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Il y a plusieurs manières de découvrir Israël selon les goûts de chacun. Il est possible de faire des randonnées dans la nature, de visiter des musées ou des "Beit Arishonim" (La maison des Anciens) ou encore se recueillir devant des mémoriaux pour se rappeler continuellement que grâce aux soldats nous vivons en paix à  l'intérieur du pays.  Nous pouvons aussi visiter les sites archéologiques qui nous retracent l'histoire depuis les temps les plus reculés et les villes sans oublier Jérusalem qui, a elle, seule nous comble de bonheur.

 

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על הבלוג Il y a plusieurs manières de découvrir Israël selon les goûts de chacun. Il est possible de faire des randonnées dans la nature, de visiter des musées ou des "Beit Arishonim" (La maison des Anciens) ou encore se recueillir devant des mémoriaux pour se rappeler continuellement que grâce aux soldats nous vivons en paix à l'intérieur du pays. Nous pouvons aussi visiter les sites archéologiques qui nous retracent l'histoire depuis les temps les plus reculés et les villes sans oublier Jérusalem qui, a elle, seule nous comble de bonheur
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YAR ANASSI.

 

Notre guide, spécialisée dans  la sculpture et la poésie nous entraînera dans la « forêt du Président » ce vendredi matin ensoleillé de février. Elle nous racontera ou nous lira plusieurs poèmes, histoires de différents auteurs israéliens ou internationaux comme Perrot avec le petit chaperon rouge. Elle nous expliquera, par exemple, la différente manière de voir une forêt entre un enfant et un adulte. L’adulte la voit telle qu’elle est : Les arbres, les feuilles mortes, les fleurs, les chemins de randonnés, les aires de pique-nique etc.… L’enfant lui, l’imagine plus qu’il ne la voit. Pour lui c’est l’aventure, les bêtes sauvages, les chemins qui mènent à l’infini, la peur de s’y perdre, etc.  Elle nous préparera un thé accompagné de biscuits et nous fera écouter plusieurs petits  morceaux de musique se rapportant à la forêt comme celles de Debussy ou de Schubert. Pour elle la forêt est le symbole de la civilisation. Le peuple venait accrocher des cadeaux aux arbres, à l’entrée de la forêt, parce que, d’après ses croyances, les dieux régnaient sur la forêt et eux seuls savaient ce qui s’y passait.
 

                                                                  David Fiene
 
Pour finir, elle nous parlera du Panthéisme puisqu’il représente la divinisation de la nature, puis de Tristan et Iseut, légende du Moyen Age (12 et 13ème siècle) et d’Ulysse et Pénélope. D’après elle, le mot Panika en hébreu viendrait de Pan.

 

La forêt du Président porte quarte nom. Celui du moshav de Tso’a, non loin de là, celui de Haïm Weizmann, (Yar Anassi) premier  président d’Israël qui a planté un arbre dans la forêt entre le carrefour Shimson et le carrefour Nahson au début des années 50 par le biais du K.K.L. Le nom de Tarom parce que grâce aux dons naturels de la forêt les membres du kibboutz ont pu nourrir leur bétail et la route des sculptures.

 

Le K.K.L. a planté 220 millions d’arbres depuis sa création en 1901. Tous les arbres du pays ont été plantés par la main de l’homme. Ben Gourion lui-même a planté un cèdre qui n’a pas très bien poussé puisqu’il n’a pas dépassé sa taille ! Il faut quand même rajouter que le cèdre ne s’acclimate pas bien en Israël.

 

L’idée de la route des sculptures dans la forêt est née lors d’une manifestation artistique l’été 1989 dans la nature, dans le centre du K.K.L. de Nes Harim. Elle s’est cristallisée grâce à un groupe de sculpteurs israéliens installés au pays depuis longtemps et qui ont été encouragé par le K.K.L. ; une première production d’une dizaine de sculptures a été mise en place dans la forêt du président.

 

C’est Varda Givoli et Ilan Gelber  qui ont eu l’idée ingénieuse d’incorporer dans la nature un travail artistique. Grâce à Nathan Sass, un génie de la sculpture, l’idée s’est concrétisée et une dizaine de sculptures ont commencé à voir le jour en 1995. Chaque sculpteur a reçu un bloc de pierre ou de marbre dans la forêt et ils se sont mis au travail sur place. Chacun d’entre eux a choisi l’emplacement de son œuvre. Nathan Sass a comprit qu’il fallait apporter quelque chose de nouveau dans les forêts et leur donner un nouvel aspect. Les chemins de randonnées étaient tracés, les aires de pique-nique en place pour les promeneurs, il ne restait plus qu’à donner un aspect culturel à cet environnement. En plaçant des œuvres artistiques dans la forêt, on incorpore des objets indestructibles qui ne disparaîtront même pas avec les feux de  forêts. Un deuxième groupe de sculpteurs s’est joint au premier, des nouveaux immigrants de plusieurs pays différents.

 

Première sculpture : David Fiène : Formes

David vient d’Afrique du Sud et s’est installé au kibboutz Mayan Barouh. Il ne travaille que sur des gros blocs de pierre. Ses œuvres ne sont que des sculptures d’environnements comme dans cette forêt ou encore à Mitspé Ramone. Fiene sculpte beaucoup le Basalte et la pierre. Cette œuvre ressemble à un dolmen et comme beaucoup d’entre-elles, elles a une forme primitive. Fiene ne voit que le passé antérieur, son imagination se tourne toujours vers ce qui a été. Le Dolmen a son ouverture sur la forêt et non sur la route, l’artiste a voulu exprimer qu’il ouvre la porte sur la nature et sur l’entrée de la forêt puisque sa sculpture est au tout début de la route des sculptures.

 

Deuxième sculpture : Yaël Artsi : La fenêtre.1995

Cette sculpture en marbre s’ouvre, comme son nom l’indique, sur la région de Shéféla-Yéhouda (La plaine-la Judée) et sur le moshav Tso’a.  Cette fenêtre pour Yaël est une ouverture vers l’être humain, son travail et sa vie. Le motif de la fenêtre a été exprimé de tout temps par de nombreux artistes. On en trouve des témoignages déjà aux temps des phéniciens et des Sidoniens. Au musée d’Israël on trouve également un exemple qui date de l’époque des Rois Juifs. A l’époque hellénistique, la fenêtre s’ouvre sur un panorama. Même à la Renaissance, la fenêtre apparaîtra dans les milieux artistiques. Les sculpteurs veulent faire converger, faire bouger et donner une perspective qui part de leur œuvre. Le poète Bialik lui-aussi a écrit des poèmes sur la fenêtre. Yaèl Artzi, née au Maroc, vit dans son kibboutz à Sdot Yam et a conservé des sensations  très fortes de son enfance qui aujourd’hui l’abritent encore. Yaël Artsi  crée des œuvres monumentales, dans lesquelles elle se réfère souvent au réel qu’elle traduit en géométries adoucies dépourvues d’une quelconque sécheresse.

 

Troisième sculpture : Varda Givoli - Ilan Gelber :
Les redoublements du temps.

Travail collectif, en pierre, effectué en 1984. Cette œuvre essaie d’exprimer les formes qui ont rapport aux procédés techniques de l’architecture d’Israël et de les incorporer dans la forêt, sur la route des sculptures. Avec un énorme bloc de pierres, les artistes ont formé avec ces lignes que nous voyons, l’histoire de l’humanité en commençant par la géologie, l’histoire ancienne, l’histoire récente, l’homme et la nature.

 

Quatrième sculpture : Jano Jack : Voyage.

Jano Jack, Olé Hadash du Maroc, exprime par son œuvre le voyage de chaque individu, son Alya et son voyage intérieur ; toutes ses œuvres, il les met soit dans des boites soit dans des encadrements.

 
Cinquième sculpture : Igal Tourmarkine.

C’est la seule sculpture en granit et en fer.

Igal Tumarkin né en 1933 est un élève de Rudi Lehman  est fera partie de lâge d’or de la sculpture. Tumarkin qui est allé étudier à l’étranger, rentre en Israël en 1961 et déclare la guerre à l’abstraction et à l’abstrait dans la sculpture. Il va se complaire à dérouter et à provoquer, puis son œuvre se fait plus réfléchie. Turmakin est l’homme de tous les médias : terre et feu,  acier et verre, bronze, collage et même plastique. Il lutte contre la mort, la guerre. Il pense que la culture et l’intégration sont les deux seules choses qui puissent sauver le peuple juif.

 

 

Yohi Matskine :

Né en 1949, Yohi monte au pays d’Ukraine en 1990. Il apprend la sculpture à l’Université d’Ukraine. Sa création  est un mélange d’humour et de sérieux ou se mélange dedans une composante.

Sa sculpture en forme de personnage peut faire penser à un dieu paganisme car elle avait un phallus, signe de fertilité.

Les membres du kibboutz religieux  de Tarom qui habitent juste en face de la forêt et de cette sculpture n’ont pas apprécié l’humour de l’artiste et ils ont cassé le phallus de cette statue.

 

Tina Preminger: Le noyau du cordon.

Cette femme sculpteur ne travaille que sur des œuvres  qui ont rapport avec l’homme et la femme. Au milieu du bloc de pierre l’ovale de la mosaïque bleu représente plusieurs choses. La couleur bleue rappelle la mer ou l’eau d’une source, c’est aussi le ventre de la femme avec l’appareil génital. Cette œuvre étant au pied du Tel Shimshon, elle représente aussi la femme de ce dernier. L’origine de la sculpture est l’espérance.

 

Yéhiël Shmi :

Né en 1922 en Eretz-Israël, il apprend son métier dans le studio de Danziger. Il se détourne de la pierre qu’il n’arrive pas à affiner à son goût pour travailler les tôles rouillées dont il tire d’étranges monuments qui semblent défier les lois de la gravité. Shémi vit dans son kibboutz à Cabri.

Dans la forêt de Yar Anassi, Shémi a mis en place une sculpture à moitié enterrée, sans base, elle est aussi fabriquée avec des parties de plusieurs avions.

 

Avec le caroubier on fabrique du chocolat sans sucre.

 

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LA JUDEE A LA FRONTIERE JORDANIENNE

 

Qasr El Yéhoud – (Le château du Juif)

Ce site se trouve frontalier avec la Jordanie et seul le gué du Jourdain nous sépare de ce pays. Pour y arriver nous avons dû être escortés par une jeep de Tsahal après avoir attendu bien longtemps l’autorisation de l’armée afin de pénétrer dans la zone militaire interdite aux civils. Nos deux jeunes soldats nous ont accompagnés tout le long de notre tioul dans cette zone frontalière.

Bizarrement cette partie d’Israël n’existe sur aucune carte détaillée de la société de protection de la nature bien que ce site soit aussi important pour les Juifs que pour les Chrétiens.
 

En 1950, les vestiges d’une église byzantine du 4ème siècle remaniée au 11ème siècle furent découverts à l’emplacement supposé de l’ancienne Gilgal ou Galgala qui fut le premier campement des Hébreux après le passage du Jourdain. Le nom de Gilgal (cercle) vient des douze pierres apportées du fleuve pour servir de quartier général à Josué au début de la conquête. Nous retrouvons un chapitre entier dans la Bible sur ce lieu.  (JOSUE - Chapitre IV)

 

C’est là aussi que, dès le 3ème  siècle on a cherché le lieu où Jean Baptiste conféra le baptême du Christ, une petite chapelle (côté jordanien) marque l’emplacement du site (Marc – Chapitre premier). A cette époque les Chrétiens étaient très proche de la religion juive car la chrétienté n’existait pas encore et ces nouveaux chrétiens étaient des Juifs convertis, donc tout en se disant chrétien ils vivaient selon les coutumes et traditions juives.
 

Dès le 15ème siècle, à cet endroit les Chrétiens prirent un bain rituel le jour de l’épiphanie (apparition). Cette  fête  célébrait la manifestation du Christ aux païens que l’on retrouve dans l’évangile par l’épisode des rois mages. Les pèlerins viennent régulièrement se faire « baptiser »  sur les bords du Jourdain dès le mois de janvier jusqu’à Pâques, date ou Jésus a ressuscité.

 
 
 
Ce que les visiteurs ne savent pas c’est que le fleuve est à sec sur une longueur de 160 Km  du Sud du Kinnereth  jusqu’à la mer morte car l’eau est détournée par des barrages pour les besoins de consommation  des deux pays. Les Israéliens et les Jordaniens ont trouvé la solution pour attirer les touristes qui leur font rentrer des devises. Au nord et au sud du lieu touristique ils remplissent le fleuve artificiellement, à une hauteur d’un mètre cinquante, ce qui passe inaperçu aux yeux des personnes qui veulent se faire baptiser symboliquement. D’autres parts les Israéliens ont réussi à convaincre les chrétiens que le baptême à toutes les raisons d’être sur le site de Yardénit ce qui évite le long voyage pour arriver au Sud de Jéricho.

De l’autre côté du Jourdain, un drapeau et un militaire jordanien rappelle que nous sommes en Jordanie malgré que cet endroit n’appartienne  pour l’instant ni à Israël, ni à la Jordanie tant que le problème palestinien n’est pas résolu.

 

Le couvent Ein Hougla ou Qasr Hadjla.

Ce couvent tout comme le lieu du baptême chrétien se trouve en plein territoire militaire et on n’y accède qu’avec l’autorisation de Tsahal.

Cette église orthodoxe grecque porte le nom de saint Gérassimos,  prêtre qui a vécu ici au 15ème siècle. Elle a été construite sur les fondations d’une église byzantine du 5ème siècle, restaurée au 18ème siècle et c’est sous cet aspect que nous la voyons aujourd’hui.  Lors des derniers travaux de restauration une mosaïque fut découverte sur le sol de l’église et les archéologues décidèrent de fermer l’église pour conserver cette œuvre exceptionnelle. Après bien  des discussions les membres de l’église préférèrent  retirer la mosaïque des lieux, la transférer ailleurs afin de ne pas condamner l’église et ils obtinrent gain de cause. Comme tout monastère isolé dans le désert, il a l’aspect extérieur d’une forteresse.
 

Beaucoup de chrétiens devaient s’isoler  pour éviter les attaquent des musulmans et  pour se recueillir dans des lieux silencieux, calmes, loin de toute agitation mais quand même pas trop loin de Jérusalem qui représentait pour eux le centre mondial de la chrétienté, alors le désert de Judée était le lieu idéal.

Certains curés ont la tonsure pour deux raisons : la première c’est qu’ils se faisaient des tresses de leurs longs cheveux et qui les enroulaient autour de leur tonsure, la deuxième raison était pour se souvenir de la couronne de Jésus.
 
Gérassimos aimait la nature et y passait beaucoup de temps, une légende raconte que lors d’une de ses promenades dans la région il rencontra un lion blessé. Il s’approcha de la bête et s’aperçut qu’il avait une épine de taille dans le pied, il lui enleva et lui désinfecta la plaie. Il rentra au couvent suivit du lion reconnaissant qui l’accompagna et refusa de le quitter un seul instant.  Depuis le lion et le saint vécurent côte à côte jusqu’au jour où fatigué, très vieux,  Gérassimos s’endormit de son dernier sommeil ; alors le lion s’assit près de lui et se laissa mourir près de son sauveur. C’est la raison pour laquelle dans l’enceinte du couvent trônent plusieurs sculptures de lions et les deux inséparables apparaissent aussi sur une des icônes de l’église. Contrairement aux catholiques qui ont un pape qui dirige tout depuis Rome, les orthodoxes ont des patrons nationaux et chaque communauté a le sien. Aucune sculpture dans les églises mais beaucoup d’icônes. Face à l’entrée un triptyque avec les icônes des saints, d’une manière générale toutes les églises orthodoxes ont le même principe : Au centre une porte où ne rentre que le prête pour la cérémonie officielle (l’endroit le plus saint). La première icône à gauche de la porte  représente Jésus et celle à droite de la porte Marie avec l’enfant à côté d’elle saint Jean Baptiste; la dernière icône près de ces dernières représente le saint de l’église où nous nous trouvons. 
 

 
Sur le mur d’en face, sous la porte d’entrée une immense peinture murale de l’assomption. Entre les piliers une  voûte avec des arcades où les quatre saints sont représentés : Marc – Luc -  Mathieu – Jean Baptiste.

Les paroissiens ont vécu sans eau, sans électricité, sans route accessible pendant de longues années mais aujourd’hui ils ne sont plus isolés et ont toutes les commodités.

 

La crypte.

C’est une ancienne grotte naturelle aménagée et la légende raconte que Marie y aurait passée une nuit. Beaucoup d’icônes ; de peintures au plafond, de travaux manuels et de cadeaux offerts par différentes communautés chrétiennes de par le monde.

 

Beit Aarava.

En 1920 un Juif de Sibérie, du nom de Novomiéski, vint visiter la Judée. Il s’intéressa vivement à la région de la mer morte et prit toutes sortes d’échantillons dans la région qu’il fit examiner dans les laboratoires de son pays lorsqu’il y rentra. Les résultats étant satisfaisants  il décida de venir s’installer en Israël  pour ouvrir une usine de potasse près de la mer morte. La mer morte a une profondeur de 300 mètres au Nord tandis que  le Kinnereth n’est profond que de 50 mètres. Novomiéski choisit d’installer son usine au Sud de la mer morte car elle n’atteint que 2 à 3 mètres de profondeur bien qu’il aurait été plus logique de l’installer au Nord pour des raisons de transports.
 
 
Beit Aarava est une implantation et un kibboutz au nord de la mer morte et de la ville de Jéricho qui appartient à la communauté rurale de Méguilot. Le nom de l’Ychouv vient du dérivé d’Aravat – Jéricho qui a été un village situé dans les environs à l’époque biblique.
 
Le kibboutz a été fondé en 1939 par les pionniers du « mouvement sioniste » et des réfugiés de l’Alyat Anoar qui arrivèrent au pays. Il fut abandonné pendant la guerre d’indépendance. Plus tard les pionniers se divisèrent en deux groupes et en 1949 ils fondèrent deux kibboutzim en Galilée occidentale : Gesher Aziv et Cabri.
 
Le nouvel Ychouv a vu de nouveau le jour temporairement en 1980 grâce aux jeunes du Nahal à l’endroit où avait été crée le village Ozrah en 1986. En 2000 les membres du kibboutz s’installèrent sur des terres qui leur furent attribuées définitivement.
 

A trois kilomètres au nord de l’embouchure du Jourdain, près de l’institut de puisage utilisé par les usines de potasse de Novomiéski, Pridowitch agronome de l’usine s’aperçut qu’il y avait de l’eau douce sur place et ils commencèrent à planter des végétaux.  Moshé Eizikowitch, membre du kibboutz Ramat Rahel a été envoyé sur place  le 17-1-1939 pour vérifier la possibilité d’une préparation agricole sur ces terres afin de justifier la création du kibboutz. Le résultat fut concluant et les membres de Beit Arava arrivèrent sur les lieux. 590 personnes s’y installèrent, 410 travaillèrent à l’usine de potasse, 140 au kibboutz et à l’hôtel Kalïa et 40 furent les membres du Palmah.

 

Le mémorial des pionniers de Beit Aarava.

En 1967, lorsque Tsahal gagna la guerre,  le mémorial des disparus de Beit Aarava vit le jour et les Israéliens s’y installèrent de nouveau après 19 ans d’interruption (entre 48 et 67).            

 

Sur ce sommet sont enterrés les ossements des membres de Beit Aarava : Yaacov Lavi (membre du kibboutz) Zeev  Lévantal (membre du kibboutz) Gidon Koronal, un des enfants de la communauté qui est mort noyé dans la piscine, Abraham fils d’Abraham immigrant inconnu, Nimrod Sharnor, membre du Palmah.  Le cimetière a été profané et son état est lamentable, c’est la raison pour laquelle le ministère de la sécurité à fondé le mémorial à cet endroit.
 
 

 

Le pont Abdallah

Il a été détruit pendant « la nuit des ponts » le 16-6-47, quatre ponts existent entre la Jordanie et Israël : les ponts Allenby et Adam dans la vallé du Jourdain où seuls les Palestiniens ont le droit de passage en direction d’Israël, le pont à la hauteur d’Eilat et celui du Na’ar Ayarden où les Israéliens ont le droit de passer en Jordanie.

 

Carrefour Kalïa et Lido
Le long de la route un bâtiment délabré était, avant l’indépendance, un hôtel où venaient se reposer les habitants de Jérusalem : le LIDO ; après les soirées fraîches de la capitale, beaucoup de personnes aimaient venir se détendre  près de la mer morte. C’est ainsi que Paula et David Ben Gourion vinrent au Lido le 29-11-47 mais à peine furent-ils arrivés à l’hôtel qu’ils entendirent la déclaration de l’O.N.U qui décida de partager le pays et ils repartirent très vite à Jérusalem.

Pas très loin de là, quelques bâtisses abandonnées servaient de base militaire  à l’armée jordanienne.

 

Kalïa : est un autre exemple de kibboutz dans le désert de Judée au nord de la mer morte à 10Km  de Jéricho.   Il porte le nom de l’usine de potasse qui a été crée en 1930 sur la côte de la mer morte : son nom  est composé de quatre initiales : ( קליה Kam Létrïa Yam Amavet)    Faire renaître la mer morte !

Almog  un des premiers kibboutzim crée après 1967  porte le nom de Yéhouda Almog qui a été le premier maire de toute la région. Nous longeons également une usine qui récupère le sel, ce sel d’une manière générale n’est pas pour la consommation mais sert à la production chimique.

 

Einot Tsokim : Les sources et les falaises
(en arabe : Ein Fechha = désert, désolation)

Dans cette réserve naturelle se trouve un grand parc avec plusieurs petits bassins d’eau douces naturelles et d’aires de pique niques où les Israéliens viennent passer la journée.

L’eau de la mer morte s’évapore d’environ un mètre tous les ans, nous le constatons d’une manière flagrante sur le chemin de randonnée de la réserve car la mer morte arrivait à la hauteur de la barrière il y a 40 ans et aujourd’hui le terrain est sec et aride. La mer morte contient 33% de sel ce qui est énorme si on compare avec la mer méditerranée  ou la mer rouge qui n’en contiennent que 10%.
Un complexe industriel de parfum a été découvert dans l’enceinte du site. En 1955-56 un prête français du nom de Roland Devait  commença des fouilles archéologiques à Koumran.  Le prêtre fit le lien entre les deux sites et soutint qu’Einot Tsokim fut la ferme agricole essénienne où on s’occupait d’agriculture et d’élevage de bovins.
En 2000 les fouilles dirigées par le professeur Izaar Hirschfeld de l’université hébraïque se terminèrent  et il y fut découvert un complexe architectural de l’époque hérodienne avec une propriété, une piscine d’irrigation, un jardin et une grande installation  unique dans son genre à cette époque au pays  dans laquelle il fabriquait le parfum. En effet à la période du deuxième Temple un bosquet de kaki  poussait ici  au milieu d’un village où les juifs s’étaient installés près de la mer morte après s’être séparé de leurs compatriotes d’Ein Gédi ou de Massada.  Ces fruits n’existent plus  et ne ressemblent en rien aux kakis d’aujourd’hui, ils contenaient un liquide qui, une fois bouilli, permettait de fabriquer un gel qui servait de parfum et qui était très recherché. Ce parfum coûtait très cher car les arbres étaient peu nombreux et les fruits rares. Les femmes en mettaient quelques gouttes sous leurs plantes de pieds et lorsqu’elles marchaient, elles dégageaient une odeur délicieuse dont tous les hommes raffolaient lorsqu’ils étaient dans leur environnement.

Une véritable usine de ce parfum fut crée à Einot Tsokim grâce aux nombreuses sources d’eau et  à l’eau des cascades qui tombaient des montagnes toutes proches et qui étaient récupérées dans de petits canaux  qui donnaient sur un réservoir. Il y  avait aussi un bassin de macération d’extrait d’essence, un mikvé et un compartiment de stockage. Plus tard les grecs appelèrent  ce parfum Ballessemon et en hébreu afarsémon.

C’est de ce parfum qu’il est question dans  le cantique des cantiques.

 

La partie du Sud du nom de « réserve cachée » n’est accessible qu’avec un guide. Au sein même du site, un chemin de randonnée d’une petite heure a été aménagé par le personnel de la réserve naturelle. Un guide (obligatoire pour cette promenade)  nous conduit dans un endroit paradisiaque ; la flore et la faune, les bruits de la nature, les odeurs, la beauté des paysages sont là pour le plaisir des amateurs. Une quantité de petites sources d’eau douce ou salée sillonnent la réserve et un plan d’eau foisonne de poissons. On y trouve des tamaris, des joncs et des roseaux, des pommes de Sodome, des câpriers etc. Après avoir compris qu’il était important de préserver les plantes exceptionnelles du désert il a été décidé que cette partie de la réserve qui s’étale sur 1500 ares ne serait ouverte au public que sous surveillance du personnel de la réserve.
 
 
 
C’est la réserve la plus basse du monde et une des plus exceptionnelles au pays. En 1969 au moment de la mise en œuvre  de la réserve naturelle qui portera quelques années plus tard le nom d’Einot Tsokim, la réserve fut partagée  en trois parties : Celle du Nord (fermée au public) celle du centre ou celle des promeneurs et celle du sud la réserve « cachée »  

La partie interdite au public n’est contrôlée que par le personnel spécialisé de la réserve et que très rarement dans le seul but de voir s’il il n’y a pas de dégâts. On laisse à la nature s’épanouir selon son bon vouloir, cette partie à une surface de 2700 dounan.

La réserve réservée au public s’étale sur 500 ares et comportent des piscines peu profondes d’autres pour nager, toutes remplies d’eaux de sources naturelles.

 

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