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Il y a plusieurs manières de découvrir Israël selon les goûts de chacun. Il est possible de faire des randonnées dans la nature, de visiter des musées ou des "Beit Arishonim" (La maison des Anciens) ou encore se recueillir devant des mémoriaux pour se rappeler continuellement que grâce aux soldats nous vivons en paix à l'intérieur du pays. Nous pouvons aussi visiter les sites archéologiques qui nous retracent l'histoire depuis les temps les plus reculés et les villes sans oublier Jérusalem qui, a elle, seule nous comble de bonheur
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29/12/2009
SATAF.
Sataf se trouve sur les pentes Sud-Est du mont Eitan (788 mètres) dans le cœur des montagnes de Jérusalem, entre Tsova et Ein Kerem.
Le site comprend deux sources – Ein Sataf et Ein Bikora- ainsi que des réservoirs, un système de canaux pour l’arrosage, des terrasses pour des plantations agricoles, des vergers, des vignobles, des arbres fruitiers, des vestiges du village de Sataf et enfin des parcelles de terres offertes gracieusement par le K.K.L. pour que les personnes intéressées puissent s’occuper de créer leur propre potager pendant un an. Ce projet s’appelle Boustanof.
L’ensemble du site a été restauré sur une surface de 1000 dounan (un dounam = 10 ares) environ, la majeure partie étant celle des terrains agricoles recevant les eaux de pluies, l’hiver.
L’originalité du site se trouve dans la différence entre la vue étendue des anciennes terrasses agricoles et la vue naturelle des montagnes de Jérusalem. Pour construire ces terrasses les habitants devaient tout d’abord épierrer la montagne et avec ces blocs de pierre construire les murs de protection. Ensuite ils enlevaient toutes les épines du terrain choisi et remontaient de la terre qu’ils allaient chercher, en bas, au fond de la vallée, le plus loin possible des cananéens qui leur interdisaient d'en prendre car ils s’en servaient également. La montagne étant crayeuse, ils réussirent à faire des marches grâce à ce terrain tantôt mou, tantôt dur.
Tous les bassins collecteurs sont l’œuvre du K.K.L.
A Sataf on peut voir, d’un côté la difficulté dans laquelle ont vécu les habitants du village durant des milliers d’années, (conditions très difficiles à cause de l’aridité et de la chaleur de la région) et de l’autre, la préparation de milliers d'ares de terrasses où ils firent pousser des oliviers, de la vigne, des figuiers et des arbres typiques d’Eretz Israël.
Sur le site on rencontre des pressoirs à huile d’olives et des pressoirs à vin. On peut rentrer dans les grottes pour arriver à l’orifice des deux sources qui arrosent encore les terrains agricoles aujourd’hui comme elles les arrosaient il y a quelques milliers d’années. On trouve également quelques différents vestiges archéologiques que les habitants du village ont laissés derrière eux.
En 1985, le K.K.L. restaura le site avec l’aide de deux familles qui habitent sur place. La restauration a été entreprise afin de conserver une partie de la vue panoramique et aussi pour la multiplication des espaces agricoles sur les pentes montagneuses caractéristiques dans cette région des monts de Judée pendant des milliers d’années.
Ce lieu sert aussi de centre d’études agricoles selon les méthodes anciennes. Le développement de l’endroit à permis de créer un point d’observation où domine la couleur verte sur les montagnes de Jérusalem, le vert de l’agriculture. On s’en rend compte le long des promenades où les terrasses d’exploitation agricole s’imprègnent dans la nature.
Ein Sataf : La source a été utilisée dans le passé par les villageois, elle portait le nom arabe de Ein El-balad. Elle arrivait jusqu’aux terrasses agricoles du haut grâce à des canaux.
Ein Bikora : La source se trouve sur le côté Est du village et portait le nom arabe de Ein a-sharkya. Sur les parois du bassin il a été découvert des trous dont les parois sont enduit d’argile. Ces niches ainsi formées servaient pour les élevages des poissons. Cette source était également utilisée pour l’arrosage des terrasses qui se situaient en bas du site.
Shalahin : (Plantation irriguées par un canal d’irrigation ou une rigole) Ce sont des parties d’exploitation agricole près des eaux des sources ; ces sources naturelles trouvent leur origine à l’intérieur de la roche et arrivent au bassin grâce aux travaux de canalisation des habitants de l’époque.
A Sataf on peut voir la reconstitution complète de deux terrasses d’exploitation agricole en activité dans les mêmes systèmes anciens d’arrosage et de travail ; on y plante des légumes et des plantes aromatiques.
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Baal : (Plantation non irriguées) Plantations des exploitations agricoles arrosées par les eaux de pluies principalement dans la région de Sataf et des monts de Judée. Sur les pentes de la montagne les agriculteurs plantaient surtout des vignobles, des oliviers, quelques figuiers et grenadiers. Les terres agricoles de Sataf comprennent plusieurs centaines d’ares entretenus selon les traditions. Les chemins de randonnée de Sataf passent dans les diverses terrasses d’exploitation agricole. On peut y voir des éléments caractéristiques de l’agriculture comme : postes de surveillance, chemins anciens, vergers clôturés.
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Boustanof : C’est le projet pour la location de lopins de terres individuels pour les habitants de Jérusalem et des environs. Ce projet se trouve dans le domaine des exploitations agricoles en terrasses et près des deux sources environnantes. En 2001 il avait été réparti 50 parcelles qui s’étalent sur 1500 ares.
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Récolte d’arbres fruitiers d’Eretz Israël :
On retrouve aujourd’hui à Sataf toutes les espèces d’arbres fruitiers qu’à l’époque. Dans la récolte de ce domaine agricole on trouve les16 sortes d’arbres fruitiers du passé. En plus de ces arbres il a été rajouté des espèces qui se trouvaient partout en Eretz-Israël.
A côté des parcelles on peut voir un bosquet avec les sept espèces où les visiteurs sont invités à se rendre.
Le long de notre randonnée au clair de lune, notre guide nous décrit les différents panoramas qui s’offrent sous nos yeux.
Sur la chaîne montagneuse Shalmone on aperçoit Even Sapir, Aminadav, Yad Kennedy, une fenêtre sur le cimetière de Giv’at Shaoul et une implantation religieuse nommée Harès. C’est ici sur le mont Eitan que le gouvernement a décidé de fonder le plus grand musée de l’armée du pays, c’est un projet qui rencontre plein d’embûches, principalement à cause des écologistes. Ces derniers refusent catégoriquement cette idée qui peut nuire énormément à l’environnement car autour du musée il est question de construite des routes, plusieurs grands parking, un centre commercial avec des restaurants. Pour aboutir à ce projet il faut donc empiéter sur la nature, abattre des arbres, supprimer des espaces verts sans compter la pollution, le bruit et la saleté.
Nous croisons le pina Ofer. C’est tout simplement une aire de repos entourée d’arbres que des jeunes gens ont plantés en souvenir de leur copain Ofer mort au Liban, il y a 20 ans.
En 1848, Sataf était un village arabe, lors de l’indépendance les habitants se sont sauvés et se sont rendu au village voisin de Beit Sahour près de Beit Lehem. En 1951 l’agence juive installa à Sataf des Olim Hadashim venus du Maroc mais ils n’y resteront que six mois.
Sharon entraînera ici la brigade 101.
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21/12/2009
DE LOD A JERUSALEM SUR LES PAS DE MAÏMONIDE
Avec comme guide le docteur Moshé Shimon Gat qui nous parlera de l’inter action entre les trois religions monothéisme
Internet
Ramban et Aristote.
Avant de présenter les articulations principales de l'analyse de Maïmonide il faut rappeler qu'il existe des divergences marquées sur ce qu'était sa véritable pensée. Selon une école, Maïmonide était en réalité aristotélicien et professait l'éternité du monde, mais il camouflait sa pensée pour ne pas se trouver en opposition avec les doctrines du judaïsme. Au 20ème e siècle, les tenants principaux de cette attitude furent Leo Strauss et dans une moindre mesure Shlomo Pines. En fait, cette caractérisation de Maïmonide comme aristotélicien a commencé déjà de son vivant. Parmi ses contemporains, certains considérèrent son aristotélisme comme une tare indélébile ; d'autres, y virent au contraire un sujet d'admiration. En outre, les tenants de ce point de vue jugent, généralement, qu'il y a dichotomie dans les écrits de Maïmonide. Il y aurait d'un côté le Michne Torah, œuvre orthodoxe, dans lequel Maïmonide parle à l'intention du peuple, et de l'autre, le Guide des égarés, où il exprime sa vraie pensée de manière cachée à l'intention des juifs philosophes
Mais il existe une autre école suivant laquelle il n'y a pas contradiction entre les différents écrits de Maïmonide que l'on ne peut aucunement qualifier d'aristotélicien. Cette deuxième thèse a été défendue par Hermann Cohen, par le Rav Kook, par Jacob Gordin et par Emmanuel Levinas. Certes cette deuxième école admet que Maïmonide a formulé sa pensée dans les catégories philosophiques en usage en son temps, lesquelles étaient aristotéliciennes. Mais c'est là uniquement une question de forme. Pour ce qui est du contenu, Maïmonide est loin d'adopter les thèses d'Aristote. En effet Maïmonide se sépare d'Aristote sur des points fondamentaux : sur le problème de la création du monde qui est l'objet de cet exposé, mais aussi sur la question de la prophétie et sur celle de la providence
Ville de Lod
L’église orthodoxe grecque saint Georges
Elle est bâtie sur des vestiges d’une cathédrale qui date du temps des croisés ainsi que la mosquée mitoyenne, à l’origine c’était un unique bâtiment qui abrite aujourd’hui les deux ensembles religieux. A l’extérieur la croix et le minaret se côtoient
Cette église est dédiée à saint Georges. Sur le fronton du portail se trouve un bas relief de saint Georges tuant le dragon. Saint Georges tue le dragon pour sauver une femme, cette peinture souvent représenté soit en sculpture soit en peinture est le symbole du saint qui sauve l’humanité
Sur le fronton on peut reconnaitre une reine et un roi qui donnent les clefs à saint Georges sous un arc de triomphe
Les lettres Alpha et Omega sont également apposées sur le portail extérieur et rappelle leur définition du début et de la fin du monde
Deux lettres grecques entrelacées sont les initiales M et C celles du Messie ou du Christ et de la victoire
L’intérieur de l'église
On y distingue trois abscisses, une centrale et une sur la côté gauche mais celle du côté droit a disparu. Elle se trouve aujourd’hui dans la mosquée mitoyenne à cette église et l’abscisse manquante est aujourd’hui une partie de la mosquée.
Les hauts piliers qui soutiennent l’église datent de l’époque croisée et dessus on peut encore distinguer des sigles que chaque constructeur y apposait pour signaler son travail
Sur ce pilier un anneau et une grosse chaîne en fer rappelle que les malades mentaux étaient emmenés dans cette église pour qu’on leur enserre le cou dans cet anneau (coutume de l’époque) pour chasser les démons qui étaient en eux grâce à l’aide de saint Georges, de l’église ou de la foi….
Les sièges des églises d’autrefois étaient moins confortables que ceux d’aujourd’hui. Construit en bois le siège était très étroit et le dossier relativement haut avec deux accoudoirs. Les personnes priaient debout pendant un laps de temps assez long et pour leur faciliter leur position debout ils s’appuyaient sur ces accoudoirs qui étaient à la hauteur de leurs coudes lorsqu’ils étaient debout
En 1504 un conflit opposa les grecques et les latins pour la définition du saint sacrement ; ce fut la séparation de l’église. A Rome il est dit que le dernier repas de la Cène représente le seder de Pâques et que l’hostie est le pain azime tandis que les grecques pensent que Jésus à manger l’hostie avant le Seder de Pâques et que donc, l’hostie est du pain et non de la galette
Le double triangle (étoile de David) à une double signification ; le triangle avec la pointe en haute représente le Fils (Jésus) et le deuxième, la tête en bas représente l’Esprit
Au 8ème siècle une dispute éclate entre les deux églises à propos des sculptures et les orthodoxes refusent d’en mettre dans les églises et commencent à peindre des icônes
Cette église est spéciale en son genre car l’entrée ne se trouve pas face à l’abscisse, d’autre part l’allée centrale qui en générale est toute en longueur se trouve ici très courte, pour finir il n’y a aucune symétrie au sein de cette église. On ne trouve que deux salles voutées au lieu de trois comme dans toute basilique tout simplement parce que la troisième se trouve au sein de la mosquée mitoyenne
Les icônes
On retrouve dans toutes les églises orthodoxes grecques le même chœur accessible qu’au grand prêtre qui est caché par une série d’icônes toujours selon le même ordre. Au centre la porte d’entrée au saint du saint, à droite face aux croyants une icône représentant Jésus, représentant du pays et du ciel avec le pouce et l’index de la main droite serrés, puis une autre représentant des anges et une troisième représentant Jean Baptiste. A gauche de la porte, une icône représentant Marie avec Jésus bébé dans ses bras, une autre représentant saint Georges et la dernière est différente selon chaque église
Derrière les icônes se trouvent deux tables de sacrifices qui font penser à celles du Temple et tout comme à cette époque, seul le grand prête y pénètre pour y faire des sacrifices. Ensuite il sort par la porte latérale avec les sacrifices et les pèlerins le suivent en procession pour recevoir l’hostie
Première version de la légende de saint Georges
La légende le fait naître en Cappadoce, dans une famille chrétienne illustre. Il embrasse la profession des armes et devient officier dans l'armée romaine ; il fut élevé par l'empereur Dioclétien aux premiers grades de l'armée. Un jour, il traverse une ville (Beyrouth selon la tradition) terrorisée par un redoutable dragon qui dévore tous les animaux de la contrée et exige des habitants un tribut quotidien de deux jeunes gens tirés au sort. Georges arrive le jour où le sort tombe sur la fille du roi, au moment où celle-ci va être victime du monstre. Georges engage avec le dragon un combat acharné ; avec l'aide du Christ, il finit par triompher. La princesse est délivrée et, selon certaines versions dont celle de la Légende dorée, le dragon, seulement blessé, lui reste désormais attaché comme un chien fidèle. Mais suite à la publication des édits contre les chrétiens de Dioclétien, Georges est emprisonné. Sa foi ne pouvant être ébranlée, il y subit un martyre effroyable : livré à de nombreux supplices, il survit miraculeusement et finit par être décapité en Israël, où son tombeau est vénéré à Lydda (Lod)
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Saint Georges est traditionnellement représenté à cheval, souvent blanc, ayant un dragon à ses pieds. En armure, une lance à la main, portant un écu et une bannière d'argent à la croix de gueules. Cette bannière blanche à croix rouge, qui fut celle des croisés, devient le drapeau national de l'Angleterre. Il est l'allégorie de la victoire de la Foi sur le Démon - désigné dans l'Apocalypse sous le nom de dragon
Deuxième version de la légende de saint Georges
« Près de Silène, ville de Lybie, habitait dans un vaste étang un dragon effroyable, auquel les habitants offraient chaque jour deux brebis ; les brebis ne suffisant plus, il fallut livrer une créature humaine. Le jour où Georges parut dans la ville, le sort avait désigné pour victime la fille unique du roi. Pour la délivrer, Georges, monté sur son cheval, blessa le monstre de sa lance : il ordonna ensuite à la jeune fille d’entourer le cou du dragon avec sa ceinture et de l’emmener à la ville : là, il fit promettre aux habitants qu’ils se feraient baptiser et il tua le monstre. Alors le roi et son peuple témoins du prodige reçurent le baptême »
La crypte
La mère de saint Georges a vécu dans la ville de Lod et y a élevé son fils, à la mort de ce dernier elle l’enterra près de sa maison à l’emplacement actuel de l’église. Ses os sont dans un ossuaire au sein de l’église et son tombeau qui est dans la crypte de l’église est un lieu de pèlerinage pour les chrétiens européens qui y viennent s’y recueillir chaque année. Face au tombeau une très belles mosaïque de très grande valeur a été offerte par un prête qui habitait le couvent mitoyen, elle est recouverte en partie d’or et représente saint Gorges et le dragon
Sur un des murs de cette crypte se trouve une alcôve. Les chercheurs pensent que peut-être se trouvait là une porte qui menait à l’appartement de la mère de saint Georges et que par un souterrain elle serait venu prier sur sa tombe. Il est possible aussi derrière cette alcôve se trouve une pièce que l’on n’a pas encore découverte car les fouilles n’ont pas été entreprises
Le parfum, l’eau et la lumière sont présents dans cette crypte et représentent les symboles de sainteté. Les religieux de cette église prient en langue arabe
Seule cette église est le symbole de la victoire chrétienne, elle a une énorme importance aux yeux des orthodoxes et les pèlerins y viennent du monde entier pour des pèlerinages
L’église fut détruite à plusieurs périodes par les byzantins, les Perses, les croisés et Saladin. En 1266 Baïbar construit une mosquée sur les vestiges de l’église et y laisse une arche en souvenir de sa victoire sur les chrétiens
La ville de Ramlé
On peut aussi bien prononcer Ramlé que Ramla, Ramla est employée dans la langue littéraire et le « a » se transforme systématiquement en « é » dans la langue populaire
A l’entrée de la ville se trouvent deux cimetières arabes de la période médiévale avec un grand bassin dans le centre
La ville de Ramlé est un mélange de toutes religions et de toutes communautés ; on y trouve des arméniens, des chrétiens orthodoxes, des juifs karaïtes, des protestants, des musulmans, des bédouins, des palestiniens qui sont mariés avec des Israéliennes ou encore des palestiniens du Sinaï partisans de la cause israélienne (mashtapi), cette ville est plus cosmopolite que Haïfa
C’est entre 710 et 712 que les rabbins de la ville demandèrent aux Juifs et aux Samaritains de venir s’y installer
La grande mosquée Jami El Kébir
En 1260 les forces du sultan Mamelouk Baïbars conquièrent la ville et détruisirent La cathédrale pour construire sur ces vestiges une mosquée. La cathédrale romane de saint Jean vit le jour sur l’emplacement de la mosquée actuelle. Construite par les croisés elle faisait partie de l’un des édifices religieux médiévaux les mieux conservés du pays. Elle avait trois nef centrales coupées de sept travées formées de rangées de piliers dont les chapiteaux témoignent du talent des maîtres cisterciens, par l’élégance de leurs lignes er leur sobriété décorative. Le clocher élégant beffroi est devenu un minaret. L’origine du mot minaret vient de Manara qui veut dire or ou lumière
L’église a une orientation d’Ouest vers l’Est avec un portail à l’Ouest et du côté Est se trouvait l’autel à l’intérieur de l’abscisse. Au-dessus de l’entrée de la mosquée le verset du Coran qui dit que tout personne qui y rentre est croyante et doit faire la charité, cette inscription n’est qu’une copie, l’originale étant au musée Rockefeller
Du côté Sud et Nord se trouvent deux rangées de huit piliers surmontés de corniches en pierre avec des chapiteaux de style croisé qui se terminent en forme de voûtes. A l’étage supérieur deux rangées de quatorze fenêtres donnent une lumière suffisante à tout l’ensemble de l’édifice
Au fond de la mosquée on peut reconnaître l’emplacement de l’ancien autel chrétien et au milieu, l’allée centrale qu’on appelle le bateau de Jésus et qui représente son voyage spirituel. De chaque côté de l’allée centrale deux contre allées sont aussi appelés « bateaux de Jésus »
Le sol de la mosquée est recouvert entièrement d’un tapis dans les tons de vert et qui a pour motifs des minarets qui s’orientent vers la Mecque
Le Mihrab se trouve sur l’un des côtés de la mosquée, lui aussi en direction de la Mecque il contient le livre sacré : le Coran
La chaire du prêcheur se trouve à côté du Mihrab.
A l’étage supérieur se trouve l’oratoire des femmes.
Le mur extérieur de la mosquée est la seule partie originale de la basilique, on peut y distinguer deux parties, la partie basse datant des croisés, la partie haute de Baïbars
Les mosquées et les synagogues ne sont des lieux sacrés que par les Livres qui s’y trouvent. Un Sepher Thora qui est dans une synagogue rend l’endroit sacré tout comme le Coran qui se trouve à l’intérieur d’une mosquée, ce sont les Livres qui consacrent le lieu et non pas le lieu comme dans les églises
L’église est sacrée car elle est toujours construite à un endroit où il s’est passé un événement chrétien ou encore sur les lieux où il a été trouvé des objets lui appartenant
Avant que l’empereur Constantin gouverne toutes les églises étaient construites dans des catacombes c’est la raison pour laquelle nous trouvons souvent des vestiges archéologiques dans les sous sols des églises modernes qui ont été construites avec intention sur les anciennes
Selon une coutume musulmane Shi’ab A-Din, officier supérieur de l’armée de Saladin mort lors de la bataille de Cornes de Hittim est enterré dans la cour de la mosquée sous un bâtiment surmontée d’un dôme
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Les mosquées ont un à quatre minarets selon leur importance. Si elle comporte un seul minaret la mosquée a été construite par le peuple, si elle a deux minarets c’est le signe qu’une communauté importante l’a construite. Si elle a quatre minarets c’est la distinction du Sultan qui l’a faite construire
Trois arches rejoignant trois piliers encadrent la façade du portail Ouest de la mosquée, anciennement église qui représentent le symbole de la Trinité et sur le fronton une inscription mamelouke qui date de 1934 qui célèbre la restauration de la tour rouge du bâtiment
Parc Ashalom et le Han Hilou
Hilou vient du mot doux, bon, réussit
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Le parc n’est pour l’instant qu’un vaste champ abandonné et le caravansérail attenant porte de nom de Hilou (charme-joli). C’était un Han privé appartenant à une famille de Lod mais qui travaillait en coopération avec les bureaux administratifs de la ville de Lod. Il avait deux étages sur l’un seul ses côtés, là où logeaient les voyageurs et la cour servait d’abri pour les animaux. Il fait partie de la série des caravansérails construits sur la route principale qui menait à Yaffo tout comme ceux de Jaljulia et Ramla
A l’intérieur du Han une grande cour sépare les chambres qui étaient à l’étage et sous les voûtes du rez de chaussée se trouvent encore les abreuvoirs où venaient se désaltérer les animaux, toutes sortes d’artisans s’étaient installés autour de la cour et les voyageurs avaient ainsi tous les corps de métier pour leurs besoins avant de reprendre leur route. Un souk avait lieu aussi chaque jour pour le plaisir des voyageurs
A Ramla il é été découvert en 1996 lors de la construction d’une route principale une mosaïque exceptionnelle qui appartient à une villa romaine. Malheureusement par manque de fonds elle a été recouverte mais grâce aux photos qui ont été prises on peut voir l’excellent travail de cet œuvre par exemple l’une des parties de cette mosaïque où toutes sortes de poissons nagent dans la mer et où deux bateaux y voguent, les détails sont d’une précision extraordinaire et il est possible d’y découvrir toute l’histoire de cette période. Le propriétaire de cette villa a vécu un traumatisme lors d’un voyage en mer et a voulu l’extirper de lui en faisant exécuter ce chef d’œuvre
Han El Harassim. (Près de la rue Nathan Elbaz)
Dans ce quartier ce trouve un grand garage qui s’est installé à l’intérieur d’un site archéologique
Au milieu de toutes sortes de matériels automobiles, il faut se frayer un petit chemin pour arriver à une immense salle voûtée où volent des chauves souris, celles-ci contrairement à celles de leurs races ne sont pas aveugles et voient très bien. Au milieu de déchets de matériaux nous pouvons distinguer un ancien caravansérail qui devait être de toute beauté. De très grandes arches impressionnantes par leurs tailles forment plusieurs pièces. Au 20ème siècle une usine de céramique s’y installa à son tour
Beaucoup de caravansérail occupaient la ville au 8ème siècle car elle se trouvait à un important carrefour des routes entre Yaffo et Jérusalem jusqu’au 11ème siècle. Un tremblement de terre détruisit toute la ville qui fut reconstruite un peu plus loin non loin de là
Dans la vieille ville de Ramlé le tracé de la route de Yaffo Jérusalem existe encore à ce jour, des vestiges non entretenus de deux palais sont encore debout, ce sont les palais Wak Abou et Beit Tadji
La ville de Ramlé ne date que du 8ème siècle tandis que dans la bible nous trouvons des traces de la ville de Lod
A l’intérieur du souk se trouve l’authentique tracé de la route qui allait de Damas au Caire, une route droite comme une règle avec sur son côté droit un autre caravansérail
Toujours dans la vieille ville le quartier arménien que nous traversons était alors fermé des deux côtés de la principale rue
Près de la salle de fêtes le Calypso se trouvent les vestiges des bains turcs (Hamam) d’Aboudjïad qui ont fonctionné jusqu’en 1948
Latroun
Abbaye cistercienne des sept douleurs occupée depuis 1890 par des moines trappistes bourguignons est une construction imposante d’assez bel aspect, élevée près d’une colline où les croisés avaient construit le Toron des chevaliers. Elle domine une série d’intersection de routes et occupe de ce fait une position stratégique. Occupée par la légion arabe en 1948, le domaine en fut attribué à la Jordanie aux termes des accords de désengagement de 1949. Au début de la guerre des six jours Israël la conquit.
La sculpture de Latroun
Une sculpture a été érigée en 2006 près de l’église :
Trois hommes illustres, à peu près contemporains, chacun tout aussi sincère dans sa foi en D. que respectueux à l’égard d’autrui, fut-il son adversaire
Rachi de Troyes. (1040-1105)
Il vécut au 11ème siècle durant une sorte d’âge d’or pour les juifs de Champagne en cultivant sa vigne et en écrivant des commentaires de la Bible et du Talmud qui font toujours autorité de par le monde
Depuis le jour où j’ai compris les paroles du Talmud mon cœur m’a poussé vers ceux qui permettent de pardonner…
Bernard de Clervaux 1090-1153)
Son père était chevalier du duc de Bourgogne. Il rentre à Citeaux avec 300 de ses parents et amis qu’il a convertit à son idéal. Moins de quatre ans plus tard en 1115, il est chargé de fonder l’abbaye de Clairvaux. Très vite Bernard est consulté tant par les papes ou les empereurs que par les plus humbles. A sa mort Bernard laisse près de 350 abbayes de la nouvelle famille cistercienne
L’engagement de l’Abbé de Claivaux par rapport au peuple juif va plus loin que la simple tolérance et la simple protection : « Toucher aux juifs c’est toucher à la prunelle de l’œil de Jésus, car ils sont de ses os et de sa chair »
Salah Alah Ad Din (1137-1193)
Fils d’officier kurde ce grand guerrier, qui est aussi un homme politique exceptionnel, est une des plus nobles figures de l’histoire de l’Islam : après sa victoire de Tibériade, il traite les prisonniers chrétiens avec honneur et bonté
« Avec lui la générosité fut mise au tombeau »
Jérusalem
Le tombeau de David - Le cénacle - Le toit
Le cénacle et le tombeau de David se situent dans le même édifice.
Les franciscains l’ont acquis en 1335 et lui ont donné sa forme actuelle. Au début du 15ème siècle, les Juifs ont essayé d’acheter cet édifice. Cela s’est terminé par une querelle entre Juifs et chrétiens. Les musulmans qui se sont fixés pour objectif de contrôler le site, y sont parvenus en 1524 et ont expulsé les franciscains du mont Sion
David a été enterré dans cette ville sur la colline orientale (1 Rois 2 :10). A l’époque byzantine, David et James, fondateurs juifs et chrétiens de Jérusalem, étaient les sujets de célébrations liturgiques dans l’église du mont Sion. De là remonte la croyance que tous deux furent enterrés sur le mont Sion. Le tombeau de David y était situé et celui de James se trouvait dans la cathédrale Arménienne
Par la cour recluse du monastère franciscain du 14ème siècle, on atteignait le rez-de-chaussée du bâtiment, dans une chambre, qui fait actuellement office de synagogue. La porte de droite donne sur une salle de prière
Dans le mur sud, il y a un mihrab couvert de carreaux en céramique, construit à la période mamelouke (aujourd’hui, il est caché derrière une bibliothèque) . Dans la pièce voisine, se trouve un cénotaphe qui indique l’endroit du tombeau du Roi David. La pierre tombale est recouverte d’une étoffe en velours (couverte de plastique), et par dessus on peut voir les couronnes de la Torah des synagogues des communautés juives qui ont été détruites pendant l’holocauste. Sur la pierre tombale apparaît une sculpture de la période des Croisés. Les carrelages qui se trouvent sous l’actuel carrelage du Tombeau de David datent de la période des Croisés et des périodes byzantine et romaine. Ainsi, les fondations remontent au 2ème siècle après J.C. Sous le lieu de pèlerinage se trouve l’entrée d’une grotte découverte par E. Pierroti en 1859
Le Cénacle (pièce de la dernière Cène)
Dans sa traduction latine du Nouveau Testament, connu sous le nom de Vulgate (traduite en 382 – 405) ; Jérôme a traduit ces deux mots grecs par l’unique mot latin, ou cenaculum, signifiant « salle à manger » (généralement située au deuxième étage). Parfois, les traducteurs traduisent coenaculum en anglais par « cénacle ». Que ce soit à juste titre ou non, la tradition chrétienne a, depuis, considéré que ces deux endroits étaient les mêmes. Ainsi, conformément à la tradition, c’est le lieu où Jésus et ses disciples avaient organisé le repas pascal – la dernière Cène, avant que Jésus ne soit arrêté puis jugé (Mathieu 26 :17-29)
C’est ici même que Jésus apparut après la Résurrection, le miracle de la Pentecôte ayant eu lieu lorsque le Saint-Esprit descendit vers ses disciples et qu’ils se mirent à parler en plusieurs langues (Actes 2 :1-4)
Le style architectural de la « chambre supérieure » est gothique chypriote. Sur la colonne droite de l’entrée se dessine un bouclier des Croisés portant le nom de la ville allemande Regensbourg. Les piliers à l’entrée de la chambre supérieure sont plus anciens que la structure des Croisés. Au-dessus du palier, en haut des escaliers se trouvent des colonnes en marbre qui soutiennent une petite coupole voûtée. Sur l’une des colonnes on peut voir un chapiteau avec deux pélicans (poussins) tirer doucement sur la poitrine d’un troisième, un motif chrétien qui représente l’expiation. La construction en forme de coupole et le mihrab datent de l’époque mamelouke
Sur le toit du cénacle se trouve une minuscule pièce transformée en musée qui est malheureusement toujours fermée. C’est dans ce petit coin que le premier président d’Israël venait se réfugier pour admirer la ville de Jérusalem
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08/12/2009
I) Le mémorial de Migdal Afeq. C’est un très vieux mémorial qui rappelle la perte de nos soldats lors des événements de 1936 et ceux de la guerre d’Indépendance. Les soldats se sont battus pour garder les carrières environnantes de Migdal Afeq. En 1950, T.s.a.h.a.l. érige le monument qui fait partie aujourd’hui de
la Société de
la Protection de
la Nature et du K.K.L.
II) Migdal Afeq. Le bas de la forteresse se trouve à la hauteur du niveau de la mer, mais en montant vers elle, nous arrivons à 141 mètres au-dessus du niveau de la mer, cela suffit pour changer la vision de tout l’environnement. De là, on aperçoit la forteresse d’Antipatris qui a été construite pour garder les sources du Yarkon. Elle a été occupée depuis les temps les plus reculés par les Philistins, les Hellénistiques, les Romains, les Croisés et les Mamelouks. Déjà en 1500 avant l’ère chrétienne la forteresse se trouvait sur la route principale qui menait de
la Méditerranée jusqu’en Samarie, c’était l’important passage d’Afeq qui a été le plus emprunté.
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Les Romains ont gagné la guerre contre les Hellènes mais ils n’ont jamais conquit leur culture.
La vue panoramique qui s’offre à nous est variable. D’un côté panorama urbain avec ses villes comme Rosh-Ayin qui s’est développé en 1980 grâce à l’armée qui a facilité l’achat de maisons individuelles pour les militaires de carrière. On se trouve sur le trajet de ligne verte tout comme Oranit. Dans le lointain, les villes de Hod Hasharon, Pétah-Tikva, Hertzliya, Kfar Saba et tous les moshavim des alentours. D’un autre côté, de vastes étendues vertes qui s’étendent jusqu’à la mer.
Face à la forteresse de Migdal Afeq la tombe d’un Cheikh que les musulmans vénèrent et où ils viennent se recueillir. Elle se trouve exactement au sommet d’une falaise abrupte qui a servi, auparavant de carrière. Ces carrières étaient déjà utilisées il y a 3.000ans.
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Cette région était marécageuse et aujourd’hui encore toute la quantité des eaux de pluies se déversent bêtement dans le Yakon ; il est regrettable que le gouvernement n’entreprenne pas de travaux pour récupérer ces eaux. Contrairement aux explications de plusieurs guides, une version nous affirme que les eucalyptus n’ont jamais asséché les marais, ce sont seulement les travaux de drainage qui les ont asséchés, ceci a été confirmé.
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La forteresse de Migdal Afeq est, elle aussi, sur la ligne verte. Elle a été construite à cet emplacement pour les mêmes raisons de sécurité que les autres forteresses, c’est à dire la proximité de l’eau, la hauteur et le carrefour des routes. Les vestiges des forteresses sont visibles à nos jours que grâce à la construction de leurs arches. Le système d’arcades est efficace car il permet de supporter plusieurs tonnes de pierres sans que rien ne s’ébranle.
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Pour monter une arche ils commençaient par mettre deux pierres à la distance voulue pour la future arche, les montaient les unes au-dessus des autres en les intercalant jusqu’à ce qu’elles se rejoignent, le plus important était d’encastrer la dernière pierre, celle du sommet, soutien de tout l’édifice.
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Au pied de la forteresse les vestiges de son village.
Les croisés fortifièrent ce poste de surveillance de
la Via Maris qui empruntait en contrebas le défilé d’Afeq. Ils contrôlaient ainsi tout à la fois l’antique route caravanière entre
la Syrie, Yaffo et l’Egypte, et entre Césarée et Jérusalem. Transformée en ferme à l’époque ottomane le château conserva cette fonction jusqu’en 1948, date à laquelle ses exploitants arabes l’abandonnèrent. L’Etat d’Israël n’entreprit des restaurations qu’après 1967.
III) Mazor. C’est un bâtiment romain utilisé apparemment comme caveau familial du propriétaire d’un domaine au début du IVème siècle de notre ère. La façade de la construction est de style classique avec ses deux colonnes dans le centre et ses trois entrées dont deux chambres. L’une d’elles est la chambre mortuaire fermée par une porte en pierre et dans laquelle se trouvaient deux sarcophages, un petit et un grand. A l’étage les romains transformèrent la pièce en columbarium, on y voit encore les 40 niches. Ils y élevaient les pigeons pour le culte, l’engrais agricole, la reproduction et la nourriture. A l’étage où se trouvait le columbarium il n’y avait pas d’ouverture mais quatre vasistas dont l’un d’entre eux, sur le mur est, servait d’ouverture par laquelle les romains montaient grâce à une échelle. Plus tard, le musulman, Nebi Yihye fut enterré dans la pièce du bas et à partir de ce moment là ce mausolée devint un endroit saint. Autour de lui se trouvent trois anciens puits.
Non loin de là se trouve le village religieux d’El Ad dont la population atteint 5.000 à 6.000 habitants. Il a été construit sur un lieu historique de la période cananéenne où une ferme d’essai agricole avait été crée puis les Arabes s’y installèrent.
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IV)
La forêt de Koulé.
Le nom de Koulé vient du nom d’un village arabe habité jusqu’en 1948.
Là aussi les énormes travaux de l’autoroute traversent la forêt de Koulé. Les maigres vestiges d’une forteresse croisée sont celle du château de la fille de Baudoin II. Cette forteresse a été construite ici parcequ’elle se trouvait sur la même ligne que la forteresse Antipatris et ils étaient en rapport les uns avec les autres.
Sous le règne de Baudoin II dernier empereur latin de Constantinople de 1228 à 1261, Mélisande, l’aîné des quatre filles de l’empereur, épouse Philippe d’Anjou à l’âge de 14 ans alors qu’il en avait déjà 60. Veuve à 25 ans et pleine d’ambition, ne pouvant pas devenir reine, figure de femme pas toujours vertueuse, la reine Mélisande exerce la régence durant l’adolescence de son fils Beaudoin III. C’est alors la période éclatante des croisés en Terre Sainte. Lorsque son fils est en âge de gouverner, elle refuse de lui donner ses droits et il doit déclarer la guerre à sa mère. (1204)
V)
La future autoroute.
Nous la croiserons plusieurs fois le long de notre excursion d’aujourd’hui, en premier à la hauteur du mausolée de Mazor. Elle comporte six voies, trois de chaque côté elle est payante. Les « Verts » s’élèvent contre cette autoroute qui détruit une partie de la nature environnante. Ce qui les gênent le plus ce n’est pas tant l’autoroute elle-même mais les échangeurs et les futurs commerces qui s’installeront tout autour et qui réduiront énormément les espaces vert environnant. L’idée de l’autoroute en soi est positive car en temps de paix, elle permettra à tous les pays voisins de traverser rapidement le pays. Un tronçon de cette immense autoroute passe aussi près de la forteresse de Koulé et pour cela une bonne partie de la forêt du même nom a déjà disparue.
VI) Le mémorial des "28" dans la forêt de Koulé.
28 soldats sont tombés dans les batailles de Koulé contre la légion arabe en juillet 1948 pour la libération de la ville de Jérusalem. Le mémorial a pris le nom de coah (28 en hébreu) mais une autre hypothèse affirme qu’il y a eu dans cette bataille contre la légion arabe 32 disparus.
Tout autour du mémorial K.K.L. a planté des petites poussent qui deviendront des arbres. En attendant, pour les protéger du vent, du froid de l’hiver et des animaux qui pourraient s’en nourrir, le K.K.L. les entourent d’un abri en plastique. Lorsqu’ils atteignent assez de résistance pour se protéger eux-mêmes, on leur enlève leur abri. Ici, des chênes ont été plantés, c’est un arbre qui grandit très vite et qui peut, au bout de vingt ans, être très fort et très grand. L’inconvénient est qu’il s’enflamme très vite, on en a eu la preuve plusieurs fois dans les forêts du pays et principalement dans celle de Jérusalem, près de Maalé Hahamisha.
VII) Une carrière à Bareket.
On pénètre au Cœur de la carrière qui est encore en activité. Face à nous de très grands compartiments de béton où les pierres sont triées. De l’autre côté, un terrain de champ de tir appartient à la police nationale ; ici les hommes viennent apprendre à tirer et à s’entraîner. Au milieu du terrain un énorme parterre de lupins blancs. La carrière est une carrière de craie et en l’observant on voit que les blocs de pierres n’avaient qu’à être détachés pour être incorporés dans les bâtiments ou forteresses, ils ont en général, la bonne taille et la bonne forme.
VIII)
La mare d'hiver.
Elle se trouve derrière la carrière de Bareket et l’eau abondante de ce bassin n’est que saisonnière mais elle permet à la nature environnante de s’épanouir. A l’intérieur du bassin on trouve des invertébrés, des grenouilles et des plantes d’eau. En fait, c’est une ancienne carrière qui a été aménagée en piscine et en bassin collecteur selon les occupants des différentes époques, des Romains jusqu’aux Arabes. Le plâtrage date de l’époque byzantine. La mare a peu près deux mètres de profondeur.
IX) Les fleurs.
En cette fin d’hiver et après les pluies abondantes des journées précédentes les champs sont remplis de toutes sortes de fleurs comme : Savyionit ou Séneçon (plante ornementale à fleurs jaunes), Shoumar ou aneth (fenouil), Hardal, des fleurs de moutarde, Tiltane, des trèfles, Irit Gdola, des genres de lis (herbes vivaces à bulbes, plantes ligneuses dont les fleurs ont le goût de beurre de cacahuète), du Pishta, lin rose, Sirpad, des orties, Talmid ou mauve, Haratsit ou marguerite, Barkan ou chardon, Nourit ou renoncule d’Asie de couleur rouge, Calanit ou anémone, Péreg ou coquelicot, Dmoumit ou adonide et enfin des Tourmous lavane ou Lupin blanc.
Moyen de les reconnaître :
1) L’anémone (calanit) a un petit feuillage sous sa fleur, en grandissant son feuillage reste à la même place et à l’intérieur, tout autour de son cœur noir un cercle blanc s’élargit lui aussi au fur et à mesure que la fleur vieillit (floraison fin janvier à fin mars), la première fleur du printemps.
2) La renoncule d’Asie (nourit) est rouge avec le cœur marron, (floraison de mi-mars à début avril), elle apparaît juste après l’anémone.
3)
La Dmoumit (adonide) (floraison fin mars-début avril), elle apparaît toujours après l’anémone.
4) Quant au coquelicot (péreg) il a une petite feuille verte attenante à chaque pétale et des taches noires à la base de ses feuilles (floraison en avril), la dernière des quatre fleurs rouges.
Mémorial de Giv'at Coah à Koulé.
Le 10 juillet 1948 le commando 89 et les forces de la brigade Alexandroni ont conquis le village arabe de Koulé afin de protéger le pays.
Le 16 juillet au matin l’infanterie et les tankistes de la légion arabe ont contre-attaqué le bataillon 32 appartenant à la brigade Alexandroni qui était sur place.
Le 17 juillet au matin deux détachements de la brigade Alexandroni essaient de reconquérir Koulé en attaquant le village au nord-est mais la légion arabe les oblige à reculer à l’est de Koulé.
Le 18 juillet deux détachements de la brigade Alexandroni aidés de quatre tanks reconquièrent définitivement Koulé.
Dans les batailles de Koulé 28 soldats de la brigade Alexandroni sont tombés d’où le nom du mémorial (28 = כח).
Dans le cas de la bataille de Nébi Yosha comme dans celui-ci il y a une incertitude sur le nombre de soldats disparus, certains pensent qu’ils sont au nombre de 32.
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04/12/2009
LA COLONIE AMERICAINE.
LA FAMILLE SPAFFORD.
Sur le mont scopus, face à au Parking numéro 3 de l’université, se trouve un petit chemin qui nous mène au cimetière le la colonie américaine.
C’est le cimetière de la colonie américaine où sont enterrés les premières personnes de la colonie américaine. Ces corps se trouvaient auparavant au cimetière du mont Sion, sur des terres qui appartenaient au consulat américain. En 1880, le consul en place, le docteur Maril, se prétendant archéologue, prit une équipe d’ouvriers, leur fit déterrer les morts du cimetière du mont Sion et fit jeter les ossements loin du cimetière. Les membres de la colonie américaine entreprirent de les enterrer de nouveau dans le cimetière du mont scopus. Parmi les défunts Horatio et Hanna Spafford, fondateurs de la moshava américaine.
Romance américaine.
Dans la rue Louis et Vincent, petite rue qui part vers la porte de Damas, à coté de la mosquée du Cheikh Guérah se trouve la colonie américaine. Dès l’instant où Georges, le vieux concierge de la moshava ouvrait la porte devant nous, nous passions dans un autre monde. L’architecture orientale du bâtiment se mélange à une ambiance européenne. On y trouve une quantité de voûtes et de dômes, des revêtements en pierre qui datent depuis de nombreuses années, de la céramique arménienne, un plafond en bois peint et dessiné, des plantes et des fleurs. Il y a là une cour intérieure avec un bassin contenant des poissons dorés et plusieurs petits endroits retirés pour s’isoler avec un livre et une tasse de café. Le soir on y sert des repas délicieux au son d’un piano qui joue des airs romantiques du siècle dernier. La nuit, des concerts de Jazz sont donnés dans les sous-sols et au petit-déjeuner on mange à satiété. L’histoire de cet endroit enchanteur remonte à 150 ans en arrière.
Jérusalem.
Jérusalem en ce temps-là était petite et misérable. En dehors des remparts il n’y avait pas de maisons mais quelques jardins attenants à chaque porte de la vieille ville où les gens venaient se promener les chaudes journées d’été pour sortir de la ville où ils étouffaient.
L’un d’eux était le très riche Cheikh Rabah de la famille Housanya dont les origines remontent à Mohamet. Un jour printanier, il invita son ami à pique-niquer dans un bosquet à un quart d’heure environ au nord de la porte de Damas. Les invités s’installèrent sur les terrains et le personnel servit le repas. Entre les invités se trouva le Cheikh Kfar A-Tour qui habitait sur le mont des oliviers et qui apporta un sac plein d’abricots de son jardin. Tout les invités regardèrent les abricots avec envie et le Cheikh Rabah proposa à vois haute :
Est-ce que je vous partagerais les fruits selon la justice des hommes ou selon la justice de Dieu ?
Selon la justice de Dieu répondirent les invités gourmands.
Le Cheikh prit alors les fruits et passa entre les invités. Au premier, il en donna un, au deuxième, une vingtaine, le troisième n’en reçut pas, ect.
C’est la justice de ton Dieu crièrent les invités en colère !
Est-ce que Dieu ne partage pas la fortune des hommes de cette manière ? répondit-il d’une manière sournoise. Ainsi était le cheikh Rabah, un homme intelligent et rusé. Le jour où il décida de construire sa maison à l’emplacement de ce jardin, tout le monde s’étonna. Il est fou s’écrièrent-ils, habiter seul, en dehors des remparts, là où les brigands attaquent et où les bêtes sauvages rodent !
Le cheikh construisit son palais sur deux étages et l’entoura d’un mur protecteur avec une cour intérieure. Il comprenait un salon somptueux et quatre chambres pour ses femmes. Ce fut la première maison hors des remparts à Jérusalem.
Quelques années plus tard, lorsque les membres de sa tribu comprirent qu’il vivait très bien hors des remparts, ils le jalousèrent et vinrent à leur tour construire des maisons près de la sienne. Ainsi a été crée le quartier du cheikh Jarah.
Submersion du bateau "Vil d'Herbert"
Hanna Larsan est née en Norvège en 1842. A cinq ans, elle partit pour Chicago avec sa famille. Là se trouvait la plus grande concentration de scandinaves. Plus tard son père achèta une ferme au Far-West et lorsque sa mère mourut, il laissa tout à l’abandon, la maison et la ferme. L’enfant qui avait 14 ans fut très éprouvée. Lorsque à son tour le père disparut, elle retourna à Chicago rejoindre sa famille proche.
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Le premier jour de la rentrée des classes elle fit la connaissance d’Horatio Spafford avocat connu en ville et membre assidu de l’église presbytérienne. Ils se marièrent quelques années plus tard et habitèrent une maison hors de la ville.
En 1871, l’incendie bien connu de Chicago se déclara et en quelques jours toute la ville construite en bois prit feu. Le couple Spafford dont la maison fut protégée hébergèrent les rescapés et ils apportèrent aide et soutien aux habitants de la ville. (Cette expérience sera fort utile à Hanna qui sera à Jérusalem, lors de la première guerre mondiale, où un tiers de la population mourut soit de faim, soit d’épidémie).
Horatio perdit la majorité de ses biens d’un seul coup et cette situation tendue et difficile rendra le couple malade. Selon les conseils de leur médecin de famille, ils décidèrent de voyager avec leurs quatre filles en Europe. Horatio acheta les billets pour la croisière la plus somptueuse qu’il fut à l’époque sur le Vil de Heber. Au dernier moment, il fut obligé de rester pour régler ses affaires. Sa femme et ses enfants partirent en attendant que le père les rejoigne en Europe un peu plus tard.
En novembre 1873, par une nuit claire et paisible, le bateau rentra en collision avec un bateau à voile et cet immense navire se fendit en deux et finit par couler. Ce fut la plus grande catastrophe jusqu’à celle du Titanique. Jusqu’à ce jour personne n’a éclairci le mystère de ce navire échoué car les chances de collision comme celle-ci dans l’Océan étaient nulles.
Les quatre filles furent noyées et Hanna fut sauvée grâce à une planche en bois du bateau qui s’était cassée et qui se trouva près d’elle par hasard. Elle fut emportée par le courant pendant des heures, secouée, traînée, jusqu’à ce qu’un navire de sauvetage la recueille. Dans le laps de temps où elle vogua sur sa planche elle entendit une voix qui lui murmura : Tu es sauvée par Dieu dans le but d’un travail que tu dois accomplir.
Un kibboutz à Jérusalem.
Le couple Spafford se rétablit lentement à Chicago et deux petites filles vinrent au monde mais l’une d’elle mourut très jeune. Entre-temps Hanna et Horatio refusèrent les idées de l’église surtout lors des sermons lorsqu’il était dit : « les enfants sont obligés de souffrir à cause des péchés que font les parents ». Ils coupèrent leurs relations avec l’église et décidèrent de venir s’installer à Jérusalem pour un certain temps. Ils vinrent pour prier et méditer dans la ville où Jésus vécut. En 1881, ils arrivèrent à Yaffo avec leurs filles, Bertha l’aînée et Grassias la plus jeune qui naquit après la mort de sa sœur. Avec eux arrivèrent une dizaine de leurs amis.
A Jérusalem, ils louèrent un appartement, au centre de la vieille ville, dans l’endroit le plus élevé, à l’intérieur des remparts. Aujourd’hui, c’est le centre Hanna Spafford, « Centre de soins pour les enfants ».
Ils vécurent en communauté dans cette maison avec des Anglo-saxons puis des Juifs spécialisés dans les missions anglicanes se joignirent à eux. Ce sera le premier kibboutz du pays, trente ans avant la création de Déguennia. Ils étaient tous économistes et actifs dans les organisations de philanthropie : comme l’aide aux nécessiteux, les soins aux malades et l’éducation aux analphabètes.
La maison près de la porte de Damas.
Lorsque de l’intérieur des remparts on regarde à l’extérieur, au Nord-Est de la porte de Damas, on voit une grande et vieille maison qui domine le paysage. Ce fut la première maison de la colonie américaine. Les souvenirs et les objets étaient entassés sous le toit voûté de la maison. Madame Hanna Grassias Lend, la fille de Bertha Spafford et la petite fille de Hanna Spafford a habité et a dirigé dans cette maison, le centre de soins pour enfants en lui donnant le nom de sa grand-mère. Hanna Grassias était une vieille femme soignée et pleine de courage ; Née à Jérusalem, elle garda sa nationalité américaine et parla toujours l’anglais, sa langue maternelle. Elle parlait également un peu l’arabe et essaya d’apprendre l’hébreu à l’oulpan, en vain.
Ce n’est qu’à Jérusalem que l’on peut trouver des cas semblables.
En 1937, elle partit aux Etats-Unis pour étudier. Là-bas elle rencontra son mari, monsieur Lend. De retour à Jérusalem, on lui demanda de remplacer une mère de famille dans ce centre de soins, elle accepta et y restera définitivement. Entre-temps le centre de soins se transforma en hôpital pour nourrissons : טיפת חלב Les mères de familles pauvres, de souche arabe reçurent conseils et soins médicaux gratuits, plus des produits alimentaires à prix réduit pour les bébés.
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L’organisation de la colonie américaine prépara un Noël couleur locale. Ils allèrent dans les champs des bergers près de Beit-Lehem pour chanter des chants sacrés, à l’emplacement où les bergers ont vu l’étoile brillante de Beit-Lehem lorsque que Jésus est né.
Sur la route du retour, ils rencontrèrent un couple d’Arabes dont la femme malade tenait un bébé dans les bras. Bertha, la mère de Hanna Graïssas laissa tomber ses amis et transporta la femme à l’hôpital. Le matin le mari se présenta à la porte de la colonie américaine avec son bébé dans les bras. Il dit : Ma femme est morte dans la nuit, prends l’enfant parcequ’avec moi il mourra !
Ils prirent l’enfant et l’élevèrent dans cette maison mais le bruit couru qu’ici on s’occupait d’enfants abandonnés ; ainsi beaucoup d’enfants y furent déposés. Pourtant, au départ, la colonie américaine dirigeait une école professionnelle pour les jeunes en détresse. Ils transférèrent l’école ailleurs et fondèrent un hôpital et un orphelinat. La doctoresse Héléna Kagan devint une pédiatre légendaire, elle se porta volontaire, ici, jusqu’à sa mort.
maison d'Helena Kagen
Des Suédois à Jérusalem
Le personnel de la Colonie Américaine vint en aide à chacun, qu’il soit juif, arabe chrétien ou musulman. En 1882 un groupe de Juifs du Yémen arriva à Jérusalem. Religieux et croyants, ils trouvèrent dans un psaume du Cantique des Cantiques אעלה תמר la raison de leur Alya. Un grand nombre de malheurs tombèrent sur la capitale à cette époque : La misère, la faim, la pauvreté, et beaucoup d’entre eux disparurent. Les Juifs vivaient entre eux, dans leurs propres quartiers, et il ne leur vint pas à l’esprit de demander de l’aide à l’Organisation de la colonie américaine mais les membres de la moshava pensèrent que les Yéménites étaient les descendants de la tribu de Gad et ils les prirent sous leurs ailes afin de les secourir. Pendant de nombreuses années ils s’occupèrent de leur apporter de la nourriture et des vêtements.
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En 1888, Horatio mourut de la malaria et Hanna resta seule pour diriger la moshava. Quelques années plus tard, un membre de la colonie américaine se trouva à la tête d’un bel héritage et dut se rendre à Chicago pour le toucher. Hanna l’accompagna pour l’aider dans la réalisation de cet acte. Lors de leur séjour là-bas l’histoire de la moshava se propagea très vite dans les journaux de la ville et plusieurs personnes, ressortissantes de Suède, rentrèrent en contact avec Hanna. Les principes de la colonie américaine leur plurent et les Suédois lui demandèrent de se joindre à eux. Ainsi la moshava se renforça considérablement grâce à eux.
La maison dans la vieille ville se trouva dès lors trop petite pour eux tous, c’est alors que le Cheikh Raban (celui de l’histoire des abricots) leur proposa de leur louer sa maison. Il était vieux et tenait à retourner vivre à l’intérieur des remparts.
Là, un de ses bâtiments porte le nom d’Amin, et le bâtiment de droite est alors celui du célèbre Mufti Hadj Amin El Houssayini.
Après la première guerre mondiale, les membres de la moshava récoltèrent des dons et achetèrent la maison, qui, depuis est restée leur propriété. Dans l’ancienne maison, ils fondèrent une école pour les jeunes qui se transforma par la suite en hôpital pour enfants.
Les Suédois qui se joignirent à l’ancien groupe étaient d’origine de la bande Delena en Suède. L’histoire de la moshava de Jérusalem arriva jusque là-bas et 38 paysans suédois se dépêchèrent de vendre leurs biens, et avant que les membres de la colonie américaine s’organisent pour les recevoir, ils étaient là pour s’installer au pays. Ils étaient très religieux, plein d’expérience et de bonne volonté. Ces paysans louèrent des terres aux environs de Jérusalem, se mirent au dur travail de la terre et finirent par réussir à cultiver leurs champs. Certains apportèrent avec eux des métiers à tisser et se mirent à filer et à tisser. D’autres prirent en mains le moulin de la ville, ouvrirent une boulangerie, d’autres une menuiserie et une laiterie. La Colonie Américaine subvint à presque tous ses besoins car elle était établie sur des bases économiques solides.
A la fin de la même période, le baron Fon Yostinor (grand-père de l’acteur) dirigea, avec beaucoup de succès, un grand hôtel dans la moshava allemande de Yaffo. Ce noble russe s’expatria d’Allemagne et plus tard, il monta au pays avec les Templiers. Il rentra en relations amicales avec la colonie américaine et leur proposa d’héberger des clients à Jérusalem dans leurs locaux, car à l’époque, il n’existait aucun hôtel européen, et les pèlerins avaient peur d’être hébergés n’importe où. Ce sera le début des activités de la colonie américaine en tant qu’hôtel.
Toujours à la même période, la moshava s’épanouit. Les membres y travaillaient selon un emploi du temps bien défini, ils priaient et s’occupaient aussi d’un service social. Lorsque Guillaume II se rendit à Jérusalem (pour rencontrer avec Herzl), à la fin du 19ème siècle, un des Suédois s’occupa d’immortaliser l’événement avec son appareil photo. Ces dernières furent prises d’assaut et ce fut l’occasion pour la Colonie Américaine de fonder un laboratoire photographique. Dans le magasin qu’ils ouvrirent à la porte de Yaffo, ils vendirent des cartes postales du pays et des travaux manuels qu’ils faisaient eux-mêmes. Leur collection de films négatifs se trouve à présent dans la bibliothèque du congrès de Washington. Elle contient des milliers de clichés historiques de Jérusalem et du pays entier.
Le premier téléphone de Jérusalem a été installé à la colonie américaine.
En 1900, Salma Lagralf, écrivain suédoise, prix Nobel de littérature, vint en visite au pays. En rentrant, elle écrira l’histoire de la moshava. (הבר ואוזי )
Les années noires.
La première guerre mondiale toucha énormément Jérusalem. En dehors de son isolement et de l’approvisionnement, une invasion de sauterelles l’envahit et une foule de personnes se retrouvèrent affamées. Cela entraîna toutes sortes d’épidémies et presque un tiers de la population de la ville, soit 15.000 âmes périrent pendant cette période. Les membres de la Colonie Américaine firent de leur mieux pour essayer de soulager cette détresse. Grâce à des dons américains, ils ouvrirent un restaurant : « la soupe populaire » et nourrirent ainsi des milliers de personnes. Ils s’occupèrent des malades et des blessés, mêmes Anglais et arrivèrent à sauver la vie de nombreuses personnes grâce à leurs efforts.
L’histoire de la reddition de Jérusalem est souvent racontée mais ce que peu de gens savent est sa diffusion. Les cuisiniers qui allèrent acheter des œufs apprirent en premier l’information au marché, puis ce fut le tour des officiers, ainsi la nouvelle passa de bouche à oreilles et ce n’est qu’à la cinquième transmission de ce genre que la réédition arriva aux oreilles du Général Allenby ! Le drapeau de la reddition est exposé aujourd’hui dans le musée militaire anglais. Le drapeau n’est seulement qu’un drap blanc de l’hôpital de la colonie américaine. Entre les noms connus de l’époque, on retrouve ceux du Général Allenby, Laurence, Ish,-Arav, Sir Ronald Stouras, Monshel Ayir, le Lord Samuel et de nombreux autres.
De la moshava à l'hôtel
Au moment de la guerre d’indépendance, la moshava se trouva exactement au milieu des deux camps adverses, au point le plus vulnérable et le plus sensible, là où eurent lieu de nombreuses batailles. Bertha Spafford réussit à organiser un cessez-le-feu grâce aux nombreuses connaissances qu’elle avait des deux côtés des camps ennemis. Son but était d’enterrer les vieux résidents dans leur propre cimetière.
Au moment de la guerre des six jours, la Colonie Américaine se retrouva de nouveau entre les deux lignes de feu et de nouveau elle en subit les inconvénients. Bertha Spafford était très diplomate, elle reçut les personnalités des deux camps, grâce à ses bons rapports avec le gouvernement jordanien et avec celui du gouvernement israélien. Elle disparut en 1968 à l’âge de 90 ans.
Si vous retenez une chambre à la colonie amérciane, rentrez au magasin qui se trouve à gauche de l’entrée. Là vous pourrez voir ou acheter des cartes postales de l’ancienne moshava ou le livre de souvenirs de Bertha (en anglais) : Notre Jérusalem qu’elle a écrit en 1949 et qui est un roman captivant.
Depuis 1902, époque où le baron Yostinor commença à envoyer ses clients dans l’hôtel, la colonie américaine a fait bien des travaux. Georges le vieux gardien qui se tenait à la porte a travaillé plus de quarante ans ici et il était fier des améliorations faites dans l’hôtel. Il se souvenait des jours anciens où il n’y avait ni électricité, ni chauffage et où la cuisine était faite sur un feu de bois. Des lampes à pétroles étaient installées dans chaque chambre et il n’y avait alors que deux salles de bain pour tous les hôtes. Georges était délégué pour apporter la cuvette d’eau chaude dans chaque chambre. Dans la cour des cochons se promenaient …
Aujourd’hui, c’est un hôtel quatre étoiles avec piscine et toutes les commodités d’un hôtel moderne, avec en plus, cette ambiance nostalgique d’antan. L’hôtel est fier de sa clientèle, elle a reçu Graham Green, Sol Blon, Lion Yoris, Sir Alek Ginas, Peter Outol, ect…
Une partie du film « une femme nommée Golda » tournée avec Ingrid Bergmann se passe dans les chambres d’hôtel de la colonie américaine.
Chacun peut réserver dans cet hôtel une des quatre chambres appartenant aux quatre femmes du Cheikh Rabah. Celui qui réserve une chambre plus simple peut lire son journal dans le superbe lobby du Cheikh avec son plafond en bois décoré ou déguster un café dans l’un des coins romantiques de la superficie de l’hôtel.
A côté du bâtiment de la mohava américaine se trouvent deux autres bâtiments qui servent aujourd’hui d’hôtel et qui ont appartenu à de riches familles arabes. Dans l’une des deux maisons, l’appartement du propriétaire contient une chambre remplie de livre du sol au plafond et de photographies de Madame Waster. C’est l’appartement de cette vieille et maigre dame anglaise, pleine de vie qui ressemblait à un personnage d’un roman d’Agatha Christie. C’est tout simplement la fille de Bertha et la petite fille d’Horatio Spafford qui a pris le nom de Waster en se mariant.
En parlant avec elle on pouvait connaître les détails de la vie des membres de la moshava américaine. En servant une tasse de thé anglais, elle racontait : « Les membres de la colonie américaine ont commencé à faire des choix amicaux et se sont séparés. Après la mort de Hanna Spafford qui la dirigea avec une grande compétence, une tension monta entre les Suédois et les Américains ».
En 1930, Bertha décida de prendre la direction de la moshava après sa mère et mit sur pied une organisation qui engagea tous les membres. Une partie des membres qui ne furent pas d’accord avec le projet se séparèrent d’elle. Un peu plus tard la moshava recherchera des jeunes, (les enfants de la moshava), pour leur créer un avenir dans le grand monde. Ils ne s’entendirent pas sur le plan religieux et les jeunes les quittèrent laissant les vieux au sein de leur moshava.
Dans les années 50, on trouvait encore quelques personnes âgées dans la moshava qui ont disparu petit à petit.
Madame Waster décida de quitter la direction de l’hôtel lorsqu’elle se sentit trop vieille et elle transmit le flambeau à la Société suédoise.
Il y a eu beaucoup de chansons écrites sur l’histoire de la moshava de Jérusalem qui reste aujourd’hui encore la propriété de la colonie américaine dirigée seulement par les mains des descendants des pionniers.
Un tel hôtel pour une telle histoire ! Il n’existe pas d’autres endroits à Jérusalem et dans tout le pays où il est possible de loger dans une atmosphère aussi nostalgique et tellement historique.
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