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Il y a plusieurs manières de découvrir Israël selon les goûts de chacun. Il est possible de faire des randonnées dans la nature, de visiter des musées ou des "Beit Arishonim" (La maison des Anciens) ou encore se recueillir devant des mémoriaux pour se rappeler continuellement que grâce aux soldats nous vivons en paix à  l'intérieur du pays.  Nous pouvons aussi visiter les sites archéologiques qui nous retracent l'histoire depuis les temps les plus reculés et les villes sans oublier Jérusalem qui, a elle, seule nous comble de bonheur.

 

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OSHA et le Sanhedrin.

 

Forêt de Kyriat Ata, vestiges d’un village arabe abandonné en 1948, tombe d’un Cheikh nommé Osha et vestiges du village du Sanhedrin d’Osha avec, les ruines d’une éventuelle synagogue datant du deuxième Temple.

Notre guide commence ses explications à l’entrée de la forêt devant le mémorial des soldats de la région mort pour la patrie.

 

Cette forêt se trouve entre les ychouvim d’Adi et de Hardof face à la ville de Shfaram en basse Galilée.

 

Dans cette forêt on trouve des oliviers, des cyprès, des térébinthes, des caroubiers, des pins, des platanes et des  arbousiers. Aujourd’hui le K.K.L. ne plante plus de  pins bien qu’ils poussent très vite et deviennent très beaux. Cet arbre n’est pas acclimaté au pays, ses racines s’étalent dans la terre sans y pénétrer ce qui fait qu’il s’enflamme trop rapidement.
 
Entre 130 et 140 de notre ère, pendant 10 ans, le Sanhédrin a siégé à Osha. Il y avait alors cinq grands Sages comme Rabbi Yonathan Ben Zakaï, Yéhouda Anassi, le rabbin Gamliël, Rabbi Yéhosoua Ben Baba, Yéoshoua Ben Hananiya (élève de Ben Zakkaï).

L’endroit était idéal car il se trouvait non loin de Tsiporri,  de Césarée, et non loin d’Akko où siégeaient les Romains. Osha était également près de la mer entre la montagne et la vallée d’Izréel  au cœur du pays.

Le sanhedrin passa de Yavné à Tsipori puis à Sfaram et à Osha.

 

Rabban Simon Ben Gamliël dit l’Ancien (1er siècle) président du Sanhédrin, petit-fils d’Hillel est l’auteur d’un certain nombre de règles, de décrets (takannot) concernant l’examen des témoins qui ont vu la nouvelle lune en vue de la proclamation du début du mois.  D’autres décrets comme les  mariages et divorces, anathèmes lancés contre les criminels,  punition de ceux qui n’observent pas les prescriptions de la religion, nomination des chantres de la synagogue, nomination des sacrificateurs rituels et des juges, réponses aux problèmes d’interprétation de la loi religieuse et d’étude de la religion ont été écrit à  cette période.

 

On est sous le règne d’Hadrien, Osha est alors une cité fortifiée, refuge du Sanhédrin  après l’échec de la révolte de Bar Kohba (135), elle devient aussi  le centre des études juives du Nord après la destruction du second Temple. Rabban Jonathan Ben Zakkaï élu à la tête du Sanhedrin avant la chute de Jérusalem, s’échappe clandestinement durant la dernière phase du siège. Une légende talmudique célèbre relate comment le vieux Sage sortit de Jérusalem,  dans un cercueil portait par ses disciples dont rabbi Eliézer Ben Hyrkanos, sous le nez des zélotes qui interdisaient à quiconque de quitter la ville assiégée (on sait que les Juifs enterraient leurs morts hors des murs, afin de ne point souiller la cité). Selon la même version, Ben Zakkaï prédit  à Vespasien qu’il serait maître de l’Empire et il le devint. En contre partie Ben Zakkaï eut le droit de demander une  faveur à Vespasien et obtint  la ville de Yavné et ses Sages. Ainsi  le Sanhedrin a été rétabli à Yavné.     

La vigne était abondante à l’époque talmudique et la preuve en est avec ses deux pressoirs à vin de l’époque que nous croisons sur le site.                                           

 

 

En se rendant sur la tombe du rabbi Yéhouda Ben Baba nous passons devant une inscription greque où se détache trois lettres. D’après l’historien Vilnaï elles seraient les trois premières lettres de Chabbat.  Il est possible que cette inscription ait marqué la démarcation de la ville d’Ohsa (hérouv)  qui permet aux Juifs de « porter » le chabbat.

Selon certaines versions le premier Temple aurait été détruit pour trois raisons : l’idolâtrie, la perversion et le versement du sang. Quant au second Temple il aurait été détruit par la haine gratuite de certains Juifs car les Romains ne détruisaient jamais un Temple quelque qu’il soit. 

 

 

La ville d’Osha devient le siège du pouvoir juif restauré qui lance un appel aux anciens en Galilée « Celui qui est instruit, qu’il vienne et qu’il enseigne ; et celui qui n’est pas instruit,  qu’il vienne et qu’il étudie.» Les Sages d’Osha œuvrent à la restauration de la communauté juive. Pour la première fois ils interdisent explicitement aux Juifs de quitter la terre et un ensemble de lois est formulé pour encourager le rachat des terres aux non-Juifs.

 

On suppose que la tombe de Yéhouda Ben Baba se trouve en basse Galilée, entre Sfaram er Osha, entre deux montagnes selon les écrits anciens. Yéhouda Ben baba vivait là avec ses disciples et lorsqu’ils furent attaqués (II-V ème siècle)  il demanda à tous les membres de sa communauté de se sauver car lui était vieux et il n’en avait plus la force ; de ce fait, on pense que c’est bien lui qui occupe cette tombe.

 

En 135 on a amené Rabbi Khanina ben Tradion devant le juge romain ; on lui dit : pourquoi avoir étudié la Thora (au mépris des règlements ) ?  Il leur dit : mon Dieu me l’a ordonné. Aussitôt on le condamna au bûcher, sa femme a été tuée et sa fille est demeurée avec les prostituées…)

                                                                                                                                                       

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LA FERME DE HEFTSI-BA

 

Sur les terres sableuses de Hedera, la célèbre ferme agricole de Heftsi-ba a vu le jour au début du 20ème siècle. Elle est le symbole d’une réussite, celle qui a vue le jour dans une zone désertique, qui a fleurie entre les dunes de sable de la plaine du Nord, celle des restes de la forêt Aloné Athabor, d’anciens caroubiers, de vergers et de bosquets d’eucalyptus.

Olga Henkin, la femme de Yéoshoua Henkin  choisie le nom de la ferme selon un verset biblique, dans l’espoir qu’elle ne serait jamais ni abandonné, ni désertique selon les paroles du prophète Isaïe :

Tu ne seras plus nommée la délaissée et la terre ne s’appellera plus solitude ;  toi tu auras  nom  CELLE QUE J’AIME  et   ta terre se nommera l’épousée  parce qu tu seras la bien-aimée de l’Eternel, et parce que la terre connaîtra les épousailles.

 

 

Selon la prophétie d’Olga  l’implantation, à ses débuts,  prospéra  et se transforma pendant huit ans en un petit paradis  au cœur des vergers. Des maisons pour les ouvriers furent construites dans la rue principale avec une muraille protectrice que fermait un imposant portail.
 
Fin 1890, Yéoshoua Henkin commença des pourparlers pour acquérir 30.000 ares de terres à Hadera.  En hiver 1891, Henkin signa le contrat de l’achat de ces terres. Non seulement il acheta les terres mais en plus il en géra plusieurs parties, principalement à l’ouest de la région, là où il n’y avait que marais et dunes de sable.  En juillet 1906, Aarhon Eisenberg, un des pionniers de Réhovot, prit contact avec Henkin pour acquérir 500 ares au nom de la société Agouda Neti’im (Association des planteurs) dont il était le propriétaire. La première année, cette nouvelle propriété prit le nom de  Domaine de Césarée dans Heftsi-ba mais rapidement les gens abrégèrent  le nom et le désignèrent sous le nom de Hefsti-ba.
 
Sur les 500 premiers ares de terres, les membres de  l’association plantèrent des vergers. Eisenberg puisa de l’eau car la terre était fertile grâce à la proximité des sources d’eau du nahal Hedera.
 
Il fut décidé d’étendre les plantations.  Au début de la première guerre mondiale, en 1914, les membres de l’exploitation s’occupèrent des vergers, des champs d’amandiers, d’oliviers et d’eucalyptus. Le rendement de la production encouragea Eisenberg à construire à Heftsi-ba plusieurs sortes de modèles de pompes qui apporteraient à la génération contemporaine un modèle de pompes. Les besoins d’eau pour les vergers  et les plantations décidèrent les pionniers à mettre en place un système spécial  des pompes à Heftsi-ba.
 
La plus grande des pompes  à vapeur jamais vue en Eretz-Israël à cette époque fut installée sur les lieux  et pour la protéger ils l’installèrent à l’intérieur d’un grand local construit près du nahal à cette intention.
 
Nahoum Vilbowitch qui était responsable de l’arpentage des terres de Hadera  et ingénieur des eaux à Heftsi-ba  demanda d’utiliser les pompes à vapeur et non pas  le moteur de combustible existant pour profiter ainsi du carburant naturel des forêts d’eucalyptus environnantes. Jusqu’en 1908, les ouvriers qui travaillaient à Heftsi-ba arrivaient tous les matins de Hedera qui était à une distance de 2,5 Km.
 
A la même époque, des bâtiments de l’exploitation virent le jour ainsi qu’un bassin et un long bâtiment qui servait d’entrepôts pour le matériel et d’étable pour les bêtes qui travaillaient la terre. Seulement après la fin de ces travaux, la construction des maisons des ouvriers commença.  Le rêve d’Eisenberg était de créer, dans un premier temps, un village d’ouvriers qui serait indépendant de Hadera et dont il serait le seul responsable. 
 
La maison des ouvriers fut construite en pierre de calcaire et avait quatre pièces. Un mur l’entourée au Nord, à l’Est et à l’Ouest tandis qu’au Sud c’est le mur extérieur de la maison qui servait de rempart. La cour intérieure était carrée avec un enclos  sur le côté Nord, une étable et un entrepôt. A côté du portail ils bâtirent un bassin de deux mètres de diamètre. Eisenberg rêva d’agrandir la ferme pour construire des maisons pour les familles des membres de l’association des planteurs qui, dans le futur pourraient s’y installer.
 

 
En 1912, huit maisons virent le jour et aussi bien les familles de l’association que celles des ouvriers s’y installèrent. C’est ainsi que s’est fondée la première moshava organisée. Après l’inauguration des maisons, on comptait une trentaine d’ouvriers permanents et deux ans plus tard le nombre doubla. Les membres de la moshava eurent la bonne idée d’ouvrir une école pour les orphelins de Kichinev. Israël Blikind, le frère d’Olga Henkin a été l’instigateur de ce projet. L’association des planteurs refusa  de donner l’auberge aux orphelins et c’est Israël Blikind  qui fonda l’école à Shéféya près de Zihon Yaacov.
 
Avec la déclaration de la première guerre mondiale, les catastrophes tombèrent sur le domaine ainsi que dans toutes les propriétés d’Israël. 183 membres qui avaient prit un crédit pour dix ans auprès de l’association pour payer leurs dettes furent dans l’incapacité de les rembourser. Pour compléter la situation la ferme agricole de Heftsi-ba subit les atteintes de la guerre et celles de la nature : Invasion des sauterelles en 1915,  anéantissement de nombreuses plantations, baisse sensible de la monnaie turque, incorporation d’ouvriers dans l’armée turque, impôts élevés et enlèvements de bovins et du matériel réquisitionnés par l’armée. 
 
En 1919, la situation économique de la ferme agricole déclina et malheureusement elle ne réussit pas à surmonter la crise jusqu’en 1929, année où elle fut démantelée.  Avant que la ferme ne tombe à l’abandon  plusieurs essaies de sauvetage furent entrepris par la banque Afik (aujourd’hui banque Léoumi) qui demanda que tous les biens de l’association des planteurs passent dans leurs mains en compensation des dettes cumulées par l’association mais l’excédent restant dans les mains des planteurs.  Le directeur de Heftsi-ba élu à l’époque était Moshé Liovine. Peu de temps après la signature du compromis avec la banque, un groupe d’ouvriers qui avaient travaillaient dans les plantations arrivèrent pour renforcer la ferme.
 
La malaria et la banque les éloignèrent de la ferme vers la vallée d’Emek Izréel, et là, ils fondèrent le kibboutz Heftsi-ba existant encore à ce jour. La situation de la ferme Heftsi-ba se dégrada et malgré cela Eisenberg  chercha encore des solutions.
 

 
En 1922, il eut l’idée de partager 250 ares de ces terres cultivées et de les vendre soit à des sociétés, soit à des personnes privées dans l’espoir que ces ventes aideraient à la fondation de la nouvelle implantation sur le modèle d’une ville jardins ; mais que quelques planteurs isolés répondirent à cette  proposition. A la même période, Zelman Yaacobson devint le directeur de la plantation. En fait, c’est lui qui sauva le domaine mais pas les dettes et la banque Afik  prit la décision finale de vendre les biens de la ferme agricole pour se rembourser. Parmi les acheteurs se trouva la Société de préparation (à la terre) de l’Ychouv et Yéoshoua Henkin, un des directeurs de la société négocia et donna même son accord à la vente.
 
En 1932, Yéoshoua Henkin acheta des terres au nord de Kfar Saba pour créer la société Richesse israélite et juive pour l’agriculture (Kalmanya)  pour planter des vergers et son intention était toujours de s’inquiéter de la préparation des terres de l’implantation Hefsti-ba. En 1938, un projet de ville de villégiature fut tracé sur le bord de mer au nord de la chaîne crayeuse avec sur son sommet, la maison d’Olga et Yéoshoua Henkin dont les travaux avaient commencé dès 1932. Yéoshoua voulait cette maison pour que sa femme puisse admirer la mer. Le projet ne se réalisa pas, Olga n’habita jamais dans cette maison, Henkin disparut en 1945 et la Société du trésor se dissout en 1951.
 
Depuis les années 1930, le domaine de Hefsti-ba fut abandonné. De temps en temps des groupes de mouvements de Jeunesse occupèrent les lieux, des soldats de  la Haganah ou du Palmah s’entraînèrent sur place et des camps militaires s’installèrent jusqu’en 1947.
 
Une station expérimentale de ruches fut crée dans la maison du directeur de la ferme et dans le long bâtiment qui lui est  mitoyen mais il fut vite abandonné et la propriété fut de nouveau abandonnée. L’établissement des pompes à eau fut la seule chose qui fonctionna correctement dans la ferme. A la période où la banque Afik entra en action, il n’y a jamais eu d’autres forages  et à côté de pompes ils construisirent un troisième local où ils installèrent une pompe à spirales qui faisait la jonction avec  le moteur diesel.  Cette dernière pompe fonctionna jusqu’à la dernière minute et s’immobilisa dès que les vergers furent abandonnés.
Les arbres disparurent et les bâtiments  commencèrent à être démontés et les matières périssables disparurent. La maison des ouvriers et le portail en fer sont les seuls vestiges qui rappellent la ferme de Heftsi-ba.
 
En 1980, la Compagnie Electrique, qui occupe l’autre côté de la roue, se porta acquéreur de ces terres. Une partie de son projet était de fonder un site sur « le produit électrique » Dans le futur, elle voulait ouvrir un site  de développement du nom « L’auréole de Rabin »  dans lequel se trouverait un centre d’éducation technologique.
 
Ce centre serait à la disposition des employés pour l’avancement préparatoire de leurs études, un développement des ressources des hommes de la Société Electrique le centre servirait de tampon avec la communauté.
 

 
En 1998, des travaux de restauration et de conservation ont été entrepris en collaboration avec le « Société de conservation des bâtiments et des implantations » Les bâtiments historiques de la ferme agricole ont été restaurés et des tuiles neuves posées sur les toits pour soutenir les murs. Ce sont les pièces qui abritent les pompes qui ont demandé les plus grands travaux de rétablissements. C’est grâce aux recherches dans tout de pays de Ron Hadavti, de la  société de conservation des bâtiments, que des pompes de la même époque ont été transférées sur ce site. Ces trois pompes ont été remises en état de marche et sont exposées dans le bâtiment restauré. Elles retracent l’histoire des pompes à eau en Eretz Israël.
En 2003, la Société Electrique a commencé à regrouper toutes ses écoles dans l’ancienne ferme agricole de Hefsti-ba. La restauration des bâtiments des ouvriers, la transformation de tout le terrain proche du nahal Hadera, les bords des rives verdoyantes sont en travaux pour le bien-être du visiteur.

 

Les cormorans.

De grands cormorans arrivent précisément ici. Ils arrivent de l’Est d’Ukraine, au Nord de la mer noire pour passer l’hiver en paix, ici en Israël.  Plus de 2000 cormorans arrivent chaque hiver au pays, une partie dans la vallée de Houla et au nord du Kinnereth mais la plus grande partie séjournent justement là, près des rives du nahal Hadera, sur les terres de la ferme de Heftsi-ba.  Le grand cormoran vit dans la nature depuis presque 70 millions d’années, c’est un gibier d’eau qui se nourrit essentiellement de poissons. Il pèse environ 2 kilos et mange 300 grammes de poissons par jour.

 

Visite du musée.

1) Rue des ouvriers : Huit maisons face à face étaient occupées par les employés qui travaillaient dans la ferme Heftsi-ba.
2) La maison restaurée au point le plus haut du site  servit de maison d’été à l’un des directeurs du verger.
3) Au sommet de la colline se trouve une maison du nom de : Panorama. Cette maison plus grande que les autres est entourée d’une terrasse. Le directeur des travaux de la ferme l’occupait  avec sa famille.
4) L’entrée de la ferme : Le portail en pierre sculptée est d’origine et à l’intérieur du terrain se trouve la maison du directeur  général de la ferme. A ses côtés, un bassin coulé en béton. De là, on accède à la cour et aux premières maisons de la ferme. Au milieu de la ferme  d’autres bâtiments servaient de bureaux aux directeurs et d’entrepôts.
 
La haute maison sans toit de tuiles avec un grand balcon servit de bureau à la ferme et de salle à manger des ouvriers. Ces deux ensembles ont un style complètement différent, celui de gauche est de style oriental et celui de droite de style européen.  Mitoyen à eux, l’écurie et la grange sont de niveau plus bas et plus long avec des murs  de calcaire sans plâtre. Le long de la muraille ouest des bâtiments et des hangars ont été détruits ou ont disparus.
 

 
En sortant de la ferme et en se dirigeant vers le nahal Hedéra, à 50 mètres de la sortie, se trouve un aqueduc en calcaire qui servait à arroser les vergers. L’eau était puisée à partir du fleuve, comprimée dans un tuyau qui arrivait dans le bassin. De là, l’eau s’écoulait dans les aqueducs qui avaient des ouvertures régulières qui permettaient d’arroser les bases des arbres.
6) Les pompes : C’est une petite maison avec un toile de tuiles rouges où se trouvent trois pompes à eau différentes. La première, avec un moteur de force motrice puisait l’eau du nahal. La deuxième avec un moteur diesel  qui puisait également l’eau du fleuve et la troisième se trouvait au nord-ouest du bâtiment.

7) La maison des ouvriers : Elle se trouve au sud-est  de la ferme ; Huit maisons de style européen se faisant face à face se trouvait en le verger et les bosquets d’eucalyptus. Le toit oblique et les fenêtres fermées en fer forgées  sont  entourés de terrasses en bois épais.

Une des maisons a été transformée en petit musée où l’on retrouve l’ambiance d’antan.

 

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EMEK REFAÏM. 

MOSHAVA GERMANIT.

 

Emek Réfaïm.

La vallée doit son nom à un peuple qui a vécu à Jérusalem dans les temps anciens.

 

La genèse – Chapitre XV -  Paragraphe 20-

Ce jour là, l’Eternel conclut avec Abram un pacte, en disant : J’ai octroyé à ta race ce territoire, - depuis le torrent d’Egypte jusqu’au grand fleuve, le fleuve d’Euphrate : Le kénéen, le Kénizzéen, le Kadmonéen, le Héthéen, le Phérézéen, les Réfaïm….

 

Selon la Thora  ils sont l’un des dix peuples dont les enfants d’Israël héritent:

 

Deuteronome – Chapitre II – Paragraphe 11 -

Les Emim y demeuraient primitivement, nation grande, nombreuse et de haute stature, comme les Anakéens; Eux aussi ils sont réputés Raphaïtes (une race de géants) comme les Anakéens, et les Moabites les nomment Emim.

 

On trouve dans le nom de Réfaïm, le mot rapha qui veut dire faible, et dans  le livre de la Genèse de  Béreshit Raba – Chapitre 26 – Paragraphe 7 – il est écrit que quiconque voyait les Réfaïm avait son cœur qui se ramollissait, (qui s’affaiblissait) comme de la cire à leur vue : C’est donc le peuple lui-même qui était faible lors de la vue de ces géants et de là, il lui donna le nom de Réfaïm.

 

L’épisode de ce peuple est un des plus mystérieux de la Thora, on ne sait que très peu de choses sur eux. On les appelait de sept manières différentes comme Néphilim, Giborim, Emim, Réfaïm, Anakim, etc…

 

On ne trouve pas seulement le nom de ce quartier que dans  Jérusalem mais aussi dans celui du pays à l’Est du Jourdain. Ils habitaient aussi dans les montagnes de Samarie dans les territoires qui appartenaient à la tribu de Joseph et selon la Bible :

 

 

 

Josué – Chapitre XVII – Paragraphe 15 –

Si vous êtes tellement nombreux, montez dans la région boisée, et ouvrez-vous-y un passage au pays des Phérézéens et des Réfaïm, puisque la chaîne d’Efraïm est trop étroite pour vous.

 

La vallée Réphaïm était une vallée très fertile à cette période. On y a trouvé de nombreux silex de la période paléolithique. La tribu de Yéhouda, (sa frontière était à la limite Nord de la vallée Emek Réfaïm) et celle Benjamin y étaient installées. Dans ce temps là, il y avait des terrains d’exploitation agricole, des champs et des vergers qui appartenaient aux agriculteurs de Jérusalem. On les retrouve dans le livre des Prophètes :

 

Isaïe – Chapitre XVII  – Paragraphe 5 et 6 –

Israël sera comme une brassée de blé que saisit le moissonneur pour faucher de sa main les épis ; il sera comme ses épis ramassés par le glaneur dans la vallée de réphaïm.

Emek Réfaïm est devenue  principalement célèbre au moment de la  première guerre sous le règne du roi David dont la ville était à deux kilomètres à l’Est de là. Deux batailles importantes ont eut lieu ici et la bible nous les commente :

 

II Samuel – Chapitre V – Paragraphe 18 et 20 –

Les Philistins ayant su que David avait été oint comme roi d’Israël, montèrent tous pour

 chercher à le prendre ; David l’apprit et se rendit à la forteresse. Les Philistins étaient arrivés et s’étaient déployés dans la vallée de Réfaïm…..

 

Les Attaquants venaient apparemment de la montagne qui formait la frontière du côté Sud-Est de la vallée (c’est à dire le quartier de Talpiot et de Ramat-Rahel de nos jours). Il est probable que David et ses soldats firent irruption  et ouvrirent une brèche dans la petite vallée où les ennemis avaient leurs propriétés (aujourd’hui entre Ramat-Rahel et le couvent Mar Elias). Près de là, dans cette vallée mitoyenne, se trouvait également  le camp des Philistins.

 

Pendant plusieurs générations les terres d’Emek Réfaïm ont été abandonnées et seulement  une partie d’entre furent de nouveau travaillées par les habitants du village arabe Beit Tséfafa qui leur était mitoyen. Il y avait là, avant l’époque du roi David, un groupe d’hommes (- appelés Régamim -  des leveurs de pierres -) qui déblayaient tous les champs environnants des tumulus qui s’y trouvaient. Les Arabes les appelaient dans leur langage : saba a-radjum. Le nom était encore inscrit sur la carte qui a été achetée par une société du gouvernement britannique en 1875.  Ce village était à la limite du quartier juif de Makor-Haïm mais leurs constructions ont complètement disparues aujourd’hui. La vallée est inscrite sur les cartes arabes sous le nom de Békiya (petite vallée) et ces derniers nommèrent ainsi leur quartier qui a été fondé à  la limite d’Emek Réfaïm. De nos jours c’est le quartier Baka.

 

 

 
En 1854, le ressortissant des Etats-Unis, Warder Krésson, consul américain en mission à Jérusalem décida de s’y installer définitivement.  Juif religieux il fonda une moshava juive à Emek Réfaïm. Il avait l’intention de faire venir des juifs et leur faire travailler la terre. Il coopéra avec des juifs Allemands qui habitaient Jérusalem, et qui appartenaient à la « Société Sainte pour l’Eternité d’Israël ». Ces derniers ramassaient des fonds pour créer un capital qui servirait à entretenir les  terres de Jérusalem, Ville Sainte. Le projet du consul ne se réalisa pas.

 

Emek Réfaïm  se trouva incorporé dans la ville nouvelle de Jérusalem  lors de son agrandissement à la fin du 19ème siècle. Les Allemands furent les premiers à s’y installer; ils fondérent leur moshava à la limite de la ville au début de 1873. A la limite Ouest d’Emek Refaïm le quartier grec Katamon voit le jour et à limite Sud un nouveau quartier prit le nom arabe de Baka. La gare ferroviaire fut construite à la frontière d'Emek Réfaïm et desservait les gares jusqu’à Lod. Le premier quartier juif d’Emek Réfaïm fut Makor-Haïm fondé en 1925.

 

Au début de la guerre d’indépendance, il y a eu de nombreuses batailles violentes dans ce quartier. Makor-Haïm, le quartier juif, a été  complètement isolé et assiégé.

Unies aux  Forces britanniques, les Forces juives s’infiltrèrent à Emek Réfaïm et réussirent à maîtriser les quartiers Juifs abandonnés de leurs habitants qui allèrent se réfugier dans les quartiers juifs voisins.                                                                                               

Les bataillons égyptiens venant de la côte réussirent à arriver jusqu’à  Jérusalem et à y pénétrer par la route qu’avaient empruntée les Philistins contre le roi David, il y a quelques 3.000 ans. Les Egyptiens échouèrent et restèrent au Sud des montagnes voisines qui descendent sur la vallée d’Emek Réfaïm. De là, ils bombardèrent la Ville Sainte mais ils durent reculer et la zone est passa dans les mains des Jordaniens.

                                                                                                           

Selon les accords de cesser le feu, Emek Réfaïm resta dans le territoire israélien avec la moitié du village arabe Beit Tséfafa qui lui était mitoyen afin d’assurer à Israël la possibilité d’accéder à la voie de chemin de fer qui le jouxtait. Cette gare eut une grande importance après la guerre d’indépendance avec l’Alya massive  des nouveaux immigrants qui venaient du camp d’Al’almine près d’Emek Réfaïm, du côté de Beit-Lehem. Le gouvernement construisit de nombreux logements dans ce quartier pour les Olim Hadashim. Le quartier prit le nom de son quartier voisin grec, Katamon et plus tard il deviendra Gonen. Dans ces logements des immigrants de nombreux pays différents s’installèrent.

 

Lors de la guerre des six jours, T.s.a.h.a.l. maîtrisa la deuxième moitié du village arabe Beit-Tsafafa à la limite d’Emek Réfaïm ainsi que le village de Shérafat qui surplombe la vallée. Depuis une zone industrielle  s’est développée  et au Sud-Ouest, sur les hauteurs de la montagne, le village de Guilo qui domine Jérusalem continue de s’agrandir.

 

Emek Réfaïm se trouve à 750 mètres au-dessus du niveau de la mer. De là part le nahal Réfaïm dont le cours sinueux longe la plaine aride vers le nahal Soreq et descend vers la mer Méditerranée. En parallèle à ce fleuve, la voie de chemin de fer  part  Jérusalem jusqu’à la plaine côtière.

 

Le quartier d’Emek Réfaïm fut construit entre 1872 et 1910 par des agriculteurs protestants du Sud de l’Allemagne appartenant à une association de Templiers. Ils édifièrent leur maison dans le style allemand : un ou deux étages, toit de tuiles rouges. Autour de la maison des installations agricoles.

 

Au numéro 1, Emek Réfaïm

L’églsie des Templiers.

Au début de la rue Emek Réfaïm, la petite église était le centre religieux des habitants. Elle est devenue propriété de l’Etat après l’indépendance et le gouvernement l’a vendu aux Arméniens sur leur demande.

Elle est de style européen, tel que l’on construisait les églises entre le 10 et 12ème siècle.

 

Au numéro 6 Emek Réfaïm

C’est la  plus grande maison des Templiers qu’occupa un monsieur Franck Arthuis en 1873 ; il construisit aussi un moulin à vapeur. Il donna à sa propriété le nom biblique : d’Eben Ezer  qu’il grava sur le linteau supérieur de sa porte d’entrée. Dans son jardin, il planta des arbres, des fleurs et des légumes ; plus tard il construisit deux piscines découvertes où les enfants de la moshava vinrent s’amuser, quelques-uns uns apprirent même à nager. Elle a été la première piscine privée de Jérusalem.

Les revenus de Mathius Franck venaient de son moulin à farine qui fonctionnait grâce à la vapeur et les vestiges sont encore visibles aujourd’hui du côté Ouest de la maison.

I- Samuel – ChapitreVII – Paragraphe 11 et 12 -

Les gens d’Israël s’élancèrent de Miçpa à la poursuite des Philistins, et les battirent jusque sous Beth-Car. Samuel prit alors une pierre, qu’il posa entre Miçpa et Chên  et qu’il appela Eben-Haézer. (Pierre d’assistance).
 

La plupart des maisons de la moshava dont celle de la famille Franck sont entourées d’un mur de pierres, avec des fenêtres en fer forgé selon l’œuvre du Templier Auguste Benstalé. Comme de nombreuses familles de Templiers, la famille Franck engagea des employés arabes qui habitaient dans les sous-sols de la maison, près de la grande citerne.

                                                        

                                                                              
Au numéro 7 Emek Réfaïm

se trouvait auparavant près du théâtre Han et elle est passée rue Emek Réfaïm. Dans son livre « Auparavant » Shy Agnon donne au propriétaire du restaurant le nom douteuxdeRichardWagner et nous gratifie d’une description détaillée de ce couple.

Près de la gare, se trouve la grande maison de Ricard Wagner. Il est petit, sa tête remplie de cheveux noirs et son ventre prédominent monte jusque sous son menton.  Sa moustache bleuâtre s’élance  aux deux extrémités et atteint presque ses yeux ; ils sont semblables à ceux de danseuses égyptiennes qui lancent  des regards pleins d’allusions ici ou là. Sa voix semble  sortir de son nombril  avec colère.  Sa femme est différente de lui, grande et maigre, elle a des cheveux clairsemés et un côté enflammé comme le poêle du boulanger. En opposition à cela, son langage est celui d’une femme effrayée soudainement et qui essaye de se calmer.  Tous les deux sont nés au pays de parents qui ont fait leur Alya en Terre Sainte par idéal religieux. Lorsque leurs parents respectifs étaient encore en vie, elle, aidait son père à la fabrication des charrettes et des voitures et Ricard aidé le sien  à la vinification pour les prêtes. A la mort de leurs  parents respectifs, ils arrêtent tous les deux ces activités et ouvrirent un débit de boisson qui leur apportait des revenus faciles avec des visages souriants.

 

Enseignes publicitaires de leur débit de boissons.

Restaurant du jardiin: Tout proche de la gare du chemin de fer, l’honorable clientèle est priée de venir dans le bon restaurant, à l’intérieur duquel ils trouveront toutes sortes de bière (fraîche ou frappée) et toutes sortes de vin des moshavot allemandes et des autres moshavot. La clientèle trouvera aussi dans la salle, des tables pour les joueurs de balles. Tous les jours, l’après-midi et en soirée. (Georges Keller)

 

Au numéro 8 Emek Réfaïm : Maison datant de 1874.

 

Au numéro 9 Emek Réfaïm,   La maison de Zendel.

Une belle tête de vieux lion est sculptée sur la façade de la maison. Cette tête repose sur ses épaules, comme s’il était fatigué de porter sur elles le fardeau des souvenirs des jours lointains disparus et  qui ne sont pas encore revenus.
 

Le lion est le symbole de la pharmacie de la famille allemande Zendel. 

Théodore Zendel qui construisit sa maison a beaucoup investi dans les panoramas de Jérusalem. Comme ingénieur architecte et entrepreneur de la ville, il laisse derrière lui de nombreuses œuvres.

Parmi elles, la léproserie du quartier de Talbiéh , l’église de la Dormition sur le mont Sion, l’école Lemel dans le quartier de Zihon Moshé, l’hôpital Shaaré-Tsédek rue Yaffo, l’école anglicane, rue des Prophètes, etc.… Lorsque les Turcs cherchèrent à rénover la route délaissée entre Jaffa et Jérusalem, ils ne trouvèrent personne d’autres que Théodore Zendel pour ce travail. Le résultat exceptionnel de Théodore Zendel, modèle exemplaire, a été le financement et le zèle de la société des Templiers ainsi que  la qualité du travail de leurs employés qui était connu dans tout le pays.
 
Au numéro 10 Emek Réfaïm : - Un an après -1874- une deuxième maison se construit et sur le linteau de la porte d’entrée il est inscrit en Allemand un passage du Psaume 87 – Chapitre 2 –                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                             
  L’Eternel aime les portes de Sion, mieux que toutes les demeures de Jacob.

Au-dessus de l’inscription, une date 1874, qui définit l’année de la construction de la maison.

Paul Avrala construisit sa maison petit à petit selon les sommes d’argent qu’il gagnait de saison en saison avec l’aide de Friedrich, un des directeurs de la caisse centrale des Templiers. La famille emménagea dans la maison sans volets, avec les chambres pleines de terre et de pierres. Pendant que sa femme et ses enfants surveillaient  les travaux des ouvriers durant la journée, Paul investissait  ses forces dans l’import des produits allemands au pays. Lorsqu’il eut fini de la payer et de la construire cette maison fut une des plus belles de la moshava.

   

Au numéro 12 Emek Réfaïm : Centre culturel mondial pour les jeunes qui organisent des expositions, des rencontres et des ateliers.

En 1877, se construit une nouvelle maison dans le quartier  et sur sa façade, on peut lire en Allemand, des proverbes du prophète Isaïe :

Isaïe – Chapitre 60 – Paragraphe 2 –

Oui, tandis que les ténèbres couvrent la terre et une sombre brume les nations, sur toi l’Eternel rayonne, sa gloire apparaît.

 

Au numéro 39 Emek Réfaïm : Cimetière protestant des Templiers. Ici sont enterrés les Templiers qui ont habité le quartier jusqu’à la deuxième guerre mondiale, date à laquelle leurs compatriotes ont été expulsé du pays comme nazis. Quelques autres protestants sont également enterrés avec eux. Le prête américain John Stanli Grol, religieux des Nations, a été très actif et a beaucoup aidé les immigrants clandestins à revenir dans leur pays. Il meurt en 1896 aux Etats-Unis et son corps a été transporté en Israël.

 

Rue Emmanuel Noah Massisso.

Maison construite en 1878 et sur sa façade on peut lire en allemand un passage du Psaume 122 – Chapitre 6 et 7 –

Présentez vos saluts de paix à Jérusalem : « Qu’ils soient heureux ceux qui t’aiment » !  Que la paix règne dans tes murs, la sécurité dans tes palais.          

 

6 Rue Lloyd George.

La maison de Boyerle.

La maison de l’architecte Gottlev Boyerle  est l’une des plus somptueuses maisons de la moshava et appartient à la deuxième génération de la construction dans la moshava, au début du mandat britannique. Elle a l’allure d’une maison villageoise avec sa terrasse qui est garnie de grandes arches caractéristiques de l’époque Renaissance. Le propriétaire a voulu mettre en valeur les piliers stricts de la terrasse avec ses lucarnes blanches et ses fenêtres arrondies dans l’escalier qui menait au toit. D’un style différent des autres maisons de la moshava, Boyerle a préféré utiliser précisément une pierre épaisse, travaillée, pour délimiter le contour des fenêtres. Son architecte est le même que celui qui a construit le cinéma Orient qui a prit, aujourd’hui, le nom de Smadar. (Au numéro 4) 
 

 
12 Rue Lloyd George.

Monastère des sœurs Boromos qui possède un grand jardin dans lequel se sont ajoutées l’auberge Saint Charles et une école pour jeunes filles.                        

Derrière la petite muraille basse, se cache une auberge de jeunesse, une maison de retraite, une école et une église qui appartient à la communauté catholique allemande  des sœurs Borom’yot. La fondation est appelée Saint Charles Boromos et a été fondée au 16ème  siècle ; elle a été active surtout en Europe. Sur ce terrain un centre catholique a été construit et acquit dès 1874 par les Templiers, peut-être dans l’espoir « de sauver les âmes » des difficultés des enfants de la communauté et des délinquants (sous le giron de l’église catholique).

Le bâtiment central a été construit par étapes à partir de la fin du 19ème  siècle jusqu’en 1935, l’église a été fondée la même année. La construction la plus récente a été finie en 1985 et sert d’école et d’internat aux jeunes arabes. Derrière le bâtiment de l’église une partie du terrain agricole a été aménagé pour les jeunes filles de l’internat pour qu’elles y travaillent la terre.

 

Rue Yonathan Smets.

Le premier cinéma de Jérusalem voit le jour en 1927.                                                               

 

9 Rue Yonathan Smets.

Lorsque que l’hôtelier Théodore Past a construit sa maison en 1929, il y a trouvé deux cercueils anciens. Amoureux d’archéologie Past s’enthousiasme  et fou de joie à l’idée de sa découverte commence à appréhender les conséquences de sa découverte.  Il pense qu’une éventuelle proclamation du gouvernement puisse décréter l’endroit comme propriété britannique. Après les conseils et les débats  de l’homme d’affaires de l’archéologue, la découverte captivante est cachée !….

 

Au numéro 39, Emek Réfaïm.   

Le cimetière de Templiers

Ici sont enterrés les premiers habitants du quartier par leurs compatriotes jusqu’à leur expulsion par les Anglais pendant la deuxième guerre mondiale. D’autres protestants sont également enterrés dans ce cimetière. Le prête américain John Stenli Graul, pieux des Nations, qui a été très actif et a aidé les immigrants clandestins à venir dans leur pays. Il décède en 1986 aux Etats-Unis et son corps est transporté en Israël par une section de la marine israélite, avec des officiers de la Haganna à l’époque de la deuxième Alya, sous le mandat britannique.
 
Christopher Hoffmann, mort en 1885 est également enterré ici : il a été le fondateur du mouvement des Templiers et celui de leur moshava en Terre Sainte. Les Templiers des autres villes et villages du pays sont aussi enterrés ici. Dans le cimetière se trouve un mémorial de 150 jeunes Templiers qui sont tombés pendant la première et deuxième guerre mondiale.
 

 

 
Au numéro 41 :

Cimetière de la mission américaine.

Angle rue Rahel Iménou et Tel-Haï.

La maison déplacée. Elle se trouvait sur un terrain assez spacieux qui permettait la construction d’un autre bâtiment, mais elle en occupait le centre. Pour bâtir, il aurait fallu que la maison soit située un peu en avant, plus près de la route. Détruire cette maison pour gagner de la place ? Impossible, elle était magnifique et protégée. La municipalité a fait appel à des spécialistes qui sont venus de Pologne. Ils ont creusé sous les fondations, ont mis la maison sur des rails et l’ont déplacée ainsi, centimètre par centimètre. Cette prouesse a duré plusieurs mois, mais la superbe bâtisse a été préservée !                         

 

22 rue Beit-Lehem

Beit Aham

Le magnifique bâtiment qui est devant nous a été conçu  par l’architecte Friedrich Aaman. On observe sur le bâtiment  une tendance de plusieurs styles artistiques. Sur le côté une petite tour romanesque de style impérial,  en relief,  attenante au salon. Les grillages des combles du toit  sont de style décoratif                                                                                                                                                                                         

                                                                                     

 

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