שלום אורח - החשבון שלך
Visiter Israel DECOUVRIR ISRAEL AVEC ANNETTE Site Meter

Il y a plusieurs manières de découvrir Israël selon les goûts de chacun. Il est possible de faire des randonnées dans la nature, de visiter des musées ou des "Beit Arishonim" (La maison des Anciens) ou encore se recueillir devant des mémoriaux pour se rappeler continuellement que grâce aux soldats nous vivons en paix à  l'intérieur du pays.  Nous pouvons aussi visiter les sites archéologiques qui nous retracent l'histoire depuis les temps les plus reculés et les villes sans oublier Jérusalem qui, a elle, seule nous comble de bonheur.

 

 RSS
על הבלוג Il y a plusieurs manières de découvrir Israël selon les goûts de chacun. Il est possible de faire des randonnées dans la nature, de visiter des musées ou des "Beit Arishonim" (La maison des Anciens) ou encore se recueillir devant des mémoriaux pour se rappeler continuellement que grâce aux soldats nous vivons en paix à l'intérieur du pays. Nous pouvons aussi visiter les sites archéologiques qui nous retracent l'histoire depuis les temps les plus reculés et les villes sans oublier Jérusalem qui, a elle, seule nous comble de bonheur
קישורים

 

 

 

 

 

FREE

אולסייל

posts

ATLIT            MAHANE AMAAPILIM                 LE GALINA

 

L’Association de la conservation des bâtiments  avec à sa tête Yossi Feildmann fut crée en 1970 après la destruction du Gymnasia de Tel Aviv. Aujourd’hui cette association a pour symbole la photo de ce gymnasia qui a été la première école hébraïque de Tel Aviv. Le bâtiment a été détruit sans autre forme de procès pour construire à sa place le Kolbo Shalom.

D’après les critères israéliens tout ce qui concerne l’histoire avant 1900 appartient à l’archéologique et à partir de cette date les sites sont considérés comme historiques mais non archéologiques. C’est donc grâce à cette association que le musée d’Atlit a été restauré et qu’ils ont  ouvert une salle où les visiteurs peuvent regarder un film qui retrace une partie de l’immigration clandestine et celle d’un bateau d’une contenance de 15 à 20 personnes et où ont été entassé 150 immigrants clandestins.

 

La société de la protection des bâtiments « Shimour Atarim » a accompli la plus impressionnante opération à ce jour avec le Galina.

Leur idée était d’acheter en Europe un bateau qui a servi à l’immigration clandestine dans les années qui ont précédé l’indépendance du pays, époque où les Britanniques qui occupaient le pays rejetaient les immigrants clandestins selon la loi du livre blanc.

Pendant plus de deux années, les services de Shimour Atarim et les marins de Pal Yam ont cherché sur Internet toutes sortes d’informations pour trouver un bateau d’immigration clandestine qui avait transporté des Juifs. D’un autre côté la marine nationale a organisé trois recherches dans la zone méditerranéenne pour essayer de trouver un de ces bateaux. Sur les 140 bateaux qu’ils ont trouvés aucun n’avait servi la cause des clandestins.

A Riga port de Lettonie d’URSS, une équipe de la centrale électrique de Hedera et un marin, technicien spécialisé en la matière ont trouvé et inspecté un bateau qui ressemblait le plus au projet en cours d’exécution. Le prix modeste les attira et après un accord qui dura trois mois le bateau arriva dans un port en Angleterre

 

Les problèmes commencèrent avec les Anglais qui ne donnèrent pas l’autorisation au Galina de naviguer car il était en mauvais état ; pour le mettre à flots il fallait trop de réparations, trop de temps, trop de démarches administratives alors ils décidèrent de le remorquer.
 
C’est une société roumaine, spécialisée en remorquage qui prit le bateau en charge pour le remorquer jusqu’à la centrale électrique de Hedera. 
 

Arrivé en Israël il a fallu chercher la plus grande grue qui existait sur les chantiers pour le Galina qui pèse 320 tonnes afin de le déplacer de Hedera à Atlit  et il fallut  plus d’une semaine pour la mettre en place dans le port.

Ensuite il y eut deux semaines de pourparlers très houleux entre le directeur de la centrale électrique qui est religieux et la police qui devait assurer le déplacement de ce bateau jusqu’à Atlit. La police proposait de le transporter un shabbat pour éviter les inconvénients de la circulation mais le directeur de la centrale resta sur ses positions et refusa que le bateau arrive un Shabbath à Atlit. Il eut gain de cause et le transport se fit de nuit.
 

Le Galina fut enfin calé sur 280 roues motrices pour assurer son transport de Hedera à Atlit, ils furent même obligés de goudronner un morceau de route car le camion qui transportait le bateau ne pouvait pas passer sur certaines routes, souvent la largeur de celle-ci  n’était pas suffisante et  les piliers d’électricité gênaient le passage du convoi. Les employés de la centrale durent couper le courant de la centrale qui fournit l’électricité à la population environnante pour éviter les accidents éventuels et alimenter la population de cette région par d’autres postes d'électricité de la région, travail de grande envergure.

150 employés ont travaillé au bon fonctionnement du transport du Galina. Cette opération, où se sont joint de nombreux volontaires, montre l’union du peuple juif, l’amour de leur pays, car ce bateau délabré devra servir à garder le souvenir d’une période bien difficile, celle de l’immigration clandestine. Tous ces gens de bonne volonté se sont dévoués pour que nos enfants, nos petits enfants, les nouveaux immigrants, les touristes puissent venir dans ce centre, écouter, apprendre, voir, s’émouvoir et se souvenir de l’histoire de notre peuple.

 

La première étape accomplie, ce bateau doit être rénové et transformé en bateau musée. Bien qu’il ne soit pas un des véritables bateaux d’immigration clandestine, il sera le messager historique entre la Choa et la création du pays. Les fonds nécessaires manquant les organisateurs sont à la recherche de dons.

Un autre projet en cours est celui de la création d’un musée dans un strif  (une cabane) qui retracera la vie des pionniers.

Le mémorial (GAL-ED) qui se trouve dans l’enceinte du musée a été offert par des Anglais qui n’ont eu pas eu leur conscience tranquille. Cette association de chrétiens est venue en Israël, à Atlit précisément et a  tenu à faire don d’un mémorial. Après concertation, il a été décidé de créer ce monument commémoratif dans l’enceinte dans ce musée. Les cérémonies officielles  se passent autour de ce mémorial.

 

 

 

 

 
 
 
 
 
 
 

           

תגובות
NAHALAL.
 

OFER, membre du moshav Nahallal, nous servira de guide aujourd’hui.

 

Tel Shimron.

Entouré de chênes sur son sommet, près du carrefour Nahalal, sur la route de Tiv’on-Nazareth et face au moshav Nahalal se trouve le site archéologique Tel Shimron. Sur une de ses pentes, le cimetière de Nahalal fait face à son moshav, et sur la gauche, un bosquet d’acacias malbina rappellent la savane africaine. Ce genre d’arbres se trouve dans la région  le plus au Nord de l’Afrique. On ne sait pourtant pas comment cette espèce se trouve en Israël, il est possible que les tribus bédouines africaines pourchassées, se soient sauvées vers Jérusalem en abandonnant derrière elles leur village où elles avaient planté ces arbres. Une autre supposition est celle d’oiseaux migrateurs qui auraient déposé là les graines des acacias.
 
Le Tel Shimron était une ville fortifiée aux temps des Cananéens,  c’est l’une des dizaines de villes que l’on retrouve dans le Livre  de Josué comme Megiddo, Taanah, Izréel, Yoknéan, ect…  villes situées sur les bords de la vallée d’Izréel. Le point commun entre ces villes était la fertilité des terres  de  cette vallée et chacune d’entre-elles étaient à l’extrémité de la route de la vallée qu’elles surveillaient.
 

 
Bien que le site n’ait jamais été fouillé, les représentations de Sakkarah en Egypte, prouvent la présence des Egyptiens à Tel Shimron ainsi qu’à Megiddo. Plus tard le roi de Babel fera mention du Tel Shimron. Après la destruction du deuxième Temple, le rav Ben Sissi s’installera sur les lieux. Les Arabes occuperont  le Tel près de la source Shimoni après avoir quitté leur village où ils avaient attrapé le typhus.
 
Le Tel Shimron porte aussi les noms de Tel Ahava et de Tel du roi Georges. Le nom du Tel Ahava vient du fait que les jeunes amoureux montaient là-haut pour s’isoler. Le nom de Tel du roi Georges vient de la visite de ce dernier au pays à l’époque du mandat britannique. Au cours d’une grande cérémonie, en présence des soldats britanniques et de la population locale, le roi Georges planta un cèdre. Cet arbre demanda une grande surveillance car les Bédouins ne rêvaient que de le déraciner. Malgré les gardes répétées des soldats britanniques et des Surveillants, même celle d’Alexandre Zaïd, les Arabes atteignirent leur but. L’arbre fut arraché mais le nom du Tel garde, aujourd’hui encore, le nom du roi Georges.
 
Du Tel Shimron, la vue s’étend sur les monts arrondis recouverts de la forêt naturelle d’Alonim-Shéfaram. Cette région a été abandonnée bien longtemps et c’est seulement ces dernières années qu’elle redevient prospère. En bas, deux implantations juives se sont installées entre deux villages allemands abandonnés, Willhdahim et Beit-Lehem Aglilit. Ces villages de Templiers étaient sur des terres  appartenant exclusivement aux Bédouins. A présent, avec l’opération des nouvelles implantations juives en Galilée, on peut avoir une vue d’ensemble et un changement total dans la démographie de la région. Sur toute la superficie  de ces terres abandonnées, la grande forêt de chênes Thabor a été plantée, elle s’étend du Tel Shimron jusqu’aux grottes de Beit Shéarim et à la frontière de Tiv’on. (Malheureusement elle a été endommagée pendant la première guerre mondiale). Du Tel on a une vue surprenante sur la partie centrale et Ouest de la vallée d’Izréel et sur le Carmel avec la tour de l’université, ainsi que Ramot Ménashé et une partie du centre de la basse Galilée.   
         
Le village druze d’Osséfya  était l’ancienne ville juive d’Housipyé, c’est là que s’est installé entre 1882 et 1887, Lawrence Oliphand, non juif,  précurseur du sionisme.
 
D’autres parts on voit le village de Timra fondé en 1947 avec ses 300 familles, Ifat fondé en 1852, puis Geat et Kfar Barouh avec son énorme réservoir d’eau artificiel de la vallée d’Izréel.
 

 
Lors de la création du moshav de Kfar Barouh des immigrants vinrent de plusieurs pays d’Europe centrale ; leur gros problème  a été la diversité des langues et leur incompréhension mutuelle. Sur l’autre versant de la colline s’étalent les terres achetées par Yéhoshoua Henkin en 1804.    
                 

C’est l’époque où les Turques interdisaient la vente de terres aux Juifs et que Henkin dut avoir recours à des stratagèmes. Il achèta les terres, qui à l’époque n’étaient  que des marais, à une famille égyptienne nommée Souhsouk. En 1821, Ussishkin et Ruppin se rendirent au congrès de Bâle et obtinrent un prêt pour l’achat de ces terres, soit 1.500 dounan pour la valeur de 300.000 lirot, payable par le K.K.L en 6 traites.

 

Alexandre Zaïd représente le symbole du Mouvement du Travail, de la Garde (Shomrim) et de la protection de la terre d’Israël.  Il fit partie de la deuxième Alya et participa à la fondation du mouvement Bar Giora en 1907, et Ashomer en 1909. Né en Sibérie en 1886, son père vivant à Vilna appartenait au mouvement Hovévéi Sion, il écrivit aussi des poèmes. Du temps du Tsar, le père fut exilé en Sibérie pour une durée de 25 ans. Il fonda alors sa famille. En 1904, Alexandre Zaïd, âgé de 17ans vint s’installer au pays. Lors de l’inauguration de sa maison toute la bonne société du pays y est invitée et l’écrivain Peer lui écrit un compliment dans lequel il est dit que sa maison est le foyer d’Israël. Zaïd représente le symbole national de la Haganah et de Nahalal. Alexandre fut tué de deux balles de revolver tirées par des  Bédouins le 10 juillet 1938. Son mémorial est le seul au pays représentant une forme humaine.
 

                    

 
Le train de la vallée a beaucoup fait parler de lui, on raconte beaucoup d’histoires à son sujet comme celle d’une personne qui voulait se suicidait. « Elle monta dans le train pour se jeter de la fenêtre mais il allait si lentement qu’elle mourut avant  de faim et de soif ! »  Une autre légende raconte qu’ils équipèrent le train d’un moteur d’avion pour qu’il puisse atteindre la vitesse de 100 Km/heure. Mais la forêt environnante de 500 dounan de chênes plantés grâce aux dons d’Alexandre Zaïd et ses 2.000 arbres ont été abattus et utilisés pour faire fonctionner les locomotives à vapeur.
 

Du Tel on descend vers Nahalal, le premier des Ychouvim à l’ouest de la vallée.

 

Le cimetière.

Tombe du rav Zaharya Cohen.

Ofer nous raconte que la population de Nahalal, Ashkénazes de Russie, était traditionaliste, elle demanda un rav pour sa communauté. Ils choisirent pourtant le rav Zaharya Cohen, Yéménite et sioniste,  qui se trouvait alors à Nes Tsiona. Le rav, bien que Sépharade organisa les prières au rythme ashkénaze pour les contenter. La vie était tellement dure à cette époque qu’il n’y avait qu’une seule alliance dans la communauté ; Les jeunes qui se mariaient se passaient la bague au doigt le jour de leurs noces puis la donnait au couple suivant qui devait se faire bénir ! Il en était de même pour les verres. Casser un verre en ce temps là était un gros sacrifice, le rav accepta que le marié casse une ampoule brûlée à la place. Ils questionnaient les mariés sur le nombre de bénédictions qu’ils voulaient, il ne les obligeait pas à écouter les sept ; ainsi était le rav Cohen qui disparu dans un accident d’auto avec Aviva Gefen, sœur de Moshé Dayan.

  

Tombe de Moshé Dayan.

Bien que Chef d’Etat Major, Moshé après avoir souffert d’un cancer, demanda à se faire enterrer en toute intimité, dans le cimetière de Nahalal. Moshé Waskit arriva en 1913 à Nahalal, il avait 6 ans et vint de  Déguénia. A 15 ans, il rentra dans les Shomrim grâce à son oncle et à 17 ans il se maria afin de procurer des papiers officiels à une amie. Il se remariera très vite avec Ruth et partira pour plusieurs mois à Oxford où il fera des études. De retour au pays, il rentra dans l’organisation des shomrim, son anglais lui servit auprès des britanniques qui occupaient le pays et avec lesquels il coopèra pour défendre les implantations. fut blessé à l’œil gauche par les troupes de Vichy.
 

 
40 membres du Palmah rejoignirent l’armée britannique pour participer à des opérations de sabotage lors de l’invasion anglaise en Syrie et au Liban. Dans cette opération, Moshé Dayan officier au service de l’armée britannique fut blessé et perdit un œil (1941). Beaucoup d’autres, qui formèrent le premier embryon de l’unité "arabe" du Palmah commandée alors par Ygal Allon, s’infiltrèrent au Liban et en Syrie.

 

Tombe d’Isaac Volcani et de sa femme.

Né à Lita en 1880, agronome et écrivain juif  à l’époque de la deuxième et troisième Alya, il arriva au pays en 1908, devint président d’Apoël Atsaïr et dirigeant des institutions sionistes. Il  fit des projets agricoles modernes  à réaliser en Israël en utilisant des méthodes scientifiques. Il fonda et diriga les fermes agricoles de Ben Shemen et Houlda, de 1908 à 1918. En 1921, il fonda également à Réhovot la station expérimentale agricole de la direction sioniste et, en 1942, toujours à Réhovot,  l’institut pour les études agricoles; dans la même période il ouvrit une faculté agricole qui porte son nom : Mahon Volcani. Issaac Volcani est membre de Nahalal en 1921.

Son fils, Benjamin, sera aussi un scientifique à l’institut Weizmann où il fera des recherches.

 

Tombe de Tsvi et Shoshana Bikowski.

Grands-parents d’Ofer, notre guide, ils font parti les fondateurs de Nahalal

 

Tombe de Yaacobi et de son fils (8ans)

Membre de Nahalal, le père et le fils seront victimes d’un attentat du Hamas qui leur lança une bombe dans leur propre maison en 1932. Le Hamas voulait anéantir toute l’implantation. La mère et la fille furent sauvées de cet attentat. Aujourd’hui, cette fille a eu un petit garçon qui fait partie de la troisième génération de Nahalal et qui a reprit le flambeau de son grand-père en s’occupant de son moshav.

 

Tombes des soldats dans la partie du cimetière militaire.

32 jeunes de Nahalal sont tombés pour le pays, le pourcentage est très grand car l’implantation compte au total cent familles.

 

L’implantation de Nahalal.

LIVRE DE JOSUE (Paragraphe 19- chapitre 15):

Le troisième lot échut aux enfants de Zabulon, selon leurs familles. …Plus, Kattat, Nahalal, Chimrôn, Yidéala et Beit-Lehem. Telle fut la possession des enfants de Zabulon et de leurs familles, comprenant ces villes avec leurs bourgades.

 

Elle a été fondée en 1920 à côté de la source Albitsé (Ein Sayafen). Un an plus tard les membres du moshav avaient déjà perdu leur statut de Moshav Ovedim, statut que conservent jusqu’à ce jour les moshavim du pays. Le nom de Nahalal est un nom biblique d’une ville de Cohanim, qui après plusieurs générations, s’est changé en nom de village arabe Maaloul, qui a été abandonné en 1948. Les vestiges de ce village sont encore visibles à 4 kilomètres à l’Est du Tel Shimron.

              

Eliézer lipa Yoffé, spécialiste en agriculture à l’époque de la deuxième Alya est l’initiateur de l’idée du moshav ovedim  et un des pionniers de Nahalal, la mère des moshavim. Né en Serbie en 1882, il applique des nouvelles méthodes agricoles et fonde un groupe prêt à travailler : Le jeune paysan.
 Il fait son Alya en 1910 et s’occupe du mouvement du travail, mouvement agricole avec lequel il propose une forme d’implantation nouvelle : le moshav ovedim.    
 

Il est le fondateur de la Hisdatrout agricole en Galilée en même temps  que voit le jour la société Tnouva qu’il dirige. Il disparaît en 1942.

 

KOFFMAN, architecte de Nahalal a construit l’implantation en forme d’ellipse. Ce sera le seul moshav du genre dans tout le pays bien que ce grand architecte ait fait ses preuves à Jérusalem, Haïfa  et dans plusieurs implantations. Ce grand cercle est partagé en 75 trapèzes de 100 dounan chacun, et il est réparti sur les 75 familles du moshav.
Au milieu, le centre communautaire avec tous les services indispensables. Le dispensaire, le secrétariat, les écoles maternelles, la maison de la culture, la tour d’eau, le silo et le jardin botanique qui contient 250 plantes recueillies dans tout le pays. Pour tous les employés de ces bureaux, les membres du moshav leur ont construit des maisons  en cercle, autour de centre communautaire. Une seule rue principale tourne autour du moshav de Nahalal, elle passe devant les maisons  des 75 familles qui s’y trouvent. Derrière les maisons, les poulaillers, les étables et plus loin les champs. Le seul et gros problème de cet ensemble est que le moshav est fermé sur lui-même ou plutôt sur les générations futures qui auraient voulu s’installer. Aucune nouvelle famille ne peut s’y ajouter et dans celles déjà existantes, un seul des enfants peut rester, les autres sont obligés d’aller vivre ailleurs. En conclusion, depuis 1921, le moshav est resté le même, avec les mêmes familles, le même nombre de personnes et le même travail. L’enfant qui reprend l’exploitation agricole doit s’occuper de ses parents, ce qui n’est pas facile car le conjoint doit accepter de vivre avec ses beaux-parents. Sept moshavim ont été mis en vente à Nahalal et ils ont été rachetés par des membres du moshav, aucun d’étranger  à ce jour  n’est rentré dans le noyau du moshav. Cent familles occupent le moshav de Nahalal,  dont 75 familles d’agriculteurs.
 

L’explication donnée par Ofer sur le sujet est simple. Si l’exploitation avait dû être partagée par tous les enfants d’une même famille à chaque génération, il ne resterait plus d’unicité du moshav aujourd’hui !

 

En 1935 les enfants de Nahalal décidèrent de fonder leur propre implantation et commencèrent à s’installer sur le Tel où on peut voir encore à ce jour deux baraques et un entrepôt d’armes. Ils disposèrent de 300 dounan et les parents étaient tous prêts à les aider. Trois ans plus tard, ces jeunes s’organisèrent pour créer un kibboutz et là les parents refusèrent et arrêtèrent de leur procurer leur aide. Les jeunes fondirent alors l’organisation Shimron et en 1936 partirent pour Hanita où leur kibboutz  vit le jour en 1938.

 

Alon Ben Barak, père de l’écrivain Meyer Shalev, membre du mouvement Poël Atstaïr, est un des membres fondateurs du moshav. Marié une première fois à Shoshana qui décéda de la malaria, il épousera en secondes noces, sa sœur Tonïa, dont il était amoureux au départ.

 

Après leurs installations les membres du moshav plantèrent des eucalyptus sur 360 dounan  pour assécher les marais et enrayer la malaria et au milieu de cette belle forêt fleurissaient des glaïeuls. Aujourd’hui, à part un petit bosquet d’eucalyptus, la forêt s’est transformée en champs de blé.

 

Yaacov Pinés sera le premier enseignant de l’école d’agriculture de Nahalal. Sa méthode éducative sera très appréciée, il formera ses élèves  non pas dans une classe mais selon les besoins  dans les étables ou  au clair de lune pour découvrir les étoiles.

 

En 1951, plusieurs immigrants d’Irak, d’Afrique du Nord et d’autres pays s’installèrent à Nahalal dans une maabara  (centre de transit) et apprirent l’hébreu à l’oulpan de l’implantation. Un malentendu se créa, les mots « ignorant et élimination » furent prononcés pour la simple raison que ces nouveaux immigrants étaient complètement différents. Les anciens avaient oublié que dans leur langue, ces nouveaux venus étaient peut-être très instruits !

 

L’école agricole de Nahalal porte le nom de Hanna Maïzel. Hanna fondit, en 1925, une école agricole pour les femmes, ici, à Nahalal sur 500 dounan. Maïmone l’aida à créer une deuxième école à Kinneret où 90 femmes étudièrent dont  Rachel, poète qui dédia un poème à Hanna. L’architecte qui construira ce premier bâtiment s’installa à Nahalal avec sa femme. Plus tard, en 1935, un deuxième bâtiment identique fut  construit, à l’entrée du moshav et la forme de ces deux bâtiments forme une porte d’entrée sur l’implantation. Hanna Senesh viendra, elle aussi, étudiait deux ans dans cette école, très solitaire elle écrira son premier chant en hébreu ici, en 1940.
 

Aujourd’hui, l’agence juive place des jeunes dans le cadre du projet Nahallé. Ces 2.500 jeunes, Juifs ou non, venus de tous les pays, étudient et travaillent sur place dans le but de rester au pays.

 

En 1936, les parents Karassi de Nahalal disparurent en laissant derrière eux cinq enfants, depuis a été fondé un centre qui s’occupe des orphelins de l’implantation.

 

A la demande de Ben Gourion, Nahalal ouvrira un des plus grands Slik du pays, on retrouve sa trace dans le livre de Meyer Shalev : Que la terre se souvienne.
La tour d’eau était approvisionnée par la source Shimoni qui se trouve sur le Tel Shimron. Du haut de la tour, des messages en morse étaient envoyés en cas de nécessité.
 
La tour d’eau, le silo à grains et la maison de la culture se trouvent au cœur  du grand cercle.

Dans les années 30 toutes les meilleures pièces de théâtre arrivaient à Nahalal, les acteurs se déplaçaient en grand nombre pour jouer leur pièce et ne repartaient que le lendemain. Quant à la salle de cinéma  elle était vide et chacun devait apportait sa chaise.

 

La famille Shulman, pionnière de nahalal a gardé, sur son terrain, le premier Tsrif où ils vécurent.

 

Les descendants de la famille Dayan logèrent au numéro 53, et au numéro 46 la famille Ben Barak.

 

Tsvi et Shoshana Bikovski, les pionniers de Nahalal implantèrent leur exploitation agricole en 1921.
 
Pnina et Hanoh Aviran, grands-parents d’Ofer, la deuxième génération au pays, développèrent et agrandirent l’exploitation. Ofer et Atsilit, troisième génération à Nahalal, continuent dans leurs voies. Ils travaillent la terre et veulent participer au projet des pionniers des moshav Ovedim, en première place en Israël. En travaillant sur son tracteur  il y a 3 ans, Ofer  découvrit un slik dans son hangar. Il l’a nettoyé et a demandé l’autorisation à l’armée de se procurer des armes de cette période (1937). Il les a obtenues et nous fait visiter son Slik en nous décrivant les armes une par une.   
                                                                                              

Ofer et sa femme nous invitent à déjeuner dans un ancien poulailler aménagé en salle à manger. Le repas végétarien est servi par les jeunes gens du projet Nahalé. Au mur plusieurs photos de l’époque comme celle de Balfour qui vient  au pays pour poser la première pierre de l’université hébraïque de Jérusalem en 1925. Une autre représente tous les enfants de Nahalal qui ont  tous 80 ans  aujourd’hui! Une photo datant de 1922 nous montrent les pionniers dans les tentes et pourtant habillés en costumes et cravatés lorsqu’ils reçurent des visiteurs de Pologne. Le document de l’autorisation du prêt de 735.000 lirot égyptiennes par le Kéren Ayessod est cloué au mur. Dans la pièce, divers objets de l’époque sont rassemblés « en coin musée » on y trouve une lampe à huile, un poste radio, des ustensiles de cuisine et quelques outils agricoles.

 

A l’époque, Nahalal avait son  service d’autobus avec son chauffeur  Ezra Yammaï, qui faisait la navette entre le moshav et Haïfa. Depuis 1960, Egged a repris le flambeau et leur chauffeur a été repris par la société.

 

Trois personnes de Nahalal ont été des députés à la Knesset.

Shaoul Moufaz vint visiter l’école de Nahalal.

Matmone-CohenYéhouda Lev, (1869-1939) enseignant et personnage public sera le fondateur du premier  Gymnasya juif du monde Herzlya, à Tel Aviv-Yaffo. Il transformera les paroles de l’hymne nationale que le poète Nahoun Imbert avait écrit.

 

 

 

תגובות

PROMENADE DANS L’ARAVA.

 

Nature - Archeologie  - Route de la paix – Panoramas – Parc dans le désert - Un bon coltail pour une promenade dans l'Arava.

 

Notre randonnée commencera à l’entrée du moshav Idan crée en 1968 grâce aux Juifs américains. Abandonné en 1971 il est reprit par l’Agence Juive qui place ici des nouveaux immigrants et de jeunes couples. C’est le moshav le plus au Nord de l’Arava et il fait partie du « district de l’Arava » avec les mohavim  d’Ein Yaav, Hatséva et Tsofar. 450 familles (2.500 habitants) occupent toute la région de l’Arava et chacune d’elles appartient au moshav Oved ; elles ont toutes les mêmes avantages, c’est à dire que chaque famille bénéficie de 4 ares de terres pour sa maison et son jardin potager et de 40 ares de terres agricoles. Ils ont droit à la même quantité d’eau et au même nombre d’ouvriers étrangers, en l’occurrence 3 Thaïlandais. Ils cultivent l’oignon, la pastèque et l’aubergine pour le marché local mais le plus important est l’exportation de leurs produits agricoles en Europe et en Amérique. Ils arrivent en première place sur le marché national avec l’export des tomates, des melons, des poivrons (verts, jaunes et rouges) et des tomates cherry. Ils sont arrivés à ce magnifique résultat après bien des déboires ayant essayé différentes sortes de légumes et de fruits, comme la pomme de terre qui n’a pas supporté pas l’eau salée. Aucun autre légume ou fruit n’a pu pousser dans cette région. Le moshav de Hatséva  a commencé la plantation de manguiers mais le résultat est médiocre, il produit maintenant des fleurs et les palmiers dattiers fleurissent partout dans la région.  
  

La route de la paix .

1) Premier point d'observation 

Par une route parallèle au moshav Hatséva nous roulerons en direction de la Jordanie pour arriver au réservoir d’Idan. Aujourd’hui à sec, il se trouve tout comme les serres des trois moshavim dans le lit du nahal Arava. Les paysans ont fabriqué un remblai autour d’un réservoir, dans le lit même du fleuve, afin de récupérer les eaux de pluies qui se déversent dans l’Arava. Le fond du bassin n’est pas, comme d’habitude, recouvert d’une matière plastique mais seulement des déchets naturels du fleuve qui viennent se déposer dedans, en formant un fond isolant.

Si la mer morte contient aujourd’hui un ½ million de mètres cube d’eau (avec la canalisation d’eau salée) il faut savoir qu’elle en a contenu 1 milliard ½ !

Le nahal Arava est un très grand fleuve qui s’élargit au fur et à mesure qu’il se rapproche de la mer morte. Le bassin d’Idan retient les 2/3 des eaux qui coulent dans le nahal ainsi que le surplus des eaux des autres bassins collecteurs du district. Ce qui revient à dire que tous les bassins de l’Arava sont dans un circuit fermé où aucune goutte d’eau ne se perd, elle est entièrement récupérée. Lorsque les bassins sont entièrement  pleins les agriculteurs évacuent l’eau par différents  moyens de manière à ce que les réservoirs puissent se remplir de nouveau. L’eau de ces réservoirs est bonne puisqu’elle est tirée des nappes souterraines, elle n’atteint que 200mml de chlore par litre.
 

 
Lors des premières plantations de poivrons dans la région, ils ont été  arrosé avec de  l’eau qui contenait à l’époque 500 mml de chlore par litre, le poivron s’y est très bien habitué et maintenant que l’eau est plus pure et qu’elle n’arrive qu’à 200 mml de chlore on est obligé de la  mélanger avec d’autres eaux, sinon le poivron ne pousse pas.    Les serres ont été installées avec intention dans le lit de l’Arava car c’est là que la terre est la meilleure et que l’eau ne manque pas. L’hiver lors des inondations les eaux de pluies se déversent dans le lit du fleuve sans pour cela empiéter sur les serres.
Face à nous la Jordanie avec une route que le gouvernement a  construit en 1973 pour transporter le sel de la mer morte  jusqu’au port d’Akaba. Le nahal  Arava et la falaise attenante forment la frontière naturelle entre les deux pays  La région de l’Arava est partagée en trois parties : Le sud avec Yotvata et ses kibboutzim fondés en 1951, (ce sont les premières implantations) puis les moshavim dans  le centre avec Ein Yaav et le Nord avec Idan.
Pendant la période du mandat britannique, les Anglais départagèrent la frontière avec la Jordanie ici,  car c’est l’un des points les plus bas du pays, mais les agriculteurs avaient depuis longtemps travaillaient les terres environnantes qui se trouvaient en territoire jordanien en accord avec ces derniers. Jusqu’en 1994, la frontière n’était définie sur aucune carte ni sur aucun document. Jusqu’à ce jour, certaines des terres des moshavim sont encore en territoire jordanien. Depuis 1988, les Israéliens vivent en paix avec leurs voisins jordaniens et les fils de fer barbelés qui séparaient les frontières n’ont plus de raison d’être. De l’autre côté de la frontière, la région de l’Arava est complètement inoccupée, pas un seul village, pas un seul habitant, pas la moindre culture.
Nous sortons d’Idan  pour  nous diriger vers Ein Yaav en empruntant une route intérieure construite grâce à des dons australiens. Cette route aussi empruntée par l’armée est également la route des pétroles. Lorsque les Australiens vinrent  au pays, ils visitèrent la région de l’Arava et tombèrent amoureux des gens et de  leur travail. Il est vrai qu’ils virent une grande ressemblance entre les deux pays (agriculture et espaces) et une amitié s’est crée entre eux. Aujourd’hui la ville de Sydney parraine le district de l’Arava. Ils ont financé la route intérieure qui se situe entre Hatséva et Ein Yaav ainsi que l’aménagement des réservoirs. La route traverse la réserve Chizef où les écologistes se sont défendus devant l’Agence Juive qui voulait fonder ici un nouveau moshav. Les terrains de la réserve avaient déjà été aplanis et ils commençaient les travaux lorsque le projet échoua. Les agriculteurs préféraient installer les nouvelles familles dans leur propre moshav à moitié vide plutôt que d’en créer un nouveau. Pour arriver à ce deuxième point d’observation nous  coupons la falaise qui est parallèle du fleuve.
 

2) Deuxième point d'observation :

La route coupe la falaise qui longe le nahal Arava dans une vallée encaissée. (Havar Alashone) Cette vallée est composée d’un mélange terreux de calcaire, d’argile et de sable qui se répand en  forme de langue.
Le K.K.L. a érigé des piliers où sont inscrits les noms des donateurs australiens et canadiens. En arrivant face à ses piliers on peut découvrir dans la fente de chacun d’entre eux le bassin collecteur de Hatséva (rempli d’eau). De là on a une vue splendide sur le nahal Arava, sur la mer Ahavarime (marne),  la chaîne de la réserve Dana et monts Edom en Jordanie. Les Jordaniens ont plus de chance que nous car les montagnes d’Edom atteignent 2.000 mètres d’altitude, la neige tombe en hiver et ils ont donc une grande quantité d’eau à la fonte des neiges sans compter les eaux de pluies qui coulent sur la roche non perméable.

La faille syro-africaine passant juste entre nos deux pays, il nous est malheureusement impossible de récupérer une partie de ces eaux naturelles. En parallèle aux montagnes d’Edom nous avons les monts du Néguev à 1.000 mètres d’altitude seulement, dont la roche est crayeuse et boit les eaux de pluies.                                               
Le réservoir a été construit le 6 décembre 2.000  et il récupère les eaux des fleuves Nékarot, Idan, Hatséva, Tsoukim, Eshet et Tamar.
Le Movil Artzi se dirige vers Mitspé-Ramon, il ne passe pas dans l’Arava mais par contre trois nappes d’eaux souterraines existent dans la région. La première, ici, la plus haute  à -100 mètres, la deuxième au centre  à -400 mètres et la troisième à -600 mètres. Cette dernière nappe immense qui s’étend jusqu’en Egypte a de l’eau très salée et outre l’arrosage des palmiers dattiers  elle n’a aucune autre utilité. Ce phénomène géologique remonte aux temps les plus reculés de notre civilisation.
L’Arava a de très  nombreux affluents comme les fleuves Idan, Shizef,  le fleuve Nékarot, ceux de Paran et d’Ayoune, les fleuves du Marteh Ramone sans compter les fleuves du Sinaï et des monts du Néguev. Avec les inondations, les vents et les pluies violentes de la région les mines sont emportées par le courant et déposées un peu partout. Pour cette raison, il est interdit de se baigner dans les réservoirs.
 

3) Parc Sapir

On l’appelle aussi la vallée perdue parce qu’en plein désert on arrive soudain dans une oasis de paix et de sérénité. Il a été aménagé en 1981 avec le centre Sapir qui renferme un minimum de services bureaucratiques pour les habitants des environs. Loin d’une distance de 100 kilomètres de toute ville, la zone industrielle a été crée pour faciliter les démarches administratives des moshavnikim. On y trouve, entre autres,  une banque, un poste de police, un restaurant chinois, un magasin de produits naturels. Une centaine de personnes y travaillent quotidiennement.                                        

Le parc Sapir a été aménagé près d’une source naturelle et elle a été exploitée pour remplir un bassin avec, au milieu, un jet d’eau ; le tout dans un circuit fermé pour ne pas perdre une goutte de cette eau si précieuse. Tout autour des étendues de pelouses, des tables et des bancs en pierre ainsi que des barbecues permettent aux visiteurs de se détendre dans une aire de verdure en plein désert. Des fleurs ont également été plantées, mais pour les arroser, les jardiniers ont installé un système d’arrosage d’eau douce en profondeur de manière à ce que l’eau de pluie ne puisse pas traverser la terre qui est salée et qui les ferait mourir.
 

 
L’entrée du parc ouvert 24h/24h est gratuite. Deux autres parcs se trouvent aussi dans le désert, le parc Golda et le parc Eshcol.
Derrière le parc, un bâtiment a été occupé par les Britanniques entre 1950 et 1958. C’était leur station expérimentale sur la terre, l’eau et l’agriculture. T.s.a.h.a.l qui occupe le camp mitoyen s’approvisionne en eau grâce à cette source. 
 
Le moshav Ein Yaav s’est crée à cet emplacement en 1956, face aux roseaux que nous voyons aujourd’hui ; les pionniers avaient choisi cet endroit car la source Ein Nuébéi était proche, mais ils ont dû abandonner les lieux et s’installer de l’autre côté de la route en 1967 à l’emplacement actuel. Il y a un siècle cette source était très abondante. Souvent les noms de lieux au pays sont tirés  soit de la bible, soit des noms arabes qui eux-mêmes sont tirés de la bible où alors, comme c’est le cas ici, d’après les consonances de bouche à oreille de génération en génération. Les mots phonétiques étaient transmis de l’Arabe en hébreu et de là on décidait du nouveau nom du lieu s’approchant le plus près possible de la vérité.
 

5)  Les vestiges de Moa.

L’entrée de la route qui mène à Moa sur la nationale 90 rappelle déjà le site nabatéen, c’est une grande porte de couleur ocre  qui ouvre son chemin sur le désert.

Le site de Moa a été fouillé par le professeur Agil. La forteresse  se trouve sur la hauteur du wadi Amar. (nahal omer) Elle n’a pas été touchée par les guerres mais seulement par les tremblements de terre.
 

C’est en 312 avant l’ère chrétienne que nous  commençons à entendre parler du peuple nabatéen, pourtant il existait bien avant mais aucun document n’a été découvert jusqu’à ce jour. On sait toutefois que les Nabatéens paganismes  se sont convertis à l’Islam en 314 de notre ère, époque où le catholicisme apparaissait avec l’empereur Constantin. La mère d’Hérode était Nabatéenne.

Avec Pétra comme capitale, les Nabatéens s’occupaient essentiellement du transport des parfums :  (  מור ולבונה )  la myrrhe et l’encens. (Il existe encore un arbre de myrrhe dans le jardin botanique d’Ein Gédi). Ces parfums si  recherchaient par les Romains étaient très précieux et leurs transports demandaient aux Nabatéens les plus grandes précautions. Ils firent construire tous les 40 kilomètres des caravansérails pour les convois qui se rendaient de Pétra au port de Gaza (65 en tout). Ces plantes aromatiques poussaient sur les montagnes du Yémen, dans un climat très tempéré. La cueillette avait lieu  deux fois par an. Les convois partaient tout d’abord du Yémen en passant par Pétra qui était  à mi-chemin de Gaza afin de prendre le bateau à destination de Rome. Les Nabatéens avaient le monopole des convois et plaçaient leurs hommes tout le long de la route, même sur les bateaux qui transportaient ce bien précieux. Ils devaient parcourir 1.800 kilomètres sur lesquelles se trouvaient les 65 caravansérails. Moa était le premier han après Pétra. On ne sait pas très bien le nombre de chameaux que contenait un convoi, on parle de 20 à 5.000 bêtes, ça peut paraître énorme mais c’est dans la possibilité des choses si on imagine la quantité de parfums que demandait Rome.
 
L’exemple de Néron est le plus frappant. Lorsqu’il a incinéré sa femme il lui a fallu  la quantité d’encens et de myrrhe que Rome utilisé en un an. On peut  imaginer l’importance de ces convois avec leurs chameaux qui  marchaient en parallèle et non en file indienne (sauf dans les défilés) traversant le désert. Transportant les parfums une ou deux fois dans l’année, ils parcouraient très peu de kilomètres dans une journée et lors des haltes dans les caravansérails les hommes rentraient se reposer dans des chambres tandis que les chameaux s’étalaient dans le désert. La surveillance était sans relâche.
La forteresse de Moa comprenait deux étages et l’étage inférieur est resté en bon état grâce à l’étage supérieur qui s’est effondré (sûrement après un tremblement de terre) et qui l’a protégé. Il y avait sur place une fabrication de céramique caractéristique de Moa ; la céramique était beaucoup plus fine que les diverses autres céramiques et surtout  très colorée. Jusqu'à ce jour les chercheurs n’ont pas retrouvé comment obtenir ces couleurs. Sur place se trouve encore un pressoir qui produisait l’huile pour s’éclairer.
 

 
En descendant du Tel nous nous dirigeons vers la piscine de Moa. Elle était alimentée par les eaux de pluies et servait (grâce à des tuyaux) à alimenter le caravansérail et la forteresse. L’eau était précieuse, il fallait la conserver pendant les huit mois d’été et pour qu’elle reste propre ils la recouvraient une épaisseur d’huile. Après les inondations de l’hiver 95 la piscine était pleine à ras-bord ce qui n’est pas le cas aujourd’hui où toutes sortes de plantes ont poussé.
תגובות