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ברוכים הבאים לבלוג של אילה ויגאל בוכניק 
 

 
 

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על הבלוג זיכרונות ילדות, התזונה והמתכונים המגוונים, סיפורים, הגדות, אמרות ומשלים, מורינו ורבותינו, רעינו וחברינו מבית הספר, מנהגינו, מסורת אבותינו, בית הכנסת ובמיוחד המשפחה וההורים, זה מה שאשתדל לשחזר בדפים אלה, מבלי לדלג על הפלישה הנאצית בטוניסיה ועלייתנו ארצה. אקדיש התייחסות גם לשאר יהודי המגרב ולקשרים שנרקמו בינינו ובין שכינינו מדתות אחרות.
בוכניק יגאל
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Pirkei Avot

 

"Rabbi Eléazar, fils d'Azariah disait : Sans pain…"

 

Par le Dr Reuven (Roger) Cohen    

 

 

Sur un poème d'Eugène Pottier:

 

"C'est assez languir en tutelle,

L'égalité veut d'autres lois,

Pas de droits sans devoirs, dit-elle,

Egaux, pas de devoirs sans droits !"

(Eugène Pottier: "L'Internationale, 3ème strophe, Paris, Juin 1871")*

 

Vêtu d'une légère chemise blanche à manches longues qu'il portait sur un long pantalon noir, il avait l'allure par cette chaleur, d'un gentleman égaré. Mais son large chapeau de paille et ses sandales de caoutchouc le situait sur cette plage qu'il parcourait, aller et retour, une caisse frigorifique pendue à son épaule en criant à tue-tête "Artic, Kartiv, glaces et rafraîchissants!" En général, les vendeurs ambulants de glaces ne dépassent pas la trentaine. Lui devait avoir plus de 60 ans et semblait animé d'une énergie de jeunot.

Les estivants allongés sur la plage semblaient le connaître. En achetant leurs esquimaux, certains échangeaient avec lui quelques mots, d'autres lui serraient la main, d'autres encore le retenaient un instant.

"Qui est-ce, demandais-je à Mikhal ?"

"C'est Rebbe Haïm, me répondit-elle, un sage entre les sages, mais un peu particulier ! Attends, je vais te le présenter". Elle lui fit signe, non sans avoir auparavant jeté son paréo sur ses épaules. Je la fixais tout étonné de son geste. "C'est pour le respecter, me dit-elle. Il travaille sur la plage depuis de nombreuses saisons. C'est un Rébbé. Mais un Rébbé pas comme les autres".

Il s'approcha de nous et Mikhal lui demanda des esquimaux et me présenta. "Rebbe Haïm, je vous présente Roni, un ami de Beer-shev'a, lui dit-elle. Il est venu me rendre visite car la plage lui manque. Je lui ai dit qu'il gagnerait à connaître un homme "sage" comme vous !"

Il me serra la main, et sous les pans de sa chemise, je vis qu'il portait les "Tsitsiot", ces mèches de fils tressées que portent les religieux.

"Comment se fait-il qu'à votre âge vous travaillez dans ce genre de travail harassant, lui demandai-je ?"

"Il est écrit : 'Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front', me répondit-il, et il me tendit l'esquimau. Les papiers au panier, ajouta-t-il en souriant, comme pour clore l'entrevue".

Mais j'insistais.



 

  "Cependant, les Rébbés de votre âge que je connais, ne travaillent pas ainsi ! Ils enseignent, par exemple, quelques heures par semaine et reçoivent pour cela un petit salaire des Institutions religieuses de leur localité. Ceux qui vivent de cette manière ne se comptent pas par dizaines, mais par centaines !

Il ôta ses lunettes de soleil, plongea son regard dans le mien, et répéta en insistant d'un mouvement de son indexe : "Il est écrit : 'A la sueur de ton front' ! Tout le reste est affaire d'interprétation, de 'sages commentaires' qui s'éloignent de ce qui est écrit dans Notre Livre Sacré".  

J'eu un haut le corps. J'étais en présence d'un Rébbé qui, par son conformisme, son attachement à "La Lettre", parlait, toute distance respectée, comme parlait Luther il y a un demi-millénaire !

Il demandait de revenir au Texte Ecrit et de le respecter tel que nous l'avons reçu. Il bousculait cette tradition, plus de deux fois millénaires, de La Thora transmise par l'Ecriture et de La Thora transmise par La Parole, toutes les deux reconnues comme valables. Je voulus ajouter quelques mots, mais il me fit un petit signe d'adieu et s'éloigna.        

 

  "Ce Rébbé est un Révolutionnaire, dis-je à Mikhal. Les Révolutionnaires, les Jacobins, eux aussi, demandaient de retourner et de s'appuyer sur l'Ecrit et non sur l'Interprétation de l'Ecrit.



C'est ainsi que, de Révolution à Révolution, prisonniers de leurs codes, de Journées Révolutionnaires à Journées Révolutionnaires, répétant un rite inchangé en France, ils sont parvenus au désastre de La Commune de Paris !"

 

"Je ne sais pas si Rebbe Haïm est un Révolutionnaire ou pas, me répondit Mikhal. Mais c'est de lui que je tiens ce trait de sagesse qui fait du Travail la condition sine qua non de la Thora, et de la Thora celle du Travail. C'est ainsi qu'il agit, et c'est sa conduite qui me le fait respecter. Il répète, à qui veut bien l'entendre, cette maxime de Rabbi Eléazar, fils d'Azaria: "Sans pain point de Thora, sans Thora point de pain".

 

"רבי אלעזר בן עזריה אומר [...] אם אין קמח אין תורה אם אין תורה אין קמח"

(פרקי אבות, 3, 21).

 

 

* Le Jacobin Eugène Pottier avait 55 ans, quand, ayant participé aux combats de la "Commune", il se cacha dans une cave pour fuir les massacres perpétrés par les Versaillais .C'est là qu'il écrivit ce poème qui deviendra "L'Internationale".  ("M. Winock et J.-P. Azéma, Les Communards, Paris, 1964").

 

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גלעד שליט

הפגנת הזדהות עם משפחת שליט תתקיים בבאר שבע ברחבת הערייה בתאריך 19/02 בין השעות 16:00-19:00.
אם הנושא חשוב לכם, ואתם מוכנים לצאת בשל כך מהבית אתם מוזמנים להגיע.
כשאקבל מידע נוסף ועדכני אשלח לכם.
בינתיים שריינו מקום ביומנים.

שלום רב !

אריק דלויה


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פאריס 9.2.2009

             

 

                הנדון: הזמנה לישיבה של עמותתנו הישראלית ב-19.2.2009 

באשדוד בשעה 10.00 ואחריה ארוחת צהריים

 

ידידיי היקרים

הננו מתכבדים להזמינכם לפגישתנו הבאה. מצורף בזאת סדר יום:

 

1.    חתימה על המסמכים לרישום העמותה בנוכחות עורך הדין שלנו וזאת בעקבות אישור שם העמותה

 

זוהר - העמותה לשימור ולהפצת מורשת יהדות מרוקו

http://harissa.com/forums/read.php?58,54723,60172#msg-60172

 

2.    הרכב מועצת המנהלים הכולל וועד מנהל.

 

3.    הצגת תוכניותינו לתווך הקצר

 

4.     הסכמת רוברט אסרף למילוי תפקיד נשיא כבוד. הוא יהיה נוכח בישראל ב-18.3.2009 בפגישתנו הבאה.

 

5.    הסכמות של הנרי אוחנה (פאריס-ת"א), אפרים רבלין (פאריס- ת"א) ואשר כנפו להשתתף בוועדה המייסדת של "קטרים" חדשים.

 

6.    מועצת מנהלים:

נשיא:                                                  דר' אריק דלוייה, סוציולוג חוקר

מזכירה כללית של העמותה:                    טרז זריהן-דביר, סופרת

גזבר:                                                   דוד אלמוזנינו, סופר

אחראית לוועדה המדעית:                       דר' אורנא בזיז, מרצה וסופרת*

פיקוח משפטי וכלכלי:                            עו"ד דוד אור חן

פעילויות תרבותיות וספורטיביות:            ז'אן פייר בנטולילה

 

סגן הנשיא אשר כנפו (סופר ועורך ראשי של כתב העת  ברית) ביקש לא להימנות בין חברי מועצת המנהלים. על כן מינויו לשם כבוד והוא חבר בוועדת הכבוד שלנו.
 

* חברי מועצת המנהלים מציעים אותה כיועצת מדעית בזכות כישוריה כדוקטור למדעי הרוח.

7. ועד מנהל

נשיא:

נשיא: דר' אריק דלוייה, סוציולוג חוקר

מזכירה כללית של העמותה: טרז זריהן-דביר, סופרת

גזבר: דוד אלמוזנינו, סופר

 

הפגישה ב-19.2.2009 תיערך בשעה 10.00 אצל אשר כנפו, ברח' קרן היסוד 49/11 ת.ד 5129, אשדוד. טל: 0777854456, נייד: 054-7339293 ashbrit@012.net.il

 

הזמנה זו היא פרי יוזמה של הנשיא אריק דלוייה ושל המזכ"לית טרז זריהן-דביר. זאת בהסכמת דוד אלמוזנינו הגזבר. 
 
 התייעצויות רבות דרך הסקייפ, הדוא"ל ווידאו בוצעו בכדי להכין פגישה זו עם הסכמת חברי העמותה הבאים: אריק דלוייה, טרז זריהן-דביר, אביטבול סלמונה דניאל, עטר יעקב, בזיז אורנא, ביטון יעקב, קורקוס סידניי, אלמוזנינו דוד, פרנקו רשל, קדוש רן, כנפו אשר, מאייר ז'וזיאן, אוחנה הנרי, אור חן דוד, רואימי שושנה, שגב שמואל, וזנה דוד, וולף שוש.

 

מצורף בזאת רשימת החברים המייסדים וכתובותיהם.

 

כל חבר אשר יחפוץ להזמין חברים לפגישתנו מתבקש לספחם וליידע את מועצת המנהלים בטרם עת ולשלוח את כתובותיהם המלאות של הנספחים החדשים.

 

בציפייה להיענותכם ולאישורכם הכתוב או בטל הנני שולח לכם את מיטב ברכותינו.


 

דר' אריק דלוייה                                                               טרז זריהן-דביר

נשיא ומייסד                                                                        מזכ"לית


 
 נ. .ב.

הפגנת הזדהות עם משפחת שליט תתקיים בבאר שבע ברחבת הערייה בתאריך 19/02 בין השעות 16:00-19:00.
אם הנושא חשוב לכם, ואתם מוכנים לצאת בשל כך מהבית אתם מוזמנים להגיע.
כשאקבל מידע נוסף ועדכני אשלח לכם.
בינתיים שריינו מקום ביומנים.

שלום רב !
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Pirkei Avot

 

"Ben Zoma disait : Quel est le véritable héros…"

 

Par le Dr. Reuven (Roger) Cohen

 

Sur un texte de Sénèque :

"Pas un ne se demande s'il vit bien, mais s'il aura longtemps à vivre. Cependant tout le monde est maître de bien vivre ; nul, de vivre longtemps."

(Sénèque, Lettres à Lucilius, Livre Troisième, Lettre 22, 17, Paris, 2007).  

 

Marcel avait la meilleure Boulangerie et Pâtisserie de la rue des Rosiers.

On se pressait, dès les premières heures de la journée, devant sa porte, et le  vendredi, le dernier de la queue devait patienter plus de dix minutes avant d'être servi, tant les clients achetaient de halot et de gâteaux pour le Shabbat. Le commerce marchait bien, la clientèle était fidèle, la patronne satisfaite derrière sa caisse, les serveuses au comptoir sympa et rapides. Tout était donc pour le mieux dans le meilleur des mondes, si Marcel ne souffrait d'un gros défaut qui lui rendait la vie difficile et faisait de celle de ses ouvriers un véritable cauchemar : Marcel était coléreux. Et malgré les prières de sa femme et les conseils de ses docteurs, il se refusait d'avaler ces médecines qui "abrutissent", selon lui, les coléreux. Il soutenait qu'il était coléreux comme un autre est paresseux, et qu'il avait de bonnes raisons de l'être. "Que les ouvriers et toi-même ne traînent pas, répondait-il, et que vous exécutiez mes ordres à la lettre ! Comment veux-tu faire marcher ce bazar sans cela ? Il faut un capitaine à bord, un seul !"   

Pure invention de sa part. Imagination quasi maladive, puisque la Boulangerie se mettait au garde-à-vous chaque fois qu'il ouvrait la bouche.




En vérité, ses colères le prenaient soudain et sans raison. Il explosait alors comme un volcan. Oui, mais les volcans en général annoncent leur irruption. Certains signes précurseurs permettent aux humains et aux animaux de fuir, de chercher refuge. Mais au pétrin ou au comptoir, point d'abri face à la surprise ! Il fallait courber la tête, se recroqueviller sur soi-même et attendre que passe la tempête. Il fallait de plus se protéger que les projectiles, que dans sa rage il ne manquait pas de projeter, ne t'atteignent. Miro le jeune mitron, en avait fait les frais quand, paralysé par la peur, il reçut une miche qui venait de sortir du four. Il fallut toute la douceur et le billet que lui glissa Rose, la patronne, pour qu'il ne se rende en pleurs chez ses parents.   

La chose ne pouvait pas continuer ainsi. La révolte grondait à la Boulangerie et les ouvriers avaient annoncé à Madame Rose qu'ils "montaient au feu" et qu'ils allaient se plaindre à leur syndicat. Rose, en pleurs, leur demanda deux ou trois jours de délai pour régler ce problème, et qu'en aucun cas la Boulangerie n'en souffre.

 

Mais la Boulangerie en souffrait déjà. Toute une fournée avait brûlé lors d'une irruption, et le lendemain, les clients s'étaient plaint  que le pain avait un goût légèrement aigrelet, comme si le levain avait tourné.

Rose se souvint alors "de la mayonnaise qui tourne". Sa mère lui avait raconté que lorsque la ménagère est fâchée, sa mayonnaise tourne. Des énergies négatives agissent alors sur les mets préparés par elle. "C'est ce qui nous arrive avait dit Rose à Marcel". Mais celui-ci la traita de superstitieuse et de psychologue de deux sous et lui demanda de le laisser tranquille. De peur qu'il n'explose de nouveau, elle se tut et décida d'aller consulter son oncle, le Rabbin, que Marcel respectait plus que tout autre.

 

Le Rabbin l'écouta avec attention. "Envoie-le moi, Rose, ma fille, lui répondit-il".

"Il ne voudra pas venir et explosera en sachant que je suis venir prendre conseil auprès de vous, lui dit-elle".

"Dis-lui que je voudrais lui parler d'affaires. Il viendra."   

Il vint.

"Comment vont les affaires Marcel, Lui demanda-il ?"

"Très bien, mon oncle, lui répondit Marcel."



 

"Dis-moi, mais réfléchis bien avant de répondre. Qu'est-ce qui va mieux, les affaires ou ta santé ?"

Il se dandina sur son siège, hocha plusieurs fois de la tête, et à la fin il répondit : "Les affaires, mon oncle. Ces derniers temps je suis un peu tendu et porté à m'énerver pour un oui ou pour un non !"   

"Alors que tu ne sais pas combien de temps t'est donné à vivre, car aucun de nous ne peut le savoir, tu fais passer les affaires avant ta santé, avant que de bien vivre. Et alors que les affaires se portent bien, elles, tu leur consacres ta santé, tandis qu'elles-mêmes ne font rien pour toi ! On appelle cela du 'Fétichisme', de 'L'Avoda Zara'! Et cela pourquoi ? Parce que tu n'es pas capable de surmonter ton avidité du gain, tes bas instincts et tes colères ! Sais-tu ce que disait Ben Zoma à ce sujet ?

 

Il disait : 'Quel est le véritable héros ? C'est celui qui sait vaincre ses passions'." (Pirkei Avot, Chap. 4, 1).

 

"בן זומה אומר [...] איזהו גיבור הכובש את יצרו" (פרקי אבות, פרק 4, 1). 

 

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Ils disent  :  אומרים 

Rachel Franco : רשל פרנקו    

Ils disent……..

 

Ils disent des mots de haine

Qui tranchent  comme des épées de guerre;

Ils disent des mots de rage

Qui posent mon âme sur des buchers en flammes.

 

Ils disent que je suis Satan sur terre

Et qu'en enfer, il faut me renvoyer;

Ils disent que je suis un cancer pour le monde,

Que de la terre des vivants, il faut m´éradiquer.

 

Ils disent……….

 

Ils disent que je suis moins qu´un homme

Juste un singe ou un porc

Et qu´à l abattoir, il faut m´égorger;

Comme ils savent dire !

 

Ils disent encore et encore

Les mots de violence dont ils se nourrissent ;

Ils disent la guerre et les ténèbres,

Ils disent le mal et la mort.

 

Ils disent……..

 

Non, je ne sais pas répondre

Aux hommes dont le regard est habité par la haine,

Je ne sais pas dire

Aux autres dont le regard est habité par la suspicion.

 

En moi, un sentiment d´étrangeté,

Le tourment et le questionnement,

Pourquoi mon Dieu,

Suis-je toujours au centre de la haine ?

Pourquoi veulent-ils me retirer ma part d´humanité ?

 

Les mots que je dis dans mon cœur

Et que le monde ne sait entendre,

Ces mots, je les tais devant l´offense

Mais dans l´Amour,  ils germent sans peur.

 

Mon âme sait porter au loin une prière silencieuse,

Mon regard sait ouvrir les portes du Ciel;

Ma voix sait chanter l´espoir

Et mon cœur chuchoter les mots.

 

 

Que jamais, je ne devienne comme l un d´eux,

Habile à dire la haine et à semer la terreur,

Que toujours en moi respire le souci de l´Autre

Qui m´offre son visage, comme un cadeau divin.

 

Qu'elles sont belles tes tentes, Oh Jacob

Tes demeures Israël !

 

Rachel Franco

בס"ד

אומרים

 

אומרים מילות שנאה

שחותכות כמו חרב מלחמה

אומרים מילות קינאה

שמניחות את נשמתי על גחלים לוהטות

 

אומרים שאני שטן עלי אדמות

שלגיהינום עלי להישלח

אומרים שאני סרטן בעולם

שמארץ חיים למחוק אותי צריך

 

אומרים......

 

אומרים שאני פחות מאדם

רק קוף או חזיר

שמשחטה היא  מקומי

עד מה להגיד יודעים הם!

 

אומרים עוד ועוד

מילים  אלימות המזינות אותם

אומרים הם חושך ומלחמה

רק רע ומוות בפיהם

 

אומרים.....

 

איני יודעת לענות, לא !

לאנשים שמבטם רווי שנאה

איני יודעת מה לומר

לאחרים שחשדות מבטם מלא

 

רגש מוזר בתוכי

רגש של התקוממות ושאלות הוא:

מדוע אלוקיי

אני נמצא תמיד במרכז השנאה

מדוע חפצים הם לגדוע את האנושיות שבי

 

המלים אשר ליבי מלא בהן

אין העולם מסוגל לשמוע

הן כלואות  בתוכי, עצורות    

ובאהבה שבי,  פורחות הן  ללא פחד ומורא

 

נשמתי נושאת תפילה חרישית למרחוק

מבטי פותח דלתות שמיים

קולי יודע לשיר תקווה

וליבי ללחוש מילים

 

שלעולם לא אהיה כמותם

המדקלמים וזורעים פחד

שבתוכי תשרור תמיד הדאגה לאחר

שמציע לי את פניו כמתנה אלוקית

 

מה טובו אוהליך יעקב

משכנותיך ישראל!

 

רשל פרנקו


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Les lavandières.

Pâques approche et avant de commencer les nettoyages à fond et de vous dire : âm akher, à l’année prochaine, je voudrais rappeler le prophète Elie, Eliaou Hanabi qui parait vers la fête de Pessah et laisse des bons souvenirs à ceux qui ont le mérite. Les autres se contenteront de ce qu’ils ont. Voici un conte qu’on racontait en Tunisie...


Deux voisines l’une pauvre Sarah, et la deuxième riche Léa, habitent un village au bord d’une rivière. Pessah étant proche, et la famille aisée n’a pas de problème pour faire les achats pour la fête. Les indigents eux n’ont pour ainsi dire aucun moyen de faire face aux dépenses nécessaires pour acheter un mouton, des galettes et d’autres aliments essentiels et des habits neufs pour leurs enfants.

Voulant faire bonne mine Sarah prend sa lessive au lavoir : si elle n’a pas de solution pour le renouvellement de la garde-robe de ses petits, au moins les vieux vêtements seront propres et  sera annulé tout soupçon de hamets.

Elle est au travail depuis un moment, quand un vieil homme s’approche d’elle et la questionne :
— Que fais-tu ma fille ?
— Je lave mon linge est sa réponse.
— Pourquoi ? Tu n’as pas de nouveau ?
— Oui, grâce au ciel, notre armoire est pleine.
— Tu as acheté un mouton ?
— Oui, grâce au ciel.
— Tu as tout le nécessaire pour fêter Paques ?
— Oui grâce au ciel, nous ne manquons de rien.
— Que la grâce du Seigneur soit faite, souhaite le vieillard et offre à la bonne dame une pièce d’or pour des futurs achats sollicités.

Sarah retourne chez elle, et sa surprise est grande de trouver sa cuisine pleine d’aliments, un mouton est attaché dans la cour et son armoire est toute pleine de costumes, tailleurs robes et linge neufs. Après quelques achats, il lui reste encore beaucoup de monnaie.

Sa voisine Léa curieuse, lui demande la provenance de tout ce bien. Sarah lui raconte sa rencontre avec le vieux monsieur de A jusqu’à Z, et tout le bien qui lui a été attribué.

Pleine de convoitise, Léa s’habille d’une robe élimée, et se rend au lavoir. Elle est au travail depuis un moment, quand un vieil homme s’approche d’elle et la questionne :
— Que fais-tu ma fille ?
— Je lave mon linge est sa réponse.
— Pourquoi ? Tu n’as pas de nouveau ?
— Non, malheureusement, notre armoire est vide.
— Tu as acheté un mouton ?
— Non, je n’ai pas eu le moyen de le faire.
— Tu as tout le nécessaire pour fêter Paques ?
— Non, j’attends la grâce de D.
— Que la grâce du Seigneur soit faite, souhaite le vieillard.

Léa revient chez elle, et sa surprise est grande de trouver sa cuisine vide d’aliments, le mouton, tout a l’heure attaché dans la cour n’est plus, et en plus son armoire ne contient plus les vêtements qui l’ornaient. Et, misère son portefeuille est dépouillé. Le prophète Elie, car c’est lui, l’a punie pour sa cupidité.

La morale de cette histoire, est que si tel est heureux de son sort, le ciel l’aidera, et si untel est mécontent malgré sa richesse, il ne sera jamais satisfait.

Les voies du Tout Puissant sont impénétrables.

Selon Dov Noye : soixante et onze contes et légendes provenant de Tunisie

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Pirkei Avot


Rabbi Ismaël disait : "Celui qui étudie pour enseigner…"

Sur un texte de Michel de Certeau


Par le D"r Reuven (Roger) Cohen

 

"L'organisation des pratiques sera plus forte que le système de représentations dont elle assure la circulation ou le maintien. Cela se décèle, on l'a vu, dans le processus qui substitue le primat des pratiques à celui des croyances". Michel de Certeau, "L'écriture de l'histoire, Paris, 1975, p. 233".

 

"Au deuxième bouton. Il donnera naissance à un nouveau sarment ".

Je serrai les branches du sécateur dans ma main à l'endroit que Tino

m'indiquait et dépouillais la vigne d'un de ses sarments. A la fin de la taille, nous en ferons, sous sa direction, un grand feu dans un des coins éloigné de la vigne, afin d'éliminer tout danger de prolifération d'insectes nuisibles pendant l'hiver.   

"Comment sais-tu tout cela Tino, lui demandais-je, tu as appris la viticulture en Italie ?"

Il éclata de rire "En Italie, j'étais étudiant comme toi. Je ne connaissais de la vigne que le bon vin qu'elle donne ! Non, j'ai appris tout cela par la pratique ! J'ai lu les livres, les brochures d'enseignement qui s'y rapportent. Comme toi, j'ai travaillé sous la direction du responsable d'une vigne qui m'a enseigné les petits trucs, que seul un viticulteur chevronné comme lui, connaît. Lui aussi a appris le vrai métier par la pratique, quoique lui ait étudié dans une école d'agriculture pendant quelques mois avant de faire son Alya. C'est en m'enseignant la culture de la vigne qu'il s'y est perfectionné. Ne ris pas, c'est ainsi. Moi aussi en te l'enseignant, je découvre encore d'autres techniques. Cela me permet de la cultiver mieux encore. Bon, ce n'est pas tout de parler, il faut aussi travailler. La pluie arrive."

Au bout de quelques minutes, elle était là.




  Nous allâmes nous abriter sous le toit de la petite baraque, qui faisait office de hangar où nous déposions les outils et la sulfateuse. Tino sortit de sa petite musette un thermos, deux tasses d'aluminium et m'en remplit une de café fumant.

C'était une de ces pluies d'automne où les brusques averses sont épaisses mais courtes. Jamais méchantes. Le temps d'une petite pause café. Il faut en ces moments là savoir se taire et écouter. Se recueillir et savourer.

Je pensais à ces jeunes agriculteurs des années 40 et 50 du siècle dernier, qui s'étaient installés en communautés pour vivre de cette terre et qui, comme "Les Compagnons du Tour de France", apprenaient leur métier en le pratiquant sous la surveillance d'un Maître, avant de faire un stage dans une ou deux des communautés sœurs, pour se perfectionner.

Je me dis que la mise en pratique de leur idéal devenait plus importante alors que les croyances qui le composaient. A ce stade des choses, les pratiques véhiculaient les croyances et assuraient leur solidité, et non le contraire.




  Je comprenais encore pourquoi les Profs de Sciences politiques et Sociales, abandonnaient l'Université pour la Politique ou pour l'aide aux communautés sociales en difficulté. Je comprenais combien 68 avait changé les idées et les conduites parmi les Enseignants - et non seulement parmi les étudiants. Il leur parut alors qu'il leur manquait la mise en pratique de leurs recherches et de leur enseignement. Cette mise en pratique sans laquelle celui-ci demeurait lettre morte. Ils demandaient, en ce sens, à refaire la Révolution, mais à la manière que Maô et Le Che l'avaient faite.

 

Perdu dans mes pensées,  je n'avais pas senti que la pluie s'était arrêtée et que Tino était retourné au travail. Je bondis de mon petit tabouret de bois et courut à ma rangée. "Tu aurais dû me faire signe lui dis-je !"

"Pourquoi, me répondit-il en souriant, je t'enseigne le travail de la vigne, non la discipline du travail à la vigne. Celle-là, tu l'apprendras par la pratique, une fois qu'à ton tour tu enseigneras l'entretien des pieds de vigne à un "néophyte". Car sans discipline, pas d'études ni d'enseignement possibles. A plus forte raison pas d'accomplissement de la chose étudiée et enseignée. Sais tu ce que dit Rabbi Ismaïel à ce sujet ?  Lui, il pensait, bien entendu, principalement à La Loi. Mais la chose est valable pour tout enseignement".

Tino, en plus de son travail à la vigne, donnait des cours de Judaïsme, le soir, aux membres intéressés de son Kibboutz. La chose était assez courante dans ces communautés où l'étude et le travail étaient inextricablement liés.

Je lui signifiais par un mouvement de tête que je n'en savais rien.  "Il disait, reprit Tino, Celui qui étudie pour enseigner, parvient à s'instruire et à enseigner. Et celui qui étudie pour accomplir ce qu'il étudie, parvient à s'instruire, à enseigner et à accomplir ce qu'il a étudié."


 

"רבי ישמעאל אומר הלומד על מנת ללמד מספיקין בידו ללמוד וללמד. והלומד על מנת לעשות מספיקין בידו ללמוד וללמד ולעשות. (פרקי אבות, פרק 4, 6).

J'ai lu avec un grand intérêt cette maxime, fruit de la vue perçante de  Rabbi Ismaël et si bien décrite par notre ami Roger, avec citations à l'appui.  Camus

  
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נכתב לפני 38 שנים !!

מי זוכר את אריק הופר?

אריק הופר היה פילוסוף חברתי, אמריקאי  לא  יהודי.

 כתב טורים בעיתונים וכמה ספרים.

  נולד ב-1902 ומת ב-1983.

  השאיר אחריו תשעה ספרים וקיבל את אות הנשיא למען החירות. ספרו הראשון, "המאמין האמיתי" זכה להכרה כקלאסיקה.  לימד באוניברסיטת קולומביה בלוס אנג'לס.

להלן אחד הטורים שלו משנת 1968.

  המאמר נכתב לפני 38 שנים!! יש אמיתות שלעולם לא משתנות.


                מעמדה יוצא הדופן של ישראל

             מאת אריק הופר

לוס אנג'לס טיימס, 26.5.68

היהודים הם עם יוצא דופן: מה שמותר לאומות אחרות אסור על היהודים.

אומות אחרות מגרשות מאות, אפילו מיליוני אנשים, ואין בעיית פליטים. רוסיה עשתה זאת, פולין וצ'כוסלובקיה עשו זאת, תורכיה זרקה מיליון יוונים, ואלג'יריה – מיליון צרפתים. אינדונזיה זרקה השד-יודע-כמה סינים – ואיש לא מדבר על פליטים. אבל במקרה של ישראל, הערבים העקורים נעשו לפליטים נצחיים.

כולם מתעקשים שישראל חייבת לקבל חזרה כל ערבי וערבי. ארנולד טוינבי מודיע, שגירוש הערבים הוא אסון גדול יותר ממה שעשו הנאצים. מדינות אחרות, כשהן מנצחות בשדה הקרב, הן מכתיבות את תנאי השלום. אבל כשישראל מנצחת היא חייבת להתחנן כדי לזכות בשלום.

כל אחד מצפה מהיהודים להיות הנוצרים האמיתיים היחידים בעולם הזה. מדינות אחרות כשהן מובסות שורדות ומשתקמות, אבל אם ישראל תובס היא תוחרב.

 אילו נאסר ניצח ביוני האחרון [1967] הוא היה מוחה את ישראל מהמפה, ואיש לא היה נוקף אצבע להציל את היהודים.

 אין מחויבות אחת ליהודים מצד  כל ממשלה שהיא, שתהיה שווה את הנייר שעליו היא כתובה.

בכל העולם זועקים וזועמים כשאנשים מתים בוייטנאם או כששני שחורים נהרגים ברודזיה. אבל כשהיטלר טבח ביהודים איש לא מחה נגדו. השוודים, שמוכנים עכשיו לבטל את היחסים הדיפלומטיים עם אמריקה בגלל מה שאנו עושים בוייטנאם, לא השמיעו ציוץ כשהיטלר רצח יהודים. הם שלחו להיטלר מחצבי ברזל וכדורים מיסביים, ונתנו שירותים לרכבות החיילים שלו בדרך לנורבגיה.

היהודים הם עם מבודד בעולם.

אם ישראל תשרוד זה יהיה אך ורק בזכות מאמצים יהודיים. ומשאבים יהודיים.

 ברגע זה ישראל היא בן הברית היחיד המהימן וללא תנאי. אנחנו יכולים לסמוך על ישראל יותר מאשר ישראל יכולה לסמוך עלינו.

 צריך רק לדמיין מה היה קורה בקיץ האחרון [1967] אילו הערבים ותומכיהם הרוסים ניצחו במלחמה, כדי להבין כמה הישרדותה של ישראל חיונית לאמריקה ולמערב בכלל.

יש לי תחושה שלא עוזבת אותי ; מה שיקרה לישראל יקרה לכולנו. אם ישראל תיספה השואה תהיה עלינו.

המאמר נשלח על ידי חנה ידען.



תגובות

Le café et la mouche ou la fable des préjugés !!!

 

" Que se passe t-il quand une mouche tombe dans une tasse de café ?"

Un Italien, un Français, un Chinois, un Russe, un Israélien et un un Palestinien :    Nos amis et nos voisins ne changent pas...


L'italien jette la tasse et s'en va ... furieux !

Le Français enlève la mouche et boit le café...

Le Chinois mange la mouche et jette le café…

Le Russe boit le café avec la mouche, puisque c'est compris dans le prix.

L'israélien vend le café au Français, la mouche au Chinois, la tasse à l'italien,
commande un autre café et avec le bénef recherche un brevet
pour éviter aux mouches de tomber dans le café ...

Le Palestinien accuse l'israélien d'être responsable de la chute de la mouche dans le café, proteste de cette agression auprès des Nations-Unies,
souscrit un prêt auprès de l'Union Européenne, utilise l'argent pour acheter des explosifs et ...


... fait sauter le bistrot, où l'italien, le Français, le Chinois et le Russe
sont en train d'expliquer à l'Israélien qu'il devrait donner sa tasse de café au Palestinien.
 


הזבוב והקפה

איטלקי, צרפתי, סיני, רוסי, ישראלי ופלסטינאי : הידידים והשכנים שלנו לא משתנים עם הזמן, תראו.

מה קורה כשזבוב נופל לתוך ספל קפה ?

האיטלקי משליך את הספל ועוזב בכעס.

הצרפתי מוציא את הזבוב ושותה את הקפה.

הסיני אוכל את הזבוב ומוותר על הקפה.

הרוסי שותה את הקפה ובולע את הזבוב, ממילא זה כלול במחיר.

הישראלי מוכר את הזבוב לסיני, את הקפה לצרפתי ואת הספל לרוסי. הוא מזמין קפה אחר ומשתמש ברווחים כדי ליצור תכשיר שימנע מהזבובים ליפול לתוך הקפה.

ואילו הפלסטינאי מאשים את הישראלי בנפילת הזבוב לתוך הקפה שלו, מפגין נגד האלימות הזו בפני האו"ם, מבקש בספים מהאיחוד האירופאי ומשתמש בו לרכישת חומרי נפץ ...

... ומפוצץ את הקפטריה בה שהאיטלקי, הצרפתי, הסיני ורוסי מנסים לשכנע את הישראלי להזמין את הפלסטינאי לקפה.

 

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בוחניק נתן
[iimg]http://idata.over-blog.com/2/38/44/62//ben-gourion.gif[/img] Je n'aime pas beaucoup les mouches, Je crois que Ben Gourion aussi. La preuve voilà comment il s'y prend avec eux. J'espère que l'image paraitra;
01/02/2009 16:30:41