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Il y a plusieurs manières de découvrir Israël selon les goûts de chacun. Il est possible de faire des randonnées dans la nature, de visiter des musées ou des "Beit Arishonim" (La maison des Anciens) ou encore se recueillir devant des mémoriaux pour se rappeler continuellement que grâce aux soldats nous vivons en paix à l'intérieur du pays. Nous pouvons aussi visiter les sites archéologiques qui nous retracent l'histoire depuis les temps les plus reculés et les villes sans oublier Jérusalem qui, a elle, seule nous comble de bonheur
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20/11/2008
Schvil
Israël - Réserve Har Méron – Nahal Narïa.
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Notre randonnée commence à la hauteur de l’école agricole qui se trouve dans la réserve du mont Méron près des vestiges de Homama. C’est la plus grande réserve du pays où la végétation méditerranéenne est luxuriante et très variée. Les raisons de cette profusion vient d’une part du climat qui est tempéré (froid l’hiver avec de la neige), d’autres parts d’un incendie qui a tout ravagé il y a quelques années et du renouveau de la végétation. On peut y voir une quantité de fleurs et d’arbres comme : des genêts (רותם) des pimprenelles épineuses (סירה קוצנית), des chênes
( אלונים), des érables (אדר םורי), des framboisiers (פטל לבן), des salsépareilles ou smilax
(קיסוסית), des rosiers croisés ( ורד הכלא), des arbousiers (קטלב), des fleurs d’ail (שום),
des arbres de Judée (כליל החורש), du lichen grimpant aux arbres, des chênes Kermès
(אלון תולע), des pistachiers (אלה ישראלית), des pâquerettes (חננית), et des chênes verts qui sont majoritaires dans cette réserve.
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Nous passerons devant quatre sources naturelles dont certaines sont sèches. La première que nous croisons est Ein Rotam, elle date de l’époque byzantine. Les Byzantins ont protégé la source d’un abri en pierre. C’était le plus grand village agricole de la haute Galilée qui se trouvait en bordure du nahal Cziv, la population vivait d’agriculture (de nombreuses terrasses s’étalent encore sur les flancs de la montagne) et ils élevaient du bétail (près de la source se trouve un abreuvoir). Au-dessus de cette source des grottes ou ils enterraient leurs morts. Les amandiers, les oliviers et les peupliers sont les autres preuves d’une implantation sur ces lieux.
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Toujours au cours de la randonnée nous apercevons sur le haut de la montagne la ville de Horpish et sur le mont Zaboul la tombe de Zabulon.
La tombe de Zébulon qui se trouve dans la région du mont Méron à 814 mètres d’altitude au sud du village druze de Horpish est vénérée par les musulmans et les Druzes. Selon la tradition druze et musulmane Zabulon, fils de Yaacov se enterré ici. Les Druzes occupaient ce lieu avec l’autorisation des musulmans jusqu’à la guerre d’indépendance, après 1948, lorsque les musulmans abandonnèrent la tombe, les Druzes se rendent maitre de la place.
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Les autres sources portent les noms de Ein Zvoul, Ein Tabaat et Ein Retet. A l’intérieur du nahal Cziv qui est presque sec maintenant on trouve des mares avec des crapauds, des salamandres, des tritons en voie de disparition. Après le nahal Narya nous longeons une pqrtie du nahal Morane pour terminer par le nahal Cziv au début de son cours.
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Les frontières de la haute Galilée se trouvent au Liban bien plus haut que le nahal Arnone qui coule là-bas.
09/12/2008
LA JUDEE A LA FRONTIERE JORDANIENNE
Qasr El Yéhoud – (Le château du Juif)
Ce site se trouve frontalier avec la Jordanie et seul le gué du Jourdain nous sépare de ce pays. Pour y arriver nous avons dû être escortés par une jeep de Tsahal après avoir attendu bien longtemps l’autorisation de l’armée afin de pénétrer dans la zone militaire interdite aux civils. Nos deux jeunes soldats nous ont accompagnés tout le long de notre tioul dans cette zone frontalière.
Bizarrement cette partie d’Israël n’existe sur aucune carte détaillée de la société de protection de la nature bien que ce site soit aussi important pour les Juifs que pour les Chrétiens.
En 1950, les vestiges d’une église byzantine du 4ème siècle remaniée au 11ème siècle furent découverts à l’emplacement supposé de l’ancienne Gilgal ou Galgala qui fut le premier campement des Hébreux après le passage du Jourdain. Le nom de Gilgal (cercle) vient des douze pierres apportées du fleuve pour servir de quartier général à Josué au début de la conquête. Nous retrouvons un chapitre entier dans la Bible sur ce lieu. (JOSUE - Chapitre IV)
C’est là aussi que, dès le 3ème siècle on a cherché le lieu où Jean Baptiste conféra le baptême du Christ, une petite chapelle (côté jordanien) marque l’emplacement du site (Marc – Chapitre premier). A cette époque les Chrétiens étaient très proche de la religion juive car la chrétienté n’existait pas encore et ces nouveaux chrétiens étaient des Juifs convertis, donc tout en se disant chrétien ils vivaient selon les coutumes et traditions juives.
Dès le 15ème siècle, à cet endroit les Chrétiens prirent un bain rituel le jour de l’épiphanie (apparition). Cette fête célébrait la manifestation du Christ aux païens que l’on retrouve dans l’évangile par l’épisode des rois mages. Les pèlerins viennent régulièrement se faire « baptiser » sur les bords du Jourdain dès le mois de janvier jusqu’à Pâques, date ou Jésus a ressuscité.
Ce que les visiteurs ne savent pas c’est que le fleuve est à sec sur une longueur de 160 Km du Sud du Kinnereth jusqu’à la mer morte car l’eau est détournée par des barrages pour les besoins de consommation des deux pays. Les Israéliens et les Jordaniens ont trouvé la solution pour attirer les touristes qui leur font rentrer des devises. Au nord et au sud du lieu touristique ils remplissent le fleuve artificiellement, à une hauteur d’un mètre cinquante, ce qui passe inaperçu aux yeux des personnes qui veulent se faire baptiser symboliquement. D’autres parts les Israéliens ont réussi à convaincre les chrétiens que le baptême à toutes les raisons d’être sur le site de Yardénit ce qui évite le long voyage pour arriver au Sud de Jéricho.
De l’autre côté du Jourdain, un drapeau et un militaire jordanien rappelle que nous sommes en Jordanie malgré que cet endroit n’appartienne pour l’instant ni à Israël, ni à la Jordanie tant que le problème palestinien n’est pas résolu.
Le couvent Ein Hougla ou Qasr Hadjla.
Ce couvent tout comme le lieu du baptême chrétien se trouve en plein territoire militaire et on n’y accède qu’avec l’autorisation de Tsahal.
Cette église orthodoxe grecque porte le nom de saint Gérassimos, prêtre qui a vécu ici au 15ème siècle. Elle a été construite sur les fondations d’une église byzantine du 5ème siècle, restaurée au 18ème siècle et c’est sous cet aspect que nous la voyons aujourd’hui. Lors des derniers travaux de restauration une mosaïque fut découverte sur le sol de l’église et les archéologues décidèrent de fermer l’église pour conserver cette œuvre exceptionnelle. Après bien des discussions les membres de l’église préférèrent retirer la mosaïque des lieux, la transférer ailleurs afin de ne pas condamner l’église et ils obtinrent gain de cause. Comme tout monastère isolé dans le désert, il a l’aspect extérieur d’une forteresse.
Beaucoup de chrétiens devaient s’isoler pour éviter les attaquent des musulmans et pour se recueillir dans des lieux silencieux, calmes, loin de toute agitation mais quand même pas trop loin de Jérusalem qui représentait pour eux le centre mondial de la chrétienté, alors le désert de Judée était le lieu idéal.
Certains curés ont la tonsure pour deux raisons : la première c’est qu’ils se faisaient des tresses de leurs longs cheveux et qui les enroulaient autour de leur tonsure, la deuxième raison était pour se souvenir de la couronne de Jésus.
Gérassimos aimait la nature et y passait beaucoup de temps, une légende raconte que lors d’une de ses promenades dans la région il rencontra un lion blessé. Il s’approcha de la bête et s’aperçut qu’il avait une épine de taille dans le pied, il lui enleva et lui désinfecta la plaie. Il rentra au couvent suivit du lion reconnaissant qui l’accompagna et refusa de le quitter un seul instant. Depuis le lion et le saint vécurent côte à côte jusqu’au jour où fatigué, très vieux, Gérassimos s’endormit de son dernier sommeil ; alors le lion s’assit près de lui et se laissa mourir près de son sauveur. C’est la raison pour laquelle dans l’enceinte du couvent trônent plusieurs sculptures de lions et les deux inséparables apparaissent aussi sur une des icônes de l’église. Contrairement aux catholiques qui ont un pape qui dirige tout depuis Rome, les orthodoxes ont des patrons nationaux et chaque communauté a le sien. Aucune sculpture dans les églises mais beaucoup d’icônes. Face à l’entrée un triptyque avec les icônes des saints, d’une manière générale toutes les églises orthodoxes ont le même principe : Au centre une porte où ne rentre que le prête pour la cérémonie officielle (l’endroit le plus saint). La première icône à gauche de la porte représente Jésus et celle à droite de la porte Marie avec l’enfant à côté d’elle saint Jean Baptiste; la dernière icône près de ces dernières représente le saint de l’église où nous nous trouvons.
Sur le mur d’en face, sous la porte d’entrée une immense peinture murale de l’assomption. Entre les piliers une voûte avec des arcades où les quatre saints sont représentés : Marc – Luc - Mathieu – Jean Baptiste.
Les paroissiens ont vécu sans eau, sans électricité, sans route accessible pendant de longues années mais aujourd’hui ils ne sont plus isolés et ont toutes les commodités.
La crypte.
C’est une ancienne grotte naturelle aménagée et la légende raconte que Marie y aurait passée une nuit. Beaucoup d’icônes ; de peintures au plafond, de travaux manuels et de cadeaux offerts par différentes communautés chrétiennes de par le monde.
Beit Aarava.
En 1920 un Juif de Sibérie, du nom de Novomiéski, vint visiter la Judée. Il s’intéressa vivement à la région de la mer morte et prit toutes sortes d’échantillons dans la région qu’il fit examiner dans les laboratoires de son pays lorsqu’il y rentra. Les résultats étant satisfaisants il décida de venir s’installer en Israël pour ouvrir une usine de potasse près de la mer morte. La mer morte a une profondeur de 300 mètres au Nord tandis que le Kinnereth n’est profond que de 50 mètres. Novomiéski choisit d’installer son usine au Sud de la mer morte car elle n’atteint que 2 à 3 mètres de profondeur bien qu’il aurait été plus logique de l’installer au Nord pour des raisons de transports.
Beit Aarava est une implantation et un kibboutz au nord de la mer morte et de la ville de Jéricho qui appartient à la communauté rurale de Méguilot. Le nom de l’Ychouv vient du dérivé d’Aravat – Jéricho qui a été un village situé dans les environs à l’époque biblique.
Le kibboutz a été fondé en 1939 par les pionniers du « mouvement sioniste » et des réfugiés de l’Alyat Anoar qui arrivèrent au pays. Il fut abandonné pendant la guerre d’indépendance. Plus tard les pionniers se divisèrent en deux groupes et en 1949 ils fondèrent deux kibboutzim en Galilée occidentale : Gesher Aziv et Cabri.
Le nouvel Ychouv a vu de nouveau le jour temporairement en 1980 grâce aux jeunes du Nahal à l’endroit où avait été crée le village Ozrah en 1986. En 2000 les membres du kibboutz s’installèrent sur des terres qui leur furent attribuées définitivement.
A trois kilomètres au nord de l’embouchure du Jourdain, près de l’institut de puisage utilisé par les usines de potasse de Novomiéski, Pridowitch agronome de l’usine s’aperçut qu’il y avait de l’eau douce sur place et ils commencèrent à planter des végétaux. Moshé Eizikowitch, membre du kibboutz Ramat Rahel a été envoyé sur place le 17-1-1939 pour vérifier la possibilité d’une préparation agricole sur ces terres afin de justifier la création du kibboutz. Le résultat fut concluant et les membres de Beit Arava arrivèrent sur les lieux. 590 personnes s’y installèrent, 410 travaillèrent à l’usine de potasse, 140 au kibboutz et à l’hôtel Kalïa et 40 furent les membres du Palmah.
Le mémorial des pionniers de Beit Aarava.
En 1967, lorsque Tsahal gagna la guerre, le mémorial des disparus de Beit Aarava vit le jour et les Israéliens s’y installèrent de nouveau après 19 ans d’interruption (entre 48 et 67).
Sur ce sommet sont enterrés les ossements des membres de Beit Aarava : Yaacov Lavi (membre du kibboutz) Zeev Lévantal (membre du kibboutz) Gidon Koronal, un des enfants de la communauté qui est mort noyé dans la piscine, Abraham fils d’Abraham immigrant inconnu, Nimrod Sharnor, membre du Palmah. Le cimetière a été profané et son état est lamentable, c’est la raison pour laquelle le ministère de la sécurité à fondé le mémorial à cet endroit.
Le pont Abdallah
Il a été détruit pendant « la nuit des ponts » le 16-6-47, quatre ponts existent entre la Jordanie et Israël : les ponts Allenby et Adam dans la vallé du Jourdain où seuls les Palestiniens ont le droit de passage en direction d’Israël, le pont à la hauteur d’Eilat et celui du Na’ar Ayarden où les Israéliens ont le droit de passer en Jordanie.
Carrefour Kalïa et Lido
Le long de la route un bâtiment délabré était, avant l’indépendance, un hôtel où venaient se reposer les habitants de Jérusalem : le LIDO ; après les soirées fraîches de la capitale, beaucoup de personnes aimaient venir se détendre près de la mer morte. C’est ainsi que Paula et David Ben Gourion vinrent au Lido le 29-11-47 mais à peine furent-ils arrivés à l’hôtel qu’ils entendirent la déclaration de l’O.N.U qui décida de partager le pays et ils repartirent très vite à Jérusalem.
Pas très loin de là, quelques bâtisses abandonnées servaient de base militaire à l’armée jordanienne.
Kalïa : est un autre exemple de kibboutz dans le désert de Judée au nord de la mer morte à 10Km de Jéricho. Il porte le nom de l’usine de potasse qui a été crée en 1930 sur la côte de la mer morte : son nom est composé de quatre initiales : ( קליה Kam Létrïa Yam Amavet) Faire renaître la mer morte !
Almog un des premiers kibboutzim crée après 1967 porte le nom de Yéhouda Almog qui a été le premier maire de toute la région. Nous longeons également une usine qui récupère le sel, ce sel d’une manière générale n’est pas pour la consommation mais sert à la production chimique.
Einot Tsokim : Les sources et les falaises
(en arabe : Ein Fechha = désert, désolation)
Dans cette réserve naturelle se trouve un grand parc avec plusieurs petits bassins d’eau douces naturelles et d’aires de pique niques où les Israéliens viennent passer la journée.
L’eau de la mer morte s’évapore d’environ un mètre tous les ans, nous le constatons d’une manière flagrante sur le chemin de randonnée de la réserve car la mer morte arrivait à la hauteur de la barrière il y a 40 ans et aujourd’hui le terrain est sec et aride. La mer morte contient 33% de sel ce qui est énorme si on compare avec la mer méditerranée ou la mer rouge qui n’en contiennent que 10%.
Un complexe industriel de parfum a été découvert dans l’enceinte du site. En 1955-56 un prête français du nom de Roland Devait commença des fouilles archéologiques à Koumran. Le prêtre fit le lien entre les deux sites et soutint qu’Einot Tsokim fut la ferme agricole essénienne où on s’occupait d’agriculture et d’élevage de bovins.
En 2000 les fouilles dirigées par le professeur Izaar Hirschfeld de l’université hébraïque se terminèrent et il y fut découvert un complexe architectural de l’époque hérodienne avec une propriété, une piscine d’irrigation, un jardin et une grande installation unique dans son genre à cette époque au pays dans laquelle il fabriquait le parfum. En effet à la période du deuxième Temple un bosquet de kaki poussait ici au milieu d’un village où les juifs s’étaient installés près de la mer morte après s’être séparé de leurs compatriotes d’Ein Gédi ou de Massada. Ces fruits n’existent plus et ne ressemblent en rien aux kakis d’aujourd’hui, ils contenaient un liquide qui, une fois bouilli, permettait de fabriquer un gel qui servait de parfum et qui était très recherché. Ce parfum coûtait très cher car les arbres étaient peu nombreux et les fruits rares. Les femmes en mettaient quelques gouttes sous leurs plantes de pieds et lorsqu’elles marchaient, elles dégageaient une odeur délicieuse dont tous les hommes raffolaient lorsqu’ils étaient dans leur environnement.
Une véritable usine de ce parfum fut crée à Einot Tsokim grâce aux nombreuses sources d’eau et à l’eau des cascades qui tombaient des montagnes toutes proches et qui étaient récupérées dans de petits canaux qui donnaient sur un réservoir. Il y avait aussi un bassin de macération d’extrait d’essence, un mikvé et un compartiment de stockage. Plus tard les grecs appelèrent ce parfum Ballessemon et en hébreu afarsémon.
C’est de ce parfum qu’il est question dans le cantique des cantiques.
La partie du Sud du nom de « réserve cachée » n’est accessible qu’avec un guide. Au sein même du site, un chemin de randonnée d’une petite heure a été aménagé par le personnel de la réserve naturelle. Un guide (obligatoire pour cette promenade) nous conduit dans un endroit paradisiaque ; la flore et la faune, les bruits de la nature, les odeurs, la beauté des paysages sont là pour le plaisir des amateurs. Une quantité de petites sources d’eau douce ou salée sillonnent la réserve et un plan d’eau foisonne de poissons. On y trouve des tamaris, des joncs et des roseaux, des pommes de Sodome, des câpriers etc. Après avoir compris qu’il était important de préserver les plantes exceptionnelles du désert il a été décidé que cette partie de la réserve qui s’étale sur 1500 ares ne serait ouverte au public que sous surveillance du personnel de la réserve.
C’est la réserve la plus basse du monde et une des plus exceptionnelles au pays. En 1969 au moment de la mise en œuvre de la réserve naturelle qui portera quelques années plus tard le nom d’Einot Tsokim, la réserve fut partagée en trois parties : Celle du Nord (fermée au public) celle du centre ou celle des promeneurs et celle du sud la réserve « cachée »
La partie interdite au public n’est contrôlée que par le personnel spécialisé de la réserve et que très rarement dans le seul but de voir s’il il n’y a pas de dégâts. On laisse à la nature s’épanouir selon son bon vouloir, cette partie à une surface de 2700 dounan.
La réserve réservée au public s’étale sur 500 ares et comportent des piscines peu profondes d’autres pour nager, toutes remplies d’eaux de sources naturelles.
24/12/2008
YAR ANASSI.
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Notre guide, spécialisée dans la sculpture et la poésie nous entraînera dans la « forêt du Président » ce vendredi matin ensoleillé de février. Elle nous racontera ou nous lira plusieurs poèmes, histoires de différents auteurs israéliens ou internationaux comme Perrot avec le petit chaperon rouge. Elle nous expliquera, par exemple, la différente manière de voir une forêt entre un enfant et un adulte. L’adulte la voit telle qu’elle est : Les arbres, les feuilles mortes, les fleurs, les chemins de randonnés, les aires de pique-nique etc.… L’enfant lui, l’imagine plus qu’il ne la voit. Pour lui c’est l’aventure, les bêtes sauvages, les chemins qui mènent à l’infini, la peur de s’y perdre, etc. Elle nous préparera un thé accompagné de biscuits et nous fera écouter plusieurs petits morceaux de musique se rapportant à la forêt comme celles de Debussy ou de Schubert. Pour elle la forêt est le symbole de la civilisation. Le peuple venait accrocher des cadeaux aux arbres, à l’entrée de la forêt, parce que, d’après ses croyances, les dieux régnaient sur la forêt et eux seuls savaient ce qui s’y passait.
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David Fiene
Pour finir, elle nous parlera du Panthéisme puisqu’il représente la divinisation de la nature, puis de Tristan et Iseut, légende du Moyen Age (12 et 13ème siècle) et d’Ulysse et Pénélope. D’après elle, le mot Panika en hébreu viendrait de Pan.
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La forêt du Président porte quarte nom. Celui du moshav de Tso’a, non loin de là, celui de Haïm Weizmann, (Yar Anassi) premier président d’Israël qui a planté un arbre dans la forêt entre le carrefour Shimson et le carrefour Nahson au début des années 50 par le biais du K.K.L. Le nom de Tarom parce que grâce aux dons naturels de la forêt les membres du kibboutz ont pu nourrir leur bétail et la route des sculptures.
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Le K.K.L. a planté 220 millions d’arbres depuis sa création en 1901. Tous les arbres du pays ont été plantés par la main de l’homme. Ben Gourion lui-même a planté un cèdre qui n’a pas très bien poussé puisqu’il n’a pas dépassé sa taille ! Il faut quand même rajouter que le cèdre ne s’acclimate pas bien en Israël.
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L’idée de la route des sculptures dans la forêt est née lors d’une manifestation artistique l’été 1989 dans la nature, dans le centre du K.K.L. de Nes Harim. Elle s’est cristallisée grâce à un groupe de sculpteurs israéliens installés au pays depuis longtemps et qui ont été encouragé par le K.K.L. ; une première production d’une dizaine de sculptures a été mise en place dans la forêt du président.
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C’est Varda Givoli et Ilan Gelber qui ont eu l’idée ingénieuse d’incorporer dans la nature un travail artistique. Grâce à Nathan Sass, un génie de la sculpture, l’idée s’est concrétisée et une dizaine de sculptures ont commencé à voir le jour en 1995. Chaque sculpteur a reçu un bloc de pierre ou de marbre dans la forêt et ils se sont mis au travail sur place. Chacun d’entre eux a choisi l’emplacement de son œuvre. Nathan Sass a comprit qu’il fallait apporter quelque chose de nouveau dans les forêts et leur donner un nouvel aspect. Les chemins de randonnées étaient tracés, les aires de pique-nique en place pour les promeneurs, il ne restait plus qu’à donner un aspect culturel à cet environnement. En plaçant des œuvres artistiques dans la forêt, on incorpore des objets indestructibles qui ne disparaîtront même pas avec les feux de forêts. Un deuxième groupe de sculpteurs s’est joint au premier, des nouveaux immigrants de plusieurs pays différents.
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Première sculpture : David Fiène : Formes
David vient d’Afrique du Sud et s’est installé au kibboutz Mayan Barouh. Il ne travaille que sur des gros blocs de pierre. Ses œuvres ne sont que des sculptures d’environnements comme dans cette forêt ou encore à Mitspé Ramone. Fiene sculpte beaucoup le Basalte et la pierre. Cette œuvre ressemble à un dolmen et comme beaucoup d’entre-elles, elles a une forme primitive. Fiene ne voit que le passé antérieur, son imagination se tourne toujours vers ce qui a été. Le Dolmen a son ouverture sur la forêt et non sur la route, l’artiste a voulu exprimer qu’il ouvre la porte sur la nature et sur l’entrée de la forêt puisque sa sculpture est au tout début de la route des sculptures.
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Deuxième sculpture : Yaël Artsi : La fenêtre.1995
Cette sculpture en marbre s’ouvre, comme son nom l’indique, sur la région de Shéféla-Yéhouda (La plaine-la Judée) et sur le moshav Tso’a. Cette fenêtre pour Yaël est une ouverture vers l’être humain, son travail et sa vie. Le motif de la fenêtre a été exprimé de tout temps par de nombreux artistes. On en trouve des témoignages déjà aux temps des phéniciens et des Sidoniens. Au musée d’Israël on trouve également un exemple qui date de l’époque des Rois Juifs. A l’époque hellénistique, la fenêtre s’ouvre sur un panorama. Même à la Renaissance, la fenêtre apparaîtra dans les milieux artistiques. Les sculpteurs veulent faire converger, faire bouger et donner une perspective qui part de leur œuvre. Le poète Bialik lui-aussi a écrit des poèmes sur la fenêtre. Yaèl Artzi, née au Maroc, vit dans son kibboutz à Sdot Yam et a conservé des sensations très fortes de son enfance qui aujourd’hui l’abritent encore. Yaël Artsi crée des œuvres monumentales, dans lesquelles elle se réfère souvent au réel qu’elle traduit en géométries adoucies dépourvues d’une quelconque sécheresse.
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Troisième sculpture : Varda Givoli - Ilan Gelber :
Les redoublements du temps.
Travail collectif, en pierre, effectué en 1984. Cette œuvre essaie d’exprimer les formes qui ont rapport aux procédés techniques de l’architecture d’Israël et de les incorporer dans la forêt, sur la route des sculptures. Avec un énorme bloc de pierres, les artistes ont formé avec ces lignes que nous voyons, l’histoire de l’humanité en commençant par la géologie, l’histoire ancienne, l’histoire récente, l’homme et la nature.
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Quatrième sculpture : Jano Jack : Voyage.
Jano Jack, Olé Hadash du Maroc, exprime par son œuvre le voyage de chaque individu, son Alya et son voyage intérieur ; toutes ses œuvres, il les met soit dans des boites soit dans des encadrements.
Cinquième sculpture : Igal Tourmarkine.
C’est la seule sculpture en granit et en fer.
Igal Tumarkin né en 1933 est un élève de Rudi Lehman est fera partie de lâge d’or de la sculpture. Tumarkin qui est allé étudier à l’étranger, rentre en Israël en 1961 et déclare la guerre à l’abstraction et à l’abstrait dans la sculpture. Il va se complaire à dérouter et à provoquer, puis son œuvre se fait plus réfléchie. Turmakin est l’homme de tous les médias : terre et feu, acier et verre, bronze, collage et même plastique. Il lutte contre la mort, la guerre. Il pense que la culture et l’intégration sont les deux seules choses qui puissent sauver le peuple juif.
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Yohi Matskine :
Né en 1949, Yohi monte au pays d’Ukraine en 1990. Il apprend la sculpture à l’Université d’Ukraine. Sa création est un mélange d’humour et de sérieux ou se mélange dedans une composante.
Sa sculpture en forme de personnage peut faire penser à un dieu paganisme car elle avait un phallus, signe de fertilité.
Les membres du kibboutz religieux de Tarom qui habitent juste en face de la forêt et de cette sculpture n’ont pas apprécié l’humour de l’artiste et ils ont cassé le phallus de cette statue.
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Tina Preminger: Le noyau du cordon.
Cette femme sculpteur ne travaille que sur des œuvres qui ont rapport avec l’homme et la femme. Au milieu du bloc de pierre l’ovale de la mosaïque bleu représente plusieurs choses. La couleur bleue rappelle la mer ou l’eau d’une source, c’est aussi le ventre de la femme avec l’appareil génital. Cette œuvre étant au pied du Tel Shimshon, elle représente aussi la femme de ce dernier. L’origine de la sculpture est l’espérance.
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Yéhiël Shmi :
Né en 1922 en Eretz-Israël, il apprend son métier dans le studio de Danziger. Il se détourne de la pierre qu’il n’arrive pas à affiner à son goût pour travailler les tôles rouillées dont il tire d’étranges monuments qui semblent défier les lois de la gravité. Shémi vit dans son kibboutz à Cabri.
Dans la forêt de Yar Anassi, Shémi a mis en place une sculpture à moitié enterrée, sans base, elle est aussi fabriquée avec des parties de plusieurs avions.
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Avec le caroubier on fabrique du chocolat sans sucre.
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01/01/2009
KFAR KANA- HORVAT NIMIM-HOUKOK- NAHAL AMOUD
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Kfar Kana.
Dans ce village de basse Galilée où vivent 80% de musulmans et 20% de catholiques se trouvent trois églises.
Une église orthodoxe : couvent st Georges – Patriarcat de Jérusalem fondée en 1885 – appelée aussi église de Kana.
Une église catholique franciscaine nommée Barthélémy qui est ouverte qu’un seul jour dans l'année, le deuxième dimanche après épiphanie car il s’y déroule un pèlerinage chrétien en l’honneur de l’apôtre Barthélemy.
La principale église catholique franciscaine de Kfar Kana est connue pour le miracle de l’eau transformée en vin par Jésus. La statue de Marie entoure les deux hautes tours de l’église et dernière elle une coupole. La légende raconte que les deux tours représentent le mari et la femme et la coupole la famille.
Dans le nouveau testament, plus précisément dans l’évangile selon saint Jean, on trouve le chapitre sur les noces de Cana. Ces noces en vérité étaient des noces juives car il fallait du vin pour la bénédiction du couple et ils n’avaient que de l’eau. De plus l’église a été construite sur les vestiges d’une synagogue datant du 3ème ou 4ème siècle comme le prouve la dédicace de la mosaïque attribuant à un certain Joseph la fondation du culte. Les amphores placées dans l’église ne prouvent pas exactement leur authenticité et le miracle accompli.
Le sous sol de l’église est parsemé de vestiges archéologiques, on y trouve un ancien pressoir, un pan de mur de l’ancienne synagogue datant du 2 au 5ème siècle, un puits recouvert d’une énorme pierre et qui est au yeux des catholiques, l’endroit le plus sacré car c’est l’eau de ce puits que Jésus transforma en vin; etc. Kfar Kana était donc une ville juive dont la population atteignait près de 1700 âmes [400 familles] et où on parlait l’araméen.
Sur les deux côtés des murs de l’église se trouvent 14 panneaux retraçant le chemin de croix de
la Via dolorosa à Jérusalem. L’autel est en forme de croix, une peinture représente la scène du mariage et de nombreuses jarres rappellent le miracle de Jésus.
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Les vestiges de Minim
Le parc national Minïa contient les vestiges d’un palais datant du 8ème siècle. A l’est du palais se trouve la somptueuse entrée sur laquelle donnait une cour centrale entourait de plusieurs pièces. Au sud de l’enceinte une mosquée, la pièce du trône et des pièces d’habitations sur lesquelles de superbes mosaïques très bien conservées ont été découvertes. Elles sont malheureusement recouvertes aujourd’hui pour les protéger et il est impossible de les voir. On suppose que ce palais a été l’un des premiers lieux de culte musulman du pays, il appartenait au souverain omeyyade El Walid qui s’installa ici en 1724, juste après l’époque byzantine. L’endroit était stratégique puisqu’il se trouvait au carrefour des routes entre Damas et le Nil. Le palais d’Hisham à Jéricho est très ressemblant à celui-ci.
Malheureusement le tremblement de terre de
1832 a détruit tout le palais qui avait une superficie de 73m /67m avec une tour de garde à chaque coin der cette forteresse. A l’entrée une immemse pièce servait salle publique avec son marché, une salle de restaurant ou la salle de jugement ; le palais était très luxueux avec des bains dont les sols étaient recouverts de mosaïques et contrairement aux mosaïques que nous trouvons au pays, sur celles-ci aucun signe du zodiac mais simplement des dessins de la flore et la faune. Dans l’enceinte on trouve plusieurs pièces et dans l’une d’elles un coffre de pierre que les archéologues n’ont pas pu identifier exactement comme sarcophage ou abreuvoir.
Cet ensemble ressemble beaucoup à une construction byzantine c’est pour cette raison que les chercheurs ont pensé que ce sont les derniers architectes byzantins qui restaient encore au pays qui ont bâti cet ensemble musulman.
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Houkok
A la limite du kibboutz, en haut de la falaise du nahal Amoud,
la Société des Eaux Mékorot a aménagé un parc pour les employés de sa société et de là un panorama impressionnant s’offre à nos yeux C’est à cet endroit que la société des eaux a appliqué le principe du siphon de manière à déjouer les obstacles naturels du parcours du nahal Amoud. Un tuyau descend de la falaise vers le lit du nahal et remonte de l’autre côté pour se diriger vers les trois réservoirs. Pour installer ce tuyau tout le long de la falaise, il a fallu couper la montagne en deux. Ce travail très délicat demanda beaucoup d’efforts et d’expérience car il a surtout fallu penser à la sécurité des ouvriers qui travailleraient sur ce projet et dans le futur à ceux qui devraient surveiller ce siphon. Ils ont construit un escalier en béton qui descend en parallèle avec le conduit mais pour cela il devait consolider les parois de la falaise au fur et à mesure qu’ils descendaient, ils bétonnaient la falaise et ensuite ils firent les marchent en basalte.
Les eaux empruntent ensuite un canal ouvert, le canal du Jourdain qui les dirige vers le réservoir de Tsalmon. L’eau est alors pompée et élevée à une hauteur de -115 mètres environ, pour se déverser ensuite dans le tunnel d’Elabun et plus loin dans le canal de Beit Nétofa dont le parcours aboutit aux deux grands réservoirs d’Eshkol. A partir de là commence la ligne proprement dite de
la Conduite Nationale le Movil Artzi. Celle-ci est formée de tuyaux bétonnés d’environ 2,7 mètres de diamètre. A l’intérieur, les eaux s’écoulent jusqu’à la région de Rosh Hayin. Cette conduite traverse en fait sur son parcours 3 tunnels, dont celui de Ménaché, le plus long tunnel d’Israël (
6,5 Km)
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Pour surmonter le déséquilibre régional en sources d’eau, la majeure partie des ressources du pays sont groupées en un réseau national. Son artère centrale,
la Conduite nationale d’eau, achevée en 1964, transporte par un ensemble de canalisations géantes, aqueducs, canaux à ciel ouvert, réservoirs, tunnels, barrages et stations de pompage, les eaux du nord et du centre du pays vers le sud semi-aride.
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Des idées visionnaires à leur mise en œuvre
L’idée de transférer l’eau du nord du pays vers le Néguev a été développée initialement par un spécialiste américain de l’aménagement du territoire, Walter Clay Lowdermilk, dans son livre de 1944, «Eretz Israël :
la Terre promise». Lowdermilk y explique sa vision d’une possibilité de développement agricole par l’utilisation de l’eau des fleuves du nord pour irriguer le sud du pays. Le premier plan détaillant les possibilités techniques d’une telle réalisation a été rédigé par l’ingénieur Simha Blass, qui le présenta au début de 1944 à la société «Mekorot» (les sources), alors dirigée par Levy Eshkol, qui deviendra bien plus tard Premier ministre. En août 1945, un programme de transfert des eaux des sources du Jourdain vers le Néguev par les conduites d’eau est élaboré. Les travaux ne commencèrent qu’au moment de l’indépendance du pays.
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Le "parcours du combattant" De l'eau au robinet pour les Israéliens
Au nord-ouest du lac de Tibériade, la station de pompage Eshed Kinneret aspire l’eau et la propulse dans un "tuyau à pression". De ce conduit pressurisé, les eaux du Jourdain et du Kinnereth arrivent dans le canal du Jourdain, une conduite à ciel ouvert qui traverse les rivières Amoud et Tsalmon. De là, les eaux parviennent au réservoir Tsalmon, où elles sont pompées à un niveau de 147 mètres, vers une conduite souterraine qui les mène au canal de Netofa, de nouveau à ciel ouvert. Ce canal aboutit au réservoir Eshkol, à l’extrémité occidentale de la vallée de Netofa. C’est là que les eaux sont purifiées avant d’entrer dans la conduite principale. Cette conduite, construite en béton, court jusqu’à Rosh Hayïn, 77 kilomètres plus au sud. De là, les eaux parviennent plus au sud par les tuyaux de la structure Yarkon-Néguev, le long desquels s’y adjoignent les eaux d’usines locales.
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Le "Movil HaHartzi" : un travail pharaonique !
Le projet du Movil Arsti commença en 1956 et se termina en 1964. Chaque année 400 millions de mètres cubes d’eau se déversent dans la conduite nationale qui a une longueur de 130 kilomètres. Le long du Movil Arsti se trouvent des tunnels, des canaux, des bassins collecteurs, des tuyaux dans les régions montagneuses et souvent des tunnels et des charnières ont été creusés spécialement pour le débit puissant des eaux. Sur une longueur de 35 Kilomètres les eaux du Movil Artsi coulent dans des canaux à ciel ouvert. Les bassins ont été construits pour que l’eau puisse passer du canal à ciel ouvert aux conduits souterrains.
L’ampleur des travaux et les difficultés techniques sont énormes : outre le transport de l’eau, par des canaux ouverts, des pipelines et des souterrains, il fallut mettre en œuvre l’aspiration de l’eau depuis le niveau du lac de Tibériade (le Kinnereth), à -212 mètres, sous le niveau de la mer, jusqu’au réservoir central construit en Haute Galilée, le ‘Lac Eshkol’, dans la vallée de Netofa, à 256 mètres au dessus du niveau de la mer. En tout, 468 mètres de dénivelé. Le ‘Movil Artzi’ est finalement inauguré le 10 juin 1964.
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Gihon Amoud.
Du Movil Artsi, la station de pompage Sapir on pompe l'eau du Kinnereth qui passe dans le canal du Jourdain jusqu’au nahal Amoud. A cet emplacement le movil Artsi coupe le canyon sous terre à une profondeur de 150 mètres. A cette hauteur le conduit à la position d’un siphon à l’envers et s’active selon la loi des ustensiles entrecroisés. Les eaux descendent de la rive est jusqu’en dessous du nahal et remontent du côté de la rive ouest.
Le conduit souterrain est en acier, sa longueur est de
700 m et son diamètre de 3 mètres ce tuyau posé dans le canal a été taillé dans la paroi de la gorge. Sa largeur est de 10 mètres et sa profondeur de 5 mètres. Le travail du canal du Movil Artsi a été exécuté dans la falaise abrupte du nahal avec, souvent, une inclinaison de 100%. Pendant les travaux les ouvriers ont été obligés de s’encorder et sont descendus précautionnement en se servant des parois de la falaise, avec un filet protecteur pour pouvoir se protéger un maximum des dangers éventuels (chutes de pierres ou glissements)
Après la taille, le mur a été bétonné puis ils y ont posé des marches en fer. Pour les besoins de la descente du conduit le long du mur du canal il a été construit une charrette articulée spécialement, montée sur quatre roues, et chargée chaque fois d’un morceau de tuyau pesant chacun 10 tonnes (poids d’un camion). Cette charrette roulait sur ces bandes de ferrailles grâce à un treuil qui se trouvait en haut de la falaise, pour finir le conduit fut recouvert de béton.
De là les eaux coulent du canal du Jourdain vers un deuxième gihon (siphon) plus petit qui coupe le nahal Tsalom. De ce nahal les eaux coulent avec force et puissance dans des conduits larges de 2,7 mètres dans le bassin d’Esckol. De là les eaux s’écoulent vers Rosh Ayn et ensuite vers le Néguev. Le point le plus éloigné du Movil Artsi au pays arrive à Mitspé Ramon.
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Mémorial de Tsvi Tsour Tsara -1923-2004
Tsara s’est joint à l’organisation Aagana à l’âge de 16 ans et au moment de la guerre d’indépendance il fut nommé officier du bataillon 54 dans la brigade de Givati. En 1961, il fut le sixième chef d’état major de Tsahal et ensuite il fut libéré et prit le poste de directeur général de
la Société des eaux Mékorot (1964-1967). Ce fut l’importante période de la création du Movil Arsti.
Pendant la guerre des six jours, il s’est joint au ministère de la sécurité comme aide au ministre de la sécurité, Moshé Dayan et il resta à ce poste pendant sept ans.
Tsira a été à la tête de plusieurs sociétés centrales dans la gestion : « Taassya Avirit, clall taassyot, Ahévra Lé Israël, Tsim, Bezek, et les usines pétrochimiques » Son activité a été le signe avant coureur des pionniers avec la création des infrastructures dans plusieurs domaines de la sécurité nationale et du développement économique et de la recherche scientifique. Il a fait partie d’une génération qui a aidé à construire le pays.
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Nahal Amoud.
Il a une longueur de
22 Km et prend son embouchure à Sfat. Il a deux affluents, le nahal Méron et celui d’Araba. Les pionniers appelaient ce fleuve Lémon car près de son embouchure il y avait plusieurs bosquets de citronniers.
Notre randonnée de trois heures se fera le long des pentes de la falaise du nahal Amoud dans un cadre exceptionnel. Ce chemin de randonnée n’est pas tracé ce qui veut dire que les randonneurs ne s’y aventurent pas. Au lieu de marcher le long des rives du fleuve, nous le longeons du sommet de la falaise en la descendant progressivement, ce qui nous permet d’admirer les nombreuses grottes préhistoriques de la région, de marcher au milieu de champs de fleurs multicolores, dans un cadre naturel qu’aucune trace de la civilisation ne vient déranger.
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Tombe de Jéthro – Nabi Shu'eb
Jéthro est nterré aux Cornes de Hittim (Vallée d’Izréel)
C’est sur la tombe de Jéthro, beau-père de Moïse, que les Druzes considèrent comme leur prophète qu’ils se rendent tous les printemps, le 25 avril.
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Les Druzes ont toujours été une minorité persécutée au Moyen-Orient depuis leur rupture avec le courant principal de l’Islam au 11ème siècle et leur reconnaissance de la divinité du calife égyptien El-Hakim Abou El Mansour. C’est pourquoi ils ont tendance à vivre dans des régions montagneuses inaccessibles d’où ils peuvent se défendre contre les attaques de leurs ennemis. La plupart des Druzes vivent dans la montagne du Liban, dans le Djebel en Syrie et, pour 70.000 d’entre eux, dans les collines de Galilée ou sur les hauteurs du Carmel en Israël. On trouve des traces de communautés druzes en Galilée dès le début du 13ème siècle, mais la première colonie du mont Carmel fut établie en 1590, lorsque les Druzes syriens durent fuir leur patrie, près une révolution avortée contre le Sultan de Turquie.
Il y a quelques 600.000 Druzes en Syrie, 500.000 au Liban et à peu près 110.000 en Israël
Leur drapeau a six couleurs !
Rouge : Couleur de cœur et de l’amour
Jaune : Couleur de l’or et du blé
Bleu : Couleur du ciel et de la mer
Blanc : Couleur de la paix
Vert : Couleur de la nature
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07/05/2009
PROMENADE DANS L’ARAVA.
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Nature - Archeologie - Route de la paix – Panoramas – Parc dans le désert - Un bon coltail pour une promenade dans l'Arava.
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Notre randonnée commencera à l’entrée du moshav Idan crée en 1968 grâce aux Juifs américains. Abandonné en 1971 il est reprit par l’Agence Juive qui place ici des nouveaux immigrants et de jeunes couples. C’est le moshav le plus au Nord de l’Arava et il fait partie du « district de l’Arava » avec les mohavim d’Ein Yaav, Hatséva et Tsofar. 450 familles (2.500 habitants) occupent toute la région de l’Arava et chacune d’elles appartient au moshav Oved ; elles ont toutes les mêmes avantages, c’est à dire que chaque famille bénéficie de 4 ares de terres pour sa maison et son jardin potager et de 40 ares de terres agricoles. Ils ont droit à la même quantité d’eau et au même nombre d’ouvriers étrangers, en l’occurrence 3 Thaïlandais. Ils cultivent l’oignon, la pastèque et l’aubergine pour le marché local mais le plus important est l’exportation de leurs produits agricoles en Europe et en Amérique. Ils arrivent en première place sur le marché national avec l’export des tomates, des melons, des poivrons (verts, jaunes et rouges) et des tomates cherry. Ils sont arrivés à ce magnifique résultat après bien des déboires ayant essayé différentes sortes de légumes et de fruits, comme la pomme de terre qui n’a pas supporté pas l’eau salée. Aucun autre légume ou fruit n’a pu pousser dans cette région. Le moshav de Hatséva a commencé la plantation de manguiers mais le résultat est médiocre, il produit maintenant des fleurs et les palmiers dattiers fleurissent partout dans la région.
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La route de la paix
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1) Premier point d'observation
Par une route parallèle au moshav Hatséva nous roulerons en direction de
la Jordanie pour arriver au réservoir d’Idan. Aujourd’hui à sec, il se trouve tout comme les serres des trois moshavim dans le lit du nahal Arava. Les paysans ont fabriqué un remblai autour d’un réservoir, dans le lit même du fleuve, afin de récupérer les eaux de pluies qui se déversent dans l’Arava. Le fond du bassin n’est pas, comme d’habitude, recouvert d’une matière plastique mais seulement des déchets naturels du fleuve qui viennent se déposer dedans, en formant un fond isolant.
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Si la mer morte contient aujourd’hui un ½ million de mètres cube d’eau (avec la canalisation d’eau salée) il faut savoir qu’elle en a contenu 1 milliard ½ !
Le nahal Arava est un très grand fleuve qui s’élargit au fur et à mesure qu’il se rapproche de la mer morte. Le bassin d’Idan retient les 2/3 des eaux qui coulent dans le nahal ainsi que le surplus des eaux des autres bassins collecteurs du district. Ce qui revient à dire que tous les bassins de l’Arava sont dans un circuit fermé où aucune goutte d’eau ne se perd, elle est entièrement récupérée. Lorsque les bassins sont entièrement pleins les agriculteurs évacuent l’eau par différents moyens de manière à ce que les réservoirs puissent se remplir de nouveau. L’eau de ces réservoirs est bonne puisqu’elle est tirée des nappes souterraines, elle n’atteint que 200mml de chlore par litre.
Lors des premières plantations de poivrons dans la région, ils ont été arrosé avec de l’eau qui contenait à l’époque 500 mml de chlore par litre, le poivron s’y est très bien habitué et maintenant que l’eau est plus pure et qu’elle n’arrive qu’à 200 mml de chlore on est obligé de la mélanger avec d’autres eaux, sinon le poivron ne pousse pas. Les serres ont été installées avec intention dans le lit de l’Arava car c’est là que la terre est la meilleure et que l’eau ne manque pas. L’hiver lors des inondations les eaux de pluies se déversent dans le lit du fleuve sans pour cela empiéter sur les serres.
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Face à nous
la Jordanie avec une route que le gouvernement a construit en 1973 pour transporter le sel de la mer morte jusqu’au port d’Akaba. Le nahal Arava et la falaise attenante forment la frontière naturelle entre les deux pays La région de l’Arava est partagée en trois parties : Le sud avec Yotvata et ses kibboutzim fondés en 1951, (ce sont les premières implantations) puis les moshavim dans le centre avec Ein Yaav et le Nord avec Idan.
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Pendant la période du mandat britannique, les Anglais départagèrent la frontière avec
la Jordanie ici, car c’est l’un des points les plus bas du pays, mais les agriculteurs avaient depuis longtemps travaillaient les terres environnantes qui se trouvaient en territoire jordanien en accord avec ces derniers. Jusqu’en 1994, la frontière n’était définie sur aucune carte ni sur aucun document. Jusqu’à ce jour, certaines des terres des moshavim sont encore en territoire jordanien. Depuis 1988, les Israéliens vivent en paix avec leurs voisins jordaniens et les fils de fer barbelés qui séparaient les frontières n’ont plus de raison d’être. De l’autre côté de la frontière, la région de l’Arava est complètement inoccupée, pas un seul village, pas un seul habitant, pas la moindre culture.
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Nous sortons d’Idan pour nous diriger vers Ein Yaav en empruntant une route intérieure construite grâce à des dons australiens. Cette route aussi empruntée par l’armée est également la route des pétroles. Lorsque les Australiens vinrent au pays, ils visitèrent la région de l’Arava et tombèrent amoureux des gens et de leur travail. Il est vrai qu’ils virent une grande ressemblance entre les deux pays (agriculture et espaces) et une amitié s’est crée entre eux. Aujourd’hui la ville de Sydney parraine le district de l’Arava. Ils ont financé la route intérieure qui se situe entre Hatséva et Ein Yaav ainsi que l’aménagement des réservoirs. La route traverse la réserve Chizef où les écologistes se sont défendus devant l’Agence Juive qui voulait fonder ici un nouveau moshav. Les terrains de la réserve avaient déjà été aplanis et ils commençaient les travaux lorsque le projet échoua. Les agriculteurs préféraient installer les nouvelles familles dans leur propre moshav à moitié vide plutôt que d’en créer un nouveau. Pour arriver à ce deuxième point d’observation nous coupons la falaise qui est parallèle du fleuve.
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2) Deuxième point d'observation :
La route coupe la falaise qui longe le nahal Arava dans une vallée encaissée. (Havar Alashone) Cette vallée est composée d’un mélange terreux de calcaire, d’argile et de sable qui se répand en forme de langue.
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Le K.K.L. a érigé des piliers où sont inscrits les noms des donateurs australiens et canadiens. En arrivant face à ses piliers on peut découvrir dans la fente de chacun d’entre eux le bassin collecteur de Hatséva (rempli d’eau). De là on a une vue splendide sur le nahal Arava, sur la mer Ahavarime (marne), la chaîne de la réserve Dana et monts Edom en Jordanie. Les Jordaniens ont plus de chance que nous car les montagnes d’Edom atteignent 2.000 mètres d’altitude, la neige tombe en hiver et ils ont donc une grande quantité d’eau à la fonte des neiges sans compter les eaux de pluies qui coulent sur la roche non perméable.
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La faille syro-africaine passant juste entre nos deux pays, il nous est malheureusement impossible de récupérer une partie de ces eaux naturelles. En parallèle aux montagnes d’Edom nous avons les monts du Néguev à 1.000 mètres d’altitude seulement, dont la roche est crayeuse et boit les eaux de pluies.
Le réservoir a été construit le 6 décembre 2.000 et il récupère les eaux des fleuves Nékarot, Idan, Hatséva, Tsoukim, Eshet et Tamar.
Le Movil Artzi se dirige vers Mitspé-Ramon, il ne passe pas dans l’Arava mais par contre trois nappes d’eaux souterraines existent dans la région. La première, ici, la plus haute à -100 mètres, la deuxième au centre à -400 mètres et la troisième à -600 mètres. Cette dernière nappe immense qui s’étend jusqu’en Egypte a de l’eau très salée et outre l’arrosage des palmiers dattiers elle n’a aucune autre utilité. Ce phénomène géologique remonte aux temps les plus reculés de notre civilisation.
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L’Arava a de très nombreux affluents comme les fleuves Idan, Shizef, le fleuve Nékarot, ceux de Paran et d’Ayoune, les fleuves du Marteh Ramone sans compter les fleuves du Sinaï et des monts du Néguev. Avec les inondations, les vents et les pluies violentes de la région les mines sont emportées par le courant et déposées un peu partout. Pour cette raison, il est interdit de se baigner dans les réservoirs.
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3) Parc Sapir
On l’appelle aussi la vallée perdue parce qu’en plein désert on arrive soudain dans une oasis de paix et de sérénité. Il a été aménagé en 1981 avec le centre Sapir qui renferme un minimum de services bureaucratiques pour les habitants des environs. Loin d’une distance de 100 kilomètres de toute ville, la zone industrielle a été crée pour faciliter les démarches administratives des moshavnikim. On y trouve, entre autres, une banque, un poste de police, un restaurant chinois, un magasin de produits naturels. Une centaine de personnes y travaillent quotidiennement.
Le parc Sapir a été aménagé près d’une source naturelle et elle a été exploitée pour remplir un bassin avec, au milieu, un jet d’eau ; le tout dans un circuit fermé pour ne pas perdre une goutte de cette eau si précieuse. Tout autour des étendues de pelouses, des tables et des bancs en pierre ainsi que des barbecues permettent aux visiteurs de se détendre dans une aire de verdure en plein désert. Des fleurs ont également été plantées, mais pour les arroser, les jardiniers ont installé un système d’arrosage d’eau douce en profondeur de manière à ce que l’eau de pluie ne puisse pas traverser la terre qui est salée et qui les ferait mourir.
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L’entrée du parc ouvert 24h/24h est gratuite. Deux autres parcs se trouvent aussi dans le désert, le parc Golda et le parc Eshcol.
Derrière le parc, un bâtiment a été occupé par les Britanniques entre 1950 et 1958. C’était leur station expérimentale sur la terre, l’eau et l’agriculture. T.s.a.h.a.l qui occupe le camp mitoyen s’approvisionne en eau grâce à cette source.
Le moshav Ein Yaav s’est crée à cet emplacement en 1956, face aux roseaux que nous voyons aujourd’hui ; les pionniers avaient choisi cet endroit car la source Ein Nuébéi était proche, mais ils ont dû abandonner les lieux et s’installer de l’autre côté de la route en 1967 à l’emplacement actuel. Il y a un siècle cette source était très abondante. Souvent les noms de lieux au pays sont tirés soit de la bible, soit des noms arabes qui eux-mêmes sont tirés de la bible où alors, comme c’est le cas ici, d’après les consonances de bouche à oreille de génération en génération. Les mots phonétiques étaient transmis de l’Arabe en hébreu et de là on décidait du nouveau nom du lieu s’approchant le plus près possible de la vérité.
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5) Les vestiges de Moa.
L’entrée de la route qui mène à Moa sur la nationale 90 rappelle déjà le site nabatéen, c’est une grande porte de couleur ocre qui ouvre son chemin sur le désert.
Le site de Moa a été fouillé par le professeur Agil. La forteresse se trouve sur la hauteur du wadi Amar. (nahal omer) Elle n’a pas été touchée par les guerres mais seulement par les tremblements de terre.
C’est en 312 avant l’ère chrétienne que nous commençons à entendre parler du peuple nabatéen, pourtant il existait bien avant mais aucun document n’a été découvert jusqu’à ce jour. On sait toutefois que les Nabatéens paganismes se sont convertis à l’Islam en 314 de notre ère, époque où le catholicisme apparaissait avec l’empereur Constantin. La mère d’Hérode était Nabatéenne.
Avec Pétra comme capitale, les Nabatéens s’occupaient essentiellement du transport des parfums : ( מור ולבונה ) la myrrhe et l’encens. (Il existe encore un arbre de myrrhe dans le jardin botanique d’Ein Gédi). Ces parfums si recherchaient par les Romains étaient très précieux et leurs transports demandaient aux Nabatéens les plus grandes précautions. Ils firent construire tous les 40 kilomètres des caravansérails pour les convois qui se rendaient de Pétra au port de Gaza (65 en tout). Ces plantes aromatiques poussaient sur les montagnes du Yémen, dans un climat très tempéré. La cueillette avait lieu deux fois par an. Les convois partaient tout d’abord du Yémen en passant par Pétra qui était à mi-chemin de Gaza afin de prendre le bateau à destination de Rome. Les Nabatéens avaient le monopole des convois et plaçaient leurs hommes tout le long de la route, même sur les bateaux qui transportaient ce bien précieux. Ils devaient parcourir 1.800 kilomètres sur lesquelles se trouvaient les 65 caravansérails. Moa était le premier han après Pétra. On ne sait pas très bien le nombre de chameaux que contenait un convoi, on parle de 20 à 5.000 bêtes, ça peut paraître énorme mais c’est dans la possibilité des choses si on imagine la quantité de parfums que demandait Rome.
L’exemple de Néron est le plus frappant. Lorsqu’il a incinéré sa femme il lui a fallu la quantité d’encens et de myrrhe que Rome utilisé en un an. On peut imaginer l’importance de ces convois avec leurs chameaux qui marchaient en parallèle et non en file indienne (sauf dans les défilés) traversant le désert. Transportant les parfums une ou deux fois dans l’année, ils parcouraient très peu de kilomètres dans une journée et lors des haltes dans les caravansérails les hommes rentraient se reposer dans des chambres tandis que les chameaux s’étalaient dans le désert. La surveillance était sans relâche.
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La forteresse de Moa comprenait deux étages et l’étage inférieur est resté en bon état grâce à l’étage supérieur qui s’est effondré (sûrement après un tremblement de terre) et qui l’a protégé. Il y avait sur place une fabrication de céramique caractéristique de Moa ; la céramique était beaucoup plus fine que les diverses autres céramiques et surtout très colorée. Jusqu'à ce jour les chercheurs n’ont pas retrouvé comment obtenir ces couleurs. Sur place se trouve encore un pressoir qui produisait l’huile pour s’éclairer.
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En descendant du Tel nous nous dirigeons vers la piscine de Moa. Elle était alimentée par les eaux de pluies et servait (grâce à des tuyaux) à alimenter le caravansérail et la forteresse. L’eau était précieuse, il fallait la conserver pendant les huit mois d’été et pour qu’elle reste propre ils la recouvraient une épaisseur d’huile. Après les inondations de l’hiver 95 la piscine était pleine à ras-bord ce qui n’est pas le cas aujourd’hui où toutes sortes de plantes ont poussé.
12/06/2009
LA RESERVE DU CARMEL.
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Premier point d'observation (numéro 8 sur place) :
Panorama sur les vallées jusqu’à la vallée du Jourdain. Sous nos yeux la vallée de Zabulon qui porte le nom de cette tribu bien qu’elle ne se soit jamais installée ici, mais un peu plus à l’Est ; on retrouve dans la Bible un passage où il est dit que cette vallée sera attribuée à Zabulon dans le futur selon le livre de Josué- chapitres 18 à 20. Si le temps l’avait permis nous aurions pu apercevoir la frontière libanaise avec Rosh Anikra et la vallée de beit Akerem, la route entre Akko et Sfat qui sert de limite entre la haute Galilée et la basse Galilée. A nos pieds la zone industrielle de Haïfa avec la ville de Nesher et toute la région côtière.
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Deuxième point d'observation
Un superbe pin qui étale ses branches trône sur le sommet de la vallée où s’offre un magnifique panorama. Le pin a été l’arbre adopté par le fonds national juif pour ses nombreux aspects positifs. La plupart des forêts en Israël étaient des forêts de pins car c’est un arbre qui pousse très vite, qui ne demande pas beaucoup de soins ni d’eau, qui fournit de l’oxygène et qui se reproduit naturellement grâce aux graines de pommes de pins qui tombent sur la terre et qui donnent naissance à de nouveaux arbustes. Mais avec l’expérience les pins ont été éliminés petit à petit car les épines des pins qui couvrent la terre empêchent toute végétation de pousser, ni une fleur, ni une plante ne pousse à l’ombre de ces arbres. De plus le pin s’enflamme très facilement et il a produit de nombreux ravages dans les forêts du K.K.L.
La réserve du Carmel est parsemée de bosquets de végétation méditerranéenne et en ce mois de janvier on peut voir de grands asphodèles, des pins pignons, des lentisques ou des pins de Jérusalem.
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Le chemin des générations ou chemin biblique.
En 1975 Feu le docteur Reouven Hecht (1909-1993) eut l’idée de la création d’un parc musée grâce à des vestiges authentiques datant de différentes périodes de la culture d’Israël. Le projet du docteur Hecht a été établi sur des vestiges qui étaient en voie de disparition ou de destruction. Il a réussi à les faire déplacer et replacer intact dans des chemins de randonnées entourés de bosquets et de plantes naturelles.
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Riche, même très riche Réouven Hecht a été un grand philanthrope en Israël, il était amoureux de son pays, de ses compatriotes et d’archéologie. Il fit faire des recherches dans tout le pays et lorsqu’il trouvait des sites archéologiques délaissés, abandonnés ou encore sur des terrains d’entraînements de l’armée, il convoquait des spécialistes de transport qui transféraient tout le site archéologique dans la réserve du Carmel. Hecht a choisi la réserve du Carmel car il lui a fallu trouver un espace assez connu pour que la population puisse y accéder facilement et gratuitement, un endroit tout de même protégé pour que personne ne saccage les vestiges transplantés et un endroit assez vaste pour que tous ces sites soient de nouveau dans leur élément.
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Réouven Hecht a déjà construit de ses propres deniers les locaux du musée de l’université de Haifa où toutes ses trouvailles sont exposées, il a entretenu ce musée et l’a mis gracieusement à la disposition du public. Hecht est le fondateur du silo à grains (beit dagan) de la ville de Haifa, la plus frappante des installations du port de la ville. 10.000 tonnes sont un dock flottant et le silo de Dagon un élévateur à grains élevé à une capacité de 100.000 tonnes. Là aussi un musée est mis à la disposition des visiteurs.
Tout au long de notre promenade nous avons croisé :
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a) La maison du Neguev
C’est un site complètement abandonné qui a servi de logements dans le domaine d’une ferme agricole dans les montagnes du Néguev et qui se trouve maintenant dans le parc A Carmel. Il date de la période israélite (l’âge de fer) : 900-1000 avant l’ère chrétienne. Les maisons étaient contigües à la ferme agricole israélite et comprenaient de petites habitations et des hangars de matériaux pour les travaux courants.
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Les maisons étaient bâties en forme de lettre ש c'est-à-dire que la première pièce en longueur servait d’entrée, celle à sa droite servait d’entrepôts pour les denrées alimentaires, celle de gauche pour abriter les animaux et la dernière pièce qui se trouvait perpendiculaire aux trois autres était la chambre à coucher ce qui permettait une certaine intimité à la famille. Le reste des activités familiales se passaient à l’extérieur (cuisine-toilettes-douches- )
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Cette maison qui a été déplacée et replantée dans le Carmel est une maison de grandeur nature tout à fait comme celles où on vécut nos ancêtres.
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b) Les greniers à blé.
Dans le Néguev il a été trouvé des greniers à blé de la période de l’âge de fer (700-800 avant l’ère chrétienne) Près d’un important carrefour de routes des fouilles ont révélées plusieurs forteresses réunies construites les unes au-dessus des autres pendant la période israélite (600-1000 avant l’ère chrétienne) Quatre entrepôts qui ont été transférés dans la réserve du Carmel « sur le chemin des générations » se trouvaient attenant à la forteresse et datent du 8ème siècle avant l’ère chrétienne.
c) Pressoirs du site de Castra.
En creusant un tunnel qui passera à l’entrée sud de la ville de Haïfa vers Yagour il a été découvert un site archéologique datant de la période byzantine (4ème - 7ème siècle de notre ère) Ce site a été découvert et fouillé entre 1993 et 1997. Cette ville byzantine a été très prospère grâce à l’importante fabrication d’huile et de vin et la preuve en est par la découverte de 11 pressoirs à vin et 14 pressoirs pour la fabrication de l’huile. En 1997 deux pressoirs à vin ont été transférés dans ce « chemin des générations du parc A carmel » par les soins des services archéologiques.
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Nahal Sïah
En plein milieu de la ville de Haïfa commence le chemin de randonnée du nahal Siah. C’est un chemin de randonnée assez étroit qui coupe le quartier de la ville en deux et qui descend des hauteurs de la ville jusqu’à la mer. En levant la tête nous pouvons apercevoir les maisons qui longent le fleuve (à sec) et dont les propriétaires peuvent jouir d’un panorama exceptionnel. Une longue série de marche nous entraîne vers le lit du fleuve qui est entouré d’une végétation luxuriante. Beaucoup de bosquets de végétation méditerranéenne avec des lierres et beaucoup de lianes autour des arbres car le soleil ne rentrant que très difficilement dans ces parties touffues de forêts les arbres ont dû mal à pousser et cherchent sans arrêt la lumière ou le soleil.
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a) La source
Au milieu de la randonnée nous croisons une source qui coule dans un petit bassin. Elle a été aménagée par les moines carmélites qui avaient un couvent non loin de là ; ils vivaient en retrait de peur des attaques des musulmans. Face à cette source deux grottes, dont une fermée, ont été creusées dans la roche ; elles ont aussi servis de cachette aux carmélites.
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b) Le village abandonné "Samir"
Un village arabe abandonné à la période de l’indépendance existait près du nahal Siah. La famille chrétienne El Hayat avait fondé ici un village de vacances très luxueux. Grâce à la source ils avaient ouvert un centre de soins et de repos et plus loin à la sortie du fleuve, sur des terrasses fleurissaient des vergers et des poissons foisonnaient dans les viviers. Aujourd’hui on peut voir encore des vestiges de ce village comme les bassins et les terrasses agricoles.
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La ferme de la garde du Carmel
A l’intérieur de la réserve du Carmel se trouve une ferme appartenant à une société écologique nationale et qui a été ouverte dernièrement au public. En voie de développement elle ne comprend pour l’instant qu’un petit café qui sert de centre de renseignements pour toutes sortes de randonnées attractives et d’une auberge de jeunesse. Il est prévu d’autres chambres d’hôtes pour les familles.
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Le site des forêts du Carmel dans le passé.
Temps préhistorique : Forêt du Carmel.
Ce site a un très long passé captivant. D’après des recherches archéologiques faites sur place il a été constaté que l’être humain s’est installé ici pendant une période continue à l’époque cananéenne soit depuis 3500 ans jusqu’à l’abandon des lieux en 940 de l’ère chrétienne. Aux environs de la ferme il a été découvert d’anciennes carrières, un pressoir à vin, des pressoirs à huile, des terrasses agricoles et des citernes. Le village a été fondé près des sources du Nahal Oren qui coule aux pieds des vestiges.
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Une équipe de chercheurs de l’université de Bar Ilan commença des fouilles archéologiques en 2003 sur une petite partie du site et ils ont découvert des objets exceptionnels de la période romaine et médiévale. Ils conclurent que les vestiges Shalala ne pouvaient être que « la ville du Carmel » citée dans le livre de l’historien Flavius Joseph au premier siècle de l’ère chrétienne. L’historien mentionne même que le nom antique de cette ville est Akavtana nom qui veut dire : ville du Carmel ; elle est mentionnée pour la dernière fois dans les écrits historiques de la période médiévale lorsqu’une femme du nom de Myriam se sauva d’ici car on voulut la marier contre son gré.
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Le passé proche.
Au début du 20ème siècle Choukari Mensour, l’interprète du consul allemand acheta quelques milliers d’ares dans la région de « Hirbat Shalala » Il restaura la ferme ottomane qui se trouvait au sommet de la colline, planta avec l’aide d’un ouvrier un bon nombre d’arbres qui formèrent un bosquet près du nahal Oren ainsi que toutes sortes de plantes.
Au début des années 30 l’ingénieur et visionnaire Yoseph Lévi arriva dans le Carmel et demanda à y acheter des terres. Il fonda « la ferme du Carmel » et dans un même temps acquît 6.000 ares de terres appartenant à Shalala avec l’intention de partager ce terrain en parcelles. Son but était de préparer le terrain afin de créer implantation. Ce lieu s’appela « Yaarot Acarmel » à cause des nombreux hauts pins qui se trouvaient dans la région.
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Mais la longue distance qui séparait cet endroit de Haiffa n’encouragea pas les gens à investir dans ces terrains pour construire leurs maisons. Les principaux investisseurs furent d’origine allemande et malgré les toutes sortes de difficultés décidèrent de s’installer sur place. Ce groupe d’ouvriers qui travaillèrent les terres, qui préparèrent les routes et rendirent cet endroit vivable ne le firent que sur leurs propres deniers.
En octobre 1935 quinze ouvriers se réunirent et mirent leur équipement sur le dos de chameaux et allèrent près de la source et de la piscine du nahal Oren (le lac d’aujourd’hui). Ils installèrent un camp de tentes, construisirent des routes, prirent soin des bosquets et plantèrent des légumes. Ils appelèrent leur endroit : Mishmar Acarmel : La garde du Carmel.
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En avril 1936, les Arabes commencèrent à les attaquer et ils allèrent se réfugier dans la ferme Hibat Shalala. Tous ensemble ils fortifièrent la ferme et renforcèrent les murs extérieurs d’une muraille. Un groupe de Noterim vint sur place secourir les habitants, les approvisionner en munitions et en armement et accompagner d’autres réfugiés. Les Arabes avaient attaqués les ouvriers de la ferme lorsqu’ils étaient sur la route et sur leur lieu de travail et trois d’entre eux qui étaient embusqués réussirent à tuer 15 personnes de la ferme. A la suite de cet incident K.K.L. reçut 1.300 ares de terres de Shalala.
Le 1er octobre 1939, les premiers membres du kibboutz Beit Oren s’installèrent à la ferme Hirbat Shalala. Quelques anciennes personnes qui avaient habité la ferme Mishmar Acarmel se joignirent à eux.
En 1950, six maisons furent construites sur les terres de Shalala. Ils appelèrent l’endroit la colline Wolfson, du nom de David Wolfson (-1856-1914- leader sioniste, second président de l'Organisation Sioniste Mondiale). Après la proclamation du parc Acarmel comme parc national afin de protéger la nature dans cette montagne, il fut interdit de construire dans la région.
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Le rêve de l’implantation Yaarot Acarmel s’envola mais pourtant sur ce terrain il reste encore quelques signes de cette période houleuse. Seule sur la colline Wolfson, sur les terres de Shalala, se trouve l’hôtel prestigieux Yaarot Acarmel qui a été construit dans les années 60 pour servir de maison de repos aux ressortissants d’Allemagne. La région est remplie de routes mais près du nahal Oren il est encore possible de voir des vestiges de plantations des premiers planteurs.
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18/06/2009
PROMENADE DANS LE GOLAN.
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Mitspé Gadot
Mémorial et point d’observation qui se trouve dans le Golan. Jusqu’à la guerre des six jours cette position a été occupé par les Syriens qui l’appelaient El Mourtéfa ou en hébreu Anissa (élevée) Cette position a été la position la plus fortifiée du Golan avec de nombreuses tranchées qui communiquaient entre elles et tout autour de champs minés. Cet endroit domine la route principale qui monte vers le Golan en passant par le pont Bnot Yaacov. Ce mémorial rappelle les soldats tombés de « la Brigade du Golan » pendant la guerre des six jours jusqu’à l’opération Shalom Agalil. C’est l’œuvre d’Ezra Orion qui a été lui-même commandant dans le groupe de reconnaissance de Tsahal.
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Cette position faisait face à la Vallée de Houla, un des endroits les plus stratégiques pour les Syriens. Ils dominaient principalement le kibboutz Gadot qui fut touché à plusieurs reprises. Tout de suite après la fin des batailles de la guerre des six jours les membres du kibboutz montèrent pour conquérir le bunker syrien avec l’aide du commandant en chef de la région, le général Doudou (David Eliézer) Ils leur dit simplement ceci : D’ici vous paraissez grands à effrayer ! Ce qu’il voulait leur dire c’est que de cette position seulement les membres du kibboutz étaient tellement dans le champ de mire des Syriens qu’on pouvait comprendre quel mal ont eu les pionniers à se défendre ! C’est grâce à ces batailles qu’à été écrit le célèbre chant « L’enfant de Gadot-Yalda mi Gadot) »
P.O : du mémorial on voit : La forteresse Ateret (forteresse croisée) et de la route principale qui menait de la mer à Damas. En 1918 les Anglais débarquèrent dans le pays et occupèrent le pont de Bnot Yaacov passage stratégique entre le Golan, Damas et l’Egypte. Le 25 septembre 1918 les Turcs firent exploser le pont qui fut reconstruit plus tard. Vue sur le bâtiment douanier, Mishmar Ayarden l’ancien, la Vallée de Houla, Kfar Anassi, Hatsor, Ayelet Ashahar, Yessaod Amaala, Houlata, Malkia, Dishon et Manara. Vue panoramique imprenable de tout le Nord du pays qui était sous le regard des Syriens.
Gadot est un kibboutz de la Vallée de Houla fondé en 1949. Il prit le nom de Gadot (barrière = garder) par sa proximité avec la frontière jordanienne. Il se trouve près des vestiges de Mishmar AYarden et du carrefour Gadot sur la nationale 91 qui relie la route 918 vers Gonen et le Ramat Agolan.
Dans les accords de cessez le feu qui ont été signés entre Israël et leurs voisins lors de la guerre d’indépendance ; la guerre aurait dû être terminée. Ces accords portent le nom aussi d’accords de Rhodes.
A la fin de l’année 1948 la victoire de l’indépendance d’Israël fut claire et nette. Le 22 octobre 1948 après l’opération Yoav qui apporta une victoire à Israël il fut déclaré un cessez le feu et un conseil de sécurité de l’ONU qui ne fut pas appliqué. Tsahal dû prendre des mesures d’urgences pour conquérir les terrains de la haute Galilée grâce à l’opération Horef et éliminer les forces égyptiennes du Néguev , c’est ainsi que Tsahal arriva à El Lahish.
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Le 16 novembre 1948 le conseil de sécurité demanda aux deux partis en guerre de trouver des accords pour un nouveau cessez le feu et le 29 décembre la décision fut prise d’ouvrir des discussions entre Israël et les pays arabes avec Raft Banetz, le représentant de l’ONU en place. Le 12 janvier 1949 les débats de cessez le feu s’ouvrirent entre les deux pays dans l’hôtel des fleurs de l’île de Rhodes. Israël demanda que les frontières sont limitées là où avaient eue lieu le cessez le feu, les pourparlers durèrent de longs mois et se terminèrent le 20 juillet 1949 avec la signature de la Syrie qui fut la dernière à accepter ces accords.
La guerre d’indépendance se termina le 10 mars 1949 avec la conquête d’Eilat grâce à l’opération Ouvda.
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Nahal Djilaboun
Une randonnée de trois heures commence au milieu d’un camp militaire syrien abandonné du nom de Daboura. Selon les balles qui se trouvent dans les murs des bâtiments ont peut supposer que les batailles ont été très difficiles à cet endroit. Le camp se trouvait sur les hauteurs du nahal. Plusieurs bâtiments en béton encore visible ont servi de camp militaire à Tsahal après la guerre des six jours.
En continuant sur le chemin de randonnée un sentier plus petit bifurque sur la droite pour grimper en haut du tell où se trouve la ville de Dvora qui date de la période talmudique.
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Kfar Dvora :
De nombreux vestiges de maisons du village de Dvora construits en pierre de basalte sont encore visibles dans la réserve. Au 4ème siècle, période du Talmud et de la Mishna, un village juif s’est fondé sur les hauteurs du nahal Djilaboun et il y a deux cent ans environs les bédouins de la tribu Na’arana se sont installés sur les vestiges de ce village. Ces bédouins font partie de la dernière génération des tribus nomades car ils s’installèrent définitivement dans le Golan. Ils se sont servis des linteaux de porte où étaient incrustés des pierres et des desseins, des pierres gravées de symboles où d’animaux et de bien d’autres vestiges de la période juive pour construire leur village. En se promenant dans le village on peut bien se rendre compte du système de construction, c'est-à-dire une cour centrale entourée d’une série de pièces, sur chaque pan de mur on peut différencier les pierres taillées anciennes ou encore des pierres encastrées gravées comme celle de l’aigle tenant une proie dans sa gueule et près de lui deux poissons. Il est possible que cette pierre gravée ait fait partie de la synagogue du village. De nombreuses pièces de valeur ont été retirées du site et entreposées au musée archéologique de Katzrin
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La ville devait être importante si on en juge par les pressoirs à vin qui étaient les principaux revenus de la population et les arbres qu’ils avaient plantés. On y retrouve les sept espèces (d’arbres) dont parle la Bible. Joseh Matitiao dans son livre « la guerre des Juifs » mentionne la ville de Dvora.
Après la guerre des six jours, les forces de Tsahal arrivèrent dans la région et trouvèrent sur place plusieurs inscriptions en hébreu. La plus célèbre est celle qui se trouve sur le linteau de la porte de la mosquée du village : Ici la maison d’études du rav Eliézer Apakar. Cette inscription rappelle le célèbre docteur de la Michna, un des élèves de Rabbi Yéhouda Anassi qui a vécut dans ce village. Il est possible de voir cette inscription au musée archéologique de Katzrin. Cette inscription nous donne la preuve de l’importance de cette implantation juive pendant la période talmudique. Hélas la synagogue n’a pas encore été découverte.
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Mapal Dvora :
Le nahal Djilaboun (wadi Jelbina) est une réserve du centre de Ramat Agolan connue aussi sous le nom de nahal Dvora est contient deux des plus grandes cascades du Golan : La cascade Dvora et la cascade Djilaboun qui tombe d’une hauteur de quarante mètres. Avant la guerre des six jours, seule la partie inférieure de la réserve était en territoire israélien.
Le lit du nahal est à sec à la hauteur du kibboutz Ortal et au milieu de son parcours il s’appelle nahal Eitan et il est drainé vers la Vallée de Houla à côté du gesher Apkak (pont du bouchon)
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La réserve est très verte et l’eau des cascades coule toute l’année. Les lauriers longent les deux rives du nahal et des eucalyptus, des framboisiers, des joncs, des chênes de galle, des saules pleureurs et des férules envahissent la réserve. Du chemin de randonnée nous avons une vue superbe sur la cascade et le bassin Dvora ; un sentier nous permet d’y descendre et de se reposer près d’eux. Un peu plus loin toujours sur le sentier de randonnée se trouve un petit bassin que rempli une petite cascade.
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Un autre petit sentier se détache du sentier principal qui mène à la cascade Djilaboun monte vers une grande grotte sur le flan de la montagne basaltique.
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Cascade Djilaboun
Avec ses 41 mètres de hauteur la cascade Djilaboun est la deuxième plus grande cascade du Golan. Du haut de la falaise la vue de la cascade et de son bassin est surprenante et on y accède à l’aide d’un escalier raide qui aboutit au bassin.
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Aire de repos d'Ein Ziwan
Elle a été aménagée par les membres du kibboutz d’Ein Ziwan en souvenir des soldats du bataillon 134 qui sont morts dans les batailles du la guerre de Kippour.
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MITSPE QUNETRA
Quneitra se trouve sur la ligne de cessez le feu entre Israël et la Syrie, cette ville des hauteurs du Golan se trouve à un carrefour important de l’axe qui mène de Damas au pont de Bnot Yaacov et sur la route qui mène du sud du Golan à Massadé. La ville fantôme de Quneitra avait plus de mille ans, la ville reconstruite l’a été dans le courant du 19ème siècle grâce à la population circassienne qui arriva au Golan avec les encouragements des Ottomans. Cette ville de la région du Golan syrien a été un important centre commercial et culturel jusqu’en 1967. Le commandement de front israélien de l’armée syrienne y été installé. Pendant la guerre des six jours les forces de Tsahal conquirent la ville. Quelques semaines après les batailles un noyau de pionniers s’installèrent dans les maisons abandonnées et fondèrent le kibboutz Golan qui prit plus tard le nom de Mérom Golan. En 1972 le kibboutz s’installa à son emplacement actuel à l’ouest de la ville.
Pendant la guerre de Kippour Quneitra fut de nouveau conquise par les forces syriennes pendant une brève durée puis Tsahal la reprit. Lors des batailles la ville fut détruite entièrement. Elle fut redonnée aux Syriens dans le cadre des accords de séparation de forces avec les Syriens le 31 mai 1974 comme zone démilitarisée syrienne sous le commandement de l’ONU.
Selon les accords prévus les Syriens laissèrent la ville abandonnée et reconstruire la nouvelle Quneitra quelques kilomètres plus loin au nord est de cette dernière.
Le 27 avril 1974 Keshet, l’implantation israélienne voit le jour à Quneitra en protestation des accords de zone démilitarisée qui accordaient Qunéitra à la Syrie mais 40 jours plus tard seulement ils quittèrent la base militaire abandonnée où ils s’étaient installé et attendirent quatre ans avant de fonder leur implantation définitive toujours du nom de Keshet aux pieds de giv’at Tila.
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Aujourd’hui le passage de Quneitra sert aux besoins de sécurité de l’ONU entre Israël et la Syrie et à la population druze de Ramat Agolan et de la Syrie.
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MONT FARES
Pour arriver au mont Farès nous empruntons l’ancienne route syrienne du Golan qui était impraticable en 1967 lorsqu’elle fut dans les mains des Israéliens. Depuis deux ans seulement elle a été goudronnée de nouveau et sert de route de contrôle aux véhicules militaires. D’Aloné Abashan on roule tout droit jusqu’au panneau indicateur Farès puis on tourne à gauche et on monte tout droit sur la route jusqu’à la porte du camp militaire. C’est entre Aloné Abashan et Ramat Magshimim, sur cette route se trouve aussi Tel Saki.
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L’origine du mot Pérès vient du mot arabe Farès
Le mont Farès se trouve sur les hauteurs du Golan à 5 kilomètres et demi du moshav Keshet. Tsahal a donné le nom de Tel Zohar en souvenir de Zohar Yonathan, chef de bataillon tombé le 26 juin 1970 sur ces lieux. Le sommet de cette montagne est occupé par Tsahal et l’entrée y est interdite aux civils.
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Le mont Farès ou Pérès est un cône de cendre, un ancien volcan éteint le seul où il est possible de voir son cratère.
Du haut du sommet point d’observation sur le nahal Rakad et sur les tellim volcanique du Golan et du Hermon. De là on voit aussi les villages druzes et syriens comme celle de Iravid et Gil’ad.
Le mont Pérès domine à 200 mètres et au nord ouest de la chaîne de montagne on peut voir un deuxième cratère plus allongé. Le mont Farès est le premier de la chaîne des monts volcaniques qui continue jusqu’au nord du Golan. Cette montagne détermine la limite entre la partie supérieure et la partie inférieure du Golan.
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En 1974 les membres du kibboutz Merom Golan ont ouvert une entreprise où ils fabriquent le « Tuf volcanique» qui sert de matière d’isolation des maisons, d’infra structures aux bâtiments, à la construction industrielle, aux blocs, comme matière pour les routes et les jardins d’agréments.
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L’armée nous ayant donné l’autorisation de rentrer dans la base, nous montons sur un bunker pour y découvrir un panorama très étendu : A nos pieds les taches vertes sont les terres agricoles des kibboutzim environnants, plus loin les bassins collecteurs Boutnia, Bné Israël, Révahiar qui nous appartiennent puis au loin les bassins collecteurs syriens. Nous voyons le nord de la chaîne montagneuse de Gil’ad ainsi que le Tell Pazra et le tel Baron est un volcan étaient depuis 10.000 ans.
Le Golan a une population de 20.000 Juifs et de 20.000 Druzes.
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11/07/2009
LA VALLEE DU JOURDAIN?xml:namespace>
1) Mémorial de la Vallée du Jourdain.
Situé au Carrefour Petsaël, le mémorial érigé sur une hauteur, aux pieds du mont Sartaba est l’œuvre d’Igal Turmakin. Sur un immense panneau taillé dans la pierre sont gravés les noms des soldats de Tsahal morts dans la région de la vallée du Jourdain depuis 1967.
Depuis 1970 la vallée est connue sous le nom de « pays des poursuivants » à cause des nombreux persécuteurs de la région qui s’infiltraient de Jordanie.
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Point d'observation Igal Alon.
A l’entrée du chemin qui nous mène à un point d’observation se trouve une décharge municipale entretenue par une société française qui, grâce à des conduits de gaz, arrive à éliminer les déchets ménagers. Les membres de la société trient également ce qui est récupérable, journaux, bouteilles, ou encore plastiques.
Les égouts qui s’écoulent dans le nahal Kidron sont aussi bloquées à cet endroit puis les eaux sont filtrées à plusieurs reprises de manière à être employées pour arroser les champs agricoles, cette méthode est employée aussi à Haïfa et à Jérusalem.
Les palmiers dattiers sont nombreux dans la vallée du Jourdain mais c’est surtout la datte Madjoula qui est l’une des plus recherchée sur le marché. A part les dattiers les membres des moshavim et des kibboutzim plantent aussi des agrumes et des légumes (Gougettes – aubergines - courges)
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2) Rendez vous de la Vallée
Rendez vous avec notre guide de la région : Membre du kibboutz Tirat Tsvi
Sur l’aire de repos se trouve la ferme des crocodiles.
Une maquette imposante de la faille syro africaine se trouve sur ce lieu : Elle représente toute la vallée du Jourdain, c'est une partie de la faille syro africaine dans laquelle se trouve le fleuve du Jourdain et ses sources. La vallée du Jourdain est longue et étroite ; ses frontières sont l’Arava, les monts Adom (rouges) les monts Moab qui se trouvent en Jordanie, le Golan, la vallée libanaise, la Galilée, la vallée de Beit Shean, la Jusée et la Samarie. La partie nord de la faille syro africaine se trouve dans la vallée de Houla et la région du Kinnerth.
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3) Face à Sartaba et sur la route de Mashoua
Avec l’escorte de Tsahal nous roulons vers le pont Adam ou gesher Damïa (Internet)
Le Pont Adam (גשר אדם), ou "Damiya" en arabe, traverse le Jourdain et relie Israël à la Jordanie. C'est l'un des trois passages officiels entre les deux pays et le plus ancien pont de la Vallée du Jourdain. Il aurait été construit en 1266 par le Mamelouk Baybars dans le cadre de la guerre qu'il mène alors aux Croisés. Il devient d'ailleurs l'axe de circulation principal de Baybars.
Le voyageur Merryl, qui traverse le pont Adam au XIXe siècle, nous décrit le "passage de Damiyan dans un état presque complet, hormis quelques morceaux tombés dans le lit du cours d'eau sec". Konrad Tschick le mentionne lui aussi dans ses écrits au XIXe siècle.
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Durant la Première guerre mondiale, en automne 1918, le pont sert de passage à l'armée turque dans son assaut contre l'aile gauche (Nord) des forces britanniques, entrées en Jordanie par la vallée du Jourdain. Le 22 septembre 1918, la brigade néo zélandaise de l'Anzac s'en rend maîtresse.
Lors de la Nuit des Ponts, du 16 au 17 juin 1946, une unité du Palmah sous le commandement de Yohanan Zariz et composée de 11 soldats dont deux filles sort de Tirat Zvi en convoi composé d'un camion et d'un taxi. Mais au moment de l'explosion, le système fait défaut. L'officier britannique alerté sur les lieux le lendemain, se tuera dans sa tentative de désamorçage. Le pont Adam n'est alors plus empruntable.
Le pont reconstruit sur le lieu par les Anglais et par la suite traversé par la Légion arabe le 15 mai 1948, et par l'armée irakienne le 23 mai de la même année, durant la guerre isrélo-arabe de 1948.
Jusqu'au 8 juin 1967, il restera en territoire jordanien sous le nom du pont "Amir Mouhamad". De 1967 à 1970, durant la Guerre d'Usure, le pont Adam connaît plusieurs altercations armées.
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4) Bassin Tirsta – Point d'observation Tamar
Entre l’ychouv Ifat et le mont Sartaba.
Avec l’escorte de Tsahal.
Le nom de Tirça a été avancé assez souvent comme étant à identifier avec Tell-el-Farah. Que dit la Bible sur Tirça ? Il s’agit de la 1ère capitale du royaume du Nord choisie par Jéroboam après la scission d’avec Roboam, fils de Salomon. Jéroboam a mis un certain temps à faire ce choix, ne voulant pas devenir dépendant de celle des 10 tribus qui aurait été ainsi privilégiée. Dans un 1er temps, il est parti de l’autre coté du Jourdain, puis il s’est installé à Tirça. Ce n’est qu’une cinquantaine d’années plus tard qu’un roi fort, Omri, a choisi une ville neuve au centre du royaume, y a fait des constructions tout à fait importantes, et s’est affranchi des pressions d’une tribu particulière. L’identification de Tell-el-Farah avec Tirça est une hypothèse plausible, mais l’archéologie en tant que telle est incapable de prouver cette identification ou alors il faudrait des données autres, qui manquent encore.
On retrouve encore le nom de Tirça dans le cantique des cantiques :
Tu es belle ma compagne, comme Tirca, charmante comme Jérusalem...
Ton nombril est un bassin arrondi où le vin épicé ne saurait manqué, ton ventre est...,
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Le bassin se trouve près de la nationale principale 90 qui porte le nom de Gandi.
Il est l’un des plus grands projets de la vallée du Jourdain. Le long du fleuve Tirsta (wadi Faréa) trois bassins et leurs barrages ont été érigé à l’Est de la route de la vallée juste avant que l’eau du fleuve se déverse dans le Jourdain. C’est un bassin artificiel qui emmagasine seulement les eaux de pluies lors des inondations ainsi que l’eau de quelques sources salées du nahal Tirça. Le bassin peut contenir entre 5 et 9 millions de mètres cubes par an. Ces bassins ont été conçus de telle manière que si les eaux de pluies ne soient pas assez abondantes pour les remplir, les agriculteurs de la région s’en servent comme viviers.
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Le deuxième bassin, celui du bas se trouve sur le lit du fleuve Tirça et le troisième celui du haut sert à arroser les champs agricoles environnants, il est protégé sur les côtés par des remblais et dans le fond par des bandes de plastiques étanches.
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Le premier bassin celui du haut sert à absorber la boue et ses alluvions.
Le deuxième bassin sert à conserver l’eau après les pluies.
Le troisième bassin ne sert que de base de loisirs comme piscine d’hiver.
Du deuxième bassin, celui que nous visitons, l’eau est puisée vers un bassin artificiel qui se trouve sur la colline voisine grâce à des tuyaux qui le relient la vallée du Jourdain pour l’arrosage des champs ; il est en parallèle avec la conduite de la Sté des Eaux.
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L’eau des inondations qui s’accumule sert à l’arrosage des cultures, le bassin du haut, avec quelques autres de la région, sont employés pour l’élevage de poissons : viviers.
Ces bassins se trouvent dans la réserve Géon Ayarden sur les méandres du nahal Jourdain. Cette réserve a été ouverte par les Anglais pendant leur occupation dans le pays et ils ont réalisé le projet de ces trois bassins.
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Le deuxième projet a été de créer une zone touristique dans la vallée du Jourdain et aujourd’hui on trouve des points d’observations exceptionnels aménagés pour les promeneurs, une zone écologique très étendue ce qui garantie la protection de la nature dans la vallée.
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5) Migrash Tsiporra
Adam Zartal et le lieu du culteNé à Hedera en 1936 Adam est membre du kibboutz Ein Shemer. Il commença à étudier l’économie puis l’agriculture au profit de son kibboutz et il obtint un poste important. Après la guerre de Kippour en 1973 il décida d’étudier l’archéologie à l’université de Tel Aviv où il eut sa première licence puis il étudia à l’université de Haïfa où il obtint son doctorat en archéologie d’Orient ancien.
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Randonnée de 20 minutes entreprise non loin de l’aire de repos Tsiporra. Au début de la randonnée nous passons devant les serres du kibboutz Argaman qui sont très souvent envahies par les eaux de pluies importantes, ce fut le cas dernièrement où toutes les cultures ont été abimées.
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Le site archéologique.
Lieu de sacrifice datant de 3500 ans, époque où les Israélites rentrèrent au pays de Canaan. Le professeur Adam Zartal a fait des recherches dans plusieurs endroits du pays et dans la vallée du Jourdain et a découvert à cet endroit un temple qui devait servir aux sacrifices à l’époque où les Bné Israël arrivèrent en Israël. Il en a tiré cette conclusion car que des squelettes d’animaux cacher y ont été trouvés et aucun vestiges d’animaux employés par les cultes païens.
Face au lieu de sacrifice un grand amphithéâtre naturel s’impose avec ses gradins encore visibles et un chemin de ronde contournait le lieu du sacrifice.
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6) -Sur la 5799
Kanion de roches colorées.
Randonnée sur le nahal El Maniah. Le mot Maniah veut dire salé et comme les sources de ce fleuve étaient salées il a été appelé fleuve salé, aujourd’hui le fleuve est presque à sec et les petites cascades inexistantes. Un bâtiment a été construit à l’époque ottomane et servait de bains à la population environnante car les eaux chaudes arrivaient à remplir les baignoires ; plus tard Tsahal a occupé les locaux pour surveiller et protéger l’environnement puisque la frontière était contigüe à la nationale 90 jusqu’à la guerre des six jours.
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Des bédouins se sont installés à l’intérieur de la réserve et vivent sous de grandes tentes sur les pentes du nahal El maniah, ils élèvent des troupeaux de chèvres et font du fromage qu’ils vendent à Jénin, d’après notre guide, ils sont très heureux, vivent tranquillement dans un environnement de rêve.
Les Anglais très optimistes ont installé un appareil pour vérifier la quantité d’eau de pluies qui tombaient dans le nahal et sa profondeur, il est encore visible à ce jour.
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Le long du parcours du fleuve se trouvent les vestiges d’un moulin à farine avec un aqueduc à l’étage supérieur.
Les premières cyclamens sauvages font leur apparition en groupe, leur couleur varie du rose clair au mauve, les feuilles touffues des lis foisonnent dans la réserve.
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7) Tirat Tsvi
En autobus, nous ferons le tour de tous les viviers du kibboutz pour apercevoir toutes les sortes d’oiseaux existantes dans la région, ils viennent y manger ou se reposer juste avant le coucher du soleil.
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8) Kfar Ruppin
Point d’observation face à la Jordanie et à la vallée du Jourdain mitoyenne avec tous les villages jordaniens et Israéliens, les terrains agricoles ou les viviers, un panorama surprenant.
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21/12/2009
DE LOD A JERUSALEM SUR LES PAS DE MAÏMONIDE
Avec comme guide le docteur Moshé Shimon Gat qui nous parlera de l’inter action entre les trois religions monothéisme
Internet
Ramban et Aristote.
Avant de présenter les articulations principales de l'analyse de Maïmonide il faut rappeler qu'il existe des divergences marquées sur ce qu'était sa véritable pensée. Selon une école, Maïmonide était en réalité aristotélicien et professait l'éternité du monde, mais il camouflait sa pensée pour ne pas se trouver en opposition avec les doctrines du judaïsme. Au 20ème e siècle, les tenants principaux de cette attitude furent Leo Strauss et dans une moindre mesure Shlomo Pines. En fait, cette caractérisation de Maïmonide comme aristotélicien a commencé déjà de son vivant. Parmi ses contemporains, certains considérèrent son aristotélisme comme une tare indélébile ; d'autres, y virent au contraire un sujet d'admiration. En outre, les tenants de ce point de vue jugent, généralement, qu'il y a dichotomie dans les écrits de Maïmonide. Il y aurait d'un côté le Michne Torah, œuvre orthodoxe, dans lequel Maïmonide parle à l'intention du peuple, et de l'autre, le Guide des égarés, où il exprime sa vraie pensée de manière cachée à l'intention des juifs philosophes
Mais il existe une autre école suivant laquelle il n'y a pas contradiction entre les différents écrits de Maïmonide que l'on ne peut aucunement qualifier d'aristotélicien. Cette deuxième thèse a été défendue par Hermann Cohen, par le Rav Kook, par Jacob Gordin et par Emmanuel Levinas. Certes cette deuxième école admet que Maïmonide a formulé sa pensée dans les catégories philosophiques en usage en son temps, lesquelles étaient aristotéliciennes. Mais c'est là uniquement une question de forme. Pour ce qui est du contenu, Maïmonide est loin d'adopter les thèses d'Aristote. En effet Maïmonide se sépare d'Aristote sur des points fondamentaux : sur le problème de la création du monde qui est l'objet de cet exposé, mais aussi sur la question de la prophétie et sur celle de la providence
Ville de Lod
L’église orthodoxe grecque saint Georges
Elle est bâtie sur des vestiges d’une cathédrale qui date du temps des croisés ainsi que la mosquée mitoyenne, à l’origine c’était un unique bâtiment qui abrite aujourd’hui les deux ensembles religieux. A l’extérieur la croix et le minaret se côtoient
Cette église est dédiée à saint Georges. Sur le fronton du portail se trouve un bas relief de saint Georges tuant le dragon. Saint Georges tue le dragon pour sauver une femme, cette peinture souvent représenté soit en sculpture soit en peinture est le symbole du saint qui sauve l’humanité
Sur le fronton on peut reconnaitre une reine et un roi qui donnent les clefs à saint Georges sous un arc de triomphe
Les lettres Alpha et Omega sont également apposées sur le portail extérieur et rappelle leur définition du début et de la fin du monde
Deux lettres grecques entrelacées sont les initiales M et C celles du Messie ou du Christ et de la victoire
L’intérieur de l'église
On y distingue trois abscisses, une centrale et une sur la côté gauche mais celle du côté droit a disparu. Elle se trouve aujourd’hui dans la mosquée mitoyenne à cette église et l’abscisse manquante est aujourd’hui une partie de la mosquée.
Les hauts piliers qui soutiennent l’église datent de l’époque croisée et dessus on peut encore distinguer des sigles que chaque constructeur y apposait pour signaler son travail
Sur ce pilier un anneau et une grosse chaîne en fer rappelle que les malades mentaux étaient emmenés dans cette église pour qu’on leur enserre le cou dans cet anneau (coutume de l’époque) pour chasser les démons qui étaient en eux grâce à l’aide de saint Georges, de l’église ou de la foi….
Les sièges des églises d’autrefois étaient moins confortables que ceux d’aujourd’hui. Construit en bois le siège était très étroit et le dossier relativement haut avec deux accoudoirs. Les personnes priaient debout pendant un laps de temps assez long et pour leur faciliter leur position debout ils s’appuyaient sur ces accoudoirs qui étaient à la hauteur de leurs coudes lorsqu’ils étaient debout
En 1504 un conflit opposa les grecques et les latins pour la définition du saint sacrement ; ce fut la séparation de l’église. A Rome il est dit que le dernier repas de la Cène représente le seder de Pâques et que l’hostie est le pain azime tandis que les grecques pensent que Jésus à manger l’hostie avant le Seder de Pâques et que donc, l’hostie est du pain et non de la galette
Le double triangle (étoile de David) à une double signification ; le triangle avec la pointe en haute représente le Fils (Jésus) et le deuxième, la tête en bas représente l’Esprit
Au 8ème siècle une dispute éclate entre les deux églises à propos des sculptures et les orthodoxes refusent d’en mettre dans les églises et commencent à peindre des icônes
Cette église est spéciale en son genre car l’entrée ne se trouve pas face à l’abscisse, d’autre part l’allée centrale qui en générale est toute en longueur se trouve ici très courte, pour finir il n’y a aucune symétrie au sein de cette église. On ne trouve que deux salles voutées au lieu de trois comme dans toute basilique tout simplement parce que la troisième se trouve au sein de la mosquée mitoyenne
Les icônes
On retrouve dans toutes les églises orthodoxes grecques le même chœur accessible qu’au grand prêtre qui est caché par une série d’icônes toujours selon le même ordre. Au centre la porte d’entrée au saint du saint, à droite face aux croyants une icône représentant Jésus, représentant du pays et du ciel avec le pouce et l’index de la main droite serrés, puis une autre représentant des anges et une troisième représentant Jean Baptiste. A gauche de la porte, une icône représentant Marie avec Jésus bébé dans ses bras, une autre représentant saint Georges et la dernière est différente selon chaque église
Derrière les icônes se trouvent deux tables de sacrifices qui font penser à celles du Temple et tout comme à cette époque, seul le grand prête y pénètre pour y faire des sacrifices. Ensuite il sort par la porte latérale avec les sacrifices et les pèlerins le suivent en procession pour recevoir l’hostie
Première version de la légende de saint Georges
La légende le fait naître en Cappadoce, dans une famille chrétienne illustre. Il embrasse la profession des armes et devient officier dans l'armée romaine ; il fut élevé par l'empereur Dioclétien aux premiers grades de l'armée. Un jour, il traverse une ville (Beyrouth selon la tradition) terrorisée par un redoutable dragon qui dévore tous les animaux de la contrée et exige des habitants un tribut quotidien de deux jeunes gens tirés au sort. Georges arrive le jour où le sort tombe sur la fille du roi, au moment où celle-ci va être victime du monstre. Georges engage avec le dragon un combat acharné ; avec l'aide du Christ, il finit par triompher. La princesse est délivrée et, selon certaines versions dont celle de la Légende dorée, le dragon, seulement blessé, lui reste désormais attaché comme un chien fidèle. Mais suite à la publication des édits contre les chrétiens de Dioclétien, Georges est emprisonné. Sa foi ne pouvant être ébranlée, il y subit un martyre effroyable : livré à de nombreux supplices, il survit miraculeusement et finit par être décapité en Israël, où son tombeau est vénéré à Lydda (Lod)
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Saint Georges est traditionnellement représenté à cheval, souvent blanc, ayant un dragon à ses pieds. En armure, une lance à la main, portant un écu et une bannière d'argent à la croix de gueules. Cette bannière blanche à croix rouge, qui fut celle des croisés, devient le drapeau national de l'Angleterre. Il est l'allégorie de la victoire de la Foi sur le Démon - désigné dans l'Apocalypse sous le nom de dragon
Deuxième version de la légende de saint Georges
« Près de Silène, ville de Lybie, habitait dans un vaste étang un dragon effroyable, auquel les habitants offraient chaque jour deux brebis ; les brebis ne suffisant plus, il fallut livrer une créature humaine. Le jour où Georges parut dans la ville, le sort avait désigné pour victime la fille unique du roi. Pour la délivrer, Georges, monté sur son cheval, blessa le monstre de sa lance : il ordonna ensuite à la jeune fille d’entourer le cou du dragon avec sa ceinture et de l’emmener à la ville : là, il fit promettre aux habitants qu’ils se feraient baptiser et il tua le monstre. Alors le roi et son peuple témoins du prodige reçurent le baptême »
La crypte
La mère de saint Georges a vécu dans la ville de Lod et y a élevé son fils, à la mort de ce dernier elle l’enterra près de sa maison à l’emplacement actuel de l’église. Ses os sont dans un ossuaire au sein de l’église et son tombeau qui est dans la crypte de l’église est un lieu de pèlerinage pour les chrétiens européens qui y viennent s’y recueillir chaque année. Face au tombeau une très belles mosaïque de très grande valeur a été offerte par un prête qui habitait le couvent mitoyen, elle est recouverte en partie d’or et représente saint Gorges et le dragon
Sur un des murs de cette crypte se trouve une alcôve. Les chercheurs pensent que peut-être se trouvait là une porte qui menait à l’appartement de la mère de saint Georges et que par un souterrain elle serait venu prier sur sa tombe. Il est possible aussi derrière cette alcôve se trouve une pièce que l’on n’a pas encore découverte car les fouilles n’ont pas été entreprises
Le parfum, l’eau et la lumière sont présents dans cette crypte et représentent les symboles de sainteté. Les religieux de cette église prient en langue arabe
Seule cette église est le symbole de la victoire chrétienne, elle a une énorme importance aux yeux des orthodoxes et les pèlerins y viennent du monde entier pour des pèlerinages
L’église fut détruite à plusieurs périodes par les byzantins, les Perses, les croisés et Saladin. En 1266 Baïbar construit une mosquée sur les vestiges de l’église et y laisse une arche en souvenir de sa victoire sur les chrétiens
La ville de Ramlé
On peut aussi bien prononcer Ramlé que Ramla, Ramla est employée dans la langue littéraire et le « a » se transforme systématiquement en « é » dans la langue populaire
A l’entrée de la ville se trouvent deux cimetières arabes de la période médiévale avec un grand bassin dans le centre
La ville de Ramlé est un mélange de toutes religions et de toutes communautés ; on y trouve des arméniens, des chrétiens orthodoxes, des juifs karaïtes, des protestants, des musulmans, des bédouins, des palestiniens qui sont mariés avec des Israéliennes ou encore des palestiniens du Sinaï partisans de la cause israélienne (mashtapi), cette ville est plus cosmopolite que Haïfa
C’est entre 710 et 712 que les rabbins de la ville demandèrent aux Juifs et aux Samaritains de venir s’y installer
La grande mosquée Jami El Kébir
En 1260 les forces du sultan Mamelouk Baïbars conquièrent la ville et détruisirent La cathédrale pour construire sur ces vestiges une mosquée. La cathédrale romane de saint Jean vit le jour sur l’emplacement de la mosquée actuelle. Construite par les croisés elle faisait partie de l’un des édifices religieux médiévaux les mieux conservés du pays. Elle avait trois nef centrales coupées de sept travées formées de rangées de piliers dont les chapiteaux témoignent du talent des maîtres cisterciens, par l’élégance de leurs lignes er leur sobriété décorative. Le clocher élégant beffroi est devenu un minaret. L’origine du mot minaret vient de Manara qui veut dire or ou lumière
L’église a une orientation d’Ouest vers l’Est avec un portail à l’Ouest et du côté Est se trouvait l’autel à l’intérieur de l’abscisse. Au-dessus de l’entrée de la mosquée le verset du Coran qui dit que tout personne qui y rentre est croyante et doit faire la charité, cette inscription n’est qu’une copie, l’originale étant au musée Rockefeller
Du côté Sud et Nord se trouvent deux rangées de huit piliers surmontés de corniches en pierre avec des chapiteaux de style croisé qui se terminent en forme de voûtes. A l’étage supérieur deux rangées de quatorze fenêtres donnent une lumière suffisante à tout l’ensemble de l’édifice
Au fond de la mosquée on peut reconnaître l’emplacement de l’ancien autel chrétien et au milieu, l’allée centrale qu’on appelle le bateau de Jésus et qui représente son voyage spirituel. De chaque côté de l’allée centrale deux contre allées sont aussi appelés « bateaux de Jésus »
Le sol de la mosquée est recouvert entièrement d’un tapis dans les tons de vert et qui a pour motifs des minarets qui s’orientent vers la Mecque
Le Mihrab se trouve sur l’un des côtés de la mosquée, lui aussi en direction de la Mecque il contient le livre sacré : le Coran
La chaire du prêcheur se trouve à côté du Mihrab.
A l’étage supérieur se trouve l’oratoire des femmes.
Le mur extérieur de la mosquée est la seule partie originale de la basilique, on peut y distinguer deux parties, la partie basse datant des croisés, la partie haute de Baïbars
Les mosquées et les synagogues ne sont des lieux sacrés que par les Livres qui s’y trouvent. Un Sepher Thora qui est dans une synagogue rend l’endroit sacré tout comme le Coran qui se trouve à l’intérieur d’une mosquée, ce sont les Livres qui consacrent le lieu et non pas le lieu comme dans les églises
L’église est sacrée car elle est toujours construite à un endroit où il s’est passé un événement chrétien ou encore sur les lieux où il a été trouvé des objets lui appartenant
Avant que l’empereur Constantin gouverne toutes les églises étaient construites dans des catacombes c’est la raison pour laquelle nous trouvons souvent des vestiges archéologiques dans les sous sols des églises modernes qui ont été construites avec intention sur les anciennes
Selon une coutume musulmane Shi’ab A-Din, officier supérieur de l’armée de Saladin mort lors de la bataille de Cornes de Hittim est enterré dans la cour de la mosquée sous un bâtiment surmontée d’un dôme
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Les mosquées ont un à quatre minarets selon leur importance. Si elle comporte un seul minaret la mosquée a été construite par le peuple, si elle a deux minarets c’est le signe qu’une communauté importante l’a construite. Si elle a quatre minarets c’est la distinction du Sultan qui l’a faite construire
Trois arches rejoignant trois piliers encadrent la façade du portail Ouest de la mosquée, anciennement église qui représentent le symbole de la Trinité et sur le fronton une inscription mamelouke qui date de 1934 qui célèbre la restauration de la tour rouge du bâtiment
Parc Ashalom et le Han Hilou
Hilou vient du mot doux, bon, réussit
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Le parc n’est pour l’instant qu’un vaste champ abandonné et le caravansérail attenant porte de nom de Hilou (charme-joli). C’était un Han privé appartenant à une famille de Lod mais qui travaillait en coopération avec les bureaux administratifs de la ville de Lod. Il avait deux étages sur l’un seul ses côtés, là où logeaient les voyageurs et la cour servait d’abri pour les animaux. Il fait partie de la série des caravansérails construits sur la route principale qui menait à Yaffo tout comme ceux de Jaljulia et Ramla
A l’intérieur du Han une grande cour sépare les chambres qui étaient à l’étage et sous les voûtes du rez de chaussée se trouvent encore les abreuvoirs où venaient se désaltérer les animaux, toutes sortes d’artisans s’étaient installés autour de la cour et les voyageurs avaient ainsi tous les corps de métier pour leurs besoins avant de reprendre leur route. Un souk avait lieu aussi chaque jour pour le plaisir des voyageurs
A Ramla il é été découvert en 1996 lors de la construction d’une route principale une mosaïque exceptionnelle qui appartient à une villa romaine. Malheureusement par manque de fonds elle a été recouverte mais grâce aux photos qui ont été prises on peut voir l’excellent travail de cet œuvre par exemple l’une des parties de cette mosaïque où toutes sortes de poissons nagent dans la mer et où deux bateaux y voguent, les détails sont d’une précision extraordinaire et il est possible d’y découvrir toute l’histoire de cette période. Le propriétaire de cette villa a vécu un traumatisme lors d’un voyage en mer et a voulu l’extirper de lui en faisant exécuter ce chef d’œuvre
Han El Harassim. (Près de la rue Nathan Elbaz)
Dans ce quartier ce trouve un grand garage qui s’est installé à l’intérieur d’un site archéologique
Au milieu de toutes sortes de matériels automobiles, il faut se frayer un petit chemin pour arriver à une immense salle voûtée où volent des chauves souris, celles-ci contrairement à celles de leurs races ne sont pas aveugles et voient très bien. Au milieu de déchets de matériaux nous pouvons distinguer un ancien caravansérail qui devait être de toute beauté. De très grandes arches impressionnantes par leurs tailles forment plusieurs pièces. Au 20ème siècle une usine de céramique s’y installa à son tour
Beaucoup de caravansérail occupaient la ville au 8ème siècle car elle se trouvait à un important carrefour des routes entre Yaffo et Jérusalem jusqu’au 11ème siècle. Un tremblement de terre détruisit toute la ville qui fut reconstruite un peu plus loin non loin de là
Dans la vieille ville de Ramlé le tracé de la route de Yaffo Jérusalem existe encore à ce jour, des vestiges non entretenus de deux palais sont encore debout, ce sont les palais Wak Abou et Beit Tadji
La ville de Ramlé ne date que du 8ème siècle tandis que dans la bible nous trouvons des traces de la ville de Lod
A l’intérieur du souk se trouve l’authentique tracé de la route qui allait de Damas au Caire, une route droite comme une règle avec sur son côté droit un autre caravansérail
Toujours dans la vieille ville le quartier arménien que nous traversons était alors fermé des deux côtés de la principale rue
Près de la salle de fêtes le Calypso se trouvent les vestiges des bains turcs (Hamam) d’Aboudjïad qui ont fonctionné jusqu’en 1948
Latroun
Abbaye cistercienne des sept douleurs occupée depuis 1890 par des moines trappistes bourguignons est une construction imposante d’assez bel aspect, élevée près d’une colline où les croisés avaient construit le Toron des chevaliers. Elle domine une série d’intersection de routes et occupe de ce fait une position stratégique. Occupée par la légion arabe en 1948, le domaine en fut attribué à la Jordanie aux termes des accords de désengagement de 1949. Au début de la guerre des six jours Israël la conquit.
La sculpture de Latroun
Une sculpture a été érigée en 2006 près de l’église :
Trois hommes illustres, à peu près contemporains, chacun tout aussi sincère dans sa foi en D. que respectueux à l’égard d’autrui, fut-il son adversaire
Rachi de Troyes. (1040-1105)
Il vécut au 11ème siècle durant une sorte d’âge d’or pour les juifs de Champagne en cultivant sa vigne et en écrivant des commentaires de la Bible et du Talmud qui font toujours autorité de par le monde
Depuis le jour où j’ai compris les paroles du Talmud mon cœur m’a poussé vers ceux qui permettent de pardonner…
Bernard de Clervaux 1090-1153)
Son père était chevalier du duc de Bourgogne. Il rentre à Citeaux avec 300 de ses parents et amis qu’il a convertit à son idéal. Moins de quatre ans plus tard en 1115, il est chargé de fonder l’abbaye de Clairvaux. Très vite Bernard est consulté tant par les papes ou les empereurs que par les plus humbles. A sa mort Bernard laisse près de 350 abbayes de la nouvelle famille cistercienne
L’engagement de l’Abbé de Claivaux par rapport au peuple juif va plus loin que la simple tolérance et la simple protection : « Toucher aux juifs c’est toucher à la prunelle de l’œil de Jésus, car ils sont de ses os et de sa chair »
Salah Alah Ad Din (1137-1193)
Fils d’officier kurde ce grand guerrier, qui est aussi un homme politique exceptionnel, est une des plus nobles figures de l’histoire de l’Islam : après sa victoire de Tibériade, il traite les prisonniers chrétiens avec honneur et bonté
« Avec lui la générosité fut mise au tombeau »
Jérusalem
Le tombeau de David - Le cénacle - Le toit
Le cénacle et le tombeau de David se situent dans le même édifice.
Les franciscains l’ont acquis en 1335 et lui ont donné sa forme actuelle. Au début du 15ème siècle, les Juifs ont essayé d’acheter cet édifice. Cela s’est terminé par une querelle entre Juifs et chrétiens. Les musulmans qui se sont fixés pour objectif de contrôler le site, y sont parvenus en 1524 et ont expulsé les franciscains du mont Sion
David a été enterré dans cette ville sur la colline orientale (1 Rois 2 :10). A l’époque byzantine, David et James, fondateurs juifs et chrétiens de Jérusalem, étaient les sujets de célébrations liturgiques dans l’église du mont Sion. De là remonte la croyance que tous deux furent enterrés sur le mont Sion. Le tombeau de David y était situé et celui de James se trouvait dans la cathédrale Arménienne
Par la cour recluse du monastère franciscain du 14ème siècle, on atteignait le rez-de-chaussée du bâtiment, dans une chambre, qui fait actuellement office de synagogue. La porte de droite donne sur une salle de prière
Dans le mur sud, il y a un mihrab couvert de carreaux en céramique, construit à la période mamelouke (aujourd’hui, il est caché derrière une bibliothèque) . Dans la pièce voisine, se trouve un cénotaphe qui indique l’endroit du tombeau du Roi David. La pierre tombale est recouverte d’une étoffe en velours (couverte de plastique), et par dessus on peut voir les couronnes de la Torah des synagogues des communautés juives qui ont été détruites pendant l’holocauste. Sur la pierre tombale apparaît une sculpture de la période des Croisés. Les carrelages qui se trouvent sous l’actuel carrelage du Tombeau de David datent de la période des Croisés et des périodes byzantine et romaine. Ainsi, les fondations remontent au 2ème siècle après J.C. Sous le lieu de pèlerinage se trouve l’entrée d’une grotte découverte par E. Pierroti en 1859
Le Cénacle (pièce de la dernière Cène)
Dans sa traduction latine du Nouveau Testament, connu sous le nom de Vulgate (traduite en 382 – 405) ; Jérôme a traduit ces deux mots grecs par l’unique mot latin, ou cenaculum, signifiant « salle à manger » (généralement située au deuxième étage). Parfois, les traducteurs traduisent coenaculum en anglais par « cénacle ». Que ce soit à juste titre ou non, la tradition chrétienne a, depuis, considéré que ces deux endroits étaient les mêmes. Ainsi, conformément à la tradition, c’est le lieu où Jésus et ses disciples avaient organisé le repas pascal – la dernière Cène, avant que Jésus ne soit arrêté puis jugé (Mathieu 26 :17-29)
C’est ici même que Jésus apparut après la Résurrection, le miracle de la Pentecôte ayant eu lieu lorsque le Saint-Esprit descendit vers ses disciples et qu’ils se mirent à parler en plusieurs langues (Actes 2 :1-4)
Le style architectural de la « chambre supérieure » est gothique chypriote. Sur la colonne droite de l’entrée se dessine un bouclier des Croisés portant le nom de la ville allemande Regensbourg. Les piliers à l’entrée de la chambre supérieure sont plus anciens que la structure des Croisés. Au-dessus du palier, en haut des escaliers se trouvent des colonnes en marbre qui soutiennent une petite coupole voûtée. Sur l’une des colonnes on peut voir un chapiteau avec deux pélicans (poussins) tirer doucement sur la poitrine d’un troisième, un motif chrétien qui représente l’expiation. La construction en forme de coupole et le mihrab datent de l’époque mamelouke
Sur le toit du cénacle se trouve une minuscule pièce transformée en musée qui est malheureusement toujours fermée. C’est dans ce petit coin que le premier président d’Israël venait se réfugier pour admirer la ville de Jérusalem
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22/02/2010
LES FORÊTS DE LA PLAINE DU SUD
Notre guide et archéologue nous fera découvrir en cette belle journée du mois de Mars deux sites archéologiques au sein de deux forêts celles de Lahav et de Yattir qui se trouvent au Sud des monts de Judée. Il est non seulement archéologue mais enseigne à toutes les catégories d’âges, des enfants de l’école maternelle aux adultes, tout son savoir avec beaucoup de passion pour son travail.
Une famille de Bédouins occupe une partie de ces terres avec leurs troupeaux de moutons. Les animaux broutant les herbes environnantes déblaient ainsi les terrains ce qui permet d’avoir une vue panoramique nette sur les environs et aussi d’observer et de surveiller les éventuels attaques venant de Judée.
Le moshav de Davir est, entres autres villages de la région, spécialisé dans l’élevage des cochons et comme la Loi juive interdit cet élevage sur la terre d’Israël, les paysans fabriquent des rampes en béton sur laquelle les cochons reposent. La forêt est remplie de champignons comestibles que les promeneurs Russes, Bédouins ou Juifs viennent cueillir le Shabbat.
Beit Rimone dans la forêt de Lahav.
Le site date de la période du Talmud et de la Mishna.
Le village a été construit avec intention au Nord de la colline pour permettre aux villageois de surveiller les environs et aux soldats de voir arriver l’ennemi. Les cultures en terrasses s’étendaient tout autour du village sur les pentes de la colline. L’environnement du Tel est parsemé d’une cinquantaine de grottes très faciles à creuser grâce à sa couche inférieure de craie molle. Au sommet d’une colline, les ouvriers faisaient une petite ouverture juste assez grande pour que l’humidité y pénètre. La première couche de pierre était dure et ensuite venait la couche de craie. L’humidité, en pénétrant, ramollissait la terre et il était ainsi facile de creuser et de sortir la craie de l’intérieur. Si le trou était trop grand l’air sec pénétrait et assécher les parois ce qui rendait le travail trop difficile. Les grottes sont plus ou moins profondes, de cinquante centimètres à deux mètres de profondeur environ selon leur utilité. D’une manière générale, elles servaient soit d’entrepôts pour le blé, l’orge, l’huile, la viande séchée ou encore d’habitations et de toit pour les animaux.
Pas plus de 300 à 400 personnes occupèrent ce village, un grand clan juif qui vivait dans la région, cuisinant, mangeant, faisant leur toilette dans la nature et ne rentrant dans leur grotte que pour dormir. Les jours de grosses intempéries, ils descendaient leurs troupeaux de brebis ou de moutons avec eux au sein de la même grotte car ils représentaient tout leur bien. L’entrée de la grotte est rectangulaire entourée de pierres taillées sur place en forme de porte ; sur le côté de cette porte se trouve encore l’emplacement de la mézouza. A l’intérieur une petite rampe conduit de la pièce principale à de petites chambres à coucher. Les eaux de pluies étaient arrêtées par une bâche que posaient les hommes à l’entrée de la grotte. Comme le feu est très dangereux et interdit dans l’enceinte d’une grotte, les paysans le préparaient à l’extérieur et lorsqu’une belle braise rouge apparaissait ils la rentraient dans la grotte pour se chauffer.
De nombreux puits sont éparpillés sur ces vastes étendues, ils sont reliés entre eux par des canaux souterrains ou extérieurs et chacun d’eux était utilisé par deux ou trois familles. Ce site a été fouillé par l’archéologue Amos Klaoner, son équipe et le K.K.L. puis recouvert entièrement pour des raisons de sécurité et de vols.
La synagogue.
La grande révolution de la religion juive démarre au début du 4ème siècle, d’abord à Jérusalem, puis en Galilée mais aussi et surtout dans la région de Judée. Avec cette liberté de religion juive qui réapparaît en Israël et surtout dans cette région de nombreuses synagogues somptueuses voient le jour. Les Nabatéens ont de très beaux temples, les chrétiens de grandes et belles églises et les Juifs subissant leurs influences et voulant les concurrencer construisent de magnifiques synagogues ; ils espèrent aussi attirer à eux de nouveaux croyants. On est au 5ème siècle, période du Talmud et de la Mishna. Les synagogues sont sur le modèle que les basiliques (le mot basilique veut dire : édifices couverts, palais de justice, bourse de commerce ou lieu de promenade) Celle-ci a une citerne à l’intérieur, et sur le côté gauche une pièce fermée pour le bedeau. Deux rangées de piliers au centre de la synagogue soutenaient le toit. A droite, une autre pièce est supposée être la salle des femmes. Plus tard la synagogue a été agrandie pour y incorporer une salle d’études. Au milieu de la pièce centrale, sur le sol des rosaces ont été sculptées dans la pierre ainsi que d’autres motifs qui ont disparus depuis. La synagogue a été utilisée jusqu’au 7ème siècle époque où la religion musulmane apparaît et où les Juifs recommencent à être persécutés. Le site a été fouillé en 1970 et on y a trouvé des pièces de monnaies, des objets en céramiques et une menora en cuivre.
Le Mikvé.
Il a été construit vers l’Est, c'est-à-dire en direction des pluies. Bien que des fouilles aient été entreprises, il n’a pas été encore découvert le bassin qui permettait le renouvellement de l’eau ni les escaliers.
La nécropole
Les morts n’étaient jamais enterrés à la surface de la terre pour éviter les odeurs des défunts. De nombreuses nécropoles furent construites soit par famille soir par un par clan. A l’intérieur d’une grande pièce des niches étaient creusées pour y incorporer les sarcophages. Les corps étaient entreposés à l’intérieur de ces sarcophages jusqu’à ce qu’ils soient pleins. A ce moment là, les os des anciens corps étaient enlevés et jetaient dans une grande fosse et on déposait dans les sarcophages les corps des nouveaux défunts.
Les vestiges d'Anim dans la forêt de Yattir.
Village juif qui a existait au temps biblique, précisément à la période du Talmud et de la Mishna. Ici, une forteresse israélite de la période du premier Temple a été découverte ainsi qu’une synagogue De l’époque du 2ème au 5ème siècle. Le Tell se situe au Sud des monts de Hébron dans la forêt K.K.L. de Yattir qui s’étale sur 30.000 ares. Il se trouve tout près de la ligne verte au cœur de la forêt en direction des vestiges archéologiques de Maon et de Soussya. La forteresse biblique date du 7 et 8ème avant l’ère chrétienne, elle fait partie d’une chaîne de forteresses qui protégeaient le pays d’ici jusqu’à Eilat. A l’intérieur un grand espace vide desservait les chambres des soldats qui combattaient dans la région.
La synagogue.
Une seule grande salle ouverte vers l’Orient, selon la Loi juive, comme beaucoup de synagogues afin que la lumière y pénètre. Celle-ci aussi a été construite en forme de basilique bien que l’on retrouve le style romain sur le fronton de la porte d’entrée. C’est un encadrement en relief ou une éventuelle inscription peut y être incorporée. Les lieux ont été occupés jusqu’au 9ème siècle et abandonnés dès que la religion musulmane vit le jour. Une série de citernes se succèdent les unes derrière les autres et peut-être l’une d’elle servait au mikvé.
Le chemin de randonnée ouvert par le K.K.L
Ce chemin longe les nombreux pressoirs à vin, à huile, les citernes, les nécropoles et même le pré où les moutons étaient gardaient. Cela montre l’importance des activités des Juifs à cette époque dans la région.
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20/04/2010
NAHAL GOUSH HALAV ET
DALTON
GOUSH HALAV
C’était une ville juive à l’époque du deuxième Temple. Après la destruction du Temple, les vestiges du village juif de Goush Halav sont restés visibles jusqu’au 19ème siècle. La ville était connue dans la région pour être florissante grâce à son excellente production d’huile d’olives. Elle portait aussi le nom de Beer Sheva Aglillit car tout comme dans le Sud, Matitiao a organisé la bataille contre les Romains. Beer Shéva Aglilit est aussi le nom du village connu à la fin de la période du deuxième Temple comme l’une des villes fortifiées par Joseph Matitiao juste avant la grande révolte. Il se trouvait au nord-est de la frontière de la basse Galilée. Beer Shéva en arabe a la consonance de Saba qui signifie « lion » En arabe, le lion a six noms : (arié) – (lish) – (lavi) - (sahal) - (shahaz) (Ilo) Il est rappelé dans la langue arabe que le roi des animaux a près de trente noms ou expressions. Saba est l’un d’entre eux et de là il s’ajoute à beaucoup d’autres noms qui ont prit des noms de village ou de montagnes : Mont Kfir – Ein Assad – Ein Aari – etc…
Il est possible que Goush Halav était appelée aussi Beer Shéva Aglilit
La grande révolte a été organisée à Goush Halav, la porte de la haute Galilée, car toutes les autres batailles se trouvaient en Galilée occidentale à cause de l'importance des routes, seule région touchée par les batailles car les Romains n'attaquèrent ni le Golan ni la haute Galilée
Goush Halav voit le jour à la période cananéenne, son nom n’apparait pas dans la Bible mais seulement dans la Mishna où il est écrit qu’elle est entourée de remparts à l’époque de Josué Ben Noun. Après la destruction du premier Temple elle est restée apparemment dans les mains de ses descendants ceux qui s’y étaient réfugiés ou encore dans les mains des immigrants de Babylone
A la période du deuxième Temple Goush Halav a été un village très important en haute Galilée et Jonathan Ben Lévi était connu sous le nom de Jonathan de Goush Halav, un des dirigeants de la grande révolte contre les Romains en 66
Pendant les préparations de la bataille deJoseph Ben Matitiao fut envoyé en Galilée pour fortifier les villages et les villes de la région et il raconte lui-même que Goush Halav n’accepta pas sa décision, qu’elle décida de fortifier la ville par les soins de Jonathan Ben Lévi qui était contre lui. La ville fut la dernière à se rendre aux Romains. Selon Joseph, Titus arriva un Shabbat à Goush Halav avec 5.000 cavaliers et demanda à la population de se rendre. Jonathan se tourna vers lui et lui promit d’accepter son offre mais à condition qu’il respecte le shabbat, jour où il est interdit aux Juifs d’entamer une guerre ou une paix. Il réussit à le convaincre et ce dernier partit vers Kadesh. A la sortie du Shabbat Jonathan et ses hommes partirent de Goush Halav pour se rendre à Jérusalem
En rentrant dans le village nous croisons plusieurs tombes de Justes, entre autres celle du rabbi Itsrak Magoush (du Goush Halav) qui date du 13ème siècle et qui fait partie d'une série de tombes qui étaient alignées le long de la route principale. Près de l’église les tombes de Shemya et Avtilyon deux Justes qui siégeaient au grand Sanhedrin de Jérusalem. Les pèlerins se rendaient régulièrement sur leurs tombes au moyen âge. Adrameleh et Sharatsel, membres du Sanhedrin, le rav Meïr Katson (Rabbi Baal Anes (le miraculeux) dont certaines personnes pensent qu’il est enterré à Goush Halav, le rav Meïr Itsrak Alévi qui joint la poésie avec l’introduction de la fête des cabanes
Les fouilles archéologiques n'ont pas été entreprises dans le village car les vestiges se trouvent aujourd'hui sous les fondations des diverses maisons du village
Aujourd’hui un village arabe a été reconstruit sur l’ancienne ville juive et porte le nom de Jish. Situé à 7 kilomètres de Sfat, sa population arabe est moitié de confession maronite et moitié melkite et ils vivent en bonne entente avec les musulmans et les grecs catholiques. La population de la ville est de 2400 habitants. Les maronites du village sont arrivés du Liban au 18ème siècle ou ils occupaient 6 à 7 villages. Après avoir quitté plusieurs villages du pays ils se regroupèrent à Goush Halav en 1948. Malya et Goush Halav sont les deux villages les plus réputés au pays pour leur excellent niveau de vie, la propreté, l'éducation et la culture de la population. Le village construit à 825 mètres d'altitude domine les vastes étendues de vergers qui fournissent le travail à la majorité des villageois
LE MAUSOLEE.
Au milieu village un escalier descend vers une maison où se trouve une pièce contenant de superbes sarcophages qui rappellent ceux de Beit Shearim. Un autre escalier au sein cette pièce nous descend au fond de la grotte où se trouve un mausolée, le tombeau d'une famille juive contenant 5 tombes, peut-être de rois ou encore de notables. Les corps étaient enterrés dans les cercueils au creux des niches, elles mêmes au fond d'un enclave et les os récupérés beaucoup plus tard étaient transférés dans les sarcophages de l'étage afin de pouvoir mettre de nouveaux morts dans les cercueils. Tout comme à Beit Shéarim, nous retrouvons l'influence hellénistique dans le style des sarcophages. On y a même retrouvé des phrases en hébreu écrites en grec [phonétique]
Découvert en 1973 le mausolée faisait partie du cimetière qui se trouve sur le pan ouest du village
La grotte : 1- Elle a été creusée dans la roche et dix niches y ont été également creusées dans lesquelles se trouvaient des ossements. Sur les murs ont été gravé des roses, des formes géométriques et sur le dallage ont été creusé des trous où des bougeoirs y ont été découverts ainsi que des bouteilles en verre
2- L’entrée : Construit selon l’ouverture de la grotte, des bancs en pierre s’adossent à ses murs. A l’entrée de la grotte une porte tourne sur son gond en pierre avec une poignée en fer et en face la place du verrou. Il est possible de faire encore fonctionner cette porte aujourd’hui avec toutefois un peu de difficulté
3- La pièce du haut : Elle a été construite sur la pièce d’entrée du bâtiment et là se trouvent deux énormes sarcophages avec leur couvercle en forme de pyramides, entre les deux étages se trouvent des restes de corniches. Dans le sarcophage se trouvaient quinze squelettes et des divers objets comme des bouteilles en verre, des bagues en or, des perles en or et des bougeoirs. Ces bougeoirs datent du 4ème siècle mais leur style architectural serait du 2 ou 3ème siècle
LA SYNAGOGUE.
Au début de la randonnée qui part du village se trouvent les vestiges de la synagogue qui datent de la période du Talmud et de la Mishna. Un bel aigle est gravé sur l’un des frontons qui se trouvent à terre dans l’enceinte de la synagogue et il représente l’influence de Rome sur les Juifs de cette époque
La synagogue a été construite en pierre taillée, elle a une surface carrée de 18 mètres sur 19 mètres et sa façade donne sur le Sud. Au centre de la synagogue une seule ouverture qui est la porte d’entrée principale, sur la façade ouest il y avait apparemment une autre ouverture. Au centre du temple il y avait trois rangées de piliers. Elle a été fouillée une première fois en 1905 puis de nouveau en 1977 par le professeur Eric Méyras
Il y a plusieurs raisons de croire que Goush Halav était une grande ville et non un village car selon la Mishna les Juifs des villages (moins de 5000 habitants) n’avait de synagogue et allaient prier dans les villes avoisinantes. A Goush Halav les fouilles ont révélé un bâtiment public ce qui signifie qu’il y avait un palais de justice (Beit Din) un service médical (médecins) une administration publique, un service social (Tsédaka) des bains (mikvaot) un service administratif avec des scribes, la rabanout pour la cacherout, des artisans qui représentaient tous les corps de métiers, dix pensionnaires entretenus par la communauté pour le mynian de la synagogue. Le reste de la population vivait de l’agriculture. On pense que la ville était conçue en deux parties, la première sur les hauteurs à l’endroit du village arabe d’aujourd’hui et la deuxième, dans la vallée, autour de la synagogue
La concentration des Juifs en haute Galilée était très dense puisque l’on compte 25 synagogues avec 45.000 Juifs sur une petite superficie, le Golan abritait 55.000 Juifs sur une surface guère plus étendue
Si les églises étaient toujours isolées en Eretz Israël c’est que les chrétiens se cachaient, il n’en ait pas de même pour les Juifs car dès que des Juifs se regroupaient pour former un village, la première des choses était la construction d’une synagogue, au plus haut du village, qui devenait le centre de la communauté
Rabbi David Ben Zimra, dit le RaDBaZ, forme la charnière entre les Richonim (sages des années 1000 à 1500 environ) et les Aharonim (de 1500 à aujourd’hui). A la suite de l’expulsion des Juifs d’Espagne en 1492, il se rend à Fès, au Maroc, avec ses parents, puis à Safed, puis à Jérusalem, pour ensuite s’installer en Égypte, au Caire, en 1514 Très vite sa réputation grandit, il est nommé Grand Rabbin d’Egypte en 1517, poste qu’il occupa durant quarante ans. Il eut de grands élèves tels que : Isaac Louria (Ari zal), Betsalél Ashkenazi, (auteur du Chita mékoubétseth)... En 1569 il retourne à Jérusalem et de nouveau à Safed
Il fait partie du Beth Din (tribunal) présidé par Rabbi Yosseph Caro (auteur du Choulhan arouh).Son avis a pesé en particulier dans la discussion sur le renouveau de la Smikha (l’ordination).Il est l'auteur de plus de 10.000 responsa, dont seulement environ 2.000 nous restent, publiées en 3 ouvrages : ChoutHaRadbaz, Chout Divrei David, et Chout On Yosseph, ainsi que de plusieurs livres halakhiques dont Yékar tiphéreth, commentaire sur le Michné Thora de Maimonide… Il a aussi écrit des ouvrages d’ordre kabbalistique, dont : Maguen David, sur l’alphabet, Met_ouda David, sur 613 commandements, Migdal David, commentaire du Cantique des cantiques
JONATHAN MOUGASH (de Goush) HALAV
Fils de Lévi de Goush Halav c’était un riche habitant de la région qui a été responsable (jusqu’à la grande révolte juive) de récolter les impôts de toute la population de la région y compris ceux du gouvernement romain. Lorsque que la guerre se déclara entre les populations juives et les Juifs des environnants du pays, Jonathan engagea des combattants de tous les coins de Galilée, 400 hommes et organisa avec eux une force militaire pour protéger les villes de Galilée. Entre temps il se retira des villes étrangères. Jonathan demanda à Joseph Ben Matitiao qui était alors le commandant de Galilée au nom du gouvernement juif de Jérusalem lorsqu’il arriva à Goush Halav de reconstruire les remparts de la ville pour protéger la population des Romains qui s’approchaient de la Galilée. Joseph Ben Matitiao refusa car il y avait un manque de volonté de sa part d’attaquer l’empereur romain. Ce refus décrit à Jonathan le véritable caractère du commandant et où été sa loyauté. Jonathan vendit les récoltes de l’empereur et utilisa l’argent pour la population de sa ville ; Goush Halav
En 67 Vespasien, commandant de l’armée romaine, se dirigea vers la Galilée et très rapidement Yodfat la capitale de Joseph tomba entre ses mains
NAHAL GOUSH HALAV ET NAHAL DISHON
Le nahal Goush Halav se trouve en bas du village et contrairement aux autres nahalim qui partent d'une petite source et dont le lit s'élargit au fur et à mesure de son cours, le nahal Goush Halav s'étale dès son embouchure grâce a la roche crayeuse qui l'entoure. Le sentier de randonnée qui longe le fleuve est large et découvert et rejoint le fleuve Dishon qui est son affluent
Le fleuve Dishon fait partie du Shvil Israël et traverse la forêt de Baram. Le mont Dalton est une montagne volcanique c’est la raison pour laquelle les pentes sont couvertes de basalte, il a explosé il y a quelques millions d’années et c’est peut-être une raison que le fleuve Goush Halav s’étale de cette manière dès son embouchure
La forêt de Baram est une des rares forêts naturelles du pays qui n’a pas été plantée par le K.K.L On y trouve des chênes et des pins, des érables syriens, des colchiques, des crocus. Cette forêt a été plantée par les membres de l’église maronite qui a érigé une église au sein de ses terres au 19ème siècle
Le moshav Kerem Ben Zimra a été fondé sur le mont Dalton et a prit le nom du rav qui est enterré non loin de là. Deux familles du moshav ont ouvert le cellier où ils fabriquent le vin du Dalton.
RESERVE DES CROCUS DANS LE KENION BEN ZIMRA.
Non loin du moshav Kerem Ben Zimra, de l’autre côté de la route, un sentier abrupt nous descend vers la réserve de crocus. Avant d’arrivée en bas de la côte, sur la pente aride de la montagne un tout petit chemin de randonnée mène vers le sommet et en chemin, à droite et à gauche du sentier fleurissent en ce mois de novembre, des quantités de crocus en groupe ou isolés
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30/07/2010
NAHAL AVNIEL.
Israël a importé des arbres du nom de Paolina qu'il a planté dans le Nord du pays pour l'industrie du bois. Le long de certaines routes nous pouvons voir ces quantités d'arbres au tronc fins, assez hauts, avec un feuillage touffu. Mais d'après les statistiques les résultats espérés ne sont pas concluants.
Par contre les acacias – mimosas - ont été importés d'Australie pour éviter que le sable ne se propage un peu partout et surtout pour que les dunes de sable ne se développent pas plus, ils fleurissent un peu partout le long des routes et dans la nature en ce début de printemps. Apres bien des années le sable a disparu du pays à cause de promotteurs qui s'en sont servi pour les différentes constructions et aujourd'hui les dunes sont protégées par les mouvements écologiques,
KFAR THABOR
Au cours de la première Alya, en 1901, les vingt premières familles sont arrivées et ont crée le village agricole de Kfar Thabor. Elles s’établirent sur les ruines du village arabe de Massaha et adoptèrent son nom.
Les premiers pionniers se heurtèrent à de nombreuses difficultés: La pénurie d’eau, le manque d’électricité, l’éloignement des villages Juifs et l’absence des routes reliant les villages entre eux. Ces difficultés s’agravèrent avec les problèmes de sécurité résultant des frictions avec les bédouins qui vivaient dans les environs. Les pionniers reçurent cependant une assistance grâce aux œuvres du Baron de Rothschild. Il finança l’achat des terres, la construction du village (tant privé que public), et paya le salaire des enseignants; de l’instructeur agricole, celui des gardes et du médecin toujours accompagné de son âne.
LA SYNAGOGUE :
Elle a été élevée au moment des événements. Ses murs en béton d’une épaisseur de 40 centimètres, sa porte en fer et le plafond où se trouvait une trappe qui permettait de monter et de surveiller les environs auraient pu la destiner à servir d’abri. Par chance, elle n’a servi que de lieu de culte.
Dans le cimetière de Kfar Thabor qui a été construit sur le village abandonné de Mezra se trouvent les tombes des Sobotnikim (les Shomré Shabatt non juif)
Igal (Alon) Païkowitch est né ici, dans ce village, il était issu d'une famille nombreuse dont six garçons et trois filles et le rêve de son père était que tous ses enfants s'installent à Kfar Thabor. En 1918 lorsqu'ils arrivèrent il n'y avait qu'un médecin et les 17 autres familles étaient des paysans venus de Russie. Igal Alon étudia dans l'école du village (aujourd'hui maison restaurée "beit amorim" qui servit d'abord d'école et plus tard de logements aux instituteurs). Plus tard il alla étudier à l'école de Mikvé Israël jusqu'à ce que celle de Cadoorie ouvre ses portes. Il fit alors partie de la première section qui termina ses études agricoles à cette époque (avec Itsrak Rabbin) Le premier directeur de cette école, Yossef Vitkin à donné son nom au village de Kfar Vitkin situé près de Netanya.
BEIT AMORIM.
Les maisons de la région étaient construites en pierres de basalte (pierres volcaniques de la région) sans fondations mais des piliers et peu de toits c'est la raison pour laquelle elles étaient soutenues par des 'S' en fer pour consolider les murs. Ils sont encore visibles à l'extérieur des bâtiments.
Les eucalyptus ont été apportés d'Australie tout d'abord par Charles Netter puis par Hilel Yaffé pour assainir l'air des marais, nous en avons près de dix sortes au pays. Les eucalyptus, les oliviers et les caroubiers ont un gros avantage c'est qu'ils sont faciles à déraciner et à déplacer et qu'ils s'adaptent très bien et très vite là où ils sont replantés.
LA SCULPTURE DE L'AMPOULE.
Placée au milieu du village c'est l'œuvre d'Assaf Lipsif qui habite et travaille à Maoz Haïm. Assaf rappelle, dans cette œuvre, la lumière de la centrale électrique de Naharaym fondée par Rottenberg.
LA SCULPTURE DU SHOMER.
Elle s'impose à l'entrée de Kfar Thabor. Le "surveillant" et son cheval en bronze ont été posés sur un grand arc de triomphe en pierres au milieu du carrefour central du village. Les 'Shomrim' ou Surveillants ont formé une organisation pour protéger les moshavot des attaques ennemies, ils ont commencé leurs missions à Tel Haï et Tel Adashim et ensuite se sont installées à kfar Thabor.
SARONA.
L’implantation « Tour et Enceinte » de basse Galilée fondée en 1937 est occupée aujourd’hui par 70 familles. Sarona est née de l'organisation des "Associations - Agoudot" et prit le nom de vestiges archéologiques du nom de Hourvat Sarona.
Un superbe panorama s’offre à nous au sommet de l’implantation et près des étables : Le mont Gil’ad, le nahal Yarmouh, Les hauteurs du Golan, Sfat, le mont Hermon, Emek Ayarden, L’hôpital de Porya, le nahal Yavnéel, Kfar Allumot ou habite Shimon Peress, le quartier d'Ezorim à Tibériade et Yavnéel.
NAHAL AVNIEL.
Notre randonnée pédestre commencera sur la départementale 767 après le mochav Avniel, sur un chemin de randonnée sur la droite de la route qu'emprunte les voitures tout terrain. Nous longerons ce chemin boueux dans plusieurs endroits qui fait parti du schvil Israël puis nous bifurquerons vers un petit sentier beaucoup plus étroit dont la marque de reconnaissance est noire et blanche. Il est envahi d'une multitude de petites fleurs mais surtout d'une quantité impressionnante de fleurs de moutarde qui jonchent les pentes du nahal.
Le nahal Avniel a deux sources Ein petel et Ein Kosh, Après une randonnée de sept Kilomètres nous atteindrons le Jourdain à la hauteur du site chrétien de Yardenit. Le nahal Avniel est l'un des affluents du Jourdain. Le long du nahal nous croiserons des Tsmaraniot – phagnalons rupestre- des Tiltanes- des Tagiot – de la sauge à longues tiges gdoula
CIMETIERE DE DEGUENNIA
On visite toujours le cimetière de Kinnereth connu pour ses célèbres personnages qui ont marqué l'époque de la deuxième Alya mais on ne visite que très rarement celui de Déguennia dont les tombes rappellent elles aussi de nombreux personnages qui ont participé à la création du pays.
Un mémorial a été érigé en souvenir des soldats disparus pendant la guerre 1948 lors de la bataille du carrefour Tsémah. Les Syriens et les Libanais s'étaient réunis pour nous affronter et nous avons eu plus de cinquante morts dans cette bataille.
Eden Cohen, un des 70 soldats soldat mort dans la catastrophe des hélicoptères a aussi un mémorial dans ce cimetière mais malheureusement beaucoup de corps de cet accident, dont le sien, n'ont pas été retrouvés.
Arthur Ruppin (1876-1942) repose aussi à l'ombre d’eucalyptus. Il adorait les enfants et leur distribuait des bonbons sans arrêt. Sa femme Hanna est à ses côtés. (1876-1942) Economiste et sociologue il dirigea l’Office palestinien. Il est à l’origine de toutes les initiatives qui transforment la Palestine et facilite la deuxième Alya.
Aaron David Gordon (1856-1922) philosophe de la mystique du travail et de 'retour à la terre' devint l'un des chefs spirituels du sionisme en même temps que le théoricien travailliste de la deuxième Alya. Il vécut à Déguennia et mourut à 66 ans ayant manié la pioche jusqu'au dernier moment de sa vie. Il repose sous les eucalyptus et sa tombe porte cette inscription : " Serviteur de l'homme et de la nature"
Joseph Baratz monte au pays monte au pays de Russie à l'âge de 16 ans et s'installe à Deguennia et crée le "groupe Deguennia" Il sera fondateur et le président de "Agouda Lemaan Ahayal" dès 1948 jusqu'en 1968.
22/09/2010
LES MONTS HILLEL ET KFIR.
Avec notre guide nous partirons de Ein Elassad pour traverser le nahal Ari, le mont Kfir et le mont Hillel pour nous retrouver à Beit Djan après une randonnée de 7 heures.
Ein Alassad est le village druze le plus petit et le dernier en date en Israël. Fondé depuis 120 ans, il a une population de 800 personnes partagées en 10 clans. Chacune de ces grandes familles est arrivée d’un endroit différent. La famille Haladj est une famille de réfugiée qui s’est sauvée de Turquie et qui s’est installée en haute Galilée, près de la source Ari. Deux autres familles y étaient déjà implantées, elles venaient de Madjadl-Smas dans le Golan. Un autre clan de 48 personnes de religion musulmane est arrivée de Kfar Hanan.
Les autres clans sont venus de Osséfya, Pki’inn, Horpeish et Beit Jan. Ces huit grandes familles ont formé le village.
En 1940 des Druzes quittèrent Damas en Syrie pour s’installer dans le Golan. De 1942 à 1948, ils continuèrent à arriver dans cette région puis elles changèrent de direction pour descendre s'installer en Galilée. Lorsque la Syrie prit son indépendance en 1946 Les Druzes comprirent qu’ils ne pourraient plus y retourner et restèrent en Israël.
La petite fille de Dali Salami, un des premiers occupants de ce village vit encore aujourd’hui dans le village ce qui n’est pas le cas pour les autres familles qui s'installèrent à droite et à gauche avant de revenir bien plus tard.dans ce village.
Au centre du village coule la source Ari ou source du Lion qui arrose toutes les plantations en terrasses du village.
De notre premier panorama nous verrons : le mont Hazone (584m), le mont Camoun (602m) avec les villages de Mihmanim, Kamana et Camoun. Carmiel avec ses 800.000 habitants qui est devenue la grande ville de haute Galilée contrairement à ce que pensez certaines personnes comme Ouri Zoah, ou Ouri Davis. Nous voyons également Lotem sur le mont Hilazon (352m) qui était un kibboutz mais qui a vendu ses terres à des particuliers pour construire un lotissement. Le village arabe Araba avec derrière lui le mont Aahim (521m), Sahnin, le mont shaavi (538m), le mont Atzmon (538m), la ville arabe de Deir Hanna, Ararit avec le moshav Yahad près de lui le mont Livnine (425m), Les Cornes de Hittim, le mont Tirane (548m) et le plus petit kibboutz du pays : Inbar avec ses 80 membres.
Notre randonnée a commencée à 490 mètres d'altitude à la hauteur du village Ein Alassad pour atteindre son sommet à 980 mètres. Du mont Hillel, nous avons été jusqu’au nahal Admaniot et jusqu’au sentier des anémones sauvages qui est un des rares endroits du pays ou nous pouvons trouver ces fleurs.. La réserve ne contient que 45 fleurs qui sont en pleine floraison en ce mois de février. A part quelques anémones que les habitants des villages mitoyens ont plantées dans leurs jardins, cette fleur est exceptionnelle rare en Israël.
D’un deuxième point d’observation nous voyons la même vue que du premier point à la seule différence que maintenant nous dominons et de beaucoup toutes les montagnes environnantes. Nous voyons également le Kinnereth, la ville de Sfat et toujours les monts Livnine, Hazon et Camoun. Du côté opposé nous apercevons le mont Méron et le mont Afaym à 980 m d’altitude.
Dans la réserve des monts Méron nous trouvons des myosotis, des jacinthes, plusieurs sortes d’orchidées poussant que dans cette région (sahlav Aari Halav), des véroniques des monts Méron (petites fleurs de couleur bleue), des arums (louf) ainsi qu’une pierre ronde et blanche s’accrochant à la roche qui porte le nom de pomme d’Elyao.
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La randonnée se terminera à Beit Jan.
Beit Djan : C’est un gros village druze, le Dagan du Talmud occupé par les Israélites jusqu’au siècle dernier. En raison de son altitude (940m) on y embrasse du regard la plaine de Galilée jusqu’au mont Thabor et par beau temps jusqu’au Carmel. Les druzes ont une superficie de 3.000 hectares de terrains cultivés et de pâturage autour de leur village.
01/10/2010
NAHAL HATIRA.
Notre randonée débutera à Ein Yorkéam et se terminera après 8 heures de marche et 14 kilomètres à Maalé Akravim.
Le nahal Hatira prend sa source dans le grand Martech et coupe la chaîne montagneuse qui porte son nom. Près de lui se trouve le fortin Yorkéam. Il existe dans les Martechim une inversion du relief c’est à dire que les points culminants tectoniques sont les points topographiques les plus bas de la chaîne. Le Martech est une vallée érosive en forme de cirque ou de cuvette fermée qui s’est développé dans les régions axiales des anticlinaux du Néguev septentrional et central. Le grand Martech dans la structure de Hatira, le petit Martech dans la structure de Hatséva.
Aucune source naturelle ne se trouve près de Ein Yorkéam, les eaux qui stagnent sont seulement celles des pluies qui tombent en hiver. Les marches qui descendent au bas de la gorge ont été construites par les Nabatéens pour que les chameaux puissent y accéder et s’y désaltérer. Les soldats romains qui occupaient le fortin venaient également s’y approvisionner en eau. Par contre, eux ne descendaient pas jusqu’en bas et puiser l’eau du haut à l’aide d’un système de corde comme pour un puits. Près de là, on trouve des genêts et des tamaris.
Première pause :
La montagne en craie s’effrite lors des inondations et elle a formé entre autres un champignon qui ressemble à celui de la réserve de Timna, sur le parterre une quantité de petits trous se sont formés, peut-être des coquillages fossilisés ?
On trouve ici du lichen, plante formée par l’association d’un champignon et d’une algue vivant en symbiose, qui croît, étalée sur les roches et du Adad ou dentelaire
Nous commençons la descente de la falaise abrupte de Maalé Apalmah grâce à une échelle et des repose-pied encastrés dans la roche (placés en 1950) puis nous continuons dans un sentier étroit, raide et bien glissant. Face à nous la cascade de Maalé Apalmah avec la cascade Hatira et sa piscine à sec aujourd’hui [en février]. Les Arabes appelaient cet endroit Nakal Elyéoud, (le passage des Juifs) car du temps du mandat, les Juifs transportaient clandestinement des armes et des munitions par cette voie difficilement accessible que n’empruntaient que les Bédouins. Aujourd’hui encore, nous croisons un bon nombre de Bédouins qui descendent la falaise pour se rendre à des festivités.
Deuxième pause :
Près du lit du nahal Hatira, tout en bas de la falaise, poussent plusieurs sortes de plantes, des buissons d’aupébine, des genets et des herbes que les Arabes coupent et utilisent dans leur cuisine.
D’après certains guides le jujubier serait l’arbre avec lequel les Romains auraient fait la couronne d’épines de Jésus, celle qui le blessa au visage.
Le long de notre randonnée nous croiserons les nahalim Yamine et Mamshit avant d’entreprendre la difficile montée de la falaise qui prend le nom de Maalé Yamine. Nous déjeunerons adossés à la falaise qui nous donne un peu d’ombre pour nous reposer de ce soleil du mois de février qui nous fait déjà transpirer.
Le fortin Tsafir. Il se trouve sur le petit Martech.
Il ressemble à celui de Yorkéam et à bien d’autres encore qui avaient été édifiés pour former une ligne de sécurité dans le désert. Ils se trouvaient entre les provinces arabes et la Palestine. Leur but était de protéger les caravanes qui venaient d’Afrique vers Gaza, c’était la fameuse route des parfums. Du haut des forteresses ils communiquaient grâce à de grands feux. Ils étaient très peu nombreux dans les fortins, une dizaine de soldats environ et leur condition de vie était très difficile ; Il y faisait très froid l’hiver, très chaud l’été, ils devaient allaient chercher l’eau en bas du fortin, près du nahal et la nourriture arrivait par convoi de temps à autre, lors des visites de leurs officiers.
Notre randonnée se continue vers Maalé Akravim et pour y arriver nous descendrons toute la voie romaine avec ses marches de l’époque qui aboutit à la route des serpentins. Là nous attend l'autobus.
08/02/2011
Le Sud rouge: Une promenade à ne pas manquer en février pour les amateurs de fleurs
Les journaux en font une grande publicité, la télévision en parle beaucoup, des excursions sont organisées spécialement en cette saison et les voitures encombrent le carrefour mais c'est une promenade incontournable pour les petits et grands car les anémones rouges foisonnent dans toutes les réserves de la région.
Carrefour Saad.
A la jonction du Carrefour Saad se trouve une petite réserve naturelle dont le sol est de couleur dominante rouge en janvier ou février juste après les premières pluies car il est couvert d'anémones. Des petits sentiers sillonnent la réserve pour que les visiteurs profitent de ce spectacle.
L’aire de repos attenante et le panorama qui s’offre à nos yeux est dédié à Jonathan Vermeullen qui est monté au pays à l’âge de quatre ans avec ses parents, famille égyptienne qui aimait Israël. Cette famille appartenait à une communauté protestante qui croyait au Messie et que la terre d’Israël appartient aux Juifs. Ils pensaient que la rédemption viendrait d’Israël et qu’à la fin des temps le monde entier serait chrétien. Ils s’installèrent dans le moshav Nes Arim. Sur une photo qui se trouve près de son mémorial nous le voyons planter un arbre. Cette photo a été choisie par le K.K.L. pour la page de publicité de leurs catalogues afin d’inciter les lecteurs Juifs à participer à l’entreprise de la plantation des arbres dans les forêts du K.K.L
En 1993, Jonathan décida de rester seul en Israël pour terminer ses études secondaires dans son lycée, ensuite il lutta pour rentrer dans les rangs de Tsahal. Il fut incorporé dans la brigade tankiste Plaser 500. Après ses trois ans de service régulier, il se réengagea comme combattant bé yamam puis il choisit d’être artificier dans la Police des Frontières.
Le 28-12-2000 il participa à l’opération Soufa près de Gaza et après avoir neutralisé une charge explosive, Jonathan fut tué par l’explosion d’une deuxième charge explosive proche de là avec l’officier des éclaireurs de Tsahal Gadi Marché. L’appartenance de Jonathan et son amour pour le peuple d’Israël est dans notre souvenir pour l’éternité.
 Tel Patish.
Les vestiges de Patish se trouvent au Nord Est d’Ofakim sur une surface de 1000 dounan [ares]. A la période byzantine la ville de Patish portait le nom de Potis et elle est rappelée sur la carte de Madaba datant du 6ème siècle. L’origine du mot Patish vient du grec. Des chapiteaux, des piliers, des citernes anciennes, des restes de fours brûlés, des ruines de bâtiments publics, une enceinte en pierre, un grand chapiteau où est inscrit le don très honorable d’un homme grâce auquel une église fut construite et tout un système de stockage d’eau extraordinaire de cette même période ont été trouvés sur place.
Sur les sept citernes qui furent construites à la période byzantine deux seulement sont encore visibles et on peut distinguer nettement les petits cailloux mélangés au plâtre qui servait de crépi à la citerne. Les eaux de pluies tombaient des toits en pentes des maisons du village et coulaient directement vers les citernes qui se remplissaient. On suppose que, à une autre période, ces dernières ont également servis de réserves pour emmagasiner les céréales. Le Tel est construit sur une roche de grès ce qui prouve que la mer envahissait la région dans des temps les plus reculés.Le nahal Patish coule entre les vestiges archéologiques, c’est avec le nahal Ofakim un affluent du nahal Grar qui lui-même est un affluent du nahal Abshor qui lui se jette dans la mer près de Gaza.
Parc Ofakim.
Il a été aménagé par les soins du K.K.L. avec plusieurs aires de pique nique et beaucoup d’arbres. Notre randonnée de six kilomètres commencera à partir de ce parc.
La forteresse de Patish.
Une forteresse du nom de Patish fut également découverte sur place : Kala’at El Pottis. Cette forteresse a été construite par les Ottomans en 1894 dans le but de faire régner la sécurité et le calme dans la partie nord du Néguev. Les Turcs gardaient la route entre Gaza et Beer Shéva. Outre cette forteresse ils bâtirent deux autres forteresses Katsar-A Rachad (sur les bords du nahal Béer Shéva) et El Ymara qui est aujourd'hui dans le kibboutz Orim.
Le 10-11-1917 Deni Marc, officier anglais essaya de conquérir la ville arabe de Beer Shéva avec des soldats venus d’Australie et de Nouvelle Zélande mais il échoua. Il recommença l’opération après avoir brouillé les pistes des Arabes en les mettant face aux soldats Allemands et réussit à conquérir la ville pendant que les Ottomans se battaient contre les Allemands. La grotte de Patish
A la période byzantine la grotte fut d’abord utilisée comme carrière pour la construction du village. Elle avait une ouverture carrée qui était fermée en son milieu par une porte et sur le seuil, à gauche, on trouve encore des restes de charnières ou de gonds. Par la suite, avec l’élargissement de l’ouverture de la carrière des deux côtés la grotte se transforma en enclos. Les bergers passaient la nuit à l’intérieur, sur l’une des hautes marches, à l’extrémité de la grotte, le plafond recouvert de la suie des bûchers et le sol couvert d’une couche d’excrément nous l’indique. Par la suite la grotte servit de citerne avec des canaux pour le recueillement des eaux qui s’écoulaient du sommet à l’ouest. La dernière utilisation de la grotte a été dans les années 50 lorsque les piliers de soutien ont été renforcés de béton et que la grotte servit d’entrepôt d’outils agricoles de la région.
La randonnée.
Elle débute au niveau de la grotte et longe le nahal Ofakim. Au début du parcours on aperçoit des animaux et des végétaux fossilisés dans les roches de grès. La mer Thétis qui envahissait toute la région contenait une quantité d’animaux, de la grosse baleine au plus petit poisson, c’était une mer chaude et peu profonde et lorsqu’elle se retira petit à petit elle laissa sur place des animaux qui avec le temps se sont incrustés dans la roche.
Le long de la randonnée de six kilomètres nous rencontrerons une quantité de fleurs qui fleurissent dans le sud en ce beau jour de février : Entre autres des anémones, des marguerites jaunes, de la sauge, des asphodèles et des narcisses. Nous traverserons la réserve à travers champs car l'eau abondante du fleuve ne nous permet pas de le traverser.
Bitronot Rouhama -. La vallée encaissée
Les collines de Rouhama sont d’anciennes dunes datant du quartenaire. Dans la partie nord de la plaine côtière du Néguev haute et très déchiquetée on peut distinguer ces collines. La plaine de Rouhama est recouverte de lœss (limon argileux très fin) Le paysage des terres de mauvaise qualité commencent par un développement de trous et de cavités dont le plafond s’effondre avec le temps. Ces cavités, dont les dimensions sont au début assez restreintes, sont liées les unes aux autres par un réseau souterrain ; l’effondrement d’une série de cavités provoque l’établissement d’un ravin, d’où le nom de Bitronot ou vallée encaissée
Rouhama.
Ce Kibboutz est situé dans le Nord du Néguev à 12Km environ au sud ouest de Kiriat Gat. Le nom symbolique de Rouhama a été prit sur les bases du verset de la Thora :
Osé – Chapitre II – Paragraphe 3
Appelez vos frères Ammi (mon peuple) et vos sœurs Rouhama (chéri)
Le kibboutz Rouhama a vu le jour en 1944 grâce au noyau du Mouvement Ashomer Astaïr, les pionniers arrivèrent de Roumanie et de Pologne. Il verra le jour trois fois car il a été détruit deux fois auparavant. Il était le seul kibboutz de la région, complètement isolé et le plus au sud du pays.
Les terres de Rouhama furent acquises en 1911 par l’association très riche Shaarit Israël dans le but de fonder une ferme agricole privée. Elle vit le jour sur ces terres juives au début des années 1912 et fut détruite pendant la première guerre mondiale par les Allemands alliés aux Turcs. Les membres du premier noyau sont arrivés de l’Europe de l’Est puis se des réfugiés de la Shoa se joignirent à eux avec des membres de l’association d’Italie et du Maroc et des jeunes du pays et les enfants du kibboutz.
En 1932, Rouhama vit le jour pour la seconde fois, le kibboutz prend le nom de Shlomo Aharonshon mais il tombe pendant les troubles de 1936-39 provoqués par les Arabes.
En 1953 le kibboutz vit le jour pour la troisième fois sous le nom de Sdé Tsvi du nom de Tsvi Hirchfeld, pionnier du kibboutz Rouhama et accompagnateur de l’implantation lors de sa création. L’implantation se créa avec dix familles pionnières d’immigrants d’Afrique du Nord dans le cadre du Mouvement de la ville au village. En 1956, trente familles se joignirent à eux.
La ferme de Sikmin et la colline de Nili.
C’est la ferme d’Eric Sharon et sur la colline de Nili se trouve la tombe de Nili, la première femme d’Eric Sharon, sur sa tombe sont gravées des pensées.
02/07/2011
Une excursion s'impose entre Kiriat Gat et Askélon sur la nationale 35. Dans un périmètre très restreint nous passons de l'histoire de la guerre d'indépendance avec la forteresse Yoav, à celle des pionniers du kibboutz Negba sans oublier la visite obligatoire du "Givat Tom et Tomer" qui rappelle la catastrophe des hélicoptères en 1997
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Negba (le nom se traduit par : Vers le Sud)
Dans la Genèse au chapitre 13 - paragraphe 14 et dans celui du chapitre 27 - paragraphe 14 nous retrouvons les versets que les pionniers ont choisi pour nommer leur kibboutz L'Eternel dit à Abram après que Loth se fut séparé de lui : "Lève les yeux et du point ou tu es placé promène tes regards au nord, au midi, à l'orient et à l'occident… "Elle sera ta postérité comme la poussière de la terre et tu déborderas au couchant et au levant au nord et au midi… Le Kibboutz Negba a été fondé le 12 Juillet 1939 dans le cadre de "Tours et enceintes". Les premiers pionniers étaient des membres de l'organisation Hashomer Hatzaïr de Pologne. Il fut fondé par ces "olim Hadashim" aux portes du désert et il était l'un des kibboutz les plus méridionales d'Israël. Au milieu de la nuit du 18 juillet 1939 deux mois après la publication "du livre blanc" vers 1h 30 du matin, 300 pionniers quittèrent Beer Touvia avec 60 camions en direction du Sud vers un terrain situé à 12 kilomètres de cette localité. Au lever du soleil un nouveau kibboutz était né qui prit le nom de Negba. En 1948 ce kibboutz joua un rôle épique dans l'histoire de la défense du pays contre les Arabes et on l'appela Negba-Grab. Il subit le feu de l'artillerie égyptienne tirant de la forteresse d'Iraq-Souweidan. Les blindés pénétrèrent dans le kibboutz dont les occupants armés seulement de Piats et de bouteille Molotov réussirent néanmoins à détruire sept tanks et à faire fuir les autres. Détruit, Negba ne fut cependant pas évacué et sa position stratégique qui contrôlait les deux principales routes du Néguev permit à l'armée israélienne de repousser l'ennemi. Reconstruit il a repris son activité agricole et culturelle. Le kibboutz a été détruit dans les combats intenses qui ont duré trois mois. Le 9 Novembre 1948, après la défaite de l'armée égyptienne dans l'opération Yoav, le poste de police a été conquis par les Forces de défense israéliennes. A l'extérieur du kibboutz se trouve la reconstitution de la première cabane en bois et de la tour de garde en bois "Homa et Migdal" (Tour et enceinte) Le site est fermé pour le protéger mais sur la porte d'entrée un numéro de téléphone permet de joindre le responsable qui peut guider les visiteurs selon rémunération
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Le mémorial de Negba
A l'entrée du kibboutz se trouve le cimetière avec les tombes des 43 victimes qui sont tombées pour défendre Negba. Face au cimetière, sur une hauteur une magnifique sculpture du célèbre sculpteur israélien Nathan Rapaport. Cette sculpture représente un homme et une femme du kibboutz et un soldat au combat. Tout autour du cimetière sur des blocs de pierre blanche les batailles de la région sont expliquées et retracées. Près du mémorial une boite vocale permet d'écouter le déroulement de la bataille en anglais et en hébreu. Le château d'eau du kibboutz, grêlé d'impacts de balles, est un témoignage de la bataille sanglante
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La forteresse Yoav
Il ya au moins 10 monuments dans les environs du kibboutz Negba, la plupart d'entre eux dédié aux soldats de la brigade Givati. Pendant la guerre d'indépendance, la forteresse a été le théâtre d'opérations de la brigade Givati pour défendre les implantations isolées du sud de l'attaque de leurs voisins arabes, les mercenaires, et l'armée égyptienne. En effet, c'est dans cette région que la brigade Givati a arrêté l'avance égyptienne vers Tel-Aviv.
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Le poste de Police irakien "Sweidani"
Le poste de Police irakien "Sweidani" est un fort surplombant le carrefour central du sud d'Israël , sur la route 35 , près de Sdé Yoav. La Citadelle est connue pour avoir été le lieu du dur combat de la guerre d'Indépendance. En 1940, après la Révolte arabe et avec la recommandation de l'expert en terrorisme Charles Tégart, les forts britanniques furent construits, connu sous le nom de " Forteresses Tégart ", pour contrôler les axes importantes de la région, les intersections et les villages des Arabes. Pendant la guerre de 1948 l'armée israélienne a été attaquée plusieurs fois par l'Egypte. Le poste de police irakienne "Sweidani l'Irak" été construit près du village arabe du même nom sur l'axe le plus important menant de Majdal (Ashkelon d'aujourd'hui) à Beit Govrin et à Jérusalem . La Citadelle domina la route principale du Néguev et de toute la région du centre d'Israël - Gédera , Rehovot, Rishon Le Zion et de la région de Jérusalem. Mis à part le poste de police, les Egyptiens ont aussi occupé les villages arabes près du kibboutz à partir desquels ils ont attaqué les véhicules juifs voyageant sur la route entre Ashkelon et Hébron ou Jérusalem Jusqu'à la fin de leur mandat les Anglais sont restés dans le fort de Yoav contrairement à d'autres bâtiments de la police britannique qu'ils ont été abandonnés. La région appartenait aux Arabes selon "le plan de partage", mais la terre où se trouvait la forteresse était la propriété de Juifs. Le 13 mai 1948 les Britanniques ont remis le fort aux forces arabes, certains du pays et d'autres appartenant aux forces égyptiennes qui l'ont tenu jusqu'à l'arrivée des renforts de l'armée égyptienne qui se dirigeait vers le Nord. Les forces égyptiennes ont ainsi contrôlé la circulation de la voie principale dont le kibboutz Negba faisait parti ce qui empêcha les pionniers de se ravitailler en artillerie. Les pionniers nommèrent cette forteresse " Le monstre de la colline" et le kibboutz est rapidement devenu la principale cible des combattants de l'occupation dans la région. Sept tentatives ont échouées par les Israéliens avant de prendre la forteresse de Yoav. Le 9 novembre, la 8ème brigade sous le commandement d'Itsrak Sadé a attaquée en plein jour. Ils réussirent à atteindre le fort et à y pénétrer et ce fut la reddition des Arabes. Après avoir occupée la forteresse les Israéliens l'ont rebaptisée Yoav "le nom d'Yitzhak Dubno commandant de Negba, dont le surnom dans la Haganah était Yoav et qui est tombé lors d'un bombardement d'un avion égyptien . Jusqu'en 1983 Il a servi comme base active de l'armée israélienne. A partir de cette date il a été décidé de reconstruire les locaux de la brigade Givati ailleurs mais il a été décidé de garder la forteresse comme musée de l'héritage de la brigade Givati Le musée propose une présentation de la Brigade Givati, son Histoire pendant la Guerre d'Indépendance, un mémorial, une tour de garde avec point d'observation, une exposition d'armes et d'anciens blindés. Le deuxième étage est le mémorial du croiseur "amande" qui a opéré à dans le sud dans les années 50 et jusqu'après la guerre de Yom Kippour.
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Le mémorial Tom et Tomer sur les hauteurs de Negba
C’est le 4 février 1997 au petit matin près de la frontière libanaise que survint l’un des accidents les plus meurtriers dans l’histoire de Tsahal où 73 soldats trouvèrent la mort. Deux hélicoptères de l’armée israélienne se télescopèrent et s’écrasèrent au sol. Ils transportaient des soldats vers une position de Tsahal située dans la bande de sécurité au Sud Liban. Le souvenir de cette terrible époque est rappelé dans un jardin commémoratif remarquable à côté des champs du kibboutz Negba appelé "Givat Tom et Tomer" (sommet de Tom et Tomer) en souvenir des deux meilleurs amis qui sont morts dans la tragédie des hélicoptères : Tom Kita'in de Newe Shalom et Tomer Keidar du kibboutz Negba. Le mémorial lui-même est dédié aux 73 victimes, leurs noms, leurs grades et leurs unités sont inscrits sur des blocs de pierres blanches le long d'un chemin qui sert de mémorial, offrant un contraste frappant avec le jardin botanique conçu à leur mémoire. En se promenant le long de ce sentier, l'écoute des haut-parleurs jouant des chansons nostalgiques sur la jeunesse, l'amitié, le courage et la guerre des ces jeunes soldats, les explications de cet évènement sortant des postes parsemés le long de ce parcours, ne peut laisser aucune personne insensible à ce drame. Le circuit le long de ce petit sentier est parfumé par les plantes et les épices et en pensant à cette catastrophe que tout rappelle ici, la gorge se serre, les larmes montent aux yeux et les évènements remontent à la surface mais une douce quiétude et une sérénité règnent en permanence le long de ce parcours. Ce lieu est beaucoup plus émouvant que le mémorial de Shaar Yshouv qui est représenté par une série de sculptures. Des prospectus entreposés dans des boîtes sur plusieurs tables le long du parcours sont à la disposition des visiteurs pour plus d'informations, des livres d'or sont à la disposition du public pour qu'ils puissent exprimer leurs sentiments et des tables de pique nique ont été aménagées à l'entrée du site. Un panneau indique qu'une somme de 10 shekels est demandée à chaque visiteur qui doit la mettre dans une caisse (Boîte en bois blanc ou est inscrit 'Koupa" caisse). Une visite guidée peut-être organisée pour les groupes. S'adresser à Yoav 050-5906531 ou Amatsia 050-5966487
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SPA Hamé Yoav
Les thermes se trouvent aussi dans ce périmètre, sur la route de Kiriat Gat. Depuis le temps des Romains, les sources chaudes de Hamé Yoav en font une station thermale renommée et un centre de divertissement. Leurs eaux riches en minéraux sont connues pour leurs vertus thérapeutiques depuis tout aussi longtemps. Jaillissant par des crevasses de la grande faille syro-africaine, ces sources chaudes sont constituées d'une eau bouillante provenant des profondeurs de la terre et ayant absorbé des sels minéraux durant son parcours vers la surface. On trouve des sources semblables dans plusieurs autres endroits en Israël, notamment dans la région de la mer Morte, à Tibériade et à Hammat Gader.
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29/10/2011
Du pressoir des époques les plus reculées aux pressoirs modernes d'aujourd'hui, profitons de la saison du raisin et du vin pour visiter quelques caves, connaître leurs propriétaires et admirer la région avec ses superbes panoramas. | |
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Latroun
De la colline de Latroun un panorama magnifique s’étend sous nos yeux avec le réservoir de Nahson qui retient des eaux de sources d’une part et dont les eaux d’évacuation passent aussi par-là. En 1967 cet espace était un terrain neutre entre la Jordanie et Israël. L’armée israélienne occupait le kibboutz Mishmar Ayalon avec ses soldats et son armement. C’était alors l'un des kibboutzim frontaliers entre les deux pays. Au loin le Tell Gezer et le Tell Koa entretenu par le K.K.L. Plus près de nous, sur le bord de la route, un eucalyptus datant de l’époque du mandat britannique (1930) marque l’endroit de l’une des quatre stations de pompage, elles desservaient la ville de Jérusalem. La station centrale a été crée à Rosh-Ayn, la deuxième à Latroun, la troisième à Nahson et la quatrième sur l’ancienne route de Jérusalem.
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Sur la route de Nahshon
Notre excursion de ce jour commencera près de Nahson, sur la nouvelle route construite en immense plaques de béton car le sol ne permettait pas de construire la route de manière habituelle. Cette route a été faite après les accords d’Oslo à l’époque où on espérait la paix entre les deux pays. Elle devait commencer à la hauteur de la ville de Ramalah pour arriver au barrage d’Erez, en passant par Askélon. C’est grâce à la construction de cette route commencée en 1997 que les ouvriers ont découvert un pressoir byzantin.
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Pressoir de l'époque byzantine :
En face du kibboutz Nahson, nous reprenons la route en direction de Tel-Aviv pendant cinq cent mètres environ et nous nous arrêtons sur le bord de la route pour entendre parler de ce pressoir. D’une manière générale les Byzantins construisaient leurs pressoirs près de leurs vignes. On trouve beaucoup de pressoirs dans le pays car chacun avait le sien. Il y avait quelques grands pressoirs comme c’est le cas ici mais souvent les grandes familles avaient leur propre pressoir. Le bassi rond qui est devant nos yeux recueillait le jus de raisin ce qui est exceptionnel car en principe ils étaient était plutôt carré. La question est de savoir si ce pressoir n’était pas utilisé en pressoir à huile à l’époque de la cueillette des olives. Une autre hypothèse est celle de la découverte d’une nouvelle technique. Ce peuple aurait découvert la manière de presser le raisin à l’aide d’une roue et d’un long manche en bois encastré à l’intérieur de cette dernière comme nous le prouve un trou près de la cuve. D’après certaines images de livres sur l’Egypte de cette époque, on peut constater que cette méthode était alors employée. Si on sait qu’une tonne de raisin par dounan (1 dounan = 10 ares) donne 800 litres de liquide et qu’une bouteille de vin contient 75 cl, on peut en déduire que pour une tonne de raisin, ils produisaient 6000 bouteilles ; ce qui veut dire qu’on se trouve devant une très importante fabrication de vin. Le raisin était mis dans une cuve de 2 mètres cubes qui pouvait contenir une tonne et demie de raisin, les ouvriers pressaient le raisin nu-pieds ce qui était dangereux car ils pouvaient glisser d’une part et d’autres parts les guêpes affluaient, attirées par le sucre. Dans ce temps là, les vignerons ne rajoutaient pas de sucre dans leur vin et ne le conservaient guère, il était pressé pour être consommer dans de brefs délais.
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Nahson
Le kibboutz a été crée en 1950 par le Palmah juste après l’indépendance pendant les événements entre la Jordanie et Israël. Il se trouvait alors à la frontière avec la colline de Latroun où se trouvait la brigade de Givati. Bien que les terrains entre les deux pays furent en zone neutre les Israéliens aussi bien que les Jordaniens les utilisaient comme terres agricoles. Chacun voulant plus de terrains que son voisin, ils se disputaient les terres âprement ; mais les Israéliens eurent gains de cause grâce à des tracteurs que ne possédaient les Arabes et qui leur permirent de travailler plus vite. Gaï, membre du kibboutz de Nahshon, décédé d’une maladie incurable, a sculpté un nombre important d'œuvres qui sont parsemés dans tout le kibboutz. Entre-autres, on peut voir à l’intérieur d’une cage la représentation des travaux manuels, ou bien un bloc de verre multicolore. Toujours dans l’enceinte du kibboutz, nous voyons un pressoir à vin qui date de la période du premier Temple. Ce n’était pas un pressoir industriel mais seulement un petit pressoir qui devait appartenir à une ou plusieurs familles.
Un membre du kibboutz nous fait visiter son pressoir moderne et son cellier attenant. Les membres du kibboutz ont commencé à planter de la vigne en 1996 et les premières vendanges ont eu lieu en 1997. Ils ne fabriquent ici que du vin rouge comme le cabinet sauvignon, le merlot ou l’Alma. Ils possèdent 50 dounan (ares) de vignes à Nahshon et vendent le surplus de leur vin à Barkan ou a Récannati. Ils produisent 600.000 bouteilles de vin non casher puisqu’ils y travaillent le samedi. Par-contre les fromages de chèvres qui préparent sur place sont Kasher. Pour obtenir du vin Kasher on ne doit pas se servir du raisin pendant les trois premières années et observer ensuite une année de Shmita. Les vendanges se font ici manuellement, on choisit les grappes une par une puis on les met dans une machine qui sépare les grains des branches. Ensuite on transfert le raisin dans une cuve où il reste une dizaine jours pour que l’alcool se transforme en sucre. Les peaux du raisin montent à la surface et une à deux fois par jour on les retire de la cuve. Dans une autre machine on presse le raisin et il en ressort une forme de gâteau rond, ce sont les peaux restantes qui sont éparpillées aux pieds des vignobles. Le jus de raisin est mis en tonneaux. Ils sont fabriqués en bois de chêne qui donne son goût et son odeur au futur vin. On couche les bouteilles pour que le bouchon soit imprégné de vin et que l’air ne pénètre pas. Dans la cave à vin on peut lire plusieurs noms de ville de France sur les tonneaux comme Nevers, Allier ou Taransaud. Les caves à vin sont très nombreuses au pays, rien qu’à Benyamina on en compte 70 et 6.000 hommes y travaillent. Le prix le plus bas d’un tonneau vide pouvant contenir 200 litres coûte 600 dollars, leur coût peut monter jusqu’à 800 dollars. Ces tonneaux servent en moyenne six ans et après cette date ils sont revendus à d’autres viticulteurs qui s’en servent pour faire vieillir le vin. Ce commerce ne se fait que de bouche à oreilles car il y a beaucoup trop de demandes et les acheteurs s’arrangent pour garder les contacts secrets.
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Carmé Yosseph
En passant devant la forêt de Carmé Yosseph, notre guide nous montre un avion qui a été transporté de la base aérienne Tel Nof. Cet avion des années 60, devait représenter le mémorial des parachutistes avec celui de Tel Nof. Mais après la guerre de 1967, l’armée a décidé de fonder un musée-mémorial des parachutistes à Jérusalem, sur le Giv’at Atahmoshet et de ce fait l’avion de la forêt de Carmé-Yosseph est resté à l’abandon et fait la joie des enfants qui s’y amusent. Face à l’entrée de la route qui mène à notre autobus pénètre sur une route goudronnée. Cette route menant à Hébron a été faite en 1970 par le service de sécurité d’Israël pour contrôler toutes sortes de véhicules ou de personnes suspectes sortant de la ville. En longeant cette route nous passons devant les ruines de Madras et derrière le moshav de Tséfririm avec son usine Kakadour. Cette famille, membre du kibboutz, a crée ici une usine très connue de jouets en bois. On est sur le grand parc naturel d’Adoulam, c'est un énorme projet car ce parc s’étale sur toutes les collines environnantes tout en gardant principalement son caractère sauvage. Toutes les constructions en terrasses seront préservées, les grottes et les vestiges archéologiques sont mis en valeur, toute la végétation naturelle est sauvegardée. L’aménagement se concentre sur les routes, les aires de pique-niques et les aires de jeux.
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Les ruines de Houhat.
Après 6 Km de route sur un sentier qui a commencé près le Mitpsé Massouah l’autobus s’arrête et nous commençons à escalader une petite colline où nous attendent les vestiges importants de la période du 1er jusqu’au 3ème siècle de notre ère. Du superbe panorama qui s’offre à nos yeux nous apercevons à gauche le moshav de Li’on qui doit son prénom à un donateur qui devait faire construire une piscine dans le moshav. Le nom est resté mais la piscine n’a jamais été construite… Le moshav se trouve dans l’enceinte du Parc Britannia. Le moshav de Tséfririm est relié à l’histoire d’Artouv, לה et ses villages mitoyens arabes Sourif et Djaba.
Un peu plus sur la droite nous voyons une ferme, elle s’appelle Havat Ramim et a été crée grâce aux fond du philanthrope Safra. Grâce à ces dons 700 dounam (ares) de terres ont été achetées pour planter de la vigne. David Valléro qui a une banque à Jérusalem dirige cette ferme. Les projets en cours des dirigeants de cette ferme sont d’ouvrir un restaurant, une cave à vin et même un hôtel, mais le K.K.L. s’y oppose à cause des nuisances que provoqueront ces chamboulements.
Le site de Houhat est aujourd’hui inconnu de tous. Le service archéologique du pays a commencé les fouilles il y a 4 ans pour trouver du travail à des chômeurs. Les fouilles se sont terminées il y a 4 mois. Il fera parti dans le futur des parcs nationaux.
Le mikvé. La première approche du site est un mikvé, on y accède par de nombreuses marches qui aboutissent à une grande pièce. La porte d’entrée est haute et à partir de là on compte les sept marches du bain rituel. En regardant le haut de cette pièce on aperçoit encrées dans le mur des traces d’eau, ce sont les gouttes de pluie qui pénétraient par cette ouverture pour remplir le mikvé. Le revêtement des parois du mikvé est encore visible ainsi que la démarcation du niveau de l’eau. B) Nous sommes dans un village ou n’ont vécu que des Juifs ceci pendant trois siècle, du 1er au 3ème siècle de notre ère. Pendant le premier centenaire les habitants ont construit dans le premier quartier, celui le plus près de nous, et les maisons étaient spacieuses. Elles comprenaient une cour, deux grandes chambres, une pour dormir et une pour recevoir. A cette époque la cuisine et les sanitaires se trouvaient à l’extérieur des habitations. Il y avait plusieurs mikvés dans le quartier dont une près de la synagogue.
La synagogue. C’est une des cinq premières synagogues d’Israël avec celles de Gamla, Jéricho, d’Hérodion et de Massada. Les synagogues étaient très rares à l’époque puisque le Temple de Jérusalem existait encore. Le deuxième quartier a été construit au 2ème siècle de notre ère et le troisième quartier au 3ème siècle. Chaque siècle a connu un quartier différent, sur des terrains mitoyens les uns des autres puis, pour des raisons obscures la population des lieux disparue définitivement. Plus tard, les légionnaires romains, ceux qui désiraient rester en Terre Sainte plutôt que de rentrer chez eux, obtenaient de leurs officiers des terres pour s’y installer. Ce fut le cas ici, où une famille de légionnaire s’installa sur les vestiges de l’ancien village juif. Ils y firent beaucoup de travaux, jetèrent ce qui ne leurs convenaient pas et à l’aide de pierres des anciennes maisons rebâtirent leurs demeures. La preuve en est d’un bloc de pierre rectangulaire, posé à l’entrée d’une demeure, dont un des coté est creusé à hauteur d’homme. Il est évident que c’est l’encoche d’une mézouza.
Le pressoir. Dans le troisième quartier on trouve un grand pressoir à vin. Les vignes poussaient dans les champs voisins et elles devaient être importantes puisque 6 tonnes de raisins rentraient dans la cuve. Ils avaient assez de raisins pour le presser trois fois de suite dans la même cuve et le laissaient macérer ensuite pendant 10 jours ; mais ils n’arrêtaient pas pour autant leur travail car ils travaillaient dans d’autres pressoirs non loin de celui-là, et, le temps écoulé revenaient au premier. Ils grattaient et lissaient les parois des murs pour qu’ils soient lisses et incorporaient des tessons de céramiques pour les unifier. Le sol et les marches étaient en mosaïque, quelques vestiges de mosaïques sont encore visibles sur les marches de la cuve. Elle date de l’époque du second Temple. La population ne vivait ici que de récupération des eaux de pluies, on n’y a pas creusé de puits.
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La fronde de David et Carmé Azeka
La fronde de David קלע דוד C’est un grand restaurant qui se trouve sur la route entre Beit Shemesh et Beit Guvrin (nle 38) près du moshav Giv’at Yshayao. Ce restaurant est attenant aux plants de vignes de son propriétaire qui fabrique son vin spécialement pour sa clientèle. Dans son petit cellier il entrepose sa fabrication de vin blanc et de vin rouge dans des cuves entourées d’une matière qui maintient une chaleur constante. Un an plus tard le propriétaire met son vin en bouteilles, il en tire 7.000 bouteilles. Son vin porte le nom de Château.
Carmé Azeka Ayelet, nous reçoit dans les vignes de Giv’at Yshayao. Les vignes ont ici une trentaine d’années et fournissent 30 tonnes pour un dounan (are). Ils produisent du raisin noir sans pépin à la demande des Israéliens. La production est vendue à la Société Carmel, aux kibboutzim des environs, et à des grossistes ; cette production n’est que locale. Ils cueillent le raisin de la deuxième quinzaine de juillet jusqu’à Souccoth. Nous nous rendons ensuite dans leur moshav où ils préparent les raisins secs. Ils font sécher au soleil les grappes entières de raisins sur des filets noirs qu’ils étalent à même la terre. Une fois sèchent les grappes sont jetées dans une machine qui sépare les grains des branches, puis les raisins sont lavés en passant sur une grille où plusieurs petits jets d’eau les rincent. Ils arrivent ensuite dans une machine qui les sèche en 3 minutes. Là ils tombent dans une cuve où ils sont triés. Les meilleurs vont à la vente, les autres pour la pâtisserie.
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09/11/2011
Les domaines royaux
Les domaines royaux qui se trouvaient à l'Ouest de la Samarie n'étaient ni des châteaux, ni des propriétés et nul roi ou personnalité n'y habitaient, seulement ils étaient très importants car c'était des zones industrielles d'une grande importance de l'industrie d'huile. En 1990 l'archéologue David Eitan a fouillé le site des vestiges de Beit Hadash et a mis à jour plus d'une trentaine de pressoirs sur ce seul site, c'est la raison pour laquelle on les appelle les domaines royaux. Ils fournissaient une quantité d'huile impressionnante qui servait pour le Temple et qui rapportait d'énormes revenus au gouvernement. Cette région est considérée comme désertique à cause des montagnes rocailleuses où il est impossible de faire de l'agriculture.
Un autobus blindé a été mis à notre disposition pour visiter cette région de Samarie. Cet autobus blindé tout neuf appartenant à la société de développement de la région Benyamin est beaucoup plus agréable que les anciens où on ne voyait rien à travers les fenêtres. Maintenant on peut admirer le paysage chose qui était impossible dans les anciens autobus blindés dont les vitres étaient opaques.
De Tel Aviv nous avons rejoint la nationale 465 "Hosté Benyamin" qui commence au carrefour Givat Coah et qui se termine au carrefour Beit Arié après avoir traversé le barrage de notre armée à Ranatis. Cette nouvelle route longe la principale voie romaine qui allait d'Antipatris à Naplouse et à Sébastia, et entre ces trois villes assez éloignées les unes des autres ne se trouvaient que de petits villages agricoles, ceux de notre excursion de ce jour. Cette route est en parallèle à la voie romaine et rejoint la côte à la Samarie donc rien n'a changé et on est toujours comme à l'époque romaine au centre des routes qui rejoignent les villes. Les noms des villages arabes de Samarie d'aujourd'hui ont gardé les noms de villages bibliques de la période du deuxième Temple comme a-Louban qui rappelle le Beit Lavan et Lévona biblique. Au carrefour Barkan nous avons tourné vers la route 446 vers Peduël et Beit Arié ou Ofarim
Les balcons de l'Etat
Pont d'observation de Beit Arié Le nom de "Balcon de l'Etat" a été donné par l'ancien Premier ministre Arièl Sharon. Lors de ses visites en Samarie, il est passé dans plusieurs implantations et dans chacune d'elle, il a constaté que d'un point d'observation on peut distinguer une grande partie de la région et se faire une bonne idée de la situation géographique et politique de la Judée-Samarie. C'est le cas de l'observatoire de l'implantation de Beit Arié. Beit Arié fait parti du Conseil local de Judée-Samarie et il y a été déclaré un conseil local en 1989 et en 2004 il a fusionné avec l'implantation voisine Ofarim. La zone couvre 9000 hectares, dont 2500 hectares d'espaces verts et 148 hectares de réserve naturelle. Depuis 2010, 1.300 familles environ vivent dans cette communauté. Le nom de Beit Arié a été donné en souvenir d'Arié Ben Eliézer, un des combattant d'Etsel et un membre du Mouvement de la Liberté. En sortant du village de Beit Arié nous nous dirigeons vers le village arabe Aboud et sur la route l'autobus tourne à gauche sur un chemin de terre qui monte au sommet de la colline. Cette route difficile d'accès sur quelques mètres se trouve goudronnée par la suite car elle fait partie de la route de surveillance de l'armée et elle est interdite au public en semaine et le samedi que sur autorisation. Cette route appelée "doigt" en a la forme car elle englobe toutes les implantations de la région qui s'y trouve et des voitures de l'armée israélienne la sillonnent sans arrêt. De ce panorama on voit la ligne de démarcation, les villes de El-ad, Pétah Tikva, Yéhoud et par temps clair on peut voir de Hedera à Rishon Létsion.
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Makta Aboud
Les premiers chercheurs de ce site ont été des britanniques qui y ont travaillé pendant la période du Mandat. La région Nord de Samarie a été habitée à la fin de la période du deuxième Temple par différentes populations qui s'y trouvaient. Makta Aboud est une ancienne carrière dont les pierres ont servies à construire le village du même nom. Une nécropole datant de l'époque du deuxième Temple y a été fouillé dernièrement. On y a découvert des cavernes tombales creusées dans la roche dure. Des petites grottes servaient de tombes individuelles d'autres plus grandes étaient communes. Les archéologues pensent que c'est une nécropole juive car les Samaritains qui vivaient aussi dans la région se faisaient enterrés dans des sarcophages. Les ouvertures des grottes sont décorées de riches frises "fleurs-roses-grappes de raisins" (zone carrée où se trouvent des frises). Certaines niches ou chambres funéraires sont de couleurs différentes, il s'agit manifestement d'une population particulièrement riche. Malheureusement ce site archéologique a été visité plusieurs fois par des pilleurs qui ont profané les tombes sans aucune dignité et ont causé des dommages dans tout le site. Les frises qui ornent les frontons à l'entrée des grottes sont des frises doriques. La feuille de vigne revient toujours dans les décorations de cette époque et c'est normal car la principale source de leurs revenus était le vin qu'ils faisaient grâce aux vignes qui plantaient en quantité et qui était devenue la principale industrie de la région. Dans la Mishna on trouve aussi l'importance du vin qui devait être fourni aux familles Cohen et aux familles Lévi dans le Temple.
1ère grotte : C'est la plus belle. L'ouverture de la chambre de droite contient des niches autour desquelles des peintures de plusieurs couleurs et nuances bariolées sont visibles. 2ème grotte : Le fronton de la deuxième grotte a été saccagé par des pilleurs de tombes, l'ouverture de la grotte a été obstruée volontairement par le service archéologique. 3ème grotte : Elle est en très mauvais état, cassée et démolie. Entre ces trois grottes se trouvent d'autres grottes isolées, éparpillées dans la réserve.
Après l'implantation de Pédouel en allant vers Alé Zaav sur la route 446 nous arrivons aux vestiges de Deir Sama'an. Les vestiges se trouvent à l'Ouest de la Samarie à côté de l'implantation de Péduel sur un sommet qui domine l'environnement à 360 mètres ce qui en a fait un endroit stratégique lors de sa construction. Cette route centrale de l'Ouest de la Samarie menait à Migdal Afek, Naplouse et de Ma'azone Snira à Messra a-Lovon. Ce fut sûrement un point d'observation de la région.
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Les vestiges de Deir Sama'an
Les vestiges de Deir Sama'an (st Simon) sont ceux d'un ancien couvent et d'une ferme agricole qui date de l'époque byzantine (2ème -7ème s), une des plus grandes de Samarie et les vestiges ont été spécialement bien conservés. La ferme qui a été construite sur la route principale de l'époque conserve de nombreux vestiges et parmi eux : Un pressoir à huile, des presses à vin, des puits, des réservoirs d'eau, ect. Malgré le nom du couvent on ne connaît pas trop les activités des sœurs de ce couvent, mais son nom met l'accent sur une ancienne ferme appartenant à des chrétiens. La ferme existait déjà à l'époque romaine, au début du deuxième siècle, de cette époque il a été trouvé un pressoir à vin et une carrière. A la période byzantine apparemment au 6ème siècle la ferme s'agrandit énormément et la majorité des vestiges datent de cette époque. La ferme fut peut-être abandonnée après la conquête arabe parce que les musulmans interdisaient la production de vin, boisson interdite par leur religion. Une autre preuve de cet abandon est cette grande salle recouverte d'un dôme au nord de la ferme et qui est de style différent des autres bâtiments. La ferme agricole Deir Sama'an se trouve sur une très grande surface, avec plusieurs bâtiments et de nombreuses pièces qui sont reliées entre elles par d'étroites ruelles. La ferme est entourée d'une muraille de grandes pierres taillées ce qui n'empêcha pas les Arabes d'y pénétrer lors de leur conquête.
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L'église-Le matériel agricole-Les vestiges
L'église Elle se trouve au centre du domaine, c'est une grande basilique carrée de 40 mètres de côté. A l'origine deux rangées de piliers étaient divisées de part et d'autre de la salle. Ces piliers étaient posés sur un parterre de mosaïque dont une grande partie est conservée et dont le reste a été détruit par les conquérants. Sur le mur Est de l'église se trouve une des trois abscisses qui existaient. Une pierre de l'entrée et une partie des murs de l'église sont encore d'origine.
Le matériel agricole. Les plus anciens vestiges du site sont un pressoir taillé (10X13 mètres) et un pressoir à vin de la période romaine qui se trouvent dans la partie Est de la ferme. Un peu plus loin un autre pressoir d'une période plus tardive dont la technique est la presse à vis. Le pressoir le plus perfectionné de la ferme qui a été surement fait plus tard se trouve au Sud Ouest de l'église à l'intérieur d'une section de pièces. De ce pressoir ne reste que trois grosses pierres rondes entières qui nous apprennent le savoir faire de l'huile de cette grande période. Dans la partie nord de la ferme reste un immense pressoir à vin rond, taillé entièrement dans la pierre et d'un puits sortent de profonds canaux vers de grands réservoirs. Les réservoirs sont également taillés dans la roche et ils sont dispersés dans différents grands espaces. La grandeur de ces réservoirs et de ces puits nous prouvent l'importance de l'industrie du vin de la ferme. Les vestiges de Deir Sama'an sont éloignés des sources et des points d'eau et c'est la raison pour laquelle de nombreux grands réservoirs sont éparpillés sur le site. Dans la partie nord de la ferme un puits conserve encore des dalles de pierres le couvrant magnifiquement et son système de drainage fonctionne encore à ce jour, c'est la raison pour laquelle jusqu'à ce jour l'eau de ce bassin profond de plusieurs mètres est remplie d'eau limpide presque toute l'année. Un peu plus loin, en dehors du domaine de la ferme des réservoirs d'eau de pluies taillés dans la pierre y ont été découverts. Au sud de la ferme, dans l'une des pièces proches de l'église on trouve un autre réservoir crépi et taillé dans la pierre dont l'anneau est encore presque intact. Les systèmes de drainage du bassin passent sous le dallage qui n'existe plus ce qui les rendent visible à l'œil. Il semble que cette fosse drainée l'eau de pluie des gouttières vers toutes les chambres autour d'elle. Les vestiges La ferme est très riche en vestiges décoratifs. Des pierres ornementales stylisées sur lesquels se trouvent des reliefs floraux et des croix. Il semble que ces décorations ont garnis les cadres et les murs de la ferme et elles témoignent de la religion du propriétaire. Parmi les autres bassins on peut également voir un baptistère et des instruments de culte chrétien ainsi qu'un relief de cadran solaire et un pressoir géant au Nord de la ferme. Dans la plupart des chambres, restent des parties substantielles du sol en mosaïque constituée d'une pierre blanche uniforme. Dans une autre pièce au sud de la ferme se trouvent deux fours qui ont probablement été utilisés pour la cuisson de mets. Cette chambre, est la seule dans la ferme dont les murs sont restés hauts de plusieurs couches de pierre et le linteau de l'entrée de la pièce est complet.
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Nofim - Réserve du Nahal Kana – Vestiges Shakhada
La réserve du Nahal Kana est la plus grande qui s'étale à l'Ouest de la Samarie. Le wadi Kana est l'un des principaux affluents de la rivière Yarkon est comme les ruisseaux de Shilo Shomron, Natuf et Ayalon il traverse le Nord de la Judée. Dans la réserve coule le wadi Abou Amar un affluent de nahal Kana, de nombreuses sources entourées de bosquets, des grottes de stalactites et stalagmites, des chemins de randonnées et des vestiges archéologiques se trouvent dans la réserve. On accède aux vestiges de Beit Shradé en rentrant dans l'implantation de Nofim où un chemin de randonnée nous amène à un portail. De ce portail on pénètre dans la réserve du Nahal Kana où se trouvent les vestiges. De nombreux vestiges archéologiques s'éparpillent dans la réserve et entre eux ceux de Shakhada. C'est un grand site de la période byzantine entouré d'un réseau agricole des plus développé. On y trouve des pressoirs à vin, à huile, des puits, des granges, de nombreuses tours de garde, des réservoirs plâtrés et des mikvés. Plus de 1200 tours de garde ont été dénombrées, on pense qu'elles servaient à surveillaient les fermes de la région. Elles servaient aussi d'entrepôts et de refuge aux gardiens. Dans cette réserve on trouve de jolies roches comme de la calcite. On trouve de nombreuses sources dans la réserve du nahal Kana. Déjà du temps des Britanniques ils avaient dénombrées une dizaine de sources qui se jetaient dans le fleuve entre des bosquets méditerranéens qui l'entouraient.
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Nécropole juive Kourkoush à côté de la zone industrielle d'Ariel
Période du deuxième Temple et byzantine (1661/1610) Cette immense nécropole a été construite à l'intérieur d'une carrière de pierre dont les pierres extraites servaient à la construction du village construit sur le haut du sommet. Sur place se trouvent de nombreux tombeaux la plupart avec une entrée avec une voûte en forme d'arche, une deuxième petite entrée avec à l'intérieur des niches pour mettre les sarcophages. On trouve aussi d'autres tombes dans cette enceinte, celles qui contiennent des sarcophages qui sont reliés à la roche par le fond ce qui était très répandue à l'époque byzantine. Autour de la cour centrale sont creusées six niches et la tombe principale y est au centre. Sur sa façade se trouvent des rosettes façonnées dans la pierre et les deux piliers qui entouraient l'entrée (disparus aujourd'hui) permettent de faire penser à la solidité de l'entrée. Ce genre de tombeau fait penser à ceux de la ville de Jérusalem qui ont été construit à la même période. On suppose que les personnes enterrées dans cette nécropole appartenaient à une classe élite
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