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Il y a plusieurs manières de découvrir Israël selon les goûts de chacun. Il est possible de faire des randonnées dans la nature, de visiter des musées ou des "Beit Arishonim" (La maison des Anciens) ou encore se recueillir devant des mémoriaux pour se rappeler continuellement que grâce aux soldats nous vivons en paix à  l'intérieur du pays.  Nous pouvons aussi visiter les sites archéologiques qui nous retracent l'histoire depuis les temps les plus reculés et les villes sans oublier Jérusalem qui, a elle, seule nous comble de bonheur.

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 ROSH PINA
 

Ancêtre des implantations juives de Galilée, elle doit son nom au psaume suivant : « LA PIERRE QU’ONT DEDAIGNEE LES ARCHITECTES EST DEVENUE LA PLUS PRECIEUSE DES PIERRES D’ANGLES »   (Psaume CXVIII)

 

Les Arabes du village de Djauni vendirent des terres incultes à quelques familles françaises en 1882. (Première Aliya) Le Baron Edmond de Rothschild finit d’acheter le domaine et consentit  une aide matérielle substantielle aux pionniers venus de Roumanie.

Ils se mirent au travail et vue le grand nombre de pierres qu’ils trouvèrent sur place, ils donnèrent à l’implantation le nom de Rosh Pina.
Entre tous les travaux obligatoires, le soir ils s’adonnaient à la culture du tabac et à la production de la soie. Le Baron encouragea et aida les pionniers pour la plantation de fraisiers et la culture des vers à soie. Il y avait assez de travail pour les habitants du village et ceux de Sfat, de Tibériade et même de Hatsaviya au Liban. Cette fabrication de la soie fonctionna prés de deux ans et fut abandonnée alors il ne resta que les fraisiers… et de nombreuses histoires sur les vers à soie…; Cependant chaque paysan reçut un ver à soie en forme d’œuf en souvenir de cette activité et en signe de renouveau de la moshava.

Des années ont passé, et, dans cette région aride beaucoup de personnes abandonnèrent les lieux pour aller chercher du travail dans la plaine. La plupart des maisons furent  abandonnées.

 

 

VISITE DE LA VILLE.

 

1) Beit Pikaï. : ( Association de colonisation juive en Palestine.)

La maison de Beit PIKAÏ a été utilisée par les employés du Baron, les conseillers et les spécialistes agricoles. Elle était le centre administratif de Rosh Pina. Au début du vingtième siècle le Baron Edmond de Rothschild arrêta de soutenir la moshava et avec le baron Hirsh, Ils fondèrent la société P.I.K.A.Ï.

 

2) La maison de l'instituteur : Elle s’appelait également « maison Wilkomitz »,  nom du rav Haim Wilkomitz qui organisait les études en hébreu  à Rosh Pina. Le Baron s’intéressa vivement à la création de l’école et à son système d’éducation ; C’est pour cela qu’il fit construire un bâtiment spécial pour l’instituteur et le directeur. Ce bâtiment sert aujourd’hui de centre de création et d’art.

 

3) Lhôtel Alter Schwartz : L’hôtel est un bâtiment datant des années 1890 appartenant au Docteur Alter Schwartz, le fondateur de la vallée de Rosh Pina. Le docteur  Schawrtz  commença  à travailler avec les employés du Baron et lorsque qu’il eut amassé assez d’argent, il demanda un prêt convenable à un employé du Baron ; quand il obtint  il construisit l’hôtel de la moshava. Cet hôtel abrita des personnages célèbres tels que le Rav Kook ou Joseph Trumpeldor.  Païkowitch le petit-fils d’Alter, plus tard habita cette maison ; Commandant de « L’unité  I.F.T.A.H.», c’est lui qui libéra la Galilée lors de la guerre d’indépendance. Il s’agit bien sur d’Igal Alon qui a prit un nom israélien.                                                                                                                                                  

4) La synagogue : C’est le premier bâtiment public construit dans la moshava par les soins du Baron. (1882-1904). Elle se trouve en face de la rue la plus caractéristique de la moshava. Au début, les fondateurs firent un bâtiment aussi modeste que leurs moyens, mais lorsque le Baron prit la moshava sous sa protection, ils l’agrandirent. Les restaurations faites dernièrement à la synagogue lui ont laissé tout son caractère. Le même toit rond, sa chaire et le tabernacle, que l’on  peut voir aujourd’hui tels qu’ils étaient en 1886.

 

 
5) Beit Yossef Fridman : Monsieur Fridman, commerçant en bois de cédrat à Sfat, compta parmi le groupe des jeunes gens qui quittèrent  Sfat en 1878 et pour  fonder une moshava dans  la Vallée au milieu de la population marginale arabe du village de Djauni. La nouvelle implantation ne tint pas le coup et en 1882 Fridman se joignit aux pionniers roumains. Avec eux, il fonda une nouvelle moshava du nom de Rosh Pina

 

6) La  rue haute - La rue des Anciens : Elle porte ce nom de par sa topographie. Des deux côtés, les maisons datent de 1882, c’étaient les appartements où étaient logés les paysans de Rosh Pina. Aujourd’hui, on l’appelle la ville haute ou la rue des «Anciens» en souvenir des pionniers de Rosh Pina. Avec le développement de la moshava la rue a été délaissée et le Baron construisit de plus grandes maisons à la population, à l’opposé de la rue Haute, dans la rue de Tibériade et dans la rue Acarmim.

 

 

7) Beit Amityashev : La maison des implantations : L’association de restauration de la moshava des « Anciens de Rosh Pina » a restaurée cette maison. Elle se veut le témoin des maisons des pionniers construites par le Baron de Rothschild. Aujourd’hui, un café et une galerie d’art occupent les lieux.

 

8) La maison américaine : Au-delà de la rue des Rishonim on distingue un immeuble de quatre étages en grosses pierres. Ce sont des pierres taillées en basalte. L’immeuble domine toute la vue vers l’Est. Les anciens de la moshava l’appelaient « la maison américaine » malgré sa forme et son style qui est celui d’une maison arabe construite dans les années 30. Cette maison a été bâtie par arabe, très riche, un des enfants  de l’ancien  village Djauni de l’époque, qui a vécu en Amérique. Il s’enrôla dans l’armée américaine, s’enrichit et revint quelques années plus tard dans son village. Malgré les rapports de bon voisinage entre les habitants  Arabes de Djauni et les paysans juifs de Rosh Pina, les Arabes préférent abandonner leur village en avril 1948 lorsque les Syriens occupèrent la région.

La maison américaine est le seul bâtiment en ruines du village.

 

9) Le point d'observation :

On peut y admirer : la vallée de Houla au pied des hauteurs du Golan et du mont Hermon, Rosh- Pina et Hatzor,  le plateau basaltique qui ferme la vallée au Sud. Nous distinguons aussi, le terrain d’aviation « Ben Yaacov », le kibboutz méhanayim, le moshav Mismar Ayarden, la zone industrielle de Sfat, Hatzor, le village bédouin Touva-Zengariya et le kibboutz Kfar Anassi. A coté du point d’observation, se trouve la maison du charpentier Dréksler, qui, parmi ses travaux, a érigé la coupole de la synagogue.

 

10) Le boulevard : C’est ainsi que les gens de la moshava appelaient l’avenue où se promenaient les paysans endimanchés de Rosh-Pina les chabbatot et les jours de fêtes religieuses. Ils se remplissaient les yeux de la vue magnifique des alentours et des mûriers qu’ils avaient plantés eux-mêmes sur les terrasses des pentes de la montagne.                                  

 

11) Le jardin de Meyer : Ce jardin était celui de la famille du professeur Meyer. Il y planta toutes sortes de  plantes de la région, d’autres venants de l’étranger, dans le but de les utiliser pour ses recherches médicales.

 

12) La maison de Meyer : Cette maison aussi a été utilisée par plusieurs employés du Baron en 1929. Le docteur Gid’on a été  envoyé ici par la commission ministérielle et gouvernementale britannique  comme inspecteur principal  de l’institut de recherche contre la malaria. La société PIKAÏ l’installa, lui et sa famille, dans cette maison. Elle servit surtout de laboratoire de recherche pour son travail sur la malaria qui tua un nombre impressionnant de personnes. Cette maison est le témoignage vivant de l’œuvre du médecin de Rosh-Pina. Grâce à son labeur assidu, il a contribué largement à la découverte du microbe de la malaria et à son anéantissement. Il s’injecte personnellement le vaccin contre la malaria à lui ainsi qu’aux membres de sa famille. Lors des événements de 1929, le docteur Gid’on a prit le commandement de la Haganna dans le village. Les Britanniques lui conférèrent le grade de colonel lorsqu’il a été désigné  pour sa mission anti-malaria au moyen orient. Après l’indépendance, il a été officier- médecin et plus tard directeur général du ministère de la santé.

 

 

13) Le jardin du Baron : Yehoshoua Ossowitski entreprit la création du jardin avec les meilleurs employés du Baron. La planification et l’exécution ont été faites par Gilles Dehay selon l’inspiration des jardins de Versailles. En 1886, le jardin vu le jour sur les pentes de la montagne entre la maison des employés et l’école. Les employés du Baron et toutes leurs familles y venaient s’y détendre. Dernièrement, le jardin a été réaménagé exactement selon la description des dossiers des archives.

 

14) La grotte de Schlomo Ben Yossef.

Sous cette maison, au sud, une porte façonnée nous mène à la grotte de Slomo Ben Yossef (Nom d’adoption, son véritable nom étant Tabasnik.) chef des Bataillons du B.E.T.A.R.  Suite  à un attentat manqué, il a été arrêté par les Anglais, enfermé, puis pendu à la prison d’Akko. En avril 1938, Shlomo Ben Yosseph, Abraham Schein et Shalom Zurabin lancèrent  une bombe qui n’explosa pas contre un autobus arabe en représailles d’un acte de terreur de la part de ces derniers dans un village juif. L’autobus roulait sur la route, entre Akko et Sfat. Nos trois hommes se sauvèrent et se cachèrent à Rosh Pina dans cette grotte, mais les Anglais les trouvèrent, les arrêtèrent et leurs procès truqués ne dura qu’un mois. Schein fut condamné à perpétuité car il était déjà très âgé. Zurabin fut interné dans un asile psychiatrique.

Avant de mourir, Shlomo Ben Yosseph déclara  aux journalistes : Je suis fier d’être le premier juif à aller à la potence en Palestine. A  Jabotinski qui a essayé de le sortir de cette situation il dit : Je suis fier et honoré de me sacrifier pour mon idéal. Le gouvernement exigea le remplacement de Jabotinsky qui donna sa démission.

 

15) L’école : La première école de Rosh-Pina a été crée en 1880. Le Baron de Rothschild ne s’est pas contenté d’aider financièrement les paysans mais il s’investit beaucoup aussi dans l’éducation, dans la vie de la société religieuse des enfants de la moshava. Ce fut  la première école hébraïque en Galilée.  (Elle est aujourd’hui utilisée comme auberge de la jeunesse).

                                                                                                                                           

16) La maison de Ben Arïé : Elle a été construite un peu en retrait de la moshava par Yéhoshoua Ben Arïé, fondateur de la moshava.                                                                

Ben Arïé envoya une lettre de réclamation au nom de tous les paysans sur le comportement de l’un des employés du Baron : Isaac Osheri. La lettre arriva aux oreilles de  celui-ci qui, en réaction, interdit à Ben Arïé  de construire sa maison prés de celles des paysans. Il fallut que Ben Arïé attende le déplacement  d’Oshari pour venir habiter prés de ses compatriotes et il devint le «moukhtar» (chef du village) de la moshava. Il écrit alors des articles dans les journaux hébraïques de l’époque comme: « Amatis », «Ahavatselet», et «Aor».

Le célèbre botanique  Aharon Aronshon, qui a découvert le blé sauvage en 1906 et qui faisait partie de l’organisation N.i.l.i  appartenait à la famille de Ben Arïé.

 

17) Le cimetière : La tradition  des fondateurs  étaient d’enterrer leurs morts après les avoir purifiés, ils le faisaient au mikvé qui se trouvait entre la synagogue et le cimetière. Dans la partie supérieure du cimetière, entre les cyprès, sont enterrés les Anciens de la moshava ; aujourd’hui encore, reposent les disparus de Rosh-Pina. C’est là aussi que l’on peut se recueillir sur la tombe de Sholmo Ben Yosseph.

 

18) Le nahal Rosh Pina

On débute à Maalé Benyamin, nom donné en souvenir du fils et des trois petits enfants de Manfred Benyamin qui sont morts d’un accident de la route. Manfred faisait parti du Bétar. Il a fait construire ses marches et son fils est naît dans la maison qui est à l’extrémité de ces dernières. Là, sous ces marches une source se cache entre un bosquet d’arbres sauvages.  l’ancienne route de Sfat passait le long de ce torrent, elle s’est transformée aujourd’hui en chemin de randonnée; on y voit les framboisiers et les oliviers plantaient par les anciens de la moshava. On monte vers la route ein cedan qui est une source tarie puis vers ein pina où on peut étancher sa soif en buvant directement l’eau de la source. Elle alimentait la moshava grâce à une installation de tuyaux  qui montait de la source vers le village. Le chemin de randonnée se poursuit en montant vers la source du haut ein gay oni qui, elle aussi, a été structurée ; pendant plusieurs années des conflits ont eu lieu entre les Bédouins qui étaient installées non loin de là et les pionniers à cause de cette source. Les conflits se sont apaisés lorsqu’un partage de la source a été fait pour tous les consommateurs.

 

 

Les débuts difficiles :

1878 : La moshava de Rosh-Pina existe depuis1878. Un groupe de jeunes juifs abandonnèrent Sfat  pour fonder, non loin de là, un village agricole.

Ces jeunes dédaignèrent la politique de division et de «mendicité» et commencèrent à fonder un village agricole. Leur but : travailler la terre. Dix huit pionniers, sous la direction du rav Eliézer Rokeah s’installèrent prés du village arabe de Djauni. Ils  achetèrent des terres à un arabe de la région et  appelèrent le lieu «la puissante Vallée.» Pendant les trois premières années, le groupe des pionniers souffrit et, affamé, il se dispersa ; La majorité retourna à Sfat. Seule, une poignée de jeunes gens restèrent sur ces terres.

 

 

 

 

En 1882 : un groupe des «Hovevé Tsyon », (Les Amants de Tsion) arriva de Roumanie et à leur tête, le rav David  Chouv. Ils changèrent le nom de la moshava et l’appellent : Rosh Pina. De leur vie, ils n’avaient travaillé la terre et eux aussi y souffrirent beaucoup. C’est pour cela que le rav David Chouv dira : « Nous avons tout apprécié ; aussi bien la terre fertile prés du village que ces douces journées et cette excellente ambiance pour fonder cet endroit ;  je n’ai pas pu m’en séparer et  c’est ainsi j’ai commencé à créer ici notre moshava ».                                                                                               

1883 : Le philantrophe bien connu :

Environ un an après la création de la moshava, le Baron Edmond de  Rothschild  vint la visiter et la prend sous sa protection. En son nom, il acheta  des terres et y fit construire un bâtiment public. Ce seraz le nouveau quartier des « Maisons des employés » qui viendront de France afin d’organiser et de diriger les projets. Leurs rôles étaient de gérer les affaires de Rosh Pina et plus tard celles des moshavot en Galilée.

En attentant, la somptueuse synagogue se construisit ainsi que des maisons pour le médecin, l’instituteur, les paysans, et en parallèle un jardin public sur les pentes qui se trouvent en dessous des maisons des employés. Ce fut la naissance du village de Rosh Pina. L’agriculture s’intensifia, il s’ouvrit des usines de tabac et de la soie, des caves à vin, et Rosh Pina trouva sa place comme centre industriel de Galilée.

      

1900 : La plus exceptionnelle de toutes les moshavot :

En 1900, la population attint 500 âmes, l’agriculture fleurit, les usines prosperèrent, dans les écoles on étudia l’hébreu et il sembla que Rosh Pina n’a pas été construite seulement « à coté de la route du Roi » mais elle fut  aussi sur celle du succès.                                                 

Seulement les différentes crises sociales et  économiques et l’arrêt du soutien du Baron et de ses employés ont amené la fermeture des usines et surtout la  plus dramatique celle de l’usine à soie.

 

En 1917 : la moshava se remit à vivre de la terre et de l’entretien des routes. De nombreuses personnes furent obligées de quitter les lieux et de chercher à se loger dans d’autres régions du pays, là où le gouvernement turc transmettait ses pouvoirs aux Britanniques.

 

1948 : La guerre d'indépendance

Les paysans se chargèrent d’une partie de la protection de la moshava pendant les batailles de la guerre d’indépendance. On peut y voir encore les tours de garde fortifiées en parcourant les rues du village. Au printemps 1948, au début de l’invasion syrienne à l’Ouest du Jourdain, 4500 habitants arabes du village de  Djauni décidèrent de passer au Liban jusqu’à ce que les événements se tassent. Depuis, aucun des habitants arabes ne revint ici et ils abandonnèrent définitivement leur village.

 

1950 : La moshava sur la carte.

A la fin des batailles des Olim Hadashim et des pionniers commencèrent à arriver à Rosh-Pina. On leur construisit des maisons et on leur partagea  des terres. Au début des années 50, la moshava s’implanta près de la route nationale qui mène de Tibériade à la frontière du Liban, sur les pentes de mont Canaan.

Aujourd’hui, dans la moshava, c’est un mélange de moderne et d’ancien, un mélange de conservation et de développement. En plus de la génération des pionniers des années 50, des personnes du pays et d’ailleurs se sont installés là et la population a atteint 2000 habitants. Il existe un centre de culture et de loisirs, une zone industrielle et commerciale, un centre social et médical et  les revenus de la moshava  viennent de son développement et de son évolution. Ces dernières années Rosh-Pina est devenue un centre touristique très développé;  de nombreux Israéliens  viennent occuper les chambres d’hôtes et les restaurants du village, ils se promènent dans les mêmes rues sinueuses de la moshava de 1882  qui a gardé tout son charme d’antan.                                                        

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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EN 2002 KFAR SABA A FETE SON CENTENAIRE. Voici l’histoire d’une ville plus ancienne que le jeune état d’Israël, elle a déjà fêté son centenaire et elle peut en être fière car elle est aujourd’hui un endroit où il fait bon vivre.

Lorsque Henkin et Ruppin décidèrent d’acheter des terres dans les environs, ils rencontrèrent le cheik du village de Kfar Saba et lui demandèrent le prix de vente du terrain. Tout près du village il y avait une grande forêt et le chef du village ne savait pas trop comment compter la surface à vendre. Il proposa aux deux hommes de monter à cheval, prit un rouleau de ficelle et ils partirent tous les trois vers la forêt en entourant les arbres qui se trouvaient sur leur parcours en dévidant le rouleau de ficelle. C’est ainsi que le chef du village vendit aux directeurs du K.K.L. un terrain de 700 ares sans en avoir la moindre idée.



C’est en1894 que Noah Karlinsky commença à acheter des terrains à un cheik turc qui habitait la région, dans un village qui portait le nom de Kfar Saba. Ces terrains passèrent de propriétaire en propriétaire jusqu’en 1903, date de la création de la moshava. A la fin du 19ème siècle, Karlinsky créa une commission qui s’occupa de la vente des terrains qui étaient en friche et dont personne ne s’occupait. Les Juifs de Petah-Tikva et de Jérusalem achetèrent ces terrains car c’était les seuls qui étaient relativement près de leur ville. Sur ces terrains les pionniers plantèrent tout d’abord des épices et des fleurs pour en faire des parfums selon la demande du Baron de Rothschild mais cette tentative fut un fiasco. Ils plantèrent ensuite, tout le long d’une semaine des amandiers puis en 1906 le premier puits fut foré derrière la maison des ouvriers.

En 1915 une invasion de sauterelles surgit et elles étaient si nombreuses que l’on ne distinguait ni les champs agricoles, ni la voie de chemin de fer. En 1917 les Juifs chassés de Yaffo par les Anglais s’installèrent en partie à Kfar Saba

La mairie : Le bâtiment de la mairie est l’une des premières maisons de la moshava, bien que cette maison ne soit pas exactement une de celles qui ont été construites à l’époque, elle est la seule qui représente aujourd’hui un des derniers vestiges de la création de la moshava. Elle a servit de caravansérail à sa création et elle comportait deux chambres ; la première était occupée par une cinquantaine d’ouvriers et la deuxième par les organisateurs qui envisageaient de créer un village. Les chambres étaient à l’état brut sans aucune sorte de céramique au sol, sans plâtre ou peinture sur les murs, la vie journalière était insupportable et seul l’espoir les a aidés à surmonter toutes les embûches.

Nicolas Ostrovski (1823-1886 Auteur dramatique Russe) habita alors dans le han seul avec sa femme qui attrapa la malaria. Il écrivit une lettre au pharmacien de Petah-Tikva pour qu’il vienne soigner sa femme d’urgence en lui disant que 50% de la population avait attrapé la maladie. Le pharmacien arriva avec bien du mal pour soigner les malades, commença par la femme de Nicolas et lui demanda où étaient les autres malades. Ostrovski lui avoua alors qu’il n’y en avait pas, le pharmacien s’étonna car sur la lettre il est bien marqué que la moitié de la population souffrait de la malaria. Ostrovski répondit alors qu’il vivait seul avec sa femme dans cet endroit et qu’elle représentait 50% de la population !


Le puits : Il se trouve derrière la mairie et a été foré en 1906 par les pionniers, il avait une profondeur de 20 mètres et était activé par une pompe manuelle. Pendant les événements de 1924 lorsque les Arabes attaquèrent les Juifs à Kfar Saba ainsi que dans tout le reste du pays, ils saccagèrent la pompe du puits qui fut remplacée par une pompe électrique après les attaques.

Les deux eucalyptus : Ils ont l’âge de la moshava et sont les seuls à avoir survécu au modernisme. Les Turcs commencèrent à les arracher lorsqu’ils occupaient les lieux mais ces deux eucalyptus ont été sauvés parce qu’ils s’en servaient pour attacher leurs fils de télécommunications tout à fait en haut des arbres. Plus tard, ce sont les responsables de la ville qui ont voulu les abattre car leurs racines trop profondes s’étendaient sous terre et risquaient de déstabiliser les maisons environnantes. C’est grâce à Barouh Priver qui les a défendus de toutes ses forces que ces arbres existent encore à ce jour. Ce pionnier de Petah-Tikva fut envoyé à Kfar Saba après qu’une machine agricole lui ai coupé une main; selon ses propres paroles, il aurait préféré se faire couper l’autre main que de voir les arbres abattus. Un travail important a été alors entrepris pour couper les racines souterraines des deux arbres.

Le médecin se sentit impuissant devant l’amputation de cet homme et c’est grâce à cet accident qu’il fut décidé de créer dans le pays des centres de soins (Koupat-holim) Sheinfen a été le premier jardinier de Kfar Saba et sa fille vit encore de la ville.

Pour le centenaire de la ville, le maire a fait planter deux petit eucalyptus juste en face des anciens.

La tour de forage : Elle se trouve non loin du puits et des eucalyptus et elle a été préservée.


Le musée des Anciens.
Il se trouve rue Herzl et la petite maison (tsrif) fait partie des dix premières maisons construites sur les terrains, ces derniers étaient en vente à 800 francs le dounan. Il n’était pas facile de construite parce que les Turcs ne délivraient pas d’autorisation, les pionniers essayer de les ruser en bâtissant des étables au rez-de- chaussée. Lorsqu’ils arrivaient au premier étage ils étaient dans l’obligation de faire des ouvertures pour les fenêtres et quand les responsables turcs venaient vérifier l’état des lieux, les pionniers les achetaient en les vantant avec beaucoup de mots et des costumes neufs. Arrivé au toit, ils devaient demander une dernière autorisation car une fois le toit mis on n’avait plus le droit de détruire ce qui avait été construit, là les pionniers avaient recours à des pièces de monnaies et des bouteilles d’alcool.

Ce n’est qu’en 1934 que les trois premières rues Herzl, Weizmann et Rothschild furent goudronnées car les priorités étaient d’abord réservées aux plantations d’arbres.

La famille Dorian, propriétaire de cette maison en a fait don à la mairie de Kfar Saba afin d’y fonder un musée, la maison d’origine se trouve derrière le musée.

Le coordonnier. Une toute petite baraque, juste en face celle du musée a été celle de Ohman le premier cordonnier de la ville, qui avait 95 ans en 2002 il y a vécu longtemps puis a été s’installer dans un appartement un peu plus loin dans le quartier.

Gan Giboré Israël. Il se trouve près de la rue Ameyassdim et sur un grand monticule verdoyant une petite sculpture y a été posée. Dans toute la ville de Kfar Saba aujourd’hui on peut trouver des jardins autour des immeubles où les enfants peuvent descendre jouer sans avoir à traverser de rues.

Le tango de Kfar Saba.
Ce célèbre chant a été écrit par Nathan Alterman et mis en musique par Billansky. Derrière l’histoire d’amour entre un homme et une femme c’est le seul poème qui retracera toute la vie agricole de l’époque, sur l’intensité des travaux et des pionniers qui s’adonnaient à l’agriculture. Deux autres chants ont été écrits sur Kfar Saba.

Le Kikar. En 1939, il n’y avait qu’un seul carrefour aux coins des rues Rothschild et Weizmann et c’était le centre des activités de la moshava. Le premier café ouvrit ses portes, il a été tenu par Filder et toute la population s’y retrouvait pour se tenir au courant des dernières nouvelles ; le café servit aussi d’escale aux convois qui se rendaient à Petah-Tikva car c’était la seule route qui existait et qui traversait la moshava. Juste derrière le café se trouvait la station centrale des caravanes et des chevaux.

Au 85 de la rue Weizmann se trouve l’immeuble de deux étages que la Haganna a occupé lors des évènements de 1936. Elle établit son siège dans le bâtiment et répartit en plusieurs groupes le nombre de participants à la défense du pays. Les personnes les plus âgées gardaient la frontière jordanienne qui longeait Kalkilya, Tira etc.… les adolescents s’occupaient d’envoyer les messages en mors où encore montaient sur le toit de l’immeuble qui à l’époque dominait la région et ils envoyaient des messages lumineux à Raananna et à Tsofit les deux villages juifs les plus proches d’eux. Les jeunes s’occupaient de toutes les sortes de communications.

LA WIZO. L’immeuble occupé aujourd’hui par la Wizo a été la propriété de la famille Aharoni qui la construisit en 1928. Cette belle demeure appelée le château était entourée de nombreux vergers qui s’étendaient à perte de vue ; Aujourd’hui ces vergers ont été remplacés par un centre commercial et une esplanade. Contrairement à toutes les petites maisons qui se montaient sans plâtre et sans aucun superflu la demeure de la famille Aharoni a été fignolée du début à la fin. Une balustrade formée de plusieurs piliers en pierre fermait un balcon dont le sol était carrelé de motifs géométriques colorés ; plusieurs colonnes décoratives ornaient l’entrée du bâtiment. La famille Ben Sion Aaroni (Aharonivitch) exportait ses oranges des trois ports les plus proches de Kfar Saba, c’est à dire Yaffo, Sidney Ali et Césarée.

Centre culturel. Il contient une bibliothèque, Yad Lébanim avec un mémorial, des archives et un petit musée, un conservatoire, une salle de sport, un petit musée archéologique et un autre sur Sapir qui a été ministre des finances et un des pionniers de Kfar Saba. Sur la porte d’entrée de Yad Levanim on peut lire : אשרי העם שאלה בנין
En face, l’auditorium donne des concerts et diverses représentations.
En 1968 a eu lieu l’ouverture du bâtiment comprenant la salle de théâtre. Sur la façade une des œuvres de Bezen Nephtali. Plusieurs autres des œuvres de ce sculpteur se trouvent dans le site de Yad Vashem. Sur cette sculpture on peut voir : la bougie du souvenir, les premières maisons du village, un soldat qui tient d’une main un cactus = les sabrés ou enfants nés dans le pays, dans l’autre main une bougie et le soleil – la lumière. Les arbres représentent les vergers de la moshava et l’outil que tient le soldat est la représentation du travail agricole dans les vergers. Le visage d’une femme au-dessus du soldat est l’attente du retour du fils de la famille et enfin l’échelle est celle de Jacob, celle où les anges montent et descendent, elle représente l’espoir.

Mémorial de Kfar Saba : 11.10.1956 Grande opération Gmoul d’Israël contre la police de Kalkilya. I00 morts et des dizaines de blessés dans le camp jordanien et 17 soldats tués, 60 blessés dans le camp de Tsahal. Entre les années 50 et 56, les Arabes attaquèrent sans arrêt les Juifs un peu partout dans le pays ; après avoir tués des Juifs à Tel Mond, deux ouvriers Juifs furent tués à leur tour sur la route d’Even Yéhouda. L’armée décida de riposter et d’attaquer la ville de Kalkilya ; les parachutistes sortirent de Nir Elyao et de Kfar Saba en pleine nuit afin de n’attaquer que la police jordanienne de Kalkilya, ils se heurtèrent à la légion jordanienne qui se trouvait à Hirbat Tsoufi, ils tombèrent dans les mains de la légion et 17 de nos hommes tombèrent. 9 jours plus tard commença l’opération Kadesh qui dut sa réussite à l’expérience de l’attaque de Kalkilya.

Sur le mémorial est inscrit une partie du psaume 127 : Cantique des degrés de Salomon.

On retrouve le nom de Kfar Saba dans le livre de Flavius Josèphe, la guerre des Juifs, (Mattathias) lors de son récit en 164 avant l’ère chrétienne.

Kfar Saba se trouve exactement sur le tracé sur la Via Marias (Dereh Ayam) de l’époque romaine.

 

Kfar Saba avait une population de 85.0000 habitants pour son centenaire et elle est jumelée à Delft en Hollande, à San José en Costarica et à Wiesbaden et Mulheim en Allemagne.
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LA FAMILLE AARONSHON.

 

Efraïm Fishel et Malka  Aronshon  ont été parmi les familles des fondateurs qui se sont installés à Zihon Yaacov en 1882. Comme le reste de leurs amis, la famille Aronshon est venue de Russie où le père travaillait dans le commerce des céréales. Arrivés au pays ils sont tous devenus des paysans  et ont connu des déboires économiques.

Dans la famille Aronshon il y a eut six enfants : Quatre garçons - Aharon (1876), Tzvi (1880), Smouël (1887), Alexandre (1889), et deux filles Sarah (1890) et Rivka (1892).

Les enfants ont étudié à l’école publique de Zihon Yaacov où l’enseignement était en français.

 

Aharon  L’aîné, le plus doué, a été  envoyé en France par les soins du Baron de Rothschild afin de poursuivre des études agricoles. A son retour, il continuera des études scientifiques tout seul. Il organisera des voyages avec des chercheurs scientifiques du pays et du monde entier. Il a été reconnu au pays lorsqu’il a découvert  un type de blé sauvage  « la mère du blé » à coté de Rosh-Pina en 1906. (Cette découverte a son importance jusqu’à ce jour, parce qu’il a été utilisé des grains de blé sauvage pour les besoins de la technique génétique et l’amélioration des espèces différentes de blé.)

En 1915 Aharon a  aussi dirigé la guerre contre l’épidémie de sauterelles et fondit une station agricole  expérimentale à Atlit avec l’aide des juifs américains. Avec son frère Alexandre et Absalon Feinberg son meilleur ami, il a prit l’initiative de créer l’organisation N.i.l.i.  Elle a eut pour but d’aider les Anglais à combattre les Turcs. Lorsque les activités de « N.i.l.i. » ont cessé, Aharon a continué de s’occuper d’activités publiques et politiques avec, entre autres, la coopération de Haïm Weizmann. En 1919, en route pour la conférence de paix à Paris son avion est tombé sur le canal de la manche. Il était célibataire et mourut à 43 ans. Accident ou Sabotage ?

 

Aaron Aronshon

                                             
 
Les frères Tsvi et Shmouël.  Ils se sont mariés, ont crées des familles et ont des descendants un peu partout dans le pays.

 

Alescandre.  Le plus jeune des frères a fondé l’organisation des « Géd'onim » en octobre 1913. Il a été également partenaire avec Aharon dans le projet de la création de « N.i.l.i. » Il a été en Egypte en 1915 avec sa sœur Rivka afin d’essayer de persuader les Anglais de l’importance de l’aide des renseignements que pouvait leur apporter l’organisation  N.i.l.i. Il ne réussit guère dans son entreprise.
Alexandre et Rivka ont continué dans cette voie et ont été aux Etats-Unis. Ils y sont restés le temps de la guerre. Alexandre s’est engagé dans l’armée britannique en 1917 et il est le seul avec le général Allenby à rentrer au pays en 1917. Grâce à ses activités et sa contribution à l’époque, il a reçu un certificat d’honneur pour ses services. (D.S.O.) Des années plus tard, il s’est occupé des activités de l’Histadrout « Bnei Benyamin » et il est resté en contact avec les services de renseignements anglais jusqu’à la deuxième guerre mondiale.

Seul avec sa sœur Riva, il a conservé jusqu’au bout des rapports étroits avec la famille Aronshon et  l’organisation N.i.l.i. jusqu’au jour de sa mort en 1948.

 

Sarah.  Elle est née et a été trahie à Zihon-Yaacov. Elle a participé aux activités de la maison et s’est attelé à la tâche de leur survie (principalement après le décès de sa jeune mère en 1912).
Sarah a été fiancée à Abraham, un juif de Bulgarie. Elle s’est séparé de son peuple pour aller en Turquie (pour travailler) jusqu’à la fin de 1914. Nostalgique de la famille et de son pays, elle est revenue au pays un an après, juste au début de la période où né le projet N.i.l.i.

Sarah s’est jointe à N.i.l.i. et après sa mort Absalon a prit sa place comme dirigeant du groupe.

En octobre 1917, lorsque les Turcs découvrirent le réseau, Sarah a refusé d’aider ses amis et s’est enfuit, ainsi  elle a été arrêtée et emprisonnée. Quelques jours plus tard, juste avant sa mort, elle a prit toute la responsabilité de l’organisation sur elle.

 

Sarah

                                                        
Rivka. La plus jeune des sœurs a été la fiancée d’Absalon Finberg. Elle ne se mariera jamais après la mort de son ami. Après la guerre elle est revenue au pays dans la maison de son père. Il disparut en 1992 et elle a continué d’occuper la maison de ses parents qu’elle l’entretint avec rigueur. Elle a consacré sa vie à conserver le souvenir des siens et de l’organisation N.i.l.i. C’est alors qu’elle fit construire dans la cour  de la maison le bâtiment qui sert aujourd’hui de musée, de bibliothèque et d’archives.

Elle disparait en 1981 à l’âge de 90 ans.

Un garde rigoureux a prit la relève, il s’est s’installé dans la maison et n’a rien  changé surtout à la cuisine qui date de 1936. Tous les meubles et toute la vaisselle sont restés tel que la famille les a laissés jusqu’au jour d’aujourd’hui.

 

Abshalom Finberg. Fils de la famille des B.i.l.o.u.i.m., il est né en 1889 et on disait de lui « Il est né à Gedera, il a grandi à Hedera mais son cœur est à Zirhon » Il a aidé Aaron dans la station expérimentale d’Atlit et il est devenu le fils de la famille Aronshon.
Lors de son voyage vers le sud avec Joseph Lichansky pour trouver des nouveaux accords avec les Anglais, Absalon a été assassiné dans une embuscade de bédouins à coté d’El Arish le 20 juillet 1917. Ce n’est qu’après la guerre des six jours que les bédouins ont dévoilé aux Israéliens un emplacement qu’ils appellent « La bataille d’un juif ». On y découvrit les ossements d’Absalon à coté d’un dattier qui a poussé grâce aux dattes qu’il avait dans ses poches.

                                                            Abshalom et Rivka

 

 
Joseph Lichansky. Il est né en Ukraine et a grandi dans la moshava de Mettula. Il a été candidat au mouvement du Shomer mais il  le quitta parce qu’il ne fut pas inclus dans le groupe.

Dés qu’il a fait la connaissance d’Absalon Finberg il s’est joint au mouvement N.i.l.i. et il a attaché  son destin à cette association. Joseph est parti avec Absalon lors du voyage où ce dernier ne revint pas. Joseph qui a été blessé réussit à atteindre l’Egypte et  à fournir des renseignements aux Anglais à la place d’Absalon. En revenant d’Egypte il a dirigé l’organisation N.i.l.i. avec Sarah jusqu’au moment où les Turcs l’on arrêtée. Joseph  n’a pas été pris de suite mais errant et malheureux il a été  persécuté par eux et aussi par les membres du Mouvement des Shomerim. Il a été  finalement arrêté, emprisonné et pendu à Damas.

 

Rutman et Lichanshy

 

 
N.I.L.I.   Abréviation du paragraphe de la Thora en Hébreu dans :

« Samuel I - Chapitre XV - paragraphe 29 »

Le protecteur d’Israël n’est ni trompeur, ni versatile. C’est le nom choisi par le groupe de jeunes juifs avec à leurs têtes Aaron Aronshon et Absalon Finberg qui ont décidé au milieu de la première guerre mondiale (fin 1915) d’aider l’armée britannique à conquérir le pays d’Israël et de le libérer du joug des Turcs. L’organisation N.i.l.i. s’est occupé des services de renseignements et a fait passer en Egypte plusieurs de leurs membres pour rejoindre l’armée britannique. N.i.l.i. a fonctionné jusqu’en 1917.

 

L’organisation a cessé ses activités lorsque le général Allenby est rentré en Palestine. Il a conquit Gaza et a ouvert la route de Jérusalem en décembre 1917. De nombreuses personnes ont été contre l’organisation N.i.l.i. dans tout le pays en général et en particulier à Zihon Yaacov.  La population a eut peur des représailles des Turcs.
L’activité de N.i.l.i. s’est terminée d’une manière tragique en octobre 1917 lorsque les soldats turcs sont arrivés dans la moshava de Zihon Yaacov. Ils ont arrêté alors plusieurs personnes du village dont Sarah Aronshon, la fille de la famille.
Sarah s’est sentie coupable et après quelques jours de réflexion lorsque les Turcs ont décidé de les transférer à la prison de Nazareth, elle a choisie de se suicider.

Elle était chez elle et a demandé aux soldats turcs la permission de se laver et de se changer. Elle prit discrètement l’arme cachée par ses propres soins dans un pan de mur de la maison, s’est enfermé dans la salle de bains et s’est tiré une balle dans la tête. Elle est morte après quatre jours d’agonie.

 

La maison des parents.  Elle a été construite en 1884. Les meublent viennent d’Europe de l’Est et la vaisselle appartient aux parents qui l’ont transportée lors de leur alya. La famille a  acheté la majeure partie des objets en cuivre pendant les années ou ils ont vécu au pays.
 

 

 
La maison d'Aharon.  Aaron construit sa maison en 1896. Un artiste menuisier de Zihon Yaacov lui fabrique ses meubles et lui a même gravé des épis de blé dessus.

Les meubles de la chambre d’invités d’Aaron sont de style oriental. Il les a achetés à Damas. Ils sont travaillés à la main, on y voit une mosaïque monogramme de nacre consolidée par des menus morceaux de bois. Sur le montant de la porte des invités se trouve la cachette où Sarah a prit son arme.

 

LA SALLE DE BAINS.  La pièce où Sarah s’est suicidée. Les vêtements qu’elle a enlevés pour se changer sont encore accrochés. A côté de la salle de bains une trappe avec son tunnel qui conduisait directement dans des champs. Cette ouverture est aujourd’hui obstruée.

 

Musée N.I.L.I. et la maison de la famille Aharonshon.  Photographies de la famille Aronshon et des membres de l’organisation. Les cartes et les objets d’Aaron Aronshon. Une lette d’Aaron à sa sœur Sarah en octobre 1917. L’étui du revolver avec lequel Sarah se suicide. Plusieurs documents concernant l’organisation N.i.l.i. et les découvertes d’Aaron Aronshon.

 

Les archives.  On y toute toutes les lettres originales écrites entre les membres de la famille Aronshon, Joseph Lichansky et, Absalon Finberg  ainsi que les journaux intimes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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