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26/01/2012
A Matter of Time En ce jour international commémorant La Shoa, je me joins au Président Shimon Pérez à la lecture du Kaddish. J'allume une chandelle en souvenir de six millions de Juifs tués durant la seconde guerre mondiale.
Je revois en ce moment le film : "A Matter of Time", une question de temps. Car c'était une question de temps, l'extermination du Judaïsme Nord Africain était en route, nous savons été ratés de peu.
Désarmante a été l'attitude du Résident Général Français à Tunis qui aurait pu empêcher l'invasion allemande vu la supériorité numérique de l'armée française en Tunisie et sa prédominance en engins de guerre; attitude comparable seulement à celle du Bey Tunisien qui n'a pas levé un pouce afin de protéger ces sujets Juifs Tunisiens.
Révoltante a été la conduite du Judenrath, Comité Israélite ayant fourni aux Allemands les listes de "volontaires" aux travaux forcés, listes qui ne comprenaient pas les riches et les intellectuels.
L'écrivain Albert Memmi (La statue de sel) étant contre cette politique s'est engagé aux camps de travaux de son propre gré. Lire aussi le livre : "La villa Jasmin" de Serge Moati, http://fr.wikipedia.org/wiki/Villa_Jasmin_%28roman%29 qui éclaire la question.
Ce film produit par Alain Jacubovicz et Tsvika Sheffy comprend deux parties : la première " From Tripoli to Bergen-Belsen ", mise en scène par Marco Carmel, et la seconde " Invasion at Tunisia", mise en scène par Serge Ankri. Le conseiller historique du film est le Docteur Réouven (Roger) Cohen.
La tension qui en général divise les metteurs en scène et les conseillers historiques, - les premiers, parlant cinéma et le conseiller à cheval sur le principe de la fidélité aux faits historiques, - a donné naissance cette fois à un documentaire intéressant, où l'empreinte du conseiller historique semble avoir été déterminante.
En effet, la réalité historique que ce film retrace, explique nombre de questions qui avaient été laissées, jusqu'à ce jour, en suspens pendant la période du régime de Vichy et de l'invasion nazie en Afrique du Nord.
J'ai vu trois fois ce film en deux jours, sans doute pour mieux comprendre notre histoire de Juifs Nord-Africains, ou peut être, afin de calmer ma conscience du fait que j'ai toujours rejeté ce sujet dans le fin fond de ma mémoire.
Tout commence avec les décrets du gouvernement de Vichy, dont l'un est la suppression de la nationalité française aux Juifs Algériens. La France sous le régime de Vichy traite de l'histoire de la France entre 1940 et 1944, lorsque le pays est sous domination allemande après la défaite militaire de juin 1940.
Les Allemands qui occupent d'abord la partie nord, et à partir de novembre 1942 le pays tout entier, laissent en place l'administration française sous l'autorité d'un gouvernement français dirigé par le maréchal Pétain et installé à Vichy.
Le régime de Vichy est le nom généralement donné au régime qui s'est substitué à la Troisième République, sous le nom d' "État français " et qui détiendra le pouvoir jusqu'à la Libération, en août 1944, avant d'être remplacé par le Gouvernement provisoire de la République française (GPRF) dirigé par le général de Gaulle.
Dès juin 1940, Pétain met en œuvre une Collaboration avec les Nazis, et celle-ci prendra plusieurs formes au cours de la guerre, dont les rafles de Juifs organisées par la police française.
" A matter of time " soutient que ce que programmaient les autorités Nazies, était la réalisation de leur plan d'extermination du peuple Juif en Afrique du Nord et en Libye aussi. Le temps leur manqua, fort heureusement.
Une opinion erronée était que seuls les Juifs Européens avaient souffert sous "La botte Nazie". Le film " Une question de temps " nous prouve le contraire, les Juifs de Libye et de Tunisie amassés dans des camps de travaux forcés ont subi eux aussi, à une échelle plus réduite, vu leur nombre, les sévices dont avaient souffert, au début de leur emprisonnement, les Juifs d'Europe.
Ils furent obligés de travailler depuis l'aube jusqu'à la nuit tombante. Ils reçurent un seul repas par jour fourni par la Communauté Juive, qu'ils mangèrent dans une gamelle leur servant aussi de tasse et… aux besoins urinaux nocturnes. Nombre de témoignages sont donnés par ceux qui ont vécu cet enfer.
Une partie des Juifs Libyens fut transportée à Bergen-Belsen, jusqu'à leur massacre. Certains ont eu la chance de survivre et grâce à eux nous savons ce qui s'est passé.
Quand l'Iran proclame que l'holocauste n'est qu'une fiction, ces témoignages sont là pour prouver le contraire.
J'ai appris en contemplant cette production destinée à la télévision, que le leader choisi par les Juifs Libyens avait refusé de fournir des listes d'hommes âgés de 18 à 65 ans pour les travaux forcés. Avec diplomatie il a trouvé pas mal d'excuses ("C'est compliqué", " le recensement prendra un temps infini"…) D'autres cependant, parmi les notables ont accepté de faire cette triste besogne, pensant ainsi sauver leur peau. La chose se répète en Tunisie.
Les Juifs Tunisiens eux aussi en ont vu de toutes les couleurs : camps de travaux forcés (mon père en a fait partie), spoliations (ma famille aussi a subi cette dépossession), bombardements par les alliées (ma sœur en est encore traumatisée, la maison de mon oncle a été détruite et sa fille a trouvé la mort sous les décombres) et la suppression de la nationalité française pour les Algériens...
En voyant ce film j'ai bien cerné les procédés utilisés par les nazis tels que nous les expliquent les personnages qui témoignent… Notamment j'ai écouté le témoignage important de Moïse Bouhnik, une connaissance sfaxienne, j'ai écouté les affirmations d'Yvette Saâdoun que j'ai connue à Sfax et qui est la belle sœur du précédent. J'ai suivi les explications de l'historien, le professeur Haïm Saâdoun rencontré à Sfax quand il était âgé de trois ans. J'ai été très impressionné par ce que j'ai vu et entendu, j'ai appris ce que je ne savais que vaguement.
Mes félicitations à ceux qui ont tenu le flambeau et n'ont pas accepté qu'on falsifie l'histoire. Ce qui est fâcheux c'est que les émigrants d'Afrique du Nord, une fois arrivés en Israël ont été déroutés par un nouvel mode de vie. Un peu de tact et de compréhension de la part de la société israélienne de cette époque, aurait facilité leur intégration dans le pays.
Je trouve que tout a été bien expliqué. Historiquement je ne peux que donner mon avis bien humble. Je remercie mon ami Réouven (Roger) Cohen de m'avoir envoyé ce film. Vous pourrez le voir aussi en vous adressant au producteur, Alain Jacobuvicz, téléphone : 972(0)528-3117911.
Camus Bouhnik, Beer Sheva
Voir aussi : le régime de Vichy, cliquer sur les termes écrits ys en bleu pour en savoir plus, dans le texte de Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9gime_de_Vichy
19/01/2012
L’islam radical,
idéologie de la mort
Ce qui ne cesse de me surprendre, c'est la manière dont l'Occident en
général et l'Europe en particulier conduisent leurs affaires intérieures. Nous
pourrions nommer cela l'aveuglement idiot, face à un islam radical qui
s'installe confortablement dans les fauteuils de la démocratie et programme la
mort des civilisations libres… avec les armes que leur offrent les droits de
l'homme, droits bien entendu garantis par la constitution, le droit national et
international.
Mais s'agit-il véritablement d'aveuglement ou bien d'une lâcheté avérée et
d'un suicide qui s'approche à pas de géants ? Et puisqu'il en est ainsi, au nom
de quel droit, les dirigeants politiques de ces pays se permettent-ils
d'engager leurs nations vers une voie sans issue, un gouffre béant qui entend
dévorer ses citoyens, largement endormis par une prose journalistique
terriblement coupable ?
Le Politique, au sens noble du terme, n'a-t-il pas pour objet de veiller au
bienvivre des citoyens et n'a-t-il pas pour objet premier de garantir leur
protection ? Je ne pense pas qu'il existe de profession plus difficile que
celle qui consiste à se consacrer à la chose publique. La critique acerbe, les
moqueries et l'ingratitude sont monnaie courante pour ceux qui s'exposent aux
yeux de tous, à proposer de gérer les droits et les devoirs des citoyens dans
un équilibre harmonieux absolument nécessaire.
Il est vrai que le Politique n'étant plus ce qu'il devrait être, nombre de
ses hommes publics ne sont nullement habités par le souci de ces Autres, les
plus faibles, les plus fragiles, les plus isolés et les plus démunis de la
société, mais bien davantage par la gloriole d'une reconnaissance sociale qui
ne doit pas grand-chose au mérite, mais davantage à des convictions politiques
qui n'ont pas fait l'objet de la moindre remise en question.
Tout de même ! C'est une chose de vivre sans authenticité personnelle et
c'en est une autre de précipiter son pays dans les mains de l'islam radical.
Il y a bien longtemps qu'il n'est plus nécessaire de démontrer l'inhumanité
d'une idéologie barbare et sanguinaire qui voue à la mort, un culte à vomir. Le
peuple juif connait bien la bête immonde que Le livre des livres nomme Amalek.
Il y a si peu de temps, Amalek s'est habillé dans les corps de ces nazis qui
ont brulé six millions de mes pères et mères, de mes frères et sœurs et de mes
enfants. Aujourd'hui Amalek est à Gaza, dans les corps de ces terroristes qui
envoient leurs gosses et leurs femmes se faire sauter au milieu des Juifs, dans
les bus, les pizzérias, dans les discothèques où nos jeunes veulent oublier que
nous vivons des temps de folie pure. Amalek est au Liban, mais aussi en Égypte
et en Turquie et en Syrie… enfin partout où la haine antijuive remplace le pain
qui nourrit les corps et où la jouissance de la mort remplace l'eau qui purifie
les cœurs.
Il ya donc bien longtemps que tout un chacun sait quoi et qui dans ce monde
est un danger mortel pour le reste de l'humanité. Et cependant, un silence
prudent et j'ajouterai peureux couvre les consciences de ceux qui ont pris sur
eux d'éclairer les citoyens sur les enjeux sociétaux.
Je ne vis plus en Europe, j'ai choisi de vivre en Israël et c'est l'une des
décisions les plus justes de ma vie. Ce n'est pas que le danger soit
inexistant, mais je ne le vis pas comme tel. Je sais bien que la prochaine
guerre sera terrible et qu'elle est déjà là, mais je me sens ici, sur cette
terre d'Israël, en sécurité plus que jamais. Il ya des choses que l'on peut
difficilement expliquer ; ce sentiment de sécurité est au-delà de toute logique
humaine, sans doute parce qu'Israël est au-delà de toute logique humaine.
Face à l'islam radical qui porte les couleurs de l'idéologie de la mort,
Israël est plus que jamais la force de la vie pour l'ensemble des Nations.
Israël a cette capacité incroyable qui est de révéler à chacun son vrai
visage : les justes de tous les temps qui s'engagent au nom de la Justice et de
la Fraternité, les lâches qui se taisent et plantent leurs cous d'autruche dans
les déserts d'Arabie, les Amalécites qui ne supportent pas l'idée que soit
accomplie la promesse du retour du peuple juif sur sa terre pour devenir une
Nation.
On ne devient le meilleur de ce que l'on porte en soi, que si, devant les
épreuves, on sait se tenir debout au milieu de la tourmente.
Israël est debout au cœur de la tourmente islamiste et recouvre de ses
ailes de vie, l'ensemble de ses vrais amis.
Israël, le 19 janvier 2012
Reproduction autorisée, et même vivement encouragée, avec la mention
suivante et impérativement le lien html ci-dessous : © Rachel Franco pour www.Dreuz.info
04/01/2012
Le président Moncef Marzouki lance un appel
Le président Moncef Marzouki fait un
appel aux Juifs Tunisiens de par le monde de revenir en Tunisie, en tant que
citoyens égaux aux yeux de la loi.
J’ai lu cette nouvelle surprenante
mercredi 21 décembre 2011, assis sur un banc dans une clinique de Médical
Center, en attendant la fin d’un examen de colonoscopie subi par mon épouse
Gisèle-Ayala.
Pour le moins surprenante cette
nouvelle m’a plongé dans une méditation sur
le Printemps Tunisien, (sur la balance du Printemps des peuples de
1848), qui a débuté avec la révolution suivant l’immolation de Bouazizi, un marchand ambulant, lors d’une altercation avec la police corrompue. 
Beaucoup de sang versé, début des
manifestations, des révoltés en masses exigent une démocratie et la chute et la
fuite du Président dictateur Ben Ali s’ensuivit.
Nous avons suivi les évènements en
Tunisie avec attention. Les partis progressistes trop nombreux ont vu les voix
des électeurs partagées à leurs dépens et la monté de Ennahdha était assurée.
La révolution et les Juifs.
Durant les évènements de la
révolution du jasmin, la police a perdu la maîtrise de la rue, et les
extrémistes ont eu le champ libre. La tolérance n’étant pas leur slogan, des
islamistes ont manifesté devant la Grande Synagogue de Tunis, Avenue de Paris.
Les fidèles terrorisés n’ont pas quitté le lieu de prière ce vendredi après la
Kabbalat Chabbat. Cette manifestation effrayante
a été filmée par un témoin du haut d’une terrasse.
Plus tard le site saint d’El Hamma
a été incendié par des sacripants, sans que la police en faction à cent
n’intervienne. Ce fait a été nié par la presse tunisienne, mais ce saccage a
été constaté par les envoyés du Grand rabbin de Gabès, Rebbi Ghozlan. El Hamma
est le lieu de sépulture du saint Yossef Essaïd El Maarabi. Ce site attire des
touristes Juifs de toutes les parties du monde. Dans le temps des soldats
allemands voulant supprimer le tombeau du Saïd El Maarabi à l’aide d’un tank,
ont vu leur engin s’immobiliser à quelques mètres du monument funèbre. Tous
leurs efforts de le mettre en marche ont été vains. Le Sépulcre de Saïd El Maarabi a été respecté
pendant des dizaines d’années par La Tunisie.
Est-ce un nouveau vent violent et sec venant du désert qui dicte cette
violence ?
Mais ce n’est pas tout. La
Synagogue Beith-El au centre de la ville Sfax a été pillée par des inconnus qui
n’ont pas été retrouvés jusqu’à ce jour. L’argenterie des chandeliers a été
volé et ce n’est pas un petit butin, on évalue son poids à soixante kg. La
maison de l’administrateur a été vidée de son contenu. Des documents et photos
anciens ont disparu ou jetés, de même que des appareils ménagers. Sfax comprend
une vingtaine de Juifs tous âgés, effrayés de ce qu’ils ont vu ou entendu. Les
nouvelles qui nous sont parvenues ont été niées du tout au tout par des témoins
qui n’ont pas été sur place. Quand j’ai demandé de voir des photos afin de
m’assurer que tout va bien, on m’a répondu qu’il est impossible d’entrer dans
la Synagogue, une garde y a été placée. Un peu tard je dirais, pendant le
saccage le terrain était libre. Son Excellence Monsieur Le Président, une
synagogue est un lieu de culte et le nouveau régime n’a pas nié les droits des
Juifs en Tunisie et n’a pas contesté leur patrimoine.
Je n’oublierai jamais la maison qui
m’a vu naître, ni la Synagogue qui formé mes premières notions de
judaïsme. Je n’oublierai pas les
personnages qui fréquentaient cette Synagogue, ni les rabbins-instituteurs qui
ont guidé mes premiers pas. C’est dans cette Synagogue que j’ai lu ma première
Haphtara et que j’ai fait ma Bar-Mitzva. D’un autre côté, Je n’oublierai pas la
convivialité sfaxienne et la vie en harmonie des Musulmans avec les Juifs et
les Chrétiens, les trois confessions du Livre. Le saccage de nos Synagogues
nous blesse dans le plus profond de nos cœurs. Une lettre ouverte envoyée au
gouverneur de Sfax par Chochana Boukhobza est restée sans réponse. De
même que les messages envoyés par des Israéliens ressortissant de Tunisie.
L’appel du Président Marzouki
L’appel du Président Marzouki
applaudi par le Grand Rabbin de Tunis est sans doute une réponse à Sylvain
Chalom vice-premier ministre israélien qui a communiqué que l’Etat d’Israël
garde ses portes ouvertes aux Juifs Tunisiens. Ou en y réfléchissant c’est sans
doute une invitation de bonne foi, les Juifs Tunisiens, qu’ils soient
Tunisfrançais ou Tunisraéliens ont toujours été les bienvenus en Tunisie
d’avant la révolution. Des Tunisiens m’ont très souvent demandé la raison de
notre départ et ont aussi fait le souhait que l’on revienne.
Honnêtement et théoriquement
parlant, le projet de nous faire revenir ne sera pas couronné de succès. Pour
plusieurs raisons :
* Le ministre de La Justice
Tunisien Ahmed Meistri, l’a dit clairement en 1955 :
« Ceux qui vivent ici et ont
les yeux tournés vers Israël, et ceux qui consciemment ou inconsciemment font
le jeu du sionisme ; aux uns et aux autres nous disons pour eux-mêmes et
pour La Tunisie, partir ». (Claude Sitbon introduction du livre Les
Tunisraéliens de Nava Yardéni).
* Le discours du Secrétaire de
l’Information en 1956 parlait « de la libre circulation des hommes »
(Cité par Claude Sitbon dans le même livre). Les dés étaient jetés.
* Les possessions de la Communauté
Juive ont été nationalisées, les cimetières transférés, les Juifs ne pouvaient
plus faire partie de l’Administration Tunisienne.
C’est dans cet état d’esprit que
les Juifs ont commencé à penser sérieusement à quitter le pays. Concernant La
Tunisie de 1956, les Juifs n'avaient plus le choix. Cette migration nous a
ouvert les portes de La France pour certains et les ports d'Israël pour
d'autres. Tout compte fait, nous ne regrettons pas ce que nous avons laissé
derrière nous, nous avons joué gagnant dans tout point de vue : niveau de
vie, études, retraites, logements, sécurité sociale, Baroukh Hashem.
* Les Juifs n’ont pas quitté La
Tunisie, on les a accompagnés à la porte. Ils devaient d’abord liquider leurs
biens pour une bouchée de pain : il leur était interdit de prendre avec
eux plus qu’une certaine somme d’argent. C’est pour cela que leurs affaires,
maisons ont été pour ainsi dire données au plus offrant, - soulignons que dans
cette Bourse les offres étaient rares -. Mes parents et mon oncle n’ont rien
vendu, ils sont partis tirant la porte non verrouillée derrière eux.
Je ne vous cacherai pas, Son
Excellence que nos débuts en France ou en Israël n’étaient pas faciles. Ceux
qui sont arrivés en France avec presque rien, ont connus les plus grands
obstacles s’ils étaient citoyens tunisiens. Pour obtenir un certificat de
résidence ils devaient tout d’abord trouver du travail. Pour recevoir un
emploi, ils devaient montrer un permis de séjour. Ce n’était pas simple.
En Israël ce n’était pas du gâteau
non plus ; des dizaines d’années passeront avant que les nouvelles
générations auront surmonté le traumatisme de « La Sortie de La
Tunisie ».
* On parle du rapprochement des
Juifs depuis 1994. Dans cette manière de
penser que l’Ambassadeur de Tunisie à l’UNESCO, Monsieur Hermassi a
déclaré :
« Les Juifs ont apporté à la
modernisation de La Tunisie une contribution originale et authentique ». (C.S.
Tunisraéliens). La Tunisie n’a fait
aucun effort pour convaincre les Juifs de rester, d’après Monsieur Hermassi, au
contraire.
L’appel du Président Moncef
Marzouki n’aura donc pas de suite.
Logiquement parlant, il est
impossible à un pays décimé par une crise économique et le chômage d’assumer ce
projet. Mais le problème est de notre côté, non du vôtre. Nous ne reviendrons
pas.
Le Président Marzouki a encore des
idées.
Je lis aujourd’hui, le 4 janvier
2012 que le Président Marzouki suggère l’intégration de La Tunisie avec La
Lybie. Je ne me mêlerai pas aux problèmes tunisiens mais je trouve que Son
Excellence est bourré d’idées qui ne sont pas celles de ses citoyens. Quelle
différence de mentalité entre les deux pays !
Nous espérons que les Tunisiens pour leur bien sauront choisir la bonne
voie et que les fondamentalistes soient hors du jeu. Un espoir est que les
autres pays arabes suivent l'exemple de La Tunisie sans se lancer dans l’extrémisme,
que l’économie tunisienne prospère et surtout que le statut de la femme
tunisienne ne diffère pas. Les dames
tunisiennes étant instruites et avancées, le nikab n’aurait pas de place en
Tunisie. A tous mes amis et frères Tunisiens, je souhaite le plus grand khir.
Camus Bouhnik, Beer Sheva

03/01/2012
Yafa Yarkoni n’est
plus.
Nous avons été peinés
d’apprendre la disparition de la célèbre
chanteuse israélienne Yaffa Yarkoni le 1er janvier 2012. Les funérailles auront lieu aujourd’hui le
3. Yarkoni est surnommée « la chanteuse des guerres », pour avoir été
la voix d’Israël durant les combats et avoir animé les soirées des soldats sur
le champ de bataille. Malgré son titre « la chanteuse des guerres », elle a
déclaré en 1967 qu’elle est
« pour la Paix et notre devoir est chercher la solution qui mettrait
terme aux combats ». L’assassinat de Rabin en 1994 l’a profondément déprimée
et elle s’est retirée peu à peu des feux de la rampe.
Elle a souffert de
longues années d’une maladie impitoyable l’Alzheimer. Ont présenté leurs
condoléances dimanche, à la famille de Yaffa Yarkoni, le Président Peres, le Premier ministre Binyamin Netanyahou, le président de la Knesset, Ruby Rivlin et
diverses personnalités. L’ont pleuré les diverses couches du peuple
israélien.
Nous avons
entendu : « sa voix nous manquera à
tous ». « Nous
lui faisons nos adieux mais nous ne nous séparerons pas de l’héritage culturel
et musical qu’elle nous a laissé ».
« Elle était un des derniers piliers de la
génération de la Guerre d’indépendance. Le son de sa voix nous accompagnera encore
durant des générations ».
Yafa Yarkoni, née Yafa
Abramov, le 24 décembre 1925 en Israël, a commencé sa carrière dans les années
40, devenant avec Chochana Damari l’une des deux pièces de l’icône de la chanson.
Entre autres titres très populaires, sa
chanson Bab-El-Oued (1949) écrite par l'écrivain Haïm Gouri, à la mémoire des
soldats israéliens tombés pendant la guerre d'Indépendance, l'ont faite
connaître.
Lauréate en 1998 du
prestigieux Prix d'Israël, Yaffa Yarkoni s'était produite dans les années 60
sur des scènes à l'étranger notamment au Carnegie Hall à New York et à
l'Olympia à Paris.
Nous sommes tous
pleins d’admiration envers la carrière prestigieuse de la chanteuse.
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