Noël à Nazareth
Ecole de Jésus adolescent-Don Bosco
Construite entre 1906 et 1923, cette petite église gothique est sans doute la plus belle de Nazareth. La vue sur la ville du haut de la colline mérite que l’on grimpe les 250 marches pour y accéder depuis le souk. Une fois sur place, vous devrez demander aux prêtres de vous ouvrir les portes.
Nous descendons les 250 marches pour arriver du sommet d’une colline appelée : mont du commencement ou école de Jésus adolescent Don Bosco au centre ville.
Nazareth était un village juif au moment où Jésus et pendant toute la période romaine. Bien que l'origine du nom soit inconnue il est possible qu'il vienne de la racine hébraïque "Netsah" La ville de Nazareth compte 60% de musulmans et 40% de chrétiens (maronites coptes orthodoxes) La vieille ville comme toutes les autres du pays comprend quatre quartiers : Juif – Musulman –Orthodoxe – Latin. La ville compte 120.000 habitants dont 60.000 Juifs mais il y a deux mairies biens distingues et le maire de la ville du bas est un Arabe chrétien. Les chrétiens de la ville ne sont que 18.000 mais bien que minoritaire chrétienne l'influence de la religion en fait sa force.
Un grand nombre de demeures vieilles de 200 à 300 ans existent encore dans la ville mais la plupart ont été abandonnées pour plusieurs raisons : Elles étaient trop grandes, elles occupaient souvent 7.500-8.000-14.000 ares, pas assez moderne car il n’y avait aucune commodité à l’intérieur, leur accès était difficile car elles étaient au cœur de la vieille ville et leur accès donnait sur des ruelles étroites et enfin les héritages étaient trop compliqués à gérer. La ville basse de Nazareth est saturée d’habitations et les locaux de la mairie se trouvent en haut dans la ville juive formant une frontière entre les deux villes. Par manque de place certains Arabes chrétiens de la ville commencent à construire leurs maisons dans la ville juive.
L’église Mensa Christi : Table du Christ
Elle se trouve dans le quartier latin de la vieille ville,
Au centre de l’église un énorme bloc de pierre serait la table où auraient mangé Jésus et ses disciples ; Sur le mur face à l’entrée se trouve une mosaïque et juste derrière une source. Sur les autres murs du marbre mabrée donne une impression de trompe l’œil, de parts et d’autres de l’église beaucoup de travail en stuc.
En 1620 les Franciscains ont construit une église puis en 1863 l’église d’aujourd’hui voit le jour grâce aux dons des Italiens.
Les franciscains, gardiens des Lieux Saints par leur Custodie de Terre Sainte, ont donc eut la permission par les autorités ottomanes de construite ici une chapelle au 18ème siècle. Celle-ci est reconstruite au milieu du 19ème siècle et achevée en 1861.
Le marché
En ce jour de Noël plusieurs sapins trônent dans les magasins, les maisons ou sur les places publiques. Dans le souk il y a des étalages de guirlandes, des pères Noël mais surtout des bottes de saint Nicolas et les ruelles sont bondées de monde, mais nous ne ressentons pas l'ambiance de Noël que l'on trouve en Europe.
L’ancien marché de Nazareth déborde d’épices, tissus, magasins de bijoux et autres. Vous y trouverez des commerçants pratiquant des arts oubliés depuis longtemps, comme les fabricants de couteaux. Au marché de légumes on vous offrira des épices séchés avec quoi épicer vos potages, ou des légumes dont vous n’avez jamais entendu.
Maison privée.
Des trois pièces aux plafonds splendides et aux murs décorés, une seule a été préservée et restaurée en 1989. Cette maison appartient à une famille arabe qui accepte selon finances de faire visiter la seule décoration qui reste dans leur maison : le plafond d’une des chambres.
Cette maison a été pourtant une belle demeure à l’origine puisqu’elle avait son petit jardin privé et elle était entourée d’un rempart. Il y avait deux entrées : une pour les invités, la deuxième pour la famille, au rez-de- chaussée se trouvaient des commerces, des abris pour les animaux et à l’étage les chambres d’habitations.
Si cette maison n’est pas la plus grande ni la plus belle du genre à Nazareth, le plafond de cette pièce par contre est classé monument historique. Aux quatre coins ainsi qu’au centre du plafond se trouvent des médaillons avec des anges à l’intérieur. L’artiste peintre, Saliva Yohana de Jérusalem, a fait son autoportrait dans l’un des médaillons, l’a signé et y a inscrit la date : 1889 ce qui donne sa valeur à cette œuvre car il est exceptionnel qu’un peintre signe et date ses œuvres. Le deuxième ange représente la vie, le troisième nous garde.
La frise qui parcourt le périmètre de la pièce représentante des vues du pays : L'église Stella Maria à Haïfa – Akko – Tibériade – Istanbul – Moshava de Zihon Yacov –Yaffo –La Grèce –Moscou – Odessa –Ankara les tentes de l’explorateur Marc Twain lors de son voyage au pays- Atlit - Naharya et le fleuve Géaton
Emmanuelle femme veuve achète cette maison en 1996 pour une bouchée de pin car elle est dans un état lamentable dans un quartier médiocre. Elle lui a coûtée 60.000 dollars à cette époque somme dérisoire aujourd'hui si on en juge par la valeur d'un de ses plafonds. Les deux autres plafonds des chambres ont été recouverts de peinture blanche tout simplement mais les corniches, la rosette, les encadrements de portes en bois foncé sont encore d'origine. Cette maison de l'époque ottomane date de 1870 et a encore son sol en marbre d'origine vient de Marmara en Turquie.
L’église de l’Annonciation : C’est la plus grande église du Moyen Orient. Elle s’élève au-dessus de la grotte où l’ange Gabriel annonça à Marie la naissance prochaine de Jésus. C’est la cinquième église construite à cet endroit, elle comprend les vestiges des églises précédentes, elle est richement décorée de mosaïques et de présents venus du monde entier. Elle appartient à l’église catholique franciscaine d’Italie.
Les portes d'entrées
Sur la porte centrale des scènes bibliques sculptées en bronze : Naissance de Jésus-Voyage en l'Egypte- Jésus et son père- Mise en croix-Discours de Jésus-Baptême de Jésus. La porte est encadrée de granit rose où sont incrustés les évènements bibliques : Adam-Salomon-Abraham-Elie-
Sur la porte d'entrée à gauche face à l'entrée : Adam et Eve-La pomme et le serpent – Caen et Abel –Noé –Le sacrifice d'Isaac.
Vestiges des églises antérieures :
Maison de Marie
Basilique érigée en 427 par les Byzantins, en 614 les Perses la détruisent
Eglise des croisés érigée entre 1100 à 1187 et jamais finie parce que Saladin chassent les Chrétiens. En partant ces derniers, pensant revenir sous peu, cachent des frontons sous terre. En 1263 Baïbar détruit tout le complexe de l’église.
En 1620 les Ottomans gouvernent tout le pays mais parmi eux El Maani, le libanais occupe la région de Nazareth et les Ottomans essaient de l’en chasser. El Maani se réfugie en Italie en attendant que les Ottomans se calment. De Palestine, il arrive à Livourne puis à Florence où le gouvernement italien lui offre un château de la période renaissance où il demeurera cinq ans, avant de revenir au pays. En échange de l’accueil chaleureux des Italiens il accepte les dons de la communauté chrétienne pour construite une église dans sa ville à Nazareth. En 1635 les Ottomans le trouvent à Istanbul et l’assassine.
Deir El Omar gouvernera tout le Nord de la Palestine pendant 50 ans et déclarera la guerre aux Ottomans, ils protègent les Juifs et les Chrétiens en renouvellant les liens avec les deux communautés. Il accepte la construction d’une église en 1730 mais elle sera détruite en 1954 par les Franciscains qui veulent une église beaucoup plus grande.
L’Italien Jiovano Muzzio, construisit la dernière église de 1955 à 1967 avec l’aide de Sollel Boné, c’est pendant les travaux de cette dernière église que l’Italien trouva par hasard les frontons de l’église cachés par les croisés
Une immense statue de trois mètres représente Jésus. L’église est fermée par une grande porte centrale et deux autres latérales, toutes en bronze. Sur les portes latérales est incrustée l’histoire de l’ancien testament et sur la porte centrale toutes les étapes de la vie de Jésus : Bethléem – Egypte – Nazareth (la menuiserie) – Tabha (pains et poissons) Tibériade (le baptême) et une croix.
L’intérieur de l'église.
Les grandes rangées de béton brut du plafond qui attirent l’œil en rentrant dans l’église donnent l’impression d’un travail inachevé, ce béton est parsemé régulièrement de petit trous qui sont là pour faire tenir les plaques de marbre qui auraient dû être posés dessus.
Au centre d’une immense salle, en bas de quelques marches, sous des vestiges archéologiques byzantins, se trouve une chapelle à l’emplacement exacte de la maison de Marie. Face à cette chapelle une salle entourée de chaises et d’un oratoire permet aux pèlerins de s’y recueillir ; Cet endroit n’est en aucun cas un église mais seulement un lieu de recueillement. Le plafond en forme de pyramide atteint ici une hauteur de 60 mètres. Tout autour de cette salle des fresques de mosaïques de l’époque byzantine ont été exposées sur le sol.
D’après notre guide, c’est avec intention que l’architecte a laissé cette salle dénudée, avec une lumière feutrée pour donner au visiteur une impression de respect.
1er étage L'église
Le pourtour de l’église est garni de plusieurs panneaux muraux, tous de la même dimension avec comme sujet central : Marie. Chaque pays a ainsi offert à l’église un panneau mural complètement différent les uns des autres selon les pays et les matières employées. Le Cameroun par exemple représente Marie avec la peau noire, les mains ouvertes recevant les 16 tribus d’Afrique qui lui offrent chacune des présents dans une coupe. L’Espagne, La France, le Portugal, les Etats-Unis, la Pologne, etc.…
Le Brésil lui aussi représente la Madone avec la peau noire mais enceinte, les Etats-Unis une Marie très moderne, tout à fait dans le vent. Le Japon est l’offrande la plus précieuse car les manches de la Marie japonaise sont incrustées d’une quantité de véritables petites perles.
La coupole de l’église est en forme de fleur renversée, la rose de Marie, c’est l’entrée spirituelle de la lumière de D. et celle de Marie qui arrive dans Sa maison, la fleur est à l’envers car la racine est tournée vers le ciel ou vers le spirituel. La coupole de l’église est en forme de fleur renversée, la rose de Marie, c’est l’entrée spirituelle de la lumière de D. et celle de Marie qui arrive dans Sa maison, la fleur est à l’envers car la racine est tournée vers le ciel ou vers le spirituel. On distingue sur les pétales de fleurs le A d'Avé et le M de Maria (Avé Maria)
Les 12 vitraux représentent les 12 disciples de Jésus et la rosace qui est en haut du mur central de l’église a été peinte par Ligier un artiste français, élève de Marc Chagall.
Rue Paul VI
Dans cette rue principale de la ville vous trouverez pas mal de magasins de pâtisserie artisanale, entre autres El-Muchtar (numéro 17) et El-Mahroum. A savoir: les locaux achètent leur Knaffeh chez El-Muchtar et vont chez El-Mahroum pour son baklavah.
L’église catholique de l'ancienne synagogue.
L’église grecque catholique dite synagogue qui conserve un vestige du mur des croisés abrite un édifice du 3ème siècle qui pourrait être l’ancienne synagogue de Nazareth où s’est déroulé l’un des épisodes célèbres de la vie de Jésus. Au temps de Jésus 400 Juifs vivaient à Nazareth.
Selon la tradition, c’est ici, dans cette synagogue que Jésus dit un Shabbat, devant les personnes qui priaient avec lui : Luc - Chapitre 16 –Paragraphe 4
Je vois ce que je vais faire pour trouver des gens qui me reçoivent chez eux lorsque j’aurais perdu ma place.
C’est dit-on, l’emplacement de la synagogue où Jésus prêcha et pria avant de se brouiller avec ses concitoyens. Au 12ème siècle les pèlerins venaient prier dans cette église. En 1887 la communauté grecque catholique construit près de
cette synagogue l’église actuelle.
L'église de la Sainte famille ou l’église Saint Joseph.
À côté de cette basilique se trouve l'église Saint-Joseph, sur le site présumé de la maison de la Sainte Famille et de l'atelier de charpentier de Joseph. Ce couvent abrite la grotte de Joseph avec son atelier de menuiserie.
Au milieu de toute l’animation de la ville moderne, bourdonnante qu’est devenue Nazareth, on peut toujours
déceler le petit village ancien où Jésus a passé son enfance, à des endroits les plus inattendus. Le vieux Nazareth est présent, même à l’intérieur de l’imposant complexe de la Basilique de l’Annonciation, par exemple, dans l’église de Saint Joseph.
Bâtie en 1916, cette église se trouve à l’emplacement d’une ancienne maison de prières qui daterait du 6ème siècle. Au dessous du sanctuaire, vous pourrez voir des grottes, très certainement utilisées au temps de Jésus pour entreposer du grain, de l’huile ou du vin. Le site marque le lieu traditionnel de la maison de Marie et de Joseph. Un baptistère auquel on accède par sept marches est décoré d’une mosaïque qui représente une échelle, et figure peut-être l’élévation spirituelle de ceux qui sortent de l’eau du baptême. Les visiteurs chrétiens sont très émus lorsqu’ils se rendent compte que les premiers Chrétiens sont entrés dans la foi ici-même, bien avant qu’il y ait une seule église à Nazareth
L’église grecque orthodoxe de l’Annonciation à Nazareth est située à côté de la source où Marie vit l’archange saint Michel, selon les Grecs Orthodoxes. Depuis le XIVe siècle l’édifice restait à l’abandon. Mais un accès permettait aux fidèles d’accéder à la chapelle et à la source.
Le site a été la propriété successive des franciscains et des catholiques grecs. En 1741, la communauté grecque orthodoxe a reçu le droit de propriété des autorités ottomanes. L’édifice actuel a été bâti quelques années plus tard. L’église possède une intéressante collection d'icônes et de fresques. Un musée de la tradition orthodoxe a été créé aux alentours.
C’est au bord du puits qu’on trouve dans la crypte de cette église que - selon la tradition grecque - l’Ange Gabriel annonça à la Vierge qu’elle était enceinte de Jésus - et donc pas dans sa grotte comme le croient les catholiques. L’église n’est pas grande, mais elle est considérée comme une des plus belles d’Israël, grâce à ses icônes, peintures murales et chandeliers élaborés. Le bâtiment a été construit au 18ème siècle, au-dessus de ruines byzantines.
Au 19ème siècle, les Russes ont créé la Moscovie qui a fourni aux habitants des services d’aide sociale et d’éducation.
Une visite à la Moskovia, aire agencée par les Russes et ayant servi d'auberge pour les pèlerins s'impose
El-Babour - Le Moulin de Galilée
Entrez par une petite porte située sur la droite et laissez-vous emporter par les arômes qui vous emmènent vers un vaste magasin. Il y a plus de 100 ans, ce moulin faisait office de moulin à blé. Actuellement on y vend une grande gamme d’huiles et d’épices - un vrai plaisir pour les sens.
Le mont du Précipice :
Nous suivons ici la tradition croisée du Mont du Précipice, aussi appelé « le Saut du Seigneur » où une foule tenta de précipiter Jésus d’une falaise : Le Mont du précipice se situe à 2 km au sud-Est de Nazareth. Il s’élève à un peu plus de 500m d’altitude. C’est à cet endroit que l’on fait mémoire de l’épisode où Jésus, commençant sa vie publique, prêche à Nazareth et reproche aux habitants de leur ville leur manque de foi. En colère, ils décident de précipiter Jésus depuis un escarpement (Luc 4,29-30).
Ce sont les Croisés, les premiers, qui ont mis en relation cet épisode et ce lieu. Ce site ne sera véritablement considéré comme le "Mont du précipice" qu’à la fin du 19ème siècle.
Le sommet où nous sommes est splendide, l’horizon s’ouvre à 360 degrés. Le Mont Thabor majestueux de solitude dans sa plaine – en fait à peine 35 mètres plus élevé que le mont du Précipice qui culmine à 550 mètres - la vallée du Jourdain et les contreforts des collines de Jordanie, la vallée de Jezreel à nos pieds et les montagnes de Samarie au loin, le Mont Carmel qu’on devine plein ouest. Le moshav Nahalal a été le premier moshav fondé dans la région au moment des nouvelles implantations en 1920. Dans son cimetière son enterrés Ilan Ramon et Moshé Dayan.
Le pape Benoît XVI a prononcé, à Nazareth, au Mont du Précipice, dans un vaste amphithéâtre tout neuf
rassemblant des dizaines de milliers de personnes son discours.
Au fond de la rue Bialik, sur une adorable petite place se trouve un bâtiment en restauration qui fut l’emplacement de la première mairie de Tel Aviv. L’architecte Tsherner construisit le bâtiment qui servit de première mairie aux Télaviviers de 1935 à 1965, face au grand rond-point où se trouvait le mémorial de Guttmann. Avant d’être les bureaux de la première mairie le bâtiment fut un luxueux hôtel mais très rapidement il fut converti en mairie. Une très belle mosaïque a été enlevée pour mettre en valeur cette petite place et le bâtiment. La mosaïque qui représente 3.000 ans de la vie de Tel Aviv Yaffo va être transférée boulevard Rothschild, près du mémorial des pionniers là où se trouve véritablement sa place. Ce travail a été exécuté d’après des peintures de Nahoum Gutman. On situe toujours les locaux de la première mairie de la ville rue Bialik mais en réalité les employés occupèrent tout d'abord des locaux situés sur le boulevard Rothschild; là fut réellement la première mairie mais si peu de temps que ni les livres ni les guides ne la mentionnent. Ce bâtiment en restauré sert de nouveau de musée historique de la ville de Tel Aviv comme il le fut il y a quelques années. Le projet de la rue Bialik est un projet ambitieux puisqu’il est question d’en faire une rue musée ce qui est déjà bien actuelle avec les musées de Bialik et de Réouven Rubin. Sur cette petite place s’est aussi prochainement le musée de style Bauhaus ou plus exactement du style international puisque Bauhaus n’est que le nom d’une école.
Bien que Tel Aviv ne fût que dunes de sables dans ces années là, certaines personnes en avaient déjà acheté et cette partie de la future ville appartenait à Monsieur Riger qui permit aux éclaireurs d’installer leur campement.
La place de cette première mairie se trouve sur un sommet bien que nous ne nous en rendons pas bien compte et c’est sur cet emplacement que dans les années 1920 des campements de toiles virent le jour pour abriter les nouveaux immigrants (ma'abara) ces pionniers arrivaient tout droit de Russie. De grandes tentes de toiles blanches s’étalaient sur les dunes de sable jusqu’à la mer et au beau milieu de ce nouveau quartier de tentes une cabane fut installée pour servir de centre médical. C’est une de ces tentes qu’occupa le célèbre poète Abraham Shlonsky.
Les pionniers travaillèrent dans le bâtiment car c’était à peu près la seule possibilité de gagner sa vie dans ces années là. Bien que complètement laïques, ces pionniers, faisant partie des mouvements de jeunes, organisaient quand même le Seder de Pessah sur la grande place, au milieu des tentes et bien entendu en plein air puisqu’ils n’avaient aucun autre lieu pour se réunir, pas de salle à manger, pas de salle de conférences, pas de salles en béton.
La population de la troisième alya fut principalement une alya de jeunes, montés dans le cadre d'organismes comme "Ha Halouts" (le pionnier) en Russie ou en Pologne et les mouvements de jeunesse comme "Ha Shomer a Tsaïr" (le jeune surveillant) en Galicie. Ces organismes préparaient les jeunes à la vie et à la création de 'implantations en Terre d'Israël;
En 1924, lors d’une cérémonie officielle et en présence de Haïm Nahum Bialik, les officiels baptiseront la rue du nom du poète. Il achèta sa maison de ses propres deniers malgré les rumeurs qui courent qu’il aurait reçu des pots de vin. Elle a été conçue par l’architecte Berval, elle a un dôme en forme de mosquée qui rappelle l’orient, des colonnes corinthiennes et un style méditerranéen. De la terrasse du premier étage Bialik aimait fumer sa cigarette en regardant la mer. Il vivra dix ans dans cette maison de 1954 à 1964, mais n’écrira pas une ligne. Il se promenait dans la rue avec son chien et permettait à tous les enfants du quartier de prendre la laisse de son chien pour le promener, lui-même n’ayant jamais eu d’enfants. Chez lui, il était dérangé sans arrêt et bien qu’il essaya de donner des heures et des jours de visite tout le monde voulait le voir, lui parler, l’interroger et discuter avec lui. Bialik et Réouven formaient une bonne équipe et ils s’entendaient à merveille, ils passaient de longues heures ensemble.
Bialik déménagera pour aller vivre à Ramat gan où il se remit au travail mais la majorité de son œuvre aura été écrite en Russie. Ses livres se vendirent très chères là-bas ce qui lui permit de venir s’installer en Israël.
Bialik disparaîtra en 1934 à l’âge de 62 ans d’un arrêt cardiaque après avoir subi une opération des reins réussie à Vienne.
Né à Rady, en Ukraine, en 1873, le corps de Bialik sera ramené à Tel Aviv où il repose dans le cimetière de la rue Trumpeldor. Grand auteur lyrique, il interpréta les aspirations de son peuple avec les accents neufs d’un homme de lettres considéré comme l’un des grands restaurateurs de la langue hébraïque. Conteur, essayiste, traducteur, son œuvre considérable exprime surtout un grand cri de révolte contre les persécutions qui atteignent la diaspora et un appel au Retour.
La maison de Réouven Ruben a été ouverte au public en 1983. Elle a été conçue par l’architecte Bikounski. Ruben l’a habité au début de l’année 1946 jusqu’à se mort en 1974. Il a alors 80 ans. Né en 1893 en Roumanie, il s’installa d'abord à Jérusalem en 1912 et étudia à Bézalel. En 1913-14, il retourna étudier aux Beaux-arts à Paris. En 1922 il revint au pays et exposa ses peintures. En 1929 lors d’un voyage en bateau il rencontra Esther plus jeune que lui de 15 ans et il l’épousa. Elle ne savait pas très bien cuisiner, son mari lui ayant appris à faire seulement la mamaliga, plat traditionnel roumain ; mais leur maison était ouverte à tous. Ils eurent deux enfants, David et Liora mais ce n’est que leur petit-fils qui reprit le flambeau de son grand-père en peignant. L’œuvre de Réouven représente les premières années de l’art israélien.
Lorsque la ville a été construite, elle n’avait aucun plan architectural, chacun construisait sa maison selon son bon vouloir, sans se soucier de son voisin, c’était une ville construite pêle-mêle comme nous le montrent plusieurs peintures de Réouven Ruben datant de 1912. Plusieurs rues descendaient directement vers la mer comme la rue Bialik élevée sur la colline Bialik où le poète et le peintre vécurent.
La maison au numéro 19 a été édifiée en 1922 par l’architecte Yoseph Berline pour Léa Shapira qui n’y habitera jamais. Elle était très luxueuse avec des peintures sur les murs et derrière la maison un petit parc avec son bassin et un jet d’eau au milieu. Le docteur Shraïvmann la transformera en sanatorium car elle se trouve près de la mer et y il y fera installer des salles de bains et un spa. Plus tard, la maison passera dans les mains de Madame Ismaïlov qui consentira à prêter une pièce pour que des Juifs religieux viennent y prier, lorsqu’elle déménagera, la synagogue continuera de fonctionner. Aujourd’hui la maison est dans les mains de la justice car les occupants de la synagogue la revendiquent ainsi que les héritiers Ismaïlov.
La maison qui fait le coin du coin d’Allenby et de Yona Anavio a la forme d’un bateau d’où son nom beit Aonya et elle a aussi été un sujet de peinture pour Ruben. Elle date de 1922 et a été conçue par Alexandre Lévi.
Au numéro 26 de Bialik une maison d’art déco est due à l’architecte Gelstein et au 21 Bialik une maison de style Bauhauss avec ses lignes droites et simples.
Au 18 de la rue Bialik les frères Friedmann, architectes, construisent l’immeuble en forme de bateau en 1930 et feront un jardin géométrique pour rappeler les lignes du bâtiment.
Au 17 de la rue Bialik, l’architecte Pommeron construit son immeuble en forme de cube pour préserver les appartements du soleil et leur donner un maximum d’ombre. Ce ne sont que des lignes droites de style Bauhauss.
Au numéro 11 le studio Klinsberg est de l’architecte Philippe Hitt. L’écrivain y écrira un livre sur la vie de Haïm Nahum Bialik.
Au numéro 8, on trouve la maison du docteur Krinski qui fit d’énormes économies pendant des années pour pouvoir acheter une voiture et une maison dans la rue Bialik, malheureusement il décèda d’une crise cardiaque sans en profiter bien longtemps.
La maison du numéro 10 a appartenu au professeur et savant Kahan Markous, un sexologue de renommée internationale. Si le nom de l’architecte reste inconnu on peut voir que la maison a un style mélangé d’orient et d’occident et que sur la façade se trouve le symbole de l’orient incrusté dans la pierre.
C’est dans cette rue que s’installeront plusieurs médecins comme le docteur Sinaï qui fut le grand ophtalmologue de l’époque ; Sa maison, au numéro 9 Bialik est de style renaissance italienne avec des piliers doriques et les plans sont de l’architecte Philippe Hitt. Le docteur Sinaï adorait son quartier et il écrira un livre où il raconta la vie de chacun de ses habitants et amis dans les moindres détails.
En 1921 l’architecte Alexandre Lévi s’installa à Tel Aviv et dès 1927 des dizaines de maisons virent le jour grâce à lui. Il habitera au 54 de la rue Allenby jusqu’à son retour en Allemagne. D’Allemagne il ira en France mais les nazis l’arrêteront et il sera transféré dans le camp d’Auschwitz où il écrira sa biographie. L’architecte Schlouch a détruit le premier étage de la maison d’Alexandre Lévi mais on peut voir encore les fenêtres de style espagnol et le reste de la maison qui est un mélange d’orient et d’occident.
Au coin de Bialik-Allenby, au numéro 1, la boutique de vêtements de Maurice Shenberg attirée toute la clientèle des environs. Le fils de Maurice se maria avec Eden qui était la fille du premier propriétaire du cinéma de Tel Aviv. Alexandre Lévi construira la maison du numéro 1 de la rue Bialik mais le deuxième étage de style Bauhauss fut rajouté par la suite.
En 1920, le café Gan Ravé vit le jour au coin de la rue Bialik et d’Allenby (à la place du café Coffy-shop où a eu lieu un attentat). Il avait la forme du pont d’un bateau et il fut le café le plus luxueux de l’époque où les serveurs étaient en habits et en gants blancs.
En 1930 la rue Bialik était la rue aristocratique de la nouvelle ville. Le café Restik était le rendez-vous de tous les artistes et écrivains du quartier. Bialik, Hanna Roubina, Dizzingoff, Réouven et bien d’autres s’y retrouvaient régulièrement. Le livre d’or de ce café existe encore à ce jour et on peut y voir des desseins de Réouven comme par exemple la silhouette d’un homme avec les maisons de la ville à ses pieds ou bien encore Carméla, sa femme. Nathan Altermann, Hanna Rubina, Slouski, chacun d’entre eux ont marqué leurs passages sur ce livre d’or.
En 1949 Ben Ozerman proposa d’ouvrir à cet emplacement une cinémathèque mais (heureusement) le projet fut refusé. Les médecins Rosenbaum et Sondak vivront également rue Bialik.
Le musée Eretz Israël Créé en 1958 se trouve dans un immense parc où sont éparpillés plusieurs pavillons et différents jardins ainsi que le site archéologique de Tel Qasile qui a été englobé dans le musée. C'est le maire de Tel Aviv, Israël Rokah qui a à l'époque inauguré ce musée.
Ce musée représente toute l'histoire du patrimoine culturel d'Eretz Israël. Il se trouve rue Levanon à Ramat Aviv et son accès est facile soit par les transports en commun soit par les véhicules privés.
-Le pavillon numismatique présente les pièces de monnaies dans des vitrines avec des résumés courts et explicits de chaque période, des temps les plus reculés jusqu'à nos jours. Des petites sculptures, des tablettes sculptées, des poids et d'anciens documents viennent compléter l'histoire des pièces de monnaies.
-Le pavillon du verre est un régal pour l'œil. Les vitrines présentent des pièces exceptionnelles dont les plus anciennes datent de 3000 ans jusqu'à la période médiévales. Des expositions d'artistes contemporains sont aussi présentées de temps à autres. On y trouve tout le travail artisanal
Le pavillon du musée postal et philatélique
Ce pavillon a été inauguré le 19 mai 1998 pour e jubilé d'Israël et un timbre a été émis à cette occasion "Israël 98"
Dans la première partie de ce musée est retracé l'historique des 150 ans de la poste et la perception du rapport humain et de son besoin de communications.
La deuxième partie retrace l'histoire de la poste et de la communication durant 2500 ans à l'aide de l'ingéniosité des multimédias.
La troisième partie est celle des timbres depuis leurs créations à nos jours.
-Au sous sol se trouve l'histoire de Tel Aviv depuis les temps les plus reculés, toutes les sites archéologiques qui ont été prospectés dans cette ville sont présentés ici sous formes de documents ou de vestiges archéologiques.
- Le pavillon de la céramique est aussi passionnant que les autres car dans ses vitrines sont exposées des pièces des périodes anciennes principalement les premières statuettes en argile faites par l'homme, et plusieurs objets en porteries de la période préhistorique. Attenant à ce pavillon, se trouve la reconstitution d'une maison biblique avec tous les objets dont ils se servaient à l'époque.
-Centre de l'homme et de son travail : Il est aménagé en deux allées centrales où on peut s'imaginer dans un marché des temps passées et sur chaque côté de ces allées une petite pièce où les instruments de chaque métier artisanal sont représentés. Exemple : le ferronnier, le potier, le maréchal Ferrand, le cordonnier, le tisserand, le laboureur, le battage du blé, la verrerie,
Le pavillon au nom du baron de Rothschild.
Ce pavillon a été aménagé pour retracer l'œuvre de ce grand philanthrope en Eretz Israël jusqu'à la fin de sa vie. Un film nous montre la création des premières moshavot crées grâce aux dons du baron et des panneaux muraux nous montrent les pionniers en actions dans les champs et les vignes. Des documents, des photos, des objets, tout lui est consacré.
-Au premier étage une salle est dédié à un grand homme qui lui aussi a participé à la création de Tel Aviv, Meîr Dizzingoff.
Homme d'affaires reconnu, il fonde de nombreuses institutions financières publiques, et devient le premier maire de Tel Aviv avant de se tourner vers le sionisme.
La place des mosaïques. Quatre pavements de mosaïques anciennes dont un a été retrouvé dans l'aire du musée et qui est exposé à l'endroit où elle a été découverte. Les trois autres ont été transférés de trois endroits différents du pays sur ces lieux grâce au service archéologique israélien. Synagogue samaritaine – synagogue d'une villa romaine de Beit Juvrin – synagogue de Tibériade – Synagogue d'une mosquée de Ramlé.
- Le pavillon du cuivre. La période révolutionnaire de la découverte du cuivre et de ses mines. Dans ce pavillon il y a une reconstitution d'une ancienne mine de cuivre et de son installation à la préparation de la fonte du cuivre, ces mines se trouvaient dans l'Arava et le Sinaï. Une autre reconstitution est celle que l'on trouve dans le parc de Timna, le temple de la déesse égyptienne Hathor, déesse de l'amour, chef des dieux des mineurs, face aux piliers du roi Salomon.
-Le jardin des panoramas avec ses pavillons d'Eretz Israël.
Un jardin de plantes et d'arbres qui sont représentatifs de la végétation méditerranéenne a été planté dans cette partie du musée on le trouve en se dirigeant vers le Tel quasile.
Dans cette partie du musée se trouve un moulin à farine actionné par une roue à eau, un pavillon qui renferme la reconstitution d'un pressoir à huile d'olives, le jardin de Michel Jotham (en souvenir du général Yékutiel Adam,) un site des routes et des rails avec des wagons et locomotives, des auges, un champ de dolmens et une place où se trouvent des cadrans solaires (nommée Haïm Laskov en souvenir de ce général).
-Le pavillon ethnographique et folklorique. Dans ce pavillon sont exposés des objets d'arts religieux et laïcs, une importante collections d'objets arts juifs de tous les pays, des costumes traditionnels, une pièce avec des Kétoubot (actes de mariages) et surtout une synagogue italienne qui a été transportée et replacée dans le sous sol de ce pavillon. Des vitrines renferment tous les objets concernant le Shabbat et les fêtes.
-Le tel Quasile et son pavillon.
Site philistin datant du 12ème siècle avant l'ère chrétienne. Les premières fouilles ont débutées en 1948 et depuis Le 12 strates de civilisation ont été mises à jour avec quatre temples, des quartiers d'habitations et des quartiers publics. Dans le pavillon mitoyen sont exposés les objets trouvés sur le site.
En parcourant l'enceinte de ce grand parc on y trouve des dolmens, trois anciennes fontaines de style orientale, quatre presses à vin, un atelier de forgeron, un auditorium, un amphithéâtre, une bibliothèque, un centre d'éducation, une tour d'observation, un puits avec noria, un fiacre, un autobus et un train.
-Le planétarium propose une attraction «Voyage au cœur de l’espace». (fermé actuellement pour cause de travaux)
- la boutique du musée offre un vaste choix d’objets d’arts et d’idées cadeaux typiquement israéliens
P.S Je ce musée recommande à tout un chacun mais principalement aux familles accompagnés d'enfants car il est conçue de telle manière qu'il ne peut que les intéresser.