est la première conquête du jeune pays, un mois presque avant la proclamation de son indépendance. (Renseignements du guide bleu)
 
La ferme de Shoshana        
 Meïr est né en 1934 à Herzlya, il a été combattant dans la brigade 101 des croiseurs et un des héros qui ont fondé la  « brigade des croiseurs parachutistes » ; il en a été l’un des premiers commandants.
 
Meïr a passé sa jeunesse dans le kibboutz d’Ein Harod et il  passait tous ses moments de libre dans la nature, au milieu des fleurs. Ces sorties l’ont poussé à découvrir le pays jusqu’à ces frontières.
 
En 1952, Har Tsion et sa soeur Shoshanna qui avait à peine 14 ans allèrent se promener autour du Kinnereth, du côté de la frontière syrienne qui à l’époque était sans problèmes mais ce jour là ils furent arrêtés et envoyés à la prison de Kuneitra puis à Damas. Ils furent libérés un mois après par l’O.N.U et la croix rouge. Plus tard, il alla avec son amie Rachel Saboraï dans la ville interdite du Jourdain : Pétra. Plusieurs jeunes Israéliens voulurent faire ce même voyage et bon nombre d’entre eux y perdirent leur vie, eux revinrent sains et saufs. 
 
Il s’engagea dans la brigade NAHAL pout entraîner les incorporés et ne fut pas satisfait de son travail qui manquait d’activités. A la même période se créa la brigade 101, brigade de commandos dirigée  par Ariel Sharon et grâce au nom qu’il s’était fait dans la brigade NAHAL il fut accepté et avec le temps devint commandant de la brigade des parachutistes. Ariel Sharon écrivit un article élogieux sur lui : « Après très peu de temps Meïr est devenu le combattant le plus audacieux de la brigade 101, un excellent croiseur et peut-être le meilleur dirigeant de Tsahal. Sur les recommandations de Moshé Dayan, chef d’Etat Major, il fut accepté  comme  officiers sans suivre le parcours réglementaire. C’est un cas exceptionnel et unique à l’époque de Moshé Dayan.
 
Le 23 décembre 1954 Har Tsion, sa soeur Shoshanna et Oded un de leur ami qui avait 18 ans partirent en excursions dans le désert de Judée. Oded et Shoshanna furent tués par des bédouins de la tribu Rachida et leurs corps ne furent retrouvés que six semaines plus tard dans un terrain appartenant aux Jordaniens. En réaction à ce drame Méïr et ses amis  de la brigade 101 Yoram, Zeev et Amiram  se rendirent dans la tribu des bédouins et en assassinèrent quatre. Meïr fut arrêté et emprisonné et pour donner l’exemple Moshé Sharett demanda qu’on lui fasse un procès mais grâce au soutien de Moshé Dayan et de Ben Gourion ce dernier fut  annulé        
 
En 1955 Har Tsion est à la tête de 70 combattants des croiseurs parachutistes, pendant cette période, en septembre 1956 Har Tsion fut blessé à la gorge et à la jambe et commençait à étouffer lorsque le docteur du bataillon Moshé Agmon l’opérât  sur place, en plein champ de bataille, sous les tirs, et lui sauver la vie.
 
Moshé Dayan aussi écrit qu’a son avis  Meïr Har Tsion a été le meilleur soldat de Tsahal.
 
Meïr Har Tsion s’est installé dans une propriété qu’il a nommée du nom de sa soeur Shoshanna, au nord de Beit Shéan sur le lieu nommé l’étoile des Vents. Etant infirme de guerre (il parle mal et a des problèmes à sa jambe)  il a reçu du Ministère de la Sécurité ces terres qui sont devenues sa propriété.
 

Hammat Tibériade.

Situés à 2 Kilomètres au sud de la ville de Tibériade, cet endroit est réputé pour son S.P.A, la tombe du rav Baal Aness et le parc national où se trouve les superbes mosaïques et les vestiges d’une synagogue de l’époque du Talmud et de la Michna.
 

 
Har Kinnerteh.
Ce sont des terres réservées aux plantations de mangues, d’oliviers et de palmiers dattiers appartenant au kibboutz Kinnereth. On ne connaît pas l’origine de l’espèce de dattier planté ici c’est pourquoi on l’appelle en arabe majoul (Almoni ou orphelin) mais c’est le plus réussi de toutes les espèces de dattiers plantés en Israël. Le dattier et le bananier ont les mêmes particularités ; chacun d’entre eux a une pousse qui se fortifie pendant trois ou quatre ans et après ce laps de temps on la coupe pour la replanter ce qui donnera un futur dattier, l’arbre mère ne fournit plus de fruits et meurt. La pépinière de Rosh Hanikra est spécialisée dans les plants de palmiers dattiers car ils poussent beaucoup plus rapidement par cette méthode et le rendement est bien meilleur que l’ancienne manière où il fallait attendre quelques années avant de couper la pousse, de la replanter pour que l’arbre grandisse.
 
Le dattier demande beaucoup d’eau, il aime l’eau de sources, le soleil et la chaleur ; dans ces conditions il peut grimper vers le ciel et atteindre à l’âge de 40 ans et une hauteur respectable. Il est facile à dépoter et à rempoter, il accepte bien toute acclimation ce qui permet aux pépiniéristes de les vendre facilement. Tout comme la banane, pour l’aider à se développer on lui donne toutes sortes de vitamines et de soins intensifs.
 
La source de Porya.
Elle se trouve sur le shcvil Israël entre Hatzer Kinnereth et le mont du même nom. On peut y accéder également par la nationale 90, près de la plage Berniki, le chemin de randonnée de 4 Km passe par l’hôpital de Porya avant d’aboutir à cette source. Il y a une dizaine d’années un membre du moshav de Kinnereth, Israël Noah Tsoler fit  une demande au K.K.L. pour aménager les lieux autour de cette source.
 

Ses origines : 1.500 ans avant l’ère chrétienne, Touthmès VI, pharaon d’Egypte conquiert Israël et aménage un relais près de cette source. Sa conquête s’inscrit sur une tablette qui se trouve dans un musée égyptien.

Yéoshoua Binoun, (Josué) de la tribu Nephtali conquit le pays et s’implanta avec sa tribu autour de la source de Porya.
 

 
Les Arabes nomment l’endroit Kadesh du nom d’une ancienne ville juive Kadesh (ville refuge)  mais qui selon certains archéologues se trouverait en haute Galilée.
 
Dans le chapitre  quatre et cinq de la Bible, on retrouve l’histoire de la prophétesse Dvora qui partit d’ici, de Kadesh (ou Porya)  pour combattre Siséra.
 
La ferme de Porya  
Porya se partage en trois parties : Le haut du village : Porya Ilit, une auberge de jeunesse : Porya un centre de jeunes et l’ancien Porya : Porya Noar Aoved
 
En 1914 des Juifs américains de saint Louis en Amérique, achetèrent les terres à Porya près du lac de Tibériade dans le cadre de « l’Association des Propriétés », pour y fonder une ferme agricole basée que sur des champs d’amandiers. Selon leur projet les membres de l’association seraient montés au pays dès l’instant où les arbres auraient donné leurs premiers fruits et chacun d’entre eux aurait reçu une parcelle de terre pour la travailler mais le projet tomba à l’eau à cause de la première guerre mondiale. A la fin de cette guerre ils essayèrent de renouveler leur  expérience mais des difficultés financières les arrêtèrent et ils abandonnèrent définitivement les lieux en 1929. Seule la grande maison à étages en pierre de basalte de Shimon Goldman qui conçut l’idée de ce projet reste encore visible à ce jour.
 
Un groupe de pionniers y planta des caroubiers, des amandiers, du coton et des oliviers malgré le peu d’eau que fournissait cette source. D’autres pionniers qui arrivèrent de Krakow et de Vilna  tentèrent de s’installer à cet endroit mais ils devaient descendre, accompagné de leurs ânes,  chercher de l’eau dans le lac de Tibériade en un va et vient continuel. Plusieurs groupe de pionniers essayèrent tout à tour de s’installer près de cette source mais les conditions de vies étaient si dures que, tous,  abandonnèrent. D’après la commission de contrôle de l’époque il avait été établi l’impossibilité de la création d’une implantation dont le rendement serait susceptible de fournir des bénéfices.
 
Les bâtiments furent abandonnés et pour finir un marginal, pacifiste et végétarien s’installa sur place et mourut de malaria. C’est au  moshav  de Kinnereth que furent attribuées en dernier ressort ces terres et ils y plantèrent une espèce spéciale d’eucalyptus qui permet aux abeilles de se nourrir et de fabriquer du  miel. En 1973, un avion fantôme israélien fut attaqué et touché par les Syriens et les deux aviateurs rentrèrent au pays tout en évitant de se poser  sur une des moshavot de la région ; grâce  à leur talent, ils atterrirent sans trop de dégâts près de cette source et ils sortirent indemnes de l’avion.
 
Ein Yob ou Ein Yaoub.
Six sources d’eau salées qui jaillissent à la hauteur de Tabha ont été déviées par un canal d’une longueur de 21 kilomètres qui longe le Kinnereth. L’eau salée se jette dans le Jourdain non loin du site de Yardénit.
 

 
Le long de la promenade de Kfar Nahoum, près de l’église de Tabha, se trouve un escalier  qui mène vers le lac et vers la cascade artificielle cachée de la source d’Ein Nour (lumière) haute de deux mètres et demi qui sort en force de la roche. A mi chemin, les vestiges archéologiques de la piscine des moines sont encore visibles. Les moines habitaient au-dessus, sur les flancs de la montagne et descendaient régulièrement pour venir chercher de l’eau.
 
La synagogue de Kfar Nahoun.

Ils se rendirent à Capharnaüm et, à l’entrée du Shabbat, Jésus pénétra dans la synagogue et se mit à enseigner. (Marc 1 : 21)

Les ruines d’une grande synagogue ont été identifiées pour la première fois en 1866 au cours d’une étude effectuée par le capitaine Charles W. Wilson, un cartographe britannique. La datation de la synagogue de Capharnaüm, partiellement reconstruite en 1926, continue à faire l’objet d’une controverse. Ce qui est certain, c’est que l’imposante ruine n’est pas la synagogue mentionnée dans l’Evangile de Marc, bien quelle semble avoir été construite sur le site d’un édifice plus ancien datant du 1er  siècle.
 
Construite en roche calcaire blanche importée sur des fondations de basalte, elle adopte un plan identique à celui de la synagogue du IVe siècle de Chorazim (Korai, à 4 kilomètres au nord), et de la synagogue de Baram (au nord de la Galilée) qui date du IIIe siècle, mais la décoration architecturale de l’édifice de Capharnaüm est bien plus recherchée, avec des chapiteaux corinthiens et des reliefs en pierre finement sculptés (feuilles de vigne et de figuier, motifs géométriques, aigles, etc.). La sculpture en relief d’un chariot représente peut-être l’Arche d’Alliance portative. Les visiteurs sont parfois déconcertés par le fait que la décoration architecturale comprend aussi des svastikas (croix gammées inversées) ; mais il s’agit d’un motif géométrique courant à l’époque.
 
L’inscription du 4ème  siècle en araméen figurant sur l’une des colonnes brisées mentionne le nom du donateur Halphou, fils de Zebida. Ces noms sont cités dans le Nouveau Testament sous leur forme grecque (Alphée et Zébédée). La synagogue, telle quelle apparaissait en 381, fut décrite par la pèlerine espagnole, Lady Egeria, qui rapporta que l’accès à l’édifice s’effectuait par une volée de marches, et que le bâtiment était en pierre taillée.   La splendeur même de la synagogue de Capharnaüm a alimenté la controverse concernant la date véritable de la construction.
 

 
Plusieurs  théories ont été avancées. Les témoignages en faveur du 4ème siècle se fondent en partie sur les monnaies et poteries découvertes sous le sol. Les partisans d’une date antérieure - le 2ème  siècle - soutiennent que celles-ci ont pu être abandonnées au cours de réparations et reconstructions ultérieures, probablement après le tremblement de terre de l’année 363. Il se peut aussi que la synagogue ait été construite durant le court règne (361-363) de l’empereur Julien l’Apostat qui correspond également à la date du tremblement de terre.  
 
La synagogue et l’église ont, toutes deux, été détruites au début du 7ème  siècle (un peu avant la conquête arabe de 636). Compte tenu des tensions persistantes entre les communautés chrétienne et juive, on a suggéré que l’église avait peut-être été démolie durant l’invasion perse de 614, et que la synagogue avait été détruite 15 ans plus tard, à titre de représailles, durant le bref rétablissement de la domination byzantine. Si c’est le cas, il est bienvenu de signaler que l’une des premières rencontres modernes du dialogue interconfessionnel  entre chrétiens et juifs se soit déroulée en 1942 dans les environs de Tibériade, durant une série d’entretiens entre le révérend George L. B. Sloan, un pasteur de l’Eglise d’Ecosse à Tibériade, et l’écrivain et conférencier juif Shalom Ben-Chorin.
 
Parc Ayarden.
Le K.K.L. a ouvert dernièrement trois chemins de randonnées à l’intérieur du parc. Le premier qui longe les douze moulins à farine de la réserve,
 le deuxième longe le Jourdain et il est possible de marcher soit dans l’eau,  soit sur la rive, soit sur un chemin plus en hauteur et plus facile d’accès. Le troisième chemin de randonnée est celui de l’aqueduc. Le parc Ayarden a une superficie de 1000 ares et il est entretenu par le K.K.L. et le conseil municipal du Golan..
 
Les dodot. Après la guerre de Kippour, des volontaires de l’Association du bien être du soldat ont voulu se rendre dans des bases pour offrir aux soldats les beignets de Hanoukka. Les conditions météorologiques étant désastreuses, un des camions qui les transportait est tombé dans le Jourdain et deux d’entres elles ont trouvé la mort.
 

Noukiev : Sur la nationale 92

Sur les bords du Kinnereth, sur la rive du Golan, se trouve le mémorial  NOUKIEV. Ce nom nous rappelle le village syrien qui se trouvait non loin de là avec son bunker qui occupait toute la longueur du lac, d’Ein Guev jusqu’à Almagor. Tout ce territoire était entre les mains d’Assad qui dirigeait les opérations. Face à eux, (Mordehaï) Motta Gour qui envoya une Force de parachutistes du bataillon Golani d’Ein Guev vers Noukiev et une autre équipe qui descendit en parachutes tout droit vers cette position. Ces représailles ont été organisées en réaction des Syriens qui attaquaient les pécheurs et les bateaux de garde qui se trouvaient sur le Kinnereth. Dans cette bataille huit soldats de l’unité de Golani sont tombés et un combattant d’un croiseur a été projeté de son  bateau. Cela s’est passé la nuit du 16 au 17 mars 1962.
 
Un peu plus loin, juste au carrefour de Kursi, se trouvait la base syrienne qui a causé tant de problèmes aux Israéliens.

Se souvient-on de ce pécheur israélien nommé Mishari qui a disparu sur le Kinnereth à cette époque et que l’on cru mort ? Fait prisonnier chez les Syriens, il rentra chez lui 14 ans plus tard et trouva sa femme remariée ! Bien que l’accueil surprenant fut des plus chaleureux de la part de toute sa famille, ce pécheur ne se remit pas de sa situation familiale et se suicida.

En roulant du carrefour Kursi vers la Mitspé Ofir nous croisons le nahal Samah qui vient du mot arabe Samah et qui désigne aussi bien un poisson que le nom d’un poisson ; en hébreu ce poisson s’appelle Sameh : Truite.
 

 
Ein  Guev. Sur la nationale 92
Ce kibboutz qui était frontalier avec la Syrie tout comme Almagor avant la guerre de 1967 est devenu un centre touristique très prisé. Son restaurant de poisson est réputé et de nombreux groupes étrangers ou Israéliens viennent y déguster le Saint Pierre ou Moucht. Kibboutz hôtelier, des bungalows avec leurs plages privées sont proposés à la clientèle. Une jolie promenade qui donne sur le petit port a été ouverte au public ces dernières années et un site archéologique est en cours de fouilles. Des bateaux de tourisme font la navette entre la ville de Tibéraide, Kfar Nahoum et Ein guev.
 
Mitspé Leshalom. Sur la nationale 98
Point d’observation unique sur tout le lac de Tibériade et la haute Galilée jusqu’au Liban. De là un petit chemin de randonnée circulaire qui dure environ 40 minutes descend le long de la falaise et traverse une quantité de champs fleuris au printemps et qui nous mène à la piscine des officiers. Elle a été construite par des soldats syriens pour les loisirs de leurs officiers lorsqu’ils occupaient cette partie du Golan.
 
En descendant par la route entre Mitspé Léshalom et Hamar-Gader, nous pouvons profiter d’une des plus belles vues du pays. Sur cette même route nous pouvons aussi voir des blocs de bétons  à gauche et à droite de la route qui bloquaient la route aux tanks israéliens. En bas de la descente vertigineuse de la route nous voyons la photo d’un jeune homme qui a disparu un jour de son kibboutz sans laisser de traces. Jusqu’au jour d’aujourd’hui le mystère reste entier. Entre les lacets de la route sinueuse nous apercevons un énorme bunker et l’entrée d’une grotte taillée dans le bas de la montagne crayeuse.
 
Mitspé Ofir. Sur la nationale 98
Point d’observation superbe qui domine le Kinnereth et qui se trouve face à la Galilée. Les parents du jeune Ofir, mort d’une maladie incurable dans les veines, ont crée une aire de repos à ce point précis du Golan. Ils sont membres du kibboutz  Giv’at Yoav qui se trouve près de là. Le long de cette promenade nous pouvons découvrir un grand Bunker syrien. Le chemin de randonnée signalé par le K.K.L. descend  jusqu’à Ein Guev en traversant la montagne. Toujours sur la route,  nous voyons un peuplier et un olivier. Ces deux arbres sont souvent le signe que des villages arabes ont existé à une époque plus ou moins reculée.
 
Les vestiges de Kanaf. Sur la 869
La première installation sur ces lieux a été à l’époque cananéenne. (2200-1550) Il a été découvert ici des vestiges d’implantations de la période de fer puis Hellénistique, romaine, byzantine et israélite.
 
Les chercheurs ont trouvé les fondements d’une tour d’observation fortifiée qui date de la période hellénistique (fin du 2ème siècle avant l’ère chrétienne) et de la période des Rois.  Au-dessus de ces ruines, au premier siècle de l’ère chrétienne, les combattants Juifs de la première grande révolte contre les Romains  résidèrent dans un large bâtiment.  On retrouvera les vestiges d’une implantation juive sur ces lieux au milieu du 4ème siècle de notre ère. Une synagogue construite au 6ème siècle occupera alors le centre du village ; Elle s’est construite en deux phases. Une construction rectangulaire avec des charnières à l’Est et à l’Ouest et une partie de la salle qui est séparée en deux par quatre colonnes rondes sur chaque rangée. Sur le fronton du bâtiment on peut lire une inscription en araméen dont la traduction suit : Ce fronton rappelle le bon Yossi Bar Halfou, fils de Hanine Sha’asha. Sur les pentes, au sud de la synagogue, se trouvent les vestiges des habitations.  La découverte la plus importante a été celle d’amulettes en bronze avec ces noms : «Ytiya fille de Rine et Eliézer fis d’Esther.»
 
Beit Gabriel. Sur la nationale 92
C’est un centre culturel crée en 1993 grâce aux fonds de la famille Shrober avec à sa tête Madame Getta Shrober à la mémoire de son fils aimé Gabriel Shrober qui était un musicien très doué et qui a disparu à la fleur de l’âge. Le but de ce centre a été de créer  une maison de la culture et un centre actif pour la population environnante et tous les membres  de la corporation artistique. L’architecte Olrik Plasner a donné du caractère au bâtiment en mélangeant  la pierre  avec plusieurs petits patios  verdoyants.
 

 
C’est en  novembre 1994 que les accords de paix  entre la Jordanie et Israël ont été signés à Beit Gabriel en présence du roi Hussein et du premier ministre Itsrak Rabbin. Sur place  se trouvent : Un café restaurant – une galerie de peinture avec des expositions temporaires – une salle de cinéma – un petit amphithéâtre – La salle de la Paix (salle où se sont assis les représentants de la paix) – un auditorium – Un jardin qui descend vers les rives du Kinnereth  - Une vue imprenable sur le Kinnereth jusqu’au mont Hermon. Arrêt fortement conseillé lors d’un séjour dans la région.
 Certains renseignements des parcs nationaux ont été copiés  sur le site de l’office du ministère du tourisme étranger Israël d’Internet.

 

 

 

 

 

 

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LA REGION DU SHARON 
 Tel Mond :

La devise de Tel Mond est : Chant de l'homme, la terre et la vision

Alfred Mond, ministre anglais, grand industriel, économiste, sage, visionnaire et Juif a aidé à développer la région du Sharon surtout  dans le domaine agricole. (Plantation des agrumes).

Alfred Mond (1868-1930), qui  a reçu le titre de Lord Melchett a été marié à Vivlat ; ils ont eu deux filles : Marie et Nora. Ses activités de philanthropie ne dureront que deux ans car il arriva au pays pour la première fois en 1928 et décédera deux ans plus tard. La région  était alors complètement désertique et malgré cela, les pionniers assis sous un vieux chêne près de Tira prirent la décision de s’y implanter.
 

 
Les Anciens étaient des pionniers qui venaient d’Europe de l’Est et qui rêvaient d’une installation agricole dans le cadre de Village Coopératif. Ils fondèrent Kfar Hess, Ein Vered et Harout sur des bases d’exploitations  agricoles  indépendantes avec, en son centre, une branche pour  développer des vergers. Lord  Mond  a été le fondateur de l’œuvre des implantations dans la région de Tel Mond.  Les pionniers et les autres fondateurs sont les membres des moshavim. En 1932, une première école a été ouverte dans une caravane avec plusieurs niveaux de classes pour un seul enseignant. Sept maisons virent le jour en 1931 dans la nouvelle implantation,  elles ont toutes appartenu à Lord Mond ; l’une d’elles lui a été consacrée bien qu’il n’y résida jamais mais elle servit de maison d’hôtes pour les visiteurs de l’étranger. Les autres maisons furent occupées  par les ouvriers et le directeur, Ezer Weizmann, père de Haim Weizmann. La rue porte le nom de : Rue des employés.
Un musée  a été crée pour retracer l’histoire de cette implantation. Il est divisé plusieurs parties.  Première partie : Le salon du Lord avec ses meubles, photos, documents et un film vidéo, une vitrine dans un couloir avec divers objets de l’époque : machines à écrire, appareils de photos, lampe à huile, quelques objets archéologiques. Deuxième partie : une pièce comprenant des documents sur la moshava. Troisième partie : une pièce où sont retracés les documents sur les travaux agricoles de l’implantation et dans un coin les activités de la Haganna dans la région. Dans le jardin  se trouve la cabane des pionniers (Tsrif) une charrette attelée à son cheval,  toutes sortes de charrues, un appareil d’arrosage, un ensemble d’ustensiles pour laver le linge (planche, essoreuse, bassines, ect…) des pots à lait de différentes tailles et des appareils de binage.
 
L’Association palestinienne pour la colonisation  juive I.K.A.Ï. fut créée et présidée par le fils du baron,  James Armand de Rothschild.  Lord Mond a été en collaboration avec eux et fit venir au pays des spécialistes dans plusieurs domaines différents pour connaître toutes les  possibilités de développer la région.

La maison où se trouve le musée a été construite au début des années 30 pour abriter les bureaux de la société Maté-aï qui a été crée par Lord Mond et sa famille lors de ses voyages au pays. A l’intérieur tous les meubles sont de style anglais. Cette maison servit aussi longtemps de locaux pour le conseil régional. Aujourd’hui c’est le centre de réunions où se décident les activités municipales et également le centre culturel de la région Tel Mond, la première région  planificatrice du pays.

 

1920-1930 :    Afred Mond commença ses activités en Eretz-Israël.

1921 :              Alfred Mond a été membre actif du sionisme avec son ami Weizmann.

1923 :              Voyage à New-York pour récolter des fonds

1926 :             Formation des organisations pour les implantations.

1929 :             La création de Tel Mond.    29-7-29 : premières plantations d’orangers.

1930 :             Les moshavim apparaissent : Kfar Hess, Harout, Ein Vered.

1932 :             Kfar Yaabetz.

1944 :             Alya du Yémen à Tel Mond

1946 :             Mishmeret et Bné Dor.

1950 :             Aïn Sarid, Porat, Azrïel et développement de la moshava de Tel Mond.

1954 :              Séparations municipales : municipalité rurale de Tel Mond, municipalité rurale d’Adar Asharon (aujourd’hui Lev Asharon).

 

La sculpture de Mond

La sculpture de Mond a été sculptée par Batya Lichinsky en 1934. Lors du  décès du philanthrope en Angleterre ses compatriotes firent un masque de son visage et cette coutume goy a servi à Batya. Ce masque lui a permis de sculpter le  visage de Mond où l’on retrouve exactement les traits du philanthrope, chose assez rare dans une  sculpture. Les Anglais, influencés par les Egyptiens demandèrent à ce que le mémorial soit en forme d’obélisque.  L’artiste a  travaillé dans ce sens ; Lord Mond se tient debout, bien droit, son bras accolé à son oreille est levé vers le ciel comme un obélisque et sa main est légèrement recourbée. Il fait face à la mer. L’artiste a voulu rappeler que Lord Mond était sioniste et qu’avec sa main il appelle les Juifs à venir s’installer en Eretz-Israël. Placée sur une petite hauteur la sculpture domine l’environnement, un peu moins qu’avant lorsque Tel Mond était un village complètement isolé
.

 

Toujours sur l’immense place où se trouve la sculpture de Mond, un deuxième mémorial nous rappelle les trois adolescentes, résidentes de la moshava  qui ont été tuées lors de l’attentat au centre de Dizingof Center à Tel-Aviv, trois immenses palmiers ont été plantés à leurs mémoires.

 

Kfar Saba : La Bataille de Tira : 1948

A la fin de la   période du mandat britannique  la réalisation du projet D. par la Haganna  a été entreprise pour se lancer à la conquête  des villes stratégiques et mettre la main mise sur les installations vitales pour protéger le futur Etat. Dans ce cadre, la brigade Alexandroni a été tirée au sort  pour conquérir la ville arabe de Kfar Saba.  Trois  escouades du Palmah  (détachements qui se trouvaient sur place) ont été envoyées participer à une partie de cette opération  ainsi que des soldats de la brigade. Ils ont eu pour mission  d’isoler  Tira en formant un blocage et mettre la population à l’écart.

D’autres parts, au petit jour, des combattants se dirigèrent vers le village, arrivèrent jusqu’à la clôture de figues de barbaries puis se déployèrent entre les bosquets ; lorsqu’ils s’avancèrent   un silence total régnait aux alentours, ils pensèrent que le village était abandonné.  L’ordre fut donné de conquérir la ville. En pénétrant dans  Kfar Saba, l’Unité des forces armées s’est fait piéger sur un terrain ouvert en recevant des tirs intensifs. Des dizaines de combattants ont été blessés et d’autres sont morts. Très peu d’entre eux ont pu reculer   le soir  vers Kfar-Hess. La bataille de Tira  qui a commencé la vieille du jour de l’indépendance de l’Etat  d’Israël est restée ancrée dans la mémoire des résidents de Tel Mond comme une plaie béante et profonde qui ne s’est jamais cicatrisée.

 

Mémorial de Kfar Saba : 11.10.1956

Grande opération de contre-attaque d’Israël contre la police de Kalkilya. I00 morts et des dizaines de blessés dans le camp jordanien, 17 soldats tués et 60 blessés dans le camp de Tsahal.

Entre les années 50 et 56, les Arabes attaquèrent sans arrêt les Juifs un peu partout dans le pays ; après avoir tués des Juifs à Tel Mond, deux ouvriers Juifs furent tués à leur tour sur la route d’Even Yéhouda. L’armée décida de riposter et d’attaquer la ville de Kalkilya ; les parachutistes sortirent de Nir Elyao et de Kfar Saba en pleine nuit afin de n’attaquer que la police jordanienne de Kalkilya, ils se heurtèrent à la légion jordanienne qui se trouvait à Hirbat Tsoufi, ils tombèrent dans les mains de la légion et 17 Israéliens y perdirent la vie. 9 jours plus tard commença l’opération Kadesh qui dut sa réussite à l’expérience de l’opération de Kalkilya. Sur le mémorial se trouve une partie du psaume 127 : Cantique des degrés de Salomon.

 

Newe Yamin

La tombe « supposée » de Benyamin se trouve dans un périmètre de vestiges archéologiques datant de la période du deuxième Temple. Les archéologues ont découvert un immense bassin. Il servait de vivier car les Byzantins y élevaient  des poissons d’eau douce comme  le saint-pierre. Dans ce bassin, ils avaient creusé les parois intérieures et y avaient incorporés  des amphores qu’ils avaient trouées  en plusieurs endroits. Les poissons pénétraient alors  par les orifices de ces amphores et venaient y pondre leurs œufs. Le bassin est aujourd’hui entièrement recouvert de terre, près de lui, les restes d’un puits qui à l’origine avait une noria. C’est grâce au baron de Rothschild que ce système a introduit au pays. Le puits a été utilisé plus de 600 ans ce qui est très rare en Israël puisqu’à ce jour la source n’est toujours pas tarie. Plus tard, à l’époque  ottomane le sultan fit graver une plaque de marbre, en haut d’un des murs extérieurs du tombeau où il mentionna qu’ici se trouvait l’un des relais de la route menant à Damas. Au bas du même mur on peut encore distinguer l’emplacement de la sibylle où les pèlerins se laver avant de pénétrer dans ce lieu saint.
 

 
Les tombes des Saints aussi bien que celles des prophètes ne sont jamais dans le périmètre qui leur a été attribué aux temps  bibliques, exemple celle de Benjamin devrait se trouver dans la région de Jérusalem. D’après d’anciennes coutumes, ils enterraient les morts sur des routes principales pour que les pèlerins y accèdent plus facilement.

De l’autre coté de la route se trouve la tombe de Nebi Sarika, on ne sait pas grand chose de lui, certaines rumeurs disent que c’était un grand voleur, d’autres un saint.

Non loin de là on distingue la dernière maison du village arabe de Kfar Saba, ce sont les Ottomans qui, à l’origine, l’auraient fondé. Très bons guerriers, ils détruisirent toutes les villes qui étaient sur les sommets de la côte comme Akko pour empêcher les croisés d’y accéder. Musulmans, les Ottomans sont originaires du Kafkaz  tout comme les Tcherkesses.

 

Kalmanïa.  

La situation économique catastrophique en Pologne entre les années 1924 et1929  amena beaucoup de Juifs à s’installer en Israël. Ils feront partie de la quatrième Alya. La majorité des immigrants vinrent des montagnes ou de villages isolés de Pologne, ils empruntèrent de l’argent à la banque pour payer leur transport mais arrivés au pays ils déclenchèrent une crise économique car ils ne purent, ni subvenir à leurs besoins, ni payer les mensualités de leur maison. Gridinger et Haim Weizmann, deux amis intimes, comprirent qu’il fallait agir vite et pour cela ils s’adressèrent à des Juifs très riches de l’étranger, pour leur demander de l’aide. Les exploits scientifiques du professeur Weizmann connus dans le monde entier lui facilitèrent  la tache. Il se rendit en Pologne où il rencontra les quatre hommes les plus riches de l’époque : Aser Pirate qui investit dans l’achat des vaches et des étables, Schuman, Alfred Mond et un dernier qui investit dans l’achat des poules et des poulaillers ; grâce à eux le mouvement sioniste reprit de l’essor.

Yéoshoua Henkin, responsable de l'achat des terres en Israël rêva d’acquérir toutes celles entre Hedera et Petah-Tikva. Cette région invivable et insalubre n’était que marais.

La ferme modèle crée Moshé Kalman en 1927 porte le prénom de son père : Kalman. Moshé était un riche Juif d’Angleterre, sioniste, qui concrétisa ses idées en faisant son Alya et en créant Kalmanya la plus grande des exploitations agricoles privées. Elle se développa très vite et devint une exploitation modèle. Sur place, ils firent des expériences agricoles  et ils développèrent  toutes sortes de cultures dans le cadre du renouvellement de la terre d’Israël.  De nombreux agriculteurs comme les anciens élèves de Mikvé Israël  vinrent compléter leur savoir ici et apprendre de nouvelles méthodes de travail et de transformations. Ils arrivèrent même des fermes modèles déjà en place comme Ben Shemen ou Sédjéra-Ilanya pour travailler. Dans cet ensemble, Gridinger installa des étables, sema des champs entiers de fleurs, planta les arbres des futurs vergers et créa une station expérimentale. C’est grâce à ces philanthropes qu’il réussit à créer sa ferme car pour récolter les fruits de son labeur il dut attendre six ans, six longues années avant que les premières récoltes puissent donner des résultats et se vendre. Il planta des avocatiers, des bananiers, des manguiers et des caroubiers.
 

 
Tous ces philanthropes étaient des visionnaires et s’il est vrai qu’ils investirent des sommes d’argent énormes ils comptaient rentrer dans leur investissement à longue échéance. Ils étaient beaucoup moins philanthropes qu’hommes d’affaires (20% contre 80%).

Lors des événements de 36-39, Kalmanya servit de base à plusieurs groupes de la Haganna qui, sous les ordres d’Istrak Sadé, reçurent des instructions et s’organisèrent pour protéger les Juifs.

Au milieu des années 40, Moshé Gridinger tomba malade et il décida de transmettre la ferme de Kalmanya à Abraham Hartsefled ; elle devint alors un institut public ; grâce à dernier, les activités continuèrent dans la voie sioniste celle que désirait Moshé, c’est à dire un centre d’éducation et d’implantation.
En 1952, l’exploitation de Moshé passa dans les mains de l’institution Beit Berl,  collège académique et centre d’éducation culturelle selon les rêves de l’idéologue Berl Katznelson. Directeur du  quotidien Davar et fondateur de la maison d’édition Am-Oved il a vécu 35 ans en Israël et  est enterré au cimetière du Kinnereth.  Au début de l’année 1952, la ferme servit d’école nationale de nature pour la préparation des jeunes instructeurs. Ils faisaient partie de la branche des jeunes du ministère de l’éducation et de la culture.  Les instructeurs qualifiés  donnèrent des cours de recyclage à tous les jeunes ouvriers aussi bien Juifs         qu’Arabes dans tous les domaines.

Depuis le début de l’année 1995, l’école de Beit Berl qui a repris les locaux les a transformés en classes pour l’école des beaux-arts. Ce collège uniquement réservé aux Beaux Arts est l’une des institutions principales du pays qui a pour enseignants des artistes et des professeurs d’arts qualifiés. Les six anciens bâtiments des ouvriers encadrent une grande cour où se trouve encore le château d’eau. Chaque bâtiment monté sur pilotis avait un balcon qui le longeait et qui  desservait les chambres du premier étage. Au rez-de-chaussée d’autres chambres donnaient directement sur la spacieuse cour.

 

 

 
Andarta de Yabouv.
A la fin de la deuxième guerre mondiale  en Israël, on s’occupait beaucoup plus de l’Ayla des Juifs des pays de l’Est qui sortaient de la Shoa que des Juifs d’Afrique du Nord qui, en comparaison, n’avaient pas autant souffert des Allemands. Seuls les enfants inscrits dans le mouvement de l’Alyat-Anoar étaient en liste d’attente pour venir au pays.

Le gouvernement norvégien qui fut en collaboration avec les Nazis pendant la seconde guerre mondiale prit un peu tard conscience de ses actes et pour se rattraper décida de secourir les Juifs.

Entre 1949 et 1950, 200 enfants d’Afrique du Nord reçurent l’autorisation de partir vers Israël. Ceux qui avaient attrapé la rougeole furent alors envoyés à Oslo pour une période de deux semaines dans le but de se rétablir dans de bonnes conditions. Des avions transportaient les enfants de Tunis à Paris puis de Paris à Oslo où ils étaient accueillis à bras ouverts. Une équipe d’accompagnateurs juifs encadrés ces enfants pour qu’ils se sentent moins isolés et parler avec eux leur langue maternelle ou l’hébreu.
Le 20 novembre 1949, 28 enfants et son équipe s’envolèrent en direction d’Oslo avec une compagnie hollandaise. Après une escale à Paris, l’avion reprit son vol vers Oslo et les conditions atmosphériques devinrent si mauvaises que la tour de contrôle perdit le contact avec l’avion et ce fut la catastrophe, l’avion s’écrasa au sol.
 
Après bien des recherches, les spécialistes retrouvèrent l’avion et les corps des disparus, en cherchant parmi les décombres, ils entendirent la voix d’un enfant qui leur signala la présence d’un autre enfant vivant. Ce deuxième enfant était  presque mort de froid et les deux furent transférés immédiatement dans un hôpital. Seul l’un des deux resta en vie. Les corps des enfants disparus furent rapportés en France car la Tunisie était alors sous protectorat français. Traumatisé par la catastrophe le gouvernement norvégien fit don au village de Yanouv (moshav d’immigrants de Tunis) 28 cabanes en bois (Tsrifim) en souvenir de chaque enfant disparu. L’enfant sauvé du miracle interrogé par tous les médias fut la vedette du moment, l’agence juive le transféra plus tard en Israël. Bien des années plus tard, le gouvernement norvégien reçut une lettre d’Israël écrite par le jeune enfant devenu adulte qui les remerciait de lui avoir sauvé la vie et les invitait à venir le voir dans son pays, il leur raconta ses projets surtout celui qui lui tenait à cœur, être aviateur.  Cet homme qui a vécu à Yanouv, s’est marié et a eu plusieurs enfants. Il disparu  à l’âge de 48 après avoir souffert d’un cancer. Un mémorial a été érigé dans le moshav de Yanouv près d’un Tsrif d’origine.

Le souvenir de ces enfants est aussi rappelé à Nétivot qui est une ville fondée par des immigrants venus de Tunisie.

 

La tour rouge : Elle doit son nom au sable de couleur rouge sur laquelle elle a été construite. De la forteresse croisée il ne reste que le mur sud  qui est impressionnant par sa hauteur. Comme toutes les forteresses de l’époque, celle-ci a été construite sur ce sommet qui dominait la route qui allait vers Damas, elle avait deux étages et appartenait à l’ordre des Hospitaliers. (Ordre religieux voué aux soins des malades et des pèlerins) Ces religieux faisaient vœux d’abstinence, de pauvreté et de modestie. 600 personnes de cet ordre étaient dispersées en Israël dans les différents couvents. Les archéologues anglais ont découvert des os d’êtres humains qu’ils ont fait examiner et sur le rapport il a été confirmé que les personnes qui ont vécu sur ces lieux mangeaient du porc, donc pas de présence juive. Les Arabes habitaient sur les montagnes de Samarie car la terre du Sharon ne convenait pas à leur genre de cultures. Ils ne comptaient que sur les eaux de pluies pour leurs récoltes et les terres du Sharon étaient composées d’argile rouge que les vents emmenés d’Egypte et du Sinaï. A l’époque du deuxième Temple lorsque le grand Cohen rentrait dans le Saint des Saints une fois par an, le jour de Kippour, il terminait ses prières par une bénédiction spéciale pour la population du Sharon afin que leurs maisons d’argiles ne disparaissent pas sous les eaux des pluies d’hiver, privilège exceptionnel.  Burgatta, le moshav mitoyen de la forteresse a pris son nom du roi de Bourges, Charles VII qui a été le centre de la résistance aux Anglais à la fin de la guerre de cent ans.

 

Netanya

Dans le jardin public  de la rue Benyamin Mintz se trouve un sycomore vieux d’un millier d’années. Le sycomore est un arbre qui vient d’Egypte et qui a du mal à s’adapter en Israël car il y fait trop froid. Si, en Egypte le sycomore était le seul arbre à donner des fruits comestibles, ce n’est pas le cas pour les sycomores d’Eretz  Israël qui donnent des fruits différents et pas très savoureux. Il n’y avait pas de sycomores en Israël ils ont tous été apportés et plantés.
 

 
Au bout de la rue Benyamin Mintz, on monte vers la colline Oum El Haled où se trouvent les vestiges d’un village ottoman occupé plus tard par les Arabes. Ce village habité jusqu’en 1948 a été construit sur les ruines du Castel croisé Roger de Lombard. On a mis à jour une nécropole hérodienne et une tombe datant premier  siècle. On y a découvert des poteries, des objets de toilette et des têtes de lions. Pourtant on ne sait pas très bien jusqu’à ce jour si les vestiges trouvés étaient ceux d’une forteresse ou d’une propriété agricole car l’entrée se situe face à la route ce qui fait penser à une propriété tandis que l’entrée des forteresses est toujours située face à la mer.

Le village de Oum El Haled s’étendait du sommet de la colline jusqu’à ses pieds et il reposait sur les fondations de la forteresse croisée. Aujourd’hui il ne reste qu’une seule maison de l’époque.

Le 29 juillet 1855 Yéhoudit et Moshé Montéfiore en route vers Akko passèrent devant le village d’Oum El Haled et s’étonnèrent du charme du village, son calme, sa propreté, son environnement verdoyant les incitèrent à passer la nuit dans le village où ils furent très bien accueillis.
Le mercredi 18 février 1929 débarquèrent à Netanya les amis d’Isaac Meler : Gad Mahnès, Oved Ben Ami, Barouh Ram et Moshé Ihilov. Ils demandèrent aux habitants d’Oum Haled la possibilité d’acheter ses terres. Oved Ben Ami qui était l’intermédiaire entre le chef du village et les Juifs raconta que les Arabes voulaient le prix élevé de 4 lirot l’hectare. Lorsqu’une délégation vint afin de discuter le prix d’achat de ces terres, le chef du village leur raconta l’histoire qu’ils se transmettaient de père en fils : Quand les enfants d’Israël se sont installés sur cette terre avec leurs rois et leurs prophètes, ils déplurent à Dieu par leurs mauvaises actions et leur manque de foi. Dieu se mit en colère envers ses enfants et les renvoya du pays.  Il nomma alors les musulmans, fils d’Ismaël au service du pays saint. Plus de mille ans nous avons gardé ce pays et nous avons été ici les gardiens de ces terres. Ce que nous vous réclamons aujourd’hui, dit le chef du village n’est pas le prix des terres mais celui du gardiennage et 4 lirot l’hectare, ce n’est pas cher du tout. (Histoire tirée de la bible.)

Pourtant ces terres étaient complètement incultes et l’environnement complètement aride. Les Israéliens eurent de très bons rapports avec leurs voisons Arabes et lors des émeutes de 1963-1939 les Juifs durent partir de Netanya pour se protéger des terroristes de Tulkarem. Lorsque ces derniers vinrent saccager les maisons juives, le Cheihk Oum El Haled leur interdit l’entrée de la ville et ils durent repartir sans  faire de dégâts. En 1948, lors de l’indépendance, une délégation juive se rendit dans le village pour demander à la population arabe de ne pas bouger de leur village, mais, comme bien d’autres, ils eurent peur de l’avenir et quittèrent définitivement leur village.

 

 

 

 

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BIRYA-SFAT-MONT MERON
 

Notre guide a invité une personne de Sfat pour nous parler de sa ville et principalement du  quartier et de la rue Jérusalem. Née à Ménéhamya Sarah habite la ville de Sfat depuis de nombreuses années, elle l’a apprit à la connaître et à beaucoup l’aimer, c’est une guide qui raconte surtout les histoires du passé, la vie des personnes et des bâtiments de l’époque des premières Alyot

 

Au début de la rue de Jérusalem se trouve un immeuble abandonné qui fut jadis l’hôtel le plus luxueux de la ville. Il était tenu par un monsieur très riche du nom de Barzel et son emplacement était primordial car il se trouvait sur un axe principal. Pendant la période du mandat britannique les Anglais occupèrent les lieux pour y installer les bureaux du tribunal afin de régler les conflits entre les Juifs et les Arabes. En 1948, lorsque les Anglais retournèrent chez eux ils donnèrent les clefs de l’immeuble aux Arabes comme ils le firent dans bien d’autres cas semblables. Au moment de l’indépendance Tsahal occupa la ville et Aba Francisco ouvrit dans les anciens locaux de l’hôtel une usine de Chocolats et de Halva

 
L’usine fut racheté par la société Elit puis Strauss qui abandonna les locaux pour s’installer dans la zone industrielle de Sfat. Le maire de Sfat, Oded Améiri, insista pour conserver ce bâtiment qui fait partie intégrante de l’histoire de la ville mais la société Strauss n’a pas voulu restaurer les locaux qui lui appartiennent. Ces locaux sont passés de main en main jusqu’à ce jour, aujourd’hui le collège de Sfat  les a racheté  et les restaurera pour en faire une faculté de droit et la boucle sera fermée car ce bâtiment qui a servi de tribunal du temps des Anglais servira de nouveau de lieu de justice

 

Kiriat Sarah

C’est le premier quartier de Sfat qui a été fondé en 1930 grâce à une riche famille d’Australie. Sarah perdit un fils puis son mari qui était un homme d’affaires très fortuné à Singapour, la famille Lévi y vécut 30 ans car les affaires du mari de Sarah étaient très florissantes. En 1930, quatre ans après le décès de son mari  Sarah fit son Alya et chercha où s’installer. Après avoir  séjourné dans la vallée de Houla et ses environs elle décida de se fixer sur le mont Canaan près de Sfat
Le père de Sarah était un ami d’Herzl et il se rendait spécialement en Autriche pour lui rendre visite, sur place il fit la connaissance de Monsieur Lévi avec lequel il se lia d’amitié et ils envisagèrent de marier leurs enfants

A cette époque la ville de Sfat n’était occupée que par quelques religieux dans le quartier des synagogues. Sarah choisit les hauteurs du mont Canaan pour s’installer mais il lui fallut d’abord obtenir une autorisation des Anglais pour l’achat de terres et ils n’en délivraient à personne. Grâce à de puissantes relations anglaises et après bien des démarches elle réussit à en obtenir une et acheta des terres dans le quartier qui prendra son nom : Kiriat Sarah.  Son projet fut de bâtir 10 maisons avec toutes les commodités, eau (qui fut amenée du village voisin Ein Zeitoum), électricité et en supplément un jardin attenant à chaque maison, confort exceptionnel dans les années 30

 

Les Juifs avaient bien du mal à changer de lieu d’habitations mais elle les attira grâce aux conditions avantageuses qu’offrait ce nouveau quartier. Tout alla bien jusqu’en 1936 période où commencèrent les émeutes des Arabes et qui fit fuir les nouveaux locataires ; elle se retrouva seule à  Kiriat Sarah. En 1939 Sarah convainquit d’autres familles à s’installer dans son quartier mais ils durent l’abandonner de nouveau  par manque de sécurité. Ce sont trente membres du Palmah qui finiront par s’installer sur les lieux jusqu’au moment de l’indépendance
 
Sarah disparue à l’âge de 96 ans et elle a été enterrée non loin de son quartier, sur le mont Canaan mais aujourd’hui sa tombe se trouve dans l’enceinte d’un hôtel S.P.A
 

 
L'église écossaisse et son enceinte.

Cette église construite à la fin  du 19ème  siècle sur une étendue de 3 ares s’est retrouvée éloignée de toute habitation et complètement isolée dans un environnement aride et chaud. Ce complexe comprenait deux bâtiments, le premier avec un grand portail servait d’entrée à l’hôpital et à l’église. Les bâtiments étaient les plus somptueux que l’on pouvait voir dans la région, à la pointe du progrès, une montre et une cloche trônaient sur le haut de l’église. Pendant la deuxième guerre mondiale un seul médecin se trouvait dans la région et il tomba malade, il demanda alors à sa femme de bien le soigner et de le guérir sinon la population se retrouverait sans soins !

 

Rue de Jérsualem - Rue Boussel.

Face et à côté de ce mémorial deux superbes bâtiments ont servi d’hôpitaux pendant la période du mandat britannique. L’hôpital a été inauguré en 1904 par l’organisation de la mission britannique pour recevoir les Juifs de Sfat et de Galilée.  Les Juifs de la ville étaient obligé de se faire soigner dans l’hôpital de la mission anglaise dirigée par l’Anglais Walter Anderson mais les conditions de traitements des Juifs étaient difficiles et ils demandèrent au baron de Rothschild de financer la construction d’un hôpital pour  Juifs ; il prit le nom d’Adassa et fut mis en service en 1912. Là furent hospitalisées Rachel, la poète qui écrira quelques-uns de ses poèmes (en 1925) ainsi que la sœur de Berl Katznelson. Le hasard a voulu que les deux hôpitaux soient pratiquement face à face  car Rothschild était propriétaire de plusieurs terrains à Haïfa  dont  celui-ci qui se trouvait par coïncidence près de la mission anglaise
 

 
Pendant la première guerre mondiale l’hôpital anglais se transforma en poste de police britannique puis, dès 1930 en collège anglais. En 1942, le bâtiment fut en vente et le K.K.L  l’acheta très cher pour en faire une maison de repos qui prit le nom de  Beit Boussel dirigée par la Koupat-Holim. (Boussel était un membre du kibboutz Dégenia qui s’est noyé dans le lac en 1948) En 1980, la maison de repos ferma et le bâtiment a été abandonné jusqu’à ce jour. Toujours le hasard, les deux maisons ont servi respectivement de collège anglais et de collège juif

 

Au moment de la première guerre mondiale l’hôpital qui avait prit le nom d’Adassa fut fermé et l’armée turque occupa les locaux. En 1921 les locaux passèrent dans les mains de la mission écossaise qui créa un collège qui fonctionna jusqu’aux troubles de 1936. Les locaux du collège abandonnés furent reprit par le commandement de l’armée anglaise et l’adjoint du gouverneur anglais de la région de Galilée et des brigades de police s’y installèrent. En 1948 les locaux servirent de branche et de position avancée à la Haganah pour défendre le quartier juif. Le nombre de 52 s’éleva pour la libération de la ville de Sfat. Au moment de la libération de la ville, les Juifs avaient installé un slik (cachette d’armes) dans leur collège

 

Le collège accadémique de Sfat
L’hôpital vit le jour grâce aux dons de la famille Rothschild en réplique de celui de la mission britannique. Sa construction commença en 1909 et un jardin fut tracé juste en face, de l’autre côté de la rue pour que les malades puissent s’y promener. Aujourd’hui c’est un des jardins publics de la ville.
Dès 1919 l’organisation Adassa  fonctionna dans les locaux de l’hôpital et de nombreux malades atteints  de tuberculose furent soignés sur place. Plus tard un mémorial au nom de l’infirmière principale Tova fille de Moshe Pestraki fut élevé dans le jardin  intérieur du bâtiment

 
 

En 1948, ce fut un hôpital militaire (numéro7) qui s’occupa des soldats blessés des forces combattantes en Galilée. En 1973 l’hôpital fut transféré dans de nouveaux locaux  au sud de la ville et les locaux furent reprirent par l’éducation nationale pour les séminaires des instituteurs. Aujourd’hui c’est le collège académique  de Sfat sous le couvert et la responsabilité de l’université de Bar Ilan

 

Autour de la mairie de Sfat
Un hôtel de luxe trônait place de la mairie, il appartenait à la famille Zilberman, aujourd’hui ce sont les locaux de la mairie

 

Davidka : (Prés de la mairie, face à la citadelle.) Petit canon de fabrication artisanale qui permit aux soldats du Palmah de prendre la ville en 1948. Elle doit son nom à son créateur David Libowitch, technicien qui travaillait à l’école de Mikvé Israël

Face au canon la tour de garde des Anglais avec leur poste de police qu’ils occupèrent jusqu’à la fin de leur mandat

 
 

Sur cette grande place se trouvait le palais de justice avec à sa tête le juge Abou Leben, l’homme le plus important de la ville à la fin de l’époque ottomane et qui utilisait sa haute fonction pour recevoir d’énormes pots de vin. Non seulement il en abusait et payait ses propres frais par l’intermédiaire de différentes personnes. Un seul exemple suffit : Un jour il dut se rendre à Kiriat Shmoné pour jugement et il prit un taxi pour s’y rendre. Sur place il fixa la somme de l’amende par le condamné et lui demanda en plus de payer le chauffeur de taxi !

 

Un service de maternité était installé dans l’hôpital de la ville situé sur cette place et un slik renfermé les armes cachées. Trois semaines avant la guerre de Kippour le nouvel hôpital Ziv vit le jour sur les lieux actuels comme si le destin avait joué en faveur des futurs blessés de la guerre de Kippour

 

Au moment de l’indépendance le docteur Bar Ilan ouvrit plusieurs écoles dans plusieurs endroits du pays dans la vallée du Jourdain ainsi qu’à Sfat sur cette grande place. Le jour de la rentrée scolaire 7 élèves seulement se présentèrent à l’école, aujourd’hui elle contient plus de 3.000 élèves. Bar Ilan fut un visionnaire car c’est grâce à lui que les écoles se sont ouvertes dans toute la périphérie du pays

 

Autour de cette place, plusieurs histoires se racontent de bouche à oreille comme celle de la fille Kardenty qui demanda à son père d’aller étudier. Celui-ci la renvoya en la giflant et la jeune fille commença à étudier en cachette. Dans la rue elle apprenait les différentes langues parlées par la population de la ville  jusqu’au jour où enfin son père  lui permit d’aller à l’école. Dans sa classe, elle tomba amoureuse de son maître qui est plus âgé qu’elle et qui était musulman. Elle n’écouta que son cœur, se maria avec lui et après son mariage, son époux lui interdit de continuer d’étudier ! Elle travailla alors dans un magasin de la ville et lorsque les enfants s’y rendaient elle avait la patience de leur enseigner en cachette ce qu’ils voulaient. Après la mort de son mari elle se remit aux études, seule, chez elle et par passion passa beaucoup de temps à enseigner tout en travaillant dans son magasin

 

C’est encore sur cette place que le seul médecin de la ville, le docteur Cohen, sud américain,  recevait sa clientèle. Il était marié à Aliza, une femme de Tibériade et la population se demandait toujours comment il avait pu faire une chose pareille ! Ils habitaient une maison spacieuse où il s’occupait de ses malades en leur faisant des piqures d’eau pour qu’ils aient l’impression d’avoir été soignés. Ils sortaient de son cabinet satisfait des bons soins du docteur, que pouvait-il faire d’autre ?

 

La banque Klinger occupait les locaux au-dessus, près de la forteresse de Sfat et ce monsieur fit sa fortune tout simplement. Un jour un arabe se rendit à sa banque et lui proposa 50 tonneaux pétrole en échange des dettes qu’il avait à la banque. Ceci mit la puce à l’oreille du banquier qui accepta et se rendit en Egypte pour se rendre compte de la situation. Il se mit en contact avec la société de pétrole et acheta des quantités de tonneaux  au nom de sa banque en retirant un bénéfice de 25% pour son compte personnel. Il fit sa fortune, celle de la banque et créa la société Shell ! Sa femme, très âgée vit aujourd’hui encore dans la ville de Sfat

 

C’est d’une petite maison rue de Jérusalem que part la procession de Rabbi Simon Bar Yohaï en direction de mont Méron

 
Olé Agardon – LAa montée sur l'échafaud

Entre 1930 et 1940 les Anglais siégeant à Akko décidèrent de séparer le quartier juif de quartier arabe pour éviter les émeutes ; pour cela ils rasèrent une rangée de maison  pour construire  des escaliers qui descendent du haut de la ville  jusqu’en bas (188 marches) Les Israéliens baptisèrent le passage Olé Agardon (la montée à l’échafaud) en souvenir des combattants du Léhi qui ont été emprisonnés puis guillotinés dans la prison d’Akko par les Anglais. Il s’agit d’Abraham Weiss, Shlomo Ben Yossef,  Mordéhay Scwartch, Dov Grunner,  Mordéhay Elkahi, Yéhièl Dov Dranzner, Eliézer Kashani, Yaacov Weiss, Absalon Haviv et Meyer Necker

 

En 1266, le sultan Baybars entreprit le siège de la forteresse de Safed. Celui-ci ne dura pas plus de quinze jours. La forteresse résista dans un premier temps aux assauts répétés des troupes du sultan ainsi qu'à ceux des machines de guerre, mais Safed tomba le 22 juillet 1266
 
 - En 1738, 1769, 1837, 1927 : La ville est secouée de violentes secousses sismiques.

 

Imprimerie Beck

L’imprimerie disparaît de la région de Sfat pendant 250 ans, et un entrepreneur, Israël Beck, fonde une nouvelle imprimerie, également à Sfat, destinée à l’impression de bibles et de livres de prières. Mais à la suite d’un tremblement de terre, Beck est contraint, en 1842, de transférer son imprimerie à Jérusalem. Ce fut la première imprimerie d'Orient, grâce à laquelle les textes kabbalistiques furent largement diffusés en Europe. Israël Bek comptait parmi ses amis Yéhoudit et Moses Montéfiore

 

Israël Bak (1797-1874)  immigrant hassidique et pionnier de l'imprimerie dans le pays, fut parmi les premiers à relever le défi. Ce ne fut guère une entreprise aisée. Il fut un imprimeur et un homme public dans l’ancien Ychouv en Eretz Israël au 19ème siècle. Son nom serait le diminutif  de « Bné Kodesh « les enfants saints » Israël Bak a renouvelé l’imprimerie juive en Eretz Israël  après plus de 200 ans. Bak imprima des livres hébraïques déjà dans sa ville natale Berditchev entre 1816 et 1825. Cet art il le transporta avec lui en Eretz Israël. Il choisit de s’installer à Sfat et ouvrit sa première imprimerie. Une légende raconte qu’il s’occupait aussi de médecine sans avoir jamais avoir étudié cette branche, cette même légende raconte que lorsque le gouverneur du pays, Ibrahim Pacha tomba malade Bak le soutint dans sa maladie et dans sa guérison et ainsi leurs relations se soudèrent

 
 
En supplément de son imprimerie, en 1834 Israël Bak créa, avec la bénédiction d’Ibrahim Pacha, une ferme agricole sur le mont Méron qu’il appela Djermak. Dans cette ferme Israël travailla avec son fils Nissan  et pendant de nombreuses années elle fut prospère et selon des textes de missionnaires de 1939, plus de 15 familles juives  étaient installés autour d’Israël Bak. Le tremblement de terre de Sfat en 1837 et le changement de gouverneur en Eretz Israël (qui fut remplacé par Mohamed Ali son représentant et fils  Ibrahim Pacha qui régna à sa place)  marqua la fin de l’installation des Juifs à Djarmak. Aujourd’hui des vestiges de bâtiments et de vergers sont encore visibles sur place. Il écrit dans ses mémoires : « J'ai bâti des maisons pour y vivre. J'ai planté des jardins. J'ai ensemencé des champs. Et cette même année, je me suis rassasié du produit de la terre, ... bien que l'endroit ne se prête pas aux semences et soit jonché de cailloux. Et cependant, mon labeur a porté ses fruits et le Seigneur m'est venu en aide
 

Rabbi Louria

Rabbi Isaac Ashkenazi de Louria ou Loria (Jérusalem 1534- Safed 1572), rabbin et kabbaliste, est considéré comme le penseur le plus profond du mysticisme juif parmi les plus grands et les plus célèbres, et le fondateur de l'école kabbalistique de Safed.  Il fut même identifié par certains Sages comme étant le Machia`h ben Yossef.

On le connaît aussi sous le nom de Ari zal' hakadosh, le saint lion, de mémoire bénie. (Ari signifie "lion" en Hébreu, mais il s'agit ici de l'acrostiche de haEloqi Rabbi Yi'tshaq, le divin Rabbi Isaac. Za"l signifie "sa mémoire est en bénédiction".)
Isaac Luria est né à Jérusalem. Son père, ashkénaze d'Europe centrale,  y aurait immigré après son mariage avec une séfarade. À la mort prématurée de celui-ci, le jeune Isaac est élevé par sa mère, qui émigre en Égypte où Mordekhaï Frances son frère, un riche négociant, y est installé
L'année de ce déménagement est incertaine.  D'après son propre témoignage, il aurait  étudié à Jérusalem auprès du kabbaliste Kalonymos. Cependant, la tradition orale situe son arrivée chez son oncle à l'âge de sept ans. Louria étudia dans une yéchiva sous la direction de David ben Salomon ibn Abi Zimra et son successeur. Il s'y montra exceptionnellement doué, survenant à ses besoins grâce au commerce et au négoce
 
A 15 ans, il épousa la fille de son oncle, après quoi les époux se retirèrent dans une île déserte sur le Nil qui appartenait à son oncle et beau-père. Isaac Louria s’y consacra principalement au Zoharet aux œuvres kabbalistiques antérieures, mena une vie d'ascèse et commença à avoir des visions

En 1569, à la suite d'un appel intérieur, il s'installa à Safed. Jouissant rapidement d'une forte réputation de poète mystique, il commença à enseigner la Kabbale en académie, et à prêcher dans les synagogues. S'intéressant particulièrement aux idées de Moïse Cordovero, il étudia la Kabbale avec lui jusqu'à la mort de celui-ci

 
 
Lui-même mourut à Safed, au cours d’une épidémie, deux ans plus tard.

Isaac Louria fut extrêmement révéré, ses disciples le créditaient de nombreux miracles, et le considéraient comme un saint (elohi, "divin”, n’est pas un terme honorifique fréquent dans le judaïsme. Il n’apparaît en réalité que pour lui.)

 Louria y organisa la vie de ses disciples qui s'établirent dans des quartiers isolés

Le matin du Shabbat, il organisait des processions pour aller recueillir l'esprit éthéré de la reine de Chabbat dans les champs voisins. Après celles-ci, Louria donnait en général des explications sur sa doctrine
 
Sa conception du monde est extrêmement influencée par les questions qui traversent la communauté à l'époque, traumatisée par les expulsions d'Espagne et les méfaits de l'Inquisition. Isaac Louria y trouve des explications étonnantes mais cohérentes, et entrevoit la fin des souffrances du peuple juif, ce qui explique le succès de ses thèses, et la vitesse à laquelle elles se sont propagées
 
Aux massacres, il répond que la mort physique n'est qu'une étape et que la vie de chacun sur terre a un but
Il explique que les fautes des hommes entachent le Messie et retardent sa venue. Subséquemment, un rite de purification permettra de la hâter
On peut retenir trois concepts clefs de sa doctrine:
 
Le tsimtsoum ou retrait (plutôt contraction) : retrait de Dieu d'une partie du monde pour laisser place à un vide où l'Eternel par l'intermédiaire d'un rayon procédera à la création en alimentant dix réceptacles appelés sefirot qui seront à l'origine de la vie et de la création
 
La chevirat hakelim ou brisure des vases: A cette création parfaite initiale fut ajouté un rayon en ligne droite appelé homme primordial que ne purent contenir les réceptacles de la lumière divine. Ils se brisèrent donc libérant la lumière divine sous forme d'étincelles, de copeaux qui se répartirent dans le monde
 
Le tiqoun ou réparation: c'est à l'homme qu'incombe la tâche de réparer les vases. Pour ce faire, l'homme doit agir à l'intérieur de lui même pour faire le tri, rassembler les étincelles et que le peuple d'Israël la brisure originelle
 

Ses enseignements ont largement influencé Sabbataï Tsevi au XVIIe siècle.

 Isaac Louria n’a rien écrit lui-même, tout ce qu’on connaît de lui a été consigné par ses disciples, les comptes-rendus étant souvent contradictoires et peu fiables. On considère les plus probantes comme étant celles de Haïm Vital (1542-1620)
 

Parmi ses œuvres, mentionnons :

Livre de l'Arbre de Vie (Sefer Ets Hayyim)

Livre des visions (Sefer haHetionot)

Livres des transformations (Sefer haGilulim)

Choulhan Aroukh Shel haRav Yitzhak Louria, commentaire sur l'ouvrage de Yossef Karo

Or’hot Tsaddikim

Patora de Abba

Son enseignement franchit rapidement les frontières d'abord celles du Moyen Orient puis de l'Europe de l'Ouest par l'Italie pour enfin parvenir aux communautés d'Europe Centrale.

De nombreux ouvrage de vulgarisation de son Œuvre ont fleuri jusqu'au XVIIe siècle
 

Le mont Méron

Promenade circulaire d’une petite heure sur les hauteurs du mont Méron à la découverte des narcisses. Un petit sentier au milieu de la forêt nous permet de découvrir les vues imprenables sur la région de Sfat en Haute Galilée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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CESAREE –HERODE- ET L’EAU.

 

 

1)     PARC ELONA.

DEUTERONOME – CHAPITRE VIII – Paragraphe 7 –

Car l’Eternel, ton Dieu, te conduit dans un pays fortuné, un pays plein de cours d’eau, de sources et de torrents, qui s’épandent dans la vallée ou sur la montagne.

 

Ce parc naturel constitué de bosquets méditerranéens très beaux et très verts s’étend du moshav Amikam au sud,  jusqu’à Bat-Shlomo et à la nationale 70 au nord.
 
Il se trouve sur le terrain de la communauté rurale d’Elona, la plus petite du pays puisqu’elle ne réunit que trois villages : Giv’at Nili, Avïel et Amikam.

Avïel crée par des juifs roumains en 1949 est le plus grand, Amikan est fondée par des Chinois en 1950 et enfin Giv’at Nili en 1953 par des juifs venus de Turquie. 70 à 80 familles en tout occupent ces trois villages.

On trouve dans la région entre 150 et 200 sources qui se situent dans la vallée entre le wadi Ara et Ramot-Ménashé.

La situation géographique du parc est très importante car elle a toujours été placée au carrefour des routes entre la plaine côtière en direction de la vallée d’Izréel et le Nord du pays. Le tracé de l’ancienne route entre l’Egypte et le Liban, la Syrie et la Mésopotamie passait du Sud au Nord, route de la plaine côtière dans la réserve d’Elona d’aujourd’hui à côté du nahal Kishon  qui forme un barrage naturel.

 

Notre premier arrêt explicatif se fait  près d’un puits entouré de bosquets de framboisiers, de figues de barbarie et de caroubiers. Nous sommes à EIN TSABARINE, ancien village arabe abandonné après la guerre d’indépendance. Les Arabes avaient recouvert le puits d’une couche de béton et par une mince ouverture ils puisaient de l’eau ; ce système permettait de préserver l’eau qui était précieuse à l’époque contre ceux qui auraient pu en voler ou en abuser. Près de ce puits un abreuvoir où des vaches et moutons venaient s’abreuver. Il y avait de nombreuses sangsues et les épines des framboisiers environnants servaient à retirer les sangsues des corps des animaux. La source Ein Soubarine se trouve à 108 mètres au-dessus du niveau de la mer.
 

 
Mais l’origine de ce puits est plus ancienne car les romains l’ont construit grâce à la  découverte de la source Ein Tsabarine. Le puits a donc 2000 ans puisqu’il date de l’époque Hérodienne. Le but était de faire parvenir de l’eau à Césarée qui était un port important, la capitale et le centre du gouvernement romain du bord de mer. En se penchant sur le puits, on peut apercevoir deux ouvertures, face à face, où l’eau de source arrive, une se dirigeant vers le Nord, l’autre vers le Sud. On comprend pourquoi le puits a été creusé à ce point précis. C’est tout simplement l’embranchement des deux sources qui se jettent dans le nahal Taninim. Une échelle installée dernièrement permet de descendre dans le puits qui atteint une profondeur de 1,20 mètre environ. Lors de leur occupation dans le pays, les Britanniques avaient mis une poulie pour faire monter l’eau du puits ; de leur installation il ne reste que deux morceaux de béton qui servaient de fondations à la poulie.
 
Césarée à l’époque romaine comptait une population de 150.000 habitants environ et il était indispensable de leur fournir de l’eau potable. Cette eau de source découverte ici convenait tout à fait aux romains. De plus, la roche crayeuse environnante permettait de la creuser facilement.
 

Pourquoi faire parvenir de l’eau de source d’Amikam à Césarée ?

Tout simplement parce que l’eau locale était de l’eau salée, qu’ils étaient entourés par les marais de Kabéra, que le site se trouvait plus bas par rapport aux sources et qu’il était facile  d’y amener de l’eau. Après une enquête faite dans la région d’Elona, des ingénieurs découvrirent le nahal Séloulim et le nahal Taninim. C’est donc près d’eux, qu’ils  creusèrent le puits.
 

 
De là, les Romains commencèrent  à creuser des canaux qui se transformèrent au cours de leurs parcours soit en aqueduc, soit en canaux souterrains, puis de nouveau en aqueducs   jusqu’à Césarée. On se trouve à 200 mètres au-dessus du niveau de la mer et à 15 Km à vol d’oiseau de la ville. L’aqueduc a donc une pente douce et l’eau coule en descendant de 17 cm par kilomètre lors de son parcours vers Césarée.

 

Deuxième arrêt explicatif : MOSHAV AMIKAM.

Vidéo-son au moshav Amikan. Nous avons le privilège d’être le premier groupe à regarder le film officiel de ce site qui vient d’ouvrir ses portes. (27-05-2000)
 
Nous voyons le nahal Ada qui traverse la réserve naturelle d’Elona, une guide sur place nous parle du travail des enfants de la communauté rurale qui se sont portés volontaires et qui ont déblayé les tunnels avec les archéologues qui ont continué les fouilles.
 
Une découpe de terrain nous montre successivement d’en haut en bas : une couche de craie ancienne – craie – craie ancienne – craie – une source – craie –craie ancienne – craie – deuxième source.
 

Les romains creusaient à deux endroits, parallèlement, sur une même ligne qu’ils traçaient d’avance sur la surface de la terre. Les ouvriers creusaient chacun de leur côté et dès qu’ils atteignaient la première couche d’eau, ils se rejoignaient en creusant en vis à vis, les uns du côté gauche, les autres du côté droit. Les coins se faisaient toujours en angle droit pour faciliter le passage et donner l’air indispensable. Puis, au son des pioches et des voix, ils se guidaient et arrivaient à se trouver face à face. La profondeur des tunnels variait entre 3 et 8 mètres. Pour surveiller ces tunnels qui contenaient l’eau si précieuse, ils construisaient des villages tout autour et des gardes étaient placés en permanence à l’entrée de ces tunnels.

Présence de faucons rouge et de chouettes dans le village d’Amikam.

 

AIRE DE PIQUE NIQUE : Elle se trouve près d’Amikam à l’intérieur d’un bosquet. Elle a été crée et elle est entretenue par la mère d’un soldat (mort au Liban) en souvenir de son fils.

 

VISITE D’UN TUNNEL :   PUITS Numéro II.

On  pénètre dans le tunnel relativement large et on le longe en marchant sur un petit aqueduc où l’eau coule paisiblement. Sur les parois creusées de main d’homme des petites encoches ont été taillées par les ouvriers pour leur permettre de poser leurs lampes à huile  pour s’éclairer. Plus nous avançons, plus l’eau monte pour nous arriver jusqu’au genou. L’hiver, ces tunnels sont fermés car l’eau les envahit entièrement.
 

Cette eau qui coule est celle du nahal Taninim tout proche et au milieu du tunnel nous pouvons voir un filtre en béton composé de 9 trous qui empêchait les animaux de rentrer ou encore à toutes sortes de déchets d’y pénétrer. Nous ne pouvons voir aujourd’hui que trois des neuf trous de l’intérieur et quatre de l’extérieur, le reste étant encore sous terre.

 

Troisième arrêt explicatif: MIF’AL DES NAHALIM MENASHE.

Ce sont les établissements qui regroupent les eaux des fleuves de la région de  Ménashé. Un plan nous montre les nahalim Taninim et  Ada. Dans ce dernier se rejoignent ses deux affluents, les nahalim Mishmarot et Barko. Cet établissement à été mis en place ici, pour la récupération d’eau lors des nombreuses  inondations dans la région. C’est grâce à l’eau du nahal Taninim que tous les vergers environnants s’épanouissent. Près de ce plan, sur le pont où passe le nahal Taninim, se trouve la station de pompage du conduit national : Movil Haartzi.  Il y a dix pompes qui fonctionnent et qui entraînent l’eau vers le Carmel et  Hedera.
Les terrains sont inondés sur une surface de 110 kilomètres, donc la quantité d’eau est très importante puisqu’il y passe 12 millions de m² d’eau par an. Le canal est long de 12 Km, c’est l’un des plus longs du pays et un des seuls à recueillir les eaux des inondations.
 

Nous longeons le bas de la montagne crayeuse où les tunnels de l’époque romaine ont   été découverts. Il y en a 7 qui sont alignés les uns près des autres, contournant la montagne crayeuse, selon les plans des ingénieurs d’Hérode. L’eau de ces tunnels coule en longueur et non pas en profondeur.

Nous nous trouvons ici devant trois arrivées d’eau. La première, naturelle : le nahal Taninim ; les deux autres artificielles : La deuxième, c’est la Société des Sources du pays (Movil Haartzi) qui en 1967 à commençait des travaux de canalisations. La troisième c’est la provenance d’eau d’un tunnel de 23 Km  construit en 1982 qui part d’Amikan et grâce auxquels on a découvert le site archéologique.
 
Donc en 1967, lors des travaux, les ouvriers découvrent successivement 7 tunnels,  séparés les uns autres  par une distance de 45 mètres. Ce sont les tunnels de l’époque romaine qui se trouvent le long de la paroi crayeuse de la montagne. D’autres tunnels existent face à Avyël  et arrivent à Amikan. L’eau est tirée du nahal Snounit.

Il existe donc 5 AQUEDUCS qui se dirigent vers Césarée. Un au sud et quatre au nord, ici, à Amikan, on se trouve à la hauteur du tunnel B. C’est Adrianus, l’ingénieur d’Hérode le grand qui conduisit les travaux des aqueducs.

 

Quatrième arrêt explicatif :   EIN TSOUR.

Les fouilles archéologiques ont été entreprises par le professeur Issaar Eshel.

La grande villa ou le petit château a été construit par une riche famille du temps d’Hérode. Le propriétaire ajouta à sa maison, une piscine privée, des thermes et une salle de sports. Pour faire fonctionner le sauna, un esclave se tenait près de la pièce des fourneaux et les ventilait sans arrêt. L’eau arrivait dans les thermes par des tuyaux en céramiques que l’on peut voir en partie. Depuis l’époque d’Hérode, en 22 avant l’ère chrétienne jusqu’à nos jours cet endroit a été occupé. Les membres du moshav  mitoyen d’Ein Tsour renforcèrent les parois de la piscine moyenne avec du béton pour pouvoir en profiter.
 

 
les Turques se sont aussi installé sur ce site avant l’arrivée des pionniers.
C’est un riche arabe chrétien libanais, Oum El Alak qui construisit sa villa à Ein Tsour. Il eut tous les atouts pour y construire sa demeure : La situation géographique car il se trouve sur une hauteur, le climat clément, il y a une brise permanente  et surtout la présence d’eau.
 
Autour du bâtiment  trois piscines : Une toute petite, une moyenne de l’époque turque construite autour de l’orifice de la source, celle qui a été restaurée par les membres d’Ein tsour et la plus grande, vide, qui date de l’époque byzantine.
 

Nous parcourons le tunnel où coule la source d’Ein Tsour malheureusement obturé sur son chemin. Il y a très peu d’eau mais nous pouvons découvrir le travail des ingénieurs d’Hérode et de la terre jaune-rougeâtre qu’ils employaient pour faire de la céramique et aussi de la couleur. Le fait que le canal soit enterré, l’eau qui y coule est propre et donc bonne à la consommation.

 

Cinquième arrêt explicatif :   BEIT HANANYA.

Ainsi l’eau des fleuves (nahalim)  et des sources arrivait d’Amikam jusqu’à Césarée en passant aussi par Beit Hananya. Ici, l’aqueduc est à ciel ouvert et on peut en longer une partie.  On voit très bien encore les tessons d’argiles alignées les uns à côté des autres et qui formaient les tuyaux où l’eau s’écoulait. Sur les parois de cet aqueduc on peut voir deux pierres avec des inscriptions. A l’époque, il était courant d’incorporer des pierres  sur lesquelles les Césars inscrivaient les ouvriers qui y travaillaient et sous les ordres de qui. Ainsi, à Beit Hananya, c’est le bataillon des légionnaires d’Assyrie sous les ordres de César Adrianus qui a construit cet aqueduc. Lorsque Césarée atteint une population de plus de 100.000 habitants, ils ont été dans l’obligation de construire un deuxième canal pour fournir plus d’eau dans la ville. Il est en parallèle avec le premier mais beaucoup plus bas.
 

 
Tout près de là, sur le sommet voisin, se trouvent les vestiges du Tel Mavoah, site byzantin et romain.
 

Face à nous, du haut de l’aqueduc, nous pouvons apercevoir la plaine jusqu’à la mer. C’est ici que les pionniers ont asséché les marais de Kabera. C’est à cause de ces marais que la ville de Césarée était retirée de tout et que l’eau leur a posé beaucoup de problèmes. La ville était tout  simplement isolée entre marais et mer.

 

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Eyal
pour voir de photos de Park Alona du cote de Har Horshan : http://www.amit4u.net/blogpost/64,2190.aspx
28/03/2010 07:52:02

LA FORET DE BEIT KESHET

 

Le K.K.L. a crée 100 bassins collecteurs d’eau, conservés grâce à eux quelques 100 millions de mètres cubes  d’eau et crée des quantités d’ychouvim.
 
La  forêt de Beit Keshet existait déjà lors de la guerre de 14-18, puis elle fut entretenu pendant l’occupation turque et sous le protectorat anglais. Aujourd’hui elle contient 25.000 arbres. En 2001 un projet de K.K.L. a été d’essayer de sauver 25.0000 dounam de la forêt de Beit Keshet que les promoteurs de Nazareth essayaient d’obtenir pour construire plusieurs ensembles de villas. D’après les programmes des villages formeraient une ceinture tout autour de la forêt et plus de la moitié de la forêt disparaîtrait. Le K.K.L. a proposé à la mairie de Nazareth quelques solutions, comme, par exemple, celle de construire un tunnel pour éviter un tel désastre, mais elles ont été refusées.

 

Notre  guide de la journée nous explique que les premiers arbres plantés en Israël ont été les eucalyptus, puis le K.K.L. n’a planté que des pins ; il leur a fallu plusieurs années pour comprendre leur erreur. En effet le pin a des racines qui s’étalent dans la terre sans y pénétrer, par conséquent il prend feu trop facilement. D’autres parts, cet arbre est mal adapté au pays et ne vit que 40 ou 50 ans au maximum. Leur  nouvelle méthode est de planter plusieurs variétés d’arbres dans une même forêt.

 

SCHVIL ATRASHIM.

Nous  faisons un tioul circulaire sur le Schvil Atrashim  qui commence au début du « parking du  vieux chêne vert » arbres que l’on trouve au cours de la randonnée  après le point d’observation des chênes de galle et le nahal Abasha. Ce fleuve a une longueur de 700 mètres  et il sinue entre les rochers de Dolomites, (roche calcaire dure) et grâce à l’érosion le relief donne des formes spéciales aux rochers. On peut imaginer y voir des formes humaines ou animales.
 

Le chemin de randonnée sinue entre des rochers de Quartz et de Dolomites. La Dolomite contient du manganèse qui lui donne un aspect de dureté et une couleur grisâtre. Le composant chimique de la Dolomite la transforme sensiblement en liquide (quartz)  et la dissout ; avec le vent la Dolomite prend la forme de roche rocailleuse et pierreuse d’où le nom de  Trashim. (Ebauche, esquisse) Ce travail naturel a été fait grâce à la mer qui, à l’époque, recouvrait cette région.

Les pins ont du mal à se développer car le K.K.L. les a plantés trop près les uns des autres, leur proximité les étouffent, ils  ont attrapé des maladies et sont entrain de mourir.

 

 

 

 
Bien qu’il n’y ait pas d’oliviers dans cette forêt il faut savoir que cet arbre a toujours été protégé, aussi bien du temps des Turcs, des Anglais que de nos jours. L’olivier est un arbre symbolique puisque le pigeon de l’Arche de Noé nous en rapporte une branche et il devient ainsi, symbole de paix. On n’oubliera pas que grâce aux fruits de l’olivier on fabriquait de l’huile pour s’éclairer et pour se nourrir et surtout la plus pur était réservée au Temple. Cet arbre s’est très bien adapté au pays grâce à ses conditions climatiques  ce qui n’est pas le cas en Egypte.

 

TEL GOUVEL.

Le Tell Gouvel porte le nom de la localisation biblique Aznot Thabor que l’on retrouve dans le livre de Josué. C’était la frontière entre la tribu  d’Issashar  et la tribu de Naphtali.

JOSUE – Chapitre 19 – Paragraphe 34 –

Aux enfants de Nephtali échut le sixième lot, aux enfants de Nephtali selon leurs familles. Leur frontière allait de Hélef, du chêne de Caananîm, par Adami-Hannékeb et Yabnéel, jusqu’à Lakkoum, et aboutissait au Jourdain, en revenait à l’occident  par Aznot-Thabor……..
 

Le Tell s’étend sur 10 ares et lors des fouilles archéologiques qui ont été entreprises dans la région des tessons de céramiques de la période israélite et de la période romaine ont été dégagés.

Le nom du Tell  garde le timbre  arabe : Oum Djébil. Aux pieds du Tell, du côté sud, il y a des grottes qui ont été utilisées par des bergers de la tribu Arav-a-Tsévya. Des vestiges de tombes du peuple  de cette tribu se trouvent sur le sommet du Tell.
Un autre  petit sentier part du « Parking du chêne vert » jusqu’au sommet. Là-haut un superbe panorama s’offre sur le mont Thabor, Giv’at Amoré et les villages du Sud-Est de la basse Galilée comme Kfar Kama ou encore Sarona.
 

L’évêque Absioume de Césarée, au 4ème siècle,  signale dans son livre Onomastikone un village du nom d’Aznot dans la vallée d’Emek Izréel qui appartient au domaine de Tsiporri.

 

NAHAL AZNOT.

Le lit du fleuve rejoint le fleuve Ashaba au nord du kibboutz Beit Keshet. Dans ce dernier, lors des hivers pluvieux, une petite source  jaillit qui porte le nom d’Ein Aznot. A la sortie du nahal se trouve un parc naturel composé de chênes de galle et de jujubiers. Ces derniers sont nombreux et longent la route qui est en parallèle au fleuve et qui descend du Tell Gouvel vers le kibboutz Beit Keshet. Le jujubier est un arbre que l’on trouve dans la savane africaine. En Israël on le voit principalement dans les vallées et le long des plaines côtières.

 

LE POINT D’OBSERVATION DES CHENES DE BEIT KESHET.

Aux pieds du panorama s’étend la forêt de chênes, l’une des plus belles forêts de chênes Thabor d’Israël. Le prête et chercheur (sur la nature) anglais Henri Biaker Tristane arriva dans cette forêt en 1864. Il écrivit :
Nous roulions entre Nazareth et Tibériade… longeant la chaîne montagneuse proche de là et, en continuant aux pieds du mont Thabor….  On est rentré dans le domaine de la forêt des chênes, la première de ce genre que nous avons vu en Eretz-Israël. Voilà, nous avons vu une forêt qui porte enfin son nom car le pays  est envahi de nombreux buissons comme les amandiers  sauvages, les lentisques, les lauriers. Il y a toutefois une quantité de petites fleurs variées si sympathique comme le cyclamen sauvage !
(Voyage de Tristane au pays entre 1863-1864)
 

 
Le chêne Thabor est un arbre caduc (il tombe et se renouvelle spontanément), il pousse sur les rives Est de la méditerranée. Il est bien adapté aux conditions climatiques de notre région, c’est le rempart Nord d’Eretz-Israël. On le trouve sur différentes sortes de sol, soit crayeux (dans la forêt de Beit Keshet et sur les monts Elonin), soit sur des sols de basalte (dans le Golan) ou bien encore sur du lœss comme dans la région du Sharon. Toujours dans la forêt de Beit Keshet les chênes du Thabor forment un parc nommé Yar Parc, on y trouve aussi une quantité de plantes et d’arbres variés éparpillés qui poussent çà et là. De ce fait plusieurs petites plantes fleuries se renouvellent et apparaissent chaque année en hiver et au printemps.

 

LA MAISON FORESTIERE.

Cette maison est recouverte de pierres et a été construite en 1946 comme le raconte « la première histoire des plantations du K.K.L. » La forêt a été plantée sur les pentes et sur des monts de Nazareth.  L’organisation de la société des implantations, Mitspé Agalil, a occupé cette maison dans des conditions très difficiles lorsqu’il n’y avait pas de travail dans la ferme de Sédjéra et qu’il n’y avait plus rien à manger. Ils décidèrent alors de demander de l’aide au K.K.L. Le dirigeant des implantations Moshé Poliaïm se rendit à Jérusalem, dans les bâtiments des instituts internationaux où se trouvait Joseph Weiss, directeur  du service des terrains fonciers  et du boisement du K.K.L.
Weiss a entendu son secrétaire discuter avec l’hôte de Sédjéra qui n’avait pas de rendez-vous, il  lui permit de rentrer dans son bureau et fixa avec lui un rendez-vous sur place pour voir les possibilités de plantations dans la région. Après sa visite sur les lieux, Weiss décida de créer une forêt sur les terrains entre  le Thabor et la route qui mène de Nazareth à Tibériade.
 
La maison  a été construite juste avant le début des travaux pour servir d’entrepôt aux  outils et aux plants. Elle servit également de pièce de repos aux travailleurs qui rêvaient de construire leur propre implantation. Elle prit le nom de la Maison du Fond National. (Beit Kerem Kayemet)
 

Autour de la maison forestière le K.K.L. a ouvert un parc central de stationnement dans la forêt de Beit Keshet. De là part un chemin de randonnée  qui permet au public handicapé d’y accéder et qui amène à un point d’observation.

 

LE POINT DE VUE DE TYRAN.

Il se trouve au sommet de la côte qui monte de la vallée de Tyran après les monts de Nazareth à une hauteur de 320m au-dessus du niveau de la mer. De là on peut admirer la vallée et le mont Tyran avec, sur son sommet une tour d’observation du K.K.L. pour prévenir des incendies de forêts. Le nom de Tyran est rappelé dans le Cantique des Cantiques :
 
 Tu es belle, mon amie, comme Tirça, gracieuse comme les femmes de Tyran... La vallée de Tyran coupe une route ancienne en son milieu qui date de l’époque des Romains. Cette route partait d’Akko, traversée Tsiporri en direction du Kinneret.  On trouve encore aujourd’hui de maigres vestiges romains dans le village de Tyran.
A l’origine, la vallée de Tyran était aussi connue sous le nom de vallée de Beit Rimone.
 

Par temps clair, on peut voir le mont Hermon, les monts de  Canaan, le mont Méron, le mont Hanaton et les monts du Carmel.

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VOYAGE DANS LE VENTRE DE LA TERRE.

 

Promenade dans la région d’Hashféla-Yéhouda.

 

En roulant vers la région de la plaine nous passons devant cette énorme décharge en plein cœur du pays, à Tel Aviv [Hirya]. Tout d’abord la hauteur est dangereuse car elle se situe en direction de l’aéroport et peut causer un danger pour l'atterrissage des avions qui passent au-dessus. D’autres parts les oiseaux qui se nourrissent ici peuvent être attiré par les hélices des avions et créer des accidents. L'autre problème est celui des drogués qui en ont fait un centre de rendez-vous. Il a été question de la déplacer  tout d’abord à Houlon puis à Beit Guvrine où enfin dans le néguev. Chaque endroit a soulevé ses problèmes et un refus auprès des responsables de chaque région. Il est aussi question d'aménager un immense parc de loisirs pour les Télaviviens, mais les promotteurs ont d'autres projets et l'éxécution de ce plan reste en attente.

 

Sur la route de Jérusalem, à la hauteur de Ben Shémen, nous pouvons apercevoir parralèle à la route une petite colline recouverte de fleurs sur son flanc. A l’intérieur de cette colline passe d'énormes conduits  où se déversent les déchets de l’usine Nesher, (cimenterie) la succursale de Haïfa. Cette usine à ainsi réussi à éviter les problèmes de pollution de façon sympathique.

 

Sur la route de Beit Shemesh, on traverse la voie de chemin de fer. Près de là, avant 1948, se trouvait le village arabe d'Artouv qui a donné son nom à une opération de la Haganna . A Noham, non loin de là, existe un musée qui retrace l’histoire du mémorial se trouvant au Tsomet "Haéla". Il s’agit d’un groupe de 38 combattants de la Haganna qui ont voulu se rendre dans le Goush Etzion pour secourir les Juifs assiégés par les Arabes au moment de la guerre d’indépendance. Ils partirent de nuit, par des routes impraticables avec moyens des locomotions médiocres. Ils eurent beaucoup de mal à arriver à leur but et en route, l’un d’eux se blessa sérieusement. Deux de ses compagnons le raccompagnèrent au point de départ par la force des choses. Ce fut leur chance car les 35 soldats de cette mission  furent cernés et attaqués par les Arabes au cours de cette opération et ils tombèrent sur le champ de bataille.

 

 

 

 
Un peu plus loin sur droite de la route, se trouvent quelques bornes kilométriques. Elles ne sont qu’un faible exemple de toutes les bornes kilométriques qui existaient au temps des romains. Il y en avait quelques 550.000 placées tous les 1.500 mètres sur les routes et chacune d’elles comportaient une inscription.

 

1] Tel Goded. Chaque grotte souterraine portait le nom d’un village environnant. Celle-ci avait un puits à ses côtés et on l’appelait Beer Keshet.

On entre dans la grotte par un fente qui à la hauteur du sol et on rampe quelques minutes pour arriver dans une grande pièce où se trouve un columbarium. Il date du début de l'ère et il est rempli de nombreuses petites niches qui étaient le rendez-vous des pigeons. Le but des paysans de cette époque était de ramasser leurs matières fécales qui servaient d’engrais dans les champs. Le pigeon était aussi un moyen de correspondance, il se reproduit aussi facilement et servait également de nourriture. Les niches du columbarium étaient creusées à peu près à un mètre cinquante du sol ceci pour empêcher tous les animaux rampants de tuer les oiseaux pour les manger.
Les columbariums ont été creusés par la main de l’homme. Au sommet d’une colline, les hommes formaient une petite ouverture assez grande pour que l’humidité pénètre à l’intérieur. La première couche de pierre était dure et ensuite venait la couche de craie. L’humidité, en pénétrant, ramollissait la terre et il était ainsi facile de creuser et d’enlever cette terre. Si le trou était trop grand l’air sec pénétrait et asséchait les parois ce qui rendait le creusage trop difficile.
 
 

a) Au départ le but de creuser fut d’avoir de la terre pour la construction des bâtiments.

b) A force de creuser, des caves naturelles se sont formèes, profondes de 20 à 30 mètres et les ouvriers ont alors construits les columbariums.

c) Au moment de la grande révolte contre les Romains, les soldats de Bar Kohba se sont réfugiés dans ces grottes. Ils ont organisé un immense réseau souterrain en reliant les grottes  entres-elles et l’eau de source était emmagasinée dans de grandes citernes. Ils faisaient eux-mêmes l’huile à l’intérieur de ces grottes. Cette huile précieuse servait à s’éclairer, à se nourrir mais la plus pure était réservée pour le Temple. Le pressoir était placé à l’entrée de la grotte de manière à tromper les romains. Si jamais ces derniers découvraient une grotte et voyaient un pressoir ils pensaient que les Juifs y fabriquaient seulement de l’huile. Ils ne se doutaient pas de l’importance du réseau souterrain intèrieur.

 

De Mitzpé Massouah et de Lahish, les Asmonéens guettaient l’apparition de la nouvelle et allumaient des feux pour informer les différentes communautés juives du pays du changement de mois. Ce système a existé jusqu’au temps des croisés.

 

2) Méarot Louzit. De Mitzpé Massouah un chemin de randonnée de deux heures et demi nous conduit vers la grotte de Louzit. En route nous avons rencontré de nombreux eucalyptus plantés par les Britanniques pour essayer d'assécher les marais. Ces arbres ont été importés d’Australie. Les Anglais répandaient du pétrole tout autour des marais pour arrêter l’invasion des moustiques. Les marais étaient peut-être plus nombreux dans la région de Hedera mais la population étant plus grande dans celle de Jérusalem et la malaria atteint plus de personnes.

Aujourd’hui, on élague le bas des arbres dans les forêts pour éviter, en cas d’incendie, que le feu se propage trop vite. Seuls les caroubiers et les lentisques sont des arbres qui poussent naturellement. (Il existe une station expérimentale à Lehavim il a été planté 400 sortes d’eucalyptus différents.)

Nous pénétrons de nouveau dans une cave par un trou minuscule et nous rampons quelques bonnes minutes dans un dédale de souterrains complètement obscurs pour en ressortir blanc de craie un peu plus loin. Ce parcours nous laisse imaginer les dures épreuves qu’ont dû passer les soldats de Bar Kohba lors de la grande révolte juive contre les romains.

 

 

 

 
3) Méarot Hazan. C’est un autre exemple de caves souterraines dans un site aménagé pour les visiteurs. Il y a un mikvé, la reconstitution d’un pressoir à huile avec ses bassins, des entrepôts, un grand réservoir d’eau, un puits, une cuisine et la salle de réunion. Elles datent de 132-135, période de la révolte de Bar Kohba.

 

4) Tel Lahish. Cité fortifiée biblique où se superposent neuf établissements humains, du 3 millénaire au 3ème siècle avant l'ère chrètienne. La ville occupait une position stratégique entre l’Egypte pharaonique et Jérusalem. Elle commandait en outre une vallée qui, par la Judée intérieure, reliait les voies de passage vers l’Assyrie.

 

Josué – Chapitre X – Paragraphes 31-32 –

…De Libna, Josué et tout Israël s’avancèrent vers Lakhich, campèrent près de cette ville et l’attaquèrent. Le seigneur livra Lakhich au pouvoir d’Israël, qui s’en empara le second jour et passa toute la population au fil de l’épée, de la même façon qu’il avait traité Libna.

 

Le petit-fils de David, Roboam fortifia la ville en 928-911 avant l’ère chrétienne. La ville fut ensuite reconstruite sur une grande échelle avec l’édification d’un immense palais fortifié et d’un double mur autour de la butte elle-même. La ville fut alors la deuxième ville du royaume de Juda après Jérusalem.

Le roi Amazias, fut tué sous ses murs.

II Rois – Chapitre XIV – Paragraphe 19 –

On forma un complot contre lui à Jérusalem ; il se réfugia à Lakhich. On envoya des gens à sa poursuite dans cette ville, et ils l’y mirent à mort.

 

En 701, Lakhich fut prise par Sénnachérib qui en fit son quartier général.

II Rois - Chapitre XIX – Paragraphe 8
 
Lorsque Rabchaké revint auprès du roi d’Assyrie il le trouva aux prises avec Libna ; il avait, en effet, appris son départ de Lakhich.

 

 

 

 
En 587 avant l’ère chrétienne, Nabuchodonosor s’en empara, la forteresse fut avec Azeka, la dernière place qui lui résista.

Jérémie- Chapitre XXXIV – Paragraphe 6 et 7 –

Jérémie, le prophète, répéta à Sédécias, roi de Juda, toutes ces paroles, dans Jérusalem ; tandis que l’armée du roi de Babylone assiégeait Jérusalem et toutes les villes de Juda qui résistaient encore –Lakhich et Azéka, les seules places fortes de Juda qui fussent encore debout.

 

Après l’exil (586-538 avant l’ère chrétienne) la ville fut réoccupée par les Juifs. Habitée pendant la période hellénistique, le site fut brusquement abandonné au 2ème siècle avant l’ère chrétienne

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Les villages druzes d’Israël sont dispersés entre La Galilée et le Golan, beaucoup de Druzes parlent l'hébreu ce qui facilite le dialogue.

 

On trouve des chambres d'hôtes dans la majorité des villages druzes, on y est très bien accueilli car cette population a le sens de l'hospitalité et du respect de l'autre. Certains villages comme Dalyat El Carmel ou Osséfya sont réputés par leur rue commerçante où foisonnent toutes sortent d'articles locaux.

 

Les villages druzes d’Israël sont : Kfar Abu Sinan, Beit Jann, Julis, Hurfeish, Yanuh-Jatt, Yirka, Kisra-Sumei, Sajur, Ein al-Asad, Peq'in, Rame, Shefar'am, Mughar, Dalyat el-Karmel-Isifya, Il existe quatre villages druzes dans la région de Ramat-Agolan. Massadé où se trouve l’école primaire et secondaire, Bugatta, Madjel-Shams, le plus grand avec ses 5000 habitants et Ein Kouniya.

Les druzes sont au nombre de 18.000 dans le Golan.

 

Les religieux ohkal sont des personnes modestes qui s’habillent en noir et blanc, ils se rasent les cheveux et portent un couvre-tête blanc et les non religieux nommés Jorkal. Leur religion est secrète, on a le droit d’y pénétrer mais non celui d’en sortir.
 
 
 
Ein Kounïa dans le Golan

Village druze ou nous sommes reçus par l’un des villageois qui nous fait une conférence sur son peuple et ses coutumes.    « ירוח בםיגנון דרווי »

La base de leur vie se tient à trois principes fondamentaux : La religion, l’honneur et la terre. Ils vivent principalement d’agriculture, surtout de la production des vergers.

 

La cuisine.

Les achats se font une fois l’an après la vente des fruits et des produits agricoles du village. Toute la cuisine est traditionnelle et ils préparent tout à la maison pour l’année à venir. Des vignes, ils font le jus de raisin, les femmes roulent le bourgoule plat traditionnel druze qui est une sorte de semoule qu’elles mettent dans de grands bidons sur leurs terrasses pour qu’elle sèche au soleil ; Le lébéné et l’huile sont également préparés artisanalement. Chaque maîtresse de maison pétrit et cuit ses pitots, chaque pita met I/2 minute à cuire. Les Druzes ont le sens de l’hospitalité très développé et celui qui rentre reçoit le gîte et le couvert.

 

Le deuil.

Le Druze croit en la réincarnation, donc le corps est matériel et on enterre les morts dans une grande pièce où se trouvent une trentaine de niches grillagées. Le jugement se fait sur toutes les âmes, bonnes ou mauvaises puisqu’elles reviennent sur terre.

Plus tard les squelettes seront ressortis des tombes et se retrouveront tous ensembles dans un même bâtiment en forme de mausolée. Il arrive que des enfants naissent et après quelques années, lors d’une visite chez des personnes étrangères sentent qu’ils sont chez eux. Les Druzes ne font rien pour empêcher ces enfants d’essayer de retrouver leur monde antérieur et il s’avère souvent qu’ils soient adoptés par leur nouvelle (ou ancienne) famille. Dans ce cas l’enfant se partage entre ses deux familles.
 
 

                            


Giv'at Atsaakot. « Le mont des cris »

Les Druzes vivent aussi bien en Israël qu’en Syrie. Avec les frontières actuelles des deux pays les familles druzes se sont trouvées séparées avec impossibilité de se rendre visites. Il arrive souvent que des parents ou autres membres proches d’une même famille n’arrivent plus à se voir. Aussi, il existe un sommet nommé « Giv’at Atsaakot » qui se trouve non loin de Ein Kouniya où les Druzes se rendent régulièrement. Là, ils aperçoivent au loin, leurs compatriotes et peuvent converser un peu avec eux. La distance doit atteindre 300 mètres environ à vol d’oiseau (100 mètres, côté syrien, 200 mètres côté israélien) et les Druzes font parvenir ainsi leurs messages à leurs proches.


Le mariage.

Il arrive même que des jeunes gens tombent amoureux d’un sommet à l’autre et finissent par se marier ; dans ce cas, un des deux conjoints doit venir vivre dans l'un des deux pays et abandonner tout le reste de sa famille définitivement. Pour un mariage, il n’y a pas d’invitation, tout le village y vient et participe à la fête. Il est de coutume de jeter du riz, des fleurs et des pâtes aux jeunes mariés. Le jeune homme doit apporter en dot la maison et la jeune fille le trousseau.

 

Le drapeau. Il a cinq couleurs qui représentent des symboles. On retrouve ses couleurs à l’intérieur des appartements. Chaque couleur appartient à un des cinq prophètes druzes. Le principal est Jétro, le beau-père de Moïse.

 

Beit Jan en haute Galilée

En Syrie, les Druzes ont eu pour "guide" Baha’ al-din al-Muktana, qui a posé les bases de l’orthodoxie druze, contenue dans ses Lettres de la Sagesse (Rasa’il al-hikma). Mais après Muktana, tout prosélytisme a cessé, les Druzes n’ont plus accepté aucune conversion et sont devenus une communauté fermée, à la doctrine secrète, interdisant les mariages avec des membres d’autres communautés. Les Druzes ont alors formé un peuple homogène, placé sous l’autorité d’une aristocratie dirigeante. Certaines théories occidentales du XIXe siècle, attribuant aux Druzes une origine iranienne ou franque, sont dénuées de tout fondement

Panorama de Beit Jan

Il faut monter en voiture jusqu'au sommet de la montagne qui nous offre une vue impressionnante sur la Galilée. Près de là se trouve la tombe d'un jeune druze tombé pour le pays avec une aire de repos que ses parents ont aménagé pour garder sa mémoire.



                    

Le village de Hurfeish en haute Galilée

Le Calif Yossef Nisradin est l’un des chefs honorables de la religion druze. Ce chef a œuvré toute sa vie pour le resserrement des liens entre les Druzes et les Juifs avant et après la création de l’état. En souvenir de son travail et de sa conduite son fils a décidé d’ouvrir un musée en son nom dans le cadre de sa propre demeure.

Il n'y a pas de jour de jeun obligatoire, seulement lorsque la personne le ressent. Avant de dormir notre Cheikh pense à trois choses : Ce qu'il a bien fait il doit le continuer, ce qu'il a mal fait il doit le retirer et ce qu'il n'a pas fait il doit le faire. Sage pensée philosophique.

Grâce à notre guide Igal Granot le cheikh Kasem Bader nous reçoit dans une salle de réception druze dans l'enceinte du tombeau du prophète Sabalan au sommet du mont Zabulon.

Contrairement à tous les villages druzes qui se trouvent sur des hauteurs le village se trouve dans la vallée. Les Druzes étaient toujours en hauteur pour voir venir leurs ennemis et pouvoir se protéger et se défendre. Dans le cas du village de Hurfeish c'est différent car ils se sont installés sur l'ancien village arabe au creux de la vallée. Au moment de la guerre d'indépendance la population musulmane de ce village a préférée abandonner les lieux plutôt que de vivre sous gouvernement israélien.


Les Druzes vivaient entre eux en Galilée mais avec l'ouverture des routes israéliennes le trafic s'est facilité et avec lui certains problèmes se sont développés. Les Israéliens ont commencé à visiter les villes druzes, se sont intéressés à leurs coutumes et à leurs traditions et le côté touristique s'est développé très vite. Seulement au niveau de la religion druze cela leur pose des problèmes car ils ne peuvent ni ne veulent s'assimiler et ils ne veulent faire rentrer aucun membre étranger au sein de leur communauté religieuse.

Les Druzes de Galilée sont considérés par les autres Druzes comme "Ashkénaze" nous dit notre guide car d'après eux ils ont subi l'influence de ces derniers à tous les niveaux. Ils sont moins religieux et plus assimilés.

Le village de Hurfeish se trouve en haute Galilée entre le fleuve Naria et le fleuve Moran face au mont Méron et au mont Adir où se trouve une forteresse de la période israélite.

Leur pèlerinage à lieu le 10 septembre à la tombe de Sabalan, prophète druze ou Zabulon de notre bible. Nebi Sabalan est l’un des cinq principaux prophètes de la foi druze. Le grand sanctuaire est élevé autour d’une grotte où, dit-on, le prophète s’est caché pour échapper à ses persécuteurs.

Le corps du prophète n'est pas ici, tout comme les autres tombes des prophètes ou de nos rabbins ce sont les hommes qui de bouche à oreilles ont transmis les noms de ces sages sur les tombes de la région.

 

                   

Le prophète Nébi Sabalan aurait vécu dans cette grotte car il se cachait des islamistes qui le poursuivaient et il y aurait écrit son Livre. Ce fait est réel mais avec le temps ils en ont fait un lieu de culte, les pèlerins sont arrivés ici pour prier et se recueillir et petit à petit les Druzes ont construit un bâtiment immense avec quatre pièces, chacune avec son dôme extérieur ; ils y ont mis des photos et des textes sacrés et au fil du temps ce lieu s'est transformé en lieu où se trouve le tombeau du prophète. Il en est de même sur le tombeau du prophète Bhaa Alden à Beit Jan.

 

Les cornes de Hittim près du lac de Tibériade

Tombe de Jétro – Nabi Shueb

Jétro : Couleur du drapeau : VERT : couleur de la verdure et de la nature.                          

Enterré aux Cornes de Hittim (Vallée d’Izréel)

C’est sur la tombe de Jéthro, beau-père de Moïse, que les Druzes considèrent comme leur prophète qu’ils se rendent tous les printemps, le 25 avril.

Les Druzes ont toujours été une minorité persécutée au Moyen-Orient depuis leur rupture avec le courant principal de l’Islam au 11ème siècle et leur reconnaissance de la divinité du calife égyptien El-Hakim Abou El Mansour. C’est pourquoi ils ont tendance à vivre dans des régions montagneuses inaccessibles d’où ils peuvent se défendre contre les attaques de leurs ennemis. La plupart des Druzes vivent dans la montagne du Liban, dans le Djebel en Syrie et, pour 70.000 d’entre eux, dans les collines de Galilée ou sur les hauteurs du Carmel en Israël. On trouve des traces de communautés druzes en Galilée dès le début du 13ème siècle, mais la première colonie du mont Carmel fut établie en 1590, lorsque les Druzes syriens durent fuir leur patrie, près une révolution avortée contre le Sultan de Turquie.

Il y a quelques 600.000 Druzes en Syrie, 500.000 au Liban et à peu près 110.000 en Israël

 

Pki'in en haute Galilée

Le village druze de Pki'in, est peuplé de musulmans, de chrétiens, de druzes et de Juifs. Aujourd'hui, il ne reste qu'une seule famille juive, issue d'une longue dynastie, arrivée dans le village à l'époque du second Temple, il y a près de 2000 ans. Au centre du village, se dresse la synagogue dont la construction remonte à l’an 1873 et qui renferme dans ses murs deux pierres dont la tradition locale raconte qu'elles ont été prises au Temple après sa destruction. Le cœur de Pki'in est constitué de belles ruelles étroites pavées de pierres qui mènent à la source du village autour de laquelle s'organisait la vie comme autrefois.

Sur place se dresse aussi une église grecque orthodoxe, la deuxième au monde en importance, qui fut construite en 1894 sur les ruines d'une église plus ancienne. Elle est ouverte les dimanches et jours de fêtes chrétiennes. Peki'in propose aux visiteurs un hébergement en chambres d'hôtes, divers restaurants caractéristiques, des magasins multicolores, une usine de fabrication de savons à l'huile d'olive et surtout des gens chaleureux qui seront heureux de vous faire partager des histoires vraies.

 
                                                               
                

Dalyat El Carmel dans le Carmel

Situé au sud de Haïfa, le plus grand marché d’artisanat druze à Dalyat El Carmel est un pôle d’attraction important pour les touristes et les Israéliens. Avec Osséfya le village druze mitoyen, ils se trouvent dans la réserve du Carmel.

               
Le muse de Dalyat El Carmel

Située dans la rue principale, le petit-fils d'un marchand de falafel qui débite ses pitots toutes chaudes nous sert de guide. Il nous entraîne derrière son stand de pitots dans une pièce qui sert de musée au village druze. Il nous commente tous les objets, photos et documents qui se trouvent à l’intérieur de cette pièce- musée. Il nous apprend que les Druzes n’ont pas le droit de nous dévoiler les secrets de leur religion mais nous dit seulement qu’ils ne sont pas musulmans qu’ils ne fument pas, qu’ils ne boivent pas d’alcool, ne mange pas de cochon et qu’ils sont monogames.

Ils atteignent la majorité religieuse à quinze ans. Là, ils sont dans l’obligation de choisir, soit d’être initiés à la religion et rentrer dans son secret, soit de respecter les coutumes et traditions que leurs parents leur ont transmises.

Ils prient deux fois par semaine; le jeudi et le dimanche de 17 heures à 20 heures. Ils n'ont pas de temple. Leur lieu de culte est une simple maison avec la photo de leurs Sages. Pas d’idolâtres ni en sculptures, ni en peintures. Ils ont une tenue obligatoire pour prier.

Pour les hommes :       Un caftan violet avec une chéchia blanche.

Pour les femmes :        Une robe longue de couleur violette avec un voile beige sur la tête.

L’hospitalité est très importante pour ce peuple. Ils nous reçoivent en nous offrant du café. Ce café est préparé devant nous, le chef moue des grains de café dans un pilon en bois, en suivant une certaine cadence pour rompre la monotonie. Il en ressort des airs de musique différents.

Beit Yad Lévanim : C'est le mémorial des soldats Druzes tombés pour le pays.

Laurence Oliphant précurseur du sionisme a résidé à Dalyat El Carmel de 1882 à 1887.  Sa première femme y morte. Le sujet britannique est l’instigateur de la voie de chemin de fer de Haïfa à Damas.

 

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187-Netanya

Nahal Poleg : Un fleuve, des fleurs, une belle promenade à faire avec les enfants au Sud de Netanya

L'itinéraire commence à partir du pont Wingate et finit au parking du park Yakoum (possibilité de revenir par le pont Wingate) Le parcours n'est pas très difficile même s'il comporte de petites montées et descentes.

 

Première partie :

C’est en 1971 que le Nahal (fleuve) Poleg et son environnement ont été enregistrés comme réserve naturelle. De ce premier pont d’observation, à une hauteur de 505 mètres, donnant le dos à Wingate, nous voyons le parcours du nahal Poleg qui s’est transformé en canal de drainage et qui forme la frontière entre Netanya et la réserve naturelle. C’est un jeune nahal qui sinuait entre la chaîne de grès et les dunes de sables qui s’étend d’Ashkelon à Olga en passant par Wingate qui est le sommet le plus haut. A l’origine, le nahal (fleuve) contournait le Tel Poleg qui s’étendait sur 150 ares

Dans cette réserve, grâce au Bio-top ou végétation naturelle nous trouvons les premiers genêts en fleurs, des arbustes du climat méditerranéen et toutes sortes de fleurs des champs. (Le Bio-top défini les conditions climatiques du pays et de la région. Exemples, dans le cas du pays, la catégorie de la terre, le pourcentage d’humidité, la classification de l’eau, etc… toutes ces conditions spéciales pour la flore et la faune de cet environnement) Une grande forêt de chênes de Galle  et chênes verts existait du temps des Ottomans à cet emplacement, elle a complètement disparue.

Des enquêtes ont été faites auprès des spécialistes en botanique de l’Université de Bar Ilan dans la réserve. Ils séparent quelques parties des allées à l’aide de barrières en fil de fer pour que les promeneurs n’y pénètrent pas. Ils veulent vérifier la différence de végétation entre les allées des promeneurs et celles qui restent vierges. Trois Tell se succèdent sur une distance de quelques kilomètres. Le premier, entre le centre sportif et le nahal  tout près de nous a été fouillé et des tombes datant de l’époque cananéenne y ont été découvertes.

 

Deuxième partie : Yacoum

Non loin de l’entrée du parc se trouve une grotte taillée dans la roche qui a été utilisée par les pionniers d’Oudim comme étable. Elle se trouve dans les anciennes carrières de grès qu’utilisaient les Cananéens. On y a découvert des chambres d’esclaves et divers outils de l’époque, plus tard ce fut le refuge des porcs-épics.

Le deuxième Tell se trouve dans la réserve de Yakoum, près du nahal Poleg. C’est à partir du 19ème siècle avant l’ère chrétienne que la chaîne montagneuse de grès a été taillée pour permettre aux eaux polluées des marais de s’évacuer vers la mer. Les Cananéens s’installèrent sur le dos de cette montagne. Les vestiges de cette ville ont disparus avec l’ouverture de la brèche faite dans la montagne et qui a laissé un énorme trou béant du coté Sud. Selon des sources archéologiques, cette implantation surveillait l’ancienne route qui traversait la côte du Sharon. Plus tard, les Romains et les Byzantins ouvrirent de nouveau la brèche qui s’était bouchée naturellement par les érosions successives pour évacuer les eaux qui stagnaient. Puis ce fut la période des Mamelouks et des croisés. Ces derniers donnèrent à la brèche le nom de  nahal Asala Amevoutar (le fleuve du rocher percé) et les Arabes l’appelèrent Falik c’est à dire : percée. De là les Israéliens prirent le nom du nahal et le transformèrent en Poleg qui signifie en hébreu partagé ou divisé. Une grande implantation s’installa sur le moshav d’Oudim d’aujourd’hui car c’était le seul endroit accessible au Tel qui était entouré de marais. La forteresse s’étalait sur 150 ares mais il n’en reste que les vestiges d’une grande tour de garde sur un énorme rocher au Sud Ouest, le reste a été creusé pour les évacuations des eaux polluées. La forteresse cananéenne allait jusqu’à l’entrée principale qui se trouvait à la hauteur de l’entrée de la réserve d’aujourd’hui. Les Israélites s’installèrent ensuite sur les vestiges des Cananéens et restaurèrent la forteresse, quelques dizaines d’années plus tard les Perses installèrent à leur tour  une implantation encore plus petite. De toutes les civilisations qui ont vécu sur ce Tell, aucune n’a été très importante car ce passage n’était pas vital, il ne se trouvait ni sur une voie principale, ni a un carrefour de routes et ne conduisait pas à la mer. La présence humaine a été discontinue et, selon les vestiges de céramiques trouvés lors des fouilles, les Romains et Byzantins ont été les derniers à occuper le Tell. Les Turcs avaient construit un grand bassin Bricat Ramadan qui permettait l’arrosage des champs agricoles et la baignade.

Durant plusieurs centaines d’années la brèche se referma de nouveau naturellement et l’eau du nahal Poleg qui se dirigeait vers la mer fut contenue derrière la montagne et forma de nouveau des marais. Dès 1935, des pionniers commencèrent à nettoyer les lieux et à l’entretenir. Le nahal Poleg a plusieurs affluents comme les nahalim Bazra, Peretz, Dror, Harout, dont la source d’écoulement   provient exclusivement des eaux de drainage et des canaux de drainage des alentours. Lors de la première Alya, les pionniers ouvrirent de nouveau la brèche que nous voyons aujourd’hui.

Les fouilles du troisième Tell de la réserve de Yakoum ont permit de découvrir une forteresse mais les chercheurs sont septiques quant aux populations qui ont occupé ces sites.                                           

                                                                         

Fleurs du Nahal Po
leg

פרסיון : Prasium : Famille des labié ou labiacées. Fleur blanche grimpante au bout d’une longue tige avec un feuillage vert

אירוס : Iris Argamane

שום : fleur d’ail de couleur rose foncé-rouge, la fleur d’ail israélite appelée shoum Erdel ne pousse qu’au pays et elle n’est pas comestible.

צבעוני   : Tulipes rouges au cœur noir

תרמוס : Lupin

נורית : Renoncule d’Asie

אלקנה : Famille de la bourrache. Petites fleurs violettes qui s’étalent sur la terre.

מרווה : Sauge

 

La mare d'hiver et la réserve d'Iris noirs à Netanya

On y arrive par la nationale 2 (Kvich Ahof) à la hauteur du Netania, on prend l'échangeur Poleg (à côté d'Ikéa) Au feu rouge de l'échangeur on tourne à gauche et on roule sur la route principale. On passe sous un pont en métal vert et on continue vers le parking de "La mare d'hiver" qui est sur la droite.

Là, deux possibilités la première est de se garer (et il est très agréable de se promener aussi dans ce grand parc de la mare d'hiver) de traverser la route pour pénétrer dans la réserve des Iris. La deuxième possibilité est de rouler un peu plus loin, faire une demi tour et se garer à l'entrée de la réserve des Iris.

 

La Mare d'Hiver

L’étang d'Hiver est situé au sud Est de Netanya, séparé de la mer par la falaise. L’étang se remplit à la saison des pluies. La taille et la durée de vie de l’étang dépendent directement de la quantité des pluies tombées pendant l’année. Au printemps le lieu est le pont de rencontre des promeneurs et de leurs enfants, des peintres et des photographes : Crabes, Hérons, corbeaux et perruches s’y activent sur une toile de fond d’eucalyptus plantés au 19ème siècle.

 

La réserve d'iris noirs

Un chemin de randonnée bien tracé a été tracé pour les promeneurs et il est strictement interdit d'y sortir.

La réserve naturelle dans des dunes de sables a une végétation abondante en février-mars-   La mairie de Netanya entretien précieusement cette réserve naturelle de dunes de sables où fleurissent les iris argamane (Il s'agit d'un iris sauvages. Certains l'appellent noir, mais il est vraiment plus d'une couleur brune ou violet foncé. Il pousse dans trois zones d'Israël - deux sont le long du rivage de la mer et une dans le désert, une toute petite réserve.) Ils font leur apparition chaque année fin février début mars selon la quantité de pluies qui tombe. A part les iris noirs la végétation de la réserve abonde en cette saison et les enfants peuvent s'amuser à descendre ou à monter sur les dunes de sable qui mènent jusqu'à la mer.

 

188-La réserve Ilanot est un centre d’arboriculture qui a été ouvert et qui est entretenu par le K.K.L il permet à des drogués en voie de guérison de se réinsérer dans la vie.

 

Située sur la nationale 4 entre le carrefour Dror et le carrefour Kadima, cette réserve est facile d'accès. Les grands comme les petits s'intéressont à cette réserve naturelle, visite guidée ou individuelle, il est agréable de s'y balader sous un beau soleil.

 

Un circuit d’un kilomètre et demi a été tracé le long de la réserve pour les promeneurs. Devant les racines brûlées d’un eucalyptus que nous voyons notre guide nous raconte qu’était tellement gros que six personnes se tenant la main avaient du mal à l’entourer, il était si beau qu’il ressemblait à une sculpture, on suppose que des vandales l'ont brûlé. Les eucalyptus qui ont été coupés par les Turcs et les Israéliens ont encore leurs racines et de celles-ci des pousses repartent continuellement en se consolidant mais chaque fois que l’arbre a repoussé, il a été de nouveau coupé ce qui fait qu’à ce jour le résultat est plutôt pitoyable, l’arbre se désagrège. Si nous avons 50 sortent d’eucalyptus en Israël, il faut savoir qu’il y en a plusieurs centaines différentes à l’étranger, principalement en Australie et en Nouvelle Zélande.

Son nom vient du latin eucalyta qui signifie couvre-chef car la fleur à un chapeau naturel.

Le gouet ou Arum est appelé en hébreu la canne d’Aharon  car la fleur qui se tient au bout d’une longue tige est recourbée comme l’est une canne. Les insectes rentrent à l’intérieur de la fleur pour se protéger du froid car quand la température atteint 10° degrés à l’extérieur, il fait 18° degrés à l’intérieur de la fleur.

Les chênes du Thabor plantés dans ce parc sont pour l’instant de petites poussent protéger par des tubes en plastiques qui se désagrègent tout seul lorsque que l’arbre a assez de force pour survivre. Les générations futures pourront ainsi se promener dans une forêt de chênes Thabor.

L’ail ne pousse que sur du lœss, celui qui se trouve dans cette réserve est appelé ail Tel avivi et il fleurit au début du printemps, l’oignon enterré sert de condiment en cuisine.

Dans le centre d’arboriculture nous découvrons plusieurs sortes d’eucalyptus comme le kazorina, arbre importé de nouvelle Zélande et qui a un duvet noir qui court le long de son tronc ou l’eucalyptus erythrocorys avec des fruits en forme de coque.

 
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Fleurs du parc Ilanot
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ניזמית : Lamier Genre de labiées communes dans les champ, improprement appelés orties (Le thym-la sauge) toute petite fleur violette en forme de cloche.

ירוס L’iris pourpre est l’une des mille variétés d’iris qui existent au monde,

לבנדר : Lavande. Fleur qui pousse sur le lœss (Hamra)

אספרגוס : Asperges

םחלב : Jacinthes

אירוס : Iris Argamane - iris jaune

תרמוס : Lupin

סביון : Marguerite jaune

צבעוני   : Tulipes rouges au cœur noir

לופית Gouet. nom vulgaire de l'arum

  : papilionacéeקידה שעירה

Plante épineuse, de couleur jaune qui ressemble au genet, elle pousse sur une terre argileuse, on la voit le long des routes et dans certaines réserves naturelles.

אלקנה : Famille de la bourrache. Petites fleurs violettes qui s’étalent sur la terre.

מרסיה יפהפיה : crucifères. Petites fleurs mauves qui s’étalent sur la terre sableuse, elles ont le cœur jaune avec quatre sépales et quatre pétales disposés en croix.

שום :   couleur fleur d’ail de couleur rose fo - rougeé

שפתן : Labié ou labiacées. Famille de la jacinthe, longue sur tige de couleur marron.

עירית : Famille des rosiers, sur une longue tige les petites fleurs blanches se dispersent de tous les cotés.

 

189--Le parc Asharon : Des visites guidées en hébreu sont organisées gratuitement par "la société de protection de la nature" de Hedera chaque samedi matin à 11 heures (Ahévra Lé Aganah Atéva) en février et mars, la saison des fleurs.

Sur la nationale 4 au carrefour Hedera se trouve une grande forêt d'eucalyptus plantée aux moment de la première Alya (1882) pour assécher les marais, aujourd'hui ce parc est une réserve écologique

On se trouve, dans la partie la plus basse du parc de Hedera. La création d'un petit lac est due aux eaux de pluies qui descendent des collines de Galilée et du Carmel et qui sont arrêtées par les dunes de sable qui sont dans ce parc. Nous pouvons alors comprendre comment se sont formés les marais qui envahissaient la région à la fin du 19ème siècle ; D’ailleurs ce plan d’eau n’est autre qu’un ancien marais. Il a fallu attendre les dons d’Edmond de Rothschild dès les années 1882 pour creuser des canaux afin que l’eau s’écoule vers la Méditerranée. Pendant leur mandat, les Anglais, eux aussi, ont construit des canaux pour essayer de supprimer les marais et la malaria car les anophèles y foisonnaient.

Chaque espèce vivante (flore et faune) a une loi pour sa survie qui compote trois principes fondamentaux : Se cacher pour se protéger, (ne pas se mélanger) se nourrir, se défendre.                                 

Le sable qui se trouve dans ce parc vient d’Ethiopie. Il n’a pas été importé comme on le pense, mais il a été transporté par le Nil qui l’a déchargé au niveau du Delta dans la Méditerranée. Le courant des vagues a jeté les milliers de grains de sable sur la côte et il n’a plus eu qu’à sécher au soleil. Aujourd’hui, dans le parc Asharon les dunes de sables sont éthiopiennes ! Cette action date bien sure depuis des millions d’années mais avec la construction du canal de Suez le phénomène se ralentit ou n’existe presque plus. On manque de sable en Israël c'est la raison pour laquelle les rares dunes de sables qui restent sont protégées par les organisations écologiques.

 

Dans ce même parc Asharon on trouve du Rotem (du genêt), du Pétel (des framboises) , des Kané-Midbar (des joncs ou des roseaux), des rakafot (des cyclamens sauvages), des Alonim Hathabor ou mastik ou matsouï, (des chênes de galle, des chênes mastik, des chênes verts), des Harouvim (des caroubiers), des sirpadim (des orties), des calanyot (des anémones), des atadim (des ronces ou aubépines), des hatzavim (des lys), des lashon haparc (des minuscules fleurs bleues), ect…

 
 
       

La réserve est divisée en deux parties bien distinctes : La première est "verte" avec sa forêt d’eucalyptus, un étang entouré de verdure du nom de Birkat Yar, des roseaux qui envahissent la réserve et qui forment une petite jungle où nous passons grâce à un petit chemin avec difficulté et d’un autre côté les dunes de sables qui font la joie des petits et des grands.

Les apiculteurs ont posés plusieurs ruches près des eucalyptus car c’est d’après eux le meilleur miel qu’elles fournissent grâce ces arbres qui fleurissent presque toute l’année.

Dans cette réserve, en 1908, se trouvait la ferme Ata-עטה  fondée par l’organisation des planteurs de Hedera et qui ont investi  personnellement de leurs deniers contrairement la ferme voisine Hefsti-Ba dont les terres ont été acheté par Henkin au nom du K.K.L. Les pionniers avaient installés une pompe qui fonctionnait au charbon pour pomper l’eau des marais avoisinants qui se déversait dans un bassin et grâce à des tuyaux l’eau était répartie dans les vergers qui s’étendaient au-delà de la nationale 4 d’aujourd’hui.

En 1921, les Shomrim (Surveillants) érigèrent une tour de garde de quatre étage (en mauvais étataujourd'hui) qui se trouve prés de l’ancienne station de pompage et comme les eucalyptus étaient jeunes à l’époque ils avaient une vue imprenable sur les environs.

En février les genêts blancs (rotem) fleurissent et des petits iris jaunes et blancs apparaissent appelés ici iris eretz israéli car il n’existe qu’en Israël.

Le mot rotem vient de la racine atteler un cheval et comme cette plante couvre les dunes de sables elle en a prit le dérivé.

 

190-Kfar Giladi-

Dès les premières pluies d'octobre-novembre, le pays est recouvert d'un tapis vert persistant jusqu'au retour de la saison sèche. Des cyclamens blancs et roses, des anémones rouges, blanches ou pourpres fleurissent de décembre à mars, tandis que le lupin bleu et le souci jaune apparaissent un peu plus tard. De nombreuses plantes locales, telles le crocus et la scille (jacinthe sauvage) accumulent des provisions dans leurs bulbes et tubercules et fleurissent à la fin de l'été.

 

Tel Avel – Beit Ma'aka : Les iris de Nazareth foisonnent en ce mois de mars dans cette réserve, seuls ou en groupe, ils fleurissent de toute leur splendeur.

 

Sur la nationale 90, à la hauteur de Kfar Giladi, l’autobus emprunte une petite route sur la droite qui mène à la réserve Tanour et à la frontière libanaise, là se trouve le passage Agal. Cette route n’est empruntée que par l’armée aujourd’hui parce qu’elle est mitoyenne à la frontière et que les promeneurs arrivent à la réserve Tanour par la nationale 90. Une position de l’armée israélienne est installée ici sous le nom de Nitsag 457. Nous sommes sur la chaîne montagneuse Ramamiss où l’O.N.U tenait une position.

 

La réserve du nahal Misgav se trouve juste avant d’arriver à la carrière de Kfar Giladi.

Notre randonnée d’une demi-heure aura lieu près du nahal (fleuve) Shomer qui se trouve au sein de la réserve. De la route un tout petit sentier nous mène vers le sommet de la réserve qui longe le nahal Shomer et qui est envahie d’une quantité impressionnante de tulipes. Dans cette réserve le K.K.L n’a pas réussi à planter d’arbres ni de bosquets car la terre où plutôt la roche ne le permet pas. Tout comme dans la réserve d’Arbel ou celle du Gilboa la roche manque du minéral qui absorbe l’eau qui pourrait permettre aux arbres de pousser. Le seul endroit du Gilboa où les arbres ont poussé a demandé un travail important aux forestiers qui ont dû arroser les arbres régulièrement pendant trois ou quatre mois pour obtenir des résultats. Sur les monts Lapidim et Barkan on trouve aussi des tulipes puisque le sol est le même. La tulipe pousse sans terre, elle trouve ses racines dans la roche.

D’après notre guide la tulipe hollandaise est d’origine israélienne ! Il est connu que les oignons de tulipes ont été rapportés de Turquie, hors les Ottomans qui ont occupé la terre d’Israël jusqu’en 1918 étaient Turcs et les voyageurs qui vinrent au pays prirent des oignons sur nos terres et les rapportèrent dans leur pays. Les enfants de la région encadrés par des moniteurs lors de notre excursion étaient aux pieds de la réserve et nous offraient gracieusement du thé aux plantes qu’ils faisaient eux-mêmes à tous les promeneurs.

 

La randonée sur une partie du "Shcvil Israël"

Le Shcvil Israël est un chemin de randonnée qui part de Dan pour arriver à Eilat, il fait de nombreux détours car si la distance de Metulla à Eilat est d'environ 470 Kilomètres, le "Schvil Israël en fait 940.

Trois heures marches sur le chemin de randonnée d’Eretz Israël dans la forêt d’Iftah qui se trouve sur la chaîne montagneuse Nephtali appelée aussi Ramin. La promenade longe en grande partie la vallée de Houla avec dans le fond le Golan et offre un panorama exceptionnel. Le chemin est jonchée de mille et une fleurs et les arbres commencent à bourgeonner.

La montée est un peu difficile, sans marque distinctif de randonnée, au milieu d’une végétation qui arrive à la hauteur des têtes des randonneurs.

Cette forêt est considérée comme la plus belle du pays car ici poussent toutes sortes d’arbres comme : le chêne, le chêne de galle, le chêne vert, le chêne kermès, le térébinthe, le lentisque, l’amandier, le poirier syrien sans parler de la multitude de fleurs qui poussent en cette belle journée de printemps.

 
        
 
 

191-Carrefour Asargel – l'héliport de Megiddo : des anénomes, encore des anémones, toujours des anémones, que des anémones…

Sur la nationale 65 entre le carrefour Megiddo et Afula se trouve le carrefour "Asargel" là foisonnent les anémones à la fin de l'hiver (février-mars) Au feu rouge tourner à gauche vers l'héliport de Mégiddo, sur la droite se trouve une réserve d'anémones multicolores. Un petit chemin circulaire est tracé pour que les promeneurs n'empiètent pas sur les fleurs. Protégeons notre pays !

La légende pour reconnaître le coquelicot-פרד - de l’anémone כלנית et de la renoncule d’Asie נורית, 

Un roi d'une contrée lointaine voulait marier le prince et décida de donner un grand bal costumé pour choisir sa future femme. Tout le peuple fut impressionné mais seules trois sœurs, la renoncule d'Asie, l'anémone et le coquelicot prirent la chose facilement. Le même jour chacune d'entre elles alla s'acheter une robe toute seule et lorsqu'elles rentrèrent elles s'aperçurent qu'elles avaient toutes les trois achetées une robe rouge! Que faire? Elles trouvèrent enfin une solution pour que le prince les distingue : La première (l'anémone) mit une écharpe blanche autour du cou. La deuxième (la renoncule d'Asie) ajouta des paillettes brillantes et la troisième (le coquelicot) mit des boucles d'oreilles noires.

Les trois sœurs arrivèrent le soir du bal elles furent remarquées de loin par le prince tout de suite. Le prince ne put s'empêcher de tomber amoureux des trois sœurs mais ne sut qui choisir. Il dansa avec les trois et fut fasciné même ses bons amis ne surent le conseiller. Ne sachant pas quoi décider il les choisit toutes les trois. Avec chacune d'entre elle il se passa une période dans l'année selon leurs accords :

La première, l'anémone avec son une écharpe blanche autour du cou, (blanche autour de la corolle intérieure) la deuxième la renoncule d'Asie avec ses paillettes brillantes (sa corolle est brillante) la troisième, le coquelicot qui a en dessous de ses feuilles et à l'extérieur des signes noirs (les boucles d'oreilles) L'ordre que le prince choisit est l'ordre aujourd'hui l'ordre de la floraison.

 

Tout autour de cet aéroport de grandes étendues de terrains garnis d’eucalyptus sont recouvertes d’anémones de plusieurs couleurs : Blanches, bleues, rouges et mauves. Ce tapis de fleurs est-il naturel ? On peut dire qu’à l’origine il l'était mais des chercheurs en botanique qui se sont penchés sur le problème ont trouvés plusieurs réponses à ce phénomène. En étalant une carte d’Israël sous leurs yeux ils ont fixé d’un point tous les endroits où apparaissaient des champs d’anémones. Il est alors apparu clairement que ces points reliés entre eux formés une ligne droite qui partait du nord du pays jusqu’à Lod et Ben Shemen. Ils en ont conclu trois choses : 1) Que ces fleurs poussaient sur des terres basaltiques, près de volcans éteints (comme s’est le cas ici avec Giv’at Amoré) 2) Un climat relativement frais car ce sont les premières fleurs de la saison qui apparaissent en janvier et février et dans le nord du pays. 3) un microbe de la mouche ou de la coccinelle transmettrait une poudre qui colorerait les fleurs.

Les anémones se plaisent sur des étendues de terre qui ont été travaillées comme c’est le cas ici car les forestiers ont préparé la terre pour planter les eucalyptus. Elles s’étendent sur tout le territoire en se l’appropriant mais elles n’aiment pas la concurrence car elles sont très indépendantes. Des artichauts sauvages commencent à apparaître dans ces grands champs d’anémones et la peur des botaniques c’est qu’en s’étalant ces plantes sauvages risquent de faire disparaître les fleurs, c’est la raison pour laquelle ils ont préparé deux petits monticules de terre sur lesquels ils font des études sur le futur comportement des anémones. 
 
        

192-Les iris du Gilboa Une route panoramique permet de surplomber toute la vallée d'Emek Izréel et de contempler l'œuvre des pionniers   et de Yéoshoua Henkin.

 

Par la route n° 71 Au Carrefour Nabot tournez à droite sur la route 675 puis 667 "la route du paysage " דרך הנוף " (Dereh Anof). 5 km plus loin, vous arrivez près du village Nurit crée en 1950 par les Juifs venant du Yémen, abandonné et reconstruit. La première étape sera Har Shaul הר שאול Mont Saul, profitez de l'extraordinaire panorama sur le flanc nord et découvrez la vallée de Emek Izreël.

Deuxième étape : Har Barkan (Mont Barkan) à droite après quelques kilomètres, surmonté en son sommet d'un mirador. Stationnez là, deux itinéraires vous sont proposés, l'un marqué de rouge, 3/4 d'heure de promenade au-dessus de la vallée, de découvertes botaniques.

 

Le deuxième itinéraire, marqué de vert, l'objet de notre visite vous permet de déambuler parmi les iris du Gilboa, le seul endroit où ils sont visibles. Dépêchez-vous, la floraison est une courte période.

Les iris, rois de cette montagne ne sont pas les seuls, les כלניות : anémones, les cyclamens : רקפת, les asters, les marguerites sauvages,… un délice de botanique.

Durée de la promenade : une heure trente environ.

 

La chaîne du Gilboa comprend trois massifs : Le har Shaül, le har Barkan (le mont des chardons) et le har Lapidim (le mont des flambeaux). Seul le versant nord de la montagne (en territoire israélien de 1948 à 1967) a fait l’objet de mesures de protection par le k.k.l. Le versant sud (Cisjordanie) est resté désertique.

 

La route de Maalé Gilboa a été construite en 1967 parce qu’aucune route praticable ne traversait les monts du Gilboa du temps des Jordaniens. La multitude de fleurs qui jonchent le mont Barkan au début du printemps cachent toutes les tranchées qui ont été faites par les Jordaniens lorsqu’ils occupaient le mont Gilboa.

 

Dans le début des années de 1950, des milliers de jeunes, de soldats et d’employés du k.k.l. eurent pour mot de passe « Allumer le Gilboa d’une flamme verte» ainsi des milliers d’arbres ont été plantés et le mont dénudé du Gilboa est devenu un mont de verdure. Au printemps le long de la promenade sur le Gilboa nous verrons des Irous ou Iris (260 sortes d’iris différentes dans le monde et 16 au pays), Keleh ou férule, ouzra ou aubépine, kissos ou lierre,  parag ou coquelicot, pigam ou rue (plante qui sert à la Afdallah des Yéménites), douda ou mandragore (dans le temps les femmes s’en servaient pour attirer l’attention des hommes), Ela amastik ou lentisque (à mastiquer contre les infections des gencives), pista ou lin, Petel Akadosh ou framboisier, Louf ou arôme, Tsivonit ou tulipe, Harouv ou caroubier, Shikarone Sinaï ou jusquiame (poison).

Aux pieds du Gilboa nous trouvons plusieurs sources comme Ein Nourit, Ein Samal, Ein Shaül ou encore Ein Izréel, malheureusement la plupart de ces sources sont arrêtées par des barrages et les cours d’eau sont à sec.

 
 
 

193--La forêt Asollelim se trouve sur la nationale 77 non loin du carrefour Amovil, elle est destinée aux amateurs de nature. Aire de pique nique, chemin de randonnée tracé et adapté aux petits et grands, un régal pour la vue et l'odorat.

La randonnée traverse une forêt de chênes Thabor et elle est parsemée d’une multitude de fleurs et de plantes au début du printemps. On y trouve de la marjolaine, des jacinthes, des euphorbes, des asperges, des orchidées, des petits lys, de l’aubépine, des mauves et des anémones blanches, mauves ou rouges. Les mauves servent de laxatifs et de calmants, on peut manger les petites fleurs des lys et les euphorbes arrêtent les saignements des petites blessures. Une tisane d’aubépine fait baisser la tension et diminue la dose de sucre dans le sang.

Au milieu de ce parcours fleuri, nous découvrons un très grand pressoir à vin qui date de la période byzantine.

Le chêne Thabor a pris son nom à l’époque de Napoléon. Parmi ses hommes, il y avait un grand botaniste qui prit des échantillons de plantes et d’arbres du pays pour les étudier en France, c’est ce dernier qui a baptisé l’arbre : chêne Thabor.

Notre tioul (excursion) commencera par un nouveau chemin de randonné que le K.K.L. vient de mettre à la disposition des promeneurs. Comme dans la forêt de Menashé ou dans celle de Harouvit la forêt a été aménagée pour les handicapés. Une petite allée goudronnée permet à toute personne ayant des difficultés à marcher de pouvoir se promener dans cette partie de la forêt où la majorité des arbres sont des chênes de Galle. On les reconnaît facilement en hiver car ils perdent leurs feuilles contrairement aux autres espèces de chênes.

L’irit : Grand asphodèle, genre de liliacées méditerranéennes dont les tubercules fournissent l’alcool. Le Talmud raconte que les Juifs pouvaient dormir dans les champs car les oignons des asphodèles faisaient fuir les scorpions et les serpents. A la même époque, on employait aussi cette fleur pour fabriquer de la colle à base d’amidon qui servait à la reliure les livres. D’autres personnes ont employé cette fleur pour soigner les blessures superficielles du corps. En France cette fleur était utilisée pour fabriquer de l’alcool ou encore l’oignon coupé en rondelles remplaçait les frites.

 

Le cyclamen : Cette petite fleur ne s’expose jamais au soleil, elle vit à l’ombre des arbres et surtout entre les rochers. Ses graines, si petites se faufilent à travers les pierres et pénètrent dans la terre. La première année, deux minuscules feuilles apparaissent, la deuxième année une partie de la tige et ainsi de suite jusqu’à ce la fleur s’épanouisse complètement. Dans chaque cyclamen, on trouve du pollen et du nectar (liquide sucré que secrète le nectaire des fleurs) ce qui permet aux insectes de venir manger le nectar en s’imprégnant de pollen. Après son repas l’insecte papillonne à droite et à gauche en déposant le pollen un peu partout ce qui permet la reproduction des cyclamens. Les Arabes utilisent la feuille du cyclamen comme aphrodisiaque.

Le roi Shlomo choisit le cyclamen pour en faire sa couronne car quant il fut nommé roi, toutes les fleurs vinrent à lui pour former sa couronne, elles étaient toutes très belles, très grandes et très fières mais à toutes ces qualités, le roi préféra la simplicité et la modestie du cyclamen qui baisse la tête !

 

L’anémone : C’est la fleur la plus répandue au pays depuis sa protection par les écologistes. En Grèce antique, elle servait de remède aux personnes légèrement dérangées du cerveau, on leur mettait quelques gouttes de jus d’anémone dans le nez ! Plus tard elle fut utilisée contre les douleurs d’oreilles ou de la gorge. Au moyen âge on offrait un bouquet d’anémones aux malades pour les guérir. Contrairement au cyclamen l’anémone n’a que du pollen et point de nectar, chaque insecte selon ses goûts et ses odeurs choisit sa fleur préférée pour déjeuner.

 
     

Pour les reconnaître :

L’anémone (calanit) a un petit feuillage sous sa fleur, en grandissant son feuillage reste à la même place et à l’intérieur, tout autour de son cœur noir un cercle blanc s’élargit lui aussi au fur et à mesure que la fleur vieillit (floraison fin janvier à fin mars) la première fleur du printemps.

La renoncule d’Asie (nourit) est rouge avec le cœur marron, dans la même famille de mi-mars a début avril), elle apparaît juste après l’anémone.

La Dmoumit (adonide) (floraison fin mars-début avril), elle apparaît toujours après l’anémone.

Quant au coquelicot, (péreg) il a une petite feuille verte attenante à chaque pétale et des taches noires à la base de ses feuilles (floraison en avril), la dernière des quatre fleurs rouges.

 

194-Le mont Méron est la plus grande réserve du pays où la végétation méditerranéenne est luxuriante et très variée.

 

Notre randonnée commence sur la nationale 89 à la hauteur de Tséva’on et du panneau de Schvil Israël dans la réserve du mont Méron.

La situation du pays permet que l’on trouve aussi bien des plantes alpines (dans les montagnes septentrionales) que des plantes du désert. Le papyrus a en Israël sa limite nord et la Pivoine officinale (Paeonia mascula) sa limite sud. Les zones de montagne et la Galilée ont des couverts de chêne kermès ; les platanes poussent dans les parties humides de la Galilée ; le Néguev est piqué de Pistachiers atlantiques. L’iris de Sibérie, le mimosa, l’arum, les cistes et les genets fleurissent au printemps. A la fin de l’été, ce sont les crocus et les scilles. Cyclamens et anémones éclosent entre décembre et mars, puis viennent les lupins bleus et les soucis.

 

La réserve du mont Méron est la plus grande réserve du pays et la végétation méditerranéenne est luxuriante et très variée. Les raisons de cette profusion vient d’une part du climat qui est tempéré (froid l’hiver avec de la neige), d’autres parts d’un incendie qui a tout ravagé il y a quelques années et du renouveau de la végétation.

 

Tout le long de notre randonnée nous grimpons puisque nous arrivons à 980 mètres d’altitude ayant commencé à 490 mètres à la hauteur du village. Sur le mont Hillel, nous arrivons jusqu’au (fleuve) nahal Admaniot et au sentier des pivoines sauvages qui est exceptionnel. La réserve ne contient que 45 pivoines qui fleurissent très peu de temps. A part quelques pivoines que les habitants des villages mitoyens ont plantées dans leur maison, nous n’en trouvons nulle part ailleurs en Israël.

 

On peut y voir une quantité de fleurs et d’arbres comme : des genêts (רותם) des pimprenelles épineuses (סירה קוצנית), des chênes ( אלונים), des érables (אדר םורי ), des framboisiers (פטל לבן), des salsepareilles ou smilax (קיסוסית), des rosiers croisés ( ורד הכלא), des arbousiers (קטלב), des fleurs d’ail (שום), des arbres de Judée (כליל החורש), du lichen attenant aux arbres, des chênes Kermès (אלון תולע), des pistachiers (אלה ישראלית), des pâquerettes (חננית ), et des chênes verts qui sont en majorité dans cette réserve. des myosotis, des jacinthes, des sortes d’orchidées poussant que dans cette région (sahlav Aari Halav), des véroniques des monts Méron (petites fleurs de couleur bleue), des arums (louf) ainsi qu’une pierre ronde et blanche s’accrochant à la roche qui porte le nom de pomme d’Elyao.

 

Aucune goutte d’eau de la réserve du mont Méron n’est perdue, elle dévale de part et d’autres de la montagne, soit vers le (fleuve) Nahal Cziv, soit vers le nahal Dishon et de là vers le Kinnereth et la conduite nationale. Là tombe la plus grande quantité d’eau de pluie par an soit entre 1600 et 2000 mml d’eau contre 600mml seulement sur les montagnes environnantes.

Les Anglais s’intéressèrent à la réserve du mont Méron et ceux sont eux qui les premiers ont prit l’initiative d'en prendre soin.

 

Réserve de crocus dans le Kénion de Ben Zimra.

Du carrefour Ein zeitim sur la nationale 89 on prend à gauche la route 886 vers Ramot Naphtali.

Non loin du moshav Kerem Ben Zimra, de l’autre côté de la route, un sentier abrupt nous descend vers la réserve de crocus. Avant d’arrivée en bas de la côte, sur la pente aride de la montagne un tout petit sentier nous mène vers le sommet et en chemin, à sa droite et à sa gauche fleurissent au mois de novembre  des quantités de crocus en groupe ou isolés.

 
      

195-Réserve du Nahal Hemda
: Entre le kibboutz Gonen et Gadot se trouve un champ avec une quantité impressionnante de lupins au mois de février.

Le sommet de la floraison des lupins bleus est mi-février jusqu'à mi-mars selon la quantité de pluies qui est tombée. Le lupin bleu (est une plante alimentaire qui pousse dans les sols sablonneux)

On trouve des champs de lupins entre autres dans la région de Ramot Ménashé, à l'est du mont Thabor, près de Dabourya sur le tell Kishon, une randonnée circulaire entre Gazit et le mont Thabor.

 

195--Réserve naturelle des asphodèles jaunes à Nov.

La réserve se trouve au carrefour et au nord de la route n°98 entre les villages Nov et Haspine. Sur la route du village qui rentre à Haspine on trouve un parking et de là part le chemin de randonnée sur une longueur d'1 km 200

Petit circuit d’une vingtaine de minute dans la réserve où se trouve une quantité d’asphodèles jaunes  יריוני צהב   (plantes bulbeuses à fleurs jaunes dont une espèce est ornementale, famille des liliacées). La réserve est traversée par le nahal Nov et entre lui deux marais. C’est le seul endroit au monde qui protège ces fleurs en voie de disparition en Israël. Il y a également une grande concentration de narcisses «roi du marais» qui fleurissent au milieu de l’hiver. En mars, floraison des iris des marais, des lupins des montagnes et des anémones de toutes les couleurs.

La floraison des narcisses dans cette réserve est dans le courant janvier, l'iris des marais à la fin du mois de février, début mars et l'asphodèle jaune est à la fin du mois de mars au début du mois d'avril.

 

195-Les Iris du Golan

Une des réserves d'iris du Golan se trouve au carrefour Amapalim (des cascades) à la jonction des routes n°87 et n°808; En ce mois de février les anémones sauvages de toutes les couleurs foisonnent sur toute la surface des champs.

 

 

 

96-Les fleurs des dunes de sable. La végétation le long notre côte

Aloès : Plante grasse des pays chauds dont on tire un suc  résineux amer, purgatif énergique. De couleur jaune, cette fleur rejette le sel et garde sa réserve d’eau tout l’été.

Crucifères : Famille des dicotylédones à fleurs à quatre sépales et quatre pétales disposées en croix. Cette fleur annuelle charnue atteint une hauteur de 30 à 50 centimètres et ne pousse que près de la mer  méditerranée sur les dunes de sable. Elle fleurit en  hiver. Elle a deux bulbes, un qui s’ouvre et dont les graines s’éparpillent pour donner d’autres  fleurs sur la dune l’année suivante et l’autre garde ses propres graines pour se reproduire.

Le lys des côtes : famille des narcisses, plante annuelle qui a un oignon important et qui peut atteindre une hauteur de 40 centimètres. Elle ne pousse que le long  des plages de Rosh Hanikra à Gaza. En automne, les feuilles apparaissent juste après les fleurs de couleur blanche Ce ne sont que les papillons de nuit qui lui permette de  refleurir chaque année.

Centaurée : De couleur jaune cette fleur peut atteindre 40 centimètres de hauteur. Au début de l’hiver commence la floraison qui dure jusqu’à la fin du mois d’avril.

Oénothéra (Ner Alayla) : Elle s’ouvre que la nuit et comme beaucoup de fleurs le long de la côte la couleur jaune de ses feuilles est très pale.

Lotus de la côte.

Le tamaris : Il vit bien auprès de la mer.
 
      

196-Lahavim.

Pour y arriver on roule sur la nationale 40, avant d'arriver à Beer Shéva on tourne à gauche au carrefour Lahavim

C’est près du moshav Lahavim que nous nous arrêterons pour découvrir une quantité de crocus (Halmaniot) qui malgré le manque de pluie cette année apparaissent dans la réserve. Ils sont souvent en groupes de quatre ou cinq car ils sortent d’un oignon enfoui sous la terre mais il arrive qu'une seule fleur pointe son nez. Dans la famille des crocus on trouve en Israël des tulipes, des perce-neiges, des jonquilles, des narcisses, des jacinthes et des dahlias.

Le safran est une épice tirée de l'espèce Crocus sativus de la famille des Iridacées. La fleur possède trois stigmates (extrémités distales des carpelles de la plante). Styles (la « tige » reliant une stigmate avec le reste de la plante) et stigmates sont souvent séchés et utilisés en cuisine comme assaisonnement ou comme agent colorant. Le safran, qui fut pendant plusieurs décennies l'épice la plus chère au monde[][], est originaire du Moyen-Orient. Il a été cultivé pour la première fois dans les provinces grecques.

 

197-Parc Yérouham Le parc Yérouham se trouve près de l'entrée ouest de la ville de Dimona.

Les amateurs de pêche de la région de Dimona ne sont plus contraints à de longs déplacements pour satisfaire leur passion : étendu sur 2500 ares  le parc de Yeruham sis en plein centre du Néguev  abrite désormais un lac où prospèrent les poissons chats

En 1992 un barrage a été crée sur le lit du fleuve Révivim ce qui a provoqué la création du lac de Yérouham. Tout autour de ce lac une forêt de pins a été plantée dans les années 50 par les soins du KKL sur une surface de 500 ares et une aire de pique nique y a été aménagée. Il est possible de louer des barques ou encore de se promener sur le barrage.

L'hiver ce parc est spécialement intéressant car il se trouve sur le parcours des oiseaux migrateurs qui y passent l'hiver.

Au mois de mars les iris de Yérouham font leurs apparitions, ils sont de couleur rouge et violet et ont donné le nom à cette réserve. Elle se trouve sur le côté est de la route de Dimona Yérouham, la route 201 à 5 km au nord de la ville. En octobre c'est la saison des crocus, ce sont de grandes fleurs de couleurs jaunes à queues très courtes, proches de la terre. Le chemin de randonnée est signalé en bleu et part du barrage dans le parc Yérouham vers ses pentes qui en sont remplis.

 
   
 

197-Le fleuve Ashloun à Dimona

Notre Randonnée de deux heures et demie commencera au bout de la ville de Dimona, face à une petite de colline que nous grimperons pour admirer la vue environnante. A 600 mètres d'altitude ce panorama nous permet de découvrir Dimona dans son ensemble, et juste derrière le désert avec la chaine montagneuse le mont des chasseurs le martech Hatira et le martech Agadol.

Dès le début de la randonnée nous croiserons des fleurs qui fleurissent en ce mois de décembre surtout les narcisses qui longent toute la première partie de la falaise et qui foisonnent en de gros bouquets jaunes et blancs. Le narcisse est sauvegardé par son oignon qui est un poison pour les animaux, c'est sa manière de se protéger et la raison pour laquelle la réserve en est remplie. Il peut atteindre une hauteur de 50cm si les conditions le permettent (eau et le soleil) et un bouquet peut atteindre jusqu'à 45 tiges.

Un des contes de la mythologie grecque est celui du narcisse qui n'avait pas de miroir pour se regarder, bien que toutes les femmes le regardaient lui ne s'en occupait et guère et il continuait son chemin. Un jour, par hasard, il s'arrêta près d'un marais, il s'y pencha et se vit mais en se penchant il se noya…

L'autre conte est celui du roi de la grenouille qui tomba malade et qui demanda de l'aide à celui qui pourrait le sauver. Ce sont des narcisses qui lui sauvèrent la vie et pour les récompenser il leur offrit la couronne que nous voyons aujourd'hui en les regardant.

 

Anabasis articulata : (je n'ai pas trouvé le nom en français) : Ifrouk en hébreu

Buisson bas à souche épaisse et tortueuse, de couleur vert bleuté très clair. Les rameaux articulés et presque sans feuille. Fleurs isolées à l'aisselle de chaque feuille. Les fleurs blanc rosé ont cinq sépales, le fruit est entouré par trois ailes dues à la dilatation de trois de ces sépales.  Les feuilles opposées, ont une partie libre très courte, obtuse ou terminée par une pointe blanchâtre. Peu broutée par les animaux.  Les tiges sont écrasées pour servir de savon. Est utilisé en emplâtre pour soigner les dermatoses du chameau.

 

Mitnan : Thymelaea hirsute : Passerine hérissée

Petit arbuste jusqu'à un mètre de haut, dressé ou à rameaux retombants présentant de nombreuses jeunes pousses blanches-tomenteuses. Les tiges sont très feuillées avec de nombreuses ramifications.

Petites feuilles coriaces, sessiles, ovales ou lancéolées, le dessus est blanc-tomenteux alors que le dessous est vert brillant. Sur les jeunes pousses les feuilles sont serrées, imbriquées, appliquées le long de la tige qu'elles cachent presque complètement. La disposition des feuilles rappelle certains chenopodes (salsola).

Les fleurs de couleur blanc crème en glomérules se trouvent sur les rameaux ou sur les ramifications naissantes. Il y a deux types de fleurs : mâles et femelles. Les fleurs mâles ont un calice cylindrique alors que les fleurs femelles ont un calice renflé.

 
 
L'astragale : kaded en hébreu

L'astragale est une plante herbacée vivace de la famille des pois et est couramment utilisée pour le renforcement immunitaire. La plupart des recherches sur l'astragale ont mis l'accent sur son activité et sa remarquable capacité à restaurer l'activité du système immunitaire. Les essais cliniques ainsi que des données pharmacologiques ont apportés la preuve de son utilité dans la prévention du rhume commun et comme un complément aux traitements anticancéreux. Il est utile en tant que traitement complémentaire au cours de chimiothérapie, de radiothérapie et des syndromes d'immunodéficience. Le trèfle rouge peut être utilisé en conjonction avec l'astragale afin de donner un élan supplémentaire pour l'immunité.

 

La réserve naturelle du (fleuve) nahal Ashloun est remplie de blocs et de roche de silex et à deux endroits différents des pans entiers de la montagne se découpent comme dans le Carmel en laissant sur ses parois des formes de stalactites. Notre marche se fait dans le lit du nahal qui est sec et à plusieurs reprises nous croisons de petits piscines encastrées dans de la roche crayeuse. La remontée du nahal sera assez courte mais très impressionnante, nous avons dû escalader la falaise jusqu'à son sommet en grimpant sur les entailles de la montagne, sans chemin de randonnée.

 

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Le mont Arbel est un joyau de la nature, du paysage, du patrimoine de basse Galilée et du pays en général. C'est aussi les vestiges d'une synagogue, des sentiers pédestres vers une forteresse romaine, des grottes nichées dans des recoins rocheux et une vue merveilleuse sur le lac de Tibériade.
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Et selon la Bible
Le Talmud de Jérusalem (Berakhot 1:1) relate que « Rabbi Hiyya le Grand et Rabbi Chimon ben Halafta marchaient ensemble dans la vallée d'Arbel au lever du soleil quand ils virent l’aube pointer. Rabbi Hiyya remarqua alors : ainsi en va-t-il de la rédemption d’Israël – d’abord peu à peu, puis de plus en plus vite et de plus en plus grand ».

On connait le site depuis l'époque du Talmud, car un de nos sages y vivait: Nitaï le Arbeli, qui est cité dans les maximes des pères. : « Eloignes-toi d'un mauvais voisin, garde-toi d’une personne méchante et ne te désespère pas à cause d’une calamité».

Et on trouve dans le livre du prophète Osée : C'est pourquoi, chez ton peuple, on entendra un bruit tumultueux. Toutes vos forteresses seront détruites tout comme Beth-Arbel l'a été par Salman en ce jour de combat où l'on a renversé la ville sur sa population


La réserve d'Arbel
La vallée d'Arbel était connue du temps de nos pères pour être une vallée fertile où la production principale était le lin. C'est avec cette matière qu'étaient confectionnés les vêtements de la population et surtout ceux des prêtres. La vallée est encadrée de deux montagnes, le mont Nitaï et le mont Arbel. Au sommet du mont Nitaï, au loin, apparait une bande de terre gris foncé qui longe la falaise, d'après des archéologues ce serait les vestiges des remparts que Flavius Josèphe aurait fait construire pour protéger les Juifs des Romains. Le long de ce rempart neuf tours de garde s'orientaient vers l'Ouest, c'est-à-dire vers les grottes ce qui prouvent qu'elles étaient bien là pour protéger et surveiller les Juifs d'une possible attaque romaine et non pas pour se défendre de l'ennemi.
En 1992 deux archéologues (Hinon Shavtiel et Tsvi Ilan) descendirent dans l'une de ces grottes à l'aide d'une corde. Ils trouvèrent un réseau de grottes qui s'enchaînent les unes aux autres, les unes en dessous des autres, dans un dédale sans fin et ils les ont répertoriées et numérotées, elles s'étalent sous tout le sommet de la réserve d'Arbel.
Ce genre de grottes se retrouve sur beaucoup de falaises du nord au pays de la frontière libanaise jusqu'au lac de Tibériade. Elles ont été explorées un peu partout, à la hauteur du fleuve Amoud, du fleuve Cziv, Acbarra, Arbel, Mérot, Yamit (à côté de Safed) et Bérénice. Dans les falaises d'Arbel ils ont trouvés 128 grottes et à l'intérieur de ce réseau deux bains rituels selon les dimensions exactes citées dans la loi juive. On suppose que l'un était réservé aux hommes et le deuxième aux femmes. Dans ces grottes les pièces sont de grandeurs différentes, la plus standard fait à peu près 3 mètres sur 4 et elle a une hauteur d'1mètre70.


La forteresse d'Arbel.
Le jeune Hérode fut nommé gouverneur de Galilée en 40, poste important dans cette province de romaine de Galilée. Il y mate une violente révolte à Arbel.
La population d’Arbel fut massacrée par les Assyriens au 7ème siècle avant l’ère chrétienne et à l’issue de leur lutte héroïque contre Hérode, au Ier siècle de notre ère, les habitants qui s’étaient réfugiés dans les grottes de la falaise, furent précipités du sommet par les légionnaires.
Véritable forteresse naturelle, à 400 mètres au-dessus du lac, le rempart d’Arbel a été construit sur trois niveaux. Les grottes naturelles ont servi de base pour la construction des logements et les murs d’enceinte ont simplement été rajoutés sur les bords de la falaise.
Des vestiges de la période croisée sont encore présents sur les pentes de la falaise, les grottes ont permis aux Juifs de se cacher pendant la période romaine. Les Romains n’essayèrent pas de les attaquer par le haut de la falaise car elle était imprenable, ni par le bas parce qu’ils auraient reçus des quantités de pierres et les soldats ne seraient pas arrivés à les rejoindre, alors ils décidèrent de construire des plates formes perpendiculaires à la falaise et d’y installer des cabines en bois. A l’intérieur de ces cabines ils placèrent toutes sortes de produits toxiques puis à l’aide d’un treuil ils montèrent les cabines jusqu’à l’entrée de la grotte et là ils ouvraient les portes. Les produits toxiques s'échappaient de la cabine et pénétraient directement dans les grottes où les Juifs s’asphyxiaient et se jetaient de la falaise.

La synagogue d'Arbel
Les vestiges d’une ancienne synagogue de la période Romano-Byzantine ont été découverts lors des fouilles effectuées dans le parc national d’Arbel en basse Galilée sous la direction de l’Université Hébraïque de Jérusalem. Les fouilles, dans le Wadi Khirbet Hamam, ont été conduites par le Dr Uzi Leibner de l’Institut d’Archéologie et la Dr Scholion du Centre de Recherche d’Etudes Juives.
Selon le Dr Leibner, la conception de la synagogue est un bon exemple de la tradition architecturale romaine orientale. Les archéologues s’étaient alors intéressés à toute la partie nord du bâtiment, au sein duquel ils avaient retrouvé deux rangées de bancs situés le long des murs. Mais en poursuivant leurs recherches, les archéologues ont été surpris de constater, dans l’aile Est de ce bâtiment, qu’un décor en mosaïque somptueux ornait le sol. A ce jour, il s’agit d’une découverte unique en son genre. Jamais une autre synagogue en Israël ou ailleurs n’avait abrité un tel objet. C’est même une première dans l’art romain byzantin.
La mosaïque est constituée de petites pierres de 4 millimètres, de différentes couleurs. La scène représente des ébénistes, à proximité d’un ouvrage monumental sur lequel ils sont en train de s’atteler. Selon le professeur Leibner, puisque cette pièce a été placée dans un endroit religieux, il est possible qu’il s’agisse d’une illustration biblique. Les chercheurs pensent que la mosaïque pourrait représenter la construction du Temple ou de l’Arche de Noé, ou même de la Tour de Babel.
Les ruines de cette synagogue disposent de caractéristiques uniques. En effet, les mosaïques recouvrant son sol n’ont pas d’autres représentantes dans l’art de l’époque.
En effet, il s’agit d’une découverte primordiale pour les chercheurs qui pourront désormais avoir une idée plus précise sur la vie rurale de l’époque. Car outre cette synagogue, les archéologues ont également mis la main sur d’autres institutions, des logements, et même des accessoires datant de la même période.
Le professeur Leibner évoque notamment les vestiges d'un presse olive, un outil très répandu à l’époque qui permettait la fabrication de l’huile d’olive.
"Beaucoup pensent que le monde rural de cette époque vivait dans des huttes et dans un cadre précaire. Mais grâce à cette découverte, ils pourront s’apercevoir qu’ils se trompaient. C’est un témoignage majeur pour expliquer le niveau économique de l’époque" explique t-il.
Toutefois, les archéologues ne sont pas unanimes sur la date à attribuer à cette trouvaille. En effet, certains pensent que l’édifice aurait été construit pendant les derniers temps de l’ère romaine, entre le II et le IVème siècle après JC, à une époque où la culture juive était florissante en Galilée. D’autres en revanche, considèrent que ce bâtiment date de la période byzantine, soit entre le 5ème et le 6ème siècle, une époque qui marque l’émergence du christianisme, et parallèlement les persécutions subies par les juifs.
Les ruines sont situées au pied du mont Nitai, sur des falaises surplombant la mer de Galilée, au sein de ce qui était un grand village juif byzantin. Une divergence d’opinion majeure, sur laquelle les chercheurs sont en pleine réflexion.

Wadi Hammam
Un parcours commence du point d'observation au bas de la falaise d'Arbel, le long du wadi Hammam, face au mont Nitaï et au mont Arbel. De là nous voyons ce que nous ne pourrons pas voir du haut de la falaise c'est-à-dire le nombre impressionnant de grottes qui s'ouvrent sur cette falaise. La falaise est à une hauteur de 469 mètres, s'étend sur 2,5 kilomètres et tombe à 100 mètres à la verticale. 128 grottes se trouvent exactement sur cette falaise et 80% d'entre elles sont inaccessibles à pieds, la seule possibilité d'y accéder est de descendre à l'aide d'une corde. Alors comment des familles entières avec les équipements sont-ils entrés dans ces grottes?
Rentrer dans une grotte pour un homme n'était pas un problème mais il fallut penser à une solution pour faire descendre, femmes, enfants et vieillards. Ils la trouvèrent en fabricant des cabines qu'ils firent descendre du haut de la falaise à l'aide de cordes jusqu'à l'entrée des grottes. Tout était descendu à l'aide ces cabines, tout d'abord les personnes puis tout l'équipement dont la population avait besoin pour vivre (vivre-armes-matériel en tout genre).

Un écrivain de l'époque fut Pline l'ancien, il naquit en 23 après J.-C. et fut un important écrivain et naturaliste romain auteur d'une monumentale encyclopédie intitulée Histoire naturelle. C'est le premier écrivain qui écrivit un livre sur la nature Il termina presque son grand ouvrage Naturalis historia, une encyclopédie dans laquelle Pline collecta une grande partie du savoir de son époque, travail planifié sous la direction de Néron. Les informations qu'il collecta à cette fin remplissent pas moins de 160 volumes en l'an 73, cet ouvrage est très utilisé aussi de nos jours.
Poppée a été la seconde épouse de l’empereur romain Néron. À l'exception de Flavius Josèphe, les historiens de l’Antiquité trouvèrent peu de qualités à Poppée en dehors de sa beauté et soulignent ses intrigues pour devenir impératrice. Elle était très gâtée et principalement par Néron. **A propos de l'huile d'olives une légende raconte qu'elle était si coquette qu'elle commandait de l'huile d'olives très pure et que le village de Gousg Halav lui fournissait de quoi remplir sa baignoire. Cette huile coutait le prix que coûte aujourd'hui le n°5 de chanel et elle utilisait lors d'un bain la quantité d'huile que d'autres utilisaient en un mois.

Les randonnées du mont Arbel
Un fascicule explicatif en plusieurs langues est distribué à la caisse.
Les différentes marches dans la réserve : Le sentier "rouge" descend de l'entrée du site à la forteresse, cette promenade remarquable est à ne pas manquer.
Le sentier signalé en "noir" descend du point d'observation du caroubier à la forteresse et aux grottes. A voir sans fautes
Pour le belvédère du caroubier
Un sentier en boucle, accessible pour les randonneurs est signalé en noir. Le sentier débute à l'aire de stationnement, atteint le belvédère caroubier et retourne à l'aire de stationnement. Durée de la visite: 30 minutes
Pour les grottes et la Forteresse
Un sentier en boucle implique une descente raide et une remontée si on ne dispose pas de deux véhicules
(Le premier à l'entrée du parc national, le second en bas de la falaise). Cette randonnée convient aux randonneurs expérimentés. Durée de la visite: 3 heures
Pour l'aire de repos du "Bataillon du travail"
Descente d'une pente raide. Les marcheurs auront besoin d'un deuxième véhicule qui les attend à la fin de
la piste. Durée de la visite: Plus de 2 heures. (Les randonneurs doivent avoir un deuxième véhicule à l'aire de repos du travail Bataillon.
Pour la source d'Arbel
Une piste mène à une pente raide, nécessitant l'utilisation de poignées métalliques enfoncées dans la roche pour les pieds et les mains. Le sentier signalé en "noir" sentier part de l'aire de stationnement. Durée de la visite: 2-3 heures; Note: les visiteurs doivent avoir un deuxième véhicule près du village de Wadi Hammam. Au point de départ du nahal Arbel nous trouvons la sa source Ein Nataï.

Pour la synagogue
Un sentier court et facile.
Le sentier quitte une petite aire de stationnement sur le bord de la route contournant Moshav Arbel. Il atteint la synagogue dans le village d'Arbel talmudique et retourne à l'aire de stationnement. Durée de la visite: 30 minutes


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Le Goush Etsion : Seul un chêne magnifique reste en témoignage des pionniers qui se sont installés dans le Goush Etzion. Aucun autre vestige n’existe, tout a été complètement anéanti.
Sur la route de Jérusalem, Beit-Lehem et Hébron, dans les montagnes de Yéhouda un groupe de quatre implantations ont vu le jour avant et jusqu’à la guerre d’indépendance. Elles étaient à une distance de 24 Km de la capitale.

Kfar Etsion
Film sur la vie des implantations de la région.
a-1-Kfar Etzion fondé en 1943.
b-Méshouot Itshrak fondé en 1945
c-Ein Tsourim fondé en 1946.
d-Révadim fondé en 1947.
La première implantation s’est établie en 1927 grâce à des Juifs orthodoxes qui ont racheté une parcelle des terres et qui l’ont appelée Migdal Adar. Lors des événements sanglants de 1929 et du massacre des Juifs de Hébron, la majorité d’entre eux ont dû quitter les lieux. En 1932, un Juif de Réhovot, du nom d'Oultsémane racheta un grand terrain et lui donna le nom de Kfar Etzion. (La traduction de son nom). Cependant lors des événements de 1936-1939, cette implantation a été également abandonnée. Plus tard le Fonds National Juif devint propriétaire de ces terres et en 1943 se fonda pour la troisième fois une implantation juive. Ces premiers pionniers, peu nombreux et isolés se sont retrouvés dans une région montagneuse, entourés d’Arabes, loin de toute autre installation juive. A La veille de la guerre d’indépendance il y avait 500 âmes dans les quatre implantations du Goush Etzion. Le début des hostilités commença, les Arabes commirent des actes de sabotages contre les Juifs et le Goush Etzion s’est retrouvé vulnérable contre les saboteurs, le feu ennemi et l’isolement. La situation géographique des implantations du Goush Etzion a été l’un des points les plus héroïques et les plus résistants pendant la guerre d’indépendance. Pendant près de quatre mois, les dirigeants du Goush étaient présents dans une position d’offensive, de défi et de batailles sanglantes. Les routes étant coupées, l’approvisionnement et les renforts ne purent arriver. Les convois qui essayèrent de passer les barrages des routes furent détruits par le feu de l’ennemi. Les 35 soldats de la Haganna qui sont partis d’Artouv dans l’espoir de secourir leurs compatriotes sont tombés dans une embuscade et les Arabes les ont tous massacrés. Les ennemis arrivèrent avec beaucoup trop d’équipements, d’armements et un approvisionnement impressionnant contre quelques dizaines de Juifs.
Le 4 mai 1948 les Arabes attaquèrent et 12 personnes du Goush Etzion périrent.
La dernière bataille du Goush Etzion commença le 12 mai 1948. Les forces de la légion arabe (qui eurent de grandes pertes dans les attaques précédentes par les défenseurs des implantations) voulurent conquérir ces dernières à n’importe quel prix. L’ennemi arriva avec 40 engins blindés, légers et lourds, des canons et de l’artillerie. En plus de ces deux bataillons réguliers des paysans des villages arabes voisins se joignirent aux oppresseurs. D’après leur première expérience les Arabes attaquèrent directement Kfar Etzion. Le 13 mai Kfar Etzion succomba après la perte de la majorité de ses défenseurs. Les quartes implantations sont en feu, 240 combattants tombèrent dans la région, 260 restèrent en vie. 650 ennemis tombèrent dont 120 légionnaires et des centaines furent blessés.
Le lendemain, Ben Gourion proclame l’indépendance de l’état d’Israël. Les quatre implantations sont saccagées et détruites jusque dans leurs fondements. Après la guerre des 6 jours, en juin 1967, les Juifs reviennent dans le Goush Etzion pour s’installer sur ses ruines. 19 ans sont passés.
Kfar Etzion est de nouveau crée. Ein Tzourim est reconstruit sur son ancien emplacement et prend le nom de Rosh Tsourim. Au cœur du Goush se crée le centre d’éducation relatif à la Thora, Alon Schwout. Près de là, se fonde l’implantation Elïezer qui porte le nom d’Eliézer l’Asmonéen, le fils de Mattityao Acohen de Modi’im qui a dirigé dans les environs la guerre contre l’armée gréco-syrienne.
Ainsi il a été fondé dans le Goush Etzion une école agricole qui diffuse son enseignement dans la région et une salle commémorant les disparus, un musée dans lequel les visiteurs peuvent voir un film retraçant l'histoire de ces héros. Un moment émouvant et aussi une fierté vis-à-vis de ces pionniers qui ont été au bout de leur idéal.


Le sommet des roches "giv'at Asla'im"
Un petit chemin de randonnée circulaire entre des bosquets et d'énormes roches permet d'arriver à un magnifique panorama. Il a été aménagé principalement pour les promeneurs. Il se trouve au-dessus du kibboutz de Kfar Etsion à 960 mètres d'altitude et une quantité de roches impressionnantes le recouvre. Comme la plupart des sommets intérieurs du Goush Etsion son nom a été donné lors de création des positions au moment de la guerre d'indépendance car il était indispensable que les hommes sachent le nom des positions où ils se trouvaient. Une fourchette de routes se trouve entre Kfar Etsion en haut et Bat Aïn en bas. Au moment de la guerre d'indépendance cette fourchette a été entre Kfar Etsion et Massouot Itsrak. Le dernier jour des batailles de la guerre d'indépendance une classe de jeunes gens venant de Massouot Itsrak se fortifia à l'intérieur de ces grandes roches et firent obstacle aux blindés de la légion jusqu'à ce que disparut l'armée jordanienne


Panorama sur les vasques de Salomon et Beit Lehem
Le premier arrêt se fera dans l'implantation de Givat Dagan devant un panorama où on peut voir entre autres Beit Lehem et les vasques de Salomon près du village Artas. Dans ce village arabe chrétien le musée national palestinien a vu le jour dernièrement.


Les vasques du roi Salomon
Elles sont l’œuvre du roi Hérode. Ce sont trois grands bassins étagés, taillés en partie dans le roc d’anciennes carrières, dans lesquelles les eaux de pluies et de sources voisines sont recueillies pour être envoyées au Temple de Jérusalem. Ces deux sources Ein Sahleh et Ein Atân arrivaient dans ces réservoirs entourés de jardins où Salomon aimait se promener à l’aube naissante. Des aqueducs, plus ou moins en service à l’heure actuelle reliaient Beit-Lehem et Jérusalem. Près du palais Armon Hanatsiv à Jérusalem se trouve la sortie de l’aqueduc souterrain de la piscine inférieure qui amenait l’eau des vasques de Salomon. Ils étaient si vastes et si profonds que les gens s’y baignaient. Le plus grand bassin se trouve à 790 mètres au-dessus du niveau de la mer et contenait 35.000 mètres d’eau ; le deuxième à 740 mètres et soutenait 55.000 mètres cubes d’eau ; quant au troisième il en contenait 90.000 mètres cubes, c’était le bassin du haut. Les sources descendaient d’une hauteur de 88 mètres et un unique aqueduc reliait les trois bassins. Ils ont été creusés par les hommes dans une ancienne carrière dont les pierres servirent à la construction des bâtiments des alentours. L’eau de ces sources arrivait à Jérusalem par un système de gravitation, dans les piscines Sultana et Mamillia. Elle était utilisée par la population mais surtout pour le Temple.


Ein Hobéila
Une aire de pique nique à l'intérieur du village de Kfar Etsion se trouve entourée d'arbres et donne sur un panorama surprenant. Non loin de là se trouve la source d'Ein Hobeila avec son mikvé. Ce mikvé est réservé aux hommes religieux des implantations voisines qui viennent s'y purifier. Sur une petite hauteur se trouve un bâtiment carré couvert d'un dôme qui sert de salle de prières aux "purifiés" Cette petite bâtisse ressemble à une tombe d'un Cheikh. Entre les deux, adossée à la paroi rocheuse une grotte renferme des tombes de la période du deuxième Temple.
Neve Daniel
Deux points d'observation se trouvent près du château d'eau de l'implantation de Neve Daniel. Ils nous permettent de voir les parcours de notre excursion de la journée. Situé au sud de Jérusalem et à l'ouest de Bethléem, ce château d'eau se situe au sommet d'une des points les plus élevés de la région - près de 1.000 mètres d'altitude et offre une vue sur une grande partie de la plaine côtière méditerranéenne ainsi que les montagnes de la Jordanie. Neve Daniel a été créé le 18 Juillet 1982, sur le site de la Ferme Cohen. La Ferme Cohen a été fondée le 6 Septembre 1935, sur des terres achetées à partir du village voisin d'Al-Khadr qui ont été transférés au Fonds National Juif en 1943. La ferme a été abandonnée durant les émeutes arabes et est restée sous contrôle jordanien jusqu'en 1967. La population de Neve Daniel est d’environ 1,000 h, la ville est à une altitude de 1.000 mètre au dessus du niveau de la mer, et elle est l'un des panoramas les plus spectaculaires en Israël. Par journée ensoleillée, on peut voir Tel Aviv et Jérusalem. Certains Olim Hadashim (immigrants) en provenance d'Afrique du Sud et d’Amérique du nord se sont sentis tout de suite chez-eux comme en famille. On trouve des synagogues Ashkenazes, Sépharades, et Chabad. Il y a un mikveh et une école religieuse pour jeunes filles "Shavei Rachel". Neve Daniel a une épicerie et une pâtisserie. Il y un service d’autobus pour se rendre à Jérusalem, ce qui est important pour les étudiants, et pour ceux qui préfèrent ne pas conduire. Les étés sont chauds mais il y toujours une brise rafraîchissante dans les collines. Les nuits sont généralement plus fraîches. Il neige parfois en hiver.


Selon la bible

Le chapitre 16 - paragraphe 6 du prophète Ezéchiel nous rappelle les évènements tragiques du Goush Etsion
Ezéchiel 16 : La parole de l'Éternel me fut adressée, en ces mots: Fils de l'homme, fais connaître à Jérusalem ses abominations! Tu diras: Ainsi parle le Seigneur, l'Éternel, à Jérusalem: Par ton origine et ta naissance tu es du pays de Canaan; ton père était un Amoréen, et ta mère une Héthienne. A ta naissance, au jour où tu naquis, ton nombril n'a pas été coupé, tu n'as pas été lavée dans l'eau pour être purifiée, tu n'as pas été frottée avec du sel, tu n'as pas été enveloppée dans des langes. Nul n'a porté sur toi un regard de pitié pour te faire une seule de ces choses, par compassion pour toi; mais tu as été jetée dans les champs, le jour de ta naissance, parce qu'on avait horreur de toi. Je passais près de toi, je t'aperçus baignée dans ton sang, et je te dis: Vis dans ton sang! je te dis: Vis dans ton sang! Je t'ai multipliée par dix milliers, comme les herbes des champs. Et tu pris de l'accroissement, tu grandis, tu devins d'une beauté parfaite; tes seins se formèrent, ta chevelure se développa.
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Celui qui ne connait pas cette région ne peut pas comprendre l'importance de l'idéal sioniste, de la foi de ces personnes qui ont voulu s'installer sur la terre de leurs ancêtres et qui ont été sacrifiées pour avoir voulu vivre en Eretz Israël


La vallée des puits et la source Ein Biyar

La randonnée conduite Nadav, le guide local de l'école agricole de Goush Etsion commence le long d'un magnifique panorama face à des terrasses agricoles des monts de Hébron, le long de l'aqueduc de Biyar qui mène à la source de Biyar. Le long de cette randonnée se trouvent les vestiges d'un monastère byzantin qui portait le nom de "couvent des filles" Le long de ce petit chemin s'éparpillent des vestiges de petites cabanes du nom de "Shomera" qui servaient d'abri au berger lorsqu'ils gardaient leur troupeau dans la région. De nombreuses vignes sont plantées le long de ce chemin. Le vin de la région de Goush Etsion est aujourd'hui réputé dans tout le pays. Les architectes de l'époque romaine ont creusé plus de cents puits le long de l'aqueduc de manière à faciliter sa construction et son entretien et à ce que les ouvriers puissent se rejoindre facilement en creusant chacun de leur côté les parties de ce souterrain. La source Ein Biyar se trouve au fond d'une grotte où l'on descend à l'aide d'un escalier aménagé par les archéologues. A l'intérieur de cette grotte éclairée de spots multicolores un autre escalier descend plus bas vers l'origine de la source tandis que vers la droite un tunnel s'ouvre pour laisser entrevoir le parcours de cette même source profond de 12 mètres et long de 60 mètres à cet endroit. Après avoir longé ce tunnel il est possible de remonter par une échelle de 8 mètres de hauteur adossée à la roche. En ce mois de mai l'eau de ce tunnel arrive à la hauteur des genoux et peut monter jusqu'au bassin d'une personne.

Les aqueducs
Les piscines de Salomon sont alimentées par plusieurs aqueducs qui viennent du sud, de la région d'Hébron, et elles servent à alimenter en eau les villes de Bethléem et Jérusalem. Entre les piscines de Salomon et Jérusalem, il existe plusieurs aqueducs. Il existait également un aqueduc qui alimentait une piscine au pied de la forteresse Hérodion.
L'aqueduc inférieur la source de la source Biyar est un aqueduc de 21 km qui reliait la plus basse des piscines de Salomon au Mont du Temple (probablement de l'époque Asmonéenne). Certaines portions passent dans un tunnel de 400 m de long. L'aqueduc supérieur a été ajouté par Hérode. Il court de la plus haute des piscines de Salomon jusqu'à la ville haute de Jérusalem, en suivant plus ou moins la route Bethlehem-Jérusalem et aboutissait à la piscine d'Ezéchiel (he:בריכות חזקיהו), aussi appelée Piscine des trois tours (Hippacus, Phasaël, et Myriam), ou Amygdalon (Ha-Migdalim), ou encore Piscine des bains du patriarche. Le réservoir se trouve près du Muristan, dans le quartier chrétien de la vieille ville. Ce réservoir était également alimenté par la piscine de Mamilla (un réservoir d'eau de pluie appelé aussi piscine supérieure du Gihon). La piscine d'Ezéchiel existe toujours mais ne contient plus d'eau. Elle est utilisée aujourd'hui comme décharge d'ordures. Elle est située au milieu d'un pâté de maisons, et il est impossible au public d'y accéder directement depuis la rue. On peut juste l'apercevoir de loin depuis l'un des panoramas de la ville (tour de David, etc...) ou depuis le toit-terrasse de l'hôtel Petra.
La source d'Etam a donné son nom à l'ensemble des sources de la région d'Hébron et de Beit Lehem dont toutes les eaux étaient captées puis rassemblées dans les vasques de Salomon pour aboutir finalement par des aqueducs dans les citernes géantes de stockage qui avaient été aménagées dans les sous sol rocheux de la citadelle dominant le Temple.
Un premier aqueduc rectiligne fut construit entre Beit Lehem et Hébron à une hauteur de 870 mètres environ. Parmi les sources qui alimentaient cet aqueduc rectiligne figurait la source du wadi Biyar. Cette région constituait un véritable château d'eau et cet aqueduc rectiligne qui la traversait rejoignait les Vasques de Salomon puis se prolongeait toujours de façon rectiligne vers Jérusalem où le nom d'aqueduc supérieur lui a été donné. Cet aqueduc rectiligne parti d'Ein Fureidis et Ein Biyar avait donc une pente plus forte jusqu'aux Vasques de Salomon que l'aqueduc sinueux plus ancien d'Ein Arub.
Par ailleurs l'aqueduc du Wadi Biyar empruntait plusieurs tunnels et il avait la particularité, entre autres, sur une partie de son trajet souterrain de recueillir également, outre les eaux de sources qui suintent à travers les roches traversées par ce tunnel aquifère. Pour toutes ces raisons l'apport de cet aqueduc était significatif pour le remplissage permanent des Vasques de Salomon ainsi que pour une constante sécurité d'approvisionnement de Jérusalem et de son Temple.
Les eaux provenant directement des sources de la région située entre Hébron et Beit Lehem, ainsi que les 400 millions de litres d'eaux amassés en réserve dans la cascade des Vasques de Salomon étaient ensuite convoyées par aqueducs jusqu'aux citernes géantes souterraines de la citadelle dominant le Temple de Jérusalem. Il semblerait qu'il y aurait eu trois aqueducs allant de la région des vasques de Salomon jusqu'à Jérusalem.
Mais en raison des travaux de rénovation conduits par ces réseaux de siècle en siècle on pourrait limiter à l'utilisation de seulement deux aqueducs.
Ces deux principaux aqueducs reliant les vasques de Salomon aux citernes géantes du sous sol du Haram sont
L'aqueduc le plus ancien qui fut construit par Salomon et qui est appelé l'aqueduc inférieur ou aqueduc de Salomon ou encore aqueduc Etam. L'aqueduc le plus récent qui fut construit par Hérode avec l'assistance de spécialistes romains est qui est appelé "aqueduc supérieur" ou également "aqueduc Etam" En effet, seuls ces deux aqueducs apportant les eaux vivantes des sources jusqu'au cœur du Temple permettaient de valider, religieusement les rites du culte selon les prescriptions de la Thorah dans le Temple que ces deux rois juifs Salomon puis Hérode se glorifièrent successivement de construire sous la direction culturelle des Prêtes et des docteurs de la Loi. Et sans ces aqueducs le Temple de Salomon comme le Temple d'Hérode n'auraient été au pire que des coquilles vides et au mieux que des sites désincarnés et destinés uniquement à célébrer l'orgueil de leurs souverains éphémère. Elazar, une partie de Gush Etzion, s'élève au-dessus des terrasses appartenant à des villageois d'El Khadr. La vallée est le Wadi el-Biyar, "la vallée du puits." Le nom fait référence à la Rome antique, puits forés à un tunnel qui une fois réalisé amenait l'eau au nord de piscines de Salomon.

Bat Aïn
Bat Ayin est une implantation au nord de la Judée, au sein d’un bloc appelé Gush Etzion – un ensemble de communautés situées comme une ceinture au sud de Jérusalem. Ben Gourion avait dit : « Si Jérusalem est aujourd’hui une ville juive, elle le doit aux défenseurs du Gush Etzion ! ». En 1927, un groupe de Juifs de Jérusalem, accompagnés de quelques Yéménites qui avaient émigré en Israël pour des raisons religieuses, se sont installés au sud de Jérusalem. La petite communauté s'est appelée "Migdal Eder", nom d'un site mentionné dans la Bible - Genèse 35:21.
En 1929, les émeutes arabes ont éclaté et la communauté a été détruite. Au début des années 30, la terre qui avait été le site de Migdal Eder a été achetée par Shmuel Yosef Holtzman afin d'établir une communauté juive dans le secteur entre Bethlehem et Hébron. Holtzman a appelé la communauté "Kfar Etzion" (de son propre nom, Holtzman – en allemand, "Holtz" signifie "bois", qui se traduit en hébreu par "Etz").
Par la suite, durant la guerre d’indépendance en 1947-48, ces communautés durent payer un prix fort pour continuer d’exister. Il y eut des combats violents, des massacres de centaines de Juifs par la Légion arabe notamment à Kfar Etzion, et malgré tout, les Juifs se sont accrochés jusqu’en 1967, où le partage de « la Ligne verte » s’est fait.
Aujourd’hui, il y a 12 implantations dans ce qui est généralement connu comme le bloc de Gush Etzion : Har Gilo, Neve Daniel, Keidar, Rosh Tzurim, El'azar, Migdal Oz, Alon Shvut, Kfar Etzion, Bat Ayin, Gva'ot, Beitar Illit, et Efrata. En outre, le Conseil Régional de Gush Etzion inclut cinq autres lieux : Asfar, Karmei Tzur, Ma'ale Amos, Nokdim et Teqo'a.
Un rabbin assassiné à Bat Ayin – Le Djihad islamique a revendiqué l’attentat qui a coûté la vie, dimanche, à Erez Levanon, qui avait l’habitude de s’isoler dans la forêt pour y prier. C’est là que ses assassins l’ont suivi puis tué à coups de couteaux. Des centaines de personnes ont participé lundi à ses obsèques sous une pluie battante. Originaire de Haïfa, Erez avait fait un retour à la foi assez jeune. Vivant depuis 12 ans à Bat Ayin, Erez Levanon donnait des cours de pensée juive, s’occupait de la synagogue locale et était un artiste. Il laisse une femme, trois jeunes enfants et une communauté en deuil. Shaul Goldstein, président du conseil régional du Gush Etzion, a pris la parole lors des obsèques, déclarant notamment : « Le terrorisme ne fait que nous renforcer, nous continuerons à construire et à nous agrandir ». Les meurtriers ont été arrêtés par Tsahal – les deux Palestiniens ont été interpellés et ont avoué avoir poignardé à mort l’Israélien.

Beit Hillel à Bat Aïn
Vestiges d'un village juif de la période du deuxième Temple et de la période de Bar Kohba qui a été dévasté et brûlé fortement pendant la révolte. Lors des fouilles il a été trouvé un grand mikvé, les fondements d'un bâtiment public, des chambres d'habitants. Un grand pressoir à vin, très perfectionné, datant de l'époque byzantine a été mis à jour près des vestiges du deuxième Temple. Près de ce pressoir des entrepôts pour le vin.
Kibbutz Masu'ot Yitzhak a été fondé en 1945 dans le Goush Etzion, à mi-chemin entre Jérusalem et Hébron Les pionniers étaient de jeunes de Hongrie, de Tchécoslovaquie et d'Allemagne qui sont arrivés avant la Seconde Guerre mondiale. Le kibboutz a été nommé pour le grand rabbin de Palestine, Isaac Herzog , à l'occasion de son 50ème anniversaire. Les pionniers de Massout Yitzhak ont relevé le défi de la vie dans la montagne de Judée, la construction de maisons et la plantation de vergers. En 1948, Goush Etzion a été capturé par la Légion arabe. Les habitants de Kfar Etzion ont été massacrés, et tous les autres habitants du Goush Etzion, y compris les résidents de Massouot Yitzhak ont été capturés et emprisonnés pendant neuf mois en Jordanie. A leur retour de captivité en 1949, les pionniers Yitzhak Massouot établirent un nouveau moshav du même nom près de Shafir, une région habitée par les Philistins à l'époque biblique. (Michée 1:11). Shafir a servi de base pour le front sud de l'armée israélienne pendant la guerre d'indépendance d'Israël. Le moshav est affilié à Hapoel Hamizrachi . Les habitants de Massouot Itsrak reçoivent les visiteurs (religieux ou laïques) de tout leur cœur et ils ont construit un local pour les réunir. Là ils peuvent se rassembler, discuter, déjeuner, comprendre la vie des pionniers de Goush Etsion et regarder un film vidéo.



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