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Il y a plusieurs manières de découvrir Israël selon les goûts de chacun. Il est possible de faire des randonnées dans la nature, de visiter des musées ou des "Beit Arishonim" (La maison des Anciens) ou encore se recueillir devant des mémoriaux pour se rappeler continuellement que grâce aux soldats nous vivons en paix à l'intérieur du pays. Nous pouvons aussi visiter les sites archéologiques qui nous retracent l'histoire depuis les temps les plus reculés et les villes sans oublier Jérusalem qui, a elle, seule nous comble de bonheur
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18/01/2010
Un peu d'histoire autour de la vallée de Houla
Dardara ce nom m’inspire la fierté et le courage d’une poignée de pionniers. De ce kibboutz il ne reste plus qu’un panneau, un mémorial et surtout, surtout, une histoire qu’on n’a pas le droit d’oublier.
Dardara. 26-5-1945
Entre le carrefour Gadot et celui de Gonen sur la route 918 se trouve un mémorial qui rappelle l’histoire d’un kibboutz : celui de Dardara. Sur un panneau on peut lire ce qui suit : Hier, en l’an 1948, a été crée le kibboutz au nom d’Eyal (nom provisoire) sur les bords du lac de Houlé. Les membres du kibboutz ont combattu contre l’armée syrienne pendant la guerre d’indépendance avec comme armes leurs seules capacités. Cette enseigne à été posée ici par les membres du kibboutz en souvenir de leurs trois amis qui ont été tués lors de la bataille contre les Syriens dans cette même période : Asher Parzo –David Schwartz – Moshé Rahamim. Ils sont enterrés au cimetière militaire de Netanya.
en 1942, Le K.K.L acheta des terres dans cette région dans le seul but de créer une implantation sur place.
Il se tourna vers les membres du kibboutz Houlata qui était installé autour d’une petite cour centrale à Yéssod Amaala et qui attendaient une autorisation de créer une implantation sur des terres acquises par le K.K.L Les pionniers acceptèrent de suite et préparèrent des barques pour rejoindre leurs terres de l’autre côté du lac. Sur leurs barques ils entassèrent tout en vue de créer un potager, des cultures pour les foins, des vaches, des troupeaux de menu bétail qui profiteraient de l’abondance des prairies sur les pentes rocheuses de leur future implantation. Arrivés sur place ils montèrent une tour en pierre de basalte de quatre étages comprenant une salle à chaque étage et une position et tour d’observation au dernier étage. Les terres qu’ils reçurent étaient en forme de ceinture, c'est-à-dire longues et peu larges, le long de la rive de la mer soumhi à l’Est de la frontière syrienne. Le terrain était en partie en pente aux pieds des monts Abashan et d’autres parts en plaine. Sur cette dernière parcelle de terre la culture fut d’une intensité complète, facilitée grâce à la source et au ruisseau qui coulait près du nouvel ychouv. La partie de terres qui s’étendait sur les pentes demanda un épierrage et un bêchage important.
Cette tour devint rapidement le symbole des implantations car elle se transforma en centre de transit indispensable sur la route des nouveaux immigrants illégaux venant de Syrie. Ils descendaient de Dardara à pieds et de là ils passaient en barque à Houlata.
Les pionniers possédaient une propriété provisoire et ils n’avaient pas d’autres solutions que de l’adapter pour en faire une implantation définitive malgré tous les problèmes qu’elle présentait. Ils durent s’adapter à tous genre de travaux inconnus pour la plupart d’entre eux : La préparation supplémentaire du défrichement de la terre pour la rendre agricole, le dur travail d’épierrage pour la création du camp, la création d’une route, l’enseignement de la pêche à ceux qui ne savaient pas la pratiquer l’une des principales activités du kibboutz. (Le village et le kibboutz Houlata pêchaient dans le lac de Houlé) 35 personnes en tout et pour tout occupaient les locaux de Dardara et elles se départageaient le travail en trois branches : La première au défrichement de la terre, la deuxième à la mise en œuvre et au développement du terrain et la troisième à la préparation de la pêche et à son instruction par les membres de Houlata.
Le budget de l’implantation fut fourni par Keren Ayessod et celui de l’Alya par Keren Ayessod avec la participation de plus de 30% par Keren Akayemet.
En 1943 les membres de Houlata décidèrent de fonder une nouvelle implantation à l’Ouest du lac sur des terres escarpées et non à Dardara. A cette intention ils cherchèrent et trouvèrent assez vite une institution habilitée à s’installer à Dardara et ils choisirent le noyau bulgare d’Eyal qui était installé à Kfar Saba. Le 3-7-1943 les membres d’Eyal montèrent à Dardara et leurs sources de revenus devaient être la culture de la terre, l’élevage des animaux et la pêche en collaboration avec les membres de Houlata. Les membres du nouveau kibboutz étaient d’origine de : Roumanie, Bulgarie, Turquie, Allemagne et Hongrie. Le kibboutz commença sa création agricole avec les pionniers de Kfar Saba et la majorité des membres travaillaient à l’extérieur dans une usine de potasse.
L’Alya du noyau d’Eyal sur ces terres eut lieu quelques mois avant la guerre d’indépendance et très vite les pionniers se retrouvèrent en pleine bataille contre l’invasion syrienne. Le 16-6-1948 Dardara qui s’appelait déjà Kibboutz Eyal fut cerné par un bataillon syrien accompagné de canonniers. Les membres d’Eyal et la division Carméli conservèrent leurs armes jusqu’à que les Syriens arrivent devant leurs portes et en un tour de mains grâce à une série de coups de feu intempestifs ils repoussèrent l’attaque. Les tirs syriens recommencèrent pendant une semaine entière et pour finir un fut d’essence jaillit et enflamma les tentes et les baraques du kibboutz, la tour fut atteinte par des obus et trois membres du kibboutz tombèrent. Peu de temps après, toujours pendant la guerre d’indépendance le kibboutz fut complètement détruit par les Syriens.
Ces mêmes pionniers créèrent plus tard le kibboutz Eyal au Nord de Kalkilya.
En 1950 lors des accords de cessez le feu avec les Syriens cette partie du pays fut en zone démilitarisée. Plus tard, cet endroit abandonné fut occupé temporairement par les membres Agovrim qui appartenaient au kibboutz Gadot mais en octobre 1952 un ordre de création d’implantation sur ces lieux fut donné à la brigade Nahal et elle devait porter le nom de « Veillée - Achmora ».
En 1953 avec l’assèchement des marais de la vallée, Dardara fut petit à petit éloigné de la mer, une bande de terre les séparait et son isolement par rapport aux autres implantations s’accrut de jour en jour. Pour essayer d’enrayer la situation les pionniers construire un remblai en terre qui rejoignit les autres implantations ; ils y tracèrent un chemin de terre pour pouvoir circuler avec leurs véhicules. Dès l’instant où elle fut mise en circulation cette route devint un chemin d’observation important pour surveiller la frontière syrienne. Pendant la guerre des six jours les syriens cernèrent de nouveau cette implantation et la détruire complètement, depuis elle fut abandonnée définitivement, les huit bunkers qui étaient sur place se remplirent de boue et le mémorial fut délaissé.
« La veillée » nom que porte encore aujourd’hui la source près de Dardara a été tiré du livre des psaumes …et il y aura une des plus rares implantations en Eretz Israël
Le K.K.L. la société de la conservation des bâtiments et les membres du kibboutz ont restauré les lieux et une aire de repos à été aménagée près du mémorial des trois membres du kibboutz. Tout autour des panneaux retracent l’histoire du kibboutz d’Eyal. C’est aujourd’hui un centre de vacances éducatif et un lieu du souvenir. Par un petit sentier on peut rejoindre la source et le petit ruisseau que les pionniers utilisaient jadis.
Yéssod Amaala
En 1883, à l’Est de
la Pologne, dans un village nommé Mezritch, une organisation se fonde dans le but d’acheter des terres en Israël. Ce sont 24 familles juives qui ont rêvé d’être paysans et agriculteurs en Eretz - Israël. En janvier 1884, Naham Setter vend à Yaacov Haï Abo de Sfat 2500 dounam de ses terres sur les bords du lac de Houla en haute Galilée. En 1872, les ouvriers des frères Shlomo et Smouël Mizrahi travaillaient sur ces terres qui avaient pris le nom de : La colonie de Mérom sur les bords du lac de Houla en haute Galilée. Au printemps 1884, sept familles arrivent sur ces terres et donnent à la moshava le nom de Yéssod Hama’ala selon le verset d’Ezra :
Ezra – Chapitre VII – Paragraphe 9 –
ויבא ירושלים בחורש החמישי היא שנת השב-יעית למלך כי בארד לחודש הראשון הוא יםד המעלה מבבל ובאחד לחודש החמישי בן אל ירושליםכיד-אלהיו הטובה עליו
En effet, le premier jour du premier mois, commença à s’organiser le départ de Babylone, et le premier du cinquième mois, il arriva à Jérusalem, la protection de Dieu s’étant manifestée en sa faveur.
Leur rêve se brise au fur et à mesure de l’écoulement des jours. Le travail trop dur auquel ils ne sont pas habitué, les émeutiers qui saccagent tout, les tentes en papyrus, les maisons en pisé dans lesquelles ils vivent au début de leur arrivée et la malaria (inflammation noire de l’urine due aux moustiques anophèles) qui a tué beaucoup de personnes, principalement des enfants, les ont désespérés. Ce n’est qu’en 1887 lorsque le Baron Edmond de Rothschild reprend les terres de la moshava que les propriétaires des terrains commencent à respirer. Malgré tout cela, ils refusent d’abandonner les terres, s’entêtent et finissent par réussir !
Yéssod Amaala fait partie des sept premières moshavot crées dans le pays au moment de la première Alya grâce au bienfaiteur connu le baron Edmond de Rothschild avec Rosh-Pina, Zihon Yaacov, Pétah-Tikva, Rishon lé Tsion, Gedera et Maskeret Batya.
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LA PROPRIETE DESDUBROBIN.
La famille Dubrobin, famille chrétienne sobotnikit arriva de Saratov, ville de Russie (sur les bords de
la Volga). Yoav, le père est né en Russie en 1831 et changea son nom en Dubrobin. Jeune il s’occupait du petit bétail dans sa région natale et il se lia d’amitié avec un vieux paysan qui lui apprit à lire et à écrire contre des pitots. Le seul livre que possédait le vieil homme était
la Bible car à cette époque les gens était croyants en Russie et c’est ainsi que Yoav trouva ses sources dans le Tanah. Petit à petit il fit son chemin jusqu’au jour où il rentra dans la secte des Sobotnikim. Grâce à Meïr Dizzingoff et à Hillel Yaffé qui avaient été envoyés en tant que délégués d’Eretz Israël en Europe de l’Est dans le but de faire monter les Juifs au pays, il décida de monter en Israël et pour cela il se convertit au judaïsme chez un rabbin de la ville de Kouvna.
Yoav, Rachel et leurs onze enfants montèrent au pays en 1903, Yoav avait déjà 72 ans. Il apporta avec lui son Tanah qui se trouve aujourd'hui dans la synagogue de Yessod Ama’ala. Ils habitèrent tout d’abord à Hedera puis à Beit Gan dans la moshava de Yavniel et là, la plus jeune de leur fille et deux de leurs petits enfants moururent. Haïm Margaliot Kalvariski, le représentant de la société I.K.A.I en Galilée leur proposa de les installer dans la vallée de Houla. Dubrobin accepta car les pionniers de la vallée étaient conservateurs et le panorama de
la Vallée vue d’Yéssod Ama’ala lui rappela celui qu’il avait en Russie. En 1909 Yoav Dubrobin acheta des terres d’une superficie de 650 dounam à Yéssod Hama’ala. Il y construisit sa propriété et fondit avec quatre de ses garçons une très belle ferme agricole grâce à son expérience de Russie. Ils reçurent même le prix d’excellence pour leurs travaux agricoles.
La ferme a été construite comme beaucoup d’autres fermes de l’époque. Les bâtiments collés les uns aux autres formaient un rempart de protection contre les voleurs bédouins et les animaux sauvages. La ferme était construite autour d’une grande cour carrée où toutes les activités avaient lieu. A côté de la maison, se trouvaient les étables, les réserves de foin pour les animaux, les établis, des hangars pour protéger les machines agricoles et la buanderie. Les parents et leurs nombreux enfants logeaient dans une maison conventionnelle de quatre pièces qui se faisaient face et qui étaient séparées par un couloir. On y voit encore les meubles, les objets et les vêtements de la famille Dubrobin.
Près de la ferme se trouve le puits profond de 40 mètres et l’eau était remontée à l’aide d’une noria, (Machine à élever l’eau, formés de godets fixés à une chaîne sans fin s’enroulant sur deux roues) de là elle était déversée dans un grand bassin en béton et amenée dans les champs grâce à un petit aqueduc dont les vestiges sont encore visibles.
Mais la propriété était bien près des marais et du bord du lac de Houla. Yoèv Dubrobin, enterra son fils Yaacov puis Abraham et ensuite trois de ses petits enfants, tous morts de la malaria. Lui-même l’attrapa mais il en guérit mais pour protéger deux de ses petits enfants il décida d’aller vivre à Rosh Pina. Son fils ainé Itsrak, sans postérité, resta seul dans la ferme d’Yessod Ama’ala.
A Rosh Pina Yoav créa une autre ferme mais la malchance le poursuivit ; son plus jeune fils et sa femme moururent de la malaria ainsi que Rachel sa femme.
En 1968 lorsqu’Itsrak se sentit trop vieux il comprit qu’il devait quitter la ferme familiale et il décida d’en faire don au K.K.L En 1982 un musée fut ouvert au nom de la propriété familiale : Dubrobin.
Dans ce musée, à Yéssod Ama’ala, on retrouve l’ambiance de la vie de la moshava et aussi celle de la famille qui y a vécu.
A la synagogue, devant le Sépher Thora ouvert le père Dubrobin dit ouvertement qu’il ne regrettait pas un seul instant sa conversion et son Alya en Eretz Israël : « Je n’ai qu’une consolation dans ce bas monde, c’est que les petits, mes petits enfants sont partis en sachant lire le Tanah en Hébreu et je ne suis venu dans ce saint pays ni avec beaucoup de biens, ni avec une fortune mais seulement pour l’amour du créateur. »
Yoèv Dubrobin disparut en 1935 à l’âge de 104 ans.
Les Sobotnikim sont des chrétiens convertis au judaïsme qui respectent le shabbat, certains sont arrivés en 1904 en Israël et se sont installés à Beit Gan (Yavnéel). C’est une partie de ces croyants qui s’installèrent à Yéssod Ama’ala.
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LA VALLEE DE HOULA
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La vallée de Houla située entre les hauteurs du Golan et de la haute Galilée a été occupée depuis l’époque préhistorique, on retrouve des vestiges de l’époque biblique dans les réserves de Tel Dan et Tel Hatsor des vestiges plus récents près du pont Bné Yaacov. Cette vallée était un endroit stratégique sur le plan économique et politique. Puis la vallée fut abandonnée de très nombreuses années et la nature reprit le dessus et les marais envahirent la région. Grâce à de nombreux pionniers les marais de la vallée de Houla durent être assécher et plusieurs kibboutzim y virent le jour : Yessod Amaala en 1883, Metulla en 1884, Mishmar Ayarden en 1890 et Manahaym en 1898. Au début du siècle Kfar Giladi, Tel Hay et Ayelet Ashahar
Donc en 1951, le K.K.L. avec l’aide des Juifs du monde entier commença à assécher les marais de la vallée et ces travaux durèrent jusqu’en 1958. Près de 60.000 ares ont été asséchés dans la région pour les transformer en champs, en vergers et en viviers. La région qui était un vaste marécage infesté d’anophèles qui transmettaient la malaria à la population se transforma en une grande implantation florissante et en un centre touristique important grâce à la quantité d’eau, au passage de millions d’oiseaux migrateurs et à la vue panoramique exceptionnelle. L’autre but d’assèchement des marais a été dans l’équilibrage des pertes minimales des eaux vers le lac de Tibériade.
Le fleuve a été dévié à l’Est et à l’Ouest de la vallée par deux canaux principaux de drainage sur les pentes du Jourdain et les flots des eaux ont été entraînés par le courant vers le Kinnereth.
Un bouchon naturel formait d’alluvions s’était formé à l’endroit où les pierres de basalte s’amoncelaient (au niveau du mémorial de Yarda). Le K.K.L. a rouvert le passage en déblayant tous les alluvions et en cassant les pierres pour permettre aux eaux du fleuve de s’écouler vers le lac au dessus du gesher Apkak (pont des bouchons) qui a prit son nom des alluvions qui bouchaient le passage des eaux du fleuve. Ces travaux ont réussi à régulariser les écoulements des eaux du Jourdain, de ses affluents et de maintenir le niveau des eaux souterraines.
Après de nombreuses années un abaissement du niveau des eaux souterraines sur ces anciens marais dont la terre est devenue aride et qui est caractéristique des terres du centre de la vallée de Houla s’est produit. Les terres arides qui formaient la vallée de Houla se sont taries et affaissées. Le résultat provoqua une baisse de la fertilité du sol sur toutes les superficies de terres agricoles qui furent abandonnées et toutes sortes de déchés ont été entraînées vers le Kinnereth ; les vents d’Est ont provoqué des tempêtes de vents et de sables et des incendies se déclarèrent à l’intérieur de la terre asséchée.
En 1993 le K.K.L. a pris en mains la direction de la vallée de Houla et a réalisé le projet d’entreprise de rétablissement des terres et des eaux dans un grand périmètre de la région.
Le rétablissement général de la région de la vallée de Houla comprend les projets déjà bien en cours de conservation des eaux souterraines au même niveau, la surveillance de la qualité des eaux qui s’écoulent vers le lac, le rétablissement des superficies du sol dans la circonférence de l’ancien marais, l’infrastructure des terres agricoles et la préparation d’un grand centre touristique.
Dans un premier temps, la reconstitution d’un grand plan d’eau de 1000m² sert à l’arrosage des futures plantations et un centre de loisirs y a été ouvert. Les fondations du canal ont environ 80 kilomètres et la construction de 80 installations de contrôle hydraulique ont été mis en place pour élever le niveau d’eau des sources souterraines et ralentir ainsi le processus de l’assèchement de la terre. Un autre projet est le rétablissement historique du lit du Jourdain dans la région et de ses affluents à partir de Kfar Blum jusqu’aux terrains qui ont été rétabli dans la vallée de Houla.
Une construction souterraine et préventive a été mise en place pour séparer l’écoulement des eaux souterraines des terres arides vers le Kinnereth.
Les travaux ont été entrepris par une vingtaine de groupe de chercheurs qui ont vérifié l’impact par rapport à la qualité de l’eau, aux animaux vivant sur les lieux, à la végétation et aux sols.
Le projet est très réussi puisque maintenant nous pouvons apercevoir plusieurs groupes de centaines de grues qui s’entraînent de bon matin à prendre leur envol pour leur futur migration.
Dans le centre de visiteurs du K.K.L les promeneurs peuvent circuler dans certaines parties de la réserve avec toutes sortes de petits véhicules à pédales. De la cabane qui sert de point d’observation, ils assistent au déjeuner des grues et de quelques pélicans.
Le K.K.L. a crée deux canaux pour dévier l’eau du Jourdain et de ses affluents qui s’y déversèrent : le Snir, le Dan et le Banyas, l’un à l’Est et l’autre à l’Ouest du nouveau lac agmon et qui vont se jeter dans le Kinnereth. La vallée de Houla était divisée en deux parties, la première de Néot Mordéhay jusqu’à la réserve était constituée que de marais, la deuxième partie en dessous du lac artificiel d’aujourd’hui était un immense lac 10 fois plus grand que celui reconstitué aujourd’hui.
Les pluies abondantes qui tombent certaines années causent des dégâts énormes dans la vallée car les remblais du canal sont en terre et la quantité d’eau qui tombe le remplit, les eaux envahissent les remblais pour se disperser vers les champs agricoles. Ces canaux atteignent aujourd’hui une profondeur de 4 mètres.
Sur les 20.000 oiseaux migrateurs qui passent sur Israël chaque année, la moitié restent sur place pendant l’hiver. L’équipe professionnelle du K.K.L. a réussi à les apprivoiser en leur donnant de la nourriture quotidiennement. Le prix de revient est onéreux puisqu’il revient à 2.500 shekels chaque jour mais c’est la meilleure solution car avant ce projet soit exécuté, les oiseaux se nourrissaient dans les champs agricoles des kibboutzim environnants et la perte était encore plus grande. Dernièrement quelques kibboutzim se sont associés au projet du K.K.L. moitié par intérêt, moitie pour les bienfaits de la cause et fournissent régulièrement des poissons pour les oiseaux qui mangent en majorité du maïs, du blé ou des pois chiches. Le langage des grues provoque un bruit assourdissant mais leur langage reste encore incompréhensible à l’homme.
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EIN DARBACHYA ou EIN DIBCHA.
Sur la route 918, après avoir traversé le gesher Apkak, en direction de Gonen, un kilomètre après le virage et l’entrée de la source de Ein Tina (ou Ein Téena) se trouve le petit ruisseau qui nous mène à l’ancien moulin à farine de Darbachya. Sur la gauche une aire de stationnement sauvage et une des sorties du petit ruisseau nous aident à trouver le chemin. Nous marchons sur les petits galets dans le lit de ce petit ruisseau pour arriver à un ancien moulin à farine qui date de 1850 et qui a été utilisé par les Arabes jusqu’en 1920. Cette source se trouvait mitoyenne au village syrien Darbachya. Les paysans apportaient leur blé sur le dos de leurs ânes et ceux qui n’avaient pas d’argent payaient le propriétaire du moulin avec de la farine. L’eau de cette petite source est encore puisée par les agriculteurs des environs pour arroser leurs champs.
Elle se jetait dans le Jourdain mais les eaux du ruisseau sont maintenant détournées vers un tuyau qui le longe en parallèle jusqu’à la route puis jusqu’au Jourdain. En 1980, les membres du kibboutz Gonen entreprirent de restaurer le moulin à farine pour permettre aux promeneurs de s’y détendre mais le projet n’aboutit pas. Du haut du moulin à farine un immense panorama s’offre à nos yeux : La chaîne de Keren Naphtali, les monts Canaan avec la forêt de Birya, à l’extrémité Ménara avec le mont Ramine, et à nos pieds la vallée de Houla.
L’entrée est libre.
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EIN TINA OU TEANA.
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Toujours après avoir traversé le gesher Apkak, juste dans un virage, près de deux bennes de couleur verte, et un kilomètre avant la source de Darbachya, un panneau indique l’entrée de la réserve d’Ein Tina. La randonnée commence prés d’un énorme bosquet d’eucalyptus dans la réserve naturelle au milieu du nahal vers la cascade artificielle d’Ein Tina. Un chemin de terre balisé en vert et blanc monte en parallèle vers de la cascade. Ce chemin est bordé de vieux figuiers qui ont donné leur nom à la réserve. Le parcours dans l’eau du nahal vers la cascade est entravé de gros rochers de basalte où l’eau qui descend avec force asperge les randonneurs qui montent en sens inverse.
Derrière la cascade, un bassin collecteur a été mis en place pour les besoins agricoles. Il est possible de monter à la cascade soit par le chemin parallèle, soit au milieu du nahal, cette randonnée dure ½ heure environ. L’entrée est libre et il est possible d’y pique niquer.
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ME EDEN – EIN SALAVKYA ou EIN KADIVYA.
Juste après le carrefour de Katzrin Sud, en tournant à gauche sur la 9088, à quelques centaines de mètres du mémorial de la brigade 7 (Hativat 7), sur le même côté, se trouve l’entrée de l’aire de repos que Me Eden a aménagé pour les promeneurs (panneau indicateur Mahané Katsiva). L’eau de la source Me Eden qui est mise en bouteilles sort à cette hauteur et se faufile à travers de petits aqueducs modernes pour se jeter dans de petits bassins. L’aire de repos a été aménagée dans l’ancien village syrien Salavkya qui a été abandonné et où quelques vestiges de maisons sont encore visibles. Des peupliers, des tamaris, des palmiers et des joncs s’épanouissent à proximité de la source. La société Me Eden a voulu ainsi créer un contact avec le public et lui faire profiter d’un endroit plein de charme. L’eau de cette source se jette dans le nahal Zavitan en prenant sur son passage l’eau de nombreuses autres sources. L’entrée est libre et il est possible d’y pique niquer.
HORVAT BEIT YARDA
Le nom de Yarda vient d’une roche volcanique qui n’existe qu’en Israël et spécialement à cet endroit. Le basalte est en général une roche qui date de 5 millions d’années contrairement à celle-ci qui est la plus jeune et qui ne date que d’un million et demi d’années. Ces blocs de craies et de basalte Yarda situés entre
la Galilée et le Golan ferment la vallée et forme une barrière avec tous les alluvions qui se déposent au fil des années. La vallée de Houla est drainée par le Jourdain contrairement à celle de Nétoufa que ne traverse aucun fleuve.
Le domaine de Yarda a été construit à la fin du 19ème siècle. Les archéologues ont trouvé des vestiges de l’époque romaine, croisée, arabe, mamelouk et ottomane. Le caravansérail servait de lieu de transit aux caravanes qui se rendaient à Damas. Les vestiges découverts seulement depuis six ans, n’ont jamais été fouillés par les Anglais, la famille Souhsouk installa une ferme ici, à la fin du 19ème siècle grâce aux sources qui se trouvaient en bas du Tel.
Comment y arriver : La vallée de Houla- Plusieurs possibilités en voici une d’entre elles
De Netanya prendre
la Nle 2 (Kvich Ahof) jusqu’au carrefour Césarée puis tourner à droite sur
la Nle 65 vers Afula. Continuer sur
la Nle 65 après Afula jusqu’au carrefour Golani. Continuer tout doit sur
la Nle 65 jusqu’au carrefour Nahal Amoud (ou Kadarim) Tourner à droite sur
la Nle 85 jusqu’au carrefour Amïad puis à gauche sur
la Nle 90 vers Kiriat Shmoné. Après Sdé Eliézer un panneau sur la droite indique la direction de la réserve de Houla.
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13/01/2010
Shilo se trouve au cœur de la région de Mateï Benyamin, à 450 mètres au-dessus du niveau de la mer, au centre du pays avec la ville de Naplouse. En plein mois d’août, vers huit heures le matin, il fait très frais à Shilo. Trois pèlerinages avaient lieu régulièrement chaque année à Shilo (tout comme dans tous les endroits saints) : à Pessah, Rosh Ashana et Souccoth.
L’arche d’alliance resta à Shilo deux siècles aux temps des Juges avant d’être enlevée par les Philistins vers 1050 avant l’ère chrétienne et c’est à Shilo que le prophète Samuel se consacra au Seigneur.
I-Samuel –Chapître III – Paragraphe 21 –
Et l’Eternel se manifesta souvent encore à Silo, car c’est à Silo qu’il se manifesta à Samuel par la parole divine.
I-Samuel – Chapître IV – Paragraphe 3 –
Le peuple étant rentré au camp, les anciens d’Israël se dirent : «d’où vient que l’Eternel nous a laissé battre aujourd’hui par les Philistins ? Faisons venir ici, de Shilo, l’arche d'Alliance de l’Eternel, afin qu’elle soit au milieu de nous et nous assiste contre nos ennemis. » Le peuple envoya donc à Silo, pour en ramener l’Arche d’alliance de l’Eternel-Cébaot, qui trône sur les chérubins ; là près de l’Arche d’alliance du Seigneur, étaient les deux fils d’Héli, Hophni et Pinhas. Lorsque l’Arche d’alliance arriva au camp, tout Israël poussa une si grande clameur que le pays en trembla. Les Philistins entendirent ces cris de joie demandèrent : « Que signifie cette bruyante clameur dans le camp des Hébreux ?… »
Shilo a été le centre religieux et politique des tribus d’Israël pendant la période d’installation. C’est ici que la terre du pays est partagée entre les douze tribus et que les cités leur sont attribuées. C’est le lieu sacré où l’Arche d’alliance séjourne dans son sanctuaire pendant 400 ans. C’est aussi à Shilo que le prophète Samuel voit le jour et qu’il y séjourne. Le nom de Samuel vient de la racine sam = mettre et El = Dieu, autrement dit l’esprit de Dieu est en lui.
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Shilo a été le premier endroit saint du pays. C’est ici que se sont passés les premiers grands sacrifices et les premières grandes cérémonies. Il se trouve dans une vallée entourée d’un grand amphithéâtre naturel que forme les montagnes environnantes. Au milieu de ce site, au niveau le plus bas se trouve l’emplacement du Saint du Saint, le lieu où était entreposé le Tabernacle (sanctuaire mobile où se trouvait l’Arche d’alliance jusqu’à la construction du Temple par Salomon) et où les prêtes priaient et offraient leurs sacrifices. Des familles entières se déplaçaient jusqu’à Shilo pour offrir ces sacrifices. Ils s’asseyaient autour de l’endroit sacré, sur ces collines formant l’amphithéâtre, exactement de la même manière que ça se passait à Jérusalem. Le peuple assistait à la cérémonie, participé aux festivités en buvant du vin et en mangeant les animaux sacrifiés.
Une partie des sacrifices était bien sûr réservés aux prêtres. Le vin coulait à profusion car à Shilo, se trouvaient deux grandes industries celle du vin et celle de l’huile. C’est pourquoi, dans le paragraphe de la bible cité ci-dessous, Héli, le prête cru que Hanna s’était saoulée mais elle était seulement absorbée dans ses prières. De nombreux tessons ont été trouvés autour de l’emplacement sacré ; ce sont les restes de vaisselles que les pèlerins cassaient après avoir mangé la viande du sacrifice. Ils ne se servaient donc de la vaisselle qu’une seule fois, était-ce pour la cacherout ? Pour ne pas réemployer la vaisselle de la viande des sacrifices ?….
-I Samuel - Chapîtres I et II –
A Raataïm-Cophim, sur la montagne d’Ephraïm, était un homme ayant nom Elkana…. Il avait deux femmes, l’une nommée Hanna, la seconde Péninna ; Péninna avait des enfants, Hanna n’en avait point. Or, cet homme partait de sa ville, chaque année, pour se prosterner et sacrifier à l’Eternel-
Cébaot dans Silo, où les deux fils d’Héli, Hophni et Pinhas fonctionnaient comme prêtes du Seigneur. L époque venue, Elkana faisait son sacrifice, dont il donnait des portions à Pnina, sa femme, et à tous les fils et filles qu’il avait d’elle ; tandis qu’à Hanna, il ne donnait qu’une seule portion, à son grand déplaisir, parce qu’il aimait Hanna et que le Seigneur l’avait rendue stérile….
Un jour, après qu’on eut mangé et bu à Silo, Hanna se leva…Héli le pontife se trouvait alors sur son siège, au seuil du sanctuaire de l’Eternel. L’âme remplie d’amertume, elle pria devant l’Eternel et pleura longtemps. Puis elle prononça ce vœu : « Eternel-Cébaot ! si tu daignes considérer l’affliction de ta servante, te souvenir d’elle et ne point l’oublier ; si tu donnes un enfant à ta servante un enfant mâle, je le vouerai au Seigneur pour toute sa vie, et le rasoir ne touchera point sa tête» Or, comme elle priait longuement devant l’Eternel, Héli observa sa bouche : Hanna parlait en elle-même ; on voyait seulement remuer ses lèvres, mais on n’entendait pas sa voix. Héli la crut ivre, et lui dit :« Combien de temps veux-tu étaler ton ivresse ? Va cuver ton vin ! » Hanna répondit : « Non, seigneur, je ne suis qu’une femme au cœur navré ; je n’ai bu ne vin, ni liqueur forte, j’ai seulement épanché mon âme devant l’Eternel. Ne prends pas ta servante pour une femme perverse, car c’est l’excès de mes griefs et de ma douleur qui m’a fait parler si longtemps. » Héli reprit la parole et dit : « Va donc en paix ; et que le Dieu d’Israël t’accorde ce que tu lui as demandé. » Et Hanta dit : «Puisse ta servante trouver grâce à tes yeux ! » Alors cette femme se remit en chemin, prit de la nourriture, et sa physionomie ne fut plus la même.
…Elkana s’unit à Hanna, et le Seigneur se souvint d’elle. Au terme de la période, Hanna, qui avait conçu, enfanta un fils et lui donna le nom de Samuel, «parce que dit-elle, j’ai demandé cet enfant au Seigneur. »
…Et Hanna lui dit (à Héli) :« Ecoute-moi, seigneur ! par ta vie, seigneur ! Je suis cette femme que tu as vue ici, près de toi, implorer l’Eternel. C’est pour obtenir cet enfant que j’avais prié ; et l’Eternel m’a accordé ce que je lui avais demandé. Mais à mon tour je l’ai voué au Seigneur : depuis qu’il est né, il est consacré à Dieu. » -Alors, on se prosterna devant l’Eternel.
Au chapitre II du premier livre de Samuel nous pouvons lire la prière de Hanna.
Tel Shilo byzantine.
Le signe de bonne entente entre Juifs et Chrétiens de Shilo à l’époque byzantine est justement la présence d’étoiles de David sur les mosaïques à l’intérieur de l’église. Cet endroit est vénéré jusqu’au jour d’aujourd’hui par les trois religions monothéistes.
Trois églises datant de l’époque byzantine se trouvent sur le site de Shilo. Dans la première un film retrace la ville de Shilo depuis sa création et une maquette du Tabernacle a été reconstituée dans ces locaux. Plus tard cette église fut transformée en mosquée par les musulmans. Ces derniers enlèvent les morceaux des mosaïques où se trouvaient des croix et l’étoile de David et avec certains autres morceaux se confectionnèrent des tables.
La deuxième église a encore quelques vestiges de mosaïques sur son sol, peu d’autres vestiges intéressants à l’intérieur, elle a été recouverte d’un toit par les membres de l’implantation de Shilo qui s’occupent du site.
Les vestiges de la troisième église se trouvent sous ceux d’une mosquée construite par les musulmans lorsqu’ils se sont installés à Shilo.
Il y a à peine deux semaines (août 2007) les archéologues ont découverts, près de la mosquée un début de voie romaine pavée qui daterait dès 30 premières années de l’ère chrétienne.
Le Tell.
Un petit sentier nous conduit au haut du tel où une tour d’observation en bois a été construite pour mieux découvrir les environs.
Un bosquet d’amandiers qui donne un peu d’ombre rappelle que les Juifs faisaient des bâtons avec ce bois pour le Tabernacle.
En l’an 1100 avant de l’ère chrétienne lorsque les Bné Israël arrivèrent à Shilo, ils virent le paysage que nous voyons aujourd’hui, ils s’y installèrent et construisirent des maisons en dehors de l’enceinte car les archéologues ont trouvés plusieurs poteries dont quelques unes seulement ont été transférées aux musées de Jérusalem et de Kédoumim tandis que bien d’autres ont disparues en direction de Copenhague….
Deux tours de garde avec une enceinte les reliant ont aussi été construites sur le sentier montant au Tell à la même époque, le périmètre de l’enceinte était de 25 mètres. Des questions se posent aussi sur cette partie de Shilo à savoir si le Mishkan n’a pas été entreposé sur ce lieu car les dimensions correspondent exactement au sien.
De là on peut apercevoir les villages arabes de Tourmous Iya ; saint Gilles (en souvenir du croisé Raymond Gilles qui a séjourné ici) et les implantations juives de Maalé Lévona – Eli, Shilo avec ses quartiers complètement séparés de Givat Harel, l’implantation Givat Aroé, Schvout Rachel (selon un passage de
la Bible) Ofra, etc.…
A nos pieds les maigres vestiges archéologiques et beaucoup de passages bibliques nous prouvent que le Tabernacle a bien séjourné à cet emplacement 40ans. Selon la description détaillée de
la Bible sur les distances, les lieux, l’orientation, les routes, Shilo était une ville importante au niveau de la communauté religieuse, tout démontre que le Tabernacle a été sur cet emplacement mais après plusieurs saisons de fouilles archéologiques aucune preuve n’a été découverte !
Du haut de la tour notre guide nous montre un mur de pierre qui longe la pente de la montagne et d’après les spécialistes ce mur a les mêmes mesures que le Tabernacle, alors les archéologues supposent que le Tabernacle était installé à cet endroit.
Fouilles archéologiques.
Une mission danoise (1929-1932) reconnut à Shilo des traces d’habitat cananéen, hébraïque et Byzantin (mosaïques et ruines d’une synagogue du 9ème siècle).
Parmi les fouilles du Tell, on a découvert des grottes qui servaient de logements, des colonnes avec des chapiteaux corinthiens, un puits avec une piscine attenant servant probablement d’établissement thermal et un point d’observation sur l’ensemble de la ville. Pendant la période du deuxième Temple il est probable qu’il y ait eu une synagogue. Des tombes de cette période y ont été découvertes.
La synagogue de Shilo.?xml:namespace>
L’implantation de Shilo a été fondée en 1978. Ils ont construit leur synagogue sur le modèle du Tabernacle (Mischkan).
Le sanctuaire mesurait trente coudées sur dix. Ses trois parois étaient en bois d’acacia, revêtues d’or, le quatrième côté n’était pas fermé par un mur. Des tenons en argent soudaient les planches entre elles et chacune portait des anneaux d’or traversés de barres en bois d’acacia, recouvertes d’or, pour consolider la charpente.
Nahal Shilo et la source Oz.
Du tel nous reprenons la nationale 60 vers Naplouse pour commencer notre courte randonnée du nahal Shilo « Dereh Elkana » vers sa source Ein Oz. Cette source porte le nom de Oz Harel tout comme le nouveau quartier de Shilo, Oz, résident de l’implantation étant décédé lors d’un attentat.
Un panneau du K.K.L rappelle son souvenir :
La source porte le nom d’Harel Oz, l’un des jeunes gens courageux d’Israël. Son âme repose sur les hauteurs des montagnes du Shomron pour la rédemption dans la modestie, la sanctification et la bravoure. Il a suivi sa route dans les sentiers du pays, le corps pur dans les crevasses des sources.
Un double bassin de forme arrondi reçoit l’eau de la source naturelle qui sort de l’orifice de la montagne et s’y jette, c’est une véritable oasis où les promeneurs viennent s’y baigner.
La source des braves (Ein El Arik)?xml:namespace>
Juste avant d’arriver à l’implantation d’Eli, un panneau indique le cimetière d’Eli et de là part un chemin de randonnée vers la source des braves.
L’eau de cette source sort tout près de l’implantation d’Eli. L’eau y est convergée pour permettre aux animaux sauvages de la région de venir se désaltérer. Sur place il a été trouvé des traces d’activités d’hommes préhistoriques.
Le 27 août 2002 Avital Welneski et son père ont été victimes d’un attentat en rentrant chez eux, dans l’implantation d’Eli. En souvenir de ce tragique attentat les membres et les élèves de l’implantation décidèrent de perpétuer leurs mémoires ainsi que tous ceux qui sont tombés à Eli en remettant en bon état la source et tout son environnement. Tout ce travail a été fait par des volontaires de la communauté des jeunes d’Eli, les élèves des études de
la Thora Adar Yossef, les élèves de la préparation militaire Bné David, Des nouveaux immigrants et bien d’autres.
Ici, des plantes ont été tranchées et d’autres recommencent à pousser. Les eaux de la vie jaillissent arrosent la terre et la fertilise et nous continuons à construire et à édifier.
Meshek Ahïa à Shilo.
Visite d’un pressoir d’olives, vente et dégustation d’huile d’olives.
Natti nous reçoit dans son pressoir pour nous le faire visiter mais aussi pour nous raconter l’histoire tragique de la famille qui a rêvé de monter cette entreprise, qui l’a mise en place et qui y a travaillé.
« Yossi Chouker étudia dans une Yéshiva et s’installa à Schvout Rachel après s’être marié. Leur premier petit garçon fut le premier à être circoncis dans l’implantation, la famille chouker continua d’y vivre et Ronit, infirmière de son métier mis au monde quatre autres enfants. Yossi ambitieux, travailleur et entreprenant planta de la vigne dans les montagnes du Shomrom pour en faire du vin. Son travail fut récompensé car dès la première saison le raisin fut abondant. Les agriculteurs des implantations se réunirent pour aller presser le raisin dans un pressoir du Golan. Après cette expérience réussie Yossi décida d’acheter son propre pressoir et de l’installer à Shilo : ainsi vue le jour le Mesk Ahïa. Malheureusement Yossi reçut un coup sur la tête lors de son travail dans le pressoir et il dut être transporté à l’hôpital pour des soins intensifs. Il ne se remit pas de cette blessure et fut handicapé mentalement, sa femme Ronit s’occupa de ses cinq enfants, du pressoir et fut auprès de lui chaque jour pour le soutenir mais son état resta lamentable, il n’avait plus de réactions, plus de mouvements, plus la parole. Il disparut en juin 2007 »
Le pressoir est passé dans les mains de la « Hévra Haklaït » (la société des agriculteurs) depuis l’accident de Yossi.
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03/01/2010
BIRYA-SFAT-MONT MERON
Notre guide a invité une personne de Sfat pour nous parler de sa ville et principalement du quartier et de la rue Jérusalem. Née à Ménéhamya Sarah habite la ville de Sfat depuis de nombreuses années, elle l’a apprit à la connaître et à beaucoup l’aimer, c’est une guide qui raconte surtout les histoires du passé, la vie des personnes et des bâtiments de l’époque des premières Alyot
Au début de la rue de Jérusalem se trouve un immeuble abandonné qui fut jadis l’hôtel le plus luxueux de la ville. Il était tenu par un monsieur très riche du nom de Barzel et son emplacement était primordial car il se trouvait sur un axe principal. Pendant la période du mandat britannique les Anglais occupèrent les lieux pour y installer les bureaux du tribunal afin de régler les conflits entre les Juifs et les Arabes. En 1948, lorsque les Anglais retournèrent chez eux ils donnèrent les clefs de l’immeuble aux Arabes comme ils le firent dans bien d’autres cas semblables. Au moment de l’indépendance Tsahal occupa la ville et Aba Francisco ouvrit dans les anciens locaux de l’hôtel une usine de Chocolats et de Halva
L’usine fut racheté par la société Elit puis Strauss qui abandonna les locaux pour s’installer dans la zone industrielle de Sfat. Le maire de Sfat, Oded Améiri, insista pour conserver ce bâtiment qui fait partie intégrante de l’histoire de la ville mais la société Strauss n’a pas voulu restaurer les locaux qui lui appartiennent. Ces locaux sont passés de main en main jusqu’à ce jour, aujourd’hui le collège de Sfat les a racheté et les restaurera pour en faire une faculté de droit et la boucle sera fermée car ce bâtiment qui a servi de tribunal du temps des Anglais servira de nouveau de lieu de justice
Kiriat Sarah
C’est le premier quartier de Sfat qui a été fondé en 1930 grâce à une riche famille d’Australie. Sarah perdit un fils puis son mari qui était un homme d’affaires très fortuné à Singapour, la famille Lévi y vécut 30 ans car les affaires du mari de Sarah étaient très florissantes. En 1930, quatre ans après le décès de son mari Sarah fit son Alya et chercha où s’installer. Après avoir séjourné dans la vallée de Houla et ses environs elle décida de se fixer sur le mont Canaan près de Sfat
Le père de Sarah était un ami d’Herzl et il se rendait spécialement en Autriche pour lui rendre visite, sur place il fit la connaissance de Monsieur Lévi avec lequel il se lia d’amitié et ils envisagèrent de marier leurs enfants
A cette époque la ville de Sfat n’était occupée que par quelques religieux dans le quartier des synagogues. Sarah choisit les hauteurs du mont Canaan pour s’installer mais il lui fallut d’abord obtenir une autorisation des Anglais pour l’achat de terres et ils n’en délivraient à personne. Grâce à de puissantes relations anglaises et après bien des démarches elle réussit à en obtenir une et acheta des terres dans le quartier qui prendra son nom : Kiriat Sarah. Son projet fut de bâtir 10 maisons avec toutes les commodités, eau (qui fut amenée du village voisin Ein Zeitoum), électricité et en supplément un jardin attenant à chaque maison, confort exceptionnel dans les années 30
Les Juifs avaient bien du mal à changer de lieu d’habitations mais elle les attira grâce aux conditions avantageuses qu’offrait ce nouveau quartier. Tout alla bien jusqu’en 1936 période où commencèrent les émeutes des Arabes et qui fit fuir les nouveaux locataires ; elle se retrouva seule à Kiriat Sarah. En 1939 Sarah convainquit d’autres familles à s’installer dans son quartier mais ils durent l’abandonner de nouveau par manque de sécurité. Ce sont trente membres du Palmah qui finiront par s’installer sur les lieux jusqu’au moment de l’indépendance
Sarah disparue à l’âge de 96 ans et elle a été enterrée non loin de son quartier, sur le mont Canaan mais aujourd’hui sa tombe se trouve dans l’enceinte d’un hôtel S.P.A
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L'église écossaisse et son enceinte.
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Cette église construite à la fin du 19ème siècle sur une étendue de 3 ares s’est retrouvée éloignée de toute habitation et complètement isolée dans un environnement aride et chaud. Ce complexe comprenait deux bâtiments, le premier avec un grand portail servait d’entrée à l’hôpital et à l’église. Les bâtiments étaient les plus somptueux que l’on pouvait voir dans la région, à la pointe du progrès, une montre et une cloche trônaient sur le haut de l’église. Pendant la deuxième guerre mondiale un seul médecin se trouvait dans la région et il tomba malade, il demanda alors à sa femme de bien le soigner et de le guérir sinon la population se retrouverait sans soins !
Rue de Jérsualem - Rue Boussel.
Face et à côté de ce mémorial deux superbes bâtiments ont servi d’hôpitaux pendant la période du mandat britannique. L’hôpital a été inauguré en 1904 par l’organisation de la mission britannique pour recevoir les Juifs de Sfat et de Galilée. Les Juifs de la ville étaient obligé de se faire soigner dans l’hôpital de la mission anglaise dirigée par l’Anglais Walter Anderson mais les conditions de traitements des Juifs étaient difficiles et ils demandèrent au baron de Rothschild de financer la construction d’un hôpital pour Juifs ; il prit le nom d’Adassa et fut mis en service en 1912. Là furent hospitalisées Rachel, la poète qui écrira quelques-uns de ses poèmes (en 1925) ainsi que la sœur de Berl Katznelson. Le hasard a voulu que les deux hôpitaux soient pratiquement face à face car Rothschild était propriétaire de plusieurs terrains à Haïfa dont celui-ci qui se trouvait par coïncidence près de la mission anglaise
Pendant la première guerre mondiale l’hôpital anglais se transforma en poste de police britannique puis, dès 1930 en collège anglais. En 1942, le bâtiment fut en vente et le K.K.L l’acheta très cher pour en faire une maison de repos qui prit le nom de Beit Boussel dirigée par la Koupat-Holim. (Boussel était un membre du kibboutz Dégenia qui s’est noyé dans le lac en 1948) En 1980, la maison de repos ferma et le bâtiment a été abandonné jusqu’à ce jour. Toujours le hasard, les deux maisons ont servi respectivement de collège anglais et de collège juif
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Au moment de la première guerre mondiale l’hôpital qui avait prit le nom d’Adassa fut fermé et l’armée turque occupa les locaux. En 1921 les locaux passèrent dans les mains de la mission écossaise qui créa un collège qui fonctionna jusqu’aux troubles de 1936. Les locaux du collège abandonnés furent reprit par le commandement de l’armée anglaise et l’adjoint du gouverneur anglais de la région de Galilée et des brigades de police s’y installèrent. En 1948 les locaux servirent de branche et de position avancée à la Haganah pour défendre le quartier juif. Le nombre de 52 s’éleva pour la libération de la ville de Sfat. Au moment de la libération de la ville, les Juifs avaient installé un slik (cachette d’armes) dans leur collège
Le collège accadémique de Sfat
L’hôpital vit le jour grâce aux dons de la famille Rothschild en réplique de celui de la mission britannique. Sa construction commença en 1909 et un jardin fut tracé juste en face, de l’autre côté de la rue pour que les malades puissent s’y promener. Aujourd’hui c’est un des jardins publics de la ville.
Dès 1919 l’organisation Adassa fonctionna dans les locaux de l’hôpital et de nombreux malades atteints de tuberculose furent soignés sur place. Plus tard un mémorial au nom de l’infirmière principale Tova fille de Moshe Pestraki fut élevé dans le jardin intérieur du bâtiment
En 1948, ce fut un hôpital militaire (numéro7) qui s’occupa des soldats blessés des forces combattantes en Galilée. En 1973 l’hôpital fut transféré dans de nouveaux locaux au sud de la ville et les locaux furent reprirent par l’éducation nationale pour les séminaires des instituteurs. Aujourd’hui c’est le collège académique de Sfat sous le couvert et la responsabilité de l’université de Bar Ilan
Autour de la mairie de Sfat
Un hôtel de luxe trônait place de la mairie, il appartenait à la famille Zilberman, aujourd’hui ce sont les locaux de la mairie
Davidka : (Prés de la mairie, face à la citadelle.) Petit canon de fabrication artisanale qui permit aux soldats du Palmah de prendre la ville en 1948. Elle doit son nom à son créateur David Libowitch, technicien qui travaillait à l’école de Mikvé Israël
Face au canon la tour de garde des Anglais avec leur poste de police qu’ils occupèrent jusqu’à la fin de leur mandat
Sur cette grande place se trouvait le palais de justice avec à sa tête le juge Abou Leben, l’homme le plus important de la ville à la fin de l’époque ottomane et qui utilisait sa haute fonction pour recevoir d’énormes pots de vin. Non seulement il en abusait et payait ses propres frais par l’intermédiaire de différentes personnes. Un seul exemple suffit : Un jour il dut se rendre à Kiriat Shmoné pour jugement et il prit un taxi pour s’y rendre. Sur place il fixa la somme de l’amende par le condamné et lui demanda en plus de payer le chauffeur de taxi !
Un service de maternité était installé dans l’hôpital de la ville situé sur cette place et un slik renfermé les armes cachées. Trois semaines avant la guerre de Kippour le nouvel hôpital Ziv vit le jour sur les lieux actuels comme si le destin avait joué en faveur des futurs blessés de la guerre de Kippour
Au moment de l’indépendance le docteur Bar Ilan ouvrit plusieurs écoles dans plusieurs endroits du pays dans la vallée du Jourdain ainsi qu’à Sfat sur cette grande place. Le jour de la rentrée scolaire 7 élèves seulement se présentèrent à l’école, aujourd’hui elle contient plus de 3.000 élèves. Bar Ilan fut un visionnaire car c’est grâce à lui que les écoles se sont ouvertes dans toute la périphérie du pays
Autour de cette place, plusieurs histoires se racontent de bouche à oreille comme celle de la fille Kardenty qui demanda à son père d’aller étudier. Celui-ci la renvoya en la giflant et la jeune fille commença à étudier en cachette. Dans la rue elle apprenait les différentes langues parlées par la population de la ville jusqu’au jour où enfin son père lui permit d’aller à l’école. Dans sa classe, elle tomba amoureuse de son maître qui est plus âgé qu’elle et qui était musulman. Elle n’écouta que son cœur, se maria avec lui et après son mariage, son époux lui interdit de continuer d’étudier ! Elle travailla alors dans un magasin de la ville et lorsque les enfants s’y rendaient elle avait la patience de leur enseigner en cachette ce qu’ils voulaient. Après la mort de son mari elle se remit aux études, seule, chez elle et par passion passa beaucoup de temps à enseigner tout en travaillant dans son magasin
C’est encore sur cette place que le seul médecin de la ville, le docteur Cohen, sud américain, recevait sa clientèle. Il était marié à Aliza, une femme de Tibériade et la population se demandait toujours comment il avait pu faire une chose pareille ! Ils habitaient une maison spacieuse où il s’occupait de ses malades en leur faisant des piqures d’eau pour qu’ils aient l’impression d’avoir été soignés. Ils sortaient de son cabinet satisfait des bons soins du docteur, que pouvait-il faire d’autre ?
La banque Klinger occupait les locaux au-dessus, près de la forteresse de Sfat et ce monsieur fit sa fortune tout simplement. Un jour un arabe se rendit à sa banque et lui proposa 50 tonneaux pétrole en échange des dettes qu’il avait à la banque. Ceci mit la puce à l’oreille du banquier qui accepta et se rendit en Egypte pour se rendre compte de la situation. Il se mit en contact avec la société de pétrole et acheta des quantités de tonneaux au nom de sa banque en retirant un bénéfice de 25% pour son compte personnel. Il fit sa fortune, celle de la banque et créa la société Shell ! Sa femme, très âgée vit aujourd’hui encore dans la ville de Sfat
C’est d’une petite maison rue de Jérusalem que part la procession de Rabbi Simon Bar Yohaï en direction de mont Méron
Olé Agardon – LAa montée sur l'échafaud
Entre 1930 et 1940 les Anglais siégeant à Akko décidèrent de séparer le quartier juif de quartier arabe pour éviter les émeutes ; pour cela ils rasèrent une rangée de maison pour construire des escaliers qui descendent du haut de la ville jusqu’en bas (188 marches) Les Israéliens baptisèrent le passage Olé Agardon (la montée à l’échafaud) en souvenir des combattants du Léhi qui ont été emprisonnés puis guillotinés dans la prison d’Akko par les Anglais. Il s’agit d’Abraham Weiss, Shlomo Ben Yossef, Mordéhay Scwartch, Dov Grunner, Mordéhay Elkahi, Yéhièl Dov Dranzner, Eliézer Kashani, Yaacov Weiss, Absalon Haviv et Meyer Necker
En 1266, le sultan Baybars entreprit le siège de la forteresse de Safed. Celui-ci ne dura pas plus de quinze jours. La forteresse résista dans un premier temps aux assauts répétés des troupes du sultan ainsi qu'à ceux des machines de guerre, mais Safed tomba le 22 juillet 1266
- En 1738, 1769, 1837, 1927 : La ville est secouée de violentes secousses sismiques.
Imprimerie Beck
L’imprimerie disparaît de la région de Sfat pendant 250 ans, et un entrepreneur, Israël Beck, fonde une nouvelle imprimerie, également à Sfat, destinée à l’impression de bibles et de livres de prières. Mais à la suite d’un tremblement de terre, Beck est contraint, en 1842, de transférer son imprimerie à Jérusalem. Ce fut la première imprimerie d'Orient, grâce à laquelle les textes kabbalistiques furent largement diffusés en Europe. Israël Bek comptait parmi ses amis Yéhoudit et Moses Montéfiore
Israël Bak (1797-1874) immigrant hassidique et pionnier de l'imprimerie dans le pays, fut parmi les premiers à relever le défi. Ce ne fut guère une entreprise aisée. Il fut un imprimeur et un homme public dans l’ancien Ychouv en Eretz Israël au 19ème siècle. Son nom serait le diminutif de « Bné Kodesh « les enfants saints » Israël Bak a renouvelé l’imprimerie juive en Eretz Israël après plus de 200 ans. Bak imprima des livres hébraïques déjà dans sa ville natale Berditchev entre 1816 et 1825. Cet art il le transporta avec lui en Eretz Israël. Il choisit de s’installer à Sfat et ouvrit sa première imprimerie. Une légende raconte qu’il s’occupait aussi de médecine sans avoir jamais avoir étudié cette branche, cette même légende raconte que lorsque le gouverneur du pays, Ibrahim Pacha tomba malade Bak le soutint dans sa maladie et dans sa guérison et ainsi leurs relations se soudèrent
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En supplément de son imprimerie, en 1834 Israël Bak créa, avec la bénédiction d’Ibrahim Pacha, une ferme agricole sur le mont Méron qu’il appela Djermak. Dans cette ferme Israël travailla avec son fils Nissan et pendant de nombreuses années elle fut prospère et selon des textes de missionnaires de 1939, plus de 15 familles juives étaient installés autour d’Israël Bak. Le tremblement de terre de Sfat en 1837 et le changement de gouverneur en Eretz Israël (qui fut remplacé par Mohamed Ali son représentant et fils Ibrahim Pacha qui régna à sa place) marqua la fin de l’installation des Juifs à Djarmak. Aujourd’hui des vestiges de bâtiments et de vergers sont encore visibles sur place. Il écrit dans ses mémoires : « J'ai bâti des maisons pour y vivre. J'ai planté des jardins. J'ai ensemencé des champs. Et cette même année, je me suis rassasié du produit de la terre, ... bien que l'endroit ne se prête pas aux semences et soit jonché de cailloux. Et cependant, mon labeur a porté ses fruits et le Seigneur m'est venu en aide
Rabbi Louria
Rabbi Isaac Ashkenazi de Louria ou Loria (Jérusalem 1534- Safed 1572), rabbin et kabbaliste, est considéré comme le penseur le plus profond du mysticisme juif parmi les plus grands et les plus célèbres, et le fondateur de l'école kabbalistique de Safed. Il fut même identifié par certains Sages comme étant le Machia`h ben Yossef.
On le connaît aussi sous le nom de Ari zal' hakadosh, le saint lion, de mémoire bénie. (Ari signifie "lion" en Hébreu, mais il s'agit ici de l'acrostiche de haEloqi Rabbi Yi'tshaq, le divin Rabbi Isaac. Za"l signifie "sa mémoire est en bénédiction".)
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Isaac Luria est né à Jérusalem. Son père, ashkénaze d'Europe centrale, y aurait immigré après son mariage avec une séfarade. À la mort prématurée de celui-ci, le jeune Isaac est élevé par sa mère, qui émigre en Égypte où Mordekhaï Frances son frère, un riche négociant, y est installé
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L'année de ce déménagement est incertaine. D'après son propre témoignage, il aurait étudié à Jérusalem auprès du kabbaliste Kalonymos. Cependant, la tradition orale situe son arrivée chez son oncle à l'âge de sept ans. Louria étudia dans une yéchiva sous la direction de David ben Salomon ibn Abi Zimra et son successeur. Il s'y montra exceptionnellement doué, survenant à ses besoins grâce au commerce et au négoce
A 15 ans, il épousa la fille de son oncle, après quoi les époux se retirèrent dans une île déserte sur le Nil qui appartenait à son oncle et beau-père. Isaac Louria s’y consacra principalement au Zoharet aux œuvres kabbalistiques antérieures, mena une vie d'ascèse et commença à avoir des visions
En 1569, à la suite d'un appel intérieur, il s'installa à Safed. Jouissant rapidement d'une forte réputation de poète mystique, il commença à enseigner la Kabbale en académie, et à prêcher dans les synagogues. S'intéressant particulièrement aux idées de Moïse Cordovero, il étudia la Kabbale avec lui jusqu'à la mort de celui-ci
Lui-même mourut à Safed, au cours d’une épidémie, deux ans plus tard.
Isaac Louria fut extrêmement révéré, ses disciples le créditaient de nombreux miracles, et le considéraient comme un saint (elohi, "divin”, n’est pas un terme honorifique fréquent dans le judaïsme. Il n’apparaît en réalité que pour lui.)
Louria y organisa la vie de ses disciples qui s'établirent dans des quartiers isolés
Le matin du Shabbat, il organisait des processions pour aller recueillir l'esprit éthéré de la reine de Chabbat dans les champs voisins. Après celles-ci, Louria donnait en général des explications sur sa doctrine
Sa conception du monde est extrêmement influencée par les questions qui traversent la communauté à l'époque, traumatisée par les expulsions d'Espagne et les méfaits de l'Inquisition. Isaac Louria y trouve des explications étonnantes mais cohérentes, et entrevoit la fin des souffrances du peuple juif, ce qui explique le succès de ses thèses, et la vitesse à laquelle elles se sont propagées
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Aux massacres, il répond que la mort physique n'est qu'une étape et que la vie de chacun sur terre a un but
Il explique que les fautes des hommes entachent le Messie et retardent sa venue. Subséquemment, un rite de purification permettra de la hâter
On peut retenir trois concepts clefs de sa doctrine:
Le tsimtsoum ou retrait (plutôt contraction) : retrait de Dieu d'une partie du monde pour laisser place à un vide où l'Eternel par l'intermédiaire d'un rayon procédera à la création en alimentant dix réceptacles appelés sefirot qui seront à l'origine de la vie et de la création
La chevirat hakelim ou brisure des vases: A cette création parfaite initiale fut ajouté un rayon en ligne droite appelé homme primordial que ne purent contenir les réceptacles de la lumière divine. Ils se brisèrent donc libérant la lumière divine sous forme d'étincelles, de copeaux qui se répartirent dans le monde
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Le tiqoun ou réparation: c'est à l'homme qu'incombe la tâche de réparer les vases. Pour ce faire, l'homme doit agir à l'intérieur de lui même pour faire le tri, rassembler les étincelles et que le peuple d'Israël la brisure originelle
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Ses enseignements ont largement influencé Sabbataï Tsevi au XVIIe siècle.
Isaac Louria n’a rien écrit lui-même, tout ce qu’on connaît de lui a été consigné par ses disciples, les comptes-rendus étant souvent contradictoires et peu fiables. On considère les plus probantes comme étant celles de Haïm Vital (1542-1620)
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Parmi ses œuvres, mentionnons :
Livre de l'Arbre de Vie (Sefer Ets Hayyim)
Livre des visions (Sefer haHetionot)
Livres des transformations (Sefer haGilulim)
Choulhan Aroukh Shel haRav Yitzhak Louria, commentaire sur l'ouvrage de Yossef Karo
Or’hot Tsaddikim
Patora de Abba
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Son enseignement franchit rapidement les frontières d'abord celles du Moyen Orient puis de l'Europe de l'Ouest par l'Italie pour enfin parvenir aux communautés d'Europe Centrale.
De nombreux ouvrage de vulgarisation de son Œuvre ont fleuri jusqu'au XVIIe siècle
Le mont Méron
Promenade circulaire d’une petite heure sur les hauteurs du mont Méron à la découverte des narcisses. Un petit sentier au milieu de la forêt nous permet de découvrir les vues imprenables sur la région de Sfat en Haute Galilée.
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