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Il y a plusieurs manières de découvrir Israël selon les goûts de chacun. Il est possible de faire des randonnées dans la nature, de visiter des musées ou des "Beit Arishonim" (La maison des Anciens) ou encore se recueillir devant des mémoriaux pour se rappeler continuellement que grâce aux soldats nous vivons en paix à  l'intérieur du pays.  Nous pouvons aussi visiter les sites archéologiques qui nous retracent l'histoire depuis les temps les plus reculés et les villes sans oublier Jérusalem qui, a elle, seule nous comble de bonheur.

 

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CESAREE –HERODE- ET L’EAU.

 

 

1)     PARC ELONA.

DEUTERONOME – CHAPITRE VIII – Paragraphe 7 –

Car l’Eternel, ton Dieu, te conduit dans un pays fortuné, un pays plein de cours d’eau, de sources et de torrents, qui s’épandent dans la vallée ou sur la montagne.

 

Ce parc naturel constitué de bosquets méditerranéens très beaux et très verts s’étend du moshav Amikam au sud,  jusqu’à Bat-Shlomo et à la nationale 70 au nord.
 
Il se trouve sur le terrain de la communauté rurale d’Elona, la plus petite du pays puisqu’elle ne réunit que trois villages : Giv’at Nili, Avïel et Amikam.

Avïel crée par des juifs roumains en 1949 est le plus grand, Amikan est fondée par des Chinois en 1950 et enfin Giv’at Nili en 1953 par des juifs venus de Turquie. 70 à 80 familles en tout occupent ces trois villages.

On trouve dans la région entre 150 et 200 sources qui se situent dans la vallée entre le wadi Ara et Ramot-Ménashé.

La situation géographique du parc est très importante car elle a toujours été placée au carrefour des routes entre la plaine côtière en direction de la vallée d’Izréel et le Nord du pays. Le tracé de l’ancienne route entre l’Egypte et le Liban, la Syrie et la Mésopotamie passait du Sud au Nord, route de la plaine côtière dans la réserve d’Elona d’aujourd’hui à côté du nahal Kishon  qui forme un barrage naturel.

 

Notre premier arrêt explicatif se fait  près d’un puits entouré de bosquets de framboisiers, de figues de barbarie et de caroubiers. Nous sommes à EIN TSABARINE, ancien village arabe abandonné après la guerre d’indépendance. Les Arabes avaient recouvert le puits d’une couche de béton et par une mince ouverture ils puisaient de l’eau ; ce système permettait de préserver l’eau qui était précieuse à l’époque contre ceux qui auraient pu en voler ou en abuser. Près de ce puits un abreuvoir où des vaches et moutons venaient s’abreuver. Il y avait de nombreuses sangsues et les épines des framboisiers environnants servaient à retirer les sangsues des corps des animaux. La source Ein Soubarine se trouve à 108 mètres au-dessus du niveau de la mer.
 

 
Mais l’origine de ce puits est plus ancienne car les romains l’ont construit grâce à la  découverte de la source Ein Tsabarine. Le puits a donc 2000 ans puisqu’il date de l’époque Hérodienne. Le but était de faire parvenir de l’eau à Césarée qui était un port important, la capitale et le centre du gouvernement romain du bord de mer. En se penchant sur le puits, on peut apercevoir deux ouvertures, face à face, où l’eau de source arrive, une se dirigeant vers le Nord, l’autre vers le Sud. On comprend pourquoi le puits a été creusé à ce point précis. C’est tout simplement l’embranchement des deux sources qui se jettent dans le nahal Taninim. Une échelle installée dernièrement permet de descendre dans le puits qui atteint une profondeur de 1,20 mètre environ. Lors de leur occupation dans le pays, les Britanniques avaient mis une poulie pour faire monter l’eau du puits ; de leur installation il ne reste que deux morceaux de béton qui servaient de fondations à la poulie.
 
Césarée à l’époque romaine comptait une population de 150.000 habitants environ et il était indispensable de leur fournir de l’eau potable. Cette eau de source découverte ici convenait tout à fait aux romains. De plus, la roche crayeuse environnante permettait de la creuser facilement.
 

Pourquoi faire parvenir de l’eau de source d’Amikam à Césarée ?

Tout simplement parce que l’eau locale était de l’eau salée, qu’ils étaient entourés par les marais de Kabéra, que le site se trouvait plus bas par rapport aux sources et qu’il était facile  d’y amener de l’eau. Après une enquête faite dans la région d’Elona, des ingénieurs découvrirent le nahal Séloulim et le nahal Taninim. C’est donc près d’eux, qu’ils  creusèrent le puits.
 

 
De là, les Romains commencèrent  à creuser des canaux qui se transformèrent au cours de leurs parcours soit en aqueduc, soit en canaux souterrains, puis de nouveau en aqueducs   jusqu’à Césarée. On se trouve à 200 mètres au-dessus du niveau de la mer et à 15 Km à vol d’oiseau de la ville. L’aqueduc a donc une pente douce et l’eau coule en descendant de 17 cm par kilomètre lors de son parcours vers Césarée.

 

Deuxième arrêt explicatif : MOSHAV AMIKAM.

Vidéo-son au moshav Amikan. Nous avons le privilège d’être le premier groupe à regarder le film officiel de ce site qui vient d’ouvrir ses portes. (27-05-2000)
 
Nous voyons le nahal Ada qui traverse la réserve naturelle d’Elona, une guide sur place nous parle du travail des enfants de la communauté rurale qui se sont portés volontaires et qui ont déblayé les tunnels avec les archéologues qui ont continué les fouilles.
 
Une découpe de terrain nous montre successivement d’en haut en bas : une couche de craie ancienne – craie – craie ancienne – craie – une source – craie –craie ancienne – craie – deuxième source.
 

Les romains creusaient à deux endroits, parallèlement, sur une même ligne qu’ils traçaient d’avance sur la surface de la terre. Les ouvriers creusaient chacun de leur côté et dès qu’ils atteignaient la première couche d’eau, ils se rejoignaient en creusant en vis à vis, les uns du côté gauche, les autres du côté droit. Les coins se faisaient toujours en angle droit pour faciliter le passage et donner l’air indispensable. Puis, au son des pioches et des voix, ils se guidaient et arrivaient à se trouver face à face. La profondeur des tunnels variait entre 3 et 8 mètres. Pour surveiller ces tunnels qui contenaient l’eau si précieuse, ils construisaient des villages tout autour et des gardes étaient placés en permanence à l’entrée de ces tunnels.

Présence de faucons rouge et de chouettes dans le village d’Amikam.

 

AIRE DE PIQUE NIQUE : Elle se trouve près d’Amikam à l’intérieur d’un bosquet. Elle a été crée et elle est entretenue par la mère d’un soldat (mort au Liban) en souvenir de son fils.

 

VISITE D’UN TUNNEL :   PUITS Numéro II.

On  pénètre dans le tunnel relativement large et on le longe en marchant sur un petit aqueduc où l’eau coule paisiblement. Sur les parois creusées de main d’homme des petites encoches ont été taillées par les ouvriers pour leur permettre de poser leurs lampes à huile  pour s’éclairer. Plus nous avançons, plus l’eau monte pour nous arriver jusqu’au genou. L’hiver, ces tunnels sont fermés car l’eau les envahit entièrement.
 

Cette eau qui coule est celle du nahal Taninim tout proche et au milieu du tunnel nous pouvons voir un filtre en béton composé de 9 trous qui empêchait les animaux de rentrer ou encore à toutes sortes de déchets d’y pénétrer. Nous ne pouvons voir aujourd’hui que trois des neuf trous de l’intérieur et quatre de l’extérieur, le reste étant encore sous terre.

 

Troisième arrêt explicatif: MIF’AL DES NAHALIM MENASHE.

Ce sont les établissements qui regroupent les eaux des fleuves de la région de  Ménashé. Un plan nous montre les nahalim Taninim et  Ada. Dans ce dernier se rejoignent ses deux affluents, les nahalim Mishmarot et Barko. Cet établissement à été mis en place ici, pour la récupération d’eau lors des nombreuses  inondations dans la région. C’est grâce à l’eau du nahal Taninim que tous les vergers environnants s’épanouissent. Près de ce plan, sur le pont où passe le nahal Taninim, se trouve la station de pompage du conduit national : Movil Haartzi.  Il y a dix pompes qui fonctionnent et qui entraînent l’eau vers le Carmel et  Hedera.
Les terrains sont inondés sur une surface de 110 kilomètres, donc la quantité d’eau est très importante puisqu’il y passe 12 millions de m² d’eau par an. Le canal est long de 12 Km, c’est l’un des plus longs du pays et un des seuls à recueillir les eaux des inondations.
 

Nous longeons le bas de la montagne crayeuse où les tunnels de l’époque romaine ont   été découverts. Il y en a 7 qui sont alignés les uns près des autres, contournant la montagne crayeuse, selon les plans des ingénieurs d’Hérode. L’eau de ces tunnels coule en longueur et non pas en profondeur.

Nous nous trouvons ici devant trois arrivées d’eau. La première, naturelle : le nahal Taninim ; les deux autres artificielles : La deuxième, c’est la Société des Sources du pays (Movil Haartzi) qui en 1967 à commençait des travaux de canalisations. La troisième c’est la provenance d’eau d’un tunnel de 23 Km  construit en 1982 qui part d’Amikan et grâce auxquels on a découvert le site archéologique.
 
Donc en 1967, lors des travaux, les ouvriers découvrent successivement 7 tunnels,  séparés les uns autres  par une distance de 45 mètres. Ce sont les tunnels de l’époque romaine qui se trouvent le long de la paroi crayeuse de la montagne. D’autres tunnels existent face à Avyël  et arrivent à Amikan. L’eau est tirée du nahal Snounit.

Il existe donc 5 AQUEDUCS qui se dirigent vers Césarée. Un au sud et quatre au nord, ici, à Amikan, on se trouve à la hauteur du tunnel B. C’est Adrianus, l’ingénieur d’Hérode le grand qui conduisit les travaux des aqueducs.

 

Quatrième arrêt explicatif :   EIN TSOUR.

Les fouilles archéologiques ont été entreprises par le professeur Issaar Eshel.

La grande villa ou le petit château a été construit par une riche famille du temps d’Hérode. Le propriétaire ajouta à sa maison, une piscine privée, des thermes et une salle de sports. Pour faire fonctionner le sauna, un esclave se tenait près de la pièce des fourneaux et les ventilait sans arrêt. L’eau arrivait dans les thermes par des tuyaux en céramiques que l’on peut voir en partie. Depuis l’époque d’Hérode, en 22 avant l’ère chrétienne jusqu’à nos jours cet endroit a été occupé. Les membres du moshav  mitoyen d’Ein Tsour renforcèrent les parois de la piscine moyenne avec du béton pour pouvoir en profiter.
 

 
les Turques se sont aussi installé sur ce site avant l’arrivée des pionniers.
C’est un riche arabe chrétien libanais, Oum El Alak qui construisit sa villa à Ein Tsour. Il eut tous les atouts pour y construire sa demeure : La situation géographique car il se trouve sur une hauteur, le climat clément, il y a une brise permanente  et surtout la présence d’eau.
 
Autour du bâtiment  trois piscines : Une toute petite, une moyenne de l’époque turque construite autour de l’orifice de la source, celle qui a été restaurée par les membres d’Ein tsour et la plus grande, vide, qui date de l’époque byzantine.
 

Nous parcourons le tunnel où coule la source d’Ein Tsour malheureusement obturé sur son chemin. Il y a très peu d’eau mais nous pouvons découvrir le travail des ingénieurs d’Hérode et de la terre jaune-rougeâtre qu’ils employaient pour faire de la céramique et aussi de la couleur. Le fait que le canal soit enterré, l’eau qui y coule est propre et donc bonne à la consommation.

 

Cinquième arrêt explicatif :   BEIT HANANYA.

Ainsi l’eau des fleuves (nahalim)  et des sources arrivait d’Amikam jusqu’à Césarée en passant aussi par Beit Hananya. Ici, l’aqueduc est à ciel ouvert et on peut en longer une partie.  On voit très bien encore les tessons d’argiles alignées les uns à côté des autres et qui formaient les tuyaux où l’eau s’écoulait. Sur les parois de cet aqueduc on peut voir deux pierres avec des inscriptions. A l’époque, il était courant d’incorporer des pierres  sur lesquelles les Césars inscrivaient les ouvriers qui y travaillaient et sous les ordres de qui. Ainsi, à Beit Hananya, c’est le bataillon des légionnaires d’Assyrie sous les ordres de César Adrianus qui a construit cet aqueduc. Lorsque Césarée atteint une population de plus de 100.000 habitants, ils ont été dans l’obligation de construire un deuxième canal pour fournir plus d’eau dans la ville. Il est en parallèle avec le premier mais beaucoup plus bas.
 

 
Tout près de là, sur le sommet voisin, se trouvent les vestiges du Tel Mavoah, site byzantin et romain.
 

Face à nous, du haut de l’aqueduc, nous pouvons apercevoir la plaine jusqu’à la mer. C’est ici que les pionniers ont asséché les marais de Kabera. C’est à cause de ces marais que la ville de Césarée était retirée de tout et que l’eau leur a posé beaucoup de problèmes. La ville était tout  simplement isolée entre marais et mer.

 

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Eyal
pour voir de photos de Park Alona du cote de Har Horshan : http://www.amit4u.net/blogpost/64,2190.aspx
28/03/2010 07:52:02

LE CENTRE VILLE.

 

I)  Le premier édifice élevé dans le quartier a été Talitha Koumi. Cette école de filles fut construite entre 1861-1868 par les sœurs diaconesses. Elle contenait de nombreuses salles de classe et plusieurs chambres. Des jeunes filles y recevaient une éducation religieuse, générale et professionnelle. Le nom de Tahlitha Koumi est araméen et rappelle les paroles de Jésus (Marc- Paragraphe 5- Chapitre 41 : Fillette lève-toi.)

 

 

 

I) L’ECOLE DES BEAUX-ARTS. (numéro 12 de Smouël Hanaguid)
Première Académie des Arts en Israël du nom du premier artiste juif,  Betsalel Ben Ouri. Grand artisan de l’or, de l’argent et du bronze, de la pierre à sertir et de la technique du bois, il fut responsable de tout le travail concernant la construction du Tabernacle. Il construit le coffre de l’Arche d’alliance contenant les Tables de la Loi, la tente, l’absolutoire, la table pour les pains de proposition, le candélabre à sept branches, l’autel des parfums et les deux chérubins en or. L’immeuble a été acheté par le K.K.L. à de riches arabes. L’une des ailes qui servie de local au premier musée juif du monde est surmontée d’une menora à sept branches.
 

L’académie fut fondée en 1906 par Boris Chatz, originaire d’Europe de l’Est, homme très dynamique et actif dans la vie culturelle et intellectuelle de Jérusalem. Il participa à la fondation de musées et d’associations d’artistes.

 

III) LA MAISON DES ARTISTES. (Numéro 10, rue Smouël hanaguid)

Elle occupe l’ancien palais d’un pacha turc. Des expositions d’artistes israéliens contemporains ont lieu dans ces locaux.

 

IV) LE COUVENT SAINT-PIERRE DE RASTIBONNE.
   

V) LA SYNAGOGUE YECHOUROUN.

Le bâtiment en forme de demi-cercle, contient une vaste salle de prière, une bibliothèque et une salle de lecture. Il a été construit entre les années 1934 et 1936 et il a servi de première grande synagogue de la ville moderne de Jérusalem. De style international, le bâtiment se caractérise par ses lignes voûtées, il ne contient pas de fioritures et  ses fenêtres sont très petites. Architectes : Alexandre Friedman et Meyer Rubin. (Yéshouron, surnom d’Israël).

 

VI) L’AGENCE JUIVE.

Les bâtiments sont disposés en forme de fer à cheval autour d’une belle cour centrale. Fondé en 1929 (et réorganisés en 1971 de façon à y inclure les bureaux de l’Organisation Sioniste Mondiale et les organismes chargés de la collecte des fonds dans le monde) le centre des organisations sionistes au temps du mandat britannique est aujourd’hui le siège des institutions nationales qui relient les Israélites de la diaspora à l’Etat d’Israël. Elle est chargée de représenter les Juifs qui dans monde s’intéressent à Israël et ont en vue d’immigrer dans ce pays.
 
L’agence Juive d’Israël doit aux termes de l’accord avec le gouvernement d’Israël, organiser l’immigration, préparer l’intégration et aider les immigrants dans leur installation. Elle a eu pour but de délivrer les juifs des pays opprimés, de les faire monter en Israël, de les intégrer et de les réunifier au peuple juif.                                                                               
 Au rez-de-chaussée se tiennent les bureaux du K.K.L. et du Keren Hayésod (Appel Unifié pour Israël), bureau central de l’organisation sioniste mondiale. Dans les sous-sols, une bibliothèque sur le sionisme, le judaïsme, Israël et le Proche-Orient ainsi que les archives du sionisme mondial.
                         

VI) LA GRANDE SYNAGOGUE.

Inaugurée en 1983 ; elle est de style moderne, fonctionnelle et grandiose. Elle peut accueillir jusqu’à 1.000 hommes et 700 femmes. Elle est ornée de vitraux et d’illustrations inspirées de la bible.    
   

 
VII) HEIKHAL CHLOMO.

Le bâtiment de 11 étages surmonté d’un toit rond abrite les bureaux du rabbinat israélien. Il a été édifié entre les années 1953 et 1958. Il contient, outre les bureaux, les tribunaux rabbiniques, des salles de réunion, une synagogue dont les meubles ont été rapportés d’une synagogue italienne de la ville de Padoue, (18ème siècle), une bibliothèque et un musée d’objets de culte.

A l’entrée, la balance de la justice accompagnée d’une citation :

Deutéronome – Chapitre XVI – paragraphe 18

Tu institueras des juges et des magistrats dans toutes les villes que l’Eternel, ton Dieu, te donnera, dans chacune de tes tribus ; et ils devront juger le peuple selon la justice.

 

VIII) TERRA SANCTA.

Selon son nom en latin ce bâtiment s’appelle Terre Sainte et il se trouve au carrefour français, au début du quartier de Réhavia. Il a été construit par la mission catholique des moines protestants qu’on appelait également « La garde de la Terre Sainte». Pendant la période du mandat britannique, des moines enseignaient dans le collège catholique qui se trouvait à l’intérieur de l’enceinte. 

Le couvent franciscain abrita de 1948 à 1958 plusieurs facultés de l’Université hébraïque du mont scopus et la bibliothèque nationale avant leur installation sur le nouveau campus de Givat Ram.

 

IX) BEIT HA’AM. (Centre communautaire, rue Betsalel au coin de la rue Oussinskin)

Construit en 1951, il comporte une immense salle du nom de Gérard Béchar où a eut lieu, en 1961, le procès de l’Allemand Adolphe Eichmann qui avait dirigé la déportation des Juifs vers les camps d’extermination, en Europe, sous le gouvernement nazi, pendant la deuxième guerre mondiale. Eichmann fut trouvé en Argentine par le service secret israélien en mai 1960, au lieu où il se cachait et il fut conduit clandestinement en Israël et jugé selon la loi de 1950. Il a été le premier à être conduit au Beit Ha’am, le 16 avril 1961, selon un jugement spécial, avec sa tête le juge de grande instance, Moshé Landry. Pendant son procès qui a duré neuf mois, il y a eu 121 audiences et 110 témoins se sont présentés au tribunal. Il se trouvait seul, dans une cabine vitrée, complètement isolé, où personne ne pouvait entendre ce qu’il disait. Le procès d’accusation a été proclamé le 15 décembre : la mort. Le 31 mai 1962, il a été pendu, son corps a été brûlé et ses cendres ont été répandues dans la Méditerranée. C’est ainsi que ce fini l’un des plus grands et des plus orageux procès du 20ème  siècle.

 

X) L’ALLIANCE FRANCAISE. (Rue Agron)

Des programmes en français sont proposés et une bibliothèque est à la disposition des francophones.

 

XI) HOTEL PALACE.

Nom étranger d’un grand bâtiment au cœur de la Jérusalem moderne. L’hôtel Palace a été  un hôtel de première classe ; aujourd’hui, le bâtiment sert de bureaux au ministère de l’industrie d’Israël.                                                                     

Cet immeuble luxueux et respectable a été construit par des Arabes musulmans  qui  le nommèrent  Palace Hôtel. Il a été construit du temps du Moufti de Jérusalem  Hadj Amine Al’houssini, le représentant religieux de la communauté musulmane.  A son ouverture, en 1929, l’intention des Arabes  a été de détourner le flot des touristes étrangers des hôtels juifs. L’hôtel a été construit grâce aux fonds d’un homme pieux, le musulman Wak, sur un terrain qui lui appartenait, à la frontière du cimetière mamilla qui se trouve face à lui. Les dirigeants du Moufti ont prétendu que les fondations reposent sur des tombes musulmanes.
 
L’architecte turc prépara les plans de l’hôtel dans un style oriental et l’ingénieur juif Barouh Ktina, un homme de Tel-Aviv, entrepreneur et constructeur, s’occupa des travaux.  Le Palace a été utilisé comme hôtel pendant cinq ans. La majorité des clients étaient de riches arabes musulmans, les autres, de simples touristes. L’hôtel a été fermé après l’ouverture de celui  du Roi David, plus luxueux, plus moderne, avec un bien meilleur service et tout proche de là. A l’époque du mandat, l’immeuble du Palace est passé dans les mains des Anglais. Ici, ont eu lieu des différents congrès dont le plan de partage de  la terre d’Israël  entre les Arabes et les Juifs (Vaada Pil). Lorsque les Anglais quittèrent Israël et que tous leurs occupants eurent quitté l’hôtel, la Haganna prit possession de l’immeuble.
 
Le Palace se trouve rue Agron. De l’autre côté de la rue, dans le parc de l’indépendance,  un bassin pour la récupération des eaux de pluies porte le nom arabe de Mamilla. Il est entouré d’un cimetière musulman.

Le quartier Mahané-Israël, attenant à la Mamilla, a été crée par les ressortissants marocains et c’est le deuxième quartier juif en dehors des remparts. Ils venaient de l’ouest d’où le surnom du quartier « quartier de l’Ouest ». 

 

 

 

XII) LA MAMILLA.

C’est le nom arabe d’une des trois réserves d’eau au cœur de Jérusalem, dans la nouvelle ville, à côté de l’ancien cimetière musulman. Les Arabes ont trouvé les racines de Mamilla dans la  fusion des mots ma min Allah, en  un mot :  Mamilla. A l’origine ce bassin recevait les eaux de pluie qui descendaient des hauteurs des monts de Judée.

La fusion des mots arabes Ma Amin Allah, selon la croyance des musulmans envers Dieu (parce que disaient-ils l’homme à l’heure de la mort emporte ses secrets). Dans ce cimetière se trouvent plusieurs tombes des compagnons d’armes de Saladin et d’autres de chevaliers croisés. L’une d’elle, bien conservée, date de l’époque des mamelouks, elle porte le  nom de  El Kabkaya et date du 13ème siècle (1229).

 

XIII) LE TEREBINTHE.          (ELA)

Cet arbre pousse dans la région de Jérusalem.

L’arbre fleurit au mois de mars. A Jérusalem ces grands arbres se trouvent dans le parc de l’indépendance. Un grand et vieil arbre se trouve dans la cour de l’hôpital français, face à la porte nouvelle de la vieille ville. D’autres térébinthes se trouvent dans le jardin de l’indépendance. Un tel arbre a vu plusieurs générations passées. Les Turcs s’en servaient pour prendre les criminels.   
                                          
Une légende, répandue chez tous les habitants de la ville,  racontait que si cet arbre mourait, ce sera la fin du gouvernement turc en Israël, c’est pour cela qu’ils en prenaient grand soin, qu’ils mirent des cerclages autour de son tronc et qu’ils attachèrent les branches avec des morceaux de bois.
En arabe, Boutma est le nom Dieu. Quelques habitants juifs de la vieille ville sortaient alors des remparts pour venir respirer un air pur ici. Les jeunes y trouvaient un refuge et allaient jusqu’aux pistachiers (Boutma, en arabe).   
                

Ce grand et très vieil arbre  qui se trouvait sur la route qui menait, dans ce temps là, de la porte de Jaffa  au cimetière de la Mamilla avaient des branches qui s’étalaient sur une immense surface.

Les pèlerins mettaient une demi-heure de la porte de Jaffa pour arriver au cimetière.

 

XIV) LE JARDIN DE L’INDEPENDANCE.

Dans la partie supérieure du cimetière Mamilla s’étale, comme son nom l’indique, le jardin de l’indépendance ; C’est le plus grand des jardins de la capitale. La mairie a commencé les travaux d’embellissements sur ce terrain rocheux en 1957, et le jardin a été inauguré à la fin de l’année 1959. Chaque année les fêtes de l’indépendance sont organisées dans ce jardin et une foule de personnes s’y rendent. Le jardin s’étend sur un mont incliné vers le bassin de Mamilla, là où commence la vallée Gai Ben Hennon. Il descend et s’étend doucement vers la vieille ville.

 

XV) LA GROTTE DU LION.

Au moyen âge il y avait une grotte qu’on appelait  la grotte du  lion.  Shy Agnon, un de nos  plus grands écrivains nous la rappelle dans son livre Girshon. On désignait cette grotte comme le repaire d’un lion au cœur pitoyable qui y dissimulait le corps de ses martyrs afin que ceux-ci ne soient pas mutilés davantage.
 
Selon une légende, des Saints y seraient enterrés. Des pèlerins chrétiens  qui se rendaient à Jérusalem à l’époque des croisés, nous le rappellent, et les musulmans la nomment le cimetière du Lion.  Apparemment, le premier à avoir raconté cette histoire a été un touriste qui visitait Jérusalem en 1148. D’après lui,  12.000 Saints ont été tués par le roi perse (Kousrous) qui envahit le pays en 614 et qui conquit les Byzantins. Un touriste allemand, en 1165, parle aussi de cette grotte et de cette réserve d’eau  qui est à côté d’elle sans les nommer. Un autre allemand, en 1172, approfondi l’histoire en racontant l’origine du nom et décrit l’entrée de la grotte comme suit : « Sous la petite entrée, un escalier de cent marches  nous mène au fond de la grotte où sont enterrés anonymement des pèlerins qui ont été tués par  les Sarkanim ; ainsi appelait-on les musulmans au temps des croisés. Ces musulmans voulaient  brûler les morts à cause de leur odeur.
 
La nuit, cependant, un lion apparaissait et conduisait les corps vers l’entrée étroite de cette  grotte ;  et le touriste ajoute :  …et certaines personnes prenaient des mottes de terre de cet endroit pour traverser la mer. On disait, que si ces mottes de terre se trouvaient sur le pont d’un bateau, celui-ci naviguait avec sa propre puissance et arrivait en paix à destination ». Une autre légende chrétienne, en 1220, ajoute à ces histoires : …Et là, il y avait une entrée, et ils y priaient tous les jours. Parallèlement, en 1350, on raconte que ces 12.000 Saints ont été tués au nom de Jésus par ce même roi perse.
 

Un pèlerin juif qui vint à Jérusalem en 1260  a entendu l’histoire de la grotte et la raconte : «  Il y a là des ossements de Justes qui ont été tués au nom de Dieu par le roi de Grèce, et on devait les brûler le lendemain ; mais dans la nuit,  le lion vint, prit les corps des Justes qui remplissaient le bassin du bas et les emmena dans cette grotte. Le lendemain matin lorsque les gens du roi et le peuple entier arriva, ils virent que les ossements n’avaient pas brûlé et qu’ils étaient encore là, ils comprirent alors que c’était des Saints ».  Depuis, la grotte a pris le nom de grotte du lion.

 

XVI) LE CENTRE MONDIAL DE JUDAISME NORD-AFRICAIN. Rue Agron.

Expositions permanentes de photos antiques, affiches, cartes postales, timbres de la poste juive, sculptures, synagogues. Expositions temporaires d’artistes d’origine nord-africaine ou de toiles, photos et sculptures sur des thèmes liés à la vie juive au Maghreb. Expositions de manuscrits et de livres rares et anciens. La bibliothèque contient des centaines de livres d’œuvres d’écrivains, rabbins et érudits d’origine nord-africaine ; d’autres sur le folklore, histoire, musique, littérature, vie culturelle et vie religieuse.

 

 

 

La concentration de centaines d’immigrants dans la vieille ville  de Jérusalem enfermée dans ses murs allait poser des problèmes insolubles. C’est alors que leur chef charismatique, le rav David Ben Shimon qui avait réussi vers 1860 à les organiser en communauté structurée et indépendante, prit l’audacieuse décision de les encourager à sortir des murailles et à bâtir leurs maisons en dehors de la vieille ville devenue étouffante. Ils furent les premiers pionniers à le faire en fondant le premier quartier juif de la ville nouvelle, Mahané-Israël. Pour les plus pauvres, le comité de la Communauté maghrébine édifia au centre de ce nouveau quartier une grosse bâtisse commune de trois étages, chaque famille occupant une chambre, un puits d’eau douce trônant au milieu du patio central.

 

Il y a une dizaine d’années, le Comité de la Communauté maghrébine décidait d’évacuer les dernières familles qui logeaient encore dans le bâtiment pour en faire don au futur Centre Mondial du Judaïsme Nord-Africain. D’après son caractère historique, le bâtiment avait été entre-temps classé monument historique interdisant toute modification architecturale extérieure. Commencèrent alors les travaux de rénovation intérieure et la métamorphose est spectaculaire.

 

L’HOTEL DU ROI DAVID.

Il a été construit au début de la période du mandat britannique. (1931)

Sur l’aile sud de l’immeuble, pendant la période du mandat,  les locaux étaient occupés par le haut secrétariat du gouvernement britannique au pays. La résidence du commandement militaire et les bureaux de renseignements anglais (Intelligentsia) Le bâtiment était fortifié, entouré de fil de fers barbelés et gardé par les forces militaires britanniques. Le 22 juillet 1946, ETSEL fait sauter cette partie de l’immeuble. Après 1949 et jusqu’en 1967 il fut l’un des rares immeubles de la ville nouvelle. La restauration de la partie endommagée fut accompagnée  de l’ajout de deux étages.
 

L’hôtel se trouve à une distance d’un kilomètre et demie de la tour de David et offre une vue splendide sur les remparts et le musée de David. En 1956, la famille Federmann, se porte acquéreur de cet hôtel. Il appartient aujourd’hui à la chaîne des hôtels Dan. Il a été et il est encore à ce jour un des plus magnifiques hôtels du pays, de nombreuses personnalités y descendent.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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LA MAIRIE DE JERUSALEM.

 

JERUSALEM EST UN RAVISSEMENT POUR LES YEUX ET LE COEUR MAIS POURQUOI LA MAJORITE DES PERSONNES ASSOCIENT-ELLES JERUSALEM A LA VIEILLE VILLE ? N’EST-CE PAS DOMMAGE ? N’Y A T- IL UNE HISTOIRE, UNE VIE, UNE AME ET UNE ARCHITECTURE DANS LA JERUSALEM MODERNE ?
Le fanion de la marie de Jérusalem est représenté par un lion (tribu de Juda) une enceinte (les remparts de la vieille ville) et l’olivier (arbre symbolique d’Israël)
 

 

La mairie se trouve exactement dans le centre géographique de la ville. C’est L’ancien maire de la ville Teddy Kollek qui a refusé de décentrer les locaux de la mairie selon les projets proposés. Il a occupé lui-même les anciens locaux face à la porte de Jaffa de 1965 à 1993.  La nouvelle mairie se trouve en effet  à  coté de l’ancienne mairie (numéro 10) qui fait partie des quatre bâtiments publics construits  par les Anglais sous le mandat. Ce premier bâtiment avec sa façade ronde a servi de bureaux aux maires et à ses adjoints. Il a été construit  entre 1930-1932 avec la coopération de la banque Barclays. Les grillages des fenêtres sont caractéristiques d’art-déco (soleil qui se lève), et au centre  on peut voir les initiales BB « Banque Barclays).
 

 
Les murs extérieurs ont été faits avec des pierres de Jérusalem taillées différemment des pierres ordinaires. Tout en haut se trouvait le bureau du maire, Teddy Kollek qui pouvait faire admirer à ses invités la vue sur les remparts de Jérusalem et la porte de Jaffa. Lors de la guerre d’indépendance le bâtiment a été attaqué par les Jordaniens et bien que restauré on y a laissé volontairement les traces de balles qui ont touché l’immeuble.
A l’entrée de cette ancienne mairie se trouve une plaque en pierre où est inscrit le nom de l’ingénieur qui l’a construit : Le britannique Clifford Holliday, le même qui dessina les plans de l'église écossaise d'Abu Tor, face au mont Sion. La première pierre fut posée en septembre 1930. . L'hôtel de Ville fut inauguré en 1932.  Les vitrages de la grande salle ont été faits par l’artiste Avigor Arikha dans les années 60.
En 1963 le projet de Jack Damon est accepté pour la nouvelle mairie, l’architecte a gagné le concours parce que son projet est harmonieux, c’est un mélange de nouveau et d’ancien, de styles oriental et européen. Elle a une superficie de 4.000 m².
L’ancien hôpital russe où se rendaient les pèlerins russes se trouve sur la gauche lorsque l’on est face à la mairie et du coté opposé, le seul bâtiment ancien qui a été malheureusement démoli, était celui de l’ancien consul de France. Tous les autres bâtiments ont été conservés.
Toujours sur la droite l’autre bâtiment est celui de l’ancien consul russe ; on peut distinguer clairement en haut les initiales en langue russe de Nicolas II (H II) On est ici sur les terres appartenant aux Russes : « Migrash Arussim» Un peu plus en retrait l’église russe orthodoxe construite en 1860 a été restaurée dernièrement.

kikar Safra.

Le grand espace qui mène à la mairie est bordé d’immenses palmiers et fait face à un  podium où ont lieu les fêtes et les cérémonies. Le sol de l’allée extérieure est en granit d’Italie matière qui est plus solide et moins chère que beaucoup d’autres. Une pergola longe tout cet espace, au-dessus une série d’oliviers y ont été planté et en dessous s’étale un grand parking, sur quatre étages, qui peut contenir 1000 voitures.
Toujours dans l’espace libre se trouve une sculpture qui n’était pas prévu dans les projets. En commençant les fondations, les vestiges d’un aqueduc romain ont été découverts et  une sculpture avec son bassin rappelant ces vestiges a été posée juste au-dessus de cet emplacement. Selon le procédé d’Archimède, l’artiste a installé une vis sans fin qui fait remonter l’eau d’un bassin, de là elle s’écoule à travers un petit canal moderne jusqu’au kikar Tsahal.
Le jardin attenant a été crée par les Turcs en 1850 et pendant la période du mandat britannique les Anglais l’agrandir ; il porte aujourd’hui le nom de Daniel Oster qui fut le premier maire de la villa de Jérusalem. Au milieu de ce jardin, une sculpture de style pop art. En souvenir d’Istrak Rabin, elle a été conçue et posée sur place que depuis deux ans. Elle est en acier inoxydable, mesure 9,5 mètres de hauteur pèse 5,5 tonnes et a été offerte par la communauté juive de New York. L’artiste Roï Lichtentein y a incorporé plusieurs symboles celui de la liberté, celui du marteau,  celui du socialisme ou encore la couronne d’Egypte, symbole de l’esclavage.
En face de ce jardin les vieux bâtiments datant de 1920 appartiennent aux Arméniens qui les louent à la mairie de Jérusalem. Le gouvernement israélien a voulu les racheter mais la somme énorme de 40 millions de dollars par bâtiment l’a  découragé.
 

 
Le bâtiment (numéro 4) est un ancien bâtiment  anglais qui a servi au département de géologie et de médecine de l’université de Jérusalem lorsque le mont Scopus était occupé par les Jordaniens.
A coté le bâtiment (numéro 5) ou bâtiment Berkgheim porte le nom d’un allemand converti au judaïsme en 1851 ; ce dernier agit efficacement en faveur des Juifs en achetant des terres à son nom aux Turques et en les redonnant aux Juifs. Plein d’énergie et menant beaucoup d’affaires il ouvrit une banque privée qui porte son nom ainsi qu’un laboratoire photographique et pour finir il construira un moulin à vent. Son fils Christopher ne suivra pas le chemin  de son père.
Le bâtiment (numéro 6) Immeuble turc, en 1920, Henrietta Sold vint loger dans ce bâtiment ainsi que Dorothy dans les années 30-40, pour finir  il servit d’hôtel aux Arabes chrétiens de la ville. En 1948 il servit aussi de locaux pour les étudiants de l’université du mont Scopus.
Les travaux de la mairie ont duré 7 ans. Ils ont commencé en 1988 pour finir en 1993. Le coût de la construction a été de 100 millions de dollars. Yaacov et Esther Safra ont participé à la construction en faisant un don de 10% de  cette somme.
Le bâtiment (numéro 8) a été construit grâce aux dons de missionnaires anglais qui étudiaient la Bible. Il a été occupé ensuite par les Arméniens lorsque ceux ci ont été chassés de leur pays et qu’ils se sont réfugiés en Israël.
Sur le Kikar Tsahal se trouve la maquette de la nouvelle mairie, (numéro 9) et dans le coin existait une boulangerie qui portait le nom de béguel man (1955 à 1985) Ici, a été construit également en 1881, hors des remparts, le premier hôtel pour les pèlerins. Dans le passage qui mène du Kikar Tsahal à l’entrée principale, la mairie loue ses locaux.
Le bâtiment (numéro 1) le plus grand et le principal bâtiment a une décoration extérieure de style turc. Les pierres blanches des murs ont été alignées et séparées par d’autres pierres de couleur ocre. Caractéristique de la période turque dont on peut voir le même genre d’œuvres  à Safed ou dans la vieille ville de Jérusalem.
Sur le toit de quelques bâtiments modernes on peut voir une cheminée qui est en forme de colombarium, autre forme de symbole que l’architecte a ajouté au complexe de la mairie.
 

 
Tout en haut de ce bâtiment  le conseil municipal et au quatrième étage les bureaux des employés. Ceux du maire sont au sixième étage avec les salles de réunions. Les portes de ces dernières coulissent dans les murs de manière à donner plus d’espace et de facilités pour y accéder. La salle du conseil municipal comporte 31 fauteuils, nombre des membres du conseil. Derrière eux, les adjoints et les invités ; les journalistes et enfin le public. Il y a une télévision et un bureau de traduction simultanée. Le plafond est recouvert de tissus et de bambous et, sur le mur, face à l’entrée l’écusson de la ville de Jérusalem. Les meubles ont été fabriqués dans nos kibboutzim, seul le tapis est un cadeau des Américains.
Le point d’observation De cette salle nous sortons sur une terrasse qui contourne l’immeuble et qui domine  la ville de Jérusalem et de là un vaste panorama s’offre aux visiteurs.
Le sous-sol de la mairie contient une maquette qu’utilisent les architectes et les ingénieurs de la ville de Jérusalem. Ce n’est pas un endroit touristique mais un lieu de travail. Les maquettes sont faites en quartiers individuels et sont posées sur des tables roulantes de 57 /57 cm de manière à pouvoir insérer un nouveau plan dans la ville chaque fois qu’un projet est en cours. Les matières employées sont le bois, le carton, la gouache, l’acrylique et l’échelle est d’1cm pour 5 mètres. Elle a été faite par les élèves de Technion de  Haïfa qui ont mis 7 ans pour la réaliser.

Aujourd’hui chaque fois qu’un projet est en cours on le place sur une table roulante et on l’incorpore au décor pour voir s’il s’intègre dans l’environnement de la ville. Les projets sont en plâtre blanc donc facilement reconnaissables. Des spécialistes ont pris 12.000 photos aériennes de la ville de Jérusalem qui sont  dans des  répertoires et dans des albums.

 

 

 

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