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Il y a plusieurs manières de découvrir Israël selon les goûts de chacun. Il est possible de faire des randonnées dans la nature, de visiter des musées ou des "Beit Arishonim" (La maison des Anciens) ou encore se recueillir devant des mémoriaux pour se rappeler continuellement que grâce aux soldats nous vivons en paix à  l'intérieur du pays.  Nous pouvons aussi visiter les sites archéologiques qui nous retracent l'histoire depuis les temps les plus reculés et les villes sans oublier Jérusalem qui, a elle, seule nous comble de bonheur.

 

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על הבלוג Il y a plusieurs manières de découvrir Israël selon les goûts de chacun. Il est possible de faire des randonnées dans la nature, de visiter des musées ou des "Beit Arishonim" (La maison des Anciens) ou encore se recueillir devant des mémoriaux pour se rappeler continuellement que grâce aux soldats nous vivons en paix à l'intérieur du pays. Nous pouvons aussi visiter les sites archéologiques qui nous retracent l'histoire depuis les temps les plus reculés et les villes sans oublier Jérusalem qui, a elle, seule nous comble de bonheur
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LES FORÊTS DE LA PLAINE DU SUD

 
Notre guide et archéologue nous fera découvrir en cette belle journée du mois de Mars deux sites archéologiques au sein de deux forêts celles de Lahav et de Yattir qui se trouvent au Sud des monts de Judée. Il est non seulement archéologue mais enseigne à toutes les catégories d’âges, des enfants de l’école maternelle aux adultes,  tout son savoir avec beaucoup de passion pour son travail.
 
Une famille de Bédouins occupe une partie de ces terres avec leurs troupeaux de moutons. Les animaux broutant les herbes environnantes déblaient ainsi les terrains ce qui permet d’avoir une vue panoramique nette sur les environs et aussi d’observer et de surveiller les éventuels attaques venant de Judée.

Le moshav de Davir est, entres autres villages de la région, spécialisé dans l’élevage des cochons et comme la Loi juive interdit cet élevage sur la terre d’Israël, les paysans fabriquent des rampes en béton sur laquelle les cochons reposent. La forêt est remplie de champignons comestibles que les promeneurs Russes, Bédouins ou Juifs viennent cueillir le Shabbat.

 

Beit Rimone dans la forêt de Lahav.

Le site date de la période du Talmud et de la Mishna.

Le village a été construit avec intention au Nord de la colline  pour permettre aux villageois de surveiller les environs et aux soldats de voir arriver l’ennemi. Les cultures en terrasses s’étendaient tout autour du village sur les pentes de la colline. L’environnement du Tel est parsemé d’une cinquantaine de grottes très faciles à creuser grâce à sa couche inférieure de craie molle. Au sommet d’une colline, les ouvriers faisaient une petite ouverture juste assez grande pour que l’humidité y pénètre. La première couche de pierre était dure et ensuite venait la couche de craie. L’humidité, en pénétrant, ramollissait la terre et il était ainsi facile de creuser  et de sortir la craie de l’intérieur. Si le trou était trop grand l’air sec pénétrait et assécher les parois ce qui rendait le travail trop difficile. Les grottes sont plus ou moins profondes, de cinquante centimètres à deux mètres de profondeur environ selon leur utilité. D’une manière générale, elles servaient soit d’entrepôts pour le blé, l’orge, l’huile, la viande séchée ou encore d’habitations et de toit pour les animaux.
 
 
Pas plus de 300 à 400 personnes occupèrent ce village, un grand clan juif qui vivait dans la région, cuisinant, mangeant, faisant leur toilette dans la nature et ne rentrant dans leur grotte que pour dormir. Les jours de grosses intempéries, ils descendaient leurs troupeaux de brebis ou de moutons avec eux au sein de la même grotte car ils représentaient tout leur bien. L’entrée de la grotte est rectangulaire entourée de pierres taillées sur place en forme de porte ; sur le côté de cette porte se trouve encore l’emplacement de la mézouza. A l’intérieur une petite rampe conduit de la pièce principale à de petites chambres à coucher. Les eaux de pluies étaient arrêtées par une bâche que posaient les hommes à l’entrée de la grotte. Comme le feu est très dangereux et interdit dans l’enceinte d’une grotte, les paysans le préparaient à l’extérieur et lorsqu’une belle braise rouge apparaissait ils la rentraient dans la grotte pour se chauffer.
 

De nombreux puits sont éparpillés sur ces vastes étendues, ils sont  reliés entre eux par des canaux souterrains ou extérieurs  et chacun d’eux était utilisé par deux ou trois familles. Ce site a été fouillé par l’archéologue Amos Klaoner, son équipe et le K.K.L. puis recouvert entièrement pour des raisons de sécurité et de vols. 

 

La  synagogue.

La grande révolution de la religion juive démarre au début du 4ème siècle, d’abord à Jérusalem, puis en Galilée mais aussi et surtout dans la région de Judée. Avec cette liberté de religion juive qui réapparaît en Israël et surtout dans cette région de nombreuses synagogues somptueuses voient le jour. Les Nabatéens ont de très beaux temples, les chrétiens de grandes et belles églises et les Juifs subissant leurs influences et voulant les concurrencer construisent de magnifiques synagogues ; ils espèrent aussi attirer à eux de nouveaux croyants. On est au 5ème siècle, période du Talmud et de la Mishna. Les synagogues sont sur le modèle que les basiliques (le mot basilique veut dire : édifices couverts, palais de justice,  bourse de commerce ou lieu de promenade) Celle-ci a une citerne à l’intérieur,  et sur le côté gauche une pièce fermée pour le bedeau. Deux rangées de piliers au centre de la synagogue soutenaient le toit. A  droite, une autre pièce est supposée être la salle des femmes. Plus tard la synagogue a été agrandie pour  y incorporer une salle d’études. Au milieu de la pièce centrale, sur le sol des rosaces ont été sculptées dans la pierre ainsi que d’autres motifs qui ont disparus depuis. La synagogue a été utilisée jusqu’au 7ème siècle époque où la religion musulmane apparaît et où les Juifs recommencent à être persécutés. Le site a été fouillé en 1970 et on y a trouvé des pièces de monnaies, des objets en céramiques et une menora en cuivre.
 
 
 
Le Mikvé.

Il a été construit vers l’Est, c'est-à-dire en direction des pluies. Bien que des fouilles aient été entreprises, il n’a pas été encore découvert le bassin qui permettait le renouvellement de l’eau ni les escaliers.

 

La nécropole

Les morts n’étaient jamais enterrés à la surface de la terre pour éviter les odeurs des défunts. De nombreuses nécropoles furent construites soit par famille soir par un par clan. A l’intérieur d’une grande pièce des niches étaient creusées pour y incorporer les sarcophages. Les corps étaient entreposés à l’intérieur de ces sarcophages jusqu’à ce qu’ils soient pleins. A ce moment là, les os des anciens corps étaient enlevés et jetaient dans une grande fosse et on déposait dans les sarcophages les corps des nouveaux défunts.

 

Les vestiges d'Anim dans la forêt de Yattir.

Village juif qui a existait au temps biblique, précisément à la période du Talmud et de la Mishna. Ici, une forteresse israélite de la période du premier Temple a été découverte ainsi qu’une synagogue De l’époque du 2ème au 5ème siècle. Le Tell se situe au Sud des monts de Hébron  dans la forêt K.K.L. de Yattir qui s’étale sur 30.000 ares. Il se trouve tout près de la ligne verte au cœur de la forêt en direction  des vestiges archéologiques de Maon et de Soussya. La forteresse biblique date du 7 et 8ème avant l’ère chrétienne, elle fait partie d’une chaîne de forteresses  qui protégeaient le pays d’ici jusqu’à Eilat. A l’intérieur un grand espace vide desservait les chambres des soldats qui combattaient dans la région.

 
 

La synagogue.

Une seule grande salle ouverte vers l’Orient, selon la Loi juive, comme beaucoup de synagogues afin que la lumière y pénètre. Celle-ci aussi a été construite en forme de basilique bien que l’on retrouve le style romain sur le fronton de la porte d’entrée. C’est un encadrement en relief ou une éventuelle inscription peut y être incorporée.  Les lieux ont été occupés jusqu’au 9ème siècle et abandonnés dès que la religion musulmane vit le jour. Une série de citernes se succèdent les unes derrière les autres et peut-être l’une d’elle servait au mikvé.

 

Le chemin de randonnée ouvert par le K.K.L

Ce chemin longe les nombreux pressoirs à vin, à huile, les citernes, les nécropoles et même le pré où les moutons étaient gardaient. Cela montre l’importance des activités des Juifs à cette époque dans la région.

 

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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LA SYNAGOGUE DE MAROT :

 

L’ancienne petite ville juive de Mérot se trouve prés de celle de Hatzor. Ces dernières années les fouilles ont permis de découvrir un de ses bâtiments publics. Au début du 5ème  siècle une synagogue classique est construite ici, typique de toutes les synagogues de la haute Galilée  de cette époque. C’est une construction rectangulaire avec sa façade qui fait face au sud vers Jérusalem. Les vestiges du tabernacle sont encore présents, ils sont situés entre trois ouvertures.
 
Le style de construction de cette synagogue en haute Galilée éveil au premier abord une difficulté. En effet le tabernacle se trouve sur le mur des trois ouvertures qui sont les entrées des principales des lieux. Ce n’est qu’au 7ème siècle que la conception architecturale apportera des modifications. D’une manière générale les ouvertures des synagogues se faisaient vers le Sud ce qui permettait au soleil de chauffait la pièce l’hiver, d’être au frais l’été et d’avoir plus de lumière.
 
A l’extrémité de l’enceinte, au Sud,  se trouve un bâtiment supplémentaire.  Une cour d’introduction et une salle carrée avec des bancs en pierre le long de ses murs. Selon l’avis des archéologues cette pièce servait de salles d’études. Elle était agrémentée tout la comme la synagogue de versets bibliques.
 

Cette synagogue a été occupée à trois périodes différentes ; lors de la construction de la première synagogue, les villageois, apparemment pauvres, firent un sol de plâtre. Les fouilles de la deuxième synagogue ont mis à jour une très belle mosaïque, le village était plus prospère grâce à l’industrie d’huile d’olives. Les Juifs qui ont prié dans la troisième synagogue étaient de nouveaux pauvres et ont recouvert le sol de carrelage.

Une bénédiction est gravée sur le linteau en pierre, en grand, comme sur un linteau d’église. On y lit  « Béni seras-tu à ton arrivée et béni encore à ton départ... » (Deutéronome, paragraphe 28, chapitre 6.)

Sur la mosaïque du sol il est inscrit : « Le loup et l’agneau paîtront ensemble.. » (Isaïe, paragraphe 65, chapitre 25.)
 

 

Commentaires du guide Yonathan du kibboutz Ayelet Ashahar.

La population de Marot s’occupait d’agriculture, de plants de vigne, de légumes, elle faisait pousser aussi du blé et de l’orge. Ils plantèrent des amandiers, des chênes, des grenadiers et des figuiers sur  les terres qui entouraient leur village, leur principale industrie était la fabrication d’huile d’olives puis celle des fromages  grâce aux troupeaux de chèvres qu’ils élevaient. C’était un village très important puisque la population atteignait entre mille à mille quatre cent habitants.
 

A l’époque Il y a trois manières d’enterrer les morts. Les plus démunis étaient enterrés dans la terre et on déposait une pierre sur le petit monticule en souvenir du disparu. La classe moyenne faisait creuser une caverne dans le roc où ils disposaient les sarcophages. La classe supérieure construisait des mausolées. Ils étaient taillés en profondeur et sur une très grande surface. Une porte en marbre obturait l’entrée. Là étaient enterrés une vingtaine de personnes membres d’une même famille. Selon les coutumes hellénistiques, on déposait auprès des morts de l’or de l’argent ou des objets précieux. C’est le principe des tombes de Beit Shéarim en Galilée Occidentale.

                                                                                                                                                                                                           

Le pressoir :

Il est en basalte et nous rappelle la méthode manuelle de  la fabrication du vin. On trouve également plusieurs presses à huile, huile utilisée pour s’éclairer, pour manger et surtout pour éclairer la synagogue.

Avant l’indépendance les Arabes ont occupé un village pendant prés de quinze ans, il portait le nom de Marouss ou Mérouss. En 1948 ils l’abandonnèrent et se réfugièrent au Liban. Certains ont préféré rester en Israël et vivent à ce jour dans la région. 

 

Le mémorial qui se trouve prés de la synagogue est celui de l’archéologue Ilan Tsvi décédé il y a 80 ans. Cette archéologue s’entêta à chercher sur ces lieux les vestiges de Marot alors que plusieurs de ses confrères pensaient que le mot mérot se rapprochait de Merouss ou Méron où effectivement se trouvaient deux anciennes synagogues. Il est incontestable que des Juifs ont vécu ici entre les 2ème et 5ème  siècle.
Dans la bibliothèque de l’université de Cambridge à Londres Tsvi trouve des livres qui lui dévoilent la présence de Juifs en Galilée orientale. Ils occupent les villages de Goush Halav, Baram, Kfar Navorya entre Birya et Sfat  c’est à dire cette même région.
 
Un beau jour, en plein été, il s’y aventure malgré les difficultés d’accès pour deux raisons importantes. A cet emplacement se trouve d’une part un terrain d’entraînement militaire et d’autres parts les alentours étaient inaccessibles à cause des mauvaises herbes et de la caillasse. Et pourtant c’est là que l’archéologue trouve deux  énormes pierres rondes de couleur grises. Ce sont tout simplement le sommet de piliers enterrés. Les fouilles ont permis de mettre à jour les piliers de couleur blanche car eux n’ont pas subi les intempéries du temps et des saisons pendant des centaines d’années.
 

Il continue ses fouilles à partir de là et découvre un troisième et quatrième pilier. Il vérifie l’orientation de cette construction et s’aperçoit que c’est le Sud. Là, il est convaincu c’est forcément une synagogue. Quelques détails supplémentaires lui confirment que c’est non seulement une synagogue mais elle est superbe et l’investissement a du être très important.

Ce professeur de l’Institut Abshalom et ses élèves viennent régulièrement les vendredis, samedis et jour de fêtes pour travailler sur les lieux. C’est peu mais ils n’ont guère le choix car T.s.a.h.a.l. interdit l’accès au site à cause de l’entraînement ininterrompu des soldats tout au long de l’année.

Des volontaires des Kibboutzim Méhanaïm, Kfar Blum et Kfar Anassi se joignent à eux. Les membres du kibboutz d’Ayelet Ashahar transportent le matériel soit avec des tracteurs soit avec des charrettes car à l’époque même une Jeep ne passait pas par-là à cause de la profondeur des fossés. Plus tard les élèves se joignent aux volontaires pour les aider.

 

La synagogue :

A gauche de l’entrée se trouve le Beit  Amidrash, (Maison d’études) les classes inférieures et la Génizah (archives) Prés de là un mikvé avec sa réserve d’eau de pluie. Ces mikvaot étaient très importants à cette époque parce que les personnes venaient prier les lundis et jeudis directement en sortant de leur travail. Ils avaient donc l’obligation de se laver et de se changer afin de rentrer prier de manière décente.
Cette synagogue a été construite comme une basilique. C’est un bâtiment à deux étages qui avait un toit fait de lattes de bois recouvertes de tuiles. Le premier étage était réservé aux femmes.
A la porte d’entrée sur un linteau de pierre était inscrit : Béni seras-tu à ton arrivée et béni encore à ton départ (Deutéronome-paragraphe 28-chapitre 6-)
 

 
Deux mosaïques recouvrent encore le sol de cette synagogue. Sur la première reconstituée en majeure partie et qui se trouve à l’entrée,  on  lit : Le loup et l’agneau paîtront ensemble (Isaïe- paragraphe 65- chapitre 25-
A cette période il y avait toujours une sortie de secours dans les synagogues.
 

On rentrait dans cette synagogue par deux grandes portes en bois. Elles étaient gravées et ornementées de cuivre. Une barre de fer s’encastrait pour les fermer. A ce moment là on faisait glisser deux scènes, une du côté droit et une autre du côté gauche où étaient entreposés les Sepher-Thora.                                                

Dans un premier temps les scènes ont été en pierre et on les a fait glisser sur des roues. Plus tard elles ont été fabriquées en bois. Le but essentiel de cette organisation était de se retrouver face à Jérusalem pour prier.

A l’arrière de cette synagogue une troisième porte d’entrée pour les retardataires. Sous les marches on a retrouvé un rouleau de cuivre ou est inscrit en araméen  que Yossi Ben Zenouvïa, chef du village, à l’approche des élections prie D. de le soutenir dans les futures élections car le peuple voulait un nouveau chef  : « S’il te plaît que j’obtienne un gouvernement absolu ici. » Il a placé ce rouleau à cet endroit précis en se disant que si D. ne l’entend pas chaque personne rentrant dans ce lieu saint passera sur sa demande!

 

La deuxième mosaïque occupe le sol de la deuxième entrée. Une des constatations exceptionnelles de ce bâtiment est la mosaïque du sol sur laquelle figure le roi David en costume de jeune soldat romain qui examine la grande et lourde cuirasse du philistin Goliath. L’homme de cette mosaïque a les cheveux roux, il est assis. Il tient une harpe avec laquelle il joue pour Saül. Le grand professeur et archéologue Igal Addin est formel; il reconnaît le Roi David. C’est en effet la première fois que ce Roi est représenté sur une mosaïque.
L’exécuteur de ce chef-d’œuvre  est Yodan, fils de Simon Meni. Il signe son œuvre  comme de nombreuses en Galilée. C’était peut-être pour lui le moyen de se faire une clientèle.
 
 

Cette mosaïque a été reconstituée par les élèves de l’école O.R.T. de Hatzor Aglillit en 1989, l’originale se trouvant au musée de Jérusalem.

Il y a de fortes chances que cette synagogue ai fonctionné 1.350 ans car on y a trouvé 500 pièces d’or, de bronze et d’argent de la période des Rois. La valeur de pièces avait une durée de 20 a 40 ans. Elles ont été retrouvées dans un entrepôt et jusqu’à ce jour on n’a pas découvert pourquoi un tel trésor était enfermé ici. Est-ce-que les Juifs seraient partis précipitamment ou ont-ils étaient pourchassés. Ont-ils subi un tremblement de terre ?… Ce sont les deux principales raisons qui ont toujours fait fuir les Juifs de leur village : La guerre et les tremblements de terre.
On suppose qu’ils ont habité des grottes ou des tentes car on n’a pas retrouvé de quartier d’habitations. Ils n’investissaient donc que dans les études et la synagogue.
 
Pour occuper les enfants lors des prières on leur donnait des jeux (encore sur place) fait d’un morceau de pierre avec des trous, 7 en l’occurrence et en parallèle 7 billes.

On admire tout autour de la synagogue des fours, des mikvaot et des réserves d’eau.

 

Dans la réserve de Marot coule le nahal Katzion qui est un nahal très court. Il rejoint le nahal Dishon deux kilomètres plus loin et on peut le longer par un chemin de randonnée couleur bleue. Prés de la synagogue coule le nahal Marich qui rejoint aussi celui de Dalton. Les cerfs et gazelles s’y promènent et les aigles la nettoie en mangeant toutes les bêtes mortes.
Lorsque les Arabes se sont installés là ils ont compris que l’endroit était sanctifié ils ont donc conservé les vestiges mais aussi l’environnement. On y trouve donc des oliviers et un chêne atlantique qui a plusieurs centaines  d’années. Les fouilles ont été faites entre 1984 et 1988 par Ilan Tsvi et l’archéologue Emma Damati de Sfat.   
                 

                                     

Katsïon.

Tout près de cette synagogue d’autres vestiges, ceux de Katsion.

C’est une ville dont on ne sait que très peu de choses. Les fouilles sont également peu nombreuses. Peut-être est-elle hellénistique ? On voit la construction d’un mur important, beaucoup de piliers et des frontons ébranlés par le tremblement de terre de 1837. Malgré l’importance évidente de ce lieu il reste un mystère. Une chose est sûre c’est que ça n’a pas été un village juif mais il est possible que ces paganismes et les Juifs de Mérot se soient affrontés sur ces lieux. Est-ce pour les terres...pour la religion...
Un temple hellénistique construit en pierre de basalte a été trouvé en 1920. Une inscription a été découverte sur place ou il est dit qu’un Roi de Syrie l’aurait bâti pour lui-même.
 
Ce panneau se trouve aujourd’hui au musée d’Israël. Autour de cette construction deux très grandes réserves d’eau de pluies. Cette eau était d’accès plus commode que celle du nahal le plus proche qui était à deux kilomètres. Ce temple ressemble à celui de Balbek ou a celui de Bikât Kadesh ou était pratiqué le culte hellénistique. Là était la frontière entre les installations Juives et les païens.
 

Au Liban, à Tsour ou à Sidon se trouvaient aussi les Philistins qui étaient des païens mais on pense qu’ici ils étaient complètement différents.

Pourquoi Katzion. Peut-être à cause des Tanaïm de la période de la Mishnah et du Talmud qui s’appelaient « Rechlahich » et qui venaient de Katzion ? Il y avait donc un autre Katzion avant celui-ci ? Peut-être aussi que le village s’appelait Katzion avant l’arrivée des païens et qu’ils ont  chassé les Juifs. Pour conserver l’eau le mieux possible les païens avaient plâtré tout le pourtour des réserves d’eau, un travail énorme.
 

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