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Il y a plusieurs manières de découvrir Israël selon les goûts de chacun. Il est possible de faire des randonnées dans la nature, de visiter des musées ou des "Beit Arishonim" (La maison des Anciens) ou encore se recueillir devant des mémoriaux pour se rappeler continuellement que grâce aux soldats nous vivons en paix à  l'intérieur du pays.  Nous pouvons aussi visiter les sites archéologiques qui nous retracent l'histoire depuis les temps les plus reculés et les villes sans oublier Jérusalem qui, a elle, seule nous comble de bonheur.

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על הבלוג Il y a plusieurs manières de découvrir Israël selon les goûts de chacun. Il est possible de faire des randonnées dans la nature, de visiter des musées ou des "Beit Arishonim" (La maison des Anciens) ou encore se recueillir devant des mémoriaux pour se rappeler continuellement que grâce aux soldats nous vivons en paix à l'intérieur du pays. Nous pouvons aussi visiter les sites archéologiques qui nous retracent l'histoire depuis les temps les plus reculés et les villes sans oublier Jérusalem qui, a elle, seule nous comble de bonheur
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FEMMES EN GALILEE.

 

« Envers et contre tout » certaines femmes essaient de sortir de leurs conditions sociales soit pour améliorer leurs propres  vies soit pour améliorer celle des autres femmes de leurs communautés. Elles nous donnent un bel exemple de dévouement et de courage.

 

Dorit à Clill      

Le village de Clill n’est inscrit sur aucune carte israélienne et aucun panneau indicateur n’indique sa direction. Quelques familles ont décidé de se retirer de la vie sociale et active pour faire un retour à la nature.  Elles  ont acheté d’immenses terrains aux Druzes du village voisin de Jat et s’y sont installés. Jat est le plus petit village druze du pays et le plus proche de Kfar Yarka, c’est le métayer Abbou Youssouf qui a vendu les 36 premiers dounan de champs à Ofer, le pionnier de Clill.  Youssouf y cultivé du tabac depuis une vingtaine d’années. Ces écologistes font tout de leurs propres mains, ils vivent sans électricité, à l’aide de générateurs refusant toute  sorte de modernisme. Ils se sont coupés du reste du monde selon leur ambition mais cela leur  a  compliqué énormément la vie quotidienne mais ils ont fait un choix et l’assument. En contre partie ils vivent en pleine  nature avec des couchers de soleil resplendissants, dans un environnement silencieux, avec des vues extraordinaires à chaque heure de la journée, les oiseaux qui chantent,  etc. La plupart d’entre eux sont des anglo-saxons contrairement à Dorit, troisième génération au pays, qui est arrivée tout droit de Tel Aviv et qui nous reçoit chez elle.

Dorit vit à Clill depuis 1994 et armée de courage et de volonté elle a désherbé son jardin, a nettoyé le terrain et l’a aménagé tout en  accomplissant son rêve : Vivre dans la nature.

 

Les Ethiopiennes.

En 1994, trois officiers israéliens visitèrent une galerie d’artistes dans la région et s’amusèrent beaucoup à découvrir les figurines représentant toutes sortes de métiers fabriqués par les femmes éthiopiennes mais lorsqu’ils découvrirent « le voyage vers Jérusalem » l’émotion fut si forte, que des larmes coulèrent de leurs yeux. En 2000, c’est Dorit qui visita la galerie de Kfar Yassif avant sa fermeture définitive. Impressionnée par cette communauté elle la prend sous son aile et l’adopte. Huit femmes Ethiopiennes travaillent maintenant avec elles, chacune à son domicile respectif, fabriquant de petites statuettes représentant tous les métiers et toutes sortes d’objets appartenant à leur communauté. 

 

  
           
Dorit leur achète de la terre grise, la matière première en Allemagne ou en Hollande et se rend chez chacune d’entre elles qui habitent la région, Carmiel, Maalot où même Karkour. Elle leur distribue la terre, vient chercher les travaux terminés et s’occupe de faire cuire les petits moulages dans des fours de la région. Ensuite elle organise des expositions ventes à son domicile.
 

Elle nous raconte :

Ces familles juives vivaient dans des coins perdus d’Ethiopie qui est un pays 30 fois plus grand qu’Israël ; elles habitaient de petites maisons en pisé sur des collines et seule, la synagogue dominait l’environnement. C’était un symbole car en y montant  ils s’élevaient spirituellement. On les appelait les Falachas, autrement dit les étrangers. Les femmes confectionnaient des ustensiles de cuisine en terre, les hommes maniaient le fer dans le feu avec de la ferraille de récupération. Tout leur travail était manuel, sans aucune technique ni appareillage ; les ustensiles en terre, séchaient au soleil pendant deux semaines, puis ils creusaient un trou dans la terre où ils entreposaient les moulages à la place du four traditionnel, c’était une sorte de cuisson, ils en ressortaient gris foncé ; ensuite ils  emportaient leurs produits au marché pour les vendre.  En plus de tout ce que la fête de Pessah exige, les femmes Ethiopiennes façonnaient de nouveaux ustensiles de cuisine pour la casherout, les ustensiles en terre ne se cashérisant pas.
 
Dans leurs travaux on trouve des symboles comme la colombe symbole de la paix ou  celui de  la future Jérusalem, la grenouille, la gazelle ou l’antilope contre le coup d’œil ou encore le lion symbole de la tribu de Yéhouda. Il y a seulement 150 ans que les Ethiopiens ont découvert le symbole de l’étoile de David, ce sont des explorateurs qui, passant par-là, leur ont raconté l’histoire du roi David, ils étaient tellement isolés du reste du monde, au fond de leurs montagnes, qu’ils n’avaient jamais entendu parler des Rois Juifs et pour eux, seule la menora était l’objet sacré qu’ils symbolisent encore jusqu’à ce jour.
 

 
Parmi les objets exposés, se trouve un four miniature qui chauffait grâce à du charbon et qui servait à cuire l’ingéra, leur pita qui est leur plat traditionnel.
Les Ethiopiens n’avaient pas de livres, pas d’encyclopédie et la seule manière de nous transmettre leurs coutumes et leurs traditions est à travers leurs travaux. Une figurine presse le blé, une  autre va chercher de l’eau au puits, la suivante  s’occupe des vaches, une autre encore cuit des Pitot, mais toutes à l’unanimité porte sur leur dos un enfant symbole de Vie. Les figurines hommes sont représentées par les travaux manuels du fer, du feu ou de la musique. Un  objet en forme d’œufs à un couvercle et à l’intérieur se trouve un couple allongé. Cet objet se trouve dans la chambre de chaque couple et lorsque le  mari veut se rapprocher de sa femme le soir, il ouvre le couvercle ; si la boite reste fermée, ils s’endorment sagement mais  la femme a également le droit de fermer la boite si le cœur lui en dit.
 
Au moment de l’accouchement la future mère est entourée de trois autres femmes, une qui l’aide à accoucher et les deux autres qui l’aident moralement, physiquement en l’entourant de gestes affectueux, l’enlaçant sans relâche. Cette communauté aime les démonstrations d’amour et en procure beaucoup. Naharya est le seul hôpital du pays qui accepte les coutumes des Ethiopiens pour les accouchements et qui leur permet de les poursuivre. Les hommes ont interdiction d’assister aux accouchements ; après la naissance les femmes s’isolent dans une cabane avec leur bébé et les enfants en bas âge pendant 40 jours pour la naissance d’une fille, 80 jours pour la naissance d’un garçon, quelques femmes les assistent et se joignent à elles. Il ne faut pas croire que ce soit une punition, bien au contraire, la femme éthiopienne étant débordée d’activités se trouve soudain libre et sans obligations. Elle profite pleinement de son enfant et de son repos, de plus elle est sure de ne pas tomber de nouveau enceinte.
Le chef de leur communauté n’est pas reconnu comme rav en Israël ; les Ethiopiens l’appellent Keiss, c’est à dire maître enseignant. Il a fallu bien du temps pour que les explorateurs leurs fassent admettre qu’il y avait de nombreux autres Juifs qui étaient dispersés dans le monde entier. Les Ethiopiens, descendants de la tribu de Dan étaient des Karaïtes, ils fêtaient Lac Ba Omer, Pourim mais ne connaissaient pas la fête de Hanoukka. Ils n’avaient pas de Sépher Thora mais seulement des parchemins. Plus tard, de nombreux Américains et Canadiens voyageant en Ethiopie les  adoptèrent et ce sont ces derniers qui leur offriront leur premier Sepher Thora.
 

En 1974, les Ethiopiens commencèrent à sortir de leur pays, en cachette, pieds nus et se dirigent vers le Soudan. Leur parcours a été plein d’embûches avec des morts et des assassinats. Arrivés au Soudan, ils se déguisèrent en chrétiens pour sauver leur peau et se réfugièrent dans un camp de transit. Ils y restèrent deux longues années avant que la Colombe (l’opération Shlomo) arrive pour les amener en Israël.

 

Pki'in : Safta Djamila.

Elle nous reçoit chez elle, au premier étage de sa maison avec des boissons fraîches et des biscuits salés. En bas, sa fabrique de savons, ses entrepôts et le point de vente qu’elle a ouvert depuis 2002. Née à Pki’in, Djamila est une grand-mère druze exceptionnelle puisqu’elle a été la première femme de sa condition à travailler à l’extérieur de la maison avec l’autorisation de son mari. Mère de 5 enfants, quatre garçons et une fille, son mari l’a soutenue dans tous ses projets (aujourd’hui il souffre d’une maladie de cœur). Mariée à 16 ans et habitant Ramlé, elle allait travailler dans les vergers pour les différentes cueillettes saisonnières. Illettrée avant son mariage elle apprit à lire et à écrire et s’intéressa à la politique, participa à des manifestations  et prêta son concours  aux moments des élections. Elle se rendit à l’université où elle suivit des cours de relations publiques ce qui lui permit d’aider volontairement les femmes isolées et celles du cercle de son village mais on lui supprima le budget qu’on lui  avait accordé  et elle dut cesser ses activités sociales.  Elle envoya ses enfants étudier au kibboutz de Netzer Séréni.
 

 
Elle a aujourd’hui 74 ans et  continue à se lever à 5 heures du matin pour aller se coucher entre 20 et 22 heures le soir. Ses grands-parents, lainiers de leur métier, lui ont appris à découvrir toutes sortes de plantes médicinales dans la forêt pour les utiliser le cas échéant. Depuis quelques années, elle a une fabrique de savons dont elle seule garde le secret et qu’elle ne transmettra qu’à l’un de ses fils. Un de ses amis, dermatologue en Syrie lui a enseigné la manière de se servir des plantes pour sa fabrication de savons. Toute sa production est manuelle, elle ne veut en aucun cas la changer contre une technologie plus moderne. Elle vend ses savons dans des magasins de produits naturels ou à une certaine clientèle envoyée par des médecins. Elle utilise toutes sortes de plantes qui ont de bons résultats sur l’eczéma ou le psoriasis. Elle a obtenu l’autorisation gouvernementale de vendre ses savons à base d’huile d’olives avec une mention de cinq étoiles mais lorsqu’elle y a rajouté des parfums naturels elle a perdu une étoile !

 

Mmrar :Nada.

Mmrar est un village druze de 18.000 habitants et sa population est de 55% de Druzes, 22% de musulmans et 20% de chrétiens. Sur les 20.000 dounan d’oliviers qui leur appartiennent, ils produisent 30% de la production nationale d’huile d’olives. Le chômage des hommes atteint 11% dans le village mais comme les femmes ne travaillent pas, le taux  global de Mmrar atteint 35%. Le Matnass à ouvert ses portes en novembre 2001, et dans tout le village quatre femmes seulement travaillent à l’extérieur de leur domicile  et c’est au Matnass.
 
Nada est une femme Druze de 42 ans, veuve de guerre de T.s.a.h.a.l et mère de trois garçons dont deux jumeaux, elle est déjà grand-mère d’une petite fille.  Marié à l’âge de 17 ans son mari meurt à la guerre du Liban en 1983 après six ans de mariage en laissant ses enfants en bas âge. Après son mariage elle arrêta sa scolarité qu’elle reprit après son veuvage grâce à son beau-père qui l’influença à aller étudier. Il l’accompagna et alla la chercher à l’école tous les jours comme le veut la coutume. Le directeur du Matnass, l’un des meilleurs amis de son mari, lui proposa de travailler avec lui. Elle rencontra bien des difficultés au niveau familial car ses frères et son beau-père étaient contre le projet. La mère de son beau-père venue habiter avec elle depuis la mort de son mari ne lui simplifia pas la vie mais elle est obligée de la supporter jusqu’à sa mort. Pourtant Nada commença à travailler toujours grâce à la permission de son beau-père et devint coordinatrice au Matnass ; elle s’occupe des veuves et des divorcées du village. Après huit ans d’efforts insurmontables elle commence à y voir clair. Elle agrandit son projet et s’entoure de quelques amies avec lesquelles elle donne des conférences et organisent des visites à domiciles. Les veuves et les divorcées du village atteignent le nombre de 245 et le travail à faire est énorme car les femmes druzes n’ont encore aucune liberté. Elles n’ont pas le droit de se rendre dans un service public sans entre accompagnée, elles sont sous le pouvoir du père de leur mari, elles n’ont pas le droit de sortir seules après le coucher du soleil, n’ont pas le droit d’étudier sans autorisation familiale etc.…
 

 
Grâce à Nada, au Matnass et à leur projet commun, quelques femmes commencent à oser sortir de chez elles et à venir participer à des conférences ou à différents ateliers sous le couvert du Matnass. Elles prennent des cours de couture, d’aides maternelles, elles commencent à étudier où à prendre des rendez-vous avec des psychologues et des assistantes sociales. Elles se réunissent entre elles et parlent beaucoup de leurs problèmes communs pour essayer  d’acquérir l’assurance qui leur fait totalement défaut.
 
Nada a ouvert une nouvelle branche de son projet, celle des ateliers chez l’habitant ; sans cesse le groupe de Nada essaie de persuader les maris de laisser leurs femmes se rendre au Matnass pour qu’elles participent aux ateliers, qu’elles apprennent à lire, à écrire et à se débrouiller toute seule.
 

Aujourd’hui le projet est réussi puisque les femmes arrivent de tous les villages environnants, que plusieurs volontaires se mettent au service du Matnass et que toutes les communautés participent au projet.

 

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AUTOUR DU MARCHE AUX PUCES

 

La tour de l'horloge :
Monument commémoratif du Sultan Abdoul Hamid II qui le fit construire en 1901 à l’occasion du 25ème anniversaire de son règne. La tour ressemble à d’autres tours comme celle du Han El Oumdan à Akko ou à celle de la porte de Jaffa à Jérusalem. A l’époque, offrir une horloge était un cadeau prestigieux et dans toutes les villes turques une horloge trônait en l’honneur d’une personnalité. Une légende raconte qu’un Juif nommait Mouyal possédait la seule montre à gousset qui existait à Yaffo dans les années 20, c’était une montre « européenne » contrairement aux autres montres existantes au pays qui ne donnaient les heures que par 12, soit le jour soit la nuit !... C’est donc à cet horloger Juif  du nom de Mouyal de Yaffo que revint le droit de construire la montre qui trône aujourd’hui sur la place en l’honneur du Sultan.

Avant que  cette horloge soit mise en place c’est sur cette immense place que se tenait un immense marché. Les bâtiments entourant le souk appartiennent à l’Eglise orthodoxe grecque qui les loue  à divers commerçants.

 

 

 

 
La mosquée

Les pierres de la mosquée ont été prises dans la ville d’Ashkelon et rapportées à Yaffo car une autre légende raconte que dans un rêve un homme avait trouvé de l’or sur la côte, il alla le chercher mais ne le trouva point et à sa place il ramassa  des pierres des vestiges archéologiques de la ville pour construire la mosquée, autre sorte de richesse.

 

Les grecques orthodoxes  louaient également les magasins et les logements qui leur appartenaient  dans le passage qui donne sur la place de l’horloge et qu’on appelle : Souk du couvent : Souk Adir

 

 

 

Symbole de l’église grecque orthodoxe sur la partie haute du portail du souk Adir ou souk du couvent.

 

Yéheskel Sokolovsky tenait là un magasin où l’on  pouvait trouver tout ce qu’on venait y chercher. Il servait aussi de boîtes aux lettes et de centre de renseignements. Les Juifs arrivaient des moshavot et des kibboutzim pour venir chercher ou envoyer du courrier venant de l’étranger ; les nouveaux immigrants qui débarquaient au pays se rendait directement  chez lui pour trouver les informations indispensables au moment de leur Alya.

 

Maurice Shenber arriva tout jeune au pays avec ses parents qui achetèrent des terres à Tel Aviv dans les années 20, Les parents de Maurice ayant bien des problèmes pour survivre en Israël vendirent leurs terres à une nouvelle famille d’immigrants pour quitter le pays. Le destin voulut que cette famille ait une fille qui plut à Maurice et grâce à elle il resta au pays et se maria. De retour à Yaffo avec sa femme, Maurice fabriqua les  célèbres étiquettes qui enveloppent les oranges de Jaffa.

 

Le nouvel édifice Saraya - Asayara El Djédira a été conçu par Barouh Pépramister un des anciens pionniers de Rishon-Létsion. Somptueux, il a été utilisé par le bureau central du gouvernement du royaume ottoman de Yaffo car il était placé à la porte d’entrée de la ville sainte. Des dons de riches et honorables habitants de la ville ont permis sa construction. A la fin de la première guerre mondiale la mairie continua d’occuper les locaux.
 

 
Il se trouve sur la place de l’Agence Juive ou place de l’horloge. Le 4 janvier 1948 les forces armées du hi firent exploser l’immeuble Sayara en représailles contre les Arabes qui attaquaient les Juifs dans l’enceinte de la ville et jusqu’à Tel-Aviv. Dans le même laps de temps, la Haganna encercla la ville et  ses habitants et en l’espace de deux semaines et ce fut la capitulation des Arabes. Le bâtiment vient d’être complètement restauré.

 

Le poste de police : La maison d’arrêt a été construite près de la mosquée Mahmoudya lors du début de la destruction des remparts de la ville au courant de l’année 1870. Cette maison d’arrêt servait au préalable de succursale aux bureaux du gouverneur qui étaient juste en face.  Sa façade, très belle et imposante par son style, rappelle les tendances de l’art ottoman de cette période. Le mur du poste de police est aussi une partie des vestiges des remparts. (Aujourd’hui le poste de police a fermé ses portes et les bureaux ont été transférés, rue Salamé à Tel Aviv)

 

Face à la mer et  aux rochers d’Andromède se trouvait un grand cimetière musulman qui était mitoyen au souk. Le gouverneur turc de l’époque, Hassan Bé libéra les prisonniers une certaine nuit et leur fit enlever toutes les tombes qui se trouvaient dans le cimetière de manière à agrandir la place du marché ; Ces marchés étaient le centre vital de la ville, les forains y arrivaient de partout et on y trouvait tout ce qui manquait à Yaffo, il était donc indispensable  qu’il y ait beaucoup de place pour les commerçants qui s’y installaient et pour la population qui venait s’y approvisionner. Il fut question de faire un beau jardin avec un bassin, des jets d’eau, des plantes et des arbres mais le projet ne vit jamais le jour.

 

Au 19ème siècle, Yaffo et son port devinrent  la porte d’entrée des  premiers immigrants et des pèlerins, visiteurs chrétiens qui venaient du monde entier. Elle était la capitale  nationale indispensable (contrairement à Jérusalem qui, à l’époque somnolait), des délégués de plusieurs états ouvrirent des consulats, les représentants de sociétés maritimes, les banques, de nombreuses sociétés de commerce international virent le jour et enfin  la poste qui desservait les pays européens comme la France, la Russie, l’Egypte et l’Allemagne ouvrit ses portes. Cette dernière a fonctionnée entre le 19ème  et le début du 20ème siècle.

 

La galerie Canaan

Un Juif orthodoxe a construit sa maison ainsi qu’une boutique d’antiquaire dans la rue principale du Souk, il continue à y travailler mais il a du déménager de la ville avec sa nombreuse famille car il est devenu très dangereux de vivre dans cet environnement la nuit.

 

L’auberge du vieux Jaffa    13 rue Amiad

Les murs de l’entrée sont recouverts de plusieurs panneaux de mosaïques et sur le sol un carrelage géométrique est encore d’origine. Un escalier mène à la salle à manger et aux chambres d’hôtes puis il continue vers la terrasse, de là un immense panorama sur toute la ville et la mer s’offre à nous.

 

Le caranvérail Manouli     Rue Beit Eshel 9 à 15

Tout près du marché du couvent, un Han a appartenu à la famille arménienne Manouli qui l’a occupé du 19ème siècle jusqu’au début du 20ème siècle. Des membres des moshavot, des pionniers et toute autre clientèle y logeaient pendant leur séjour au port de Yaffo lorsqu’ils venaient y faire leurs emplettes où traiter des affaires. Ensuite l’auberge fut vendue au Juif Israël Cohen Shmo et on l’appelait aussi l’auberge saror déformation du mot sarol qui indique le propriétaire.

 

Banque anglo palestine compagnie

Elle fut ouverte en 1903 et ce fut la première succursale ouverte au pays. Elle a été la première banque sioniste, filière du « Trésor de l’implantation des Juifs » établit par Benyamin Zeev Herzl. Elle a été utilisée comme branche économique au profit du syndicat  sioniste par l’intermédiaire du bureau israélien qui était installé à Yaffo. La banque soutint le développement de nombreuses implantations juives et acquit des terres au début du 19ème siècle. Elle ferma ses portes en 1921 par suite d’émeutes des bandes organisées d’Arabes qui attaquaient  les Juifs de Yaffo et elle fut transférée à Tel Aviv. En 1948, la banque prit le nom de Banque Léoumi Israël  et de là sortit les premiers billets de banque de l’Etat d’Israël.

 

Dans le musée de Nahoun Gutman à Yaffo nous pouvons voir certaines peintures de l’artiste retraçant la vie de la ville à cette époque. Les Templiers qui habitaient le quartier écrivirent un poème sur Yaffo et les Juifs, pour ne pas rester en rester en écrivirent un autre de leur côté.

 

 

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