שלום אורח - החשבון שלך

Trait
 - d 'union
ברוכים הבאים לבלוג של אילה ויגאל בוכניק 
 

 

 RSS
על הבלוג זיכרונות ילדות, התזונה והמתכונים המגוונים, סיפורים, הגדות, אמרות ומשלים, מורינו ורבותינו, רעינו וחברינו מבית הספר, מנהגינו, מסורת אבותינו, בית הכנסת ובמיוחד המשפחה וההורים, זה מה שאשתדל לשחזר בדפים אלה, מבלי לדלג על הפלישה הנאצית בטוניסיה ועלייתנו ארצה. אקדיש התייחסות גם לשאר יהודי המגרב ולקשרים שנרקמו בינינו ובין שכינינו מדתות אחרות.
בוכניק יגאל
פרופיל משתמש
קישורים

 

 

 

 

 

FREE

אולסייל

posts

Le Salon du Livre Tune

Avec la participation se Shoshana Veig

Photos Meïr Cohen

L'organisation Amit a pour but de conserver la Souvenir  de la vie culturelle  des Juifs de Tunisie. Avec l'aide de dons et du parrainage de Mme Myriam Fieberg-Ikar, le maire de la ville Netanya, l'organisation a construit un Centre culturel qui se consacre à ces fins.

L'espace est vaste fort bien entretenu et jouit d'un décor intérieur approprié. Il comprend une synagogue, un édifice commémorant les victimes de la dernière Guerre Mondiale et un registre des évènements heureux ou pénibles survenus à la population Juive gravés sur le Mur occidental.

Meir Cohen, Igal Bouhnik, Miri Elkalaï et Eyal Ortal; Photos Meir Cohen

Dans ses projets d'avenir, dans la mesure où les donnateurs seront généreux, Amit voudrait construire un nouvel étage au dessus du rez-de-chaussée, afin  d'y abriter d'autres  travaux.

Des activités diverses sont organisées dans ce complexe, comme par exemple un club pour retraités qui viennent y discuter des dernières nouvelles et des sujets inscrits à l'ordre du jour, en sirotant un thé à la menthe ou en jouant à des jeux de société. D'autres viennent pour participer à des   activités culturelles diverses : on a déjà vu sur scène, des sketches basés sur des proverbes tunisiens, en langue mi judéo-arabe et mi française. On y entretient aussi un forum d'internet qui a déjà vu sur page des récits d'auteurs Sfaxiens, parmi eux, Hédi Bouraoui et Claude Kayat.

La direction de l'organisme s'occupe surtout du pan  historique concernant les ressortissants de Tunisie en Israël et de la participation aux colloques opportuns. On y rencontre le Dr Arrari, Nessim Taïtou, Roger Aloni, Dr Victor Ayoun et Maître Orthal.

Entre autres activités basées sur le volontariat, Amit a hébergé entre ses murs le Salon du Livre Tune, projet conçu et organisé par Myriam Elkalay. Le département du livre n'est pas nouveau chez Amit, puisque on peut y acheter les collections francophones d'Amazone, par exemple. Myriam qui est volontairement chargée du dossier culturel, a proposé d'accueillir à Amit le Salon du Livre Tune, elle a en outre accommodé cette activité et a été félicitée de toutes parts.

Le Salon du Livre a été couronné  de succès, non pour l'abondance de ses invités,  ni pour les nombreux visiteurs venus des quatre coins du pays et en dehors d'Israël. La réussite est due, à mon avis, aux auteurs qui fidèles au rendez-vous nous ont honoré de leur présence, assis près de leurs stands, proposant leurs œuvres en langues hébraïque et française, poètes, nouvellistes, romanciers, chercheurs, historiens ou explorateurs. Le leitmotiv chez tous ces écrivains est  La Tunisie, notre vie dans ce pays, nos us et coutumes et la "Asrra", la connivence avec nos voisins de différentes confessions en général.  

En observant les écrivains, j'ai perçu leur émotion de participer à ce meeting. C'est le premier du genre. Maître Orthal, membre de la direction a reçu les convives, avec  fierté non contenue. Dommage que les jeunes, descendants des émigrants Tunisiens n'étaient pas de la partie. Ceux qui ont pensé qu'il faudrait atteler la nouvelle génération à la rescousse, ont dû être déçus.



  

 

Le musée d'Amit Photo Meir Cohen

Les auteurs.

 Yaccov Hazan, recteur du Centre Van Lyre, professeur de littérature, écrivain et critique littéraire,   préside la séance d'ouverture. A son avis, les premiers Juifs sont arrivés à Djerba après la destruction de Deuxième Temple. La Tunisie est connue dans les parchemins bibliques sous le nom de Tharsis. A ce propos, il rappelle le prophète Jonas dont la tragicomédie a droit à trois chapitres dans la Bible :

Yaacov Hazan, photos Meit Cohen.

-- "Lève-toi ! Va à Ninive, la grande ville, et prophétise contre elle : car leur iniquité est arrivée jusqu'à moi", ordonne Dieu l'Eternel. Jonas, qui connaît à l'avance le scénario, "se leva pour fuir à Tharsis, hors de la présence de l'Eternel"1. Il y arrive rejeté par une baleine sur les rives de Tharsis.

Charlot Bar Tov a écrit son roman "Les Clefs" qui comprend deux parties. La 1ère raconte le roman d'amour impossible entre un jeune Juif Tunisien et une Allemande,  lors de la 2ème guerre Mondiale. Ayant connu les personnages véritables de cette tragédie, j'ai vite fait d'acquérir ce livre. La 2ème partie du livre raconte le retour de Charlot à Nabeul où il a retrouvé ses voisins, des personnes connues et aussi le bedeau de la Synagogue qui lui a confié les clefs du lieu saint.

De gauche a droite, Charlot Bar-Tov, Nessim TaÏtou,  Yaacov Hazan et Viviane Sémama

Photos Meir  Cohen.

Yossef Péri (Parienti) m'a vendu le second livre : Tounès blad el fel oul yasmine. Le titre du livre parlant d'une randonnée en Tunisie sous la senteur du jasmin m'a cligné de l'œil. J'y ai trouvé maintes descriptions de villes et contrées, en plus de lieux saints et de l'histoire des rabbins célèbres en Tunisie.

Shoshana Vegh est  native d'Ashkelon en Israël (1957). Sa mère est originaire du Kef et son père est ashkénaze.  Shoshana professeur de langue hébraïque et de littérature au Lycée de Netanya, a fait son master en littérature à l'université de Bar Ilan. Elle a pensé qu'étant seconde génération de mère Tune, elle trouverait sa place dans un des stands d'Amit. Elle a été accueillie à bras ouverts. J'ai été attiré par deux de ses livres de poésie que j'ai achetés :

*Crops of Madness et *Are you for realm, écrits en hébreu, évidemment.

Viviane Semmama Lesselbaum a écrit deux livres historiques en français et elle a cherché parmi les convives un metteur en scène pour une pièce théâtrale qu'elle a édité.

D'autres écrits ont été présentés :

Hanna Cohen : "Les femmes en bleu".

Dr Myriam Guez Abigaïl : la poésie pieuse des femmes Juives de Tunisie.

Menahem Krief : "L'homme aux neufs noms" en français.

Le Rabbin  Mikhaël Sitbon est l'auteur francophone de "Mes deux passions, La Bible et la musique".

Tous les écrivains d'origine tunisienne n'étaient pas là, il y avait des manquants et c'est dommage.

J'ai regretté l'absence du Professeur et historien  Haïm Saâdoun fils de Coco et d'Yvette de Sfax. J'ai rencontré Hâim Saâdoun quand il était âgé de trois ans, dans la rue Jérôme Fidèle dans le bureau de son père. Son oncle Moshé Bouhnik, alias Bishi était l'une des plus belles mémoires de la Diaspora Sfaxienne. Sa tante Colette et sa mère Yvette sont les amies  d'enfance de Marguerite Axisa,  la secrétaire générale de la Diaspora Sfaxienne.  

Les œuvres traitant des coutumes des Juifs Tunisiens ont trouvé leur place dans cet Espace Culturel d'Amit, les ouvrages et le nid, ont tout en commun. 

Pour terminer un  poème de Shoshana Vegh :

Paume d'amour

Sortant  de sa coquille

L'escargot se pose sur ma paume

Draps mouillés d'écume

Et lettres inversées

Mutent en poésie

Par enchantement,

Durant la sieste

Emmitouflée

Dans la couverture

Qui a connu nos ébats

Je te revois en souvenir

Toutes les eaux ne viendront 

A bout

Du feu de la passion 

Tu me demandes

De   donner  grâce

A l'escargot ?

 

1- Reuven (Roger) Cohen : "Lève toi, va à Ninive, la grande ville".

 

 

תגובות
אייל
תודה ליגאל !!
01/07/2009 07:34:55
שושנה ויג shosh.vegh@gmail.com
יגאל, אתה פשוט אדם מדהים. מרגע היכרותי עם קהילת עמית אני מתפעמת כל פעם מחדש. אתמול הייתה לי פגישה שאירגנה גולייט סממה נפגשתי עם ציבור מתעניין איכפתי. יצאתי נשכרת וזכיתי בתובנות נוספות על מוצאי על משפחת אמי. ואני מתכננת עוד פעילות עם מירי אלקלעי מנהלת המוזיאון. יגאל, הנה עוד שיר שתרגמת לי לצרפתית. חבל שאיני בקיאה בצרפתית כמוך, אבל ניכר שאתה רציני ומקצועי מאוד. איזה אושר אתה גורם לי!!! בידידות כנה והמון המון תודה ליגאל! שושנה
01/07/2009 14:38:51
שושנה ויג
סליחה, טעות שלי זה אותו שיר כף האהבה מהאתר של ויוי..:) אני קצת מיהרתי..
01/07/2009 14:39:55
יגאל
זה אותו שיר, עם שינוי קטן על מנת שיתקרוב למקור. מאוד אוהב את השירים שלך, שוש את אישה מקסימה.
01/07/2009 16:57:33
vivi il daivolo
נכון אולי זה אותו שיר ? אבל זה נטול escargots (שבלולים) איך אפשר שיר על שבלולים ? ללא שבלולון לרפואה, אפילו מדומה כמו אצלי. http://vivi.ildiavolo.over-blog.com/article-33043437.html
02/07/2009 14:47:39
אשר
"ויוי אל דיאבלו" שם של שובב ופרחח.... מעניין היה להכיר את הבוחניקים מקרוב . ושוב, איזו חבורה !! אשר
02/07/2009 16:05:47
נוי
ממש יפה שעמית לוקחת על עצמה להציג את הסופרים הטוניסאים ! כל המורשת של הורינו וסבינו כלולה במאמרים המופיעים בעמית, ויש גם בית כנסת ומוזיאום ומה לא ? ממש עשיר !
03/07/2009 16:19:32
יגאל
תודה לכם ויוי, נוי ואשר. מאוד אוהב אתכם.
05/07/2009 11:36:36
גילעד : Guilad

Guilad Shalit a été capturé le 25 Juin  2006

Trois ans de capture, c'est beaucoup de Souffrance
Guilad doit être libéré sur le champ

Prière de faire passer le message



גילעד שליט נחטף ב-25 ליוני 2006
שלוש שנים בשבי, זה כבר יותר מדי סבל
חייבים לפעול לשחרור גילעד לאלתר

אנא העבירו את המסר
תגובות
חלק א : ויזות, כרטיסים, ביטוח

שבוע טוב

כן אתה יכול לעשות ביטוח ומחר בבוקר

נסגור את כל העניינים

חיים דמרי בידידות

26 לאפריל  2009

יגאל אתה הראשון בטיול הויזה  וכרטיסי טיסה כבר בדרך והכל בסדר

ובקשר לתשלום לי זה לא בוער מחר אחר הצהרים נסיים זאת

 בידידות חיים דמרי לילה טוב וחג שמח

27 לאפריל 2009



חלק ב : מספרי הטיסות

מחיים דמרי

מספרי הטיסות :

TLV X/FRA TUN 06MAY LH687/4110

TUN X/FRA TLV 17MAY LH4111/686

 לילה טוב,

חיים דמרי.

חלק ג :הכרטיסים
תחיים דמרי

  הכרטיסים מחכים לנו בנמל התעופה,

עליך להציג את הדרכון.

צהריים טובים,

חיים דמרי

כשתגיעו לנמל התעופה תקבלו סימוניות למזוודות.

 צהריים טובים,

חיים דמרי.

4 למאי 2009.
תגובות

מצ"ב מסלול טיול לטוניסיה.

בקשר למכתב למקום העבודה של ביתך,מי אתה רוצה שיהיה הנמען ?

בברכה חיים  23 לאפריל 2009   

טוניס טורס \ אופקי המגרב - טוניסיה:

העצמאות 93 אשדוד

טל. 054-4340050 פקס. 077-4114499

haimdemri@gmail.com

ארץ היסמין- טוניס 'אל כדראה': ים-היסטוריה- מדבר ונאות מדבר

  יום 1:שני - ת"א – אירופה- טוניס

נפגש בשדה התעופה ומשם נטוס לטוניס דרך יעד  באירופה ,משם בטיסת המשך לטוניסיה . ננחת בנמל התעופה הבינלאומי "טוניס קרתג'" שבטוניס עיר הבירה .נצא לסיור פנוראמי בעיר,לשדרות חביב בורגיבה,ב"מדינה" העיר העתיקה של טוניס ובארמונות דאר אל עותמאנין ודאר בן עבדאלה וכן בקסבה של טוניס וסמטאותיה.

 יום 2:שלישי- טוניס:עיר הבירה -קרתגו:

 נמשיך בסיורינו בבירת טוניסיה -טוניס .נבקר באתריה היהודיים :בית הכנסת הגדול ,בית העלמין היהודי "בו רג'ל",נעלה לקברו של הצדיק רבי חי טייב לא מת..משם נמשיך לסייר באתרים ארכיאולוגיים מרכזיים ובמוזיאון ייחודי  : מוזיאון ה"ברדו"- מוזאון בו מרוכז אוסף  גדול של פסיפסים .מוזיאון זה  נחשב למוזיאון הפסיפס הגדול בעולם.משם נמשיך לעיר קרתגו עירו של חניבעל.נסייר באמפי תיאטרון הרומי , ונסיים ב"בריסה" בירתו של חניבעל .

 יום 3:רביעי- טוניס- לה גולט- סידי בו סעיד:

 נמשיך בסיורינו בשכונותיה של העיר טוניס .נבקר ב"לה גוליט" ובחופיה הציוריים,  במסעדות הדגים.לאחר מכן ניסע אל "סידי בו סעיד" אשר הוכרזה ע"י ארגון אונסקו כאתר שמור .נצפה בנוף הפנוראמי של טוניס הנשקף  ממרומי ההר , נהנה  בבתי הקפה והתה המיוחדים שלה ,נבקר בשוק "אל גרנה" .

יום 4:חמישי- טוניס- ביזארט-

 יום סיור בצפון מזרח העיר טוניס ,נבקר בעיר ביזרט ,העיר הצרפתית האחרונה בטוניס נסייר במצודה ובנמל העיר, בערב נחזור למלון.

 יום 5: שישי- נאבל-חמאמת-סוס- פורט "אלקנטאוי" - :

 נסייר בעיר נאבל-בירת הקדרות ופרחי היסמין של טוניס ומבחינה גא וגראפית בירת הקאפ בון ,נבקר בשוק הססגוני סוק אל בלירה , נתבשם בניחוחותיו של  "המה זהר" המקורי.ומשם נמשיך לסוס ,נסייר לאורכה של שדרת "בו זעפר",נטייל לאורך המרינה ,נתרשם מהנמל העתיק.

 יום 6:שבת-יום חופשי בסוס

יום מנוחה. ניתן ליהנות ממתקני המלון  .לשומרי המסורת ניתן להזמין ארוחת צהריים בשבת .

 יום 7:ראשון- ספאקס - אל ג'ם-קירואן- גפסה-:

 נדרים בנסיעתנו לעיר השנייה בגודלה-ספאקס בירת "שמן הזית". ומשם  נמשיך לעיר הרביעית בקדושתה לאסלם - קירוואן. נבקר במסגדים  ובמדרסות המפורסמים , קרוואן ידועה בשטיחיה האותנטיים  ,לאחר מכן   נמשיך לעיר הרומית אלג'ם שבא נמצא אמפיתיאטרון שנשתמר להפליא ונחשב  לגדול ביותר באפריקה והשני בגודלו בעולם. נמשיך בנסיעתנו אל העיר גפסה .

  יום 8:שני- גפסה- טוזר נפטה- –מטמטה  מדנין- ג'רג'יס- ג'רבה

 נצא דרך שות אלז'ירד לכיוון טוזר נווה המדבר הגדול בטוניסיה  .משם נמשיך לכיוון מטמטה. נבקר בעיירה הברברית מטמטא המאופיינת בשיטת הבניה התת קרקעית המיוחדת,בתים חצובים בסלע  כדרך של הגנה מפני מזג האוויר המדברי הקשה) לאחר מכן נמשיך לכוון מדנין  וג'רג'יס נסייר ברובע היהודי .ולאחר מכן נשים פעמינו אל ג'רבה  נסע אליה דרך ה"קנטרה"  הסוללה הרומית העתיקה  ,המחברת את היבשה אל אי החלומות- ג'רבה.

 יום 9:שלישי-יום ההילולה בג'רבה

 נשהה באי  החלומות – ג'רבה יום שלם, נבקר בכפר של יוצרי החרס של טוניסיה- "אל גללה" נמשיך למיידון, חמת סוק, חרה אל כבירה, וחרא אל זריריא נגיע אל בית הכנסת העתיק שלפי המסורת הוקם ב-586 לפני הספירה על ידי גולי ציון לאחר חורבן בית ראשון .שם מתקיימת ההילולא אל ג'ריבא המסורתית יחד עם קהל יהודי רב המגיע מכל קצוות העולם . לפנות ערב נעזוב במעבורת את ג'רבה לכיוון גאבס,.

 יום 10: רביעי- גאבס – מונסטיר –ספאקס

 יום 11: ספאקס

 יום 12:שישי: ספאקס- טוניס-אירופה-ת"א:

טיסה בינלאומית מטוניס ליעד באירופה  ומשם טיסת המשך לתל אביב.

,תם ונשלם טיולנו !

 מסגרת הטיול : יום שבת – יום חופשי . זמן חופשי נוסף יינתן על פי שיקול דעת המדריך .

יתכנו שינויים במסלול  , בסיורים ובמועדי הטיול.

 תאריכי יציאה : 

 משך הטיול :  12 ימים

 מחיר הטיול :  1549$

מחיר הנחה :  1500 (הערה של יגאל בוכניק)

   מחיר הטיול  כולל  :

 

-         טיסות סדירות לאירופה

-         אשרת כניסה (ויזה) לטוניסיה

-         לינה במלונות דרגה ראשונה

-         חצי פנסיון לאורך הטיול

-         אוטובוסים ממוזגים ומעבורת לג'רבה

-         דמי כניסה לאתרים הרשומים

-         חאפלות

-         טיול קרוסות בשנני-גאבס


מכתב מיגאל לחיים דמרי, לאמור :

2Sent: Wednesday, May 20, 2009 7:24 AMחיים ערב טוב,
ראיתי את תכנית הטיול, יש לי הערה :
אם הטיול מתחיל ב-6 למאי, אז היציאה היא ביום רביעי ולא ביום שני. אז משתנה התמונה, לא  ?

לדוגמא, לא נהייה בשבת בסוס, אלא בטוניס, נכון ?

אני מודה לך על הסבלנות,

בידידות יגאל (כמוס) בוכניק

23 לאפרל 2009

 


תגובות

טוניסיה:

חיים דמרי

העצמאות 93 אשדוד

טל. 054-4340050 פקס. 077-4114499

haimdemri@gmail.com

ארץ היסמין- טוניס 'אל כדראה': ים-היסטוריה- מדבר ונאות מדבר

  יום 1:שני - ת"א – אירופה- טוניס

נפגש בשדה התעופה ומשם נטוס לטוניס דרך יעד  באירופה ,משם בטיסת המשך לטוניסיה . ננחת בנמל התעופה הבינלאומי "טוניס קרתג'" שבטוניס עיר הבירה .נצא לסיור פנוראמי בעיר,לשדרות חביב בורגיבה,ב"מדינה" העיר העתיקה של טוניס ובארמונות דאר אל עותמאנין ודאר בן עבדאלה וכן בקסבה של טוניס וסמטאותיה.

 יום 2:שלישי- טוניס:עיר הבירה -קרתגו:

 נמשיך בסיורינו בבירת טוניסיה -טוניס .נבקר באתריה היהודיים :בית הכנסת הגדול ,בית העלמין היהודי "בו רג'ל",נעלה לקברו של הצדיק רבי חי טייב לא מת..משם נמשיך לסייר באתרים ארכיאולוגיים מרכזיים ובמוזיאון ייחודי  : מוזיאון ה"ברדו"- מוזאון בו מרוכז אוסף  גדול של פסיפסים .מוזיאון זה  נחשב למוזיאון הפסיפס הגדול בעולם.משם נמשיך לעיר קרתגו עירו של חניבעל.נסייר באמפי תיאטרון הרומי , ונסיים ב"בריסה" בירתו של חניבעל .

 יום 3:רביעי- טוניס- לה גולט- סידי בו סעיד:

 נמשיך בסיורינו בשכונותיה של העיר טוניס .נבקר ב"לה גוליט" ובחופיה הציוריים,  במסעדות הדגים.לאחר מכן ניסע אל "סידי בו סעיד" אשר הוכרזה ע"י ארגון אונסקו כאתר שמור .נצפה בנוף הפנוראמי של טוניס הנשקף  ממרומי ההר , נהנה  בבתי הקפה והתה המיוחדים שלה ,נבקר בשוק "אל גרנה" .

יום 4:חמישי- טוניס- ביזארט-

 יום סיור בצפון מזרח העיר טוניס ,נבקר בעיר ביזרט ,העיר הצרפתית האחרונה בטוניס נסייר במצודה ובנמל העיר, בערב נחזור למלון.

 יום 5: שישי- נאבל-חמאמת-סוס- פורט "אלקנטאוי" - :

 נסייר בעיר נאבל-בירת הקדרות ופרחי היסמין של טוניס ומבחינה גא וגראפית בירת הקאפ בון ,נבקר בשוק הססגוני סוק אל בלירה , נתבשם בניחוחותיו של  "המה זהר" המקורי.ומשם נמשיך לסוס ,נסייר לאורכה של שדרת "בו זעפר",נטייל לאורך המרינה ,נתרשם מהנמל העתיק.

 יום 6:שבת-יום חופשי בסוס

יום מנוחה. ניתן ליהנות ממתקני המלון  .לשומרי המסורת ניתן להזמין ארוחת צהריים בשבת .

 יום 7:ראשון- ספאקס - אל ג'ם-קירואן- גפסה-:

 נדרים בנסיעתנו לעיר השנייה בגודלה-ספאקס בירת "שמן הזית". ומשם  נמשיך לעיר הרביעית בקדושתה לאסלם - קירוואן. נבקר במסגדים  ובמדרסות המפורסמים , קרוואן ידועה בשטיחיה האותנטיים  ,לאחר מכן   נמשיך לעיר הרומית אלג'ם שבא נמצא אמפיתיאטרון שנשתמר להפליא ונחשב  לגדול ביותר באפריקה והשני בגודלו בעולם. נמשיך בנסיעתנו אל העיר גפסה .

  יום 8:שני- גפסה- טוזר נפטה- –מטמטה  מדנין- ג'רג'יס- ג'רבה

 נצא דרך שות אלז'ירד לכיוון טוזר נווה המדבר הגדול בטוניסיה  .משם נמשיך לכיוון מטמטה. נבקר בעיירה הברברית מטמטא המאופיינת בשיטת הבניה התת קרקעית המיוחדת,בתים חצובים בסלע  כדרך של הגנה מפני מזג האוויר המדברי הקשה) לאחר מכן נמשיך לכוון מדנין  וג'רג'יס נסייר ברובע היהודי .ולאחר מכן נשים פעמינו אל ג'רבה  נסע אליה דרך ה"קנטרה"  הסוללה הרומית העתיקה  ,המחברת את היבשה אל אי החלומות- ג'רבה.

 יום 9:שלישי-יום ההילולה בג'רבה

 נשהה באי  החלומות – ג'רבה יום שלם, נבקר בכפר של יוצרי החרס של טוניסיה- "אל גללה" נמשיך למיידון, חמת סוק, חרה אל כבירה, וחרא אל זריריא נגיע אל בית הכנסת העתיק שלפי המסורת הוקם ב-586 לפני הספירה על ידי גולי ציון לאחר חורבן בית ראשון .שם מתקיימת ההילולא אל ג'ריבא המסורתית יחד עם קהל יהודי רב המגיע מכל קצוות העולם . לפנות ערב נעזוב במעבורת את ג'רבה לכיוון גאבס,.

 יום 10: רביעי- גאבס – מונסטיר –ספאקס

 יום 11: ספאקס

 יום 12:שישי: ספאקס- טוניס-אירופה-ת"א:

טיסה בינלאומית מטוניס ליעד באירופה  ומשם טיסת המשך לתל אביב.

,תם ונשלם טיולנו!

 

מסגרת הטיול : יום שבת – יום חופשי . זמן חופשי נוסף יינתן על פי שיקול דעת המדריך .

יתכנו שינויים במסלול  , בסיורים ובמועדי הטיול.

 תאריכי יציאה : 

 משך הטיול :  12 ימים

 מחיר הטיול : 1549$

מחיר הנחה :  1500 ( הערה של יגאל בוכניק)

מחיר הטיול כולל  :

-         טיסות סדירות לאירופה

-         אשרת כניסה (ויזה) לטוניסיה

-         לינה במלונות דרגה ראשונה

-         חצי פנסיון לאורך הטיול

-         אוטובוסים ממוזגים ומעבורת לג'רבה

-         דמי כניסה לאתרים הרשומים

-         חאפלות

-         טיול קרוסות בשנני-גאבס

-         מיסי נמל וביטחון

-         טיפים לנותני שירותים בחו"ל

-         מלווה  ישראלי מוסמך

מחיר הטיול אינו כולל :

-         ביטוח רפואי ומטען (חובה)

-         הוצאות אישיות

טיפים למדריך המקומי ולנהג

23 לאפריל   2009

: טוניס טורס/אופקי המגרב

תגובות
 

 

Sfax : Extrait de "Mon voyage en Tunisie"

De Reuven (Roger) Cohen.


(Traduit de l'hébreu par l'auteur)

 


Les oliveraies du Sahel nous accompagnaient tout le long de la route. Plus nous descendions vers le sud et plus il nous fut difficile de retenir notre étonnement et nos exclamations face à la beauté du paysage qu'elles nous offraient. Leur vitalité, l'aisance par laquelle les oliviers possédaient les étendues, leur présence exclusive, modelaient le paysage comme nulle autre plantation n'aurait pu le faire.

Leur noblesse antique inspirait le respect. La rectitude de leurs rangées inclinait tout orgueil. Nous devenions humbles en présence de cette géométrie humaine portée par une expérience millénaire qui n'avait pas changée.

Les oliveraies du Sahel sont les Pyramides de la Tunisie.

L'ordre d'après lequel elles furent plantées continue à gérer celui des planteurs d'aujourd'hui. Leur domination à l'horizon, les larges intervalles sans une herbe entre les oliviers, tout nous induisait à accentuer notre sentiment que nous contemplions une des merveilles agricoles, vieille de plus de deux mille ans.

Les oliveraies du Sahel sont l'expression du génie humain, le fruit de son dialogue fructueux avec la nature. Elles représentent un des chefs-d'œuvre de l'histoire de l'humanité. Elles nous révèlent la chronique de la sagesse humaine et sa philosophie dans la gestion fertile des espaces naturels. Point de surprise donc, que l'olive jouit d'une place d'honneur parmi les cultures qui structurent l'alimentation de l'homme depuis des siècles, qu'elle est représentative du bassin méditerranéen et indispensable à l'analyse de sa civilisation.

Tout comme le blé et le riz le sont à l'Europe et à l'Asie.

L'olive a fait la richesse des villes qui étaient les maîtres de sa culture, telle que le fut et l'est encore la ville de Sfax.             

Nous nous approchions de La Ville.

J'étais impatient d'y pénétrer par le nord, par Moulinville, afin d'essayer d'y reconnaître le quartier où j'avais fait mes études primaires à l'école du mythologique Monsieur Cachat. J'aimais emprunter cette route et passer par ce quartier pour me rendre chez moi par le Chemin des Brigands. Mais quelle ne fut pas ma déception ! La Route de Tunis, qui était jadis presque déserte, bien au sud déjà du Chemin des Brigands, devait faire, aujourd'hui, un effort pour se frayer un passage parmi ces grappes d'habitations qui l'étouffaient à cette heure de fin d'après midi.

Sfax ressemblait à une mégapolis, mais à l'échelle de la Tunisie.

 


Le premier lien que je réussis à faire avec ma mémoire, fut celui des murailles de la Ville Arabe. Au crépuscule, au cœur des bouchons de 19 heures, ce furent elles qui, les premières,  me relièrent à mon enfance. Je pus à peine distinguer à gauche de la rue la Gare de Sfax, d'où la Micheline sortait pour faire la navette avec Tunis. En moins d'une minute nous dépassions la rue Massicot sans que je fusse capable d'y reconnaître l'école maternelle où je fis mes "Premières Classes" de lecture, et nous voici devant l'Hôtel Oliviers Palace, totalement autre, où nous avions décidé d'installer nos quartiers pour les deux nuits à venir.

Tout m'était devenu étranger. Plus de cinquante ans avaient fui. Une si longue absence !

Tremblant d'émoi, je compris que je n'avais aucune chance que revive par lui-même le moindre souvenir, que reprenne consistance le moindre évènement qui modela mon enfance. "Tout s'est envolé à tous vents et à tout jamais, me dis-je, abattu ! Le seul "pilier témoin" qui demeure de tout ces souvenirs, c'est moi, uniquement moi".

Je compris qu'il me fallait accomplir par moi-même ce travail de mémoire. Moi seul étais à même de relier mon présent à mon passé. Seule cette perspective personnelle, qui esquissait  à coups de fusain ténus et hésitants ces liens avec mon enfance, pouvait leur donner un sens. Je compris que je devais rechercher et reconnaître les lieux de mémoire qui y étaient rattachés, et leur donner vie. Je compris que reposait sur moi le rôle peu trivial de sauver ce passé de la chute dans l'oubli. Je devais, pour l'Histoire, retracer cette réalité que j'avais connue et que le temps qui passe s'efforce d'effacer. Pour la petite Histoire, l'anecdote, et pour la grande aussi, celle inscrite dans les annales du temps passé.

Rien de tout cela ne me sera offert "Sur un plateau d'argent".    

 Alors qu'assis au bar de l'hôtel j'attendais que mon fils réglât les formalités à la réception, une pensée soudaine me traversa l'esprit, lancinante : je devais "découvrir" le sens qu'il me fallait donner à mon enfance, la signification des années que j'avais passées à Sfax. Moi seul pouvais le faire. Je le devais à moi-même, à mes parents, à mes enfants et à mes petits enfants.

Chacun de nous a un nom et une histoire, qui prennent forme à partir de son enfance. Comme un fardeau existentiel, qu'il a le devoir d'insérer dans la trame du sens, du temps et de l'espace, leur finalité repose sur ses épaules. Lui seul peut décerner à ce fardeau une entité significative. Je compris alors qu'avant mon voyage en Tunisie, j'étais à des lieux de supposer que ce drame intérieur qui devait m'assaillir sommeillait en vérité dans mon inconscient et représentait un des buts cardinaux de mon voyage.

Aussi, ce fut avec une grande joie au cœur que je compris que cette chance de le réaliser m'était dévolue. Je ressentis alors un grand bonheur et une profonde sérénité. Une grande fierté me remplit l'âme et un flot d'énergie me fit vibrer du plaisir anticipé de le faire par moi-même.

Entre Freud, qui tenait pour certain que c'est l'enfance qui modèle l'homme adulte, à tel point que les inhibitions qu'elle produit troublent le cours de sa vie jusqu'à sa mort, et Sartre qui soutenait que c'est son projet de vie qu'il projette dans l'avenir qui influencent ses jours et le libère de ses entraves intérieures, je préfère encore la conception d'Aristote qui soutient que, si du point de vue chronologique, l'enfance précède l'âge d'adulte, du point de vue logique, c'est l'homme adulte qui précède l'enfant et qui lui donne un sens et une forme.

 Je décidais de fêter ce bonheur qui m'envahissait, un bonheur pur de toute triste nostalgie et de tout regret.


"Nous allons commencer la fête dès ce soir, annonçais-je à mon fils. Ce soir est un soir particulier pour moi. Cest la première soirée de mon retour dans ma ville natale. Aussi, sont de rigueur chemise blanche, comme pour le Shabbat, et veste de soirée, et le meilleur vin dans le restaurant le plus branché de la ville!

Dans la rue parallèle à mon Lycée, nous avions découvert ce restaurant. Nous étions attablés non loin de deux couples de Tunisiens qui parlaient à bâtons rompus, sans élever la voix, souriants et heureux d'être là, dégustant calmement les grillades qui leur avaient été servies et goûtant en connaisseurs à la boisson qu'ils avaient commandée. Ils devaient avoir la cinquantaine et semblaient faire partie de la classe "installée" de Sfax. Les femmes, de cette voix chantante et élevée qu'elles maniaient à merveille, intervenaient dans la conversation, lentement, d'une manière châtiée, imposant sans effort leur présence. Elles mêlaient à leur discours des termes français qui, sous l'accent tunisien, prenaient un charme inattendu. Mon fils me fit remarquer que je semblais hypnotisé par leurs paroles. "Ce ne sont pas les paroles qui me fascinent, mais la mélodie de leur voix qui les accompagne".

Le lendemain, animé d'une énergie que je ne me connaissais pas, après un petit déjeuner de rois, sans attendre notre chauffeur qui devait nous piloter aux quatre coins de la ville et alentour, nous partons d'un bon pas vers le centre ville, qui est à moins de cinq minutes de notre hôtel, pour découvrir le hangar aux éponges où travaillait mon père comme comptable.

Nous prenons la petite rue où se trouvait le café Le Relais, qui lui est toujours là.

  J'y venais avec mon père lorsque j'allais le voir dans son petit bureau, tandis que ma mère rendait visite à ma tante qui habitait à deux pas de là. Il buvait un petit café dont il était particulièrement friand, et me faisait servir une grenadine que je buvais à l'aide d'une paille, une vraie "paille", non celles en plastique qui nous servent aujourd'hui. Je me souviens que dans l'arrière salle se déroulaient d'interminables parties de cartes !


"Le cinéma Rex va se transformer en un immeuble de bureaux", me répond le patron du Relais que je questionnelonguement sur son café et sur ses nouveaux clients, dans un arabe bégayé et entrecoupé de français, qu'il comprend parfaitement.    

"Alors, plus de cinéma ?"

"Plus de cinéma et plus de parties de cartes dont vous me parliez ! Les gens se sont assagis et la télé les enferme chez eux".

"Et cependant, hier soir, au restaurant, les clients ne manquaient pas, lui dis-je !"

"Oui, mais ce devait être des clints à "pognon", me répond-il en se servant du terme que tout le monde emploie ici".


Je le remercie et nous nous dirigeons vers la rue où il me semble que se trouvait jadis le hangar à éponges de monsieur Balourdos. Je me souviens qu'il faisait face au garage Pasquier. Je découvre une plaque de Citroën délavée au dessus d'un large portail fermé et il me semble que je la reconnais, qu'elle était là lorsque, jadis, le garage était représentant de Citroën à Sfax. Je traverse la rue dont une grande partie est délabrée, et je demande aux rares commerçants qui sont sortis sur le pas de leur boutique, si jadis ces portes cadenassées, qui ne tiennent sur leurs gonds que par miracle, à deux pas de leur commerce, abritaient des hangars d'éponges. Ils hésitent un instant à me répondre et suivent avec un soupçon d'inquiétude mon fils Gal, qui avec son vidéo scope ne cesse de filmer et d'enregistrer les explications que je donne à haute voix et en hébreu, tout le long de la rue, sur chaque site, à l'intention de mes petits enfants et des membres de la famille qui n'entendent pas le français.

 Quand je décline mon identité et proclame avec fierté que je suis Sfaxien, me voilà aussitôt gratifié d'un grand sourire et d'une accolade amicale. Et lorsque j'ajoute que mon père travaillait comme comptable dans les éponges chez monsieur Balourdos que ses ouvriers, tailleurs et émondeurs d'éponges, nommaient "El Grigui", alors qu'ils s'adressaient à mon père par Sidi Cohen, ils entrent en confiance et un d'entre eux appelle son père pour me renseigner. Nous nous serrons la main. "Vous me parler d'une période qui remonte a plus de cinquante ans. J'étais encore au village. Ce que je peux vous dire c'est qu'il y a une vingtaine d'années, il y avait encore, en effet, derrière cette porte un hangar à éponges, mais il n'appartenait pas à un Grec, mais à un Juif".


"Et son nom ajoutais-je ?"

"Son nom était Zribi".

Nous nous dirigeons vers la pâtisserie où travaillait ma mère jeune fille, la Pâtisserie Descloux, près du photographe Marcellon, sous les arcades du Monoprix. C'est là qu'elle avait connu mon père. Nous photographions et je raconte au vidéo scope


Tout me semble vétuste et démuni. Sfax s'est mise à l'école du changement rapide et non régulé. Un Fast food remplace aujourd'hui la Pâtisserie Descloux, et tout autour on ne fait que démolir et reconstruire en négligeant les canons esthétiques du moindre urbanisme.

Nous photographions aussi sans répit, et sous des angles différents, la Municipalité qui se trouve de l'autre coté de la rue, quand un quidam qui ressemble à un fonctionnaire avec son petit cartable bien sage, s'approche de nous et nous demande si nous faisons partie de la "Diaspora Sfaxienne". "Je connais nombre de ses organisateurs, nous dit-il. Permettez-moi de me présenter". Il se présente et nous dit posséder un cabinet dentaire tout à coté. Et de suite il nous invite à venir y boire une boisson fraîche.

J'ai déjà parlé, dans un des chapitres précédents de "Mon voyage en Tunisie", de la gentillesse et de la bonne humeur des Tunisiens, de leur hospitalité et de leur ouverture de cœur et d'esprit. Les Sfaxiens joignent à toutes ces qualités le don d'effacer toute distance sociale entre eux et les étrangers. Dix fois on m'a arrêté ainsi dans la rue pour me parler et pour me proposer spontanément de l'aide. 



Je le remercie et lui dit que notre chauffeur nous attend. "Ne manquez pas d'aller visiter le Projet Tapurara sur la Plage de la Poudrière, me dit-il". Il me raconte qu'il faisait partie du Conseil Municipal quand ce projet fut lancé. J'en profite pour faire un critique amicale sur l'urbanisme de la ville, une critique d'un ancien "Citoyen Sfaxien passif" à un "Citoyen Sfaxien actif". Il comprend qu'à tous deux le destin de la ville nous tient à cœur, et accepte ma critique. Je lui parle de ces constructions sans queues ni tête qui enlaidissent la ville, et comme preuve, je lui désigne cette reconstruction du Monoprix que nous avons sous nos yeux. "Vous faites le bonheur des entrepreneurs, lui dis-je, mais vous enlaidissez le visage de la ville, et de plus, vous semblez ignorer les coins délabrés et vétustes de la ville, pour le peu que j'ai pu visiter depuis ce matin".  

Et nous voilà partis dans une longue conversation, à l'ombre du clocher de la Municipalité, conversation qu'interrompt mon fils en me rappelant le programme chargé qui nous attend et l'heure qui elle ne nous attend pas.

Lire la suite…

תגובות
גל, בר מצווה


גל, נכדי האהוב עלה לתורה הבוקר.
כל המשפחה והחברים התאספו,
הדודים, הדודות,
המעריצות,
כולם !





עם  שחר יצאנו מהבית, עדיין חושך,
 פרחי הקקטוס עודם פתוחים.



היה כייף לי לעלות לתורה, 
כשנכדי גל קורא אותה,
בקול רם, ערב וצלול.
 מתאים 
לנער !



ריגש אותי לראות את נכדיי גל ומשה
מלווים את אביהם יעקב ומבצעים
יחדיו את ברכת הכוהנים,
יחד על כל משפחת כהן
 המפוארת.


רוצים עוד תמונות ? הקליקו על הכותרת למעלה



תגובות
Viviv il diavolo
נורא ציער אותי שלא יכולתי להשתתף בשימחה של גל. מאוד מקווא שיהיה אחרת בחגיגת הבר מצווה ויוי-נתן
18/06/2009 19:12:03
אשר
מזל טוב לנכד להורים ולסבא וסבתא שיהיה ביתכם תמיד תמצית האושר. באהבה גדולה, יהודי כמוכם, אשר
18/06/2009 21:41:38
חי כמוס מאזוז מהאי ז'רבה דרום טוניסייה
יגאל היקר באמת שלא יכלתי לשמוח בך בז'רבה ולארח אותך בבית מאחר ומארגן הטיול לא אפשר לנו אבל שמחתי עכשיו ואני קורא המלים שכתבת והשמחה נובעת מהם כאלו אתה איתי בבית מזל טוב עד מאה ועשרים הרבה עושר הרבה אושר הרבה בריאות מאחלים לכם מז'רבה לנכד לאב ולסבא
19/06/2009 00:47:37
דוד אינוז
מזל טוב לגל ודרישת שלום ואהבה לכל משפחת בוכניק וסניפיה
19/06/2009 08:56:27
יוסי פרי
מזל טוב לגל למשפחת בוכניק ולמשפחת כהן. בברכה יוסי פרי
19/06/2009 16:16:40
יגאל בוכניק
שבת שלום ותודה לכל אחד מכם, חברים יקרים : אשר, חי באמוס מאזוז, דוד אינוז אחיני שנמצא בצרפת כרגע, יוסי פרי ולאחי ויוי בוכניק (המכונה דיאבולו). ויוי גם הכין את מצגת התמונות פיקסה שאתם יכולים לראות, בקליק על שם הנושא למעלה. חי כאמוס, שמחתי לפגוש אותך ולו לרגע קט. שמחתי גם לפגוש את חברי עמית לפני שבוע, היה לי כייף גדול ! מחר שבת חתן והשמחה גדולה במעוננו. בידידות, יגאל
19/06/2009 16:47:21
אסנת כהן
tאני אסנת האמא של עלם החמודות שחוגג בר מצווה ,גל עלה לתורה ועשה את זה בגדול ולא בייש את הפירמה.אושר גדול. תודה לכם חברים יקרים על תגובותכם.
19/06/2009 16:57:53
אור מלכה
גלגול, שיהיה הרבה מזל טוב הרבה הצלחה אושר ועושר, שיחקת אותה בעליה לתורה כל הכבוד ! כולנו גאים בך :] תמשיך להיות כמו שאתה.. אוהבים מאוד, משפחת מלכה.
19/06/2009 18:52:50
נויה מלכה
גלגוול?מצטערת שלא יכולתי להגיע לעליה לתורה :( אבל לא נורא נראה אותך מחר :] אאז גלגול?שיהיה במלא מזל טוב,עד 120000 שנה, המון בריאות,אושר,עושר וכושר :] והצלחה בעתיד ובכל מה שתעשה! אוהבת המון,נוי מלכה
19/06/2009 18:59:40
מיכל בר
11/09/2009 18:26:33

 

 

Je suis faite de tous les visages  


Poème de Rachel Franco

 

Je suis faite de tous les visages

Des femmes qui, à l´âge tendre sont excisées,

De celles qui vivent enfermées par leurs geôliers légaux,

De celles qui, pour avoir serré la main d´un autre homme, sont mutilées

De celles aveuglées par l´acide des maris suspicieux,

De celles qui, au nom d´un honneur de famille sont mutilées, assassinées,

De celles qui, au nom de la Charia sont lapidées,

De toutes ces femmes inconnues qui souffrent

Parce qu´elles sont femmes,

Je suis faite de leurs regards.

 

Que de visages inconnus habitent en moi !

Comment pourrai-je me dérober aux voix de leurs souffrances ?

Je suis à leur écoute,

Libre de parler pour elles,

Libre de réveiller les consciences endormies.

Je suis faite de leurs regards,

Cachés derrière un tissu noir.

 

Je suis faite de tous les visages

Des hommes qui vivent dans les fers

Du totalitarisme politique et religieux,

Des hommes fouettés parce qu´ils aiment la musique sacrilège,

Des torturés du désert par sadisme royal,

De ceux qui sont pendus parce que leurs amours sont différents,

Des hommes qui ont peur d´être eux-mêmes

Parce qu´ils n´adhèrent pas aux dogmes d´un islam nazifiant,

De tous ces hommes inconnus qui souffrent

Parce qu´ils sont autres,

Je suis faite de leurs regards.

 

Que de visages inconnus habitent en moi !

Comment pourrai-je me dérober aux voix de leurs souffrances ?

Je suis à leur écoute,

Libre de parler pour eux,

Libre de réveiller les consciences assoupies.

Je suis faite de leurs regards,

Cachés derrière un masque noir.

 

 

Je suis faite du visage des mères aimantes

Qui veulent la vie pour leurs enfants et non la mort des justiciers de Dieu,

Je suis faite du visage des mères soucieuses

Qui veillent à transmettre l´Amour et non la haine,

De celles qui espèrent la Paix et non la guerre,

De celles qui prient pour le bonheur et non pour le malheur,

De toutes ces mères qui dans le silence et la foi

Offrent le meilleur d elles-mêmes,

Parce qu´elles sont mères

Je suis faite de leurs espoirs.

 

Que de visages inconnus habitent en moi !

Comment pourrai-je me dérober aux voix des enfants qui rêvent ?

Je suis à leur écoute,

Libre de parler pour eux,

Libre de réveiller les consciences éloignées.

Je suis faite du regard des mères

Penchés sur la vie de leurs petits.

 

Je suis faite de tous les visages de mes ancêtres,

Des 12 fils de Jacob descendus en Egypte,

Des Juifs emportés dans la violence et le sang,

Sur les bûchers de l´Inquisition

Massacrés dans les pogroms de l´Histoire,

Brûlés dans des fours humains,

Haïs parce que fidèles à la Tradition de leurs pères,

De tous ces hommes qui n´ont pas cessé de croire

Et qui ne demandaient rien que de vivre leurs Rites,

Je suis faite de leurs visages.

 

Que de visages habitent en moi !

Ceux des femmes et des hommes en souffrance

Poursuivis et persécutés parce que différents.

Comment pourrai-je me dérober aux voix qui me chuchotent

Que je suis libre dans un pays libre

De me faire l´écho de leurs tristes vies,

Libre dans un pays libre

De dire l´inacceptable.

Je suis faite de leurs voix.

 

Rachel Franco- Jérusalem le 7 Juin 2009

תגובות