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Il y a plusieurs manières de découvrir Israël selon les goûts de chacun. Il est possible de faire des randonnées dans la nature, de visiter des musées ou des "Beit Arishonim" (La maison des Anciens) ou encore se recueillir devant des mémoriaux pour se rappeler continuellement que grâce aux soldats nous vivons en paix à  l'intérieur du pays.  Nous pouvons aussi visiter les sites archéologiques qui nous retracent l'histoire depuis les temps les plus reculés et les villes sans oublier Jérusalem qui, a elle, seule nous comble de bonheur.

 

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GEDERA

 

B.I.L.O.U. :    « Beit Yaacov, Léhou Vénileh »

«Maison de Jacob venez  et marchons »

(Marchons à la lumière de l’Eternel)

 

Gédéra est cité quatre fois dans la Thora, il tient son nom d’un ancien village arabe qui s’appelait « ketera ». A l’époque romaine il y avait déjà là une implantation juive. Elle devient « Qidron » à l’époque du deuxième Temple. Gédérot du deuxième livre de Josué appartient au roi de Judée et elle est prise par les Philistins.
 

 
En 1881, un groupe d’intellectuels juifs qui ont échappé aux pogroms de Russie sous Alexandre II arrivent au pays. Sur les deux cent cinquante communautés juives qui se sauvent de Russie, une sur cinquante arrive en Israël, les autres se retrouvent en Amérique ou ailleurs dans le monde. Peu d’entre eux  restent au pays car tout y est trop primitif. Il n’y a pas  d’eau, la terre est incultivable, la chaleur est torride, les Arabes agressent les nouveaux immigrants et il n’y a pas de nourriture.
Les Bilouïm avaient pour but de fonder un pays et leur idéal était de faire venir des juifs du  monde entier. Ils s’installèrent d’abord à Yaffo puis à Mikvé Israël. Leur rêve : monter une implantation modèle pour attirer les Juifs. Ils étaient neuf jeunes gens, sans argent, avec leurs mains pleines de cales du dur travail de la terre. Le premier essai fut désastreux. Ils dérangèrent tout le monde, aussi bien les arabes que les juifs à cause de leur laïcité, le manque d’eau pour s’établir et les difficultés  qui s’ajoutaient les unes aux autres les découragèrent complètement.
 
 
Pourtant ils créeront la seule et unique  moshava fondée après deux ans de labeur ; Henkin  (pionnier du K.K.L.) vint s’y installer six mois avec sa femme et sa fille.

Les Bilouïm sont rentrés dans l’histoire. Ils ont voulu un état juif et ils n’ont jamais abandonné le pays. Seuls, devant leur volonté et leur idéal ils sont arrivés à être en tête des résultats agricoles locaux.

 

Le musée de Gedera est une institution d’enseignement dont le but est de transmettre les idées sionistes en présentant  le Mouvement et l’œuvre des B.i.l.o.u.i.m. « Les pionniers de Gedera. »

Gedera est la seule moshava qui à été fondée par les Bilouïm. En exposant les étapes de son développement on peut comprendre les sionistes et leur révolution entre les années 1884 et 1984. Ils représentent  la roue du temps, qui, à cette époque a été une grande révolution juive.

 

 
 

 

Cent ans après la création de Gedera, les gens de la moshava commencèrent à avoir des revenus et ils décident de sauvegarder l’histoire des Bilouïm. L’idée était de faire transmettre l’histoire entre le passé et le présent, entre les Bilouïm  et les pionniers de Gedera. Les fouilles archéologiques de la période biblique qui ont été faites autour de Gedera se trouvent au sein du musée. Les objets exposés ont été découverts dans des tombes  taillés dans la pierre.

 

Le bâtiment où se trouve le musée aujourd’hui a été construit en 1924  par Moshé Mintz membre du Bilou. A sa mort, la maison passa dans les mains  de la municipalité de Gedera afin de créer une maison-musée.  Tour d’abord elle  fut restaurée et une institution s’y installa jusqu’à ce que se développe le projet de Dorothy et Adwin Brengles. Ces deux personnes ont voulu créer un musée en souvenir de leur oncle Moshé Mintz et de sa sœur Dora Brengles. Cette maison est telle qu’elle a été à l’origine avec  tous les objets et les documents de l’histoire des Bilouïm. L’inauguration a eu lieu en 1985.
 

La collection du musée comprend : des archives, des photocopies de documents réels,  des instruments agricoles, des meubles et des objets qui ont été récupérés dans les maisons des Bilouïm, dans celles des fondateurs et chez les anciens habitants de la moshava. De nombreux objets ont été récupérés dans les cours des premières maisons, dans les champs et dans le fond des vieux greniers de Gedera. Là ont été accumulées toutes sortes de choses que l’on a découvertes aussi dans des institutions, dans les organisations et chez des personnes individuelles.

 

Les Bilouïm en Eretz-Israël.

Le mouvement  Bilou  a été fondé au moment des troubles en Russie qui ont éclaté en mars 1881 et qui ont continué encore pendant  quatre ans. C’était un mouvement idéologique juif  qui influencera  plusieurs générations dans le futur.
Le premier groupe des Bilouïm arriva  à Yaffo  le 6 juillet 1882 et ils avaient encore  devant eux  une longue route à faire,  celle de creuser des ornières  pour  réussir leur premier but : Créer leur propre moshava.
 
Après deux ans et demi au pays les pionniers achètent 3.000 ares de terre  dans un petit village arabe et, le 14 décembre 1884, à Hanoukka, le jour de l’allumage de la deuxième bougie,  les Bilouïm s’installèrent sur leurs terres pour commencer les travaux de leur moshava. Le plus difficile pour eux  a été d’en faire les fondements  mais encore plus problématique a été leur adaptation. Toujours ce manque d’eau  et le manque de logis leur à énormément pesés. Pendant ces quatre années les Bilouïm habitèrent dans un Tsrif précaire, avec tout ce qui était indispensable à leur vie journalière et même avec leur âne qui était leur seule richesse.
 

Les personnes qui se rattachèrent à eux s’installèrent près du Tsrif, dans des cabanes faites de paille ou de nattes. L’endroit avait l’air d’une ruche entassée et comprimée. La construction de l’écurie a été le gros problème des Bilouïm qui  ont été obligé de la faire sans l’autorisation des Turcs. Dès qu’elle  fut terminée, ils y entassèrent les animaux domestiques, un jeune couple qui logea au-dessus dans les combles, et quatre célibataires qui restèrent à côté des chevaux avec des paillassons pour les séparer d’eux. L’eau, toujours l’eau leur manquait même pour leurs besoins personnels. Dans ce temps là, ils tiraient de l’eau du puits du village arabe voisin de Kétéra. Les jours de querelles entre les juifs et les arabes, ils devaient se rendre au village Bachit à une distance de quatre kilomètres. Le plus souvent ils utilisaient l’eau des mares qui se formaient près  des wadis, une eau boueuse avec des dépôts de sable et de la vermine. Ainsi on disait à Gedera « On mange de l’eau » ! 

 

Au début de 1888, lorsque que Yéhièl Mihaël Pinès obtient le permis de construite un bâtiment et le forage d’un puits commencèrent à voir le jour. Le camp sur les pentes nord du mont Moshé a été abandonné, les Bilouïm bâtirent leurs premières baraques et des maisons en pierre sur le sommet de la colline. Au début de 1890, ils bâtirent le cellier, le mikvé et le moulin à farine. En 1895, lorsqu’ils construisirent le premier Tsrif ils montèrent au sommet de la colline pour annoncer la nouvelle aux gens de la synagogue. En 1900, ils ouvrir la première école.

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Schvil Israël - Réserve Har Méron – Nahal Narïa.

 

Notre randonnée commence à la hauteur de l’école agricole qui se trouve dans  la réserve du mont Méron près des vestiges de Homama. C’est la plus grande réserve du pays où la végétation méditerranéenne est luxuriante et très variée. Les raisons de cette profusion vient d’une part du climat qui est tempéré (froid l’hiver avec de la neige), d’autres parts d’un incendie qui a tout ravagé il y a quelques années et du renouveau de la végétation. On peut y voir une quantité de fleurs et d’arbres comme : des genêts (רותם) des pimprenelles épineuses (סירה קוצנית), des chênes
 ( אלונים), des érables (אדר םורי), des framboisiers (פטל לבן), des salsépareilles ou smilax
(קיסוסית), des rosiers croisés ( ורד הכלא), des arbousiers (קטלב), des fleurs d’ail (שום),
des arbres de Judée (כליל החורש), du lichen grimpant aux arbres, des chênes Kermès
(אלון תולע), des pistachiers (אלה ישראלית), des pâquerettes (חננית), et des chênes verts qui sont majoritaires dans cette réserve.

 

 

Nous passerons devant quatre sources naturelles dont certaines sont sèches. La première que nous croisons est Ein Rotam, elle date de l’époque byzantine. Les Byzantins ont protégé la source d’un abri en pierre. C’était le plus grand village agricole de la haute Galilée qui se trouvait en bordure du nahal Cziv, la population vivait d’agriculture (de nombreuses terrasses s’étalent encore sur les flancs de la montagne) et ils élevaient du bétail (près de la source se trouve un abreuvoir). Au-dessus de cette source des grottes ou ils enterraient leurs morts. Les amandiers, les oliviers et les peupliers sont les autres preuves d’une implantation sur ces lieux.
 
 
 

Toujours au cours de la randonnée nous apercevons sur le haut de la montagne la ville de Horpish et sur le mont Zaboul la tombe de Zabulon.

La tombe de Zébulon qui se trouve dans la région du mont Méron à 814 mètres d’altitude au sud du village druze de Horpish est vénérée par les musulmans et les Druzes.  Selon la tradition  druze et musulmane Zabulon, fils de Yaacov se enterré ici. Les Druzes occupaient ce lieu avec l’autorisation des musulmans jusqu’à la guerre d’indépendance, après 1948, lorsque les musulmans abandonnèrent la tombe, les Druzes se rendent maitre de la place.

 

Les autres sources portent les noms de Ein Zvoul, Ein Tabaat et Ein Retet. A l’intérieur du nahal Cziv qui est presque sec maintenant on trouve des mares avec des crapauds, des salamandres, des tritons en voie de disparition. Après le nahal Narya nous longeons une pqrtie du nahal Morane pour terminer par le nahal Cziv au début de son cours.

 

Les frontières de la haute Galilée se trouvent au Liban bien plus haut que le nahal Arnone qui coule là-bas.

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JERUSALEM.

Quartier juif de la vieille ville.

 

La Hourva : La synagogue de Rabbi Yéhouda Hassid.

Elle a été construite sur des vestiges d’une synagogue qu’a commencé à construire rabbi Yéhouda Hassid et elle en gardé le nom. Rabbi Yéhouda Hassid monta en Israël en 1701 avec de nombreux Juifs dans le but de la rédemption. Finie en 1705, détruite en 1721, puis rebâtie en 1856, la synagogue était alors le plus haut bâtiment du quartier et un centre d’activités pour les habitants de la ville. Elle fut à nouveau rasée par les légions jordaniennes en 1948. Elle porte aujourd’hui le nom de Hourva : ruines. Ce quartier accueilli les Juifs qui fuyant l’Espagne de l’inquisition jusqu’au 14ème siècle. Il comptait alors 27 synagogues et yéshivot qui furent en grande partie détruite pendant la guerre d’indépendance.

 

 

 
La synagogue Rambam : Ramban Nahmanides (Moshé Ben Nah Gerondi acronyme de Ramban 1194-1270) La synagogue est construite sur les ruines d’une église datant des croisades et elle est la plus ancienne de Jérusalem. Au milieu du 8ème siècle une petite communauté sépharade s’était établie aux alentours, renforcée au 16ème siècle par la venue de marranes chassés de la péninsule ibérique. Elle disparut sous les bombes de 1948. Sa nef à ciel ouvert et sa grande arcade gothique signalent aujourd’hui l’édifice.

(En restauration actuellement)

 

Le complexe des quatre synagogues : Ben Zakkaï, complexe de synagogues qui font parties des plus anciennes de la vieille ville. La tradition veut que Rabbi Yohanan Ben Zakkaï soit venu prier en ce lieu à l’époque où il sollicita de Titus (70) l’autorisation d’ouvrir une yéshiva à Yavné. Le groupe de synagogues rouvert au culte en 1972, après leur restauration, a été édifié au 16ème siècle par des Juifs réfugiés d’Espagne. L’une d’entre elles possède une chaise d’Elie le prophète et dans une autre la jarre d’huile et le schofar attendent le messie.

 

Le quartier hérodien : Musée

Principal site de fouille du Quartier juif, il comprend quelques parties de six ou sept maisons couvrant une superficie d'environ 2 700 mètres carrés. Ces maisons étaient construites sur des terrasses, sur le versant de la colline orientée à l'est vers la vallée du Tyropoeon, en face du mont du Temple.

La villa grandiose du quartier hérodien est la demeure de l'époque du deuxième Temple la plus spacieuse, la plus complète et la plus travaillée mise à jour dans le Quartier juif. Elle représente fidèlement l'architecture et la splendeur des édifices caractéristiques de la Ville Haute.

Les mikvaot comptent parmi les éléments les plus communs dans les demeures de la Ville Haute de Jérusalem. Dans chaque maison, on en trouvait un ou deux - parfois davantage - témoignage de l'importance accordée à la pureté rituelle. Un mikvé typique était creusé dans le roc, enduit de plâtre et surmonté d'un plafond en pierre voûté ; de grandes marches y conduisaient. Les mikvaot étaient remplis d'eau de pluie en hiver, et en été de l'eau des citernes. Parfois, des baignoires construites avec des petites pierres, du ciment et du plâtre, étaient installées à côté des mikvaot.

On peut supposer que la villa grandiose, avec son emplacement surplombant le mont du Temple et son grand nombre de mikvaot, était habitée par une famille sacerdotale

 

La synagogue des Karaïtes.

Elle a été construite après la conquête de la vieille ville en 1967. Les Karaïtes font partie d’une secte spéciale qui ne croit que dans la Thora écrite et des livres bibliques.

Selon "Nehemia le karaïte”, il existe aujourd’hui près de 40 000 karaïtes dans le monde, dont à peu près      35.000 en Israël, et 5.000 répartis aux Etats-Unis, en France et en Suisse : "Ce sont des chiffres approximatifs”, précise-t-il. Selon d’autres sources, ils ne seraient en tout que 30 000. S’il est vrai que le mouvement karaïte est aujourd’hui en pleine renaissance avec un nombre toujours croissant de Juifs qui y adhèrent, la plupart des karaïtes actuels sont toutefois originaires d’Egypte. "En 1956, ils ont été expulsés d’Egypte bien qu’ils s’y trouvaient depuis plus longtemps que les Arabes. Beaucoup ont fui pour les Etats-Unis.”
 

Où sont aujourd’hui les karaïtes en Israël ? Essentiellement à Ramleh et Ashdod, mais aussi Béer Sheva et Ofakim. A ces villes s’ajoutent les mochavim Ranen (à proximité d’Ofakim) et Matzlia’h (près de Ramleh). On trouve aussi des synagogues karaïtes à Bat-Yam et Rishon-le-Tsion. A Jérusalem, la  synagogue karaïte du quartier juif de la vielle ville, rue des Karaïm date du 12ème siècle. Elle a toujours été fréquentée, sauf sous le règne jordanien, à l’instar des autres synagogues.

 

 Le beit Méhassé. Les fondateurs, des juifs de Hollande et d’Allemagne ont crée une communauté spéciale. Ce fut alors le groupe d’habitations  le plus moderne de la vieille ville jusqu’à sa destruction totale en 1948. Il a été construit au 19ème  siècle pour héberger les nouveaux immigrants. A l’époque ottomane (1858) date de sa construction, le bâtiment était occupé par des Ashkénazes. En 1948, les habitants ont dû abandonner les lieux à cause des batailles sanglantes qui y ont eu  lieu et les Jordaniens ont occupé les logements durant une vingtaine d’années. Après la guerre de 1967, les maisons ont été  à la limite de la frontière jordanienne. Quelques-unes ont été restaurées et d’autres ont été reconstruites complètement ; pour finir le quartier est redevenu entièrement juif. Les fondateurs Juifs l’ont appelé d’après un passage des psaumes :

אלהימ לנו מחסה ועוז ועזרה     על כן לא נירה

 

Le musée du vieil yshouv : Reconstitution d’un quartier de la communauté juive qui habitait là à la fin du 19ème siècle.

 

Le mont du Temple. 

Salomon commença alors à bâtir le Temple du Seigneur, à Jérusalem, sur le mont Moriah. C’était à l’emplacement de l’aire de battage d’Araunah le Jébuséen, le lieu prévu par David, son père.
(II Chroniques 3 : 1)

Le mont du Temple (en hébreu, Har Habayit, en arabe Haram esh-Sharif, le noble sanctuaire), site des premier et deuxième Temples, est identifié, dans la tradition juive comme le mont Moriah où Abraham offrit son fils en sacrifice (Genèse 22 : 1-18)

Le cotel.

C’est une partie de la muraille qui entourée le complexe du deuxième Temple. A l’intérieur, autour du Temple se trouvaient des rues avec de grandes allées de chaque côté soutenues par des piliers sous lesquels avaient été aménagé plusieurs boutiques artisanales. La vie était intense dans ce forum, tout le monde se croisait, les scribes, les juges, la population ou encore les pèlerins. Ce n’est qu’une toute petite partie du rempart extérieur de cette enceinte devant lequel les Juifs viennent se recueillir.

En 1967, après la conquête de la vieille ville le Cotel n’avait qu’une longueur de trois mètres ; il fut agrandi et restauré depuis. Les vestiges archéologiques du Cotel sont souterrains et le mur auprès duquel nous venons prier est à peu près le tiers supérieur du rempart d’origine. Pour donner un exemple on peut imaginer une tour de 20 étages et la partie du Cotel où nous arrivons aujourd’hui se trouverait au 15ème étage.

Sur le côté gauche du Cotel des musulmans africains (peut-être des Pakistanais) avaient fondé un quartier qu’ils appelèrent  Mograbi mais un tremblement de terre le détruisit au 15ème siècle. Il en reste quelques vestiges. D’après les paroles du rav Yosseph, la présence divine est descendue sur le Cotel après la destruction  du Temple ; mais si un jour le troisième Temple voit le jour la présence divine changera de place.

 

C’est là que, il y a près de 3 000 ans, le roi Salomon construisit le premier Temple qui fut détruit par les Babyloniens en l’an 586 avant 1er chrétienne. 70 ans plus tard, les juifs, de retour d’exil, édifièrent le deuxième Temple au même endroit. Le roi Hérode en fit un édifice majestueux.

Après la destruction de Jérusalem par les Romains en l’an 70, le site du Temple fut délibérément laissé à l’abandon, d’abord par les Romains, puis par les Byzantins. Cette profanation perdura jusqu’en 638, date de la conquête de la ville par le calife musulman Omar ibn al-Khattab qui ordonna le déblaiement du site et la construction d’une maison de prière.

Une cinquantaine d’années plus tard, le calife omeyyade Abd-al-Malik édifia le Dôme du Rocher pour abriter l’affleurement du soubassement rocheux considéré comme l’endroit du sacrifice sur le mont Moriah. Le lieu saint se dresse sur le site du Temple juif ou à proximité (les spécialistes sont en désaccord sur la question de savoir si c’était le Saint des Saints ou l’Autel qui occupait l’emplacement du Rocher). Il a même été avancé que le Temple se trouvait 80 mètres plus au nord, sur le site du petit Qubbat al-Arwah  datant du 16ème  siècle dans l’alignement est-ouest avec l’actuelle Porte d’Or.

 

La tour israélite.

La rue Shonei Alahout est une rue du quartier juif où des maisons toutes neuves se sont construites sur des vestiges archéologiques.  Entre 1969 et 1983 le professeur Nahman Avigad entreprit des fouilles à cet endroit et trouva des vestiges d’époques différentes. La tour israélite date de l’époque du premier Temple (6ème et 8ème siècle avant l’ère chrétienne) et était très haute; c’est un exemple typique des fortifications de cette période. En 586  avant l’ère chrétienne, une importante bataille eut lieu à Jérusalem contre les soldats babyloniens. En dessous de ces vestiges, les cendres d’une maison brûlée sont visibles, on suppose que les soldats de Nabuchodonosor y ont mis le feu.

A côté de la tour israélite, des vestiges d’une autre tour ont été mis à jour et dateraient de l’époque Asmonéenne (2ème siècle avant l’ère chrétienne)

Ces vestiges ont été présentés au public plusieurs années mais le musée a dû fermer ses portes pour des raisons de sécurité (air vicié)

 

Le cardo byzantin. (6ème siècle)

Il fut la grande voie de passage de l’époque romaine et byzantine. Situé  bien en dessous du niveau actuel de la rue, il a été découvert en 1980. Plusieurs colonnes ont été déterrées, l’ancienne chaussée dévoilée sous des monceaux de gravats. On accède à la partie couverte du Cardo en pénétrant dans une salle où se trouve exposée une copie de la carte de Madéba, carte de Jérusalem qui date du 6ème  siècle, utilisée pour expliquer la structure, l’histoire et les recherches effectuées dans la zone.

Les Romains édifièrent la ville selon la tradition autour de deux grands axes, le Cardo étant l’axe Nord-Sud. Dans la portion Sud de la partie dégagée, la rue et le reste des colonnades sont à l’air libre. Le Cardo représente une chaussée pavée large d’une douzaine de mètres et bordée de deux vastes trottoirs à portique. Sous l’arcade qui mène au Souk, deux ouvertures carrées recouvertes d’une glace ont été faites pour monter la profondeur des remparts d’origine datant de la période du deuxième Temple.

 

 

 
Le musée du premier et seul  jour.

Le musée retrace la bataille des juifs du quartier le 28 mai 1948. Après six mois de guerre et d’arrestations, les défenseurs et les habitants du quartier se sont soumis aux forces jordaniennes.

Johns Philips, journaliste et photographe d’un journal étranger, photographia les batailles, la conquête du quartier juif et ses décombres en 1948. 20 ans plus tard, en 1967, après la reconquête de la ville par les Israéliens le même photographe a recherché les enfants des photos prises ce jour là, les a retrouvé adultes et il les a photographié dans les mêmes endroits. Il a édité un livre de photos sur ces événements en comparant les deux situations aux deux époques différentes.

                                         

La synagogue Tiferet Israël. de Nissan Baq

La synagogue de la vieille ville était plus connue sous le nom populaire de Nissan Bacq son fondateur, militant et responsable très actif dans la vie juive ashkénaze à Jérusalem au 19ème siècle. La synagogue était somptueuse et son dôme dominait toute la vieille ville ; de là-haut la vue sur les environs était imprenable, on distinguait tout Jérusalem y compris l’esplanade du Temple. La synagogue Téfilet  Israël (la gloire d’Israël) a été inaugurée en 1865 et prit le nom du rabbin Israël Fridman, un Juste, rav connu en Europe et  rav principal de Merojine Sadigura, noms de montagnes qu’il utilisait à la Rabanout là-bas.

Il  était écrit sur les murs de cette synagogue des paroles du Michné et d’autres du Shoulhan Arouh. Bacq a été le promoteur de cette synagogue, il a fait le premier don pour l’achat des terres de la future synagogue. Le rav Nissan Bacq qui a été l’âme de la construction, a été le premier administrateur jusqu’à sa mort en 1890. C’est la raison pour laquelle on l’appelait en Yiddish : Nish’am shoul ; la synagogue de Nissan.

Lors de la visite à Jérusalem en 1870, de l’Empereur autrichien Frantz-Yosseph, connu comme bienfaiteur des Juifs, la synagogue le reçut. L’Empereur questionna : Ou est le dôme de la synagogue ? On lui répondit : Empereur très puissant ! Même la synagogue est contente de te recevoir… (Sans dôme).  L’Empereur comprit l’allusion et la Parole Divine sortit de sa bouche et il dit : Je vois que le toit n’est pas fini mais qu’il manque aussi plusieurs choses à l’intérieur et à l’extérieur de cette synagogue, aussi, je vous donne assez d’argent pour finir le tout.

En 1948, lors de la guerre d’indépendance, la synagogue servit de position stratégique pour les défenseurs juifs. Les soldats de la légion arabe,  nombreux et bien armé  se concentrèrent du mieux possible pour faire face aux forces adversaires, et se dressèrent face à cette maison pour conquérir les Juifs. Après d’énormes efforts les Arabes réussissent à faire irruption dans ce quartier en détruisant les positions juives ; ils arrivent à atteindre le quartier juif.

Les batailles autour de la synagogue et son bombardement la mettent en ruines. Son haut dôme et ses hauts murs s’écroulent et recouvrent ses fondations. Sur les décombres de cette somptueuse maison, les Arabes bâtissent, avec les pierres éparpillées, des cabanes misérables.

Après la guerre des six jours en 1967, les Israéliens commencent à déblayer le terrain de la synagogue, puis le ré de chaussée de la synagogue et une partie de l’entrée de la salle de prières qui était au premier étage.

 

L’église sainte Marie des Allemands où fut préconçue l’œuvre des chevaliers teutoniques  qui devait prendre son essor à Akko. Construit au 12ème siècle, l’ensemble comprenait une église, un hôpital et un hospice ainsi qu’un centre d’accueil pour les pèlerins, seuls des vestiges archéologiques sont visibles à ce jour.

 

 

La maison brûlée. (La maison de la cithare) Musée

En contrebas du niveau de la rue une maison datant du premier siècle de l’ère chrétienne a été découverte. Elle comprend une suite de pièces  se situant dans le sous sol. Elle a été détruite et brûlée lors de la conquête de la haute ville de Jérusalem par les Romains, le 8ème jour du mois de septembre en l’an 7 de l’ère chrétienne. Des morceaux de pierres étaient éparpillés entre des débris de bois brûlés et des pans de murs écroulés. Au milieu de tous ces dégâts les archéologues découvrirent des poids en pierre où sont gravés les lettres «  בר קתרוס(ד) » Cette maison appartenait donc à une grande famille de Cohen qui est mentionnée dans le Talmud.

 

Le Cotel
Beaucoup de prêtres et de lévites et de chefs de famille, avancés en âge, qui avaient encore vu l’ancien temple, lorsqu’ils furent témoins de la fondation de ce [nouveau] temple, pleurèrent à haute voix...

 (Esdras 3 : 12)

Après la répression de la seconde Révolte juive contre Rome en 135, il fut interdit aux juifs de résider à Jérusalem qui fut reconstruite par l’empereur Hadrien et rebaptisée Aelia Capitolina. Cependant, le Talmud et d’autres écrits apportent la preuve que les pèlerinages juifs se poursuivirent, ne serait-ce que pour pleurer le Temple détruit.

L’empereur  Constantin et ses successeurs chrétiens perpétuèrent le décret d’Hadrien interdisant aux juifs d’habiter dans la ville. Ils les  autorisaient  néanmoins à gravir, chaque année, le mont du Temple, pour pleurer sur ses ruines (que les Byzantins laissèrent intentionnellement à l’abandon). C’est ce  que mentionne, en 333, un visiteur chrétien, le Pèlerin de Bordeaux.
 
 
Les écrits rabbiniques de l’époque indiquent que les juifs priaient aussi devant l’actuel Mur occidental (Hakotel Hamaaravi), un vestige du mur de soutènement hérodien de l’esplanade du mont du Temple.  Cette  coutume se poursuivit après la conquête musulmane, en 640, date à laquelle les juifs furent à nouveau autorisés à résider dans la ville, tout en étant exclus du mont du Temple, transformé en enceinte musulmane.
La présence juive à Jérusalem fut, une fois de plus, interrompue en 1099, lors de la conquête de la ville par les croisés qui perpétrèrent le massacre des communautés juive et musulmane. Ce ne fut qu’à la fin de la domination des croisés que les juifs purent de nouveau s’installer à Jérusalem. D’après le voyageur juif Benjamin de Tudèle qui visita le pays en 1163, quelque 200 juifs habitaient à proximité de la Tour de David, exerçant le métier de tanneurs, moyennant le paiement d’une redevance au roi. Il  mentionne  également que devant le Templo Domino, on pouvait voir le mur occidental... et tous les juifs s’y rendaient pour dire leurs prières près du mur de la cour.  Depuis le 12ème  siècle, à une exception d’une période de 19 ans, de 1948 à 1967 (où la Vieille Ville se trouvait sous domination jordanienne), le Mur occidental est resté le lieu privilégié de la prière juive. A la fin de la guerre des Six Jours, Jérusalem, fut réunifiée. La Radio d’Israël annonça : Har Habayit beYadénou (le mont du Temple est entre nos mains) et, dans le monde entier, ce fut pour les juifs une grande réjouissance.

A l’instar du Temple dans l’antiquité, le Mur occidental est, lui aussi, un lieu de pèlerinage à l’occasion des trois grandes fêtes de l’année juive : Pessah (Pâque),  Chavouot  (Pentecôte, la fête des Semaines) et Souccot (Tabernacles).  Conformément à la tradition juive, les lieux de prière au Mur sont distincts pour les hommes et pour les femmes.

 

Min'arot Acotel ou Le passage soutérrain du mur des lamentations

-1) Entrée d’une grande voie avec des arcades qui ont servi de fondement pour le pont qui se trouvait au-dessus et qui permettait aux Prêtes de se rendre au Temple. Sur le sol, une lucarne éclairée permet de découvrir ces arcades construites à l’époque du premier Temple, tandis que nous sommes au niveau où d’autres arcades ont été construites pour élever un pont ultérieurement.

 
-2) Marches de la rue de l'époque du deuxième Temple.

Une maquette représentant le deuxième Temple nous permet de découvrir la hauteur actuelle du Cotel Maaravi. Il se trouve que l’on est au tiers supérieur du mur de l’enceinte. Le reste de la fortification étant dans les sous-sols où nous nous trouvons. Il nous est expliqué de manière très claire la couche de stratifications qui nous amène aujourd’hui à ce niveau.

 
-3) Le grand hall.

C’est une grande pièce souterraine partagée en quatre salles voûtées construite à l’époque de Job où l’époque des Mamelouks (13 où 14ème siècle de l’ère chrétienne) comme soutien aux fondations qui sont au-dessus d’elle. C’est dans cette salle que se trouve la maquette représentant la période du deuxième Temple. (Epoque d’Hérode).

 
 
-4) Fragment du Cotel oriental.   

Devant nous se dresse le haut mur du Cotel Maaravi et là nous pouvons voir toutes les couches de constructions des civilisations qui sont passés par là. Une ligne en pointillée éclairée en blanc nous montre la dénivellation importante de cet endroit. Cela explique peut-être le fait qu’une pierre de 570 tonnes ait été apporté sur le bas du mur du Cotel par un système qui reste encore inconnu. Cet énorme bloc de pierre mesure 13,6 mètres, entre 3,5 et 4,5 mètres de largeur et 3,5 mètres d’épaisseur. La construction au-dessus de ce bloc de pierre daterait de l’époque arabe. Sur le mur on voit plusieurs encoches ; elles ont servi à encastrer des pierres perpendiculairement à ce dernier pour soutenir la fondation d’une piscine que les Byzantins ont construit. A cette période a eu lieu un grand tremblement de terre et tout a été détruit. Lorsque les croisés arrivèrent, ils fermèrent la porte et interdirent aux Juifs de venir prier sur les lieux. L’autorisation ne leur était accordée qu’une fois par an.

 
-5) La porte d'entrée du mont du Temple.

La porte de Warren, une des quatre portes de l’entrée du Temple qui existaient à l’époque du second Temple.

A la période arabe (638-1099), cette porte a été l’entrée de la synagogue centrale des Juifs de Jérusalem. Elle s’appelait « la Ma’ara » (la grotte)  parce qu’elle se trouvait sous le Mont du Temple. Elle a été construite spécialement ici car c’était l’endroit le plus près du saint des Saints. Maintenant l’espace sert de grande citerne qui amène l’eau au Mont du Temple.

Cette porte, porte le nom de l’archéologue Warren qui a travaillait sur ce site en 1867.

 
-6) Pierre d'assise du Temple de Jérusalem

On se trouve, à cet endroit, le plus près du saint des Saints. Derrière ce mur, à 60 mètres, se trouve la pierre d’assise du saint des Saints. C’est la raison pour laquelle les Juifs prient du côté du Cotel Occidental.

 
-7) La citerne de l'époque du moyen âge.

Citerne souterraine du 14ème siècle qui procurait l’eau aux habitants de la maison du dessus. La citerne se trouve à l’intérieur du système de soutien de la construction de la période du Moyen Age.

 
-8) Le passge souterrain du cotel oriental.

On continue la visite en longeant le Cotel Maaravi dans toute sa longueur. En passant dans ce Tunnel on aperçoit une maquette représentant le travail de la construction à l’époque du deuxième Temple. Plus loin, à travers une glace, au sol, nous voyons les blocs de pierre effondrés du Cotel lors d’un tremblement de terre dans la ville avant l’ère chrétienne. Plus loin, une autre vitre au sol nous permet de voir la profondeur exacte du Cotel, 10 mètres plus bas. Le long de la paroi droite du tunnel la pierre qui a servi à la construction oblique sérieusement vers le haut. Cela nous montre la dénivellation importante des lieux. En longeant ce passage, on longe le quartier arabe datant du Moyen Age et des souks d’aujourd’hui qui sont au-dessus de notre tête.

 
-9) Le début du roc.

Roche naturelle qui  marque le processus de la première rangée de pierres. Il est conservé d’une manière exceptionnelle. Il témoigne du passage entre la colline de la forteresse Antonia du  côté Nord au Mont du Temple.

 
-10) La citerne des Asmonéens.

Partie de la citerne orientale construite par les Asmonéens (168 avant l’ère chrétienne).

 
-11) L’ancienne rampe 

C’est une grande pierre qui a été utilisée comme rampe du côté de l’ancienne citerne. (La citerne reste importante dans cette partie parce qu’elle recevait les eaux de pluie.)

 
12) Une rue à l'époque du deuxième Temple.

On se trouve dans une rue authentique de la période d’Hérode.                                 

Là on peut imaginer les Juifs se rendant au Temple, allant et venant vers les boutiques ou leurs diverses activités. Dans cette rue de célèbres personnages comme Rabbi Akiva, Hillel ou encore Shamaï y sont passés.
 

A cet endroit précis, se trouve un énorme bloc de pierre avec une longue encoche en son milieu. Hérode donna ses ordres pour les constructions jusqu’à sa mort. Ce jour là, les ouvriers qui ont eu peur de ne plus être payé ont arrêté le travail subitement. Le bloc de pierre est donc resté au milieu de la rue principale. Une colonne existe dans cette enceinte, on y voit, à une certaine hauteur des espèces de gonds. Ils servaient tout simplement à fixer des barres de bois des deux côtés afin que les hommes puissent les transporter.

Avant 1996, la visite du Cotel s’arrêtait à cet endroit.

 
-13) La carrière.

La carrière de pierres d’où a été extrait la pierre du Cotel.

 
-14) L’entrée du tunnel d'eau des Asmonéens.

Ce tunnel emmenait l’eau jusqu’au Mont du Temple.

 
-15) La chambre de l'entrée.

L’archéologue Condar a découvert le premier une pièce ou se trouvait l’entrée au Nord du Cotel.

 
-16) La tranchée et la colline Antonia.

La tranchée n’est pas en terrain plat mais s’élève peu à peu, à droite et à gauche des parois se trouvent des petites niches naturelles, action géologique. Le tunnel a été creusé dans la roche et des pierres ont bouché la partie supérieure de ce tunnel.

Hérode a construit la forteresse Antonia au nord du Mont du Temple et, aujourd’hui on ne peut en voir que la scène où a été posé le rocher.

 
-17) Le barrage.

La seule explication trouvée à ce barrage est que les ingénieurs d’Hérode l’ont construit afin de stocker l’eau qui continuait de couler même lorsque le tunnel original fut détruit au-dessous de l’esplanade du Mont du Temple.

 
-18) Les fouilles de la réserve d'eau.

La piscine mesure 15/50 mètres et a servi de barrage. Les sœurs du couvent voisin ont vu les chercheurs archéologiques travailler sur les lieux, ont eu peur, et pendant la nuit, elles décidèrent de fermer le passage entre eux. De ce fait, les deux tiers de la piscine de ce barrage se trouvent aujourd’hui dans le domaine des sœurs de Sion et on a la possibilité de visiter le reste de cette piscine en se rendant dans leur couvent.

 
-19) Les marches.

Sur le côté sud de la réserve d’eau on voit un escalier apparemment de la période romaine, qui conduit au passage qui mène à la porte des lions par l’intérieur du souk.

-20) Depuis 1996, un nouveau passage a été creusé avec l’autorisation du gouvernement israélien afin de sortir du tunnel et de terminer le circuit à cet endroit. A la sortie de Yom Kippour les travaux commencèrent ce qui a provoqué bien des problèmes avec les Arabes à cette époque.

 

Le petit Cotel.

Situé à l’entrée du souk de la vieille ville, ce pan de mur est un des rares vestiges authentiques du deuxième Temple. Il est d’origine et n’a subi aucune restauration, de ce fait il est plus sacré que le Cotel qui a maintes fois été transformé.

 

 

 
La chaîne des générations.
 Le nouveau centre qui porte le nom de : « Centre de  la chaîne des générations » a ouvert ses portes dernièrement près du mur des lamentations. Les visiteurs du centre font l’expérience émouvante d’assister à l’histoire impressionnante du peuple juif  de génération en génération depuis 3500ans ; histoire qui nous fait découvrir la renaissance du pays depuis sa destruction jusqu’à l’espoir.

Le centre est un ensemble d’éléments originaux plein de mystères. La musique, la sculpture, l’archéologie et les effets de lumière sont rassemblés afin de répandre une atmosphère et une création qui réveillent tous les sentiments. Le visiteur n’est pas seulement une personne qui regarde sans bouger mais il participe à la longue marche  dans le courant de la profonde histoire du peuple juif.

Le centre est divisé en plusieurs salles obscures et dans chacune d’entre elles le visiteur découvre une période différente de la chaîne des générations du peuple juif en commençant par les  patriarches, matriarches, les douze tribus pour finir par la renaissance. Dans l’obscurité de chaque salle sont exposées des sculptures impressionnantes faites de couches de verre qui sont éclairées par plusieurs rayons de lumière braquées sur elles. Ainsi le jeu d’ombres et de verres créent l’illusion de structures, de variétés et de formes diverses.
 
  
Les travaux de ce musée ont duré près de sept ans. Dans ce laps de temps il a été découvert des fouilles archéologiques extraordinaires et il a été décidé de les incorporer dans le site. Un des exemples exceptionnels est la combinaison qui s’est faite entre les fouilles archéologiques et les sculptures en verre de l’artiste dans la salle  des fondations qui porte le nom de « salle des désirs » On peut y voir les vestiges d’un mur de l’époque du premier Temple, un bain rituel de la période du deuxième Temple, des murs de l’époque croisée et un mur de la période des mamelouks.  En plus de l’importance de ces découvertes  exclusives de cette salle, le sol est une grande plaque de verre qui permet au visiteur de s’y promener et d’admirer les différentes couches de fouilles archéologiques sous ses pieds. Toujours dans cette même salle l’artiste a érigé un énorme pilier fait de couches de verre superposé qui met l’accent sur les désirs de Tsion. Cette sculpture a demandé une quantité énorme de matière, elle a une hauteur de neuf mètres et pèse 15 tonnes.
 
La dernière partie de la base du  musée est « la maison de la lumière » Dans un grand espace complètement obscure cette maison de la lumière est enfouie au sein du centre du message de tout le voyage  Les visiteurs sont assis dans cette salle ténébreuse autour  d’un puits  illuminé alors qu’ils sont entourés de plusieurs faisceaux lumineux et de fumée. Une forme de personnage apparaît dans le faisceau central qui raconte l’histoire de Rabbi Israël Alévi – Juif qui passa toute sa vie à écrire des poèmes sur ses désirs et ses langueurs pour  Jérusalem. Cet homme est conduit  dans un camp en Pologne  et n’a pas eu la chance de voir la ville sainte. Un parachutiste qui a participé à la bataille de Jérusalem pendant la guerre de 1967, entend de la bouche d’un des élèves du rabbin qui a survécu à la Choa toute l’histoire de Rabbi Israël. L’histoire de cet élève qui a survécu à la Choa se grave dans le cœur du parachutiste et  pendant toute la bataille de Jérusalem il pensera qu’il représente le peuple juif pour les futures générations et qu’avec lui se battent de nombreux combattants Juifs de générations qui lui ont précédés.
 
Le rav Smouël Rabinovitch, le rav du Cotel et des lieux saints ajoute : « L’histoire du rav Israël Alévi  termine la visite exceptionnelle du centre de la chaîne des générations, il renferme le secret existentialiste  du peuple juif – peuple  qui a su, au moment de sa destruction, se donner de la crédibilité et dans sa terrible douleur ESPERER.
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SIX FEMMES CREATRICES.
 

Rue Bialik 
 
Léa Goldberg.
Avec la quatrième Alya (1924-1932) le centre vital de la littérature hébraïque est définitivement  installé en Israël. La cinquième Alya (1933-1939)  voit venir plusieurs écrivains dont Léa Goldberg en 1935.
Un des trois grands maîtres du courant moderniste d’inspiration travailliste, qui domine la poésie est Léa Goldberg avec Shlonsky et Alterman. Evoluant dans le cercle de Shlonsky et d’Alterman, Léa (1911-1970) est aussi féconde et diverse que ses deux contemporains. Elevée au lycée hébraïque de Kovno en Lituanie, puis en Russie et aux universités de Kovno, Berlin et Bonn, elle soutient en 1933 sa thèse de doctorat sur la traduction de la Bible en araméen de Samarie. Forte d’une double culture (hébraïque et européenne), elle a 24 ans lorsqu’elle s’installe à Tel Aviv. Elle publie aussitôt un premier recueil de poèmes grâce au soutien de Shlonsky, enseigne et collabore à plusieurs journaux et revues où elle est chargée d’un supplément littéraire, de la rubrique du théâtre et des pages réservées aux enfants. Elle écrit une vingtaine d’œuvres destinées au jeune public. Elle obtiendra les Palmes Académiques en Europe.
 
Léa écrira plusieurs poèmes qui seront mis en chansons comme: J’ai deux vies et deux patries ou celui de la ville blanche de Tel Aviv et sa mer. Comme dans son chant sa vie sera toujours partagée en eux deux, sa culture est moitié européenne, moitié israélienne, elle vivra moitié à Tel Aviv, moitié à Jérusalem, née en Russie, elle vivra en Israël. En 1950, elle fera une tournée théâtrale en Europe ; elle enseignera  aussi à l’université de Jérusalem. Très jeune elle se retrouve orpheline car son père est tué parce que communiste et son frère meurt très jeune, seule avec sa mère elle  ne quittera pas de sa vie. A l’âge de 8 ans elle apprendra l’hébreu et écrira de nombreux poèmes.
Shlonsky et Léa feront un mariage fictif ce qui permettra à la jeune fille de s’installer au pays, mais on ne sait pas jusqu’à ce jour les véritables relations qui unissaient ce couple.
 
Elle rencontra Abraham Ben Itsrak (Galicie1883-Israel1938-1950) et tomba amoureuse de lui, ce fut un écrivain, un artiste et un metteur en scène célèbre, elle l’admirait énormément et malgré toutes ses capacités elle se sentit toujours  inférieure par rapport à lui. Deux ans après l’avoir connu elle fit son éloge dans un livre  et c’est à ce moment là que, tuberculeux, il finit ses jours à l’hôpital.
Tout comme Nathan Alterman et bien d’autres artistes, Léa s’asseyait aux terrasses des cafés de Tel Aviv pour écrire ses œuvres.
 
Contrairement à elle, le grand poète Shlonsky fut envoyé par son père en France pour étudier l’agronomie car à cette époque, il n’était pas question de vivre de poésie.

                                                               Lea Golberg
 
Près du kikar Atarim le quartier Mahloul voit le jour en 1920, c’était un quartier de transit où s’élevaient des petites maisons préfabriquées (tsrifim). Les nouveaux résidents l’enjolivaient en s’occupant de leurs petits jardinets qui donnaient sur la rue. On retrouve dans les romans de Léa le développement de la ville de Tel Aviv en même temps que la disparition de toutes ses premières traces (maisons, kiosques, immeubles, etc.…) ; bien qu’elle n’ait jamais eu d’enfants, elle composa pour eux de nombreux chants et beaucoup de contes pour eux.    
                                  
En 1960, l’architecte  Rechter  conçut le kikar Atarim qui est l’un des endroits le plus raté et le plus laissé à l’abandon de la ville (depuis plusieurs années un projet de restauration est en cours…) Les maisons de la rue Ben Gourion autrefois appelée rue du k.k.l étaient occupées par les ouvriers qui travaillaient dans le bâtiment. Le boulevard Rothschild, le boulevard Hen,  le théâtre Habima et l’avenue Ben Gourion forment le triangle de ce qu’il reste de la ville de cette époque.
La rue Arnon est une petite rue qui donne sur le boulevard Ben Gourion et dès que l’on y pénètre une atmosphère de paix, de tranquillité et repos nous y habitent. On n’est plus dans la Tel Aviv bruyante et populaire  mais à l’intérieur d’un petit village isolé et serein. Léa Goldberg et sa mère louèrent un petit appartement de deux pièces au ré de chaussée du numéro 15, et c’est dans cette maison qu’elle écrivit, avec beaucoup d’amour, l’histoire de son quartier. Elle parla du grand arbre  majestueux (tséélon-jujubier) qui s’impose encore à l’entrée de la rue (avec ses racines qui s’étalent à la surface de la terre) et des enfants qui jouaient au milieu de  la rue car aucun autobus ne passait par là. Les deux femmes vécuent ici pendant 15 ans.
 
Au bout de la rue un petit jardin porte le nom d’Ilan. Ce jeune homme incorporé dans les rangs de Tsahal, se trouvait au camp de Tséelim pour des entraînements de tir. Au cours de l’un d’entre eux il reçut une balle perdue et mourut.  Ses parents ont érigé un mémorial dans un petit jardin au bout de la rue car il y est né et a passé son enfance à jouer dans le square. A l’entrée  de ce square une lettre a été gravée, c’est celle qu’Ilan écrivit à sa mère le jour de la fête des mères.

Léa écrivait d’une main et tenait une cigarette de l’autre main ; elle disparut à l’âge de 59 ans après avoir souffert d’un cancer. Sa mère, suivie son enterrement à Jérusalem et déclara qu’elle préférait que sa fille soit partie avant elle car elle n’aurait pas pu vivre sans elle. Tsila vécut 12 ans après la mort de sa fille et c’est elle qui reçut, en 1970, un prix posthume décerné à sa fille.

 

Yona  Wollah     (Kyriat Ono 1944-Tel Aviv 1985)

C’est l’une des héritières du groupe moderniste Likrate apparut en 1952 par trois chefs de file qui voulurent rompre  avec l’héritage d’Alterman. Yona fitt partie de la cinquième Alya vit tout comme Léa avec sa mère à Tel Aviv.
Ses parents, Esther et Mihaël montèrent au pays en1938 au moment de la cinquième Alya. Yona avait une sœur plus âgée qu’elle de quatre ans, elles avaient  respectivement 8 ans et 4 ans lorsque leur père tomba au combat dans les forêts de Koulé pour défendre le pays. Yona eut le sentiment que seule sa sœur avait eu un père car elle avait pleins de souvenirs de lui mais elle, Yona, ne gardait que deux images de lui, la première arrosant son jardin, la deuxième la prenant sur ses épaules, elle se sentit frustrée et eut le sentiment que ce père avait été un rêve. Leur mère commença à travailler en vendant des billets de cinéma. Une rue de Kiryat Ono porte le nom de Mihaël Wollah car il fut un homme public.
 
Dans les années 60 Yona découvrit la bohème de Tel Aviv et parmi eux trois écrivains qui comme elles, avaient perdu leur père très jeunes. Elle rencontra Alexandre Penn, un coureur de jupon, tomba enceinte de lui et accoucha d’une petite fille qui souffrit d’Asthme.  (Alexandre Penn né en Sibérie en 1906, de mère non juive se convertit au judaïsme lorsqu’il retrouva son père en 1919. Sioniste, il immigra en Israël en 1927 et  devint l’un des piliers de la bohème de Tel Aviv. Il fut un poète maudit parce qu’il est trop engagé hors des sentiers battus.)
 

                                                                Alexandre Pen
 
Yona tourna mal dans sa vie privée, dans les années 60-70 elle dut se faire hospitaliser à Jérusalem dans un hôpital psychiatrique, les médecins la soignèrent au L.S.D. ce qui n’arrangea pas son état. A la fin de l’année 60, elle décida de recommencer sa vie à zéro, elle revint s’installer à Tel Aviv où elle acheta un grand studio au coin de la rue Gordon et de l’avenue Ben Yéhouda. Elle n’y resta que deux ans et retourna vivre avec sa mère à Kiryat Ono. Instable, mal dans sa peau, elle aura quelques 365 amants par an, elle fit plusieurs fausses couches et au moment où sa mère tomba malade elle renoua les liens qu’elle avait rompus avec sa sœur pour lui demander de s’occuper de leur mère. Yona disparut à l’âge de 44 ans tout comme Rachel qui partit à 41 ans, toutes deux non mariées et sans enfants.

 

Hanna Robina.

Le théâtre Habima a été fondé par un triumvirat dont Hanna Robina. C’est Menahem Ussishkin, sioniste travaillant pour l’idéal juif, qui finança en partie le théâtre lors de sa construction.
Hanna qui sera plus tard la grande dame de la scène se joint aux deux premiers vétérans du théâtre. La création du premier théâtre professionnel d’expression hébraïque a été crée à Moscou en 1918 et c’est ce nom que portera dans ses débuts le théâtre Habima.

Dès qu’elle rencontra Alexandre Pen, Hanna tombera amoureuse de lui et le resta jusqu’à la fin de sa vie. En 1935 elle se retrouva enceinte et elle appela sa petite fille Ilana car elle naquit le jour de Tou Bee Shvat. Hanna habita dans les immeubles réservés aux gens de théâtre à Tel Aviv. Elle décida de rompre ses relations avec Alexandre  qui continua sa vie tapageuse. Diabétique, il dut se faire couper les deux jambes et mourut  peu de temps après. Le théâtre l’a sauvée dira Hanna en parlant d’Alexandre. Hanna Robina a su se faire aimer de tout son public religieux ou laïque. Avant d’être actrice elle enseignait l’hébreu.

 

Le café Kassit qui se trouve aujourd’hui encore au 117 boulevard Dizzingoff  a ouvert ses portes en 1946. C’est là que se retrouvait toute la bohème de Tel Aviv.

 

                                                              Hanna Robina

                                             
Tsila Binder.

Tsila Binder, écrivain et auteur de pièces de théâtre rencontra Nathan Alterman en 1935, ils tombèrent amoureux l’un de l’autre et restèrent ensemble  31 ans, maîtresse attitrée de Nathan  elle le fit souffrir et fut très méchante avec lui. Pourtant Alterman ne divorça jamais et sa femme Rachel Markus accepta toutes ses liaisons. Malgré les 10 années qui les séparaient, Tsila et Nathan étaient toujours l’un près de l’autre, souvent assis à la terrasse du Kassit.

 

Rache Marcus.

Mariée à Nathan Alterman ils eurent une fille nommée Tirsta. Rachel était comédienne et se rendait tous les matins au théâtre pour ses  répétitions. Son mari lui menait la vie dure, il était souvent ivre, rentrait au petit matin et allait dormir une bonne partie de la journée. Elle trouvait dans son travail la délivrance de ses souffrances. Pourtant elle n’était pas jalouse des escapades se son mari, elle disait que ça lui permettait de s’exprimer et de créer. Nathan est né à l’époque de Ticha Béav, elle au moment de Pourim et c’est peut-être grâce à ces contrastes qu’ils se sont accordés. Nathan Alterman écrivit également deux pièces pour le théâtre Kaméiri où sa femme interpréta ses rôles. Elle n’eut pas de rôle dans la première pièce qu’il écrivit mais le destin voulu que la pièce ne fut pas jouée mais Rachel reçut un rôle dans la deuxième pièce que son mari écrit : Kinnereth, Kinnereth qui devint une pièce classique.

 

Tirtsa Atar.

Fille de Nathan Alterman et Rachel Markus elle se maria et ira à New York avec  son mari Oded en 1962. Alterman ira lui rendre visite et il s’aperçut qu’elle est très fragile psychologiquement. Ils revinrent tous les trois au pays mais Tirsta tenta de se suicider en ouvrant le gaz.
En 1970, lorsque Nathan Alterman se retrouva à l’hôpital dans un état comateux, Rachel et Tirsta acceptèrent que sa maîtresse, Tsila, vienne à son chevet car c’est elle sut dès le début de leur relation prendre soin de son amant.
Tirsta devint un célèbre écrivain dans les années 77 mais sa destinée était tracée d’avance et un jour elle en se penchant à son balcon elle tomba du 6ème étage. Sa mère Rachel, lui céda la place qu’elle avait réservée au cimetière près de son père.
 

 Nathan Alterman

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