Djiora : L’atelier des commandants de la Haganah et d'Etsel.
C’est Moshé Bar Tikva qui a dessiné l’épée et la branche d’olivier entrelacé sur le mur de la classe des Commandants. A l’époque il était commandant à Djiora et entraînait des soldats pour devenir chefs de section de la Haganah. A la fin des cours il décida que le symbole des élèves officiers deviendrait celui de la Haganah et d’Etzel.
Au début, il fit agrandir les insignes de chefs de section pour les jeunes qui terminaient la deuxième année de cours de chefs de section de la Haganah (1941-42)
A la prise d’armes du Gymnasia d’Herzlia, la présence du chef d’état major de la Haganah, Yaacov Doudi adopta pendant plusieurs années également le symbole de l’épée de la feuille d’olivier lorsqu’il passa à la « maison rouge de Tel Aviv ». Celui qui avait la permission de pénétrer à l’intérieur de « la maison rouge » de Tel Aviv avait une carte d’identité où l’insigne de chef de section était apposé au tampon encreur.
Le même insigne de chef de section est utilisé jusqu’à ce jour comme symbole des cours d’officiers de TSAHAL.
L’épée et l’épi de blé apparaissent souvent dans les symboles de l’armée comme ceux de : Applicabilité et ordres, ceux des grades et des décorations avec mention élogieuse.
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La bataille de Mishmar Aémek.
Les combattants de la base de Djiora participèrent à la bataille de Mishmar Aemek qui a eue lieu au début du mois d’avril 1948 entre les forces de l’armée du salut arabe sous les ordres de Kokadji et les implantations juives à l’Est de Ramot Menashé aidées des brigades de la Haganah et des membres du kibboutz Mishmar Aemek. Lors de la bataille les membres du kibboutz repoussèrent les attaques lançaient directement sur eux pendant que la Haganah sous les ordres de l’entreprenant commandant Itshrak Sadé repoussaient les attaques des forces arabes qui arrivaient en direction de Djiora pour empêcher l’avance des troupes le long de la route de Megiddo – Haïfa.
Le 13-4-48 l’armée arabe recula et toute la population des villages arabes se trouvant entre Megiddo et Yoknéam abandonnèrent leurs villages.
La bataille de Mishmar Aemek (tout comme celle de l’opération Nahson) a servi d’expérience pour les combats de la guerre d’indépendance ainsi que pour conquérir toutes les terres qui se trouvaient entre les implantations.
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NATHAN RAPAPORT.
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Nathan Rapaport est né en 1911. Sculpteur, peintre et photographe juif c’est un enfant de la ville de Varsovie [Pologne]. Toute sa famille disparut pendant la shoah et la majorité de sa créativité se concentre autour des mémoriaux de l’holocauste ou sur ses combattants. Au cours de la première guerre mondiale les membres de l'Union soviétique l’ont obligé à travailler comme ouvrier manuel, puis ils reconnurent de suite son talent et lui procurèrent un studio où il commença à sculpter.
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Nathan Rapaport est né dans une famille religieuse, il étudia dans un Talmud Thora et à l’école juive Laur. A cause de la maladie prématurée de son père il fut obligé d’abandonner ses études afin de subvenir aux besoins familiaux. En 1927, Rapaport s’inscrivit à l’école de sculpture de sa ville et trois ans plus tard il rentra à l’académie des Beaux Arts. Grâce à son travail il reçut une bourse ce qui lui permit d’aller visiter les musées d’Italie et de France. En 1936 il gagna le premier prix pour sa sculpture « Euthanasie » En 1938 il obtint une deuxième bourse grâce à laquelle il s’inscrit à l’école des Beaux Arts de Paris. Avec la déclaration de la deuxième guerre mondiale Rapaport se sauva de Pologne vers Biliskov en Russie et à la fin de la guerre il retourna à Varsovie.
Nathan Rapaport créa "libération", un mémorial de l'holocauste. Ce mémorial a été conçu sur le site du ghetto juif qui a été détruit par les nazis avec intention pendant les fêtes de Pâques juives le 19-04-1943. The leader of the Jews was Mordechai Anielewicz, who was later portrayed in another sculpture by Rapoport. Sur ce mémorial des pierres de marbre noir sont posées et représentent les pierres tombales d’un cimetière symbolique, l’artiste a voulu rendre hommage à ceux qui sont morts dans le ghetto et dans les camps d'extermination. La face du mémorial montre quelques combattants juifs, avec Aniélewicz à l'avant tenant une grenade dans sa main. Les grenades ont été vraiment la seule arme défensive disponible des Juifs. L'arrière du monument montre une ligne de prisonniers juifs marchant vers la mort dans un camp de concentration. Bien que créé en 1984 - trois ans avant la mort de l'artiste - son style rappelle un peu celui des œuvres artistiques des années 1930 et 1940. Une copie de cette sculpture se trouve aujourd’hui au musée de Yad Vashem, elle est l’un des symboles connus du patrimoine de la shoah et des héros.
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-Le 19 avril 1988, pour le 45ème anniversaire du soulèvement du ghetto de Varsovie, un chemin fut tracé dans l’ancien ghetto pour que les personnes puissent le parcourir en se recueillant.
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-Le deuxième mémorial est celui d’un soldat portant sur son dos un survivant d’un camp de concentration.
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-Le chef des Juifs Mordehai Aniélewicz était déterminé à ne pas abandonner sans lutter. A ce moment là, les Juifs du ghetto savaient déjà que les trains de Treblinka n’étaient pas destinés à la réinstallation des camps à l’Est du pays mais à les transporter vers un camp de la mort pour être exterminés dans les chambres à gaz. C'est parce que les résidents du ghetto ont commencé à refuser de prendre le train que les nazis ont décidé de liquider le ghetto. Mordehaï Aniélewicz a été représenté plus tard dans une autre sculpture de Rapaport qui se trouve dans le kibboutz de Yad Mordehaï.
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Nathan Rapaport immigré aux Etats Unis en 1950, il a vécu à New York jusqu’au moment de sa mort en 1987.
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Le studio de Nathan se trouve à Ramat Gan, rue Rokah et sert aujourd’hui de centre artistique, quelques unes de ses sculptures sont encore exposées dans cet atelier.
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Les rouleaux de feu-1972-
Lors de la pose des rouleaux de feux en 1970, cet impressionnant mémorial était isolé au milieu des monts de Judée complètement arides ; aujourd’hui grâce aux arbres plantés par le K.K.L, la vie a reprit le dessus à l’endroit où le souvenir de la mort régnait. Nathan Rapaport en laissant sa sculpture (Sépher-Thora) entre ouverte a voulu nous transmettre le message que l’histoire est un éternel recommencement et qu’à chaque génération nous nous retrouvons face à des événements similaires. Les rouleaux de la Thora, tout comme le livre d’Esther sont des objets qui se déroulent comme celle de la vie et celle de l’histoire qui reviennent toujours ; le cercle tourne sans arrêt, il recommence inlassablement son va et vient.
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Premier rouleau à droite face à nous.
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Dans la partie basse de la sculpture on observe des personnages qui vont vers le ghetto, au milieu l’éducateur Yanouk Korchak qui les accompagnent au camp ; devant lui quelques personnages en robes longues peuvent représenter soit les juifs à la sortie d’Egypte soit des religieux en état de prière soit des femmes ou encore des Juifs à l’époque du deuxième Temple. Au-dessus d’eux, la force allemande est représentée par des casques et des lames de couteaux dont la pointe s’élance vers le haut. L’allemand n’est pas représenté en être humain car pendant la guerre il ne s’est pas conduit en homme mais en bête. En haut les descendants de la révolte du ghetto, les nouveaux pionniers, on les voit avec des lames de couteaux, des pierres, des cocktails Molotov car ils sont maintenant forts et prêts à se défendre, ils apparaissent comme des anges. Rapaport ne fait aucune différence entre les camps de travail, les camps de concentration et les autres camps, pour lui cet ensemble constitue la Shoa et il l’exprime de plusieurs manières, comme par le feu et les flammes ou par l’étude de certains ou encore par d’autres personnes qui tombent au milieu des flammes et un visage et des mains qui se tendent vers le haut, vers le ciel, vers Dieu ou l’espoir. Les enfants des ghettos sont devenus des adultes trop tôt par la force des choses et ce sont souvent eux qui ont eu la responsabilité de leurs parents, ils s’arrangeaient pour les aider à survivre, à se nourrir, le monde était à l’envers. La menora et le drapeau expriment la liberté retrouvée des Juifs, Les 18 bateaux sortis de France qui n’ont pas eu l’autorisation d’accoster et qui ont du repartir sont aussi rappelés sur la sculpture. Ce n’est que trois mois plus tard qu’ils reviendront au pays. Sur ce même rouleau : La shoa reste à l’arrière et c’est l’espoir avec l’Alya.
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Le deuxième rouleau à gauche face à nous :
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En bas des soldats Juifs avec des casques, ils viennent conquérir le Cotel, c’est la guerre de 1967. En 1970 Nathan Rapaport change l’idée originale de cette partie de sa sculpture pour y incorporer les soldats et le Cotel. Conquérir le Cotel, c’est rentrer à la maison, être de nouveau chez soi. Plus haut tous les symboles du peuple juif avec le roi David et sa lyre, les anges, le Messie et l’échelle de Yaacov qui relie la terre au ciel. Au dos de ce rouleau le sacrifice du Temple, trois couvre-chefs différents, le casque du soldat juif, le béret du Palmah qui représente l’armée et le bob qui lui est symbole du kibboutznik. Ils rappellent l’homme qui se sépare de sa femme pour aller à la guerre, le soldat du Palmah, fort et courageux soutien le pionnier qui est encore fragile, un nouvel immigrant qui reçoit une arme pour défendre son pays et meurt épuisé au combat, un parachutiste pleurant en découvrant le Cotel.
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Le personnage qui tient la menora peut-être Herzl, le prophète Elie, Abraham, toute autre personne qui fait partie de l’histoire du peuple juif, qui a apporté quelque chose au pays et grâce auxquels aujourd’hui Jérusalem nous appartient. Le personnage tend les bras vers le haut, le ciel, Dieu !
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Le gettho à Yad Vashem
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C’est sur cette espace, face à ce mémorial que se font toutes les cérémonies à Yad Vashem. Cette sculpture représente les Juifs du ghetto de Varsovie. C’est avec intention que les cérémonies se passent devant ce mémorial car c’est le seul qui représente des Juifs qui se sont défendus. Ces Juifs ne se défendent pas pour vivre mais tout simplement pour mourir autrement….
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Mémorial Negba
Spectaculaire monument dédié à ses 24 grands héros de la guerre d’indépendance.
Sculpture de Mordéhai Aniélewicz tenant une grenade dans sa main pour défendre le kibboutz.
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HOPITAL SHAARE TESDEK
Nous sommes reçues par Emouna, une employée qui travaille au service des relations publiques et qui nous fait visiter l’hôpital.
Sur la pelouse de l’hôpital une sculpture d’un artiste mexicain, Nirman, représente une colombe.
L’hôpital Shaaré Tsédek est la première institution médicale qui a été construite en dehors des murs de la vieille ville il y a plus de cent ans. « תרלג » Avant elle, un dispensaire existait dans la vieille ville et dès 1902 l’institution a été transférée dans la nouvelle ville, rue Yaffo. A ces débuts Shaaré Tsédek a surtout été au service de la fidélité, de loyauté et du dévouement important pour le pays. L’hôpital a la caractéristique de conserver la loi et les règles d’exactitudes religieuses.
Le bâtiment, construit en 1916 dans le quartier de Romema, rue Yaffo, servi tout d’abord d’école d’infirmière ; aujourd’hui il est occupé par l’office de la radiodiffusion.
C’est un juif religieux de Hambourg qui décida de financer la construction de l’hôpital. Il fit venir tous les matériaux d’Allemagne et les ouvriers arrivaient à dos de chameau de la vieille ville pour y travailler.
En 1902 l’hôpital a ouvert ses portes à tous les malades, Juifs et Arabes. Il contenait alors 12 lits contre les 20 qui étaient prévus. En 1978 il y eut 270 lits et ils transférèrent l'hôpital dans les bâtiments actuels. Après l’holocauste la même communauté fit un don pour de nouveaux locaux.
Ils commencèrent par construire trois bâtiments en alignement (rakevet) et plus tard un immeuble de 10 étages.
Le ministère de la santé donna la permission d’installer que 500 lits sur 8 étages. Les deux derniers étages restèrent vides jusqu’à ce qu’ils obtinrent une nouvelle permission qu’ils attendirent six mois, le dixième étage est réservé aux opérations du cœur. L’hôpital a l’exclusivité de ces opérations.
Etant bâti sur une colline, l’entrée du bâtiment se trouve déjà au niveau du quatrième étage. Les trois premiers étages sont donc souterrains et servent uniquement d’abris en cas de guerre, de centre d’approvisionnement et de service d’urgence. Sur le parking extérieur des douches sont installés en permanence en cas d'une éventuelle guerre contre les gaz.
Nous montons au dixième étage qui est desservi de la manière suivante : au milieu l’accueil et les soins extérieurs, à gauche le service des opérations du cœur, à droite le service de cardiologie. Ce service contient des chambres individuelles tandis qu’en face, les opérés du cœur sont dans une seule grande pièce pour permettre une évacuation rapide en cas d’urgence. Ce service contient une salle de musculation avec des monitors et des infirmières de garde.
Dans la salle d’attente un grand tableau mural représente 32 versets bibliques qui ont tous rapport avec le cœur et qui forment un cœur. En gémattria le mot lev représente le nombre 32.
Le neuvième étage est celui de la maternité. Cet hôpital compte le plus grand nombre de naissances de tous les hôpitaux du pays. L’organisation est la même qu’à l’étage supérieur c’est à dire qu’en face des ascenseurs se trouve l’accueil et les cabinets médicaux des soins journaliers. Ici le plafond est très adapté au service car il est parsemé de plusieurs symboles en verre coloré ou l’on peut deviner : un soleil, un embryon, un sperme, un stérilet, etc.…
Un couloir a été aménagé spécialement pour amener les bébés directement de la salle d’accouchement au service de réanimation et dans une salle simulatrice. Cette dernière sert à la nouvelle maman qui a des problèmes à la naissance de son bébé ; elle peut y dormir et on la guide, on la soutient et on l’aide quelques jours jusqu’à ce qu’elle prenne de l’assurance. Il y a dix salles individuelles d’accouchements toutes à la pointe du progrès.
Du huitième étage nous accédons à une terrasse où une vue panoramique sur Jérusalem s’offre à nos yeux. Près d’elle la synagogue de l’hôpital est l’une des plus ancienne de Jérusalem.
Entre les années 1906 et 1976 Zalma Méïr a été infirmière à l’hôpital Schlomo Ayana à Hambourg. (Schlomo Ayana était l’oncle du poète Ayana qui a écrit un chant sur cet hôpital).
Ce n’est qu’en 1913 que Zalma obtint le premier diplôme d’infirmière en tant que Juive en Allemagne.
En 1916, lors des événements de la première guerre mondiale elle quitte l’hôpital et fit son Alya ; elle y arriva en décembre de la même année.
Le docteur Valed arriva en Europe pour trouver une infirmière principale qui travaillerait dans son hôpital. Il visita plusieurs hôpitaux dont l’hôpital de Schlomo Ayana. Là, il y rencontra Zalma.
Le docteur Valed arriva au pays au 1919, commença à travailler dans la vieille ville et il eut l’honneur de recevoir Théodore Herzl et l’empereur Guillaume II. Ensuite le docteur Valed partit pour la Hollande et l’Allemagne afin d'btenir des fonds pour construire une nouvelle aile à l’hôpital. Il réussit à mettre son projet à exécution et l’hôpital s'agrandit grâce à un ingénieur allemand qui était alors au pays. En 1902 le bâtiment fut terminé et il fut inauguré officiellement. C’est le premier hôpital juif qui concorde aux lois qui existaient alors en Palestine.
Shaaré Tsedek est un hôpital privé, religieux, puisqu’il fournit que des repas Glatt-casher et qu’il n’accepte pas d’avortements provoqués.
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