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27/03/2009
HILLEL YAFFE.
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Dans toutes nos villes nous retrouvons les mêmes noms de rues de personnages célèbres qui ont contribués à la création de notre Etat. Pourtant certains, comme Hillel Yafé, restent dans l'ombre sans aucune raison valable.
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Moshav Hillel en souvenir d'Hillel Yaffé
Le premier verger.
Face à un verger des pionniers de Hedera se trouve la route qu’ils tracèrent de leurs propres mains en cassant les pierres des environs. Cette route où plutôt ce chemin carrossable reliait Hedera à Zirhon Yaacov en passant par Benyamina, Zarkonya et Shouni. C’est ce chemin qu’empruntait le docteur Hillel Yaffé sur sa monture deux fois par semaine pour se rendre d’une implantation à l’autre, aucune autre route n’existant alors. Il mettait deux bonnes heures pour aller d’un point à l’autre. (Aujourd’hui, si l’envie nous prend de nous promener on peut y accéder par le chemin qui mène au parc de loisirs des enfants Shcvil Atapouz et qui se trouve près de Gan Shmouël).
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Ce sont les trois petits enfants du docteur Hillel Yaffé qui demandèrent à un guide d’organiser une conférence guidée sur les traces de leur grand-père, région où il a travaillé et qu’il a tant aimé. Ces petits enfants vivent maintenant à l’étranger mais ils ont hérité de la famille Yaffé la propriété de Zirhon Yaacov qui se trouve jointe à la propriété des Leng.
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A la mémoire d'un grand homme.
Hillel Yaffé a été un grand médecin et un grand politicien pendant plus de dix ans.
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Contrairement à beaucoup d’hommes politiques ou de personnages qui ont marqué le destin d’Israël et dont le nom est rappelé dans chaque ville nous ne trouvons aucune rue à son nom dans aucune ville ou peu d’endroits rappelant son souvenir à part l’hôpital de Hedera et un village au dessus de la vallée de Houla : Beit Hillel.
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Le docteur Hillel Yaffé n’a pas séjourné longtemps à Hedera mais son âme et son cœur ont toujours été près des pionniers de cette ville, il les a aidé matériellement, moralement et physiquement. Il a commencé à chercher une solution pour assécher les marais qui envahissaient la région, dès 1931 il entreprit d’ouvrir des réserves naturelles dans le Nord du pays et les premières maisons de la future ville virent le jour lorsque l’implantation ne comptait alors que 200 habitants.
Les marais sont le résultat d’une structure topographie et morphologique de terres particulières et aussi celui de la négligence du gouvernement ottoman, qui, pendant plusieurs centaines années a gouverné le pays en négligeant le problème. Un septième des terres de Hedera n’était composé que de marais qui entouraient la région comme une couronne mortuaire. A cette époque, les moustiques anophèle se multipliaient et furent la cause des épidémies de malaria.
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Durant les premières dizaines années de la création de l’implantation, la moitié de la population et des ouvriers moururent de la malaria ou de ses dérivés.
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Né à Krin petit village de Russie en 1864, Hillel faisait partie d’une famille de cinq enfants. Son père commerçant et cultivé permit au futur docteur de lui donner une éducation approfondie sur le judaïsme et ses traditions. Dès son adolescence il fut envoyé en Israël pour étudier au Gymnasia de Tel Aviv afin d’approfondir ses connaissances. Après de brillantess études il commença sa médecine en Suisse et se spécialisa en ophtalmologie à Paris. Dans un même laps de temps il se rapprocha du mouvement sioniste. Il commença à publier ses travaux de recherche en ophtalmologie qui lui valurent un énorme succès dans la communauté de la recherche. Le choix des études qu’Hillel Yaffé choisit et finit n’avaient qu’un seul but celui de venir professer en Eretz Israël
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A Paris il reçut le titre officiel du meilleur spécialiste mondial des soins de la malaria.
En 1890 son père décéda et il retourna dans sa famille au moment du deuil. En 1891 il décida de monter en Israël. Il fit tout d’abord une escale en Turquie pour obtenir un permis de professer au pays car Israël était gouverné par les ottomans. Arrivé au pays il décida d’abord de le visiter et pour cela il se rendit à Jérusalem et dans les premières moshavot qui voyaient le jour. De Jérusalem il sera très déçu car il n’en verra que les quartiers des religieux, pauvres, mal entretenus, enfermés dans leurs idées et leurs coutumes. Il sera agréablement surpris par les pionniers des premières moshavot qui représentaient tout le contraire des Juifs de Jérusalem, c'est-à-dire le travail avec ardeur, l’ambition, l’optimiste, le sionisme, un certain idéal et la joie de vivre.
En 1894 il commença à travailler à Haifa et ouvrit une pharmacie grâce à de généreux donateurs de la communauté russe. Il fut appelé à travailler dans la ville de Tibériade et là il découvrit une population mélangée : des Juifs ashkénazes, sépharades et des arabes qui vivaient tous côte à côte. Il s’y installa et y travailla deux ans puis il retourna à Zirhon Yaacov où il créa de toutes pièces un dispensaire où il recevait jusqu’à 180 malades par jour !
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Centre médical Hillel Yaffé à Hedera
De temps en temps il prenait le temps d’aller à la mer pour se baigner et un jour il faillit se noyer ; c’est grâce à un Arabe de la famille El Baroumi qu’il fut sauvé et il resta longtemps en relation avec lui car chez les Arabes celui qui sauve ou qui est sauvé par une personne est un « frère » mais après l’indépendance la famille El Baroumi abandonna son village et bien que ses petits enfants firent des recherches on ne retrouva jamais la famille El Baroumi.
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En 1894 Hillel Yaffé organisa le premier congrès des 18 moshavot déjà existantes pour essayer de résoudre leurs énormes problèmes des pionniers puis il fut président du groupe « Hovévéi Tsion » (les amoureux de Sion) tout cela bien avant que le premier congrès d’Herzl à Bâle n’eut lieu.
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En 1895 l’implantation de Hedera lui offrit un terrain de 2 ares pour qu’il se sente chez lui parmi la population de cette moshava, c’est dire à quel point les relations entre le docteur et les pionniers étaient chaleureuses et amicales ; il y construit une maison qu’il n’occupa presque jamais car ses obligations professionnelles le faisaient voyager sans arrêt un peu partout dans le pays.
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En 1896 le Baron Edmond de Rothschild avec lequel il était en rapport constant débloqua des fonds pour l’achat d’eucalyptus afin d’en planter près des marécages. A l’époque ils pensaient que ces arbres absorberaient les eaux marécageuses et que les marais disparaitraient, erreur qui leur coutât très chère.
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Hillel Yaffé fut plus qu’un docteur, il fut aussi un grand politicien, il soutint les moshavot et créa une école de garçons à Yaffo. Dans le but d’accompagner Herzl qui devait se rendre à Jérusalem pour rencontrer Guillaume II, Hillel Yaffé réussit à trouver à Hedera la seule diligence disponible qui restait dans le pays car toutes les autres avaient été réquisitionnées pour l’Empereur. Herzl et Hillel Yaffé espéraient l’appui de l’empereur en faveur des Juifs, la déception fut grande car Herzl resta neutre pour soutenir une Alya renforcée et l’établissement agricole sur les terres d’Israël.
En 1902 une épidémie de choléra se déclara en Israël et Hillel Yaffé réussit à l’enrayer, il interdit à la population de sortir des implantations et mit en quarantaine les malades et leur famille afin d’arrêter l’épidémie.
Hillel Yaffé participa en 1903 à la délégation du mouvement sioniste qui se rendit dans la région d’El Arish pour voir s’il y avait une possibilité de créer un Etat Juif dans cette région, idée soumise par Herzl au congrès sioniste. Il se déclara contre le projet de l’Ouganda et dirigera le syndicat des instituteurs.
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Zarkonya
Les pionniers donnèrent ce nom à leur ferme car ils habitaient non loin du village de Jis El Zarka et choisirent ce nom rapprochant. Cette grâce à cette ferme que Benyamina vit le jour dès 1921. Ce bel ensemble architectural comprend plusieurs pièces voutées relativement grandes qui entourent une très grande cour, là des femmes dont celle d'Hillel Yaffé s’occupaient des vergers qu’ils plantèrent. Pour les arroser ils creusèrent un puits et firent un bassin attenant pour l’arrosage des arbres, la société de conservations de bâtiments a restauré dernièrement le caravansérail, le puits et le bassin.
Dans une des lettres qu’écrivit Aaron Aronshon à sa fiancée Rivka, il mentionne son passage dans cette ferme et parle aussi de ce puits et de son bassin attenant.
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Propriété Leng.
En 1927 Hillel Yaffé revint s’installer à Zirhon Yaacov et fonda un hôpital régional où il lutta contre la malaria. Le docteur Lévita et sa femme était le seul couple d’amis de la famille Yaffé, leur fille se maria avec Herbert Bentwitch un être noble, un puissant mélange d’anglais traditionnel et de juif conservant ses coutumes et ses traditions.
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Cimetière.
Mémorial d'Aharon Aronshon
Tombe d'Hillel Yaffé
Tombe de Sarah
Hillel Yaffé et Aaronshon étaient deux bons amis mais leur amitié fut interrompu par un grave conflit, Hillel accusa Aharon de lui avoir volé ses recherches sur la malaria et les avoir fait publier à son nom.
En 1912 Hillel Yaffé fonda l’école Réali à Haifa
En 1934 une grande fête fut organisée en l’honneur des 70 ans d’Hillel Yaffé
En 1936 Hillel Yaffé nous a quitté
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19/03/2009
LES FEMMES DE LA DEUXIEME ALYA.
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Tali notre guide la journée jouera le rôle de cinq femmes qui ont vécues au moment de la deuxième Alya et qui ont été les premières femmes du pays qui se sont battues pour la liberté et l’égalité dans le but de vivre dans leur pays en tant que Juives et surtout en tant que femme ouvrière agricole. Grâce à elles un faible rayon d’espoir pour la liberté et l’égalité de la femme a vu le jour. Tali se mettra dans la peau de ces femmes en jouant leur rôle comme au théâtre et elle nous chantera, accompagnée de sa guitare, tout un répertoire de chansons qui correspondent exactement à la situation de chaque pionnier ou de chaque endroit de cette époque. Elle nous conduira dans trois lieux où ont vécu ces femmes : Sédjéra, Kinnereth et Déguannia et c’est sur place qu’elle nous fera revivre intensivement la vie des éclaireurs de l’Alya la plus dramatique, la plus riche en événements, la plus difficile au niveau des conditions climatiques, financières et adaptations : La deuxième Alya.
Le premier chant que nous écouterons est le chant d’une rose, histoire d’une fleur jetée, délaissée, abandonnée, bousculée tout comme le peuple d’Israël avant la création du pays.
Première Alya : 1882
Influencés par un délégué de l’Agence Juive qui les a fait rêver en leur promettant monts et merveilles s’ils s’installaient en Israël quelques pionniers de Roumanie arrivèrent en Eretz Israël pour y vivre, ils pensaient trouver le pays de lait et de miel dont parle la Bible. Le bateau accosta à Haiffa et quelle fut leur mauvaise surprise de découvrir une ville sale, où une odeur nauséabonde planait sur la petite ville enfermée dans ses murailles, sans rues, sans trottoirs, sans jardins, une petite ville orientale qui ne ressemblait en rien à leur rêve et où les moutons paissaient dans des champs caillouteux sans verdure. Pourtant ces pionniers s’installeront au pays et commenceront à planter du blé mais les résultats seront catastrophistes et c’est à cette même période le baron Edmond de Rothschild entra en scène pour sauver la situation.
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La deuxième Alya : 1904
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Ce fut l’Alya la plus difficile mais aussi celle grâce à laquelle les fondements du pays ont été mis en place. Contrairement à la première Alya où sont arrivées des familles entières avec parents, enfants, grands parents et parenté, la deuxième Alya n’était composée que des jeunes gens et jeunes filles, très jeunes puisqu’ils avaient entre 16 et 20 ans. Les pionniers de la première Alya étaient des personnes respectant les coutumes, les traditions, et même beaucoup plus, des personnes croyant en D. honorant les fêtes et les Shabbatot et qui étaient revenus sur la terre de leurs ancêtres pour vivre librement leur religion. Il n’en était pas de même des Juifs de la deuxième Alya qui venaient principalement d’Europe, la majorité de Russie et qui étaient complètement athées. Leur seule religion était le socialisme. Ils voulaient créer un pays libre, égal pour tous, en aucun cas s’attacher à un bien matériel et le posséder. Ils étaient si convaincus dans leurs idées que pour ne rien posséder, ils changeaient de lieu de travail continuellement.
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Leur but était de créer un pays agricole, le retour à la terre, leur idée fixe, devenir des hommes qui tracent des sillons, sèment, et récoltent. Ils voulaient redonner au Juif l’image d’un homme fort, courageux, fier qui ne marche plus la tête baissée en attendant de recevoir tous les coups que lui infligèrent les nations jusque là. Un des premiers problèmes de ces éclaireurs a été de s’entendre avec les pionniers de la première Alya.
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Lorsqu’ils arrivèrent chez eux pour travailler ils furent très mal acceptés car filles et garçons étaient mélangés, les tenues vestimentaires et les idées étaient contraires aux idées des Juifs religieux. Les Anciens engageaient de temps en temps des hommes musclés, nouveaux immigrants, car ils convenaient au travail des champs mais les femmes étaient systémiquement rejetées. Aussi bien dans la première que la deuxième Alya les femmes n’avaient aucun droit sinon celui de s’adonner aux travaux ménagers. Le problème était que les jeunes femmes de la deuxième Alya arrivaient au pays avec la conviction de travailler la terre, à l’égal des hommes, elles se sentaient capables de le faire mais très peu d’entre elles y arrivèrent.
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Elles durent se battre contre tous les problèmes que les hommes rencontraient mais en plus contre ces derniers qui ne leur laissaient aucune liberté d’action. L’état d’esprit des hommes était si sectaire que l’un d’eux proposa d’épouser quatre femmes bédouines plutôt qu’une jeune fille juive car ces dernières étaient soumises aux hommes. Il alla jusqu’à demander la permission au rav Kook qui bien entendu la lui refusa.
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Ils pensèrent également se marier avec des jeunes filles yéménites de la première Alya car au moins celles-ci étaient des filles de maisons non pas comme les pionnières de la deuxième Alya mais il n’en fut pas question car les parents de ces dernières refusaient.
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Kaloariski Margaliot Haïm.
Né en 1868 en Pologne, il montera au pays en 1895 après avoir reçu son diplôme d’agronome.
Eclaireur, pionnier et militant dans l’implantation juive en Eretz Israël il se joindra au mouvement Hibat Tsion (l‘amant de Sion) Il fut le secrétaire du rassemblement Bné Moshé Il enseigna à Mikvé Israël et entre 1899 et 1923 dirigea la société Ikaï dont les activités étaient concentrées dans les implantations de Galilée. Margaliot fonda les kibboutzim de Ayelet Ashahar, Kfar Giladi, Tel Haï, Ménahaïm, gan Yavnéel, Kfar Thabor, Déguannia, Afik, Beit Zéra, etc. Il a été l’employé de la mise en œuvre du travail hébraïque. Il soutint les membres du groupe Ashomer ainsi que les relations entre les ouvriers Arabes et Juifs. Kaloarivski fut l’un des pionniers de l’organisation Brit Ashalom parce qu’elle avait de nombreuses fonctions publiques : Dans la commission nationale, dans le bureau des sujets de cautionnements, dans la direction publique, etc.
Il décédera à Jérusalem en 1947 et un moshav de haute Galilée, sur les monts Nephtali porte son prénom.
Kaloariski se consacra à créer des moshavot en Galilée et son but était d’en fonder plusieurs les unes près des autres pour que les pionniers puissent se libérer de l’emprise du Baron et de ses employés ; Il voulait les rendre indépendants en leur apprenant leur métier, les rapprocher les uns des autres afin qu’ils puissent fonder des familles et une société. C’est la raison pour laquelle il achètera des terres à Sédjéra et fondera une école agricole.
Sédjera = arbre en arabe et Ilan = arbre en hébreu.
La collectivité de Sédjéra
La première communauté agricole du pays a été crée dans la ferme du nom de Sédjéra en 1907 par les membres de Bar Giora. Elle a été l’exemple de la première expérience du travail agricole collectif. La collectivité a due gérée la direction de la ferme Sédjéra qui avait à sa tête l’agronome Eliaho Kraozé (qui a été d’autres parts directeur de Mikvé Israël) et elle a préparée et travaillée les terres agricoles de cette ferme. L’expérience fut si réussie que l’année suivante les membres de la collectivité furent appelés à se déplacer pour la surveillance des lieux et du travail agricole un peu partout dans le pays et de ce fait la collectivité fut dissoute.
Dans un restaurant sur la route, près de l’entrée de Sédjéra, se trouve un Sépher Thora qui daterait de la première Alya -1878- Toujours dans ce restaurant Tali a entendu une histoire sur la moshava qui n’est ni historique, ni certaine d’après laquelle les Juifs étant démunis d’argent aurait vendu des terres à des Arabes de la région et lorsque quelques années plus tard d’autres Juifs sortis de l’armée voulurent racheter ces mêmes terres à leurs propriétaires, il leur fallu une somme astronomique pour les récupérer. Il n’y a pas de fumée sans feu et si les bruits courent sur cette histoire peut-être a-t-elle un fond de vérité ?
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Mania Shohat.(Vilbochvitch) Sédjéra-Ilanya
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Femme aux multiples activités dans l’organisation du Mouvement du Travail, de la sécurité et de la surveillance. Elle a été l’une des premières personnes à faire partie du groupe Ahsomer «les Surveillants». Née en Russie en 1880, elle a été active dans le Mouvement Révolutionnaire des Ouvriers dans son pays. Elle a participé à la relation du massacre de Pilvé qui était à la tête de la police secrète.
Elle monte au pays en 1904 – deuxième Alya- et se joignit au bureau secret de Bar Giora. Elle se mariera avec Israël Shohat et sera très active dans le domaine de la sécurité, du travail ainsi que dans la vie politique. Elle a été l’une des pionnières de la première ferme agricole en Eretz Israël : Le collectivisme idéologique. Elle fut exilée avec son mari par les Turcs. Revenue au pays elle se consacra dans trois domaines : Public, sécurité et politique. En 1921, elle fut très active pour la défense des Juifs de Yaffo contre les agitateurs arabes qui firent couler beaucoup de sang. Après la dispersion des membres du Bataillon du Travail, elle ira s’installer à Kfar Giladi avec Israël Shohat. Pendant la dernière période de sa vie, elle a vécu à Tel Aviv où elle s’occupa intensivement des nouveaux immigrants. Elle disparut en 1961 et sa tombe se trouve dans la partie des Surveillants à Kfar Giladi.
Petite femme très forte de caractère, mesurant à peine 1,50 mètre, Mania dès l’âge de 9 ans fut très déterminée. Elle commença à faire la quête dans la cour de son école pour aider les malheureux, et elle avait déjà le sens de l’égalité et du socialisme. Plus tard ; elle organisera des manifestations qui la mèneront tout droit en prison, elle ne capitulera pas pour autant et avec l’aide de Zoubato, le gardien russe de la prison continuera ses activités. En sortant de prison elle fondera le parti travailliste mais son frère Nahoum qui vivait en Israël lui envoya un appel de détresse car il était malade et lui demandait de venir le soigner d’urgence. Sur 10 enfants que comprenait la famille de Mania plus que cinq étaient vivants, les autres avaient disparus ou s’étaient suicidés et dès qu’elle entendit que Nahoum était très malade elle décida de se rendre en Israël sur le champ. En y arrivant, son frère, en pleine santé, l’accueillit à bras ouverts. Il lui avoua qu’il n’avait trouvé que ce moyen pour la sauver des mains des Russes et la faire venir au pays. Montés sur des chevaux, Mania, son frère, Mendel Henkin et une autre femme qui deviendra son amie commencèrent à parcourir le pays pour le lui faire visiter. Ils arrivèrent jusqu’à Rishon Létsion puis dans la région de Yéhouda pour lui montrer toutes les implantations, le merveilleux travail des Juifs, l’importance du travail agricole et celui du socialisme.
Mania donnera tout son cœur et tout son âme pour le pays ; si petite de taille qu’elle était rien ni personne ne l’arrêtait, elle savait parler, elle avait le don d’obtenir tout ce qu’elle demandait, elle se battait avec toutes ses convictions et savait convaincre son public.
Le Baron de Rothschild finançait déjà depuis quelques bonnes années plusieurs implantations aux pays et il envoyait son personnel pour enseignait aux Juifs le travail de la terre
Mania décida d’aller le voir et se rendit à Paris où il l’a reçue. Elle lui expliqua que ses compatriotes étaient en dépression nerveuse à cause des Gens du Baron, que toutes les terres jusqu’à présent étaient dirigées par eux et que le travail en commun était impossible, elle lui demanda de l’argent pour que les Juifs puissent monter leur propre ferme, indépendante, créer enfin une ferme agricole israélienne. Les propos de Mania durent être assez houleux car le Baron se mit dans une colère folle et lui répondit qu’il n’était pas un membre socialiste et qu’il n’était pas question qu’elle obtienne un shekel de sa part, mais toutefois pour ne pas la laisser partir les mains vides il lui promit des terres.
Une fois ses terres promises elle se rendit chez Max Nordau, bras droit d’Herzl pour lui soutirer de l’argent, ce dernier lui répondit qu’elle n’avait pas besoin d’argent mais d’un psychologue, malgré son soutien auprès d’Herzl et ses idées sionistes, le docteur psychiatre Nordau ne fut pas convaincu par les propos de Mania. Quelques temps après Mania rentra au pays et sans perdre courage se rendit chez Elihao Kraozé qui lors de la deuxième Alya, gérait les terres de Sédjéra (Ilanïa) tout en dirigeant Mikvé Israël. Elle recommença inlassablement ses discours toujours avec autant d’ardeur et enfin une porte s’ouvrit à elle. Kraozé lui proposa de suite 3000 ares de terres avec tout le matériel agricole, les semences et même toute son aide pour cette nouvelle entreprise à la seule condition qu’elle lui apporte de la main d’œuvre. 18 pionniers (12 hommes et 6 femmes) commencèrent à travailler la terre, ils travaillaient comme des forcenés du matin au soir, sans répit, sans compter leur temps et leur fatigue. La nuit ils se réunissaient pour chanter et danser autour d’un feu de camp. (1907) La première année de travail à Sédjera fut un grand succès car ils eurent un bénéfice de 4000 lirot ce qui était exceptionnel car toutes les autres fermes étaient en déficit. Mania s’occupa aussi de la comptabilité au sein de la ferme.
Mania avait 25 ans lorsqu’elle épousera Israël, elle était déjà âgée pour l’époque car toutes ses compagnes n’avaient que 18 ou 19 ans. Elle eue plusieurs enfants mais elle en perdra aussi beaucoup.
Le problème de la surveillance était un grave problème car jusque là des Arabes gardait les environs et Mania décida d’en changer le système inefficace. Un soir elle vola le cheval du directeur de la ferme, Elihao Krauzé, le cacha et alla trouver le directeur en lui disant que des voleurs étaient venus et lui avaient volé son cheval. Le directeur endormi et affolé chercha son cheval sans le trouver et l’idée de Mania germa dans la tête d’Eliao et il accepta enfin de créer un groupe de Surveillants Juifs. Grâce à elle s’est crée le bataillon des surveillants : le Gdoud AShomer. Mania est la grand-mère de l’armée israélienne : T.s.a.h.a.l, car c’est en sa faveur que le groupe des Surveillants a été fondé qui plus tard est devenu la Haganna qui elle-même est devenue en 1948 T.s.a.h.a.l.
La vue que s’offre à nous de la vallée de Yanéel au Kinnereth, toute cette vallée verdoyante nous la devons en partie à Mania Shohat qui a fait une véritable révolution sioniste avec le travail agricole de la collectivité
Kfar Thabor
Rivka est l’une des jeunes filles qui était installée à Kfar Thabor, là où siégeait l’organisation des Surveillants : les Shomrim. Ils apprirent la venue du Baron en Israël ainsi que dans leur moshava de Kfar Thabor. Toute la communauté se prépara à recevoir le baron et Rivka fut déléguée pour représentée le groupe de pionniers. C’est grâce aux soins de Margaliot que la moshava de Kfar Thabor à été fondée mais le baron demanda à la visiter et les membres de Kfar Thabor n’avaient rien à lui offrir alors Rivka, se présenta à lui, pieds nus, car elle n’avait pas de belles chaussures et luit dit : « Nous n’avons rien, nous sommes démunies de tout, la seule chose que nous avons à t’offrir est le temps que nous passons dans les champs, le travail que nous accomplissons et tout notre idéal pour ce pays, ceci est notre seul bien !
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(Igal Alon a travaillé longtemps à Kfar Thabor)
Gan Yavnéel
Lorsque le Baron continua sa visite et arriva à Yavnéel il vit une moshava propre et entretenue à la perfection par les pionniers qui s’étaient investis pour cette visite mais à cause de cela le Baron Rothschild refusa de les aider en leur disant qu’ils n’en avaient aucun besoin.
Yéhoudit : Volontaire et guide à la ferme du Kinnereth nous reçoit pour nous parler de cette époque, époque où elle a vécue et travaillée. Née à Tel Aviv en 1926 elle arrive au Hatzer en 1957, à 31 ans. Elle nous montre ses mains avec lesquelles elle a tant travaillé la terre et elle en est fière, fière de ses mains, de son travail, fière du pays qu’elle a construit avec ses compatriotes. Aujourd’hui elle vit seule, s’occupe de son jardin, ne sort qu’avec une seule amie et très rarement et ses enfants et petits enfants viennent la voir de temps à autre. Yéhoudit sans avoir eu son bac a réussie à donner à son pays beaucoup plus que bien d’autres personnes munies de diplômes ne pourraient le faire à ce jour.
En l’espace de 10 ans, entre 1904 et 1914, la population est passée de 25.000 à 60.000 personnes. Les pionniers voulaient un nouveau monde, un monde d’égalité pour le peuple juif. Tous ces jeunes de 16 à 21 ans ne sont venus que par idéal abandonnant tout derrière eux, leur famille, leur travail, leurs amis, leur culture, la société dans laquelle ils étaient né et ou ils avaient grandi. Yéhoudit nous monte une photo (ci-dessous) pour que nous puissions nous rendre compte de leurs conditions de vie en 1908, sur les rives du Kinnereth, pas d’ombre, seuls deux minuscules arbres sur la rive apparaissent, pas d’eau, personne aux environs, aucune implantation et une température de 41° à l’ombre. Leur devise était le travail, ils leur étaient interdit de pleurer, de s’épancher, de se monter faible. Yéhoudit nous dit que jusqu’à ce jour elle ne sait pas pleurer, elle a appris à ravaler ses sanglots et à surmonter ses souffrances. C’est la raison pour laquelle beaucoup de Juifs de la deuxième Alya se sont suicidés ou sont repartis vers d’autres horizons.
Le groupe de jeunes filles que nous voyons sur la deuxième photo (ci-dessous) sont toutes des pionnières arrivées en 1901, tout droit de Russie, très souvent sans accord de leurs parents, elles arrivaient ici avec leurs vêtements locaux qui n’étaient pas du tout adapter ni au climat ni au travail dans lequel elle croyaient s’investir, mais elle n’eurent guère le choix car il n’y avait RIEN au Kinnereth et elles durent tout accepter. Elles acceptèrent les mauvaises conditions dans le seul but de devenir ouvrières agricoles, de travailler la terre, de semer, de récolter, d’être forte et fière de leur métier, mais, il y avait un mais, Ussishkin, travaillant pour l’idéal juif, refusa catégoriquement d’engager des femmes pour travailler la terre. Le seul travail de la femme, pour lui, était les travaux ménagers
Thia Liberzon. Hatser Kinnereth
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Thia, l’amie de Sarah Malkine devra faire la grève de la faim pendant un mois pour que ses parents acceptent qu’elle vienne au pays, sa mère capitule la première et influence son père qui se rend à l’évidence. Elle n’a que 15 ans mais elle est résolue à monter en Israël et ils n’ont guère le choix que de la laisser partir dans les meilleures conditions possibles de l’époque.
Thia arriva toute jeune au Hatzer Kinnereth avec sa foi et son idéal de travailler la terre comme ses ancêtres mais elle a oubliée qu’elle est une femme et à cette époque aucun homme n’essaiera de l’écouter ou de la comprendre pour qu’elle réalise son rêve. Elle trouvera compréhension auprès d’un pionnier qui accepte de lui enseigner comment semer à conditions de garder le secret et de le faire dans la plus grande discrétion Elle aura beaucoup de difficultés à s’incorporer au groupe de pionniers et à y trouver sa place.
Thia entend qu’un nouveau projet se crée à Nahallal, elle désire s’y rendre mais elle est célibataire (le restera toute sa vie) et Nahallal ne comprend que des exploitations familiales d’où la difficulté de se faire accepter. Elle y arrivera pourtant, elle aura sa ferme et y travaillera, une toute petite ferme, isolée, mais elle devra l’abandonnée car son état de santé ne lui permet plus de travailler. Quand elle y reviendra un peu plus tard, guérie, sa ferme est abandonnée personne ne s’en n’est occupé et la quitte définitivement pour aller s’installer à Tel Aviv Elle trouvera du travail dans l’usine Tnouva pour laver des bouteilles mais elle refusera et se rendra à Jérusalem mais toutes les portes se ferment devant elle ; Elle est enterré à Déguannia près de son amie Sarah Malkin.
Sarah Malkin Hatser Kinnereth
Après avoir assistée à une réunion sioniste dirigée par Elihao Feter, Sarah prend un billet pour Israël et s’envole vers le pays. Lorsque Sarah arrive en Israël elle est ébahie devant les noms des implantations du pays ; Pétah Tikva (la porte de l’espoir) Yéssod Amaala (selon une phrase biblique) tous ces noms font son admiration.
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Partie de Russie à l’âge de 18 ans Sarah arrive en Israël avec la conviction de travailler la terre, d’être enfin l’ouvrière agricole tant rêvée. Le retour à la terre, tout comme ses ancêtres, Abraham Isaac et Yaacov, mais en arrivant sur place ses illusions s’envolent car personne ne veut d’une femme pour travailler la terre, seules sont acceptées les femmes arabes qui font les durs travaux de la terre.
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A Pétah Tikva elle réussira à aller, le premier jour, à la cueillette dès 4 heures du matin et rentre ravie, le deuxième jour on la met dans un champ à désherber et elle travaille tant et de si bon cœur que qu’elle touche mène une prime pour son travail, mais le troisième jour un bébé meurt à Pétah Tikva et elle est obligée de quitter les lieux car les pionniers lui font entendre que c’est depuis son arrivée qu’il se passe des catastrophes dans l’implantation. Elle retourne au Hatzer Kinnereth. On lui propose de cuisiner et elle n’a pas d’autre choix que d’accepter mais Sarah ne sait pas cuisiner, elle n’a jamais mis les pieds dans une cuisine, en plus le nom de cuisine est un grand mot à la ferme car on la met devant quelques casseroles et des lentilles et elle doit composer un repas ! Seule avec ses lentilles Sarah doit essayer d’allumer un feu de bois car il n’y a pas de gazinière, puis elle doit descendre au Kinnereth chercher de l’eau et remonter jusqu’à la ferme avec seaux très lourds, et puis…. elle jette les lentilles sans les trier dans l’eau et laisse le tout sur le feu. Pleine de bonne volonté elle essaiera aussi de faire du pain mais sans aucune expérience le résultat sera catastrophique. Au moment du repas, les pionniers ont l’impossibilité de manger la soupe brûlée pleine de petites pierres ni le pain qui n’en ai pas, ils commencent à scander des phrases insupportables à l’intention de Sarah qui la font craquer. Après cette expérience elle ira s’installer à Zirhon Yaacov où se trouve le docteur Hillel Yaffé et travaillera à ses côtés. Là elle acquit une expérience agricole, sur les travaux ménagers et assistance au docteur.
La copine de Thia, Sarah se retrouve cuisinière tout simplement parce que c’est une femme. Elle se battra avec force et volonté malgré tous les handicaps qui se présenteront à elle, surtout à cause des pionniers qui refusent qu’une femme travaille la terre mais elle finira par être une très bonne ouvrière. Si les hommes reçoivent un salaire pour leur travail ce n’est pas encore le cas des femmes et aucune d’entre elles malgré le dur travail de la terre ne recevra de salaire. Sarah partira pour Déguania pour travailler mais elle attrapera la malaria et elle sera transportée à l’hôpital Scotland de Tibériade pour se faire soigner. Après un bref séjour là bas le docteur demande son transfert car l’hôpital est en travaux et quatre pionniers viennent pour la ramener au kibboutz. Sarah est seule, sans le sou, malade et les pionniers décident de l’aider en lui donnant un peu d’argent. Mais Sarah est idéaliste et droite, elle refuse pour bien des raisons Comment prendre de l’argent à des membres du kibboutz qui ont travaillé à sa place, qui ont perdu du temps pour l’accompagner à l’hôpital et pour venir la chercher, cet argent ne lui revient pas et malgré ses besoins urgents matériels elle les refusera.
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Docteur Hanna Maïzel
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En 1911 : Hanna propose à 11 jeunes filles pleines de volonté de créer à la ferme de Kinnereth une étable où ne travailleraient que des femmes. Grâce à des dons de femmes américaines, elle réussit à ouvrir une étable et une pépinière et apprend à toute cette jeunesse l’entretien des vaches, le travail du jardinage mais aussi à être des femmes d’intérieur. La première du groupe à accepter sera la poétesse Rachel. Docteur en botanique Hanna créa au pays les premières pépinières, les fleurs ornementales, les plantations de légumes sur une grande surface et des bananeraies.
Myriam Ostrovsky. Déguénia.
Arrivée à l’âge de seize ans et demie de Russie elle ne restera en Israël que deux ans car son père l’appel au chevet de sa mère mourante. A son arrivée, la mère étant bien portante, son père la séquestre pour l’empêcher de repartir vers des horizons inconnus. La jeune fille réussit à s’évader, à voler vêtements et passeport et revient au pays. Elle va vivre quelques temps chez des bédouins où elle apprend la traite des vaches. Elle s’incorporera à un groupe de pionniers et épousera l’un d’eux Yosseph Baratz, celui-là même qui voulait épouser les quatre femmes bédouines ! Elle aura un petit garçon Gid’on qu’elle emmènera partout aussi bien dans l’étable que dans les séminaires de Ben Shemen, école agricole, où elle restera 10 mois pour devenir professionnelle agricole. Cette femme réussira à élever ses sept enfants, à travailler dans l’étable de la ferme où elle est revenue vivre près de son mari et à étudier. Forte de caractère, elle réussit à ne faire travailler que des femmes dans son étable et aucun homme n’y pénétra
Son mari Joseph Baratz a été le fondateur de l’organisation du bien être du soldat.
12/03/2009
YAR AKEDOUSHIM.
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LA FORET DES MARTYRS
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Nous retrouvons notre adorable guide qui nous entraîne sur les pas de Léna Kihler. En souvenir de l’anniversaire de sa mort (1987) un tioul a été organisé sur le thème de la Shoa dans la forêt de Yar Akédoushim. L’organisation du Bné-Britt a fondé, dans une partie de cette forêt le mémorial des victimes de l’holocauste où toutes les cérémonies officielles avaient lieu avant l’ouverture du centre de Yad Vashem à Jérusalem. Lors de la construction de ce dernier la grotte du Bné-Brit y a été reconstituée et tous les souvenirs que déposaient les visiteurs y ont été entreposés.
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I) Notre premier arrêt se fera au monument commémoratif des rouleaux de feux œuvre de Nathan Rappaport (1911-1987). Lors de la pose des rouleaux de feux en 1970, cette impressionnante sculpture était isolée au milieu des monts de Judée complètement arides ; aujourd’hui grâce aux arbres plantés par le K.K.L, la vie a reprit le dessus à l’endroit où le souvenir de la mort régnait.
Nathan Rappaport en laissant sa sculpture (Sépher-Thora) entre-ouverte a voulu nous transmettre le message que l’histoire est un éternel recommencement et qu’à chaque génération nous nous retrouvons face à des événements similaires. Les rouleaux de la Thora, tout comme le livre d’Esther sont des livres qui se déroulent comme se déroule la vie et celle de l’histoire qui reviennent toujours ; le cercle tourne sans arrêt, il recommence inlassablement son va et vient. Nathan Rappaport a fait son Alya en 1929 mais toute sa famille a disparu dans les camps de concentration et c’est de là qu’il a tiré la force et la puissance de son œuvre.
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Premier rouleau à droite face à nous.
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Dans la partie basse de la sculpture on observe des personnages qui vont vers le ghetto, au milieu l’éducateur Yanouk Korchak qui les accompagne au camp ; devant lui quelques personnages en robes longues peuvent représenter soit des Juifs à la sortie d’Egypte, soit des religieux en état de prière, soit des femmes ou encore des Juifs à l’époque du deuxième Temple. Au-dessus d’eux, la force allemande est représentée par des casques et des lames de couteaux dont la pointe s’élance vers le haut. L’Allemand n’est pas représenté en être humain car pendant la guerre il ne s’est pas conduit en homme mais en bête. En haut les descendants de la révolte du ghetto, les nouveaux pionniers, on les voit avec des lames de couteaux, des pierres, des cocktails Molotov car ils sont maintenant forts et prêts à se défendre, ils apparaissent comme des anges.
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Rappaport ne fait aucune différence entre les camps de travail, les camps de concentration et les autres camps, pour lui cet ensemble constitue la Shoa et il l’exprime de plusieurs manières, comme par le feu et les flammes ou par l’étude de certains ou encore par d’autres personnes qui tombent et on aperçoit au milieu des flammes un visage et des mains qui se tendent vers le haut, vers le ciel, Dieu ou l’espoir.
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Les enfants des ghettos sont devenus des adultes trop tôt par la force des choses et ce sont souvent eux qui ont eu la responsabilité de leurs parents, ils s’arrangeaient pour les aider à survivre à se nourrir, le monde était à l’envers.
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La menora et le drapeau expriment la liberté retrouvée des Juifs, Les 18 bateaux sortis de France qui n’ont pas eu l’autorisation d’accoster et qui ont du repartir sont aussi rappelés sur la sculpture. Ce n’est que trois mois plus tard qu’ils reviendront au pays. Sur ce même rouleau : La Shoa reste à l’arrière et c’est l’espoir avec l’Alya.
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Le deuxième rouleau à gauche face à nous :
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En bas des soldats Juifs avec des casques, ils viennent conquérir le Cotel, c’est la guerre de 1967. En 1970 Nathan Rappaport change l’idée originale de cette partie de sa sculpture pour y incorporer les soldats et le Cotel. Conquérir le Cotel, c’est rentrer à la maison, être de nouveau chez soi. Plus haut tous les symboles du peuple juif avec le roi David et sa lyre, les anges, le Messie et l’échelle de Yaacov qui relie la terre au ciel. Au dos de ce rouleau le sacrifice du Temple, trois couvre-chefs différents, le casque du soldat juif, le béret du Palmah qui représentent l’armée et le bob qui lui est symbole du kibboutznik. Ils rappellent l’homme qui se sépare de sa femme pour aller à la guerre, le soldat du Palmah, fort et courageux soutien le pionnier qui est encore fragile, un nouvel immigrant qui reçoit une arme pour défendre son pays et meurt épuisé au combat, un parachutiste pleurant en découvrant le Cotel.
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Le personnage qui tient la menora peut-être Herzl, le prophète Elie, Abraham, toute autre personne qui fait partie de l’histoire du peuple juif, qui a apporté quelque chose au pays et grâce auxquels aujourd’hui Jérusalem nous appartient. Le personnage tend les bras vers le haut, le ciel, Dieu !
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La société israélienne d’après guerre n’a pas voulu écouter ou entendre les récits des rescapés de la Shoa, les rescapés n’osaient pas ou ne voulaient pas raconter les horreurs qu’ils avaient vécues, le nouveau peuple se voulait fort et aller de l’avant.
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D’après de la documentation le savon fabriquait à base de graisse humaine pendant la Shoa est une légende car comment les Allemands aurait-ils pu fabriquer du savon à base de graisse quand les hommes étaient de vrais squelettes ambulants, où et comment aurait-il pu fabriquer ce savon, dans quel genre de cuves ? Rien de semblable n’a été retrouvé dans les camps. L’emballage du savon avec dessus la publicité des Juifs n’étaient-ils pas destiné à le donner aux Juifs pour leur faire croire qu’ils allaient aux douches ?
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C’est dans cet endroit émouvant que nous écouterons le chant écrit par Shlomo Arzti et chanter par Riki Gal, celui qui raconte les attentats arrivés à Roch-Ashana pendant la deuxième guerre mondiale.
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II) La randonnée vers la grotte du Bnei-Britt commence et nous descendons au cœur de la forêt Yar Akidoushim où une quantité d’odeurs d’épices comme la sauge nous embaume les narines. Yar Akidoushim appartient en commun au K.K.L et à la Sté de la Nature. Le K.K.L en prend soin et la Sté de la nature impose ses interdictions : Ne pas pique niquer, ne pas salir, ne pas faire de feu etc... En 1950, la plantation des arbres du K.K.L. commença grâce aux dons qui arrivèrent de l’étranger bien que le projet de la forêt des victimes de l’holocauste ne fut pas encore en place.
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Une première pause s’impose pour écouter un résumé de la vie de l’écrivain : Léna Kihler, elle a écrit une trilogie avec Beit imi, mes cents enfants, la frontière des cents et sa biographie. Son père très pratiquant épousa une femme plus libérale que l’on lui présenta et c’est elle qui fera toute l’éducation de sa fille, aussi bien au niveau psychologique, qu’intellectuelle ou traditionnelle. Léna ira ensuite à l’université de Krakow où elle étudia la psychologie. Elle commença à enseigner avec une méthode révolutionnaire en permettant aux enfants de questionner, de s’exprimer et de faire eux-mêmes la classe assis en formant un grand cercle. Au moment de la guerre, elle travailla dans la cantine du ghetto de Krakow et fera la connaissance d’un jeune homme communiste avec lequel elle se maria. Elle attendit un bébé et accoucha un mois et demi avant terme d’un petit garçon mort-né. Les relations avec son mari se dégradèrent très vite, elle fur obligée de subvenir à ses besoins et finit par se séparer de lui. Bien plus tard, elle divorça officiellement.
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Pendant la guerre, un jour de plein hiver, dans une rue de Varsovie, elle rencontra une femme apeurée avec un bébé de deux semaines dans les bras qui le lui tendit avec des yeux suppliants pour qu’elle puisse le sauver. Sans trop réfléchir, elle prit l’enfant, le cacha dans son large manteau au prix de sa vie et l’emmena dans un couvent de la région de Zakopane en Tchécoslovaquie où un prête l’accueillit. C’est ainsi qu’elle commença à sauver des enfants dont le nombre a varié entre 120 et 130 selon les circonstances.
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A la fin de guerre, elle se retrouva seule, tous les membres de sa famille ayant disparus dans les camps de concentration. Elle reprit ses études et termina son doctorat. Ce n’est qu’à 47 ans après s’être marié une seconde fois qu’elle accoucha d’une petite fille.
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Les enfants de la guerre sont devenus des adultes très vite et dès l’âge de 12 ou 13 ans ils se réfugièrent dans le maquis où ils se joignirent aux résistants. Mais les partisans russes, polonais ou belges occupaient aussi le maquis et les jeunes Juifs devaient se méfiaient d’eux car ils étaient antisémites. Pour se rallier entre Juifs il leur fallait un mot de passe très difficile à choisir car il ne devait avoir aucun lien avec la judaïcité, donc pas question de donner un prénom, un nom, un souvenir, alors ils avaient décidé de fredonner l’air de la prière de Kippour Col Nidré ; si le partisan reprenait le refrain c’est le signe qu’il était Juif sinon ils faisaient semblant de rien.
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Léna parla de ses enfants et principalement de Shaoul, un enfant problématique qui avait sauté d’un train en marche et qui a perdu un œil. Cet enfant qui a vécu des événements trop lourds pour son âge se retrouva avec ses frères dans le couvent de Zakopane. Là, on le conduisit dans une salle à manger où était dressée une table. Pour ces enfants qui avaient souffert de la faim, de la peur et des conditions atroces de la guerre se retrouver devant une table où le pain était en profusion était un rêve, ils n’osaient même pas se servir et dès qu’ils commencèrent, ils volèrent des morceaux de pain en les cachant sous leurs vêtements car ils étaient habitués au manque de nourriture.
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Lorsque Shaoul passa sa visite médicale, le médecin n’arriva pas à l’examiner, il se débattit, il se rebuta et l’infirmière le prit à part et essaya de comprendre. Shaoul expliqua avec bien du mal qu’il avait peur des piqûres, les mêmes qu’on lui faisait dans le camp. Cet enfant continua de vivre son cauchemar bien après la fin de la guerre. Les filles juives qui vivaient dans les couvents étaient aussi traumatisées, elles refusaient d’ouvrir leur porte de peur que les prêtes les obligent à porter la croix.
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A tous ces enfants Léna voulut donner bien plus que de la nourriture et des vêtements, elle voulut les éduquer spirituellement, leur enseigner le judaïsme, ses coutumes et ses traditions.
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III) Vue panoramique sur les monts de Judée du haut du nahal Kisalon.
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Nous écouterons un deuxième chant de Yéhouda Moliker, chanté également par Riki Gal qui raconte comment les petits enfants Juifs étaient obligés de prier dans les églises, que devaient-ils faire ? Perdre leur identité juive ou sauver leur peau ?
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IV) Nous continuons notre descente vertigineuse vers la grotte Bnei-Britt par un petit chemin au travers de la forêt. Le Bnei Britt a choisi cette grotte naturelle parce qu’elle était assez grande et assez profonde pour la transformer en grotte du souvenir de la Shoa.
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Jusqu’en 1950, la grotte du Bnei-Britt était le seul endroit pour commémorer la Shoa, une série de plaques où sont gravées les noms des victimes ont été saccagées et le K.K.L les a remplacées par des colonnes de béton blanc qui sont moins facilement sujet de vandalisme.
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La conclusion de ce tioul dans la nature sera le rapprochement entre la Shoa et le K.K.L
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Le K.K.L plante des arbres, l’arbre est le symbole de la vie, le K.K.L est comparé à une grande usine du souvenir. En plantant des arbres pour les disparus et en participant à la création du pays il y met l’essentiel : La plantation de forêts indispensable à la vie de l’homme.
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Bien plus tard, Léna Kihler a été récompensée de sa bonté le jour de la fête des mères lorsque ses enfants lui ont offert un bouquet de fleurs.
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Lorsqu’elle sortit de la pièce pour se diriger vers la salle à manger, les escaliers étaient remplis de fleurs ainsi que toute la salle à manger et une quantité de cartes lui étaient destinées pour lui dire un mot : merci !
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03/03/2009
KIBBOUTZ MEZRA
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Pini nous reçoit dans son kibboutz et c’est avec beaucoup de passion et d’amour qu’il a fondé le musée historique du kibboutz de Mezra qui a ouvert ses portes en 2002. Pendant 25 longues années il a amassé, récolté, demandé, reçu une quantité énorme d’objets qu’il a disposé dans plusieurs bâtiments et chaque ustensile lui rappelle une personne, un événement, une joie ou une catastrophe de la vie de son kibboutz.
C’est à travers tous ces objets et ses photos qu’il nous racontera pendant deux longues heures l’histoire de son kibboutz qui est aussi la sienne et dont il est si fier.
Né en 1926 à Haïfa de parents polonais il arrivera très jeune dans ce kibboutz où il fondera deux familles, il divorcera une première fois et se remariera. Il a eu avec ses deux femmes 7 enfants, 14 petits enfants et à 72 ans il a enfin réalisé un rêve celui d’avoir ouvert un musée pour transmettre aux enfants l’histoire de son kibboutz et plus encore, l’histoire de son pays.
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Le musée
-A l’entrée une photo montre un groupe de jeunes gens et de jeunes filles russes et polonais dans les années 1920-21. Ces jeunes se sont connus sur le bateau qui voguait vers le pays mais en y débarquant chacun alla de son côté car le plus urgent était de trouver du travail. Dès qu’une proposition leur était faite, ils n’avaient pas d’autre choix que de l’accepter ; Ainsi certains se retrouvèrent à Tsrifim et c’est de là qu’ils décidèrent de s’assembler et de créer une Hévrout Nisayon « une société d’expérience » dans le seul but de travailler la terre comme leurs ancêtres.
La photo n’a pas été prise pour la postérité mais tout simplement pour l’envoyer aux Juifs de l’étranger et les influencer à venir. Tout y fait penser, la tenue élégante de chacun, l’outil que chacun a dans les mains et qu’il met bien en valeur : marteau, pelle, pioche, faux, etc… et surtout tous ces regards où on peut lire la fierté, la détermination, le sourire, l’espoir et la volonté.
Une partie d’entre eux ira travailler à Haïfa pour remplir la caisse du kibboutz et plus tard un groupe de jeunes gens du mouvement Shomer Atsaïr (plus anciens au pays) se joindra à eux pour fonder le kibboutz. En 1929 le kibboutz comptera 70 membres.
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-Une autre photo de groupe prise entre 1930-31 représente les 70 membres du kibboutz et a été prise dans le même but que la première. Elle a été envoyée aux Juifs d’Europe de l’Est pour les encourager à venir s’installer en Israël.
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Les kibboutznikim avaient des terres et des entrepôts un peu plus loin que Mezra, à l’emplacement où se trouve aujourd’hui Kfar Barouh. C’est là que l’un d’eux Itsrak fut blessé et recherché par les Anglais qui voulaient l’arrêter. Il se cacha, puis organisa sa fuite vers l’Europe en laissant une femme enceinte, en changeant son identité et en refaisant faire son nez. Il y restera quelques bonnes années et prendra le nom de Nimrud lorsqu’il revendra au pays en tant que nouvel immigrant ; Il ouvrira une exploitation personnelle à Kfar Yédidya et se séparera de sa femme.
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Ménahem Baden ouvrit un bureau de l’agence juive à Istanbul pour y recevoir les Juifs. De retour au pays, il s’installa à Mezra et devint le premier homme d’affaires pour le développement du pays, il ouvrit beaucoup d’usines de phosphates principalement celles de la mer morte et d’Eilat
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Les valises
Il y en a de toutes les tailles, de toutes les matières et de toutes les couleurs, selon le pays et les moyens de chaque pionnier.
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Le travail manuel
Hommes et femmes étaient toujours côte à côte pour tous les gros travaux du kibboutz ou de son environnement. Assèchements des marais, goudronnage des routes et constructions des bâtiments, ils ont tous participé au développement du pays.
La tente
Dès 1926 les pionniers dormirent dans des tentes et s’en contentaient tandis qu’un bâtiment construit en béton servait d’étable au rez de chaussée tandis qu’au premier étage le foin était entassé dans les granges car pour les pionniers les animaux étaient bien plus important qu’eux ; ils représentaient leur gagne pain et leur avenir.
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La chambre des enfants
Entre 1944 et 1946 les enfants s’amusaient avec des jouets fabriqués par les prisonniers du Palmah qui avaient étaient emprisonnés à Latroun pendant trois mois par les Anglais. On trouve par exemple un collier fait à base de manches de brosses à dents en plastiques qui ont été chauffés et travaillés pour les mettre en forme d’anneaux puis enfilés après sur un fil pour former le collier, des poupées faites avec des chaussettes ou encore des objets en pailles.
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En effet les membres du Palmah se trouvaient à Merza le samedi 29-7-1946, journée qui prit le nom de Shabbat noir. Les Anglais soupçonnaient les membres du kibboutz de cacher des soldats du Palmah et firent une descente ce jour là ; les tanks anglais arrivèrent avec les officiers devant l’entrée du kibboutz. Le Surveillant qui était à l’entrée du kibboutz eut le temps de donner l’alarme à ses compatriotes dès qu’il vit arriver le convoi de soldats, il fit diversion pendant une bonne demi-heure et comme les Anglais étaient des gens bien élevés, ils prirent la patience d’écouter le surveillant qui essayait de gagner du temps. Quand ils rentrèrent au kibboutz une demie -heure plus tard ils ne trouvèrent aucune trace, rien qui pouvait laisser penser que les membres du Palmah organsinaient des opérations clandestines sur place, les pionniers avaient fait tout disparaître.
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La cloche
La cloche est vraiment le symbole de tous les kibboutzim et on la retrouve dans chacun d’entre eux, Elle était vraiment indispensable car les membres du kibboutz étaient éparpillés toute la journée dans les champs ou dans le kibboutz et c’était alors le seul moyen de les réunir pour les repas ou bien plus important en cas de danger subit. Elle se trouvait toujours près de la salle à manger qu’on devrait plutôt appelée salle communautaire car c’était le centre de toutes les réunions des membres du kibboutz.
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Les Juifs allemands
Beaucoup de Juifs vinrent du centre l’Europe entre 1936 et 1939. Ils s’installèrent dans le kibboutz et l’une d’elle, Natalia devint la puéricultrice de Mezra. C’était une grande femme sévère, très carrée, qui régissait sa vie à la lettre et sans aucune fantaisie. Elle faisait de grands pas réguliers lorsqu’elle se rendait d’un endroit à l’autre et les agriculteurs du kibboutz lui trouvèrent un nouvel emploi. En effet il manquait de matériel à cette époque et Natalia grâce à son pas régulier marcha le long des sillons et à chacune de ses enjambés on semait des graines de maïs ….
A la même époque des Juifs allemands arrivèrent avec des cadres qui contenaient toutes leurs affaires, n’ayant pas de logements en arrivant au kibboutz ils aménagèrent un réduit en logement et toute la famille y vivait.
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Peretz Maï
Cet homme s’occupait de la culture des champs et surtout de l’arrosage des plantations. Dans l’enceinte du kibboutz il a regroupé des tuyaux d’eau qu’il a utilisé pendant sa période professionnel. Il y en a cinq du plus petit au plus grand et du plus simple au plus beau, Maï prit alors le surnom Maïm = eau.
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Le tsrif
La cabane du pionnier, c’était le logement où se trouvait le minimum vital, un lit, une petite table, une chaise, une lampe à pétrole, un broc et une ou deux photos accrochées au mur car toutes les autres commodités se trouvaient dans la cour et en commun : Cuisine-wc-douches-etc…
Ce tsrif appartenait à Yéhouda Lévi qui était venu s’installer au kibboutz après avoir abandonné son usine où travaillaient 700 ouvriers. Dans le kibboutz il s’occupa du bétail et du poulailler. Yéhouda aimé beaucoup la musique classique alors le soir il organisait des concerts pour son public. Il convoquait les membres du kibboutz qui prenaient leur aise en s’installant sur le gazon face à sa cabane et avec patience et amour il remontait la manivelle de son gramophone, mettait un disque de 78 tours sur l’appareil et avec plein de délicatesse il posait l’aiguille grâce à laquelle le son de la musique montait en direction des pelouses du kibboutz. Yéhouda avait prit le surnom de Beethoven !
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La Haganah
En 1942 la Haganah vint aussi entraîner des hommes dans le kibboutz ; ce jour là 10 personnes de Mezra furent convoquées pour apprendre à se servir des grenades, Enek l’un d’entre avait reçu une autre convocation pour un entraînement à Merhavya ne sachant pas trop que faire, il choisit de se rendre à l’entraînement de la Haganah dans son kibboutz. Il arriva en retard au cours car l’officier de la Haganah avait déjà enseigné aux pionniers comment dégoupiller une grenade. Lorsqu’Enek voulut s’entraîner au lieu de prendre une grenade déjà utilisée il prit sans le vouloir une grenade neuve et en deux secondes il la dégoupilla et elle explosa. Le commandant se coucha de suite sur la grenade lorsqu’il se rendit compte de la catastrophe et mourut sur place.
Une autre personne mourut près de lui et sept autres furent blessés. Enek perdu ses deux mains et ses deux bras. Ces entraînements étaient top secret car ils se passaient sous le nez des Anglais et lorsque ces derniers entendirent la détonation ils vinrent sur place vérifier ce qui se passait, il fallut leur racontait une histoire qui leur parut évidente. L’autre gros problème fut d’hospitaliser les blessés et d’enterrer les deux morts car le cimetière se trouvait en dehors du kibboutz, loin sur la colline et tout devait paraître normal. Ils y réussirent à forces de stratagèmes dont ils avaient l’habitude.
Enek continua à vivre dans son kibboutz avec deux prothèses que lui fabriqua un copain, il ne s’avoua pas vaincu et travailla toute sa vie sur un tracteur qu’il conduisait, seul dans les champs. Il fallait seulement le lui démarrer et à l’aide de ses crochets qui remplaçaient ses mains il fit son travail journalier.
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Les tracteurs
Une série de tracteurs du kibboutz sont présentés dans la cour, tous ceux qu’utilisèrent les membres du kibboutz compris celui d’Enek qui avait été spécialement aménagé pour lui.
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La lingerie
Elle contenait toutes les gardes robes des pionniers qui venait de plusieurs pays différents, il en reste de beaux échantillons Ex : Un chemisier brodé venant de Roumanie, des chemises faites en Russie, des robes brodées à la main par des Yéménites etc.…. Cette pièce servait aussi de salle de couture ; la machine à coudre Singer est toujours présente.
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La blanchisserie
Tous les membres du kibboutz entreposaient tous leurs vêtements dans la blanchisserie, personne ne gardait rien chez lui, aussi chacun venait y donner son linge sale et en prenait du propre et bien repassé sans se poser la question s’il était à lui ou non, tout le linge appartenait à la communa et si l’entre d’entre eux avait envie de sortir un Shabbat, il prenait le vêtement le mieux adapté à sa taille et à son goût.
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Le dispensaire
Il rappelle celui de tous les kibboutzim du pays, une petite pièce propre et blanche avec très peu de médicaments et les ustensiles de l’époque : Ventouses, ustensiles pour les lavements, pèse personne, petite armoire à pharmacie avec de la quinine, du soufre, la table de travail du médecin, etc…
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Le Kol-Bo
L’entrepôt où se trouvait tout le matériel, tous les objets, tous les outils, tous les trésors que pouvez chercher un pionnier pour son travail ou pour ses besoins personnels
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Le château d'eau : 1925
Ce fut la première construction en béton de Mezra.
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