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Il y a plusieurs manières de découvrir Israël selon les goûts de chacun. Il est possible de faire des randonnées dans la nature, de visiter des musées ou des "Beit Arishonim" (La maison des Anciens) ou encore se recueillir devant des mémoriaux pour se rappeler continuellement que grâce aux soldats nous vivons en paix à  l'intérieur du pays.  Nous pouvons aussi visiter les sites archéologiques qui nous retracent l'histoire depuis les temps les plus reculés et les villes sans oublier Jérusalem qui, a elle, seule nous comble de bonheur.

 

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YEHOSHOUA HENKIN
 
Pendant l’été de 1882, Zalmann David Levontin, Joseph feinberg et Yéoshoua Henkin se mettent à la recherche d’un terrain à acheter pour une exploitation agricole. Après avoir parcouru le pays, ils choisissent un terrain au sud de Jaffa, près du village arabe de Beit-Dajan (en hébreu Beit-Dagan). Ce sera une des premières implantations : Rishon Le Tsion.

Henkin fait son Alya avec son père qui faisait partie des Bilouïm, des Hovevei Tsion et des pionniers de Rishon Le Tsion.

Fondé en 1901 d’après les projets du Dr Hermann Shapira, le Fonds National Juif ou Kéren-Kayémeth-Le-Israël devient un instrument de plus en plus efficace pour centraliser toute la politique agricole ou plus exactement la politique du sol en Palestine. Son premier objectif est d’acquérir des terres. Yéoshoua Henkin est un de ceux  qui s’acharnent pendant tout le début du siècle, à discuter avec les Arabes pour obtenir d’eux, arpent par arpent, qu’ils acceptent de vendre aux Juifs certaines terres, absolument inexploitées et, à leurs yeux, inexploitables. Les terres qui sont achetées par le K.K.L. ne sont pas propriété privée de tel ou tel propriétaire, mais sont la propriété indivisible de l’ensemble du peuple juif. C’est là l’idée hardie et géniale d’Hermann Shapira.


Il faut, dans ces transactions pour l’achat des terres, beaucoup de doigté, un excellent contact avec les Arabes et le sens des réalités de la terre.  Toutes ces qualités Yéoshoua Henkin les a au plus haut point, avec, en supplément,  un sens quasi mystique de la valeur de la Terre d’Israël pour le peuple juif. Dès l’année 1900, il s’attelle à une tache qu’il accomplira pendant près de cinquante ans : acheter des terres pour en faire des terres juives.

(Encyclorama d’Israël)

 

Dès la fin du 19ème siècle, dix ans avant la création du K.K.L., Yéoshoua Henkin avait déjà aidé, conseillé, réalisé les premiers achats de terre dans le cadre de l’alya des pionniers des années 1890. Il connaît bien le pays où il arrive avec ses parents à 18 ans (en 1882). Par la suite, il coopérera étroitement avec le K.K.L.

 

Originaire d’Ukraine en Russie, il voit le jour en 1864 et décède en 1945. Son père a planté les premières vignes de l’implantation et c’est grâce aux raisins de cette vigne que Yéoshoua et Olga se rencontreront et qu’elle décidera de l’épouser. Bien que d’éducation complètement différente ils forment un couple uni et s’installent à Gédera. Henkin se dévouera au rachat des terres d’Israël tout au long de sa vie pour le fonds national juif, la société de la préparation des implantations, les sociétés I.K.A.I (jewish colonisation Association, financée surtout par Edmond de Rothschild) et P.I.K.A.I. En 1932, il est nommé à la tête  du « Palestine Land Development Corporation ». Les plus importantes acquisitions de terres ont été celles de la Vallée d’Izréel, la Vallée de Zabulon, la Vallée de Houla et la Vallée de Hefer.


Henkin consacrera tout son temps à l’achat des terres auxquelles il portait un amour incommensurable que sa femme dut partager avec lui sans en avoir le choix. Ce fut un grand visionnaire qui s’investit dans son travail que par amour de la terre d’Israël et sa vision s’est réalisée aujourd’hui lorsque nous regardons du haut du mont Gilboa la richesse des terres de la Vallée d’Izréel, lui qui n’a vu que sécheresse, marais et désolation. En 1891, il réussit à acheter des terres à Yaffo de ses propres deniers.

 

Il acheta également les terres de Réhovot lorsqu’il n’avait que 25 ans et Olga  se son côté l’aidait à trouver des éventuelles personnes prêtent à vendre leurs terres dans la clientèle arabe qui venait à l’hôpital.

 


A cheval, Yéoshoua parcourait la Vallée, de temps en temps, il s’arrêtait sur le chemin, et la main tendue vers l’infini, il suivait le tracé des collines environnantes en imaginant les futures implantations avec leurs champs cultivés et les forêts qui sont sous nos yeux aujourd’hui.

Dès l’achat des terres de la Vallée d’Izréel, il sut que c’est aux pieds du Gilboa qu’il  construirait leur maison et là encore qu’ils seraient enterrés. C’est à Giv’at Olga qu’il construira leur deuxième maison mais ni lui, ni sa femme ne les occupèrent car Olga travaillait au service de maternité de l’hôpital de Yaffo et Yéoshoua se déplaçait énormément pour ses activités professionnelles et se partageait entre Jérusalem et Tel Aviv.  Il acheta plus de 60.000 ares de terres tout au long de sa carrière.


Pendant la première guerre mondiale le couple se réfugia en Turquie et rentra au pays dès qu’elle se termina.

 

Olga Belgin (1852-1942) née en Russie y passe sa jeunesse et tombe folle amoureuse d’un jeune officier russe. Télégraphe de son métier elle fit des études de sage femme et obtient son diplôme mais l’amour impossible qu’elle entretient avec son officier goy la pousse à venir au pays pour le  visiter. Ses parents ont  fait partie des pionniers de la première Alya (1882) qui se sont installés à Rishon le Tsion.  C’est une jeune femme de 31 ans  lorsqu’elle rencontre Yéoshoua (qui n’en a à peine que 19) dans la première implantation juive et pourtant il lui demandera tout de suite de l’épouser. Leur rencontre est fatale et il ne leur faudra guère de temps pour se marier.
 

 
Mais Olga rêvera toujours de son officier russe et face à la mer elle traverse en imagination cette grande étendue d’eau pour rejoindre son grand amour par la pensée.  Olga après avoir fait une fausse couche sera stérile et la coïncidence voulut que tout au long de sa vie, en tant que sage femme,  elle mit des enfants au monde. (Aujourd’hui plusieurs femmes qui désirent avoir des enfants viennent en pèlerinage sur sa tombe) Elle soutiendra beaucoup son mari dans ses activités en sachant que le premier amour de celui-ci est la terre d’Israël. Elle lui demandera de se laisser pousser la barbe et les cheveux pour paraître plus âgé. C’est elle qui subviendra aux besoins matériels du couple. Elle décédera à 90 ans sans avoir habité les maisons que son mari a construit pour eux. Elle est enterrée sur les pentes du Gilboa près de la source Ein Harod, là où son mari a toujours rêvé d’habiter et de mourir. Ce couple a  eu trois amours : Henkin celui de la terre, Olga celui de son officier russe et leur amour commun.
 
La maison de Henkin sur le Gilboa

Société de la Conservation des Bâtiments qui a été fondé dans les années 84, le K.K.L. et la communauté régionale de la Vallée d’Emek Izréel ont participé aux travaux de restauration de la maison des Henkin qui était complètement laissée à l’abandon.

 

Une jeune actrice joua devant le public le rôle d’Olga Henkin en racontant les  moments essentiels de sa vie puis un film vidéo sur la vie du couple est diffusé.

Dans la cuisine, on trouve les sculptures du couple attablé et sur le balcon une autre sculpture de Yéoshoua assis, regardant par la fenêtre.


Le visage sculpté de Yéoshoua Henkin est identique  au personnage car il a été moulé tandis que celui d’Olga a été sculpté selon des photos.


L’officier russe a parlé de son grand amour pour Olga dans sa famille car la petite fille de ce dernier vint en Israël dernièrement, s’intéressa vivement à la vie des Henkin, visita la maison de Giv’at Olga et reste en relation avec des Israéliens.

 

La maison d'Olga et de Yéhoshoua à Giv'at Olga.
Yéoshoua Henkin a rêvé de créer un village de vacances ainsi qu’une plantation d’agrumes (qu’il a nommé Hefsti-Ba) au sud de l’estuaire du nahal Hadéra, dans la baie de Benyamina, en plein cœur des sables blonds, près de la moshava de Hadera fondée en 1891.


En 1932, Henkin fonde la Compagnie des actions « trésor Eretz Israël Aïvri » (Société anonyme) pour pourvoir aux besoins agricoles et pour planifier la ville de vacances.


Dans un premier temps il projette le quartier des villas et un centre de soins : emploi thérapeutique du climat marin et de l’eau de mer se trouvant sur la plage de la baie de benyamina à l’Ouest du fleuve de Hadéra.


Henkin commence tout d’abord par construire sa propre maison sur la falaise de grès en 1936. Sa maison, de style international, est construite par l’ingénieur et architecte Yossi Ben Ora.


L’éloignement de cette maison, son emplacement au-dessus des autres maisons du futur quartier ont été conçu pour faire sentir aux pionniers que le niveau social de Henkin est très élévé mais aussi pour inciter les éventuels clients à acheter. Henkin a dédié cette maison à Olga, sa femme, mais malheureusement aucun des deux ne l’habitera. Olga décède en 1942 et Yéoshoua trois ans plus tard. Après des années d’abandon la maison a été restaurée par la « société du patrimoine », par la municipalité de Hadéra et la société de Fichmann.

 

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AKKO - SAINT JEAN D’ACRE.

  

Akko est tout d’abord une ville mentionnée par les rois égyptiens. Durant la période hellénistique son centre commercial et son port sont importants. Au temps des croisades Akko accède au rang de métropole. Saladin s’empare de la ville d’Akko cependant Richard Cœur  de Lion et Philippe Auguste s’emparent d’Akko en 1192. En 1948 après la conquête de la ville par T.s.a.h.a.l une nouvelle ville est construite prés de l’ancienne cité des croisés.

 

Visite de la ville.

 

La mosqué El Jazzar 

«La  Mosquée Blanche » est construite en 1781-82 au-dessus de l’édifice de la cathédrale de l’ordre de saint Jean. Du côté occidental de la cour intérieure s’élève la forteresse croisée connue de nos jours comme la ville souterraine des croisés sous le nom de «Salles des Chevaliers » Le chemin menant à l’entrée de la mosquée traverse un beau jardin. Dernièrement des réservoirs d’eau souterrains situés sous la mosquée, dans l’ancienne cathédrale de saint Jean d’Acre, ont été ouverts au public.

A l’entrée de la  Mosquée Blanche construite en 1781-1782 se trouve une très jolie sibylle de la même époque qui était le point central d’eau du quartier. Toutes les eaux d’Akko arrivaient des sources de Kabri par l’intermédiaire d’un aqueduc.
 

 

La ville souterraine des croisés.

Le quartier de l’ordre de saint Jean est connu sous le nom  d’«Ordre des Hospitaliers » (Administration de soins médicaux et aide aux malades) Il contient les sites suivants :

-a) Les Salles d’entrée,                                

-b) la cour de la citadelle,                

-c) Les Salles des Chevaliers,                                  

-d) Le Grand Manoir (siège du pouvoir),

-e) Le Réfectoire qui porte le nom de « Crypte »,

-f) Le tunnel,                                                

-g) El Posta.

 

Sayara: Traduction : mairie en langue ottomane, le bâtiment est complètement abandonné, il n’en reste qu’un portail superbe qui ne demande qu’à être restauré.

 

Khan El Umdan.

KHAN EL UMDAN. L’auberge des piliers fut construite à la fin du 18ème  siècle sous les ordres d'El Jazzar. L’étage inférieur servait d’écuries tandis que le premier étage contenait les chambres d’hôtes. Les piliers sont en granit dont la plus grande partie fut apportée de Césarée et de Sidon. Le Khan El-Umdan est caractérisé par la tour construite en 1906 en l’honneur de la visite du Sultan Hamid II. Il y a cinq tours du genre en Israël : Une à Jérusalem, près de la porte de Damas, qui a été démolie par les Britanniques lors du mandat. La deuxième se trouve à Yaffo, la troisième à Haïfa, la quatrième à Naplouse et la dernière à Akko. Du toit du Khan on a une vue panoramique sur le port de plaisance, le port de pêche et en direction du sud, vers Haïfa et les monts du Carmel.

Ce sont les enfants des écoles maternelles en sortie dans leur ville qui, avec le soutien de leurs maîtresses, ont réussi à ce que la ville  installe une nouvelle horloge dans la tour  l'ancienne ayant disparue depuis longtemps.

Aujourd’hui, on peut remarquer que chaque coté de l’horloge porte des signes différents, hébraïques, romains, latins et arabes.

Abdou, notre guide, nous apprend qu’il y avait deux portes pour rentrer dans le Han, la première pour les convois de chameliers qui rentraient par cette porte avec leurs bêtes et leurs marchandises, la deuxième était réservée aux marins qui arrivaient du port et qui fournissaient l’eau au complexe.

Chaque caravansérail était séparé de 30 kilomètres et il fallait une longue  journée au convoi pour les parcourir.
 
Le musée de l'héroïsme.
Le musée est situé dans la forteresse qui servait de château au gouverneur d’Acre sous la domination turque. L’entrée est rue de la Haganna. Le musée fut érigé en souvenir des «Combattants pour la Liberté d’Israël » -L.E.H.I.- Résistants morts pour l’Etat sous le mandat britannique. Le musée contient une restauration de la prison britannique et de la chambre des condamnés à mort.
 

Le Hammam.

Le Hamam se trouve dans une bâtiment datant de 200 ans, connue sous le nom de Bains turc, il fut érigé par El Jazzar qui l’appella « Hamam Basha »

                                                    

 

 
Le sanctuaire de Baha'u'llah (tombeau et jardins)

Au bord de la route menant vers Naharya, à quelques minutes d’Akko, se trouve le sanctuaire de Baha’u’llah au cœur de jardins anglais parfaitement entretenus. Le sanctuaire renferme le tombeau du fondateur du Bahaïsme. Entouré de jardins,  le château de Bahaï (qui est fermé au public) s’élève, majestueux. C’est la dernière demeure du Baha’u’llah. Le sanctuaire et les jardins sont ouverts au public.

 

Le marché blanc  (Souk El Abiad)

Edifié par Dahar El Omar vers 1750, il fut reconstruit par Soliman Pasha en 1818 sous sa forme actuelle. Bazar pittoresque, long de plus de 100 mètres, sa large allée centrale en forme d’arcades est couverte de coupoles. Il dessert deux rangées d’échoppes multicolores et odorantes. A l’époque ottomane, le souk était réparti en plusieurs allées qui était chacune spécialisée dans ses ventes, il y avait le souk de l’or, le souk des épices  celui de la viande, etc.  Dans le magasin d’épices Abdou nous expliquera les bienfaits de chaque épice, puis il nous arrêtera devant le pâtissier oriental où les gâteaux ont été spécialement préparés pour le Ramadan. Plus loin ce sera les étalages d’une grande variété de poissons, celui des pitots ou encore des sucreries. Le long de notre promenade, nous découvrons une sibylle qui se trouve derrière un grillage pour la protéger. Elle servait à fournir l’eau à tous les habitants du quartier.
 
A l’époque, les femmes étaient de corvée d’eau et elles devaient être très fortes pour pouvoir accomplir ce travail car en plus de cette obligation elles étaient toujours enceintes, elles arrivaient au chiffre énorme de 30 à 35 grossesses malgré que  seuls, la moitié des nouveaux nés voyaient le jour et que la mortalité des enfants en bas âge était très grande.
 
Notre guide nous raconte comment les hommes qui voulaient se marier choisissaient leurs compagnes par rapport à leurs forces physiques. Avec tout son humour il nous racontera aussi l’histoire d’une jeune fille qui alla cherchait de l’eau à  cette fontaine et qui rencontra un homme assoiffé ! Cette histoire nous rappellera celle de Sarah et d’Abraham.

 

Le port de pêche.

La mosquée Shiman Pasha occupe la place de Venise qui débouche sur le port de pêche. Il est si petit qu’on éprouve quelque peine à imaginer son rôle dans l’histoire. De l’époque des croisés ne subsistent que de rares pans de murs, les fondations de la jetée et, à quelques dizaines de mètres au large, les ruines d’ouvrages avancés comme la tour des Mouches, dont l’appareil semi-circulaire portait un bastion sur lequel se dressait le phare : El Manara.

Ses canonnières, encore apparentes, offraient au tireur un angle de tir de 180 degrés. 

Au pied de la porte de la mer, vers l’ouest, les débris d’un mur sont ceux d’un brise-lames du 18ème  siècle.

Au temps des croisés, et même beaucoup plus tard, l’appontement (bien moins fréquenté cependant que celui de la rade abritée de Jaffa) accueillit la plupart des immigrants clandestins qui précédèrent la première Aliya (1882). C’est là que débarquèrent en particulier Maïmonide en mai 1165, comme le rappelle une plaque commémorative. Les Musulmans, puis les Ottomans invitèrent les nouveaux immigrants à venir repeupler certaines villes de Galilée comme Safed et Tibériade. Beaucoup d’entre eux venaient d’Espagne mais aussi du Maghreb ou de Sicile.

 

Promenade des remparts.

On ne peut parcourir que le chemin de ronde de la section de la muraille extérieure. Vue Panoramique de Haïfa et du Tel Akko. L’appareil du Burj el Kommandar date en partie de l’époque des croisés, son importance stratégique était essentielle, comme en attestent  sa situation et les dimensions de la construction : de sa terrasse, les soldats échangeaient des signaux avec les sentinelles de Montfort et de Yéhïam; des canons qui y demeurent, un seul aurait été pris par les Turcs à Bonaparte.

 

 

Le tunnel des Templiers.

C’était un passage secret qui menait de la mer jusqu’au port. Les Templiers déchargeaient directement l’approvisionnement et les munitions des bateaux, les transportaient par ce passage secret jusqu’au port. A l’époque, Akko était une ville qui hébergeait des postes de commandement divers comme ceux des Templiers ou des Chevaliers Teutoniques. Au 12ème siècle, la ville était une position militaire fortement gardée, elle combattait les Turcs.

 

L’église saint Georges, culte grec orthodoxe date en partie du 13ème siècle.

A côté une plaque commémore la mémoire de deux officiers anglais, le premier tué en 1799 et enterré avec les honneurs de la guerre par les hommes de Bonaparte, le second lors du siège de 1840.

Au-delà, au fond de la ruelle, sur la gauche une synagogue occupe le cœur du quartier habité depuis l’antiquité par la petite communauté juive.

L’église Saint-André de culte grec catholique est identifiée comme ayant été celle des Templiers. Elle fut édifiée sur la salle voûtée appartenant à l’ancienne église Sainte-Anne  au 13ème  siècle-.

L’église Saint-Jean est construite par les franciscains en 1737.

En 1837, Akko subit un tremblement de terre suivi d’un raz de marée.

 

Juges I – Chapitre 31-32

Asher n’expulsa point les habitants d’Acco, ni ceux de Sidon, d’Ahlab, d’Ahziv, de Helba, d’Afiq et de Rehob. Les Asérites demeurèrent donc au milieu des cananéens qui occupaient ce pays, ne les ayant point dépossédés.

Lors du partage des terres en Eretz Canaan, les membres de la tribu d’Asher ne parvinrent à s’en emparer qu’après plusieurs générations, et c’est pourquoi les Hébreux ne la considéraient pas comme étant en Terre sainte. Salomon, magnanime, l’offrit à Tyr.  Akko était donc en dehors des frontières attribuées par D. aux enfants d’Israël, c’est pour cette raison que les Juifs qui y vivaient n’avaient pas le droit d’y être enterrés, qu’ils n’étaient pas imposables de la dîme  ni d’années sabbatiques sur les récoltes.
 
Synagogue Or Thora : La Griba.

Quelques mots sur la synagogue tunisienne d’Akko. Je m’y suis rendu pour la visiter et malgré le travail artistique incontestable de l’artiste, malgré l’investissement très onéreux pour sa fondation, malgré que les murs de ce Temple soit rempli de judaïté, je ne peux m’empêcher d’y préférer la synagogue du mont Scopus (Har Atsofim) qui avec sa sobriété et sa pureté a le plus autel du monde puisque des fenêtres panoramiques font face au mont Moriah et au Cotel.

 
 
 
On rapporte que la création de cette synagogue remonte au VIe siècle avant l'ère commune, faisant de celle-ci la synagogue le plus ancienne d'Afrique du Nord et l'une des plus anciennes au monde. Selon la tradition, on pense que la construction de la synagogue serait reliée à l'établissement sur l'île de Djerba d'un groupe de cohanim (prêtres du temple de Jérusalem) arrivés juste après la destruction du Premier temple par les Babyloniens (586 avant l'ère commune).
Elle est unique dans son genre en Israël et dans le monde.
Au numéro 13 de la rue Réhov Kaplan à Akko, près du palais de justice se trouve la synagogue des Tunisiens sur un terrain de 500 m²  Ses quatre étages sont recouverts de mosaïques façonnées de milliards de petits morceaux de  pierres minuscules avec 140 fenêtres garnies de vitrages mascit. Sur les fenêtres et sur les murs se reproduit l’histoire du peuple d’Israël et de ses générations.
 
L’idée, la conception et l’exécution de ce travail vient d’un seul artiste. Son expression saisissante de sa création  est par son originalité puisqu’on y trouve la Shoa, le sionisme, l’Etat d’Israël, Tsahal qui a été complétée dernièrement. Avec ses dix créations déjà en place l’artiste a utilisé  quelques 100 kilos d’argent pur.
 
Grâce à ses mosaïques cette synagogue est devenue un centre touristique très recherché et de nombreux touristes israéliens et étrangers y arrivent. Une salle de fête y a été aménagée avec toutes les commodités pour les repas de fêtes.
Tsion Badash, habitant d’Akko a prit l’initiative de fonder cette synagogue du nom de Or Athora. Depuis sa création  en 1955 et jusqu’à ce jour c’est lui qui l’a dirige en continuant d’y investir sans arrêt.
 
La Griba (l’étrangère, miracle, merveille) est le nom de la grande synagogue de l’île de Djerba en Tunisie qui a été construite 2.500 ans avant l’ère chrétienne. Selon la tradition une communauté juive descendante du roi Salomon serait installée à Tunis et serait la communauté la plus ancienne que l’on connaisse. Par conséquent la synagogue Griba serait aussi la plus ancienne du monde.
Tsion Badash se souvient et raconte «  Au début, notre synagogue tunisienne à Akko occupait une des pièces vides de l’appartement de Tsion Cohen. De là  nous passâmes dans un vieil entrepôt de récoltes restauré pour l’occasion et qui nous servit de synagogue. Nous l’avons obtenu de Moshé qui se rendit à Bné Brak, ce bâtiment appartenait alors à la société Amidar.
Une autre coutume rapporte que les premiers habitants de l’île de Djerba étaient des descendants de la tribu de Zabulon qui arrivèrent dans l’île à la période du roi Salomon et qui construisirent   "חארת אל-כבירה"  « le grand quartier »
Après la destruction du premier Temple plusieurs familles de Cohen conservateurs des traditions arrivèrent dans l’île et ils fondèrent « le petit quartier »   "חארת אל-זעירה" où se trouve la synagogue Griba la plus connue des synagogues de l’Afrique du Nord.

Selon une autre légende la synagogue tunisienne a été fondée depuis 2400 ans  שנת גשנ"חet selon cette même légende les Cohanim apportèrent une des portes sacrées qui a été incorporée dans cette synagogue.

Une dernière légende  rapporte que sous le tabernacle sont gravés ces mots " jusque là est arrivé Yoab Ben Tsouria "
 
Akko vue par Abdou.
Depuis de nombreuses générations, la famille d’Abdou vit à Akko.  Arabe chrétien, il a une connaissance approfondie d’histoire, d’archéologie et de Bible qu’il met à notre disposition avec beaucoup d’humour.
 
Il nous rejoint sur le parking du phare, face à la muraille de la mer de l’Ouest, habillé avec une Djellaba blanche et une chéchia rouge. Notre visite commence là, où une série de rochers s’étendent, pas très loin du rivage, parallèle à la rive. Abdou nous raconte des légendes sur chaque rocher qui porte un nom distinctif. Cheiha (chef de tribu), Challal (cascade),  Abouhanna, des noms correspondant aux légendes du clan. Sous le règne ottoman, le peuple vivait surtout des produits de la pèche et chaque année un roi de la pèche était élu pour son courage. Pour cela, il devait enjamber toute la série de rochers sans tomber dans l’eau ce qui était très difficile.
 

Son grand-père lui a transmis l’histoire d’Abouhanna qui se présente aux élections après avoir fait le fanfaron  et sans avoir pu se désister. Les femmes viennent le soutenir avec forces de « Youyou » et après avoir fait le signe de croix, il s’élance des rochers  dans l’eau et disparaît ; il réapparaît soudain puis disparaît de  nouveau  à la panique générale, refait surface et soudain, plus rien ! Abouhanna a été englouti par les eaux ! Les pleureuses commencent leur travail, les hommes recherchent Abouhanna dans l’eau à l’aide de grandes pelles mais il a complètement disparu. Tout le monde rentre à la maison et bien plus tard, un homme arrive au loin, affaiblie, épuisée, trempée jusqu’aux os et on découvre que c’est Abouhanna. Il explique alors à qui veut l’entendre qu’il a nagé jusqu’à Haïfa et qu’il est revenu à pieds de la ville. Avec acclamation, le peuple le porte à bout de bras sur le premier rocher où le   Cheik l’attend  pour le proclamer roi de la pèche ; depuis un rocher porte son nom.

 
 
 
Nous montons vers la vieille ville en longeant le promenoir de la muraille de la mer, en passant devant le phare et  en nous arrêtant devant l’église chrétienne franciscaine de saint Jean. Au-dessus du portail une croix dans laquelle s’incorpore quatre x. Abdou nous explique que c’est la croix des croisés qui ont occupé la ville au 11ème siècle. Chaque x représente l’une des quatre villes conquissent par les croisés, soit Jérusalem, Damiette en Egypte, Antioche en Turquie et Edesse en Mésopotamie.  Au-dessous de la croix une sculpture taillée dans la pierre représentent deux mains avec l’emplacement d’un clou entre-elles.
 
La première, celle dont l’avant bras est sans manche est celle de Jésus ; la deuxième, avec manche est celle de saint François d’Assise. (Saint François, né à Assisse, en Italie est le fondateur de l’ordre des franciscains.)
 
En continuant notre promenade nous croisons une belle demeure ottomane de style libanais. Près d’elle,  la tombe du Cheikh Issa Aouane que l’on distingue grâce à ses deux coupoles blanches. La plus basse est la pièce où se trouve la tombe qui est éclairée par une ouverture sur le haut de la coupole comme toujours dans les tombes des Cheiks ; la deuxième pièce est une salle d’attente où les pèlerins peuvent se reposer, y consommer des repas rituels et qui permet d’accéder à la tombe. Ce chef de tribu a le même pouvoir que Rabbi Yohanan Ben Ouziel d’Amouka, les jeunes filles viennent prier ici en quête d’un mari et les femmes stériles viennent pour demander d’enfanter.
 

Abdou nous montre une branche de ciguë qui sort d’un pan de mur et nous rappelle l’histoire de Socrate, philosophe grec, (470-399) accusé de corrompre la jeunesse   et qui fut condamné à en boire. (Nom vulgaire de plusieurs espèces vénéneuses d’ombellifères « cerfeuil-persil » qui poussent dans les décombres ou dans les jardins)

 

Du haut du rempart nous pouvons admirer le golfe de Haïfa qui a connu son essor grâce à l’Orient Express et à la raffinerie de pétrole fournie par l’Irak. Face à nous le Tel Napoléon avec à ses pieds le nahal Naaman. 2.500 habitants habitaient l’acropole jusqu’au jour où le cours du fleuve se détourna et la population fut obligée de s’installer dans la vallée ; ainsi a été crée la vieille ville d’Akko, 1500 ans avant l’ère chrétienne.
 

« Avant d’attaquer la ville, saint Louis, Richard Cœur  de Lion, les Mamelouks campèrent sur cette hauteur choisie  pour sa position stratégique.  C’est de là, après sa victoire de Jaffa, que Napoléon, en 1799, braqua ses canons sur Akko au cours d’un siège de 62 jours. C’est à cette occasion qu’il prononça la célèbre phrase : « Le sort de l’Occident est suspendu à cette petite ville. » Il lança sa proclamation aux Israélites d’Afrique et d’Asie les invitant à se ranger sous ses drapeaux pour restaurer l’ancienne Jérusalem et pour rétablir leur état. La butte, que les croisés avaient dénommée « Le mont Turon », porte aussi le nom de la colline de Napoléon. Toute la région comprise entre le Tel Aharassim et la ville d’Akko est semée de vestiges de sites anciens qui remontent jusqu’aux temps préhistoriques. Une nécropole hellénistico-romaine y a été découverte. Elle comporte cinq sépultures creusées à même le sol et des caveaux voûtés qui devaient contenir des cercueils en bois si l’on en juge par les clous qui y ont été trouvés. Verrerie, poterie, offrandes funéraires  

 
La synagogue du Ramhal.

Elle se trouve dans l’ancien quartier juif de la vieille ville et elle a été aménagée dans une simple maison au toit voûté. Elle a été utilisée par des Juifs d’Afrique du Nord lors de leur Alya dans les années 50  ainsi que par des Perses et des Russes. Elle servit de salle de prières pendant 20 à 25 ans jusqu’à ce que les Juifs s’installent dans la nouvelle ville, les conditions insalubres et la vétusté des maisons les poussant à quitter leur quartier. Aujourd’hui la synagogue sert de musée.                                           

Ramhal : Acronyme de Luzzatto Moise Haim. (1707-1747) Poète et Kabbaliste il est né à Padoue en Italie. Dès sa jeunesse il s’adonna à l’étude de la Kabbale et il ne s’en détacha plus jusqu’à la mort. Il avait atteint un tel degré de connaissances dans ce domaine qu’il mit en application certaines recettes destinées à hâter la venue du Messie. Il se constitua autour de lui un cercle de fidèles auxquels il faisait entendre  qu’il était peut-être le Messie.
 

 
Il disait recevoir des messages de D. Il finit par être en butte par des persécutions et fut contraint de fuir. Il s’établit à Amsterdam où il travailla dans la taille des diamants et il s’attira également des ennuis en Hollande où il fut interdit d’étudier la Kabbale sous peine d’excommunication. En 1743, il s’établit à Safed. Une épidémie éclata en 1746 qui lui ravit sa femme et son fils et il fut forcé de se réfugier à Akko où il mourut un an plus tard. Il est enterré à Tibériade près de Rabbi Akkiva. (Encyclopédie du Judaïsme)

 

Pour clore le tioul Abdou nous recevra dans une grande salle voûtée qui sert de salle de réception à toutes les personnes de son clan, chaque clan ayant sa propre salle d’invités. Ils l’appellent en arabe Diwan c’est à dire divan, autrement dit salle d’hôtes. Abdou a restauré la salle avec l’aide de ses grands-parents, il nous servira un thé sucré à base de sauge et de serpolet ainsi qu’un café très fort et très amer accompagné d’un petit gâteau au miel.  Il se mettra à la cithare pour nous jouer des airs de musique avant de chanter  une chanson en arabe que le public reprendra en cœur.

 

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Une rue à Jérusalem
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Rue des prophètes : Quel nom de rue évocateur et à juste titre car une quantité de personnages célèbres y ont vécu, un bon nombre d’institutions y ont été crées et les bâtiments sont à l’origine de la nouvelle  capitale.
 

I) Le quartier Ethiopien. 10 Rue d’Ethiopie au coin de la rue des prophètes.

Il se trouve dans la rue d’Ethiopie et doit son nom à l’église éthiopienne bâtie dans cette rue. Elle est bordée de belles constructions à deux étages entourées de jardins débordant d’arbres décoratifs, d’arbres fruitiers et de fleurs. Elle abrite aussi le consulat du Danemark.
 
II) Le monastère et l'église abyssiniens (éthiopienne)  10 rue d’Ethiopie.
Sa construction fut achevée en 1893. Son toit en forme de Dôme de couleur noire  est surmonté de la croix éthiopienne. Au centre de l’église, le Tabernacle est enfermé entre quatre parois décorées qui montent jusqu’au plafond et qui enlèvent tout  le volume de cette église. Sur Chacun des quatre côtés du sanctuaire une porte centrale décorée d’icônes  permet  au prête d’y pénétrer. Des piliers assez imposants  et rapprochés entourent le Tabernacle en épousant la forme circulaire du bâtiment. L’église est le centre de la communauté chrétienne éthiopienne. Cette église construite entre 1896 et 1904 est garni d’un fronton où est gravé le lion de Juda emblème du royaume éthiopien. En vérité  ce lion symbolise celui que Salomon offrit à la reine de Saba lorsqu’il l’accueillit à Jérusalem. L’Ethiopie qui, selon la tradition  est le pays de la reine de Saba,  avait noué depuis des siècles des attaches spirituelles avec Jérusalem. On sait que l’empereur Haïlé Sélassié, le Négus, (Négus,  titre de souverain Ethiopien)  s’y était réfugié lorsque l’Italie lui déclara la guerre et envahit son territoire.  Depuis le 6ème siècle, une communauté de moines éthiopiens est présente en Israël  et  en 1952 l’Eglise d’Ethiopie a nommé un évêque pour sa communauté de Jérusalem.
 
En face du portail, la plaque apposée sur la façade d’une maison rappelle qu’Eliezer Ben Yéhouda, philosophe, écrivain et lexicologue à qui l’on doit la renaissance de la langue hébraïque, vint s’y établir en 1881.
 

III) Bnei Brith. 18 rue des prophètes.

Le bâtiment érigé en 1902 est de style  néo-classique et les travaux furent dirigés par les membres de l’association du Bné Brith, association fondée en 1843 par des  Juifs américains pour aider la communauté juive dans le monde entier.
 

IV) La mosaïque. 18 rue des Prophètes.

Elle recouvre le sol d’une ancienne chapelle arménienne du 6ème siècle. Elle porte l’inscription : « En souvenir et pour la victoire de tous les Arméniens. Dieu connaît leurs noms. » Selon une tradition arménienne, la mosaïque reposerait sur un cimetière où sont enterrés des Arméniens, victimes des massacres musulmans.
 
V) La maison de Nissan Bacq. 18 rue des Prophètes
On appelle ainsi l’ensemble de bâtisses qui entourent la maison contenant la mosaïque arménienne. Israël Bacq (1797-1874) a été le chef d’une communauté de Juifs hassidim de la vieille ville qui s’y est établie sur son influence.  Le nom de Bacq vient des abréviations de Ben Kédoushim. Israël Bacq monta au pays de sa ville natale Braditchev (Russie) et s’installa à Safed en 1831. Entre 1816 et 1825 il imprimait déjà des livres en hébreu à Braditchev et dès son installation au pays il ouvrit sa propre imprimerie. Ce fut un grand évènement car pendant plus de 200 ans il n’y avait pas eu en Israël d’imprimerie hébraïque. Le premier livre qu’il imprima a été La vérité des mots un livre de prière, un  de ses autres ouvrages est l’histoire du gouverneur de cette époque  Mohamed Eli et son fils Ebrahim Pasha. Israël Bacq s’en avoir jamais étudié la médecine la pratiquait et selon une légende il soigna le  gouverneur Ibrahim Pacha avec lequel il entretint de très bons rapports. En 1834, grâce au soutien de Deir Ibrahim Pacha, Israël Bacq fonda une petite implantation agricole que son fils Nissan géra. D’après des missionnaires de la région en 1939 la ferme était prospère car elle entretenait quinze familles juives.
 
Mais le  tremblement  de terre de Safed en 1837, le nouveau gouverneur  Mohamed Ali et son délégué le fils  d’Ibrahim Pacha qui fut gouverneur en Eretz Israël changea la tournure des événements et ce fut la perte de la ferme agricole. Elle se trouvait sur les hauteurs du mont Méron, près de Safed et portait le nom arabe de Jarmak. Aujourd’hui cette implantation  encore connue sous ce nom est en ruine. En 1840 Bacq imprima Le Service Divin  d’Ahida. En 1841 Israël Bacq marqua une page historique car de la haute Galilée il s’installa à Jérusalem où il ouvrit la première imprimerie hébraïque de Jérusalem. Moshé Montefiore et Yéhoudit  sa femme  décidèrent de le soutenir et lui envoyèrent une imprimante d’Angleterre en 1843. Bacq lui donna le nom de Montefiore en signe de reconnaissance. De nombreux livres furent illustrés  en première page avec des photos du Mur des lamentations ou encore celles du Temple. Il imprima également de nombreux livres sur les connaissances du pays, livres écrits par des écrivains du pays comme : Les amours de Jérusalem du Rabbi Haïm Horwitch en 1844 ou encore la première édition des céréales du pays  du rav Yéhossef  Schwartz en 1845.  Il s’occupa avec dévouement et efficacité de la communauté des Hassidim de Jérusalem et entreprit de rénover leur habitat et de moderniser les maisons avec l'aide financière de Montefiore. En 1865 il participa à la fondation de  la grande synagogue ashkénaze dans le quartier juif de la vieille ville : Téféret Israël, (la Gloire d’Israël). Comme il était le seul à tenir une imprimerie hébraïque à Jérusalem, Israël en eu le monopole. Au début des années 60  Yoël Moshé Salomon ouvrit son imprimerie puis deux autres virent le jour et elles imprimèrent ensemble le journal du nom Alévanon. Bacq sortit alors l’édition du journal  Havatselet  pendant la période où le peuple d’Israël était à l’écoute des nouvelles inquiétantes des monts de Judée et de Jérusalem ; la première publication sortit en 1863.
 
Le  journal  Havatselet fut repris en 1870 par son gendre Dov Frumkin ; ce dernier lui donnera une orientation à la fois religieuse et moderne. Cette tendance sera combattue par les cercles les plus orthodoxes et plus tard par les cercles laïques. Lorsque l’imprimerie fut fermée, la machine de Moshé et Yéhoudit Montefiore fut conservée comme objet historique à l’imprimerie de Lion Eifchtein à Bat-Yam où on peut encore la voir. Israël Bacq contribua ainsi de manière efficace au développement de la langue et de la culture hébraïque au pays.
 
Nissan Bacq (1815-1889) le fils d’Israël Bacq fut un imprimeur et homme public dans le vieil ychouv au 19ème siècle.  Natif de Braditchev en Russie il monta au pays avec sa famille à l’âge de 15 ans et travailla tout de  suite dans l’imprimerie de son père à Safed. Dès l’âge de 20 ans il dirigea la ferme agricole que son père acheta sur les hauteurs de Méron et c’est là que vit le jour son fils ainé. Moshé Montefiore et sa femme Yéhoudit lui firent l’honneur d’assister à la Britt Mila qui se passa dans la ferme. En 1839, la ferme fut abandonnée et il suivit son père à Jérusalem et dans toutes ses activités. Il fut l’initiateur du premier quartier religieux près de la porte de Damas, en dehors des remparts qui prit le nom de Kiria-Na’mna  (le faubourg de la fidélité, en souvenir de Montefiore et Yéhoudit) mais qu’on ne connaîtra que sous le nom de Beit-Nissan. Nissan a été l’âme, l’esprit et le souffle de la création la synagogue Téféret Israël (la Gloire d’Israël) connue presque exclusivement sous le nom de Synagogue Nissan Bacq ce qui lui valu une grande notoriété. Il fut le responsable et le comptable de cette synagogue jusqu’à sa mort. Il fut aussi l’initiateur du quartier des Yéménites kfar Silouah près du village arabe kfar Silouan. Après sa mort en 1889 ses enfants continuèrent de travailler dans l’imprimerie plusieurs années.
 
VI) L’hôpital Italien. Coin de la rue des Prophètes et de la rue des Tribus d’Israël (Chivtéi Israël)
Le bâtiment a été construit dans le style Renaissance entre les années 1912 et 1919 par l’architecte italien Antonio Barluzzi. L’architecture du bâtiment et de l’église ressemble étrangement à ceux de Florence ou de Sienne. Ce même architecte à construit les églises Dominus Flavit et Gat Shémani sur le mont des oliviers, ainsi que l’église de la visitation à Ein Kerem.  Le but du gouvernement italien était de s’implanter en dehors des murailles en construisant plusieurs bâtiments comme l’hôpital et le consulat qui se trouve aujourd’hui rue du rav Kook. L’hôpital italien servit  successivement  d’hôpital, de base militaire et aujourd’hui il abrite des locaux du ministère de l’Education et de la culture israélienne.
 

VII) L’hôpital Meyer Rothschild. 37 de la rue des Prophètes

En 1854 un hôpital fondé grâce aux soins de Meir Rothschild vit le jour dans le quartier juif de la vieille ville avec dans sa cour un Talmud Thora sépharade. L’hôpital fonctionna pendant plus de  trente ans jusqu’à ce que  la population juive de la vieille grandisse et avec elle le nombre de nécessiteux ; Les conditions de soins devinrent alors très difficiles à assumer et ils cherchèrent une solution au problème. Le docteur Isaac Schwartz qui dirigeait cet hôpital se tourna vers le Baron de Rothschild  et lui demanda de construire un nouveau bâtiment pour cette institution  et c’est ainsi que vit le jour le nouvel hôpital Rothschild en dehors des remparts. Il fut inauguré en 1888 et dans la cour centrale a été gravé l’événement en trois langues : Hébreu-français-arabe. Dans cette même cour la pierre de fondement est toujours exposée et à l’origine on avait enterré une jarre sous cette pierre avec à l’intérieur un texte rappelant l’événement. Pendant la première guerre mondiale l’hôpital fut fermé  et lorsqu’il rouvrit  en 1918 il passa sous le contrôle de l’hôpital Hadassa. Ils agrandirent les locaux et des 24 lits existants ils en installèrent 90. Abraham Tiho y dirigea le service ophtalmologique et à l’étage supérieur le docteur Helena Kagen dirigea le service de pédiatrie. En 1939, les services médicaux de cet hôpital furent transférés dans le nouveau complexe du mont Scopus et ce bâtiment sert aujourd’hui d’institut d’éducation professionnel de l’université Hadassa.
 
VIII) Le consulat éthiopien Au 38-40 rue des Prophètes
Au coin de la rue de la Prophétesse Dvora le consulat se dresse sur trois étages. Sur la façade du bâtiment  on peut voir le symbole de la royauté éthiopienne ; un jeune  lion couronné portant une croix et un drapeau. La reine de Saba  aurait reçu en cadeau de la part de Salomon le drapeau de Yéhouda dont le symbole est le lion. Sur un autre fronton   juste en dessous du premier la couronne d’Ethiopie avec ses couleurs : celui du millenium (3000 ans) la couleur jaune, couleur du désert ; le vert couleur des terres agricoles qui foisonnent dans le nord du pays et qui représentent 45% de la superficie du pays et le rouge.
 

 

IX) La maison Probst. 42 rue des prophètes.

Au coin de la rue Adler, la maison Probst abrite aujourd’hui l’école professionnelle de l’O.R.T. C’est sur ce terrain vague que le sultan ottoman décida de construire une maison en l’honneur de la visite Tsar Guillaume II  et de sa femme à Jérusalem. Le voyage du Tsar fut organisé par la célèbre agence de voyages spécialisée dans les voyages du « pays ancien » : l’Agence Thomas Kook et enfants. Après la visite de l’empereur les Allemands rachetèrent cette maison au gouverneur ottoman  et l’église protestante germanique décida d’y transférer son siège (Beit Abrost : siège de la communauté) qui était alors dans la vieille ville. La maison à deux étages que nous voyons aujourd’hui date du début du 20ème siècle, elle avait une salle communautaire, une salle à manger et plusieurs chambres à coucher. La croix et le serpent symboles des empereurs russes qui ornaient la façade ont été retirés plus tard du mur du bâtiment mais sur le côté ouest est encore gravé un chapitre des psaumes : Présentez vos salut de paix à Jérusalem Qu’ils soient heureux ceux qui t’aiment. Sur son mur Nord est gravé : Notre D. est notre forteresse.
 
X) Yas Sarah : Au 43 de la rue des Prophètes
La bâtisse de deux étages a été construite à la fin du 19ème siècle pour loger des femmes russes qui venaient en pèlerinage au pays. Yad Sarah  est une association fondée en 1980 ; elle prête tout genre d’appareillages médicaux et aide au rétablissement des malades et des personnes âgées. L’association porte le nom de la grand-mère d’Uri Lupolianski, Sarah qui ne revint pas de la Shoah.
 
En 1970, un jeune professeur d’école religieuse, marié, père de deux enfants, a emprunté à un voisin un inhalateur pour l’un de ses enfants malades. Les  inhalateurs étaient rares et chers en ce temps et tout le monde ne pouvait pas se permettre d’en acheter. Se rendant compte qu’ils étaient indispensables à la population  Uri en acheta quelques-uns  afin de pouvoir les prêter. " Immédiatement, raconte Uri Lupolianski, des gens commencèrent à me donner toutes sortes d’appareils médicaux qu'ils avaient achetés et dont ils n'avaient plus l'usage: des béquilles, des déambulateurs, des inhalateurs et même des fauteuils roulants. Notre petit appartement fut très vite submergé par ces dons." Ainsi cette association a but non lucratif  vit le jour dans le  wagon d’un train de couleur bleu installé près des anciens locaux de Yad Sarah (qui ont dû déménager pour s’agrandir ; ils se trouvent aujourd’hui rue Herzl).  
 
 Ce wagon a été offert par le gouvernement anglais à l’Etat d’Israël pour la nouvelle voie de chemin de fer  mais il s’est avéré que la largeur des roues de ce wagon ne correspondait pas à la largeur des rails de cette voie de chemin de fer, il a donc trouvé son utilité pour l’association Yad Sarah. Il sert aujourd’hui de centre de visiteurs. Près de ce wagon  Uri Lupolianski a ouvert une yéshiva qui porte  le nom de son petit fils décédé après avoir subi des soins dentaires qui avec le temps s’infectèrent et provoquèrent la mort du jeune garçon. Ce jeune professeur Uri Lupolianski est  actuellement maire de Jérusalem, père de douze enfants et grand-père de nombreux petits-enfants.
 
XI) La maison Thabor. Située au 58 de la rue des Prophètes.
Cette maison fut construite en 1889 par Conrad Schik, architecte renommé et missionnaire protestant originaire allemand. Deux terrasses fermées surplombent la rue  et sur l’une d’elles est gravée le mot Thabor choisi par Conrad en référence à un verset des Psaumes (89-13) : A toi le ciel ! A toi aussi la terre ! L’univers et ce qu’il renferme, c’est toi qui as tout fondé. Le nord et le midi, c’est toi qui les as crées ; le Thabor et le Hermon acclament ton nom. Sur sa façade sont également inscrites deux lettres : Alpha et oméga, le premier et dernier mot de l’alphabet grec. Elles symbolisent le pouvoir de Dieu selon le nouveau testament : Je suis l’alpha et l’oméga, le début et la fin. Schik  mit  aussi  une touche d’ancien  dans  sa  maison. L’architecte a vécu de nombreuses années dans cette maison jusqu’à sa mort en 1902. Les Juifs s’adressèrent à lui pour construire les quartiers unifiés de la nouvelle ville. Il fut  également un des  grands chercheurs de son époque et fit d’importantes découvertes sur des lieux et des vestiges archéologiques dans Jérusalem. Il est enterré au cimetière protestant du Mont Sion.
 

 
 
Sur les murs du Beit-Thabor des inscriptions anciennes sont gravées   en hébreu, en samaritain et en grec. L’inscription hébraïque : « La limite de Gézer » (inversée) sur la porte de la bibliothèque a été gravée sur une pierre des environs de Gezer, ville biblique connue dans la région de la plaine côtière. L’inscription samaritaine  sur le mur de la deuxième pièce  est gravée sur une pierre grise de 37 /57cm ; dessus, il est inscrit des paragraphes du livre des Nombres. Elle vient apparemment de (Schrem) Naplouse, quartier des Samaritains. L’inscription grecque est la copie d’une inscription qui se trouve dans un musée de Jérusalem. Des avertissements pour les étrangers y sont inscrits, comme par exemple, de ne pas rentrer dans la limite de la Sainte maison. Pendant la période du mandat britannique la maison fut occupée par une fondation spéciale qui formait les missionnaires protestants. Elle  sortit  un journal spécialisé connu sous le nom : De Tabhoriane à Thabor,  Thaboriane étant l’Anglais  a qui appartenait cette maison. C’est l’une des premières maisons intéressantes de la nouvelle Jérusalem. Aujourd’hui elle appartient au séminaire théologique suédois protestant. Les jeunes étudiants viennent des pays scandinaves et y étudient la bible, l’hébreu, les connaissances de Jérusalem et du pays.    
 

XII) La maison Hunt. 64 de la rue des Prophètes.

En 1854, le peintre vint pour la première fois en Eretz  Israël à la quête  de sujets bibliques pour ses peintures. Hunt apprit beaucoup en matière de peinture  et  il découvrit et apprécia la communauté juive de Jérusalem. Lors de sa troisième visite (sur quatre) au pays, en 1869, Hunt construisit sa maison. Il s’illustra par ses peintures sur Jérusalem et ses alentours. William-Holman Hunt (1827-1910) fut  l’un des fondateurs de l’école préraphaélite. A la tête d’un groupe de peintres anglais de l’ère victorienne et sous l’influence de Ruskin ils se donnèrent comme modèles idéales les œuvres des prédécesseurs de Raphaël. (Une inspiration littéraire et symbolique, biblique ou historique, caractérise les principaux membres de la confrérie « préraphaélite »
 

 
Héléna Kagen fut la première femme pédiatre en Israël. Elle fit son Alya de Russie en 1908 et s’installa à Jérusalem dans la maison de Hunt. Elle demanda un permis de travail aux Turcs mais elle se le vit refuser. Elle travailla comme infirmière  dans un hôpital qui servait aussi de maison d’arrêt jusqu’à la première mondiale. Dans cet hôpital  elle fit la connaissance de nombreux  sionistes et elle se joignit à leurs activités clandestines discrètement  pour ne pas perdre son travail mais elle fut découverte par la direction de l’hôpital et fut  licenciée sur le champ. Elle essaya de soigner des enfants mais toutes les portes se fermaient devant elle, personne ne voulait croire qu’il existait un médecin femme et de plus une spécialiste rn pédiatrie, cette nouveauté apeurait toutes les familles qui lui refusaient  ses soins et pourtant elle continua avec obstination son métier. Elle arriva même à sauver un bébé d’une famille ultra  orthodoxe de Méa Shéarim qui lui refusa l’aide qu’elle leur proposa à plusieurs reprises mais grâce à son insistance et au manque de choix des religieux ils acceptèrent ses soins et le bébé fut sauvé.
 
Cet homme est aujourd’hui Yéhouda Méshi Zaav, le fondateur de l’organisation « d’identité des victimes après les attentats » זק"א. Helena combattit longtemps avant d’obtenir entre 1918  et 1925 un poste de directrice du département de l’hôpital Rothschild où elle put enfin pratiquer la pédiatrie. C’est grâce à Helena Kagan que la Tipat Halav a été crée en Israël. La vie sentimentale d’Helena Kagen fut un échec, elle fut seule, très seule et bien qu’encore jeune elle ne trouva guère de mari. Par manque de contacts elle se mit en ménage avec un officier anglais qui jouait du violon pendant qu’elle se mettait au piano mais leurs relations ne plurent pas à son entourage et elle fut obligé de le quitter pour garder son travail.
 

Rachel

Rachel Blaustein, dite Rachel, est née le 24 septembre1890 à Saratov  au bord de la Volga  en Russie. C’est sur les conseils de David Lévine qu’elle arriva à Jérusalem parce que l’air était pur et que sa santé en dépendait, c’est dans le domaine d’Hunt qu’elle s’installa dans une petite maison annexe dont les murs extérieurs étaient plâtrés, entouré d’un jardin fleuri et odorant. Face à sa fenêtre un poirier la rendit si heureuse qu’il lui inspira un poème au moment de sa floraison.
 

XIII) L’hôpital allemand. 51 rue des prophètes.

En 1851 l’hôpital allemand tenue par les sœurs diaconesses vit le jour dans la vieille ville et il fut transféré dans la nouvelle ville pour des raisons salutaires. Situé  au  coin de la rue Strauss, l’hôpital allemand porte le nom de Joseph Zin qui fut  médecin et directeur de l’hôpital Bikour Holim qui se trouve à côté. C’est un  bâtiment  construit par  les Allemands et qui a été inauguré en 1894  sous la domination ottomane. Sa construction en forme de lettre R  רen hébreu  comporte deux branches principales : une du côté de la rue Strauss et la deuxième du côté de la rue des prophètes. L’aile centrale a sur sa façade d’angle  une tour avec son clocher ressemblant à une construction allemande de la même époque. Les infirmières qui s’en occupaient étaient des religieuses protestantes allemandes. L’hôpital fut considéré comme l’un des meilleurs et l’un des plus réputés de la ville sainte ; de nombreuses personnes  s’y rendirent.  C’est un bâtiment de deux étages dans lequel se trouve une petite église. Au-dessus de cette église, sur le côté de la rue Strauss, une colombe est gravée sur un linteau, symbole de l’ordre  des sœurs diaconesses, ainsi que des paroles de la Bible en allemand « parce que je suis Dieu, ton médecin ». Pendant la deuxième guerre mondiale, l’hôpital fut réquisitionné par les Anglais qui l’utilisèrent pour leurs soldats blessés.
 
Des mains des Anglais, l’hôpital passa aux mains des Juifs qui le rebaptisèrent Zin.  Cet hôpital fut très important au moment où celui d’Hadassa au mont Scopus était dans l’enclave jordanienne, entouré de positions militaires  et où son accès était quasiment impossible.  Le passage des convois était seulement admis après le contrôle de l’O.N.U.  L’hôpital Zin fut sous la direction de l’association de l’hôpital Hadassa et il fut indispensable jusqu’à la création de Kiriat-Hadassa dans la nouvelle ville.
 

XIV)  La maison de l'ordre des medecins.

Face à l’hôpital Bikour Holim, au coin de la rue Strauss, ce bâtiment est occupé par l’Académie de médecine, des bureaux une bibliothèque et des salles de réunion.            Il  a été construit en 1955 par l’histadrout médicale.
 

XV)  L’hôpital Bikour Holim  Au coin des rues Strauss et des prophètes.

En 1855, l’hôpital Bikour Holim dans la vieille ville de Jérusalem était dans les mains de juifs ashkénazes et grâce à des volontaires dévoués  qui  rendaient visite aux malades il prit le nom de Bikour Holim. L’hôpital de la vieille ville qui existait grâce aux dons des Juifs Hollandais et Allemands, était à la frontière du quartier juif et du quartier arménien. Avec l’agrandissement de la nouvelle ville et le nombre important d’habitants  l’hôpital fut transféré dans la Jérusalem moderne. Celui de la vieille ville devint alors la résidence des incurables. Le bâtiment de la nouvelle ville fut construit sur une terre rocailleuse. La première pierre fut posée en 1904  sous la domination ottomane. Sur un journal de l’époque un journaliste écrivit l’article suivant : « Mardi, le 29  du septième mois de l’année 1904,  se sont rassemblés des Juifs dans de magnifiques tentes installées tout autour du futur bâtiment afin d’en délimiter le périmètre ».  Grâce aux bienfaits de notre puissante administration, le gouvernement ottoman n’a pas pu s’élever contre ce projet. Par manque d’argent, la construction s’est étalée sur plusieurs années et le bâtiment a été inauguré à Pessah, (entre la première et deuxième fête) pendant la période du mandat britannique »

 
hiël Mihal Pinès, écrivain et responsable de nombreuses activités au sein du pays fut l’un des premiers dirigeants de Bikour Holim. Un moshav dans la région du Sharon porte d’ailleurs  son nom.  Avec beaucoup de mal il arriva à clôturer le budget qu’exigeait l’entretien de l’hôpital et grâce à ses  prouesses, ses descendants disaient que cet hôpital   a continuait d’exister  grâce à un  miracle. (Jeu de mots en hébreu de Pinès). פינס-פי- נסPinhas Grayavosky fut  le secrétaire de l’institution pendant de nombreuses années c’est lui qui servait d’agent de liaison entre l’hôpital et la population de Jérusalem.
 
XVI)  L’église évangelique de la mission anglaise. 55 de la rue des Prophètes
Elle a été construite sous la domination britannique  à côté du consulat d’Allemagne  dans le quartier de Zihon-Moshé. Lorsque les Allemands eurent accroché le drapeau de service  avec la croix incurvée, un jeune juif  audacieux s’est faufilé  a enlevé le drapeau et l’a détruit. Plus tard, le mouvement clandestin fit exploser le consulat. Les ruines de ce consulat passent par l’actuelle rue Raoul Wallenberg ouverte en 1984 ; elle porte le  nom du diplomate suédois qui sauva de nombreux juifs hongrois durant l’enfer nazi. Raoul Wallenberg, diplomate suédois, réussit à sauver près de 30.000 Juifs à Budapest. En poste à l’ambassade de Suède, Raoul Wallenberg  distribua des quantités de certificats suédois de protection à des Juifs menacés. Il fit flotter le drapeau de Suède ou des drapeaux de pays neutres sur des maisons où purent s’entasser, relativement à l’abri, ceux qu’il a arraché à la déportation. Il arriva même à sauver 500 Juifs déjà entraînés dans « la marche de la mort ».  Son dévouement, sa hardiesse,  son courage lui valurent une place tout à fait respectée parmi les « Justes des Nations » à Yad Vashem. En reconnaissance des dizaines de milliers de vies juives qu’il a sauvées, l’Etat d’Israël a émis un timbre à son effigie  en 1982 l’année où il aurait dû avoir 70 ans. Il disparut un beau jour et on a perdu entièrement sa trace depuis janvier 1945.
 

 
XVII)  La maison de Joseh Navon Bey.  59 rue des prophètes.         

La maison de Navon Bey ou Beit Manahaïm est une maison à deux étages dont le nom est tiré du livre de la Genèse - Berechit 32:3 : Jacob dit en les voyant [les messagers de Dieu]: "Ceci est le camp de Dieu". Et il appela cet endroit Mahanaïm.Au dessus de l'entrée principale est sculpté le nom de Mahanaïm.  Son constructeur Christian Frederick Spitler de Bâle(Suisse) la fit construire en 1869pour la fondation missionnaire Beth Ahim. En 1873, la maison passa à un autre suisse, le banquier et homme d'affaires Johannes Jacob Frutiger (1836-1899). C'est lui qui donna son nom à la maison en se basant sur son propre prénom : Jacob. Il y vécut jusqu'en 1885 avant d'emménager dans une maison encore plus belle, Beth Mahanaïm haShéni. La maison fut vendu à Yosef Navon Bey(1858-1934), un riche homme d'affaires juif associé de Frutiger  qui fit construire la voie ferrée Jérusalem-Jaffa et qui fut l’un des donateurs des nouveaux quartiers de la capitale.  Navon y habita jusqu'à  sa mort. Le lieu passa ensuite de mains en mains, et depuis les années 1970, un restaurateur s’y est installé.

Le nom de Mahané Yéhouda n'est pas l’origine du nom du souk ; c’était celui du quartier d’en face  qui a été fondé en 1887 et où ont été bâti 162 maisons. Trois associés ont participé à sa création : Yohann Protiger, Joseph Navon et Shalom  Konsatrum. Le quartier portait le nom de Yéhouda  Navon, le frère de Joseph Navon.
 
Au fur et à mesure du temps, le souk  prit le  premier nom de ce quartier : Mahané Yéhouda. Le quartier d’Abou Tor ou Giv’at Hananiya se trouve près de celui de Beit Yosseph crée en 1888. Ce quartier juif a été également fondé par Joseph Navon qui lui a donné son prénom. Plus tard, les habitants de Beit Yoseph ont été obligé d’abandonner leurs appartements pour des raisons de sécurité et les Arabes les occupèrent immédiatement. En 1948, la partie haute de Beit Yoseph fut conquise par Tsahal. Lors de l’opération Kalishon. La partie Est du quartier resta dans les mains des Arabes et la ligne frontalière traversa le quartier.

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XVIII) Le cloître saint Joseph.  Au 66 de la rue des prophètes. 

Le cloître tenu par des sœurs franciscaines  fut terminé en 1893. Ce couvent est un beau monument de style néoclassique construit en plusieurs étapes entre 1887 et 1930 autour d’une cour intérieure. L’origine de l’Ordre des sœurs Saint Joseph date de 1832. Elles arrivèrent  dans la Jérusalem  ottomane en 1846. Elles furent parmi les premières religieuses catholiques à s’être installées au pays. En 1884, elles achetèrent des terres dans la nouvelle ville, firent construire un couvent qui fut achevé trois ans plus tard. Les sœurs françaises de l’ordre de saint Joseph qui avaient au début des années 1880 ouvert une école dans la vieille ville ont poursuivi leur activité  d'enseignantes  dans le couvent actuel jusqu’à la seconde guerre mondiale. Un hôpital a ensuite occupé les locaux pendant plusieurs  années avant  que « l’Ecole française » devenue depuis un lycée ne s’y installe en 1967. Limité d’abord à une école  primaire,  l’établissement accueille aujourd’hui un peu plus de deux cents élèves, repartis sur quatorze niveaux de la maternelle à la terminale. Ce sont des personnes charitables également au service des malades de  l’hôpital français  Saint Louis  proche de la porte nouvelle.
 

XIX) L’hôpital anglais. 82 rue des prophètes.

Situé au Nord de la place de l’indépendance (Hérout)  il fut bâti en 1896 par des missionnaires anglais (La société de Londres pour la diffusion du christianisme à l’approche des Juifs)  sous l’occupation turque et on l’appelait : l’hôpital de la mission pour les Juifs. La maison a été reprise par d’autres missionnaires et  sert aujourd’hui de centre chrétien anglican de Jérusalem. Dans la cour  se trouve une pierre carrée, creuse, un des chaînons de l’aqueduc romain qui passait là et qui approvisionnait la ville de Jérusalem en eau au deuxième siècle de notre ère. Une aile de l’hôpital a été vendue aux Juifs et fut transformée en logements. Elle est surnommée : Beit Adéguel ou la maison du drapeau parce que pendant la période du mandat britannique cette aile a servi de résidence aux policiers anglais. Lors des opérations de terreur contre les Juifs, les Anglais ouvrirent le feu sur les maisons juives environnantes. Avec la fin du mandat britannique lorsque les Anglais quittèrent la maison la police militaire israélienne occupa le bâtiment. La garnison qui était sur place  prit le drapeau israélien et le plaça en haut du bâtiment d’où le nom de Beit-Déguel. Pendant la guerre d’indépendance lorsque les relations entre la nouvelle ville et l’hôpital Hadassa du mont Scopus furent coupées le bâtiment de la mission anglaise servit d’hôpital jusqu’à l’ouverture du grand hôpital de Kiriyat-Hadassa. L’immeuble fut vendu plus tard à une société privée et celle-ci l’a détruit pour reconstruire un nouvel  immeuble en 1966.
 

XX) Le mémorial Davidka. Place de la liberté- au coin de la rue des prophètes

Ce mémorial rappelle le souvenir des combattants de Jérusalem morts  pendant la guerre d’indépendance. Il représente le béret « chaussette » des soldats de l’époque, le canon crée par David Leibowitch dans son kibboutz qui fut la première arme israélienne qu’employaient les soldats de la Haganna et d’Etzel.
 

 
David Libowitch immigrant clandestin  mit le pied sur la terre d’Israël en 1827 et débarqua directement à Mikvé Israël. Débrouillard de nature, Elia Kraozé lui proposa de travailler dans l’atelier mécanique de l’école. Il accepta avec enthousiasme  et commença à réparer toutes les machines qui posaient un problème, il se mit à construire de nouvelles machines mécaniques  et  même à mettre en marche un engin spécial  que Charles Netter avait apporté de France dans ses bagages. C’était une immense machine qui prenait tout un pan de mur et qui avait l’avantage, dès qu’on la mettait en route, de faire fonctionner plusieurs appareils mécaniques, ce qui faisait que plusieurs personnes pouvaient soit réparer, soit fignoler, soit créer une multitude de choses côte à côte. En 1929, des membres de la Haganah arrivèrent dans la ferme école de Mikvé Israël et trouvèrent dans l’atelier de Libowitch les meilleures conditions requises pour organiser leurs activités clandestines et ils s’y installèrent. Le projet d’aider les membres de la Haganna plut à David qui  n’était jamais à cours d’inventions et il commença à récupérer tout le matériel qu’il trouvait au sein de Mikvé Israël pour  fabriquer toutes sortes d’armes. Ce fut en effet très varié car il fabriqua aussi bien des grenades que des canons. Le premier qui prit son nom : Davika (David) n’était à l’origine qu’un gros tuyau de fer trouvé quelque part dans l’enceinte du terrain. Il en fabriqua encore quatre autres, plus petits et plus perfectionnés mais ces canons ne tuèrent jamais un ennemi. Ils ne faisaient qu’effrayer les Arabes à cause de leur bruit infernal et de la fumée qu’ils provoquaient lors de leur allumage. Il y eut seulement deux morts à cause de ce canon et ce fut malheureusement deux Juifs qui en essayant de le faire marcher, trouvèrent la mort.
 

 

 
 
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