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Il y a plusieurs manières de découvrir Israël selon les goûts de chacun. Il est possible de faire des randonnées dans la nature, de visiter des musées ou des "Beit Arishonim" (La maison des Anciens) ou encore se recueillir devant des mémoriaux pour se rappeler continuellement que grâce aux soldats nous vivons en paix à l'intérieur du pays. Nous pouvons aussi visiter les sites archéologiques qui nous retracent l'histoire depuis les temps les plus reculés et les villes sans oublier Jérusalem qui, a elle, seule nous comble de bonheur
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23/08/2008
LA REGION DU SHARON
Tel Mond :
La devise de Tel Mond est : Chant de l'homme, la terre et la vision
Alfred Mond, ministre anglais, grand industriel, économiste, sage, visionnaire et Juif a aidé à développer la région du Sharon surtout dans le domaine agricole. (Plantation des agrumes).
Alfred Mond (1868-1930), qui a reçu le titre de Lord Melchett a été marié à Vivlat ; ils ont eu deux filles : Marie et Nora. Ses activités de philanthropie ne dureront que deux ans car il arriva au pays pour la première fois en 1928 et décédera deux ans plus tard. La région était alors complètement désertique et malgré cela, les pionniers assis sous un vieux chêne près de Tira prirent la décision de s’y implanter.
Les Anciens étaient des pionniers qui venaient d’Europe de l’Est et qui rêvaient d’une installation agricole dans le cadre de Village Coopératif. Ils fondèrent Kfar Hess, Ein Vered et Harout sur des bases d’exploitations agricoles indépendantes avec, en son centre, une branche pour développer des vergers. Lord Mond a été le fondateur de l’œuvre des implantations dans la région de Tel Mond. Les pionniers et les autres fondateurs sont les membres des moshavim. En 1932, une première école a été ouverte dans une caravane avec plusieurs niveaux de classes pour un seul enseignant. Sept maisons virent le jour en 1931 dans la nouvelle implantation, elles ont toutes appartenu à Lord Mond ; l’une d’elles lui a été consacrée bien qu’il n’y résida jamais mais elle servit de maison d’hôtes pour les visiteurs de l’étranger. Les autres maisons furent occupées par les ouvriers et le directeur, Ezer Weizmann, père de Haim Weizmann. La rue porte le nom de : Rue des employés.
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Un musée a été crée pour retracer l’histoire de cette implantation. Il est divisé plusieurs parties. Première partie : Le salon du Lord avec ses meubles, photos, documents et un film vidéo, une vitrine dans un couloir avec divers objets de l’époque : machines à écrire, appareils de photos, lampe à huile, quelques objets archéologiques. Deuxième partie : une pièce comprenant des documents sur la moshava. Troisième partie : une pièce où sont retracés les documents sur les travaux agricoles de l’implantation et dans un coin les activités de la Haganna dans la région. Dans le jardin se trouve la cabane des pionniers (Tsrif) une charrette attelée à son cheval, toutes sortes de charrues, un appareil d’arrosage, un ensemble d’ustensiles pour laver le linge (planche, essoreuse, bassines, ect…) des pots à lait de différentes tailles et des appareils de binage.
L’Association palestinienne pour la colonisation juive I.K.A.Ï. fut créée et présidée par le fils du baron, James Armand de Rothschild. Lord Mond a été en collaboration avec eux et fit venir au pays des spécialistes dans plusieurs domaines différents pour connaître toutes les possibilités de développer la région.
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La maison où se trouve le musée a été construite au début des années 30 pour abriter les bureaux de la société Maté-aï qui a été crée par Lord Mond et sa famille lors de ses voyages au pays. A l’intérieur tous les meubles sont de style anglais. Cette maison servit aussi longtemps de locaux pour le conseil régional. Aujourd’hui c’est le centre de réunions où se décident les activités municipales et également le centre culturel de la région Tel Mond, la première région planificatrice du pays.
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1920-1930 : Afred Mond commença ses activités en Eretz-Israël.
920-1930 :
1921 : Alfred Mond a été membre actif du sionisme avec son ami Weizmann.
921 :
1923 : Voyage à New-York pour récolter des fonds
923 :
1926 : Formation des organisations pour les implantations.
926 :
1929 : La création de Tel Mond. 29-7-29 : premières plantations d’orangers.
929 :
1930 : Les moshavim apparaissent : Kfar Hess, Harout, Ein Vered.
930 :
1932 : Kfar Yaabetz.
932 :
1944 : Alya du Yémen à Tel Mond
944 :
1946 : Mishmeret et Bné Dor.
946 :
1950 : Aïn Sarid, Porat, Azrïel et développement de la moshava de Tel Mond.
950 :
1954 : Séparations municipales : municipalité rurale de Tel Mond, municipalité rurale d’Adar Asharon (aujourd’hui Lev Asharon).
954 :
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La sculpture de Mond
La sculpture de Mond a été sculptée par Batya Lichinsky en 1934. Lors du décès du philanthrope en Angleterre ses compatriotes firent un masque de son visage et cette coutume goy a servi à Batya. Ce masque lui a permis de sculpter le visage de Mond où l’on retrouve exactement les traits du philanthrope, chose assez rare dans une sculpture. Les Anglais, influencés par les Egyptiens demandèrent à ce que le mémorial soit en forme d’obélisque. L’artiste a travaillé dans ce sens ; Lord Mond se tient debout, bien droit, son bras accolé à son oreille est levé vers le ciel comme un obélisque et sa main est légèrement recourbée. Il fait face à la mer. L’artiste a voulu rappeler que Lord Mond était sioniste et qu’avec sa main il appelle les Juifs à venir s’installer en Eretz-Israël. Placée sur une petite hauteur la sculpture domine l’environnement, un peu moins qu’avant lorsque Tel Mond était un village complètement isolé
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Toujours sur l’immense place où se trouve la sculpture de Mond, un deuxième mémorial nous rappelle les trois adolescentes, résidentes de la moshava qui ont été tuées lors de l’attentat au centre de Dizingof Center à Tel-Aviv, trois immenses palmiers ont été plantés à leurs mémoires.
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Kfar Saba : La Bataille de Tira : 1948
A la fin de la période du mandat britannique la réalisation du projet D. par la Haganna a été entreprise pour se lancer à la conquête des villes stratégiques et mettre la main mise sur les installations vitales pour protéger le futur Etat. Dans ce cadre, la brigade Alexandroni a été tirée au sort pour conquérir la ville arabe de Kfar Saba. Trois escouades du Palmah (détachements qui se trouvaient sur place) ont été envoyées participer à une partie de cette opération ainsi que des soldats de la brigade. Ils ont eu pour mission d’isoler Tira en formant un blocage et mettre la population à l’écart.
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D’autres parts, au petit jour, des combattants se dirigèrent vers le village, arrivèrent jusqu’à la clôture de figues de barbaries puis se déployèrent entre les bosquets ; lorsqu’ils s’avancèrent un silence total régnait aux alentours, ils pensèrent que le village était abandonné. L’ordre fut donné de conquérir la ville. En pénétrant dans Kfar Saba, l’Unité des forces armées s’est fait piéger sur un terrain ouvert en recevant des tirs intensifs. Des dizaines de combattants ont été blessés et d’autres sont morts. Très peu d’entre eux ont pu reculer le soir vers Kfar-Hess. La bataille de Tira qui a commencé la vieille du jour de l’indépendance de l’Etat d’Israël est restée ancrée dans la mémoire des résidents de Tel Mond comme une plaie béante et profonde qui ne s’est jamais cicatrisée.
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Mémorial de Kfar Saba : 11.10.1956
Grande opération de contre-attaque d’Israël contre la police de Kalkilya. I00 morts et des dizaines de blessés dans le camp jordanien, 17 soldats tués et 60 blessés dans le camp de Tsahal.
Entre les années 50 et 56, les Arabes attaquèrent sans arrêt les Juifs un peu partout dans le pays ; après avoir tués des Juifs à Tel Mond, deux ouvriers Juifs furent tués à leur tour sur la route d’Even Yéhouda. L’armée décida de riposter et d’attaquer la ville de Kalkilya ; les parachutistes sortirent de Nir Elyao et de Kfar Saba en pleine nuit afin de n’attaquer que la police jordanienne de Kalkilya, ils se heurtèrent à la légion jordanienne qui se trouvait à Hirbat Tsoufi, ils tombèrent dans les mains de la légion et 17 Israéliens y perdirent la vie. 9 jours plus tard commença l’opération Kadesh qui dut sa réussite à l’expérience de l’opération de Kalkilya. Sur le mémorial se trouve une partie du psaume 127 : Cantique des degrés de Salomon.
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Newe Yamin
La tombe « supposée » de Benyamin se trouve dans un périmètre de vestiges archéologiques datant de la période du deuxième Temple. Les archéologues ont découvert un immense bassin. Il servait de vivier car les Byzantins y élevaient des poissons d’eau douce comme le saint-pierre. Dans ce bassin, ils avaient creusé les parois intérieures et y avaient incorporés des amphores qu’ils avaient trouées en plusieurs endroits. Les poissons pénétraient alors par les orifices de ces amphores et venaient y pondre leurs œufs. Le bassin est aujourd’hui entièrement recouvert de terre, près de lui, les restes d’un puits qui à l’origine avait une noria. C’est grâce au baron de Rothschild que ce système a introduit au pays. Le puits a été utilisé plus de 600 ans ce qui est très rare en Israël puisqu’à ce jour la source n’est toujours pas tarie. Plus tard, à l’époque ottomane le sultan fit graver une plaque de marbre, en haut d’un des murs extérieurs du tombeau où il mentionna qu’ici se trouvait l’un des relais de la route menant à Damas. Au bas du même mur on peut encore distinguer l’emplacement de la sibylle où les pèlerins se laver avant de pénétrer dans ce lieu saint.
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Les tombes des Saints aussi bien que celles des prophètes ne sont jamais dans le périmètre qui leur a été attribué aux temps bibliques, exemple celle de Benjamin devrait se trouver dans la région de Jérusalem. D’après d’anciennes coutumes, ils enterraient les morts sur des routes principales pour que les pèlerins y accèdent plus facilement.
De l’autre coté de la route se trouve la tombe de Nebi Sarika, on ne sait pas grand chose de lui, certaines rumeurs disent que c’était un grand voleur, d’autres un saint.
Non loin de là on distingue la dernière maison du village arabe de Kfar Saba, ce sont les Ottomans qui, à l’origine, l’auraient fondé. Très bons guerriers, ils détruisirent toutes les villes qui étaient sur les sommets de la côte comme Akko pour empêcher les croisés d’y accéder. Musulmans, les Ottomans sont originaires du Kafkaz tout comme les Tcherkesses.
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Kalmanïa.
La situation économique catastrophique en Pologne entre les années 1924 et1929 amena beaucoup de Juifs à s’installer en Israël. Ils feront partie de la quatrième Alya. La majorité des immigrants vinrent des montagnes ou de villages isolés de Pologne, ils empruntèrent de l’argent à la banque pour payer leur transport mais arrivés au pays ils déclenchèrent une crise économique car ils ne purent, ni subvenir à leurs besoins, ni payer les mensualités de leur maison. Gridinger et Haim Weizmann, deux amis intimes, comprirent qu’il fallait agir vite et pour cela ils s’adressèrent à des Juifs très riches de l’étranger, pour leur demander de l’aide. Les exploits scientifiques du professeur Weizmann connus dans le monde entier lui facilitèrent la tache. Il se rendit en Pologne où il rencontra les quatre hommes les plus riches de l’époque : Aser Pirate qui investit dans l’achat des vaches et des étables, Schuman, Alfred Mond et un dernier qui investit dans l’achat des poules et des poulaillers ; grâce à eux le mouvement sioniste reprit de l’essor.
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Yéoshoua Henkin, responsable de l'achat des terres en Israël rêva d’acquérir toutes celles entre Hedera et Petah-Tikva. Cette région invivable et insalubre n’était que marais.
La ferme modèle crée Moshé Kalman en 1927 porte le prénom de son père : Kalman. Moshé était un riche Juif d’Angleterre, sioniste, qui concrétisa ses idées en faisant son Alya et en créant Kalmanya la plus grande des exploitations agricoles privées. Elle se développa très vite et devint une exploitation modèle. Sur place, ils firent des expériences agricoles et ils développèrent toutes sortes de cultures dans le cadre du renouvellement de la terre d’Israël. De nombreux agriculteurs comme les anciens élèves de Mikvé Israël vinrent compléter leur savoir ici et apprendre de nouvelles méthodes de travail et de transformations. Ils arrivèrent même des fermes modèles déjà en place comme Ben Shemen ou Sédjéra-Ilanya pour travailler. Dans cet ensemble, Gridinger installa des étables, sema des champs entiers de fleurs, planta les arbres des futurs vergers et créa une station expérimentale. C’est grâce à ces philanthropes qu’il réussit à créer sa ferme car pour récolter les fruits de son labeur il dut attendre six ans, six longues années avant que les premières récoltes puissent donner des résultats et se vendre. Il planta des avocatiers, des bananiers, des manguiers et des caroubiers.
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Tous ces philanthropes étaient des visionnaires et s’il est vrai qu’ils investirent des sommes d’argent énormes ils comptaient rentrer dans leur investissement à longue échéance. Ils étaient beaucoup moins philanthropes qu’hommes d’affaires (20% contre 80%).
Lors des événements de 36-39, Kalmanya servit de base à plusieurs groupes de la Haganna qui, sous les ordres d’Istrak Sadé, reçurent des instructions et s’organisèrent pour protéger les Juifs.
Au milieu des années 40, Moshé Gridinger tomba malade et il décida de transmettre la ferme de Kalmanya à Abraham Hartsefled ; elle devint alors un institut public ; grâce à dernier, les activités continuèrent dans la voie sioniste celle que désirait Moshé, c’est à dire un centre d’éducation et d’implantation.
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En 1952, l’exploitation de Moshé passa dans les mains de l’institution Beit Berl, collège académique et centre d’éducation culturelle selon les rêves de l’idéologue Berl Katznelson. Directeur du quotidien Davar et fondateur de la maison d’édition Am-Oved il a vécu 35 ans en Israël et est enterré au cimetière du Kinnereth. Au début de l’année 1952, la ferme servit d’école nationale de nature pour la préparation des jeunes instructeurs. Ils faisaient partie de la branche des jeunes du ministère de l’éducation et de la culture. Les instructeurs qualifiés donnèrent des cours de recyclage à tous les jeunes ouvriers aussi bien Juifs qu’Arabes dans tous les domaines.
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Depuis le début de l’année 1995, l’école de Beit Berl qui a repris les locaux les a transformés en classes pour l’école des beaux-arts. Ce collège uniquement réservé aux Beaux Arts est l’une des institutions principales du pays qui a pour enseignants des artistes et des professeurs d’arts qualifiés. Les six anciens bâtiments des ouvriers encadrent une grande cour où se trouve encore le château d’eau. Chaque bâtiment monté sur pilotis avait un balcon qui le longeait et qui desservait les chambres du premier étage. Au rez-de-chaussée d’autres chambres donnaient directement sur la spacieuse cour.
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Andarta de Yabouv.
A la fin de la deuxième guerre mondiale en Israël, on s’occupait beaucoup plus de l’Ayla des Juifs des pays de l’Est qui sortaient de la Shoa que des Juifs d’Afrique du Nord qui, en comparaison, n’avaient pas autant souffert des Allemands. Seuls les enfants inscrits dans le mouvement de l’Alyat-Anoar étaient en liste d’attente pour venir au pays.
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Le gouvernement norvégien qui fut en collaboration avec les Nazis pendant la seconde guerre mondiale prit un peu tard conscience de ses actes et pour se rattraper décida de secourir les Juifs.
Entre 1949 et 1950, 200 enfants d’Afrique du Nord reçurent l’autorisation de partir vers Israël. Ceux qui avaient attrapé la rougeole furent alors envoyés à Oslo pour une période de deux semaines dans le but de se rétablir dans de bonnes conditions. Des avions transportaient les enfants de Tunis à Paris puis de Paris à Oslo où ils étaient accueillis à bras ouverts. Une équipe d’accompagnateurs juifs encadrés ces enfants pour qu’ils se sentent moins isolés et parler avec eux leur langue maternelle ou l’hébreu.
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Le 20 novembre 1949, 28 enfants et son équipe s’envolèrent en direction d’Oslo avec une compagnie hollandaise. Après une escale à Paris, l’avion reprit son vol vers Oslo et les conditions atmosphériques devinrent si mauvaises que la tour de contrôle perdit le contact avec l’avion et ce fut la catastrophe, l’avion s’écrasa au sol.
Après bien des recherches, les spécialistes retrouvèrent l’avion et les corps des disparus, en cherchant parmi les décombres, ils entendirent la voix d’un enfant qui leur signala la présence d’un autre enfant vivant. Ce deuxième enfant était presque mort de froid et les deux furent transférés immédiatement dans un hôpital. Seul l’un des deux resta en vie. Les corps des enfants disparus furent rapportés en France car la Tunisie était alors sous protectorat français. Traumatisé par la catastrophe le gouvernement norvégien fit don au village de Yanouv (moshav d’immigrants de Tunis) 28 cabanes en bois (Tsrifim) en souvenir de chaque enfant disparu. L’enfant sauvé du miracle interrogé par tous les médias fut la vedette du moment, l’agence juive le transféra plus tard en Israël. Bien des années plus tard, le gouvernement norvégien reçut une lettre d’Israël écrite par le jeune enfant devenu adulte qui les remerciait de lui avoir sauvé la vie et les invitait à venir le voir dans son pays, il leur raconta ses projets surtout celui qui lui tenait à cœur, être aviateur. Cet homme qui a vécu à Yanouv, s’est marié et a eu plusieurs enfants. Il disparu à l’âge de 48 après avoir souffert d’un cancer. Un mémorial a été érigé dans le moshav de Yanouv près d’un Tsrif d’origine.
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Le souvenir de ces enfants est aussi rappelé à Nétivot qui est une ville fondée par des immigrants venus de Tunisie.
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La tour rouge : Elle doit son nom au sable de couleur rouge sur laquelle elle a été construite. De la forteresse croisée il ne reste que le mur sud qui est impressionnant par sa hauteur. Comme toutes les forteresses de l’époque, celle-ci a été construite sur ce sommet qui dominait la route qui allait vers Damas, elle avait deux étages et appartenait à l’ordre des Hospitaliers. (Ordre religieux voué aux soins des malades et des pèlerins) Ces religieux faisaient vœux d’abstinence, de pauvreté et de modestie. 600 personnes de cet ordre étaient dispersées en Israël dans les différents couvents. Les archéologues anglais ont découvert des os d’êtres humains qu’ils ont fait examiner et sur le rapport il a été confirmé que les personnes qui ont vécu sur ces lieux mangeaient du porc, donc pas de présence juive. Les Arabes habitaient sur les montagnes de Samarie car la terre du Sharon ne convenait pas à leur genre de cultures. Ils ne comptaient que sur les eaux de pluies pour leurs récoltes et les terres du Sharon étaient composées d’argile rouge que les vents emmenés d’Egypte et du Sinaï. A l’époque du deuxième Temple lorsque le grand Cohen rentrait dans le Saint des Saints une fois par an, le jour de Kippour, il terminait ses prières par une bénédiction spéciale pour la population du Sharon afin que leurs maisons d’argiles ne disparaissent pas sous les eaux des pluies d’hiver, privilège exceptionnel. Burgatta, le moshav mitoyen de la forteresse a pris son nom du roi de Bourges, Charles VII qui a été le centre de la résistance aux Anglais à la fin de la guerre de cent ans.
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Netanya
Dans le jardin public de la rue Benyamin Mintz se trouve un sycomore vieux d’un millier d’années. Le sycomore est un arbre qui vient d’Egypte et qui a du mal à s’adapter en Israël car il y fait trop froid. Si, en Egypte le sycomore était le seul arbre à donner des fruits comestibles, ce n’est pas le cas pour les sycomores d’Eretz Israël qui donnent des fruits différents et pas très savoureux. Il n’y avait pas de sycomores en Israël ils ont tous été apportés et plantés.
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Au bout de la rue Benyamin Mintz, on monte vers la colline Oum El Haled où se trouvent les vestiges d’un village ottoman occupé plus tard par les Arabes. Ce village habité jusqu’en 1948 a été construit sur les ruines du Castel croisé Roger de Lombard. On a mis à jour une nécropole hérodienne et une tombe datant premier siècle. On y a découvert des poteries, des objets de toilette et des têtes de lions. Pourtant on ne sait pas très bien jusqu’à ce jour si les vestiges trouvés étaient ceux d’une forteresse ou d’une propriété agricole car l’entrée se situe face à la route ce qui fait penser à une propriété tandis que l’entrée des forteresses est toujours située face à la mer.
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Le village de Oum El Haled s’étendait du sommet de la colline jusqu’à ses pieds et il reposait sur les fondations de la forteresse croisée. Aujourd’hui il ne reste qu’une seule maison de l’époque.
Le 29 juillet 1855 Yéhoudit et Moshé Montéfiore en route vers Akko passèrent devant le village d’Oum El Haled et s’étonnèrent du charme du village, son calme, sa propreté, son environnement verdoyant les incitèrent à passer la nuit dans le village où ils furent très bien accueillis.
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Le mercredi 18 février 1929 débarquèrent à Netanya les amis d’Isaac Meler : Gad Mahnès, Oved Ben Ami, Barouh Ram et Moshé Ihilov. Ils demandèrent aux habitants d’Oum Haled la possibilité d’acheter ses terres. Oved Ben Ami qui était l’intermédiaire entre le chef du village et les Juifs raconta que les Arabes voulaient le prix élevé de 4 lirot l’hectare. Lorsqu’une délégation vint afin de discuter le prix d’achat de ces terres, le chef du village leur raconta l’histoire qu’ils se transmettaient de père en fils : Quand les enfants d’Israël se sont installés sur cette terre avec leurs rois et leurs prophètes, ils déplurent à Dieu par leurs mauvaises actions et leur manque de foi. Dieu se mit en colère envers ses enfants et les renvoya du pays. Il nomma alors les musulmans, fils d’Ismaël au service du pays saint. Plus de mille ans nous avons gardé ce pays et nous avons été ici les gardiens de ces terres. Ce que nous vous réclamons aujourd’hui, dit le chef du village n’est pas le prix des terres mais celui du gardiennage et 4 lirot l’hectare, ce n’est pas cher du tout. (Histoire tirée de la bible.)
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Pourtant ces terres étaient complètement incultes et l’environnement complètement aride. Les Israéliens eurent de très bons rapports avec leurs voisons Arabes et lors des émeutes de 1963-1939 les Juifs durent partir de Netanya pour se protéger des terroristes de Tulkarem. Lorsque ces derniers vinrent saccager les maisons juives, le Cheihk Oum El Haled leur interdit l’entrée de la ville et ils durent repartir sans faire de dégâts. En 1948, lors de l’indépendance, une délégation juive se rendit dans le village pour demander à la population arabe de ne pas bouger de leur village, mais, comme bien d’autres, ils eurent peur de l’avenir et quittèrent définitivement leur village.
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23/08/2008
ZAHARA LEVITOV.
(1927 -1948)
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Parmi les héros qui ont combattu pour défendre Israël, une jeune fille, une jeune fille dont on ne parle pas assez mais qui a combattu pour son pays avec honneur et courage. Il s’agit de Zohara Lévitov qui a fait partie du Palmah. Héroïne, écrivain et poète, elle disparaîtra à l’âge de 21 ans.
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Arrivée en Israël
La mère de Zahara, Zoucha Golberg, en vogue vers Israël sur le bateau Roslan (qui marqua le début de la troisième Alya) décida de changer de prénom pour adopter celui symbolique de Zeita ; au cours du voyage elle rencontra son futur mari et ce fut le coup de foudre, trois jours après leur rencontre ils se marièrent sur le bateau. Venant d’Odessa ils débarquèrent à Yaffo en 1919 avec Léa (la future femme de d’Itsrak Rabbin et ses parents) ; on surnommait Léa la sorcière aux cheveux rouges. Le père de Zohara, sioniste et grand admirateur de Joseph Trumpledor et de Zeev Jabotinsky décida, avec ses compagnons, de créer une nouvelle implantation et ne pas s’intégrer dans l’une d’entre elles déjà en place. Ils fondèrent Maalé Ahamisha mais ils durent abandonner les lieux à cause des nombreuses difficultés qu’ils rencontrèrent ; ils se tournèrent vers le K.K.L. qui leur ouvrit ses portes en leur procurant du travail. Parmi eux cinq jeunes gens du groupe Gordonia : Moshé, Yéoshoua, Arié, Itsrak et Aarhon furent envoyés dans cette montagne pour casser des pierres et ouvrir une route mais ils furent assassinés par une bande d’Arabes. Une stèle a été érigée à l’endroit même où ils sont tombés.
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Dans la salle à manger de chaque kibboutz un cahier portant le nom de Cahier de la vie était à la disposition de chacun de ses membres qui y inscrivaient ses doléances. On y trouvait, pèle mêle, les problèmes de l’étable avant celui du manque de thé ou après l’absence d’une bouilloire ; ou bien encore les réclamations d’une mère qui se révoltait contre l’éducation collective des enfants. Cette femme était la mère yéménite de Zahara qui ne pouvait pas donner à sa propre fille tout l’amour et tous les soins qu’elle aurait voulus lui donner. Zahara est son véritable prénom qui se déformera avec le temps en Zohara.
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L’enfance de Zohara.
Ses parents l’appelèrent Zohara et grâce à son nom un grand rayonnement pénétra dans leur vie. Née à Tel-Aviv, Zohara n’y restera qu’un an car ses parents s’installèrent à Réhovot, plus tard ils déménagèrent pour aller vivre dans le kibboutz de Kiriat Anavim afin que Zohara reçoive une bonne éducation et qu’elle apprenne le sens de la valeur du travail. Là elle s’épanouit et son caractère se modela. Quand elle eut sept ans ses parents décidèrent de déménager et d’aller vivre à Jérusalem et dès qu’elle atteint neuf ans ils retournèrent sur Tel Aviv. Lors des évènements à Tel Aviv pendant la deuxième guerre mondiale, la famille se réfugia chez les grands parents à Réhovot. A la fin de ses études primaires, Zohara fut inscrire à l’école secondaire de Giv’at Brenner puis elle finit ses études à Tel Aviv au lycée Tihon Hadash où elle sortit brillamment avec son bac. Zohara passa sa vie à écrire. Elle commença à l’âge de trois ans et à quatre ans et demi elle notait ses impressions sur la mort de sa maîtresse d’école maternelle.
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Zohara eut deux soeurs qui décédèrent avant sa naissance. Elle en eut une troisième nommée Adassa, son aînée de six ans et un petit frère qui mourut lorsqu’il eut 6 jours. Leurs tombes se trouvent dans le cimetière de Kiriat Aanavim, dans la division des enfants; Yéhouda et Zouba sont enterrés dans la division de droite à l’entrée du cimetière, là où reposent les pionniers.
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Le Palmah
Après son bac Zohara ne savait pas trop si elle devait continuer ses études où travailler en cette période troublée en Eretz Israël. C’est dans les unités du Palmah installées à Tel Yossef et à Ein Harod que Zohara décida de s’incorporer. Les Anglais occupaient le pays, les Juifs ne voyaient guère l’avenir d’Israël, l’Ychouv était obligé de se battre pour survivre et les immigrants clandestins étaient arrêtés et incarcérés dans des prisons après la sortie du Livre Blanc. Les membres de la Haganna étaient déjà actifs et cachaient les immigrants clandestins avant que les Anglais ne les renvoient vers Chypre. A cause de tous ces évènements la Haganna décida de faire sauter les 13 ponts pour protéger la population juive du pays.
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La nuit des ponts.
Un soir de pleine lune, Le 6 juin 1946, le Palmah envoya 40 soldats en mission. Ils attendaient l’ordre de départ dans le kibboutz Métsouba pour faire sauter les deux ponts d’Arziv, celui de la route et celui de la voie de chemin de fer. Chacun soldat portait dans un sac à dos, soit de 30 kilos de matière explosive soit du matériel pour brancher les explosifs. Sur leur parcours ils ne firent pas attention à trois arabes en tenue de l’armée britannique qui les virent et qui se précipitèrent vers la base anglaise pour faire leur rapport. La réaction fut rapide : Les membres du Palmah furent attaqués par surprise par l’ennemi qui fit exploser 150 kilos de dynamite ; Yéhiam Weiss commandant du peloton fut blessé mortellement, les 14 jeunes gens de la compagnie d’avant-garde sautèrent et l’explosion fut si forte que tous les corps furent déchiquetés. Seule Zohara Lévitov, (secouriste et agent de liaison) et un soldat s’en sortirent par miracle. Zohara qui était sur les lieux au moment de l’attentat eut soudain d’atroces brûlures dans les yeux dues à l’explosion ; elle ne vit plus rien, n’entendit plus rien puis s’évanouit. Les autres membres de la Hagnna qui attendaient non loin de là pour la deuxième partie de la mission la ramenèrent au kibboutz Métsouba. Elle ne reprit connaissance que quelques heures plus tard, dans une salle commune, couchée au milieu d’enfants, dans un lit d’enfants, ses yeux bandés et son corps recouvert d’un drap.
Ce n’est qu’après les premiers soins qu’elle fut transportée dans un hôpital spécialisé en ophtalmologie et là on lui apprit la catastrophe d’Arziv. De l’hôpital, elle écrivit à Smoulik pour le tenir au courant mais de retour à la maison, avec ses lunettes noires, elle ne dit rien à sa mère qui, inquiète de ce nouveau comportement, la questionnait beaucoup. Leur voisine, la mère d’Amihal, premier copain de Zohara, était courant de la mission mais garda le secret. La confrérie funéraire mit plus d’un mois pour récupérer ce qu’il restait de ces soldats, le tout fut rapporté et enterré à Métsouba. En 2003 les restes humains qui été enterrés au cimetière du kibboutz et à Haïfa furent déterrés et rapportés au lieu dit de l’attentat où fut fondé le mémorial d’Arziv. Seul Yéhiam Weiss fut enterré au mont des oliviers.
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Zohara et Smoulik
Le grand Amour de Zohara Levitov sera Smoulik mais il fut de courte durée.
Zohara retourna au Palmah et là elle rencontra Smoulik dans la base d’Ein Harod. Depuis plus d’un an à Ein Harod le jeune homme, très grand de taille, très agile, très spirituel, possédant de multiples qualités était admiré de toutes les jeunes filles du Palmah à cause de ses beaux yeux. Pendant leur courte période de travail en commun dans le kibboutz ils trouvèrent tout de suite un intérêt partagé pour la poésie et pourtant ils n’étaient pas souvent ensemble car Smoulik était envoyé en mission et Zohara devait faire ses classes. Mais dès leur première séparation ils s’écrivirent. Ils avaient déjà trouvé un terrain d’entente. Lorsqu’ils se rencontraient entre deux missions ils apprenaient à mieux se connaître et à établir une amitié solide et pendant leurs rares moments de liberté ils rejoignaient leurs amis pour danser et chanter. Ce fut pour tous ces jeunes gens du Palmah des années d’isolement qu’ils passaient en lisant, en discutant ou en chantant. Smoulik et Zohara se retrouvèrent une nuit sous une tente pour lire selon leur habitude ; ce soir là il s’agit d’une histoire : Il était question d’une corde que deux personnes tiraient chacune par un bout jusqu’à ce qu’elle craque.
Smoulik quitta le Palmah. Il retourna dans la maison de son père à Jérusalem pour préparer ses examens éliminatoires afin de rentrer dans une des universités d’Angleterre. En réalité il avait du mal à abandonner la poésie mais son père insistait pour qu’il étudie. Il se mit au travail mais n’arriva pas à se concentrer sur des études après ses deux dernières années passées au Palmah. Le jour où il apprit la catastrophe d’Arziv, le sort des 14 victimes qui sautèrent, il décida sur le champ de laisser tout tomber et de reprendre sa place au Palmah.
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Zohara occupée une tente avec Ruthy (la capricieuse) et Léa (la sorcière) Malgré leurs divergences d’idées les trois jeunes filles finirent par s’entendre et c’est de bon coeur que les deux amies quittèrent leur tente pour permettre à Zohara et Smoulik de vivre ensemble. La tente de Zohara était la plus coquette des tentes installées à Ein Harod, la jeune fille l’entretenait avec soin et coquetterie, en la garnissant toujours de fleurs fraîches. Ce couple était admiré de tout le monde car ils étaient heureux, très beaux, très jeunes et très bien assorti ; Ils se retrouvèrent un jour à Tel Aviv pour se promener
La mort de Smoulik
Smoulik et Zohara firent de nombreux projets, tout d’abord se marier, faire un voyage aux Etats Unis, se rendre chez la soeur de Smoulik et son mari et enfin s’inscrire à l’université pour étudier mais ils devaient tout d’abord se libérer de leurs obligations militaires ce qui n’était pas si facile ; ils l’obtinrent enfin après bien des démarches administratives. Ils connurent une immense joie à la pensée de préparer leurs affaires, de quitter Ein Harod et de se rendre chez le père de Smoulik à Jérusalem au plus tard le vendredi soir de la même semaine. Smoulik ne voulait pas rester un jour de plus à Ein Harod mais Zohara n’avait pas envie de partir comme une voleuse, elle voulait partir la tête haute. Leurs amis leur organisaient une soirée d’adieu et ce n’était possible que le samedi soir, elle décida donc qu’ils partiraient le dimanche matin. Lorsque Smoulik demanda à son supérieur sa signature pour sa libération ce dernier insista pour que Smoulik remplisse une dernière fois son devoir, il devait entraîner un groupe de jeunes gens qui faisaient leur classe au lancer de grenades. Smoulik n’eut pas d’autre choix que d’accepter. Vint enfin ce dernier vendredi à Ein Harod.
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Zohara emballa leurs affaires avec une grande effervescence et Smoulik monta sur la colline voisine où avait lieu l’entraînement des recrues, ils se quittèrent avec une poignée de mains. Qui aurait pensé que ce serait la dernière ? De temps en temps Zohara sortait de la tente pour voire si Smoulik revenait, il se faisait tard et elle ne le voyait pas revenir. Elle se fit du souci mais alla quand même se laver sans faire attention au silence de la cour du kibboutz. Ce silence était inhabituel surtout pour un vendredi soir et une vive émotion s’empara d’elle en se dirigeant vers la salle à manger commune. Elle rencontra quelques uns de ses amis en route et leur comportement lui parut bizarre. A l’entrée de la salle à manger de nombreux amis étaient présents pour lui annoncer le drame : Une grenade mal lancée par une recrue arriva près de lui et pour éviter la catastrophe parmi toutes les jeunes recrues Smoulik la prit dans ses mains pour la relancer plus loin. La grenade éclata dans ses mains et il mourut avec trois autres de ses compagnons.
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Le corps de Smoulik fut transporté d’Ein Harod dans la maison de son père puis enfin au cimetière du mont des oliviers. Zohara vécut un véritable cauchemar, complètement renfermée sur elle-même, elle n’exista plus pour le monde extérieur, comme si quelqu’un eut envié son bonheur et voulut l’accabler, la douleur trop intense la rendit muette et annihilée. Face au cercueil de son ami au cimetière mont des oliviers elle réussit à lui dire « Smoulik, les gens disent que tu es parti pour toujours, que l’on met sur toi de lourdes pierres pour que tu ne puisses pas te lever et me revenir. D. dis-moi que Smoulik reviendra ! Est-ce que c’est possible qu’il ne revienne pas, qu’il me laisse seule ? Non ! non ! c’est impossible, tu reviendras, tu es obligé de revenir, Smoulik ! » Zohara avait conservé un chemisier blanc avec de la dentelle en vue de son prochain mariage, elle n’a jamais pu le porter et elle le donna à Léa qui le mit le jour de son mariage avec Itsrak Rabbin. C’est à cette période qu’elle décida de partir à l’étranger, là où ils avaient envisagé d’aller ensemble, de se marier et d’étudier. Après sa mort elle continua d’écrire de nombreuses lettres à Smoulik (leur courrier a été publié après leurs morts) La première, trois semaines après son décès en lui demandant si elle avait vécu un rêve ou si c’était bien la réalité, elle lui demanda à plusieurs reprises de revenir, espérant jusqu’au dernier moment qu’un miracle se produirait. Toujours après sa mort, elle lui racontait ses difficultés de vivre sans lui aussi bien en Israël qu’après à l’Université de Californie. De son vivant elle entretint avec Smoulik une correspondance assidue et lors d’un de ses séjours dans le petit Martesh il lui racontait tous les sensations qu’il ressentait sur la nature qui l’environnait. Ainsi fut leur Amour, profond, sincère, entier et à la mort de Smoulik la corde (de leur histoire) craqua et Zohara ne s’en remit jamais.
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Après le décès de Smoulik, elle rencontra un autre aviateur, Amnon, ami et coéquipier de Smoulik ; ils se fréquentèrent mais pas pour longtemps car Amnon tomba dans les mains des Arabes qui l’assassinèrent à Lod. Lorsque par hasard elle se promena de nouveau sur la Promenade de Tel-Aviv avec Amnon et qu’un autre photographe lui proposa de les photographier, elle refusa tout simplement, la perte de Smoulik la faisant encore trop souffrir. Le troisième ami du trio mourut sept mois après Amnon et Zohara se retrouva seul face à ses trois amis disparus en l’espace de trois ans.ner et là un photographe les vit et leur demanda la permission de les photographier gratuitement, simplement pour la beauté que formait ce couple et il eut raison car ce sera la seule et unique nuit.
Zohara et l'aviation
Quatre mois après le décès de Smoulik Zohara s’envola vers les Etats Unis et se rendit tout d’abord chez la soeur et le beau frère de Smoulik pour commencer une nouvelle tranche de vie. Elle s’inscrivit à l’université de Philadelphie pour obtenir un diplôme de chimie, études qu’envisageait de faire Smoulik, elle abandonna le rêve de faire médecine pour suivre celui de Smoulik. A la fin de ses études la soeur de Smoulik l’influença à se rendre à New York car elle n’avait que 20 ans et s’était arrêtée de vivre à la mort de son ami. Dans cette ville, elle retrouva une ambiance sioniste où les Juifs faisaient toutes sortes de projets dont celui de monter au pays. Elle se joignit à eux et coopéra au mouvement sioniste.
Zohara nous quitte.
En juin 1948 Zohara arriva à Haïfa avec son brevet de pilotage et rentra directement dans l’armée de l’air. A cette période Jérusalem était coupée du reste du pays ; Latroun était dans les mains des Jordaniens et seul un petit aérodrome primitif existait dans le quartier de Réhavia. N’atterrissaient là que de petits avions (comme le primus) qui servaient de liaisons postales importantes entre Jérusalem et Tel Aviv. Il y avait très peu d’aviateurs sur cette ligne et leur responsabilité était très grande puisqu’ils devaient garder le contact avec la population juive du désert, celle de Jérusalem assiégée, tout l’environnement des ychouvim et du reste du pays. Zohara prit quelques jours de congé et se rendit à Jérusalem, c’était la première trêve à Jérusalem ; le peu de circulation dans la ville, le manque de nourriture et d’eau tout manquait dans la ville. Elle rendit visite à Smouël, le père de Smoulik et lui parla du livre de Smoulik qui sortait dans le commerce, elle resta auprès de lui cinq jours. Le 3 août 1948 elle devait retourner au Palmah, elle prit l’avion de service le Païper pour rentrer chez elle avec Emmanuel Rotshtein le pilote. L’avion décolla du petit aérodrome (près du gan saker à Jérusalem aujourd’hui) et peu de temps après le décollage il s’écrasa (apparemment à cause d’une panne de moteur). L’aviateur Emmanuel Rotshtein et Zohara qui était assise à côté de lui furent tués sur le coup.
Un mémorial à son nom se trouve dans le gan Saker de la capitale. Enterrée tout d’abord au cimetière Sanhédrya de Jérusalem, son corps fut transféré d’abord au mont Herzl puis au mont des oliviers. Quelles ont été les dernières pensées de Zohara, nul ne le saura jamais, elle emporta son secret avec elle, peut-être sa dernière pensée a-t-elle été pour Smoulik en lui disant : Je viens vers toi après 15 longs mois d’attente j’ai pris ce vol pour essayer de me rapprocher de toi dans les airs mais je ne t’ai pas vu. Maintenant je viens à toi Smoulik ! Enfin nos rêves se réalisent et nous sommes de nouveau ensemble. Aucune force au monde ne pourra plus nous séparer.
23/08/2008
DAVID PALOMBO.
1966 - Un jour un photographe vint dans le studio de l’artiste pour photographier ses travaux. David proposa de raccompagner son ami avec son vélo solex. Il était tard, la nuit tombait et David Palombo en roulant se heurta de plein fouet sur une barrière de fils de fer barbelés que les religieux extrémistes des quartiers environnants déroulaient avant Shabbat pour clôturer le quartier. David connaissant le chemin par cœur de jour ne les vit pas. Il les reçut en pleine poitrine. Il resta quelques moments dans le coma et mourut en pleine force de l’âge, avec des projets plein la tête et des commandes pleins ses tiroirs.
David Palombo est né en 1920, un jour de Yom Kippour à Jérusalem
Jour de naissance et de mort des Justes-
Son père se sauva de Turquie pour ne pas être incorporé dans l’armée et s’installa en Egypte, il travailla en tant que tailleur chez un riche commerçant et grâce à celui-ci David se retrouva à Jérusalem. Les parents Palombo peu fortuné envoyèrent David étudier à l’Alliance pendant huit ans. A l’âge de quatorze ans il quitta l’école pour commencer à travailler à la poste, il y restera vingt-sept ans. Il commença comme simple employé et termina sa carrière de postier avec le grade de technicien supérieur grâce à son cerveau ingénieux. Pourtant les conditions de travail étaient très pénibles et le nombre d’heures incalculables.
En 1940, David Palombo eut vingt ans. Il prit une année Sabbatique pour aller étudier dans l’atelier de peinture de l’école Bézalel. Le travail lui plut et plus tard il demanda sa retraite anticipée à la poste. A l’école Bézazel il fit la connaissance de Zeev Ben Zvi et il devint très vite son ami, son élève et son fils spirituel.
David Palombo apprit à travailler toutes sortes de matière comme la terre, le bois, la pierre et surtout le cuivre dans l’atelier de son maître. Le travail du cuivre était la spécialité de Zeev Ben Zvi. David réalisa plusieurs sculptures dans cette matière, à cette époque il était un sculpteur réaliste. Nombreuses de ses sculptures ne furent pas exposées pour ne pas choquer les religieux. David prit en charge la galerie de peinture de son maître jusqu’à sa mort prématurée. Malheureusement sa femme ne reprit pas sa suite tout occupée à élever leur fille âgée à peine d’un an et de son père qui arrivait du Chili.
David Palombo se rendit en France à « l’école juive de Paris » où il s’adonna à l’art abstrait. Bien que séfarade et n’ayant rien connu de la Shoa il fut très sensible à l’holocauste et s’identifia intensément au peuple juif. La majorité de ses maquettes ont pour sujet la Shoa. Il enseigna également pendant trois ans à l’école des beaux-arts de Bézalel et c’est dans cet atelier qu’il mit à exécution le projet de la sculpture d’Ein Harod. Il s’avéra que le local où il travaillait fut trop petit et il se mit à la recherche d’un atelier plus grand. Il trouva une maison qui lui convint et s’y installa. Sa présence gêna les religieux du quartier qui vivaient entre eux. La sœur du directeur du ministère du grand rabbinat qui le connut personnellement fit intervenir son frère pour influencer David Palombo à quitter les lieux. Le directeur lui proposa alors de choisir une autre maison dans le même quartier et Palombo opta pour la maison qui abrite aujourd’hui son musée (prés de celle qu’il occupait, pas loin du tombeau du roi David). On est fin 1963 début 1964 et il n’y vivra qu’une seule année.
Cette belle maison date du temps des Turcs. D’après les archéologues la maison aurait 300 ans environ vue l’épaisseur de ses murs et de ses voûtes. L’étage supérieur serait plus récent à peu prés une centaine d’années. Avant d’y rentrer Palombo dut déblayer l’intérieur de cette maison qui était rempli de sable et de gravats et qui avaient envahi cette immense salle voûtée.
-David Palombo devint mondialement connu lorsqu’il obtient le prix de l’Unesco pour son œuvre de Yad Vashem : La porte de la salle du souvenir.
-L’artiste proposa au chef du parlement de faire un portail à la Knesset. Ce travail durera plusieurs mois. La porte que l’on peut admirer aujourd’hui mesure dix-huit mètres de long sur trois mètres de hauteur. Les axes centraux sont ceux de camions. Avec l’aide de sa femme Yona et de plusieurs ferronniers il souda électriquement l’ensemble, c’était alors une innovation en matière de sculpture.
-Le support de la flamme du soldat inconnu dans la cour intérieur de la Knesset fut un prêt de David Palombo. Il avait l’intention de fabriquer un nouveau modèle et de récupérer le sien mais il n’en eut pas le temps et le gouvernement dédommagea sa veuve pour pouvoir garder cette œuvre.
-A intérieur de son musée on peut admirer plusieurs de ses travaux en fer, béton et matériau de construction. L’une d’elles représente une Hannoukïa que l’on allume encore chaque année pendant la fête de Hannouka.
Il travailla le bois la pierre et le verre en fit une sculpture unique.
-Sa dernière sculpture finie se trouve au musée d’Israël. C’est une maquette qui mesure deux mètres cinquante de long sur deux mètres de haut.
-Avec l’argent de ce travail il partit au Japon en vue d’essayer de créer un monument en souvenir d’Hiroshima. Sa dernière photo le représente à l’hôtel Hilton de Tel Aviv en compagnie d’architectes où ils discutaient de son projet japonais. Ces derniers se proposèrent de trouver les fonds nécessaires pour ce travail. Il lui fallut aussi l’accord des autorités japonaises et la sculpture était déjà emballée et prête à partir d’Eilat lorsque le projet fut annulé par les Japonais ; le mémorial se trouve aujourd’hui au musée d’Israël.
-Pour le dixième anniversaire de Binyanéi Haouma (Palais de la nation) un événement fut organisé avec une exposition artistique et David Palombo exposa sa première sculpture.
-Avant ses sculptures de Yad Vashem, Monsieur et Madame Schrobber lui commandèrent une sculpture dont ils firent don à l’université de Har Atsofim à Jérusalem. On peut la voir aujourd’hui prés du bâtiment de l’Education.
-En 1964 il installa une sculpture d’environnement sur le mont Gilboa.
-Dans le parc Ein Harod se trouve une sculpture à la mémoire des parachutistes; non loin de là Yona, sa deuxième femme qui l’assista beaucoup dans ses travaux sculpta la porte de la tombe de Henkin.
-Sur la façade du bâtiment « Bikour Holim » à Jérusalem un Caducée s’impose. Encore une de ses œuvres.
-A la poste centrale il ériga un monument à la mémoire des postiers.
-Dans le complexe de Yad Vashem il plaça trois fontaines en basalte. Une seule existe encore, celle qui se trouve prés de l’entrée du musée.
-Toujours à Yad Vashem une mosaïque occupe un pan de mur. Ces petits cubes de pierre ramassés dans toutes les régions du pays sont là pour rappeler chaque pays où les juifs ont été déportés.
-Plusieurs projets de maquettes restèrent en plan à cause de sa mort subite. Elles sont toujours visibles dans son musée.
-Un autre projet qui échoua est celui des fenêtres de la synagogue Hadassa Ein Kerem. Son idée était de faire un encadrement de bois foncé pour les fenêtres et d’y placer des minuscules carreaux de verres multicolores. Le soleil jouant et passant à travers ces vitres colorées aurait empli la pièce de lumière comme un kaléidoscope. Chagall a gagné le concours.
-Il voulut embellir la ville en projetant de protéger les lampadaires ou de recouvrir les poubelles de ferronnerie. Il eut aussi l’idée de concevoir une colonne au milieu d’un amphithéâtre afin d’y installer un chauffage à gaz et de réchauffer les spectateurs. Il envisagea de créer un mobile de vingt mètres de long sur un axe, qui en tournant grâce au vent, produirait des sons musicaux.
- Un de ses plus grands rêves a été de concevoir une Hannoukïa pour la placer sur le site de Massada. Elle aurait rappelé les juifs allumant les feux pour annoncer Roch-Hodech. (Début du mois). Elle aurait mesuré douze mètres de long sur huit mètres de haut. Carmela et Igal Yadin visitèrent l’atelier de David Palombo et furent enchantés du projet surtout qu’Igal est le père de Massada. (Ses fouilles spectaculaires sur le site de Massada ont permis d’authentifier l’essentiel du récit de Flavius Joseph.) Mais hélas ce projet aussi échoua.
-Enfin son dernier projet a été celui de six sculptures pour le musée Olamé Hagétaot.
David Palombo était un homme sensible dynamique et gai mais qui rentrait dans des fureurs folles. Marié deux fois il eut une première fille qui vit en Amérique et une deuxième avec Yona.
Yona vient du chili. Elle arriva en 1954 au kibboutz Amir puis visita Jérusalem, le Mont Sion et la chambre de l’holocauste. Elle reçut un premier grand choc mais en sortant de là elle vit la vue imprenable sur la ville de Jérusalem. Là le choc fut encore plus grand.
Elle seconda beaucoup son mari dans ses travaux. Après avoir appris la soudure au gaz elle se mit à la soudure électrique. En 1966, l’année de la mort tragique de son mari elle transforma l’atelier en musée et grâce à l’aide de volontaires le musée fut ouvert régulièrement. Hélas ces derniers lui volèrent une partie des maquettes et elle les renvoya. En 1976 le ministère de l’éducation nationale et la mairie lui donnèrent une subvention pour ouvrir de nouveau ce musée mais la somme est à peine suffisante pour le salaire des employés.
Yona continue à sculpter toute seule un monument en souvenir des parachutistes morts pour Jérusalem.
Elle nous a reçus à bras ouverts et nous parla longuement de la vie passionnée de David Palombo. Elle ne dit presque rien sur elle, elle est trop discrète. Elle ne mit en valeur que son mati et ses travaux. A l’étage se trouve son petit appartement que l’on a le privilège de visiter, c’est un petit studio artistique. En 1997 lors de notre visite elle a été attaquée par la mafia russe qui lui a cassé les mains. Les religieux sont à la base de cet acte. La maison de Yona est la seule du quartier qui ne leur appartient pas. Que dire de plus…. ?xml:namespace> ?xml:namespace> ?xml:namespace>
23/08/2008
HAÏFA.
Cantique des Cantiques composé par Salomon -Chapitre VII, paragraphe VI.
« Ta tête est posée sur toi pareil au Carmel, les boucles de tes cheveux ressemblent à l’écarlate : Un roi serait enchanté par ses boucles. »
C’est la première mention connue dans l’histoire du site de la future Haïfa. Mais depuis cent mille ans, davantage peut-être, l’homme fréquentait ces lieux. Les fouilles entreprises à partir de 1928 ont révélé les traces d’un habitat moustérien en plus des ossements et du crâne de l’homo Carmeliensis. C’est près du Mont Carmel que Saül rassembla ses troupes à la veille de la bataille décisive du Mont Gilboa en 1006 avant notre ère.
Au début du 9ème avant notre ère le prophète Elie y trouva refuge dans une grotte alors qu’il venait d’engager la lutte avec le Roi d’Israël.
L’origine de Haïfa a longtemps prêté à confusion. On peut la situer au début du 4ème siècle avec la fondation d’une petite ville portuaire Tel Abou Hawam. A l’époque hellénistique la ville fut transférée vers un site nouveau, l’actuel quartier de Bat Galim ou l’on a découvert d’importants vestiges de constructions romaines. Il s’agit certainement de l’antique Hof Yafé (côte de beauté).
Le nom de Haïfa apparaît pour la première fois dans le Talmud au 3ème siècle de notre ère; s’agit-il d’une déformation de l’appellation hébraïque Hof Yafé ou d’une transcription de Caïphas, grand prête de Jérusalem qui aurait trouvé refuge ici, en laissant son nom au site ? Toujours est-il qu’au Moyen Age, les Croisés qui frappent leur monnaie nomment l’agglomération Caïfa ou Cayphas.
Au 9ème siècle Haïfa est une cité juive importante, on y construit des bateaux. En 1099, les Hébreux, auxquels se joignent les musulmans résistent plusieurs mois aux croisés de Tancrède. Un véritable massacre s’ensuit : Les Juifs qui y échappent sont vendus comme esclaves en Italie.
Ensuite défileront dans la ville les Mamelouks, les Ottomans et Bonaparte.
Dans la nuit du 14 au 15 mai 1948, quelques heures après la proclamation de l’indépendance par Ben Gourion; les Anglais sortiront de Haïfa.
Le quartier Hadar Acarmel.
Le jardin du souvenir se trouve devant l’hôtel de ville. A l’intérieur le mémorial aux victimes de la bataille d’avril 1948 reprend un verset du psaume de Salomon « Que son nom vive éternellement. Que sa renommée grandisse à la face du soleil ! Que l’on se souhaite d’être heureux comme lui, que tous les peuples proclament sa félicité ».
Le canon qui date du 20ème siècle et qui se trouve à proximité nous rappelle la forteresse ottomane, le Buri élevée au 19ème siècle et démolie ce même siècle.
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La grande synagogue au numéro 60 de la rue Herzl a, sur sa façade, un bas relief représentant Elie sur un char sonnant le schofar tandis que le suivent les enfants d’Israël rapportant à Jérusalem la menora d’or.
L’ancien technion a été fondé par les Allemands. Il est de style oriental et contient aujourd’hui un musée de technologie.
Une étoile de David en haut de la façade vient compléter cet ensemble. Se trouvant sur les pentes du Carmel, il fait face à la vieille ville et à la mer.
Paul Nathan crée la Société Ezra et par cet intermédiaire achète un immense terrain dans le quartier Adar en prévision d’une future Alya. En 1912 la première pierre du Technion construite par l’architecte Berval est posée sur ce terrain. Les premières études se feront en Allemand, mais dès 1913, la guerre des langues commencera et les sionistes la gagneront car désormais on y étudiera qu’en hébreu.
En 1925, aura lieu l’inauguration du Technion en même temps que celle de l’Université Hébraïque de Jérusalem sur le mont Scopus.
Sur le même terrain, Berval construira l’école Aréali puis une troisième école, si bien que le quartier Adar deviendra le centre d’études de Haïfa. Aujourd’hui encore, sur le fanion de la ville se trouvent le bâtiment du Technion, le port, la couronne et la branche d’olivier.
Dans les années 30 puis 40 la ville s’agrandit, les immeubles apparaissent et les jardins disparaissent !…
Itine, russe et Juif qui participe à la grande révolution dans son pays comprend bien vite que ce n’est pas sa voie. Sioniste il arrive au pays en 1918, les poches pleines de diamants grâce à ses parents qui sont très riches. Il se fait construire une superbe maison « Beit Ankori » tout près du Technion. Lors de la visite d’Henrietta Szold (1860-1945) (Elle fonde le 5 mars 1933 le mouvement « Alyat Anoar » Elle adhère au groupe de « Amants de Sion » à Baltimore. Elle sera la présidente de l’organisation féminine Hadassa) au pays), Itine lui sert de guide et lui fait découvrir sa ville. Henrietta Szold, grande philanthrope, réussie à le convaincre que cette belle maison est bien trop grande pour lui et il accepte d’en faire don pour la transformer en hôpital. Elle deviendra le bâtiment de l’hôpital Beit Rothschild ; plus tard ce dernier sera déplacé et les locaux seront affectés à l’école Bousmatte.
Derrière le Technion se trouve le bâtiment qui a servi à la première conférence de la Histadroute (syndicat) d’où le nom de « ville rouge » donnée à Haïfa. Brenner prit la parole à cette occasion et Ben Gourion l’interrompit en lui disant qu’il n’avait pas la parole ; alors Brenner lui répondit « Le droit de parler : non mais le droit de crier : oui ! » La porte en fer de cet immeuble a été sculptée par Knisper Guershon et on y trouve tous les symboles du socialisme.
Knisper fait parti des Jeunes réalistes qui s’organisent en 1955 essentiellement autour de Haïfa, la plus grande ville ouvrière du pays. Ils adoptent un style délibérément provocant. En 1950, les Français construisent la ligne de métro avec six stations du haut du Carmel jusqu’à la mer. Sans pratiquement aucun passager le métro prendra le nom de carmélite qui vient de maalit (ascenceur).
-Musée de Haïfa. Il comprend plusieurs sections. L’art ancien, l’art moderne, l’ethnologie et le folklore.
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-La maison de Chagall. Le peintre y passa quelques jours en 1960. C’est aujourd’hui le siège de l’Association des peintres et des sculpteurs de notre pays à Haïfa. Expositions d’art contemporain.
-Jardins et temple bahaï. Baha U’llàh est le fondateur de la foi Bahaï; la Terre Sainte est le centre international de la nouvelle religion et Haïfa le point de concentration des pèlerinages bahaï’s. Les parcs aux motifs de tapisseries persanes et les grilles de ferronnerie aux dorures somptueuses conduisent aux temples de style corinthien qui contiennent les archives bahaïstes ainsi que les mausolées. Le sanctuaire du Bab est couronné par un dôme d’or.
Nous descendrons 700 marches qui partent du Carmel français jusqu’au Temple Bahaï. Le dôme en or représente la bague du Bab et les lumières des jardins en sont les diamants. Symboliquement ces lumières représentent la lumière qui a manqué au Bâb en prison. Les jardins persans se composent de 18 terrasses qui rappellent les 18 élèves brûlés avec le Bâb et qui ont écrit avec lui le livre de leur Foi. Chaque pèlerin doit monter une fois dans sa vie les 1.800 marches pour accéder au Temple Bahaï. La religion comprend 6 millions d’adeptes et ils prient une fois par jour en direction d’Akko car là se trouve son centre spirituel. Ils ont un jeûne de 19 jours une fois l’an. Haïfa est le centre international de la religion tandis qu’Akko est le centre spirituel. Tout comme les Druzes, les jeunes peuvent choisir leur religion à l’âge de 15 ans.
A Haïfa il n’y a ni missionnaires, ni lieu de prières, ni communauté. Un grand parking à la sortie du Temple sert aux 700 personnes qui y travaillent quotidiennement. Cent jardiniers s’occupent des jardins. A l’intérieur de l’enceinte, sorti du Temple, on trouve le Siège de la Maison Universelle de Justice achevé en 1983 qui sert de siège à l’institution suprême législative et administrative de la foi. Elle est occupée par 9 directeurs, sous contrat pendant 9 ans, et 80 employés administratifs. (Bâtiment rond avec un dôme) Les archives internationales achevées en 1957 contiennent le musée Bahaï, différents documents religieux et des reliques étalées sur sept étages dont la plupart sous terre. (Bâtiment rectangulaire avec les colonnes). Le coût de revient de cet ensemble s’élève à 250 millions de dollars, dons de la communauté internationale Bahaï. Leurs membres payent à la marie de Haïfa, l’eau, l’électricité et les impôts locaux.
En sortant du Temple nous prenons le boulevard du Sionisme. Selon les époques et les occupants les mêmes avenues prennent d’autres noms, ainsi le Bld du Sionisme fut appelé Bld de O.N.U. en son temps et Boulevard des Templiers à la fin du siècle dernier.
Le quartier du Carmel.
-Le gan Ahem ou le jardin de la mère est un parc public ou se trouve.
-Le musée préhistorique Beit Pinhas et son zoo.
-Le musée Mané Katz présente les toiles, gouaches, aquarelles, sculptures léguées par l’artiste juif français de ce nom. On visite le studio où ont été rassemblées les principales antiquités juives qu’il possédait.
De là on descend vers le nahal Lotem qui traverse une partie de la ville.
-Le musée d’Art japonais.
-La promenade Louis.
La famille Godmitsh dont le père est architecte avait un fils de 19 ans qui s’est tué dans un accident de voiture. Les parents de ce jeune homme étant très riches ont crée cette promenade dans le carmel français en souvenir de leur fils. L’entretien de cet endroit est également à leur charge.
Lorsque l’on regardait le Carmel de cette hauteur il y a 120 ans, il n’y avait que des pierres sur la montagne, et en bas, à la place de la tour qui abrite bientôt les bureaux administratifs de la ville, se trouvait la petite cité entourée de ses remparts.
Face à nous les bâtiments Zim (maritimes), au fond, les bateaux de la marine et de Tsahal et, entre les deux, le port. L’aménagement du port de Haïfa a malheureusement bouché l’accès à la mer pour tous les citoyens de la ville. Ils doivent se rendre sur les plages qui s’étalent à la sortie de Haïfa. Il est question, dans un lointain futur, très lointain même d’aménager un espace aux promeneurs avec des cafés et des boutiques mais avec la marine de guerre qui fait face au port ce projet paraît éphémère.
Sur la droite nous voyons la raffinerie de pétrole construite par les Anglais pour amener le pétrole d’Irak. Les Anglais ont laissé beaucoup de traces de leur présence dans la ville.
Près de la Tayelet (promenade) un canon et un pilier attenant rappellent le passage de l’empereur Guillaume II en Terre Sainte. Lors de son arrivée à Haïfa les Templiers le reçoivent et le conduisent sur ce promontoire pour découvrir ce panorama. En souvenir de son passage l’empereur érige ce mémorial. Lorsque les Anglais occupent le pays ils se battent contre les Allemands et jugent bon de détruire le mémorial allemand. Il a été restauré depuis deux ans
-Les terrasses des Bahaïs. Des terrasses construites par les membres de cette religion vue panoramique sur leurs jardins, leur temple, la ville et la baie. (deuxième accès au Temple Bahaï)
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-Le jardin des sculptures. Jardin dominant la ville et la baie de Haïfa orné de sculptures en bronze d’Ursula Malbin.
-Le monastère des Carmes -Stella Marias- Eglise et exposition d’antiquités. Domaine privé de l’ordre des Carmélites. Selon la bible, dans le premier livre des :
Rois, chapitre XIX, paragraphe X, il est écrit : Que fais-tu là Elie? Il répondit « J’ai fait éclater mon zèle pour toi, Seigneur, Dieu-Cebaot, parce que les enfants d’Israël ont répudié ton alliance, renversé tes autels, fait périr tes prophètes par le glaive; moi seul je suis resté, et ils cherchent aussi à m’enlever la vie. »
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Sous le cœur de la basilique se trouve une grotte dite de « l’école des prophètes »
-Le technion. Le campus regroupe un nombre important d’édifices modernes où l’on dispense l’enseignement donné autrefois au Technion de Hadar Ha Carmel. Il a ouvert ses portes en 1953-54. Il est possible de le visiter. Un centre d’accueil réservé aux touristes présente une documentation et des documents relatifs à l’ensemble des facultés.
-L’université : Fondée en 1963, inaugurée en 1970, elle est devenue autonome après avoir dépendu, pendant neuf ans de l’université hébraïque de Jérusalem. Elle domine de près de 500 mètres d’altitude la baie de Haïfa. Le musée archéologique de Réouven et Edith Hecht est une introduction excellente à l’histoire du pays.
-Nahal Ahuza. Du centre Horef, promenade de deux heures et demie dans la nature vers le nahal Ahuza. Descente vertigineuse par des centaines de marches du Carmel français jusqu’au port. Traversée d’une grande partie de la ville de Haïfa par la moshava germanit, le jardin des sculptures, le temple et les jardins Bahaï, le musée de la ville, le wadi Nisnas.
Quartier des Templiers.
L’histoire des Templiers commence à la fin du 19ème siècle, en 1869, avec le mouvement religieux chrétien dont le but est de réunir en Terre Sainte les membres de cette secte. Ils prétendent être les véritables successeurs des terres d’Israël puisque que les Juifs ont trahi Jésus. Leur aspiration est de créer dans le pays un centre spirituel qu’ils appellent Temple (sanctuaire) d’où leur dénomination de Templiers. Ce sont des protestants, agriculteurs et grands bâtisseurs.
Les premières personnes de cette secte arrivent au pays et fondent la colonie allemande de Haïfa
Visite de la ville.
Les plages de Bat Galim, Dado, Zamir et Carmel sont accueillantes, aménagées et confortables.
Le quartier du port.
-Le musée du train se trouve dans un bâtiment datant de la période turque. Il retrace l’histoire du train israélien depuis sa création en 1888. Expositions de locomotives de périodes différentes.
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-L’usine Shemen. Dans l’enceinte de l’usine se trouve le musée qui retrace l’utilité de l’olivier à l’époque ancienne selon les coutumes juives. Le début de l’industrialisation et de l’automatisation. L’industrie de l’huile dans la nourriture aujourd’hui.
Dans la salle voûtée, l’exposition développe la technologie de l’industrie de l’huile de ses débuts jusqu’à nos jours. La salle aux piliers est celle de l’utilisation de l’huile dans les temps anciens aussi bien pour les sacrifices que pour l’éclairage ou la cuisine.
Dans la salle portant le nom de Nahoum Vilboch, pionnier industriel juif de l’huile, est présentée la modernisation de l’industrie.
Dans le jardin du musée se trouve une reconstitution de pressoirs d’olives; le premier de la période byzantine, un autre traditionnel du début du 20ème siècle, un pressoir de la ville philistine d’Ekron (un des 116 qui se trouvaient dans cette ville).
-La haute tour du Dagon. Ce silo à grains comme son nom hébreu l’indique – Dagan grain de blé - a une capacité de 100.000 tonnes. La façade emprunte les éléments de sa décoration à l’Orient. Inauguré en 1955, l’édifice abrite au pied de sa tour un musée qui retrace l’histoire du stockage et de la distribution du grain depuis les temps bibliques. Une collection archéologique présente des jarres, des silos de l’ancien Israël, des pièces de monnaie, instruments aratoires utilisés à l’époque de la bible. Des maquettes expliquent le fonctionnement électromécanique du silo actuel.
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-Le téléphérique nous conduit du bas de la ville jusqu’au quartier de Stella Marias. Vue panoramique.
-La grotte du prophète Elie. Elle apparaît au pied du promontoire du Carmel. C’est ici que le prophète, fuyant le roi Achab, se serait réfugié. On l’appelle aussi la grotte des prophètes car ELIE y enseignait ses disciples au 9ème siècle avant notre ère. Une légende peu ancienne prétend que la Sainte Famille s’y serait reposée à son retour d’Egypte. Au 13ème siècle des ermites qui créèrent l’ordre des Carmes y vécurent.
-Face à la grotte du prophète Elie deux musées. Le premier est le musée de l’immigration illégale. C’est l’histoire d’un bateau clandestin AF-AL-PI-HEN (Tout de même) qui a forcé le blocus britannique à l’époque du mandat. Il retrace à la fois l’épopée des hommes qui ont forcé le blocus et celle de la marine de guerre israélienne depuis la proclamation de l’indépendance.
-Le deuxième musée, tout près du premier est le musée national maritime : Il offre une centaine de modèles réduits de haute qualité, un raccourci de l’histoire de la navigation en Méditerranée, en mer rouge et dans l’océan indien couvrant 5.000 ans.
-Le tel Shikmona. Emplacement d’un village de pêcheurs phéniciens. En 117 avant notre ère un roi d’Egypte livra bataille à Alexandre Jannée. Au 2ème siècle Rabbi Shim’on Hashikmoni (qui donna son nom au lieu archéologique) disciple de Rabbi Akkiva y vécut. On prélevait la dîme sur les fruits du sycomore en raison de l’excellence de leur saveur. Des vestiges de construction de l’époque du premier temple et des Séleucides ont été mis à jour. De nombreux vestiges (jarres, fioles pour onguents et objets destinés à la beauté féminine ont été trouvés sur place et sont exposés au musée de la ville.
-Wadi Nisnas. Quartier arabe chrétien très caractéristique. Sur ses toits nombreuses sculptures dont une représente les trois religions du monothéisme.
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Monastère des Carmes.
Au sud de Haïfa, sur la partie inférieure de la pente Ouest du Carmel qui est en roche crayeuse coule le nahal Siah. Dans cette partie du Kenion, prés du lit de la rivière, dans un coin, des ermites de l’ordre des Carmes ont élevé un monastère au 13ème siècle. Ils s’installent sur ces lieux lorsque l’armée de Saladin arrive sur le mont Carmel, près de la grotte dénommée grotte du prophète Elie et détruit un premier monastère. C’est l’une des premières fondations chrétiennes du temps des croisades le monastère était consacré à sainte Marguerite.
Cependant, bien avant, pendant plusieurs années, le nahal a été utilisé par des moines solitaires qui vivaient dans des grottes isolées.
Un peu plus loin se trouve la source Ein Messotétim que les moines nommaient wadi Siah : la vallée des martyrs car ils furent attaqués à maintes reprises par les Sarrasins et beaucoup d’entre eux moururent comme martyr pour leur foi. En 1921 les moines furent forcés de quitter la Terre Sainte.
Sur la droite des arbres fruitiers rappellent l’époque célèbre où les moines vendaient leurs fruits délicieux.
Du premier monastère (1206-1214) il ne reste que les vestiges du bâtiment central : l’église. Du coté Ouest, sur la pente du nahal on voit encore des ruines du mur ouest du monastère, il servait de parapet entre le wadi et le monastère.
Les vestiges des pressoirs découverts dans les proches environs ont été utilisés par les moines pour la préparation du vin.
Le monastère a existé à peu près un siècle jusqu’à ce que les musulmans le détruisent et avant l’installation des croisés.
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Visite du quartier Adar
Le premier quartier juif de Haïfa.
C’est grâce aux Templiers que nous avons de belles avenues dans la ville comme le Boulevard Carmel, rebaptisé Ben Gourion, avec ses 33 mètres de largeur. Avant l’arrivée des Templiers, Haïfa était une toute petite ville entourée de remparts. Le quartier Adar a été construit en 1940. Il est maintenant protégé par la société. « Shimour et Chikoune » (protection du bâtiment)
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Au numéro 12 de l’avenue Ben Gourion se trouve la maison de Shumakher Gottlieb occupée plus tard par Sir Oliphand. Un peu plus loin sur la gauche, nous trouvons l’entrée du wadi Nisnas.
Hertzl, dans son livre « terre neuve ancienne » décrit très bien ce que sera la future ville. Le visionnaire imagine la ville telle qu’elle est aujourd’hui avec son port et la zone industrielle dans le bas de la ville, les maisons et les jardins sur les hauteurs. Lors de la deuxième Alya, les Juifs débarquent à Haïfa et s’installent dans le centre, au quartier Adar. On est en 1908, le quartier grandit, le Technion et le quartier Géoula voient le jour.
Après la première guerre mondiale, les Anglais agrandissent le port pour en faire le plus grand port du Moyen-Orient. Ils lui donnent le nom de Comité d’Adar Acarmel.
La ville de Haïfa se trouve sur les pentes du Carmel, elle se compose de trois parties : la chaîne du Carmel, la ville basse et Adar Acarmel. Le premier quartier juif de la ville s’est construit autour de la rue Herzl. En 1834, un Anglais débarque du port et voit deux hommes converser devant la porte de la ville, il leur demande alors où est la ville de Haïfa et à sa grande surprise il voit une enceinte avec quelques maisons !... c’était alors toute la superficie de la ville. Jusqu’en 1860, personne ne pensa sortir des remparts pour y habiter.
L’architecte Koffman bien connu à Jérusalem et à Nahallal, entreprend ici, la construction de nouveaux quartiers en 1924. Tout comme en Europe, les maisons seront entourées de 2/3 de leur superficie par des jardins, c’est une loi anglaise qui sera respectée très longtemps. Ainsi les quartiers d’Herbert Samuel, Newe Shaananim, Bar Galim et Acarmel sont fondés ainsi que le jardin Benyamin, dons de Baron de Rothschild. L’architecte Berval construit au milieu de ce jardin un salon de thé où toute la classe mondaine se retrouve. C’est l’endroit le plus apprécié de la ville où, aux sons d’un orchestre, les gens viennent danser. C’était l’occasion de mettre de jolies toilettes avant de s’y rendre. On est au début des années 24. Face au salon de thé, le théâtre de la ville.
En 1929, puis en 1936 et 39 les émeutes des Arabes débutent et on commence à construite des centres commerciaux dans le quartier d’Adar pour que la population ne prenne pas de risques à faire ses courses dans le quartier du port. Alors, tout ce quartier qui contenait plus d’espaces verts que d’habitations se transforma petit à petit en quartier commercial.
Dès les années 60-70, la classe supérieure de la ville change d’appartements pour monter sur les hauteurs du Carmel, plus on est riche, plus on monte ! L’Alya des Russes est massive à Haïfa, ils empêchent d’autres Arabes de s’y installer.
Avant la période du mandat britannique Haïfa comptait moins de 20.000 habitants, en 1948, 30 ans plus tard on en comptait 140.000, moitié Juifs, moitié Arabes. Pendant la guerre de 48, Tsahal encercle en deux jours les Arabes de la ville et à la fin de la guerre d’indépendance il ne reste plus que 5.000 Arabes à Haïfa. Aujourd’hui la ville compte 230.000 habitants dont 75.000 Olim Hadashim et seulement 10% d’Arabes soit 30.000. Les Russes ont formé la plus grande Alya dans la ville depuis 10 ans.
Rue Ménahem Ussiskhin. Comme son nom l’indique un des membres de Hovévéi Tsion (Organisation des Amoureux de Sion) a aussi acheté une maison à Haïfa dans la rue qui porte son nom (il en a une à Tel-Aviv bien que travaillant à Jérusalem)
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Toujours selon la loi britannique, en plus 2/3 de d’espaces verts autour d’une construction, la façade doit être recouverte en pierre de taille, tout comme à Jérusalem, ceci entre 1924 et 1929.
En 1929, l’usine Nesher ouvre ses portes et là les Juifs se trouvent devant un problème. Si on ne construit pas les maisons en béton, l’usine n’aura ni rentabilité, ni ouvriers. La direction se tourne vers les Anglais pour trouver une solution avec eux. Il est déclaré alors officiellement que seule la façade devra être construite en pierre de taille. Dans les années 30, en Europe, l’art nouveau apparaît. En Allemagne l’école d’architecture et d’arts Bauhaus ouvre ses portes et lorsque qu’elle fermera ses portes en 1933 les élèves viendront s’installer au pays. C’est un nouveau style de construction qui apparaît en Israël et bien sûr à Haïfa. Le style est totalement différent et des maisons orientales qui ont des arches, des angles, des fioritures de partout, on se retrouve maintenant avec des lignes droites.
Au numéro 5 de la rue Jérusalem, existe un bel exemple de maison en pierres de taille, c’est celle du peintre Meirowitch qui vécut ici dans les années 50 avec sa femme Yéhoudit, écrivain qui écrivit entre-autres : Rue des marches faisant allusion à la ville de Haïfa. La famille a eu beaucoup d’ennuis avec son toit et chaque année ils devaient faire appel à des ouvriers arabes qui leur sabotaient le travail volontairement afin de revenir l’année suivante, pour gagner de l’argent, ceci pendant plusieurs années de suites.
Le centre Castra.
Il porte le nom d’un site archéologique fouillé il y a 5 ans lors des débuts des travaux d’un tunnel qui devait traverser la ville pour arriver au carrefour Tsheik-Post. Castra fut une très grande ville prospère durant la période byzantine, du 4 au 5ème siècle jusqu’à la conquête musulmane au 7ème siècle de l’ère chrétienne. On y a découvert plusieurs habitations dont plusieurs très cossues, des puits, des canalisations, des pressoirs à vin, des pressoirs d’olives, des réservoirs artificiels, deux basiliques avec des parterres de mosaïques colorées. La ville industrielle comprenait 14 pressoirs à vin qui donnaient 200.000 litres de vin par cycle et 11 pressoirs à huile qui fournissaient 8.000 litres d’huile d’olives. On suppose que la majorité de cette production était expédiée par terre et par mer. Les objets les plus précieux ont été déposés au musée Rockefeller à Jérusalem.
Face à ces vestiges recouverts, un grand centre d’arts s’est ouvert l’année dernière. A l’entrée une sculpture ressemblant à un totem représentante l’histoire de Hag Gadia. Face à elle un immense amphithéâtre où sont donnés des spectacles en plein air. Une série de peintures a été faite par Eric Brauer dans son atelier d’Atlit et a été posée au-dessus de l’entrée du centre. Au milieu une immense peinture sur la création, à sa droite plusieurs peintures des divers versets du pentateuque et à sa gauche des peintures représentant la période des Juges.
A l’intérieur, le plafond du centre est exceptionnel par sa lumière et son art. C’est grâce à une technique de béton mouillé dont Brauer garde le secret que nous avons l’impression que la salle est éclairée par la lumière du jour. Cette peinture, de couleurs bleue et blanche uniquement représente l’histoire de Salomon.
Dans le centre plusieurs galeries de peintures et sculptures dont la principale contient quelques objets trouvés dans le site archéologique mitoyen. Le centre n’a malheureusement guère de succès auprès du public aussi quelques magasins commerciaux commencent à y voir jour.
Les femmes célèbres de la ville.
Augusta Victoria.
Lors de son arrivée dans le port de Haïfa en 1898 les Templiers reçoivent l’empereur allemand Guillaume II et sa femme ; ils les conduisent sur le promontoire de la promenade Louis pour leur faire découvrir le splendide panorama et en souvenir de leur passage ils érigent un obélisque. En son honneur l’adjoint du consul turc donnera le nom d’Augusta Victoria, impératrice d’Allemagne, au bosquet de pins et de caroubiers qui se trouve près de ce mémorial sur les hauteurs de la ville.
Guillaume II participera à la rencontre entre Hertz et son adjoint et le gouvernement turc qui siégeait alors dans le pays. Le deux novembre 1917, 18 ans exactement après le rendez-vous d’Herzl et de Guillaume II a eu lieu la déclaration Balfour
Keller, adjoint au consul allemand en Israël et futur consul, reçoit des terres pour ses besoins sur les hauteurs du Carmel. Pendant plus de 20 ans, les Français qui occupent le Carmel à la hauteur du monastère Stella Maria se battront contre les Allemands pour construire des routes parcourant la ville. En fin de compte les Français devront dédommager les Allemands de la somme énorme de 17.000 francs de l’époque pour la construction des routes de la moshava germanique.
La femme Fonvervat : Le couple Fonbervat arriva en voyages de noces en Israël pour visiter le pays. Lors de leur voyage entre Nazareth et Jérusalem le mari meurt soudain d’une crise cardiaque. Sa femme, seule, perdue, ne parlant pas la langue du pays se retrouve en pleine détresse. Elle se tourne alors vers les Templiers de la ville de Haïfa pour chercher du secours. Elle trouve en leur communauté aide et compassion et la communauté accepte de payer l’enterrement de son mari qui à l’époque leur coûta 7.000 dollars. De retour chez elle, elle demande aux Templiers de lui construire une maison pour avoir un pied à terre en Israël et elle leur fait don d’une belle somme d’argent pour les dédommager des frais causés par l’enterrement. Ils acceptèrent de lui construire une maison où elle ne vint qu’une fois par an. Cette maison à été la première maison du quartier du Carmel à part l’hôtel qui existait déjà, ce sera le futur quartier des Templiers. Les Arabes appelaient sa maison « la maison de la Dame »
Le deuxième bâtiment construit par l’architecte Bervald sera le deuxième hôtel pour les pèlerins protestants.
Sur 20.000 croyants protestants 1900 seulement vinrent s’installer au pays.
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Léa Gottberg
En 1930 Keller vend à Ruppin la maison et ses terres que Léa et Itsrak Gottberg lui rachèteront en 1920. Là ils recevront tous les artistes et la bohème de la ville et l’endroit sera très recherché.
Rachel.
Lors de leur Alya Rachel, avec l’argent de son mariage en 1918 fonde à Vilna une maison d’études juives non connue du gouvernement.
C’est grâce au Templier Schumarrer que nous devons les fouilles du Tel Megiddo. Architecte et archéologue il s’installe dans la maison de Rachel, plante beaucoup d’arbres fruitiers autour de sa nouvelle demeure. De ses neuf enfants, une seule restera au pays et finira ses jours dans un hospice de vieillard où elle écrira un livre sur sa jeunesse. Bien que le livre ait une tendance très chrétienne, il retrace exactement l’ambiance de ce nouveau quartier des Templiers à Haïfa.
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Komera.
Schneider Komera construira un hôtel pour les pèlerins en 1893 mais le bâtiment est laissé à l’abandon car personne n’y arrive. Francis Newton le rachète et en fera un centre missionnaire pour arabes et chrétiens, les missionnaires traversèrent toute la Galilée pour influencer la population ; elle et sa sœur étaient contre le sionisme. En 1914, elle retourne en Allemagne pour un voyage de courte durée mais au moment où elle décide de rentrer au pays, c’est la première guerre mondiale et les Anglais lui refusent l’entrée au pays.
C’est James Rothschild de la société Pikai qui, en 1948, rachètera le local pour en faire un centre de communauté juive. Le destin joue souvent avec les divers bâtiments construit dans le pays, car celui là aussi passa d’un centre chrétien à un centre juif.
Face à cette immense bâtisse, un bosquet a été planté à la mémoire de la reine Victoria mais il a changé de nom pour prendre celui de Mania Shohat. Aujourd’hui le bâtiment sert de cinémathèque.
Gallerie Yos.
L’artiste s’est installée dans une des maisons des Templiers qu’elle a restaurée. Elle expose ses œuvres ainsi que celles d’artistes de la ville. Elle fait beaucoup d’objets en verre.
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23/08/2008
LES SHOMRONIM.
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Les Samaritains se considèrent comme de vrais juifs. Ils ne reconnaissent que la Torah et le Livre de Josué qui succède immédiatement au Pentateuque. Leur lieu saint est le mont Guérizim en Samarie où ils affirment qu'Abraham tenta de sacrifier Isaac et que Salomon construisit le Premier Temple. La communauté samaritaine, estimée à 600 membres, une survivance de l'ancien peuple samaritain, prétend descendre des dix tribus perdues. Environ 50% d'entre eux vivent dans le village de Kiryat Luza près du sommet de 'la montagne' ; l'autre moitié, des citoyens israéliens, vivent dans leur petit quartier de Houlon près de Tel Aviv. Ils parlent arabe dans la vie quotidienne et se servent d'une forme archaïque de l'hébreu dans leur liturgie. Ils sont, semble-t-il, les seuls Samaritains au monde.
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Le mont Gérézim et la communauté samaritaine.
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Selon la chronique des Shomronim ils feraient partie des dix tribus perdues et seraient des descendants des tribus de Ménashé, Eprhaïm et Lévi. On les appelle Shomer (qui se traduit : garder) car ils sont les gardiens de la religion ancienne d’Israël. Ils gardent la culture du peuple d’Israël depuis les temps bibliques et leur écriture est de l’ancien hébreu qu’ils lisent et n’emploient que pour la lecture sacrée du Shépher Thora. A l’occasion des fêtes et des Shabbathot ils portent une tenue ressemblante à celles des Bné Israël dans temps les plus reculés.
Au moment du retour des Juifs à Jérusalem lorsque le gouverneur Cyrus permit aux Juifs de reconstruire le Temple (538-515) les Samaritains revinrent en grand nombre de Babylone où ils étaient exilés, pour s’installer en Samarie du Sud.
La rupture entre les Juifs et les Samaritains se produisit au 6ème siècle avant l’ère chrétienne. A leur retour d’exil en 583, les Juifs jugèrent que les habitants de Samarie qui avaient épousés des Gentils, ne pouvaient plus prétendre au titre de Juifs. De leur côté, les Samaritains, très attachés aux enseignements judaïques anciens, rejetèrent les idées nouvelles acquises par les juifs durant les 49 années passées à Babylone.
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D’autres sources rapportent que la séparation commença à la période du deuxième Temple lorsque les Samaritains voulurent construirent une partie de ce Temple et que les Juifs refusèrent en décrétant qu’ils n’étaient pas Juifs et n’appartenaient pas au peuple juif. C’est là que la communauté samaritaine construisit son Temple sur le Mont Gérézim.
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En 167 avant l’ère chrétienne le roi syrien de la dynastie des Seuleucides, Antiochus III persécuta les Juifs et les Samaritains. Une partie de l’aristocratie samaritaine de Sichem envoya au roi un mémorandum déclarant qu’ils n'étaient pas Juifs mais d’origine phénicienne et qu’ils déploraient le fait que leurs ancêtres avaient adopté la superstition juive (observant le Chabbath, le culte du D. anonyme, etc.…) et que c’était par erreur compréhensible et regrettable que les gouverneurs du roi les traitaient comme des Juifs, alors qu’ils étaient tout à fait différentiels d’eux et innocents et, en conséquence, ils demandaient l’autorisation de nommer leur Temple du D. anonyme Temple de Zeus. Le roi dona alors l’ordre au gouverneur d’accepter leur demande et de ne plus les considérer comme des Juifs.
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Yohanan, chef des Asmonéens (134-63) se tourna vers le Nord et occupa Sichem et ses environs. Il démolit entièrement le temple samaritain, situé sur le mont Gérézim.
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En 112, Yohanan pensa que le moment était venu d’agrandir encore son territoire. Il attaqua la Samarie, la ville hellénistique des Samaritains, qui était la seule forteresse hellénistique qui restait dans la région montagneuse, au sud de la grande vallée de Jezréel. Les Samaritains demandèrent de l’aide à Antiochus IX qui arriva à leur secours mais ils furent défaits par les fils de Yohanan qui poursuivirent son armée en fuite jusqu’à Beit-Chéan. Quatre mois plus tard Samarie tomba aux mains des Juifs et fut complètement rasée.
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Les Samaritains se révoltèrent aussi contre les Romains et, dans la bataille du Mont Gérézim, ils furent défaits et une douzaine de mille d’entre eux tombèrent sur le champ de bataille. Trois jours plus tard après sept semaines de siège et une résistance acharnée, les Romains occupèrent la forteresse de Iotapata où ils massacrèrent presque toute la population qui s’y trouvait, à savoir une dizaine de milliers de personnes.
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Sur le mont Gérizim ; la présence chrétienne s’intensifia durant l’époque byzantine, un des héritages en sont les ruines d’une église octogonale construite par l’empereur romain Zénon, au 5ème siècle. Les vestiges d’une mosquée et d’un château remontent à Saladin.
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Au 4ème et 5ème siècle la communauté samaritain comprenait un million deux cent milles âmes qui étaient dispersés dans les montagnes et les villes du pays, du sud du Liban au nord de l’Egypte mais principalement autour du mont Gérézim. Les différents gouvernements contraignirent la population à se convertir et les persécutèrent jusqu’en 1917 où il ne resta que 146 âmes.
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Au début du 9ème siècle, Abou El Fatah, principal chroniqueur des Samaritains, raconte en détail leurs souffrances. Les attaques répétées des conquérants musulmans vont peu à peu saper cette puissance, en particulier les Abbassides et surtout le Calife Al Ma’amun (813-833) qui détestaient les Samaritains et les persécutèrent. Les Samaritains étaient fort nombreux lors de la conquête musulmane et il semble que leur puissance se soit maintenue jusqu’au 19ème siècle.
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Les révoltes des Samaritains se succédèrent ce qui montre bien la force de cette secte. Elles en entraînèrent finalement le déclin. La plupart de leurs places fortes ont été détruites au cours des guerres incessantes qui opposèrent à l’armée Abbasside au 9ème siècle divers groupes d’opposants. Au cours de ces difficiles périodes de nombreux Samaritains ont été tués, d’autres se convertirent à l’Islam et un certain nombre émigra vers l’Est.
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Depuis la création de l’Etat d’Israël la communauté des Samaritains a pris un nouveau départ grâce au soutien du pays et commence à s’épanouir.
Naplouse ou Chrem, sur un plateau au-dessous du mont Gérizim et à Houlon.
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Les Samaritains considèrent que le mont Gérizim répond mieux à la description d’Abraham que le mont Moriah et ils ont érigé un temple concurrent du Temple de Jérusalem sur cette hauteur stratégique.
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Une synagogue moderne a remplacé le temple détruit par un tremblement de terre en 1927. Elle abrite une ancienne Torah écrite en hébreu ancien : Les cinq livres de Moïse (le pentateuque) est la seule partie des Ecritures que les Samaritains ont adoptée. Moïse est donc le seul prophète. Cette Torah serait une copie fidèle des paroles de Moïse donc la plus vieille Torah au monde. Les universitaires cependant, considèrent que ces éléments les plus anciens n’ont pas été écrits avant les 10-12ème siècle.
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Les Samaritains célèbrent leurs fêtes annuelles sur l’emplacement de l’ancien temple rival de celui de Jérusalem, il en est ainsi pour la fête de Pâques en avril, le soir précédent la lune de Nissan. (Avril) Ils respectent à la lettre la loi de Moïse concernant l’égorgement, la cuisson et la préparation de l’agneau pascal. Seul un Samaritain peut-être mis en contact direct avec l’animal sacrifié mais les visiteurs sont autorisés à regarder la cérémonie.
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Ils respectent sept fêtes.
I) Pessah avec le sacrifice de quarante moutons et les galettes qu’ils fabriquent eux-mêmes. -2) La fête des matzot. -3) Chavouot.- 4)Rosh-Ashashana. -5) Kippour. Toute la communauté jeun même les enfants. Dès que la mère finit d’allaiter, l’enfant est en état de jeûner, il en est de même pour les personnes âgées ou malades, aucune dérogation n’est acceptée. -6) Souccoth. Le toit de leur cabane est entièrement recouvert de fruits et non de feuilles de palmiers. -7) Simra-Thora.
Les Shomronim se répartissent entre le mont Guérizim et Houlon. Ils appartiennent en tout à cinq familles :
Les Cohen, (les prêtes) Altif, Tsédaka, Tsasoni et Malriv.
Ils n’ont qu’un seul prophète : MOISE.
Ils ne croient que dans la Thora écrite seulement.
Ils ne trouvent leur croyance que dans le Mont Gérézim car c’est le choix de D. Le mont de la bénédiction et de la présence divine.
Le jour où sera achevé la louange des Justes et où les pécheurs seront punis (la venue du messie)
Il n’y a qu’ 1% de non religieux et l’apprentissage religieux est dans l’éducation et non dans la force.
Les mézouzot ne se mettent pas sur le linteau de la porte comme chez nous mais au-dessus de cette dernière enjolivée d’un dessin.
Chaque maison et chaque synagogue accroche à ses murs la prière de « Ecoute Israël »
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La communauté de Houlon.
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Ils sont Shomer Shabbat – Shomer à la cacherout – Shomer de la Thora.
C’est avec celle du mont Gérézim, les deux seules communautés existant en Israël en deux parties identiques. Un nombre insignifiant vit en dehors du pays. A Houlon, les Shomronim vivent dans un quartier de maisons basses fermé sur lui-même qui ressemblerait un peu aux quartiers de Nahlaot de Jérusalem.
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Le nom de Shomron vient du mot Shomer qui veut dire garder (la Thora) et non pas de la région qui porte son nom. C’est grâce Itsrak Ben Zvi qui fit une étude sur cette population que la communauté de Houlon s’est rassemblée, ils étaient éparpillés un peu partout dans le pays et Itsrak Ben Zvi leur proposa de se regrouper pour ne pas perdre leur identité. En 1954, il leur proposa l’aide du gouvernement s’ils acceptaient de fonder un quartier et ils acceptèrent des terrains dans la ville de Houlon.
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Les fêtes qui ne sont pas inscrites dans la Thora comme Pourim et Hanoukka ne sont pas connues des Shomronim.
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Shabbath.
Ils sont unanimement religieux, respectent le Shabbat ; Ce jour là, ils restent entre eux, dînent de bonne heure et vont visiter la famille très proche, parents, oncles et cousins. Ils rentrent se coucher très tôt car ils se lèvent à trois heures du matin pour la première prière. A leur retour ils commencent la lecture de la parasha de la semaine et la commente puis vers huit heures ils prennent leur petit déjeuner.
Ils ne se servent pas de plaque chauffante (ils mangent froid), n’ont pas de montre pour gérer l’électricité (ils vivent sans lumière) et débranche le frigidaire.
Tous les kipot, les talits et les robes que portent les hommes le shabbat sont identiques pour éviter la différence de classe sociale.
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Pessah
Toute la communauté de Houlon est accueillie par celle du mont Gérézim et ils passent les huit jours de fêtes ensemble. La vieille de Pessah toute la population habillée de blanc attend le grand Cohen pour la cérémonie officielle qui rappelle la sortie d’Egypte. Le grand Cohen égorge un nombre de brebis suffisant pour nourrir tout le monde, elles sont ensuite cuites et mangées avec les mains sans autre forme de couverts. Ce qui n’est pas consommé est brûlé sur place. Ils fabriquent leurs matzot eux-mêmes. La cérémonie commence à midi et doit être terminée avant le coucher du soleil.
Avant la guerre des six jours, des accords avaient été passé avec les Jordaniens pour permettre à la communauté de Houlon de se rendre dans la communauté du mont Gérézim.
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Souccoth
La Souccah se fait à l’intérieur de la maison, en plein cœur du salon car il n’est écrit nulle part dans les cinq livres de la Thora que la Souccah doit se faire à l’extérieur. Les Juifs dans le désert faisaient leur souccoth à l’extérieur par obligation. Les fruits sont accrochés au plafond avec dans son cœur Le cédrat et tout autour des rangées de grenades, de citrons, d’oranges, de pamplemousses et de coings. Après la fête les fruits sont distribués aux nécessiteux. Les quatre espèces de Souccoth (le palmier, le cédrat, le myrte et le saule) sont apportées en un seul exemplaire à la synagogue le jour de la fête.
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Kippour
Tous les membres de la communauté jeûns, petits et grands compris les bébés dès l’instant où ils sont sevrés. Le bébé peut alors avoir un ou deux mois. Il est très difficile pour les parents d’accepter cette idée mais ils respectent à la lettre les cinq livres du Pentateuque et aucune raison médicale, sociale, ou autre n’est acceptée. Jusqu'à présent on ne connaît pas de cas catastrophique où un enfant aurait été gravement malade à cause du jeun.
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La Britt Mila
Elle a lieu le 8ème jour après la naissance du garçon obligatoirement, rien n’influence cette tradition pas plus la jaunisse qu’une autre maladie.
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La Bar Mitsva
Les enfants étudient la Thora à l’école maternelle et dès l’instant où l’enfant a une connaissance totale du Houmach il est Hatan Thora. L’âge peut varié entre 6 et 30 ans mais la moyenne d’âge des Hatan Thora est 6 -7 ans.
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La pureté
Tous les mois les femmes qui ont leurs règles sont isolées dans une pièce à part et sont exemptées de travaux ménagers. Les femmes qui accouchent d’un garçon sont isolées pendant 40 jours. 7 jours pour l’écoulement du sang et 33 jours pour la pureté. Elles occupent un appartement indépendant, sans aucun contact familial. Un des membres de sa famille lui apporte à manger tandis que le reste de la famille s’occupe des autres enfants en bas âge et des taches ménagères. Les femmes qui accouchent d’une fille sont isolées pendant 80 jours. 7 jours d’écoulement de sang et 66 jours de pureté. Elles sont libres de faire ce qu’elles veulent en s’occupant toutefois du bébé mais elles peuvent sortir librement, se promener ou même voyager.
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La cacherout
Les Shomronim ne mangent de la viande que si elle a été tuée par le grand prêtre du mont Gérézim. Il faut que la bête soit tuée selon les règles inscrites dans la Thora. Ils n’achètent jamais de viande à l’extérieur et n’en mange jamais au restaurant. Ils ont le droit de manger dans n’importe quel restaurant cacher ou non à condition de na pas commander de viande. Ils attendent 6 heures après avoir mangé de la viande pour manger des laitages et 4 ½ pour manger de la viande après les laitages.
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Deuil.
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Les morts sont enterrés au cimetière de giv’at Shaoul à Jérusalem. Le deuil dure 7 jours.
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Mariage
Au mont Gérézim, les Shomronim se marient qu’entre eux mais à Houlon ils se marient aussi avec des Juifs. Si la fille se marie avec un jeune homme juif, ce dernier doit se plier aux règles des Shomronim car il est écrit dans la Thora que le fils appartient au père, il doit donc s’intégrer au sein de la communauté et abandonner sa judaïté. Si un garçon se marie avec une jeune fille juive, elle peut garder son identité juive mais les enfants rentreront dans la communauté du père. Les mariages mixtes sont appréciés par les Shomronim car la densité de la population est si minime que les mariages entre eux donnent des enfants dégénérés.
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Le calendrier
Le calendrier samaritain est un calendrier lunaire. Tous les 19 ans il y a 7 années embolismiques. Ils décomptent à partir de la rentrée des Bné Israël au pays de Canaan. L’an 2000 correspond à l’année 3638, année où les Bné Israël rentèrent au pays. Les mois des Shomronim commencent le premier mois parallèle au mois de Nissan et se terminent le douzième mois qui est en parallèle au mois d’Adar. Le dernier mois de l’année embolismique est appelé : la signature de l’année.
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La synagogue
Les hommes et les femmes prient ensemble dans la même pièce sans aucune séparation. Ils se déchaussent avant de rentrer dans la synagogue comme il est inscrit dans l’exode lorsque Moïse rencontre son beau-père Jétro dans un lieu saint et qu’il se déchausse pour y rentrer. Ils n’ont pas besoins de minyan mais une kipa sur la tête. Ils ne mettent pas de téphilines car le cuir n’existait pas à l’époque de la Thora. Le Shéper Thora est écrit en hébreu ancien (qui ressemble fortement à de l’arabe) et n’est utilisé que pour la lecture dans la synagogue seulement car c’est une écriture sainte, en aucun cas on ne peut l’utiliser pour parler.
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Le prêtre
C’est toujours un descendant de la famille des Cohen et celui qui remplace le prêtre disparu qui est le plus âgé de la communauté qui dirige l’office.
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23/08/2008
LE MUSEE DES POUPEES A ARAD
Prenons nous le temps de regarder ou de penser ce qu’est une poupée avant de jeter celles de nos enfants ou de nos petits enfants dans un coffre à jouets ? J’ai eu la chance de me rendre à Arad où j’ai découvert un monde exceptionnel, celui qui, grâce à de véritables artistes créateurs, m’a fait rêver
C’est aux temps des Egyptiens que les premières poupées apparaissent et seulement en 1700 que les premières poupées de cire voient le jour.
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(L’article ci-dessous est un article trouvé sur d’Internet)
La poupée phonographe EDISON a été mise sur le marché en 1889 avec une tête en porcelaine Simon & Halbig allemande. Le petit phonographe se tourne à la main, la vitesse étant régularisée par un petit volant d'inertie en plomb. Les cylindres de cire, d'un diamètre trop grand pour leur petite longueur, n'ont pas résisté à la dilatation du mandrin porte-cylindre. Les nouveaux que je fabrique possèdent une armature métallique. Edison fabriqua la première poupée qui parle !
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L'apparition de la poupée Barbie, en 1959, peu après Lolita (1955), semble avoir marqué une rupture, un changement dans les pratiques sociales liées à l'enfance et dans la socialisation des petites filles, car elle substitue une poupée femme à une poupée enfant
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L'apparition de la poupée Barbie en 1959 c'est-à-dire la substitution d'une poupée femme à une poupée enfant marque une rupture dans la socialisation des petites filles. Pur produit des années 1950, la poupée Barbie s'adapte à toutes les décennies qui suivent car elle est avant tout le symbole d'une société de consommation qui sait récupérer toutes les modes, même celles qui paraissent les plus avancées. Elle est aussi le symbole du simulacre dans un monde qui est de plus en plus le monde du faux-semblant.
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Barbie est née d'une copie d'une poupée allemande, Lilli, créée au début des années 1950 et présentée à la foire de Munich. Le couple Handler qui reprend l'affaire après le départ de l'associé Mattson est décrit en ces termes : « Elliot le créatif et Ruth la commerciale ; le couple impose rapidement Mattel comme fabricant de jouets réputé aux États-Unis, mais aussi à l'étranger, tandis que Ruth parcourt en effet l'Europe à la recherche d'idées et de contrats. L'histoire raconte que c'est lors d'un voyage en Allemagne qu'elle découvrit en 1955 un personnage de bande dessinée très populaire : Lilli. Et Lilli, conçue au départ comme un personnage pour le quotidien allemand Bild Zeitung, devint une poupée pour adultes ». Le conte de fées n'est pas abandonné pour autant : « Plus tard, en voyant jouer sa fille avec des figurines de carton qu'elle habillait, Ruth aurait eu l'idée de créer une poupée en trois dimensions dans laquelle la petite fille pourrait se projeter : une poupée mannequin avec de vrais vêtements et de vrais accessoires. Le célèbre concepteur Jack Ryan eut ensuite le privilège de la façonner et de lui créer son inimitable silhouette fine et élancée qui fit son succès » (document Mattel France, Barbie, Histoire d'une star). C'est ce que reconnaît enfin l'ouvrage de Billy Boy, Barbie, Her Life and Times (1987).
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Le 20ème siècle développe toutes sortes de poupées en toute matière et de tous les genres.
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Le musée des poupées.
Dans la zone artistique d’Arad Miri et son mari Edouard ont ouvert un musée des poupées. Elle nous a reçus dans la grande salle où ils exposent leurs travaux.
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Edouard, de son côté façonne des petites sculptures en bronze qui ne sont pas forcément des poupées, son travail est très spécial car il travaille selon sa vision des choses et non pas devant l’objet qui se trouve devant lui. Exemple Cervantès à cheval est très maigre et dans le relief de sa sculpture on peut voir des couverts et à la hauteur du cou de petites gamelles pour se nourrir. Edouard travaille des plaques de cuivre qu’il martèle sur l’envers ce qui complique son travail car il doit marteler en sens inverse pour que nous puissions voir son travail à l’endroit.
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Un exemple de son travail minutieux est la sculpture d’un oiseau de proie relativement grand qui est en position de vol ; en s’approchant de cet oiseau on peut admirer le travail des 6.000 plumes qu’il a façonnés une à une, ce qui lui a pris deux bonnes années.
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Edouard aime la nature et l’a respecte, habitant d’Arad il va souvent se promener dans le désert environnant et là il cherche son inspiration ; un jour il ramassa tout bêtement un morceau de racine d’arbre qui lui a plu et l’a ramené chez lui. Après l’avoir bien étudié et sans en avoir changé la forme générale il en fit un ange avec des ailes.
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Edouard a fabriqué aussi des poupées en porcelaines, une série de six poupées avec pour sujet la « Commedia Del Atte », deux en porcelaine de Majorque, deux en Terre glaise et les deux dernières en porcelaine classique.
enfant d'Arad - symbole du musee
Trois autres poupées de la « Commedia Del Atte » ont été faites par Edouard Shruster, comme Gabriel le chauffeur de l’équipe théâtrale ou encore Goldoni celui qui écrivait les pièces, ces poupées sont articulées donc on peut s’amuser délicatement à changer la position de leurs membres, assises sur un fauteuil de l’époque, elles nous invitent à regarder leurs spectacles…
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Une autre sculpture en métal de l’artiste est un taureau qu’il a fabriqué grâce à des vestiges de vélos ou d’autos.
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Les poupées de Miry Leibowitch. On s’aperçoit tout de suite que Miri vit son travail, c’est elle qui pendant une longue heure passera de poupée en poupée pour nous les faire découvrir et aimer. Venue de Roumanie, elle s’est installée à Arad avec son mari où elle vit depuis de nombreuses années. Passionnée par son métier, cette femme souriante, avenante pourrait nous raconter indéfiniment l’histoire de ses poupées.
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Ce musée est sûrement le seul musée au monde qui existe car toutes les poupées que nous voyons dans cette salle sont uniques, elle est seule à les fabriquer et pas une est la copie conforme d’une autre. Elles sont en papier mâché et colle, les vêtements aussi sont uniques, elle les coud un par un de la robe à la dentelle qui la garnit, du costume à la chemise, assortissant les couleurs et les tissus. Certaines de ses poupées ont des cheveux naturels qu’elle obtient grâce à des contacts chaleureux des gens d’Arad qui lui apportent les cheveux de leurs enfants ou d’adultes lorsqu’on leurs coupent. Les mains, les pieds et les ongles des poupées sont travaillés avec minutie et on peut en apercevoir tous les détails de près, l’ensemble bien proportionné sans aucune faute de symétrie.
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Elle est aussi en relation avec un dentiste qui lui fournit des dents dont il n’a plut l’utilité donc les poupées ont même des dents naturelles !... Les yeux sont en verre.
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La première série de poupées qu’elle nous présente sont des poupées de petites tailles avec tous les éléments fournis ci-dessus avec en plus un atout de taille. Miri a photographié des enfants dans les rues d’Arad avec la permission de leurs parents et d’après ces photos elle a fabriquée ses poupées, donc chaque poupée est unique avec le visage d’un enfant de la ville. Miri a choisi la poupée d’un petit garçon éthiopien comme logo pour son musée. Il lui faut quatre mois pour fabriquer une de ses poupées.
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Miri a été traumatisé pendant la période le l’intifada, elle lisait les journaux et elle était catastrophée de tous ces attentats, là lui est venu l’idée d’une sculpture. Elle a collé les coupures de journaux sur un énorme croissant de lune de sa fabrication et à cheval sur ce croissant de lune elle a installé trois personnages semblables à califourchon avec un visage et un corps de déportés et sur chacune des têtes elle a inscrit des mots de paix, une en hébreu, le deuxième en arabe, le dernier en langue latine. Elle a exécuté ce travail avec du papier de verre très fin (numéro 000) ce qui lui a demandé deux ans de patience.
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Comme son mari, Miri aussi a été très influencé par la troupe théâtrale de la « commedia Del Atte » et a reproduit plusieurs personnages comme le pantomime, le docteur Lorenzo clown du roi le seul qui pouvait se permettre de critiquer sa Majesté, Mélancolie, tarentelle et Puccinella. Elles ont des lentilles anatomiques faites par un ophtalmologue de sa connaissance ce qui nous donne l’impression que ces poupées nous regardent droit dans les yeux où encore qu’elles nous suivent du regard.
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Le premier succès de Miri a été ses poupées en acrylique et bas de nylon, c’est grâce à elles qu’il y a 35 ans Miri, elle fit sa première exposition à Tel Aviv dans la plus grande galerie de l’époque, la galerie 13 et demi.
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Miri a crée la reine Vashti qui est un personnage du Livre d'Esther. (Au début du récit, elle est l'épouse du roi de Perse, Assuérus, avant d'être répudiée pour avoir refusé de se présenter devant lui et ses convives lors d'un festin.) Une des plus belles poupées du musée par sa ressemblance avec la reine, sa prestance et surtout son regard. Les cheveux, la robe, les bijoux, les bas, les chaussures de cette création sont une véritable reproduction miniature d’une dame de l’époque.
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Miri et Edouard font des expositions dans le monde entier qui ont d’énormes succès, ils vendent aussi leurs poupées dans plusieurs musées à l’étranger qui atteignent des sommes très raisonnables mais 90% de leur clientèle est israélienne et lors des expositions dans les villes du pays la demande de poupées est considérable, ils livrent à domicile les poupées après les expositions dans des demeures qui sont dignes de leur travail.
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23/08/2008
LE NEGUEV OCCIDENTAL ET GOUSH KATIF.
I) Le musée de l'eau et de la sécurité du Neguev.
a) Alya dans l’implantation de Nir’am.
Le kibboutz Nir’am a été fondé en même temps que l’installation des premières implantations dans le Nord du Néguev en janvier 1943. Le forage qui était défectueux se trouvait au centre du sommet, et la pompe enterrée fonctionna pendant six semaines puis s’arrêta encore toutes les six semaines. Le verger s’est retrouvé sec et il fut impossible de conserver le terrain. Par manque d’eau dû à cette pompe les pionniers ont dû vendre la terre au K.K.L
b) La découverte de l'eau sur leslieux.
Deux essais de forage tentés par les pionniers du kibboutz échouèrent. A la fin de l’année 1943, ces derniers font appel à un géologue nommé Picard qui cherche et trouve à l’Est de l’implantation l’endroit exact où forer un puits. Après la découverte d’une eau potable, Picard découvre également un autre point de forage du côté Ouest. Grâce à la découverte de la nappe aquifère, sur une ligne large de plusieurs kilomètres, les pionniers ont commencé à organiser des programmes de développement du désert du Néguev selon les plans de l’ingénieur des eaux, Simha Balas. Les programmes ont été préparés par le docteur Arthur Ruppin, d’après son imagination, la veille de son départ pour le congrès sioniste de 1939. Grâce à la découverte de l’eau et aux intuitions de Lévy Eshkol et Pinhas Sapir, (deux personnes bénéficiant d’immunité qui dirigèrent la Société des eaux) 3 forages ont été percés au Nord de la large ligne que découvrit le professeur Picard et trois forages au Sud. Ici, sur ce sommet, à Nir’am, a été construit un bassin de 1000 mètres cubes et un régulateur de pompe.
c) Elévation des implantations du Neguev.
Trois postes d’observation (Mitspot) dans le Néguev du sud - Gvoulot, Beit Eschel et Révivim - s’implantèrent la même année que Nir’am. A la fin de Yom Kippour, en 1946, lors d’une opération spéciale, 11 nouvelles implantations et les trois points d’observation se montent dans une partie importante du Néguev. Le général Yosseph Avidar s’établit à Nir’am pour diriger l’ensemble des manœuvres. En règle générale, le lieu géographique de Nir’am devient le centre porteur de la sécurité. Nir’am est voisine de deux routes principales : Yaffo-Gaza et Yaffo-Beer-Shéva. De son sommet, on pouvait observer tous les alentours, ainsi que les 5 implantations voisines qui ont été crées à la même période. Ordre de leur fondation : Dorot en 1941, Gever-Am en 1942, Nir’Am, Béerot-Itsrak, Yad Mordéhaï et Rohama en 1943. A ce moment Nir’Am devient aussi le centre d’état-major de la Haganna qui y fixe, stabilise et consolide dans son Hatzer la direction du pétrole du Néguev. Déjà, depuis 1944, se trouvait sur place une liaison unique de radio, un bataillon de soldats (Shomrim) et le bureau du commandant local.
d) L’eau : Source de vie des implantations.
La solution du problème d’approvisionnement d’eau dans les villages du Néguev a été possible grâce à la facilité des voies principales qui traversent ce désert d’Est en Ouest. Sur ces routes d’une longueur de 200 km², on avait placé 6 canalisations. Elles ont été faites grâce à la récupération du stock d’armes londonien racheté aux Anglais lors de la deuxième guerre mondiale. Les Anglais se servaient de ce matériel pour éteindre des incendies. La construction de l’aéroport central du Néguev et de ses courriers a été mise en place grâce aux conditions de vies nouvelles dans la région, comme le soulagement d’avoir de l’eau, le sentiment de sécurité du aux Shomrim, les canalisations et leur surveillance (à cause des vols et des sabotages). Ainsi la sécurité de la liaison avec les implantations du Néguev dans ces jours de siège et la difficulté des communications s’avéra plus facile.
Nissan, membre du kibboutz, se trouve avec nous à l’intérieur du réservoir d’eau qui sert aujourd’hui de musée. Il nous raconte sa vie qui est également l’histoire de la création du kibboutz et l’importance de l’eau dans cette région du Néguev.
Né à Odessa, il va de ville en ville pour atterrir dans l’école hébraïque de «Gordonia». Là, il apprend que la situation au pays est catastrophique et décide d’y venir avec ses compagnons. Il arrive à Réhovot, Giv’at Akibboutzim, en 1936 et commence à travailler dans des vergers. A l’époque tout manque en Israël, le sucre arrive du Canada et la nourriture d’Europe. Haïfa est déjà un grand port, on y trouve de nombreux grecs qui apprennent aux jeunes pionniers à travailler dans les docks. Puis Nissan s’enrôle dans l’armée, dans le bataillon de Mishmar Ashalom, et il terminera sa carrière en tant que général. Il a la possibilité de s’installer à Haïfa qui devient la ville verte mais son ambition est de fonder un kibboutz dans le Néguev. Bien que le K.K.L. ne possède pas de terres dans la région de Nir’am, lui et ses compagnons s’entêtent et obtiennent gain de cause. Ils commencent à forer un puits à une profondeur de 130 mètres pour essayer de trouver de l’eau. Il faut imaginer cette région, sans un arbre, sans un brin d’eau, sans ombre, sans aucune implantation, sans aucune vie quelconque, un désert plus désert que celui d’aujourd’hui. Et c’est ainsi que ce sont crées les onze implantations du Néguev dans la nuit du 5 au 6 octobre 1946, à la sortie de Yom Kippour : Arim, Beeri, Gil’on, Hatsarim, Kfar-Darom, Mishmar Hanéguev, Névatim, Nirim, Kadima, Shobel et Tékouma. 300 camions et 1.100 personnes ont participé à cette opération.
En 1941, le kibboutz Dorot se fonde et en 1942, Kfar-Am, Yad-Mordéhaï, Rohama et Nir’am en 1943. Ce dernier kibboutz sera le centre de communication le plus important du pays. Le premier janvier 1943, 20 pionniers, dont 4 femmes arrivent sur place pour y vivre. A ce moment là, 1/3 de la population juive doit se porter volontaire pour être incorporée dans l’armée anglaise et un tirage au sort a lieu. On demande des personnes parlant la langue roumaine ou hongroise afin de les envoyer vers les pays de l’Est. On rejoint ici l’épisode des parachutistes avec Hanna Shenesh et de ses compagnons.
Les membres de la commission de l’O.N.U. en 1947 se rendent sur place pour définir le partage des terres entre les Juifs et les Egyptiens et pour cela, ils arrivent à Nir’am. Là, à l’époque, les pionniers ont réussi à faire pousser des glaïeuls ! Ces deniers font visiter aux personnes de l’O.N.U. l’implantation et montrent au juge suédois le parterre de fleurs qui pousse dans le désert, après quatre ans seulement d’installation dans la région. Ce dernier pense tout bêtement que les membres de l’implantation ont mis quelques fleurs en terre, sans racines, pour l’impressionner. Aussi, il se penche, tire une fleur et la déracine ! Le résultat est concluant, car, c’est grâce à ces glaïeuls que ces terres appartiennent aujourd’hui à l’état d’Israël.
Nir’am a été un point important avec son petit aéroport, son centre de télécommunications et l’eau. Il a été le centre d’entraînement du P.a.l.m.a.h. Les Egyptiens ne manquent pas d’attaquer le bassin collecteur d’eau, principale source de vie des pionniers. Nir’am plante et récolte du coton.
2) Saad.
Refuge face à Gaza. Le bâtiment qui servait de tour de garde au kibboutz Saad et le seul vestige qui reste. Les obus qui ont atteint le kibboutz en 1947 l’ont entièrement détruit et cette tour avec ses traces d’obus est le seul témoin du kibboutz qui a été crée à cette époque dans le Néguev. Ce lieu a été fondé en souvenir des trois kibboutzim religieux : Béero-Itshrak, Saad et Kfar Darom. Saad est la seule des implantations du Néguev qui s’est maintenue pendant la guerre d’indépendance face à l’armée égyptienne qui était équipée de tanks et d’avions, tandis qu’ils ne possédaient que de l’armement léger. Ils vécurent dans des abris, sans eau et sans nourriture pendant le siège qui a duré de longs mois. Les batailles sont retracées dans l’exposition.
La confiance que les pionniers avaient en Dieu les a aidés et ils se sont sentis fort cette saison là, pour traverser cette période difficile.
»ושמרו כרועה עדרו «
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Le musée se trouve dans le seul bâtiment qui reste du kibboutz après les explosions et les obus qui sont tombés ici pendant la guerre d’indépendance.
Le lieu est consacré aux trois kibboutzim religieux de la région : Beerot-Itsrak, Saad et Kfar Darom qui étaient là grâce à l’obstination des pionniers face à la grande et moderne armée égyptienne équipée de la tête aux pieds. Ces kibboutzim leur ont fait face, sur une seule ligne de défense, comme tous les kibboutzim qui ont été dans le même cas, ceux qui ont formé les frontières du pays.
Sur les murs de la pièce du rez-de-chaussée sont affichés les événements du kibboutz Saad. Les photos et les télégrammes authentiques de la période de la guerre d’indépendance nous apprennent les différentes périodes dangereuses des combattants qui se sont battu ici, pratiquement sans armes, sans eau et sans nourriture. Lorsque tout a été détruit autour d’eux ils ont été contraints de vivre jour et nuit dans des abris souterrains.
Au premier étage un son et lumière retrace l’ambiance tendue qui régnait ces jours là, dans la région et dans l’ensemble du pays. 27 implantations étaient alors installées dans le Sud. Elles étaient occupées par 1000 juifs quand, dans la bande de Gaza seulement, vivaient 150.000 Arabes. La vidéo retrace aussi l’arrivée d’eau du Néguev, artère importante pour la vie des implantations sans qui, elles n’auraient pu être fondées ; elle raconte les activités du Palmah ; les anxiétés dues au siège et tous les autres problèmes posés à l’époque.
Le toit : On peut y découvrir une vue panoramique, la même qu’a observé le pionnier qui était de garde ici, le matin historique où s’est déclenché la guerre d’indépendance. L événement incroyable qu’il a vu se dérouler sous ses propres yeux : Comment l’armée anglaise a abandonné notre pays à jamais et comment, d’autres parts, l’armée égyptienne a pénétré et s’est préparé à conquérir le pays.
Les panneaux indicateurs nous font découvrir tout le panorama environnant : Les frontières de Gaza, la mer Méditerranée, la bande de sécurité électronique, les postes d’observations des points d’eau, (ceux de l’ennemi et les nôtres), le passage frontalier à côté de Nahal-Oz, les pompes d’Askélon et bien entendu les implantations qui sont aujourd’hui sur les terres d’Israël.
L’histoire de la création des implantations dans cette région est encore surprenante aujourd’hui. Des pionniers qui avaient pour rêve de s’installer dans le Goush-Katif ont reçu des terres du K.K.L. Aidés des membres des kibboutzim voisins ils ont préparé dans le plus grand des secrets toute l’ossature et tout le matériel pour fonder de nouveaux ychouvim. Puis le jour de Kippour arriva et tous le respectèrent. Les Anglais étaient relativement tranquilles sachant que les Juifs observaient ce jour de jeun. Une minute exactement après la sortie de Kippour, tous les membres des kibboutzim et les nouveaux venus se sont réunis et ont monté onze nouvelles implantations dans le courant de la nuit. Les Anglais tout comme les Arabes égyptiens n’ont pas encore compris comment cet événement s’était produit. Les Anglais ont reçu des remontrances de la part de leur gouvernement, mais c’était déjà trop tard.
Les implantations juives du Néguev se sont donc retrouvées avec une population juive de 1.000 habitants face aux Egyptiens qui atteignaient le nombre incroyable de 150.000. Les Juifs attaqués de tous les côtés demandent du secours à leurs confrères et on leur envoie les seules personnes disponibles, en l’occurrence des Olim Hadashim qui n’avait que leur bonne volonté pour les aider. On ne savait rien d’eux, à peine leur nom, il était impossible de leur expliquer quoique ce soit car il ne comprenait pas un mot d’hébreu ; c’est à peine si on connaissait leur prénom, pourtant ils ont combattu. L’eau manquait encore dans la région et chacun n’avait droit qu’à 2 verres d’eau par jour et par personne pour sa propre consommation. Plus tard, lors de la création du Movil Haharsti, on installa sous terre d’énormes canalisations pour l’arrivée d’eau. Les armes provenaient à l’époque de Tchécoslovaquie. 22 combattants sont morts pour avoir voulu sauvegarder les canalisations d’eau. Plus tard, lorsque les Egyptiens se rendirent compte de l’importance des services de renseignements des Juifs et de la quantité d’armes, ils ont eu peur et reculèrent. De là, le chant de Moshé Vilinski que chante Shoshana Damari sur le kibboutz de Saad.
La synagogue.
Elle a été construite en 1963 et a la forme d’une basilique du moyen-âge. Deux professeurs en archéologie se sont déplacés spécialement à Eilat et à Jérusalem pour envoyer à Saad des pierres de taille pour sa construction. Avec cette pierre, un artiste français prénommé Yoel proposait de faire des mosaïques murales, abstraites, qui représentaient les six jours de la semaine. Le tabernacle a été, lui-aussi travaillé et fabriqué par les membres du kibboutz. Un autre artiste a refusé de faire la séparation des hommes et des femmes par une cloison ordinaire en bois et fabriqua une séparation qui représentait les psaumes de la Thora ; travail au fer à souder. Plus tard, par manque de place, un autre membre du kibboutz agrandit la synagogue et, ce même artiste conçut la mosaïque la plus grande du monde. Il mit un an à la fabriquer et grâce à son travail il est rentré dans le guide du record. La mosaïque a été travaillée avec une matière spéciale anticorrosion venue de l’étranger, les couleurs et les teintures sont en quantité innommable. Cette mosaïque se trouvait dans les locaux de la Compagnie Générale Electrique (Hévrat-Hachmal), de l’usine de la mer morte. Le directeur a tenu à offrir cette mosaïque à ses employés pour améliorer leurs conditions de travail.
700 personnes, dont 250 membres, 150 couples environ et 300 enfants vivent dans le kibboutz de Saad. Se joignirent à eux des personnes venues des Etats-Unis qui étaient là provisoirement, le mouvement de jeunesse « Tnou'ot Noar » et un oulpan. Le kibboutz est spécialisé dans la conversion au judaïsme. Les personnes intéressées viennent étudier ici, pendant une période d’un an, de septembre à septembre et obtiennent leur conversion après des études et des examens de fin de cycle. Le kibboutz se charge de tout, Brit-Mila, Bar-Mitsva et mariage. Il arrive que le père et le fils fassent leur Brit-Mila ou leur Bar-Mitsva ensemble… Les Juifs qui étudient n’ont pas d’examens de fin d’études à passer, les non-juifs, oui, pour la seule raison qu’ils doivent s’assurer que l’avenir du nouveau couple juif connaisse les valeurs du judaïsme et s’engage vers un avenir solide.
Sarah, notre guide, nous raconte un peu sa vie. Elle fait partie d’une famille les plus anciennes au pays : les Rivlin. 8ème de la génération Rivlin, ses petits enfants atteignent à la dixième. Dernièrement, la grande famille a décidé de tenir un congrès à Jérusalem ; pour cela ils ont affrété deux Jumbos des Etats-Unis qui sont arrivés plein de Rivlin…. Sarah a été infirmière puis et s’occupe maintenant des déjeuners dans la salle du restaurant du kibboutz. C’est grâce à elle que le musée a été fondé.
Les enfants étudient au kibboutz jusqu’en troisième. Ensuite ils vont en internat à Yavné. Le kibboutz vit des ressources d’une usine de plastique qui fabrique du polyéthylène qu’ils envoient à l’étranger. Il s’occupe également d’agriculture principalement de carottes qui sont réputées pour leur saveur mais qui coûtaient 10 à 15 % plus chère que les autres carottes. Ils produisent des pommes de terre qu’ils expédient aussi à l’étranger avec des avocats, des citrons, des amendes, du maïs, des oranges. Ils ont une étable avec des vaches et ont obtenu le deuxième prix de la plus grande et de la plus belle étable du pays grâce à la quantité et à la qualité de lait que les vaches fournissent. Il y a même des spécialistes qui sont venus de Hollande et d’Italie pour apprendre à fabriquer toutes sortes de produits laitiers.
Gan Akaktus.
Il se trouve dans l’enceinte du kibboutz et il est impressionnant par la hauteur et la qualité de ses plantes. On s’y promène dans des petites allées où l’on découvre la plus grande variété de cactus du pays. On peut imaginer toutes sortes de formes en voyant ces plantes. C’est un membre du kibboutz, Yossef Brénhared qui l’a crée et qui l’entretient.
3) Béerot Itsrak.
En 1943 des pionniers religieux ont fondé sur cette terre, le groupe de Beerot-Itsrak, comme le point juif le plus au sud du néguev.
Les années suivantes, cette implantation a servi de base pour les activités des autres implantations et de la Haganna.
Le 15 mai 1948, avec l’invasion de l’armée égyptienne au pays, les obus ont commencé à tomber sur l’ychouv pendant plusieurs semaines.
Le 15 juillet 1948 les Egyptiens attaquent le kibboutz avec un bataillon de force d’infanterie, de tanks et de blindés et enfin avec l’artillerie et l’aviation. Les défenseurs étaient au nombre de 120 dont 30 femmes. Lorsque le château d’eau a été touché, l’eau s’écoula et avec la terre se transforma en boue qui inonda les postes de garde. L’ennemi ouvrit une brèche au Nord et réussit à pénétrer dans quelques maisons de l’implantation. Les défenseurs se fortifièrent dans une ligne de défense intérieure pour freiner l’ennemi dans la bataille, leur envoyèrent des grenades pendant des heures jusqu’à ce que vienne le renforcement qui fit fuir les Egyptiens d’ici.
17 combattants sont tombés dans cette bataille, de nombreux ont été blessé et le ychouv est devenu un amas de ruines.
Nahal-Oz fut le premier établissement du nahal à être devenu en 1951 un kibboutz permanent ; il est édifié sur l’emplacement de Béerot Itshrak (les puits d’Abraham, en souvenir du patriarche en quête d’eau dans cette région et aussi de Rabbi Nissenbaum). Le kibboutz originel ayant été détruit en 1948, ses habitants s'établirent sur l'emplacement de l'ancienne colonie allemande des Templiers de Wilhelma, près de Lod. -Guide bleu -
Un mémorial se trouve à l’emplacement exact où a été fondé le kibboutz de Béerot-Itsrak. Près du château d’eau, seul vestige existant, un panneau indique le nom des 17 morts du kibboutz religieux morts pour sauver leur pays lors de la guerre d’indépendance.
Nitsarim.
Nous avons dû attendre une demi-heure au barrage de Karmi car c’est un convoi militaire qui nous encadre pour y arriver à Nitsarim. Quatre Jeeps avec plusieurs soldats armés à l’intérieur nous forgent le passage jusqu’à l’implantation. 3 Jeep devant, une derrière, les civils au milieu nous traversons pendant quelques bonnes minutes (qui paraissent longues) la bande de Gaza qui est aujourd’hui territoire palestinien. En un clin d’œil, nous passons d’un pays occidental, Israël, pour se retrouver dans un pays oriental ou la médiocrité saute aux yeux. Heureusement l’arrivée à Nitsarim a été un havre de paix.
Nitsarim était une implantation juive, religieuse du Goush Katif. Les membres de l’Ychouv travaillaient en grande partie à l’extérieur. Les autres, s’occupaient d’agriculture, principalement de salades qui poussent dans le sable et dans des serres. Nitsarim se trouvait en bord de mer mais la population avait interdiction de s’y rendre car il appartenait à la Bande de Gaza. De plus, pour être sure que les juifs n’iraient pas s’y baigner, les Arabes leur envoyaient les égouts de leurs villes.
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C’est une toute jeune fille de 18 ans, faisant son service militaire, qui nous a servi de guide pendant deux bonnes heures. Nous avons fait avec elle et en voiture le tour de l’implantation où nous nous sommes bien rendues compte de la situation. Sous nos yeux, les fils de fer barbelés formaient les frontières, l’endroit où les Arabes passaient pour attaquer les juifs il y a quelques années, nos soldats qui étaient là, en poste, sur leur tour de garde. De ce point d’observation, nous avons pu regarder une partie de la bande de Gaza et de ses villes. L’implantation grandissait puisque nous y avons vue de nouvelles maisons se construire et un peu plus loin un camp militaire, toujours à l’intérieur de Nitsarim. Nous avons eu un accueil très chaleureux et des documents nous ont été photocopiés et envoyés sur notre demande.
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23/08/2008
TIBERIADE - Première partie
La ville elle-même ayant peu d’intérêts touristiques nous nous promènerons autour du lac qui lui, a de très nombreux lieux historiques juifs ou chrétiens que nous départagerons en trois parties : Juive – pionnière – chrétienne. Cette première partie nous la consacrerons aux sites juifs.
Quelques renseignements sur la région.
Le lac de Tibériade, Kinnereth en hébreu est le lac le plus grand et le plus impressionnant du pays avec ses 21 Km de long et ses 12 Km de large. Il est connu sous le nom de mer de Galilée ou mer de Ginnosar. En Hébreu il s’appelle le Kinnereth parce qu’il a la forme d’une kinor, ou d’une lyre.
Les quatre villes saintes d’Israël sont les quatre fondements de la création du monde : Tibériade c’est l’eau, Sfat l’air (le spirituel) Jérusalem le feu et Hébron la terre.
Tibériade du mot hébreu Taboun désignerai le nombril, situation de la ville au centre de l’orient biblique, carrefour spirituel et historique. Une des quatre villes saintes du judaïsme les sages des premiers siècles s’y consacrèrent à l’étude des textes où naquit la Guémara, ensemble de traité que composeront avec la Mishna, le Talmud. Regroupant une population de 40.000 habitants Tibériade devint, du 2 au 4ème siècle le foyer de la vie académique juive.
Tibériade est une station climatique réputée depuis l’antiquité et aujourd’hui une station balnéaire à la mode. Les sources thermales ont déterminé sa vocation historique. Elles proviennent de la manifestation du volcanisme et des secousses sismiques.
Il est certain qu’au Paléolithique la région était habitée : C’est dans la vallée de l’Amoud qu’on découvrit les ossements de l’homme de Galilée. Les traces les plus anciennes remontent à environ 5.000 ans.
La première référence écrite nous est fournie par le livre de Josué, lequel fait mention des cités de Ziddim, Zor, Hammat, Taqquat et Kinnereth relevant du territoire attribué à Naphtali. Salomon, roi d’Israël profita également des sources thermales.
Les tombeaux de plusieurs grands sages de la tradition juive sont enterrés ici; entres autres l’éminent philosophe du 12ème siècle, Moïse Maimonide et l’érudit autodidacte et martyr, Rabbi Akkiba.
Lorsque Tibériade fut fondé par Hérode Antipas vers l’année 20, elle ne réussit à attirer ni juifs, ni chrétiens pratiquants, car ils la considéraient impure, la croyant construite sur un ancien cimetière juif. Mais finalement aussi bien des raisons économiques que la purification symbolique de la ville par un rabbin respecté eurent raison de cet état de choses.
Siège du Sanhédrin : Après la destruction du Temple de Jérusalem en 70 le peuplement juif de la ville se développe Une grande yeshiva est ouverte par Rabbi Yohanan.
A la veille de la conquête arabe en 636, Tibériade est devenue, après Jérusalem le plus grand centre chrétien. Au 12ème siècle, une bataille opposant Musulmans et croisés détruisit la ville. Tibériade se repeupla mais fut de nouveau réduite en cendres en 1837, cette fois-ci par un tremblement de terre. Quelques juifs religieux reconstruisirent la ville, et, jusqu’en 1948, ils y vécurent paisiblement à côté de leurs voisins arabes, qui abandonnèrent la ville au moment de la guerre d’indépendance.
Dahar El Omar et la renaissance du 18ème siècle.
En 1738 Dahar El Omar « Le progressiste » invite les juifs à revenir; ils restaureront pour son compte les murailles et le château. A la fin du 19ème siècle les juifs de Tibériade composeront le quart de la population israélite de Palestine. C’est en 1777 qu’apparaît le nom de Taboun pour désigner Tibériade. Comme au moyen âge il semble que juifs et musulmans vivent dans un climat de compréhension réciproque : cette situation prévaudra jusqu’à l’époque du mandat britannique.
Au 19ème siècle Ibrahim Pasha, souverain d’Egypte fait restaurer les remparts et fait reconstruire l’établissement des bains en 1833. Quatre ans plus tard le tremblement de terre ne laissera qu’un amas de décombres sous lesquels auront péri 700 personnes.
En 1918, les troupes britanniques l’occupent, le 20 septembre le général Allenby y fait son entrée.
Les destructions répétées de la ville expliquent la pénurie de vestiges de son passé flamboyant. Quelques ruines de tours de croisés parsèment encore ses rives et une mosquée du 18ème siècle se dresse dans le square principal.
Première des villes libérées en 1948. Le 19 avril les Arabes abandonnent la ville aux Israéliens plus nombreux qu’eux. C’est la première conquête du jeune pays, un mois presque avant la proclamation de son indépendance. (Renseignements du guide bleu)
La ferme de Shoshana
Meïr est né en 1934 à Herzlya, il a été combattant dans la brigade 101 des croiseurs et un des héros qui ont fondé la « brigade des croiseurs parachutistes » ; il en a été l’un des premiers commandants.
Meïr a passé sa jeunesse dans le kibboutz d’Ein Harod et il passait tous ses moments de libre dans la nature, au milieu des fleurs. Ces sorties l’ont poussé à découvrir le pays jusqu’à ces frontières.
En 1952, Har Tsion et sa soeur Shoshanna qui avait à peine 14 ans allèrent se promener autour du Kinnereth, du côté de la frontière syrienne qui à l’époque était sans problèmes mais ce jour là ils furent arrêtés et envoyés à la prison de Kuneitra puis à Damas. Ils furent libérés un mois après par l’O.N.U et la croix rouge. Plus tard, il alla avec son amie Rachel Saboraï dans la ville interdite du Jourdain : Pétra. Plusieurs jeunes Israéliens voulurent faire ce même voyage et bon nombre d’entre eux y perdirent leur vie, eux revinrent sains et saufs.
Il s’engagea dans la brigade NAHAL pout entraîner les incorporés et ne fut pas satisfait de son travail qui manquait d’activités. A la même période se créa la brigade 101, brigade de commandos dirigée par Ariel Sharon et grâce au nom qu’il s’était fait dans la brigade NAHAL il fut accepté et avec le temps devint commandant de la brigade des parachutistes. Ariel Sharon écrivit un article élogieux sur lui : « Après très peu de temps Meïr est devenu le combattant le plus audacieux de la brigade 101, un excellent croiseur et peut-être le meilleur dirigeant de Tsahal. Sur les recommandations de Moshé Dayan, chef d’Etat Major, il fut accepté comme officiers sans suivre le parcours réglementaire. C’est un cas exceptionnel et unique à l’époque de Moshé Dayan.
Le 23 décembre 1954 Har Tsion, sa soeur Shoshanna et Oded un de leur ami qui avait 18 ans partirent en excursions dans le désert de Judée. Oded et Shoshanna furent tués par des bédouins de la tribu Rachida et leurs corps ne furent retrouvés que six semaines plus tard dans un terrain appartenant aux Jordaniens. En réaction à ce drame Méïr et ses amis de la brigade 101 Yoram, Zeev et Amiram se rendirent dans la tribu des bédouins et en assassinèrent quatre. Meïr fut arrêté et emprisonné et pour donner l’exemple Moshé Sharett demanda qu’on lui fasse un procès mais grâce au soutien de Moshé Dayan et de Ben Gourion ce dernier fut annulé
En 1955 Har Tsion est à la tête de 70 combattants des croiseurs parachutistes, pendant cette période, en septembre 1956 Har Tsion fut blessé à la gorge et à la jambe et commençait à étouffer lorsque le docteur du bataillon Moshé Agmon l’opérât sur place, en plein champ de bataille, sous les tirs, et lui sauver la vie.
Moshé Dayan aussi écrit qu’a son avis Meïr Har Tsion a été le meilleur soldat de Tsahal.
Meïr Har Tsion s’est installé dans une propriété qu’il a nommée du nom de sa soeur Shoshanna, au nord de Beit Shéan sur le lieu nommé l’étoile des Vents. Etant infirme de guerre (il parle mal et a des problèmes à sa jambe) il a reçu du Ministère de la Sécurité ces terres qui sont devenues sa propriété.
Hammat Tibériade.
Situés à 2 Kilomètres au sud de la ville de Tibériade, cet endroit est réputé pour son S.P.A, la tombe du rav Baal Aness et le parc national où se trouve les superbes mosaïques et les vestiges d’une synagogue de l’époque du Talmud et de la Michna.
Har Kinnerteh.
Ce sont des terres réservées aux plantations de mangues, d’oliviers et de palmiers dattiers appartenant au kibboutz Kinnereth. On ne connaît pas l’origine de l’espèce de dattier planté ici c’est pourquoi on l’appelle en arabe majoul (Almoni ou orphelin) mais c’est le plus réussi de toutes les espèces de dattiers plantés en Israël. Le dattier et le bananier ont les mêmes particularités ; chacun d’entre eux a une pousse qui se fortifie pendant trois ou quatre ans et après ce laps de temps on la coupe pour la replanter ce qui donnera un futur dattier, l’arbre mère ne fournit plus de fruits et meurt. La pépinière de Rosh Hanikra est spécialisée dans les plants de palmiers dattiers car ils poussent beaucoup plus rapidement par cette méthode et le rendement est bien meilleur que l’ancienne manière où il fallait attendre quelques années avant de couper la pousse, de la replanter pour que l’arbre grandisse.
Le dattier demande beaucoup d’eau, il aime l’eau de sources, le soleil et la chaleur ; dans ces conditions il peut grimper vers le ciel et atteindre à l’âge de 40 ans et une hauteur respectable. Il est facile à dépoter et à rempoter, il accepte bien toute acclimation ce qui permet aux pépiniéristes de les vendre facilement. Tout comme la banane, pour l’aider à se développer on lui donne toutes sortes de vitamines et de soins intensifs.
La source de Porya.
Elle se trouve sur le shcvil Israël entre Hatzer Kinnereth et le mont du même nom. On peut y accéder également par la nationale 90, près de la plage Berniki, le chemin de randonnée de 4 Km passe par l’hôpital de Porya avant d’aboutir à cette source. Il y a une dizaine d’années un membre du moshav de Kinnereth, Israël Noah Tsoler fit une demande au K.K.L. pour aménager les lieux autour de cette source.
Ses origines : 1.500 ans avant l’ère chrétienne, Touthmès VI, pharaon d’Egypte conquiert Israël et aménage un relais près de cette source. Sa conquête s’inscrit sur une tablette qui se trouve dans un musée égyptien.
Yéoshoua Binoun, (Josué) de la tribu Nephtali conquit le pays et s’implanta avec sa tribu autour de la source de Porya.
Les Arabes nomment l’endroit Kadesh du nom d’une ancienne ville juive Kadesh (ville refuge) mais qui selon certains archéologues se trouverait en haute Galilée.
Dans le chapitre quatre et cinq de la Bible, on retrouve l’histoire de la prophétesse Dvora qui partit d’ici, de Kadesh (ou Porya) pour combattre Siséra.
La ferme de Porya
Porya se partage en trois parties : Le haut du village : Porya Ilit, une auberge de jeunesse : Porya un centre de jeunes et l’ancien Porya : Porya Noar Aoved
En 1914 des Juifs américains de saint Louis en Amérique, achetèrent les terres à Porya près du lac de Tibériade dans le cadre de « l’Association des Propriétés », pour y fonder une ferme agricole basée que sur des champs d’amandiers. Selon leur projet les membres de l’association seraient montés au pays dès l’instant où les arbres auraient donné leurs premiers fruits et chacun d’entre eux aurait reçu une parcelle de terre pour la travailler mais le projet tomba à l’eau à cause de la première guerre mondiale. A la fin de cette guerre ils essayèrent de renouveler leur expérience mais des difficultés financières les arrêtèrent et ils abandonnèrent définitivement les lieux en 1929. Seule la grande maison à étages en pierre de basalte de Shimon Goldman qui conçut l’idée de ce projet reste encore visible à ce jour.
Un groupe de pionniers y planta des caroubiers, des amandiers, du coton et des oliviers malgré le peu d’eau que fournissait cette source. D’autres pionniers qui arrivèrent de Krakow et de Vilna tentèrent de s’installer à cet endroit mais ils devaient descendre, accompagné de leurs ânes, chercher de l’eau dans le lac de Tibériade en un va et vient continuel. Plusieurs groupe de pionniers essayèrent tout à tour de s’installer près de cette source mais les conditions de vies étaient si dures que, tous, abandonnèrent. D’après la commission de contrôle de l’époque il avait été établi l’impossibilité de la création d’une implantation dont le rendement serait susceptible de fournir des bénéfices.
Les bâtiments furent abandonnés et pour finir un marginal, pacifiste et végétarien s’installa sur place et mourut de malaria. C’est au moshav de Kinnereth que furent attribuées en dernier ressort ces terres et ils y plantèrent une espèce spéciale d’eucalyptus qui permet aux abeilles de se nourrir et de fabriquer du miel. En 1973, un avion fantôme israélien fut attaqué et touché par les Syriens et les deux aviateurs rentrèrent au pays tout en évitant de se poser sur une des moshavot de la région ; grâce à leur talent, ils atterrirent sans trop de dégâts près de cette source et ils sortirent indemnes de l’avion.
Ein Yob ou Ein Yaoub.
Six sources d’eau salées qui jaillissent à la hauteur de Tabha ont été déviées par un canal d’une longueur de 21 kilomètres qui longe le Kinnereth. L’eau salée se jette dans le Jourdain non loin du site de Yardénit.
Le long de la promenade de Kfar Nahoum, près de l’église de Tabha, se trouve un escalier qui mène vers le lac et vers la cascade artificielle cachée de la source d’Ein Nour (lumière) haute de deux mètres et demi qui sort en force de la roche. A mi chemin, les vestiges archéologiques de la piscine des moines sont encore visibles. Les moines habitaient au-dessus, sur les flancs de la montagne et descendaient régulièrement pour venir chercher de l’eau.
La synagogue de Kfar Nahoun.
Ils se rendirent à Capharnaüm et, à l’entrée du Shabbat, Jésus pénétra dans la synagogue et se mit à enseigner. (Marc 1 : 21)
Les ruines d’une grande synagogue ont été identifiées pour la première fois en 1866 au cours d’une étude effectuée par le capitaine Charles W. Wilson, un cartographe britannique. La datation de la synagogue de Capharnaüm, partiellement reconstruite en 1926, continue à faire l’objet d’une controverse. Ce qui est certain, c’est que l’imposante ruine n’est pas la synagogue mentionnée dans l’Evangile de Marc, bien quelle semble avoir été construite sur le site d’un édifice plus ancien datant du 1er siècle.
Construite en roche calcaire blanche importée sur des fondations de basalte, elle adopte un plan identique à celui de la synagogue du IVe siècle de Chorazim (Korai, à 4 kilomètres au nord), et de la synagogue de Baram (au nord de la Galilée) qui date du IIIe siècle, mais la décoration architecturale de l’édifice de Capharnaüm est bien plus recherchée, avec des chapiteaux corinthiens et des reliefs en pierre finement sculptés (feuilles de vigne et de figuier, motifs géométriques, aigles, etc.). La sculpture en relief d’un chariot représente peut-être l’Arche d’Alliance portative. Les visiteurs sont parfois déconcertés par le fait que la décoration architecturale comprend aussi des svastikas (croix gammées inversées) ; mais il s’agit d’un motif géométrique courant à l’époque.
L’inscription du 4ème siècle en araméen figurant sur l’une des colonnes brisées mentionne le nom du donateur Halphou, fils de Zebida. Ces noms sont cités dans le Nouveau Testament sous leur forme grecque (Alphée et Zébédée). La synagogue, telle quelle apparaissait en 381, fut décrite par la pèlerine espagnole, Lady Egeria, qui rapporta que l’accès à l’édifice s’effectuait par une volée de marches, et que le bâtiment était en pierre taillée. La splendeur même de la synagogue de Capharnaüm a alimenté la controverse concernant la date véritable de la construction.
Plusieurs théories ont été avancées. Les témoignages en faveur du 4ème siècle se fondent en partie sur les monnaies et poteries découvertes sous le sol. Les partisans d’une date antérieure - le 2ème siècle - soutiennent que celles-ci ont pu être abandonnées au cours de réparations et reconstructions ultérieures, probablement après le tremblement de terre de l’année 363. Il se peut aussi que la synagogue ait été construite durant le court règne (361-363) de l’empereur Julien l’Apostat qui correspond également à la date du tremblement de terre.
La synagogue et l’église ont, toutes deux, été détruites au début du 7ème siècle (un peu avant la conquête arabe de 636). Compte tenu des tensions persistantes entre les communautés chrétienne et juive, on a suggéré que l’église avait peut-être été démolie durant l’invasion perse de 614, et que la synagogue avait été détruite 15 ans plus tard, à titre de représailles, durant le bref rétablissement de la domination byzantine. Si c’est le cas, il est bienvenu de signaler que l’une des premières rencontres modernes du dialogue interconfessionnel entre chrétiens et juifs se soit déroulée en 1942 dans les environs de Tibériade, durant une série d’entretiens entre le révérend George L. B. Sloan, un pasteur de l’Eglise d’Ecosse à Tibériade, et l’écrivain et conférencier juif Shalom Ben-Chorin.
Parc Ayarden.
Le K.K.L. a ouvert dernièrement trois chemins de randonnées à l’intérieur du parc. Le premier qui longe les douze moulins à farine de la réserve,
le deuxième longe le Jourdain et il est possible de marcher soit dans l’eau, soit sur la rive, soit sur un chemin plus en hauteur et plus facile d’accès. Le troisième chemin de randonnée est celui de l’aqueduc. Le parc Ayarden a une superficie de 1000 ares et il est entretenu par le K.K.L. et le conseil municipal du Golan..
Les dodot. Après la guerre de Kippour, des volontaires de l’Association du bien être du soldat ont voulu se rendre dans des bases pour offrir aux soldats les beignets de Hanoukka. Les conditions météorologiques étant désastreuses, un des camions qui les transportait est tombé dans le Jourdain et deux d’entres elles ont trouvé la mort.
Noukiev : Sur la nationale 92
Sur les bords du Kinnereth, sur la rive du Golan, se trouve le mémorial NOUKIEV. Ce nom nous rappelle le village syrien qui se trouvait non loin de là avec son bunker qui occupait toute la longueur du lac, d’Ein Guev jusqu’à Almagor. Tout ce territoire était entre les mains d’Assad qui dirigeait les opérations. Face à eux, (Mordehaï) Motta Gour qui envoya une Force de parachutistes du bataillon Golani d’Ein Guev vers Noukiev et une autre équipe qui descendit en parachutes tout droit vers cette position. Ces représailles ont été organisées en réaction des Syriens qui attaquaient les pécheurs et les bateaux de garde qui se trouvaient sur le Kinnereth. Dans cette bataille huit soldats de l’unité de Golani sont tombés et un combattant d’un croiseur a été projeté de son bateau. Cela s’est passé la nuit du 16 au 17 mars 1962.
Un peu plus loin, juste au carrefour de Kursi, se trouvait la base syrienne qui a causé tant de problèmes aux Israéliens.
Se souvient-on de ce pécheur israélien nommé Mishari qui a disparu sur le Kinnereth à cette époque et que l’on cru mort ? Fait prisonnier chez les Syriens, il rentra chez lui 14 ans plus tard et trouva sa femme remariée ! Bien que l’accueil surprenant fut des plus chaleureux de la part de toute sa famille, ce pécheur ne se remit pas de sa situation familiale et se suicida.
En roulant du carrefour Kursi vers la Mitspé Ofir nous croisons le nahal Samah qui vient du mot arabe Samah et qui désigne aussi bien un poisson que le nom d’un poisson ; en hébreu ce poisson s’appelle Sameh : Truite.
Ein Guev. Sur la nationale 92
Ce kibboutz qui était frontalier avec la Syrie tout comme Almagor avant la guerre de 1967 est devenu un centre touristique très prisé. Son restaurant de poisson est réputé et de nombreux groupes étrangers ou Israéliens viennent y déguster le Saint Pierre ou Moucht. Kibboutz hôtelier, des bungalows avec leurs plages privées sont proposés à la clientèle. Une jolie promenade qui donne sur le petit port a été ouverte au public ces dernières années et un site archéologique est en cours de fouilles. Des bateaux de tourisme font la navette entre la ville de Tibéraide, Kfar Nahoum et Ein guev.
Mitspé Leshalom. Sur la nationale 98
Point d’observation unique sur tout le lac de Tibériade et la haute Galilée jusqu’au Liban. De là un petit chemin de randonnée circulaire qui dure environ 40 minutes descend le long de la falaise et traverse une quantité de champs fleuris au printemps et qui nous mène à la piscine des officiers. Elle a été construite par des soldats syriens pour les loisirs de leurs officiers lorsqu’ils occupaient cette partie du Golan.
En descendant par la route entre Mitspé Léshalom et Hamar-Gader, nous pouvons profiter d’une des plus belles vues du pays. Sur cette même route nous pouvons aussi voir des blocs de bétons à gauche et à droite de la route qui bloquaient la route aux tanks israéliens. En bas de la descente vertigineuse de la route nous voyons la photo d’un jeune homme qui a disparu un jour de son kibboutz sans laisser de traces. Jusqu’au jour d’aujourd’hui le mystère reste entier. Entre les lacets de la route sinueuse nous apercevons un énorme bunker et l’entrée d’une grotte taillée dans le bas de la montagne crayeuse.
Mitspé Ofir. Sur la nationale 98
Point d’observation superbe qui domine le Kinnereth et qui se trouve face à la Galilée. Les parents du jeune Ofir, mort d’une maladie incurable dans les veines, ont crée une aire de repos à ce point précis du Golan. Ils sont membres du kibboutz Giv’at Yoav qui se trouve près de là. Le long de cette promenade nous pouvons découvrir un grand Bunker syrien. Le chemin de randonnée signalé par le K.K.L. descend jusqu’à Ein Guev en traversant la montagne. Toujours sur la route, nous voyons un peuplier et un olivier. Ces deux arbres sont souvent le signe que des villages arabes ont existé à une époque plus ou moins reculée.
Les vestiges de Kanaf. Sur la 869
La première installation sur ces lieux a été à l’époque cananéenne. (2200-1550) Il a été découvert ici des vestiges d’implantations de la période de fer puis Hellénistique, romaine, byzantine et israélite.
Les chercheurs ont trouvé les fondements d’une tour d’observation fortifiée qui date de la période hellénistique (fin du 2ème siècle avant l’ère chrétienne) et de la période des Rois. Au-dessus de ces ruines, au premier siècle de l’ère chrétienne, les combattants Juifs de la première grande révolte contre les Romains résidèrent dans un large bâtiment. On retrouvera les vestiges d’une implantation juive sur ces lieux au milieu du 4ème siècle de notre ère. Une synagogue construite au 6ème siècle occupera alors le centre du village ; Elle s’est construite en deux phases. Une construction rectangulaire avec des charnières à l’Est et à l’Ouest et une partie de la salle qui est séparée en deux par quatre colonnes rondes sur chaque rangée. Sur le fronton du bâtiment on peut lire une inscription en araméen dont la traduction suit : Ce fronton rappelle le bon Yossi Bar Halfou, fils de Hanine Sha’asha. Sur les pentes, au sud de la synagogue, se trouvent les vestiges des habitations. La découverte la plus importante a été celle d’amulettes en bronze avec ces noms : «Ytiya fille de Rine et Eliézer fis d’Esther.»
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Beit Gabriel. Sur la nationale 92
C’est un centre culturel crée en 1993 grâce aux fonds de la famille Shrober avec à sa tête Madame Getta Shrober à la mémoire de son fils aimé Gabriel Shrober qui était un musicien très doué et qui a disparu à la fleur de l’âge. Le but de ce centre a été de créer une maison de la culture et un centre actif pour la population environnante et tous les membres de la corporation artistique. L’architecte Olrik Plasner a donné du caractère au bâtiment en mélangeant la pierre avec plusieurs petits patios verdoyants.
C’est en novembre 1994 que les accords de paix entre la Jordanie et Israël ont été signés à Beit Gabriel en présence du roi Hussein et du premier ministre Itsrak Rabbin. Sur place se trouvent : Un café restaurant – une galerie de peinture avec des expositions temporaires – une salle de cinéma – un petit amphithéâtre – La salle de la Paix (salle où se sont assis les représentants de la paix) – un auditorium – Un jardin qui descend vers les rives du Kinnereth - Une vue imprenable sur le Kinnereth jusqu’au mont Hermon. Arrêt fortement conseillé lors d’un séjour dans la région.
Certains renseignements des parcs nationaux ont été copiés sur le site de l’office du ministère du tourisme étranger Israël d’Internet.
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23/08/2008
HANNOUKA ET LES ASMONEENS.
Sur le chemin des Asmonéens.
-I) Randonnée vers le Tel Hadit dans la plaine côtière. Face à nous, deux moshavim :
a) Hadit. Moshav fondé en 1949 sur le site du Hadat mentionné dans des documents égyptiens du 2ème millénaire.
b) Beit Néhemya. Il se trouve sur l’emplacement des routes de Kalkilya et de la Samarie centrale. Le moshav fondé en 1950 par des Perses est le Hadid de la bible fortifié par les Maccabées qui a été rasé par les romains. Ce village d’El Hadita dont les Arabes ont conservé le nom, occupait, avant 1948, le site du Hadit où les israélites s’établirent à leur retour d’exil de Babylone. (4-5ème siècle avant notre ère)
Ezra – Chapitre II – Paragraphe -1 et 33 –
Nehemie - Chapitre VII - Paragraphe 37 –
Voici les gens de la province, parmi les captifs exilés que Nabuchodonosor, roi de Babylone, qui partirent pour retourner à Jérusalem et en Judée, chacun dans sa ville.
Les enfants de Lod, Hadid et Ono : sept cent vingt-cinq…
On se trouve à la frontière entre la plaine côtière et la région d’Ashféla. Le long de cette randonnée on peut voir des vestiges d’anciennes maisons arabes qui s’entouraient de bosquets de figues de barbarie pour se protéger d’éventuelles attaques.
A l’époque byzantine, les blocs rocheux qui s’étalent aujourd’hui le long de la réserve servaient de remparts naturels aux habitants qui devaient se protéger. Il existait alors ici, quatre différentes sortes d’exploitations.
1) La fabrication du vin -
2) La fabrication de l'huile d'olives -Nombreux oliviers aux alentours-
3) Exploitation de carrières.
4) Exploitation des sources pour conserver l'eau. L’eau de source manquant dans la région, les habitants recueillaient l’eau de pluie dans de grandes citernes qu’ils creusaient de main d’homme et, à l’aide de petits aqueducs la faisaient passer dans tout le village. Malheureusement aujourd’hui la nature faisant son travail, ces citernes se sont bouchées.
5) Mosaïque. La présence d’une mosaïque est incontestable, mais elle est encore introuvable, le seul moyen de la trouver est de se balader et de la chercher dans ce site.
Le mot bad en hébreu signifie : branche ou rameau d’où le nom de beit bad, pressoir d’olives. Une olive donne seulement 20 % d’huile.
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-II) Les tombes des Maccabées.
En 1907, des enseignants du Gymnasya de Tel-Aviv se rendent dans la région lors d’un tioul et questionnent les Arabes des environs pour leur demander ce que représente pour eux ce site historique. Ils leur apprennent que ces tombes sont celles des Asmonéens.
Plus tard, des fouilles archéologiques sont entreprises et les archéologues refuseront alors la version des Arabes. D’après eux, les juifs de l’époque n’étaient pas enterrés de la même manière et les caveaux étaient différents ; pourtant il est incontestable que ces tombes sont identiques à celles de Jérusalem où se trouve le cimetière du Sanhédrin. Toutefois, dans les tombeaux les juifs mettaient près des défunts, des ménorot, des bijoux et des objets de culte ; malheureusement les tombes ont été pillées.
C’est là qu’en 167 avant notre ère, que commence la grande révolte par le grand prêtre Mattathias de la famille Asmonéenne de la tribu de Siméon. Judas Macchabée et ses quatre frères engagent la lutte contre Antioches IV, chef des gréco-Syriens qui voulait imposer aux israélites le culte de Zeus et l’hellénisation des esprits. C’est non loin de là que Judas remporta sa première victoire avant de monter libérer Jérusalem en 164 avant notre ère.
Josué – Chapitre X – Paragraphes 12 et13 –
C’est alors, en ce jour où l’Eternel mit l’Amoréen à la merci des Israélites, que Josué fit appel au seigneur et dit en la présence d’Israël :
« Soleil arrête-toi sur Gabaon !
Lune, fais halte dans la vallée d’Ayyalôn !… »
Et le soleil s’arrêta et la lune fit halte
Jusqu’à ce que le peuple se fut vengé de ses ennemis,
Ainsi qu’il est écrit dans le livre de Yachâr. Et le soleil, immobile au milieu du ciel, différa son coucher de près d’un jour entier.
III ) Andarta du district de Modi'im.
Elle commémore le souvenir des soldats tombés pour la libération de Lod, Ramlé, Latroun et Ramallah.
« ל ר ל ר » Initiales des quartes villes. Ce fut l’opération Dany qui se passa dans la nuit du 10 à 11 juillet 1948. (Le nom de la ville Ramlé vient du mot arabe sable en français ou hol en hébreu.
Sur la route de Jérusalem à la hauteur de Shaar Hagaï (Bab-El-oued ou la porte du ravin) se trouvent deux bâtiments. Le premier en pleine restauration est l’ancien caravansérail qui se trouvait sur la route entre Yaffo et Jérusalem. Là s’arrêtaient des convois de 60 à 120 chameaux qui montaient vers la capitale.
En face, se trouve l’ancien poste de police que les Anglais ont occupé lors de leur mandat au pays.
Un peu plus loin, sur la droite, se trouve la station de pompage du nahal Soreq.
Les morceaux de plastiques que nous voyons le long des flancs de la montagne servent à soutenir les arbrisseaux lors de leur mise en terre.
-IV) Ein Kerem- L’église de saint Jean Baptiste.
L’église, située dans l’enceinte du monastère, aurait été construite sur l’emplacement traditionnel de la maison d’Elisabeth et de Zacharie, parents de saint Jean Baptiste qui y serait né.
C’est en ces lieux que le prêtre Zacharie, qui était muet, écrivit à la naissance de son fils le nom que celui-ci devait porter «Jean sera son nom » Et ajoute l’évangile, les lèvres de Zacharie s’ouvrirent, sa langue se délia et il parla, en bénissant Dieu.
Edifiée au 5ème siècle, l’église fut convertie en caravansérail et en étable par les Arabes, après la défaite des croisés qui avaient construit sur l’emplacement leur église (Saint-Jean des-Montagnes) Rebâtie sept siècles plus tard, elle fut restaurée au 17ème siècle sur l’intervention de Louis XIV auprès de la Sublime Porte, puis elle fut rendue aux franciscains.
Cette église, reconstruite au 19ème siècle comporte une crypte appelée grotte de la naissance de saint Jean, elle est ornée de bas-reliefs montrant les divers événements de la vie du saint.
-V) La fontaine de Notre Dame Marie.
On peur y remarquer une mosquée désaffectée avec son minaret. La source a été tarie et un service archéologique a du creuser plus profondément le passage pour qu’un filet d’eau puisse arriver au bassin. Les vestiges ont été restaurés grâce aux soins du Baron de Rothschild.
Derrière la fontaine se trouve un mur. Dans les terrains, à l’intérieur, devait se construite une église grâce à un couple de croyants russes qui récoltaient des fonds pour sa construction. C’était l’époque glorieuse des Tsars et après une première collecte ils vinrent à Ein Kerem et firent construire l’enceinte. Entre-temps le prince décède et la princesse continue son action ; mais la révolte russe éclate et pendant ces événements elle meurt à son tour. Il n’y a donc que l’enceinte de ce qui aurait pu être une superbe église.
La Gadna conquit les lieux en 1948, et en 1950-51 les premiers immigrants d’Afrique du nord s’installent dans le village déserté par les Arabes.
-VI) Jérusalem – Le quartier Aboukarim.
C’est un des premiers quartiers construits en 1860 hors des remparts de la vieille ville. (Méa-Shéarim fut crée un peu plus tard, c’est à dire en 1865) Au début le quartier n’était pas du tout religieux, construit par l’Apoèl Mizrahi les bâtiments étaient superbes et la population très aisée.
Au-dessus de quelques entrées de porte, on peut voir l’inscription HADJ. Cette inscription rappelle la même histoire que celle des marranes d’Espagne. Pendant l’occupation turque les musulmans ont obligé les juifs à se convertir sous peine de mort. Les juifs se convertirent tout en continuant de respecter les traditions et coutumes juives en secret. On les reconnaissait dans le quartier grâce à cet emblème.
La synagogue du Rav Rébibo, contrairement aux traditions des orthodoxes, a une parabole près de son toit. La raison de cette parabole est la retransmission en direct des conférences que donnent ce rav dans toutes les maisons du quartier. Comme ces religieux ne prennent ni le droit de regarder la télévision, ni celui de lire les journaux, ils s’informaient des actualités permises et des messages en écrivant sur les murs du quartier. L’ancien maire de Jérusalem, Teddy Collek, a résolu le problème en leur plaçant des panneaux en bois ou ils peuvent en toute liberté afficher leurs nombreuses annonces.
La visite du quartier a pour but d’admirer toutes les Hannoukïot allumées derrière les fenêtres. Le passant, dans la rue doit voir les lumières de ces Hannoukïot afin de se rappeler le miracle qui s’est passé à l’époque.
Des centaines de lumières brillent derrières les fenêtres, quelquefois plusieurs au sein d’une même famille car certaines traditions veulent que chaque membre de la famille en allume une. D’autres parts, selon les enseignements des grands maîtres comme Hillel ou Shamaï, on commence par allumer la Hannoukïa par une bougie plus le shamash le premier jour, deux, plus le shamash, le deuxième jour, ect… L’autre méthode est d’allumer toutes les bougies le premier soir et d’en retirer une chaque soir de la semaine pour ne finir que par une seule plus le shamash. Ceux deux méthodes sont acceptées, le principal est de respecter la méthode enseignée et de ne jamais en changer.
Plusieurs autres Hannoukïot sont allumées à côté de l’entrée des immeubles. Elles sont, d’une manière générale, allumées à l’huile, ce qui prolonge la durée de la lumière.
Les quartiers religieux sont en fête ces jours là, l’ambiance dans les rues est à la joie, les enfants reçoivent des cadeaux, les magasins sont pleins de monde, une camionnette aménagée de guirlandes lumineuses en forme de Hanoukka parcours les rues au son d’une musique bien sonore. De cette camionnette sort des volutes de fumées qui envahissent l’environnement.
-VII) Nahalat Shiva.
Petite ballade dans le quartier et dans la rue Ben Yéhouda ou deux jeunes religieux américains proposent gracieusement à tout passant d’allumer sa propre Hannoukïa. Les promeneurs ravis s’adonnent à cette tradition.
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23/08/2008
LE GILBOA ET SES ENVIRONS.
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Deuxième partie.
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Mémorial de Douby et Eran.
Sur la nationale 667, la route de Maalé Gilboa, près du mont Aminadav, avant d’arriver à Mérav se trouve le mémorial de Douby et Eran. On accède au Tell par un petit sentier verdoyant où sont répartis plusieurs morceaux d’un chant de Nathan Alterman où des poèmes de Shlonsky, Ben Amitaï, ou encore Tsameret qui sont tous des chants qui rappellent le Gilboa. Ces chants sont gravés dans des plaques de marbre, à égal distance, tout le long de la montée qui mène vers le mémorial.
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Douby est né le 21-2-1947 au Kibboutz Sdé Elïao dans la vallée de Beit Shean de Hanna et Eliézer. Dès son plus jeune âge il aima se promener avec sa famille ou ses amis dans les sentiers de
la Vallée et du Gilboa. En 1965 il fut incorporé à Tsahal et se porta volontaire dans la brigade des parachutistes « Nahal ». Pendant la guerre des six jours il combattit au Sinaï et fut blessé. Douby étudia à la faculté agronomique de Réhovot er reçut son diplôme d’agronomie. Il se maria avec Adassi et ils achetèrent une maison à Maskeret Batïa et eurent trois enfants : Dikla-Elisha-Yron. Réserviste en tant qu’officier il fut l’un de ceux qui créa une brigade de parachutistes mais Douby fut tué le 17-4-1977 lors d’un entraînement dans le Néguev près de Nitzanna. Il est enterré à Sdé Elïao.
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Eran est né le 28-10-1974 à Maskeret Batïa d’Adassi et Douby. Amoureux de la nature dès sa plus jeune enfance, il aimait se promener dans le pays. En tant qu’étudiant il se porta volontaire à l’école agricole de Keshet Jonathan sur les hauteurs du Golan. En 1993 il fut incorporé à Tsahal et se porta volontaire dans le groupe de reconnaissance des parachutistes. Il commanda la « Compagnie Eran » en tant qu'officier des opérations et adjoint au commandant de la brigade. En 1997 il fut envoyé au Sud du Liban et participa à des opérations spéciales avec son groupe de reconnaissance et sa brigade se heurta à un groupe de terroristes. Le commandant du groupe fut blessé, Eran prit le commandement, combattit avec force et fut tué pendant la bataille. Le 15-5-1997, 15 ans après la mort de son père Douby, Eran fut enterré au cimetière de Maskeret Batïa.
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Du mémorial un large panorama s’offre à nos yeux : Nir David-Méssilot-Réshafim-Shlouhot-(kibboutzim religieux) Ein Moda-Ein Anatsiv-Hamadïa et enfin la ville de Beit Shean.
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Nahal Tsévïa de Mérav à Ein Moda
Une randonnée commence à la hauteur du carrefour Mérav sur la route panoramique du Gilboa. Elle se fait en descendant vers le nahal jusqu’à la source et au bassin d’Ein Moda. Au début du parcours se trouve la grotte d’Aminadav qui est une grotte naturelle en craie que la main de l’homme n’a pas touchée au fil des ans. Sur le parcours un superbe jujubier trône dans la réserve et ses ramifications s étalent stout autour de lui, il domine la descente vertigineuse du nahal qui aboutit à Ein Moda. Elle est escarpée, souvent abrupte car elle est parallèle à plusieurs petites cascades. Il faut environ trois heures de temps pour effectuer cette randonnée
.
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Près de Malkishoua se trouve le mémorial d'Aliza Malka.
A l’âge de 9 ans Aliza quitta sa famille à Bat Yam pour se joindre aux élèves de l’institut religieux pour enfants à Mérav qui appartient à la « société du mouvement des kibboutzim » Cette école s’occupe aussi d’œuvres sociales envers les necessiteux et les soldats. Aliza se montra un élève studieuse, assidue et volontaire et les résultats portèrent leurs fruits surtout la dernière année. Le 9 Aout 2001, Aliza, ses amies et une jeune fille qui faisait son service civile [shirout Léoumi] partirent de Beit Shean en direction de Mérav après s’être diverties dans la ville. Soudain, des terroristes tirèrent sur la voiture qui arrivait près du kibboutz et du village palestinien de Djilaboun, Aliza fut tuée sur le coup, la conductrice et ses amies réchappèrent à l’attentat. Etant né en 1985, elle n’avait que 16 ans lorsqu'on l'enterra au cimetière de Maalé Gilboa. Il est trop difficile de parler de la disparition d’une jeune fille de 16 ans, il n’y a pas assez de mots pour dire combien elle était exeptionnelle, comme sa disparisation a été dure et comme elle a été aimé autour d'elle. Le vide qu’elle laisse est incommensurable. Après cet attentat les rapports entre les Arabes du village Djilaboun qui venaient travaillaient chez les Juifs s’arrêtèrent définitivement.
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Panorama
De ce site on découvre la ligne verte qui passe aux pieds du Gilboa et on se trouve en territoire palestinien avec les deux villages arabes Djilaboun et Fakoua tout proche de ce point d’observation. Le tracé de la route des pétroles est encore très net, plus loin on aperçoit le village arabe de Beit Kad et au fond la ville de Djénin. De l’autre côté, la vue s’étend jusqu’au Tel Tanah et Oum El Fahem. Entre eux les implantations de Hermesh, Cadim, Ganim qui sont occupées par les Juifs du Goush Etzion tout comme Yad Hanna.
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Une grande nappe aquifère se trouve au Nord du Gilboa ainsi qu’une multitude de sources qui descendent de la montagne vers la vallée.
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Ein Moda.
Ein Moda Ein Madoua (connue comme) est l’une des nombreuses sources d’une température constante de 24 degrés toute l’année qui descendent du Gilboa et qui se jette dans un bassin. Elle est en liaison avec les sources Ein Shokek et gan Ashlosha. La source coule tout le long de l’année et remplie régulièrement le grand bassin qui est entouré d’immenses eucalyptus. Une aire de pique nique y a été aménagée et de nombreuses familles y viennent s’y détendre et s'y baigner.
C’est grâce à l’opération Shlomo que le K.K.L. Dans les années 50, a fait venir des Ethiopiens sur place qui travaillèrent au projet d’aménagement de la source. Ils apprirent à travailler la pierre, firent les fondations du bassin actuel et organisèrent l’aire de pique-nique environnante.
Ein Moda est rappelé dans la complainte de David sur le Gilboa. (Samuel II-I)
Les membres du kibboutz Reshafim buvaient encore cette eau potable il y a peu de temps. L’eau qui s’écoule des deux canaux parallèles vers la centrale se trouvent à l’emplacement de canaux construit par les Romains il y a 2000 ans.
Nahal Akiboutsim.
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Ce nom donné aux sources d’eau qui descendent du Gilboa ne vient pas du nombre important de kibboutzim qui se trouvent dans la région mais de la rencontre de toute cette quantité (Kévousta) d’eau qui rejoint le nahal dans la vallée d’Ein Harod. Une randonnée commence à la hauteur du Tel Yossef, là il est possible de pénétrer dans l’eau petit à petit, jusqu’à la hauteur de la poitrine, pour continuer jusqu’au grand bassin.
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Kibboutz Nir David
C'est l'un des kibboutzim les plus florissants de
la Vallée grâce à son agriculture et à ses viviers. Les jeunes membres du kibboutz qui se marient s’y installent et leurs conjoints sont consentants pour ne pas aller vivre ailleurs qu’à Nir David.
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Tel Amal.
Le 10 février 1936, le soir de la deuxième bougie de Hanoukka, des événements éclatent à Yaffo. A la tête de ce mouvement le Moufti de Jérusalem Hag Amin El Housayni qui dirige les batailles dans le shomron et en Galilée. Les Arabes commencent par des grèves et des incidents sanglants envers les Juifs dans les implantations isolées. Même les Anglais qui occupent le pays entre 1936 et 1939 subissent également des représailles. Les Arabes s’inquiètent des implantations qui se développent très vite dans le pays.
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Les Anglais reprennent la situation en mains, un encadrement militaire se forme en collaboration avec les pionniers des implantations juives. Les Noterim, les Shomerim se mettent sous les ordres britanniques. Ainsi des divisions spéciales se forment sous le commandement de Charles Ordre Wingate et des divisions de campagne sous le commandement d’Istrak Sadé. Les dirigeants des implantations juives,
la Haganna, le K.K.L., l’agence Juive et le centre agricole essaient d’élargir le champ du contrôle juif en recherchant de nouvelles voies de communications. Il leur faut acquérir des terres, créer d’autres installations, étendre la population juive. Déjà en 1929 ils projetaient de fonder des implantations juives en basse Galilée mais à présent le but est que ces dernières soient proches les unes des autres et il est important de leur assurer un système de communications entre elles ainsi que des contacts de sécurité. Dés le début des événements, plusieurs implantations sont attaquées, Il y a de nombreux blessés et beaucoup de dommages. De là vient la décision d’implanter des villages plus prés les uns des autres sur des domaines appartenant déjà à des Juifs et d’en créer d’autres dans les zones frontalières. Il devient urgent d’organiser la création de ces installations avec un maximum de certitude prévoyant la possibilité d’une attaque de l’ennemi. La percée de la route de l’implantation commence avec les membres du kibboutz de Tel Amal (Nir David) qui habitent à l’époque à Beit Alpha.
Pendant deux ans, ils perdent les terres du K.K.L. dans la vallée de Beit Shean à cause des attaques arabes. Après que leurs champs sur les rives du nahal Haassi (Tel Shoh) soient attaqués et brûlés les membres du kibboutz fondent une communauté avec leur tête Shlomo Gerezovski (Gour) et avec les encouragements de Shourmann de Mayan Harod fondent le kibboutz en un jour (ou plutôt une nuit).L’implantation Tour et Migdal de Nir David s’est crée en 1936 sur les terres du K.K.L. Le conduit de pétrole qui venait d’Irak passait à côté du kibboutz et il fut très facile aux Arabes de le saboter, de laisser échapper le pétrole et d’enflammer la région, où les Juifs qui venaient de s’installer les gênaient. Les pionniers nommèrent leur kibboutz Nir David en souvenir de David Wolfshon deuxième président de
la Histadrout Sioniste Mondiale. Né à Lita en 1856, il s’installa en Allemagne et fit parti des premiers membres du groupe de Hovévéi Tsion. Il alla à Vienne avec Herzl pour le projet de création de l’Etat Juif.
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La petite histoire.
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En 1937, lorsque les pionniers s’installèrent à Nir David, ils voulurent attraper les tous petits poissons du nahal Akiboutzim pour les manger. La fête de Pessah arrivait et selon la coutume la carpe farcie devait être sur la table. Après bien du mal, ils réussirent à attraper les minuscules poissons du nahal qui leur échappaient en se faufilant et en leur glissant des mains ; mais ils s’aperçurent bien vite qu’il était impossible de les manger vue leur petite taille. Ils décidèrent d’importer des carpes de Russie pour les fêtes de Pessah de l’année suivante. Au cours de leur voyage ils s’arrêtèrent en Yougoslavie et en achetèrent. C’est ainsi qu’ils commencèrent à élever, avec beaucoup de patience et de volonté, des carpes dans le kibboutz de Nir David. L’élevage fut une grande réussite et aujourd’hui le kibboutz produit plus de mille tonnes de poissons comme la carpe, le tristramelle (amnon), le mulet, le loup (zéavon) et des fruits de mer qu’ils exportent dans le monde entier jusqu’au Brésil.
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Quant à Ordre Wingate, il avait installé son commandement à Ein Harod et entraînait les Juifs sur le Gilboa.
Sollel Bonné construit la tour de garde qui existe encore aujourd’hui et deux Surveillants (Noterim) y prirent leur fonction sous la responsabilité de l’armée britannique. Les Arabes nommaient l’endroit Tel El Sak, autrement dit un souk en langue arabe, il est donc possible que des marchés aient eu lieu à cet endroit entre les sédentaires qui habitaient la région et les nomades qui arrivaient du désert qui se trouvaient juste derrière le Jourdain.
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Dès que la quantité d’eau de pluie ne dépasse pas 200 à 250 millilitres d’eau par an, la région est classée désertique, ce qui était le cas sur l’autre rive du Jourdain. Les pionniers plantèrent des eucalyptus et durent assécher les marais en creusant des canaux pour évacuer les eaux polluées.
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Au kibboutz religieux de Shlouhot se trouve le travail d’une artiste qui a fait, en 1993, une immense mosaïque sur la ville de Jérusalem. Détails de la mosaïque : On y distingue entre-autres choses le moulin de Montefiore,
la Tour de David, les remparts avec la vieille ville. La mosaïque est garnie de part et d’autres de petits morceaux de verres colorés. Elle se trouve au sein du kibboutz et y tient une place d’honneur au milieu d’une pelouse. Aïmaké, l’artiste, s’est fait aider techniquement par Assira qui peint et qui a ouvert une galerie de peinture dans son kibboutz. Le kibboutz qui sert de maison d’hôtes a la réputation de fournir les carottes les plus sucrées du pays et du coton. Dès 1936, les 21 kibboutzim et les quelques moshavim qui se sont installés dans
la Vallée, du Gilboa à Beit Shean, ont formé les frontières du pays.
Maagar Réshafim
Il a été construit grâce aux dons de la famille Simkin de Montréal au Canada en souvenir de Samuel et Fanny Simki, Samuel Cohen, Jean Simki et Clarabel Simki. Pour faire ce premier bassin collecteur de la région qui leur est revenu à 8 millions de dollars, le K.K.L. a employé quatre-vingts énormes tracteurs, sans compter le temps et le personnel. Une énorme bâche noire recouvre le lit du bassin pour que l’eau ne s’imprègne pas dans la terre. Construit en 1980, le bassin est le plus grand de
la Vallée de Beit Shean puisqu’il peut contenir jusqu’à 8,5 millions et demi de mètres cubes d’eau. Les 12 bassins collecteurs de la région réunis peuvent recueillir jusqu’à 40 millions de mètres cubes d’eau. L’été, l’eau des sources qui descendaient du Gilboa vers le Yarden était pratiquement inexistantes, c’est pour cette raison que le K.K.L. a pris la décision de construire le bassin de Réshafim. Dans ce même bassin les pisciculteurs élèvent des carpes. En 1992 avec l’abondance des pluies qui tombèrent dans le pays les bassins collecteurs regorgèrent d’eau et celle-ci s’écoula petit à petit vers le nahal Harod qui fut en crue. Les eaux du fleuve débordèrent et envahirent la ville de Beit Shéan et les habitants racontent qu’ils péchaient les carpes sur les branches des arbres tant la ville était submergée par les eaux du nahal Harod !
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Route panoramique de Givat Amoré à Ramot Assashar.
Le chemin de randonnee a une longueur de 32 kilomètres, il débute au sommet de Givat Amoré à 517 mètres jusqu’au parc industriel Tsvaïm près de la national 90 dans la vallée de Beit Shean. Cette route touristique longe des vallées, des montagnes, des fleuves, et une grande quantités de champs cultivés.
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Panorama Yos et David.
Ce point d’observation se trouve sur la chaîne des monts Nord-Est du kibboutz Bei Ashita d’où l’on peut admirer le Gilboa, le Carmel, Givat Amoré, le mont Thabor, les monts de Gil'ad, le mont Hermon, les monts Gal'ed et les champs de
la Vallée. Ce point d’observation a été crée en souvenir de Yos Peled un des pioniers de Beit Ashita et l’un des dirigeants du développement agricole de la région. Dernièrement s’est ajouté le nom de David Shoshani un homme de la terre, un ami et un membre proche de Yos. De nombreuses sources comme Ein Nourit, Ein Samal, Ein Shaül ou encore Ein Izréel sont malheureusement à sec car la plupart de ces sources sont détournées et arrêtées par des barrages.
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Les fleurs.
La végétation est luxuriante sur le Gilboa, on y trouve : Sauge violette – Bec de grue (géranium) – marguerites jaunes – Férules – Iris en floraison – Gentiane- Irous ou Iris (260 sortes d’iris différentes dans le monde et 16 au pays), Keleh ou férule, ouzra ou aubépine, kissos ou lierre, parag ou coquelicot, pigam ou rue (plante qui sert à
la Afdallah des Yéménites), douda ou mandragore (dans le temps les femmes s’en servaient pour attirer l’attention des hommes), Ela amastik ou lentisque (à mastiquer contre les infections des gencives), פשתהpista ou lin (petites fleurs roses), Petel Akadosh ou framboisier, Louf ou arôme, Tsivonit ou tulipe, Harouv ou caroubier, Shikarone Sinaï ou jusquiame (poison), des scabieuses (fleurs violettes ou blanches en capitules)תגית , des fleurs de moutarde חרדל, des bourraches עבנאי(fleurs mauves et violettes) et surtout de splendides figuiers qui promettent pleins de fruits.
Trajet : De Netanya prendre la route n°2 (Kvich Ahof) jusqu’à l’échangeur Césarée puis rouler sur la Nle 65 jusqu’au carrefour Asargel. Tourner a droite au carrefour Asargel sur la route 675 jusqu’au carrefour Tel Izreel. Tourner à droite sur la route 667 jusau’au panneau indicateur sur la droite : Maale Gilboa. Bonne promenade !
23/08/2008
LE GILBOA. ?xml:namespace>
Première partie.
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Lelamed Bné Israël Queshet. « Apprendre aux enfants d’Israël à se servir d’un arc »
Cette célèbre phrase du roi David à l’égard de son armée a été indispensable à l’époque où cette dernière n’avait aucune unité, aucun savoir-faire lorsqu’elle était complètement disparate.
Le mont Gilboa se trouve dans la vallée d’Izréel, capitale d’hiver du roi Ahab et de sa femme Jézabel.
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Il est à la même hauteur que le Carmel qui atteint 546 mètres à côté d’Osséfya mais tout en étant à la même hauteur il est plus bas que lui car nous sommes ici à 100 mètres au-dessous du niveau de la mer. La chaîne du Gilboa comprend trois massifs : Le mont Shaül, le mont Barkan (le mont des chardons) et le mont Lapidim (le mont des flambeaux). Seul le versant nord de la montagne (en territoire israélien de 1948 à 1967) a fait l’objet de mesures de protection par le k.k.l. Le versant sud (Cisjordanie) est resté désertique. Le Gilboa est une montagne de craie c’est la raison pour laquelle il y a tant de sources.
Les eaux de pluies tombant sur la chaîne montagneuse pénètrent dans la roche poreuse et forment des sources naturelles ; d’autre part l’eau qui s’écoule le long des parois de la montagne descend dans la vallée, en formant une courbe qui se dirige vers le Jourdain qui se trouve à moins de 260 mètres au-dessous du niveau de la mer. On trouve toutes sortes de sources autour du Gilboa, de l’eau chaude à 28° toute l’année à Hammat Gader ou encore des sources d’eau froide, d’eau douce ou d’eau salée. Toutes ces eaux se rejoignent et se mélangent grâce à la Société des Eaux qui a installé près de là une centrale qui recueillent puis distribuent les eaux de sources qui servent à arroser les champs de carottes et de coton sans oublier les viviers de toute la région. Les palmiers dattiers supportent l’eau salée.
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Le nom biblique Gilboa vient de gil qui veut dire danser en araméen et de boa : joie, autrement dit danser dans la joie. Ce nom aurait été donné grâce à la quantité de sources présentes dans la région ou encore grâce à l’emplacement privilégié de cette montagne.
La chaîne de montagnes du Gilboa se trouve entre la vallée d’Izréel et la vallée de Djénine. Cette dernière porte aussi un nom biblique puisqu’il correspond aux noms de Beit Gan ou encore Ein Ganim que l’on retrouve dans la Bible. Les Arabes donnaient à leurs villages des noms de lieux connus et souvent ces anciens noms avaient un rapport avec l’histoire juive, c’est le cas de Nouris, village qui a été abandonné en 1948 et sur lequel des immigrants du Yémen ont fondé un ychouv portant le nom de Nourit. Prés du camp militaire se trouve une petite source « Aiyn Nourit » et des vestiges archéologiques : Pressoirs à huile, tombes taillées dans la pierre, témoignages du grand village de la période du Talmud.
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Dans le début des années de 1950, des milliers de jeunes, de soldats et d’employés du k.k.l. eurent pour mot de passe « Allumer le Gilboa d’une flamme verte» ainsi des milliers d’arbres ont été plantés et le mont dénudé du Gilboa est devenu une véritable forêt. Beaucoup de pins ont été plantés au moment de l’Alya massive des Juifs d’Afrique du Nord (60-64) en vue de leur donner du travail. Le problème est que cet arbre n’est pas l’arbre idéal pour le pays car il prend vite feu et il provoque souvent des incendies.
L’épaule de Samuel ou Katef Shaoul
De ce point d’observation un vaste panorama s’offre à nos yeux sur la Vallée Harod et son environnement, Tel Yosseph l’ancien, Moledet, Taïbé, Naoura, Ramat Tsvi, Beit Ashitta, Emek Beit Shean, les viviers des kibboutzim, sur la Galilée et le mont Gil’ad et enfin Emek Anéélame (la vallée cachée).
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Cette montagne a prit le nom du roi d’Israël qui est tombé lors de la bataille contre les Philistins sur les monts du Gilboa. Le livre de Samuel retrace toute l’histoire de cette bataille. Le nom d’épaule de David vient rappeler la complainte si connue qu’il écrivit à cette occasion.
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II Samuel - Chapitre I - Paragraphe 21
Montagnes du Gilboa
Plus de rosée, Plus de pluies sur vous
Plus de campagne riche en offrandes
Car la, fut déshonoré le bouclier des forts
Le bouclier de Shaül, qui plus que jamais ne sera oint d’huile !
Bien que le K.K.L se soit occupé de planter beaucoup d’arbres sur les monts du Gilboa, il est certain que de ce point d’observation la partie Nord des pentes du Gilboa est restée vierge de toute végétation.
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Schvil Atanah sur le mont Shaoul.
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Un chemin de randonnée circulaire ouvert par le K.K.L domine toute la Vallée d’ Emek Izréel. Il traverse les roches dolomites et le parcours est jonché de fleurs multicolores.
Issachar et sa tribu s’installèrent dans cette région entre trois montagnes, celui du mont Thabor, de Givat Amoré et du Gilboa. Les hommes de cette tribu cherchaient et trouvaient du travail, ils étaient des salariés (d’où le nom de Sahar – salarié) et leurs efforts étaient récompensés.
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La guerre de Shaoul contre les Philistins
Bible : I Samuel - Chapitre 31 - Paragraphe I.
Cependant les Philistins livraient bataille aux Israélites. Ceux-ci s’enfuirent devant eux et laissèrent des morts sur la montagne du Gilboa. Les Philistins atteignirent Shaül et ses fils... L’attaque s’acharna contre Shaül, il fut surpris par les archers qui lui causèrent une grande frayeur. Shaül dit alors à son écuyer : « Tire ton épée et me transperce pour que je ne sois pas en butte aux coups de ces incirconcis et à leurs outrages» Mais l’écuyer saisi de peur n’osa. Alors Shaül prit l’épée et se jeta dessus. L’écuyer de Shaül le voyant mort se jeta lui aussi sur son épée et mourut à ses côtés. Ainsi périrent Shaül et ses trois fils, l’écuyer et tous ses gens avec lui ce même jour. Le lendemain les Philistins vinrent dépouiller les cadavres; ils trouvèrent ceux de Shaül et de ses trois fils gisant sur le mont Gilboa. Ils lui tranchèrent la tête... et attachèrent son corps à la muraille de Beit Shean... Les habitants de Jabès Galaad ayant appris ce que les Philistins avaient fait à Shaül....…marchèrent et enlevèrent le corps de la muraille de Beit Shean. Rentrés à Jabès ils le brûlèrent...Ils enterrèrent les os sous le tamaris de Jabès...
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Aire de repos de Vilnaï.
L’aire de repos qui porte le nom de Vilnaï rappelle un membre du kibboutz d’Ein Harod qui s’est battu et a perdu la vie pour défendre sa région sur le Gilboa en 1948.
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Point d'observation du mont Barkan :
Panorama exceptionnel sur les environs : Position de T.s.a.h.a.l, les implantations de Mérav et Malkishoua, les villages arabes de Djilaboune qui a son synonyme dans le Golan et Tékoua où les Israéliens visitaient encore les pressoirs anciens et les fours avant l’antifada ; c’était le village jordanien frontalier jusqu’en 1967, aujourd’hui il est palestinien. Le nouveau village de Gan Ner et la ville de Djénin.
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A côté de nous la tour d’observation pour surveiller les éventuels incendies et un peu plus loin un ancien pressoir à vin prouve la présence de Juifs dans la région et celle de leurs vignobles. Une citerne a aussi été creusée dans la roche friable pour pouvoir recevoir les eaux de pluies.
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Le mot Kerem englobe les vignobles, les oliveraies et les champs d’amandiers. Il y a trois manières de récolter des olives ; Taper les branches à l’aide bâtons pour faire tomber les fruits Mékifa, couper les olives une à une Haliga ou secouer l’arbre Yéanoua.
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La route de Maalé Gilboa a été construite en 1967 parce qu’aucune route praticable ne traversait les monts du Gilboa du temps des Jordaniens. La multitude de fleurs qui jonchent le mont Barkan aujourd’hui cachent toutes les tranchées qui ont été faites par les Jordaniens lorsqu’ils occupaient le mont Gilboa.
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Sur le mont Barkan se trouve la réserve naturelle des Iris du Gilboa. C’est une promenade circulaire pour découvrir les iris en floraison au mois de février-mars. Des travaux ont été faits sur le mont Gilboa pour faciliter la circulation, lors de ces travaux il a fallu empiéter sur dans la réserve naturelle et à ce moment là les iris ont été déracinés et replantés dans la réserve qui porte leur nom. L’aire de repos du mont Barkan se trouve à 497 mètres au-dessus du niveau de la mer. C’est le point culminant du Gilboa. On y trouve des chemins de randonnées, des vestiges archéologiques et la descente vers la vallée nommée Emek Anéélame. C’est une partie du Gilboa qui forme une crevasse et où un chemin de randonnée mène des hauteurs du Gilboa jusqu’à ses pieds et les Anglais lui ont donné ce nom. Ordre Wingate, soutenant les Juifs, avait organisé des attaques sur le Gilboa contre les Anglais qui ne découvrirent pas d’où elles venaient, c’est la raison pour laquelle ils l’appelèrent la vallée cachée.
La randonnée commence par une descente vertigineuse qui dure trois heures du sommet du Gilboa jusqu’à ses pieds. Un sentier sinueux, ombragé et plein de végétation longe le flanc de la montagne jusqu’au moment où on à l’impression de tomber dans le vide d’où le nom de vallée qui disparaît. A mi-hauteur de la descente on voit la roche lisse, elle a été formée par les eaux qui tombent du Gilboa en cascade. Un énorme caroubier dont les fruits sont consommables trône au milieu de la réserve. Les Arabes ont l’interdiction de s’asseoir sous ces arbres car ils sont pleins de vers. La descente se fait souvent à l’aide de marches en fer insérées dans la roche le long du flanc très étroit de la montagne. On ne peut avancer qu’en file indienne et faire des pas de géants pour réussir à franchir certains blocs de rochers.
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Aire de repos Maalé Gilboa.
Au point d’observation de Maalé Gilboa nous nous trouvons face au mont des héros. « Har Aguiborim» (en souvenir de la bataille de David et Shaül). Sur cette montagne, à la place du village arabe abandonné du nom de Mazar, il y avait la ville de Maroz que l’on retrouve dans la chanson de Dvora.
Déborah a été une prophétesse et juge d’Israël. Elle célébra la victoire des Israélites, sur les Cananéens dans un cantique conservé dans la bible.
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La Bible : Juges - Chapitre V - Paragraphe 23.
« Maudissez Méroz a dit le messager du Seigneur vouez à l’excrétion ses habitants ! car ils ne sont point venus seconder le Seigneur ; seconder le Seigneur parmi les braves»
Ainsi si Mazar est bien Mazor nous voyons que la malédiction du ciel sur le Gilboa était bien avant celle du roi David.
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La guerre de Dvora contre Sisra
Déborah, juge d'Israël, demande à Barak de monter une armée et elle prophétise qu'il vaincra l'armée de Sisra, mais que ce sera une femme qui tuera Sisra en personne. Barak s'exécute et défait l'armée cananéenne, mais Sisra réussit à s'enfuir. Yaël, épouse de Heber, lui propose alors de se réfugier chez elle. Sisra s'endort rapidement chez elle et elle profite de son sommeil pour le tuer en utilisant un piquet de tente qu'elle lui plante dans la tête. Cette mort permet la victoire totale d'Israël et Yaël reçoit la bénédiction divine
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La bataille de Gédéon -Livre des Juges-chapitre VI-VII.
Les enfants d’Israël ayant de nouveau mécontenté l’Eternel, il les abandonna pendant sept ans au pouvoir des Madianites. « Il divisa les trois cent hommes en trois compagnies et les munit tous de trompes et de cruches vides où brûlaient des torches. Et il leur dit « Regardez moi faire et faites comme moi. Je vais m’avancer à l’entrée du camp et alors, ce que je ferai vous le ferez aussi. Je sonnerai de la trompe, ainsi que toux ceux de ma compagnie ; vous en sonnerez pareillement, tout autour du camp, et vous crierez : Pour l’Eternel et pour Gédéon » …Les trois cent hommes sonnèrent donc de la trompe et brisèrent les cruches, saisirent les torches de la main gauche et de la droite les trompes pour sonner…Et cette armée (Médianite) s’enfuit jusqu’à Beit Ashitta…
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Baïbars.
Baïbars employa la même méthode que Gédéon pour faire fuir les Monbgols.Les mamelouks ont rejoint le voisinage de St-Jean-d´Acre, où les chrétiens leur fournissent des vivres en vertu d´un accord de trêve. Kitbouga, quittant Damas, franchit le Jourdain et s´avance d´une dizaine de km dans la plaine d´Esdraëlon, entre les montagnes de Gilboa et les collines de Galilée, près du village d´Ayn Jalut (la source de Goliath). C´est là que l´avant-garde mamelouke, commandée par Baïbars, surprend l´armée mongole dans la matinée du 3 septembre 1260.
Les 60 ans de l'Etat sur les pentes du Gilboa.
Peter Viner est l’artiste attitré du kibboutz Maoz Haïm et son originalité est de transformer un champ agricole en dessin. Cet agriculteur a eu l’idée géniale, chaque année, au moment des moissons, de garder un morceau de terre moissonné sur laquelle il reproduit toutes sortes d’idées, exemples le portrait de Bach ou celui de Verdi. Pour le jour de l’indépendance, chaque année, il crée à une échelle énorme un nouveau dessin symbolique dans les champs. Pour cela, il confectionne son dessin avec des graines ou autres variétés afin de donner la forme définitive à son œuvre, à la surface d’un champ de son choix. Les photos prises d’avion sont spectaculaires. Cette année il a choisit le mont Gilboa pour son œuvre avec pour symbole les 60 ans de l’Etat.
Har Malkishoua.
Sur la route de Malkishoua qui est la route panoramique du Gilboa se trouve le moshav Malkishoua qui s’est converti en une institution éducatrice très importante et connue dans tout le pays. Ils aident les drogués à se soigner. Ce moshav se trouve sur le mont qui porte son nom à une hauteur de 538 mètres et un mémorial a été érigé en souvenir de Douby et Eran Shamir.
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23/08/2008
MINISTERE DE L’ARMEE
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Il existe en Israël des musées qui retracent tous les Mouvements sionistes et les Organisations de défense des Juifs créés avant l’indépendance du pays et chacun d’entre eux s’est spécialisé dans son domaine. C’est une manière facile et très vivante de s’intéresser à l’histoire moderne de son pays en lisant des articles sur place, en regardant des photos, des maquettes, divers objets d'époques, toutes sortes de véhicules et d’armes, des vidéos sans oublier le coin souvenir des héros qui ont défendu notre pays.
Tous ces musées ont été aménagés dans les locaux réels où les organisations ont été actives, exemple le musée de la clandestinité se trouve à l’intérieur d’un bateau à Haïfa ou bien le musée de l’histoire de la clandestinité à Akko se trouve dans l’ancienne prison britannique.
Tous les articles sont écrit en anglais et en Hébreu ce qui facilite la lecture de chaque visiteur et quelquefois des résumés succincts en français sont proposés à l’accueil, il suffit de les demander.
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?xml:namespace> Akko Histoire du pays : La clandestinité
Djiora Haganah et Etzel : Création des Officiers
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Glillot Musée mémorial : Intelligence Service
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Haïfa La marine : Immigration clandestine
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Hatsérim L’aviation : Armée de l’air
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Jérusalem Histoire du pays : La clandestinité
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Kfar Giladi Maison des Surveillants : La clandestinité
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Latroun Les corps blindés : Collection de tanks
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Netanya Les bataillons Juif : Une première armée juive
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Ramat Aviv Le Palmah : Son déroulement
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Tel Aviv Elyao Golomb : Histoire de la Haganah
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TelAviv Etsel 1948 : Guerre d’indépendance
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Tel Aviv Etsel-Jabotinsky : Histoirde l’indépendance
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Tel Aviv Léhi : Brigades de choc
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Tel Aviv T.S.A.H.A.L. : Le matériel de l’armée
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Ts. Golani Golani : Musée et mémorial
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Ts. Givati Unité Givati : Défense contre l’Egypte
22/08/2008
EMEK ABAKA. La vallée des pleurs.
Troisième partie
C’est le mémorial des tankistes tombés pendant la guerre de Kippour (1973) Les Syriens avaient mis sur pied une armée de 300.000 hommes, appuyés par 2.000 blindés et 330 avions de combat. Les blindés syriens bénéficiaient également de l’effet de surprise et utilisant leur avantage tactique, surclassant largement en nombre les quelques douzaines de chars israéliens manœuvrant sur le terrain, se rendirent d’emblée maîtres de la plus grande partie du Plateau du Golan. Rapidement ils menacèrent les voies d’accès conduisant aux principales vallées d’Israël. La survie de la nation parut même en danger. Les réservistes parvinrent aux différents fronts, devançant souvent l’appel officiel et rejoignant par leurs propres moyens leurs unités en ligne. Dès le 9 octobre Tsahal avait engagé une offensive dans le Nord ou la masse des blindés syriens avaient entre-temps été contenue, contre toute logique militaire apparente, par quelques unités de chars israéliennes virevoltant et se battant le dos à la vallée. Le 14 octobre les Syriens se trouvaient repoussés au-delà des frontières de 1967, jusque dans leur territoire même. Tsahal s’arrêta alors de son propre gré sur l’axe de Kuneita-Damas, à quelques 35 kilomètres de la capitale syrienne.
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Les moulins à vent.
Ils se trouvent le mont Bnei-Rassan à une hauteur de 1070 mètres. Ils sont en enfilade et fournissent l’électricité dans cette région.
Le parc volcanique.
C’est un endroit magnétique comme il n’en existe que dans le Golan. Lors de la guerre de Kippour un commandant demanda à ses tankistes de se mettre en position de 90 degrés pour se trouver face à la Syrie. Manœuvre exécutée, le commandant qui siégeait à Kfar Sold en Haute Galilée s’aperçoit que les tanks sont en position pour tirer sur lui. Il les prévient et les soldats affirment qu’ils ont exécuté les ordres à la lettre. Ils changent de position et s’aperçoivent avec surprise que la boussole au même endroit indique une direction opposée. C’est un des rares cas, très exceptionnel, où la boussole est déboussolée à cause des pierres magnétiques de la région !
On trouve malheureusement beaucoup de mémoriaux dans le Golan comme
Le bataillon 673 guerre de Kippour Libération du Golan 1973
Hativat 7 guerre de Kippour 1973
OZ 77 guerre de Kippour 1973
Tel Perah guerre des six jours : Mitspé Golani 1967
Newé Ativ guerre du Golan 1973
Sayeret Egoz guerre de Kippour 1973
Etar Barak Libération du Golan 1973
Ami Levatov, Hativat 311 1967
Ein Kounïa.
Village druze ou nous sommes reçus par l’un des villageois qui nous fait une conférence sur son peuple et ses coutumes. « ירוח בםיגנון דרווי »
La base de leur vie se tient à trois principes fondamentaux :
La religion, l’honneur et la terre. Ils vivent principalement d’agriculture, surtout de la production des vergers.
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La cuisine.
Les achats se font une fois l’an après la vente des fruits et des produits agricoles du village. Toute la cuisine est traditionnelle et ils préparent tout à la maison pour l’année à venir. Des vignes, ils font le jus de raisin, les femmes roulent le bourgoule plat traditionnel druze qui est une sorte de semoule qu’elles mettent dans de grands bidons sur leurs terrasses pour qu’elle sèche au soleil ; Le lébéné et l’huile sont également préparés artisanalement. Chaque maîtresse de maison pétrit et cuit ses pitots, chaque pita met ½ minute à cuire. Les Druzes ont le sens de l’hospitalité très développé et celui qui rentre reçoit le gîte et le couvert.
Le deuil.
Le Druze croit en la réincarnation, donc le corps est matériel et on enterre les morts dans une grande pièce où se trouvent une trentaine de niches grillagées. Le jugement se fait sur toutes les âmes, bonnes ou mauvaises puisqu’elles reviennent sur terre.
Plus tard les squelettes seront ressortis des tombes et se retrouveront tous ensembles dans un même bâtiment en forme de mausolée. Il arrive que des enfants naissent et après quelques années, lors d’une visite chez des personnes étrangères sentent qu’ils sont chez eux. Les Druzes ne font rien pour empêcher ces enfants d’essayer de retrouver leur monde antérieur et il s’avère souvent que leur nouvelle (ou ancienne) famille les adopte. Dans ce cas l’enfant se partage entre ses deux familles.
Le drapeau.
Il a cinq couleurs qui représentent chacune l’un des cinq prophètes Druzes. On retrouve ses couleurs à l’intérieur des appartements. Le principal prophète est Jétro, le beau-père de Moïse.
Le mariage.
Du mont des Tsaakot, les Druzes se parlent à l’aide de hauts parleurs. Il arrive que des jeunes gens tombent amoureux d’un sommet à l’autre et finissent par se marier ; dans ce cas, un des deux conjoints doit venir vivre dans un des deux pays et abandonner définitivement tout le reste de sa famille. Pour un mariage, il n’y a pas d’invitation, tout le village vient et participe à la fête.
Il est de coutume de jeter du riz, des fleurs et des pâtes aux jeunes mariés. Le jeune homme doit apporter la maison en dot et la jeune fille le trousseau.
Il existe quatre villages druzes dans la région du Ramat-Agolan. Massadé où se trouve l’école primaire et secondaire, Bugatta, Madjel-Shams le plus grand avec ses 5000 habitants et Ein Kouniya. Les druzes sont au nombre de 18.000 au pays. Les religieux ohkal sont des personnes modestes qui s’habillent en noir et blanc, ils se rasent les cheveux et portent un couvre tête blanc et les Jorkal sont non religieux. Leur religion est secrète, on a le droit d’y pénétrer mais non celui d’en sortir. (Voir fiche Druzes-Daalyat-El-Carmel).
Nahal Sahar.
La randonnée commence à la sortie du village druze d’Ein Kouniya, sur la nationale 99, à la hauteur du pont Hayédidout. Nous rencontrons un ancien moulin à farine en mauvais état car sa plus grande partie est tombée au fond du nahal lors d’un éboulement. Le nahal SAAR sert de frontière entre le Golan basaltique et le Hermon crayeux. On n’y trouve de l’eau qu’entre les mois de décembre et avril. La proximité entre le basalte et la craie enrichie la région d’une grande variété de fleurs comme :
cyclamens sauvages, pimprenelles, קידה שעירה – םירה קוצנית - ובשרי הםתיו למיניהם
Le long du chemin verdoyant on peut suivre le parcours de l’eau qui descend entre ses cascades et ses nombreux bassins. Après avoir traversé le pont Saar, on arrive à la cascade SAAR, sèche en été.
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22/08/2008
DE NOV AUX HAUTEURS DU GOLAN.
Deuxième partie
Sur la nationale 98 qui monte de Hammat Gader vers les hauteurs du Golan se trouve Nov. A l’entrée du moshav, (נוב) qui porte le nom d’un bataillon, un ancien marais de la région fait partie aujourd’hui d’une réserve naturelle d’Israël. Sa particularité est la floraison d’iris jaunes (אירוס הביצות) au printemps. D’autres parts nous pouvons voir une quantité d’autres fleurs comme des chardons, des trèfles (תילתן), des renonculacées (דמומיות), des boutons d’or (נוריות), etc… En septembre 1967, les membres des kibboutzim du Golan asséchèrent les marais pour pouvoir cultiver les terres. Le problème de l’eau pour les besoins agricoles s’est fait sentir et c’est pour cette raison qu’ils ont crées douze bassins collecteurs d’eau. Ils ont pensé à puiser l’eau du kinnereth mais la difficulté était de faire arriver l’eau du lac qui se trouve à moins 232 mètres à plus 400 mètres au-dessus du niveau de la mer, c’est à dire plus de 600m. Il y avait donc un problème de gravitation important ; c’est pourquoi il a été décidé d’arrêter l’eau qui descendait des torrents du Hermon dont 1/3 se perdait dans la nature. Ils récupèrent cette eau dans les douze bassins se trouvant dans le Golan. Chacun à son propre nom comme Dégesh, Antanya, Sha’avarya, Hisrin, Révahya, etc.…
Le Movil Haartzi fournit également l’eau nécessaire à la population du Golan. Toujours dans le Golan l’élevage des vaches est très important et c’est le kibboutz Mérom Golan qui a l’élevage de bovins le plus important. De nombreux cavaliers s’occupent des troupeaux qui vivent dans la nature. Il y a beaucoup de loups dans la région qui tuent et mangent les vaches et les gazelles. Les éleveurs ont donc injecté une certaine quantité de poison dans le corps des vaches pour que les loups qui arrivent à en tuer et à en manger meurent ; mais ces derniers ont vite découvert l’astuce et le problème n’est toujours pas résolu.
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Après le carrefour de Ziwan sur la nationale 91 nous passons devant un village arabe syrien abandonné du nom de Hashan. Ici, contrairement à ce que l’on peut penser, aucun combat n’a eu lieu et les traces de balles que l’on peut voir sur les bâtiments sont le résultat de l’entraînement de notre armée dans la région. A cet emplacement une implantation a été fondée en 1856 par des juifs religieux de Bulgarie grâce à l’aide du baron Edmond de Rothschild. Ils faisaient partie du groupe de Bné Yéhouda. Les Turques qui occupaient le pays leur ont causé tant de problèmes qu’ils ont dû abandonner les lieux pour s’installer à Sfat puis à Rosh-Pina.
Avant d’arriver à Aloné Habashan, toujours sur la nationale 98, nous nous arrêtons sur le har Hazaq, dans la réserve de bashanit. C’est l’un des plus hauts sommets du pays qui atteint 1158 mètres. Nous roulons sur le chemin de la base militaire Q.P. 52 pour arriver à un ancien bunker qui domine la Syrie. Nous sommes ici au point le plus proche du premier village syrien, la frontière passe aux pieds de la montagne et nous pouvons voir également les bassins collecteurs d’eau que les Syriens ont construits en prenant exemple sur les nôtres. La base militaire sur le Tel Hazaka (ou El Kadir en arabe qui veut dire hauteur) se trouve face à un village circassien syrien. En effet, le gouvernement syrien a installé un village devant chaque base militaire israélienne pour troubler ou empêcher la surveillance et les communications israéliennes. On reconnaît les villages circassiens aux toits rouges. Les Circassiens ou Tcherkesses, vivant en Israël, sont originaires des bords de la mer noire. Musulmans orthodoxes, ils émigrèrent en Turquie lorsque les forces tsaristes envahirent leur pays dans la seconde moitié du 19ème siècle.
Le sultan Abd ul-Hamid les accueillit et, voyant en eux des guerriers éprouvés, il les installa le long des frontières orientales de la Syrie et en Palestine. Leurs cavaliers et leurs soldats forment des troupes d’élites dans l’armée israélienne avec laquelle ils ont combattu pendant la guerre de 1948, ayant plus particulièrement pris part aux batailles du Néguev. Ils parlent l’arabe et ont gardé leurs costumes et leurs coutumes nationales ; ils ne se marient qu’entre eux. Les circassiens sont évolués, les femmes comme les hommes étudient mais avant 1967, il y avait 95 villages druzes et circassiens dans le Golan et une seule école primaire à Kunéitra qui contenait que 30 élèves, il n’y avait même pas d’école secondaire. Il existe deux villages circassiens en Israël : Kfar Kama crée en 1880 et Rihanya. Ce peuple a vécu sous l’autorité ottomane et en a beaucoup souffert.
De religion chrétienne, il a été obligé de se convertir à l’islam et par la suite, ils ont été maltraités par les Mamelouks. A la fin du 19ème siècle, Abdoul Rahaman Beq Elyossef, chef circassien, construit sa demeure sur les bords du Kinneret, près de la vallée de Beit Tsaïda. Toujours de ce point d’observation, on peut distinguer face à nous, en Syrie, une montagne du nom de Tell Hara, qui vient du mot arabe qui veut dire sec, vide, autrement dit nous nous trouvons dans une zone désertique de Syrie. Par temps clair, à gauche de ce tell nous pouvons apercevoir Damas. Le Hermon, qui se trouve sur notre gauche vient du mot arabe barbe, autrement dit c’est la barbe du Cheikh arabe.
Sur la droite, le Tell Coundré et le poste d’Abass qui est en territoire israélien. Sur la droite, la chaîne de montagne Shaf Sidni, le tell Pérès (Farès) et Koub El Kara où les Syriens ont réussi à pénétrer pendant la guerre de Kippour. Nous commençons notre randonnée dans cette réserve en descendant le long d’un ancien volcan éteint. C’est le seul endroit du pays où l’on peut voir les deux côtés d’un ancien volcan qui a été séparé par la lave en fusion qui en est sorti. Après quelques milliers d’années le haut de la montagne s’est abaissé et a laissé à découvert le haut des rochers que l’on voit encore à ce jour. Tous les Tellim (sommets) des environs ont été formés des morceaux de laves qui ont été projeté lors de l’éruption du volcan. La réserve est remplie de toutes sortes d’animaux et nous avons la chance de voir aujourd’hui un sanglier et ses petits. Nous trouvons des framboisiers et d’après une légende, c’est avec les épines de ces buissons qu’aurait été faite la couronne de Jésus.
Nous déjeunons près de peupliers (צצפה) et de poiriers de Syrie. Près de là se trouve l’ancien village syrien de Razanya, tribu bédouine que l’on retrouve dans la mythologie sous le nom de Bné Razan, avec sa source qui atteint une profondeur de 1,50 à 2 mètres de profondeur. Du dernier point d’observation des moulins à vent nous pouvons voir, tout à tour, le mont Abou-Yossef, le mont Shiffon, Abou-Nida avec la tombe de ce cheikh, Avital et son fils Bental, le tell Shivan avec la tombe de son cheikh bédouin et Djubata, un village syrien. Le mont Hermonit qui jette un œil sur le mont Hermon qui se trouve face à lui. Près de là se trouve aussi des dolmens qui sont de très vieux tombeaux. Les nomades enterrés leurs morts et posaient une grosse pierre sur eux pour empêcher les bêtes sauvages et les oiseaux de proie de les manger. Il en était ainsi pour tous les nomades ce qui fait que les tribus suivantes qui passaient devant une tombe avaient pour devoir de la nettoyer et d’y déposer une autre pierre en souvenir de leur passage. Eux aussi avaient laissé des morts sur des routes par conséquent ils savaient que leurs compatriotes s’en occuperaient. Donc la coutume de mettre une pierre sur une tombe viendrait de là (elle peut rappeler aussi la destruction du Temple)
Autour de Méron Golan.
Psaume LXXXIX Paragraphes 12 et 13 :
A toi le ciel ! A toi aussi la terre ! L’univers et ce qu’il renferme, c’est toi qui a tout fondé. Le nord et le midi, c’est toi qui les a crées ; le Thabor et le Hermon acclament ton nom.
Face à nous la chaîne de montagne du Hermon avec : le mont Sione à 2.814 m qui se trouve en dehors des frontières du pays, le mont Katef (épaule) au sud-ouest du mont Dov, le mont Hagass, le mont bleu (Kahol), le mont Shion, le mont katan, etc… toutes ces montagnes dominent le pays. Le mont Hermon avec sa neige en hiver est le bassin collecteur le plus important d’Israël et il alimente les trois principaux fleuves qui sont à ses pieds, le nahal Hermon (Banyas), le Hasbani (Snir), et le Dan. De la station de ski qui se trouve au pied du mont Hermon à une hauteur de 1.600 mètres, trois télésièges sont en service. Ils montent à la station du haut qui se trouve déjà à 2.000 mètres d’altitude.
Face aux télésièges, à notre droite, nous pouvons apercevoir le poste frontalier israélien qui délimite les trois frontières : libanaise, syrienne et israélienne, appelé «le mont de la bataille.» C’est le poste d’observation du Hermon qui se trouve à 2000 mètres au-dessus du niveau de la mer. De ce point d’observation nos soldats dominent tout l’environnement, côté syrien jusqu’à Damas et ses environs, c’est à dire à une distance de 60 km à partir de leur poste, du coté opposé, Haïfa, la mer Méditerranée et la vallée de Houla. On est ici à la frontière la plus calme et la plus sure du pays. Du Bunker qui se trouve sur le mont Shélagim les Israéliens ont installé un téléphérique pour que les soldats ne soient pas complètement isolés. Le seul wagonnet existant de ce téléphérique contient dix personnes et permet aux soldats qui sont de garde à l’intérieur du bunker, au moins quinze jours d’affilés, dans le froid et l’isolement, de descendre rapidement la montagne et de rejoindre leur domicile. Le wagonnet est très sommaire, il n’a même pas de vitres.
Du troisième point d’observation nous dominons toute la chaîne du Golan, ses moshavim, ses kibboutzim et ses trois villages Druzes : Massade, Bukatta et le plus grand, Madjal Shams (Tour du soleil levant) à 1230 m d’altitude ; ce village se consacre à la culture de la vigne et à l’exploitation des vergers. C’est une agglomération très prospère grâce à ses nombreux entrepreneurs. Les jeunes vont à l’université syrienne et réintègrent leur foyer très facilement, sans aucune contrainte frontalière.
Les Druzes se rendent «au mont des Tsaakot » où ils voient et réussissent à parler aux membres de leur famille ou à leurs amis du village druze Hader, qui se trouve en face, mais en territoire syrien. Les Druzes israéliens ont des droits de passages réguliers pour se rendre en famille avec toutefois interdiction de passer de la nourriture. Les Druzes syriens, eux, n’ont pas de permission pour venir au pays voir leur famille.
De ce point d’observation nous pouvons voir clairement la frontière syro israélienne qui passe entre les deux villages druzes par un chemin de terre qui part en zigzaguant jusqu’à Hamat-Gader. Pour surveiller cette frontière trois postes militaires dont celui du mont Avital que l’on appelle Les oreilles d’Israël.
Nous sommes ici sur la ligne des «Teelim » c’est à dire sur la ligne où se trouvent tous les sommets en basalte, (autre résultat géologique des explosions volcaniques qui ont formé ces sommets dans le Golan au quaternaire) comme les monts : Ram, Carmim, Warda, Oudem, Hermonit, Baron, Bental, Avital, Bné Rasan, Hazak et Chiffon. Au sud s’étale le Golan qui arrive au mont des rosiers (har Warda) à une hauteur de 1.226 m et de là-haut on peut admirer toute sa superficie. Le Golan se trouve sur une hauteur qui est le centre de relais des montagnes volcaniques unifiées et c’est de ce même panorama que l’évidence apparaît.
Ici, au-dessus de nous se trouve le cristal de roche (quartz) du lac de Brihat-Ram, derrière lui la forêt d’Oudem et devant elle les vergers de pommiers de la vallée Yapouri. Au Nord, pointe le sommet du Hermon et plus loin au sud-ouest le mont Méron. En continuant à pied vers le Nord on descend vers un petit cirque ; c’est la vallée des sauterelles, (Emek Sal’am) nom de l’espèce de grandes et massives sauterelles, sans ailes, répandues dans la région. De ce cirque on monte sur une petite colline colorée qui est près d’elle et on y descend pour arriver dans un plus grand cirque.
La réserve du mont Hermon est une réserve naturelle qui entoure toutes les étendues de la montagne ; elle est sous domination israélienne et elle s’étend sur 70.000 dounam. Son sommet "Mitspé Shélagim” atteint la hauteur de 2.242 m au-dessus du niveau de la mer; la réserve est aussi un des résultats géologiques du quaternaire et grâce à un climat bien déterminé la flore et la faune sont uniques en leur genre. Plusieurs mois dans l’année le Hermon est enneigé. C’est le seul endroit au pays où les skieurs peuvent pratiquer leur sport sur des pistes qui s’étendent de 500 à 2.500 mètres. Une école de ski, trois télésièges et des services de location de matériel sont à la disposition des sportifs. Le site est dirigé par la société du moshav de Néwé Ativ qui est le village le plus près de là. On y trouve des chambres d’hôtes.
La floraison de ces vallées resplendit grâce à la puissance du vent. Le plus grand nombre de fleurs à tiges courtes forment des prairies épineuses. Ces plantes ont pris le nom de la formation florissante spéciale dans la région : « la floraison Hakarkotsti » C’est une floraison caractéristique des montagnes et des hauteurs de l’Ouest de l’Asie qui s’intègrent très bien avec les vents très forts, la neige et la sécheresse de l’été. Les principales sortes de plantes représentées ici sont : des amarantes, des astragales (fleurs rouges), des Had’ad Halevanone, Alissone Hahermonit, la cerise qui s’étale sur le sol, les multicolores du Hermon, Arir Halévanone. Il est possible de trouver aussi de nombreux animaux intéressants comme : des lièvres et des renards, de nombreux oiseaux qui chantent et que l’on ne retrouve pas dans le reste du pays. Une abondance d’insectes, spécialité du Hermon, se retrouvent également dans le reste du pays. Une grande concentration de fruits saute à l’œil (Moshé Rabénou) d’une densité impressionnante.
Birkat Ram est formée à l’intérieur d’une vallée cirque de forme ovale. Le lac a une profondeur de 8 mètres, mesure 600/900 mètres et contient environ 3 millions de mètres cubes d’eau. Cette eau douce provient de sources souterraines et d’eau de pluies. C’est une réserve naturelle et son bassin collecteur alimente les villages du Nord du Golan.
Mérom Golan. A l’intérieur du kibboutz on trouve : une hôtellerie, une piscine couverte, un mini zoo, un club disco, un mini market, un restaurant Abokarim, un café galerie, des cerisiers. Une usine électronique, du tuf, une école régionale, une salle de sports, une étable, un élevage de chevaux, un champ de tirs, des champs de pommiers du Hermon, une usine d’emballage de fruits.
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Har Bental
C’est le résultat géologique d’une ancienne explosion volcanique. Il se trouve sur la ligne des nombreux Tellim, phénomène naturel du volcan dont l’éjection de pierres a formé ces petites montagnes, ainsi on trouve le mont Hermonit, le mont Pérès, le mont Yossifon, le mont Shiffon, le mont Avital. Après la guerre de 1967, les Israéliens ont construit une série de bunkers sur toutes ces montagnes pour prévenir une éventuelle attaque syrienne. Le kibboutz Mérom-Golan et le K.K.L. ont entrepris la restauration du bunker du mont Bental pour en faire un site touristique et instructif. L’intérieur du bunker est éclairé grâce à un moulin à vent. On y descend par une longue rampe qui aboutit à plusieurs pièces en enfilade comme la salle de transmission, la salle à manger, le dortoir, la cuisine, des coins où ils entreposaient les armes et un point d’observation et de tirs. La vue est imprenable puisque de là-haut, on voit Kuneitra la ville fantôme, la nouvelle ville reconstruite un peu plus loin, les bâtiments de l’O.N.U., l’ancien bâtiment de l’Etat major syrien, le camp militaire syrien complètement bombardé, le mont Hermon et les villages druzes. A perte de vue, La ville biblique de Ninive ! Du côté opposé, par temps clair on peut apercevoir Rosh-Haniqra et le Liban. Plus près le kibboutz de Mérom-Golan, son usine d’emballage et le Golan à perte de vue.
L’étang de Bental.
En descendant vers les vergers, on trouve un étang où il est permis de pécher.
Boustan Agolan.
Le verger appartient au kibboutz et le public peut cueillir lui-même ses fruits puis les acheter. Il est permis de goûter un fruit de chaque espèce qu’ils cultivent comme les grosses poires rouges, la pomme du Hermon, le raisin, les nectarines.
Yoav nous entraîne dans son tracteur pour la cueillette et nous fait faire le grand tour de leurs champs. On arrive tout près des bâtiments de l’O.N.U. que ne sépare aucune barrière, le passage est libre.
Il nous montre une maison avec un toit rouge qui est un restaurant. Il a été aménagé par trois journalistes Syriens qui font venir des personnes du monde entier pour leur montrer comment les Israéliens ont détruit la ville de Kuneitra. Au lointain, une église où le pape est venu prier récemment (L’an 2000).
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22/08/2008
LE GOLAN.
Première partie
Touchant par sa beauté, émouvant par sa fragilité, impressionnant par sa grandeur, indispensable par l’eau qu’il nous fournit, exemplaire par ses habitants qui s’y sont installés et l’ont occupé, le Golan est à mes yeux et à mon coeur la plus belle région d’Israël.
Surl a route de Ramat Agolan
Face à la route qui mène à Kiryat Shmoné, sur notre droite, nous pouvons admirer le Golan. Les coulées vertes que nous voyons tout le long de la chaîne montagneuse sont les endroits où coulent les torrents.
Au-dessus de cette montagne, dans le fond, nous pouvons distinguer ses plus hauts sommets qui se succèdent : le Har Chiffon (977 m), le Har Avital (1.204 m), le Har Hermonit (1.221m) et le Har Oudem (1.187m). Sur notre gauche, près de Kiryat-Shmoné, se trouve la chaîne du Ramim et son téléphérique qui descend de Ménara jusque dans la vallée. -La falaise a une hauteur de 650 mètres et sa pente très raide s’étend sur un kilomètre et demi. C’est la falaise la plus abrupte du pays. Son nom vient du mot arabe Ménara (Massouah) et en Hébreu le nom de falaise Ramim.
De Kiryat Shmoné, il est possible d’accéder au parc géologique en voiture par un chemin de randonnée qui est indiqué en orange. Dans le parc, on trouve des aires de pique-niques avec des sculptures d’environnement en pierre et en métal. Il existe une petite randonnée circulaire où se trouve une variété de pierres fossilisées qui ont été formées sur la faille syro africaine. Sur la route qui mène au Golan, entre Shaar Ychouv et Snir, sur notre droite, nous apercevons un tell ; c’est le Tell Azzaziat. C’était un avant-poste syrien qui se trouvait à la frontière et qui semait la terreur dans les implantations environnantes. Le 9 juillet 1967, les forces armées de la brigade Golani ont attaqué cet avant-poste. Les tanks Sherman écrasent les positions syriennes et l’infanterie s’occupe de faire sortir les Syriens du bunker. L’état major israélien pensait que ce serait une des plus dures batailles mais en fait celle du Tell el Fer’ah a été beaucoup plus difficile.
En 1953, cet emplacement servait de ligne d’écoute aux Israéliens. Une à deux fois par semaines quatre soldats venaient ici récolter les informations sur ces appareils. Un jour, ils ont été arrêtés par les Syriens et transporté à la prison de Damas. Ils ont été interrogés et torturés jusqu’à ce que trois d’entre eux avouent. Le quatrième, Oury Ilan n’a rien dévoilé bien que ses tortionnaires lui aient dit que ses copains avaient parlé. Rentré dans sa cellule, il se pend. Son corps est ramené à la famille en Israël et ses parents trouvent alors sur lui deux morceaux de papiers, sur le premier, le nom de sa mère et sur le second il était écrit «je n’ai pas parlé.» Au Tsomet Shi’on, on prend la route 999 qui nous conduit jusqu’au Har Dov.
Non loin de là, se trouve le village arabe Ad’jar. Les habitants sont des Alaouï, secte musulmane qui trouve ses origines dans la Perse antique. Bien qu’en territoire israélien, il fait parti du gouvernement libanais. Lors de la conquête du Liban par Israël, délibérément T.s.a.h.a.l. n’a pas attaqué le village d’ Ad’jar. A ses pieds, coule le nahal Hasbani qui a une longueur de 1.200 kilomètres ; malheureusement il n’y a que très peu d’eau car les Israéliens ont fait un barrage pour utiliser l’eau de ce fleuve. Il se jette dans le nahal Banyas. Dans cette vallée, vallée du Liban coulent deux fleuves, le Hasbani et le Litani qui lui, se jette dans la mer Méditerranée. A partir de là, nous sommes en territoire militaire et on y accède grâce à une autorisation spéciale de l’armée. Cette route a été construite par T.S.A.H.A.L en 1960.
Nous arrivons au point d’observation de RAMATTA qui offre une vue exceptionnelle sur le Liban, Nous sommes, ici, à 1.200 mètres d’altitude, sur le Har Hamta qui est occupé par un immense bunker construit par l’armée israélienne pour se défendre du Fatah. Face à nous la forteresse de Beaufort qui date de l’époque des croisés et que les Arabes appellent Qalat Ech-Chaquif. Nous sommes face à la vallée de Merjayoun, site de la ville d’Ayoun de l’ancien testament. Dans cette région passe le pétrole que l’Irak envoie à Beyrouth. Des accords ont été passés avec l’état d’Israël pour que les conduits traversent le pays.
La chaîne du Golan comprend trois massifs, le mont Shi’on qui domine à 1.500 mètres où coule, dans le bas de ses flancs, le nahal Sh’ion qui se jette dans le nahal Banyas. Le mont Sirion à 1.200 mètres et le mont Hermon qui culmine à 2.760 mètres au Liban. Nous continuons notre tioul pour arriver au Har Agass et sa vallée qui, selon son nom, est rempli des poiriers. Malheureusement elles sont amères et immangeables, ce sont des poires syriennes. Nous franchissons à pieds, le deuxième barrage de l’armée pour nous rendre au Jardin des sculptures. C’est un vaste espace naturel formé de tuf calcaire. Ces couches ont été formées par le dépôt de carbonate de calcium, contenu dans les eaux karstiques qui jaillissent au pied du mont Hermon. Cet ensemble de roches donne une impression fantastique que l’on peut comparer à des animaux imaginaires.
Selon une légende arabe ici se trouve le paradis. Lorsque Dieu a crée le monde il a aussi crée le lion qui se dit être le roi du monde, la panthère qui en dit autant, l’ours et le singe qui veulent aussi régner en maître, ils se sentent plus forts que tous et même plus fort qu’Adam ; alors Dieu les transforma en bêtes. Avec beaucoup d’imagination, on peut donc voir dans ces rochers toutes formes d’animaux bibliques. De là, commence un chemin de Randonnée que nous prenons et qui traverse la vallée des poiriers.
La route monte vers le Har Dov, on l’appelle Maale Gid’on . Son nom vient du Bendel Gid’on, soldat mort pour son pays lors des événements dans la région. Il en est de même pour le Har Dov, qui porte le nom de Dov Toutberg, lieutenant qui s’est fait tuer lors de l’attaque du village libanais qui se trouve en face.
Autour de Katsrin.
Nous nous retrouvons en Jeep en ce début du mois d’octobre 1998 à Katzrin pour découvrir un Golan inconnu de beaucoup d’Israéliens. Nous pénétrons dans un chemin, pas très loin de Katzrin entre deux rangées de fils de fer barbelés. Nous savons maintenant que lorsque nous nous trouvons devant des terrains minés il n’y a pas forcément de panneau jaune comme celui que l’on voit un peu partout dans le Golan où il est inscrit " Attention! MINES!” Il suffit de savoir que les quatre rangées de fils de fer barbelés superposées les unes au-dessus des autres avec des barres de fers intercalées à distance régulière sont le signe que le terrain est miné. Sur ces grands espaces du Golan l’élevage de bovins est très important. Les vaches sont nourrit essentiellement de blé qui pousse sur les lieux où encore de produits naturels, ce qui permet de s’assurer que la bête est cacher à la consommation. Il ne suffit pas que l’animal soit tué selon le rite, il doit être également nourri d’une manière saine. Il arrive que des éleveurs nourrissent leurs vaches de matières premières interdites par la loi juive. De grands cercles se trouvent dans ces terrains, ce sont des réserves de blé que les bergers entreposent ici pour nourrir le bétail.
On apprend que la girafe est cachère à la consommation ainsi que le buffle et la gazelle. Le joli conte qui passe de bouches à oreilles sur Elie Cohen s’avère erroné. Nous avons la déception d’apprendre de la bouche d’un guide que cette histoire a été inventée et que des peupliers existent sans bunkers qui les abritent en leur milieu ou le contraire. Mais ce mythe continue à se répandre. Nous sommes maintenant, debout, au-dessus d’un bunker et nous dominons la vallée de Houla, les monts Naphtali, Le mont keren Naphtali (le plus petit et devant les autres) et les monts de Cannan. (Aujourd’hui carrière de craie) Notre regard peut ainsi embrasser tout le paysage de Kiriat-Shmoné jusqu’à Rosh-Pina et plus sur la gauche le lac de Kinneret. C’est à cet endroit précis que les Russes, qui se sont allié aux Syriens, ont décidé de construire une position avancée (un bunker) d’une longueur de 74 kilomètres.
Ce n’est pourtant pas un des endroits les plus élevés du Golan, au contraire, il est bien plus bas que beaucoup d’autres et descend en pente douce vers la vallée. Les Russes ont pensé à l’époque que l’ennemi ne pouvait arriver que par-là grâce à cette facilité d’accès. Si l’on regarde tout autour de nous on n’aperçoit que les montagnes du Golan et de la Galilée dont l’accès est très difficile. Le passage naturel du Jourdain et les mines posées un peu partout par les Russes sur cette pente douce rendaient l’accès de ce territoire militaire imprenable. Ce terrain est LE SEUL terrain d’entraînement de nos tanks aujourd’hui. Si, avec les accords de paix, nous rendons ces terrains à la Syrie, nos soldats ne pourront plus s’entraîner avec leurs chars. Dans le Néguev, l’entraînement est beaucoup moins intense et plus difficile à cause des terrains sableux. C’est là que se trouve « l’Etat Major de toute la région du nord du pays.» פיקוד הצצוןLe kibboutz frontalier de Manara à la frontière libanaise a pris son nom du mot arabe «mana = minaret » Il est placé sur la chaîne de montagnes RAMIM (hauteur)
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L’Armistice demandée par la Syrie a été signé le 20-7-1949 à Rhodes. La date est bonne mais le lieu est faux car en fait les traités de paix avec le Liban, l’Egypte et la Syrie ont été signés tout simplement à Rosh-Pina dans le célèbre restaurant de Shulamit.
La jeep nous descend en bas de la vallée, près du Jourdain et là nous roulons sur la plus vieille route du monde. Les Romains ont pavée cette route qui rejoignait Damas à la mer méditerranée.
Le Golan, comme tout le monde le sait est une région volcanique. Pour essayer de comprendre le travail de la terre il y a quelques milliers d’années il suffit d’imaginer un gâteau qui a été entièrement recouvert de chocolat. Comparons le Golan au gâteau. C’est une montagne crayeuse dont le volcan a explosé. Avec l’explosion du volcan, les pierres grises, sombres, noires et mates (le basalte) se sont répandues sur toute la région et dans la vallée. La montagne est donc, au départ, le gâteau qui est de couleur claire et les pierres sont comparées au chocolat. Au cours de notre tioul nous rencontrons plusieurs jujubiers. C’est le CHIZAF en hébreu botanique ou le Domim en hébreu courant. Il vient du désert du Sahara. C’est un des rares arbres qui donnent des fruits deux fois dans l’année.
Ces épines sont très très piquantes et la couronne d’épines de Jésus aurait été faite avec les épines de cet arbre. Les jujubiers sont des arbres très résistants puisqu’on en trouve même un qui a plus de mille ans à Hatzéva dans le Néguev. Le nom du pont « Bnot Yaacov » n’a rien à voir avec la tradition logique qui se voudrait être « les filles de Yaacov » Yaacov n’a jamais eu qu’une fille Dina donc le nom de filles de Yaacov ne vient pas de là. L’origine de son nom est histoire différente. A cet endroit se trouvaient des hommes forts et puissants qui avaient décidé de faire payer le passage du Jourdain. Pour cela, ils employaient les sœurs d’un couvent de Sfat (qui se trouve réhov Yéroushalaïm, près de l’hôtel Tel-Aviv) qui encaissaient un droit de passage. La somme était très élevée mais les voyageurs n’avaient guère de choix. Ce trafic a duré à peu près onze mois, ce n’est pas beaucoup mais suffisant pour que le nom des sœurs du couvent soit resté jusqu’à ce jour « Les filles de Yaacov »
Ben Gourion donna l’ordre de construire un canal pour dévier l’eau de Jourdain qui passe juste en dessous de ce pont où se trouvaient un grand lac et ses marais avant la première Alya (1882).
En passant devant le kibboutz de Méhanaïm Méni nous explique, un que l’origine du nom vient du rêve de Yaacov avec les anges où chacun se battait dans son camp, ici de chaque côté du Jourdain, d’où le nom de (Mahané-ïm) –Deux camps- Dans la Genèse – paragraphe 32- on retrouve le verset suivant : Jacob dit en les voyant « Ceci est la région du Seigneur ! » Et il appela cet endroit Manahaym.
Du Tsomet Apkak, nous roulons un kilomètre environ vers le nahal Djilaboun, le chemin de randonné est indiqué en rouge et blanc. De là, nous pouvons nous rendre à pieds à «la piscine des officiers » qui se trouve à un quart d’heure du parking, Le tioul continue vers la cascade Djilaboun, les vestiges de Dvora et la cascade du même nom. (Si on suit le nahal jusqu’au bout, on se retrouve près du camp militaire, à l’endroit où finit le tioul). Près de l’aire de stationnement, le long du fleuve dont les berges sont envahies de végétation se trouve un endroit entièrement dégagé où nous pouvons accéder facilement au nahal Dvora. Ce point précis a été nettoyé consciemment afin de contrôler la pureté de l’eau, c’est la vérification hydrométrique de l’eau de source. Nous voilà maintenant dans de vastes champs, sur un chemin, face à Hatzor, Rosh-Pina et le village bédouin de Tuba. La population juive dans les environs était pratiquement inexistante avant la guerre d’indépendance et les forces de Tshahal éparpillées ça et là étaient sans beaucoup d’effectifs. Les Syriens leurs faisaient face et ils n’avaient plus qu’à foncer droit devant eux pour attaquer. Par chance, Igal Alon était un grand ami du Cheik bédouin du village de Tuba. Le cheik décida d’unir ses forces militaires à celles de Tsahal et il leur envoya 550 bédouins dont 150 armés ; grâce à cette union les Syriens ont reculé.
Nous longeons le nahal Rosh-Pina qui malheureusement est à sec, car l’eau est interceptée dans des réservoirs pour les besoins agricoles. Nous nous trouvons ici dans les champs du moshav de Kfar Anassi. Malgré la superficie des champs que nous voyons et qui appartiennent à Rosh-Pina, Méni nous informe que 92% des terres du pays appartiennent au peuple juif, il n’y a que 8% de terrains privés. Du pont de Bnot-Yaacov un chemin de randonnée (en voiture) part vers deux directions. Le premier, rouge et blanc mène directement à Almagor ; le deuxième, le vert, descend vers le Jourdain (4x4 obligatoire) où les amateurs de Rafting peuvent se régaler. Au milieu de ce parcours, nous voyons une énorme machine de Sollel Bonné. En 1953, les Israéliens ont acheté cette machine à un prix d’or afin de construire un canal. Cette machine avait l’avantage de creuser la terre d’une part et de fabriquer du béton en parallèle. Ces plaques de béton abandonnées sur la terre devaient servir aux fondations du canal. Le but de l’opération était d’alimenter en eau tous les champs environnants. Le bruit s’est répandu, les Syriens ont crié au scandale et les Américains nous ont fait renoncer à ce projet en nous donnant les fonds nécessaires pour construire le Movil Haartzi. C’est la première fois que l’Amérique a donné de l’argent au pays. Du haut haut de la falaise nous regardons couler le Jourdain, qui cette année est bien triste à regarder, il n’y a presque pas d’eau. La vue de cette hauteur y est quand même impressionnante.
Avant de regagner la route, par le pont de Bnot Yaacov, (signe de randonnée rouge et blanc) nous passons devant la forteresse Ateret qui date du Moyen Age. Des fouilles ont été entreprises par l’Université de Jérusalem. On y a découvert les ruines d’une forteresse croisée, Le Chastelet, qui a été détruite par Saladin en 1179. Attenant au pont Bnot Yaacov, les vestiges que l’on voit sont ceux du petit bureau de douanes, Beit Hamehes.
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