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Il y a plusieurs manières de découvrir Israël selon les goûts de chacun. Il est possible de faire des randonnées dans la nature, de visiter des musées ou des "Beit Arishonim" (La maison des Anciens) ou encore se recueillir devant des mémoriaux pour se rappeler continuellement que grâce aux soldats nous vivons en paix à  l'intérieur du pays.  Nous pouvons aussi visiter les sites archéologiques qui nous retracent l'histoire depuis les temps les plus reculés et les villes sans oublier Jérusalem qui, a elle, seule nous comble de bonheur.

 

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PROMENADE DANS LE GOLAN.

 

Mitspé Gadot

Mémorial  et point d’observation qui se trouve dans le Golan. Jusqu’à la guerre des six jours cette position a été occupé par les Syriens qui l’appelaient El Mourtéfa ou en hébreu Anissa (élevée) Cette position a été la position  la plus fortifiée du Golan avec de nombreuses tranchées qui communiquaient entre elles et tout autour de champs minés.  Cet endroit domine la route principale qui monte vers le Golan en passant par le pont Bnot Yaacov.  Ce mémorial rappelle les soldats tombés de « la Brigade du Golan » pendant la guerre des six jours jusqu’à l’opération Shalom Agalil. C’est l’œuvre d’Ezra Orion qui a été lui-même commandant dans le groupe de reconnaissance de Tsahal.
 

 
Cette position faisait face à la Vallée de Houla, un des endroits les plus stratégiques pour les Syriens. Ils dominaient principalement le kibboutz Gadot qui fut touché à plusieurs reprises. Tout de suite après la fin des batailles de la guerre des six jours  les membres du kibboutz montèrent pour conquérir  le bunker syrien avec l’aide du commandant en chef de la région, le général  Doudou (David Eliézer) Ils leur dit simplement ceci : D’ici vous paraissez grands à effrayer ! Ce qu’il voulait leur dire c’est que de cette position seulement les membres du kibboutz étaient tellement dans le champ de mire des Syriens qu’on pouvait comprendre quel mal ont eu les pionniers à se défendre ! C’est grâce à ces batailles qu’à été écrit le célèbre  chant « L’enfant de Gadot-Yalda mi Gadot) »

P.O : du mémorial on voit : La forteresse Ateret (forteresse croisée) et de la route principale qui menait de la mer à Damas. En 1918 les Anglais débarquèrent dans le pays et occupèrent le pont de Bnot Yaacov passage stratégique entre le Golan,  Damas et l’Egypte. Le 25 septembre 1918 les Turcs firent exploser le pont qui fut reconstruit plus tard. Vue sur le bâtiment douanier, Mishmar Ayarden l’ancien, la Vallée de Houla, Kfar Anassi, Hatsor, Ayelet Ashahar, Yessaod Amaala, Houlata, Malkia, Dishon et Manara. Vue panoramique imprenable de tout le Nord du pays qui était sous le regard des Syriens.

Gadot est un kibboutz de la Vallée de Houla fondé en 1949. Il prit le nom de Gadot (barrière = garder) par sa proximité avec la frontière jordanienne. Il se trouve près des vestiges de Mishmar AYarden et du carrefour Gadot sur la nationale 91 qui relie la route 918 vers Gonen et le Ramat Agolan.

Dans les accords de cessez le feu qui ont été signés entre Israël et leurs voisins lors de la guerre d’indépendance ; la guerre aurait dû être terminée. Ces accords portent le nom aussi d’accords de Rhodes.

A la fin de l’année 1948 la victoire de l’indépendance d’Israël fut  claire et nette. Le 22 octobre 1948 après l’opération Yoav qui apporta une victoire à Israël  il fut déclaré un cessez le feu et un conseil de sécurité de l’ONU qui ne fut pas appliqué.  Tsahal dû prendre des mesures d’urgences pour conquérir les terrains de la haute Galilée grâce à l’opération Horef et  éliminer les forces égyptiennes du Néguev , c’est ainsi que Tsahal arriva à El Lahish. 

Le 16 novembre 1948 le conseil de sécurité demanda aux deux partis en guerre de trouver des accords pour un nouveau cessez le feu et le 29 décembre la décision fut prise d’ouvrir des discussions entre Israël et les pays arabes avec Raft Banetz, le représentant de l’ONU en place. Le 12 janvier 1949  les débats de cessez le feu s’ouvrirent entre les deux pays dans l’hôtel des fleurs de l’île de Rhodes. Israël demanda que les frontières sont limitées là où avaient eue lieu le cessez le feu, les pourparlers durèrent de longs mois et se terminèrent le 20 juillet 1949 avec la signature de la Syrie qui fut la dernière à accepter ces accords.

La guerre d’indépendance se termina le 10 mars 1949 avec la conquête d’Eilat grâce à l’opération Ouvda.

 

Nahal Djilaboun

Une  randonnée de trois heures commence au milieu d’un camp militaire syrien abandonné du nom de Daboura. Selon les balles qui se trouvent dans les murs des bâtiments ont peut supposer que les batailles ont été très difficiles à cet endroit. Le camp se trouvait sur les hauteurs du nahal.  Plusieurs bâtiments en béton encore visible ont servi de camp militaire à Tsahal après la guerre des six jours.

En continuant sur le chemin de  randonnée un sentier plus petit bifurque sur la droite  pour grimper en haut du tell où se trouve la ville de Dvora qui date de la période talmudique.

 

Kfar Dvora :

De nombreux vestiges de maisons du village de Dvora construits en pierre de basalte sont encore visibles dans la réserve. Au 4ème siècle, période du Talmud et de la Mishna, un village juif s’est fondé sur les hauteurs du nahal Djilaboun et il y a deux cent ans environs les bédouins de la tribu Na’arana  se sont installés sur les vestiges de ce village. Ces bédouins font partie de la dernière génération des tribus nomades car ils  s’installèrent définitivement dans le Golan. Ils se  sont servis des linteaux de porte où étaient incrustés des pierres et des desseins, des pierres gravées de symboles où d’animaux et de bien d’autres vestiges de la période juive pour construire leur village. En se promenant dans le village on peut bien se rendre compte du système de construction, c'est-à-dire une cour centrale entourée d’une série de pièces, sur chaque pan de mur on peut différencier les pierres taillées anciennes ou encore des pierres encastrées gravées comme celle de l’aigle tenant une proie dans sa gueule et près de lui deux poissons. Il est possible que cette pierre gravée ait fait partie de la synagogue du village. De nombreuses pièces de valeur ont été retirées du site et entreposées au musée archéologique de Katzrin
.
 

La ville devait être importante si on en juge par les pressoirs à vin qui étaient les principaux revenus de la population et les arbres qu’ils avaient plantés. On y retrouve les sept espèces (d’arbres) dont parle la Bible. Joseh Matitiao dans son livre « la guerre des Juifs » mentionne la ville de Dvora.

Après la guerre des six jours, les forces de Tsahal arrivèrent dans la région et trouvèrent sur place plusieurs  inscriptions en hébreu. La plus célèbre est celle qui se trouve sur le linteau de la porte de la mosquée du village : Ici la maison d’études du rav Eliézer Apakar. Cette inscription rappelle le  célèbre docteur de la Michna, un des élèves de Rabbi Yéhouda Anassi qui a vécut dans ce village. Il est possible de voir cette inscription au musée archéologique de Katzrin. Cette inscription nous donne la preuve de l’importance de cette implantation juive pendant la période talmudique. Hélas la synagogue n’a pas encore été découverte.

 

Mapal Dvora :

Le nahal Djilaboun (wadi Jelbina) est une réserve du centre de Ramat Agolan connue aussi sous le nom de nahal Dvora est contient deux des plus grandes cascades du Golan : La cascade Dvora et la cascade Djilaboun qui tombe d’une hauteur de quarante mètres. Avant la guerre des six jours, seule la partie inférieure de la réserve était en territoire israélien.

Le lit du nahal est à sec à la hauteur du kibboutz Ortal et au milieu de son parcours il  s’appelle nahal Eitan et il est drainé vers la Vallée de Houla à côté du gesher Apkak (pont du bouchon)
La réserve est très verte et l’eau des cascades coule toute l’année. Les lauriers longent les deux rives du nahal et des eucalyptus, des framboisiers, des joncs, des chênes de galle, des saules pleureurs et des férules envahissent la réserve. Du chemin de randonnée nous avons une vue superbe sur la cascade et le bassin Dvora ; un sentier nous permet d’y descendre et de se reposer près d’eux. Un peu plus loin toujours  sur le sentier de randonnée se trouve un petit bassin que rempli une petite cascade.
 
 

Un autre petit sentier se détache du sentier principal qui mène à la cascade Djilaboun monte  vers une grande grotte sur le flan de la montagne basaltique.

 

Cascade Djilaboun

Avec ses 41 mètres de hauteur la cascade Djilaboun est la deuxième plus grande cascade du Golan. Du haut de la falaise la vue de la cascade et de son bassin est surprenante et on y accède à l’aide d’un escalier raide qui aboutit au bassin.

 

Aire de repos d'Ein Ziwan

Elle a été aménagée par les membres du kibboutz d’Ein Ziwan en souvenir des soldats du bataillon 134 qui sont morts dans les batailles du la guerre de Kippour.

 

 

 

MITSPE QUNETRA

Quneitra se trouve  sur la ligne de cessez le feu entre Israël et la Syrie, cette ville des hauteurs du Golan se trouve à un carrefour important de l’axe qui mène de Damas au pont de Bnot Yaacov et sur la route qui mène du sud du Golan à Massadé. La ville  fantôme de Quneitra avait plus de mille ans, la ville reconstruite l’a été dans le courant du 19ème  siècle grâce à la population circassienne   qui arriva au Golan avec les encouragements des Ottomans. Cette ville de la région du Golan syrien a été un important centre commercial et culturel jusqu’en 1967. Le commandement de front  israélien de l’armée syrienne y été installé. Pendant la guerre des six jours les forces de Tsahal conquirent la ville. Quelques semaines après les batailles  un noyau de pionniers s’installèrent dans les maisons abandonnées et fondèrent le kibboutz Golan qui prit plus tard le nom de Mérom Golan. En 1972 le kibboutz s’installa à son emplacement actuel à l’ouest de la ville.

Pendant la guerre de Kippour   Quneitra fut de nouveau conquise par les forces syriennes pendant une brève durée puis Tsahal la reprit. Lors des batailles la ville fut détruite entièrement. Elle fut redonnée aux Syriens dans le cadre des accords de séparation de forces avec les Syriens le 31 mai 1974 comme zone démilitarisée  syrienne sous le commandement de l’ONU.

Selon les accords prévus les Syriens laissèrent la ville abandonnée et reconstruire la nouvelle Quneitra quelques kilomètres plus loin au nord est de cette dernière.

Le 27 avril  1974 Keshet, l’implantation israélienne voit le jour à Quneitra  en protestation des accords  de zone démilitarisée qui accordaient Qunéitra à la Syrie mais 40 jours   plus tard seulement ils quittèrent la base militaire abandonnée où ils s’étaient installé  et attendirent quatre ans avant de fonder leur implantation définitive toujours du nom de Keshet aux pieds de giv’at Tila.
 
 
 

Aujourd’hui le passage de Quneitra sert aux besoins de sécurité de l’ONU entre Israël et la Syrie et à la population druze de Ramat Agolan et de la Syrie.

 

MONT FARES

Pour arriver au mont Farès nous empruntons l’ancienne route syrienne du Golan qui était impraticable en 1967 lorsqu’elle fut dans les mains des Israéliens.  Depuis deux ans seulement elle a été goudronnée de nouveau et sert de route de contrôle aux véhicules militaires. D’Aloné Abashan on roule tout droit jusqu’au panneau indicateur Farès puis on tourne à gauche et on monte tout droit sur la route jusqu’à la porte du camp militaire. C’est entre Aloné Abashan et Ramat Magshimim, sur cette route  se trouve aussi Tel Saki.

 

L’origine du mot Pérès vient du  mot arabe Farès

Le mont Farès se trouve sur les hauteurs du Golan à 5 kilomètres et demi du moshav Keshet.  Tsahal a donné le nom de Tel Zohar en souvenir de Zohar Yonathan, chef de bataillon tombé le 26 juin 1970 sur ces lieux. Le sommet de cette montagne est occupé par Tsahal et l’entrée y est interdite aux civils.

Le mont Farès ou Pérès est un cône de cendre, un ancien volcan éteint le seul où il est possible de voir son cratère.

Du haut du sommet point d’observation sur le nahal Rakad et sur les tellim volcanique du Golan et du Hermon. De là on voit aussi les villages druzes et syriens comme celle de Iravid et Gil’ad.

Le mont Pérès domine à 200 mètres et au nord ouest de la chaîne de montagne on peut voir un deuxième cratère plus allongé. Le mont Farès est le premier de la chaîne des monts volcaniques  qui continue jusqu’au nord du Golan. Cette montagne détermine la limite entre la partie supérieure et la partie inférieure du Golan.

En 1974 les membres du kibboutz Merom Golan ont ouvert une entreprise où ils fabriquent le « Tuf volcanique» qui sert de matière d’isolation des maisons, d’infra structures aux bâtiments, à la construction industrielle, aux blocs, comme matière pour les routes et les jardins d’agréments.

 

 

L’armée nous ayant donné l’autorisation de rentrer dans la base, nous montons sur un bunker pour y découvrir un panorama très étendu : A nos pieds les taches vertes sont les terres agricoles des kibboutzim environnants, plus loin les bassins collecteurs Boutnia, Bné Israël, Révahiar  qui nous appartiennent puis au loin les bassins collecteurs syriens. Nous voyons le nord de la chaîne montagneuse de Gil’ad ainsi que le Tell Pazra et le tel Baron est un volcan étaient depuis 10.000 ans.

Le Golan a une population de 20.000 Juifs et de 20.000 Druzes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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אשר
aaa.... la beaute de mon pays !!!
18/06/2009 21:44:06

LA RESERVE DU CARMEL.

 

Premier point d'observation (numéro 8 sur place) :

Panorama sur les vallées jusqu’à la vallée du Jourdain. Sous nos yeux la vallée de Zabulon qui porte le nom de cette tribu bien qu’elle ne se soit jamais installée ici, mais un peu plus à l’Est ; on retrouve dans la Bible un passage où il est dit que cette vallée sera attribuée à  Zabulon  dans le futur selon le livre de Josué- chapitres 18 à 20. Si le temps l’avait permis nous aurions pu apercevoir la frontière libanaise avec Rosh Anikra et la vallée de beit Akerem, la route entre Akko et Sfat qui sert de limite entre la haute Galilée et la basse Galilée. A nos pieds la zone industrielle de Haïfa avec la ville de Nesher et toute la région côtière.

 

Deuxième point d'observation

Un superbe pin qui  étale ses branches trône  sur le sommet de la vallée où s’offre un magnifique panorama. Le pin a été l’arbre adopté par le fonds national juif pour ses nombreux aspects positifs. La plupart des forêts en Israël étaient des forêts de pins car c’est un arbre qui pousse très vite, qui ne demande pas beaucoup de soins ni d’eau, qui fournit de l’oxygène  et qui se reproduit naturellement grâce aux graines de pommes de pins qui tombent sur la terre et qui donnent naissance à de nouveaux arbustes. Mais avec l’expérience les pins ont été éliminés petit à petit car les épines des pins qui couvrent la terre empêchent toute végétation de pousser, ni une fleur, ni une plante ne pousse à l’ombre de ces arbres. De plus le pin s’enflamme très facilement et il a produit de nombreux ravages dans les forêts du K.K.L.
 

 
La réserve du Carmel est parsemée de bosquets de végétation méditerranéenne  et en ce mois de janvier on peut voir de grands asphodèles, des pins pignons, des lentisques ou des pins de Jérusalem.

 

Le chemin des générations ou chemin biblique.

En 1975  Feu le docteur Reouven Hecht (1909-1993) eut l’idée de la création d’un parc musée grâce à des vestiges authentiques datant de différentes périodes de la culture d’Israël.  Le projet du docteur Hecht a été établi sur des vestiges  qui étaient en voie de disparition ou de destruction. Il a  réussi à les faire déplacer et replacer intact dans des chemins de randonnées entourés de bosquets et de plantes naturelles.

 

Riche, même très riche Réouven Hecht a été un grand philanthrope  en Israël, il était amoureux de son pays, de ses compatriotes et d’archéologie. Il fit faire des recherches dans tout le pays et lorsqu’il trouvait  des sites archéologiques délaissés, abandonnés ou encore sur des terrains d’entraînements de l’armée, il convoquait des spécialistes de transport qui transféraient tout le site archéologique dans la réserve du Carmel. Hecht a choisi la réserve du Carmel car il lui a fallu trouver un espace assez connu pour que la population puisse y accéder facilement et gratuitement, un endroit tout de même protégé pour que personne ne saccage les vestiges   transplantés et un endroit assez vaste pour que tous ces sites soient de nouveau dans leur élément.
 

Réouven Hecht a déjà construit de ses propres deniers les locaux du musée de l’université de Haifa où toutes  ses trouvailles sont exposées, il a entretenu ce musée et l’a mis gracieusement à la disposition du public. Hecht est le fondateur du silo à grains (beit dagan) de la ville de Haifa, la plus frappante des installations du port de la ville. 10.000 tonnes sont un dock flottant et le silo de Dagon un élévateur à grains élevé à une capacité de 100.000 tonnes. Là aussi un musée est mis à la disposition des visiteurs.

Tout au long de notre promenade nous avons croisé :

 

a)     La maison du Neguev

C’est un  site complètement abandonné qui a servi de logements dans le domaine d’une ferme agricole dans les montagnes du Néguev et qui se trouve maintenant dans le parc A Carmel. Il date de la période israélite (l’âge de fer) : 900-1000 avant l’ère chrétienne. Les maisons étaient contigües à la ferme agricole israélite et comprenaient de petites habitations et des hangars de matériaux pour les travaux courants.
Les maisons étaient bâties en forme de lettre ש c'est-à-dire que la première pièce en longueur servait d’entrée, celle à sa droite servait d’entrepôts pour les denrées alimentaires, celle de gauche pour abriter les animaux et la dernière pièce qui se trouvait perpendiculaire aux trois autres était la chambre à coucher ce qui permettait une certaine intimité à la famille. Le reste des activités familiales se passaient à l’extérieur (cuisine-toilettes-douches- )
 

 
Cette maison qui a été déplacée et replantée dans le Carmel est une maison de grandeur nature tout à fait comme celles où on vécut nos ancêtres.

 

b)     Les greniers à blé.

Dans le Néguev il a été trouvé des greniers à blé de la période de l’âge de fer (700-800 avant l’ère chrétienne) Près d’un important carrefour de routes des fouilles ont révélées plusieurs forteresses réunies construites les unes au-dessus des autres  pendant la période israélite (600-1000 avant l’ère chrétienne) Quatre entrepôts qui ont été transférés dans la réserve du Carmel « sur le chemin des générations »  se trouvaient attenant à la forteresse et datent  du 8ème siècle avant l’ère chrétienne.

 

c)     Pressoirs du site de Castra.

En creusant un tunnel qui passera à l’entrée sud de la ville de Haïfa vers Yagour il a été découvert un site archéologique datant de la période byzantine (4ème - 7ème siècle de notre ère) Ce site a été découvert et fouillé entre 1993 et 1997. Cette ville byzantine a été très prospère grâce à l’importante  fabrication d’huile et de vin et la preuve en est par la découverte de 11 pressoirs à vin et 14  pressoirs pour la fabrication de l’huile. En 1997 deux pressoirs à vin ont été transférés dans ce « chemin des générations du parc A carmel »  par les soins des services archéologiques.

 

Nahal Sïah

En plein milieu de la ville de Haïfa commence le chemin de randonnée du nahal Siah. C’est un chemin de randonnée assez étroit qui coupe le quartier de la ville en deux et qui descend des hauteurs de la ville jusqu’à la mer. En levant la tête nous pouvons apercevoir les maisons qui longent le fleuve (à sec) et dont les propriétaires  peuvent jouir d’un panorama exceptionnel. Une longue série de marche nous entraîne vers le lit du fleuve qui est entouré d’une végétation luxuriante. Beaucoup de bosquets de végétation méditerranéenne avec des lierres et beaucoup de lianes autour des arbres car le soleil ne rentrant que très difficilement dans ces parties  touffues de forêts les arbres ont dû mal à pousser et cherchent sans arrêt la lumière ou le soleil.

 

a)     La source

Au milieu de la randonnée nous croisons une source qui coule dans un petit bassin. Elle a été aménagée par les moines carmélites qui avaient un couvent non loin de là ; ils vivaient en retrait de peur des attaques des musulmans. Face à cette source deux grottes, dont une fermée, ont été creusées dans la roche ; elles ont  aussi servis de cachette aux carmélites.

 

 

b)     Le village abandonné "Samir"

Un village arabe abandonné à la période de l’indépendance existait près du nahal Siah.  La famille chrétienne El Hayat avait fondé ici un village de vacances très luxueux. Grâce à la source ils avaient ouvert un centre de soins et de repos et plus loin à la sortie du fleuve, sur des terrasses fleurissaient des vergers et des poissons foisonnaient dans les viviers. Aujourd’hui on peut voir encore des vestiges de ce village comme les bassins et les terrasses agricoles.

 

La ferme de la garde du  Carmel

A l’intérieur de la réserve du Carmel se trouve une ferme appartenant à une société écologique nationale et qui  a été ouverte dernièrement au public. En voie de développement elle  ne comprend pour l’instant qu’un petit café qui sert de centre de renseignements pour toutes sortes de randonnées attractives et d’une auberge de jeunesse. Il est prévu d’autres chambres d’hôtes pour les familles.

 

Le site des forêts du Carmel dans le passé.

Temps préhistorique : Forêt du Carmel.

Ce site a un  très long passé captivant. D’après des recherches archéologiques faites sur place il a été constaté que l’être humain s’est installé ici pendant une période continue à l’époque cananéenne soit  depuis 3500 ans jusqu’à l’abandon des lieux en 940 de l’ère chrétienne. Aux environs de la ferme il a été découvert d’anciennes carrières, un pressoir à vin, des pressoirs à huile, des terrasses agricoles et des citernes. Le village a été fondé près des sources du Nahal Oren  qui coule aux pieds des vestiges.

Une équipe de chercheurs  de l’université de Bar Ilan commença des fouilles archéologiques  en 2003 sur une petite partie du site et ils ont découvert des objets exceptionnels de la période romaine et  médiévale. Ils conclurent que les vestiges Shalala ne pouvaient être que « la ville du Carmel » citée dans le livre de l’historien Flavius Joseph  au premier siècle de l’ère chrétienne. L’historien mentionne même que le nom antique de cette ville est Akavtana nom qui veut dire : ville du Carmel ; elle est mentionnée pour la dernière fois dans les écrits historiques de la période médiévale lorsqu’une femme du nom de Myriam se sauva d’ici car on voulut la marier contre son gré.

 

 

 
Le passé proche.

Au début du 20ème siècle  Choukari Mensour, l’interprète du consul allemand acheta quelques milliers d’ares dans la région de « Hirbat Shalala » Il restaura la ferme ottomane qui se trouvait au sommet de la colline, planta avec l’aide d’un ouvrier un bon nombre d’arbres qui formèrent un bosquet près du nahal Oren ainsi que toutes sortes de plantes.

Au début des années 30 l’ingénieur et visionnaire Yoseph Lévi arriva dans le Carmel et demanda à y acheter des terres. Il fonda «  la ferme du Carmel » et dans un  même temps acquît 6.000 ares de terres appartenant à Shalala avec l’intention de partager ce terrain en parcelles. Son but était de préparer le terrain afin de créer implantation. Ce lieu s’appela « Yaarot Acarmel » à cause des nombreux hauts pins qui se trouvaient dans la région.

Mais la longue distance qui séparait  cet endroit de Haiffa  n’encouragea pas les gens à investir dans ces terrains pour construire leurs maisons. Les principaux investisseurs furent d’origine allemande et malgré les toutes sortes de difficultés décidèrent de s’installer sur place. Ce groupe d’ouvriers  qui travaillèrent les terres, qui préparèrent les routes  et rendirent cet endroit vivable ne le firent que sur leurs propres deniers.

En octobre 1935 quinze ouvriers se réunirent et  mirent leur équipement sur  le dos de chameaux et allèrent près de la source  et de la piscine du nahal Oren (le lac d’aujourd’hui).  Ils installèrent un camp de tentes, construisirent des routes, prirent soin des bosquets et plantèrent des légumes. Ils appelèrent leur endroit : Mishmar Acarmel : La garde du Carmel.

En avril 1936, les Arabes commencèrent  à les attaquer  et ils allèrent se réfugier dans la ferme Hibat Shalala.  Tous ensemble ils fortifièrent la ferme  et renforcèrent les murs extérieurs  d’une muraille. Un groupe de Noterim vint sur place secourir les habitants, les  approvisionner en munitions et en armement et accompagner d’autres réfugiés. Les Arabes avaient attaqués les ouvriers  de la ferme lorsqu’ils étaient sur la route et sur leur lieu de travail et trois d’entre eux qui étaient embusqués  réussirent à tuer 15 personnes de la ferme. A la suite de cet incident K.K.L.  reçut 1.300 ares de terres de Shalala.

Le 1er octobre 1939, les premiers membres du  kibboutz Beit Oren  s’installèrent à la ferme Hirbat Shalala. Quelques anciennes personnes qui avaient habité la ferme Mishmar Acarmel se joignirent à eux.

En 1950, six maisons furent construites sur les terres de Shalala. Ils appelèrent l’endroit la colline Wolfson, du nom de David Wolfson (-1856-1914- leader sioniste, second président de l'Organisation Sioniste Mondiale). Après  la proclamation du parc Acarmel  comme parc national afin de protéger la nature dans cette montagne, il fut interdit de construire  dans la région.

Le rêve de l’implantation  Yaarot Acarmel  s’envola mais pourtant sur ce terrain  il reste  encore quelques signes de cette période houleuse. Seule sur la colline Wolfson, sur les terres de Shalala,  se trouve l’hôtel prestigieux Yaarot Acarmel qui a été construit dans les années 60 pour servir de maison de repos aux ressortissants d’Allemagne. La région est remplie de routes mais près du nahal Oren il est encore possible de voir des vestiges de plantations des premiers planteurs.

 

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HAR AROUAH.

La forêt du vent.

 

La randonnée se fera dans la forêt qui porte le nom de  forêt  des Juifs de Pologne, elle fait partie des forêts de Jérusalem et se trouve près du kibboutz de Kiryat Anavim. Nous marcherons dans cette partie de forêt consacrée au Mouvement de  la Jeunesse (Ténouat Anoah) et nous parcourrons les chemins des partisans et de la rébellion de ces terribles années de guerre, en souvenir de l’anniversaire la mort de l’écrivain Abba Kovner décédé en 1987.

 

Abba Kovner, né à Sébastopol en 1918 fut l’un des dirigeants de la révolte des partisans de la ville de Vilna puis de leur lutte dans les forêts d’où son récit : La clef a coulé en 1950. Actif dans l’immigration clandestine en Palestine, il s’installe au kibboutz Ein Ha’horesh en 1946 et participe à la guerre d’Indépendance dans le célèbre régiment Givati. Il rend compte de cette expérience dans une plaquette de poèmes épiques « Séparation d’avec le Sud » en 1949 dont les thèmes se retrouvent dans la suite poétique « Dais nuptial dans le désert » en 1970, et dans une trilogie, à la limite de la chronique, qui brosse un portrait fidèle d’une génération de combattants du  Givati : Face à face en 1953 ; l’heure H en 1954 ; Le carrefour en 1955.

 
Dans le domaine de la prose, la guerre d’Indépendance et ses séquelles paraît surtout dans les œuvres de plusieurs poètes dont Abba Kovner.  (Sources : Encyclorama d’Israël)

 

Dans le ghetto de Vilna se constitue en 1942 une organisation unie de partisans juifs. Son commandant, Aba Kovner lança un manifeste à l’intention des habitants du ghetto : Hitler veut anéantir tous les Juifs d’Europe ! La seule réponse à ces assassinats est l’organisation de l’autodéfense. Au mois de septembre l’organisation appela la population du ghetto à la révolte « Masses juives ! Dans la rue ! Que celui qui n’a pas d’armes prenne une barre de fer, un gourdin ou un bâton ! » Pourtant nombreux étaient ceux qui croyaient encore aux promesses et pensaient qu’ils resteraient en vie dans les camps.

 

En 1945, le poète, l’un des commandants de la résistance dans le ghetto de Vilna déclare : Nous voulions rester vivants dans leur mémoire.

 

Premier poin d'observation.

La forêt près du kibboutz de Kiryat Anavim porte plusieurs noms. 1) La forêt du judaïsme,  2) la forêt Nataf,  3) la forêt  Yad Ashmona, 4) la forêt de kiryat Anavim, 5) la forêt du vent.

Le K.K.L. a choisi la forêt qui porte le nom de  Vent pour le sujet de la Shoa car le mot correspond aussi à un souffle, une  âme ou  encore un esprit. Le Vent est aussi le symbole des Juifs qui étaient obligés de travailler dans les chambres à gaz et qui, avant d’aller dormir écrivait les noms des disparus pour la Mémoire. Le K.K.L a encore choisi cette forêt car la nuit, des vents très forts soufflent dans la région. Le vent est synonyme de guerre et de sionisme, on le retrouve dans la Bible où cinq montagnes se rejoignent dans la forêt de Giv’on...

 

 

Notre guide donne quatre articles à lire à quatre personnes différentes du groupe pour nous montrer la différence de comportements des Juifs dans les différentes villes comme Varsovie ou Kovno. Dans le ghetto de Sosnowiec, le chef de la communauté a été inactif, n’a pas réagi et a attendu que le drame arrive.  A Varsovie, en juillet 1941, les Juifs sont devenus des machines face à la Gestapo ; à Kovno, quatre chefs sont nommés pour chacun des différents camps. Dans chaque ghetto, la réaction des Juifs était différente, les uns étaient prêts à combattre pour se défendre, les autres espéraient encore ou refusaient de voir la vérité.

 

Ainsi notre guide, spécialiste sur le sujet de la Shoa compare les vents de cette forêt aux vents spirituels d’Aba Kovner.  C’est l’histoire des partisans Juifs qui, arrivés au pays après la guerre, défendent leur nouvelle patrie contre les Egyptiens. En 1948, Aba Kovner  officier et éducateur dans un bataillon de Givati  se retrouve au front, à Nitzarim, et raconte la chute et la démolition de ce kibboutz. Fondé par des Polonais et des Roumains il a été abandonné à la fin de la guerre d’indépendance et ré ouvert en 1951. C’est à la hauteur du pont Ad Alom que les Israéliens ont arrêté l’avance égyptienne en mai 1948.

 

La vie dans le ghetto  était organisée et gérée par le Judenrat : Le Conseil juif. L’autorité de ce conseil s’étendait aux fonctions municipales, incluant le budget, l’hygiène, l’industrie, l’artisanat. Le personnel Juif des hôpitaux avait un gros problème de conscience. L’exemple de l’insuline en est un : Il n’avait pas assez de doses pour soigner les malades régulièrement, pour eux la question se posait de savoir s’ils devaient soignaient tous les malades en sachant que le traitement serait insuffisant ou bien essayer de n’en sauver que quelques-uns en leur donnant plus de doses et en laissant l’autre partie en manque. Ils avaient bon espoir que les Russes arrivent en apportant des rations d’insulines supplémentaires mais ils étaient dans l’attente et on était en guerre… Ils s’en tinrent à la loi juive qui dit qu’il faut d’abord sauver les jeunes au détriment des autres.

 

Varsovie était une ville culturelle tandis que Lodge était une ville industrielle et les directeurs d’usines  embauchaient du personnel pour la fabrication des armes. Tsernikov qui a été obligé d’envoyer six mille enfants vers les camps d’extermination ne put accepter l’idée et préféra se suicider.

 

Deuxième point d'observation.

Nous sommes assis face au wadi Toula (à sec aujourd’hui) et aux montagnes sur lesquelles  ont été construits  les kibboutzim de Névé Ilan et Yad Shmona près de la réserve AMasrek. En bas de la vallée coule le nahal Shaar Agay ou Bab El Oued.

 

Un petit chemin de randonnée a été aménagé au mois d’août 1990 par le K.K.L. et les nouveaux immigrants russes qui étaient au chômage. Ils se sont mis au labeur  en toute âme et conscience. En 1995, les arbres attrapèrent des bactéries, ils devinrent plus fragiles et donc plus facilement inflammables ; toute la partie de cette forêt s’enflamma. Le tronc devient gris, il fournit une énorme quantité de glands signe distinctif de sa fin. Après des feux de forêts le K.K.L. ne s’occupe jamais des terrains noircis, il attend que la nature fasse son travail car si le feu est dangereux pour les animaux il est utile à la végétation car lentement elle renaît toute seule.

  

En 1920, en Europe une organisation idéologique vit le jour sous le nom de Ténouat Anoar. Son idéal était d’abord d’occuper les enfants, ensuite de leur donner une formation culturelle, éducative et sioniste, le but suivant était de réunir tous les jeunes Juifs et de concrétiser leur avenir en Europe. Ces éclaireurs juifs européens organisèrent des conférences sur le judaïsme, des chants en hébreu et toutes sortes d’activités pour leur faire découvrir leur identité. Ainsi a été crée le premier kibboutz en Pologne où les enfants vivaient entre eux, à 350 Km de leur domicile, ayant quitté la grande ville pour se retrouver dans un cadre totalement différent. D’autres kibboutzim ont vu le jour en Pologne à  la même époque et dans le même but mais aucun des dirigeants   n’a envisagé d’envoyer ces jeunes en Eretz Israël.

 

Par contre, d’autres groupes de jeunes âgés de 15 à 17 ans montèrent en Israël contre le gré de leurs parents car ils étaient sionistes et rien n’aurait pu les empêcher de venir au pays. Cette foi, ce sioniste et cette ambition leur ont sauvé la vie car la guerre s’est déclarée et tous les membres de leurs familles ont été déportés dans des camps de concentration ; aucun d’entre eux n’est revenu.

 

Troisième point d'observation.

Près d’un énorme puits, l’aire de repos porte le nom d’Elaine et Marvin Samson.

Les différentes organisations juives ont fait un séjour en Russie pour apprendre à se défendre contre les Allemands mais au début  ils sont restés inactifs car les Allemands eux-mêmes manquaient encore d’organisation. Le chef des éclaireurs du  Mouvement du travail  (Ténouah Avoda) de Varsovie s’occupait de son groupe de jeunes et les guidait, il leur organisait toutes sortes d’activités, prenaient leur repas en commun à la soupe populaire et continuaient d’étudiaient contrairement à la ville de Lodge où tous les jeunes étaient inactifs.

 

Assis sous les pins, notre guide continue à nous raconter les aventures des personnes qui ont survécus à la Shoa. Des familles entières se sauvaient des villes et se réfugiaient dans les forêts car leurs têtes étaient mises à prix. Ils creusaient des grottes de leurs propres mains, faisaient des ouvertures pour remplacer les fenêtres, aménageaient ainsi deux ou trois pièces et lorsqu’ils avaient la possibilité de sortir, ils volaient des fruits ou des légumes dans les champs des alentours. Quelques vestiges de ces grottes existent encore de nos jours.

 

Les partisans devaient donc les protéger et aider les familles à se nourrir. Pour cela, ils  s’approchaient des villages avoisinants, repéraient les maisons les plus isolées des villages et surveillaient les allers et retours des habitants. Lorsque la voie était libre, ils sortaient de leur cachette et aller voler les victuailles pour les distribuer aux différentes familles cachées dans la forêt. Ces partisans étaient très jeunes puisqu’ils avaient entre 15 et 17 ans et lorsqu’ils retournèrent chez eux après la guerre, ils ne trouvèrent plus rien, tout avait été démoli, détruit ou volé par les Allemands. Certains se réfugièrent dans des camps qui avaient servi de camps de concentration comme Belgen Velsen.

 

Un partisan de Rovno, en Ukraine se répétait sans arrêt que LA TERRE BOHERET. Koretz, un des partisans russes écrira un livre dans lequel il raconta : L’armée russe essayait de repousser les Allemands chez eux. La forêt était remplie de toutes sortes de partisans, des Juifs, des non Juifs, ceux qui étaient contre les Juifs et d’autres encore. Les partisans Juifs devaient donc se méfier de tout un chacun, ils ne faisaient pas pipi avec eux et évitaient de se parler ; mais ils savaient aussi que d’autres Juifs étaient parmi eux et pour se faire reconnaître ils fredonnaient l’air de la prière de Kippour Kol Nidré.

Si le compagnon répondait c’était un Juif, sinon ils faisaient semblant de rien. Même dans ce cas, ils ne se dévoilaient pas, c’était un silence entendu !

 

Malgré tous ces évènements horribles et très difficiles à surmonter la vie continuait, les jeunes se rencontraient et des relations amoureuses naissaient, d’autres jeunes cherchaient tout simplement à bronzer sur le toit d’une maison de Varsovie, seulement pour le plaisir. Ces petits événements montrent que cela aussi est le vent, celui de la vie qui reprend  le dessus. La différence de vue de la Shoa entre les jeunes et les vieux.

 

Certains enfants sont nés dans les forêts pendant la Shoa, ils y ont grandi et ont du mal à comprendre les choses les plus élémentaires, l’exemple typique est celle de l’enfant qui ne comprend pas le sens du mot loin ayant toujours vécu dans un cercle restreint. Sa mère lui explique qu’elle doit partir très loin pour sauver d’autres enfants et elle lui dit qu’elle doit traverser plusieurs forêts avant d’y arriver, mais le mot reste étranger à l’enfant, alors la maman lui rappelle le chemin à faire pour obtenir un verre de lait, à la ferme voisine et c’est seulement par ce genre de comparaison que l’enfant comprend. 

 

Aba Kovner a écrit un chant émouvant sur une petite fille qui demande à sa mère si maintenant elle peut pleurer. Ce chant retrace l’histoire d’une femme qui voit un partisan en uniforme russe, elle prend peur et pleure, alors la petite fille de cinq ans à qui on avait interdit de pleurer pour des raisons de sécurité ou autres et voyant sa mère le faire lui demande si maintenant elle aussi avait le droit de pleurer.

 La forêt du souvenir des Juifs polonais.

Le K.K.L. a crée le groupe des Gardiens (Shomrim), les Tours et Enceintes, il s’occupe de 19% de la quantité d’eau du pays, le huitième livre d’or est en cours (le premier a été inauguré par Hertz) et il permet aux donateurs de mettre en place des mémoriaux dans les endroits prévus par le K.K.L, comme ici, par exemple où il a  aménagé un amphithéâtre

 
Le K.K.L. organise des conférences sur la Shoa dans ses forêts car elles sont indispensables à la vie de l’homme, c’est un recommencement, un renouvellement mais c’est aussi le souvenir de la mort.

 

Les filles servaient d’informatrices entre les ghettos de Varsovie et de Vilna parce que si les garçons s’étaient fait prendre  ils auraient été reconnus de suite du fait qu’ils étaient circoncis.  Tous les mouvements de jeunesse juive étaient à l’époque très important et leurs membres faisaient passer leurs  amis avant la famille même dans les cas extrêmes où certains savaient que celle-ci allait être déportée ; ils gardaient le secret, c’était leur seule sécurité, ils étaient fidèles au mouvement et ne se trahissaient jamais entre eux. Comme de tous temps les jeunes participaient aux actions parce qu’ils n’avaient pas des responsabilités familiales ou professionnelles, parce qu’ils n’avaient rien à perdre, parce qu’ils étaient jeunes et pensaient changer le monde ; le plus important pour eux était leur union.

 

Kovner faisait partie de la clandestinité juive, il était chef du mouvement en 1941 et  pensait qu’il fallait mieux être actif et se battre plutôt que d’essayer de sauver des compatriotes, il se battait pour sauver son honneur de Juif. D’autres partisans préféraient sauver des vies humaines en trouvant de l’argent pour payer la liberté de Juifs.

 

Aba Kovner écrivait des articles dans le journal de la clandestinité que les partisans se passaient de mains en mains. Si nous avons aujourd’hui des archives et des articles sur la Shoa c’est grâce à ces dirigeants qui obligeaient tous les Juifs à écrire leur biographie contre les tickets de rationnements. Tous ces documents ont été mis dans trois tonneaux et ils ont été enterrés dans le plus grand secret à Varsovie.  Deux d’entre eux ont été retrouvés et transférés à Yad Vashem mais personne n’a jamais retrouvé le troisième tonneau.

 

Les partisans de Lodge avaient beaucoup de mal à se cacher parce qu’ils n’avaient pas de forêts aux alentours des villes et ils étaient obligés de se battre en ville, tandis qu’à Varsovie  ils avaient la possibilité de rejoindre la forêt, c’était beaucoup  mieux bien qu’ils devaient se méfier des partisans non Juifs.

En 1983, Aba Kovner arrive en Israël et écrit un livre sur la Shoa

 

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