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Il y a plusieurs manières de découvrir Israël selon les goûts de chacun. Il est possible de faire des randonnées dans la nature, de visiter des musées ou des "Beit Arishonim" (La maison des Anciens) ou encore se recueillir devant des mémoriaux pour se rappeler continuellement que grâce aux soldats nous vivons en paix à  l'intérieur du pays.  Nous pouvons aussi visiter les sites archéologiques qui nous retracent l'histoire depuis les temps les plus reculés et les villes sans oublier Jérusalem qui, a elle, seule nous comble de bonheur.

 

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HANNOUKA ET LES ASMONEENS.

 

Sur le chemin des Asmonéens.

-I) Randonnée vers le Tel Hadit dans la plaine côtière. Face à nous, deux moshavim :
 
a) Hadit. Moshav fondé en 1949 sur le site du Hadat mentionné dans des documents égyptiens du 2ème  millénaire.
 
b) Beit Néhemya. Il se trouve sur l’emplacement des routes de Kalkilya et de la Samarie centrale. Le moshav fondé en 1950 par des Perses est le Hadid de la bible fortifié par les Maccabées qui a été rasé par les romains. Ce village d’El Hadita dont les  Arabes ont conservé le nom,  occupait, avant 1948, le site du Hadit où les israélites s’établirent à leur retour d’exil de Babylone. (4-5ème  siècle avant notre ère)
 
Ezra – Chapitre II – Paragraphe  -1 et 33 –

Nehemie - Chapitre VII - Paragraphe 37 –

Voici les gens de la province, parmi les captifs exilés que Nabuchodonosor, roi de Babylone, qui partirent pour retourner à Jérusalem et en Judée, chacun dans sa ville.

Les enfants de Lod, Hadid et Ono : sept cent vingt-cinq…
 

 
On se trouve à la frontière entre la plaine côtière et la région d’Ashféla. Le long de cette randonnée on peut voir des vestiges d’anciennes maisons arabes qui s’entouraient de bosquets de figues de barbarie pour se protéger d’éventuelles attaques.
A l’époque byzantine, les blocs rocheux qui s’étalent aujourd’hui le long de la réserve servaient de remparts naturels aux habitants qui devaient se protéger. Il existait alors ici, quatre différentes sortes d’exploitations.
 

1) La fabrication du vin -

2) La fabrication de l'huile d'olives -Nombreux oliviers aux alentours-

3) Exploitation de carrières.

4) Exploitation des sources pour conserver l'eau. L’eau de source manquant dans la région, les habitants recueillaient l’eau de pluie dans de grandes citernes qu’ils creusaient de main d’homme et, à l’aide de petits aqueducs la faisaient passer dans tout le village. Malheureusement aujourd’hui la nature faisant son travail, ces citernes se sont bouchées.
5) Mosaïque. La présence d’une mosaïque est incontestable, mais elle est encore introuvable, le seul moyen de la trouver est de se balader et de la chercher dans ce site.     
       
Le mot bad en hébreu signifie : branche ou rameau d’où le nom de beit bad, pressoir d’olives.  Une olive donne seulement 20 % d’huile.
 
 
-II) Les tombes des Maccabées.
En 1907, des enseignants du Gymnasya de Tel-Aviv se rendent dans la région lors d’un tioul et questionnent les Arabes des environs pour leur demander ce que représente pour eux ce site historique. Ils leur apprennent que  ces tombes sont celles des Asmonéens.
Plus tard, des fouilles archéologiques sont entreprises et les archéologues refuseront alors la version des Arabes. D’après eux, les juifs de l’époque n’étaient pas enterrés de la même manière et les caveaux étaient différents ; pourtant il est incontestable que ces tombes sont identiques à celles de Jérusalem où se trouve le cimetière du Sanhédrin. Toutefois, dans les tombeaux les juifs mettaient près des défunts, des ménorot, des bijoux et des objets de culte ; malheureusement les tombes ont été pillées.
C’est là qu’en 167 avant notre ère, que commence la grande révolte par le grand prêtre Mattathias de la famille Asmonéenne de la tribu de Siméon. Judas Macchabée et ses quatre frères engagent la lutte contre Antioches IV, chef des gréco-Syriens qui voulait imposer aux israélites le culte de Zeus et l’hellénisation des esprits. C’est non loin de là que Judas remporta sa première victoire avant de monter libérer Jérusalem en 164 avant notre ère.
 

 
Josué – Chapitre X – Paragraphes 12 et13 –

C’est alors, en ce jour où l’Eternel mit l’Amoréen à la merci des Israélites, que Josué fit appel au seigneur et dit en la présence d’Israël :

            « Soleil arrête-toi sur Gabaon !

            Lune, fais halte dans la vallée d’Ayyalôn !… »

            Et le soleil s’arrêta et la lune fit halte

Jusqu’à ce que le peuple se fut vengé de ses ennemis,

Ainsi qu’il est écrit dans le livre de Yachâr. Et le soleil, immobile au milieu du ciel, différa son coucher de près d’un jour entier.
 

III ) Andarta du district de Modi'im.

Elle commémore le souvenir des soldats tombés pour la libération de Lod, Ramlé, Latroun et Ramallah.
 

«  ל ר ל ר »  Initiales des quartes villes. Ce fut l’opération Dany qui se passa dans la nuit du 10 à 11 juillet 1948. (Le nom de la ville Ramlé vient du mot arabe  sable en français ou hol en hébreu.

Sur la route de Jérusalem à la hauteur de Shaar Hagaï (Bab-El-oued ou la porte du ravin) se trouvent deux bâtiments. Le premier en pleine restauration est l’ancien caravansérail qui se trouvait sur la route entre Yaffo et Jérusalem. Là s’arrêtaient des convois de 60 à 120 chameaux  qui montaient vers la capitale.

En face, se trouve l’ancien poste de police que les Anglais ont occupé lors de leur mandat au pays.

Un peu plus loin, sur la droite, se trouve la station de pompage du nahal Soreq.

Les morceaux de plastiques que nous voyons le long des flancs de la montagne servent à soutenir les arbrisseaux lors de leur mise en terre.
 

 
-IV) Ein Kerem- L’église de saint Jean Baptiste.

L’église, située dans l’enceinte du monastère, aurait été construite sur l’emplacement traditionnel de la maison d’Elisabeth et de Zacharie, parents de saint Jean Baptiste qui y serait né.

C’est en ces lieux que le prêtre Zacharie, qui était muet, écrivit à la naissance de son fils le nom que celui-ci devait porter «Jean sera son nom » Et ajoute l’évangile, les lèvres de Zacharie s’ouvrirent, sa langue se délia et il parla, en bénissant Dieu.

Edifiée au 5ème  siècle, l’église fut convertie en caravansérail et en étable par les Arabes, après la défaite des croisés qui avaient construit sur l’emplacement leur église (Saint-Jean des-Montagnes) Rebâtie sept siècles plus tard, elle fut restaurée au 17ème  siècle sur l’intervention de Louis XIV auprès de la Sublime Porte, puis elle fut rendue aux franciscains.

Cette église, reconstruite au 19ème  siècle comporte une crypte appelée grotte de la naissance de saint Jean, elle est ornée de bas-reliefs montrant les divers événements de la vie du saint.
 

-V) La fontaine de Notre Dame Marie.

On peur y remarquer une mosquée désaffectée avec son minaret. La source a été tarie et un service archéologique a du creuser plus profondément le passage pour qu’un filet d’eau puisse arriver au bassin. Les vestiges ont été restaurés grâce aux soins du Baron de Rothschild.

Derrière la fontaine se trouve un mur. Dans les terrains, à l’intérieur, devait se construite une église grâce à un couple de croyants russes qui récoltaient des fonds pour sa construction. C’était l’époque glorieuse des Tsars et après une première collecte ils vinrent à Ein Kerem et firent construire l’enceinte. Entre-temps le prince décède et la princesse continue son action ; mais la révolte russe éclate et  pendant ces événements elle meurt à son tour. Il n’y a donc que l’enceinte de ce qui aurait pu être une superbe église.

La Gadna  conquit les lieux en 1948, et en 1950-51 les premiers immigrants d’Afrique du nord  s’installent dans le village déserté par les Arabes.
 
 

-VI) Jérusalem – Le quartier Aboukarim.

C’est un des premiers quartiers construits en 1860  hors des remparts de la vieille ville. (Méa-Shéarim fut crée un peu plus tard, c’est à dire en 1865) Au début le quartier n’était pas du tout religieux, construit par l’Apoèl Mizrahi  les bâtiments étaient superbes et la population très aisée.

Au-dessus de quelques entrées de porte, on peut voir l’inscription HADJ. Cette inscription rappelle la même histoire que celle des marranes d’Espagne. Pendant l’occupation turque les musulmans ont obligé les juifs à se convertir sous peine de mort. Les juifs se convertirent tout en continuant de respecter les traditions et coutumes juives en secret. On les reconnaissait dans le quartier grâce à cet emblème.
La synagogue du Rav Rébibo, contrairement aux traditions des orthodoxes, a une parabole près de son toit. La raison de cette parabole est la retransmission en direct des conférences que donnent ce rav dans toutes les maisons du quartier. Comme ces religieux ne prennent ni le droit de regarder la télévision, ni celui de lire les journaux, ils s’informaient des actualités permises et des messages en écrivant sur  les murs du quartier. L’ancien maire de Jérusalem, Teddy Collek, a résolu le problème en leur plaçant des panneaux en bois ou ils peuvent en toute liberté afficher leurs nombreuses annonces.
 
 

La visite du quartier a pour but d’admirer toutes les Hannoukïot allumées derrière les fenêtres. Le passant, dans la rue doit voir les lumières de ces Hannoukïot afin de se rappeler le miracle qui s’est passé à l’époque.

Des centaines de lumières brillent derrières les fenêtres, quelquefois plusieurs au sein d’une même famille car certaines traditions veulent que chaque membre de la famille en allume une. D’autres parts, selon les enseignements des grands maîtres comme Hillel ou Shamaï, on commence par allumer la Hannoukïa par une bougie plus le shamash le premier jour, deux, plus le shamash, le deuxième jour, ect… L’autre méthode est d’allumer toutes les bougies le premier soir et d’en retirer une chaque soir de la semaine pour ne finir que par une seule plus le shamash. Ceux deux méthodes sont acceptées, le principal est de respecter la méthode enseignée et de ne jamais en changer.
 

 
Plusieurs autres Hannoukïot sont allumées à côté de l’entrée des immeubles. Elles sont, d’une manière générale, allumées à l’huile, ce qui prolonge la durée de la lumière.
Les quartiers religieux sont en fête ces jours là, l’ambiance dans les rues est à la joie, les enfants reçoivent des cadeaux, les magasins sont pleins de monde, une camionnette aménagée de guirlandes lumineuses en forme de Hanoukka parcours les rues au son d’une musique bien sonore. De cette camionnette  sort des volutes de fumées qui envahissent l’environnement.
 

-VII) Nahalat Shiva.

Petite ballade dans le quartier et dans la rue Ben Yéhouda ou deux jeunes religieux américains proposent gracieusement à tout passant d’allumer sa propre Hannoukïa. Les promeneurs ravis s’adonnent à cette tradition.

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HAR AROUAH.

La forêt du vent.

 

La randonnée se fera dans la forêt qui porte le nom de  forêt  des Juifs de Pologne, elle fait partie des forêts de Jérusalem et se trouve près du kibboutz de Kiryat Anavim. Nous marcherons dans cette partie de forêt consacrée au Mouvement de  la Jeunesse (Ténouat Anoah) et nous parcourrons les chemins des partisans et de la rébellion de ces terribles années de guerre, en souvenir de l’anniversaire la mort de l’écrivain Abba Kovner décédé en 1987.

 

Abba Kovner, né à Sébastopol en 1918 fut l’un des dirigeants de la révolte des partisans de la ville de Vilna puis de leur lutte dans les forêts d’où son récit : La clef a coulé en 1950. Actif dans l’immigration clandestine en Palestine, il s’installe au kibboutz Ein Ha’horesh en 1946 et participe à la guerre d’Indépendance dans le célèbre régiment Givati. Il rend compte de cette expérience dans une plaquette de poèmes épiques « Séparation d’avec le Sud » en 1949 dont les thèmes se retrouvent dans la suite poétique « Dais nuptial dans le désert » en 1970, et dans une trilogie, à la limite de la chronique, qui brosse un portrait fidèle d’une génération de combattants du  Givati : Face à face en 1953 ; l’heure H en 1954 ; Le carrefour en 1955.

 
Dans le domaine de la prose, la guerre d’Indépendance et ses séquelles paraît surtout dans les œuvres de plusieurs poètes dont Abba Kovner.  (Sources : Encyclorama d’Israël)

 

Dans le ghetto de Vilna se constitue en 1942 une organisation unie de partisans juifs. Son commandant, Aba Kovner lança un manifeste à l’intention des habitants du ghetto : Hitler veut anéantir tous les Juifs d’Europe ! La seule réponse à ces assassinats est l’organisation de l’autodéfense. Au mois de septembre l’organisation appela la population du ghetto à la révolte « Masses juives ! Dans la rue ! Que celui qui n’a pas d’armes prenne une barre de fer, un gourdin ou un bâton ! » Pourtant nombreux étaient ceux qui croyaient encore aux promesses et pensaient qu’ils resteraient en vie dans les camps.

 

En 1945, le poète, l’un des commandants de la résistance dans le ghetto de Vilna déclare : Nous voulions rester vivants dans leur mémoire.

 

Premier poin d'observation.

La forêt près du kibboutz de Kiryat Anavim porte plusieurs noms. 1) La forêt du judaïsme,  2) la forêt Nataf,  3) la forêt  Yad Ashmona, 4) la forêt de kiryat Anavim, 5) la forêt du vent.

Le K.K.L. a choisi la forêt qui porte le nom de  Vent pour le sujet de la Shoa car le mot correspond aussi à un souffle, une  âme ou  encore un esprit. Le Vent est aussi le symbole des Juifs qui étaient obligés de travailler dans les chambres à gaz et qui, avant d’aller dormir écrivait les noms des disparus pour la Mémoire. Le K.K.L a encore choisi cette forêt car la nuit, des vents très forts soufflent dans la région. Le vent est synonyme de guerre et de sionisme, on le retrouve dans la Bible où cinq montagnes se rejoignent dans la forêt de Giv’on...

 

 

Notre guide donne quatre articles à lire à quatre personnes différentes du groupe pour nous montrer la différence de comportements des Juifs dans les différentes villes comme Varsovie ou Kovno. Dans le ghetto de Sosnowiec, le chef de la communauté a été inactif, n’a pas réagi et a attendu que le drame arrive.  A Varsovie, en juillet 1941, les Juifs sont devenus des machines face à la Gestapo ; à Kovno, quatre chefs sont nommés pour chacun des différents camps. Dans chaque ghetto, la réaction des Juifs était différente, les uns étaient prêts à combattre pour se défendre, les autres espéraient encore ou refusaient de voir la vérité.

 

Ainsi notre guide, spécialiste sur le sujet de la Shoa compare les vents de cette forêt aux vents spirituels d’Aba Kovner.  C’est l’histoire des partisans Juifs qui, arrivés au pays après la guerre, défendent leur nouvelle patrie contre les Egyptiens. En 1948, Aba Kovner  officier et éducateur dans un bataillon de Givati  se retrouve au front, à Nitzarim, et raconte la chute et la démolition de ce kibboutz. Fondé par des Polonais et des Roumains il a été abandonné à la fin de la guerre d’indépendance et ré ouvert en 1951. C’est à la hauteur du pont Ad Alom que les Israéliens ont arrêté l’avance égyptienne en mai 1948.

 

La vie dans le ghetto  était organisée et gérée par le Judenrat : Le Conseil juif. L’autorité de ce conseil s’étendait aux fonctions municipales, incluant le budget, l’hygiène, l’industrie, l’artisanat. Le personnel Juif des hôpitaux avait un gros problème de conscience. L’exemple de l’insuline en est un : Il n’avait pas assez de doses pour soigner les malades régulièrement, pour eux la question se posait de savoir s’ils devaient soignaient tous les malades en sachant que le traitement serait insuffisant ou bien essayer de n’en sauver que quelques-uns en leur donnant plus de doses et en laissant l’autre partie en manque. Ils avaient bon espoir que les Russes arrivent en apportant des rations d’insulines supplémentaires mais ils étaient dans l’attente et on était en guerre… Ils s’en tinrent à la loi juive qui dit qu’il faut d’abord sauver les jeunes au détriment des autres.

 

Varsovie était une ville culturelle tandis que Lodge était une ville industrielle et les directeurs d’usines  embauchaient du personnel pour la fabrication des armes. Tsernikov qui a été obligé d’envoyer six mille enfants vers les camps d’extermination ne put accepter l’idée et préféra se suicider.

 

Deuxième point d'observation.

Nous sommes assis face au wadi Toula (à sec aujourd’hui) et aux montagnes sur lesquelles  ont été construits  les kibboutzim de Névé Ilan et Yad Shmona près de la réserve AMasrek. En bas de la vallée coule le nahal Shaar Agay ou Bab El Oued.

 

Un petit chemin de randonnée a été aménagé au mois d’août 1990 par le K.K.L. et les nouveaux immigrants russes qui étaient au chômage. Ils se sont mis au labeur  en toute âme et conscience. En 1995, les arbres attrapèrent des bactéries, ils devinrent plus fragiles et donc plus facilement inflammables ; toute la partie de cette forêt s’enflamma. Le tronc devient gris, il fournit une énorme quantité de glands signe distinctif de sa fin. Après des feux de forêts le K.K.L. ne s’occupe jamais des terrains noircis, il attend que la nature fasse son travail car si le feu est dangereux pour les animaux il est utile à la végétation car lentement elle renaît toute seule.

  

En 1920, en Europe une organisation idéologique vit le jour sous le nom de Ténouat Anoar. Son idéal était d’abord d’occuper les enfants, ensuite de leur donner une formation culturelle, éducative et sioniste, le but suivant était de réunir tous les jeunes Juifs et de concrétiser leur avenir en Europe. Ces éclaireurs juifs européens organisèrent des conférences sur le judaïsme, des chants en hébreu et toutes sortes d’activités pour leur faire découvrir leur identité. Ainsi a été crée le premier kibboutz en Pologne où les enfants vivaient entre eux, à 350 Km de leur domicile, ayant quitté la grande ville pour se retrouver dans un cadre totalement différent. D’autres kibboutzim ont vu le jour en Pologne à  la même époque et dans le même but mais aucun des dirigeants   n’a envisagé d’envoyer ces jeunes en Eretz Israël.

 

Par contre, d’autres groupes de jeunes âgés de 15 à 17 ans montèrent en Israël contre le gré de leurs parents car ils étaient sionistes et rien n’aurait pu les empêcher de venir au pays. Cette foi, ce sioniste et cette ambition leur ont sauvé la vie car la guerre s’est déclarée et tous les membres de leurs familles ont été déportés dans des camps de concentration ; aucun d’entre eux n’est revenu.

 

Troisième point d'observation.

Près d’un énorme puits, l’aire de repos porte le nom d’Elaine et Marvin Samson.

Les différentes organisations juives ont fait un séjour en Russie pour apprendre à se défendre contre les Allemands mais au début  ils sont restés inactifs car les Allemands eux-mêmes manquaient encore d’organisation. Le chef des éclaireurs du  Mouvement du travail  (Ténouah Avoda) de Varsovie s’occupait de son groupe de jeunes et les guidait, il leur organisait toutes sortes d’activités, prenaient leur repas en commun à la soupe populaire et continuaient d’étudiaient contrairement à la ville de Lodge où tous les jeunes étaient inactifs.

 

Assis sous les pins, notre guide continue à nous raconter les aventures des personnes qui ont survécus à la Shoa. Des familles entières se sauvaient des villes et se réfugiaient dans les forêts car leurs têtes étaient mises à prix. Ils creusaient des grottes de leurs propres mains, faisaient des ouvertures pour remplacer les fenêtres, aménageaient ainsi deux ou trois pièces et lorsqu’ils avaient la possibilité de sortir, ils volaient des fruits ou des légumes dans les champs des alentours. Quelques vestiges de ces grottes existent encore de nos jours.

 

Les partisans devaient donc les protéger et aider les familles à se nourrir. Pour cela, ils  s’approchaient des villages avoisinants, repéraient les maisons les plus isolées des villages et surveillaient les allers et retours des habitants. Lorsque la voie était libre, ils sortaient de leur cachette et aller voler les victuailles pour les distribuer aux différentes familles cachées dans la forêt. Ces partisans étaient très jeunes puisqu’ils avaient entre 15 et 17 ans et lorsqu’ils retournèrent chez eux après la guerre, ils ne trouvèrent plus rien, tout avait été démoli, détruit ou volé par les Allemands. Certains se réfugièrent dans des camps qui avaient servi de camps de concentration comme Belgen Velsen.

 

Un partisan de Rovno, en Ukraine se répétait sans arrêt que LA TERRE BOHERET. Koretz, un des partisans russes écrira un livre dans lequel il raconta : L’armée russe essayait de repousser les Allemands chez eux. La forêt était remplie de toutes sortes de partisans, des Juifs, des non Juifs, ceux qui étaient contre les Juifs et d’autres encore. Les partisans Juifs devaient donc se méfier de tout un chacun, ils ne faisaient pas pipi avec eux et évitaient de se parler ; mais ils savaient aussi que d’autres Juifs étaient parmi eux et pour se faire reconnaître ils fredonnaient l’air de la prière de Kippour Kol Nidré.

Si le compagnon répondait c’était un Juif, sinon ils faisaient semblant de rien. Même dans ce cas, ils ne se dévoilaient pas, c’était un silence entendu !

 

Malgré tous ces évènements horribles et très difficiles à surmonter la vie continuait, les jeunes se rencontraient et des relations amoureuses naissaient, d’autres jeunes cherchaient tout simplement à bronzer sur le toit d’une maison de Varsovie, seulement pour le plaisir. Ces petits événements montrent que cela aussi est le vent, celui de la vie qui reprend  le dessus. La différence de vue de la Shoa entre les jeunes et les vieux.

 

Certains enfants sont nés dans les forêts pendant la Shoa, ils y ont grandi et ont du mal à comprendre les choses les plus élémentaires, l’exemple typique est celle de l’enfant qui ne comprend pas le sens du mot loin ayant toujours vécu dans un cercle restreint. Sa mère lui explique qu’elle doit partir très loin pour sauver d’autres enfants et elle lui dit qu’elle doit traverser plusieurs forêts avant d’y arriver, mais le mot reste étranger à l’enfant, alors la maman lui rappelle le chemin à faire pour obtenir un verre de lait, à la ferme voisine et c’est seulement par ce genre de comparaison que l’enfant comprend. 

 

Aba Kovner a écrit un chant émouvant sur une petite fille qui demande à sa mère si maintenant elle peut pleurer. Ce chant retrace l’histoire d’une femme qui voit un partisan en uniforme russe, elle prend peur et pleure, alors la petite fille de cinq ans à qui on avait interdit de pleurer pour des raisons de sécurité ou autres et voyant sa mère le faire lui demande si maintenant elle aussi avait le droit de pleurer.

 La forêt du souvenir des Juifs polonais.

Le K.K.L. a crée le groupe des Gardiens (Shomrim), les Tours et Enceintes, il s’occupe de 19% de la quantité d’eau du pays, le huitième livre d’or est en cours (le premier a été inauguré par Hertz) et il permet aux donateurs de mettre en place des mémoriaux dans les endroits prévus par le K.K.L, comme ici, par exemple où il a  aménagé un amphithéâtre

 
Le K.K.L. organise des conférences sur la Shoa dans ses forêts car elles sont indispensables à la vie de l’homme, c’est un recommencement, un renouvellement mais c’est aussi le souvenir de la mort.

 

Les filles servaient d’informatrices entre les ghettos de Varsovie et de Vilna parce que si les garçons s’étaient fait prendre  ils auraient été reconnus de suite du fait qu’ils étaient circoncis.  Tous les mouvements de jeunesse juive étaient à l’époque très important et leurs membres faisaient passer leurs  amis avant la famille même dans les cas extrêmes où certains savaient que celle-ci allait être déportée ; ils gardaient le secret, c’était leur seule sécurité, ils étaient fidèles au mouvement et ne se trahissaient jamais entre eux. Comme de tous temps les jeunes participaient aux actions parce qu’ils n’avaient pas des responsabilités familiales ou professionnelles, parce qu’ils n’avaient rien à perdre, parce qu’ils étaient jeunes et pensaient changer le monde ; le plus important pour eux était leur union.

 

Kovner faisait partie de la clandestinité juive, il était chef du mouvement en 1941 et  pensait qu’il fallait mieux être actif et se battre plutôt que d’essayer de sauver des compatriotes, il se battait pour sauver son honneur de Juif. D’autres partisans préféraient sauver des vies humaines en trouvant de l’argent pour payer la liberté de Juifs.

 

Aba Kovner écrivait des articles dans le journal de la clandestinité que les partisans se passaient de mains en mains. Si nous avons aujourd’hui des archives et des articles sur la Shoa c’est grâce à ces dirigeants qui obligeaient tous les Juifs à écrire leur biographie contre les tickets de rationnements. Tous ces documents ont été mis dans trois tonneaux et ils ont été enterrés dans le plus grand secret à Varsovie.  Deux d’entre eux ont été retrouvés et transférés à Yad Vashem mais personne n’a jamais retrouvé le troisième tonneau.

 

Les partisans de Lodge avaient beaucoup de mal à se cacher parce qu’ils n’avaient pas de forêts aux alentours des villes et ils étaient obligés de se battre en ville, tandis qu’à Varsovie  ils avaient la possibilité de rejoindre la forêt, c’était beaucoup  mieux bien qu’ils devaient se méfier des partisans non Juifs.

En 1983, Aba Kovner arrive en Israël et écrit un livre sur la Shoa

 

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OSHA et le Sanhedrin.

 

Forêt de Kyriat Ata, vestiges d’un village arabe abandonné en 1948, tombe d’un Cheikh nommé Osha et vestiges du village du Sanhedrin d’Osha avec, les ruines d’une éventuelle synagogue datant du deuxième Temple.

Notre guide commence ses explications à l’entrée de la forêt devant le mémorial des soldats de la région mort pour la patrie.

 

Cette forêt se trouve entre les ychouvim d’Adi et de Hardof face à la ville de Shfaram en basse Galilée.

 

Dans cette forêt on trouve des oliviers, des cyprès, des térébinthes, des caroubiers, des pins, des platanes et des  arbousiers. Aujourd’hui le K.K.L. ne plante plus de  pins bien qu’ils poussent très vite et deviennent très beaux. Cet arbre n’est pas acclimaté au pays, ses racines s’étalent dans la terre sans y pénétrer ce qui fait qu’il s’enflamme trop rapidement.
 
Entre 130 et 140 de notre ère, pendant 10 ans, le Sanhédrin a siégé à Osha. Il y avait alors cinq grands Sages comme Rabbi Yonathan Ben Zakaï, Yéhouda Anassi, le rabbin Gamliël, Rabbi Yéhosoua Ben Baba, Yéoshoua Ben Hananiya (élève de Ben Zakkaï).

L’endroit était idéal car il se trouvait non loin de Tsiporri,  de Césarée, et non loin d’Akko où siégeaient les Romains. Osha était également près de la mer entre la montagne et la vallée d’Izréel  au cœur du pays.

Le sanhedrin passa de Yavné à Tsipori puis à Sfaram et à Osha.

 

Rabban Simon Ben Gamliël dit l’Ancien (1er siècle) président du Sanhédrin, petit-fils d’Hillel est l’auteur d’un certain nombre de règles, de décrets (takannot) concernant l’examen des témoins qui ont vu la nouvelle lune en vue de la proclamation du début du mois.  D’autres décrets comme les  mariages et divorces, anathèmes lancés contre les criminels,  punition de ceux qui n’observent pas les prescriptions de la religion, nomination des chantres de la synagogue, nomination des sacrificateurs rituels et des juges, réponses aux problèmes d’interprétation de la loi religieuse et d’étude de la religion ont été écrit à  cette période.

 

On est sous le règne d’Hadrien, Osha est alors une cité fortifiée, refuge du Sanhédrin  après l’échec de la révolte de Bar Kohba (135), elle devient aussi  le centre des études juives du Nord après la destruction du second Temple. Rabban Jonathan Ben Zakkaï élu à la tête du Sanhedrin avant la chute de Jérusalem, s’échappe clandestinement durant la dernière phase du siège. Une légende talmudique célèbre relate comment le vieux Sage sortit de Jérusalem,  dans un cercueil portait par ses disciples dont rabbi Eliézer Ben Hyrkanos, sous le nez des zélotes qui interdisaient à quiconque de quitter la ville assiégée (on sait que les Juifs enterraient leurs morts hors des murs, afin de ne point souiller la cité). Selon la même version, Ben Zakkaï prédit  à Vespasien qu’il serait maître de l’Empire et il le devint. En contre partie Ben Zakkaï eut le droit de demander une  faveur à Vespasien et obtint  la ville de Yavné et ses Sages. Ainsi  le Sanhedrin a été rétabli à Yavné.     

La vigne était abondante à l’époque talmudique et la preuve en est avec ses deux pressoirs à vin de l’époque que nous croisons sur le site.                                           

 

 

En se rendant sur la tombe du rabbi Yéhouda Ben Baba nous passons devant une inscription greque où se détache trois lettres. D’après l’historien Vilnaï elles seraient les trois premières lettres de Chabbat.  Il est possible que cette inscription ait marqué la démarcation de la ville d’Ohsa (hérouv)  qui permet aux Juifs de « porter » le chabbat.

Selon certaines versions le premier Temple aurait été détruit pour trois raisons : l’idolâtrie, la perversion et le versement du sang. Quant au second Temple il aurait été détruit par la haine gratuite de certains Juifs car les Romains ne détruisaient jamais un Temple quelque qu’il soit. 

 

 

La ville d’Osha devient le siège du pouvoir juif restauré qui lance un appel aux anciens en Galilée « Celui qui est instruit, qu’il vienne et qu’il enseigne ; et celui qui n’est pas instruit,  qu’il vienne et qu’il étudie.» Les Sages d’Osha œuvrent à la restauration de la communauté juive. Pour la première fois ils interdisent explicitement aux Juifs de quitter la terre et un ensemble de lois est formulé pour encourager le rachat des terres aux non-Juifs.

 

On suppose que la tombe de Yéhouda Ben Baba se trouve en basse Galilée, entre Sfaram er Osha, entre deux montagnes selon les écrits anciens. Yéhouda Ben baba vivait là avec ses disciples et lorsqu’ils furent attaqués (II-V ème siècle)  il demanda à tous les membres de sa communauté de se sauver car lui était vieux et il n’en avait plus la force ; de ce fait, on pense que c’est bien lui qui occupe cette tombe.

 

En 135 on a amené Rabbi Khanina ben Tradion devant le juge romain ; on lui dit : pourquoi avoir étudié la Thora (au mépris des règlements ) ?  Il leur dit : mon Dieu me l’a ordonné. Aussitôt on le condamna au bûcher, sa femme a été tuée et sa fille est demeurée avec les prostituées…)

                                                                                                                                                       

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I) Le mémorial de Migdal Afeq. C’est un très vieux mémorial qui rappelle la perte de nos soldats lors des événements de 1936 et ceux de la guerre d’Indépendance. Les soldats se sont battus pour garder les carrières environnantes de Migdal Afeq. En 1950, T.s.a.h.a.l. érige le monument qui fait partie aujourd’hui de la Société de la Protection de la Nature et du K.K.L.

 
II) Migdal Afeq. Le bas de la forteresse se trouve à la hauteur du niveau de la mer, mais en montant vers elle, nous arrivons à 141 mètres au-dessus du niveau de la mer, cela suffit pour changer la vision de tout l’environnement. De là, on aperçoit la forteresse d’Antipatris qui a été construite pour garder les sources du Yarkon. Elle a été occupée depuis les temps les plus reculés par les Philistins, les Hellénistiques, les Romains, les Croisés et les Mamelouks. Déjà en 1500 avant l’ère chrétienne la forteresse se trouvait sur la route principale qui menait de la Méditerranée jusqu’en Samarie, c’était l’important passage d’Afeq qui a été le plus emprunté.

 Les Romains ont gagné la guerre contre les Hellènes mais ils n’ont jamais conquit leur culture.

La vue panoramique qui s’offre à nous est variable. D’un côté panorama urbain avec ses villes comme Rosh-Ayin qui s’est développé en 1980 grâce à l’armée qui a facilité l’achat de maisons individuelles pour les militaires de carrière. On se trouve sur le trajet de ligne verte tout comme Oranit. Dans le lointain, les villes de Hod Hasharon, Pétah-Tikva, Hertzliya, Kfar Saba et tous les moshavim des alentours. D’un autre côté, de vastes étendues vertes qui s’étendent jusqu’à la mer.

Face à la forteresse de Migdal Afeq la tombe d’un Cheikh que les musulmans vénèrent et où ils viennent se recueillir. Elle se trouve  exactement au sommet d’une falaise abrupte qui a servi, auparavant de carrière. Ces carrières étaient déjà utilisées il y a 3.000ans.
Cette région était marécageuse et aujourd’hui encore toute la quantité des eaux de pluies se déversent bêtement dans le Yakon ; il est regrettable que le gouvernement n’entreprenne pas de travaux pour récupérer ces eaux. Contrairement aux explications de plusieurs guides, une version nous affirme que les eucalyptus n’ont jamais asséché les marais, ce sont seulement les travaux de drainage qui les ont asséchés, ceci a été confirmé.
La forteresse de Migdal Afeq est, elle aussi, sur la ligne verte. Elle a été construite à cet emplacement  pour les mêmes raisons de sécurité que les autres forteresses, c’est à dire la proximité de l’eau, la hauteur et le carrefour des routes. Les vestiges des forteresses sont visibles à nos jours que grâce à la construction de leurs arches. Le système d’arcades est efficace car il permet de supporter plusieurs tonnes de pierres sans que rien ne s’ébranle.
Pour monter une arche ils commençaient par mettre deux pierres à la distance voulue pour la future arche, les montaient les unes au-dessus des autres en les intercalant jusqu’à ce qu’elles se rejoignent, le plus important était d’encastrer la dernière pierre, celle du sommet, soutien de tout l’édifice.

Au pied de la forteresse les vestiges de son village.                                                       

Les croisés fortifièrent ce poste de surveillance de la Via Maris qui empruntait en contrebas le défilé d’Afeq. Ils contrôlaient ainsi tout à la fois l’antique route caravanière entre la Syrie, Yaffo et l’Egypte, et entre Césarée et Jérusalem. Transformée en ferme à l’époque ottomane le château conserva cette fonction jusqu’en 1948, date à laquelle ses exploitants arabes l’abandonnèrent. L’Etat d’Israël n’entreprit des restaurations qu’après 1967.


III) Mazor.
C’est un bâtiment romain utilisé apparemment comme caveau familial du propriétaire d’un domaine au début du IVème siècle de notre ère. La façade de la construction est de style classique avec ses deux colonnes dans le centre et ses trois entrées dont deux chambres. L’une d’elles est la chambre mortuaire fermée par une porte en pierre et dans laquelle se trouvaient deux sarcophages, un petit et un grand. A l’étage les romains transformèrent la pièce en columbarium, on y voit encore les 40 niches. Ils y élevaient les pigeons pour le culte, l’engrais agricole, la reproduction et la nourriture. A l’étage où se trouvait le columbarium il n’y avait pas d’ouverture mais quatre vasistas dont l’un d’entre eux, sur le mur est, servait d’ouverture par laquelle les romains montaient grâce à une échelle. Plus tard, le musulman, Nebi Yihye fut enterré dans la pièce du bas et à partir de ce moment là ce mausolée devint un endroit saint. Autour de lui se trouvent trois anciens puits.

Non loin de là se trouve le village religieux d’El Ad dont la population atteint 5.000 à 6.000 habitants. Il a été construit sur un lieu historique de la période cananéenne où une ferme d’essai agricole avait été crée puis les Arabes s’y installèrent.

 

 


IV) La forêt de Koulé. 

Le nom de Koulé vient du nom d’un village arabe habité jusqu’en 1948.

Là aussi les énormes travaux de l’autoroute traversent la forêt de Koulé. Les maigres vestiges d’une forteresse croisée sont celle du château de la fille de Baudoin II. Cette forteresse a été construite ici parcequ’elle se trouvait  sur la même ligne que la forteresse Antipatris et ils étaient en rapport les uns avec les autres.

Sous le règne de Baudoin II dernier empereur latin de Constantinople de 1228 à 1261, Mélisande, l’aîné des quatre filles de l’empereur, épouse Philippe d’Anjou à l’âge de 14 ans alors qu’il en avait déjà 60. Veuve à 25 ans et pleine d’ambition, ne pouvant pas devenir reine, figure de femme pas toujours vertueuse, la reine Mélisande exerce la régence durant l’adolescence de son fils Beaudoin III. C’est alors la période éclatante des croisés en Terre Sainte. Lorsque son fils est en âge de gouverner, elle refuse de lui donner ses droits et il doit déclarer la guerre à sa mère. (1204)

 


V) La future autoroute.

Nous la croiserons plusieurs fois le long de notre excursion d’aujourd’hui, en premier à la hauteur du mausolée de Mazor. Elle comporte six voies, trois de chaque côté elle est payante. Les « Verts » s’élèvent contre cette autoroute qui détruit une partie de la nature environnante. Ce qui les gênent le plus ce n’est pas tant l’autoroute elle-même mais les échangeurs et les futurs commerces qui s’installeront tout autour et qui réduiront énormément les espaces vert environnant. L’idée de l’autoroute en soi est positive car en temps de paix, elle permettra à tous les pays voisins de traverser rapidement le pays.  Un tronçon de cette immense autoroute passe aussi près de la forteresse de Koulé et pour cela une bonne partie de la forêt du même nom a déjà disparue.

 


VI) Le mémorial des "28" dans la forêt de Koulé.

28 soldats sont tombés dans les batailles de Koulé contre la légion arabe en juillet 1948 pour la libération de la ville de Jérusalem. Le mémorial a pris le nom de coah (28 en hébreu) mais une autre hypothèse affirme qu’il y a eu dans cette bataille contre la légion arabe 32 disparus.

Tout autour du mémorial K.K.L. a planté des petites poussent qui deviendront des arbres. En attendant, pour les protéger du vent, du froid de l’hiver et des animaux qui pourraient s’en nourrir, le K.K.L. les entourent d’un abri en plastique. Lorsqu’ils atteignent assez de résistance pour se protéger eux-mêmes, on leur enlève leur abri. Ici, des chênes ont été plantés, c’est un arbre qui grandit très vite et qui peut, au bout de vingt ans, être très fort et très grand. L’inconvénient est qu’il s’enflamme très vite, on en a eu la preuve plusieurs fois dans les forêts du pays et principalement dans celle de Jérusalem, près de Maalé Hahamisha.

 


VII) Une carrière à Bareket.

On pénètre au Cœur de la carrière qui est encore en activité. Face à nous de très grands compartiments de béton où les pierres sont triées.  De l’autre côté, un terrain de champ de tir appartient à la police nationale ; ici les hommes viennent apprendre à tirer et à s’entraîner. Au milieu du terrain un énorme parterre de lupins blancs. La carrière est une carrière de craie et en l’observant on voit que les blocs de pierres n’avaient qu’à être détachés pour être incorporés dans les bâtiments ou forteresses, ils ont en général, la bonne taille et la bonne forme.

 


VIII) La mare d'hiver.

Elle se trouve derrière la carrière de Bareket et l’eau abondante de ce bassin n’est que saisonnière mais elle permet à la nature environnante de s’épanouir. A l’intérieur du bassin on trouve des invertébrés, des grenouilles et des plantes d’eau. En fait, c’est une ancienne carrière qui a été aménagée en piscine et en bassin collecteur selon les occupants des différentes époques, des Romains jusqu’aux Arabes. Le plâtrage date de l’époque byzantine. La mare a peu près deux mètres de profondeur.

 


IX) Les fleurs.

En cette fin d’hiver et après les pluies abondantes des journées précédentes les champs sont remplis de toutes sortes de fleurs comme :  Savyionit ou Séneçon (plante ornementale à fleurs jaunes), Shoumar ou aneth (fenouil), Hardal, des fleurs de moutarde, Tiltane, des trèfles, Irit Gdola, des genres de lis (herbes vivaces à bulbes, plantes ligneuses dont les fleurs ont le goût de beurre de cacahuète),  du Pishta, lin rose, Sirpad, des orties, Talmid ou mauve, Haratsit ou marguerite, Barkan ou chardon, Nourit ou renoncule d’Asie de couleur rouge, Calanit ou anémone, Péreg ou coquelicot, Dmoumit ou adonide et enfin des Tourmous lavane ou Lupin blanc.


Moyen de les reconnaître :

1) L’anémone (calanit) a un petit feuillage sous sa fleur, en grandissant son feuillage reste à la même place et à l’intérieur, tout autour de son cœur noir un cercle blanc s’élargit lui aussi au fur et à mesure que la fleur vieillit (floraison fin janvier à fin mars), la première fleur du printemps.

2) La renoncule d’Asie (nourit) est rouge avec le cœur marron, (floraison de mi-mars à début avril), elle apparaît juste après l’anémone.                                                          

3) La Dmoumit (adonide) (floraison fin mars-début avril), elle apparaît toujours après l’anémone.

4) Quant au coquelicot  (péreg) il a une petite feuille verte attenante à chaque pétale et des taches noires à la base de ses feuilles (floraison en avril), la dernière des quatre fleurs rouges.

 

Mémorial de Giv'at Coah à Koulé.

Le 10 juillet 1948 le commando 89 et les forces de la brigade Alexandroni ont conquis le village arabe de Koulé afin de protéger le pays.

Le 16 juillet au matin l’infanterie et les tankistes de la légion arabe ont contre-attaqué le bataillon 32 appartenant à la brigade Alexandroni qui était sur place.

Le 17 juillet au matin deux détachements de la brigade Alexandroni essaient de reconquérir Koulé en attaquant le village au nord-est  mais la légion arabe les oblige à reculer à l’est de Koulé.

Le 18 juillet deux détachements de la brigade Alexandroni aidés de quatre tanks reconquièrent définitivement Koulé.

Dans les batailles de Koulé 28 soldats de la brigade Alexandroni sont tombés d’où le nom du mémorial (28 = כח).
Dans le cas de la bataille de Nébi Yosha comme dans celui-ci il y a une incertitude sur le nombre de soldats disparus, certains pensent qu’ils sont au nombre de 32.

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SATAF.

 

Sataf se trouve sur les pentes Sud-Est du mont Eitan (788 mètres) dans le cœur des montagnes de Jérusalem, entre Tsova et Ein Kerem.

Le site comprend deux sources – Ein Sataf et Ein Bikora- ainsi que des réservoirs, un système de canaux pour l’arrosage, des terrasses pour des plantations agricoles, des vergers, des vignobles, des arbres fruitiers, des vestiges du village de Sataf et enfin des parcelles de terres offertes gracieusement par le K.K.L. pour que les personnes intéressées puissent  s’occuper de créer leur propre potager pendant un an. Ce projet s’appelle Boustanof.

 

L’ensemble du site a été restauré sur une surface de 1000 dounan (un dounam = 10 ares) environ, la majeure partie étant celle des terrains agricoles recevant les eaux de pluies, l’hiver.
L’originalité du site se trouve dans la différence  entre la vue étendue des anciennes terrasses agricoles et la vue naturelle des montagnes de Jérusalem. Pour construire ces terrasses les habitants devaient tout d’abord épierrer la montagne et avec ces blocs de pierre construire les murs de protection. Ensuite ils enlevaient toutes les épines du terrain choisi et remontaient de la terre qu’ils allaient chercher, en bas, au fond de la vallée, le plus loin possible des cananéens qui leur interdisaient d'en prendre car ils s’en servaient également. La montagne étant crayeuse, ils réussirent à faire des marches grâce à ce terrain tantôt mou, tantôt dur.
Tous les bassins collecteurs sont l’œuvre du K.K.L.

A Sataf on peut voir, d’un côté la difficulté dans laquelle ont vécu les habitants du village durant des milliers d’années, (conditions  très difficiles à cause de l’aridité et de la chaleur de la région) et de l’autre, la préparation de milliers d'ares de terrasses où ils firent pousser des oliviers, de la vigne, des figuiers et des arbres typiques d’Eretz Israël.

 

Sur le site on rencontre des pressoirs à huile d’olives et des pressoirs à vin. On peut rentrer dans les grottes pour arriver à l’orifice des deux sources qui arrosent encore les terrains agricoles aujourd’hui comme elles les arrosaient il y a quelques milliers d’années. On trouve également quelques différents vestiges archéologiques que les habitants du village ont laissés derrière eux.

 

 

 
En 1985, le K.K.L. restaura le site avec l’aide de deux familles qui habitent sur place. La restauration a été entreprise afin de conserver une partie de la vue panoramique et aussi pour la multiplication des espaces agricoles sur les pentes montagneuses caractéristiques dans cette région des monts de Judée pendant des milliers d’années.
 

Ce lieu sert aussi de centre d’études agricoles selon les méthodes anciennes. Le développement de l’endroit à permis de créer un point d’observation où domine la couleur verte sur les montagnes de Jérusalem, le vert de l’agriculture. On s’en rend compte le long des promenades où les terrasses d’exploitation agricole s’imprègnent dans la  nature.

 

Ein Sataf : La source a été utilisée dans le passé par les villageois, elle portait le nom arabe de Ein El-balad. Elle arrivait jusqu’aux terrasses agricoles du haut grâce à des canaux.        
                                     

Ein Bikora : La source se trouve sur le côté Est du village et portait le nom arabe de Ein a-sharkya. Sur les parois du bassin il a été découvert des trous dont les parois sont enduit d’argile. Ces niches ainsi formées servaient pour les élevages des poissons. Cette source était également utilisée pour l’arrosage des terrasses qui se situaient en bas du site.

 

 

 

 
Shalahin : (Plantation irriguées par un canal d’irrigation ou une rigole) Ce sont des parties d’exploitation agricole près des eaux des sources ; ces sources naturelles trouvent leur origine à l’intérieur de la roche et arrivent au bassin grâce aux travaux de canalisation des habitants de l’époque.

A Sataf on peut voir la reconstitution complète de deux terrasses d’exploitation agricole  en activité dans les mêmes systèmes anciens d’arrosage et de travail ; on y plante des légumes et des plantes aromatiques.

 

  • Baal : (Plantation non irriguées) Plantations des exploitations agricoles arrosées par les eaux de pluies  principalement dans la région de Sataf et des monts de Judée. Sur les pentes de la montagne les agriculteurs plantaient surtout des vignobles, des oliviers, quelques figuiers et grenadiers. Les terres agricoles de Sataf comprennent plusieurs centaines d’ares entretenus selon les traditions. Les chemins de randonnée de Sataf passent dans les diverses terrasses d’exploitation agricole. On peut y voir des éléments caractéristiques de l’agriculture comme : postes de surveillance, chemins anciens, vergers clôturés.
  •  Boustanof : C’est le projet pour la location de lopins de terres individuels pour les habitants de Jérusalem et des environs. Ce projet se trouve dans le domaine des exploitations agricoles en terrasses et près des deux sources environnantes. En 2001 il avait été réparti 50 parcelles qui s’étalent sur 1500 ares.
  •  Récolte d’arbres fruitiers d’Eretz Israël :

    On retrouve aujourd’hui à Sataf  toutes les espèces d’arbres fruitiers qu’à l’époque. Dans la récolte de ce domaine agricole on trouve les16 sortes d’arbres fruitiers du passé. En plus de ces arbres il a été rajouté des espèces qui se trouvaient partout en Eretz-Israël.

    A côté des parcelles on peut voir un bosquet avec les sept espèces où les visiteurs sont invités à se rendre.

     

    Le long de notre randonnée au clair de lune, notre guide nous décrit les différents panoramas qui s’offrent sous nos yeux.

    Sur la chaîne montagneuse Shalmone on aperçoit Even Sapir, Aminadav, Yad Kennedy, une fenêtre sur le cimetière de Giv’at Shaoul et une implantation religieuse nommée Harès. C’est ici sur le mont Eitan que le gouvernement a décidé de fonder le plus grand musée de l’armée du pays, c’est un projet qui rencontre plein d’embûches, principalement à cause des écologistes. Ces derniers refusent catégoriquement cette idée qui peut nuire énormément à l’environnement car autour du musée il est question de construite des routes, plusieurs grands parking, un centre commercial avec des restaurants. Pour aboutir à ce projet il faut donc empiéter sur la nature, abattre des arbres, supprimer des espaces verts sans compter la pollution, le bruit et la saleté.
     

     
    Nous croisons le pina Ofer. C’est tout simplement une aire de repos entourée d’arbres que des jeunes gens ont plantés en souvenir de leur copain Ofer mort au Liban, il y a 20 ans.

    En 1848, Sataf était un village arabe, lors de l’indépendance les habitants se sont sauvés et se sont rendu au village voisin de Beit Sahour près de Beit Lehem. En 1951 l’agence juive installa à  Sataf des Olim Hadashim venus du Maroc mais ils n’y resteront que six mois.

    Sharon entraînera ici la brigade 101.
                                                                                 

     

     

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Shilo se trouve au cœur de la région de Mateï Benyamin, à 450 mètres au-dessus du niveau de la mer, au centre du pays avec la ville de Naplouse. En plein mois d’août, vers huit heures le matin, il fait très frais à Shilo.   Trois pèlerinages avaient lieu régulièrement chaque année à Shilo (tout comme dans tous les endroits saints) : à Pessah, Rosh Ashana et Souccoth.

L’arche d’alliance resta à Shilo deux siècles aux temps des Juges avant d’être enlevée par les Philistins vers 1050 avant l’ère chrétienne et c’est à Shilo que le prophète Samuel se consacra au Seigneur.
 

I-Samuel –Chapître III – Paragraphe 21

Et l’Eternel se manifesta souvent encore à Silo, car c’est à Silo qu’il se manifesta à Samuel par la parole divine.

I-Samuel – Chapître IV – Paragraphe 3 –

Le peuple étant rentré au camp, les anciens d’Israël se dirent : «d’où vient que l’Eternel nous a laissé battre aujourd’hui par les Philistins ? Faisons venir ici, de Shilo, l’arche d'Alliance de l’Eternel, afin qu’elle soit au milieu de nous et nous assiste contre nos ennemis. » Le peuple envoya donc à Silo, pour en ramener l’Arche d’alliance de l’Eternel-Cébaot, qui trône sur les chérubins ; là près de l’Arche d’alliance du Seigneur, étaient les deux fils d’Héli, Hophni et Pinhas. Lorsque l’Arche d’alliance arriva au camp, tout Israël poussa une si grande clameur que le pays en trembla. Les Philistins entendirent ces cris de joie demandèrent : « Que signifie cette bruyante clameur dans le camp des Hébreux ?… »

 

Shilo  a été le centre religieux et politique des tribus d’Israël pendant la période d’installation. C’est ici que la terre du pays est partagée entre les douze tribus et que les cités leur sont attribuées. C’est le lieu sacré où l’Arche d’alliance séjourne dans son sanctuaire pendant 400 ans. C’est aussi à Shilo que le prophète Samuel voit le jour et qu’il y séjourne. Le nom de Samuel vient de la racine sam = mettre et El = Dieu, autrement dit l’esprit de Dieu est en lui.
 
Shilo a été le premier endroit saint du pays. C’est ici que se sont passés les premiers grands sacrifices et les premières grandes cérémonies. Il se trouve dans une vallée entourée d’un grand amphithéâtre naturel que forme les montagnes environnantes. Au milieu de ce site, au niveau le plus  bas se trouve l’emplacement du Saint du Saint, le lieu où était entreposé le Tabernacle (sanctuaire mobile où se trouvait l’Arche d’alliance jusqu’à la construction du Temple par Salomon)  et où les prêtes priaient et offraient leurs sacrifices. Des familles entières se déplaçaient jusqu’à Shilo pour offrir ces sacrifices. Ils s’asseyaient autour de l’endroit sacré, sur ces collines formant l’amphithéâtre, exactement de la même manière que ça se passait à Jérusalem. Le peuple assistait à la cérémonie, participé aux festivités en buvant du vin et en mangeant les animaux sacrifiés.
 
Une partie des sacrifices était bien sûr réservés aux prêtres. Le vin coulait à profusion car à Shilo, se trouvaient deux grandes industries celle du vin et celle de l’huile. C’est pourquoi, dans le paragraphe de la bible cité ci-dessous, Héli, le prête cru que Hanna s’était saoulée mais elle était seulement absorbée dans ses prières. De nombreux tessons ont été trouvés autour de l’emplacement sacré ; ce sont les restes de vaisselles que les pèlerins cassaient après avoir mangé la viande du sacrifice. Ils ne se servaient donc de la vaisselle qu’une seule fois, était-ce pour la cacherout ? Pour ne pas réemployer la vaisselle de la viande des sacrifices ?….
 

-I Samuel - Chapîtres I et II – 

A Raataïm-Cophim, sur la montagne d’Ephraïm, était un homme ayant nom Elkana…. Il avait deux femmes, l’une nommée Hanna, la seconde Péninna ; Péninna avait des enfants, Hanna n’en avait point. Or, cet homme partait de sa ville, chaque année, pour se prosterner et sacrifier à l’Eternel-

Cébaot dans Silo, où les deux fils d’Héli, Hophni et Pinhas fonctionnaient comme prêtes du Seigneur. L époque venue, Elkana faisait son sacrifice, dont il donnait des portions à Pnina, sa femme, et  à tous les fils et filles qu’il avait d’elle ; tandis qu’à Hanna, il ne donnait qu’une seule portion, à son grand déplaisir, parce qu’il aimait Hanna et que le Seigneur l’avait rendue stérile….

Un jour, après qu’on eut mangé et bu à Silo, Hanna se leva…Héli le pontife se trouvait alors sur son siège, au seuil du sanctuaire de l’Eternel. L’âme remplie d’amertume, elle pria devant l’Eternel et pleura longtemps. Puis elle prononça ce vœu : « Eternel-Cébaot ! si tu daignes considérer l’affliction de ta servante, te souvenir d’elle et ne point l’oublier ; si tu donnes un enfant à ta servante un enfant mâle, je le vouerai au Seigneur pour toute sa vie, et le rasoir ne touchera point sa tête» Or, comme elle priait longuement devant l’Eternel, Héli observa sa bouche : Hanna parlait en elle-même ; on voyait seulement  remuer ses lèvres, mais on n’entendait pas sa voix. Héli la crut  ivre, et lui dit :« Combien de temps veux-tu étaler ton ivresse ? Va cuver ton vin ! » Hanna répondit : « Non, seigneur, je ne suis qu’une femme au cœur navré ; je n’ai bu ne vin, ni liqueur forte, j’ai seulement épanché mon âme devant l’Eternel. Ne prends pas ta servante pour une femme perverse, car c’est l’excès de mes griefs et de ma douleur qui m’a fait parler si longtemps. » Héli reprit la parole et dit : « Va donc en paix ; et que le Dieu d’Israël t’accorde ce que tu lui as demandé. » Et Hanta dit : «Puisse ta servante trouver grâce à tes yeux ! » Alors cette femme se remit en chemin, prit de la nourriture, et sa physionomie ne fut plus la même.
 
 

…Elkana s’unit à Hanna, et le Seigneur se souvint d’elle. Au terme de la période, Hanna, qui avait conçu, enfanta un fils et lui donna le nom de Samuel, «parce  que dit-elle, j’ai demandé cet enfant au Seigneur. »

…Et Hanna lui dit (à Héli) :« Ecoute-moi, seigneur ! par ta vie, seigneur ! Je suis cette femme que tu as vue ici, près de toi, implorer l’Eternel. C’est pour obtenir cet enfant que j’avais prié ; et l’Eternel m’a accordé ce que je lui avais demandé.    Mais à mon tour je l’ai voué au Seigneur : depuis qu’il est né, il est consacré à Dieu. » -Alors, on se prosterna devant l’Eternel.

Au chapitre II du premier livre de Samuel nous pouvons lire la prière de Hanna.   

 

Tel Shilo byzantine.
Le signe de bonne entente entre Juifs et Chrétiens de Shilo à l’époque byzantine est justement la présence d’étoiles de David sur les mosaïques à l’intérieur de l’église. Cet endroit est vénéré jusqu’au jour d’aujourd’hui par les trois religions monothéistes.
 

Trois églises datant de l’époque byzantine se trouvent sur le site de Shilo. Dans la première un film retrace la ville de Shilo depuis sa création et une maquette du Tabernacle a été reconstituée dans ces locaux. Plus tard cette église fut transformée en mosquée par les musulmans. Ces derniers enlèvent les morceaux des mosaïques où se trouvaient des croix et l’étoile de David et avec certains autres morceaux se confectionnèrent des tables.

La deuxième église a  encore quelques vestiges de mosaïques sur son sol, peu d’autres vestiges intéressants à l’intérieur, elle a été recouverte d’un toit par les membres de l’implantation de Shilo qui s’occupent du site.

Les vestiges de la troisième église se trouvent sous ceux d’une mosquée construite par les musulmans lorsqu’ils se sont installés à Shilo.
 

 
Il y a à peine deux semaines (août 2007)  les archéologues ont découverts, près de la mosquée un début de voie romaine pavée qui daterait dès 30 premières années de l’ère chrétienne.

 

Le Tell.

Un petit sentier nous conduit au haut du tel où une tour d’observation en bois a été construite pour mieux découvrir les environs.

Un bosquet d’amandiers qui donne un peu d’ombre rappelle que les Juifs faisaient des bâtons avec ce bois pour le Tabernacle.
 
En l’an 1100 avant de l’ère chrétienne lorsque les Bné Israël arrivèrent à Shilo, ils virent le paysage que nous voyons aujourd’hui, ils s’y installèrent et construisirent des maisons   en dehors de l’enceinte car les archéologues ont trouvés plusieurs poteries dont quelques unes seulement ont été transférées aux musées de Jérusalem et de Kédoumim tandis que bien d’autres ont disparues en direction de Copenhague….
 
Deux tours de garde avec une enceinte les reliant ont aussi été construites sur le sentier montant au Tell à la même époque,  le périmètre de l’enceinte était de 25 mètres. Des questions se posent aussi sur cette partie de Shilo à savoir si le Mishkan n’a pas été entreposé sur ce lieu car les dimensions correspondent exactement au sien.
 
De là on peut apercevoir les villages arabes de Tourmous Iya ; saint Gilles (en souvenir du croisé Raymond Gilles qui a séjourné ici)  et les implantations juives de Maalé Lévona – Eli, Shilo avec ses quartiers complètement séparés de Givat Harel, l’implantation Givat Aroé, Schvout Rachel (selon un passage de la Bible) Ofra, etc.…
 
A nos pieds les maigres vestiges archéologiques et beaucoup de passages bibliques nous prouvent que le Tabernacle a bien séjourné à cet emplacement 40ans. Selon la description détaillée de la Bible sur les distances, les lieux, l’orientation, les routes, Shilo était une ville importante au niveau de la communauté religieuse, tout démontre que le Tabernacle a été sur cet emplacement mais après plusieurs saisons  de fouilles archéologiques aucune preuve n’a été découverte !
 

Du haut de la tour notre guide nous montre un mur de pierre qui longe la pente de la montagne et d’après les spécialistes ce mur a les mêmes mesures que le Tabernacle, alors les archéologues supposent que le Tabernacle était installé à cet endroit.

 
Fouilles archéologiques.
Une mission danoise (1929-1932) reconnut à Shilo des traces d’habitat cananéen, hébraïque et Byzantin (mosaïques et ruines d’une synagogue du 9ème siècle).
 

Parmi les fouilles du Tell, on a découvert des grottes qui servaient de logements, des colonnes avec des chapiteaux corinthiens, un puits avec une piscine attenant servant probablement d’établissement thermal et un point d’observation sur l’ensemble de la ville. Pendant la période du deuxième Temple il est probable qu’il y ait eu une synagogue. Des tombes de cette période y ont été découvertes.

 

 

La synagogue de Shilo.

L’implantation de Shilo a été fondée en 1978. Ils ont construit leur synagogue sur le modèle du Tabernacle (Mischkan).

Le sanctuaire mesurait trente coudées sur dix. Ses trois parois étaient en bois d’acacia, revêtues d’or, le quatrième côté n’était pas fermé par un mur. Des tenons en argent soudaient les planches entre elles et chacune  portait des anneaux d’or traversés de barres en bois d’acacia, recouvertes d’or, pour consolider la charpente.

 
Nahal Shilo et la source Oz.
Du tel nous reprenons la nationale 60 vers Naplouse pour commencer notre courte randonnée du nahal Shilo « Dereh Elkana » vers sa source Ein Oz. Cette source porte le nom de Oz Harel tout comme le nouveau quartier de Shilo, Oz, résident de l’implantation étant décédé lors d’un attentat.
 

 
Un panneau du K.K.L rappelle son souvenir :

La source porte le nom d’Harel Oz, l’un des jeunes gens courageux d’Israël. Son âme repose sur les hauteurs des montagnes du Shomron pour la rédemption dans la modestie, la sanctification et la bravoure. Il a suivi sa route  dans les sentiers du pays, le corps pur dans les crevasses des sources.

Un double bassin de forme arrondi reçoit l’eau de la source naturelle qui sort de l’orifice de la montagne et s’y jette, c’est une véritable oasis où les promeneurs viennent s’y baigner.

 
La source des braves (Ein El Arik)

Juste avant d’arriver à l’implantation d’Eli, un panneau indique le cimetière d’Eli et de là part un chemin de randonnée vers la source  des braves.

L’eau de cette source sort tout près de l’implantation d’Eli. L’eau y est convergée pour permettre aux animaux sauvages de la région de venir se désaltérer. Sur place il a été trouvé des traces d’activités d’hommes préhistoriques.
 
Le 27 août 2002 Avital Welneski et son père ont été victimes d’un attentat en rentrant chez eux, dans l’implantation d’Eli. En souvenir de ce tragique attentat les membres et les élèves de l’implantation décidèrent  de  perpétuer  leurs mémoires  ainsi que tous  ceux qui sont tombés à Eli  en remettant en bon état la source et tout son environnement. Tout ce travail a été fait par des volontaires de la communauté des jeunes d’Eli, les élèves des études de la Thora  Adar Yossef, les élèves de la préparation militaire Bné David, Des nouveaux immigrants et bien d’autres.
 

Ici, des plantes ont été tranchées et d’autres recommencent à pousser. Les eaux de la vie jaillissent arrosent la terre et la  fertilise et nous continuons  à construire et à édifier.

 
Meshek Ahïa à Shilo.

Visite d’un pressoir d’olives, vente et dégustation d’huile d’olives.

Natti nous reçoit dans son pressoir pour nous le faire visiter mais aussi pour nous raconter l’histoire tragique de la famille qui a rêvé de monter cette entreprise, qui l’a mise en place et qui y a travaillé.
 

« Yossi Chouker étudia dans une Yéshiva et s’installa à Schvout Rachel après s’être marié. Leur premier petit garçon fut le premier à être circoncis dans l’implantation, la famille chouker continua d’y vivre et Ronit, infirmière de son métier mis au monde quatre autres enfants. Yossi ambitieux, travailleur et entreprenant planta de la vigne dans les montagnes du Shomrom pour en faire du vin. Son travail fut récompensé car dès la première saison le raisin fut abondant. Les agriculteurs des implantations se réunirent pour aller presser le raisin dans un pressoir du Golan.  Après cette expérience réussie Yossi décida d’acheter son propre pressoir et de l’installer  à Shilo : ainsi vue le jour le Mesk Ahïa. Malheureusement Yossi reçut un coup sur la tête lors de son travail dans le pressoir et il dut être transporté à l’hôpital pour des soins intensifs. Il ne se remit pas de cette blessure et fut handicapé mentalement, sa femme Ronit s’occupa de ses cinq enfants, du pressoir et  fut auprès de lui chaque jour pour le soutenir mais son état resta lamentable, il n’avait plus de réactions, plus de mouvements, plus la parole. Il  disparut en juin 2007 »

Le pressoir est passé dans les mains de la « Hévra Haklaït » (la société des agriculteurs) depuis l’accident de Yossi.

 

 

 

 

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Un peu d'histoire autour de la vallée de Houla

Dardara ce nom m’inspire la fierté et le courage d’une poignée de pionniers. De ce kibboutz il ne reste plus qu’un panneau, un mémorial et surtout, surtout, une histoire qu’on n’a pas le droit d’oublier.

Dardara. 26-5-1945

Entre le carrefour Gadot et celui de Gonen sur la route 918 se trouve un mémorial qui rappelle l’histoire d’un kibboutz : celui de Dardara. Sur un panneau on peut lire ce qui suit : Hier, en l’an 1948, a été crée le kibboutz au nom d’Eyal (nom provisoire) sur les bords du lac de Houlé. Les membres du kibboutz ont combattu contre l’armée syrienne pendant la guerre d’indépendance avec comme armes leurs seules capacités. Cette enseigne à été posée ici par les membres du kibboutz en souvenir de leurs trois amis qui ont été tués lors de la bataille contre les Syriens dans cette même période : Asher Parzo –David Schwartz – Moshé Rahamim. Ils sont enterrés au cimetière militaire de Netanya.

en 1942, Le K.K.L acheta des terres dans cette région dans le seul but de créer une implantation sur place.

 

 
Il se tourna vers les membres du kibboutz Houlata qui était installé  autour d’une petite cour centrale à Yéssod Amaala et qui attendaient une autorisation de créer une implantation sur des terres acquises par le K.K.L Les pionniers acceptèrent de suite et préparèrent des barques pour rejoindre leurs terres de l’autre côté du lac. Sur leurs barques ils entassèrent tout en vue de créer un potager, des cultures pour les foins, des vaches, des troupeaux de menu bétail qui profiteraient de l’abondance des prairies sur les pentes rocheuses de leur future implantation. Arrivés sur place ils montèrent une tour en pierre de basalte de quatre étages  comprenant une salle à chaque étage et une position et tour d’observation au dernier étage.  Les terres qu’ils reçurent étaient  en forme de ceinture, c'est-à-dire longues et peu larges,  le long de la rive de la mer soumhi à l’Est de la frontière syrienne. Le terrain était en partie en pente aux pieds des monts Abashan et d’autres parts en plaine. Sur cette dernière parcelle de terre la culture fut d’une intensité complète, facilitée grâce à la source et au ruisseau qui coulait près du nouvel ychouv. La partie de terres qui s’étendait sur les pentes demanda un épierrage et un bêchage important.
 
Cette tour devint rapidement  le symbole des implantations car elle se transforma en centre de transit indispensable  sur la route des nouveaux immigrants illégaux venant de Syrie. Ils descendaient de Dardara à pieds et de là ils passaient en barque à Houlata.
Les pionniers possédaient une propriété provisoire et ils n’avaient pas d’autres solutions que de l’adapter pour en faire une implantation définitive malgré tous les problèmes qu’elle présentait. Ils  durent s’adapter à tous genre de travaux inconnus pour la plupart d’entre eux : La préparation supplémentaire du défrichement de la terre pour la rendre agricole, le dur travail d’épierrage pour la création du camp,  la création  d’une route, l’enseignement de la pêche  à ceux qui ne savaient pas la pratiquer l’une des principales activités du kibboutz. (Le village  et le kibboutz Houlata pêchaient dans le lac de Houlé) 35 personnes en tout et pour tout occupaient les locaux de Dardara et elles se départageaient le travail en trois branches : La première au défrichement de la terre, la deuxième à la mise en œuvre et au développement du terrain et la troisième à la préparation de la pêche et à son instruction par les membres de Houlata.
 

 

Le budget  de l’implantation fut fourni par Keren Ayessod et celui de l’Alya par Keren Ayessod avec la participation de plus de 30%  par Keren Akayemet.
En 1943 les membres de Houlata décidèrent de fonder une nouvelle implantation à l’Ouest du lac sur des terres escarpées et non à Dardara. A cette intention ils cherchèrent et trouvèrent assez vite une institution habilitée à s’installer à Dardara et ils choisirent le noyau bulgare d’Eyal qui était installé à Kfar Saba. Le 3-7-1943 les membres d’Eyal montèrent à Dardara et leurs sources de revenus devaient être la culture de la terre, l’élevage des animaux et la pêche en collaboration avec les membres de Houlata. Les membres du nouveau kibboutz étaient d’origine de : Roumanie, Bulgarie, Turquie, Allemagne et Hongrie. Le kibboutz commença sa création agricole avec  les  pionniers  de Kfar Saba et la majorité des membres travaillaient  à l’extérieur dans une usine de potasse.
 
L’Alya du noyau d’Eyal sur ces terres eut lieu quelques mois avant la guerre d’indépendance et très vite les pionniers se retrouvèrent en pleine bataille contre l’invasion syrienne. Le 16-6-1948  Dardara qui s’appelait déjà Kibboutz Eyal fut cerné par un bataillon syrien accompagné de canonniers. Les membres d’Eyal et la division Carméli conservèrent leurs armes jusqu’à que les Syriens arrivent devant leurs portes et en un tour de mains grâce à une série de coups de feu intempestifs  ils repoussèrent l’attaque. Les tirs syriens recommencèrent pendant une semaine entière et pour finir un fut d’essence jaillit et enflamma les tentes et les baraques du kibboutz, la tour fut atteinte par des obus et trois membres du kibboutz tombèrent. Peu de temps après, toujours pendant la guerre d’indépendance le kibboutz fut complètement détruit par les Syriens.

Ces mêmes pionniers créèrent plus tard le kibboutz Eyal au Nord de Kalkilya.

En 1950 lors des accords de cessez le feu avec les Syriens cette partie du pays fut en zone démilitarisée. Plus tard, cet endroit abandonné fut occupé temporairement par les membres Agovrim  qui appartenaient au kibboutz Gadot mais en octobre 1952   un ordre de création  d’implantation  sur ces lieux fut donné à la brigade Nahal et elle devait porter le nom de « Veillée - Achmora ».
En 1953 avec l’assèchement des marais de la vallée, Dardara fut petit à petit éloigné de la mer, une bande de terre les séparait et son isolement par rapport aux autres implantations s’accrut de jour en jour. Pour essayer d’enrayer la situation les pionniers construire un remblai en terre qui rejoignit les autres implantations ; ils y tracèrent un chemin de terre pour pouvoir circuler avec leurs véhicules.  Dès l’instant où elle fut mise en circulation cette route devint un  chemin d’observation important pour surveiller la frontière syrienne. Pendant la guerre des six jours les syriens cernèrent de nouveau cette implantation et la détruire complètement,  depuis elle fut abandonnée définitivement, les huit bunkers qui étaient sur place se remplirent de boue et le mémorial fut délaissé.
« La  veillée  » nom que porte encore aujourd’hui la source près de Dardara a été tiré du livre des psaumes …et il y aura une des plus rares implantations  en Eretz Israël

Le K.K.L. la société de la conservation des bâtiments et les membres du kibboutz ont restauré les lieux et une aire de repos à été aménagée près du mémorial des trois membres du kibboutz. Tout autour des panneaux retracent l’histoire du kibboutz  d’Eyal. C’est aujourd’hui un centre de vacances éducatif et un lieu du  souvenir.  Par un petit sentier on peut rejoindre la source et le petit ruisseau que les pionniers utilisaient jadis.

Yéssod Amaala

En 1883, à l’Est de la Pologne, dans un village nommé Mezritch, une organisation se fonde dans le but d’acheter des terres en Israël. Ce sont 24 familles juives qui ont rêvé d’être paysans et agriculteurs en Eretz - Israël. En janvier 1884, Naham Setter vend à Yaacov Haï Abo de Sfat 2500 dounam de ses terres sur les bords du lac de Houla  en haute Galilée. En 1872, les ouvriers des frères Shlomo et Smouël Mizrahi travaillaient sur ces terres qui avaient pris le nom de : La colonie de Mérom sur les bords du lac de Houla en haute Galilée. Au printemps 1884, sept familles arrivent sur ces terres et donnent à la moshava le nom de Yéssod Hama’ala selon le verset d’Ezra :

Ezra – Chapitre VII – Paragraphe 9 –

ויבא ירושלים בחורש החמישי היא שנת השב-יעית למלך  כי בארד לחודש הראשון הוא יםד המעלה מבבל ובאחד לחודש החמישי בן אל ירושליםכיד-אלהיו הטובה עליו      

En effet, le premier jour du premier mois, commença à s’organiser  le départ de Babylone, et le premier du cinquième mois, il arriva à Jérusalem, la protection de Dieu s’étant manifestée en sa faveur.
 

 
Leur rêve se brise au fur et à mesure de l’écoulement des jours. Le travail trop dur auquel ils ne sont pas habitué, les émeutiers qui saccagent tout, les tentes en papyrus, les maisons en pisé dans lesquelles ils vivent au début de leur arrivée et la malaria (inflammation noire de l’urine  due aux moustiques anophèles) qui a tué beaucoup de personnes, principalement des enfants, les ont désespérés. Ce n’est qu’en 1887 lorsque le Baron Edmond de Rothschild reprend les terres de la moshava  que  les propriétaires des terrains commencent à respirer. Malgré tout cela, ils refusent d’abandonner les terres, s’entêtent et finissent  par réussir !
 

Yéssod Amaala fait partie des sept premières moshavot crées dans le pays au moment de la première Alya grâce au bienfaiteur connu le baron Edmond de Rothschild  avec Rosh-Pina, Zihon Yaacov, Pétah-Tikva, Rishon lé Tsion, Gedera et Maskeret Batya.

 

LA PROPRIETE DESDUBROBIN.

La famille Dubrobin, famille chrétienne sobotnikit arriva de Saratov, ville de Russie (sur les bords de la Volga). Yoav, le père est né en Russie en 1831 et changea son nom en Dubrobin. Jeune il s’occupait du petit bétail dans sa région natale et il se lia d’amitié avec un vieux paysan qui  lui apprit à lire et à écrire contre des pitots. Le seul livre que possédait le vieil homme était la Bible car à cette époque les gens était croyants en Russie et c’est ainsi que Yoav trouva ses sources dans le Tanah. Petit à petit il fit son chemin jusqu’au jour où il rentra dans la secte des Sobotnikim. Grâce à Meïr Dizzingoff et à Hillel Yaffé qui avaient été envoyés en tant que délégués d’Eretz Israël en Europe de l’Est dans le but de faire monter les Juifs au pays, il décida de monter en Israël et pour cela il se convertit au judaïsme chez un rabbin de la ville de Kouvna.
Yoav, Rachel et leurs onze enfants montèrent au pays en 1903, Yoav  avait déjà 72 ans. Il apporta avec lui son Tanah qui se trouve aujourd'hui dans la synagogue de Yessod Ama’ala. Ils habitèrent tout d’abord à Hedera puis à Beit Gan dans la moshava de Yavniel et là, la plus jeune de leur fille et deux de leurs petits enfants moururent. Haïm Margaliot Kalvariski, le représentant de la société I.K.A.I en Galilée leur proposa de les installer dans la vallée de Houla. Dubrobin accepta car les pionniers de la vallée étaient conservateurs  et le panorama de la Vallée vue  d’Yéssod Ama’ala lui rappela celui qu’il avait en Russie. En 1909 Yoav Dubrobin acheta  des terres d’une superficie de 650 dounam à Yéssod Hama’ala. Il y construisit sa propriété et fondit avec quatre de ses garçons une très belle ferme agricole grâce à son expérience de Russie. Ils reçurent même le prix d’excellence pour leurs travaux agricoles.
La ferme a été construite comme beaucoup d’autres fermes de l’époque. Les bâtiments collés les uns aux autres formaient un rempart de protection contre les voleurs bédouins et les animaux sauvages. La ferme était construite autour d’une grande cour carrée où toutes les activités avaient lieu. A côté de la maison, se trouvaient les étables,  les réserves de foin pour les animaux, les établis, des hangars pour protéger les machines agricoles et la buanderie. Les parents et leurs nombreux enfants logeaient dans une maison conventionnelle de quatre pièces qui se faisaient face et qui étaient séparées par un couloir. On y voit encore les meubles, les objets et les vêtements de la famille Dubrobin.  
Près de la ferme se trouve le puits profond de 40 mètres et l’eau était remontée à l’aide d’une noria, (Machine à élever l’eau, formés de godets fixés à une chaîne sans fin  s’enroulant sur deux roues) de là elle était déversée dans un grand bassin en béton et amenée dans les champs grâce à un petit aqueduc dont les vestiges sont encore visibles.
 
Mais la propriété était bien près des marais et du bord du lac de Houla. Yoèv Dubrobin, enterra son fils Yaacov puis Abraham et ensuite trois de ses petits enfants, tous  morts de la malaria. Lui-même l’attrapa mais il en guérit  mais pour protéger deux de ses petits enfants il décida d’aller vivre à Rosh Pina. Son fils ainé Itsrak, sans postérité, resta seul dans la ferme d’Yessod Ama’ala.
 

 
A Rosh Pina Yoav créa une autre ferme mais la malchance le poursuivit ; son plus jeune fils et sa femme moururent de la malaria ainsi que Rachel sa femme.
En 1968 lorsqu’Itsrak se sentit trop vieux il comprit qu’il devait quitter la ferme familiale et il décida d’en faire don au K.K.L En 1982 un musée fut ouvert au nom de la propriété familiale : Dubrobin.
Dans ce musée, à Yéssod Ama’ala, on retrouve l’ambiance de la vie de la moshava et aussi celle de la famille qui y a vécu.
A la synagogue, devant le Sépher Thora ouvert le père Dubrobin dit ouvertement qu’il ne regrettait pas un seul instant sa conversion et son Alya en Eretz Israël : « Je n’ai qu’une consolation dans ce bas monde, c’est que les petits, mes petits enfants sont partis en sachant lire le Tanah en Hébreu et je ne suis venu dans ce saint pays ni avec beaucoup de biens,  ni avec une fortune mais seulement pour l’amour du créateur. » 

Yoèv Dubrobin disparut en 1935 à l’âge de 104 ans.

Les Sobotnikim sont des chrétiens convertis au judaïsme qui respectent le shabbat, certains sont arrivés en 1904 en Israël et se sont installés à Beit Gan (Yavnéel). C’est une partie de ces croyants qui s’installèrent à Yéssod Ama’ala.

 

LA VALLEE DE  HOULA

La vallée de Houla située entre les hauteurs du Golan et de la haute Galilée a été occupée depuis l’époque préhistorique, on retrouve  des vestiges de l’époque biblique dans les réserves de  Tel Dan et Tel Hatsor des vestiges plus récents près du pont Bné Yaacov. Cette vallée était un endroit stratégique sur le plan économique et politique. Puis la vallée fut abandonnée de très nombreuses années et la nature reprit le dessus et les marais envahirent la région. Grâce à de nombreux pionniers les marais de la vallée de Houla durent être assécher et plusieurs kibboutzim y virent le jour : Yessod Amaala en 1883, Metulla en 1884, Mishmar Ayarden en 1890 et Manahaym en 1898. Au début du siècle Kfar Giladi, Tel Hay et Ayelet Ashahar
 
Donc en 1951, le K.K.L. avec l’aide des Juifs du monde entier commença à assécher les marais de la vallée et ces travaux durèrent jusqu’en 1958.  Près de 60.000 ares  ont été asséchés dans la région  pour les transformer en champs, en vergers et en viviers. La région qui était un vaste marécage infesté d’anophèles qui transmettaient la malaria à la population se transforma en une grande implantation florissante et en un centre touristique important grâce à la quantité d’eau, au passage de millions d’oiseaux migrateurs et à la vue panoramique exceptionnelle. L’autre but d’assèchement des marais a été dans l’équilibrage des pertes minimales des eaux vers le  lac de Tibériade.
 
Le fleuve a été dévié à l’Est et à l’Ouest de la vallée par deux canaux principaux de drainage sur les pentes du Jourdain et  les flots des eaux ont été entraînés par le courant vers le Kinnereth.
 
Un bouchon naturel formait d’alluvions s’était formé à l’endroit où les pierres de basalte s’amoncelaient (au niveau du mémorial de Yarda). Le K.K.L. a rouvert le passage en déblayant tous les alluvions et en cassant les pierres pour permettre aux eaux du fleuve de s’écouler vers le lac au dessus du gesher Apkak (pont des bouchons) qui a prit son nom des alluvions qui bouchaient le passage des eaux du fleuve. Ces travaux ont réussi à régulariser les écoulements des eaux du Jourdain, de ses affluents et de maintenir le niveau des eaux souterraines.
 

 
Après de nombreuses  années  un abaissement du niveau des eaux souterraines  sur ces anciens marais dont la terre est devenue aride et qui est caractéristique des terres du centre de la vallée de Houla s’est produit. Les terres arides  qui formaient la vallée de Houla se sont taries et affaissées. Le résultat  provoqua une baisse de la fertilité du sol sur toutes les superficies de terres agricoles qui furent abandonnées et toutes sortes de déchés ont été entraînées vers le Kinnereth ; les vents d’Est ont provoqué des tempêtes de vents et de sables  et des incendies se déclarèrent à l’intérieur de la terre asséchée.
 

En 1993 le K.K.L. a pris en mains la direction de la vallée de Houla  et a réalisé le projet d’entreprise de rétablissement des terres et des eaux dans un grand périmètre de la région.

Le rétablissement général de la région de la vallée de Houla  comprend les projets déjà bien en cours de conservation des eaux souterraines au même niveau, la surveillance de la qualité des eaux qui s’écoulent vers le lac, le rétablissement des superficies du sol dans la circonférence de l’ancien marais, l’infrastructure des terres agricoles et la  préparation  d’un grand centre touristique.
Dans un premier temps, la reconstitution d’un grand plan d’eau de 1000m² sert à l’arrosage des futures plantations et un centre de loisirs y a été ouvert. Les fondations du canal ont environ 80 kilomètres et la construction de 80 installations  de contrôle hydraulique ont été mis en place pour élever le niveau  d’eau des sources souterraines et ralentir ainsi le processus  de l’assèchement de la terre. Un autre projet est le  rétablissement historique du lit du Jourdain dans la région et de ses affluents à partir de Kfar Blum jusqu’aux terrains qui ont été rétabli dans la vallée de Houla.

Une construction souterraine et préventive a été mise en place pour séparer l’écoulement des eaux souterraines des terres arides  vers le Kinnereth.

Les travaux ont été entrepris par une vingtaine de groupe de chercheurs qui ont vérifié l’impact par rapport  à la qualité de l’eau, aux animaux vivant sur les lieux, à la végétation et aux sols.   
       
Le projet est très réussi puisque maintenant nous pouvons apercevoir plusieurs groupes de centaines de grues  qui s’entraînent de bon matin à prendre leur envol pour leur futur migration.
Dans le centre de visiteurs du K.K.L les promeneurs peuvent circuler dans certaines parties de la réserve avec toutes sortes de petits véhicules à pédales. De la cabane qui sert de point d’observation, ils assistent au déjeuner des grues et de quelques pélicans.
Le K.K.L. a crée deux canaux pour dévier l’eau du Jourdain et de ses affluents qui s’y déversèrent : le Snir, le Dan et le Banyas, l’un à l’Est et l’autre à l’Ouest du nouveau lac agmon et qui vont se jeter dans le Kinnereth.  La vallée de Houla était divisée en deux parties, la première de Néot Mordéhay jusqu’à la réserve  était constituée que de marais, la deuxième partie en dessous du lac artificiel d’aujourd’hui était un immense lac 10 fois plus grand que celui reconstitué aujourd’hui.
Les pluies abondantes qui tombent certaines années  causent  des dégâts énormes dans la vallée car les remblais du canal sont en terre et la quantité d’eau qui   tombe le remplit, les eaux envahissent les remblais pour se disperser vers les champs agricoles. Ces canaux atteignent aujourd’hui une profondeur de 4 mètres.

Sur les 20.000 oiseaux migrateurs qui passent sur Israël chaque année, la moitié restent sur place pendant l’hiver. L’équipe professionnelle du K.K.L. a réussi à les apprivoiser en leur donnant de la nourriture quotidiennement. Le prix de revient est onéreux puisqu’il revient à 2.500 shekels chaque jour mais c’est la meilleure solution car avant ce projet soit exécuté, les oiseaux se nourrissaient dans les champs agricoles des kibboutzim environnants et la perte était encore plus grande. Dernièrement quelques kibboutzim se sont associés au projet du K.K.L. moitié par intérêt, moitie pour les bienfaits de la cause et fournissent régulièrement des poissons pour les oiseaux qui mangent en majorité du maïs, du blé ou des pois chiches. Le langage des grues provoque un bruit assourdissant mais leur langage reste encore incompréhensible à l’homme.

 

EIN DARBACHYA ou EIN DIBCHA.

Sur la route 918, après avoir traversé le gesher Apkak, en direction de Gonen,  un kilomètre après le virage et l’entrée de la source de Ein Tina (ou Ein Téena) se trouve le  petit ruisseau qui nous mène à l’ancien moulin à farine de Darbachya. Sur la gauche une aire de stationnement sauvage et une des sorties du petit ruisseau nous aident à trouver le chemin. Nous marchons sur les petits galets dans le lit de ce petit ruisseau pour arriver à un ancien moulin à farine qui date de 1850 et qui a été utilisé par les Arabes jusqu’en 1920. Cette source se trouvait mitoyenne au village syrien Darbachya. Les paysans apportaient leur blé sur le dos de leurs ânes et ceux qui n’avaient pas d’argent payaient le propriétaire du moulin avec de la farine. L’eau de cette petite source est encore  puisée par les agriculteurs des environs pour arroser leurs champs.
 

 
Elle se jetait dans le Jourdain mais les eaux du ruisseau sont maintenant détournées vers un tuyau qui  le longe en parallèle jusqu’à la route puis jusqu’au Jourdain. En 1980, les membres du kibboutz Gonen entreprirent de restaurer le moulin à farine pour permettre aux promeneurs de s’y détendre mais le projet n’aboutit pas. Du haut du moulin à farine un immense panorama s’offre à nos yeux : La chaîne de Keren Naphtali, les monts Canaan avec la forêt de Birya, à l’extrémité Ménara avec le mont Ramine, et à nos pieds la vallée de Houla.

L’entrée est libre.

 

EIN TINA OU TEANA.

Toujours après avoir traversé le gesher Apkak, juste dans un virage, près de deux bennes de couleur verte, et un kilomètre avant la source de Darbachya, un panneau indique l’entrée de la réserve d’Ein Tina.  La randonnée commence  prés d’un énorme bosquet d’eucalyptus dans la réserve naturelle au milieu du nahal vers la cascade artificielle d’Ein Tina. Un chemin de terre balisé en vert et blanc monte en parallèle vers de la cascade. Ce chemin est bordé de vieux figuiers qui ont donné leur nom à la réserve. Le parcours dans l’eau du nahal vers la cascade  est entravé de gros rochers de basalte où l’eau qui descend avec force  asperge les randonneurs qui montent en sens inverse.
 

 
Derrière la cascade, un bassin collecteur a été mis en place pour les besoins agricoles. Il est possible de monter à la cascade soit par le chemin parallèle, soit au milieu du nahal, cette randonnée dure ½ heure environ. L’entrée est libre et il est possible d’y pique niquer. 
 

ME EDEN – EIN SALAVKYA ou EIN KADIVYA.

Juste après le carrefour de Katzrin Sud, en tournant à gauche sur la 9088, à quelques centaines de mètres du mémorial de la brigade 7 (Hativat 7), sur le même côté, se trouve l’entrée de l’aire de repos que Me Eden a aménagé pour les promeneurs (panneau indicateur Mahané Katsiva).  L’eau de la source Me Eden qui est mise en bouteilles sort à cette hauteur et se faufile à travers de petits aqueducs modernes pour se jeter dans de petits bassins. L’aire de repos a été aménagée dans l’ancien village syrien Salavkya qui a été abandonné et où quelques vestiges de maisons sont encore visibles. Des peupliers, des tamaris, des palmiers et des joncs s’épanouissent à proximité de la source. La société Me Eden a voulu ainsi créer un contact avec le public et lui faire profiter  d’un endroit plein de charme. L’eau de cette source se jette dans le nahal Zavitan en prenant sur son passage l’eau de nombreuses autres sources. L’entrée est libre et il est possible d’y pique niquer.
 

HORVAT BEIT YARDA

Le nom de Yarda vient d’une roche volcanique qui n’existe qu’en Israël et spécialement à cet endroit. Le basalte est en général une roche qui date de 5 millions d’années contrairement à celle-ci qui est la plus jeune  et qui ne date que d’un million et demi d’années. Ces blocs de craies et de basalte Yarda situés entre la Galilée et le Golan ferment la vallée et forme une barrière avec tous les alluvions qui se déposent au fil des années. La vallée de Houla est drainée par le Jourdain contrairement à celle de Nétoufa que ne traverse aucun fleuve.
Le  domaine de Yarda a été construit à la fin du 19ème siècle. Les archéologues ont trouvé des vestiges de l’époque romaine, croisée, arabe, mamelouk et ottomane. Le caravansérail servait de lieu de transit aux caravanes qui se rendaient à Damas. Les vestiges découverts seulement depuis six ans, n’ont jamais été fouillés par les Anglais, la famille Souhsouk installa une ferme ici, à la fin du 19ème siècle grâce aux sources qui se trouvaient en bas du Tel.

 

 

 

 
Comment y arriver : La vallée de Houla- Plusieurs possibilités en voici une d’entre elles

De Netanya prendre la Nle 2 (Kvich Ahof) jusqu’au carrefour Césarée puis tourner à droite sur la Nle 65  vers Afula. Continuer sur la Nle 65 après Afula jusqu’au carrefour Golani. Continuer tout doit sur la Nle 65 jusqu’au carrefour Nahal Amoud (ou Kadarim) Tourner à droite sur la Nle 85 jusqu’au carrefour Amïad puis à gauche sur la Nle 90 vers Kiriat Shmoné. Après Sdé Eliézer un panneau sur la droite indique la direction de la réserve de Houla.

 

 

 

 

 

 

 

 

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LA SYNAGOGUE DE MAROT :

 

L’ancienne petite ville juive de Mérot se trouve prés de celle de Hatzor. Ces dernières années les fouilles ont permis de découvrir un de ses bâtiments publics. Au début du 5ème  siècle une synagogue classique est construite ici, typique de toutes les synagogues de la haute Galilée  de cette époque. C’est une construction rectangulaire avec sa façade qui fait face au sud vers Jérusalem. Les vestiges du tabernacle sont encore présents, ils sont situés entre trois ouvertures.
 
Le style de construction de cette synagogue en haute Galilée éveil au premier abord une difficulté. En effet le tabernacle se trouve sur le mur des trois ouvertures qui sont les entrées des principales des lieux. Ce n’est qu’au 7ème siècle que la conception architecturale apportera des modifications. D’une manière générale les ouvertures des synagogues se faisaient vers le Sud ce qui permettait au soleil de chauffait la pièce l’hiver, d’être au frais l’été et d’avoir plus de lumière.
 
A l’extrémité de l’enceinte, au Sud,  se trouve un bâtiment supplémentaire.  Une cour d’introduction et une salle carrée avec des bancs en pierre le long de ses murs. Selon l’avis des archéologues cette pièce servait de salles d’études. Elle était agrémentée tout la comme la synagogue de versets bibliques.
 

Cette synagogue a été occupée à trois périodes différentes ; lors de la construction de la première synagogue, les villageois, apparemment pauvres, firent un sol de plâtre. Les fouilles de la deuxième synagogue ont mis à jour une très belle mosaïque, le village était plus prospère grâce à l’industrie d’huile d’olives. Les Juifs qui ont prié dans la troisième synagogue étaient de nouveaux pauvres et ont recouvert le sol de carrelage.

Une bénédiction est gravée sur le linteau en pierre, en grand, comme sur un linteau d’église. On y lit  « Béni seras-tu à ton arrivée et béni encore à ton départ... » (Deutéronome, paragraphe 28, chapitre 6.)

Sur la mosaïque du sol il est inscrit : « Le loup et l’agneau paîtront ensemble.. » (Isaïe, paragraphe 65, chapitre 25.)
 

 

Commentaires du guide Yonathan du kibboutz Ayelet Ashahar.

La population de Marot s’occupait d’agriculture, de plants de vigne, de légumes, elle faisait pousser aussi du blé et de l’orge. Ils plantèrent des amandiers, des chênes, des grenadiers et des figuiers sur  les terres qui entouraient leur village, leur principale industrie était la fabrication d’huile d’olives puis celle des fromages  grâce aux troupeaux de chèvres qu’ils élevaient. C’était un village très important puisque la population atteignait entre mille à mille quatre cent habitants.
 

A l’époque Il y a trois manières d’enterrer les morts. Les plus démunis étaient enterrés dans la terre et on déposait une pierre sur le petit monticule en souvenir du disparu. La classe moyenne faisait creuser une caverne dans le roc où ils disposaient les sarcophages. La classe supérieure construisait des mausolées. Ils étaient taillés en profondeur et sur une très grande surface. Une porte en marbre obturait l’entrée. Là étaient enterrés une vingtaine de personnes membres d’une même famille. Selon les coutumes hellénistiques, on déposait auprès des morts de l’or de l’argent ou des objets précieux. C’est le principe des tombes de Beit Shéarim en Galilée Occidentale.

                                                                                                                                                                                                           

Le pressoir :

Il est en basalte et nous rappelle la méthode manuelle de  la fabrication du vin. On trouve également plusieurs presses à huile, huile utilisée pour s’éclairer, pour manger et surtout pour éclairer la synagogue.

Avant l’indépendance les Arabes ont occupé un village pendant prés de quinze ans, il portait le nom de Marouss ou Mérouss. En 1948 ils l’abandonnèrent et se réfugièrent au Liban. Certains ont préféré rester en Israël et vivent à ce jour dans la région. 

 

Le mémorial qui se trouve prés de la synagogue est celui de l’archéologue Ilan Tsvi décédé il y a 80 ans. Cette archéologue s’entêta à chercher sur ces lieux les vestiges de Marot alors que plusieurs de ses confrères pensaient que le mot mérot se rapprochait de Merouss ou Méron où effectivement se trouvaient deux anciennes synagogues. Il est incontestable que des Juifs ont vécu ici entre les 2ème et 5ème  siècle.
Dans la bibliothèque de l’université de Cambridge à Londres Tsvi trouve des livres qui lui dévoilent la présence de Juifs en Galilée orientale. Ils occupent les villages de Goush Halav, Baram, Kfar Navorya entre Birya et Sfat  c’est à dire cette même région.
 
Un beau jour, en plein été, il s’y aventure malgré les difficultés d’accès pour deux raisons importantes. A cet emplacement se trouve d’une part un terrain d’entraînement militaire et d’autres parts les alentours étaient inaccessibles à cause des mauvaises herbes et de la caillasse. Et pourtant c’est là que l’archéologue trouve deux  énormes pierres rondes de couleur grises. Ce sont tout simplement le sommet de piliers enterrés. Les fouilles ont permis de mettre à jour les piliers de couleur blanche car eux n’ont pas subi les intempéries du temps et des saisons pendant des centaines d’années.
 

Il continue ses fouilles à partir de là et découvre un troisième et quatrième pilier. Il vérifie l’orientation de cette construction et s’aperçoit que c’est le Sud. Là, il est convaincu c’est forcément une synagogue. Quelques détails supplémentaires lui confirment que c’est non seulement une synagogue mais elle est superbe et l’investissement a du être très important.

Ce professeur de l’Institut Abshalom et ses élèves viennent régulièrement les vendredis, samedis et jour de fêtes pour travailler sur les lieux. C’est peu mais ils n’ont guère le choix car T.s.a.h.a.l. interdit l’accès au site à cause de l’entraînement ininterrompu des soldats tout au long de l’année.

Des volontaires des Kibboutzim Méhanaïm, Kfar Blum et Kfar Anassi se joignent à eux. Les membres du kibboutz d’Ayelet Ashahar transportent le matériel soit avec des tracteurs soit avec des charrettes car à l’époque même une Jeep ne passait pas par-là à cause de la profondeur des fossés. Plus tard les élèves se joignent aux volontaires pour les aider.

 

La synagogue :

A gauche de l’entrée se trouve le Beit  Amidrash, (Maison d’études) les classes inférieures et la Génizah (archives) Prés de là un mikvé avec sa réserve d’eau de pluie. Ces mikvaot étaient très importants à cette époque parce que les personnes venaient prier les lundis et jeudis directement en sortant de leur travail. Ils avaient donc l’obligation de se laver et de se changer afin de rentrer prier de manière décente.
Cette synagogue a été construite comme une basilique. C’est un bâtiment à deux étages qui avait un toit fait de lattes de bois recouvertes de tuiles. Le premier étage était réservé aux femmes.
A la porte d’entrée sur un linteau de pierre était inscrit : Béni seras-tu à ton arrivée et béni encore à ton départ (Deutéronome-paragraphe 28-chapitre 6-)
 

 
Deux mosaïques recouvrent encore le sol de cette synagogue. Sur la première reconstituée en majeure partie et qui se trouve à l’entrée,  on  lit : Le loup et l’agneau paîtront ensemble (Isaïe- paragraphe 65- chapitre 25-
A cette période il y avait toujours une sortie de secours dans les synagogues.
 

On rentrait dans cette synagogue par deux grandes portes en bois. Elles étaient gravées et ornementées de cuivre. Une barre de fer s’encastrait pour les fermer. A ce moment là on faisait glisser deux scènes, une du côté droit et une autre du côté gauche où étaient entreposés les Sepher-Thora.                                                

Dans un premier temps les scènes ont été en pierre et on les a fait glisser sur des roues. Plus tard elles ont été fabriquées en bois. Le but essentiel de cette organisation était de se retrouver face à Jérusalem pour prier.

A l’arrière de cette synagogue une troisième porte d’entrée pour les retardataires. Sous les marches on a retrouvé un rouleau de cuivre ou est inscrit en araméen  que Yossi Ben Zenouvïa, chef du village, à l’approche des élections prie D. de le soutenir dans les futures élections car le peuple voulait un nouveau chef  : « S’il te plaît que j’obtienne un gouvernement absolu ici. » Il a placé ce rouleau à cet endroit précis en se disant que si D. ne l’entend pas chaque personne rentrant dans ce lieu saint passera sur sa demande!

 

La deuxième mosaïque occupe le sol de la deuxième entrée. Une des constatations exceptionnelles de ce bâtiment est la mosaïque du sol sur laquelle figure le roi David en costume de jeune soldat romain qui examine la grande et lourde cuirasse du philistin Goliath. L’homme de cette mosaïque a les cheveux roux, il est assis. Il tient une harpe avec laquelle il joue pour Saül. Le grand professeur et archéologue Igal Addin est formel; il reconnaît le Roi David. C’est en effet la première fois que ce Roi est représenté sur une mosaïque.
L’exécuteur de ce chef-d’œuvre  est Yodan, fils de Simon Meni. Il signe son œuvre  comme de nombreuses en Galilée. C’était peut-être pour lui le moyen de se faire une clientèle.
 
 

Cette mosaïque a été reconstituée par les élèves de l’école O.R.T. de Hatzor Aglillit en 1989, l’originale se trouvant au musée de Jérusalem.

Il y a de fortes chances que cette synagogue ai fonctionné 1.350 ans car on y a trouvé 500 pièces d’or, de bronze et d’argent de la période des Rois. La valeur de pièces avait une durée de 20 a 40 ans. Elles ont été retrouvées dans un entrepôt et jusqu’à ce jour on n’a pas découvert pourquoi un tel trésor était enfermé ici. Est-ce-que les Juifs seraient partis précipitamment ou ont-ils étaient pourchassés. Ont-ils subi un tremblement de terre ?… Ce sont les deux principales raisons qui ont toujours fait fuir les Juifs de leur village : La guerre et les tremblements de terre.
On suppose qu’ils ont habité des grottes ou des tentes car on n’a pas retrouvé de quartier d’habitations. Ils n’investissaient donc que dans les études et la synagogue.
 
Pour occuper les enfants lors des prières on leur donnait des jeux (encore sur place) fait d’un morceau de pierre avec des trous, 7 en l’occurrence et en parallèle 7 billes.

On admire tout autour de la synagogue des fours, des mikvaot et des réserves d’eau.

 

Dans la réserve de Marot coule le nahal Katzion qui est un nahal très court. Il rejoint le nahal Dishon deux kilomètres plus loin et on peut le longer par un chemin de randonnée couleur bleue. Prés de la synagogue coule le nahal Marich qui rejoint aussi celui de Dalton. Les cerfs et gazelles s’y promènent et les aigles la nettoie en mangeant toutes les bêtes mortes.
Lorsque les Arabes se sont installés là ils ont compris que l’endroit était sanctifié ils ont donc conservé les vestiges mais aussi l’environnement. On y trouve donc des oliviers et un chêne atlantique qui a plusieurs centaines  d’années. Les fouilles ont été faites entre 1984 et 1988 par Ilan Tsvi et l’archéologue Emma Damati de Sfat.   
                 

                                     

Katsïon.

Tout près de cette synagogue d’autres vestiges, ceux de Katsion.

C’est une ville dont on ne sait que très peu de choses. Les fouilles sont également peu nombreuses. Peut-être est-elle hellénistique ? On voit la construction d’un mur important, beaucoup de piliers et des frontons ébranlés par le tremblement de terre de 1837. Malgré l’importance évidente de ce lieu il reste un mystère. Une chose est sûre c’est que ça n’a pas été un village juif mais il est possible que ces paganismes et les Juifs de Mérot se soient affrontés sur ces lieux. Est-ce pour les terres...pour la religion...
Un temple hellénistique construit en pierre de basalte a été trouvé en 1920. Une inscription a été découverte sur place ou il est dit qu’un Roi de Syrie l’aurait bâti pour lui-même.
 
Ce panneau se trouve aujourd’hui au musée d’Israël. Autour de cette construction deux très grandes réserves d’eau de pluies. Cette eau était d’accès plus commode que celle du nahal le plus proche qui était à deux kilomètres. Ce temple ressemble à celui de Balbek ou a celui de Bikât Kadesh ou était pratiqué le culte hellénistique. Là était la frontière entre les installations Juives et les païens.
 

Au Liban, à Tsour ou à Sidon se trouvaient aussi les Philistins qui étaient des païens mais on pense qu’ici ils étaient complètement différents.

Pourquoi Katzion. Peut-être à cause des Tanaïm de la période de la Mishnah et du Talmud qui s’appelaient « Rechlahich » et qui venaient de Katzion ? Il y avait donc un autre Katzion avant celui-ci ? Peut-être aussi que le village s’appelait Katzion avant l’arrivée des païens et qu’ils ont  chassé les Juifs. Pour conserver l’eau le mieux possible les païens avaient plâtré tout le pourtour des réserves d’eau, un travail énorme.
 

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Si aujourd'hui la basse Galilée est peuplée en majorité d'Arabes chrétiens, musulmans ou de Druzes il n'en a pas toujours été ainsi car après la destruction du deuxième Temple les familles des Cohanim s'y sont installées. Les fouilles archéologiques et plusieurs documents nous le confirment ou encore ces trois fragments d'une tablette trouvée à Césarée sur les équipes de garde des Cohanim.


Les familles des Cohanim

C'est à la période de Hanoukka que notre accompagnatrice a décidée d'organiser cette excursion en mémoire de la famille asmonéenne qui a fait partie des grands prêtres de Jérusalem.
Les équipes de Garde des Cohanim
Lévitique 10, 1 à 6
Les quatre fils d'Aarhon Agadol : nadav, Avihou, Eléazar et Itamar
La similitude de la conduite de Nadav et d'Avihou, fils d'Aaron, qui ont « présenté un feu étranger devant Hachem » et qui ont été aussitôt foudroyés, suggère qu'ils ont pu être des jumeaux.
Chronique 1-24
Mais Nadab et Abihu moururent en la présence de leur père, et n'eurent point d'enfants; et Eléazar et Ithamar exercèrent en tant que sacrificateurs.
Or David les distribua, savoir, Tsadoc, qui était des enfants d'Eléazar; et Ahimélec, qui était des enfants d'Ithamar, pour leurs charges, dans le service qu'ils avaient à faire.
Et quand on les distribua, on trouva un beaucoup plus grand nombre des enfants d'Eléazar pour être Chefs de famille, que des enfants d'Ithamar, y ayant eu des enfants d'Eléazar, seize Chefs, selon leurs familles, et n'y en ayant eu que huit, des enfants d'Ithamar, selon leurs familles.
Et on fit leurs départements par sort, les entremêlant les uns parmi les autres; car les Gouverneurs du Sanctuaire, et les Gouverneurs de la maison de Dieu furent tirés tant des enfants d'Eléazar, que des enfants d'Ithamar.

Les pluies abondantes de l’hiver 1938 firent apparaître les ruines d’une synagogue au nord du port d’Hérode. Le Département des antiquités d’Israël fit en 1956 des fouilles effectuées par le professeur Avi Yonah, de l’Université hébraïque de Jérusalem, assisté d’Abraham Néguev. Toutes ces fouilles révélèrent que la synagogue construite au IVe siècle, fut rebâtie plusieurs fois jusqu’à sa destruction finale au VIIe siècle. Les fragments d’une inscription découverte proche de la synagogue mentionnent les vingt-quatre familles sacerdotales qui officiaient dans le Temple.

D'autres parts parmi les travaux du rav Pinhas Acohen de Tibériade les chercheurs ont trouvé la liste des équipes de gardes des Cohanim à l'époque du deuxième Temple.

Les vestiges archéologiques
Les Cohanim formaient des équipes de garde d'une semaine, de la sortie du Shabbat au suivant deux fois de suite dans l'année (48 semaines) et reprenaient un nouveau tour de garde à partir de la 49ème semaine. Pendant les fêtes comme Pessah et Souccoth de nombreux pèlerins montaient faire des sacrifices et après avoir prit ce qui leur revenait de droit les Cohen vendaient le surplus ce qui leur permettait d'avoir des revenus très convenables. Ils devaient habitaient Jérusalem ou en Judée pour plus de facilités à se rendre au Temple. Ils devaient être exemplaires, sans boire ni faire tout autre excès et avoir un excellent niveau de Thora.
Après la destruction du Temple les familles des Cohanim se sont réfugiés en Galilée. Dans un périmètre 20 kilomètres carrés les archéologues ont découvert 24 villages des Cohanim.

Chroniques 1 chapitre 24
Quant aux fils d'Aaron voici leurs subdivisions : C'était Nadab et Abihou, Eléazar et Ithamar. Nadab et Abihou moururent sous les yeux de leur père sans avoir eu d'enfants tandis qu' Eléazar et Ithamar remplirent les fonctions de prêtres. David assité de Cadok, des descendants d' Eléazar et d'Ahimélec, des descendants d'Ithamar, les répartis en section pour leur service. Il se trouva que les fils d' Eléazar comptaient un plus grand nombre de chefs de groupes d'hommes que les fils d'Ithamar, aussi répartit-on les fils d' Eléazar en seize chefs de famille et les fils d'Ithamar en huit chefs de famille.
Lorsque le Premier et le Second Temple furent construits, les cohanim remplirent les mêmes fonctions dans l'enceinte de ces structures permanentes, localisées sur le Mont du Temple à Jérusalem, en terre d'Israël. Ils étaient divisés en 24 groupes de sept à neuf prêtres. Ceux qui assuraient le service se relayaient tous les Shabbat, mais lors des festivals bibliques, les 24 groupes étaient tous présents au Temple.
Les vestiges Amoudim dans la vallée de Beit Nétoufa
Juste après le carrefour Nétoufa sur la nationale 65 se trouvent les vestiges de deux synagogues. datant de l'époque du Talmud et de la Mishma.

Deux synagogues de deux époques différentes se trouvent sur le site – La première plus ancienne marque l'occupation des Juifs depuis la destruction du deuxième Temple La deuxième date 3ème siècle (époque du Talmud et de la Michna), elle aurait été occupée que deux ans et dans cette seule période.
Selon les chercheurs c'était l'un des 24 villages des Cohanim qui gardaient le Temple "la Mishemeret (équipe de garde) Cohanim numéro 8" connu sous le nom de "mishemeret Avia à Kfar Ouziël"
Avant que les fouilles ne soient entamées les habitants de la région appelaient l'endroit "La mère des colonnes" car de la terre surgissait une colonne celle qu'ils avaient toujours vue de père en fils. Plus tard une fois que fois chercheurs ont découverts ces deux synagogues le nom de "vestiges de la colonne" a été conservé et ce jusqu'à ce jour.
Une première série de fouilles a commencé en 1905 par deux archéologues allemands qui se sont installées à Nazareth par commodités, la route n'était pas encore goudronnée (elle ne le fut qu'en 1982) et ils se sont rendu au lieu dit "des vestiges de la colonne" selon les indications des Arabes de la région. En découvrant les vestiges ils pensèrent avoir découvert une basilique mais l'entrée du bâtiment étant au Nord donc vers Jérusalem, ils ont dû se rendre à l'évidence, ils avaient découvert une synagogue du 3 ou 4ème siècle. Cette synagogue est caractéristique de Galilée avec deux rangées colonnes cannelées élancées posée sur une base moulurée et par un chapiteau décoré d'oves est flanquée de deux volutes (colonnes ioniques) Ces rangées de colonnes séparaient la synagogue en trois parties et la façade qui avait trois ouverture donnait vers le Sud en direction de Jérusalem.
Ce village devait avoir une grande population car au sommet du Tell des vestiges importants de pressoir à huile et à vin s'y étalent ce qui confirme une zone industrielle importante
En continuant à fouiller le site ils ont trouvé une autre synagogue plus ancienne avec un fronteau sur la façade cassé en deux et où sont sculptées deux lions face à face. On peut supposer que leurs pieds reposent sur la tête d'un taureau. Les bancs de la synagogue étaient placés comme dans les synagogues de Galilée mais il n'est pas très clair de savoir où était placé le tabernacle, on pense que c'était un tabernacle amovible qu'ils déplaçaient sur le côté sud de la salle.
Un écriteau en araméen à été trouvé, il y est inscrit "Yoazar Hazna et son frère Shimon ont travaillé pour ouvrir la porte des cieux" de là le nom de cette synagogue : La porte des cieux.


Zacharie Ben Akatsav
Tsomet Hananya aujourd'hui Tsomet Sheva (depuis 10-12-2010)
Sur la nationale 85 au carrefour Shéva ou Hananya se trouve deux sommets, le premier est celui de Tel Shéva Aglilit où se trouvent des ruines de la période israélite à la période romaine. Le tell a été fortifié par Yosseph Ben Matitiao et il a été occupé par la mishemeret Yéhin n°21. Le deuxième sommet est le Tel Hananya séparé du Tel Shéva par le fleuve Salomon. Sur ce sommet se trouve la tombe du Cohen Zacharie Ben Akatsav.

Après la destruction du Temple les Cohanim ont été obligés de quitter Jérusalem pour se réfugier très loin en Galilée afin que les Romains ne les trouvent. Ils vécurent en petites communautés tout en gardant les coutumes de grande pureté du Cohen. L'une de ces communautés à été celle de Rabbi Zaharya Ben Akatsav proche de Kfar Hananya
Zacharie 5
5 L'ange qui parlait avec moi s'avança, et il me dit: Lève les yeux, et regarde ce qui sort là.
6 Je répondis: Qu'est-ce? Et il dit: C'est l'épha qui sort. Il ajouta: C'est leur iniquité dans tout le pays.
7 Et voici, une masse de plomb s'éleva, et il y avait une femme assise au milieu de l'épha.
8 Il dit: C'est l'iniquité. Et il la repoussa dans l'épha, et il jeta sur l'ouverture la masse de plomb.
La Bible Annotée dit :
La femme est appelée l'improbité ( non observation rigoureuse de la justice et du devoir), le péché qui s'attache le plus aisément aux transactions commerciales, qui avait été si sévèrement reproché par les anciens prophètes aux Israélites avant le temps de l'exil et qui avait contribué à attirer sur eux ce grand châtiment. Cette femme, l'improbité personnifiée, représente le péché identifié avec le peuple qui s'y livre.


Selon la loi juive il est défendu à un Cohen d'avoir des rapports sexuels avec sa femme dans une ville déjà conquise de peur qu'elle ne soit violée par l'ennemi sauf si elle a des témoins qui peuvent prouver le contraire. La femme de Rabbi Zaharya Ben Akatsav n'a pas eue de témoins et même s'il pouvait témoigner lui-même face aux Justes de la ville "qu'il n'avait pas lâché la main de sa femme dès l'instant où les soldats ennemis étaient rentrés dans la ville et jusqu'au moment où ils en sont sortis. Malgré ses propres témoignages les Justes ne lui permirent pas de rester mariée avec elle. Le jugement des Sages tomba mais il ne la quitta pas. Il lui bâtit une maison dans la cour de sa maison dans le village de Hananya mais il n'eut plus jamais de rapports sexuels avec elle.

Pas très loin de ces deux sommets se trouvent les vestiges de fours de la même période (deuxième Temple) Il est important de le savoir car là était cuite la plus belle vaisselle de l'époque qui était reconnue dans tout le pays. Les plus grands ouvriers spécialisés y travaillaient et achetaient la matière première de toute première qualité pour leur fabrication. Tout le long du versant de la colline des tessons de céramiques sont incrustés dans la terre ce qui rappelle que les ouvriers jetaient là les restes de vaisselle cassée ou inutilisée, c'est une sorte de décharge municipale.

Tsomet Halfata
Tombe de Rabbi Chimon ben Halafta qui fut l'un des derniers Tannaïm. Rabbi Chimon ben Halafta appartenait à une famille d'érudits en Torah au 2ème siècle de l'ère commune. Il vivait dans un village nommé « Ein Téanah », entre Tsippori et Tibériade en Galilée

Elyaboun est le village où ont vécu les Cohanim de la Mishmeret n° 7 La famille Akotz
Une colonne ancienne se trouve dans le jardin d'un habitant du village et il la garde précieusement sans trop vouloir la rendre au département des antiquités du pays. Si deux colonnes du même genre ont été trouvées accidentellement dans le village dont une a disparue on peut supposer que des fouilles entreprises permettraient de découvrir des vestiges de cette mishmeret Cohana qui a vécu ici. Le problème est que tout est construit dans ce village et qu'il est impossible de déloger les gens pour d'éventuelles fouilles.

La mishemet n° 16 était la mishmeret Imer ou Yavnit et leur village était à Kfar Nimra entre Byria et Amouka

Mattathias est le fils de Jean (ou Yohannan), son père et les autres dirigeants Maccabées étaient une famille sacerdotale rurale de Modiin (ou Modi'in, ville du district Centre d'Israël) au Nord de Jérusalem. Comme tous les bons Prêtres, il a servi dans le Temple de Jérusalem. Antiochos IV pilla Jérusalem où il massacra dans le temple les fidèles.
L'équipe de garde du Temple mishmeret Bilga n° 15 appelait aussi Ma'adya était l'une des mishmeret des Cohanim qui essayait avec toute sa volonté de dominer les Cohanim afin de les contrôler et les maitriser pour helléniser Jérusalem. Cette famille habitait à Mayra (peut-être le village druze de Mrar d'aujourd'hui)
Le Talmud rapporte que Myriam abandonna le judaïsme pour épousé un Gentil grec et elle l'accompagna lorsque les Grecs pillèrent le Temple. Elle a ensuite tapé l'Autel de toutes ses forces en criant "Loup, Loup vous consommez la richesse du peuple juif mais vous ne répondez pas à leurs besoins" Pour cet acte les Sages punirent toute la famille Bilga.

La mishmeret n°14 Yoshévav est celle qui n'a pas été remplacée par la misheret n°15

Apres la destruction du deuxième temple s’installent à Tsfat les Cohanim de la 12ème équipe de garde du Temple qui se nommait Pachh'oun ou Yekim.


La légende des clefs du Temple

La légende raconte que le dernier grand prête du Temple, Pinhas Ben Shmouël, au moment de sa destruction en 70 de l'ère commune et avant de mourir prit les clefs du Temple qui se trouvaient dans une coupe et les lança en l'air. Une Main les attrapa dans le ciel et jusqu'à ce jour elles s'y trouvent encore.

Si il y a 13 millions de Juifs dans le monde il faut savoir qu'il y a un demi million de Cohen qui le savent ou non, hommes ou femmes ayant perdus leurs noms ou les ayant changés au fur et à mesure des générations. Aujourd'hui il y a des moyens exceptionnels grâce à la génétique de savoir si l'on est Cohen ou non.
Les Cohen ont la réputation d'être des personnes nerveuses, mais c'est peut-être dans les gènes car depuis le temps où ils étaient les Gardiens du Temple ils se devaient d'être exacts en toutes circonstances et tout le temps, ce serait la raison de leur nervosité!
Le nom de Ségal vient de Sgan = Adjoint
Le nom de Katz vient de = Cohen Tsedek

D'après la Torah le Cohen ou les cohanim est un titre conféré à Aaron, le frère de Moïse de la tribu de Lévi, et à sa descendance masculine, afin de les désigner comme "dévoués" (sens originel de כהן) au service du Temple. Il s'agit donc des membres du clergé hébreu, qui réalisaient les sacrifices et autres services dans le Temple de Jérusalem, sous l'autorité du Cohen Gadol (Grand Prêtre). Le premier Cohen Gadol fut Aaron lui-même. Le Cohen Gadol tenait un rôle particulier, notamment dans l'office de Yom Kippour.
Depuis la destruction du Temple, le nom a continué à se transmettre de père en fils. Les cohanim continuent à jouir d'un statut personnel distinctif dans le judaïsme, et sont astreints à des règles et lois particulières, du moins dans les communautés

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Maintenant que la chaleur s'installe dans notre pays des excursions s'imposent en fin d'après midi et en soirée. En voici une à ne pas manquer.
Le site archéologique est ouvert la nuit entre le 21 mars et le 14 novembre les lundis, mercredis, jeudis et à la sortie du Shabbath le samedi. Il est indispensable de réserver les places au 1222-3639: 04-6587189, 04-6481122
Tarifs : 50shekels les adultes 40 les enfants/ Se munir de bonnes chaussures de marche
Ce spectacle est unique dans son genre puisqu''il comprend des parties virtuelles étonantes pour le visiteur et une sensation de vivre à la période romaine.


côté pratique

Beit Shean : Près du centre commercial de Beit Shean se trouve la station centrale de petits trains qui font la navette entre la ville et le site archéologique. Ces petits trains gratuits pour le public partent régulièrement et très souvent afin de conduire les visiteurs au site archéologique sans avoir le souci de chercher le chemin ou de se garer..

le spectacle vaut le déplacement Le son et lumière d'une dizaine de minutes est à la disposition des visiteurs en plusieurs langues. Des scènes et des personnages de l'époque apparaissent en translucide sur les remparts du Théâtre, des sons et des voix résonnent dans tout l'espace.

Des guides locaux, spécialistes de l'histoire de Beit Shéan nous conduisent pendant près d'une et demie dans le site illuminé par des lumières multicolores, le circuit devient féérique autour de ces vestiges illuminés sous un beau ciel étoilé. Le long de la rue principale "cardo" on peut entendre les bruits des animaux domestiques, ceux du marché ou encore voir sur certains vestiges les reproductions lumineuses des scènes journalières à l'époque romaine. Les bains romains sont complètement éclairés ce qui nous permet de voir leurs reconstitutions et d'en comprendre le système grâce aux explications du guide.

Le site de Beit Sean se trouve au Nord Est de la ville; le spectacle est aussi pour les enfants, les handicapés peuvent y accéder et on trouve sur place des toilettes et un café.

Beit Shean – Scythopolis
L'ancienne ville de Beit Shéan, située dans la vallée du Jourdain, à une trentaine de kilomètres au sud du lac de Tibériade (mer de Galilée), revêtait une importance stratégique en tant que carrefour de deux voies importantes : la route venant de Jérusalem et se dirigeant vers le nord et la route provenant de la côte nord et conduisant vers l'est jusqu'à la Transjordanie. Cette position stratégique dans la fertile vallée de Beit Shéan en faisait l'une des principales villes du Pays d'Israël.

Entre 1921 et 1933, d'importantes fouilles archéologiques furent menées sur les quatre hectares et demi du tel (tertre) de Beit Shéan (en arabe : Tel el-Husn - la colline de la forteresse). Les vestiges de la période romano-byzantine ont été mis à jour au sommet du tel et, dans sa partie méridionale, ceux d'époques antérieures - âges du bronze et du fer - ont été retrouvés. Au cours des fouilles, des vestiges de 20 villages en strates de diverses époques depuis le néolithique/chalcolithiques (Ve et IVe millénaires avant l'ère chrétienne) jusqu'à l'époque byzantine (VIIe siècle) ont été découverts. Les fouilles ont repris sur le tel en 1983 et à nouveau, entre 1989 et 1996, révélant d'autres vestiges de villes anciennes. Depuis le début des années 1980 et jusqu'à nos jours, des fouilles de grande envergure ont été réalisées dans le secteur qui correspondait au centre de la ville des époques hellénistique et romano-byzantine.
Au cours de la période hellénistique, Beit Shéan fut nommée Scythopolis (la ville des Scythes) et se développa vers le sud-est jusqu'à Tel Itztaba. La ville, de plus en plus étendue et de plus prospère, atteint son apogée pendant la période romano-byzantine, lorsqu'un nouveau centre urbain fut construit dans la vallée au sud-ouest du tel, entouré par des quartiers résidentiels ; durant la période byzantine, elle fut également fortifiée par une muraille.
Au début de la domination arabe, Beit Shéan-Scythopolis déclina avant d'être détruite par un tremblement de terre, en 749. Au XIIe siècle, une petite forteresse fut édifiée par les croisés pour contrôler les carrefours et empêcher les musulmans de pénétrer dans leur royaume, mais la ville ne fut jamais reconstruite. Par la suite, il ne subsista qu'un petit village arabe.


Les fouilles
Comme les fouilles n'ont porté que sur un secteur limité, les débuts de Beit Shéan sont mal connus. Il est cependant évident, d'après les dépôts accumulés sur plusieurs mètres de hauteur, que le peuplement fut intensif et continu. Les premiers habitants, de la période chalcolithique, vivaient dans des grottes taillées dans le roc à flanc de colline. Des habitations au grand jour, construites en briques d'argile plates, apparurent au début du IIIe millénaire avant l'ère chrétienne.
Des témoignages d'une grande ville de l'âge du bronze (IIIe millénaire) ont été mis à jour. Cette ville s'étendait jusqu'à la colline située à l'est du tel, et ses habitants vivaient dans de vastes demeures de plusieurs pièces. L'une des constructions était un bel édifice en brique au toit en roseaux enduits de plâtre et comprenant une salle spacieuse aux murs de plus d'un mètre d'épaisseur. Il s'agissait soit d'un entrepôt public soit d'un grenier à blé ; il fut détruit par le feu, laissant des poutres en bois calciné et une grande quantité de blé et de légumineuses noircis. Des poteries de bonne qualité décorées de noir et de rouge ont été découvertes mêlées à des productions locales inférieures, ce qui a conduit les archéologues à émettre l'hypothèse que des immigrants venus du nord-est de l'Anatolie et de la région de la mer Caspienne s'étaient installés à Beit Shéan.
Pendant le milieu de l'âge du bronze (première moitié du IIe millénaire avant l'ère chrétienne), Beit Shéan déclina pour devenir une ville d'importance mineure. Au XVIe siècle av., un temple fut construit en briques de terre enduites uniformément de plâtre blanc. Il comprenait trois parties : un vestibule, une salle principale (heikhal) et une salle intérieure (dvir).


les vestiges à voir

1 Théâtre
2 Portique devant le théâtre
3 Thermes de l'ouest
4 Propylée de la rue Palladius
5 Boutiques de l'époque romaine
6 Rue Palladius
7 Sigma
8 Odéon
9 Colonnades et quartier reconstruit du temenos romain (?)
10 Colonnades romaines démontées avec un bâtiment public byzantin au-dessus
11 Rue du Nord
12 Propylée et escalier menant au tel
13 Propylée entre l'esplanade du temple et le tel
14 Temple avec cella arrondie
15 Nymphée
16 Monument d'Antonius
17 Rue de la Vallée
18 Monument central
19 Basilique romaine avec portiques surplombée par l'agora byzantine
20 Agora byzantine
21 Atelier de céramiques omeyyade
22 Temple romain
23 Edifices du culte romain
24 Latrines publiques
25 Thermes de l'est
26 Portique romain, ultérieurement salle Sylvanus
27 Piscine décorative romaine avec boutiques omeyyades au-dessus
28 Rue Sylvanus
29 Place semi-circulaire
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Hérodion est un des nombreux palais du roi Hérode situé sur un sommet de 800 mètres environ. Une vue impressionnante nous est offerte sur le désert de Judée, les monts de Moab, les collines de Judée. Située non loin de Jérusalem (12km) la forteresse qui domine l'environnement est accessible par la nationale 398 à partir de Jérusalem (Ramat Rahel)


l'historien Flavius Josèphe

Hérodion est minutieusement décrit par Flavius Josèphe, l'historien juif du 1er siècle :
Cette forteresse, située à une soixantaine de stades de Jérusalem, est naturellement forte et convient tout à fait à une telle construction, car on trouve non loin une colline, élevée à une grande hauteur par la main de l'homme et façonnée comme une mamelle. Dans l'intervalle, se dressent des tours rondes, et il y a aussi une pente abrupte constituée de deux cents marches de pierre taillée. A l'intérieur se trouvent de somptueux appartements royaux conçus à la fois dans un souci de sécurité et d'esthétique. Au bas de la colline, s'étendent des parcs qui méritent d'être visités, entre autres, pour voir comment l'eau, qui manque sur place, est acheminée à grands frais sur une grande distance. La plaine environnante fut construite comme une véritable ville, la colline servant d'acropole aux autres habitations.
(Guerre I, 31, 10 ; Antiquités XIV, 323-325)

Selon Flavius Josèphe, Hérodion fut construit à l'endroit où Hérode remporta une victoire sur ses ennemis asmonéens et parthes en 40 avant l'ère chrétienne (Antiquités XIV, 352-360). Pour commémorer l'événement, le roi y bâtit une forteresse et un palais auxquels il donna son nom. Il fit également construire, dans la plaine, au pied de la colline, un centre administratif pour la région, qui n'avait pas encore été peuplée. A Hérodion, il érigea aussi une tombe royale pour lui-même. Josèphe décrit (Guerre I, 33, 8 ; Antiquités XVII, 196-199) le cortège funéraire et l'enterrement du roi.
Hérodion, ainsi que Machéronte (dans l'actuel royaume hachémite de Jordanie) et Massada près de la mer Morte, furent les trois dernières places fortes détenues par les combattants juifs après la destruction de Jérusalem en 70 de l'ère chrétienne. Hérodion fut conquis et détruit par les Romains en 71 (Guerre VII, 6, 1).
Le site fut identifié au 19ème siècle ; son nom arabe, Jabal Fureidis, correspond probablement à une corruption de l'ancien nom, Herodis (mentionné dans les lettres de Bar Kochba). Les vestiges du palais-forteresse, au sommet de la colline, ont fait l'objet de plusieurs fouilles depuis le début des années 1960. Les fouilles des édifices situés au pied de la colline ont été menées par intermittence depuis 1972 et jusqu'à nos jours. Hérodion comprenait deux secteurs séparés, remplissant chacun une fonction distincte : une forteresse circulaire, incluant un palais travaillé, entouré d'un mur flanqué de tours au sommet de la colline ; le bas Hérodion, dans la plaine située au nord, constitué par un groupe de constructions royales s'ordonnant autour d'un grand bassin.


Le Palais-Forteresse
L'association d'une forteresse et d'un palais constitue une remarquable innovation hérodienne qu'il fit reproduire dans divers autres endroits, notamment Massada. A Hérodion, un palais-forteresse circulaire fut construit au sommet d'une colline qui s'élève à 60 mètres au-dessus des environs. Les fortifications consistent en deux murailles concentriques séparées par un espace de 2,5 mètres. Les murs extérieurs mesurent 62 mètres de diamètre. A l'origine, la fortification se dressait à 30 mètres de hauteur, sur sept étages. Deux de ces étages étaient des fondations souterraines, renforcées par des plafonds à voûtes en berceau, et la superstructure des cinq étages s'élevait considérablement plus haut que la cour du palais. Des plafonds de bois séparaient les étages utilisés pour l'entreposage et l'hébergement des soldats et des serviteurs. Sur les quatre côtés, d'immenses tours avançaient en saillie dans les murs. La tour orientée à l'est - la plus importante - ronde et massive, reposait sur une solide base de pierre et mesurait 18 mètres de diamètre. Elle possédait plusieurs étages supérieurs aménagés en pièces probablement destinées à l'entourage royal. Cette tour orientée à l'est dominait la forteresse tout entière, son toit commandant une vue panoramique ; elle servait aussi de cachette en cas de danger.
Les trois autres tours, semi-circulaires, mesuraient 16 mètres de diamètre et leurs étages supérieurs servaient d'entrepôts et de quartiers d'habitation. Après la construction de la fortification autour de la colline, un rempart de terre d'une hauteur considérable fut dressé contre les fondations extérieures de la fortification, élevant artificiellement la colline et lui conférant sa forme conique. On atteignait la porte d'entrée de la forteresse, située au nord-est, par un escalier raide et étroit montant dans un couloir construit dans le rempart de terre.
Sous la forteresse, des citernes remplies d'eau de pluie acheminée par le haut, assuraient l'approvisionnement en eau. De plus, trois citernes particulièrement grandes, étaient taillées dans la pente à l'extérieur de la forteresse (près de l'entrée de l'escalier) et l'eau de pluie y était amenée depuis le flanc de la colline. L'eau était puisée dans ces citernes par des serviteurs qui la transportaient dans celle du sommet de la colline qu'on gardait probablement toujours remplie.
De dimensions modestes, le palais privé d'Hérode occupait le centre de la place forte. Superbement aménagé avec ses sols de dalles colorées, ses mosaïques et ses peintures murales, il comprenait tout le confort imaginable. La partie est du palais était un jardin enchâssé dans un atrium de 41 x 18 mètres entouré sur trois côtés de portiques aux colonnes ornées de chapiteaux corinthiens. La partie occidentale du palais s'agençait sur deux étages, avec au rez-de-chaussée :
Un salon (triclinium) au toit reposant sur quatre colonnes (des bancs de pierre furent ajoutés sur trois des côtés durant la révolte contre Rome [66-70] par les combattants juifs qui le convertirent en synagogue) ;
Une cour en forme de croix avec des salles à chaque angle ;
Des petits thermes (le toit à couple préservé dans l'une des salles est le plus ancien exemple de dôme découvert à ce jour en Israël).

Le Bas Hérodion
Dans la plaine située en contrebas de la forteresse au nord, le bas Hérodion couvrait une superficie d'une quinzaine d'hectares. Il était bien conçu, les bâtiments et les jardins s'ordonnant selon un axe nord-sud. Les bâtiments se dressaient autour d'un grand bassin (70 x 46 mètres et 3 mètres de profondeur), rempli d'eau provenant d'un aqueduc spécialement construit pour acheminer l'eau à Artas, près des piscines du roi Salomon, à l'ouest. Le bassin, enduit de plâtre pour prévenir toute infiltration, était utilisé en tant que principal réservoir d'Hérodion et comme piscine. Les fondations d'une construction ronde de 15 mètres de diamètre ont été retrouvées au centre du bassin. Recouverte autrefois d'un toit reposant sur une rangée de colonnes, il s'agissait probablement d'un pavillon de détente et de divertissement. Le bassin était entouré de grands jardins bien entretenus. Des portiques de six mètres de large, constitué par des colonnes ornées de chapiteaux ioniques, entouraient les jardins sur trois côtés, sur une longueur d'environ 250 mètres. Des salles, mesurant chacune 110 x 10 mètres, étaient construites le long des côtés est et ouest du bassin. La salle située à l'est s'étendait sur un mur de terrasse de 13 mètres d'épaisseur et extrêmement élevé. Au centre de la salle ouest, les murs d'une pièce octogonale étaient décorés de pilastres et de fresques. On suppose qu'il s'agissait d'une salle de réception ou peut-être même de la salle du trône lorsque le roi séjournait à Hérodion.
L'ensemble agencé autour de la piscine était entouré de constructions aux diverses fonctions. Au nord, un grand édifice comprenait des aires d'entreposage et des logements pour les domestiques. Au nord-ouest, un entrepôt a été mis à jour et des fragments de plusieurs dizaines de jarres en céramique ont été retrouvés parmi les débris. Au sud-ouest, de grands thermes ont été exhumés qui desservaient probablement l'entourage royal et les invités du roi. Ils comprenaient un certain nombre de pièces et de bassins, un caldarium (pièce chaude) chauffée par un système d'hypocaustes (le sol était surélevé sur des supports permettant à l'air chaud de circuler au-dessous. Les parois des thermes étaient décorées de motifs carrés peints et d'une imitation de marbre. Les sols étaient dallés de mosaïques de couleurs à motifs géométriques et floraux ainsi que de grenades, de feuilles de vignes et de grappes de raisin.

L'édifice monumental
Le bâtiment baptisé édifice monumental par les archéologues, se dresse au sud de la piscine, dans l'angle ouest sur une aire nivelée par l'homme de 350 x 30 mètres. Il comprend une salle carrée travaillée, ouverte sur le côté donnant sur l'aire nivelée ; mesurant 12 x 9 mètres, elle a été préservée jusqu'à une hauteur de 7 mètres. Les murs particulièrement épais de la salle sont soigneusement construits en pierre de taille, avec des niches entre les pilastres. Les éléments architecturaux aux décorations caractéristiques des monuments funéraires travaillés de Jérusalem et le bain rituel retrouvés ont laissé supposer que le bâtiment faisait partie du mausolée du roi Hérode. La salle décrite plus haut pourrait avoir servi de triclinium pour les cérémonies organisées à la mémoire du roi. L'aire aplanie s'étendant devant les bâtiments servit peut-être d'esplanade pour le cortège funéraire royal décrit par Josèphe (Guerre I, 33, 9). A la grande déception des archéologues, la tombe elle-même n'a pas encore été découverte. Elle est peut-être profondément enfouie dans les versants de la place forte d'Hérodion. Au fur et à mesure que les fouilles avancent, une importante restauration a été réalisée sur les édifices d'Hérodion. On peut aujourd'hui se promener sur un agréable sentier au sommet de la forteresse, escalader les murailles et apprécier, comme par le passé, la vue de la région. On peut aussi descendre dans les tunnels de 300 mètres de long, dans les citernes et espaces taillés dans le roc sous la colline. Ces passages souterrains furent creusés en guise de cachette par les combattants juifs de la révolte de Bar Kochba (132-135) lorsque Hérodion subit à nouveau le siège de l'armée romaine. Et le grand bassin du bas Hérodion est, comme jadis, à nouveau entouré de portiques (restaurés).

La tombe d'Hérode

L'un des mystères archéologiques d'Israël a enfin été élucidé. Le Professeur Ehud Netzer de l'Institut d'archéologie de l'Université hébraïque de Jérusalem a annoncé que la tombe d'Hérode avait été retrouvée. Des fouilles sur le site d'Hérodion, le palais-forteresse majestueux qu'Hérode s'était fait construire, ont été entreprises depuis 1972. Mais la tombe d'Hérode qui avait été nommé Roi de Judée par le Sénat romain en 37 avant J.C. et qui est resté roi pendant 34 ans n'avait jamais été retrouvé. C'est en déplaçant le lieu des fouilles du palais vers la partie basse de la forteresse en août 2006 que le Professeur Ehud Netzer et son équipe ont réussi à localiser la tombe. Il est à noter que le sarcophage a été mis en pièces, sûrement à l'époque de la première révolte de Juifs contre les Romains en 66-72 de notre ère.
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Complètement excentrée ce site archéologique de Judée-Samarie sur la nationale 317 près de la forêt de Yattir vaut le déplacement. Une très belle synagogue, des citernes, des caves d’inhumation, un mikvé retracent la vie de nos ancêtres juifs à la période du Talmud.


Les fouilles archéologiques

Les fouilles archéologiques ont été dirigées par le professeur Abraham Néguev et le docteur Zeev Yavin qui a découvert la synagogue avec Shmaria Gutman et Ehoud Natser.
Soussia est une ville juive qui date de la période de la Michna et du Talmud (3ème au 9ème siècle) et elle est l’exemple des villages juifs de la région à cette époque. La population se trouvait devant trois gros problèmes : La sécurité – l’eau – les revenus.
Soussia était la plus grande ville après Hébron, on y trouve de nombreux citernes souterraines et des tombeaux qui sont en dehors de l’enceinte de la ville pour une question de pureté.
- Les citernes : Vue la quantité d’habitants (5.000 âmes) et le peu d’eau dans la région, ils durent creuser de nombreuses citerne (150) afin de récupérer l’eau de pluies et essayer de ne pas en perdre une goutte. Les citernes se remplissaient grâces à des rigoles qui parcouraient la ville et s’y déversaient.
- Les caves d’inhumation : Devant chaque entrée de grotte se trouvait une cour permettant à celui qui s’y trouve de rester pur (Mishna Olaot 15-18). Le mur se situant au Nord Est de la cour, comportait une ouverture de la grotte en forme de salle carrée de 3,5 mètres de côté. Chacune des parois de la salle comportaient un certain nombre de voûtes d’inhumation tel qu’il était d’usage à cette époque. Chaque famille qui avait les moyens avait sa sépulture familiale taillée dans la pierre. Au-dessus de l’ouverture de la grotte on peut apercevoir la pierre qui roulait afin d’obstruer l’entrée. Dans la partie supérieure de l’ouverture existe une dépression causée par le poids de la pierre.
-Les murailles de la ville : Les maisons se situant à l’extrémité de la ville formaient une véritable muraille. Du côté extérieur un mur défensif, du côté intérieur l’habitat. La muraille ainsi exploitait empêchait toute pénétration de brigands ou d’ennemis. Du côté extérieur il n’y avait, bien entendu, ni fenêtres, ni portes comme dans la maison de Rahav à Jéricho.
Le montant de la porte: Sur le montant de la porte appartenant à la maison de droite nous trouvons l’emplacement de la mezouza. Sur l’assise de pierres du côté gauche se trouve le linteau couronné par deux chandeliers de sept branches chacun, ces derniers affirmaient l’aspiration des Juifs à la reconstruction du Temple, le chandelier en étant le symbole.


Visite de la ville
Le Mikvé : Sept marches descendent vers le bain rituel (de pureté) et du toit l’eau de pluie s’écoulait dans une rigole récoltant les eaux de pluies et déversant le tout dans le bain, rendant ce dernier pur a l’utilisation.
La rue et l’entrée de l’allée : La rue est construite sur une largeur permettant à deux ânes chargés d’y pénétrer de front. A partir de cette rue il existe un nombre de bifurcations vers des allées menant à des cours. A l’entrée de l’allée nous voyons deux montants de porte comportant des enfoncements ayant certainement servis de rails pour un rideau s’abaissant en cas de danger. L’allée mène vers une cour commune où se trouvent plusieurs entrées privées.
- Les grottes d’habitations: Il en existe en 70 et 80, le climat étant rude l’hiver et très chaud l’été, ces espaces souterrains accordaient une température agréable en toute saison grâce au plafond de la grotte isolant cette dernière de manière parfaite. Les deux grottes sont naturelles mais la demeure y a été taillée. La roche de craie friable est facilement taillable, tandis que l’espace supérieur est une roche plus résistante préservant les plafonds des grottes. Dans plusieurs grottes nous pouvons voir ces belles entrées : des marches avec au-dessus d’elles un arc qui descendent vers un bain rituel. Au plafond des troncs d’aération permettant plus d’aération et de luminosité. Près de chaque grotte se trouve une citerne desservant l’eau aux habitants. Certaines grottes servaient de cave à vin et d’entrepôts.
-L’anneau du puits et la grotte publique : Les rigoles versent leurs eaux à l’intérieur du puits qui est partie intégrante de la grotte. Les marches nous entrainent vers une seconde grotte. Sur le linteau de la porte d’entrée se tient une pierre d’assise dont le centre est gravé d’un chandelier à sept branches. Sur le côté gauche de la pierre un mur de pierres de taille et de l’autre côté le large puits déjà vu. Le plâtre qui enduisait les parois était d’une très bonne qualité garantissant les habitants de toutes fuites, moisissure ou humidité. Près du mur face à l’entrée, une petite chambre aux murs épais ayant certainement servi de chambre forte pour le trésor municipal.
- Grotte de la fabrication d’huile : A l’intérieur nous trouvons une énorme pierre faisant partie d’un ensemble servant à écraser les olives. A côté de cet ensemble se trouvent deux compresseurs eux mêmes composés de deux grandes pierres. Du côté droit de la grotte un autre appareil servant à la présurassion manuelle d’une huile servant aux usages rituels.
-Le film vidéo


La synagogue
La synagogue :
Elle se situe sur la hauteur ouest des vestiges de Soussia, selon le code hébraïque instituant « on ne peut la construire autrement que sur les hauteurs de la ville » La synagogue fut fondée à la fin du 5ème siècle période du Talmud et de la Michna.
La présence d’une synagogue antique à Soussia date de 1970.
La synagogue à l’époque du Talmud représentait un lieu de prières mais aussi elle était le centre de la vie religieuse, publique et culturelle : Siège du tribunal, école, bibliothèque et salle de fêtes.
La cour :
A l’entrée de la cour, une énorme pierre ronde servait à obstruer l’ouverture. L’ensemble de cette esplanade était pavée de grandes briques et limitée par des couloirs sur trois de ses côtés. Ceux-ci étaient surmontés de colonnes carrées que finissaient des arcs de pierre.
Du côté Est de la cour, entre les couloirs, se trouvaient de petites pièces servant d’entrepôts. Entre les pavés de la cour furent découvertes deux ouvertures vers des puits. La première drainant les eaux de pluies, la seconde conduisant vers un tunnel secret desservant les habitants en cas de danger, puis les grottes vers la synagogue.
Au Sud-Est de la cour se trouve une inscription comprenant de nombreux thermes nouveaux pour l’époque, lorsqu’il s’agissait d’une dédicace « Sa sainteté, mon Maître et Guide » « l’honoré » Terminologie appartenant plus à l’époque. Gueonique (9-10ème siècle) qu’à l’époque talmudique. L’inscription se compose de 6 lignes distingues et complètes : Au bon souvenir de la sainteté de mon Maître et Guide. Essi Acohen, l’honoré et vénérable qui a fait cette mosaïque et plâtré ces murs avec de la chaux, offert une réception, Rabbi Yohanan, le scribe vénérable, son fils. La Paix sur Israël, Amen.
Depuis la cour cinq marches conduisaient vers l’entrée de la synagogue. Cette dernière devrait être immense puisqu’elle s’élevait sur deux étages. En son centre, un couloir de colonnades surmontées de sculptures corinthiennes, après cette entrée on pénétrait dans la synagogue. Le bâtiment était composé de trois parties. La plus importante était la salle de prière avec, à l’Est le porche et au Sud une porte étroite et allongée.


La salle de prière
La salle de prières : le porche trois ouvertures menaient vers l’intérieur. On entrait dans la salle de prière par l’Est selon la loi juive (Tossafta-Méguila 3) La pièce était toute en longueur, tandis que l’office se déroulait face au Nord, vers Jérusalem. Sur la longueur des trois murs il y avait des rangées de bancs superposés jusqu’à la hauteur de l’autel principal. La plupart des murs étaient en pierre de taille, le mur Nord était deux fois plus épais que les autres. Celui-ci se trouvant dans la direction de Jérusalem comportait un autel secondaire, plus petit sur sa gauche. L’autel principal était recouvert de marbre gris. De part et d’autres des marches en demi-cercle furent rajoutées, le tout fut délimité par des barreaux de marbre, eux-mêmes parés d’ornements différents comme un candélabre à sept branches, un palmier entouré d’aigles ainsi que plusieurs inscriptions.
Le sol de la salle de prières : Il est composé de mosaïques. Près de l’autel et en plusieurs endroits nous constatons les différentes élaborations du sol. Ce qui nous reste aujourd’hui de cette époque se divise en trois parties :
La partie Ouest dans son ensemble n’est pas visible mais apparemment était composé de trois scènes : 1) le pécheur – 2) Daniel dans la fosse aux lions – 3) Impossible à définir.
La partie centrale : Un grand cercle représente la roue du zodiac semblable à celles trouvées dans les synagogues de Beit Alpha et de Naaran. Beaucoup plus tard le zodiac fut changé en une figure géométrique, il ne nous reste aujourd’hui qu’une infime partie du zodiac. Cette partie centrale est entièrement entourée de figures géométriques avec des insertions d’oiseaux et de plantes.
La partie Est est composée de deux octogones entourés d’oiseaux. Au Nord de cette partie est représenté le tabernacle, près de lui les deux candélabres à sept branches et de part et d’autres, deux cerfs.
A L’Est tout près de l’entrée principale fut découverte une inscription en mosaïque ainsi libellée : De biens heureux et bénis souvenirs qui ont maintenus et accomplie la deuxième semaine – année quatre mille – de la création du monde… qu’ils soient en paix.
Cette dédicace précise la date de la synagogue malheureusement étant incomplète elle ne nous permet aucune affirmation possible. Malgré tout elle est importante étant donné qu’elle nous enseigne la manière de décompter les années à cette époque. C’est la première inscription où les années sont comptées à partir de la création du monde.
L’arrière de la synagogue : Selon les découvertes sur place il s’avère que la synagogue fonctionna jusqu’au 9ème et 10ème siècle, elle ne fut pas détruite mais abandonnée et laissée en ruine peu à peu jusqu’à sa pleine extinction. Après cela une mosquée fut élevée dans la cour comme en témoigne les vestiges de la cour.
Société de développement de la vieille ville de Soussia.




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La Djioba : On n'en voit que deux en Israël et elles sont dans le Golan, cette dépression volcanique est un phénomène à voir dans notre pays. Cascade, fleuve et lac font parties de notre excursion de ce jour.

Cascade Sahar
Point d'observation de la cascade du fleuve Sahar qui est souvent sèche mais qui grâce aux dernières pluies est abondante aujourd'hui.


De Har Oudem à Birkat Ram
Randonnée de quatre 4 heures (6km environ) qui fait partie du "Sentier du Golan" (Schvil à Golan)
Du Kibboutz Odem on monte vers le mont Odem pour admirer une vue panoramique sur le Golan, le mont Hermon enneigé et la Syrie. Les Israéliens n'occupent que 7% de la surface de la chaine montagneuse du Hermon. Sur cette montagne volcanique on peut distinguer trois sortes de roches à part le gaz qui s'était emmagasiné sous la terre et qui a provoqué les explosions. La première roche est le basalte (Le basalte est une roche volcanique issue d'un magma refroidi rapidement au contact de l'eau ou de l'air.) La deuxième est une pierre de basalte légère remplie de trous, résultat du gaz qui y a pénétré. La troisième est le "tuf" des petites pierres qui sont le résultat de la poussière volcanique après une explosion.
Nous descendons du mont Odem pour commencer la randonnée à travers la forêt du même nom qui est boisée pratiquement que de chênes vert et chênes de galle, de pistachiers et de bouleaux. Dans des temps plus reculés cette forêt couvrait presque toute la surface de la région du Golan.

La grande Djioba
Elle se trouve dans la forêt d'Odem et c'est l'une des 20 qui existent dans la région mais qui est la plus accessible. Cette Djioba est une dépression du sol volcanique d'un diamètre de 250 mètres et d'une profondeur de 60 mètres. Une dépression volcanique est le résultat d'une éjection de gaz volcanique venue des profondeurs de la terre qui a provoquée une puissante explosion sans éjection de lave ou d'autres matières du genre. Le petit sentier qui nous y conduit en dix minutes est jonché de fleurs en ce printemps. Nous voyons des anémones, des boutons d'or, de petits iris bleus.

Birkat Ram : Lac de cratère
Un lac de cratère est un lac qui se forme dans un cratère volcanique, une caldeira ou un maar. La dépression due à ces formations géologiques se remplit grâce aux précipitations et crée un lac qui s’approfondit graduellement jusqu’à trouver un équilibre entre le taux de précipitation et ceux de l’évaporation et de l’absorption des sols, mais aussi parfois le débord d’une des rives du lac limite sa croissance. Les lacs de cratère formés au-dessus de cheminées volcaniques (fumerolles) sont souvent appelés lacs volcaniques, et leurs eaux sont typiquement acides, saturées qu’elles sont de gaz volcaniques, et troubles avec une couleur glauque. Les lacs situés sur des volcans endormis ou inactifs ont tendance à avoir des eaux fraîches, et la clarté de leurs eaux est souvent exceptionnelle grâce à l’absence de courants et de sédiments.

Lorsqu'il est plein le lac de Birkat Ram contient 5 millions de mètres cubes et fournit l'eau à tous les habitants du Golan. Il est plutôt ovale avec une longueur de 850 mètres et une largeur de 600 mètres. Sa profondeur en son milieu est de 10 mètres environ tandis que sur les côtés elle n'atteint que 6 mètres.
Ce lac tranquille, plein de mystère situé à la lisière de la ville druze de Mas’adeh a fait naître de nombreuses histoires tout au long des siècles. Ses versants sont cultivés par les fermiers druzes, et portent le nom de « Birket Ram » le lac élevé : en effet, il est situé en pleine montagne, en Haute Galilée, à plus de1000 mètres au dessus du niveau de la mer, et son origine reste inconnue mais la plupart des géologues pensent qu’il s’agit d’un cratère volcanique effondré.
Une légende tisse ensemble géographie et histoire humaine : il y a une petite colline près de Birkat Ram qui s’appelle Jebel el- Sheikra (la colline de l’Epouse du Sheikh) , on raconte qu’après des années de vie commune, le sheikh n’aima plus sa femme et Birket Ram est son œil rempli de larmes.

Lake Ram ( en hébreu : בריכת רם ) est un lac de cratère dans le nord du Golan, près de Mont Hermon . Les seules sources du lac sont l'eau de pluie et une source souterraine.
Selon le Talmud , Birkat Ram est l'une des trois sources souterraines, ainsi que Hamat Gader dans le sud-est du plateau du Golan et Hamat dans Tibériade qui a été ouverte à l'époque du Déluge de Noé et qui ne pas se refermer après le déluge.

Moutsav 105 : Une des positions de la guerre de Kippour
Le chemin pour y arriver se trouve entre les deux villages druzes du Golan, Massadé et Buquata. Après Massadé un chemin sur la gauche monte, entre les champs de pommiers vers cette position.
Après quelques centaines de mètres sur la droite deux tanks sont visibles. Il nous faut descendre de notre véhicule pour se diriger ver ces tanks, près d'eux nous montons sur un talus et de là nous voyons une vue exceptionnelle sur la position 105, sur les bâtiments actuels qu'occupent l'Onu et sur la frontière syro-israélienne. Là se sont passées les premières batailles sanglantes de quelques tanks israéliens face à des centaines de tanks syriens.


Tsomet Amapalim (Carrefour des cascades)

Très peu d'iris du Golan mais très beaux car cette année le temps en hiver a été doux et a chamboulé la nature. Par contre un millier de fleurs multicolores envahissent la réserve.

Réserve Nov au mois de mars
Dernier arrêt dans la réserve pour voir quelques petits iris jaunes qui ne poussent qu'en cette saison au milieu des anémones, des cyclamens et des "Irïonit jaune" et de fleurs de toutes les couleurs.
1) L’anémone (calanit) a un petit feuillage sous sa fleur, en grandissant son feuillage reste à la même place et à l’intérieur, tout autour de son cœur noir un cercle blanc s’élargit lui aussi au fur et à mesure que la fleur vieillit (floraison fin janvier à fin mars), la première fleur du printemps.
2) La renoncule d’Asie (nourit) est rouge avec le cœur marron, (floraison de mi-mars à début avril), elle apparaît juste après l’anémone.
3) La Dmoumit (adonide) (floraison fin mars-début avril), elle apparaît toujours après l’anémone.
4) Quant au coquelicot (péreg) il a une petite feuille verte attenante à chaque pétale et des taches noires à la base de ses feuilles (floraison en avril), la dernière des quatre fleurs rouges.

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Mémorial de Beit Lid : C'était un dimanche matin à l'heure où tous nos soldats retournent dans leur base.
 
Une dure réalité pour nos enfants et nos petits enfants israéliens mais un bel exemple de devoir civique.


Mémorial de Beit Lid

Ce mémorial a été érigé en souvenir de l’attentat terroriste survenu a la station d’autobus du carrefour de Beit Lid le 22-01-1995. Il a été sculpté en 2006 par l’artiste Sarah Konforty et a été mis en place à 500 mètres du carrefour Asharon entre la nationale 4 et la route 57. Le mémorial du carrefour de Beit Lid a une hauteur de 30 mètres et s’étale sur 250 ares. Dans l’enceinte du mémorial on trouve un amphithéâtre, une salle de conférence souterraine, 22 pièces dans lesquelles le souvenir de ces soldats est commémoré et une pièce d’eau. Sarah a travaillé trois ans à la création de cette sculpture.

Sarah est une artiste juive différente des autres artistes dans sa manière de voir les choses, dans la variété de ses techniques qu’elle a développée grâce à sa quantité de matière qu’elle utilise dans ses créations quelques soient, travaux pour l’intérieur de la maison ou créations pour l’extérieur. L’utilisation des couleurs industrielles, des couleurs pour les tissus, le bois ou encore l’acier, le verre ou la céramique ont rendus ses travaux exceptionnels et différents des autres artistes.
Sarah habite Kfar Yona, dans sa maison de la rue principale du village elle y travaille et expose plusieurs de ses créations.

Ce mémorial se trouve sur les terres de Kfar Yona
Sarah habite Kfar Yona, dans sa maison de la rue principale du village elle y travaille et expose plusieurs de ses créations.
Cette année (2010) pour la journée du souvenir du soldat, un jour avant la fête de l'indépendance, la direction d'une des écoles primaires de Kfar Yona a pris la décision d'organiser la cérémonie du souvenir sur ces lieux. Cela a permis aux enseignants d'expliquer aux élèves les différents éléments de ce mémorial et de parler de ce tragique attentat. Quelle dure réalité pour ces jeunes élèves.
Plusieurs groupes d'élèves plus ou moins jeunes sont apparus sur scène soit par des danses corporelles, soit en une chorale, soit en lisant des textes émouvant sur le sujet. Tous habillés de bleu et blanc toutes ces jeunes enfants se sont recueillis sous un soleil de plomb pendant une bonne heure en s'imposant un silence obligatoire.

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Mémorial des filles de Beit Shemesh : Elles sont parties avec leur classe pour un excursion d'une journée et ne sont jamais rentrées chez elles
 
Six élèves, six jeunes filles toutes innocentes, six gamines en excursion avec leur classe pour découvrir l'histoire de leur pays et qui en ont payé le prix fort, celui de leur vie. Pourquoi?

Le mémorial
Le mémorial s’étale sur une très grande surface plane qui descend en pente douce. Il représente un tronc d’arbre brûlé avec ses sept branches dénudées, brûlées elles-aussi. Au bout de chacune de ses branches se trouve un petit monticule de pierres blanches sur lequel est inscrit le nom d’une fille. Ces prénoms sont formés par des fleurs.
Elles s’appelaient : Shiri – Adi – Yaella – Nathalie – Nirit – Keren – Sion

Lors de l’attentat, les jeunes filles étaient dans l’île de la paix, le dos tourné à la tour de garde, écoutant et le guide leur décrivant l’environnement. Des soldats palestiniens en garde au poste voisin jordanien leur ont tiré dans le dos et 17 enfants et deux guides ont été touchés. Cinq filles ont été transportées à l’hôpital de Shouni, village jordanien le plus proche de la frontière pendant que les autres étaient évacuées vers un hôpital israélien. Il a fallut attendre 40 minutes l’autorisation jordanienne pour que les ambulances puissent secourir les blessés. Deux des jeunes filles qui s’étaient réfugiées sous des bosquets lors des tirs n’ont été trouvées que 40 minutes après la catastrophe mais c'était trop tard, elles sont mortes sur place. Depuis cet attentat les membres du kibboutz Ashdot Yaacov et les Jordaniens se réunissent deux fois par an pour s’entretenir des conditions de sécurité.


Et selon les passages bibliques...
Près du mémorial un paragraphe des Psaumes – Livre premier – Chapitre 3 –
Il sera comme un arbre planté auprès des cours d’eau qui donne ses fruits en leur saison, et dont les feuilles ne se flétrissent point.

Ce mémorial a été conçu par Orna Shémouni, membre du kibboutz d’Ashdot-Yaacov qui a malheureusement assistée à l’attentat et qui a eu le besoin de s’exprimer en concevant ce travail.

On trouve un autre passage de la bible se rapportant au mémorial dans l'Exode : Chapitre 28 paragraphe 29
כי תמורה הוא ותמורה יהי בני ישראל שמות כ ט
Elles reviendront à Aharon et à ses fils comme droit éternel de la part des enfants d'Israël…

A cette époque la plupart des soldats (80%) qui gardaient la frontière à Naharaïm entre la Jordanie et Israël étaient en majorité des Palestiniens, deux étaient de garde le jour où ces jeunes élèves de Beit Shemesh étaient en excursion avec leur école. Depuis cette catastrophe, le gouvernement jordanien ne met en poste que des soldats bédouins.

Le bâtiment où se trouve aujourd’hui le centre de visiteurs de Naharaïm est un petit kiosque d'information, il servait à l'époque des pionniers de bâtiment de douane.
La voie de chemin de fer Haïfa-Damas passait par- là et s’arrêtait à cette gare qui s’appelait Naharaïm
La voie de chemin de fer a été construite par les Ottomans mais les locaux ont été construits par les Anglais en 1923 lorsqu'ils occupaient le pays.

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 ל ה                                               ARTOUV  




A l’intérieur du kibboutz Noham, près de Beit Shémesh un petit musée a été crée pour raconter l’histoire des 38 soldats qui sont allés au secours des implantations du Goush Etzion.

 

Près de ce musée se trouve un mémorial des pionniers de la moshava d’Artouv. Elle a été fondée en 1897 et a connue bien des déboires. Au moment de la première guerre mondiale, elle a été attaquée ainsi que pendant les événements de 1929. Elle a été abandonnée à plusieurs reprises et complètement détruite pendant la guerre d’indépendance.

En 1948, les brigades de a Haganah et Har’el, arrivèrent dans la moshava et imposèrent à la population d’évacuer les lieux pour s’y installer. Après bien des difficultés ils obtinrent gain de cause et les pionniers évacuèrent les lieux

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De là, 38 soldats, partent vers 23 heures, vers le Goush Eztion pour secourir les Juifs des implantations qui se trouvaient encerclés par des arabes. Le commandement de la Haganah et celui d’Har’el furent contre l'opération de la sortie du groupe si tard dans la nuit. Ils leur proposèrent de partir de lendemain dès la tombée de la nuit. Mais nos courageux soldats décidèrent de ne pas perdre tant de temps et partirent tout de même au secours de leurs frères Juifs.

La route leur était inconnue et ils durent la rallonger bien des fois car ils furent obligés de contourner tous les postes de police de l’armée britannique qui se trouvaient sur leur chemin.

 

Peu après leur départ, un homme se blessa au pied et il dut rejoindre la moshava. Pour ne pas le laisser seul, dans la nuit, en terrain inconnu, deux de ses compagnons l’accompagnèrent. Les autres, sans s’occuper de ce qui les attendaient se firent du souci pour le retour des ces trois soldats.

Personne n’a jamais su exactement ce qui s’est passé. Toujours est-il que grâce à son accident le soldat blessé et ses deux compagnons ont eu la vie sauve.

 

Les 35 autres soldats לה)) ont continué à marcher vers les implantations et sont tombés dans une embuscade. Des arabes les attendaient en chemin et bien que les Israéliens se défendirent, ils furent tous tués. Personne n’a jamais appris le déroulement de l’attaque et le mystère de leur mort est encore inconnu au jour d’aujourd’hui.

Non loin de là, au carrefour de Native Ha’éla se trouve le mémorial des "35" (לה) combattants qui sont morts pour aller au secours de leurs compatriotes du Goush Etsion.
 
 
  

 

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LATROUN : LE COMBAT POUR LA ROUTE DE JERUSALEM.

 

C’est à Latroun que nous commencerons un tioul au clair de lune et dans l’ancienne forteresse de police anglaise de Latroun. Après avoir traversé le village de Névé Shalom nous arrivons sur un chemin de terre qui nous mènera du sommet ici présent au bas de la vallée, à l’entrée de l’abbaye cistercienne de Latroun (qui est restée neutre pendant la guerre) Notre parcours fait partie du Schvil Israël. Trois heures de marche dans la nature avec des pauses qui permettront d'entendre des détails sur ces batailles indispensables du Verrou de Latroun. Les batailles sanglantes qui s’en suivirent ne se sont déroulées que sur une longueur de 5 kilomètres, distance très courte, insignifiante même, mais qui donna l’impossibilité aux Juifs de monter vers Jérusalem. C’est entre la porte de Shaar Agay et Névé Shalom que se sont déroulé tous les combats pour libérer la capitale.
 
                                         

 

L’autoroute Tel Aviv Jérusalem a été construite en 1970, jusque là l’ancienne route de Latroun Jérusalem passait au fond de la vallée, celle que nous traversons ce soir entre Névé Shalom et le couvent pour rejoindre l’autoroute d’aujourd’hui un peu plus loin près de station de pompage. Le poste de police de Latroun était donc un point stratégique, celui de croisement des routes et tous ceux qui l’ont occupé et qui l'on contrôlé. (les croisés, les Anglais et les Jordaniens)

 

Le long de notre randonnée nous nous arrêtons sur un sommet ; Face à nous les deux kibboutzim Taoz et Tarom et entre eux, la vallée encastrée où les Jordaniens se cachaient si bien qu'ils ne permirent pas aux Juifs de les découvrir. Au loin le kibboutz de Békoa datant de la même époque.

 

Les Juifs ne passaient que par les implantations juives de Rishon Lé Tsion, Gédéra, Maskeret Batia et Nes Tsiona en évitant la ville de Ramlé qui était à l’aube de l’indépendance de l’Etat, une ville de 30.000 habitants arabes où les Juifs ne pénétraient pas. Quatre villages arabes occupés le bas de la vallée et coupaient la route aux Juifs, il s’agit de Beit Djiz (aujourd'hui Har El), Beit Marsin (aujourd'hui Beit Meyer), Beit Soussine (aujourd'hui Taoz) et Tarom. Au moment de l’indépendance les villages arabes ont été désertés et en juillet 1948 les trois premiers Juifs faisant partie de la Haganah réussirent à franchir ce passage.

 
                                         

 

Bataille BIN NOUN A’ : 25 mai 1948.

Juste après la proclamation de l’indépendance de l’Etat d’Israël, cinq pays se mirent en guerre contre nous : L’Irak, la Jordanie, l’Egypte, le Liban et la Syrie.

Le 25.5.1948 la bataille de binoun a’ commença. Les Juifs avec leur unique tank sans canon se retrouvèrent face à 40 tanks ennemis. Le 54ème bataillon perdit 76 hommes, la brigade 7 perdit 22 hommes, 15 nouveaux immigrants y perdirent leur vie dont 4 inconnus. Ces malheureux n’ont rien vu du pays car à leur débarquement dans le port de Haiffa ils ont été transportés directement au front pour mourir. Les batailles de Latroun sont toujours reliées aux nouveaux immigrants. Il est vrai que les soldats manquaient et que dès leur arrivée au pays, ils étaient accueillis par les forces de défenses israéliennes qui les engageaient à combattre pour défendre Israël. Les nouveaux immigrants ne comprenaient pas un mot d’hébreu, ne savaient tirer, ils étaient complètement perdus et pour leur faire comprendre ce qui les attendaient, on leur disait qu’ils allaient libérer Jérusalem.

Seulement ils ne comprenaient que le mot Jérusalem, rien d’autre, et ainsi ils se sont retrouvés sur le front après une seule journée d’entraînement. Ils combattirent sans rien comprendre de ce qu’il leur arrivait, sous une chaleur de 40° et sans une goutte d’eau. Dans la folie des batailles on ne les avait même pas ravitailler en eau.
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Un mythe est né de cette période. Beaucoup de livres ont été écrits par des professeurs comme Binyamin Rovochosky ou encore Arié Sivane, professeurs de littérature qui en trois ou quatre lignes ont encré dans la tête des gens et pour toujours qu’un nombre important de nouveaux immigrants étaient mort au front. Mais la réalité en est autre et les statistiques le prouvent grâce à Ram Oren qui après avoir fait de multiples enquêtes qui ne lui ont rien révélé de nouveau a écrit un livre sur les batailles de Latroun (le seul a qui été lu par un large public) où il raconte que le nombre de nouveaux immigrants morts dans les batailles de Latroun est minime.

 

Eric Sharon et Itsrak Lévy ont été au commandement d’une des opérations contre la forteresse et avec leurs hommes, ils se trouvaient dans le creux de la vallée, face au Tel Latroun et à la légion arabe. Eric Sharon qui commandait le 32ème bataillon sortit à 2 heures du matin de Nahshon vers le Tel Latroun. A 200 mètres de lui, Itsrak Lévy commandait son bataillon sous un bosquet d’eucalyptus. Ils combattirent pendant deux heures, sans savoir qu’au milieu de ces arbres coulait une source. A 4 heures du matin, 2 heures plus tard, 30% des soldats étaient blessés y comprit Eric Sharon. Un de ses soldats le transporta sur son dos, à l’arrière des combats pour essayer de le sauver. Eric Sharon bien mal en point réussi à le guider sur terrain qui lui était connu et ils réussirent à s’en sortir. Depuis, chaque année, Eric Sharon téléphonait celui qui lui a sauvé la vie pour le remercier et ce dernier est toujours convaincu qu’il a eu la vie sauve grâce à Sharon l’a guidé pour retrouver son chemin.

 
         

Ben Gourion et bien d’autres officiers de l’armée ont été d’accord pour dire que nous avons perdu les batailles de Latroun mais nous avons gagné beaucoup plus car nous avons réussi à ouvrir la route de Birmanie et à approvisionner la capitale, en eau, nourriture et médicaments.

 

Itsrak Rabbin avait 26 ans lorsqu’il a participé aux combats de Latroun avec les combattants de la brigade de Givati. La bataille de Bin Noun a’ a été une tragédie qui a valut la vie de 54 soldats sur une longueur de 200 mètres, en 2 heures de temps, dans le creux de la vallée, face au Tel Latroun où se trouvaient les Jordaniens.

 

Bataille BIN NOUN B’ : Nuit du 30 au 31 mai 1948

Deux détachements des bataillons 52 et 72 arrivèrent dans le secteur Est pour accomplir trois attaques dans la même nuit afin de le conquérir en entier. Cette deuxième bataille fut également catastrophique car la perte des hommes fut énorme, les soldats de la brigade Har’El y ont participé. Houlda, Névé Smouèl, Yéhiam, tous ces postes clés qui combattirent pour libérer le pays coûtât la vie à 1000 hommes. Ben Gourion prit alors le commandement de ces opérations et en moins d’un mois et demi les forces juives commencèrent à prendre le dessus et à avoir la situation en mains.

19-7-1948 Les troupes israéliennes prirent les villes de Ramlé et Lod et élargirent le corridor de Jérusalem liquidant du même coup la menace qui pesait sur Tel-Aviv.

Hadassa Lampel, jeune et jolie soldate prit la tête du commandement lorsque son officier supérieur fut blessé et réussi à pénétrer dans la forteresse de Latroun en franchissant la porte d’entrée. Son fiancé qui était non loin d’elle a assisté au développement de l’opération et à eu le malheur de la voir mourir. La bataille de Bin Noun b’ laissa 31 morts sur-le-champ de bataille. Le fiancé d’Hadassa se maria plus tard et appela sa fille du nom de sa première fiancée.
 

 

Opération Nahshon.

L’opération menée par la Haganah du 3 au 15 avril 1948 marque un tournant ; elle arracha aux Arabes le contrôle de points stratégiques sur la route de Jérusalem. Elle montra surtout que les Juifs pouvaient déployer une force militaire d’une certaine ampleur.

 

La prise de possession du Verrou de Latroun s’avérant de plus en plus délicate et onéreuse en hommes et en munitions, on décida d’ouvrir, à quelques kilomètres au sud, un itinéraire de dégagement : taillée de nuit à main d’homme, et parfois sous le bombardement de la légion jordanienne, la route de Birmanie n’en vit pas moins le jour à la veille de la signature du cessez-le-feu de juin.

 

 

La route de Birmanie prit son nom de celle qui à l’origine est la route reliant Rangoon (capitale de la Birmanie) à Tch’ong-k’ing, (ville de Chine) construite en 1939. Elle permit aux Alliés de ravitailler la chine. Ce tronçon de route a été ouvert dans les mêmes conditions que celles du pays, c’est la raison pour laquelle les Israéliens en adoptèrent le nom. De nombreux pays dans le monde ont «leur route de Birmanie »

 

Les trois forteresses de police, celle de Latroun, Nébi Yésha et Yoav ont été très difficiles à prendre et la victoire ne fut assurée qu’après huit tentatives.

 

Les batailles de Latroun sont jusqu’à ce jour une véritable plaie béante.

                                                                      

 

 

 

 

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Oum El Kanatir.

 

Sur la route de Katzin, dans le Golan se trouve un village arabe syrien abandonné du nom de Tel El Mantour qui avait été construit sur les pentes de la montagne. Un kibboutz s’est fondé en 1980, non loin de cette route qui ne contient que 60 membres ; il s’occupe essentiellement d’agriculture et de poulaillers. Nature, le nom que les membres du kibboutz lui donnèrent est un dérivé de Mantour ou de Kantour.
 
                                       

Les Syriens eux-mêmes avaient conservé le nom biblique du village juif qui avait été construit à l’époque talmudique.

En contrebas du village, on aperçoit encore le canal construit par les Syriens pour dévier l’eau du fleuve Yarmouh vers la Syrie. Ce fut l’une des raisons de la guerre des six jours.

Lorsque le deuxième Temple fut détruit, les Juifs s’installèrent dans la région de Yoav-Yéhouda et combattirent les Romains. Après la défaite de Bar Kohba ils s’installèrent dans le Golan parce que les terres étaient bon marché. Les archéologues y ont découvert 26 synagogues.

 
                        
 

Près du village d’Oum El Kanatir, les habitants aménagèrent un bassin avec des arches près des sources qu’ils avaient découvertes et qui coulent encore à ce jour. C’est grâce à des voyageurs du 19ème siècle que l’endroit a été découvert et selon la description de leurs livres, il y avait dans la synagogue, trois bancs, des piliers et une entrée avec un beau fronton dirigée vers le Sud, c’est à dire à l’emplacement du tabernacle. Cela obligeait les observants de l’époque à fermer la porte au moment des prières et à faire coulisser le tabernacle derrière elle puisque les prières se font toujours  face à Jérusalem. Les retardataires étaient obligés de patienter dehors. C’est à une période plus tardive que des portes sur les cotés du bâtiment firent leur apparition.

Au cours des fouilles, les archéologues ont trouvé sur les pans de murs extérieurs des maisons syriennes la pierre de fondation de la synagogue et des pierres sculptées appartenant à la synagogue, le tout a été transféré au musée archéologique de Katzrin.
 
                       

 

La synagogue

Le fait de trouver une synagogue dans un village juif est une évidence mais seul un village important avait les moyens de construire un bâtiment grandiose et onéreux comme celui de ce village. Cette synagogue qui date du 6ème siècle (période du Talmud et de la Michna)  mesurait 13,90m sur 18,80m et comportait deux étages avec un toit incliné. Le mur orienté vers le Sud servait d’entrée principale et sa somptueuse façade étaient dirigée vers Jérusalem.

L’ouverture était décalée légèrement vers l’Est pour permettre aux hôtes de la synagogue d’y pénétrer ; le magnifique Tabernacle protégé par deux revêtements de tissus contenait les Tables de la Loi et les livres Saints.

Ce lieu servait également de salle de jugement, de mairie, d’école et de salle d’études. Les habitants avaient recouvert les murs et le sol de la synagogue de tapis et l’avaient éclairé de lampes à huile. Sur le périmètre intérieur, ils avaient construit des bancs en pierre et d’autres en bois. On présume que les femmes avaient la faveur de s’asseoir à l’entrée de la synagogue. L’étage supérieur était garni de portiques et servait d’oratoire et de salle d’études aux femmes.

 
               
 

 

La statue du Lion

Le lion représente le symbole du royaume de Juda

Yehouda Ben Tima dit : Soyez courageux comme le tigre, léger comme l’aigle, rapide comme la gazelle, valeureux comme le lion pour accomplir la volonté de notre père aux cieux.

Deux fragments de statues ont été découverts sur le site ; l’un d’eux a disparu et l’autre se trouve devant nous. Il subsiste les pattes et le bout de la queue d’un lion. Une autre pierre sur laquelle un aigle est sculpté a été découverte sur les lieux et elle a été transférée au musée de Katzrin.

Les chercheurs de la région du Golan pensent que les lions et les aigles étaient utilisés comme décoration dans le saint des saints qui se trouve au centre du mur Sud de cette synagogue. Les représentations d’animaux étaient fréquentes dans l’art de la construction dans les temps anciens. Les Juifs leur ont donné une signification personnelle : Les lions et les aigles sont les rois du monde animal. Nous les retrouvons sur le trône du roi Salomon, fils de David que le peuple attend de génération en génération. Le lion représente la prière pour replacer le royaume de David comme royaume unique au monde « Quand le lion rugit qui ne s’effraie et quand D. parle qui ne prophétise » (Amos) L’aigle représente la surveillance divine individuelle et collective « Comme l’aigle qui protège son nid et survole ses aiglons » (nombres)

La présence de sculptures dans une synagogue n’est pas chose anormale au 6ème siècle et ne prouve pas l’infiltration du paganisme au sein du judaïsme bien au contraire, elle montre la faiblesse et le peu d’importance de cette culture dans le peuple d’Israël.

 

 

 

 

 

 

 

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Les rouleaux de feu – Yar Akidoushim

 

A l’entrée du mémorial, Nathan Rappaport a écrit ceci :
 
J’ai coulé mes mots dans le bronze, je les ai gravés dans la pierre, ils sont silencieux, pesants et permanents.

 

Fondée en 1968 grâce aux fonds du Bné Brit des Etats-Unis, le mémorial mesure plus de huit mètres de hauteur et pèse douze tonnes. Joseph Weiss, président du k.k.l. a choisi cette forêt des monts de Judée pour le mémorial de la Shoa. L’ouverture entre les deux rouleaux renforce la sculpture contre les intempéries. Aux pieds du mémorial coule le nahal Kisalon.
 
 
                               

 

Lors de la pose des rouleaux de feux en 1970, cet impressionnant mémorial était isolé au milieu des monts de Judée complètement arides ; aujourd’hui grâce au K.K.L. et aux arbres, la vie a reprit le dessus à l’endroit où le souvenir de la Shoa règne encore.

 

Nathan Rappaport en laissant les rouleaux de la Thora de son mémorial entre ouverts a voulu nous dire que l’histoire est un éternel recommencement et qu’à chaque génération nous nous retrouvons face à des événements similaires. Les rouleaux de la Thora, tout comme le livre d’Esther sont des objets qui se déroulent comme la roue de la vie et celle de l’histoire qui reviennent toujours, le cercle ne se ferme jamais, il recommence inlassablement.

 

Premier rouleau          face à nous      à droite.

Dans la partie basse on observe des personnages qui vont vers le ghetto, au milieu l’éducateur Yanouk Korchak qui les accompagnent au camp ; devant lui quelques personnages en robes longues peuvent représenter les juifs à la sortie d’Egypte, des religieux entrain de prier, des femmes en robes longues ou encore les Juifs à l’époque du deuxième Temple. Au-dessus d’eux, la force allemande représentée par des casques et des lames de couteaux dont la pointe s’élance vers le haut les dominent. L’allemand n’est pas représenté en tant qu’homme pendant la guerre mais par un casque et des armes car il ne s’est pas conduit en homme mais en bête. En haut, les descendants des Juifs qui ont vécu la révolte du ghetto, les nouveaux pionniers, on les voit avec des lames de couteaux, des pierres, des cocktails molotov car ils sont maintenant forts et prêts à se défendre, ils apparaissent comme des anges.

Rappaport ne fait aucune différence entre les camps de travail, les camps de concentration et les autres camps, pour lui cet ensemble constitue la Shoa et il l’exprime par le feu et les flammes, certains étudient, d’autres tombent et on aperçoit au milieu de ces flammes un visage et des mains qui se tendent vers le haut, vers le ciel, Dieu et l’espoir.

Les enfants des ghettos sont devenus des adultes trop tôt par la force des choses et ce sont eux qui ont eu la responsabilité de leurs parents, ils s’arrangeaient pour les faire vivre, c’était le monde à l’envers.

La menora et le drapeau expriment la liberté retrouvée des Juifs, les bateaux rappellent les 18 bateaux sortis de France qui n’ont pas eu l’autorisation d’accoster au pays et qui ont été refoulés. Ce n’est que trois mois plus tard qu’ils reviendront en Israël. Sur ce même rouleau : La shoa reste à l’arrière et c’est l’espoir qui arrive avec l’Alya.
 
                                    

 

Deuxième rouleau                  face à nous       à gauche         :

En bas des soldats juifs avec des casques, ils viennent conquérir le Cotel en 1967. C’est en 1970 que Nathan Rappaport change l’idée originale de cette partie de sa sculpture pour y incorporer les soldats et le Cotel. Conquérir le Cotel, c’est rentrer à la maison, être de nouveau chez soi. Plus haut, tous les symboles du peuple juif avec le roi David et sa lyre, les anges, le Messie et l’échelle de Yaacov qui relie la terre au ciel ; le matériel au spirituel. Au dos de ce rouleau le sacrifice du Temple, trois couvre-chefs différents, le casque du soldat juif, le béret du Palmah qui représentent l’armée et le bob qui est symbole du kibboutzique. Ils rappellent l’homme qui se sépare de sa femme pour aller à la guerre, le soldat du Palmah, fort et courageux soutien le pionnier qui est encore fragile, un nouvel immigrant qui reçoit une arme pour défendre son pays et meurt épuisé au combat, un parachutiste pleurant en découvrant le Cotel.

Le personnage qui tient la menora peut-être Herzl, le prophète Elie, Abraham ou toute autre personne qui fait partie de l’histoire du peuple juif, qui a apporté quelque chose au pays et grâce auxquels aujourd’hui Jérusalem nous appartient. Le personnage tend les bras vers le haut, le ciel, Dieu ! La société israélienne d’après guerre n’a pas voulu écouter ou entendre les récits des rescapés de la Shoa, les rescapés n’osaient pas ou ne voulaient pas raconter les horreurs qu’ils avaient vécues, le nouveau peuple se voulait fort et aller de l’avant.

(Nathan Rappaport est décédé vers 1998)
 
                                   
 
 

 

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La grotte Samha- Une découverte incroyable non loin de Jéricho, une grotte avec une présence juive, chrétienne et arabe.

Non loin du moshav Naama près de Jéricho se trouve la grotte Samha qui n'est pas ouverte au public. Notre visite a été permise grâce au professeur Zartal qui a fouillé le site et qui nous a guidés à l'intérieur. "Tagliot" organisme d'excursions a organisée la visite grâce à un groupe électrogène et certaines mesures de sécurité.
 
 
 

Dans la Vallée du Jourdain, Adam Zartal a découvert en mars 2009 une grotte de l'époque du deuxième Temple. 15 salles contenant une vingtaine de piliers avec des dessins et des inscriptions, le tout à une profondeur de 10 mètres de la surface de la terre. A quoi servit cette carrière et où ont été emmenés ces pierres qu'ils ont prit sur place? La découverte de cette grande cavité souterraine à une superficie de 410 m² au sol, avec 4 mètres de hauteur sous plafond est en fait la plus grande grotte creusée de main d’homme jamais trouvée dans la région.

L'équipe a compté 31 croix chrétiennes, des lettres romaines, un signe du zodiaque, et ce qui lui a semblé être le fanion de l’armée romaine. Les fouilles ont également mis au jour des creux dans les piliers, au sein desquels étaient placées des lampes à huile, mais aussi des trous pour attacher des laisses et garder des animaux en captivité. La grotte n’aurait servi de repère que 400 à 500 ans. Le mystère de ce qui s’y est passé ensuite reste entier.

A l’époque où les archéologues situent le creusement de cette grotte (entre le Ier siècle avant J.-C. et le Ier siècle après J.-C.), le roi Hérode le Grand revint de Rome avec l’objectif de développer la Vallée du Jourdain. Selon eux, il s’agirait bien d’un lieu mythique, décoré comme un véritable palace. Les chercheurs ont donc élaboré des hypothèses pour expliquer l’origine de cette grotte.

Outre le fait que la grotte est une ancienne carrière, il y a été découvert d'autres utilisations comme l'emplacement d'un couvent caché selon les dessins de cartes anciennes. La région était aussi un lieu sacré pour les Juifs et les chrétiens à l'époque byzantine. Ces informations ont aidées les chercheurs vers le fait que les pierres qu'ils ont trouvées lors des fouilles étaient des blocs de pierres taillés spécialement pour être utilisées à la construction de synagogues et d'églises dans tout le pays. Selon la quantité de pierres trouvées dans la carrière, le professeur Zartal pense que l'utilisation de ces pierres servait à toute la région de Beit Shean à Jéricho et d'autres parts jusqu'à Jérusalem.  
 
 
 

Cette grotte créée par la main de l'homme et vieille de 2 000 ans pourrait s’agir d’un site occupé à l'époque par des Chrétiens victimes de persécutions. La présence de croix et l'identité d'un emplacement sacré font penser aux pierres de Jérusalem et la possibilité de trouver des informations dans des documents historiques. Les croix accrochées aux parois ne datent que de 600 après J.-C. et les archéologues pensent qu’elles témoignent de la transformation du lieu en monastère. Toutefois, d’après Jodi Magness, spécialiste de l’émergence du Judaïsme, la présence des croix n’est pas forcément liée à une activité religieuse à cet endroit. Des pèlerins égarés peuvent être arrivés sur place et avoir décidé de tailler la pierre selon leurs convictions religieuses, pratique courante à l’époque

Bien qu’il n’y ait ni autel ni abside sur place, il ne paraît pas inconcevable que la grotte ait aussi servi de repère monastique. D’autant que la région est particulièrement riche en la matière, explique Jodi Magness.

(Jodi Magness est titulaire d'une chaire senior au département d'études religieuses à l'Université de Caroline du Nord. Elle a reçu son BA en archéologie et en histoire de l'Université hébraïque de Jérusalem (1977), et son doctorat in Classical Archaeology from the University of Pennsylvania (1989). en archéologie classique de l'Université de Pennsylvanie (1989). Magness a participé à 20 périodes de fouilles différentes en Israël et en Grèce, y compris la codirection les fouilles de 1995 dans le siège romain de travaux à Massada.) From 2003-2007 Magness co-directed excavations in the late Roman fort at Yotvata, Israel (now in the process of publication).

Le responsable de l’équipe en charge des fouilles, Adam Zertal, pense quant à lui que ce cratère a permis aux Chrétiens persécutés de se cacher pendant la répression. En effet, l’empereur romain Constantin Ier n’a autorisé le christianisme qu’en 313, opprimant les Chrétiens jusqu'à cette date. Finalement, cette grotte aurait pu servir de cachette aux armées romaines, ce qui expliquerait la présence des fanions militaires.

Bien qu’aucune de ces hypothèses ne puisse être pour l'instant confirmée, il n’est pas impossible que cette grotte ait été utilisée successivement par différents habitants et à des fins variées. En effet, sa datation reste très approximative car difficile à évaluer. L’ultime interrogation réside dans la profondeur du refuge, creusé à 10 m, alors que la plupart des grottes sont en surface.

La grotte a été fouillée méthodiquement, pierre par pierre bien que très grande et elle a été utilisée pendant des centaines d'années sinon des milliers. On y distingue des blocs de pierres taillées mais encore dans la roche pesant surement plusieurs tonnes, certains blocs sont rectangulaires et d'autres arrondies, ils devaient être utilisés pour des arcades.

Sur la partie sud de la carrière une petite ouverture mène à l'intérieur de la grotte. Elle comporte 15 grandes salles toutes différentes et chacune d'entre elles servit apparemment à la taille de pierres et peut-être à d'autres utilisations. La grotte a souffert de plusieurs effondrements de deux à trois mètres environ du sol.
 
 
 
 

Une vingtaine de piliers de deux mètres de hauteur sur deux mètres de largeur environ sortent vraiment de l'ordinaire. Ils servaient à l'époque de soutien au plafond de la grotte. Sur les murs et les piliers sont dispersés des dizaines de symboles qui ont été gravés du temps où la carrière était en exploitation ou peut-être plus tard. Des inscriptions en arabe rappellent Allah à plusieurs reprises, d'autres inscriptions sont en latin.

Cette grotte apparait sur la carte de Madaba qui se trouve dans une église du village de Madaba en Jordanie, carte mosaïque d'Eretz Israël qui date du 5ème et 6ème siècle de l'ère chrétienne. Elle est appelée Galgala en grec ou encore" le lieu des 12 pierres" qui rappelle selon la tradition biblique l'arrivée des Bné Israël en terre d'Israël lors de leur passage à L'ouest du Jourdain

Josué 4-8 Ils prirent au milieu du Jourdain comme l'Eternel l'avait dit à Josué douze pierres selon le nombre des tribus d'Israël les transportèrent au gîte et les y déposèrent. Cette tradition biblique se transmis à la période byzantine où il était question d'un lieu sacré et il est vrai que les vestiges de deux églises se trouvent dans l'environnement.

Adam Zertal de l’université de Haïfa, pense qu’il s’agit d’une carrière restée en activité pendant quatre à cinq cents ans, jusqu’au Ier siècle, et qui fut ensuite utilisée à d’autres fins, par exemple en monastère ou en cachette.

Adam Zertal a lancé une hypothèse : cette grotte serait le lieu où la tradition chrétienne situait Gilgal, premier campement des tribus israélites à leur entrée en Canaan au terme de l’Exode. D’après le Livre de Josué, c’est là que les nouveaux venus auraient disposé en cerce douze pierres ramassées dans le lit du Jourdain, fondant un culte que combattra sévèrement le clergé de Jérusalem. Adam Zertal invoque deux arguments à l’appui de son intuition : la représentation sur la mosaïque de Madaba au VIe siècle, d’une église accolée à un enclos, située au nord de Jéricho et avec la légende grecque Galgala to kai Dodekalithon, c’est à dire « Galgala et les 12 pierres » ; et la présppence des vestiges d’une église à proximité de la grotte. Pour Adam Zertal, il est possible que les premiers chrétiens en quête de lieux saints aient associé cette carrière de pierres avec l’ancien sanctuaire biblique de Guilgal. « Bien sûr, reconnaît l’archéologue, de plus amples recherches seront nécessaires ! ». Ayons donc la patience – et la sagesse – d’attendre ses conclusions scientifiques avant d’entériner la découverte d’un nouveau lieu saint …
 
 
 
 
 

On peut se l'imaginer : la thèse de Pr Zertal n'est pas faite pour faire plaisir à l'ensemble de la communauté archéologique israélienne, qui refuse en bloc l'histoire telle que la Tora la présente. Mais ce n'est pas la première fois que ce professeur défraye la chronique : on lui doit l'identification du site du mont Eibal, à côté de Chekhem/Naplouse, où il a trouvé des restes d'un autel ancien, qu'à son avis les enfants d'Israël ont érigé là, ainsi que la Tora l'ordonnait- en revanche, il pense que les Samaritains se sont trompés quant à l'identification du mont Guerizim où ils se sont installés. On lui doit également des fouilles sur un site qu'il a identifié comme étant 'Harocheth haGoyim, lieu où les enfants d'Israël ont vaincu l'armée de Sissra, roi de Yavin, sous la direction de la prophétesse Devora - là également, ce professeur confirmant la véracité des sources traditionnelles de notre peuple.

 

 

   

   

 

  

 

 

 

   

 

  

 

 

 

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DU PASSAGE D’AFEQ AU MONT DES 28.

 

Motti, guide de Pétah-Tikva, nous entraîne dans le passé et le futur, des Cananéens à nos jours sur les pas d’un monde qui disparaît.

 

I) Le mémorial de Migad Afeq. C’est un très vieux mémorial qui rappelle la perte de nos soldats lors des événements de 1936 et ceux de la guerre d’Indépendance. Les soldats se sont battus pour garder les carrières environnantes de Migdal Afeq. En 1950, T.s.a.h.a.l. érige le monument qui fait partie aujourd’hui de la Société de la Protection de la Nature et du K.K.L.

 

 

   

II) Migadal Afeq. Le bas de la forteresse se trouve à la hauteur du niveau de la mer, mais en montant vers elle, nous arrivons à 141 mètres au-dessus du niveau de la mer, cela suffit pour changer la vision de tout l’environnement. De là, on aperçoit la forteresse d’Antipatris qui a été construite pour garder les sources du Yarkon. Elle a été occupée depuis les temps les plus reculés par les Philistins, les Hellénistiques, les Romains, les Croisés et les Mamelouks. Déjà en 1500 avant l’ère chrétienne la forteresse se trouvait sur la route principale qui menait de la Méditerranée jusqu’en Samarie, c’était l’important passage d’Afeq qui a été le plus emprunté. Les Romains ont gagné la guerre contre les Hellènes mais ils n’ont jamais conquit leur culture.

La vue panoramique qui s’offre à nous est variable. D’un côté panorama urbain avec ses villes comme Rosh-Ayin qui s’est développé en 1980 grâce à l’armée qui a facilité l’achat de maisons individuelles pour les militaires de carrière. On se trouve sur le trajet de ligne verte tout comme Oranit. Dans le lointain, les villes de Hod Hasharon, Pétah-Tikva, Hertzliya, Kfar Saba et tous les moshavim des alentours. D’un autre côté, de vastes étendues vertes qui s’étendent jusqu’à la mer.

Face à la forteresse de Migdal Afeq la tombe d’un Cheikh que les musulmans vénèrent et où ils viennent se recueillir. Elle se trouve exactement au sommet d’une falaise abrupte qui a servi, auparavant de carrière. Ces carrières étaient déjà utilisées il y a 3.000ans.

Cette région était marécageuse et aujourd’hui encore toute la quantité des eaux de pluies se déversent bêtement dans le Yakon ; il est regrettable que le gouvernement n’entreprennent pas de travaux pour récupérer ces eaux. Contrairement aux explications de plusieurs guides, Motti nous affirme que les eucalyptus n’ont jamais asséché les marais, ce sont seulement les travaux de drainage qui les ont asséchés…?

La forteresse de Migdal Afeq est, elle aussi, sur la ligne verte. Elle a été construite à cet emplacement pour les mêmes raisons de sécurité que les autres forteresses, c’est à dire la proximité de l’eau, la hauteur et le carrefour des routes. Les vestiges des forteresses sont visibles à nos jours que grâce à la construction de leurs arches. Le système d’arcades est efficace car il permet de supporter plusieurs tonnes de pierres sans que rien ne s’ébranle.

Pour monter une arche ils commençaient par mettre deux pierres à la distance voulue pour la future arche, les montaient les unes au-dessus des autres en les intercalant jusqu’à ce qu’elles se rejoignent, le plus important était d’encastrer la dernière pierre, celle du sommet, soutien de tout l’édifice.

Au pied de la forteresse les vestiges de son village.                                                

Les croisés fortifièrent ce poste de surveillance de la Via Maris qui empruntait en contrebas le défilé d’Afeq. Ils contrôlaient ainsi tout à la fois l’antique route caravanière entre la Syrie, Yaffo et l’Egypte, et entre Césarée et Jérusalem. Transformée en ferme à l’époque ottomane le château conserva cette fonction jusqu’en 1948, date à laquelle ses exploitants arabes l’abandonnèrent. L’Etat d’Israël n’entreprit des restaurations qu’après 1967.
 
  

 

III) Mazor. C’est un bâtiment romain utilisé apparemment comme caveau familial du propriétaire d’un domaine au début du IVème siècle de notre ère. La façade de la construction est de style classique avec ses deux colonnes dans le centre et ses trois entrées dont deux chambres. L’une d’elles est la chambre mortuaire fermée par une porte en pierre et dans laquelle se trouvaient deux sarcophages, un petit et un grand. A l’étage les romains transformèrent la pièce en columbarium, on y voit encore les 40 niches. Ils y élevaient les pigeons pour le culte, l’engrais agricole, la reproduction et la nourriture. A l’étage où se trouvait le columbarium il n’y avait pas d’ouverture mais quatre vasistas dont l’un d’entre eux, sur le mur est, servait d’ouverture par laquelle les romains montaient grâce à une échelle. Plus tard, le musulman, Nebi Yihye fut enterré dans la pièce du bas et à partir de ce moment là ce mausolée devint un endroit saint. Autour de lui se trouvent trois anciens puits.

Non loin de là se trouve le village religieux d’El Ad dont la population atteint 5.000 à 6.000 habitants. Il a été construit sur un lieu historique de la période cananéenne où une ferme d’essai agricole avait été crée ; plus tard les Arabes s’y installeront.

 

            

 

 

IV) La forêt de Koulé.

Le nom de Koulé vient du nom d’un village arabe habité jusqu’en 1948.

Là aussi les énormes travaux de l’autoroute traversent la forêt de Koulé. Les maigres vestiges d’une forteresse croisée sont celle du château de la fille de Baudoin II. Cette forteresse a été construite ici parcequ’elle se trouvait sur la même ligne que la forteresse Antipatris et ils étaient en rapport les uns avec les autres.

Sous le règne de Baudoin II dernier empereur latin de Constantinople de 1228 à 1261, Mélisande, l’aîné des quatre filles de l’empereur, épouse Philippe d’Anjou à l’âge de 14 ans alors qu’il en avait déjà 60. Veuve à 25 ans et pleine d’ambition, ne pouvant pas devenir reine, figure de femme pas toujours vertueuse, la reine Mélisande exerce la régence durant l’adolescence de son fils Beaudoin III. C’est alors la période éclatante des croisés en Terre Sainte. Lorsque son fils est en âge de gouverner, elle refuse de lui donner ses droits et il doit déclarer la guerre à sa mère. (1204)

 

V) La future autoroute.

Nous la croiserons plusieurs fois le long de notre tioul d’aujourd’hui, en premier à la hauteur du mausolée de Mazor. Elle comportera six voies, trois de chaque côté et sera en partie payante. Les « Verts » s’élèvent contre cette autoroute qui détruira la nature environnante. Ce qui les gênent le plus ce n’est pas tant l’autoroute elle-même mais les échangeurs et les futurs commerces qui s’installeront tout autour et qui réduiront énormément les espaces vert environnant. L’idée de l’autoroute en soi est positive car elle permettra aussi, en temps de paix, de permettre à tous les pays voisins de traverser rapidement le pays. Un tronçon de cette immense autoroute passera aussi près de la forteresse de Koulé et pour cela une bonne partie de la forêt du même nom à déjà disparue.

 

VI) Le mémorial des "28" dans la forêt de Koulé.

28 soldats sont tombés dans les batailles de Koulé contre la légion arabe en juillet 1948 pour la libération de la ville de Jérusalem. Le mémorial a pris le nom de coah (28 en hébreu) mais une autre hypothèse affirme qu’il y a eu dans cette bataille contre la légion arabe 32 disparus.

Tout autour du mémorial K.K.L. a planté des petites poussent qui deviendront des arbres. En attendant, pour les protéger du vent, du froid de l’hiver et des animaux qui pourraient s’en nourrir, le K.K.L. les entourent d’un abri en plastique. Lorsqu’ils atteignent assez de résistance pour se protéger eux-mêmes, on leur enlève leur abri. Ici, des chênes ont été plantés, c’est un arbre qui grandit très vite et qui peut, au bout de vingt ans, être très fort et très grand. L’inconvénient est qu’il s’enflamme très vite, on en a eu la preuve plusieurs fois dans les forêts du pays et principalement dans celle de Jérusalem, près de Maalé Hahamisha.

 

VII) Des carrières de Bareket.

On pénètre au Cœur de la carrière qui est encore en activité. Face à nous de très grands compartiments de béton où les pierres sont triées. De l’autre côté, un terrain de champ de tir appartient à la police nationale ; ici les hommes viennent apprendre à tirer et à s’entraîner. Au milieu du terrain un énorme parterre de lupins blancs. La carrière est une carrière de craie et en l’observant on voit que les blocs de pierres n’avaient qu’à être détachés pour être incorporé dans les bâtiments ou forteresses, ils ont en général, la bonne taille et la bonne forme.
 

 

VIII) La mare d'hiver.

Elle se trouve derrière la carrière de Bareket et l’eau abondante de ce bassin n’est que saisonnière mais elle permet à la nature environnante de s’épanouir. A l’intérieur du bassin on trouve des invertébrés, des grenouilles et des plantes d’eau. En fait, c’est une ancienne carrière qui a été aménagée en piscine et en bassin collecteur selon les occupants des différentes époques, des Romains jusqu’aux Arabes. Le plâtrage date de l’époque byzantine. La mare a peu près deux mètres de profondeur.

 

IX) Les fleurs.

En cette fin d’hiver et après les pluies abondantes des journées précédentes les champs sont remplis de toutes sortes de fleurs comme : Savyionit ou Séneçon (plante ornementale à fleurs jaunes), Shoumar ou aneth (fenouil), Hardal, des fleurs de moutarde, Tiltane, des trèfles, Irit Gdola, des genres de lis (herbes vivaces à bulbes, plantes ligneuses dont les fleurs ont le goût de beurre de cacahuète), du Pishta, lin rose, Sirpad, des orties, Talmid ou mauve, Haratsit ou marguerite, Barkan ou chardon, Nourit ou renoncule d’Asie de couleur rouge, Calanit ou anémone, Péreg ou coquelicot, Dmoumit ou adonide et enfin des Tourmous lavane ou Lupin blanc.

Moyen de les reconnaître :

1) L’anémone (calanit) a un petit feuillage sous sa fleur, en grandissant son feuillage reste à la même place et à l’intérieur, tout autour de son cœur noir un cercle blanc s’élargit lui aussi au fur et à mesure que la fleur vieillit (floraison fin janvier à fin mars), la première fleur du printemps.

2) La renoncule d’Asie (nourit) est rouge avec le cœur marron, (floraison de mi-mars à début avril), elle apparaît juste après l’anémone.                                                          

3) La Dmoumit (adonide) (floraison fin mars-début avril), elle apparaît toujours après l’anémone.

4) Quant au coquelicot (péreg) il a une petite feuille verte attenante à chaque pétale et des taches noires à la base de ses feuilles (floraison en avril), la dernière des quatre fleurs rouges.

 

Andarta Giv'at Coah - Koulé.

Le 10 juillet 1948 le commando 89 et les forces de la brigade Alexandroni ont conquis le village arabe de Koulé afin de protéger le pays.

Le 16 juillet au matin l’infanterie et les tankistes de la légion arabe ont contre-attaqué le bataillon 32 appartenant à la brigade Alexandroni qui était sur place.

Le 17 juillet au matin deux détachements de la brigade Alexandroni essaient de reconquérir Koulé en attaquant le village au nord-est mais la légion arabe les oblige à reculer à l’est de Koulé.

Le 18 juillet deux détachements de la brigade Alexandroni aidés de quatre tanks reconquièrent définitivement Koulé.

Dans les batailles de Koulé 28 soldats de la brigade Alexandroni sont tombés d’où le nom du mémorial (28 = כח).

Dans le cas de la bataille de Nébi Yosha comme dans celui-ci il y a une incertitude sur le nombre de soldats disparus, certains pensent qu’ils sont au nombre de 32.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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