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Il y a plusieurs manières de découvrir Israël selon les goûts de chacun. Il est possible de faire des randonnées dans la nature, de visiter des musées ou des "Beit Arishonim" (La maison des Anciens) ou encore se recueillir devant des mémoriaux pour se rappeler continuellement que grâce aux soldats nous vivons en paix à  l'intérieur du pays.  Nous pouvons aussi visiter les sites archéologiques qui nous retracent l'histoire depuis les temps les plus reculés et les villes sans oublier Jérusalem qui, a elle, seule nous comble de bonheur.

 

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LES CHRETIENS A TIBERIADE

Har Barniki – le mont Bérénice


Bérénice, fille d'Agrippa 1er, roi de la Judée, et de Cypre son épouse, naquit l'an 28 de J.-C. Elle fut d'abord fiancée à Marc, fils d'Alexandre ; mais ce jeune homme étant mort, Agrippa la donna en mariage à Hérode, son frère, roi de Chalcis, dont elle eut deux fils, Bérénicien et Hyrcan. Demeurée veuve à l'âge de vingt ans elle alla demeurer avec Agrippa son frère, ce qui donna lieu à des bruits injurieux sur sa conduite et sur ses mœurs. Pendant la guerre juive, elle devint la maîtresse du général romain Titus, futur empereur.


La ville de Tibériade se trouve sur la rive occidentale du lac de Tibériade. Au sixième siècle, à l'acmé de son expansion, l'empereur byzantin Justinien fit construire une enceinte autour de la cité, qui escaladait les pentes escarpées orientées vers l'ouest et englobait le point culminant, le mont Bérénice. C'est là que des vestiges d'une église byzantine contenant des objets cultuels rares ont été découverts en 1990-93. L'église, située à l'intérieur de la muraille d'enceinte de la ville, offre un panorama à couper le souffle sur tout le lac de Tibériade, ses rives et les montagnes au loin. Ce complexe ecclésiastique mesure 48 mètres sur 28 mètres et inclut une cour (atrium), une basilique, une église à triple abside et de nombreuses pièces autour de ces bâtiments. Les murs sont en blocs de basalte carrés chaulés de blanc, et le sol est pavé de mosaïques multicolores. La cour (atrium) est inhabituellement vaste.
 

 

 

 

Flanquée de bas-côtés reposant sur des piliers carrés, elle était pavée de mosaïques aux motifs noir et blanc. Au-dessous se trouvait une vaste citerne, dont le plafond était soutenu par une volée d'arcs.

L'eau de pluie était collectée des toits et de la cour et drainée vers la citerne par des tuyaux d'écoulement. Le long de la salle de prières de l'église, deux rangées de colonnes supportaient le toit. Deux rangées de bancs de pierre semi-circulaires étaient placées le long de l'abside centrale proche du mur oriental. Le sol de l'église était pavé en partie de mosaïques colorées, représentant des raisins, des grenades ou des oiseaux, et en partie de carreaux de marbre aux formes géométriques. Au centre de la scène (bama), on a mis au jour le fondement d'une pierre d'autel, avec au-dessous d'elle une plaque de marbre couvrant une cavité contenant une pierre de basalte soigneusement taillée, de 55x35x11 cm. La partie inférieure de la pierre est grossièrement travaillée en forme de cône, ce qui tend à prouver qu'elle se trouvait à l'origine dans le sol. Au centre de cette pierre, une perforation biconique indique à l'évidence qu'il s'agit d'une ancre, version réduite de celles qui devaient être utilisées par les bateaux voguant sur le lac de Tibériade.

 

Elle fut placée ici et sans doute vénérée dans le contexte des activités de Jésus sur ce côté du lac. Entourant la cour et l'église, de nombreuses pièces, au sol de mosaïque, servaient probablement aux membres du clergé qui assuraient l'entretien de l'église et s'occupaient des nombreux visiteurs. L'édifice fut endommagé par le tremblement de terre de 749. Il fut rénové à plus petite échelle, avec quelques caractéristiques architecturales islamiques, comme des arcs brisés, soutenus par des couples de colonnes. Fait rare, cette église resta utilisée, avec des modifications mineures, durant toute la période de la domination musulmane. Les Croisés renforcèrent la structure de l'église par des contreforts extérieurs, ajoutant en outre un clocher à sa façade

 

L'édifice fut détruit lors de la conquête de Tibériade par les musulmans, en 1187. Ses vestiges, visibles avant le début des fouilles, sont restés relativement bien conservés grâce à la difficulté d'accès et à la distance les séparant de la ville de Tibériade. Les fouilles ont été dirigées par Y. Hirsfeld pour le compte de la Direction des antiquités d'Israël

 

Ginnosar : La barque romaine du lac de Tibériade

L'hiver 1986, après de longues années de sécheresse, le niveau du lac de Tibériade avait baissé
Des études géologiques et géomorphologiques montrent que, par le passé, cette vallée faisait partie du lac de Tibériade. Une série de tremblements de terre provoquèrent une accumulation de limon, façonnant ainsi la vallée et faisant reculer la rive nord du lac. Ce processus, qui se poursuivit jusqu'à la période hellénistique, fit que Bethsaïda, construite à l'origine au bord du lac de Tibériade, se retrouva à environ 1,5 kilomètre plus au nord
 

 

Le nom de Bethsaïda signifie en hébreu la maison de la chasse. L'identification de Et-Tel avec le site mentionné dans le Nouveau Testament fut proposée dès 1838 par Robinson, sans être toutefois acceptée par la plupart des chercheurs de l'époque ; les fouilles entreprises depuis 1987 corroborent cependant cette hypothèse. L'époque biblique

 

Des fouilles ont révélé que la localité de Bethsaïda avait été fondée au 10ème siècle avant l'ère chrétienne, à l'époque biblique. Les régions situées au nord et à l'est du lac de Tibériade faisaient alors partie du royaume araméen de Guechour. La famille royale qui régna pendant plusieurs générations, avait contracté des alliances matrimoniales avec la dynastie de David. Le roi David épousa Maakha, fille du roi de Guechour; elle fut la mère d'Absalom qui, par la suite, trouva refuge dans le pays de Guechour (II Samuel 3 : 3 ; 14: 32). Les fouilles archéologiques effectuées sur les lieux ont mis à jour d'impressionnantes constructions et fortifications, et l'archéologue en chef a émis l'hypothèse que, durant cette période, Bethsaïda était la capitale du royaume de Guechour et le siège de ses monarques. La ville comprenait deux parties : la ville basse, s'étendant sur la majeure partie du tertre ; et la ville haute - l'acropole - située en hauteur, au nord-est du monticule. Pendant le 9ème siècle avant l'ère chrétienne, l'acropole était entourée d'une énorme muraille fortifiée construite en grandes pierres basaltiques et percée d'une porte. Cette muraille de six mètres de large, flanquée de contreforts, atteignait alors 8 mètres d'épaisseur. La porte de la ville et ses dépendances, découvertes sur le flanc est du tel, est constituée d'une entrée intérieure et d'une entrée extérieure. La porte extérieure comprend un passage encadré de deux tours imposantes ; à cette date, seule la tour ouest, de 8 mètres sur 10, a été mise à jour. Dans l'entrée extérieure, un chemin de 30 mètres de long, pavé de dalles de basalte, conduisait à la loge intérieure constituée de quatre pièces, caractéristique de cette époque, mesurant 35 mètres sur 17,5. Elle est conservée sur une impressionnante hauteur de 3 mètres. Construite en grandes pierres de basalte superposées, parfois légèrement taillées, il s'agit de la porte d'une ville de l'époque biblique la plus importante découverte en Israël. La structure en pierre est coiffée d'un ensemble de briques entièrement recouvertes d'une légère couche de plâtre.
Deux jeunes gens, longeant la rive au sud de leur kibboutz Guinossar, située sur la rive occidentale du lac, repérèrent dans la boue le tracé d'une barque. Les spécialistes appelés pour examiner cette découverte conclurent qu'il s'agissait là des vestiges d'un bateau antique. On décida de le dégager au plus vite, avant que ne remonte le niveau des eaux du lac


Des techniques sophistiquées furent nécessaires pour soulever et déplacer l'embarcation. Tout d'abord, une énorme digue fut construite pour empêcher les eaux du lac de la recouvrir, des pompes refoulant les eaux profondes. Le bois devait rester humide jusqu'à l'enlèvement des dépôts vaseux emplissant la coque, qui fut ensuite renforcée à la fibre de verre et remplie de polyuréthane. On creusa des tunnels sous le bateau dont les flancs furent consolidés. Lorsque les fragiles vestiges de la barque furent emballés sans accident, l'eau fut pompée vers l'énorme excavation générée par ces fouilles, et la barque fut remorquée vers la rive. Elle fut alors placée dans une piscine de conservation spécialement construite au musée Yigal Allon du kibboutz Guinossar. Une fois le coffrage de polyuréthane retiré, l'embarcation fut de nouveau immergée. Au cours d'un processus nécessitant plusieurs années, une cire synthétique fut incorporée au bois, pour lui octroyer une résistance lui permettant d'être en fin de compte exposé en dehors de la piscine


La barque fut découverte reposant perpendiculairement au rivage, la poupe, dont seul le fond a été préservé, orientée vers le lac. Le bateau a 8,2 m. de long, 2,3 m. de large et 1,2 m. de profondeur

Construit "à partir d'une coque", avec des mortaises et des tenons menuisés, il est constitué pour l'essentiel de madriers de cèdre et de membrures de chêne. La plupart des pièces de bois sont "d'occasion", autrement dit, elles ont été prélevées sur des bateaux plus anciens, hors d'usage

D'autres fragments de bois furent découverts à proximité, ce qui tend à prouver que la barque se trouvait dans un site ayant servi de chantier naval. L'embarcation pouvait transporter quinze personnes, dont cinq membres d'équipage. Apparemment armée pour la pêche, elle a également pu transporter des passagers et marchandises


D'après les techniques de construction employées et les deux récipients en poterie découverts à proximité, les archéologues pensent que le bateau date de la période romaine. Les tests au carbone 14 ont confirmé qu'il avait été construit durant le premier siècle de l'ère vulgaire.


Les rares détails portant sur les embarcations du lac de Tibériade à l'époque romaine émanent de sources écrites, comme les témoignages de Flavius Josèphe et le Nouveau Testament, ainsi que de mosaïques où figurent des bateaux. Pour ces raisons, la découverte de cette antique barque du lac de Tibériade a fait sensation dans le monde entier


Les fouilles ont été dirigées par S. Wachsmann et K. Raveh pour le compte de la Direction des antiquités d'Israël. 0. Cohen était l'agent responsable de la préservation de l'environnement



Beit Galilée

C'est un complexe catholique qui a ouvert ses portes à l'emplacement où le pape a admiré la vue sur le lac de Tibériade lors de son séjour en terre sainte en l'an 2000
 

De la terrasse on peut constater l'importance de ce site aux yeux des chrétiens car sur la gauche se trouve le parc national de Kursi, lieu où Jésus à chasser les démons du corps du paralytique, sur la droite Ginnosar où a été retrouvé le bateau deJésus, Kfar Nahoum (Carpharnaüm) où il a vécu dans la maison de Pierre et Tabgha où a eu lieu la multiplication des pains et des poissons sur le lac de Tibériade. Beit Galilée est un centre mondial catholique fondé grâce aux fonds de plusieurs pays principalement l'Irlande et la Pologne. Les personnes qui entretiennent les locaux sont tous des volontaires et des étudiants en théologie ont le droit de venir étudier un an dans ces locaux sur les dix ans d'études que leur demande leur diplôme

 

-Le bâtiment très spacieux avec des salles très aérées et des baies vitrées qui plongent sur le lac de Tibériade a été réalisé par des architectes américains. Le projet qui date de 1969 n'a vue le jour qu'en 2004, seule l'église a été terminée pour l'arrivée du pape

 

-La Salle d'études est toute en longueur et ressemble à un Beit Amidrash (salle d'études bibliques) car les étudiants étudient deux par deux (thèse et antithèse) comme dans les Yéshivot. Dans le fond de la salle une armoire contient le nouveau et l'ancien testament car seuls les catholiques dans la religion chrétienne reconnaissent que Jésus était Juif et étudient aussi l'ancien testament ainsi que le livre des psaumes auquel ils attachent une grande importance. Le décor cette salle est très sobre et seuls des vitrages représentent les dix stations de Jésus le long de la Via Dolorosa


- Sur le mur central de l'église, très grande et très moderne, une immense fresque retrace les principaux événements Juifs de l'ancien testament et ceux du nouveau testament. On y voit en autres: Nos Ancêtres, Abraham Isaac et Jacob; le prophète Moshé, D. en plein centre du tableau, en dessous Jésus avec auprès de lui Marie, ses dix disciples, Pierre le représentant de Jésus, le premier pape, les anges de la rédemption, le chemin qui mène au paradis.


-Au centre d'une petite chapelle se trouve un tabernacle avec une bible et une mosaïque sur le miracle des pains et des poissons. Une coupe est le symbole du vin ou encore celui du sang de Jésus


-Une grande Menora en bronze face à une fenêtre donnant le Kinnereth est le symbole qui rappelle le Mont Sinaï ou Moshé a reçu la Thora.


-La  bibliothèque est une belle pièce ronde à lumière tamisée. Dans son centre un  Shépher Thora trône sous un globe en verre qui occupe la plus grande partie de  la pièce, il représente le globe terrestre. Au plafond de minuscules ampoules  donnent l'impression d'un ciel étoilé .



Ce centre a été inauguré en présence de grands rabbins du pays et de personnalités chrétiennes.



Kfar Nahoum -Carpharnaüm
 Une église octogonale datant du 5ème siècle aurait été construite sur les vestiges de la maison de Pierre où Jésus aurait vécu. Ce sont sur ces vestiges que les chrétiens ont construit une église moderne avec le sol en verre de manière à voir tout le site archéologique de l'église qui se trouve juste en dessous d'elle. Cette dernière église date des années 60. Les Chrétiens prient toujours dans la direction de L'Est. Plusieurs vestiges archéologiques se trouvent dans l'enceinte de Kfar Nahoum (Capharnaüm) une ville en pleine effervescence à l'époque car on y a trouvé beaucoup de vestiges qui le prouvent comme : Des frontons avec les sept espèces, un chofar, une menora, des bornes kilométriques, un pressoir et beaucoup d'autres vestiges qui confirment la richesse de la ville agricole.

 

 

 

 

 
Tabha

Pour commémorer les grands événements du ministère de Jésus et les miracles qui lui sont attribués, les chrétiens des débuts de l'époque byzantine érigèrent des monastères, des églises et des sanctuaires, en Galilée et sur les rives du lac de Tibériade. Tabgha, altération arabe du mot grec Heptapegon (sept sources), site traditionnel du miracle de la Multiplication des pains et des poissons (Saint Matthieu XIV, 13-21), est située dans une vallée étroite et fertile de la rive septentrionale du lac, alimentée par plusieurs sources.


Le premier édifice érigé au 4èmesiècle sur le site fut une petite chapelle (18 x 9,6 m), dont une partie seulement des fondations a été exhumée. Il s'agit probablement du sanctuaire décrit dans ces termes par Egérie, pèlerine de la fin du 4ème siècle :


Dans ces lieux même (non loin de Capharnaüm), face à la mer de Galilée, est une terre où l'eau abonde, où pousse une végétation luxuriante, aux nombreux arbres dont des palmiers. A proximité se trouvent sept sources qui fournissent de l'eau en abondance. Dans ce jardin fertile Jésus nourrit cinq mille personnes avec cinq pains et deux poissons. La pierre sur laquelle le Seigneur déposa le pain devint un autel. Les nombreux pèlerins venus sur le site la brisèrent en pièces pour soigner leurs maux. Au 5ème siècle, un grand monastère et une église ornée de ravissants pavements de mosaïque furent érigés sur le site. L'ensemble couvrait une superficie de 56 x 33 mètres, comprenant des cours intérieures ainsi que plusieurs pièces servant d'ateliers manufacturiers et de logement pour les moines et les nombreux pèlerins de passage.


Détruits au 7ème siècle, vraisemblablement au cours de la conquête arabe, le monastère et l'église de Tabha furent ensevelis sous une couche épaisse de boue et de pierre. Après les fouilles menées pendant les années quatre-vingt, l'église fut restaurée dans sa forme byzantine et des fragments des pavements originels de mosaïque y furent incorporés.

 

L'église, en forme de basilique, est divisée en trois nefs séparées par deux rangées de colonnes. Au centre de la paroi orientale se trouve une abside flanquée de deux pièces réservées aux officiants. L'estrade ménagée à l'avant de l'abside est clôturée par un jubé où se dresse, au centre, un autel recouvrant le rocher sur lequel Jésus avait posé les pains. C'est le site vénéré du miracle de la multiplication des pains et des poissons. La célèbre mosaïque exhumée à l'arrière de ce rocher représentant un panier de pains entouré de deux poissons et datant du 6ème siècle a été placée devant l'autel lors des travaux de restauration de l'église.

La basilique de Tabha est célèbre pour ses pavements de mosaïque, les plus célèbres des églises byzantines de Terre sainte. La plus grande partie est formée de motifs géométriques. Les pavements les plus remarquables décorent les deux côtés du transept, celui situé à gauche de l'estrade (6,5 x 5,5m) présente dans son pourtour des fleurs de lotus.

Les autres sont des représentations polychromes de la flore et de la faune locale, agrémentées d'édifices. Les fleurs et les animaux, essentiellement des oiseaux, sont figurés avec un réalisme tel qu'il est aisé d'y identifier les lotus, oléandres et nénuphars, canards, francolins, hérons, oies, colombes, cygnes, cormorans, flamands et cigognes. Un instrument rond en forme de tourelle représenté sur le pavement permettait de mesurer le niveau des eaux de la mer de Galilée (un nilomètre, utilisé à l'origine dans le delta du Nil) comme le prouve sa graduation en lettres grecques.

L'église bénédictine de Tabha est ouverte aux visiteurs et pèlerins qui, comme le faisaient leurs prédécesseurs de l'époque byzantine, viennent toujours nombreux la visiter de nos jours.

Les fouilles menées en 1968 furent dirigées par B. Bagatti et S. Loffreda pour le compte du Studium Biblicum Franciscanum. Celles menées en 1979-1980 le furent par R. Rosenthal et M. Hershkovitz pour le compte du Département israélien des Antiquités et des Musées (désormais Direction des antiquités d'Israël), de l'Université hébraïque et de l'abbaye de la Dormition à Jérusalem.

 

Beit Tsaïda: Un ancien village de pêcheurs sur les rives du lac de Tibériade.

Bethsaïda est le lieu de naissance de trois des Apôtres - Pierre, André et Philippe. Jésus lui-même se rendit à Bethsaïda où il accomplit plusieurs miracles. (Marc 8 : 22-26 ; Luc 9 : 10) Et-Tel, le tertre identifié comme l'ancien Bethsaïda, est situé sur un éperon basaltique, au nord du lac de Tibériade, près de l'endroit où se jette le Jourdain. Le tel couvre une superficie de quelque 8 hectares et surplombe de 30 mètres une vallée fertile.

 

L'entrée de la porte était flanquée de deux énormes tours en saillie, de 10 x 6 m chacune. Le seuil était constitué de grandes pierres basaltiques comportant des cavités où s'enchâssaient les gonds. Les briques calcinées, le tas de bois carbonisé et les pointes de flèches retrouvés sur les lieux témoignent de la bataille qui se déroula lors de la conquête de la ville et de l'incendie qui détruisit la porte. Devant l'entrée intérieure, la porte de Bethsaïda présente une diversité d'installations cultuelles unique en son genre. Un autel (bama) intact mesurant 2,1 x 1,6 m et constitué de pierres basaltiques recouvertes de plâtre y a été retrouvé. Deux marches conduisaient au sommet de la bama où s'encastrait une profonde vasque de pierre de 60 cm sur 50, ayant 35 cm de profondeur. On a retrouvé une stèle de basalte brisée qui se dressait autrefois à l'arrière de l'autel. Cette stèle, de 1,15 mètre de hauteur, 59 cm de large et 31cm d'épaisseur, était travaillée avec soin et arrondie au sommet. Sur le devant, était sculptée la silhouette stylisée d'un taureau cornu, armé d'un poignard. Dans le panthéon mésopotamien, le taureau représentait le dieu de la lune. Il fut adopté par les Araméens comme symbole de leur divinité principale, Haddad, représenté sur cette stèle. Le corps de garde abritait une vaste place pavée. Sur son côté nord, se dressait le palais des rois, mesurant 28 m x 15, avec des murs de basalte de 1,4 mètre d'épaisseur. Le complexe de Bethsaïda présente un exemple typique des palais des royaumes araméens de l'époque biblique ; il comportait au centre une vaste salle du trône, entourée de huit autres pièces. La ville araméenne de Bethsaïda fut conquise et détruite par le roi assyrien Téglath- Phalasar III durant la campagne qu'il entreprit dans la région, en 734 avant l'ère chrétienne (II Rois 15 : 29-30 ; 16 : 7-9). Depuis cette destruction, et jusqu'à la période hellénistique, le site fut peu peuplé. L'époque hellénistique et romaine


L'importance de Bethsaïda durant l'époque héllenistico-romaine transparaît dans les mentions qui en sont faites dans les sources antiques. Flavius Josèphe affirme qu'au début du premier siècle de l'ère chrétienne, le roi Hérode Philippe, dont le royaume comprenait la partie nord du pays, changea le nom de la ville en Julias, d'après le nom de Julia Livia, l'épouse de l'empereur romain Auguste, et lui accorda des franchises municipales (Antiquités 104, 18, 28). Toujours selon Flavius Josèphe, Philippe mourut dans cette ville et y fut enterré en grande pompe. (Antiquités 104, 18, 108) Plusieurs maisons datant de cette époque ont été découvertes lors des fouilles. Construites en basalte, probablement sur deux étages, elles comprenaient une cour à ciel ouvert entourée de plusieurs pièces. De nombreux outils de pêche - poids de plomb pour les filets, ancres de fer, aiguilles et hameçons - ont été retrouvés dans ces habitations, témoignant d'une économie fondée sur la pêche. L'une des maisons comportait une cave contenant des amphores de vin en céramique et plusieurs crochets servant à tailler les vignes. Au début du premier siècle avant l'ère chrétienne, un bâtiment de 20 m x 6, aux murs particulièrement épais, fut construit au-dessus des vestiges de la porte de la ville qui datait de la période biblique. On n'en a retrouvé que des vestiges très fragmentaires. Des pierres de taille calcaires amenées de fort loin et des éléments architecturaux décoratifs évoquent l'élégance de cette construction. Des ustensiles rituels, notamment deux pelles à encens en bronze décoré, indiquent qu'elle abritait un temple.

 

Peut-être s'agit-il des vestiges du temple construit par le roi Philippe en l'honneur de Julia Livia. Les fouilles effectuées sur le site se poursuivent et donnent à penser que d'autres découvertes datant des époques de peuplement attendent les archéologues. Entre-temps, le site a été ouvert aux visiteurs.

Les fouilles de ce site sont menées par R. Arav pour le compte de la Société des fouilles de Bethsaïda, placée sous l'égide de l'université du Nebraska.


Koursi : Monastère chrétien sur les rives du lac de Tibériade

Le monastère byzantin de Koursi est situé à l'est du lac de Tibériade à l'embouchure d'un oued dévalant du plateau du Golan et créant une petite vallée fertile le long du littoral. Les vestiges de cet ancien monastère, mis à jour par hasard pendant la construction d'une nouvelle route, ont fait l'objet de fouilles au cours des années 1971-74. Le site est aujourd'hui ouvert au public, dans le cadre d'un parc national.

 

 
Son emplacement, ses caractéristiques architecturales et le témoignage de voyageurs du passé permettent d'identifier Koursi comme le site où, selon la tradition, Jésus soigna deux hommes possédés par des démons (Matthieu 8 : 28-33). Pour commémorer ce miracle, un monastère fut construit sur place, probablement au début du 6ème siècle. Le monastère est entouré d'un mur de pierre de protection qui forme une enclave rectangulaire de 140 x 120 mètres. L'entrée, protégée par une tour de garde, est tournée vers l'ouest, vers le lac de Tibériade. Dans l'antiquité, une route pavée reliait le monastère à un petit port utilisé par les pèlerins chrétiens qui arrivaient par bateau. Un large chemin pavé conduisait de l'entrée du monastère à une vaste esplanade devant l'église, au centre de l'ensemble. L'église rectangulaire, de 45 x 25 m, est constituée d'une cour bordée de piliers ; ces derniers forment un atrium donnant accès à la salle de prière proprement dite.

 

 
A l'intérieur, deux rangées de huit colonnes de pierre étaient couronnées de chapiteaux corinthiens de marbre avec des croix sculptées en relief. Les colonnes divisaient la salle de prière en une nef centrale et deux latérales. Le sol de l'église était entièrement pavé de tesserae multicolores. Conservés principalement dans les nefs latérales, les cadres carrés sont ornés de motifs floraux et d'animaux comme des raisins, des figues, des grenades, des poissons, des oiseaux et de volatiles aquatiques. Les représentations animales sont presqu'effacées, probablement par le mouvement iconoclaste qui devint actif au début de la domination musulmane (7ème siècle). A l'extrémité est de l'église, on parvenait par deux marches à une abside surélevée flanquée de deux pièces carrées. L'une servait de fonts baptismaux, comme en témoigne une inscription en grec, la dédiant à l'abbé Stephanos à l'époque de l'empereur Maurice (fin du 6ème siècle). Des ailes latérales furent ajoutées à l'église ; l'aile nord abritait un pressoir à huile, probablement de l'huile consacrée pour les pèlerins. Au sud de l'église, une chapelle pavée de mosaïque surmontait une crypte contenant les tombes des moines qui avaient vécu dans le monastère. Dans l'enceinte du monastère, se trouvaient également les quartiers d'habitation des moines, une auberge pour les pèlerins, ainsi que les communs

 

Sur la pente surplombant le monastère vers le sud, les vestiges d'une petite chapelle ont été retrouvés, comprenant une grotte avec un sol de mosaïque. Devant, se dresse un rocher de quelque sept mètres de haut, entouré par des murs de soutènement l'empêchant de s'effondrer. Il marque probablement l'endroit où, selon la tradition, le miracle rapporté par le Nouveau Testament a eu lieu. Le monastère, endommagé par un tremblement de terre au milieu du VIIIe siècle, fut abandonné. Les fouilles ont été effectuées par D. Urman et V. Tzaferis pour le compte le compte de l'Office des antiquités d'Israël. le compte de l'Office des antiquités d'Israël.
 

Soussita.

Nommée également Hippos en grec (cheval), la ville se trouvait à deux kilomètres à l'Est du lac de Tibériade et à 350 mètres au-dessus du niveau des eaux. Fondée à l'époque hellénistique elle tomba lors de la conquête arabe au début du 7ème siècle. Elle était connue sous le nom grec Antioche Hippos, traduction du mot araméen Soussita. Son nom lui a été donné à cause de la forme de la montagne

 

Il est possible qu'elle ait été bâtie sur des ruines plus anciennes par Séleucos, fondateur de la dynastie des Séleucides en 312 avant l'ère chrétienne. Soussita fut ainsi dénommée après les conquêtes d'Alexandre Jannée du royaume de Judée (103-76 avant l'ère chrétienne) Par la suite, Pompée la reprit aux Juifs et l'annexa au décapole en 65 avant l'ère chrétienne. Puis, Auguste l'attribua à Hérode, malgré le mécontentement de ses habitants. En 4 avant l'ère chrétienne après la mort d'Hérode, elle passa aux mains des Syriens. En 320 avant l'ère chrétienne la frontière arrivait au lac de Tibériade. Le grand rabbin Yéhouda Anassi a vécu à Soussita. Il a été le grand compilateur de la Mishna et, très libéral, permit, l'année de Shmita, de laisser travailler la terre. En dépit des bonnes relations commerciales entre Tibériade et Soussita, Hippos inquiétait quelque peu la population juive de Tibériade. Dans le domaine appartenant à la ville, il existait plusieurs villages juifs, comme en témoignent les ruines de synagogues découvertes à Fic (Afeq) et à Oum El Kanatir, à la limite de Soussita. A l'époque byzantine, Hippos était le siège d'un évêché.

 

 

La ville à l'instar de toutes les autres villes de l'époque, connut une ère de développement. Ainsi, plusieurs églises et monuments publics y ont été construits. Or, au 7ème siècle après la conquête arabe, elle semble soudain être tombée en ruines, divers tremblements de terre en étant la cause. Les habitants d'Hippos vivaient d'agriculture, de pêche, de navigation et de commerce. Au bord du lac, à proximité du kibboutz Ein Guev, subsistent des traces et des digues d'un ancien port, appelé port de Soussita

 

Hippos figurait dans le décapole: il s'agit d'une ligne de dix villes hellénistiques, au nombre desquelles il faut citer Beit Shéan, qui ont été affranchies par Pompée en 63 avant l'ère chrétienne. Parmi les matériaux qui jonchent le sol, sont visibles les restes d'un aqueduc alimenté avec l'eau provenant de la source Afiq, qui arrivait à Soussita par la porte ouest. Des colonnes corinthiennes en marbre, en grès et basalte sont couchées sur le sol à cause du tremblement de terre de 747. La basilique à trois nefs est encore bien visible et un peu plus loin se trouvaient des thermes somptueux avec un grand bassin entourait de jets d'eau. Face à ces thermes un temple païen a existé mais il n'y a plus aucune trace. Quant à la synagogue elle a été entièrement recouverte. En 1948, Soussita était sous domination syrienne. Profitant de l'avantage topographique, les mortiers syriens pilonnaient sans cesse le kibboutz et y causaient de sérieux dégâts. Au sein du kibboutz, un groupe de combattants ayant peu d'expérience militaire, s'organisa. Une nuit, profitant de l'obscurité, ils grimpèrent derrière le mont Hippos et surprirent ainsi les soldats syriens qui prirent la fuite. Depuis ce jour de juillet 1948, Soussita fait parie du territoire israélien.

 

En montant par le sentier qui nous mène au sommet de la colline nous voyons un bunker israélien et un talus sous lequel ils avaient creusé un tunnel pour se rendre d'une position à l'autre. De nouvelles fouilles archéologiques ont été terminées ces derniers mois

 

Plusieurs renseignements sur les parcs nationaux ont été transcrits d'articles trouvés sur Internet sur le site de l'office du ministère du tourisme Israël

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

תגובות
אא
מאדאם מלכה היקרה - המאמר נפלא רק התאריכים על התמונות ניראים רע !! תחליפי את התמונות עם התאריך... בבקשה ...
21/01/2009 21:09:06

LA FAMILLE BENTWITCH.

  

Quelle est la famille juive aujourd’hui qui possède un cimetière privé? Depuis l’époque d’Abraham, notre père, qui acheta la grotte de mahpéla à Hébron et aux tombes de l’époque du Talmud à Beit-Shéarim, chaque famille juive a possédé une propriété privée avec des caveaux taillés dans la pierre. Aujourd’hui ; nous n’avons que des cimetières publics et il n’y a pas de morts qui soient enterrés dans des lieux privés. Seule, la famille Bentwitch, tellement connue, possède son propre cimetière.

 

Sur le mont scopus, au pied de l’université, dans un endroit enchanteur, cachés de tous, se trouvent deux cimetières. Le premier à gauche en rentrant appartient à la colonie américaine, le deuxième, à droite, fait partie de notre histoire.

 

Pour y accéder, on doit se rendre à l’entrée de l’université, porte numéro 3, et sur le trottoir d’en face on pénètre à l’intérieur d’une forêt où se trouve un petit chemin qui nous conduit à une enceinte murée.

 

 

 

 
A coté d’elle, une petite maison isolée où habitait le gardien arabe du cimetière. Aujourd’hui elle est  occupée  par une famille israélienne qui a la chance de loger dans une des maisons les plus romantiques de Jérusalem ; mais,  il faut aussi penser qu’il n’est pas toujours agréable de vivre près des morts surtout lorsque les grands vents d’hiver soufflent et que tombe une pluie drue.

 

Légende de la famille Bentwitch.

 

Herbert et Suzanne Bentwitch vivaient en Angleterre à la fin du siècle dernier. Suzanne était une musicienne de grand talent et Herbert était un être noble, un puissant mélange d’anglais traditionnel et de juif conservant ses coutumes et ses traditions. Il était sioniste bien avant qu’Hertzl ne rêve de créer «Shivat Tsion ». Ils avaient une grande maison à Londres et une maison de campagne dans le Kent qu’ils appelèrent  Hatzer Acarmel. Ils eurent 11 enfants qu’ils élevèrent pendant 20 ans. La mère qui a dû abandonner sa passion pour élever ses nombreux enfants leur a retransmis son art dès leur plus jeune âge. Pour cela elle réunit les enfants par groupe de trois et leur enseigne la musique. Le premier trio jouera du piano, le deuxième du violon et le troisième trio du violoncelle ; quant aux deux derniers ils formèrent un duo. Chaque groupe avait sa propre pièce de musique où ils s’entraînèrent dès l’âge de la  maternelle.

 

I) L’aînée : Liliane

Son mari meurt lors d’un voyage en Ukraine. Il se rend là-bas pour récolter des dons pour les blessés des pogroms. Liliane fait son Alya avec ses six enfants et s’installe dans la propriété Leng. Elle hérite de la propriété et en fait don à sa mort, au K.K.L.

Son fils Daniel a été «la pomme tombée près de l'arbre ». Génie en musique, il est jeune mais pleins de problèmes mentaux. Il part aux Etats Unis pour étudier la musique mais se suicide dans le sanatorium des malades mentaux de Chicago. Il a à peine 18 ans et il est enterré dans le cimetière familial du mont scopus. Sur sa tombe est gravée une harpe et une portée de notes.

En souvenir, sa mère fonde la propriété Beit Daniel, à Zihon-Yaacov, centre musical et centre de repos des artistes. Elle est encore en activité aujourd’hui.

 

II) Norman.

Il étudie le droit et arrive au pays avec l’armée anglaise menée par le général Allenby. On est sous domination anglaise et c’est l’époque où se fonde l’université du mont scopus. Norman Bentwitch est sioniste et sa femme une anti-sioniste active. Norman vit six mois à Londres et six mois au pays. Il étudie le droit à l’université hébraïque de Jérusalem mais meurt à Londres. Sa femme rapatrie son corps dans la propriété mortuaire familiale.

 

III) Netta.

Elle épouse un juif allemand, romantique et complexé du nom de Mike LENG. Ils montent au pays en 1912 et construisent une propriété de style romantique qui prend le nom de la propriété familiale du Kent : HATZER ACARMEL. Les Leng reçoivent beaucoup, toute la haute société de l’époque est hébergée  dans la propriété du couple un peu bizarre. Cette propriété ressemblait à une réserve londonienne, transportée au cœur de Zihon-Yaacov avec ses chevaux et ses carrosses. Personne ne sait de quoi et comment Netta meurt, un jour où Mike se trouve à Haïfa et elle dans sa propriété. Des bruits courts qu’elle se serait suicidée. Mike se suicide trois ans plus tard et ils n’eurent pas d’enfants. La propriété porte aujourd’hui encore le nom de «dévastée» en souvenir de la magnificence disparue.

 

 
IV) Dorothée.

C’est une histoire brève ; elle se convertit au christianisme et passe sa vie en tant que sœur dans un couvent.

 

V) Marjorie.

Elle a été apparemment douée mais elle reste dévouée à son père et le soigne jusqu’au dernier jour. Après sa mort, en 1932, elle se convertit au christianisme et change de logement pour habiter une maison préfabriquée dans la propriété de Zihon-Yaacov. Elle s’occupe de l’association conservatrice de Beit Daniel jusqu’au jour de sa mort.

 

VI) Moriel

Elle fait son Alya, peint et enseigne la peinture. Lorsqu’elle se retrouve veuve elle rejoint la propriété Leng à Zihon-Yaacov et y décède.

 

VII) Noémie.

Elle vit à Londres et elle est membre actif du parti communiste.

           

VIII) Hévi.

Mariée à un juriste en Allemagne, elle vient à Jérusalem avec la montée du nazisme. Elle vit au pays avec son mari et ses deux enfants.

 

IX) Talma.

La plus célèbre de la famille. Elle deviendra Talma Iline après son mariage. Eliézer Iline est le fils de David Iline, un des premiers enseignants du pays et petit-fils de Yéoshoua Iline, l’un des personnages célèbres de Jérusalem à la fin de ce siècle.

Yéoshoua Iline achète des terres à Motza et s’y installe. Il est l’un des fondateurs d’un des premiers quartiers de : Nahalat Shiva. Eliézer Iline est aussi l’un des plus grands architectes de Jérusalem. Il meurt relativement jeune après avoir fait une faillite.

Talma est une violoncelliste renommée et l’élève de grands violoncellistes du monde dont Pablo Kasllas.
                                                                                                           

Après une déprime elle fait son Alya mais reste dans le monde musical de Jérusalem. Elle fonde l’école d’art de Tel-Aviv qui porte encore son nom aujourd’hui.

Talma et Eliézer Iline construisent la première maison du quartier de Réhavia, au numéro 14 de la rue Ramban ; c’est alors le cœur d’une région désertée et isolée. Cette grande maison spacieuse a une architecture spéciale. Lorsque son mari fait faillite, ils se séparent de cette maison.

 

 

 

X) Carmel.

Elle est la femme d’un des présidents du mouvement conservateur juif aux U.S.A. Le soir de la Bar Mitzva de son fils aîné elle se convertit au christianisme et abandonne sa famille.

 

 

XI) Joseph.

Le dernier de la liste. Il fait son Alya et épouse Sarah la fille du docteur Hillel Yaffé.

Ce dernier est un pionnier de la première Alya, un grand médecin qui soigne la population de la malaria. Il a été le conseiller du ministre de l’éducation et directeur de l’école Ariéli à Haïfa. Plus tard il enseignera dans une école éducatrice. Il participe à l’organisation de l’éducation nationale du pays.

Pour conclure, Joseph représente la stabilité de toute la famille.

 

On peut trouver des livres dans la jolie bibliothèque de Marjorie sur la famille Bentwitch et sur Talma Iline. L’écrivain Benyamin Tamouz écrit également l’histoire de la famille Iline, celle de Daniel et la propriété de Zihon-Yaacov.

 

La propriété mortuaire du mont scopus est une grande propriété mais malheureusement peu de tombes y restent à ce jour. Au centre, celle du père et de la mère, Herbert et Suzanne Bentwitch, Herbert et Joseph, Norman et le dernier en date, Mike qui décède en 1987. Au centre, un banc pour s’asseoir, se recueillir ou lire l’histoire de cette famille.

   

 

 

 

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                                                                                          ASKELON

 

Ashkelon est une cité balnéaire d'environ 130 000 habitants, située à une quinzaine de kilomètres au nord de la bande de Gaza.

Construite et détruite successivement par les différentes conquêtes étrangères, les Nabatéens, les Philistins, les Perses, les Grecs, Alexandre le Grand, Hérode, les Arabes, les Croisés, les Mameluks, cette ville a occupé une place importante tout au long de l'histoire.... les Nabatéens en avaient fait leur comptoir commercial maritime et les Philistins l'avaient promue capitale d'un de leurs cinq états. On y retrouve aussi la trace de Samson, qui y mena des combats avec sa force Herculéenne.
Samson nait sous occupation Philistine, il est le fils de Manoah de la tribu de Dan (l'une des douze tribus d'Israël). La femme de Manoah qui est stérile reçoit la visite d'un ange qui lui apprend qu'elle aura un fils qui délivrera Israël des envahisseurs. Cet enfant devra être consacré à Dieu et ne pas couper ses cheveux. C'est de cette chevelure qu'il obtiendra sa force magistrale dont lui seul connaît le secret.
 
Samson épouse une philistine qu'il rencontre dans la vallée de Timna. Ses parents ne voient pas ce mariage d'un bon œil, après tout n'y a-t'il pas assez de jolies fille dans la tribu pour aller épouser une étrangère et fille d'occupants. Mais Samson y tient et ne cède pas. Le jour des épousailles, il pose une énigme à ses invités, certain que ceux-ci ne sauront répondre. Le temps passe et les invités n'ont pas trouvé la réponse, ils pressent  l'épouse de Samson afin que celle ci obtienne  la réponse. Les menaces se faisant plus fermes, la femme de Samson lui demande la clé de l'énigme et la transmet aux convives. Samson est furieux et pour se venger il tue une trentaine d'hommes, cela se passe dans la Cité d'Ashkelon qui se nomme alors Ascalon.
 

 
Samson part se réfugier chez ses parents. Quelques temps plus tard il revient chercher sa femme mais celle ci a été donnée par son père à un autre homme. De nouveau très en colère Samson met le feu aux cultures Philistines. Par vengeance, les Philistins capturent son épouse et le père de celle-ci. Ils seront tous les deux brûlés, comme les cultures que Samson a incendiées. C'est une spirale infernale de violence sans fin.
 

A sa demande, Samson est livré aux Philistins par la tribu des Judéens. Malgré le nombre très important de soldats qui viennent le capturer (plus de 1000) il sort libre et victorieux de ce combat.

Il sera alors Juge d'Israël pendant une vingtaine d'années.

Les Philistins missionnent Dalila qui, par sa beauté, devra séduire Samson et lui soutirer le secret de sa force. La tâche s'avère difficile parce que Samson ne cède pas. Dalila insiste et Samson finit par lui dévoiler que sa force réside dans sa chevelure qu'il n'a jamais coupée parce qu'il est dévoué à Dieu. Pendant la nuit, Dalila lui coupe les cheveux et le livre aux soldats Philistins.
 

Il se retrouve emprisonné dans un cachot d'une prison de Gaza, les soldats lui crèvent les yeux, se moquent de lui et en font un amuseur publique. Pendant sa captivité ses cheveux repoussent et avec eux la force revient. Sorti de sa prison pour divertir la cour d'un palais, il demande aux soldats de l'installer entre deux colonnes  afin qu'il puisse s'y reposer. Il implore Dieu de lui donner la force et écarte les deux piliers afin de faire écrouler l'édifice entier. Dieu exauce sa prière et le palais s'effondre emportant avec lui Samson et des milliers de Philistins.

 

Les vestiges de la vieille cité d'Ashkelon.

Des colonnes datent de l'époque Romaine. Une basilique Romaine a été érigée à cet endroit et les murs et le sol étaient recouverts de marbre. Longue de plus de 100 mètres et large d'environ 35 mètres, c'est ici que se déroulaient bon nombres d'activités de la vie sociale Romaine, cérémonies religieuses, exercices militaires, gestion des affaires, c'était un peu le centre de la ville. Le sud de la basilique était une pièce semi circulaire avec des gradins qui servaient pour les réunions du conseil municipal.

Des statuts et autres vestiges datant de plusieurs périodes ont été retrouvés lors des fouilles dans la basilique ils ornaient l'entrée du hall de rendez vous.
Vestiges d'un puits en partie restauré.

Un puits a été utilisé à l’aide d’une roue dentée qui était propulsée par un animal, en général un chameau ou un âne pour puiser l'eau de la source. Une fois puisée, cette eau était déversée dans un petit canal qui était connecté à une citerne. De cette citerne, l'eau était transportée, toujours par un système de petit canal vers les terrains agricoles. Durant la période ottomane il servait aux fermiers des villages arabes pour irriguer leurs champs. Le mécanisme a été en partie restauré.

 

L'église Ste Marie fut construite durant l'époque Byzantine, elle se trouve près du mur qui protégeait la ville. L'église a été encore utilisée durant une partie de la période musulmane et Juive en 938. Elle resta ensuite en ruines jusqu'à la période des croisés où elle fut restaurée après 1153.

Elle fut construite dans le style d’une basilique avec 6 colonnes en granit qui supportaient une voûte.

Durant la période des croisades, la structure fut changée et 4 colonnes supplémentaires furent ajoutées ainsi que des arches.
Il reste des vestiges du mur qui entourait l'ancienne ville d'Ashkelon au sud et à l'est de l'ancienne cité. Quand les croisés conquirent Ashkelon, ils renforcèrent les murs existants et en construisirent d'autres. Sur chaque côté des quatre murs extérieurs se trouvait une porte  qui étaient nommée selon la direction où elle se trouvait, la porte de la mer, la porte de Gaza, la Porte de Jérusalem et la porte de Jaffa. 
 
L'ancien port d'Ashkelon devait se situer dans ces environs, au sud-ouest de la cité. Quelques portions de mur datant de la période musulmane et des croisés sont disséminées le long de la plage. Les gros navires de plus de 100 mètres ne pouvaient y accoster à cause des bancs de sable. La marchandise était alors déchargée et transportée par des barques. Un mécanisme de rampes portables était installé pour que les marins puissent débarquer ou lorsque les navires marchands avaient besoin d'être réparés. 
 

Placée sur la célèbre Via Maris, la route reliant l’Egypte à la Syrie, Ashkelon devient l’une des cinq villes des philistins avec Gath, Ekron, Ashdod et Gaza au 12ème siècle avant notre ère. Son nom viendrait d’une variété d’oignons locaux que les Croisés français appelèrent escalions. A l’époque Escalion était le nom  de la ville, ce qui donna plus tard le mot échalote. Pendant deux siècles, une amère rivalité opposa Hébreux et Philistins. Les Juifs ne réussirent jamais à prendre la ville, mais ces événements filtrèrent dans l’histoire juive. Quand le roi Saül fut assassiné par les Philistins, David prononça cette complainte souvent cité.

 

II - Samuel  - Chapitre - I - Verset 20 -

Ne l’annoncez pas à Gath, n’en portez pas la bonne nouvelle dans les rues d’Ascalon, de peur que n’exultent les filles des incirconcis.

Trois siècles plus tard Ashkelon était toujours un bastion philistin, ce qui provoqua la colère du prophète Sophonie, et le fit proclamer dans les dernières pages de l’ancien testament :

 

Sophonie - II - Verset 4 -

Car Gaza sera abandonnée, Ascalon sera en dévastation, Ashdod sera abandonnée  en plein midi, et Ekron sera déracinée

Ashkelon fut conquise par les Assyriens et par les Babyloniens, entres autres, mais elle connut un nouvel essor sous les empires grecs et romains. On pense que la ville d’Ashkelon fut la ville  natale d’Hérode le Grand qui contribua largement à son développement en y faisant construire de nombreux édifices. Au 7ème siècle, Ashkelon tomba aux mains des Arabes, et brièvement aux mains des Croisés en 1153. Au cours de ces événements, ses monuments furent amplement pillés. Après sa destruction en 1270, par le Sultan Baybars, la ville sombra plus ou moins dans l’oubli.

 

 

 

Gaza est atteinte de calvitie, Ascalon est anéantie avec le reste de la plaine.            

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Monument - Mémorial. En souvenir des fils d’Ashkelon tombés dans les différentes guerres d’Israël. Ce monument a été édifié  par le sculpteur Toumarkine en 1968. Sur une plaque commémorative sont gravés tous les noms des disparus. Il se trouve face à la municipalité d’Ashkelon.
 
 Jardin aux diverses sculptures. Sur la grande pelouse au centre d’Afridar se trouve un jardin aux diverses sculptures taillées en montres solaires et inventées par le sculpteur Toumarkine.

 

Musée lapidaire d'Afridar

Les sarciphages. Deux sarcophages de marbre ont été mis à jour dans le quartier d’Afridar.
Au premier abord il semble que les sarcophages soient faits du même marbre que celui de Césarée. Les têtes sur leur couvercle sont à l’état de matière brute, ce qui indique qu’on peut les classer dans la catégorie des marchandises qui étaient préparées en gros, dans des centres de sculpture, en Grèce ou en Asie Mineure et expédiées sur commande dans d’autres pays.

 

Premier sarcophage.

Pour ce qui est des bas-reliefs on peut voir sur le flanc avant de l’un des sarcophages, une scène de mythologie classique : L’enlèvement de Perséphone, fille de Démettre, déesse de la fécondité par Hadès, Dieu de l’enfer. Cette scène évoque par son symbole les circonstances de la mort. Elle se retrouve sur plus de soixante sarcophages. Ici, Hadès se présente de face, la tête tournée vers la gauche, son char est tiré par deux chevaux. Perséphone se cambre en arrière alors que Hadès enlace sa taille. Devant le char  marche Hermès, parés de tous ses attributs : caducée, ailerons au casque et aux chevilles. Cerbère, le chien à trois têtes, indiquent leurs destinations ; l’enfer dont il est le gardien. Le panier plein de fruits et de fleurs à gauche du char indique ce à quoi était occupée Perséphone, au moment de l’enlèvement. La cueillette est symbole de la fécondité dont Perséphone est la déesse. On peut voir encore d’autres symboles : à gauche, un flambeau qui tombe représente la flamme de la vie s’éteignant. Aux pieds des chevaux un coq, représentant le Dieu Esculape qui d’après l’interprétation socratique apporte la guérison finale aux morts. Les deux personnages se trouvant aux extrémités de la scène, représentent, sans doute, les parents du mort.

Sur les bas-côtés et le flan arrière, on peut voir des griffons gardiens habituels des tombeaux avec une urne funéraire.

 

Le deuxième sarcophage : Sur son flanc arrière, deux lions dévorent des bœufs. Sur les côtés du couvercle, on peut voir des scènes de chasse. La bataille est, pour nous, la scène la plus intéressante car elle nous apporte des renseignements sur l’époque à laquelle elle a été sculptée et le pays de l’artiste. Deux groupes de personnages nus s’affrontent. Les soldats de l’un portant des casques. De plus, le personnage central est équipé d’une armure grecque et quelques-uns des soldats portent des manteaux courts. Les combattants participant à la bataille sont tous des cavaliers. Les porteurs de casque qui sont sculptés sur la partie supérieure du bas-relief sont les vainqueurs tandis que les vaincus, tête nue, sont groupés sur la partie inférieure de la scène.

 

 

 

 

 

 

 

12)       Vestiges de murailles de la période cananéenne découverte ces dernières années.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1)         Vestiges de l’église de Myriam la verte avec son abside et ses colonnes.

2)         Baptistère en marbre d’une église.

3)         Statue bien conservée de la déesse Isis et son enfant Horus. Elle a été découverte à            Ashkelon et  elle est exposée dans ce parc. Elle date du 1 ou 2ème  siècle.

4)         La déesse Isis. Cette statue entre autres garnissait l’entrée du bâtiment du conseil.

5)         Vestiges d’une église byzantine, les colonnes sont encore sur place en souvenir de l’église qui était sur ces lieux à la période byzantine, peut-être dans la partie sud-ouest de la ville.

6)         Châpiteau corinthien  en marbre de la période romaine.

7)         Sarcophage avec son couvercle en calcaire.

8)         Station hydraulique du modèle d’Anatolie. Elle fonctionnait grâce à un animal qui tournait tout  autour et entraînait l’eau dans un bassin collecteur.

9)         Arbre: eref davik. Son origine est d’Asie Mineure et il est utilisé comme remède contre diverses maladies. Son fruit ressemble à une petite prune.

Il s’appelle Savisstane. On prépare de la colle à partir de ce fruit que les chasseurs d’oiseaux utilisent lors de la chasse. Cette colle existait déjà du temps des Romains. La première mention faite par les Juifs  de ce fruit est celle du rav Saadia Agaon au 10ème siècle.

10)       Colonnes appartenant aux remparts d’Ashkelon qui protégeaient la ville des invasions maritimes. Une partie d’entre elles se trouvent échelonnées en hauteur  comme s’ils les avaient utilisées pour amarrer leurs bateaux; c’est l’explication donnée en vue de leur protection.

11)       Vestiges d’une tour de garde ronde, une des 53 qui entouraient la ville d’Ashkelon.          

On peut voir des colonnes de marbre qui se trouvent à l’intérieur de la tour pour la soutenir.

Parc national

600 hectares de pelouses et de jolis coins qui sont mis à la disposition des visiteurs pour pique niquer. On y découvre des ruines d’époque variées et qui révèlent l’histoire d’Ashkelon. De nombreuses fouilles archéologiques ont permis de découvrir ce lieu.

Magnifique statue représentant un Romain noble.
 

Statue en basalte de style égyptien et phénicien qui a été découverte dans la mer prés de la rive d’Ashkelon par un groupe de chercheurs du centre maritime de l’Université de Haïfa avec l’autorisation du Docteur Avner Raban. Une statue semblable a été découverte dans le port de Byblos au Liban. Ces deux statues datent de la période de fer, entre le X et VIIème siècle avant notre ère.

Inscription datant du 2 ou 3èmesiècle sur un mur de la communauté Aux heureux d’Ashkelon, aux heureux Romains. Cette inscription veut mettre en valeur les bons rapports entre la ville romaine et le centre communautaire.

Bore avec une inscription en grecque.

Colonne en marbre avec des inscriptions grecques coniques. Une partie de l’inscription à droite est polie. On y lit : Le Seigneur est UN, converti au christianisme en l’an 467.

Colonne en marbez avec des inscriptions grecques.

On peut en conclure qu’il s’agit d’une bataille entre Grecs et Galates qui envahirent l’Asie mineure en 279 avant notre ère.

Tombe du Cheikh Hoad  datant de la période des Mamelouks. Elle se trouve sur la promenade près de la mer. Jusqu’à la guerre d’indépendance, les Arabes venaient ici prier et faire l’aumône.

Vestiges d'une église byzantine datant du 6ème siècle. Elle a été découverte en 1945. Elle a une Abside centrale et sur le côté deux salles carrées avec une pièce centrale.

Le quartier de Barnéa

Vestiges d'une église byzantine. Ces vestiges sont situés au centre de Barnéa, nouveau quartier de belles villas. (Rue Zvi Ségal). Sur le sol  de belles mosaïques. A l’entrée inscriptions de plusieurs psaumes et dans l’une des deux  mosaïques un autre psaume encadré est écrit en langue grecque sacrée.

Niche qui se trouve près de la station d’essence d’Ashkelon. Elle a été utilisée par les pèlerins comme fontaine.

Migdal
Bâtiment public qui a été utilisé comme lieu de culte musulman. La place du chantre dans une mosquée (L’alcôve sur le mur du sud) nous indique le sens où prient les religieux selon la tradition musulmane.

Dessin d'un tempo gravé. On y voit un roi assis sur son trône et qui reçoit une bénédiction du Dieu. Sur sa tête un casque avec des cornes. En haut et à gauche on aperçoit un autel avec des cornes et des images de suprême sacrifice. En bas et à gauche on voit une forme de char.

Un tampo en forme de rouleau. On y voit des empreintes d’images de l’environnement culturel du village assyrien antique de Kéchanish dans le centre de l’Anatolie.

Inscription gravée sur le mur en marbres de la mosquée : Cette mosquée a été construite par un homme croyant en Dieu et au monde futur. L’homme qui prie et donne l’aumône ne craint que Dieu. Ceux qui viennent dans la mosquée seront sur la bonne voie.

La mosquée centrale et son minaret. Construite en 1.300 avant notre ère elle abrite aujourd’hui un petit musée archéologique et un film sur l’histoire de la ville.

VISITE DE LA VILLE

Musée d'Askélon : Le caravensérail

Vers 330 avant notre ère Ashkelon devient une opulente cité hellénistique. Occupée en 638 par les musulmans elle devient une cité portuaire fortifiée. Les croisés y passent. Godefroy de Bouillon en 1099,  Baudouin II en 1153; Richard Cœur  de Lion et enfin Saladin. Baybars en 1270 détruit les fortifications et comble le port. Ensuite Askelon est oubliée pendant sept siècles. Au 19ème siècle Ibrahim Pasha fait édifier un petit port et y fait venir des tisserands. En mai 1948, les Israéliens rentrent dans une cité vide!

Guide Bleu

 
Amos - Chapitre I - Verset 8 -

J’exterminerai les habitants d’Ashdod et le porte-screpte d’Ascalon, je dirigerai ma main contre Ekron, pour que périsse le reste des Philistins, dit le Seigneur Dieu.

Jérémie - Chapitre XLVII - 6, 7 -

La cité d’Ashkelon sera toujours sous les malédictions des prophètes Jérémie et d’Amos 350 ans plus tard.

Juges - Chapitre XIV - Verset 19 - Juges - Chapitre XVI -

Et saisi de l’esprit divin, il (Samson) descendit à Ascalon, y tua trente hommes, s’empara de leurs dépouilles et donna aux devineurs les vêtements promis; puis, plein de fureur, se retira chez son père. La femme de Samson fut donnée à l’un des compagnons qu’on lui avait adjoints.

Askélon cité cananéenne vassale de l’Egypte au 3ème millénaire, l’Ashkelon biblique fait partie de l’héritage de Juda dont parle Josué. Au 18ème  siècle avant notre ère les Pharaons s’en emparent. Ramsès II mate la rébellion des Cananéens en 1280. Sur les murs du temple de Karnak, un artiste anonyme a représenté une cité de forme quadrangulaire perchée au sommet d’un tertre... L’un des personnages présente une Menora en offrande aux vainqueurs. A l’époque des Juges et aux temps des dynasties royales israélites, Ashkelon fut une cité florissante, qu’assiégèrent maintes fois les Hébreux.

Guide Gallimard.

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TIBERIADE -  Deuxième partie

 

Les pionniers s’implantent atour du lac de Tibériade, on est entre 1904 et 1914 époque de la deuxième Alya, une des plus difficiles où un nombre important de pionniers sont repartis ou se sont suicidés

 

Beit Arishonim  : Hatser Kinnereth
 De jeunes juifs arrivèrent dans la vallée d’Emek A Yarden.  Dans cette région, aride, où ne poussaient, ni une plante, ni un arbre et où la chaleur suffocante atteignait parfois 50 degrés, ils  s’y s’installèrent. Le climat était désertique et il n’y avait que des Bédouins  dans les environs encrés dans leurs  traditions qui élevaient quelques animaux. Le Hatser (la cour) a été le carrefour des essais où se sont cristallisés les premiers bourgeons du moshav et du kibboutz. Il a était le laboratoire  social et économique dans lequel les pionniers se sont forgés à vivre en groupe. C’est de cette pierre posée en ce lieu que se sont greffés tous les noyaux qui sont passés dans le pays. Hatser Kinneret est fondée à l’époque effervescente du premier sionisme, ce fut la première implantation qui a été réalisée sous la protection de L’Histadrout Sioniste.
1905 : La société I.K.A.Ï.  (Association de colonisation juive en Palestine) s’occupait de la gestion des terres. Elle vendit 12.000 hectares à la Histadrout Sioniste. 3.000 d’entre d’eux furent achetés par de jeunes juifs sionistes, non religieux, dont l’idéal était illimité
 

 
1908 : Le docteur Arthur Ruppin fait son Aliya en tant que directeur du bureau I.K.A.Ï. et décide de créer  « la ferme » (école agricole). Le lieu choisit est Dlayka ceci à cause de la menace du « mahaloul » (confiscation des terres qui ne sont pas travaillées) et aussi grâce à l’existence d’un grand caravansérail qui permet une construction intérieure sans permis.

Juin 1908 : Moshé Berman et ses ouvriers montent au pays et s’installent  dans le caravansérail à côté du Kinneret. Ils construisent des baraques prés de ce caravansérail et c’est la fondation du  Hatser Kinneret. Ce nom est choisi par Shy Agnon. A la fin de cette même année la société « I.C.A » est contiguë au Hatser, le noyau qui a fondé la moshava du kinneret

1909 : Des ouvriers supplémentaires arrivent au Hatser. C’est le trio de Beni Tsyon Tsernomorsky, Nah Nepetoulovsky et Meyer Rotberg, ceux qui ont tracé et marqué les fondements de la moshava. Les rapports entre le directeur et les ouvriers se détériorent malgré la situation mondiale qui inquiète
1910 : Arthur Ruppin (économiste et sociologue) décide, après un an d’essai, de diviser les terres en deux. D’une part donner la responsabilité de la ferme seulement et d’autres parts de gérer les terrains de Dlayka et ceux de Oum Djouni en terres agricoles; ceci sous la responsabilité de  « acommuna  ahadratit » et ainsi a été crée Déguénya, la première coopérative du pays
 
1911 : Construction de « Beit Amotor »  institut de puisage au bord du Jourdain. 60 hectares de terres sont à la disposition de quatre fermiers qui font des essais de plantations irriguées. Ils logent à l’étage, juste au-dessus de la pièce où se trouvent les pompes. Un des fermiers est assassiné par des Bédouins sur la route de la ferme, et là,  est creusée la première tombe du groupe sur le bord du Kinnereth    
                
Début 1912 : Arrive au Hatser un groupe du Yémen qui vient de Yavnéel. Peu de temps après ils se dispersent dans plusieurs endroits et un autre groupe du Yémen les remplace, groupe qui s’installera plus tard à Hedera. C’est le clan d’une immense famille connu comme « yéménites du Kinneret»
 
Dans le Hatser se déclare la première crise entre le directeur  Berman et les pionniers. C’est la première grève menée par Berl Katznelson (directeur du quotidien Davar, fondateur de la maison d’édition « Ma ove ». Arthur Ruppin renvoie Berman et une partie de son groupe et Yoèl  Golda prendra sa place. Il construira des maisons pour les ouvriers et leurs donnera des conditions de vie meilleure. Lorsque Golda démissionne le Hatser passe dans les mains de pionniers des Etats-Unis « Icar Atzayr » (le jeune paysan.) sous la direction d’Eliezer Yaffé  (spécialiste en agriculture).Un an après le groupe se divise car la devise est la suivante : Il ne faut pas construire une ferme pour un groupe mais il faut qu’une seule personne soit responsable d’une ferme,  ainsi née l’idée du moshav d’Eliezer Yaffé et de ses amis qui seront les fondateurs du premier moshav  Nahallal
 

 
1913 : La ferme est abandonnée par les ouvriers et sa direction. Ruppin fait appel au groupe « Bnei Tsyon » afin qu’ils prennent en main le Hatser. Un groupe de seize compagnons se joint au Hatser. Ils viennent de Kfar Oriya. Ils fondent le « groupe Kinneret » entre tous les jeunes pionniers un seul « vieux » : Aaron Gordon (arrivé au pays en 1909, décède en 1922)
1914-1918 : Première guerre mondiale, crise générale dans le pays. La Judée est conquise par les Anglais, la Galilée est sous autorité turc. Arrestations, tortures, expulsions. De nombreux réfugiés juifs affamés et sans travail arrivent au kinnereth. Le Hatser se transforme en foyer du syndicat des ouvriers. On organise des « travaux publics », c’est à dire assèchement des marais, plantations d’arbres, travaux de développement, maçonnerie autour du Hatser, constructions de bâtiments pour le quartier yéménite à proximité de Beit Amotor, construction de la route de Tibériade, c’est la future société Solel Bonné
1916 : Une grande famine sévit dans le pays surtout dans le milieu ouvrier. A l’instigation de Meyer Rottberg le ramassage des récoltes des implantations aux alentours de la Galilée s’organise et le partage est fait aux indigents. Le blé est entreposé dans un Tsrif (cabane) du Hatser et Berl Katznelson lui donne le nom de  «Amashbir » (la crise)
1917 : Première naissance dans le Hatser : une petite fille du prénom d’Amalya
1919 : Essai de fonder un groupe plus important : « le groupe des soixante » Il est composé des membres du groupe plus les ouvriers des travaux publics. L’essai échoue mais de là née l’idée d’un grand kibboutz : Ein Harod
1920 : Au congrès « unité du travail » qui a lieu dans le Hatser est fondée la Haganah
1921 : Avec la Rédemption des terres d’Emek Izréel la majorité des membres du groupe quitte Kinnereth et créent le premier kibboutz Ein Harod . Dans le Hatser restent quelques isolés et aussi une belle crise...
1922 : Au groupe Kinnereth se joint le groupe Vilna. C’est un grand rassemblement d’immigrants clandestins énergiques de la troisième Alya. Après un de va et vient dans plusieurs endroits du pays les membres changent l’ordre économique, social et de gestion. Kinneret se fortifie et accentue son caractère
1923 : Une coopérative s’organise dans la vallée pour le commerce du lait des kibboutzim
 
Le lait est transporté  par le train « Emek » jusqu’à Haïfa, ainsi est fondée  la société Tnouva.  Il est clair que, dans une première étape, dans le Hatser, il ne sera pas possible de développer une plus grande ferme ou une société à cause de la disposition des bâtiments  qui sont construits  en carré
1926 : Le groupe  commence à construire sur le sommet qui se trouve au centre de ses terres; un point bien défini sur le Kinneret et la construction durera trois ans jusqu’aux événements de 1929. 15 ans plus tard il se déplacera enfin sur ce sommet
 
Le Hatser reste sans terres de culture et devient le lieu temporaire du noyau des implantations qui ne trouvent  pas encore de place fixe. Ils se font appeler « le noyau Ofakim » jusqu’en 1934, « noyau Ein Guev » jusqu’en 1940 et « noyau Maagan » jusqu’en 1949
De 1950 et pendant 25 ans le Hatser est utilisé comme camp militaire du bataillon NAHAL. L’armée, pour ses propres besoins, entreprend des travaux dans les  locaux
 
1974 : Tsahal laisse place libre afin de restaurer le Hatser et de lui donner l’apparence de ce qu’il était dans ses débuts. Une association à but non lucratif a été crée afin de mieux faire connaître son histoire. Aujourd’hui c’est un bien national
 
Entre les années 27 et 29, du temps de la quatrième Alya, des intellectuels montent au pays. Ils fondent, dans l’une des pièces du Hatser un lieu culturel, avec piano, radio, etc. Là se tiennent les conférences, les spectacles, les ballets. Les postes de radio (étant un objet très rare à l’époque) ont permis aux gens du Kinneret de vendre des informations  aux journalistes de  Tel-Aviv
 

On trouve aussi dans le Hatser une cachette d’armes ou « slik », la pièce où a vécu Rachel, la poètesse, elle  y a écrit ici qu’un seul poème  parmi tous. Morte de la tuberculose elle se fait enterrer au cimetière  du Kinneret. Un arbre également se trouve dans ce Hatser, c’est près de lui que venaient se réfugier tous les déprimés. Les autres membres du groupe  les rejoignaient pour les aider moralement. Malheureusement cette Aliya vue le plus grand nombre de suicides ainsi que le plus grand nombre de pionniers  qui abandonnèrent le pays pour repartir vers d’autres horizons.

Le Baron Edmond de Rothschild vend tous ses biens qui concernent le Hatser à la société I.C.A. dont s’occupe le Baron Hirsh pour le franc symbolique
 

La lettre

Hanna Katnelson, sœur du journaliste Berl Katnelson a écrit cette lettre : La conversation d’hier avec Shin (nom d’une personne du Hatser) m’a montré que je ne suis pas la seule à souffrir. D’après moi, nous sommes venus trop jeunes au pays et on s’est mis trop tôt au travail. Nous avons travaillé durement. Notre but était d’aller étudier, de s’instruire, de rencontrer d’autres personnes mais nos projets sont restés vains et il nous a fallu travailler. Dans notre plus proche entourage, on rencontrait des personnes créatives que l’on jalousait. Nos forces de création étaient immenses mais nous n’avions aucune possibilité de les exprimer. En Israël la vie n’était pas ordinaire et pour nous idéalistes, nous avions besoin de beaucoup de forces spirituelles. Mais, où donc, pauvres enfants que nous étions, aurions nous pu trouver ces forces!
 
La force d’avoir un idéal n’était pas suffisante pour nous les jeunes. Cet idéal faisait partie intégrante de nous comme boire de l’eau de la rivière sinon il nous était impossible de nous attacher au pays. Sans notre croyance et notre expérience de la vie nous n’aurions pas pu continuer d’y vivre. L’Histradout Ahaklayt (agricole), le petit moshav, ici, nous a beaucoup aidé à   maintenir notre foi et notre idéal. Nous aspirions à garder notre temps et nos forces pour travailler, pour notre vie future.  Et que nous a donné le vieux Gordon et les autres ! Leur demander n’importe quoi était impossible car ils nous ont tout donné, même ce qu’ils n’avaient pas. Nous n’avions plus rien à leur demander, alors que nous restait-t-il! Plus de force de vivre et beaucoup de souffrances. Mais nous n’avons pas oublié qu’il nous restait à vivre notre VIE DE PIONNIER
 

Gan Rachel

Arrive au  Hatser, l’agronome Hanna Mayazel  et aidé d’Arthur Ruppin elle fonde une école agricole pour  le sexe féminin en dehors des murailles de l’implantation.  (La ferme des jeunes femmes). Parmi ses premiers élèves Rachel Bluwstein (née en Russie en 1890 née en Russie en 1890, poète, sioniste, morte de tuberculose en 1931 après s’être fait soigner à Paris. Elle est enterrée au cimetière du kinneret)
Hanna et Rachel seront les deux seules femmes à la création de la ferme qui s’occuperont des travaux agricoles (1912-1919) ; quand elles l’abandonneront Hanna  se mariera avec Eliezer Yoffé pour aller vivre à Nahallal. Rachel fut une grande espiègle et eut beaucoup d’amoureux. Après deux ans passés dans la ferme, Hanna lui proposera d’aller étudier l’agronomie en France, tout d’abord Rachel refusera mais influencée par plusieurs personnes dont Samuel Dayan et David Gordon elle se sent obligée de partir. A Paris, elle apprendra trop peu le français et les cours seront très difficiles à suivre ; à cette époque elle est la première femme à étudier l’agronomie. Elle se rendra aussi en Italie pour apprendra la sculpture, malheureusement elle doit retourner à Paris pour se faire soigner
 

 
Revenue au pays  Rachel qui voulait travailler la terre au pays dû se plier aux exigences de la communauté qui lui trouva un poste de garde d’enfants dans le kibboutz de Déguénia ou encore dans le moshav d’Allumot. A Allumot les conditions de travail des filles étaient épouvantables, il n’y avait pas beaucoup d’eau puisqu’il fallait la remonter du lac de Tibériade et il n’y avait que 10 lits pour 14 filles. Elles devaient travailler toute la journée et le soir, éreintées, car les appareils agricoles étaient très succincts, elles étaient obligées de suivre des cours d’agronomie
 

Les palmiers dattiers

Dans les années 30, il n’y avait pas encore de palmiers dattiers en Israël. Ben Tsion Israël du moshav Kinnereth décida de se rendre en Irak  pour en importer.
Muni de sa seule volonté, Ben Tsion partit en stop jusqu’à Bagdad pour essayer d’acheter des palmiers. Petit de taille, ne parlant pas un mot d’arabe, il arriva dans la ville où il print contact avec des Juifs. On l’envoya à Basra qui était le plus grand centre de vente des palmiers dattiers d’Irak. Grâce à sa détermination et à ses yeux bleus qui parlaient pour lui, on lui enseigna    comment prendre soins  des dattiers  qui comptent  77 espèces différentes. En revenant   dans la ville il eut  la grande surprise de voir un camion rempli de palmiers dattiers que lui offrit,  au péril de sa vie, la communauté juive et sioniste de  Bagdad. Ben Tsion arriva en Israël la veille du Seder de Pessah avec pour cadeau les palmiers des Juifs d’Irak (1934)
 

 
Il partit de nouveau au Kurdistan cette fois-ci et ramena un deuxième camion d’arbres, puis   il ira encore 5 fois en Iran pour les mêmes raisons et c’est grâce à ce Juif têtu, plein courage et de bonne volonté que nous avons des plantations de palmiers dattiers florissantes  au pays. L’idée folle de faire pousser ces arbres en Israël ne serait jamais venue à l’idée de quiconque,  au  contraire, son entourage le découragea, mais il s’acharna et traversa tout Israël pour essayer   de convaincre les Juifs de planter des palmiers car leur prix d’achat était modeste ; Malheureusement il disparu en 1954 lorsqu’un avion s’écrasa sur lui. Tsoler mit en oeuvre le travail commencé par son collègue et le résultat des plantations de dattiers au pays dont nous n’avons  que dix espèces est une très grande réussite
Après l’un de son voyage, les arbres furent entreposés dans de la terre dans, une cale en attendant le départ du bateau mais celui-ci eut  deux semaines de retard et à son arrivée au pays les arbres s’étaient dégénérés, ils étaient méconnaissables. Pour résoudre le problème, Israël Ben Tsion   qui avait un véritable problème à résoudre fit appel à des pionniers d’Irak pour qu’ils viennent identifier les palmiers de manière à les séparer les uns des autres selon leurs espèces. Ce sont des palmiers qui ont été planté pour  se souvenir de Rachel dans ce jardin qui porte son nom et on peut encore les admirer aujourd’hui
 

La tombe de Bouba.

En 1930 tout manquait  dans le pays et principalement dans la région du Kinnereth. Pourtant  il y a eu Bouba LA mule de toutes les moshavot. Elle allait de moshav en moshav et dès qu’elle finissait son travail dans l’un d’eux, elle était demandée dans le suivant. Bouba n’était pas une  simple  mule des moshavot car elle connaissait son travail par coeur ; personne ne la dirigeait, elle allait bon train le long des sillons et ensemençait. En cette période si difficile, les pionniers qui n’avaient aucunes commodités, ni eau, ni argent, ni le droit de se plaindre mais une chaleur torride et les Arabes qui les attaquaient sans arrêt devaient travailler sans relâche.  Ils trouvèrent en Bouba une véritable amie car c’est sur elle qu’ils s’épanchaient étant certain que rien ne serait répété.
 
Ce fut la première assistance sociale d’Eretz Israël. Bouba a été la première et seule mule retraitée, elle fut  mise  dans un local pour finir ses jours. Lorsque sa dernière heure arriva, elle eut l’honneur  d’être   enterré (et non pas jetée  dans une fosse ) avec un véritable cérémonial. Sur sa tombe  une épitaphe : A Bouba qui a semé, cultivé et labouré avec fidélité la terre  de Kinnereth entre les 1920 et 1930. Son souvenir reste dans la postérité de Kinnereth.  Aujourd’hui sa tombe fait face aux viviers et aux palmiers dattiers qui appartiennent au  kibboutz  et lorsque les ouvriers  creusèrent les  viviers, ils contournèrent le terrain où est enterrée Bouba par respect pour elle et en souvenir de sa fidélité
 

Le kibboutz  Kinnereth exporte les dattes des 5.000 arbres leur appartenant et une usine  a été ouverte pour préparer les colis à l’exportation
 

Déguenia Aleph.

C’est en 1910 à Oum Djouni qui deviendra Deguenya sur les bords du kinnereth que naîtra le premier kibboutz. Ses fondateurs,  dix jeunes gens et deux jeunes filles ne savent sans doute pas ce qu’ils étaient entrain de fonder. Nous avons choisi d’être ce nombre, raconte Joseph Baratz, l’un des donateurs,  pour former un groupe cohérent comprenant six laboureurs, deux guetteurs, un secrétaire et un travailleur auxiliaire. Les deux femmes  devaient s’occuper des travaux ménagers
 
Les douze membres du groupe obtiennent d’Arthur Ruppin, responsable du K.K.L. 320 hectares de terres pour les travailler eux-mêmes. Il y a de leur part une volonté de ne pas devenir les fermiers du baron. Manquant totalement d’expérience sur le plan agricole ils bâtissent un modèle de nouvelle société. Une société sans lois, sans restrictions, dans une liberté complète et fondée sur la confiance mutuelle « un groupe intime », les liens entre les membres sont basés sur les sentiments et non sur les règlements. En 1914  Déguenya compte entre 40 et 50 habitants
 

 

Aaron David Gordon qui s’installa en Palestine en 1904 entraîna ses disciples à fonder Déguenya en 1909 ou il résida jusqu’à sa mort en 1922. Aaron David Gordon né en Russie en 1856 était un philosophe de la « mystique du travail » et du « retour à la terre. ». Il devint l’un des chefs spirituels de la deuxième Alya, auteur de nombreux essais il mania la pioche jusqu’aux derniers moments de sa vie. En 1920  le deuxième groupe se créa : Déguenya beit parmi ses fondateurs Levi  Eshcol qui a été le Premier ministre de la sécurité et kadish loz qui a été à la tête du parlement. Déguenya vient du mot  deguen  (blé) ya (dieu). Les pionniers souffrirent beaucoup des conditions climatiques de la région, (très chaud en été, jusqu’à 50 degrés, très froid en hiver) des marais et de leurs voisins arabes. Dans le cimetière on trouve la tombe du fondateur Yosseph Boussel qui se noya dans le kinnereth, celle du professeur Otto Warburg, président de la Histadrout, celle du docteur Arthur Ruppin, directeur du Bureau en Israël
Ces deux kibboutzim jouèrent un rôle important lors des combats de 1948-49 contre les Syriens et les Jordaniens. On voit encore à ce jour le tank syrien qui pénétra  dans le kibboutz et qui blessa ses dirigeants
Dans le musée Gordon du kibboutz on trouve tout ce qui vit en Israël : faune et flore, 30.000 espèces d’animaux, une collection des plus importante d’insectes, 7.000 spécimens de plantes et une collection de minéraux de plus de 2.000 spécimens
L’observatoire : d’une hauteur de 20 mètres il abrite un télescope réfracteur d’excellente qualité; un groupe d’amateurs l’utilise régulièrement
La chambre de Gordon où se trouve tous ses écrits, ses effets personnels et une collection de belles lettres dont les sujets sont : le travail.  La terre. La nature
 
Cimetière de Déguenya : On visite toujours le cimetière de Kinnereth connu pour ses célèbres personnages qui marquèrent la deuxième Alya mais on ne visite que très rarement celui de Déguenya dont les tombes rappellent elles aussi de nombreux personnages qui ont participé à la création du pays. Un mémorial a été érigé en souvenir des soldats disparus pendant la guerre 1948 lors de la bataille du carrefour Tsémah. Les Syriens et les Libanais s'étaient réunis pour nous affronter et nous avons eu plus de cinquante morts dans cette bataille.
Eden Cohen, un des 70 soldats tombés lors de la catastrophe des hélicoptères a aussi un mémorial dans ce cimetière mais malheureusement beaucoup de corps, dont le sien, n'ont pas été retrouvés
 
Arthur Ruppin (1876-1942) se trouve aussi à l'ombre d’eucalyptus. Il adorait les enfants et leur distribuait constamment des bonbons. Sa femme Hanna est à ses côtés. (1876-1942) Economiste et sociologue il dirigea l’Office palestinien. Il est à l’origine de toutes les initiatives qui transformèrent  la Palestine et facilita les tâches des personnes de la deuxième Alya
 

 
Aharon David Gordon (1856-1922) philosophe de la mystique du travail et du 'retour à la terre' devint l'un des chefs spirituels du sionisme  en même temps que le théoricien  travailliste de la deuxième Alya. Il vécut à Déguenya et mourut à 66 ans  ayant manié la pioche jusqu'au dernier moment de sa vie.  Il repose sous les eucalyptus et sa tombe porte cette inscription : " Serviteur de l'homme et de la nature"
Joseph Baratz monta au pays de Russie à l'âge de 16 ans et s'installa à Déguenya il créa le "groupe Déguenya "  Il fut le fondateur et le président de "Agouda Lemaan Ahayal"  dès 1948 jusqu'en 1968
 

Ma'agan.

Le kibboutz a été fondé par un groupe de jeunes gens d’Europe de l’Est plus particulièrement de Transylvanie. Parce qu’ils étaient sionistes, ils voulurent fonder une société communautaire, implantation agricole et aider à la fondation du nouvel Etat d’Israël
Les premiers pionniers arrivèrent entre 1938 et 1939 et beaucoup d’entre eux furent longtemps très actifs au sein du kibboutz
A la fin de la guerre d’indépendance, la veille de la signature du cessez le feu avec les Syriens,  en juillet 1949, les membres du kibboutz s’installèrent à sa place actuelle sur les rives du lac de Tibériade
 
Ce fut la ligne frontalière marquée par la forêt syrienne Tsémah qui s’étendait jusqu’à Ein Guev et où siégeait l’école de l’armée britannique. Les Anglais montaient sur leurs chevaux surveiller la région, le passage des marchandises et des gens qu’ils mettaient en quarantaine dans ce camp si les besoins s’en faisait sentir. Dans le kibboutz nous pouvons encore voir un ou deux bâtiments délabrés ayant appartenu à l’armée britannique. L’installation des kibboutzim Maagan, Haon et Tel Katsir  a été une création d’un acte politique qui permit à de nombreux ychouvim (en s’installant sur leurs terres) de former les frontières de l’Etat d’Israël. A cette époque la région était zone démilitarisée entre Israël et la Syrie. Dans les années 60 le kibboutz fut très souvent bombardé par les Syriens et les enfants  passèrent un grand nombre de nuits dans les abris. C’est à cause des événements de la région et principalement de ceux qui se passaient autour de ces trois kibboutzim que la guerre des six jours a été déclarée. Les premières années passées furent très difficiles. Les pionniers vivaient très pauvrement, dans des cabanes ou des tentes. Ils apprirent à cultiver la terre et à s’habituer au climat chaud de la vallée du Jourdain à 210 mètres au dessous du niveau de la mer, à organiser la vie de la communauté et à s’occuper de l’éducation des enfants. La population de Maagan comprend aujourd’hui 190 membres, 130 enfants ainsi que des jeunes volontaires et des groupes y vivant temporairement
 
Le musée des parachutistes 
Une salle de la culture a été ouverte en souvenir des parachutistes qui sauvèrent les Juifs en Europe de l’Est pendant la deuxième guerre mondiale, elle porte  le nom de « la maison des parachutistes »
Dans le petit musée est retracée la vie des parachutistes qui se  portèrent volontaires pour aller sauver leurs compatriotes en Europe de l’Est. Beaucoup d’entre eux étaient du kibboutz Maagan car ils parlaient le roumain, langue obligatoire pour les opérations de sauvetage qu’ils lancèrent en Europe
 
Indépendamment de la Brigade, de jeunes Juifs s’étaient depuis longtemps portés volontaires pour être parachutés dans les pays d’Europe occupés par les nazis et y établir un contact avec les communautés juives afin de leur apporter du secours. Après des mois de discussions, les Anglais finirent par accepter la création et l’entraînement au Caire d’un groupe de jeunes Juifs (surtout des garçons mais aussi quelques filles) qui seraient parachutés en Europe.
Outre les buts déjà mentionnés, les parachutistes pourraient fournir des renseignements d’ordre militaire aux Alliés et aider l’évasion d’aviateurs tombés dans les lignes allemandes et fait prisonniers
 

 
Les volontaires se présentèrent nombreux, presque tous membres des kibboutzim. Mais une fois de plus les Anglais se montrent bien réticents. Finalement 240 furent admis à l’entraînement, et seulement 32 furent autorisés à partir vers l’Europe. Les premiers furent  parachutés en mai, puis en septembre 1943, au-dessus de la Yougoslavie et de la Roumanie. Mais ils furent rapidement découverts par les Allemands et mis à mort ; ils purent néanmoins faire passer d’importants renseignements. Les autres groupes furent parachutés au printemps et en été 1944, au-dessus de la Roumanie, de la Slovaquie et de la Yougoslavie : de là certains se rendirent en Hongrie. La trentaine de jeunes gens ainsi parachutés rendirent de grands services ; ils coopérèrent avec les partisans, donnèrent des informations aux Anglais, établirent des contacts avec des mouvements juifs clandestins dont ils ranimèrent le courage. Mais sept d’entre furent capturés part les Allemands et mis à mort. Parmi ces sept, trois surtout sont célèbres : Enzo Sereni, originaire d’Italie, et deux jeunes filles Hanna Shenesh et Haviva Reich. Le 29 juillet 1954, le kibboutz Maagan érigea un mémorial en souvenir du parachutiste Peretz  Goldstein qui disparu en mission. Il fut inauguré par le Premier Ministre Moshé Sharett, les parents de Peretz et un public de 3000 personnes. La réunion publique  a été interrompue par la terrible  catastrophe de la chute d’un avion au milieu du public, ce qui provoqua la mort de 17 personnes dont quatre parachutistes délégués en Europe de l’Est. Un nouveau mémorial du nom de « mémorial du parachutiste » fut érigé en souvenir des quatre parachutistes et des 7 personnes décédés sur place
 
Almagor - Le moshav crée en 1961 souffrit des attaques villages arabes  voisins entres-autres Tuba Zangaria et Moutilla où s’est passée la bataille
 

Tell Motilla 

Le 2 mai 1951 plusieurs brigades de l’armée syrienne traversèrent la frontière à travers le Jourdain vers Korazim et s’emparèrent de trois sommets  dispersés : Tel El Soussila (Mont Kall’a), le bunker Admout et le bunker Asheffeh. T.s.a.h.a.l   riposta immédiatement en envoyant les réservistes du  34ème bataillon de la troisième brigade  et un peu plus tard les combattants Golani se jouinrent à eux. Les batailles durèrent cinq jours consécutifs et des  nouveaux immigrants s’attachèrent à leur mission à la grande surprise de l’armée. Les forces de T.s.a.h.a.l conquirent tout d’abord le bunker de Motilla, ensuite Scheffer et repoussèrent les attaques syriennes le 6 mai grâce à l’aviation israélienne. Les combattants Golani prirent le bunker de Dmout et le reste des forces syriennes furent arrêtées sur le passage du fleuve. Dans ces batailles 41 combattants de T.s.a.h.a.l  sont tombés dont beaucoup de nouveaux immigrants
 

 
En bas du Tell, le Jourdain s’élargit et se faufile dans le delta pour se jeter dans le lac de Tibériade, du haut du Tell nous distinguons le nahal Yéhoudya et le nahal Dalyot qui sinuent en parallèle au Jourdain pour rejoindre eux aussi le Kinnereth.
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KFAR KANA- HORVAT NIMIM-HOUKOK- NAHAL AMOUD

 

Kfar Kana.

Dans ce village de basse Galilée où vivent 80% de musulmans et 20% de catholiques se trouvent trois églises.

Une église orthodoxe : couvent st Georges – Patriarcat de Jérusalem fondée en 1885 – appelée aussi église de Kana.
 
Une église catholique franciscaine nommée Barthélémy qui est ouverte qu’un seul jour dans l'année, le deuxième dimanche après épiphanie car il s’y déroule un pèlerinage chrétien en l’honneur de l’apôtre Barthélemy.
 
La principale église catholique franciscaine de Kfar Kana est connue pour le miracle de l’eau transformée en vin par Jésus. La statue de Marie entoure les deux hautes tours de l’église et dernière elle une coupole. La légende raconte que les deux tours représentent le mari et la femme et la coupole la famille.
 

 
Dans le nouveau testament, plus précisément dans l’évangile selon saint Jean, on trouve le chapitre sur les noces de Cana. Ces noces en vérité étaient des noces juives car il fallait du vin pour la bénédiction du couple et ils n’avaient que de l’eau. De plus l’église a été construite sur les vestiges d’une synagogue datant du 3ème ou 4ème siècle comme le prouve la dédicace de la mosaïque attribuant à un certain Joseph la fondation du culte. Les amphores placées dans l’église ne prouvent pas exactement leur authenticité et le miracle accompli.
 
Le sous sol de l’église est parsemé de vestiges archéologiques, on y trouve un ancien pressoir, un pan de mur de l’ancienne synagogue datant du 2 au 5ème siècle,  un puits recouvert d’une énorme pierre et qui est au yeux des catholiques, l’endroit le plus sacré car c’est l’eau de ce puits que Jésus transforma en vin; etc. Kfar Kana était donc une ville juive dont la population atteignait près de 1700 âmes [400 familles] et où on parlait l’araméen.
 

Sur les deux côtés des murs de l’église se trouvent 14 panneaux retraçant le chemin de croix de la Via dolorosa à Jérusalem. L’autel est en forme de croix, une peinture représente la scène du mariage et de nombreuses jarres rappellent le miracle de Jésus.

 

Les vestiges de Minim

Le parc national Minïa contient les vestiges d’un palais datant du 8ème siècle. A l’est du palais se trouve la somptueuse entrée sur laquelle donnait une cour centrale entourait de plusieurs pièces. Au sud de l’enceinte une mosquée, la pièce du trône et des pièces d’habitations sur lesquelles de superbes mosaïques très bien conservées ont été découvertes. Elles sont malheureusement recouvertes aujourd’hui pour les protéger et il est impossible de les voir. On suppose que ce palais a été l’un des premiers lieux de culte musulman du pays, il appartenait au souverain omeyyade El Walid qui s’installa ici en 1724, juste après l’époque byzantine. L’endroit était stratégique puisqu’il se trouvait au carrefour des routes entre Damas et le Nil. Le palais d’Hisham à Jéricho est très ressemblant à  celui-ci.
 
Malheureusement le tremblement de terre de 1832 a détruit tout le palais qui  avait une superficie de 73m /67m avec une tour de garde à chaque coin der cette forteresse. A l’entrée une immemse pièce servait salle publique avec son marché,  une salle de restaurant ou  la salle de jugement ; le palais était très luxueux avec des bains dont les sols étaient recouverts de mosaïques et contrairement aux mosaïques que nous trouvons au pays, sur celles-ci aucun signe du zodiac mais simplement des dessins de la flore et la faune. Dans l’enceinte on trouve plusieurs pièces et dans l’une d’elles un coffre de pierre que les archéologues n’ont pas pu identifier exactement comme  sarcophage ou abreuvoir.
 

 
Cet ensemble ressemble beaucoup à une construction byzantine c’est pour cette raison que les chercheurs ont pensé que ce sont les derniers architectes byzantins qui restaient encore au pays qui ont bâti cet ensemble musulman.

 

Houkok

A la limite du kibboutz, en haut de la falaise du nahal Amoud, la Société des Eaux  Mékorot  a aménagé un parc pour les employés de sa société et de là un panorama impressionnant s’offre à nos yeux  C’est à cet endroit que la société des eaux a appliqué le principe du siphon de manière à déjouer les obstacles naturels du parcours du nahal Amoud. Un tuyau descend de la falaise vers le lit du nahal et remonte de l’autre côté pour se diriger vers les trois réservoirs. Pour installer ce tuyau tout le long de la falaise, il a fallu couper la montagne en deux. Ce travail très délicat demanda beaucoup d’efforts et d’expérience car il a surtout fallu penser à la sécurité des ouvriers qui travailleraient sur ce projet et dans le futur à ceux qui devraient surveiller ce siphon. Ils ont construit un escalier en béton qui descend en parallèle avec le conduit mais pour cela il devait consolider les parois de la falaise au fur et à mesure qu’ils descendaient, ils bétonnaient la falaise et ensuite ils firent les marchent en basalte.
 
Les eaux empruntent ensuite un canal ouvert, le canal du Jourdain qui les dirige vers le réservoir de Tsalmon. L’eau est alors pompée et élevée à une hauteur de -115 mètres environ, pour se déverser ensuite dans le tunnel d’Elabun et plus loin dans le canal de Beit Nétofa dont le parcours aboutit aux deux grands réservoirs d’Eshkol. A partir de là commence la ligne proprement dite de la Conduite Nationale le Movil Artzi. Celle-ci est formée de tuyaux bétonnés d’environ 2,7 mètres de diamètre. A l’intérieur, les eaux s’écoulent jusqu’à la région de Rosh Hayin. Cette conduite traverse en fait sur son parcours 3 tunnels, dont celui de Ménaché, le plus long tunnel d’Israël ( 6,5 Km)

Pour surmonter le déséquilibre régional en sources d’eau, la majeure partie des ressources du pays sont groupées en un réseau national. Son artère centrale, la Conduite nationale d’eau, achevée en 1964, transporte par un ensemble de canalisations géantes, aqueducs, canaux à ciel ouvert, réservoirs, tunnels, barrages et stations de pompage, les eaux du nord et du centre du pays vers le sud semi-aride.

 

Des idées visionnaires à leur mise en œuvre

L’idée de transférer l’eau du nord du pays vers le Néguev a été développée initialement par un spécialiste américain de l’aménagement du territoire,  Walter Clay Lowdermilk, dans son livre de 1944, «Eretz Israël : la Terre promise». Lowdermilk y explique sa vision d’une possibilité de développement agricole par l’utilisation de l’eau des fleuves du nord pour irriguer le sud du pays. Le premier plan détaillant les possibilités techniques d’une telle réalisation a été rédigé par l’ingénieur Simha Blass, qui le présenta au début de 1944 à la société «Mekorot» (les sources), alors dirigée par Levy Eshkol, qui deviendra bien plus tard Premier ministre. En août 1945, un programme de transfert des eaux des sources du Jourdain vers le Néguev par les conduites d’eau est élaboré. Les travaux ne commencèrent qu’au moment de l’indépendance du pays.

 

 
Le "parcours du combattant" De l'eau au robinet pour les Israéliens

Au nord-ouest du lac de Tibériade, la station de pompage Eshed Kinneret aspire l’eau et la propulse dans un "tuyau à pression". De ce conduit pressurisé, les eaux du Jourdain et du Kinnereth arrivent dans le canal du Jourdain, une conduite à ciel ouvert qui traverse les rivières Amoud et Tsalmon. De là, les eaux parviennent au réservoir Tsalmon, où elles sont pompées à un niveau de 147 mètres, vers une conduite souterraine qui les mène au canal de Netofa, de nouveau à ciel ouvert. Ce canal aboutit au réservoir Eshkol, à l’extrémité occidentale de la vallée de Netofa. C’est là que les eaux sont purifiées avant d’entrer dans la conduite principale. Cette conduite, construite en béton, court jusqu’à Rosh Hayïn, 77 kilomètres plus au sud. De là, les eaux parviennent plus au sud  par les tuyaux de la structure Yarkon-Néguev, le long desquels s’y adjoignent les eaux d’usines locales.

 

Le "Movil HaHartzi" : un travail pharaonique !

Le projet du Movil Arsti commença en 1956 et se termina en 1964. Chaque année 400 millions de mètres cubes d’eau se déversent dans la conduite nationale qui a une longueur de 130 kilomètres. Le long du Movil Arsti se trouvent des tunnels, des canaux, des bassins collecteurs, des tuyaux dans les régions montagneuses et souvent des tunnels et des charnières ont été creusés spécialement pour le débit puissant des eaux. Sur une longueur de 35 Kilomètres les eaux du Movil Artsi coulent dans des canaux à ciel ouvert. Les bassins ont été construits pour que l’eau puisse passer du canal à ciel ouvert aux conduits souterrains.
 

L’ampleur des travaux et les difficultés techniques sont énormes : outre le transport de l’eau, par des canaux ouverts, des pipelines et des souterrains, il fallut mettre en œuvre l’aspiration de l’eau depuis le niveau du lac de Tibériade (le Kinnereth), à -212 mètres, sous le niveau de la mer, jusqu’au réservoir central construit en Haute Galilée, le ‘Lac Eshkol’, dans la vallée de Netofa, à 256 mètres au dessus du niveau de la mer. En tout, 468 mètres de dénivelé. Le ‘Movil Artzi’ est finalement inauguré le 10 juin 1964.

 

Gihon Amoud.

Du Movil Artsi,  la station de pompage Sapir on pompe l'eau du Kinnereth qui passe dans le canal du Jourdain jusqu’au nahal Amoud. A cet emplacement le movil Artsi coupe le canyon sous terre à une profondeur de 150 mètres. A cette hauteur le conduit à la position d’un siphon à l’envers et s’active selon la loi des ustensiles entrecroisés. Les eaux descendent de la rive est jusqu’en dessous du  nahal  et remontent du côté de la rive ouest.
 
Le conduit souterrain est en acier, sa longueur est de 700 m et son diamètre de 3 mètres ce tuyau posé dans le canal a été taillé dans la paroi de la gorge. Sa largeur est de 10 mètres et sa profondeur de 5 mètres. Le travail du canal du Movil Artsi a été exécuté dans la falaise abrupte du nahal avec, souvent, une inclinaison de 100%. Pendant les travaux les ouvriers  ont été obligés de s’encorder et sont descendus précautionnement en se servant des parois de la falaise, avec un filet protecteur pour pouvoir se protéger un maximum des dangers éventuels (chutes de pierres ou glissements)
 

 
Après la taille, le mur a été bétonné puis ils y ont posé des marches en fer. Pour les besoins de la descente du conduit le long du mur du canal il a été construit une charrette articulée spécialement, montée sur quatre roues, et chargée chaque fois d’un morceau de tuyau pesant chacun 10 tonnes (poids d’un camion). Cette charrette roulait sur ces bandes de ferrailles grâce à un treuil qui se trouvait en haut de la falaise, pour finir le conduit fut recouvert de béton.
 

De là les eaux coulent du canal du Jourdain vers un deuxième gihon (siphon) plus petit qui coupe le nahal Tsalom. De ce nahal les eaux coulent avec force et puissance dans des conduits larges de 2,7 mètres dans le bassin d’Esckol. De là les eaux s’écoulent vers Rosh Ayn et ensuite vers le Néguev. Le point le plus éloigné du Movil Artsi au pays arrive à Mitspé Ramon.

 

Mémorial de Tsvi Tsour Tsara  -1923-2004

Tsara s’est joint à l’organisation Aagana à l’âge de 16 ans et au moment de la guerre d’indépendance il fut nommé officier du bataillon 54 dans la brigade de Givati. En 1961, il fut le sixième chef d’état major  de Tsahal et ensuite il fut libéré et prit le poste de directeur général de la Société des eaux  Mékorot (1964-1967). Ce fut l’importante période de la création du Movil Arsti.
 
Pendant la guerre des six jours, il s’est joint au ministère de la sécurité comme aide au ministre de la sécurité, Moshé Dayan et il resta à ce poste pendant sept ans.
 

 
Tsira a été à la tête de plusieurs sociétés centrales dans la gestion : « Taassya Avirit,  clall taassyot, Ahévra Lé Israël, Tsim, Bezek, et les usines pétrochimiques » Son activité a été le signe avant coureur des pionniers avec la création des infrastructures dans plusieurs domaines de la sécurité nationale et du développement  économique et de la recherche scientifique. Il a fait  partie  d’une génération qui a aidé à construire le pays.

 

Nahal Amoud.

Il a une longueur de 22 Km et prend son embouchure à Sfat. Il a deux affluents, le nahal Méron et celui d’Araba. Les pionniers appelaient ce fleuve    Lémon car près de son embouchure il y avait plusieurs bosquets de citronniers.
 

Notre randonnée de trois heures se fera le long des pentes de la falaise du nahal Amoud dans un cadre exceptionnel. Ce chemin de randonnée n’est pas tracé ce qui veut dire que les randonneurs ne s’y aventurent pas. Au lieu de marcher le long des rives du fleuve, nous le longeons du sommet de la falaise en la descendant progressivement, ce qui nous permet d’admirer les nombreuses grottes préhistoriques de la région, de marcher au milieu de champs de fleurs multicolores, dans un cadre naturel qu’aucune trace de la civilisation ne vient déranger.

 

Tombe de Jéthro – Nabi Shu'eb

Jéthro est nterré aux Cornes de Hittim (Vallée d’Izréel)

C’est sur la tombe de Jéthro, beau-père de Moïse, que les Druzes considèrent comme leur prophète qu’ils se rendent tous les printemps, le 25 avril.
Les Druzes ont toujours été une minorité persécutée au Moyen-Orient depuis leur rupture avec le courant principal de l’Islam au 11ème  siècle et leur reconnaissance de la divinité du calife égyptien El-Hakim Abou El Mansour. C’est pourquoi ils ont tendance à vivre dans des régions montagneuses inaccessibles d’où ils peuvent se défendre contre les attaques de leurs ennemis. La plupart des Druzes vivent dans la montagne du Liban, dans le Djebel en Syrie et, pour 70.000 d’entre eux, dans les collines de Galilée ou sur les hauteurs du Carmel en Israël. On trouve des traces de communautés druzes en Galilée dès le début du 13ème  siècle, mais la première colonie du mont Carmel fut établie en 1590, lorsque les Druzes syriens durent fuir leur patrie, près une révolution avortée contre le Sultan de Turquie.
 

 
Il y a quelques 600.000 Druzes en Syrie, 500.000 au Liban et à peu près 110.000 en Israël
 

Leur drapeau a six couleurs !

Rouge :             Couleur de cœur et de l’amour

Jaune :              Couleur de l’or et du blé

Bleu :                Couleur du ciel et de la mer

Blanc :              Couleur de la paix

Vert :                Couleur de la nature 

 

 

 

 

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