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Il y a plusieurs manières de découvrir Israël selon les goûts de chacun. Il est possible de faire des randonnées dans la nature, de visiter des musées ou des "Beit Arishonim" (La maison des Anciens) ou encore se recueillir devant des mémoriaux pour se rappeler continuellement que grâce aux soldats nous vivons en paix à l'intérieur du pays. Nous pouvons aussi visiter les sites archéologiques qui nous retracent l'histoire depuis les temps les plus reculés et les villes sans oublier Jérusalem qui, a elle, seule nous comble de bonheur
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27/05/2010
SUR LES PAS D’HERZL EN ISRAEL
Herzl à fait parler de lui dans de nombreux livres, de nombreux sites internet ou encore dans des quantités de journeaux mais sa visite en Eretz Israël il est impossible de l'ignorer !
Nous suivrons le chemin qu’a parcouru le visionnaire lors de son unique voyage au pays.
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Theodor Herzl, de son nom hébreu Benjamin Ze'ev (2 mai 1860 à Budapest - 3 juillet 1904 à Edlach), est un journaliste et écrivain juif hongrois d'expression allemande. Fondateur du mouvement sioniste au Congrès de Bâle en 1897, il est l'auteur de Der Judenstaat (L'État des juifs) en 1896 et fondateur du Fonds national juif pour l'achat de terres en Palestine. En 1897 le mouvement sioniste international est crée à Bâle sous l’impulsion de Théodore Herzl.
Herzl ne viendra que deux fois en Israël. La deuxième fois le jour de son enterrement lorsque son cercueil sera ramené de Vienne pour être mis en terre au mont qui portera son nom « Herzl » lors d’une cérémonie nationale. Il recevra les honneurs de l’armée et des dizaines de milliers de Juifs dont beaucoup de rescapés des camps de la mort seront présents pour lui rendre hommage. On est en août 1949, quarante cinq ans après la mort du visionnaire prophétique. Avec l’enterrement d’Herzl et la création du nouvel Etat, le gouvernement décida de ramener au cimetière du mont Herzl tous les Juifs morts pour défendre le nouvel Etat. Des convois funéraires se succedérent le long du boulevard, des centaines de personnes étaient présentes, pour accompagner ces héros dans leur dernière demeure.
Né à Budapest, Herzl y fait ses premières études. Quand il eut 18 ans la famille s’installa à Vienne et il y restera sa vie durant. La littérature le passionna, il écrivit des romans, des pièces de théâtre, des feuilletons pour les journaux. Sous le choc de « l’affaire Dreyfus » il rédigea en 1896 un mince livre-programme qu’il intitule « l’Etat Juif » dans le but d’inciter les Juifs à fonder un pays, ce sera le seul livre qu’il signera du nom : Docteur Herzl.
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Herzl a été marié et il a eut trois enfants, deux garçons et une fille. Sa femme malade mentale (mais non folle) a été hospitalisée plusieurs fois. Sa fortune a aidé Herzl à mettre son projet à exécution. Deux de ses enfants se suicidèrent et le troisième se convertit. Herzl disparut à l’âge de 44 ans et la cause de sa mort n’est pas très bien connue. Certains pensent qu’il était malade du cœur, d’autres prétendent qu’il fréquentait des prostituées et qu’il aurait attrapé des maladies infectieuses Il a pu aussi mourir d’une super-activité.
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Herzl ne put demander de l’aide à François-Joseph, empereur d’Autriche, car il protégeait les Juifs de son pays qui vivaient en sécurité. Il en est de même pour les Juifs d’Angleterre qui vivaient sous le règne de la reine Victoria. Il se tourna donc vers Guillaume II, qui, après la mort prématuré de son père, se retrouva empereur très jeune et s’allia à
la Turquie pour des raisons commerciales. L’empereur, anti sioniste par excellence, n'a été pourtant pour Herzl que le seul biais à prendre pour obtenir l’accord du Sultan ottoman Abdoul Hamid II, gouverneur de
la Palestine à un accord sioniste avec lui contre une grosse somme d’argent.
La vie de Jaffa à cette époque.
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(Rue Agymnasya Ayvrit, Yéhouda Lïeb Matmon Cohen et sa femme Fanny ont construit le Gymnase Hertzliya en novembre 1905 qui a disparu aujourd’hui. Il a été le premier lycée hébraïque du pays. Les locaux seront occupés par les élèves qu’une seule année. Il prendra le nom de gymnase d’Herzliya en novembre 1915. Sur le mur d’un immeuble qui appartient à l’église maronite construite en 1905 une plaque commémorative a été placée pour les cinquante ans de ce lycée malgré qu’il fut détruit bien longtemps auparavant. En 1918 le bureau juif occupa les locaux du deuxième étage de cet immeuble. Là furent prises toutes les décisions importantes du pays comme la création des moshavot de Kinneret et de Déguennia.)
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Au numéro15 de la rue Raziel on peut voir sur la façade de l’immeuble une inscription en hébreu et en français « Shalom al Israël » et la date de la construction :
1892. A l’intérieur de la plaque une étoile et un chevalier. C’est la maison d’Alexandre Hourad, un riche maronite qui était le dirigeant de la société maritime et celle des voyages Kook. Après sa mort l’immeuble deviendra la propriété de l’église maronite catholique.
Arrivée à Jaffa
Son premier et seul voyage en Israël se fera en octobre 1898, il durera une semaine. Il prendra l’orient Express qui le conduira à Constantinople puis le bateau jusqu’à Yaffo. Il est entouré de quatre personnages très importants dont un banquier, un architecte, un ingénieur et David Wolfshon un grand financier. Il vient à la rencontre de Guillaume II. Lorsqu’il met le pied à terre, Herzl se blessera et tout le long de son séjour il boitera.
Sa première vision du pays est catastrophique car il ne connaît rien de l’Orient et il pensait y trouver quelque ressemblance avec l’Europe. L’automne très pénible puisque la température atteint 31°, sa jambe qui le fait énormément souffrir, la vue de la mosquée isolée au milieu des dunes de sable, la misère qui semble régnait tout autour de lui l’accable et le déçoit, est-ce bien là qu’il souhaite que les Juifs fondent un pays ? Il pensait que le développement que pourrait apporter son projet aiderait aussi les Arabes à travailler et qu’ils pourraient ainsi vivre en bonne entente avec les Juifs.
Le docteur Hillel Yafé accueille Herzl au port et le conduit à la porte de la ville pour y prendre une charrette qui le conduira à son rendez-vous avec Guillaume II. Mais là une désagréable surprise les attend car il n’y a aucune charrette de disponible, elles ont toutes étaient réquisitionnées pour l’empereur et ses hommes.
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Herzl, Hillel Yafé et ses compagnons se rendent à pieds un peu plus loin où un transporteur de l’agence Kook louait des voitures. Le long de ce trajet Herzl de plus en plus déçu, ne voit que du sable hormis les deux quartiers isolés Néwé-Tsédek (juif) et Anémya (arabe). Ici l’attend une autre déception ; aucune voiture ne se trouve à sa disposition, sauf une diligence où doit voyager Léa Mikrani Niégo avec son chauffeur Daabani.
Hillel Yaffé obtint de cette dame la permission de pouvoir voyager avec elle jusqu’à Mikvé-Israël qui est à une demi-heure de route de Yaffo. Tout au long du parcours Herzl ne voit qu’un cimetière, une église et le village d'Aboukabir. Arrivé à Mikvé Israël une grande surprise l’attend. Il est accueilli avec grand branle-bas de combat, orchestre et ovation et il se vit dans l’obligation de visiter l'école agricole comme bien d'autres implantations : Rishon Le Tsion, Zihon-Yaacov ou Réhovot ce qui n’était pas du tout dans ses projets. De mercredi à jeudi Herzl visita les implantations et manqua son rendez-vous avec Guillaume II à Jérusalem!
Milkvé Israël
L’école agricole de Mikvé-Israël était complètement isolée à cette époque.
L’idée vient alors à Herzl d’attendre l’empereur près de cette école car Guillaume II était obligé de repasser par Mikvé-Israël, car c’était la seule route menant de Yaffo à Jérusalem.
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Guillaume II arriva effectivement à 16 heures, sur son cheval blanc, suivie de sa suite. Guillaume II est né handicapé. Au moment de sa naissance, son épaule est restée coincée et elle ne sait jamais développée, elle est restée attenante au coté droit de son corps toute sa vie.
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Herzl se précipita vers lui et lui tendit la main, mais, l’empereur qui était handicapé de la main droite doit se pencher énormément vers le roi des Juifs pour lui serrer la main. De là vient le mémorable souvenir du grand empereur d’Allemagne Guillaume II qui s’est incliné devant le roi des Juifs, surnom d’Herzl ! Il est vrai qu’à cette époque Herzl était un héros, un symbole et si son histoire n’a duré que six ans on l’a toujours considéré comme le messie bien qu’il fut complètement athée.
Il n’a jamais été dans les projets d’Herzl de créer des implantations, d’assainir les marais ou de s’occuper d’immigration. Il ne voulait pas d’un pays religieux pas plus d’un pays avec une armée. Il ne voulait même pas une langue nationale, pensant tout simplement apporter celle de l’Europe. Seulement Herzl voulait la reconnaissance politique d’un Etat pour les Juifs, pour cela il déborda d’activités dans trois directions : I) Trouver des assises financières - 2) intensifier les démarches auprès des grandes puissances pour obtenir une « chartre » une reconnaissance internationale pour
la Palestine - 3) développer l’Organisation Sioniste, née du congrès de Bâle.
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Pour commémorer un événement il y a toujours des photographes. Deux photos ont été prises lors de la rencontre officielle entre ces grands personnages à Mikvé Israël. Seulement la coïncidence a voulu que la première a été complètement noire et sur la deuxième on ne voyait pas Herzl parce-que l’empereur était trop incliné. L’importance de l’événement étant de taille les photographes ont été forcés de faire un montage ce qui fait que le cheval blanc de l’empereur se retrouve noire, que la porte de Mikvé Israël se trouve à la droite de la photo au lieu de se trouver sur la gauche, le pont qui se trouvait derrière change aussi de place, mais l’important est qu’aujourd’hui, dans nos archives, nous ayons une photo historique !
Jérusalem
Herzl prit le train pour se rendre à Jérusalem tandis que Guillaume II s’y rendit à cheval. Ils devaient s’y retrouver pour une conférence officielle.
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Le train emmenant Herzl à Jérusalem devait arriver à 16 heures mais il partit de Yaffo avec une heure de retard et par conséquent il arriva à Jérusalem à 17 heures. Seulement voilà, on était vendredi et en novembre, si bien que le Shabbat était rentré. Herzl bien que non religieux et assimilé avait une fonction gouvernementale à accomplir et il ne pouvait se permettre d’enfreindre les lois religieuses. Pourtant contrairement à son arrivée à Yaffo, une quantité de charrettes l'attendaient à la gare pour son service. Il les refusera et se rendit à pieds, toujours en boitant jusqu’à l’hôtel malgré sa fatigue, la chaleur étouffante et le chemin plein d'embûches. A l’époque il ne vit que l’église écossaise et le caravansérail. Il arriva enfin à l’hôtel Kamenitz !
En 1898 la ligne de chemin de fer Jérusalem-Yaffo étaitt l’unique voie de chemin de fer. Elle a été construite pour permettre aux pèlerins chrétiens arrivant à Yaffo de se rendre dans la ville Sainte. Plus tard Moshé Montéfiore et Yossef Navon agrandirent la ligne de chemin de fer mais les fonds manqueront et Navon fit appel au Français qui finirent de la construire.
(A l’entrée de Jérusalem se trouve la vallée aarazim, nom qui viendrait d’un village arabe nommé Arza, il y avait là une usine de savon. A côté de ce village deux autres villages arabes dont Lifta, pas très loin d’eux le seul quartier juif de l’époque Etz Haïm.)
De la rue Emile Botta vers le quartier de la mamilla fut la direction qu’Herzl emprunta pour aller à la maison où il passa trois nuits.
Là une autre surprise l’attendait, ayant eu une heure de retard l’hôtelier donna les chambres à la suite de l’empereur. Lorsque l’hôtelier vit Herzl et ses compagnons il chercha une solution et libèra la salle de billard pour pouvoir les loger. C’est dans cette pièce que dormira celui qui veut créer un Etat Juif. Cette salle sans aucun confort où la chaleur est intenable et avec une quantité de moustiques incroyable qui l’attaquèrent toute la nuit. Le samedi, Herzl se promena autour de l’hôtel puis il ira au Cotel et comme depuis le début de son séjour il n’arrêta pas de se désoler.
De Jérusalem, il aurait voulu tout démolir, tout brûler (sauf les institutions religieuses) et tout reconstruire, en faire une ville neuve, moderne et occidentale, la ville lui parut trop pauvre, trop sale, trop orientale, pourtant il fut convaincu que Jérusalem doit appartenir aux Juifs. En tant qu’idéaliste il fut déçu de l’aspect que lui offrit la ville Sainte.
Au numéro 18 de la rue Mamilla.
De retour à l’hôtel le samedi soir, les hommes de l’empereur réclamèrent la salle de billard. Un sioniste, nommé Steren, proposa alors à Herzl de le loger chez lui dans le quartier de la mamilla. Ce quartier était alors le premier quartier actif de la ville, on y trouvait des marchés et du travail. Herzl dormira trois jours chez Steren.
Malheureusement la maison a été démolie et un projet de constructions de magasins était en cours mais il a été arrêté pour manque de fonds. Il est toujours question que la maison ou a dormi Herzl soit reconstitué avec à l’intérieur les objets et photos souvenirs de ce dernier. Elle se trouvait près de l’église Sainte Vincent de Paul d’aujourd’hui.
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A l’époque la tenue vestimentaire était très importante et malgré la chaleur suffocante et les conditions de vie pénible, en tant que dirigeant Herzl portait chapeau, gants, costume et cravate. Les détails vestimentaires avaient une si grande importance pour lui qu’il se vit acheter des gants blancs qui lui faisaient défaut. Ils les froissat de manière à ce qu’ils ne paraissent moins neufs et les enfila.
A l'angle de la rue Shaoul Adler et de la rue des prophètes, dans l’école actuelle O.R.T.
Le 2 novembre 1898 à 14 heures Herzl rencontra enfin Guillaume II pour discuter de la création de l’Etat Juif. Théodore Hertz arriva au pays lors de la visite du Kaiser dans le but de le rencontrer et de lui présenter un programme pour la création d’un Etat juif dans le pays de nos ancêtres. Herzl et son accompagnateur vinrent au rendez-vous de Guillaume II dans son camp, (rue des prophètes). L’activité politique d’Herzl était consacrée à l’obtention d’une chartre pour l’immigration massive des juifs en Palestine. Son offre d’aide économique au sultan turc n’aboutit pas plus que la pression exercée en son nom par le Kaiser Guillaume II.
A l’emplacement de cette école O.R.T. d’aujourd’hui se trouvait donc le camp du Kaiser Guillaume II et de toute son escorte lors de sa visite en Terre Sainte ; Là a eu lieu la rencontre historique entre Guillaume II et son ministre d’une part et, d’autre part, entre Herzl et son accompagnateur. Ces derniers sortirent très déçus de leur entretien dans lequel ils avaient mis toutes leurs espérances. L’empereur se déroba aux propositions des Juifs sur l’accord du programme sioniste qu’Herzl présentait aux Turcs soit : L’encouragement d’une Aliya renforcée des Juifs en Israël et un établissement agricole sur ses terres.
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Guillaume II ne répondit ni oui, ni non. Ainsi se termina l’entretien entre les deux hommes. Le rêve du Kaiser était d’avoir un empire allemand en orient et Herzl rêvait d’un état pour les Juifs.
Malgré toutes ces difficultés Herzl ne céda pas. Sur la route du retour, il s’arrêta à Motza et planta un arbre (un sapin) avant de retourner en France.
Herzl est né le jour où il est mort, il est né comme symbole juif, roi des Juifs et messie.
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Le deux novembre 1917, 18 ans exactement après le rendez-vous d’Herzl et de Guillaume II a lieu la déclaration Balfour. Malgré sa défaite Herzl nous a donné la plus belle chose : SON COEUR. Des descendants d’Herzl vivent aujourd’hui au pays. C’est un neveu de ce grand homme qui trouve son nom dans le guide des records. Il arrive à lire une phrase à l’envers, c’est à dire en partant du dernier mot de la phrase pour arriver au premier
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13/05/2010
LA FORET DE BEIT KESHET
Le K.K.L. a crée 100 bassins collecteurs d’eau, conservés grâce à eux quelques 100 millions de mètres cubes d’eau et crée des quantités d’ychouvim.
La forêt de Beit Keshet existait déjà lors de la guerre de 14-18, puis elle fut entretenu pendant l’occupation turque et sous le protectorat anglais. Aujourd’hui elle contient 25.000 arbres. En 2001 un projet de K.K.L. a été d’essayer de sauver 25.0000 dounam de la forêt de Beit Keshet que les promoteurs de Nazareth essayaient d’obtenir pour construire plusieurs ensembles de villas. D’après les programmes des villages formeraient une ceinture tout autour de la forêt et plus de la moitié de la forêt disparaîtrait. Le K.K.L. a proposé à la mairie de Nazareth quelques solutions, comme, par exemple, celle de construire un tunnel pour éviter un tel désastre, mais elles ont été refusées.
Notre guide de la journée nous explique que les premiers arbres plantés en Israël ont été les eucalyptus, puis le K.K.L. n’a planté que des pins ; il leur a fallu plusieurs années pour comprendre leur erreur. En effet le pin a des racines qui s’étalent dans la terre sans y pénétrer, par conséquent il prend feu trop facilement. D’autres parts, cet arbre est mal adapté au pays et ne vit que 40 ou 50 ans au maximum. Leur nouvelle méthode est de planter plusieurs variétés d’arbres dans une même forêt.
SCHVIL ATRASHIM.
Nous faisons un tioul circulaire sur le Schvil Atrashim qui commence au début du « parking du vieux chêne vert » arbres que l’on trouve au cours de la randonnée après le point d’observation des chênes de galle et le nahal Abasha. Ce fleuve a une longueur de 700 mètres et il sinue entre les rochers de Dolomites, (roche calcaire dure) et grâce à l’érosion le relief donne des formes spéciales aux rochers. On peut imaginer y voir des formes humaines ou animales.
Le chemin de randonnée sinue entre des rochers de Quartz et de Dolomites. La Dolomite contient du manganèse qui lui donne un aspect de dureté et une couleur grisâtre. Le composant chimique de la Dolomite la transforme sensiblement en liquide (quartz) et la dissout ; avec le vent la Dolomite prend la forme de roche rocailleuse et pierreuse d’où le nom de Trashim. (Ebauche, esquisse) Ce travail naturel a été fait grâce à la mer qui, à l’époque, recouvrait cette région.
Les pins ont du mal à se développer car le K.K.L. les a plantés trop près les uns des autres, leur proximité les étouffent, ils ont attrapé des maladies et sont entrain de mourir.
Bien qu’il n’y ait pas d’oliviers dans cette forêt il faut savoir que cet arbre a toujours été protégé, aussi bien du temps des Turcs, des Anglais que de nos jours. L’olivier est un arbre symbolique puisque le pigeon de l’Arche de Noé nous en rapporte une branche et il devient ainsi, symbole de paix. On n’oubliera pas que grâce aux fruits de l’olivier on fabriquait de l’huile pour s’éclairer et pour se nourrir et surtout la plus pur était réservée au Temple. Cet arbre s’est très bien adapté au pays grâce à ses conditions climatiques ce qui n’est pas le cas en Egypte.
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TEL GOUVEL.
Le Tell Gouvel porte le nom de la localisation biblique Aznot Thabor que l’on retrouve dans le livre de Josué. C’était la frontière entre la tribu d’Issashar et la tribu de Naphtali.
JOSUE – Chapitre 19 – Paragraphe 34 –
Aux enfants de Nephtali échut le sixième lot, aux enfants de Nephtali selon leurs familles. Leur frontière allait de Hélef, du chêne de Caananîm, par Adami-Hannékeb et Yabnéel, jusqu’à Lakkoum, et aboutissait au Jourdain, en revenait à l’occident par Aznot-Thabor……..
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Le Tell s’étend sur 10 ares et lors des fouilles archéologiques qui ont été entreprises dans la région des tessons de céramiques de la période israélite et de la période romaine ont été dégagés.
Le nom du Tell garde le timbre arabe : Oum Djébil. Aux pieds du Tell, du côté sud, il y a des grottes qui ont été utilisées par des bergers de la tribu Arav-a-Tsévya. Des vestiges de tombes du peuple de cette tribu se trouvent sur le sommet du Tell.
Un autre petit sentier part du « Parking du chêne vert » jusqu’au sommet. Là-haut un superbe panorama s’offre sur le mont Thabor, Giv’at Amoré et les villages du Sud-Est de la basse Galilée comme Kfar Kama ou encore Sarona.
L’évêque Absioume de Césarée, au 4ème siècle, signale dans son livre Onomastikone un village du nom d’Aznot dans la vallée d’Emek Izréel qui appartient au domaine de Tsiporri.
NAHAL AZNOT.
Le lit du fleuve rejoint le fleuve Ashaba au nord du kibboutz Beit Keshet. Dans ce dernier, lors des hivers pluvieux, une petite source jaillit qui porte le nom d’Ein Aznot. A la sortie du nahal se trouve un parc naturel composé de chênes de galle et de jujubiers. Ces derniers sont nombreux et longent la route qui est en parallèle au fleuve et qui descend du Tell Gouvel vers le kibboutz Beit Keshet. Le jujubier est un arbre que l’on trouve dans la savane africaine. En Israël on le voit principalement dans les vallées et le long des plaines côtières.
LE POINT D’OBSERVATION DES CHENES DE BEIT KESHET.
Aux pieds du panorama s’étend la forêt de chênes, l’une des plus belles forêts de chênes Thabor d’Israël. Le prête et chercheur (sur la nature) anglais Henri Biaker Tristane arriva dans cette forêt en 1864. Il écrivit :
Nous roulions entre Nazareth et Tibériade… longeant la chaîne montagneuse proche de là et, en continuant aux pieds du mont Thabor…. On est rentré dans le domaine de la forêt des chênes, la première de ce genre que nous avons vu en Eretz-Israël. Voilà, nous avons vu une forêt qui porte enfin son nom car le pays est envahi de nombreux buissons comme les amandiers sauvages, les lentisques, les lauriers. Il y a toutefois une quantité de petites fleurs variées si sympathique comme le cyclamen sauvage !
(Voyage de Tristane au pays entre 1863-1864)
Le chêne Thabor est un arbre caduc (il tombe et se renouvelle spontanément), il pousse sur les rives Est de la méditerranée. Il est bien adapté aux conditions climatiques de notre région, c’est le rempart Nord d’Eretz-Israël. On le trouve sur différentes sortes de sol, soit crayeux (dans la forêt de Beit Keshet et sur les monts Elonin), soit sur des sols de basalte (dans le Golan) ou bien encore sur du lœss comme dans la région du Sharon. Toujours dans la forêt de Beit Keshet les chênes du Thabor forment un parc nommé Yar Parc, on y trouve aussi une quantité de plantes et d’arbres variés éparpillés qui poussent çà et là. De ce fait plusieurs petites plantes fleuries se renouvellent et apparaissent chaque année en hiver et au printemps.
LA MAISON FORESTIERE.
Cette maison est recouverte de pierres et a été construite en 1946 comme le raconte « la première histoire des plantations du K.K.L. » La forêt a été plantée sur les pentes et sur des monts de Nazareth. L’organisation de la société des implantations, Mitspé Agalil, a occupé cette maison dans des conditions très difficiles lorsqu’il n’y avait pas de travail dans la ferme de Sédjéra et qu’il n’y avait plus rien à manger. Ils décidèrent alors de demander de l’aide au K.K.L. Le dirigeant des implantations Moshé Poliaïm se rendit à Jérusalem, dans les bâtiments des instituts internationaux où se trouvait Joseph Weiss, directeur du service des terrains fonciers et du boisement du K.K.L.
Weiss a entendu son secrétaire discuter avec l’hôte de Sédjéra qui n’avait pas de rendez-vous, il lui permit de rentrer dans son bureau et fixa avec lui un rendez-vous sur place pour voir les possibilités de plantations dans la région. Après sa visite sur les lieux, Weiss décida de créer une forêt sur les terrains entre le Thabor et la route qui mène de Nazareth à Tibériade.
La maison a été construite juste avant le début des travaux pour servir d’entrepôt aux outils et aux plants. Elle servit également de pièce de repos aux travailleurs qui rêvaient de construire leur propre implantation. Elle prit le nom de la Maison du Fond National. (Beit Kerem Kayemet)
Autour de la maison forestière le K.K.L. a ouvert un parc central de stationnement dans la forêt de Beit Keshet. De là part un chemin de randonnée qui permet au public handicapé d’y accéder et qui amène à un point d’observation.
LE POINT DE VUE DE TYRAN.
Il se trouve au sommet de la côte qui monte de la vallée de Tyran après les monts de Nazareth à une hauteur de 320m au-dessus du niveau de la mer. De là on peut admirer la vallée et le mont Tyran avec, sur son sommet une tour d’observation du K.K.L. pour prévenir des incendies de forêts. Le nom de Tyran est rappelé dans le Cantique des Cantiques :
Tu es belle, mon amie, comme Tirça, gracieuse comme les femmes de Tyran... La vallée de Tyran coupe une route ancienne en son milieu qui date de l’époque des Romains. Cette route partait d’Akko, traversée Tsiporri en direction du Kinneret. On trouve encore aujourd’hui de maigres vestiges romains dans le village de Tyran.
A l’origine, la vallée de Tyran était aussi connue sous le nom de vallée de Beit Rimone.
Par temps clair, on peut voir le mont Hermon, les monts de Canaan, le mont Méron, le mont Hanaton et les monts du Carmel.
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