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Il y a plusieurs manières de découvrir Israël selon les goûts de chacun. Il est possible de faire des randonnées dans la nature, de visiter des musées ou des "Beit Arishonim" (La maison des Anciens) ou encore se recueillir devant des mémoriaux pour se rappeler continuellement que grâce aux soldats nous vivons en paix à  l'intérieur du pays.  Nous pouvons aussi visiter les sites archéologiques qui nous retracent l'histoire depuis les temps les plus reculés et les villes sans oublier Jérusalem qui, a elle, seule nous comble de bonheur.

 

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RAMLE

 

Le sultan omeyade Abd-El-Malik décida de fonder une ville dans les dunes de sable d’où le nom de Ramla qui vient de l’arabe ramel = sable. La ville fut fondée en 716 entre la ville de Jaffa et celle de Jérusalem et devint une cité importante de la culture musulmane pendant trois cent ans. Du 7ème au 9ème siècle les souverains omeyades permirent aux communautés juives, chrétiennes et samaritaines de venir s’installer dans la ville étendue et prospère.

Les croisés conquirent la ville des mains des Arabes et la considérèrent comme une ville sainte chrétienne.

 

La grande mosquée Jami El Kébir

En 1260 les forces du sultan Mamelouk Baïbars conquièrent la ville et détruisirent l’église pour construire sur ces vestiges une mosquée. La cathédrale romane de saint Jean vit le jour sur l’emplacement de la mosquée actuelle. Construite par les croisés elle faisait partie de l’un des édifices religieux médiévaux  les mieux conservés du pays. Elle avait trois nef centrales coupées de sept travées formées de rangées de piliers dont les chapiteaux témoignent du talent des maîtres cisterciens, par l’élégance de leurs lignes er leur sobriété décorative. Le clocher élégant beffroi est devenu un minaret. L’origine du mot  minaret vient de Manara  qui veut dire or ou lumière.
 
 
L’église a une orientation  d’Ouest vers l’Est avec un portail à l’Ouest  et du côté Est se trouvait l’autel à l’intérieur de l’abscisse. Du côté Sud et Nord se trouvent deux rangées  de huit piliers surmontés de corniches en pierre avec des chapiteaux de style croisé qui se terminent en forme de voûtes.  A l’étage supérieur deux rangées de quatorze fenêtres donnent une lumière suffisante à tout l’ensemble de l’édifice.
 
Au fond de la mosquée on peut reconnaître  l’emplacement de l’ancien  autel chrétien et au milieu, l’allée centrale qu’on appelle le bateau de Jésus et qui représente son voyage spirituel. De chaque côté de l’allée centrale deux contre allées sont aussi appelés «  bateaux de Jésus »
 

Le sol de la mosquée est recouvert entièrement d’un tapis dans les tons de vert et qui a pour motifs des minarets qui s’orientent vers la Mecque.

Le Mihrab se trouve sur l’un des côtés de la mosquée, lui aussi en direction de la Mecque il contient le livre sacré : le Coran

La chaire du prêcheur se trouve à côté du Mihrab.

A l’étage supérieur se trouve l’oratoire des femmes.

 

Les mosquées et les synagogues ne sont  des lieux sacrés  que par les Livres qui s’y trouvent. Un Sepher Thora qui est dans une synagogue rend l’endroit sacré tout comme le Coran qui se trouve à l’intérieur d’une mosquée, ce sont les Livres qui consacrent le lieu et non pas le lieu comme dans les églises.
 
L’église est sacrée car elle est toujours construire à un endroit où il s’est passé un événement  chrétien  ou encore sur les lieux où il a été trouvé des objets lui appartenant.
 

Avant que l’empereur Constantin gouverne toutes les églises étaient construites dans des catacombes c’est la raison pour laquelle nous trouvons souvent des vestiges archéologiques dans les sous sols des églises modernes qui ont été construites avec intention sur les anciennes.

Selon une coutume musulmane Shi’ab A-Din, officier supérieur de l’armée de Saladin mort lors de la bataille de Cornes de Hittim est enterré dans la cour de la mosquée sous un  bâtiment surmontée d’un dôme.

 

Les mosquées ont un à quatre minarets selon leur importance. Si elle comporte un seul minaret la mosquée a été construite par le peuple, si elle a deux minarets c’est le signe qu’une communauté importante l’a construite. Si elle a quatre minarets c’est la distinction du Sultan qui l’a faite construire.
 

Trois arches rejoignant trois piliers encadrent la façade du portail Ouest de la mosquée, anciennement église qui représentent le symbole de la Trinité et sur le fronton une inscription mamelouk qui date de 1934 qui célèbre la restauration de la tour rouge du bâtiment.

 

Le couvent et l'église saint Joseph

Les croisés  élevèrent une église au nom de saint Joseph relevé par les franciscains avec l’hospice Saint Nicomède. L’enceinte de l’église est surmontée de plusieurs rangées  de petits pots de terre encastrés dans du ciment d’une hauteur totale de trente centimètres et qui servait d’aération aux locaux.
 

C’est dans cette église que le 1-3-1799 l’empereur Napoléon Bonaparte a séjourné après avoir pris la ville qui a capitulée sans résistance.

Face à la fenêtre de sa chambre se trouve (jusqu’à à ce jour) un minaret et une légende raconte que Napoléon tira sur chaque muézin qui montait pour l’appel à la prière car il le dérangeait dans ses appartements.
 
En haut du portail de l’entrée de l’enceinte se trouve l’inscription en fer forgé : TERRA SANTA et sur la droite de la porte le symbole des franciscains : deux mains enlacées avec un trou au milieu, elles représentent les mains de Jésus trouaient sur la croix.
 
 

Au 11ème siècle Saint François d’Assis vit en rêve ses mains croisés avec le clou en leur milieu tout comme celles de Jésus. Né dans une riche famille italienne François ne savait rien de la pauvreté et de la détresse. Son rêve le fit réfléchir et le poussa à sortir pour se rendre au milieu du peuple et regarder autour de lui ; là il découvrit un monde inconnu de lui, un monde de misère, de tristesse, de pauvreté et il décida de tout abandonné pour aider ses prochains. Il revêtit une aube  de couleur marron garni d’une ceinture faite de trois simples cordages représentant Marie, Joseph et Jésus et fonda l’ordre religieux des franciscains.

 

L’église saint Joseph est sobre, de style roman avec peu de fenêtres,  quelques peintures et trois vitrages, cet ordre est très pauvre et leur seule richesse est un tableau du Titien que les religieux gardent avec vénération.
 
Au 15ème siècle le peintre vénitien après avoir peint une bonne partie de sa vie toutes sortes de peintures y comprit des nus devint pratiquant sur ses vieux jours et peint plusieurs scènes religieuses. Après sa visite en Israël et principalement à Ramla qui à l’époque était une ville importante au niveau de la chrétienté, il  voulut faire cadeau à cette communauté une de ses toiles : la descente de Jésus de la croix qu’il décrocha des salles du Vatican pour l’offrir aux franciscains.
 

Ce tableau a une valeur inestimable puisque même le musée de Jérusalem n’a aucune peintures de cet artiste et les franciscains le  garde précautionnement sans trop ébruiter qu’il est leur propriété de peur d’un vol ou d’enchères trop bruyantes. Il aurait besoin d’une bonne restauration mais même à ce niveau les prêtes ne se décident pas à le restaurer de peur d’attirer les convoitises.

 

Le couvent russe orthodoxe

On pénètre  dans un couvent par un long passage souterrain dont les traces d’arcades fermées de chaque côté rappellent les ouvertures  qui amenaient à l’église byzantine qui a été construite dans ses soubassements.

Au milieu du parcours qui nous amène à l’église orthodoxe russe d’aujourd’hui les prêtes s’affairent à la préparation de Noël en garnissant les sapins de Noël.

 

L’église.

Aucune sculpture dans les églises orthodoxes mais beaucoup d’icônes. Face à l’entrée un triptyque avec les icônes des saints, d’une manière générale les églises orthodoxes ont le même principe : Au centre une porte où ne rentre que le prête pour la cérémonie officielle (l’endroit le plus saint). La première icône à gauche de la porte  représente Jésus et celle à droite de la porte Marie avec l’enfant à côté d’elle puis l’icône de saint Jean Baptiste. La dernière icône représente le saint de l’église où nous nous trouvons.

Les auréoles dorées à l’or fin au-dessus de la tête des saints sont représentatives  de l’époque byzantine, cette église est grégorienne et sur le mur une peinture représente Georges tuant le dragon pour sauver une femme, cette peinture souvent représenté soit en sculpture soit en peinture est le symbole du saint qui sauve l’humanité.

 
 

 
Le musée et le mémorial de la ville de Ramlé
Il se trouve dans l’enceinte de l’ancienne mairie ottomane et on y retrouve l’architecture ottomane avec les salles en forme d’ogives.
Dans la première salle se trouvent les vestiges archéologiques de l’époque du Moyen Age  trouvés à Ramla ou dans la région et dans les vitrines la représentation de la vie du peuple au jour le jour : agriculture, industrie et commerce (715-1571)
 
Sont exposées des pièces de monnaies avec des vues de Sidon et une seule sous l’effigie de la Palestine, de nombreuses céramiques principalement des lampes à huiles en terre qui représentent le travail industriel de la ville, le savon représentant  l’importance de la production d’huile à Ramla. De sources juives il est reconnu que la ville était spécialisée dans la production d’huile et de ses dérivés qui permettaient  de fabriquer des produits médicamenteux et de cosmétiques.
 

Dans une autre vitrine la vie journalière des juifs est retracée ; on y voit une cour carrée où les femmes s’adonnent aux travaux de la maison.

Une mosaïque a été découverte dans le vieux quartier de Ramla et une copie est exposée dans ce musée. Sur cette mosaïque on peut apercevoir un Mihrab qui se trouvait sur le mur d’une mosquée et qui indiquait la direction de la Mecque et celle de la prière. Une inscription en arabe rappelle la première phrase de la prière. Sous la mosaïque se trouvent deux sarcophages.
 

 
Deux maquettes sont représentées l’une avec la tour blanche, vestige de la mosquée des Mamelouks et l’autre avec une citerne souterraine et des arcades, une promenade en barques était organisée sur ce site  mais il est actuellement en restauration.

 

Deuxième salle : Période du gouvernement ottoman et celui du mandat britannique. 1517-1948

Des encensoirs, des céramiques où sont gravés des  fleurs, des saladiers en terre utilisés  pour chasser les démons. Dans une des vitrines sont exposés des boutons d’uniformes de la période napoléonienne et au-dessus un policier britannique fait flotter la tour carrée symbole de Ramla.

La gare centrale fut construite en 1892  et desservait Jérusalem et Yaffo. Une maquette de la gare faite du temps des Anglais se trouve dans cette salle avec des objets miniatures comme une poinçonneuse, un sifflet ou encore une lampe électrique.

 

Troisième salle : L’indépendance : Au moment de la guerre d’indépendance les Arabes ont fait un barrage à Ramla pour couper la route entre  Jérusalem et Yaffo de manière à empêcher les Juifs de passer. En avril 1948 les forces d’Etsel réussirent à contourner la ville de Ramla. En juillet 1948 la ville fut conquise par Tshahal grâce à l’opération « Ramla-Lod » dirigée par Dany Mas. Des documents, des cartes et des photos retracent cette période avec principalement des  lettres de Dany Mas.

 

Quatrième salle : Maabarot - le camp de transit

Avec la création du pays les immigrants qui montèrent au pays se retrouvèrent dans des tentes ou dans des baraques. Dans cette salle est reconstituée une tente avec tous les objets journaliers que les nouveaux immigrants utilisaient, ces dons ont été faits par la population de Ramla lors de la création du musée.

 

Dans la salle de recueillement un mémorial rappelle les175 soldats tombés pour le pays. Un album souvenir est dédié à chacun de ces soldats dans cette même salle.

 

Dans la cour du musée un mémorial sculpté rappelle leur souvenir.

   

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HOULDA.

 

L’Histoire d'une implantation juive.

 

Groupe : Unicité des groupes des kibboutzim. Ce groupe a été fondé en 1930 après la première installation de Houlda en 1907. Les pionniers achètent des terres en 1905 et les transmettent ensuite au K.K.L. En 1908, les membres du groupe plantent les arbres de la forêt Herzl. Houlda se trouve près de Réhovot sur la route du carrefour Reëm qui s’appelle aujourd’hui carrefour Nahshom. Elle a été l’une des deux fermes agricoles avec  Ben Shémen et a été crée grâce à « la direction sioniste pour la préparation agricole des implantations pour les jeunes ».  
  

Une nuit une garde de policiers arabes arrivent à Houlda encadrée de militaires de l’armée britannique  et forcent les dirigeants à abandonner les lieux. L’exploitation agricole est saccagée et les émeutiers y mettent le feu.

 

Houlda a été le symbole d’une des premières implantations en Eretz-Israël et la Haganah fera installer un étendard en souvenir de cette position courageuse.

 

Des membres du mouvement Gordonnia montent au pays  en novembre 1930 et s’installent sur ce terrain en ruines. Peu de temps après ils fondent un kibboutz à une distance de deux kilomètres  de l’ancienne Houlda. Un mémorial en souvenir de Tshiziq est érigé à l’endroit où il est tombé. La maison et la forêt sont alors utilisées par la Haganah pour l’entraînement et les cours militaires. Lors de la guerre d’indépendance, Houlda est un centre de ralliement important. Les combattants partent de là vers Latroun où se déroulent les batailles si bien connues et aussi vers la montée de Jérusalem assiégée. Des convois d’approvisionnements et d’armements partent également de Houlda. (sources : Lexique sioniste)

 

Le groupe Houlda se trouve au cœur de la plaine  de Yéhouda, à égale distance de la capitale, (Jérusalem)   et Tel Aviv. L’implantation est encadrée au Nord du Tel Gezer et d’Ekron à l’Ouest, du nahal Sorek au sud et des monts de Judée à l’Est. Le panorama domine des plaines et  des collines, des vergers et des bosquets. Par temps clair le regard porte jusqu’à la Méditerranée et jusqu’aux monts de Judée. L’histoire de l’implantation juive de Houlda recouvre presque toutes les histoires de l’œuvre sioniste. Déjà dans les années 1904, Benjamin Zeev Herzl, se porte garant (dans les échanges de lettres) sur la possibilité d’acheter des terres à côté de la ligne de chemin de fer entre Yaffo et Jérusalem. Son but est de créer une implantation modèle sur les terres du K.K.L. (Les autres moshavot des environs comme Ekron, Gédéra ou Réhovot ont été, elles, fondées sur des terres privées).

 

Herzl aspire acheter ici un terrain d’une dizaine de milliers de dounan. En fin de compte, en 1905,  trois personnes achètent un terrain de 1.800 dounan à des Arabes : Aaron Aïzenberg, Zalman Lévonszon et David Iline.

 

En 1907, ces personnes ouvrent le Bureau du pays (Israélien), et ensuite, parmi les premiers dirigeants, le docteur Ruppin et le docteur Yaacov Tahon commencent à fonder la première implantation juive sur ces terrains. Ils engagent des ouvriers juifs, achètent des oliviers et construisent un bâtiment en pierre dont les vestiges sont encore visibles aujourd’hui, dans la forêt d’Herzl. Le bâtiment est complètement achevé en 1909,  un forage est entreprit et les travaux agricoles commencent. Il y a là une ferme où les pionniers de la deuxième Alya reçoivent une préparation aux travaux agricoles.

 

Pendant la première guerre mondiale des signes inquiétants ont eut lieu à Houlda et ont déterminé l’importance  la crise de l’implantation juive au pays. La ferme s’appauvrit  et il y reste une poignée d’ouvriers qui vont un peu plus loin créer le moshav Nahallal. En 1918, après la déclaration Balfour,  la commission des délégués  est sous la conduite  de  Haïm Weizmann.  Entre les années 1919 et 1929, l’implantation a tenu le coup grâce à de petits groupes de la troisième Alya comme, Har Hatsofim, le groupe Proskorov,  le groupe Brisak, et beaucoup d’autres. Le remplacement est fait en quantité suffisante, rapidement, et, c’est seulement vers la fin de cette période que se forme sur place un noyau permanent qui décide de créer ici un moshav-ovedim.

 

C’est le même noyau qui se  bat contre les nombreux émeutiers arabes qui tombent sur la petite implantation lors des émeutes du mois d’août 1929 et elle se trouve complètement isolée dans une région hostile entourée d’Arabes. A cette période, les pionniers  envoient les femmes et les enfants à Rehovot et les 24 membres restent à Houlda ; dix dirigeants héroïques qui viennent de Tel Aviv avec à leur tête Efraïm Tshizik s’ajoutent au groupe. Il n’y a alors qu’une trentaine de défenseurs en tout à Houlda et pour se protéger,  ils construisent tout autour du bâtiment et de la cour intérieure une basse muraille. Ils se réfugient dans leur maison « Beit Herzl» qui se trouve au milieu de la forêt  qu’ils ont plantée et essaient d’empêcher les émeutiers d’ouvrir une brèche dans la cour. Mais les Arabes finissent par obliger les pionniers à sortir de cette maison et  les forcent à se réunir dans le seul bâtiment de deux étages qui se trouve sur les lieux. Pendant l’offensive, l’officier Ephraïm Tshiziq tombe et son ami le remplace au commandement. Après une bataille bien difficile, les émeutiers arabes saccagent les lieux. Les combattants juifs qui restent se retrouvent dans l’armée britannique

 

Jusqu’en 1930, les vestiges du bâtiment Herzl sont restés la propriété du K.K.L.  A la même époque le groupe Gordonnia du détachement du pays  revient sur les lieux. Les premières personnes du groupe Houlda arrivent aussi au pays et ils commencent à travailler d’abord à Hedera pour une préparation agricole. Lors du 17ème  congrès sioniste à Bazel, il est décidé de relever Houlda de ses ruines et les premiers éclaireurs du mouvement Gordonnia répondent au défi. Le détachement rassemblé qui comptait une douzaine de jeunes arrive sur place en 1930. Un an plus tard le groupe Gordonnia  alef  passe de Hadera à Houlda pour rénover l’implantation.Jusqu’en 1938 le groupe restera à son lieu d’origine, à l’intérieur de la forêt Herzl. En 1932, une collecte supplémentaire est engagée en Galicie et en Autriche pour acheter des terres supplémentaires ;  parmi eux des pionniers viennent s’installer au pays et beaucoup d’entre eux sont forcés de travailler la terre en dehors de l’exploitation, dans la plus grande difficulté parce que cette terre est aride et pauvre, le forage demande un énorme travail et le puits n’apporte que très peu d’eau.

En 1934,  c’est l’unification du premier noyau de Gordonnia avec le groupe Shaha’ya qui a travaillé à Migdal, près du Kinneret. Cette même année la première petite fille du groupe voit le jour. De nombreux membres s’occupent des plantations dans les vergers Yvine et dans celles de Houlda sur une étendue de 150 dounan de terres acquises par la société Yvine.

En 1935, l’épidémie de la malaria se développe, plus de 40 membres tombent malades  et trois d’entre eux en meurent. Un an plus tard, avec les émeutes de 1936, le puits des Arabes que les pionniers utilisait leur  est interdit et ils se voient dans l’obligation d’apporter de l’eau du fleuve voisin, Mana’am.

 

Envers et contre tout ils restent dans le bâtiment, s’occupent du développement et de l’intégration des groupes et des personnes individuelles qui arrivent sans arrêt.

 

En 1937, une affectation du groupe Bitsor (fortification)  composée des éclaireurs de Gordonnia venus de Roumanie arrivent après avoir fait une préparation agricole dans les vergers. Cette année là, Batya Louchansky élève le mémorial d’Efraïm Tshizik. A l’Ouest du bosquet sur un sommet important,  la première pierre du bâtiment de la nouvelle implantation est posée.

 

En septembre 1938, le groupe Houlda se déplace sur des terrains plus adaptés et un nombre réduit de personnes resteront sur place pour garder la maison et la forêt qui l’entoure. La même année une autre bataille se déclare contre les Arabes et trois membres du noyau de Houlda sont attaqués sur la route, loin de la maison.

 

En 1939, un autre membre du groupe tombe sur une mine que les Arabes ont enterrée sur la route entre Houlda et Akir. Cette année là, le premier enfant de la nouvelle installation voit le jour. Un nouveau groupe de jeunes immigrants d’Autriche s’intègre à Houlda. La première pierre pour la salle à manger est posée et une petite revue est publiée ; on peut encore la consulter aujourd’hui. Avec la deuxième guerre mondiale, l’organisation de l’exploitation se trouve devant de nombreuses difficultés. Pourtant pendant ces années de guerre il y aura l’inauguration de la salle à manger commune, celle de l’école avec son  premier cours préparatoire, l’achat de nouvelles  terres  et l’exploitation se consolidera énormément. Pendant la période de cette deuxième guerre, Houlda intégrera un groupe d’enfants, réfugiés de Téhéran.

 
En 1943, l’armée britannique se lance à la recherche acharnée des armes cachées des Juifs. La violence est telle que sept des membres du groupe vont être emprisonnés et jugés différemment selon leur cas. Une partie seulement sera libérée grâce à la victoire des pays alliés ; la même année, la première pierre du bâtiment Beit Herzl sera posée à Houlda ainsi  que des jardins d’enfants pour les immigrés venus d’Irak et de Syrie.

 

Avec l’assemblée des Nations Unies  pour la création  d’un Etat Juif en terre d’Israël les travaux de la construction de la route commencent entre Houlda et Jérusalem,  elle prend le nom de « route du courage » Houlda sert alors de base et de point de ralliement pour les convois qui essaient de percer le siège de Jérusalem. Pendant la guerre d’indépendance  Houlda est au premier plan des batailles face à Latroun. De là les combattants de l’opération Nahshom sortent vers la capitale, la septième brigade s’élance pour les aider  contre les positions militaires ennemies de Latroun. Des avions d’Egypte et d’Irak font exploser de nombreuses fois Houlda et deux membres du kibboutz y périssent.  Pendant la guerre d’indépendance l’inauguration de la « route du courage» a  lieu ainsi que  la création du mémorial de ceux qui ont ouvert la brèche de Jérusalem. « Portsy » Tout autour de Houlda se fondent des implantations nouvelles comme Mishmar David, Tel Shahar et Yéssodot.

 

Le réservoir. (1927-29)

De forme ronde, il a été construit en béton au milieu d’un bosquet d’oliviers. Comme tous les réservoirs de l’époque, il avait une capacité de 1000 mètres cube mais il ne contint jamais plus de 300 mètres cube. Il a servi à approvisionner la ville de Jérusalem en eau jusqu’à ce que les Arabes eurent saccagé les canalisations le 18-5-1948 qui passaient par la route de Birmanie. Près du réservoir se trouve un morceau de tuyau qui date de l’époque, et on peut voir le dernier morceau de cette canalisation originale sur la route de Jérusalem juste après Shaar Agay. C’est Ben Gourion qui donna une autorisation secrète à la Compagnie des eaux (mékorot) pour alimenter la population de la capitale.

 

Après ces dernières batailles Houlda recommence à relever son implantation de ses nouvelles ruines et s’étend  rapidement : Les membres rétablissent et agrandissent les secteurs et consolident fermement l’exploitation agricole. Ils construisent un quartier d’habitation, intègrent beaucoup d’immigrants et les premiers se joignent à eux comme membres du kibboutz. Ils construisent aussi une piscine et fêtent le jubilé ; ils inaugurent la maison de la culture au nom d’Herzl et déjà naît le premier petit-fils d’un des pionniers du groupe.

 

Aujourd’hui Houlda compte quelques 190 membres dont quelques pionniers avec leurs enfants et leurs petits enfants. De nombreuses personnalités sont sorties de ce kibboutz.

 

L’implantation est fondée principalement sur l’agriculture moderne (coton et différentes cultures), l’industrie pour la création de transformateurs, un institut de triage et de nettoyage de graines.

Lors des guerres d’Israël une partie des meilleurs enfants du kibboutz tombent pour le pays. Houlda continue d’absorber des noyaux de jeunes venant de l’étranger et des familles et des personnes indépendantes. La route du courage et leur labeur ont conduit les membres de Houlda jusqu’à nos jours dans une implantation florissante, verdoyante où vit une communauté unie, avec plusieurs branches d’éducation, et une vie journalière paisible.

 

Archives de Houlda.

La maison d’Herzl a été restaurée et elle est ouverte au public. Un petit musée retraçant la vie des pionniers de Houlda a été ouvert à l’intérieur du bâtiment et le K.K.L. propose une visite guidée gratuite.

 

 

                                                          Le mémorial Tshizik.

Batya Louchansky élève le mémorial d’Ephraïm Tshizik en 1937.

Il est conçu en deux parties, sur la première Tsizik est représenté en ange avec à ses cotés sa sœur Sarah et Dov Mounker (ou un inconnu). En bas,  des épis, des machines agricoles rappelant le travail agricole des pionniers. La sculpture représente un mémorial de paix car la main droite de l’officier est cachée derrière son dos et tient une grenade, on ne la voit pas, elle n’est là que pour là pour la défense des membres du kibboutz et leur protection en cas d’attaque.

Pour ne pas abîmer l’environnement des lieux, les sculptures qui ont été posés dans le domaine de la maison d’Herzl, ont été pensées et travaillées autrement. Les formes humaines représentant les pionniers dans leur vie journalière ont été faites en transparence comme dans un film négatif. Les arbres, dont un a des sauterelles qui rappellent leur invasion dans la région, se fondent dans le paysage et ne coupent pas la perspective voulue par les architectes qui ont aménagé l’endroit.

Bien que Rachel, le célèbre poète du Kinnereth n’est jamais mis les pieds à Houlda, les pionniers qui étaient en très bon terme avec elle et l’admiraient,  plantèrent un bosquet en son nom l’année de sa mort (1931).

Une splendide allée de sycomores s’impose dans le domaine.

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