LE TRAIN DANS
LA VALLEE.
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Lorsque
la Vallée n’était encore qu’une région aride et que les pionniers conduisaient des diligences, deux personnes seulement possédaient une automobile dans la région. C’était deux très belles voitures noires, conduites par Aaron Aronshon et les Templiers.
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Le premier train de
la Vallée restera un mythe avec toute une série d’histoires folkloriques sur cette Vallée, un énorme rêve qui se réalisa avec la construction de ce train qui fut une révolution extraordinaire. Cette locomotive alimentée en bois, obligea les pionniers à construire des châteaux d’eau dans chaque gare, l’eau étant indispensable à la bonne marche des trains et beaucoup de forêts ont disparu à cause de la coupe des arbres. Beaucoup de choses ont été écrites sur les épopées du train de
la Vallée entres autres le chant qui raconte que les voyageurs étaient obligés de pousser le train en bas d’une côte où qu’ils devaient aider à couper le bois pour alimenter la locomotive.
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Gesher
Les trois ponts frontaliers sont au même endroit. Il ne reste que des vestiges archéologiques du premier pont, le romain, vieux de 2.000 ans. Les Arabes l’appellent le « pont du rendez-vous » car il se situe à deux kilomètres au Nord de l’intersection des deux fleuves : Le Yarden et le Yarmouk. De là vient également le nom de Gesher qui veut dire «pont» en arabe.
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Le deuxième pont a été construit par les Turcs en 1905 pour la voie de chemin de fer qui menait de Haïfa à Damas. A cette époque la ligne de chemin de fer passait par les kibboutzim Ashdot-Yaacov, Afikim, Beit Zéra, Tsémah, El Hamma (Hammat-Gader) pour arriver à Damas. Elle faisait donc un crochet en Israël pour passer de nouveau en Jordanie. La ligne Haïfa-Damas a fonctionnée jusqu’en juillet 1946 époque où
la Haganah a fait exploser le pont « Un des onze ponts du 11-6-1947 ». Le train en direction du carrefour Tsémah a continué de rouler jusqu’en mars 1948. Le troisième pont est en béton a été construit par les Britanniques en 1924 et renforcé par les Irakiens. Il reliait la ville arabe de Beit-Shean à celle de Tibériade.
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Au début de 1893 trois mois après la mise en route du train Yaffo-Jérusalem ont débuté les travaux la voie ferrée qui mènerait à
la Mecque. A cette occasion ils décidèrent de faire une extension de voie vers Haïfa qui partit du carrefour Tsémah en passant par
la Vallée d’Izréel pour aider l’armée turque dans ses déplacements. Les Turcs n’étant pas de grands spécialistes en matière de voie ferroviaire firent appel à un spécialiste en la matière, un des hommes du Sultan qui voulait dominer sur toutes les terres de l’empire. Apparemment la construction de la voie ferrée fut de grande importance car plus de 10.000 soldats y travaillèrent dans le désert, sous le soleil aride et dans des conditions très difficiles.
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Le train dans la Vallée
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La célèbre voie ferrée Ahijazit connue sous le nom de voie ferrée Hidjazit ou le train Hag a été construite et à été mis en fonction au début du 20ème siècle entre Damas en Syrie et l’état de Hi’djaz en Arabie Saoudite. Le début des travaux commença en 1900 sous la direction du Sultan ottoman Abdoul Hamid II avec les conseils de spécialistes allemands. Le montant de ces travaux s’élevèrent à 16 millions de dollars qui ont été versé par le sultan turc et les souverains d’Egypte et d’Iran.
La ligne fut inaugurée le 1er septembre 1908, jour anniversaire de l'accession au trône du sultan. Malheureusement, pour respecter impérativement cette date, il fallut faire au plus vite et des tronçons de voies furent posés directement sur des remblais dans les lits de certains oueds. Bien qu'il fut présenté comme un chemin de fer religieux, destiné à faciliter le pèlerinage à la Mecque, sa véritable justification était plus probablement de renforcer l'emprise des Ottomans sur l'ensemble de la région et de favoriser les échanges commerciaux entre Damas et Médine. Le sultan qui été un amateur des trains assermentés décida de la construction du train pour plusieurs raisons et entres elles pour démontrer à son peuple qu’il représentait le père spirituel des musulmans qui devaient se rendre à
la Mecque en pèlerinage. Il tint à renforcer l’empire car il était alors maitre du monde. En fait, son but stratégique était d’arriver jusqu’à la ville de
la Mecque mais il n’y arriva jamais, le train arriva de Damas jusqu’à Médina sur une longueur de 1300 kilomètres et il manqua 400 kilomètres pour finir la voie jusqu’à
la Mecque.
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Dès le début, le chemin de fer fut l'objet d'attaques par les tribus arabes voisines. Même si ces attaques ne réussirent jamais, les Turcs ne réussissaient pas à contrôler le terrain sur plus d'un ou deux kilomètres de part et d'autre de la voie. Certains tronçons furent posés sur des ?xml:namespace>traversesmétalliques pour contrer les habitudes locales qui consistaient à se servir des traverses en bois pour alimenter les feux de camps. La ligne fut endommagée à plusieurs reprises au cours des combats de
la Première Guerre mondiale, en particulier du fait des attaques des bandes arabes dirigées par Lawrence d'Arabie. Après l'éclatement de l'empire ottoman, le chemin de fer du Hedjaz ne fut jamais remis en exploitation au sud de la frontière entre la Jordanieet l'Arabie saoudite.
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Deux parties de la ligne du Hedjaz fonctionnent toujours à l'heure actuelle, en Syrie et en Jordanie, et constituent d'ailleurs l'essentiel des chemins de fer jordaniens. Une ligne relie Damas à Amman, et l'autre les mines de phosphates de Ma'an au golfe d'Aqaba. En 2004, le terminus historique de la gare du Hedjaz à Damas fut fermé, et la ligne finit maintenant à la gare Qadam, dans la banlieue de Damas. En Arabie saoudite, des vestiges du chemin de fer, voie, bâtiments et matériel roulant, sont conservés comme attractions touristiques. Les trains détruits par Lawrence d'Arabie peuvent encore se voir.
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Le train turc
A la fin du 19ème siècle début 20ème et jusqu’en 1916 des travaux importants de voies ferrées furent entamés au Moyen Orient et spécialement en Eretz Israël. Les Anglais, les Français et principalement les Turcs sous les conseils des Allemands ouvrirent et frayèrent un chemin à la voie ferrée dans le désert selon les inspirations des différents empires. Ainsi virent le jour les trains qui partaient de la méditerranée jusqu’aux champs de pétrole irakien, de Da’ara en Syrie aux capitales libanaises et de Da’ara en direction de
la Mecque et de Médina en Arabie Saoudite. En 1898 eut lieu l’inauguration du premier train en Israël de Yaffo à Jérusalem, ensuite ils construisirent le train de
la Vallée qui fait tant parlé de lui et celui d’Ahidjazit.
Un train supplémentaire partit d’Afula en direction de l’Egypte en passant par le Sinaï, Nitzanna et avec une gare à Kasaïma dans le Sinaï. En 1917, les Britanniques firent explosés et démantelèrent une grande partie ces ponts et ces voies ferrées et les Israéliens continuèrent ce travail pour le bon développement du pays.
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Le pont turc était utilisé par les habitants de Beer Shéva qui habitaient dans les quartiers sud de la ville (newe névi anciennement Meshek Azar) à chaque inondation c'est-à-dire presque chaque hiver. Afin d’améliorer le passage sur la voie ferrée, ils goudronnèrent une route parallèle qui rejoignit le pont turc qui fut utilisé jusqu’en 1964.
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Les Turcs avaient prévu d’utiliser la voie ferrée Beyrouth-Damas qui avait été construite par les Français mais ils préférèrent construire une nouvelle voie ferrée de Dara’a qui est au sud de Horan jusqu’au carrefour Tsemah et de là vers les Vallées du Jourdain et d’Izréel jusqu’à Haïfa sur une longueur de 162 kilomètres environ. Le premier train Haïfa-Damas a été mis en route en octobre 1905. La largeur des rails était comme celles des rails du train d’Ahidjazit c’est-à-dire plus étroit : 105cm. A cette époque cette voie de chemin de fer était considérée comme une des plus perfectionnées au niveau technologique. Le directeur des travaux fut l’Allemand Maysner Pecha qui travailla avec sa propre équipe.
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Cette voie de chemin de fer avait deux caractéristiques :
1) Les gares les plus basses du monde comme la gare de Gesher Naharaïm dans la vallée du Jourdain.
2) Malgré les légendes folkloriques qui racontent la lenteur du train et son manque d’exactitude
Le train entre Afoula et Haïfa atteignait une vitesse maximale de 100Km à l’heure, exploit mondial à cette époque, grâce à une locomotive aplatie sur laquelle avait été insérée un des moteurs d’avions allemands de la première guerre mondiale.
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Le train britannique.
Au début de l’année 1916 l’armée britannique décida d’arrêter l’offensive contre les Allemands et les Turcs vers le canal de Suez et se concentra sur les travaux de la ligne ferroviaire au nord de Tel Aviv. Ce travail comprit la construction d’une voie de deux lignes parallèles longeant la côte du Sinaï. Après la renonciation de l’armée britannique de vouloir conquérir Gaza le général Allenby nouveau commandant décida d’ouvrir une brèche sur la face du flanc Est. Là vit le jour la voie ferrée Rafiah-Nahal Bsor (à côté du kibboutz Magen) qui a été rallongée plus tard jusqu’à Beer Shéva. Dans leurs précipitations les responsables de l’armée anglaise décidèrent de continuer la ligne principale le long de la côte jusqu’à Yaffo. De là ils continuèrent au Nord-Est vers Lod dans le but d’utiliser l’ébauche de la ligne des Turcs vers Tulkarem. Dès lors Lod devint un carrefour de transports important jusqu’à ce jour. Tous les rails que construisirent les Britanniques avaient une largeur standard.
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Carrefour Haamaquim :
Près de ce carrefour d’Haamaquim, sur le pont qui enjambe le nahal Kishon se trouvent encore les rails de la voie de chemin de fer. Le train qui partait de Haïfa s’arrêtait à cette gare appelait Tsomet Haamaquim et continuait vers les stations d’Elroï, Kiryat Haroshet, Kfar Yehoshoua, Afoula, Beit Shean, Tsomet Tsémah, etc. De là, vient le chant d’Avi Tolédano sur les trains. On se trouve dans la région de Zabulon. Le carrefour s’appelle aussi Beit Djalami car à la période ottomane c’était le nom de la prison qui se trouvait à ce carrefour. En 1880, Oliphant pensa rattacher
la Vallée au centre du pays, pour cela il voulut créer une voie de chemin de fer.
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Les contraintes imminentes de la première guerre mondiale incitèrent les Turcs ottomans à construire le chemin de fer Héjaz, reliant Haïfa à Damas. Au Nord, les Anglais commencèrent, en même temps, à construire le chemin de fer militaire du Sinaï, qui devait raccorder Haïfa à Quantara sur le canal de Suez.
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-C’est en 1898 que vit le jour la première ligne de chemin de fer Yaffo-Jérusalem entre Haïfa et le carrefour Haamaquim qui s’interrompit pour raison financière.
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De son côté le Sultan turc construisit la voie de chemin de fer sur 1.400 kilomètres qui partit de Damas et qui lui permit d’envoyer ses soldats dans
la Vallée. Cette construction durera huit ans
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-C’est en 1905, que 164 kilomètres de rails virent le jour entre Haïfa et Tsomet Tsémah.
-C’est en 1930 que le port de Haïfa s’agrandit et que la centrale électrique vit le jour, à ce moment là l’importance du transport par le train prend tout son importance.
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-C’est en 1915 que les Anglais coupèrent tous les arbres de la région (comme la forêt d’allonim qui se trouve près de la gare) pour pouvoir fournir le bois aux locomotives. Une loi ottomane sortit avec pour décret que tout arbre est propriété de l’état et qu’il doit servir à alimenter les locomotives ; c’est ainsi que des 500 dounam de forêts environnantes tous les arbres ont été abattus. La quantité de dix tonnes de bois mensuelle était indispensable pour le bon fonctionnement du train.
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En 1908, sur le pont où coule le nahal Kishon les rails ne font que
105 cm de large au lieu des
143 cm standard. En effet, il y a eu une erreur de calcul de la part des constructeurs et pour ne pas refaire tous les rails (ce qui aurait coûté très chère), les responsables ont préféré construire de nouvelles locomotives et de nouveaux wagons avec un écartement de roues adapté aux rails, dépenses très coûteuses tout de même.
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Après la création du pays et les moyens de transports plus modernes, le train de
la Vallée a disparu, les moshavim et les kibboutzim environnants se sont approprié les rails pour récupérer le fer. C’est pour cela qu’il ne reste que très peu de traces des rails de l’époque.
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Près du musée du train à Haïfa, se trouve le mémorial d’un général arabe, (Abou El Amid II) qui a fait construire la voie de chemin de fer et en haut du monument se trouve le symbole des chemins de fer.
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Eliézer Ben Yéhouda et Pinhas cherchèrent un nom hébreu à donner au mot train = rakevet. Il serait un dérivé des mots agala (charrette), gameret (braise), hameret (âne).
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Quleques gares
Kiryat Haroshet :
Nous sommes face au village de Kiryat Haroshet et près du parc Kishon. Là se trouve encore une partie des rails et l’ancien bâtiment de la gare (mal entretenu) fondé en 1936 par des chrétiens polonais. Une locomotive de l’époque a été reconstituée sur place (avec au-devant un triangle en barres de fer qui servait en Amérique à repousser les animaux qui se promener sur les voies) La vitesse des trains à cette époque ne dépassait pas les 20 kilomètres à l’heure.
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Un plan d’eau dans le parc Kishon nous rappelle les marais qui envahissaient la région à la fin du siècle dernier. En 1950, un barrage a été construit sur ce nahal pour arroser les plantations de coton de la vallée ; Malheureusement, aujourd’hui encore, les eaux sont polluées à cause des égouts déversés et les poissons ont disparus depuis bien longtemps.
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Elroï. (Nom kurdistan) C’est une implantation toute proche de Kiryat Haroshet où se trouvait aussi une gare. Elle a été fondée par des pionniers du Kurdisdan en 1930 qui avaient séjourné auparavant dans la ferme agricole de Sédjéra en Galilée occidentale. Ces pionniers réclamèrent bien longtemps des terres pour fonder leur propre implantation et après plusieurs manifestations, on leur proposa soit des forêts, soit des marais. Ils obtinrent donc les terres marécageuses non loin de là et fondèrent un village (Tel HaHayot), qu’ils abandonnèrent à cause des nombreuses difficultés.
Une reconstitution de wagonnets avec ses employés se trouve également en gare d’Elroï.

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Kfar Yéhoshoua.
Khar Yéhoshoua a été fondé en 1927. Le kibboutz a été bâti en forme de Y en souvenir de Yéhoshoua Henkin, prospecteur des terres de la vallée d’Izréel, qui a vécu ici et qui été un passionné d’histoire naturelle. Un petit musée à l’intérieur du kibboutz conserve ses travaux.
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A l’entrée du kibboutz une rangée de bâtiments rappellent l’ancienne gare et si les rails ont disparus, on retrouve bien ici son ambiance.
Kfar Yéhoshoua était une gare importante, c’est pour cette raison qu’en 1920 les Arabes s’installèrent dans le village tout proche de Tel El Sam’an.
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La gare a plusieurs bâtiments :
a) On ne connaît pas l’utilisation de la première maison.
b) La grande maison. C’était celle du directeur de la gare qui habitait là avec sa famille. En général, les escaliers des maisons se trouvaient à l’extérieur mais ici, l’escalier est à l’intérieur car le chef de gare était musulman et on ne devait pas apercevoir sa femme.
c) Les W.C. (Tous les toits des bâtiments étaient recouverts de tuiles de Marseille.)
d) La tour d’eau. : L’emplacement des gares était toujours choisi par rapport au château d’eau pour l’utilisation des locomotives à vapeur comme c’est le cas ici.
e) Ce bâtiment renfermait les pompes.
f) Le bâtiment est celui de l’employé qui posait les lignes.
Tout autour de cet ensemble, il fut crée des jardins avec de grands eucalyptus que nous voyons encore aujourd’hui.
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Afula.
C’est en 1904 que la pose de la voie de chemin de fer entre Haiffa, le Tsomet Tsemah et son raccordement avec les rails d’Ahidjazit prit fin. La ligne avait 161 Kilomètres et comprenait 17 gares. Celle d’Afoula fut la plus grande d’entre elles avec des entrepôts de marchandises, deux puits, un château d’eau, les bureaux de la direction, les guichets de vente, une salle d’attente pour les voyageurs, et des installations de matériaux préparés pour être mis en place.
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Le deuxième étage était réservé au logement de fonction du directeur Betsalel Gordon et de sa famille.
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En 1921 un central téléphonique vit le jour sous la direction de Mordéhaï Snéderman et il fut utilisé par les membres de
la Haganah pour surveiller les conversations entre les Arabes de Nazareth, Naplouse, Jénin, Beit Shéan, Haiffa et les forces britanniques de la région.
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Le train prit le nom de Rakevet Amek (le train de
la Vallée) et il eut une très grande importance dans le développement des Implantations juives de la vallée d’Izréel, de la vallée de Beit Shéan et de celle du Jourdain.
Le 3 mars 1948,
la Haganah fit sauter le petit pont de la voie de chemin de fer pour empêcher les sabotages à Afoula et le train s’arrêta de fonctionner définitivement.
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L’immense superficie de cette place était très pratique pour le stockage et la répartition des arbres dont le bois servait à alimenter les locomotives.
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Beer Shéva
Dans la gare de Beer Shéva se trouvait une locomotive turque. Le train du Néguev a été mis en oeuvre par les Turcs pour essayer d’arriver au canal de Suez au moment de la première guerre mondiale. Beaucoup de trains n’arrivèrent pas à passer sur la voie et furent arrêtés mais plus tard de jolis ponts furent construits et le train servit aux touristes qui voulaient traverser le désert.
LES YEMENITES EN ISRAEL.
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Les Dix tribus perdues, le commerce des épices de parfums entre le 3ème siècle avant et le 3ème siècle après l’ère chrétienne, la reine de Saba, Hérode qui envoie un régiment juif pour prêter main forte aux Romains dans leur campagne au sud de l’Arabie, régiment qui ne serait jamais revenu au pays, la sortie d’Egypte ?
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Les origines du judaïsme yéménite sont obscures : Les Dix tribus perdues, le commerce des épices de parfums entre le 3ème siècle avant et le 3ème siècle après l’ère chrétienne, la reine de Saba, Hérode qui envoie un régiment juif pour prêter main forte aux Romains dans leur campagne au sud de l’Arabie, régiment qui ne serait jamais revenu au pays, la sortie d’Egypte ? ….
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Dans le Talmud de Babylone il apparaît que 80.000 jeunes prêtres se sont rassemblés à Jérusalem pendant la grande révolte (70 de notre ère) pour aller dans les régions désertiques d’Arabie.
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En 1839, les Anglais occupent la ville d’Aden et là commencent les changements de rapports entre les Juifs et les Arabes. La ville s’est très vite développée et elle est devenue la capitale du Sud du Yémen. En 1859, après avoir quitté Jérusalem Yaacov Sapir s’y installe.
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En 1869 la communauté juive yéménite se fait connaître surtout grâce à ses émissaires de Palestine ou à des chercheurs comme le professeur Joseph Halevi de l’Académie française. Au nom de l’Alliance Israélite, il se rend à Sana, la capitale du Yémen, et là rencontre le rav Ihié Kapah, Haïm Habshoush et Saïd Aroussi. Ils lui font visiter la synagogue qu’occupent des élèves qui étudient le livre du Zohar. Ces trois hommes, fondateurs du Mouvement de l’enseignement étaient louaient par les Juifs du Yémen ; on les appelait Dor-Déa (génération-connaissance) Un deuxième mouvement voit le jour, celui de la Kabbale et des secrets du judaïsme (superstitions)
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En 1907, l’Alya des Juifs des pays européens se fit massivement dans le même temps que celle du Yémen. Ces derniers formèrent un grand convoi de 220 âmes qui fit une longue route pendant plusieurs mois, route pavée de détresse et de malheurs jusqu’au moment où ils arrivèrent en Eretz Israël. Ils furent envoyés, en majorité, dans des moshavot où ils s’intégrèrent parfaitement. Grâce à eux, la cristallisation du projet appelant les Juifs du Yémen à monter en Eretz Israël s’est concrétisée.
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En 1869 la communauté juive yéménite se fait connaître surtout grâce à ses émissaires de Palestine ou à des chercheurs comme le professeur Joseph Halevi de l’Académie française. Au nom de l’Alliance Israélite, il se rend à Sana, la capitale du Yémen, et là rencontre le rav Ihié Kapah, Haïm Habshoush et Saïd Aroussi. Ils lui font visiter la synagogue qu’occupent des élèves qui étudient le livre du Zohar. Ces trois hommes, fondateurs du Mouvement de l’enseignement étaient louaient par les Juifs du Yémen ; on les appelait Dor-Déa (génération-connaissance) Un deuxième mouvement voit le jour, celui de la Kabbale et des secrets du judaïsme (superstitions)
En 1907, l’Alya des Juifs des pays européens se fit massivement dans le même temps que celle du Yémen. Ces derniers formèrent un grand convoi de 220 âmes qui fit une longue route pendant plusieurs mois, route pavée de détresse et de malheurs jusqu’au moment où ils arrivèrent en Eretz Israël. Ils furent envoyés, en majorité, dans des moshavot où ils s’intégrèrent parfaitement. Grâce à eux, la cristallisation du projet appelant les Juifs du Yémen à monter en Eretz Israël s’est concrétisée.
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Le secrétaire du « Bureau d’Eretz-Israël » le rav Benyamin, un homme pieux, proposa que Yavniéli, journaliste et Ashkénaze représente le rav Kook à l’étranger (Yémen entre autres pays) pour donner le change au gouvernement turc afin d’obtenir une autorisation de sortie en tant que Juif et que personne ne soupçonne le but du journaliste et ne l’empêche pas dans la réalisation de son projet. Le rav Kook prépara 26 questions de lois auxquelles il n’attachait aucune importance et les donna en mains à Yavniéli pour détourner l’attention du Sultan mais la surprise fut grande lorsque l’émissaire revint avec les réponses exactes fournies par le sultan pour le rav Kook ! Smouël Yavnéli, fut en effet le délégué envoyé au Yémen au moment de la deuxième Alya 1903-1914.
En 1910 en tant que journaliste il écrivit plusieurs articles en faveur des Yéménites. En 1911, ce même personnage, qui faisait parti du Mouvement du Travail, se rendit sur les lieux les plus reculés du Yémen et encouragea les Juifs à faire leur Alya. Shmouël se déguisa en Yéménite, prit le nom de Yéhouda Eliezer Ben Ezer et sous cette fausse identité réussit à convaincre les Juifs de venir s’installer au pays. A sa grande surprise, il s’aperçut que les Juifs de la capitale, Sana, étaient émancipés, instruits et riches contrairement à tous les Juifs Yéménites qui arrivaient de leurs villages perdus et qui étaient analphabètes. En 1912, 1500 Juifs firent leur Alya grâce à lui. C’était bien peu par rapport au 33.000 de la première Alya. Ceux qui arrivèrent au pays n’étaient que des artisans, ils ne connaissaient que leur métier et l’agence juive n’envoya plus de délégué au Yémen car cette vague de nouveaux immigrants eurent beaucoup de mal à s’intégrer.
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L’idée que les Juifs du Yémen pouvaient remplacer la main d'oeuvre arabe dans le bâtiment vint de Ménahem Ussiskhin, président du comité du groupe les Amants de Sion et de l’association des ouvriers yéménites Poélet Shakir qui s’est crée en 1903 à Yaffo.
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Tous les nouveaux immigrants n’étaient pas adaptés à travailler dans les moshavot et certains avaient des capacités d’intégrations et de travail réduits. D’autres souffrirent du manque de travail, de logements, et des nombreuses difficultés de la vie à cette époque. La moshava de Réhovot fut la première à prendre en charge des Olim Hadashim en leur procurant une parcelle de terre et grâce à ce projet le quartier Saaraïm vit le jour. Après cet exemple plusieurs autres quartiers furent crées comme Mahané Yéhouda à côté de Pétah-Tikva, Nahalièle (Elyashiv) à côté de Hedera, etc.
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Les meilleurs éléments qui se distinguèrent par leur assiduité et dans leur capacité au travail furent choisis pour travailler dans les moshavot.
1949-1950 L’opération « sur l’aile des aigles » (ou encore Tapis Volant) marque la fin de la diaspora yéménite. 50.000 Juifs firent leur Alya.
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Tel Aviv.
L’Alya des Juifs du Yémen fut une Alya de ferveur messianique inspirée en partie par le fanatisme religieux musulman. Au début, ils montèrent au pays soit individuellement ou par petits groupes. La majorité des ces Juifs se rendirent directement à Jérusalem et à Yaffo où ils connurent la misère jusqu’à la détresse. Ils étaient d’excellents agriculteurs mais acceptèrent tout genre de travail pour survivre. Malheureusement les Arabes de Yaffo les chassèrent en 1902.
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Pour essayer de gagner un peu d’argent une famille yéménite de Yaffo décida de vendre de l’eau aux personnes qui arrivaient sous une chaleur accablante, au milieu des dunes de sables au petit cimetière Trumpeldor qui se trouvait très loin de la ville. Tous les jours le père se rendait de Yaffo à la porte du cimetière avec ses cruches d'eau. D’autres Yéménites se joignirent à eux, petit à petit le cercle de vendeurs d’eau s’agrandit et en 1907, ils décidèrent de vivre près de l’endroit où se trouvait leur gagne pain. Entre temps en 1905, Aaron Schlouch et David Mouyal achetèrent des terrains près de Yaffo où plus exactement acquérir des dunes de sable ! C’est à cet emplacement que les Yéménites s’installèrent grâce à Haïm Amsaleg, vice-consul anglais en place à Yaffo. C’est ainsi qu’en 1914, le nouveau quartier de Keren Atémanim vit le jour.
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Rue Alsheih : Le 18ème siècle est le grand mouvement des Juifs du Yémen.
Alsheih est proposé à la frappe des monnaies. On trouve une synagogue à son nom à Sfat. Sur un des bâtiments de cette rue, on peut voir encore l’inscription du mot shalva hôtel ; cet hôtel servit de maison de passe à l’époque.
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La rue Yhya rappelle le rav Yihya Salih (1715-1805) auteur de Péoulot Tsadok.
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La rue Kéïlat Aden : La communauté juive de la ville d’Aden avait un sentiment de supériorité par rapport aux autres Juifs de leur pays.
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La rue Ramban Gamliel : Ramban Gamliel chercha à unifier le peuple Juif dans sa dispersion en établissant un seul code de lois ou Alaha. Son mandat dura de 96 à 115 de notre ère.
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La rue kerem Atémanim : rue du Fonds yéménite.
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La rue Meir (Dizzingoff) sépare les deux quartiers yéménites de Tel-Aviv, le premier appartenait à la ville de Yaffo où les Juifs payaient des impôts et vivaient dans des maisons sans confort et lors de la création du nouveau quartier de Kerem Atémanim à Tel Aviv les maisons ont été plus espacées et les conditions de vie bien meilleures.
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Au numéro 12 de la rue Yshhron, un musée du Yémen est en projet par la ville de Tel Aviv mais en attendant cette maison est occupée par un locataire qui ne veut pas en bouger ! Cette maison a été achetée par monsieur Daabani, chauffeur de Léa Mikrani Niégo, la femme du directeur de Mikvé Israël. Le fils de Daabani se maria avec la fille de la famille Danker, celui qu’on surnommait le roi du sel car il avait une entreprise de sel. La maison d’à côté a été occupée par Emmanuel, un membre du mouvement du Léhi.
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Le maître d’école s’occupait énormément de ses élèves et leur faisait l’école dans la nature puisque à cette époque Tel Aviv n’était qu’un quartier. L’instituteur prenait une longue corde que chaque enfant attrapait d’une main et ils se promenaient dans la nature tout en étudiant, le maître qu’ils appelaient Mori (notre maître ou Moré en hébreu) faisait tous ses efforts pour que les Juifs n’abandonnent pas le pays. Lorsqu’ils étudiaient en classe, le livre de prières était au milieu de la table et les enfants étaient assis en rond tout autour du livre, c’est ainsi que les Yéménites apprirent à lire à l’envers. Bien avant de savoir lire et écrire, dès l’âge de 3 ou 4 ans, les enfants connaissaient leurs prières par cœur.
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Rosh Aïn.
Qui dit Rosh Aïn dit Yéménites, cette ethnie venue du Yémen s’est installé partout en Israël et dans cette ville où ils sont majoritaires
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.Le symbole de leur fanion sont les ailes d’un aigle car selon leur croyance biblique D. les fit venir en Israël sur les ailes d’un oiseau. Un forage apparaît également sur leur drapeau, il représente l’eau, principale source de vie. Le triangle représente une tente où la première maison des pionniers Yéménites, ou encore la tente des invités ou celle plus probable du Tabernacle qui abritait les Sheper Thora. Ce drapeau date de 1968 tandis que l’ancien fanion de la ville de Rosh Aïn représentait le château romain d’Antipatris qui faisait partie des terres de la ville jusqu’à ce qu’elles soient achetées par la ville de Pétah Tikva.
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Une des plus grande base militaire britannique se trouvait à Rosh Aïn pour trois raisons :
1) La proximité de la gare ferroviaire
2) les sources du Yarkon dont les eaux étaient dirigées soit vers Jérusalem soit vers Rosh Aïn
3) l’aéroport de Lod où se trouvait leur base aérienne.
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En novembre 1947, huit membres d’Etsel réussirent à s’infiltrer dans cette base secrète en portant des uniformes anglais, ils remplirent deux camions entiers de munitions, en sortirent sans se faire remarquer et jusqu’à ce jour cette opération stratégique est restée l’une des plus incroyables réussites du genre.
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Les Anglais quittèrent le pays au moment de l’indépendance et en 1949 un groupe d’Olim Hadashim du Yémen (qui firent partie de la plus grande Alya yémenite jusqu’à ce jour) les remplacèrent dans le camp. Ils y vécurent deux bonnes années car tout était à leur disposition : les logements, les salles de douches, des vêtements, tout ce que les Anglais avaient abandonnés sur place. Ce fut cette année là qu’il neigea pour la première fois dans la ville. L’année suivante les Juifs ouvrirent un hôpital dans l’ancienne base militaire malgré les mauvais souvenirs que leur avaient laissé les Anglais dans ces locaux. Malgré cela un énorme projet en cours d’exécution est celui du plus grand centre culturel yéménite mondial du nom de Chavazi à Rosh Aïn dans ces mêmes bâtiments.
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Deux rues de la ville portent des noms historiques : Chavazi et Shlomo Ameleh.
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-Un mémorial sur la grande place a été sculpté par Itshrak Smouéli en 1990 et il représente deux très hautes colonnes rattachées par un arc. La première colonne rappelle l’ancienne population de la ville, la deuxième la nouvelle génération et l’arc rattache ces deux générations.
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-Quatre tours de surveillance ont été construites à Rosh Aïn car la ville était très surveillée par les Anglais, elle était un centre commercial important où était géré toute l’intendance britannique. La première tour était dans le camp anglais, les trois autres autour de la barrière qui entourait la ville car en dehors de la base se trouvait une caserne.
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-Even Gvirol, Sage sépharade écrivit beaucoup de livres au 17ème siècle au moment où l’imprimerie vit le jour en Israël et les Yéménites adoptèrent ces livres qu’ils utilisèrent dans leur communauté.
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En 1951, les pionniers quittèrent la base militaire anglaise pour passer dans la caserne ; ils les obtinrent grâce à un tirage au sort. C’était de petites maisons bases, construites en un seul bloc de béton les unes collées aux autres, comprenant chacune une pièce, une douche, ¾ de dounan de terre pour la travailler et avoir de quoi vivre, les W.C. en commun étaient à l’extérieur.
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Au milieu de notre randonnée à Rosh Aïn nous pénétrons dans une maison de l’ancienne caserne, qui a servit de dispensaire et de logement au médecin anglais. En 1948, le Mapaï occupa les locaux. Plus loin un bâtiment encore debout est l’ancienne cantine britannique qui a été repris par les Israéliens juste après l’indépendance pour distribuer, grâce aux tickets de rationnements, les denrées nécessaires aux Yéménites. Lorsque les temps furent meilleurs trois israéliens aménagèrent et ouvrirent dans ce local un cinéma et un centre culturel pour éviter à la popaulation de la ville de se rendre à Pétah Tikva. Si le cinéma a fermé ses portes depuis longtemps, le moteur de la caméra est encore en bon état et utilisable encore à ce jour bien que dépassé par le progrès.
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Juste en face la cantine britannique, les Juifs faisaient une autre queue, le long du bâtiment anglais qui abritait les bureaux pour la recherche d’emplois !... Un grand souk coloré et odorant se tenait à Rosh Aïn près du centre médical anglais entre les rues qui portaient le nom de « soldats – sergents – officiers - etc.… »
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Les deux châteaux d’eau qui étaient là ont été détruits et il n’en reste que les photos d’archives.
Jérusalem.
1881-1882 : Première vague d’immigration des Juifs du Yémen en Israël. Alya de pionniers très courageux, qui ne reculaient pas devant le travail et dans chaque appartement une pièce était consacrée au bricolage ou aux travaux manuels. Lorsqu’ils arrivèrent au pays en 1881, quelques Yéménites s’installèrent à Jérusalem, grâce à Israël Frumkin, éditeur du journal Havatsélet. Ils logèrent sous des tentes, près du village de Silouan et ne demandèrent qu’à travailler. Mais les Juifs de Jérusalem étant déjà bien assis dans la ville ne leur facilitèrent pas la vie et ne trouvant pas de travail, quelques-uns partirent et s’installèrent à Yaffo, d’autres au moshav Kinnereth.
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Deux guides Yéménites qui vivent à Jérusalem nous ferons vivre l’ambiance de Jérusalem à l’époque de leur Alya et la difficulté de cette communauté à se faire accepter par les Anciens du pays.
Simha a écrit un livre de poèmes en souvenir de ses parents qui sont arrivés du Yémen en 1924 et qui ont vécu dans le quartier de Nahalat Tsvi. Ce parcours en tant que guide elle le dédie également à sa famille. Elle commencera son parcours en nous récitant un poème sur la ville de Jérusalem, cette ville qui est dans notre c ur et qui est une partie intégrante de nous-mêmes. Son père, qu’elle a très peu connue puisqu’elle n’avait que cinq ans et demie quand il décéda était un Sage qui étudiait la Thora. Un jour il lui dit qu’il avait bu un verre d’eau de mer de l’océan et que cette petite quantité de liquide représentait ses connaissances en Thora ; il voulait lui démontrer l’immensité de la Thora et la quantité infime qu’un rav peut apprendre tout au long de sa vie. En 1924 sa mère arriva du Caire et Simha avait à peine trois ans quand ses parents s’installèrent à Jérusalem.
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Les pionniers de la première Alya yéménite débarquèrent entre 1881-1882 sur les terres en Israël et la majorité s’installèrent dans le village de Silouan, sous des tentes, près de la ville de David et du Cotel.
Dès 1892 ils habitèrent des maisons recouvertes de plaques de tôles pour consolider l’état lamentable des murs extérieurs ; Elles provenaient des bidons vides de pétrole et de certaines parties de rails des voies de chemin de fer qui servaient à soutenir les maisons entre elles. A cette époque, les pionniers utilisèrent 17 millions de tonneaux de pétrole dans le pays. Cette matière ne servait pas qu’à solidifier les murs des maisons de la capitale mais aussi à faire toutes sortes d’ustensiles de cuisine et même quelques instruments de musique. A l’époque du deuxième Temple déjà, les Yéménites jouaient de la harpe ou encore muni de grands plateaux de cuivre ils composaient leur propre musique. Le quartier prit de nom : quartier des tôles.
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En 1933, courageux et croyants les Yéménites n’ayant pas le choix commencèrent à travailler dans le bâtiment, branche à laquelle ils n’avaient jamais été initiés mais les ouvriers étant inexistant à l’époque, ils devinrent très vite des ouvriers spécialisés.
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Ils se partageaient en deux clans, les traditionalistes Dor Dorshé Thora et les Rikshim qui évoluaient plus vite et qui suivaient les nouveaux mouvements de la Thora.
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Simha habitait dans ce petit quartier avec ses parents, sa mère travaillait chez Alperin et ramenait à la maison le journal Jérusalem poste qu’elle découpait consciencieusement pour remplacer le papier toilettes inexistant des w.c en commun qui se trouvait dans la cour. Les autres locataires du quartier n’avaient que le journal Aaretz pour la même utilité et la famille de Simha était mieux considéré du fait qu’ils obtenaient un journal plus coté. Quant aux journaux allemands personne ne voulait les utiliser ce n’est que bien plus tard qu’ils les prirent sous prétexte d’apprendre l’allemand et les découpèrent à leur tour.
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Un pressoir avait ouvert ses portes dans le quartier, les enfants privés d’une quantité de choses se précipitaient sur les chariots de raisins pour grappiller les grains qu’ils dégustaient avec gourmandise. Tous les habitants étaient présents lors que le raisin arrivait de Hébron et ils assistaient au déroulement du procédé du vin comme à un spectacle. Le vin mis en bouteille était vendu pour le Sabbat.
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Roumia était la célibataire du quartier, non seulement célibataire mais elle vivait seule, enfermée entre ses quatre murs sans jamais recevoir personne, des bruits couraient qu’elle était couverte d’or. Dans son jardin, à Souccoth, ses grenadiers croulaient sous le poids de leurs fruits mais Roumia n’en donnait jamais un seul, alors les enfants de 6-7 ans envoyaient les plus petits la narguer à sa fenêtre pendant qu’ils grimpaient sur les murs de la maison pour attraper quelques grenades. Si elle les surprenait, elle sortait en courant et munie d’un bâton les poursuivait pour les battre. Le feu se déclara subitement dans sa maison et Roumia n’eut pas le temps de sortir, elle brûla vive sur place, les secours arrivèrent trop tard car après un séjour de trois jours à l’hôpital elle mourut. Avant de partir elle se repentit sur toutes les malédictions qu’elle avait faites dans sa vie à son entourage mais ce fut trop tard. A sa mort tous les membres de sa famille vinrent fouiller la maison pour trouver l’or mais tous les récipients qu’elle avait chez elle ne contenaient que des réserves alimentaires !... Sa maison fut donnée à des immigrants Yéménites.
La Thora nous enseigne qu’il nous est interdit de répondre aux malédictions que lance une personne envers nous car elle retombe tôt ou tard sur nous mais si nous ne répondons pas elle nous survole et ne nous atteint pas.
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Dans le quartier vivait aussi Rahel, la diseuse de bonne aventure, elle lisait dans le marc de café ainsi elle put sauver un homme qui était venu la voir pout connaître son avenir. Elle lui dit qu’elle le voyait moitié bon, moitié voleur, moitié blanc, moitié noir. Ce personnage était à une période de sa vie où il se cherchait, cette conversation le fit réfléchit et dix mois plus tard il revient voir Rahel et lui dit que grâce à elle il ne volait plus, s’était remis sur le droit chemin, avait cherché et trouvé du travail et s’était fiancé. Mais Rahel prédit aussi à Simha qu’elle serait riche un jour et Simha attend encore….
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Kohava nous guidera dans un autre quartier, celui de Beit Israël, qui est en fait le quartier pauvre de Méa Shéarim ou vivent les Ashkénazes sans moyens. A la même période le quartier mitoyen Abouharim (Boukhariens-Turkestan) était un quartier où les Juifs vivaient aisément. Les quartiers étaient entourés de remparts avec trois portes qui permettaient aux Juifs d’y rentrer ou d’en sortir.
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50 ans avant la destruction du premier Temple certains Juifs, voyant la situation politique et économique se dégrader décidèrent d’abandonner le pays pour se rendre aux Yémen A l’époque du deuxième Temple Ezra envoya des délégués au Yémen pour inciter les Juifs à rentrer au pays, certains refusèrent en les maudissant et ils furent puni car ils moururent et furent enterrés en Irak. D’autres acceptèrent de revenir directement à Jérusalem mais lorsqu’ils débarquèrent ils furent rejetés par les Sépharades et les Ashkénazes qui les regardaient de manière bizarre à cause de leurs tenues vestimentaires et de leurs coutumes, ils ne leur ressemblaient pas !
Les Yéménites durent se débrouiller seuls car aucune aide ne vint de la part de leurs compatriotes, non seulement ils ne les aidèrent pas mais en plus ils leurs leur mirent des embûches dans tout ce qu’ils entreprenaient. Ils n’avaient rien à manger, pas de toit pour s’abriter et très peu de champs à cultiver mais ils s’en contentaient car les malédictions qu’Ezra avait envoyées aux Yéménites qui ne voulaient pas revenir en Terre Sainte les poursuivaient. Grâce à leur croyance envers D. et l’espoir dans des temps meilleurs ils acceptèrent situation. Aucune Alya n’a été aussi difficile que celles des Yéménites. Seuls les missionnaires de l’American Colony les ont un peu soutenus au milieu de toute l’aide qu’ils accordaient dans une ville démunie de tout et où personne n’avait de quoi manger, où les maladies se propageaient et où le travail manquait, mais les Juifs étaient prudents car le but final de ces missionnaires était de les convertir. En 1891, les Ashkénazes et les sépharades eux-mêmes refusèrent d’hospitaliser des Yéménites dans leurs hôpitaux et ils durent se tourner vers Bertha Spaffort qui gérait alors l’hôpital des missionnaires pour y être soignés.
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Les Yéménites ne refusant aucun travail commencèrent à être reconnu pour leurs qualités et Frumkin journaliste du Havastelet les apprécia ; Il écrivit des articles dans son journal pour qu’ils puissent obtenir des prêts pour acheter des terres avec le complément d’argent qu’ils avaient réussi à amasser à la sueur de leur front ; Ils construisirent alors leurs maisons eux mêmes. Ils se bâtirent un petit quartier à Silouan, un autre à Batéi Goral qui comprenait 12 maisons et une synagogue ; Grâce à leurs compétences en la matière ils construisirent leur propre quartier Nahalat Tsvi où 13 maisons virent le jour à la place des 30 maisons qu’ils avaient projetées de construire. Ce quartier comprenait trois rues : Yéhouda Havshoush – Docteur Zakaria et Tapah. Les conditions de vie étaient si difficiles que la mortalité enfantine était très élevée et ils bâtirent cinq synagogues dans leur quartier pour prier contre ce fléau.
En 1891, 10 ans plus tard, 180 Yéménites arrivèrent de Sana à Jérusalem grâce aux délégués de l’Agence Juive. Ils débarquèrent dans le port de Yaffo et se rendirent à pieds à Jérusalem. Trop traditionnalistes, au moment de Pessah au lieu d’acheter les Matzot toutes prêtes trouvées chez les commerçants, ils continuaient à fabriquer leurs propres matzot tous les jours et selon leur coutume. Leur premier objectif a été de construire leur synagogue, ensuite ils commencèrent leurs petites maisons individuelles avec un mur mitoyen et sans jardin. Selon leur règlement intérieur tous les Juifs Yéménites devaient prier selon les coutumes établies par la communauté sans aucun changement. La communauté était très unie et si par hasard quelques uns se dérobaient au statut, ils recevaient des amendes. La synagogue servait aussi de centre communautaire.
En 1908 le comité de la communauté des Juifs du Yémen était indépendant, ils avaient leur cimetière, leur synagogue avec les Sheper Thora et observaient leur cacherout selon leurs traditions, il leur était interdit de toucher des offrandes et payaient leurs propres impôts aux Turcs qui gouvernaient le pays, la synagogue prenant tout à sa charge.
En 1911 le comité de la synagogue lança un appel urgent pour que les malades ne se rendent plus dans les hôpitaux des missionnaires car le danger de conversion était présent.
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Ce quartier Beit Sal ou Beit Shalom prit le nom du premier Juif qui construisit sa maison ici et qui s’appelait Sal (diminutif de Shalom) Shabazi. Une autre version donnée du nom du quartier est celle du mot Shalom, nom d’un quartier juif au Yémen.
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Ce quartier n’existe pas sur le plan de Jérusalem, il est incorporé entre les quartiers Beit Israël et Bouharim. Shy Agnon aussi s’intéressa à cette communauté et en fit beaucoup d’éloges dans ses livres.
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Notre guide, Kohava est née dans ce quartier et y vit jusqu’à ce jour, elle est fière des membres de sa communauté qui tout en étant de véritables sionistes n’ont jamais changé leurs coutumes et leurs traditions.
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Début 1912 : Arriva donc au Hatzer (Kinnereth) un groupe du Yémen. Peu de temps après ils se dispersèrent dans plusieurs endroits et un autre groupe du Yémen les remplaça, groupe qui s’installera plus tard à Hedera. Ce fut le clan d’une immense famille connu comme « yéménites du Kinnereth. » Seulement lorsque les Yékim (allemands) arrivèrent, ils durent leur laisser la place et malgré leurs protestations qui restèrent vaines ils furent obligés de partir. Ils se retrouvèrent près de Réhovot dans un village nommé Zérangoa.
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Ce petit groupe de pionniers du Yémen s’installa ici, dans la région marécageuse du Kinnereth ; il était composé de dix familles dont celles de Margalit, Tshiri, Mantsour et Niraf. en 1912, ils s’installèrent à Hedera, travaillèrent dans les plantations et asséchèrent les marais. A la fin de cette année là, ils se mirent en quête de travail et arrivèrent à la ferme Kinnereth. Ils furent employés comme ouvriers agricoles dans la ferme et ses environs pour le déracinement des épines et des mauvaises herbes, l’aplanissement du terrain, l’assainissement des marécages, la construction des routes et des travaux de base pour l’usine électrique de Naharaym.
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En 1915, on leur construisit cinq maisons près de Beit Amotor auxquelles furent ajoutées des cases et des tentes. Ils reçurent de la part des agriculteurs de la ferme Kinnereth 80 dounam de terrain et commencèrent à cultiver des légumes et à élever des animaux de ferme.
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Le rav Yéménite, David Ben Israël Tséhiri s’installa à l’étage de Beit Motor avec deux autres familles.
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18 ans plus tard, en 1930 ils furent transférés à Marmorek dans leur future implantation près de Réhovot, ce sera le premier moshav yéménite du pays. Ainsi se terminera pour eux une période de souffrances, de peines, de pauvreté, de maladies et de deuils. Le souvenir des disparus reste dans le cimetière de Kinnereth où sont enterrées tant de victimes de leur communauté.
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