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על הבלוג
זיכרונות ילדות, התזונה והמתכונים המגוונים, סיפורים, הגדות, אמרות ומשלים, מורינו ורבותינו, רעינו וחברינו מבית הספר, מנהגינו, מסורת אבותינו, בית הכנסת ובמיוחד המשפחה וההורים, זה מה שאשתדל לשחזר בדפים אלה, מבלי לדלג על הפלישה הנאצית בטוניסיה ועלייתנו ארצה.
אקדיש התייחסות גם לשאר יהודי המגרב ולקשרים שנרקמו בינינו ובין שכינינו מדתות אחרות.
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posts
30/06/2009
Le Salon du Livre Tune
Avec la participation se Shoshana Veig
Photos Meïr Cohen
L'organisation Amit a pour but de conserver la Souvenir de la vie culturelle des Juifs de Tunisie. Avec l'aide de dons et
du parrainage de Mme Myriam Fieberg-Ikar, le maire de la ville Netanya, l'organisation
a construit un Centre culturel qui se consacre à ces fins.
L'espace est vaste fort bien entretenu et jouit d'un
décor intérieur approprié. Il comprend une synagogue, un édifice commémorant
les victimes de la dernière Guerre Mondiale et un registre des évènements
heureux ou pénibles survenus à la population Juive gravés sur le Mur
occidental.

Meir Cohen, Igal Bouhnik, Miri Elkalaï et Eyal Ortal; Photos Meir Cohen
Dans ses projets d'avenir, dans la mesure où les donnateurs
seront généreux, Amit voudrait construire un nouvel étage au dessus du rez-de-chaussée,
afin d'y abriter d'autres travaux.
Des activités diverses sont organisées dans ce complexe,
comme par exemple un club pour retraités qui viennent y discuter des dernières
nouvelles et des sujets inscrits à l'ordre du jour, en sirotant un thé à la
menthe ou en jouant à des jeux de société. D'autres viennent pour participer à
des activités culturelles diverses : on a déjà vu
sur scène, des sketches basés sur des proverbes tunisiens, en langue mi
judéo-arabe et mi française. On y entretient aussi un forum d'internet qui a
déjà vu sur page des récits d'auteurs Sfaxiens, parmi eux, Hédi Bouraoui et
Claude Kayat.
La direction de l'organisme s'occupe surtout du pan historique concernant les ressortissants de
Tunisie en Israël et de la participation aux colloques opportuns. On y
rencontre le Dr Arrari, Nessim Taïtou, Roger Aloni, Dr Victor Ayoun et Maître
Orthal.
Entre autres activités basées sur le volontariat, Amit a
hébergé entre ses murs le Salon du Livre Tune, projet conçu et organisé par
Myriam Elkalay. Le département du livre n'est pas nouveau chez Amit, puisque on
peut y acheter les collections francophones d'Amazone, par exemple. Myriam qui
est volontairement chargée du dossier culturel, a proposé d'accueillir à Amit
le Salon du Livre Tune, elle a en outre accommodé cette activité et a été félicitée
de toutes parts.
Le Salon du Livre a été couronné de succès, non pour l'abondance de ses
invités, ni pour les nombreux visiteurs
venus des quatre coins du pays et en dehors d'Israël. La réussite est due, à
mon avis, aux auteurs qui fidèles au rendez-vous nous ont honoré de leur
présence, assis près de leurs stands, proposant leurs œuvres en langues
hébraïque et française, poètes, nouvellistes, romanciers, chercheurs,
historiens ou explorateurs. Le leitmotiv chez tous ces écrivains est La Tunisie, notre vie dans ce pays, nos us et
coutumes et la "Asrra", la connivence avec nos voisins de différentes
confessions en général.
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En observant les
écrivains, j'ai perçu leur émotion de participer à ce meeting. C'est le
premier du genre. Maître Orthal, membre de la direction a reçu les convives,
avec fierté non contenue. Dommage que
les jeunes, descendants des émigrants Tunisiens n'étaient pas de la partie.
Ceux qui ont pensé qu'il faudrait atteler la nouvelle génération à la
rescousse, ont dû être déçus.
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Le musée d'Amit Photo Meir Cohen
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Les auteurs.
Yaccov Hazan, recteur du
Centre Van Lyre, professeur de littérature, écrivain et critique
littéraire, préside la séance
d'ouverture. A son avis, les premiers Juifs sont arrivés à Djerba après la
destruction de Deuxième Temple. La Tunisie est connue dans les parchemins
bibliques sous le nom de Tharsis. A ce propos, il rappelle le prophète Jonas dont la
tragicomédie a droit à trois chapitres dans la Bible :

Yaacov Hazan, photos Meit Cohen.
--
"Lève-toi ! Va à Ninive, la grande ville, et prophétise contre elle :
car leur iniquité est arrivée jusqu'à moi", ordonne Dieu l'Eternel.
Jonas, qui connaît à l'avance le scénario, "se leva pour fuir à
Tharsis, hors de la présence de l'Eternel"1. Il y arrive
rejeté par une baleine sur les rives de Tharsis.
Charlot Bar
Tov a écrit son roman "Les Clefs" qui comprend
deux parties. La 1ère raconte le roman d'amour impossible entre
un jeune Juif Tunisien et une Allemande,
lors de la 2ème guerre Mondiale. Ayant connu les
personnages véritables de cette tragédie, j'ai vite fait d'acquérir ce
livre. La 2ème partie du livre raconte le retour de Charlot à
Nabeul où il a retrouvé ses voisins, des personnes connues et aussi le
bedeau de la Synagogue qui lui a confié les clefs du lieu saint.

De gauche a droite, Charlot Bar-Tov, Nessim TaÏtou, Yaacov Hazan et Viviane Sémama
Photos Meir Cohen.
Yossef Péri
(Parienti) m'a vendu le second livre : Tounès blad el fel oul
yasmine. Le titre du livre parlant d'une randonnée en Tunisie sous la
senteur du jasmin m'a cligné de l'œil. J'y ai trouvé maintes descriptions
de villes et contrées, en plus de lieux saints et de l'histoire des rabbins
célèbres en Tunisie.
Shoshana Vegh est native d'Ashkelon en Israël (1957). Sa
mère est originaire du Kef et son père est ashkénaze. Shoshana professeur de langue hébraïque
et de littérature au Lycée de Netanya, a fait son master en littérature à
l'université de Bar Ilan. Elle a pensé qu'étant seconde génération de mère
Tune, elle trouverait sa place dans un des stands d'Amit. Elle a été
accueillie à bras ouverts. J'ai été attiré par deux de ses livres de poésie
que j'ai achetés :
*Crops of Madness et *Are you for realm, écrits en
hébreu, évidemment.
Viviane
Semmama Lesselbaum a écrit deux livres historiques en français et elle
a cherché parmi les convives un metteur en scène pour une pièce théâtrale
qu'elle a édité.
D'autres
écrits ont été présentés :
Hanna Cohen : "Les
femmes en bleu".
Dr Myriam Guez
Abigaïl : la poésie pieuse des femmes Juives de Tunisie.
Menahem Krief : "L'homme
aux neufs noms" en français.
Le Rabbin Mikhaël Sitbon est l'auteur
francophone de "Mes deux passions, La Bible et la musique".
Tous les
écrivains d'origine tunisienne n'étaient pas là, il y avait des manquants
et c'est dommage.
J'ai regretté
l'absence du Professeur et historien
Haïm Saâdoun fils de Coco et d'Yvette de Sfax. J'ai rencontré Hâim
Saâdoun quand il était âgé de trois ans, dans la rue Jérôme Fidèle dans le
bureau de son père. Son oncle Moshé Bouhnik, alias Bishi était l'une des
plus belles mémoires de la Diaspora Sfaxienne. Sa tante Colette et sa mère
Yvette sont les amies d'enfance de
Marguerite Axisa, la secrétaire
générale de la Diaspora Sfaxienne.
Les œuvres
traitant des coutumes des Juifs Tunisiens ont trouvé leur place dans cet
Espace Culturel d'Amit, les ouvrages et le nid, ont tout en commun.
Pour terminer
un poème de Shoshana Vegh :
Paume d'amour
Sortant de sa coquille
L'escargot se pose
sur ma paume
Draps mouillés
d'écume
Et lettres
inversées
Mutent en
poésie
Par
enchantement,
Durant la sieste
Emmitouflée
Dans la
couverture
Qui a connu
nos ébats
Je te revois
en souvenir
Toutes les
eaux ne viendront
A bout
Du feu de la
passion
Tu me demandes
De donner grâce
A l'escargot ?
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1- Reuven (Roger)
Cohen : "Lève toi, va à Ninive, la grande ville".
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25/06/2009
גילעד : Guilad
Guilad Shalit a été capturé le 25 Juin 2006
Trois ans de capture, c'est beaucoup de Souffrance
Guilad doit être libéré sur le champ
Prière de faire passer le message

גילעד שליט נחטף ב-25 ליוני 2006
שלוש שנים בשבי, זה כבר יותר מדי סבל
חייבים לפעול לשחרור גילעד לאלתר
אנא העבירו את המסר
23/06/2009
חלק א : ויזות, כרטיסים, ביטוח
שבוע טוב
כן אתה יכול לעשות
ביטוח ומחר בבוקר
נסגור את כל העניינים
חיים דמרי בידידות
26 לאפריל 2009
יגאל אתה
הראשון בטיול הויזה וכרטיסי טיסה כבר בדרך והכל בסדר
ובקשר
לתשלום לי זה לא בוער מחר אחר הצהרים נסיים זאת
בידידות
חיים דמרי לילה טוב וחג שמח
27 לאפריל 2009
חלק ב : מספרי הטיסות
מחיים דמרי
מספרי הטיסות :
TLV X/FRA TUN 06MAY LH687/4110
TUN X/FRA TLV 17MAY LH4111/686
לילה טוב,
חיים דמרי.
חלק ג :הכרטיסים
תחיים דמרי
הכרטיסים מחכים לנו
בנמל התעופה,
עליך להציג את הדרכון.
צהריים טובים,
חיים דמרי
כשתגיעו לנמל התעופה תקבלו סימוניות למזוודות.
צהריים טובים,
חיים דמרי.
4 למאי
2009.
23/06/2009
מצ"ב
מסלול טיול לטוניסיה.
בקשר למכתב
למקום העבודה של ביתך,מי אתה רוצה שיהיה הנמען ?
בברכה
חיים 23 לאפריל 2009
טוניס טורס \ אופקי המגרב - טוניסיה:
העצמאות 93 אשדוד
טל. 054-4340050 פקס. 077-4114499
haimdemri@gmail.com
ארץ היסמין- טוניס 'אל כדראה': ים-היסטוריה- מדבר ונאות מדבר
יום 1:שני - ת"א – אירופה-
טוניס
נפגש בשדה התעופה ומשם נטוס לטוניס
דרך יעד באירופה ,משם בטיסת המשך לטוניסיה
. ננחת בנמל התעופה הבינלאומי "טוניס קרתג'" שבטוניס עיר הבירה .נצא
לסיור פנוראמי בעיר,לשדרות חביב בורגיבה,ב"מדינה" העיר העתיקה של טוניס
ובארמונות דאר אל עותמאנין ודאר בן עבדאלה וכן בקסבה של טוניס וסמטאותיה.
יום
2:שלישי- טוניס:עיר הבירה -קרתגו:
נמשיך בסיורינו בבירת טוניסיה -טוניס
.נבקר באתריה היהודיים :בית הכנסת הגדול ,בית העלמין היהודי "בו
רג'ל",נעלה לקברו של הצדיק רבי חי טייב לא מת..משם נמשיך לסייר באתרים
ארכיאולוגיים מרכזיים ובמוזיאון ייחודי :
מוזיאון ה"ברדו"- מוזאון בו מרוכז אוסף
גדול של פסיפסים .מוזיאון זה נחשב
למוזיאון הפסיפס הגדול בעולם.משם נמשיך לעיר קרתגו עירו של חניבעל.נסייר באמפי
תיאטרון הרומי , ונסיים ב"בריסה" בירתו של חניבעל .
יום 3:רביעי- טוניס- לה גולט- סידי
בו סעיד:
נמשיך בסיורינו בשכונותיה של העיר
טוניס .נבקר ב"לה גוליט" ובחופיה הציוריים, במסעדות הדגים.לאחר מכן ניסע אל "סידי בו
סעיד" אשר הוכרזה ע"י ארגון אונסקו כאתר שמור .נצפה בנוף הפנוראמי של
טוניס הנשקף ממרומי ההר , נהנה בבתי הקפה והתה המיוחדים שלה ,נבקר בשוק
"אל גרנה" .
יום 4:חמישי- טוניס- ביזארט-
יום סיור בצפון מזרח העיר טוניס
,נבקר בעיר ביזרט ,העיר הצרפתית האחרונה בטוניס נסייר במצודה ובנמל העיר, בערב
נחזור למלון.
יום 5: שישי- נאבל-חמאמת-סוס- פורט
"אלקנטאוי" - :
נסייר בעיר נאבל-בירת הקדרות ופרחי
היסמין של טוניס ומבחינה גא וגראפית בירת הקאפ בון ,נבקר בשוק הססגוני סוק אל
בלירה , נתבשם בניחוחותיו של "המה
זהר" המקורי.ומשם נמשיך לסוס ,נסייר לאורכה של שדרת "בו זעפר",נטייל
לאורך המרינה ,נתרשם מהנמל העתיק.
יום 6:שבת-יום חופשי בסוס
יום מנוחה. ניתן ליהנות ממתקני
המלון .לשומרי המסורת ניתן להזמין ארוחת
צהריים בשבת .
יום 7:ראשון- ספאקס - אל ג'ם-קירואן-
גפסה-:
נדרים בנסיעתנו לעיר השנייה
בגודלה-ספאקס בירת "שמן הזית". ומשם
נמשיך לעיר הרביעית בקדושתה לאסלם - קירוואן. נבקר במסגדים ובמדרסות המפורסמים , קרוואן ידועה בשטיחיה
האותנטיים ,לאחר מכן נמשיך לעיר הרומית אלג'ם שבא נמצא אמפיתיאטרון
שנשתמר להפליא ונחשב לגדול ביותר באפריקה
והשני בגודלו בעולם. נמשיך בנסיעתנו אל העיר גפסה .
יום 8:שני- גפסה- טוזר נפטה-
–מטמטה מדנין- ג'רג'יס- ג'רבה
נצא דרך שות אלז'ירד לכיוון טוזר
נווה המדבר הגדול בטוניסיה .משם נמשיך
לכיוון מטמטה. נבקר בעיירה הברברית מטמטא המאופיינת בשיטת הבניה התת קרקעית
המיוחדת,בתים חצובים בסלע כדרך של הגנה
מפני מזג האוויר המדברי הקשה) לאחר מכן נמשיך לכוון מדנין וג'רג'יס נסייר ברובע היהודי .ולאחר מכן נשים
פעמינו אל ג'רבה נסע אליה דרך
ה"קנטרה" הסוללה הרומית העתיקה ,המחברת את היבשה אל אי החלומות- ג'רבה.
יום 9:שלישי-יום ההילולה בג'רבה
נשהה באי החלומות – ג'רבה יום שלם, נבקר בכפר של יוצרי
החרס של טוניסיה- "אל גללה" נמשיך למיידון, חמת סוק, חרה אל כבירה, וחרא
אל זריריא נגיע אל בית הכנסת העתיק שלפי המסורת הוקם ב-586 לפני הספירה על ידי
גולי ציון לאחר חורבן בית ראשון .שם מתקיימת ההילולא אל ג'ריבא המסורתית יחד עם
קהל יהודי רב המגיע מכל קצוות העולם . לפנות ערב נעזוב במעבורת את ג'רבה לכיוון
גאבס,.
יום 10: רביעי- גאבס – מונסטיר
–ספאקס
יום 11: ספאקס
יום 12:שישי: ספאקס-
טוניס-אירופה-ת"א:
טיסה בינלאומית מטוניס ליעד באירופה ומשם טיסת המשך לתל אביב.
,תם ונשלם טיולנו !
מסגרת הטיול
: יום שבת – יום חופשי . זמן חופשי נוסף יינתן על פי שיקול דעת המדריך .
יתכנו שינויים במסלול , בסיורים ובמועדי הטיול.
תאריכי יציאה :
משך הטיול : 12 ימים
מחיר הטיול : 1549$
מחיר הנחה : 1500 (הערה של יגאל בוכניק)
מחיר הטיול כולל :
-
טיסות סדירות
לאירופה
-
אשרת כניסה
(ויזה) לטוניסיה
-
לינה במלונות
דרגה ראשונה
-
חצי פנסיון לאורך
הטיול
-
אוטובוסים
ממוזגים ומעבורת לג'רבה
-
דמי כניסה לאתרים
הרשומים
-
חאפלות
-
טיול קרוסות
בשנני-גאבס
מכתב מיגאל לחיים דמרי, לאמור :
2Sent: Wednesday, May 20, 2009 7:24
AMחיים
ערב טוב,
ראיתי את תכנית הטיול, יש לי הערה :
אם הטיול מתחיל ב-6 למאי, אז היציאה
היא ביום רביעי ולא ביום שני. אז משתנה התמונה, לא ?
לדוגמא, לא
נהייה בשבת בסוס, אלא בטוניס, נכון ?
אני מודה
לך על הסבלנות,
בידידות יגאל (כמוס) בוכניק
23 לאפרל 2009
23/06/2009
טוניסיה:
חיים דמרי
העצמאות 93 אשדוד
טל. 054-4340050 פקס. 077-4114499
haimdemri@gmail.com
ארץ היסמין- טוניס 'אל כדראה': ים-היסטוריה- מדבר ונאות מדבר
יום 1:שני - ת"א
– אירופה- טוניס
נפגש בשדה
התעופה ומשם נטוס לטוניס דרך יעד באירופה ,משם
בטיסת המשך לטוניסיה . ננחת בנמל התעופה הבינלאומי "טוניס קרתג'" שבטוניס
עיר הבירה .נצא לסיור פנוראמי בעיר,לשדרות חביב בורגיבה,ב"מדינה" העיר
העתיקה של טוניס ובארמונות דאר אל עותמאנין ודאר בן עבדאלה וכן בקסבה של טוניס
וסמטאותיה.
יום 2:שלישי- טוניס:עיר הבירה -קרתגו:
נמשיך בסיורינו בבירת
טוניסיה -טוניס .נבקר באתריה היהודיים :בית הכנסת הגדול ,בית העלמין היהודי
"בו רג'ל",נעלה לקברו של הצדיק רבי חי טייב לא מת..משם נמשיך לסייר
באתרים ארכיאולוגיים מרכזיים ובמוזיאון ייחודי : מוזיאון ה"ברדו"- מוזאון בו מרוכז
אוסף גדול של פסיפסים .מוזיאון זה נחשב למוזיאון הפסיפס הגדול בעולם.משם נמשיך
לעיר קרתגו עירו של חניבעל.נסייר באמפי תיאטרון הרומי , ונסיים ב"בריסה"
בירתו של חניבעל .
יום 3:רביעי-
טוניס- לה גולט- סידי בו סעיד:
נמשיך בסיורינו בשכונותיה
של העיר טוניס .נבקר ב"לה גוליט" ובחופיה הציוריים, במסעדות הדגים.לאחר מכן ניסע אל "סידי בו
סעיד" אשר הוכרזה ע"י ארגון אונסקו כאתר שמור .נצפה בנוף הפנוראמי של
טוניס הנשקף ממרומי ההר , נהנה בבתי הקפה והתה המיוחדים שלה ,נבקר בשוק
"אל גרנה" .
יום 4:חמישי-
טוניס- ביזארט-
יום סיור בצפון
מזרח העיר טוניס ,נבקר בעיר ביזרט ,העיר הצרפתית האחרונה בטוניס נסייר במצודה
ובנמל העיר, בערב נחזור למלון.
יום 5: שישי-
נאבל-חמאמת-סוס- פורט "אלקנטאוי" - :
נסייר בעיר
נאבל-בירת הקדרות ופרחי היסמין של טוניס ומבחינה גא וגראפית בירת הקאפ בון ,נבקר
בשוק הססגוני סוק אל בלירה , נתבשם בניחוחותיו של
"המה זהר" המקורי.ומשם נמשיך לסוס ,נסייר לאורכה של שדרת
"בו זעפר",נטייל לאורך המרינה ,נתרשם מהנמל העתיק.
יום 6:שבת-יום
חופשי בסוס
יום מנוחה. ניתן
ליהנות ממתקני המלון .לשומרי המסורת ניתן
להזמין ארוחת צהריים בשבת .
יום 7:ראשון-
ספאקס - אל ג'ם-קירואן- גפסה-:
נדרים בנסיעתנו
לעיר השנייה בגודלה-ספאקס בירת "שמן הזית". ומשם נמשיך לעיר הרביעית בקדושתה לאסלם - קירוואן. נבקר
במסגדים ובמדרסות המפורסמים , קרוואן
ידועה בשטיחיה האותנטיים ,לאחר מכן נמשיך
לעיר הרומית אלג'ם שבא נמצא אמפיתיאטרון שנשתמר להפליא ונחשב לגדול ביותר באפריקה והשני בגודלו בעולם. נמשיך
בנסיעתנו אל העיר גפסה .
יום 8:שני-
גפסה- טוזר נפטה- –מטמטה מדנין- ג'רג'יס-
ג'רבה
נצא דרך שות
אלז'ירד לכיוון טוזר נווה המדבר הגדול בטוניסיה
.משם נמשיך לכיוון מטמטה. נבקר בעיירה הברברית מטמטא המאופיינת בשיטת הבניה
התת קרקעית המיוחדת,בתים חצובים בסלע כדרך
של הגנה מפני מזג האוויר המדברי הקשה) לאחר מכן נמשיך לכוון מדנין וג'רג'יס נסייר ברובע היהודי .ולאחר מכן נשים
פעמינו אל ג'רבה נסע אליה דרך ה"קנטרה"
הסוללה הרומית העתיקה ,המחברת את היבשה אל אי החלומות- ג'רבה.
יום 9:שלישי-יום
ההילולה בג'רבה
נשהה באי החלומות – ג'רבה יום שלם, נבקר בכפר של יוצרי
החרס של טוניסיה- "אל גללה" נמשיך למיידון, חמת סוק, חרה אל כבירה, וחרא
אל זריריא נגיע אל בית הכנסת העתיק שלפי המסורת הוקם ב-586 לפני הספירה על ידי
גולי ציון לאחר חורבן בית ראשון .שם מתקיימת ההילולא אל ג'ריבא המסורתית יחד עם
קהל יהודי רב המגיע מכל קצוות העולם . לפנות ערב נעזוב במעבורת את ג'רבה לכיוון
גאבס,.
יום 10: רביעי- גאבס
– מונסטיר –ספאקס
יום 11: ספאקס
יום 12:שישי:
ספאקס- טוניס-אירופה-ת"א:
טיסה בינלאומית מטוניס ליעד באירופה ומשם טיסת המשך לתל אביב.
,תם ונשלם
טיולנו!
מסגרת הטיול : יום שבת – יום חופשי . זמן חופשי נוסף יינתן על פי שיקול דעת המדריך
.
יתכנו שינויים
במסלול , בסיורים ובמועדי הטיול.
תאריכי יציאה
:
משך הטיול
: 12 ימים
מחיר הטיול :
1549$
מחיר הנחה : 1500 ( הערה של יגאל בוכניק)
מחיר הטיול כולל :
-
טיסות סדירות
לאירופה
-
אשרת כניסה
(ויזה) לטוניסיה
-
לינה במלונות
דרגה ראשונה
-
חצי פנסיון לאורך
הטיול
-
אוטובוסים
ממוזגים ומעבורת לג'רבה
-
דמי כניסה לאתרים
הרשומים
-
חאפלות
-
טיול קרוסות
בשנני-גאבס
-
מיסי נמל וביטחון
-
טיפים לנותני
שירותים בחו"ל
-
מלווה ישראלי מוסמך
מחיר הטיול אינו כולל :
-
ביטוח רפואי
ומטען (חובה)
-
הוצאות אישיות
טיפים
למדריך המקומי ולנהג
23 לאפריל 2009
:
טוניס טורס/אופקי המגרב
21/06/2009
Sfax : Extrait de "Mon
voyage en Tunisie"
De Reuven
(Roger) Cohen.

(Traduit de l'hébreu par l'auteur)
Les oliveraies du Sahel nous accompagnaient tout le long de la route.
Plus nous descendions vers le sud et plus il nous fut difficile de
retenir notre étonnement et nos exclamations face à la beauté du
paysage qu'elles nous offraient. Leur vitalité, l'aisance par laquelle
les oliviers possédaient les étendues, leur présence exclusive,
modelaient le paysage comme nulle autre plantation n'aurait pu le faire.
Leur
noblesse antique inspirait le respect. La rectitude de leurs rangées
inclinait tout orgueil. Nous devenions humbles en présence de cette
géométrie humaine portée par une expérience millénaire qui n'avait pas
changée.
Les oliveraies du Sahel sont les Pyramides de la Tunisie.
L'ordre
d'après lequel elles furent plantées continue à gérer celui des
planteurs d'aujourd'hui. Leur domination à l'horizon, les larges
intervalles sans une herbe entre les oliviers, tout nous induisait à
accentuer notre sentiment que nous contemplions une des merveilles
agricoles, vieille de plus de deux mille ans.
Les
oliveraies du Sahel sont l'expression du génie humain, le fruit de son
dialogue fructueux avec la nature. Elles représentent un des
chefs-d'œuvre de l'histoire de l'humanité. Elles nous révèlent la
chronique de la sagesse humaine et sa philosophie dans la gestion
fertile des espaces naturels. Point de surprise donc, que l'olive jouit
d'une place d'honneur parmi les cultures qui structurent l'alimentation
de l'homme depuis des siècles, qu'elle est représentative du bassin
méditerranéen et indispensable à l'analyse de sa civilisation.
Tout comme le blé et le riz le sont à l'Europe et à l'Asie.
L'olive a fait la richesse des villes qui étaient les maîtres de sa culture, telle que le
fut et l'est encore la ville de Sfax.
Nous nous approchions de La Ville.
J'étais
impatient d'y pénétrer par le nord, par Moulinville, afin d'essayer d'y
reconnaître le quartier où j'avais fait mes études primaires à l'école
du mythologique Monsieur Cachat. J'aimais emprunter cette route et
passer par ce quartier pour me rendre chez moi par le Chemin des
Brigands. Mais quelle ne fut pas ma déception ! La Route de Tunis, qui
était jadis presque déserte, bien au sud déjà du Chemin des Brigands,
devait faire, aujourd'hui, un effort pour se frayer un passage parmi
ces grappes d'habitations qui l'étouffaient à cette heure de fin
d'après midi.
Sfax ressemblait à une mégapolis, mais à l'échelle de la Tunisie.
Le premier lien que je réussis à faire avec ma mémoire, fut celui des
murailles de la Ville Arabe. Au crépuscule, au cœur des bouchons de 19
heures, ce furent elles qui, les premières, me relièrent à mon
enfance. Je pus à peine distinguer à gauche de la rue la Gare de Sfax,
d'où la Micheline sortait pour faire la navette avec Tunis. En moins
d'une minute nous dépassions la rue Massicot sans que je fusse capable
d'y reconnaître l'école maternelle où je fis mes "Premières Classes" de
lecture, et nous voici devant l'Hôtel Oliviers Palace, totalement
autre, où nous avions décidé d'installer nos quartiers pour les deux
nuits à venir.
Tout m'était devenu étranger. Plus de cinquante ans avaient fui. Une si longue absence
!
Tremblant
d'émoi, je compris que je n'avais aucune chance que revive par lui-même
le moindre souvenir, que reprenne consistance le moindre évènement qui
modela mon enfance. "Tout s'est envolé à tous vents et à tout jamais,
me dis-je, abattu ! Le seul "pilier témoin" qui demeure de tout ces
souvenirs, c'est moi, uniquement moi".
Je
compris qu'il me fallait accomplir par moi-même ce travail de mémoire.
Moi seul étais à même de relier mon présent à mon passé. Seule cette
perspective personnelle, qui esquissait à coups de fusain ténus et
hésitants ces liens avec mon enfance, pouvait leur donner un sens. Je
compris que je devais rechercher et reconnaître les lieux de mémoire
qui y étaient rattachés, et leur donner vie. Je compris que reposait
sur moi le rôle peu trivial de sauver ce passé de la chute dans
l'oubli. Je devais, pour l'Histoire, retracer cette réalité que j'avais
connue et que le temps qui passe s'efforce d'effacer. Pour la petite
Histoire, l'anecdote, et pour la grande aussi, celle inscrite dans les
annales du temps passé.
Rien de tout cela ne me sera offert "Sur un plateau
d'argent".
Alors
qu'assis au bar de l'hôtel j'attendais que mon fils réglât les
formalités à la réception, une pensée soudaine me traversa l'esprit,
lancinante : je devais "découvrir" le sens qu'il me fallait donner à
mon enfance, la signification des années que j'avais passées à Sfax.
Moi seul pouvais le faire. Je le devais à moi-même, à mes parents, à
mes enfants et à mes petits enfants.
Chacun
de nous a un nom et une histoire, qui prennent forme à partir de son
enfance. Comme un fardeau existentiel, qu'il a le devoir d'insérer dans
la trame du sens, du temps et de l'espace, leur finalité repose sur ses
épaules. Lui seul peut décerner à ce fardeau une entité significative.
Je compris alors qu'avant mon voyage en Tunisie, j'étais à des lieux de
supposer que ce drame intérieur qui devait m'assaillir sommeillait en
vérité dans mon inconscient et représentait un des buts cardinaux de
mon voyage.
Aussi,
ce fut avec une grande joie au cœur que je compris que cette chance de
le réaliser m'était dévolue. Je ressentis alors un grand bonheur et une
profonde sérénité. Une grande fierté me remplit l'âme et un flot
d'énergie me fit vibrer du plaisir anticipé de le faire par moi-même.
Entre
Freud, qui tenait pour certain que c'est l'enfance qui modèle l'homme
adulte, à tel point que les inhibitions qu'elle produit troublent le
cours de sa vie jusqu'à sa mort, et Sartre qui soutenait que c'est son
projet de vie qu'il projette dans l'avenir qui influencent ses jours et
le libère de ses entraves intérieures, je préfère encore la conception
d'Aristote qui soutient que, si du point de vue chronologique,
l'enfance précède l'âge d'adulte, du point de vue logique, c'est
l'homme adulte qui précède l'enfant et qui lui donne un sens et une
forme.
Je décidais de fêter ce bonheur qui m'envahissait, un bonheur pur de toute triste
nostalgie et de tout regret.
"Nous allons commencer la fête dès ce soir, annonçais-je à mon fils. Ce
soir est un soir particulier pour moi. Cest la première soirée de mon
retour dans ma ville natale. Aussi, sont de rigueur chemise blanche,
comme pour le Shabbat, et veste de soirée, et le meilleur vin dans le
restaurant le plus branché de la ville!
Dans
la rue parallèle à mon Lycée, nous avions découvert ce restaurant. Nous
étions attablés non loin de deux couples de Tunisiens qui parlaient à
bâtons rompus, sans élever la voix, souriants et heureux d'être là,
dégustant calmement les grillades qui leur avaient été servies et
goûtant en connaisseurs à la boisson qu'ils avaient commandée. Ils
devaient avoir la cinquantaine et semblaient faire partie de la classe
"installée" de Sfax. Les femmes, de cette voix chantante et élevée
qu'elles maniaient à merveille, intervenaient dans la conversation,
lentement, d'une manière châtiée, imposant sans effort leur présence. Elles
mêlaient à leur discours des termes français qui, sous l'accent
tunisien, prenaient un charme inattendu. Mon fils me fit remarquer que
je semblais hypnotisé par leurs paroles. "Ce ne sont pas les paroles
qui me fascinent, mais la mélodie de leur voix qui les accompagne".
Le
lendemain, animé d'une énergie que je ne me connaissais pas, après un
petit déjeuner de rois, sans attendre notre chauffeur qui devait nous
piloter aux quatre coins de la ville et alentour, nous partons d'un bon
pas vers le centre ville, qui est à moins de cinq minutes de notre
hôtel, pour découvrir le hangar aux éponges où travaillait mon père
comme comptable.
Nous prenons la petite rue où se trouvait le café Le Relais, qui lui est toujours
là.
J'y
venais avec mon père lorsque j'allais le voir dans son petit bureau,
tandis que ma mère rendait visite à ma tante qui habitait à deux pas de
là. Il buvait un petit café dont il était particulièrement friand, et
me faisait servir une grenadine que je buvais à l'aide d'une paille,
une vraie "paille", non celles en plastique qui nous servent
aujourd'hui. Je me souviens que dans l'arrière salle se déroulaient
d'interminables parties de cartes !
"Le cinéma Rex va se transformer en un immeuble de bureaux", me répond le patron du Relais que je questionnelonguement
sur son café et sur ses nouveaux clients, dans un arabe bégayé et
entrecoupé de français, qu'il comprend parfaitement.
"Alors, plus de cinéma ?"
"Plus de cinéma et plus de parties de cartes dont vous me parliez ! Les gens se sont
assagis et la télé les enferme chez eux".
"Et cependant, hier soir, au restaurant, les clients ne manquaient pas, lui dis-je
!"
"Oui, mais ce devait être des clints à "pognon", me répond-il en se servant du terme que
tout le monde emploie ici".
Je le remercie et nous nous dirigeons vers la rue où il me semble que
se trouvait jadis le hangar à éponges de monsieur Balourdos. Je me
souviens qu'il faisait face au garage Pasquier. Je découvre une plaque
de Citroën délavée au dessus d'un large portail fermé et il me semble
que je la reconnais, qu'elle était là lorsque, jadis, le garage était
représentant de Citroën à Sfax. Je traverse la rue dont une grande
partie est délabrée, et je demande aux rares commerçants qui sont
sortis sur le pas de leur boutique, si jadis ces portes cadenassées,
qui ne tiennent sur leurs gonds que par miracle, à deux pas de leur
commerce, abritaient des hangars d'éponges. Ils hésitent un instant à
me répondre et suivent avec un soupçon d'inquiétude mon fils Gal, qui
avec son vidéo scope ne cesse de filmer et d'enregistrer les
explications que je donne à haute voix et en hébreu, tout le long de la
rue, sur chaque site, à l'intention de mes petits enfants et des
membres de la famille qui n'entendent pas le français.
Quand
je décline mon identité et proclame avec fierté que je suis Sfaxien, me
voilà aussitôt gratifié d'un grand sourire et d'une accolade amicale.
Et lorsque j'ajoute que mon père travaillait comme comptable dans les
éponges chez monsieur Balourdos que ses ouvriers, tailleurs et
émondeurs d'éponges, nommaient "El Grigui", alors qu'ils s'adressaient
à mon père par Sidi Cohen, ils entrent en confiance et un d'entre eux
appelle son père pour me renseigner. Nous nous serrons la main. "Vous
me parler d'une période qui remonte a plus de cinquante ans. J'étais
encore au village. Ce que je peux vous dire c'est qu'il y a une
vingtaine d'années, il y avait encore, en effet, derrière cette porte
un hangar à éponges, mais il n'appartenait pas à un Grec, mais à un
Juif".
"Et son nom ajoutais-je ?"
"Son nom était Zribi".
Nous nous dirigeons vers la pâtisserie où travaillait ma mère jeune
fille, la Pâtisserie Descloux, près du photographe Marcellon, sous les
arcades du Monoprix. C'est là qu'elle avait connu mon père. Nous
photographions et je raconte au vidéo scope

Tout
me semble vétuste et démuni. Sfax s'est mise à l'école du changement
rapide et non régulé. Un Fast food remplace aujourd'hui la Pâtisserie
Descloux, et tout autour on ne fait que démolir et reconstruire en
négligeant les canons esthétiques du moindre urbanisme.
Nous
photographions aussi sans répit, et sous des angles différents, la
Municipalité qui se trouve de l'autre coté de la rue, quand un quidam
qui ressemble à un fonctionnaire avec son petit cartable bien sage,
s'approche de nous et nous demande si nous faisons partie de la
"Diaspora Sfaxienne". "Je connais nombre de ses organisateurs, nous
dit-il. Permettez-moi de me présenter". Il se présente et nous dit
posséder un cabinet dentaire tout à coté. Et de suite il nous invite à
venir y boire une boisson fraîche.
J'ai
déjà parlé, dans un des chapitres précédents de "Mon voyage en
Tunisie", de la gentillesse et de la bonne humeur des Tunisiens, de
leur hospitalité et de leur ouverture de cœur et d'esprit. Les Sfaxiens
joignent à toutes ces qualités le don d'effacer toute distance sociale
entre eux et les étrangers. Dix fois on m'a arrêté ainsi dans la rue
pour me parler et pour me proposer spontanément de l'aide.
Je le remercie et lui dit que notre chauffeur nous attend. "Ne manquez
pas d'aller visiter le Projet Tapurara sur la Plage de la Poudrière, me
dit-il". Il me raconte qu'il faisait partie du Conseil Municipal quand
ce projet fut lancé. J'en profite pour faire un critique amicale sur
l'urbanisme de la ville, une critique d'un ancien "Citoyen Sfaxien
passif" à un "Citoyen Sfaxien actif". Il comprend qu'à tous deux le
destin de la ville nous tient à cœur, et accepte ma critique. Je lui
parle de ces constructions sans queues ni tête qui enlaidissent la
ville, et comme preuve, je lui désigne cette reconstruction du Monoprix
que nous avons sous nos yeux. "Vous faites le bonheur des
entrepreneurs, lui dis-je, mais vous enlaidissez le visage de la ville,
et de plus, vous semblez ignorer les coins délabrés et vétustes de la
ville, pour le peu que j'ai pu visiter depuis ce matin".
Et
nous voilà partis dans une longue conversation, à l'ombre du clocher de
la Municipalité, conversation qu'interrompt mon fils en me rappelant le
programme chargé qui nous attend et l'heure qui elle ne nous attend pas.
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18/06/2009
גל, בר מצווה
גל, נכדי האהוב עלה לתורה הבוקר.
כל המשפחה והחברים התאספו,
הדודים, הדודות,
המעריצות,
כולם !
עם שחר יצאנו מהבית, עדיין חושך,
פרחי הקקטוס עודם פתוחים.

היה כייף לי לעלות לתורה,
כשנכדי גל קורא אותה,
בקול רם, ערב וצלול.
מתאים לנער !

ריגש אותי לראות את נכדיי גל ומשה
מלווים את אביהם יעקב ומבצעים
יחדיו את ברכת הכוהנים,
יחד על כל משפחת כהן
המפוארת.
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07/06/2009
Je suis faite de tous les visages
Poème de Rachel Franco
Je suis faite de tous les visages
Des femmes qui, à l´âge tendre sont excisées,
De celles qui vivent enfermées par leurs geôliers légaux,
De celles qui, pour avoir serré la main d´un autre homme, sont mutilées
De celles aveuglées par l´acide des maris suspicieux,
De celles qui, au nom d´un honneur de famille sont mutilées, assassinées,
De celles qui, au nom de la Charia sont lapidées,
De toutes ces femmes inconnues qui souffrent
Parce qu´elles sont femmes,
Je suis faite de leurs regards.
Que de visages inconnus habitent en moi !
Comment pourrai-je me dérober aux voix de leurs souffrances ?
Je suis à leur écoute,
Libre de parler pour elles,
Libre de réveiller les consciences endormies.
Je suis faite de leurs regards,
Cachés derrière un tissu noir.
Je suis faite de tous les visages
Des hommes qui vivent dans les fers
Du totalitarisme politique et religieux,
Des hommes fouettés parce qu´ils aiment la musique sacrilège,
Des torturés du désert par sadisme royal,
De ceux qui sont pendus parce que leurs amours sont différents,
Des hommes qui ont peur d´être eux-mêmes
Parce qu´ils n´adhèrent pas aux dogmes d´un islam nazifiant,
De tous ces hommes inconnus qui souffrent
Parce qu´ils sont autres,
Je suis faite de leurs regards.
Que de visages inconnus habitent en moi !
Comment pourrai-je me dérober aux voix de leurs souffrances ?
Je suis à leur écoute,
Libre de parler pour eux,
Libre de réveiller les consciences assoupies.
Je suis faite de leurs regards,
Cachés derrière un masque noir.
Je suis faite du visage des mères aimantes
Qui veulent la vie pour leurs enfants et non la mort des justiciers de Dieu,
Je suis faite du visage des mères soucieuses
Qui veillent à transmettre l´Amour et non la haine,
De celles qui espèrent la Paix et non la guerre,
De celles qui prient pour le bonheur et non pour le malheur,
De toutes ces mères qui dans le silence et la foi
Offrent le meilleur d elles-mêmes,
Parce qu´elles sont mères
Je suis faite de leurs espoirs.
Que de visages inconnus habitent en moi !
Comment pourrai-je me dérober aux voix des enfants qui rêvent ?
Je suis à leur écoute,
Libre de parler pour eux,
Libre de réveiller les consciences éloignées.
Je suis faite du regard des mères
Penchés sur la vie de leurs petits.
Je suis faite de tous les visages de mes ancêtres,
Des 12 fils de Jacob descendus en Egypte,
Des Juifs emportés dans la violence et le sang,
Sur les bûchers de l´Inquisition
Massacrés dans les pogroms de l´Histoire,
Brûlés dans des fours humains,
Haïs parce que fidèles à la Tradition de leurs pères,
De tous ces hommes qui n´ont pas cessé de croire
Et qui ne demandaient rien que de vivre leurs Rites,
Je suis faite de leurs visages.
Que de visages habitent en moi !
Ceux des femmes et des hommes en souffrance
Poursuivis et persécutés parce que différents.
Comment pourrai-je me dérober aux voix qui me chuchotent
Que je suis libre dans un pays libre
De me faire l´écho de leurs tristes vies,
Libre dans un pays libre
De dire l´inacceptable.
Je suis faite de leurs voix.
Rachel Franco- Jérusalem le 7 Juin 2009
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