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Il y a plusieurs manières de découvrir Israël selon les goûts de chacun. Il est possible de faire des randonnées dans la nature, de visiter des musées ou des "Beit Arishonim" (La maison des Anciens) ou encore se recueillir devant des mémoriaux pour se rappeler continuellement que grâce aux soldats nous vivons en paix à l'intérieur du pays. Nous pouvons aussi visiter les sites archéologiques qui nous retracent l'histoire depuis les temps les plus reculés et les villes sans oublier Jérusalem qui, a elle, seule nous comble de bonheur
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24/04/2010
Le kibboutz Maoz Haïm vit le jour en 1937 grâce à la volonté de jeunes israéliens du mouvement Mahanot Olim qui en ont fait un grand jardin où poussent des légumes, du coton, de la vigne et des palmeraies.
Il se situe tout à fait à l’Est de la vallée de Beit Shéan, à 250 mètres au-dessous du niveau de la mer, près du pont Sheikh Hussein sur le Jourdain qui emprunte le passage qui fut sans doute celui de Gédéon poursuivant les Madianites :
JUGES - Chapitre VII - paragraphe 22 -
Et les trois cents trompes continuant à sonner, Dieu les fit s’entre-tuer de leurs épées, dans tout le camp ; et cette armée s’enfuit jusqu’à Beth-Hachitta, vers Cerêa, et jusqu’à la lisière d’Abel-Mehola, près de Tabbat.
C’est encore dans les parages que la tradition situe la crémation de Shaül, lorsque les Israélites eurent dérobé son corps décapité au mur du temple de Beit Shéan où il était cloué, avant d’aller ensevelir ses restes au pied du mont Gil’ad.
Ce kibboutz est l’un des quatre kibboutzim avec Kfar Ruppin, Sde Elyao et Newe Eitan qui se sont montés en une nuit dans la région de Beit Shéan. Ce sont des implantations de la cinquième Alya appelées « Homa et Migdal» - Tour et enceintes -
Le kibboutz porte le nom de Haïm Strumann qui a vécu à Maoz Haïm et fut tué à Tira-Tsvi.
(Haïm Strumann a été l’un des fondateurs du kibboutz Ein Harod et membre de la Haganah).
Les pionniers venant de Russie et de Pologne ont fondé le kibboutz et ont souffert de la malaria, du comportement de leurs voisins Bédouins et des Jordaniens qui refusaient même de leur vendre de la boue pour construire des maisons.
Aujourd’hui 500 personnes vivent au kibboutz, il se trouve dans la vallée du Jourdain, entre le Gilboa et le mont Gil’ad en Jordanie. C’est la région de Géon Hayarden sur la faille Syro-africaine. Les étés sont très chauds et très secs, les températures atteignent 50 degrés. Des milliards d’oiseaux migrateurs font la navette entre l’Europe et l’Afrique. Arrivés à cette hauteur, ils se laissent porter par les vagues de chaleur qui montent de la vallée et qui leur permet de voler sans efforts. Il y a quelques bonnes années on trouvait dans la région infestée de marais, des tigres et des ours.
Dans les viviers, il y a trois sortes de poissons. La carpe, le mulet et le saint Pierre. Dans chaque vivier on puise 25 tonnes de poissons. Pour que les oiseaux n’en mangent pas trop ils tendent des câbles au-dessus des viviers pour les empêcher de plonger ou alors ils envoient des coups de feu à intervalles réguliers pour les effrayer ! Autour des viviers vivent beaucoup de hérons, de hérons des joncs, des Martins-pécheurs et des pélicans.
Un arbuste nommé Mallaouah (salé en hébreu) ou Arroche ne se trouve que dans cette région. Il donne des petits fruits que l’on peut déguster.
VISITE DE LA REGION.
Abshalom Yaacovi nous attend près du réfectoire du kibboutz pour nous faire découvrir pendant trois heures sa région. Agé de 82 ans, il vit dans son kibboutz et prend soin de SON musée archéologique qu’il a crée de toutes pièces. Il a fouillé tous les sites archéologiques environnants de la région et s’y est passionné. Il a obtenu l’autorisation des services archéologiques de conserver sa collection.
Lors de notre parcours dans les environs, il nous raconte comment il a découvert un ancien cimetière avec, à l’intérieur des tombes, toutes sortes d’ustensiles pour la nourriture et pour le maquillage. En effet, l’armée occupant plusieurs endroits stratégiques est venue sur ces hauteurs et a commencé à creuser, piocher ou aplanir les terrains pour s’y installer. A chaque installation Abshalom était présent et chaque Tell fut pour lui une découverte archéologique.
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Il nous raconte encore que pendant la guerre d’indépendance, les pionniers avaient installé là une position militaire et qu’il était de garde régulièrement. C’est à cette époque qu’il a découvert sur ce Tell, du nom de Tsofim, des vestiges ; c’est à cette période que sa passion pour l’archéologie a débuté.
Toute la région date de l’époque Chalcolithique en passant par celle de Bronze ancien jusqu’à l’époque byzantine. Le Jourdain a complètement changé son cours depuis quelques dizaines d’années. Il était beaucoup plus sinueux et sur une longueur d’un kilomètre en ligne droite aujourd’hui, il s’étalait à l’époque sur plusieurs kilomètres, contournant chaque Tell, passant par la Jordanie pour retrouver enfin son chemin vers la mer morte.
Abshalom connaît toute l’histoire des pionniers de la région et d’autres innombrables histoires qu’il a vécues. Il nous raconte celle des trois Cheikhs bédouins qui vivaient dans les parages ayant chacun leur autonomie et leur pouvoir qu’ils entendaient conserver. L’un d’eux, prit l’initiative de vendre aux pionniers des terres (Maoz Haïm d’aujourd’hui) pour une énorme somme d’argent et s’en alla avec sa tribu vivre un peu plus loin. Seulement cet acte de vente n’a pas plu aux chefs de deux autres tribus qui l’ont cherché et trouvé pour enfin le tuer à Haïfa dès que l’occasion se présenta.
Notre guide nous conduit à travers des champs jusqu’à un sommet où nous dominons tout l’environnement. On aperçoit la nouvelle frontière avec la Jordanie à travers les barbelés où les voitures roulent sur le pont qui départage nos deux pays. Une immense photo du roi Hussein trône au milieu du passage frontalier.
LE MUSEE.
A l’intérieur du musée nous trouvons toutes sortes d’instruments, de bijoux, de poteries, de verrerie ou encore des chapiteaux ou vestiges datant de l’époque préhistorique jusqu’à l’époque ottomane. Un des objets exceptionnels est la jarre contenant un cadavre d’enfant et les ustensiles pour le nourrir à ses côtés. Quelques outils préhistoriques, un reste de lampe en verre avec son support, quelques lampes à huile traditionnelles anciennes, de la vaisselle en terre cuite intacte, etc.
LES VESTIGES DE LA SYNAGOGUE.
Cette synagogue a été construite trois fois. La première date de la fin du 3 ou 4ème siècle (Période du Talmud et de la Mishna). Elle comprenait une grande salle carrée avec une entrée du côté gauche et une salle de prière centrale entièrement dallée. De chaque côté de cette salle quatre piliers séparaient le lieu de prière des allées latérales. Une mosaïque recouvrait entièrement le parterre de cette salle. Aucune représentation de signes du zodiaque ou d’animaux comme on en voit dans les synagogues de la même époque. Celle-ci comprenait des dessins géométriques, une grappe de raisin et une menora.
La deuxième synagogue date du 5ème siècle. Elle a été agrandie, apparemment à cause du nombre plus important de pratiquants. Il y avait une cour sur chacun des côtés du bâtiment et l’entrée du Temple donnait sur l’une d’elle. La salle de prière a aussi été agrandie et des modifications ont été faites au niveau de la mosaïque. Une abscisse a été construite pour donner de l’ampleur à cette deuxième synagogue.
La troisième synagogue date du 6ème siècle et garde le même aspect que la deuxième. Une entrée supplémentaire a été faite et une pièce a été rajoutée près de l’abscisse pour ranger les livres Saints. On y a découvert une cachette sous une partie de la mosaïque où de nombreuses pièces de monnaies étaient enveloppées dans un linge blanc. D’autres objets aussi y ont été découverts comme le reste d’une lampe à huile en verre avec son support en cuivre, un morceau de marbre avec des inscriptions en hébreu, une lampe en argile non trouée dans le fond ou encore un morceau de pierre sculpté d’une partie de menora que l’on peut confondre avec une croix.
La surface de 60 ares qui entourent la synagogue est en attente de fouilles archéologiques.
Peter Viner est l’artiste attitré de son kibboutz et son originalité est de transformer un champ agricole en œuvre d’art. Cet agriculteur a eu l’idée géniale, chaque année, au moment des moissons, de garder un morceau de terre moissonnée sur laquelle il reproduit des dessins de toutes sortes, exemples le portrait de Bach ou celui de Verdi. Pour le jour de l’indépendance il crée à une échelle énorme un nouveau dessin symbolique dans un des champs du kibboutz. Pour cela, il confectionne son dessin avec des graines ou autres petits matériaux afin de donner la forme définitive à son œuvre à la surface d’un champ de son choix. Les photos de son ouvrage terminé photographié d’un avion sont spectaculaires.
Assaf Lipchitz est le sculpteur du kibboutz. On retrouve une quantité de ses sculptures partout à Maoz Haïm et bien d’autres dans les environs L’une d’entre elles représente un corps sans visage, plié en deux et commémore le souvenir d’un jeune membre du kibboutz poignardé par un Arabe dans les environs.
D’autres sculptures se trouvent à l’entrée de Gané Houga, au Tsomet de Maoz-Haïm (oiseaux sur un reste de pont de la Jordanie), dans les champs de Kfar Ruppin (les femmes œuvres pour la paix).
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20/04/2010
NAHAL GOUSH HALAV ET
DALTON
GOUSH HALAV
C’était une ville juive à l’époque du deuxième Temple. Après la destruction du Temple, les vestiges du village juif de Goush Halav sont restés visibles jusqu’au 19ème siècle. La ville était connue dans la région pour être florissante grâce à son excellente production d’huile d’olives. Elle portait aussi le nom de Beer Sheva Aglillit car tout comme dans le Sud, Matitiao a organisé la bataille contre les Romains. Beer Shéva Aglilit est aussi le nom du village connu à la fin de la période du deuxième Temple comme l’une des villes fortifiées par Joseph Matitiao juste avant la grande révolte. Il se trouvait au nord-est de la frontière de la basse Galilée. Beer Shéva en arabe a la consonance de Saba qui signifie « lion » En arabe, le lion a six noms : (arié) – (lish) – (lavi) - (sahal) - (shahaz) (Ilo) Il est rappelé dans la langue arabe que le roi des animaux a près de trente noms ou expressions. Saba est l’un d’entre eux et de là il s’ajoute à beaucoup d’autres noms qui ont prit des noms de village ou de montagnes : Mont Kfir – Ein Assad – Ein Aari – etc…
Il est possible que Goush Halav était appelée aussi Beer Shéva Aglilit
La grande révolte a été organisée à Goush Halav, la porte de la haute Galilée, car toutes les autres batailles se trouvaient en Galilée occidentale à cause de l'importance des routes, seule région touchée par les batailles car les Romains n'attaquèrent ni le Golan ni la haute Galilée
Goush Halav voit le jour à la période cananéenne, son nom n’apparait pas dans la Bible mais seulement dans la Mishna où il est écrit qu’elle est entourée de remparts à l’époque de Josué Ben Noun. Après la destruction du premier Temple elle est restée apparemment dans les mains de ses descendants ceux qui s’y étaient réfugiés ou encore dans les mains des immigrants de Babylone
A la période du deuxième Temple Goush Halav a été un village très important en haute Galilée et Jonathan Ben Lévi était connu sous le nom de Jonathan de Goush Halav, un des dirigeants de la grande révolte contre les Romains en 66
Pendant les préparations de la bataille deJoseph Ben Matitiao fut envoyé en Galilée pour fortifier les villages et les villes de la région et il raconte lui-même que Goush Halav n’accepta pas sa décision, qu’elle décida de fortifier la ville par les soins de Jonathan Ben Lévi qui était contre lui. La ville fut la dernière à se rendre aux Romains. Selon Joseph, Titus arriva un Shabbat à Goush Halav avec 5.000 cavaliers et demanda à la population de se rendre. Jonathan se tourna vers lui et lui promit d’accepter son offre mais à condition qu’il respecte le shabbat, jour où il est interdit aux Juifs d’entamer une guerre ou une paix. Il réussit à le convaincre et ce dernier partit vers Kadesh. A la sortie du Shabbat Jonathan et ses hommes partirent de Goush Halav pour se rendre à Jérusalem
En rentrant dans le village nous croisons plusieurs tombes de Justes, entre autres celle du rabbi Itsrak Magoush (du Goush Halav) qui date du 13ème siècle et qui fait partie d'une série de tombes qui étaient alignées le long de la route principale. Près de l’église les tombes de Shemya et Avtilyon deux Justes qui siégeaient au grand Sanhedrin de Jérusalem. Les pèlerins se rendaient régulièrement sur leurs tombes au moyen âge. Adrameleh et Sharatsel, membres du Sanhedrin, le rav Meïr Katson (Rabbi Baal Anes (le miraculeux) dont certaines personnes pensent qu’il est enterré à Goush Halav, le rav Meïr Itsrak Alévi qui joint la poésie avec l’introduction de la fête des cabanes
Les fouilles archéologiques n'ont pas été entreprises dans le village car les vestiges se trouvent aujourd'hui sous les fondations des diverses maisons du village
Aujourd’hui un village arabe a été reconstruit sur l’ancienne ville juive et porte le nom de Jish. Situé à 7 kilomètres de Sfat, sa population arabe est moitié de confession maronite et moitié melkite et ils vivent en bonne entente avec les musulmans et les grecs catholiques. La population de la ville est de 2400 habitants. Les maronites du village sont arrivés du Liban au 18ème siècle ou ils occupaient 6 à 7 villages. Après avoir quitté plusieurs villages du pays ils se regroupèrent à Goush Halav en 1948. Malya et Goush Halav sont les deux villages les plus réputés au pays pour leur excellent niveau de vie, la propreté, l'éducation et la culture de la population. Le village construit à 825 mètres d'altitude domine les vastes étendues de vergers qui fournissent le travail à la majorité des villageois
LE MAUSOLEE.
Au milieu village un escalier descend vers une maison où se trouve une pièce contenant de superbes sarcophages qui rappellent ceux de Beit Shearim. Un autre escalier au sein cette pièce nous descend au fond de la grotte où se trouve un mausolée, le tombeau d'une famille juive contenant 5 tombes, peut-être de rois ou encore de notables. Les corps étaient enterrés dans les cercueils au creux des niches, elles mêmes au fond d'un enclave et les os récupérés beaucoup plus tard étaient transférés dans les sarcophages de l'étage afin de pouvoir mettre de nouveaux morts dans les cercueils. Tout comme à Beit Shéarim, nous retrouvons l'influence hellénistique dans le style des sarcophages. On y a même retrouvé des phrases en hébreu écrites en grec [phonétique]
Découvert en 1973 le mausolée faisait partie du cimetière qui se trouve sur le pan ouest du village
La grotte : 1- Elle a été creusée dans la roche et dix niches y ont été également creusées dans lesquelles se trouvaient des ossements. Sur les murs ont été gravé des roses, des formes géométriques et sur le dallage ont été creusé des trous où des bougeoirs y ont été découverts ainsi que des bouteilles en verre
2- L’entrée : Construit selon l’ouverture de la grotte, des bancs en pierre s’adossent à ses murs. A l’entrée de la grotte une porte tourne sur son gond en pierre avec une poignée en fer et en face la place du verrou. Il est possible de faire encore fonctionner cette porte aujourd’hui avec toutefois un peu de difficulté
3- La pièce du haut : Elle a été construite sur la pièce d’entrée du bâtiment et là se trouvent deux énormes sarcophages avec leur couvercle en forme de pyramides, entre les deux étages se trouvent des restes de corniches. Dans le sarcophage se trouvaient quinze squelettes et des divers objets comme des bouteilles en verre, des bagues en or, des perles en or et des bougeoirs. Ces bougeoirs datent du 4ème siècle mais leur style architectural serait du 2 ou 3ème siècle
LA SYNAGOGUE.
Au début de la randonnée qui part du village se trouvent les vestiges de la synagogue qui datent de la période du Talmud et de la Mishna. Un bel aigle est gravé sur l’un des frontons qui se trouvent à terre dans l’enceinte de la synagogue et il représente l’influence de Rome sur les Juifs de cette époque
La synagogue a été construite en pierre taillée, elle a une surface carrée de 18 mètres sur 19 mètres et sa façade donne sur le Sud. Au centre de la synagogue une seule ouverture qui est la porte d’entrée principale, sur la façade ouest il y avait apparemment une autre ouverture. Au centre du temple il y avait trois rangées de piliers. Elle a été fouillée une première fois en 1905 puis de nouveau en 1977 par le professeur Eric Méyras
Il y a plusieurs raisons de croire que Goush Halav était une grande ville et non un village car selon la Mishna les Juifs des villages (moins de 5000 habitants) n’avait de synagogue et allaient prier dans les villes avoisinantes. A Goush Halav les fouilles ont révélé un bâtiment public ce qui signifie qu’il y avait un palais de justice (Beit Din) un service médical (médecins) une administration publique, un service social (Tsédaka) des bains (mikvaot) un service administratif avec des scribes, la rabanout pour la cacherout, des artisans qui représentaient tous les corps de métiers, dix pensionnaires entretenus par la communauté pour le mynian de la synagogue. Le reste de la population vivait de l’agriculture. On pense que la ville était conçue en deux parties, la première sur les hauteurs à l’endroit du village arabe d’aujourd’hui et la deuxième, dans la vallée, autour de la synagogue
La concentration des Juifs en haute Galilée était très dense puisque l’on compte 25 synagogues avec 45.000 Juifs sur une petite superficie, le Golan abritait 55.000 Juifs sur une surface guère plus étendue
Si les églises étaient toujours isolées en Eretz Israël c’est que les chrétiens se cachaient, il n’en ait pas de même pour les Juifs car dès que des Juifs se regroupaient pour former un village, la première des choses était la construction d’une synagogue, au plus haut du village, qui devenait le centre de la communauté
Rabbi David Ben Zimra, dit le RaDBaZ, forme la charnière entre les Richonim (sages des années 1000 à 1500 environ) et les Aharonim (de 1500 à aujourd’hui). A la suite de l’expulsion des Juifs d’Espagne en 1492, il se rend à Fès, au Maroc, avec ses parents, puis à Safed, puis à Jérusalem, pour ensuite s’installer en Égypte, au Caire, en 1514 Très vite sa réputation grandit, il est nommé Grand Rabbin d’Egypte en 1517, poste qu’il occupa durant quarante ans. Il eut de grands élèves tels que : Isaac Louria (Ari zal), Betsalél Ashkenazi, (auteur du Chita mékoubétseth)... En 1569 il retourne à Jérusalem et de nouveau à Safed
Il fait partie du Beth Din (tribunal) présidé par Rabbi Yosseph Caro (auteur du Choulhan arouh).Son avis a pesé en particulier dans la discussion sur le renouveau de la Smikha (l’ordination).Il est l'auteur de plus de 10.000 responsa, dont seulement environ 2.000 nous restent, publiées en 3 ouvrages : ChoutHaRadbaz, Chout Divrei David, et Chout On Yosseph, ainsi que de plusieurs livres halakhiques dont Yékar tiphéreth, commentaire sur le Michné Thora de Maimonide… Il a aussi écrit des ouvrages d’ordre kabbalistique, dont : Maguen David, sur l’alphabet, Met_ouda David, sur 613 commandements, Migdal David, commentaire du Cantique des cantiques
JONATHAN MOUGASH (de Goush) HALAV
Fils de Lévi de Goush Halav c’était un riche habitant de la région qui a été responsable (jusqu’à la grande révolte juive) de récolter les impôts de toute la population de la région y compris ceux du gouvernement romain. Lorsque que la guerre se déclara entre les populations juives et les Juifs des environnants du pays, Jonathan engagea des combattants de tous les coins de Galilée, 400 hommes et organisa avec eux une force militaire pour protéger les villes de Galilée. Entre temps il se retira des villes étrangères. Jonathan demanda à Joseph Ben Matitiao qui était alors le commandant de Galilée au nom du gouvernement juif de Jérusalem lorsqu’il arriva à Goush Halav de reconstruire les remparts de la ville pour protéger la population des Romains qui s’approchaient de la Galilée. Joseph Ben Matitiao refusa car il y avait un manque de volonté de sa part d’attaquer l’empereur romain. Ce refus décrit à Jonathan le véritable caractère du commandant et où été sa loyauté. Jonathan vendit les récoltes de l’empereur et utilisa l’argent pour la population de sa ville ; Goush Halav
En 67 Vespasien, commandant de l’armée romaine, se dirigea vers la Galilée et très rapidement Yodfat la capitale de Joseph tomba entre ses mains
NAHAL GOUSH HALAV ET NAHAL DISHON
Le nahal Goush Halav se trouve en bas du village et contrairement aux autres nahalim qui partent d'une petite source et dont le lit s'élargit au fur et à mesure de son cours, le nahal Goush Halav s'étale dès son embouchure grâce a la roche crayeuse qui l'entoure. Le sentier de randonnée qui longe le fleuve est large et découvert et rejoint le fleuve Dishon qui est son affluent
Le fleuve Dishon fait partie du Shvil Israël et traverse la forêt de Baram. Le mont Dalton est une montagne volcanique c’est la raison pour laquelle les pentes sont couvertes de basalte, il a explosé il y a quelques millions d’années et c’est peut-être une raison que le fleuve Goush Halav s’étale de cette manière dès son embouchure
La forêt de Baram est une des rares forêts naturelles du pays qui n’a pas été plantée par le K.K.L On y trouve des chênes et des pins, des érables syriens, des colchiques, des crocus. Cette forêt a été plantée par les membres de l’église maronite qui a érigé une église au sein de ses terres au 19ème siècle
Le moshav Kerem Ben Zimra a été fondé sur le mont Dalton et a prit le nom du rav qui est enterré non loin de là. Deux familles du moshav ont ouvert le cellier où ils fabriquent le vin du Dalton.
RESERVE DES CROCUS DANS LE KENION BEN ZIMRA.
Non loin du moshav Kerem Ben Zimra, de l’autre côté de la route, un sentier abrupt nous descend vers la réserve de crocus. Avant d’arrivée en bas de la côte, sur la pente aride de la montagne un tout petit chemin de randonnée mène vers le sommet et en chemin, à droite et à gauche du sentier fleurissent en ce mois de novembre, des quantités de crocus en groupe ou isolés
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13/04/2010
SEDJERA – ILANIA : PHILANTROPIE ŒUVRE NATIONALE
Notre tioul dans la base militaire mitoyenne à Sédjéra. Le K.K.L. a aménagé des tables et des bancs en bois pour que les familles des soldats puissent se réunir avec eux lors de leur visites, ce camp se trouve prés de la forêt Allonim, qui porte, en partie, le nom de Beit Keshet.
La ferme d’Ilanya a été fondée entre 1896 et 1897 par la société I.K.A.I (ASSOCIATION DE COLONISATION JUIVE EN PALESTINE). Hévra lé Ityachvout yehoudit bé Eretz Israël qui voulait créer un centre d’implantation juive en basse Galilée. Le but de cette association était de transformer tous les nouveaux immigrants qui avaient toutes sortes de métiers manuels ou intellectuels en paysans.
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Les moshavot de Mezra, Yavnéel et Ménéhamya ont aussi été fondées par la société I.K.A.I. entre 1901 et 1903. Il leur été accordé 250 ares de terre.
Joseph Niégo, alors directeur de Mikvé Israël trouve, grâce à sa détermination un terrain de 18.000 ares sur lequel se trouve le village arabe de Sédjéra et où la population arabe est moitié musulmane, moitié chrétienne. Ces terres appartenaient à un riche libanais, habitant à Beyrouth qui acceptent de les vendre à la société I.K.A.I. en 1899. Meyerson décida de fonder une ferme modèle pour la préparation agricole des nouveaux immigrants qui voulaient travailler la terre. Son projet était de cultiver 200.000 ares mais il ne réussit à s’occuper que 70.000 ares.
Une tour de garde à été construite par les dirigeants de la ferme en 1948, face au village de Sédjéra pour se protéger de ces derniers et plusieurs soldats de la brigade Carméli tomberont pour défendre cette place. Autour d’une grande cour des bâtiments ont vu le jour, les pièces du bas servaient aux différents bureaux administratifs et les maîtres d’écoles, le directeur et une pharmacie occupaient l’étage.
Le 6 mai 1948 les Juifs prirent le village arabe de Sédjéra et en juillet 1948 les soldats de la brigade de Golani conquirent le village de Loubia lors de l’opération Deguel (drapeau) grâce à laquelle toute la basse Galilée fut libérée.
Lors de l’achat des terres les Juifs acceptèrent de laisser les terres, les vergers et les maisons aux Arabes du village de Sédjéra pour qu’ils puissent continuer à vivre chez eux comme auparavant tout en continuant de travailler leurs terres pour s’en nourrir.
Ce même village a été construit sur les vestiges d’une synagogue qui date de la période de la Mishna et du Talmud.
David Haïm et ses coéquipiers décident de commencer par des plantations non irriguées de manière à récolter le plus vite possible les prémices de leurs travaux car ils n’ont ni le temps ni les possibilités de construire des canaux d’irrigations et d’attendre les trois années minimums selon la loi rabbinique avant de pouvoir cueillir et vendre leur production.
En 1900 la réussite économique de la ferme gérée par Haim Margalit est reconnue et à présent elle peut s’autogérer sans l’aide du Baron Hirsh. 60 pionniers arrivent de Sfat pour travailler au village suivis de nouveaux immigrants. Des personnes de Korakine (Russie) qui se convertirent au Judaïsme et deux groupes de Juifs du Kurdistan déjà installés au pays s’ajoutent à ce noyau. Quelques paysans demandent à quitter les lieux pour créer leur propre ferme et des accords furent établis entre eux et la direction de la ferme qui leur fournit le matériel contre un remboursement à longue échéance.
Ben Gourion décrira dans un de ses livres la vie à la ferme où il passa quelques temps sans trop y travailler.
A cette époque Elïao Krauzner dirige en parallèle la ferme modèle et Mikvé Israël. Grâce à sa personnalité et son ouverture d’esprit une foule d’idées prennent forme. Exemple : La collectivité, la première police juive avec l’équipe de Bar Giora, Ashomer, et les organisations « Bosquet » et « Berger ». Krauzner encourage aussi l’intégration des jeunes ouvrières dans les travaux de gestion des champs et ainsi commence une longue lutte : celle de l’égalité de la femme. Bien des malheurs arriveront encore dans la moshava. D’abord la première guerre mondiale puis les sauterelles qui s’abattent sur les récoltes.
Un petit musée été ouvert dans l’une des salles de l’ancienne ferme avec une rétrospective des évènements depuis la création jusqu’à nos jours.
Le projet de Rafoul : MAKAM « Centre de développement pour la population à problèmes » (Mercaz Kidoum lé ouclousyiot Méyouhadot) Ce projet englobe tous les jeunes qui étaient refusés à l’armée pour différentes raisons ; Rafoul prit l’idée de David Ben Gourion car, déjà, à Sédjéra les jeunes avaient une préparation de trois mois d’entraînement avant d’être incorporé. Les jeunes immigrants, les jeunes nécessiteux, ceux d’une existence difficile en famille avaient une dernière chance de pouvoir échapper à leur destin et prendre un nouveau départ. Ce projet, existant encore à ce jour, leur donne la possibilité d’apprendre un métier et de le faire tout en accomplissant leur service militaire. Le résultat est concluant puisque 70% de jeunes finissent l’armée normalement. Le projet Rafoul a été financé par le K.K.L. l’Association du Bien Etre du Soldat et la Société des Kibboutzim
LE BEIT AHAM.
C’est dans la salle de conférence du moshav qu’un guide nous regroupe pour nous parler de Joseph Weitz. Nouvel immigrant de Russie, il arrive à Déguénia (El Djouni) pour travailler la terre mais il attrape la malaria et il est transféré à Réhovot où il tombe amoureux de Rohama. Il deviendra directeur des écoles agricoles de Pardess Hanna et Réhovot avant de le devenir à Ilanya en 1915. En 1917 il retournera à Réhovot pour diriger enfin le K.K.L. jusqu’en 1967. Il fournira du travail aux Juifs dans les forêts de la région et sera tué la nuit des ponts au pont Arziv le 17 juin 1947
LA SOURCE DE SEDJERA
Autour du puits qui date de la période asmonéenne se trouve un grand terrain qui n’a pas été fouillé par les archéologues mais où se trouvent les vestiges d’une synagogue, d’une presse d’huile et d’un pressoir prouvant l’implantation de Juifs à cette même période. Pour descendre à la source, les habitants avaient construit un escalier en pierre, profond de trois étages environ pour pouvoir remonter l’eau plus facilement avec l’aide des ânes. En descendant cet escalier, on peut différencier les différentes périodes de sa construction, de l’époque asmonéenne à l’époque ottomane en passant par les Romains et les Byzantins ?xml:namespace> ?xml:namespace> ?xml:namespace> ?xml:namespace> ?xml:namespace> ?xml:namespace> ?xml:namespace> ?xml:namespace> ?xml:namespace> ?xml:namespace>
03/04/2010
GOUSH NAHLAOT
Notre randonnée commencera au début de la rue Yaffo, sur un grand parking où nous voyons le bâtiment de l’de l’alliance israélite universelle (Kol Israël Havérim). Cette école crée en 1889 (pendant l’occupation turque) pportera le nom Thora et travail, elle a été construite grâce aux dons du millionnaire le baron Lucien de Hirsh. Lle nom de la rue attenante porte le nom de rue de l’alliance israélite. En haut de la façade, dans unn eencadrement en pierre, deux mains sculptées représentent le symbole de l’Alliance Israélite.
GOUSH NAHLAOT
Notre randonnée commencera au début de la rue Yaffo, sur un grand parking où nous voyons le bâtiment de l’alliance israélite universelle (Kol Israël Havérim). Cette école crée en 1889 (pendant l’occupation turque) portera le nom Thora et travail, elle a été construite grâce aux dons du millionnaire le baron Lucien de Hirsh. Le nom de la rue attenante porte le nom de rue de l’alliance israélite. En haut de la façade, dans un encadrement en pierre, deux mains sculptées représentent le symbole de l’Alliance Israélite.
Un peu plus loin, toujours dans la rue Yaffo, l’immeuble de la société Clall a remplacé une autre école de l’alliance israélite qui a été détruite en 1970, seule reste à l’entrée de l’immeuble l’inscription en fer forgé où est inscrit : alliance israélite Jérusalem.
D’après d’anciennes photos on peut se rendre compte que tous les élèves de l’époque étaient habillés comme les Turcs coiffant même le turban.
L’Alliance Israélite a été fondée en 1860 par un juif français dont le but principal a été de créer des écoles primaires, secondaires, et d’autres professionnelles ; enseignement agricole et divers ateliers dans les pays de l’Orient et en Afrique du Nord. La société a construit une école dans la vieille ville ainsi que plusieurs autres dans la ville nouvelle. Joseph Kriger, Juif hongrois, vient en Israël en 1869, plus spécialement à Jérusalem en tant que secrétaire du gouvernement turc et il décédera en 1904. Abraham Entéri vient de Russie et meurt à Jérusalem en 1919. Tous les deux auront l’honneur que deux rues de la ville Sainte portent leur nom.
Notre guide nous rappelle l’histoire écrite par Shy Agnon sur le chien Balak. Le héros en est Itzhak Koumer, petit-fils du rav Youdel, sioniste naïf dont l’enthousiasme pâlit devant le chômage et le vide spirituel qui caractérisent la deuxième Alya. Il est ballotté par les événements plutôt qu’il ne mène sa vie. Il laisse le destin choisir pour lui et finit par perdre la foi. Le réalisme satirique du roman est brouillé par l’intrusion fantastique du chien Balak, chien juif et raisonneur, irréfléchi, têtu et aimant, que l’on croit enragé et qui erre dans les quartiers cosmopolites de Jérusalem poursuivi d’une incompréhensible malédiction jusqu’au jour où il arrive près de l’Alliance Israélite Française. Là, se trouve une personne qui ne comprend et ne lit que le français, et au lieu de lire de droite à gauche le mot כלב (chien) lit de gauche à droite et trouve le mot בלכ balak.
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Comme nous le verrons aussi dans le pâté de maison de Nahlaot certains murs d’immeubles sont recouverts de tôles. A l’époque beaucoup de personnes étaient pauvres et il a fallu construire des immeubles modestes. L’argent faisant défaut, les constructeurs ont monté les immeubles avec des blocs de béton, seulement ce béton n’était pas du tout étanche et, pour protéger les locataires de l’humidité ils ont appliqué aux murs extérieurs ces feuilles de tôles.
LA MAISON MAUDITE
C’est une maison individuelle, avec un toit de tuiles rouges, située rue Yaffo. Le ministère de la santé occupe aujourd’hui les locaux. Les Turcs l’occupèrent en tant qu’hôpital et l’appelèrent Amoustapha, mais son histoire remonte à plus de 120 ans lorsque cette maison était habitée par une famille arabe. Le jour de son mariage le fils de la famille meurt, les parents n’ont trouvé rien de mieux que de l’habiller, de le préparer tout de même pour les noces et de le transporter dans la salle de réception. Là, ils l’installent sur une chaise jusqu’à ce que les invités s’aperçoivent de l’horreur du drame !
L’HOTEL KAMENITZ.
Il se trouve face à l’hôpital anglais. Aujourd’hui très négligé, c’était à la fin du 19ème siècle un magnifique hôtel moderne entouré d’un grand parc.
Il était à l’angle de la rue Yaffo et, à cette époque, c’était l’un des plus importants et l’un des plus somptueux hôtels de la ville Sainte. L’hôtel porte le nom de son fondateur et propriétaire, Menahen Mendel Kamenitz, qui, lui-même, porte le nom de sa ville natale en Russie (Kamenitz). Ce dernier est aussi l’auteur du livre : Korot Ha’étim léysourin bé Eretz-Israël qui est sorti en 1840. «Les événements dans ce temps là, à Yéshouron (surnom d’Israël), en Eretz-Israël »
Cet hôtel faisait parti des dix plus belles maisons de la nouvelle ville de Jérusalem. Le poète Naftaly Herzl Imbert écrit un poème sur cet hôtel luxueux dont la première partie rappelle l’hymne nationale. Plusieurs personnalités comme Théodore Herzl et l’empereur Guillaume II ont logé dans cet hôtel.
EVEN-ISRAEL.
C’est un des premiers quartiers de la ville moderne, entre la rue Yaffo et la rue Agrippas. Il a été fondé en 1875 par une société qui comprenait 53 Juifs, d’où son nom car selon la gématrya le mot even représente le chiffre 53. Le verset a été tiré de
la Thora :
Genèse Chapitre 49-Verset 24 :
Mais son arc est resté plein de vigueur, Et les muscles de ses bras sont demeurés fermes, Grâce au protecteur de Jacob, Qui par-là préparait la vie au rocher d’Israël. (Even Israël)
Pendant de nombreuses années ce quartier a été le plus religieux extrémiste à l’Ouest de Jérusalem où Ashkénazes et Sépharades étaient mélangés. Abraham Moshé Lonetz, qui faisait des recherches sur le pays et sur Jérusalem en particulier, habitait au deuxième étage de l’aile qui donne au coin de la rue Agrippas. Yéhièl Mikaèl Pinas habita aussi ici pour les besoins de son travail, il s’occupait des implantations au 19ème siècle. Il raconte :
J’ai loué une maison dans le quartier d’Even Israël où il n’y a pas de lieu de prières et j’ai transformé cette maison en salle de Thora et de prières.
La maison de Pinas se trouve derrière le cinéma Eden. Ce lieu n’était pas seulement une maison mais aussi un centre d’études où les Sages ont écrit : « et jusqu’à la langue» œuvre sur le développement de la langue hébraïque et son enrichissement.
Ce quartier était le plus recherché à l’époque, les maisons étaient construites autour d’une grande cour où trônait un puits. Les toilettes et les cuisines étaient à l’extérieur des maisons. Les fenêtres sont très caractéristiques, on retrouvera dans tous les quartiers de la même époque, les fenêtres entouraient de pierres lisses et coiffées en haut d’une arcade. Les murs étaient très épais, ils atteignaient un mètre d’épaisseur ce qui isolait complètement la maison. Ben Tsion aussi a été un bienfaiteur du quartier, il était aussi pauvre que son cœur était grand, il aidait toujours son prochain et la légende raconte qu’il était si généreux qu’il avait acheté une machine à coudre à sa femme. Un coup de folie, un rêve pour cette femme qui se retrouvait avec une machine à coudre Singer ! Il dut la payer à tempérament mais au bout de six ans n’ayant pas de quoi finir de la payer, il dut la rendre……
SOUCCAT-SHALOM.
Près de Mahané-Yéhouda, sur le côté de la rue Agrippas, près du pivot de la circulation de la nouvelle ville se trouve le quartier de Souccat-Shalom. A la hauteur du numéro 21 de la rue Yaffo, on rentre dans le quartier de Souccat-Shalom, peuplé par des sépharades, la majorité venant du Yémen. Leurs parents travaillaient dans le bâtiment, ils ont été les premiers Juifs de la nouvelle ville. Ils construisirent leurs propres maisons en 1888. Shalom Konsatroum, immigrant de Russie, habitant Jérusalem travaillait dans une banque et s’occupait d’achats de terres. Il acheta du terrain dans ce quartier et vendit quelques parcelles à ces propriétaires peu nombreux et de faibles ressources. Le quartier prendra son prénom selon le psaume 76- paragraphe 3. Son tabernacle n’est-il pas dans Salem, et sa demeure dans Sion ?
Les anciens racontent que les habitants de ce quartier étaient différents des autres ; leurs cours et leurs maisons étaient propres et bien rangées, quelques familles habitaient dans des chambres aménagées dans des sous-sols. Dans la journée le quartier était calme et paisible et ce n’est que le soir qu’il renaissait. Les femmes allumaient les fourneaux en argile. Elles chauffaient ces fours avec des fétus de paille, des morceaux de bois et des morceaux de charbons. Sur ce feu, elles préparaient le dîner du soir pour leurs maris qui étaient en majorité des ouvriers en bâtiment. Les hommes s’allongeaient sur les rares matelas qui étaient posés à même le sol, dégustaient de l’arak, mangeaient des petits pois grillés ou cuits et chantaient à haute voix toutes sortes de chansons.
Toujours entre la rue Yaffo et la rue Agrippas, nous rentrons dans la boutique de Samy-Atikot. C’est la caverne d’Ali-Baba avec son propriétaire qui, né à Jérusalem, a vécu toute l’histoire de cette ville. Sa boutique est une ancienne maison de style arabe et son plafond est formé de deux grandes arches ; un slik, (cachette d'armes) datant de l’organisation Etsel se trouve toujours dans les sous-sols de la maison. On rentre dans la boutique par un petit passage et on en ressort de l’autre côté sur un deuxième passage qui donne sur l’établissement Beit Hinour Yétoumim, dont l’inscription reste encore à ce jour (école éducative des orphelins). Ce grand bâtiment face à la maison de Samy-Atikot, est un très beau modèle d’architecture du 19ème siècle. On retrouve ici encore, comme on l’a déjà vue, l’encadrement des fenêtres faites de pierres lisses avec une arche en haut de cette dernière ; le grillage spécial des fenêtres porte le nom de samsam ou soumsoum, il ressemble en effet aux grains de soumsoum. On se trouve dans la rue Bila.
La rue Bila ou plutôt le passage Bila n’a pas été construit pas les Tucs mais tout simplement par les Juifs du quartier. Il n’y avait pas d’issue pour se rendre des maisons à la rue Yaffo et les habitants du quartier une nuit se décidèrent à ouvrir ce tronçon de rue. Ils le firent en un rien de temps d’où les initiales de B.I.L.A. ( Bin laïla Ayta)
Toujours dans ce même quartier on se promène dans l’impasse Aboulafiya et en regardant une maison détruite on peut alors se rendre compte de l’épaisseur des murs qui atteignaient un mètre de largeur.
Au numéro 25 de cette même rue, le balcon de la maison fermait par un encadrement en bois et peint en vert rappelle comment les habitants du quartier agrandissaient la surface habitable de leur appartement.
Un peu plus loin, au coin de la rue qui sinue, en haut du mur nous voyons un grand 8 allongé, en ferraille. Il provient du matériel des voies ferrées et sert de soutien aux murs des maisons insalubres. En mettant deux 8 face à face et en y fixant une barre de fer sur les murs intérieurs de la maison, on arrivait à soutenir les fondations de celle-ci pour qu’elle ne s’écroule pas.
MAHANE ISRAEL.
Le quartier Mahané-Israël, attenant à la mamilla, a été crée par les ressortissants marocains et c’est le deuxième quartier juif en dehors des remparts. Ils venaient de l’ouest d’où le surnom du quartier « quartier de l’Ouest ».
MASKERET MOSHE et OHEL MOSHE.
Rue Rabbi Arié Lévine.
Maskéret Moshé et son quartier jumeau Ohel Moshé furent élevés dans les années 1883-1885 grâce à des fonds réunis par Sir Montéfiore, le premier quartier pour les Juifs ashkénazes, le deuxième pour les sépharades. Pourquoi deux quartiers différents pour ces Juifs ? Tour simplement parce que leur culture, leur rythme de prières et leurs langues étaient différentes. Chaque quartier s’élève autour d’une grande cour centrale comportant des puits.
Les premiers habitants provenaient de la vieille ville. Les portes du quartier sont surmontées d’une inscription mentionnant le nom de Moses Montéfiore.
Une tout petite synagogue, au milieu d’un petit passage a été construite grâce aux dons d’un Juif, Efraïm Tarento, célibataire, sans enfants et sans famille. En 1890, Tarento voit son rêve se réaliser car il a fait promettre à la communauté juive du quartier de lui lire le Kaddish (prière des morts) chaque année, pour l’anniversaire de sa mort jusqu’à la venue du Messie. Jusqu’à ce jour la promesse de cet homme est respectée.
La synagogue est si petite que quelques chaises ont été installées dans le passage pour que les femmes puissent se joindrent aux prières.
Le quartier de Ohel Moshé est caractéristique d’un quartier juif sépharade avec son adorable jardin public entouré de quelques bancs sous d’énormes mûriers.
Tout près de ce jardin un petit appartement abritait la famille de Yossi Bannaï et c’est dans ce jardin que le compositeur écrivit le chant : Et Moïse Akatan…
Montéfiore créa un fonds d’aide à la construction de Jérusalem, qui permit de bâtir cinq quartiers qui portent son nom : Outre Yémin Moshé on trouve les quartiers de Bné Moshé, Maskéret Moshé, Ohel Moshé, Zihon Moshé et Quiriat Moshé. 15 autres quartiers dans la ville de Jérusalem seront construits grâce aux fonds du philanthrope Sir Moses Montéfiore.
Le scénario de la pièce de théâtre Boustan Sépharadi écrit par Navon lui a été inspiré dans le quartier de Ohel Moshé car il a habité au 11 de la rue Gilboa pendant quelques années.
Face à la maison de Navon, celle de Shimone Parnass qui a eu la vie sauve grâce à Victoria Cohen, une voisine du quartier. Un nuit, en plein hiver, avec le froid et la neige qui tombait dans la ville, Victoria eut le courage de prendre le bébé des mains de sa mère complètement perdue et de l’emmener à l’hôpital le plus proche où il fut sauvé.
MISKENOT-ISRAEL.
Il se situe entre la rue Bezalel et Mahané-Yéhouda. Il a été fondé en 1875 et porte le nom du verset de
la Thora :
Chapitre 24 – Paragraphe 5
Qu’elles sont belles tes tentes, ô Jacob ! Tes demeures, ô Israël !
Jérémie -Chapitre 30 – Paragraphe 18
Ainsi parle l’Eternel : Voici, je vais restaurer les ruines des tentes de Jacob, prendre en pitié ses demeures……
En se promenant dans la quartier de Miskénot-Israël construit par Rivline en 1875 on peut remarquer, en bas des escaliers d’une maison, une entrée en pierres, surmontée d’une arche, avec sa porte en fer, qui servait alors de four public. Les femmes venaient ici faire cuire leur pain et leur repas. Le long de notre promenade, on a eu la possibilité d’en voir plusieurs, celui-ci se trouve à la hauteur du numéro 11 de la rue Birev.
Les habitants trouvèrent dans le sigle de leur quartier le nombre de 832 qui, en gématrya correspond à Eretz-Israël.
Les pionniers du quartier racontaient que la caractéristique de Miskénot-Israël venait de leur idéal qui était de vivre sur le mont Sion et sur les monts de la ville sainte.
BEIT GORAL.
C’est un groupe de petites maisons misérables dans le quartier de Miskenot, sur le côté de la rue Bézalel où logent des Yéménites. Le rav Nathan Adler, rav principal de la communauté britannique a contribué à la construction de cet ensemble. Il construisit 12 maisons plus la synagogue. Les Templiers de la moshava Agermanit ont aussi aidé matériellement les membres de cette communauté yéménite qui était vraiment dans le besoin ; en plus leur communauté n’étaient reconnue ni pas les ashkénazes ni par les sépharades.
De temps en temps il y avait un tirage au sort pour les plus nécessiteux et d’après ce dernier ils distribuaient les appartements. De là vient de nom de Beit-Goral (tirage au sort).
Sur le pas de sa porte, Bila, une vieille femme de 90 ans nous raconte qu’elle habite ce quartier depuis 80 ans, qu’à l’intérieur de sa minuscule maison se trouve encore le puits qui lui servait à tirer l’eau.
ZIHON-TOUVIA.
De la rue Agrippas, on rentre dans ce quartier par une impasse.
Il comporte une seule longue ruelle où deux rangées de maisons se font face à face. Il a été construit par l’architecte Konrad Shik et par le rav Yosseph Lévin.
Il se trouve à la limite de Mahané-Yéhouda dans la ville nouvelle. La population est essentiellement constituée de communautés sépharades. Le quartier est fondé en 1931, pendant la période du mandat britannique grâce à Joseph Rivlin qui a eu la chance d’obtenir des permis de construire dans d’autres quartiers de la ville Sainte. Il a été le onzième quartier et là son nom ט"ב = 11 selon le psaume numéro 145 paragraphe 7 :
Ils ne tarissent pas sur la gloire de ta grande bonté, et ils chantent ta justice.
NAHLAOT TSION.
Tous les noms de rues de ce quartier commencent par Nahalat (propriété ou domaine). Au temps du mandat britannique, les Anglais ont décidé de détruire tous ces quartiers qui étaient insalubres mais le projet fut abandonné. Les Israéliens, en 1960, eurent la même idée, rasé tous ces quartiers et construire des immeubles. Heureusement ces travaux tombèrent à l’eau à cause du budget trop important qui leur a été refusé. Aujourd’hui ces quartiers sont préservés grâce à la société de protection des bâtiments et le quartier est en cours de rénovation.
C’est dans ce quartier que nous pouvons voir une feuille de tôle recouvrir toute la hauteur de l’immeuble, un des derniers souvenirs de cette époque. Sur un petit morceau de tôle récupérée, on peut même apercevoir le nom la société Shell.
Dans ce quartier se trouve la synagogue ADASS. Elle a été fondée en 1871 par la communauté Halavit Souri (syrienne) Elle est considérée aujourd’hui comme l’une des plus belles et des plus somptueuses du pays.
La famille Adass de la ville de Haleb en Syrie construit la synagogue en 1901. La communauté syrienne porte le nom de Aram Tsova pour la différencier de celle d’Aram Damesek ; ces deux noms sont tirés de la bible.
Le mur intérieur de la synagogue face à l’entrée est recouvert d’un panneau de bois incrusté de nacre. Le mur du Nord porte l’inscription suivante : « Beit knesset Agadol de la communauté de Haleb de la ville de Téhila » Les murs ont été peint par Yaacov Shtark.
RUE GEVA : רחוב גבע
Ce quartier a été fondé en 1891 et David Sitton a écrit beaucoup d’histoires sur lui. Il prendra le nom de Ourfa du nom de la ville d’Ur, ancienne ville de Chaldée, sur la rive droite de l’Euphrate ; c’est de là qu’arriva Abraham avec les Bné-Israël.
ZIHON YAACOV et ZIHON YOSSEPH.
Ces deux quartiers se trouvent près de Mahané-Yédouda, dans la nouvelle ville et les occupants sont en majorité des Kurdes. A Zihon Yosseph, les habitants logeaient entassés dans des maisons modestes qui se trouvaient dans des impasses sinueuses. Le quartier porte le nom de Joseph Lévi, Juif ashkénaze, qui a vendu les terres aux premiers habitants à condition que leur quartier porte le nom de son père Joseph.
Au numéro 25 de la rue Ayarquon nous visitons la synagogue des Kurdes. Elle a une estrade au milieu de la pièce pour la montée à
la Thora, face à celle-ci le tabernacle et les sièges entourent la pièce. Ils ont du mal à regrouper les dix hommes pour la prière car guide nous apprend qu’il y a 25 synagogues dans un périmètre de 25 mètres et 1.100 synagogues dans la seule ville de Jérusalem. C’est énorme si on sait qu’il y a 40 minarets et 880 églises. Jérusalem a une population de 700.000 habitants.
SHEVET TSEDEK.
On y rentre à la hauteur du n° 23 de la rue Shmouël Barouh et de la rue Bibas.
Il se trouve lui aussi près de Mahané Yéhouda et il a été fondé en 1890. Il a été le premier quartier très pauvre d’une communauté orientale. Ils ont construit leurs maisons avec des vieilles tôles qu’ils récupéraient des bidons de pétrole qui arrivaient au pays. Au début, ils ont appelé leur quartier Beit Apahim ou le quartier des tôles.
BATEÏ BROÏDE.
Ce quartier commence dans la rue Maskeret Moshé au coin de la rue Thabor. Ce quartier a été construit en 1903 par Moshé Broïdé et il est appelé également Beit Yaacovson ou Ohel Yaacov. Des dons ont été faits par des hommes puissants et riches pour la construction de ce quartier et les travaux ont été dirigés par Apotrophsim
BATEÏ WARCHA fondé en 1894 pour les familles de la yéshiva Warcha de Varsovie.
NAHALAT SHIVA.
Nahalat Chiva a été le troisième quartier construit hors des murailles de la vieille ville. Le terrain fut acheté en 1869 par sept juifs qui habitaient la vieille ville, de là le nom du quartier qui signifie «propriété des sept » L’habitant de la première maison construite fut désigné par un tirage au sort, ce fut Yoseph Riveline, qui fut aussi le seul habitant du quartier en construction entre 1869 et 1872. Chaque matin, inquiets, ses parents sortaient de la vieille ville pour s’assurer que ni les brigands ni les bêtes sauvages ne l’avaient tué.
Le quartier était deux fois plus long que large c’est pour cette raison que les propriétaires le départagèrent en 7 allées ce qui leur permettait à tous d’avoir la même superficie de façade qui donnait sur leur allée. La propriété s’étendait de la rue Yaffo jusqu’au cimetière de
la Mamilla. Ils y construisent 160 appartements mais le quartier se dégrada très vite et dans les années 60, le quartier sera en partie démoli sans autorisation gouvernementale et en 1980 des habitations voient le jour.
BATEÏ HONGARIM.
Les juifs de Hongrie habitent dans ce quartier de génération en génération ; aujourd’hui encore celui qui achète un appartement dans ce quartier est d’origine hongroise. Si une fille se marie et que son époux n’est pas Hongrois, elle va habiter dans le quartier de ce dernier. Pourtant les maisons restent à des prix très élevés. C’est un des premiers quartiers construits en dehors de la vieille ville vers 1890. Les appartements sont construits en alignement, avec un étage et une cour intérieure. Une autre rangée de maisons leur fait face. Ainsi la face externe des constructions servait de protection, pareille à un rempart, contre les Arabes, l’isolement, les animaux nocturnes, tous ces dangers extérieurs qui existaient à cette époque. Les gens du quartier ont beaucoup souffert du rationnement alimentaire ; ils ont subi et participé à la guerre d’indépendance.
Nous voyons aussi des petits religieux avec des kipots blanches tricotées au crochet et nous apprenons qu’ils font partis des Shalita. Beaucoup d’entre eux ne parlent pas l’hébreu mais le Yiddish.
Les quartiers de Nahalot comprennent aussi les quartiers de Knesset Israël, Chevet Ahim,, Zihon Ahim, Nahalat Yaacov, Nahalat Ahim, Névé Betsalel, Nahalat Tsadok et Shaaré Hessed.
Les noms des rues sont liés au culte et à la vie religieuse.
De très nombreux panneaux accrochés aux murs appelant à s’habiller décemment ou annonçant un événement comme le cours d’un rabbin, une vente, un décès ou une naissance s’éparpillent au coin de toutes les rues. Ces annonces sont les seuls moyens de communications des habitants du quartier, la télévision et les postes de radio leur étant interdits.
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