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Il y a plusieurs manières de découvrir Israël selon les goûts de chacun. Il est possible de faire des randonnées dans la nature, de visiter des musées ou des "Beit Arishonim" (La maison des Anciens) ou encore se recueillir devant des mémoriaux pour se rappeler continuellement que grâce aux soldats nous vivons en paix à  l'intérieur du pays.  Nous pouvons aussi visiter les sites archéologiques qui nous retracent l'histoire depuis les temps les plus reculés et les villes sans oublier Jérusalem qui, a elle, seule nous comble de bonheur.

 

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ASHDOD.

La cité est l'une des cinq villes fondée par les Philistins dans l'antiquité et fut le centre du culte du dieu Dagon. Selon la Bible, c'est à Ashdod que les Philistins emmenèrent l'Arche d'alliance comme un trophée en l'honattneur de Dagon, après une victoire à Aphek contre les Hébreux autour de -1050. Le récit mentionne de grands désastres à Ashdod dus à la présence de l'Arche qui sera alors transférée à Gath puis rendue aux tribus d'Israël.
 

 
Au 10ème siècle avant notre ère, Ashdod et la Philistine furent un moment une province vassale du royaume de David, mais continuèrent ensuite leurs hostilités contre les Royaumes de Judée et d'Israël après le schisme jusqu'à la conquêteane de la ville au 8ème siècle avant notre ère. En -711, Ashdod s'allia à la Judée, à l'Egypte, à Moab et Edom dans une rébellion contre l'Assyrie jusqu'à l'écrasement de la révolte par les troupes de Sargon II qui firent d'Ashdod une province assyrienne.

Il semble que les philistins avaient temporairement repris le contrôle d’Ashdod quand la Judée fut démantelée en -587.

Ville nouvelle fondée en 1957 grâce à l’initiative de Yaffé Ben Ami. Elle  fut construite sur les ruines de l'ancienne ville philistine et du village d’Isdud, détruit au cours de la Guerre d'indépendance de 1948. La ville était habitée auparavant en 1945 par 4.620 arabes et 290 juifs.

La ville d’Ashdod est surtout connue aujourd'hui pour son infrastructure portuaire qui en fait l'un des rares ports en eaux profondes sur la mer Méditerranée. Il est ainsi devenu un centre important pour la navigation israélienne et internationale. Quelques 15 millions de tonnes de fret par an passent chaque année par Ashdod.

La ville elle-même est divisée administrativement en 17 quartiers. La croissance de cette cité est la plus importante du pays depuis les années 1990 et l'immigration de nombreux juifs de Diaspora. La ville compte plus de 250.000 habitants.

 

 

 

Le 26 novembre 1948, l’O.N.U. décide du partage des terres entre Juifs et Arabes, les Juifs acceptent, les Arabes commencent leurs attaques. Les batailles continuent jusqu’au 14 mai 1948, jour de l’indépendance. L’armée arabe bloquait toutes les routes vers Jérusalem, Houlda, Beit Daniel et bien d’autres implantations se trouvèrent isolées. 400 avions tous neuf arrivés à la base aérienne de Tel Nof ont à peine le temps d’être monter que les aviateurs durent les piloter pour venir défendre cette région. Grâce à cette attaque surprise les Egyptiens reculent, ils étaient à 32 km de Tel-Aviv et l’armée a appelé cette opération « travail psychologique ».

Un  pont a été construit au 19ème  siècle par les Turcs à l’entrée d’Ashdod sur la voie de chemin de fer. Trois architectes  et  grands artistes turcs l’ont bâti sur les bases d’un premier pont datant de la période romaine. Après les émeutes des gangs arabes ont essayé de faire exploser ces ponts et les Anglais, lors de leur mandat au pays, l’ont restauré avec du béton en 1936.

A l’Ouest du pont et à côté du bunker égyptien, l’armée égyptienne a construit une position de défense en béton au mois de mai 1948. Pendant la guerre d’indépendance, dans le cadre de la mission « Baraka » le bataillon Givati fait exploser le pont dans la nuit du 11 au 12 mai 1948. Les Egyptiens ne peuvent plus avancer, leur invasion est arrêtée. Israël perd 54 hommes. L’armée de l’air intervient et un de nos avions tombe, deux autres sont endommagés. Lors de cette attaque 50% de nos aviateurs ont été accidentés.

Un deuxième pont, celui de la voie de chemin de fer a été pavé du temps des Anglais pendant la première guerre mondiale après le départ des Turcs. Cette voie de chemin de fer allait du Caire à Damas en passant par Rosh-Hanikra. Le train transportait des phosphates du Néguev au port d’Ashdod et du charbon d’Ashdod à la centrale électrique Rotenberg d’Ashkelon.

 

Andartaot - Mémoriaux.

Gesher Ad Alom : Jusque là  : Sculpture de Touvia Lévy. Il y est inscrit :

« Ils ont souffert jusqu’ici pour ne pas gagner ni voir la création du pays !»

Non loin de là, sur un mur, un mémorial commémore le souvenir des combattants du Bataillon 54 de G.i.v.a.t.i. Le 29 mai 1948 l’invasion de l’armée égyptienne a été freinée. Elle a essayé de briser le passage des Israéliens pour rentrer dans Tel-Aviv. Les batailles sont gravées sur un mur de pierres taillées qui se trouve à la droite du pont. Un nouveau pont est inauguré au milieu des années 1980.

 
L’obélisque égyptien.
C’est une copie exacte des obélisques égyptiens. C’est le mémorial des combattants de l’armée égyptienne qui sont tombés dans la région pendant la guerre d’indépendance. Mis en place en 1990 dans le cadre des applications de « Camp David ». Les noms et les grades des disparus égyptiens sont inscrits sur cet obélisque. Les inscriptions sont en trois langues : Anglais, Hébreu et hiéroglyphes.   
                                              

Les bateaux clandestins :      Sculpture de Barouh Nivad.             

Le Struma coule en mer noire car Sir Harold Mac Mihaèl leur refuse l’autorisation d’accoster en Palestine.

Le 23 février 1942 : 775 personnes périssent en mer.

Le 4 août 1944 :  3 autres bateaux essaient d’accoster à Ashdod « Morina, Bolbol, Méfakora » Ils sortent de Costanza en Roumanie pour arriver au pays, aucun n’y arrivera; le Méfakora est torpillé, les autres bateaux sont dans un état si lamentable qu’ils  coulent.  
 

 
 Nahal Lahish.

En Arabe, Wadi Sohdir. Les sources du fleuve descendent du Mont Hébron par le bras ouest du fleuve pour se jeter dans la Méditerranée. Il longe le Giv’at Yona et le port. Sa longueur est de 70 km et son débit de 1.010 km3 dont 450 dans la région du mont Hébron, 320 dans celle de Sheféla et 250 à Mishor Ahof. Le nahal déverse de l’eau douce pendant deux kilomètres, cette eau venant d’un abîme supérieur de la région. A cet emplacement  des plantes spécifiques d’eau douce se développent ainsi que des narcisses, des eucalyptus y ont été plantés.  Les gibiers d’eau douce comme des canards sauvages, des mouettes, des poules d’eau longent les rives. Les tortues d’eau se réchauffent sur les rives du nahal.

Un parc longe le nahal sur un terrain de 720 dounan entre la rive sud et la démarcation de la ville d’Ashdod, de la mer jusqu’aux  champs de Bne-Britt. Une aire de repos  a été aménagée avec des bancs, des jeux pour les enfants et des points d’observations, des pelouses, un pont avec des points d’attaches pour des barques.

 

Giv'at Yona.

Haut de 53 mètres le Tell domine le port d’Ashdod, la ville, la zone industrielle, la mer, la région de Palmahim jusqu’à Ashkelon. A ses pieds coule le nahal Lahish. D’après une légende, c’est là que le prophète Jonas aurait été rejeté du ventre de la baleine.  Selon des traditions anciennes la tombe la tombe de ce prophète se trouverait sur cette colline. Apparemment  ce personnage saint très important a assisté plusieurs personnes de cette région. La colline a été fouillée et des vestiges  d’anciens villages datant de l’âge de bronze tardif, de la deuxième période de fer, de la période perse, hellénistique, romaine et arabe y ont été découverts.

Pendant la période du mandat britannique, la police des côtes a installé sur le sommet  de la colline un poste d’observation et des tentes pour interdire l’accostage des bateaux clandestins. Malgré le développement de la ville il s’est crée ici une réserve naturelle avec cinquante sortes de plantes qui ne poussent que dans du sable. Grâce à ce beau parc et à l’histoire qui s’y rapporte le lieu est devenu un centre touristique important de la ville.  Le Tell s’appelle également « La belle Colline » du nom de Yaffé Ben Ami en souvenir de cet homme qui a eu l’initiative de créer la ville d’Ashdod.

 

Ashdod Yam.

La cité fut rebaptisée Azotos sous les Grecs (Azotus en latin) après la conquête d'Alexandre le Grand puis la ville passa sous le contrôle des Ptoléméens de -323 à -199. Enfin, durant la révolte des Macchabées en Judée, le temple de Dagon fut détruit par Juda Macchabée avant que la ville ne soit intégrée au nouveau royaume juif puis à l'Empire romain au premier siècle avant notre ère.
Sur les anciennes cartes elle apparaît avec un débarcadère et des escaliers qui mènent aux habitations. Entre les escaliers et les maisons figure un hémicycle qui était en réalité un bassin avec un jet d’eau. Sur la façade des bâtiments on voit des portiques - piliers taillés d’origine.- Il y a plusieurs églises, des vestiges de mosaïques colorées et le vestige principal est la forteresse d’Ashdot-Yam. 
« Kaalat El Mina » (La forteresse du port) a été construite pendant la période de l’occupation arabe (640-1099). La forteresse rectangulaire de 40/60 mètres a quatre tours d’angles. Celles du côté oriental été carrées et celles du côté occidental étaient rondes. Les murailles reliant les tours atteignaient six à sept mètres de hauteur. Des deux portails s’ouvrant sur les remparts s’élevaient deux tours rondes d’une hauteur de huit mètres. La forteresse était entourée de douves de trois côtés. 
 

 
Tel Ashdod.
Ashdod connaît son apogée à l’époque de la monarchie hébraïque (1.020-587 av. J.C.). Important centre culturel et religieux, ses palais et ses temples firent l’objet de maintes mentions dans la bible.

Josué - Chapitre XV - Paragraphes  20-46-47.

Tel fut le patrimoine de la tribu des enfants de Juda, selon leur famille. »

 ...d’Ekron jusqu’à la mer, toutes les villes avoisinant Ashdod avec leurs dépendances, Ashdod avec ses villes et ses bourgades...

Les petits prophètes - Amos -Chapitre I - Paragraphe 8.

J’exterminerai les habitants d’Ashdod et le porte-sceptre d’Ashkelon, je dirigerai ma main contre Ekron pour que périsse le reste des Philistins, dit le Seigneur D. 
  
 I Samuël - Chapitre  V -

Les Philistins s’étaient donc emparés de l’Arche du Seigneur et ils la transportèrent d’Eben-Haézer à Ashdod. Là  ils prirent l’arche du Seigneur, l’emmenèrent dans le temple du Dagon et la placèrent à côté de cette idole. Mais le lendemain, lorsque les gens d’Ashdod se levèrent, ils virent Dagon étendu sur la face, à terre, devant l’arche de l’Eternel; ils le relevèrent et le remirent à sa place. Le matin du jour suivant, voilà que Dagon gisait encore à terre devant l’arche de l’Eternel; on voyait sur le seuil sa tête et ses deux mains coupées, le tronc seul était resté intact. C’est pourquoi les prêtes de Dagon ni aucun de ceux qui n'entrent dans le temple de ce Dieu, à Ashdod, n’en foulent le seuil, aujourd’hui encore.

 

Le sycomore.

Amos – Chapitre VII – Paragraphe 14

Amos répondit à Amacia : Je ne suis, dit-il, ni prophète ni fils de prophète, je suis un simple pâtre et un pinceur de sycomore.

Puis la main de l’Eternel s’appesantit sur les gens d’Ashdod et il sévit contre eux, et il les affligea d’Hémorroïdes, tant Ashdod que le territoire voisin. Ce que voyant, les gens d’Ashdod dirent :

« L’arche du D. d’Israël ne peut rester au milieu de nous, car il nous fait sentir trop durement sa puissance, à nous et à notre dieu Dagon. » Ils mandèrent alors et convoquèrent chez eux tous les princes Philistins, et leur dirent : « Que ferons-nous de l’arche du Dieu d’Israël ? » Ceux-ci répondirent : « Que l’arche du Dieu d’Israël soit transportée à Gath! » Et l’on transporta l’arche sainte. »   
              

        
                                                                                                     

II Chroniques - Chapitre 26 -6 - 

 ... Il (Ouzzia) entra en campagne pour combattre les Philistins, renversa les remparts de Gath, de Jabné, d’Ashdod, et fortifia des villes dans le territoire d’Ashdod et d’autres régions des Philistins. 
 

Le Tell se trouve un peu plus au sud-est de la ville. La ville est mentionnée par Josué comme ville que l’on n’oubliera jamais. (Josué - chapitre XII - paragraphe 22). A la période hellénistique, les Asmonéens et les Hérodiens y régnèrent. Les conquérants macédoniens (chassés par les Maccabées en 147 av. J.C.) la nommaient Azotus Paralius et plus tard avec la conquête des Juifs  elle reprend le nom d’Ashdod. La ville haute (Acropolis) a une surface de 80 ares. Elle se trouve au-dessus de 23 couches qui datent de l’âge de bronze moyen jusqu’à la période byzantine. Le site à été fouillé durant sept saisons successives et les trouvailles archéologiques les plus variées, importantes et admirables y ont été découvertes. Les plus connues sont les musiciens et « Ashdoda ». Il n’y a aucun doute car Ashdod a été une métropole durant 2.000 ans.

Sargon conquit la ville en 710. Dès la fin du 8ème siècle J.C. (époque de la conquête assyrienne), elle était devenue la ville importante de la Shéfela.

Dans l’évangile on trouve le nom d’Azotus Paralius et que les croisés contacteront en Azot.

Sur le Tell il reste quelques maisons en briques, vestiges du village arabe « Ishdoud ». Dans ce village il y avait un caravansérail, de nombreuses mosquées car il se situait sur la route qui menait à la mer. Prés du caravansérail se trouve le bâtiment le plus religieux « d’Ishdoud ». C’est la mosquée « Asultan Ebrahim El-Métabouli » avec la tombe du Cheikh.

 

Les réserves "des entrées d'Ashdod".

Elles se situent sur le côté de  l’échangeur de Tel-Aviv, au nord de la zone industrielle de la ville. La particularité de la réserve  vient de ses acacias.

 

Tel Mor.

Le Tell se situe à un kilomètre au nord du nahal Lahish sur l’ancienne route de la mer. Il est à une distance de sept kilomètres du Tell Ashdod. Il occupe une surface de six ares et domine l’environnement de quinze mètres. Durant les fouilles archéologiques il a été mis à jour douze couches de civilisations, de la période cananéenne jusqu’au 10ème siècle de notre ère en passant par la période hellénistique du deuxième siècle avant l’ère chrétienne.

La royauté d’Ashdod à cette époque trouvait ses revenus dans l’exploitation du port.

Au sommet du Tell se trouve un puits d’un diamètre d’un mètre vingt et d’une profondeur de vingt deux mètres.

 

Les dunes de sable. Réserve naturelle avec une végétation luxuriante. Le sable de tout est le pays vient d’Ethiopie, apporté par le Nil et rejeté par la Méditerranée.

 

La maison de la culture.

L’architecte de Tel Aviv a choisi de construire le bâtiment en forme de baleine dont la face est en direction de la mer.
Face à ce chef d’œuvre, sur la place se trouve la sculpture de plusieurs voiliers posés sur du marbre ce qui donne l’impression qu’ils glissent sur les eaux.

Le bâtiment qui renferme le centre d’Art Monart  (mon art) a été copié sur le musée du Louvre avec une copie de la pyramide. Il a été élevé par un artiste français et  grâce à des donateurs de Paris

Les amateurs d’art visiteront le nouveau du Musée « ailé » d’Ashdod au toit de verre
 
Le dernier projet de la ville a été la construction de sa marina.

 

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JO
J'ador Ashdod. super !!
30/06/2010 07:44:48
GIVA’TAYM
   
Nous habitons une ville, nous vaquons à toutes sortes d'occupations ou de loisirs sans souvent penser comment et grâce à qui la ville a été findée et c'est bien dommage car il est important de se souvenirs de ces idéalistes.
 

 
Seuls les Anciens de Giv’atayim sont capables de définir les frontières de la ville qui sont enchevêtrées entre Ramat Gan et Tel Aviv, il arrive qu’un trottoir de la rue appartienne à la ville de Ramat Gan et l’autre à Giv’atayim. Giv’atayim  =  deux collines.
 

Le quartier Borohov. Dov Bar Borohov a été l’initiateur  de l’idée du sionisme socialiste.

Borohov est le premier quartier qui a été fondé à Giv’atayim le 2 avril 1922 et  les 22 premières maisons avaient toutes le même style avec leurs toits recouverts de tuiles rouges. 21 familles s’installèrent sur les lieux dont la famille Shneiderman et la dernière maison fut occupée par Abraham Evrenstein qui était célibataire. Cet homme avait une maison très spacieuse et une immense terrasse. A cette époque le travail de Léa était de former des jeunes filles à travailler la terre pour qu’elles deviennent agricultrices, les temps étaient durs, les logements peu nombreux et il lui vint l’idée de les loger chez Abraham. Il accepta, les hébergea et les jeunes pionnières se mirent au travail.
 
Le K.K.L joint à plusieurs instituts sionistes créèrent  ce quartier comme étant une partie intégrale  de l’Etat  pour encourager l’implantation juive  non pas seulement au niveau du travail de  la terre  mais aussi pour condenser  les villes et soutenir les ouvriers qui y travaillaient.  C’est ainsi que les dirigeants achetèrent  300 ares de terres près de Tel Aviv dans le seul but de donner du travail aux ouvriers et de partager les terrains équitablement entre chaque membre.
 

Itsrak Isidore Mamelouk

Au numéro 12 de Borohov se trouvait la pharmacie homéopathique d’Itsrak Isidore Mamelouk qui a été l’un des premiers pharmaciens du pays qui soignait sa clientèle à l’aide de plantes médicinales. La cabane familiale des Mamelouk existe encore à ce jour et attend une éventuelle restauration à moins qu’un promoteur achète le terrain et la maison abandonnée. Pour ses préparations médicinales Isidore se servait entre autres des feuilles de son eucalyptus qui trône encore majestueusement dans la cour.
 
Dans ce jardin nous rejoignons le fils d’Isidore, Jonathan qui est fière de nous raconter quelques anecdotes vécues par lui et  sa famille. Il nous dit que dans son jardin pousse jusqu’au jour d’aujourd’hui des herbes que son père employait pour soigner ses malades. Jonathan  a toujours été végétarien, n’a jamais toujours ni à l’alcool ni à la cigarette et apparemment ce traitement lui convient car vu son âge avancé il se porte comme un charme.  Si lui n’a pas été pharmacien sa fille Milly  a reprit la relève de son grand père et tient une pharmacie homéopathique au pays.
 

 
Il nous raconte encore l’histoire des poissonniers  du quartier qui n’avaient rien pour envelopper leur marchandise, alors le poissonnier allait régulièrement à la recherche d’emballages et en 1929 ce produit était plutôt rare et il ne trouvait que du papier journal qu’il rapportait dans son magasin pour emballer ses poissons. Le seul problème fut que les personnes s’arrêtaient pour lire les journaux qui étaient rares à l’époque et n’achetaient pas toujours des poissons !...
 
Isidore Mamelouk né en Allemagne a été un véritable sioniste, il était amoureux du pays et monta en Israël en 1907 après avoir assisté à plusieurs congrès d’Herzl dont il était l’ami. Il disparu en 1970.
 
Au numéro 14 près du premier jardin d’enfants les ouvriers fabriquaient et  gravaient sur les cageots en bois la phrase : les oranges de Jaffa pour emmagasiner les fruits qui partaient à l’étranger.
 
 

Beit Shneiderman

David Sneiderman, nouvel immigrant de la deuxième Alya, militaire de carrière,  fut le dirigeant de ce  premier groupe d’ouvriers de Giv’atayim.   Le docteur Shneiderman est né en Pologne dans une famille religieuse et après une première visite officielle en Israël avec une organisation  sioniste il commença à se joindre aux activités  sionistes et trouva son propre intérêt en Eretz Israël. Il monta au pays et après avoir bien réfléchi le jeune sioniste s’installa à Newe Tsédek. Après son Alya il travailla à Pétah Tikva dans le bâtiment et il décida  de créer un quartier  pour les ouvriers  juifs  à Tel Aviv et dans son environnement. Premier quartier d’ouvriers en Israël, David a été actif de nombreuses années dans le programme collectif. Dans le quartier  différentes institutions exclusives se créèrent dont celle de l’exploitation  des ouvrières de Léa. Le but était d’ouvrir la première coopérative en Eretz-Israël qui fut appelé  Tsarhania  mini-marché  et qui est à l’origine des super marchés Co-op.
 
Le quartier Borohov est verdoyant toute l’année, la mairie et l’association des Anciens du quartier ont  aménagé un itinéraire qui s’appelle « sur les chemin des Anciens »  où plusieurs panneaux indicatifs avec des photos anciennes, seules preuves de ce passé, près des lieux importants à connaître dans Borochov. Malheureusement peu de souvenirs concrets restent de ce quartier et à leur place se trouvent de nouveaux immeubles.
 
Dans la rue Ahdoud Aavoda (Unité du Travail, nom si symbolique à l’époque où tous les pionniers étaient communistes) au coin de la rue Borohov se trouve un bâtiment ressemblant à tout autre mais qui est distinctif  de la première période du jeune l’Etat en voie de développement. Cette maison fait partie du premier quartier des ouvriers d’Erertz Israël. C’est aujourd’hui l’institut artistique du nom de Shneiderman. La famille Shneiderman en a fait don à la mairie de Giv’atayim en souvenir de David et Malka Shneiderman à la condition d’en faire un institut artistique.  Cet institut fur fondé par deux artistes David Grossman et Rodi Léhéman pionniers du village artistique d’Ein Hod. En 1959 les deux artistes s’installèrent à Giv’ataïm et quatre ans plus tard l’institut vu le jour dans le quartier Borohov.
 

Abraham Eldema (1884-1963)

Abraham était professeur d’art et  contrôleur à la Haganah. C’était un homme de talent puisqu’il était artiste, bohémien, acteur, photographe, dessinateur et calligraphe. Sur sa maison une terrasse était entourée d’une rampe dans le style du Gymnasia hébraïque ; cette maison était complètement différente des autres maisons du quartier. Elle a été le lieu de rencontre journalier des arts : peinture – théâtre – chant. Il y était organisé des soirées de chants et de danses et il transforma sa cour en amphithéâtre de 800 places où les meilleures pièces de théâtre et les meilleures chorales  défilèrent. Les acteurs des théâtres d’Habima, Haohel, Mataté et bien d’autres y passèrent.
 
En tant que sioniste Abraham vint au pays au moment de la deuxième Alya et portait encore le nom d’Eizneshstein. Très vite il changea son nom de famille pour un nouveau nom qui mit en relief la philosophie qui a été le symbole de sa vie : Optimisme à tous prix même dans les instants les plus difficiles et ils n’en manquaient pas à cette période, il prit le nom d’EL-DEMA : sans larme.
 
Eldema est né en Ukraine,  très jeune il se joint au mouvement sioniste et grâce à Borohov il devint membre des combattants de la Hagannah  indépendante juive  à Odessa lors des événements de 1905. Un an plus tard il était déjà en Israël et sa première épreuve au pays fut une participation à une simple marche de discipline de Yaffo à Jérusalem.  Là il alla se recueillir dans les endroits saints jusqu’à la tombe de Rachel et sur place il vit un Arabe badigeonner les murs de la tombe avec  un talent de professionnel. Il lui prit le pinceau des mains et comme un étudiant artistique finit le travail avec succès. L’histoire se répandit très vite dans le pays  et il fut convoqué au Gymnasia Herzliya et fut engagé  comme professeur d’art et de peinture, le premier du genre.  Cette maison a servit aussi de centre à la Haganah et les défenseurs du Goush Dan s’y installèrent.
 

La Haganah.

Dans la cour de sa maison Eldéma ouvrit une branche de l’organisation de la Haganah  qui avait l’un des plus importants entrepôts d’armes  du pays. Les commandants Eliaho Golomb, Yosseph Hecht le commandant de la Haganah, Shaoul Méior (Avigor) et Yéhouda Sertok (Sharet) ont creusé sous le Tsrif  d’Eldema la première cachette d’armes (slik) de l’organisation en 1923 qu’ils utilisèrent jusqu’au jour de l’indépendance. Un colombier a été utilisé pour aérer l’intérieur de la cave où étaient cachées les armes (slik) et servit de camouflage aux yeux des Anglais. Ces derniers, tout comme les habitants de la ville n’ont jamais découvert cet endroit qui était à portée de leur vue tout comme l’institut Ayalon à Réhovot. A l’intérieur du slik se trouvaient non seulement des armes et des munitions mais aussi des blindés.
 

 
Le jardin public du régulateur d'eau.
Une grande sculpture orne son entrée,  Dov  artiste et professeur d’art qui faisait partie des Shomer Atsaïr  (les Surveillants) en a fit don à la Haganah. Deux tanks furent apportés par la Haganah dans ce verger pour conquérir les villes de Lod, Ramla et les environs. Plusieurs sortes d’armes sont exposés dans ce jardin souvenir tout près de l’endroit où ils creusèrent le puits.
 

Le régulateur d'eau.

Il a été creusé en 1927 et il était le seul de la région avec celui de Nahalat Itsrak. La  Haganah s’installa sur les lieux pour fabriquer des grenades et des balles. Lors des dangers éventuels ils transféraient les grenades et les armes dans le slik spécial prévu à cet effet. Durant plusieurs années le régulateur  fournit l’eau à toute  la ville. Cet endroit avait double emploi, il donnait la vie grâce au régulateur d’eau et l’enlevait avec les munitions que les pionniers fabriquaient.
 

 
Le martech.
En mai 1927 l’amphithéâtre fut inauguré et là se déroulèrent les pièces de théâtre et les rassemblements du quartier, plus tard il devint le fameux stade de la ville : le Martech (ou cirque)  car il se trouve dans une ancienne carrière. Au début il a été question de construire un jardin botanique mais le projet fut abandonné.
Afin de construire l’amphithéâtre les ouvriers durent remplir l’immense trou de la carrière avec des montagnes de déchets de Tel Aviv pour aplanir la partie centrale et en faire une surface plane.
 

Ecole d'arts Telma Yéline

Telma est né en Angleterre en 1895 et est décédée à Jérusalem en 1959. Chanteuse et violoncelliste connue mondialement elle se maria en 1920 avec l’architecte Eliézer Yéline et ils eurent quatre filles qui elles aussi furent musicologues.
 
Elle fut la 9ème des 11 enfants d’Albert et Shoshanna Bentwitch qui prirent le nom de Ben Bov, la famille ayant quitté la Pologne arriva à Londres au milieu du 19ème siècle. La famille de Telma était très sioniste et son père était un ami de Haïm Weizmann.
 
Telma commença à jouer du violoncelle dans sa jeunesse tout comme chacun de ses frères et sœurs qui apprirent un instrument différent. A 16ans elle quitta Londres pour Paris pour parfaire son éducation musicale chez le plus grand professeur espagnol Pablo Kasllas.  En 1919 Telma arriva pour la première fois en Eretz Israël et s’installa à Zihon Yaacov temporairement où étaient déjà ses sœurs. Dès son arrivée non seulement Telma joua de la musique mais elle l’enseigna et organisa des concerts et représentations.
 
En 1961 l’école d’art du nom de Telma Yéline voit le jour et elle sera à la tête de toutes les écoles d’arts du pays. Telma Yaline a été l’une des pionnières active dans l’éducation et la musique en Israël.
 
L’un des projets organisés par Talma Yéline a été celui  de créer une école d’orientation  avec une section musicale et où les cours seraient partagées entre les arts et les études.
 
Son mari Eliézer fut l’un des premiers architectes à préparer et à construire les quartiers verts de la ville.
 

L’école

Placée tout en haute de la colline,  en grimpant  la route qui longe le stade de Giv’atayim, elle domine tout l’environnement  et de là s’offre une vue panoramique jusqu’à la mer avec les tours de la Kiria et Azriéli. Dans un état lamentable l’école est encore en fonction aujourd’hui et sur le toit nous voyons la position la plus haute qui a servi à la Haganah à envoyer ses messages en mors aux brigades de Béer Touvia.
 

Les deux plus importantes institutions d’éducation du pays furent bâtirent à Giv’atayim.

Aujourd’hui le centre de la jeunesse Beit Anoah Oved qui se trouve dans des locaux qui demandent à être nettoyés et restaurés d’urgence  a été dans son heure de gloire entre 1945 et 1957 le centre d’attractions où tous les nouveaux chanteurs venaient faire leurs premiers essais sur cette estrade.

Entre 1950 et 1960 une quantité de soldats de la brigade Nahal sortirent de là pour fonder plusieurs implantations.

 

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MISKANOT-SHAANANIM ET YEMIN MOSHE.

 

Au 19ème siècle, un grand nombre de personnes était attiré par le pays et ils se mettaient en quête de logements. Il s’agissait de chercheurs américains, de consuls ou autres personnalités. La vieille ville était alors un endroit insalubre où la pauvreté, la saleté et la maladie étaient installées. Les familles  vivaient dans des maisons insalubres au milieu desquelles se trouvait un patio avec un puits, une cuisine et les toilettes en commun. Le gouvernement turc de l’époque n’avait aucune règle d’hygiène et si un chat ou un chien crevait dans la rue, il fallait des jours sinon des semaines pour que la voirie vienne l’enlever ce qui provoquait toutes sortes d’épidémies. Lorsque Moshé Montéfiore décida de créer un hôpital, celui de Rothschild existait déjà dans la vieille ville mais il était si petit (une vingtaine de lits) que les malades étaient obligés de se rendre dans un deuxième hôpital qui appartenait à la mission anglaise.
 

 
Le problème est que les Juifs qui étaient hospitalisées à la mission étaient soignées par des sœurs chrétiennes qui les influençaient à se convertir C’est pour cette raison que Moshé Montéfiore pensa ouvrir un deuxième hôpital hors des murs mais il comprit très vite que personne ne s’y rendrait à cause de la distance et de la peur qu’avaient les gens de franchir les remparts.

 

Yéhouda Toura fut un Juif Sépharade qui vécut en Amérique. Ses ancêtres s’intéressaient déjà au sort des Juifs qui vivaient dans les implantations en Israël.  L’un d’entre-deux Abraham Toura, en 1694, a reçu le grade  d’administrateur d’Eretz Israël pour avoir réuni des fonds pour aider les habitants de la ville Sainte dans le pays des patriarches. Ce titre a été transmis également à son fils Moshé.
 
Yéhouda naquit à New-port, son  père Isaac était alors le rabbin de la communauté juive de la ville. Du Nord de l’Amérique, Yéhouda se retrouva  au Sud, à la Nouvelle-Orléans où il fit sa fortune. Tombé très malade, il demanda aux Juifs de Jérusalem de prier pour lui au Cotel. Un peu plus tard, une période de famine sévit à Jérusalem et un jour les Juifs du quartier virent arriver un énorme convoi de chameaux porteurs de sacs de blé et de toutes sortes de nourriture, c’est ainsi que Yéhouda Toura remercia les Juifs de la vieille ville en les sauvant de la famine. Il fit don également de 50.000 dollars pour les Juifs de Jérusalem. Ce fut le premier don qu’un Juif américain fit à Israël.
 
En 1854, Yéhouda Toura mourut à l’âge de 79 ans. Cet homme extrêmement riche, a beaucoup œuvré  pour la communauté juive. Il légua une somme importante destinée aux pauvres de Jérusalem. L’un des exécuteurs testamentaires fut Moshé Montéfiore Le quartier de Miskénot-Shaananim fut construit grâce cet argent. Il s’appela tout d’abord Les maisons Toura comme le prouve l’inscription surélevée, gravée dans la pierre, au milieu du bâtiment.
 
Mishkénot Sha'ananim ou les demeures paisibles est le premier quartier fondé hors des remparts de la vieille ville  en 1862 grâce au promoteur Moshé Montéfiore, Juif anglais d’origine italienne qui été l’attaché d’une société anglaise ; il a été le plus grand philanthrope des Juifs en Israël et dans le monde entier.  Lors de son cinquième voyage en Israël (sur sept) Montéfiore arriva dans la capitale,  et en partie grâce à l’héritage de Yéhouda Toura, il demanda l’autorisation au pacha de Jérusalem, Ahmed Aga El Doudar,  d’acheter la partie des terres où se trouve ce quartier aujourd’hui    Le secrétaire de Montéfiore, sous les ordres de son patron, dirigea les accords d’achats amusants entre les deux hommes et qui nous rappellent étrangement l’histoire de l’achat de la grotte de Mahpéla par notre  patriarche Abraham.
 

 
(Genèse – Chapitre 23) 
Lorsque le ministre demanda le prix des terres, le cheik lui répondit : Tu es  mon frère, la prunelle (de mes yeux) mon ami, prends-le en une seule fois. Cette terre appartenait à mes ancêtres, je l’ai reçu, je n’ai aucune idée de son prix et personne n’en connaît l’existence et à toi, je te la donne gratuitement, sans t’en demander un sou, mon frère, elle est à toi…. Après un laps de temps pendant lequel  Montéfiore  se renseigna  sur le prix des terres il vint trouver le cheik et une discussion entre amis s’engagea pendant une journée entière. Moshé Montéfiore  lui dit enfin : Tu es mon frère, mon ami, mon aîné, je te fais un cadeau de 1000 livres et nous irons ensemble devant un juge musulman.
 
Ainsi se conclut l’affaire car Montéfiore voulait un acte d’achat prouvant que les terres appartenaient au peuple juif.
La somme  pour l’achat de ses terres était très élevée et demanda une vérification très approfondie à Montéfiore. Il appela l’endroit : Le vignoble de Moshé et Yéhoudit d’après son prénom et celui de sa femme.  Son projet initial était de fonder ici un hôpital mais il changea  d’idées car il aurait été trop loin de la vieille ville et il décida de bâtir un nouveau quartier d’habitations qui permettrait à la population du quartier juif de la vieille ville qui vivait dans la misère d’en sortir.
 
Des ouvriers arabes chrétiens de Beit-Lehem construisirent le bâtiment avec les pierres des carrières environnantes qui furent taillées sur place. La première publicité sur le quartier parut dans un journal le 12 décembre 1858. L’article du journaliste donnait tous les détails sur le bienfaiteur et ses projets. Le 1er décembre 1860 un deuxième article annonça la fin des travaux.
 
Seulement les Juifs refusaient de sortir des remparts qui les protégeaient, ils craignaient les brigands et les bêtes sauvages qui rodaient à l’extérieur. Le philanthrope leur proposa d’habiter gratuitement dans les nouveaux logements, mais même cet avantage là ne les décida pas et ce n’est qu’en 1865, lorsque l’épidémie de  choléra se déclara dans le quartier juif et qu’elle fit des ravages que les habitants s’aperçurent que le nouveau quartier était épargné grâce aux meilleures conditions de vie, ils consentirent enfin à venir occuper appartements.
 

Du haut des remparts les gardiens surveillaient les environs et surtout le nouveau quartier. Un code avait été convenu entre eux ; si le moindre danger apparaissait aux nouveaux locataires, ils devaient faire des signaux aux gardiens grâce à des lampes qui devaient allumer et éteindre plusieurs fois de suite. Les gardiens arrivaient alors en courant au secours des malheureux. Plusieurs anecdotes ont alors eu lieu à cette époque dont celle-ci : Une jeune fille qui habitait à l’intérieur des remparts voulut le modèle d’un rideau crocheté qu’elle avait vu dans le quartier de Miskénot Shaananim en vue de sa future dot. La propriétaire ne voulant pas le lui donner, la jeune fille partit une nuit, à l’aide d’une lampe, pour copier, en cachette,  le modèle du rideau; malheureusement, sa lampe tomba par terre malencontreusement et les secours arrivèrent… pour rien !

 
Le moulin.
La première étape du projet du nouveau quartier hors des remparts a été la construction du moulin à farine en vue de fournir du travail aux habitants. D’une hauteur  de 20 mètres il a été construit sur le modèle d’un moulin à farine anglais et il a fonctionné grâce à un mécanisme perfectionné qu’ils firent venir spécialement d’Angleterre. Le moulin fonctionnait grâce à deux meuniers anglais et bien plus tard,  deux nouveaux immigrants Juifs prirent le relais pour l’actionner, l’un deux était Isaac Rosenthal. On raconte que les Arabes qui voyaient les meules du moulin devinrent jaloux et s’adressèrent à l’un des cheiks  pour qu’il le maudisse.
 
Il leur promit que dès que la pluie viendra tout chancellera. Lorsque la pluie arriva et que le moulin, les meules, ainsi que tout l’intérieur resta intact, les Arabes racontèrent que c’était l’œuvre  des démons. Le moulin ne fonctionnait pas tout le temps parce que les vents étaient faibles  et que le blé ne correspondait pas à celui d’Angleterre, pour finir les meules et le mécanisme se détériora et l’équipement fut abandonné. Les ouvriers écrivirent au ministre pour lui demander de l’aide mais le temps que le courrier arrive de nouveaux moulins à vapeur virent le jour. Pendant la guerre d’indépendance, le moulin à farine servit de tour de garde aux combattants Juifs. Les défenseurs de la ville construisirent un abri en béton sur le toit du moulin.
 

 
L’église écossaise se trouvait près du moulin, aussi, un dimanche, lorsque le gouverneur général sortit de l’église où il venait de prier, il aperçut le changement sur le haut du moulin et devint furieux. Il envoya un des ses hommes pour saboter la nouvelle position israélienne mais pour réaliser sa mission le soldat prépara un explosif trop petit et l’abri resta intact. Les défenseurs  proposèrent au saboteur de se contenter de faire un rapport sur l’attentat, il tomba dans le piège et fut d’accord ; Ils convinrent ensemble que la semaine suivante lorsque le gouverneur général irait prier, l’abri en béton exploserait. C’est ce qui se passa, mais ce qu’ils ne dirent pas au soldat anglais c’est que, dans la même nuit, ils construisirent le même abri sous le toit du moulin, au nez et à la barbe des Anglais.
 
La diligence
Dans une pièce vitrée, près du moulin, se trouve une copie de la diligence par laquelle Sir Moshé Montéfiore et sa femme Yéhoudit arrivaient au pays. Au-dessus de la diligence les armoiries de la famille Montéfiore à l’intérieur desquelles  est inscrit en toutes lettres le mot Jérusalem. Malheureusement des vandales ont saccagé la diligence du philanthrope et y ont mis le feu ; c’est Boris Schwartz, le directeur des beaux-arts de  Bézalel qui  a fait la copie exacte que nous pouvons admirer aujourd’hui.
 

 
En descendant la rue Yémin Moshé et en tournant à droite, on trouve le bâtiment qui sert aujourd’hui de salle de concert. C’est l’extrémité des  deux bâtiments d’origine du quartier. Un de ses logements servaient, à l’époque, à héberger le couple de bienfaiteurs  pendant leur séjour dans la capitale. Plus tard différentes institutions publiques comme une synagogue, une boulangerie et des ateliers artisanaux pour les nouveaux résidents se sont ouverts tout autour.
 
En continuant de descendre, on arrive au bâtiment central. Il y avait ici 28 appartements et dans chacun d’eux deux chambres et des toilettes. En haut et sur toute la longueur du bâtiment se trouve une rangée de créneaux qui rappellent ceux des remparts de la vieille ville situés juste en face. C’est pour former un ensemble harmonieux entre la vieille et la nouvelle Jérusalem que les architectes ont conçu le bâtiment sur le modèle de la vieille ville. Ceux qui profitèrent de ces logements étaient des hommes vertueux et des disciples de la Thora.    
                                         
Le fer a été importé directement d’Angleterre et en s’approchant des grillages on peut encore lire le nom de la firme anglaise qui l’a procuré au ministre. Le bâtiment est construit comme une forteresse, les fenêtres sont grillagées et les portes sont renforcées avec des barres de fer ; malgré cela les premiers Juifs n’avaient aucune sensation de sécurité et avaient peur d’y vivre. L’une des maisons renfermait le bain rituel et deux puits pour la consommation d’eau potable.
 
La crainte des nouveaux venus était bien fondée car un des premiers habitants, Shimon Ben Yossef Habbad  a été assassiné au coucher du soleil  entre la vieille ville et le nouveau quartier. Le rav Aharon Ben Shmouël Arshler est mort de ses blessures après avoir reçu une douzaine de projectiles  lorsque, la nuit tombante,  il poursuivit ses voleurs qui sortaient de chez lui.

Au milieu du bâtiment sur un fronton, un passage de la Bible est gravé dans la pierre :

Isaïe – Chapitre 32 - -Paragraphe 18

Mon peuple habitera dans un séjour de paix, dans des demeures bien protégées et dans des retraites tranquilles

 
Yémin Moshé.
 

 
Avant les fondations du quartier Yémin Moshé de nombreux pauvres s’installèrent sur les terres appartenant au Kerem Moshé Montéfiore. On leur construisit des baraques précaires et des masures misérables où ils vécurent.
 
Face au mont Sion, de l’autre côté de la rue Yémin Moshé se trouve le quartier du même nom. Si on se promène dans les ruelles en jetant un coup d’œil dans les cours on peut se rendre compte de l’atmosphère agréable qui entourait le quartier. Il a été construit au début des années 1890 grâce aux fonds du ministre Moshé Montéfiore et c’est le premier quartier qui portera son nom. De là vient l’expression de " Montéfiore le vieux " comparé au nouveau quartier de Kiriat Moshé appelait " Montéfiore le nouveau"
 

 Les habitants du quartier ont choisi le nom de leur quartier selon le passage du livre d’Essaie : Chapitre 63 – paragraphes 11 - 12

Alors son peuple se souvint des temps antiques de Moïse : où donc est Celui  qui les fit remonter de la mer avec le pasteur de son troupeau…Celui qui, pendant la marche accompagna la droite de Moïse de son bras glorieux, fendit les eaux à leur approche se faisant ainsi un renom pour l’éternité.
Le quartier Yamin Moshé a été partagé en deux, la partie sud était réservée aux Sépharades. Sa rue principale porte le nom de Yéhoudit en souvenir de la femme de Moshé qui l’accompagnait et qui s’inquiétait pour le peuple juif et la paix dans la ville de Jérusalem. La rue principale du quartier ashkénaze porte le nom de Nathan en souvenir de Nathan Marcus Adler, le rabbin très connu de la communauté juive d’Angleterre à cette époque. Parmi les locataires du quartier Yémin Moshé, plusieurs étaient de célèbres Sages comme le rav Isaac Badaav dont les livres étaient de véritables manuscrits. L’un d’eux comporte même divers sujets sur Eretz Israël. Le rav Ko’inka rédacteur d’un recueil faisait paraître chaque semaine une revue sur la Thora et la justice.
 
Pendant et après la guerre d’indépendance le quartier Yémin Moshé fut frontalier  avec la Jordanie et il fut touché à de nombreuses reprises par les tirs ennemis. Il était  le lien entre le quartier juif de la vieille ville et la ville nouvelle. Plusieurs habitants abandonnèrent les lieux  et ceux qui y vivaient étaient en majorité des pauvres et des nouveaux immigrants.  Après la guerre des six jours et l’agrandissement de la nouvelle ville le gouvernement et la mairie de Jérusalem décidèrent de restaurer le quartier.
Ils relogèrent toute la population dans des quartiers plus populeux et une nouvelle population de riches s’installa à leur place
 
La cinémathèque d’aujourd’hui servait de caravansérail à l’époque où les pèlerins arrivaient en Terre sainte. Bien que près des remparts, elle était le tremplin entre la route et la vieille ville. Lorsque les convois arrivaient tard et que les portes de Jérusalem se fermaient les gens louaient des chambres dans le han.
 

Aux pieds du célèbre restaurant Miskenot Shaananim, dans un jardin, se trouvre un morceau d’aqueduc datant de l’époque du deuxième Temple. Par ce conduit les sources d’eau d’Hérodion étaient distribuaient dans les trois bassins de Jérusalem dont la  Brihat Asultan dans le creux de la vallée.

 

 

 

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SARONA - QUARTIER DES TEMPLIERS

Sarona porte le nom du Sharon, région où les Templiers se sont installées en 1871 parce que d’après des passages bibliques la Terre Sainte et principalement la région du Sharon étaient sacrées 160 ans auparavant, lorsque l’Allemagne n’était encore qu’un état et le royaume de Jésus, trois hommes viennent prospecter le pays afin de s’y installer. Le compte-rendu de leur voyage à leur retour était plutôt pessimiste, ils déconseillèrent aux membres des Templiers de venir s’y installer, la période n’étant pas favorable pour plusieurs raisons : Les Bédouins qui y faisaient régner la terreur, la chaleur, le manque de toute civilisation et l’absence totale de confort.
 

En 1868, après quelques années d’organisation et  de préparation, Christophe Hoffmann et  Hardegg les deux  principaux dirigeants  de cette communauté arrivent sur les côtes de  Haïfa  et entre 1869 et 1907 les fondations des sept moshavot des Templiers  voient le jour dans tout le pays. La première à  Haïfa , ensuite celles de Jérusalem , Bné Atarot,  Beit Lehem Aglillit et Aloné Aba. Les  Templiers ne construisirent pas d’églises mais des centres communautaires où le  peuple se réunissait pour toutes leurs activités. Il existe encore aujourd’hui  des archives impressionnantes sur cette communauté. Théodore Zendel exécuta les  plans des moshavot en 18 parties dont quatre étaient réservées aux parties  publiques. Les terrains distribuaient en loterie étaient tirés au sort par deux  enfants .
Yoël Moshé Salomon écrit un article sur lequel il précise que les liens entre les Templiers et les Juifs étaient très chaleureux  avant la montée du nazisme. Les pionniers de Petah-Tikva venaient prendre leur bouture de vigne à Sarona et malgré leur concurrence, ceux de Zihon Yaacov demandaient aux Templiers des conseils sur les maladies la vigne. La famille Schlouch qui habitait à Yaffo était aussi en relation avec eux pour profiter de leur nouvelle technologie.
 

En 1878, de retour chez lui, un voyageur écrivit un article dans son journal. Il raconte qu’en allant vers Naplouse il traversa le pays et admira les fermes agricoles qui commencent à voir le jour grâce à des personnes très courageuses. La moshava de Sarona existe alors depuis quatre ans.

A la fin du 19ème  siècle, un cartographe du  nom de Théodore Zendel produisit une carte d’Eretz Israël où apparaissent toutes  les moshavot germaniques des Templiers .

En 1898, l’empereur d’Allemagne Guillaume II arrive au pays  et  est reçu par les Templiers. Le  célèbre peintre Beaunfield  lui offre  quatre albums de photos sur les quatre moshavot du pays.

L’idée de Christophe Hoffmann  était de conquérir le cœur de quelques milliers de personnes  qui progressivement  se joindraient aux  « amis de Jérusalem »
 

Entre 1850 et 1860 Christophe Hoffmann et les membres de son groupe s’éloignent tout doucement de l’Eglise et fondent un mouvement religieux indépendant : L’organisation du temple, nom donné par le comité qui a eu l’idée de ce temple spirituel en Eretz Israël.

Bien que la communauté des Templiers n’ait atteint qu’un maximum de 1.700 âmes, elle a eu une très forte influence sur le développement  moderne d’Eretz Israël dans les domaines de la construction, de l’agriculture, la culture, l’hôtellerie, le commerce et l’industrie.          
                                                                                           

       
                
 En 1898, les Templiers demandèrent de l’aide aux Juifs et ce sont les Shomrim (Gardiens-surveillants) qui viendront à leur secours, cette démarche prouvera à tous les habitants du pays  le  haut degré de capacité des Surveillants d’Israël.
Les premiers eucalyptus plantés en Israël ont été plantés à Artas, puis à Mikvé Israël     (arbres importés d’Algérie) et enfin dans le quartier de Sarona. Les marais et la malaria se propageaient alors tout autour du wadi Mousrara.
Les Templiers plantèrent de la vigne et firent leur propre vin. Les plants de vigne formaient un grand cercle tout autour de la moshava et ils s’étendaient sur les pentes du wadi Mousrara sur 250 dounan (ares). Ils vendaient leur vin à l’étranger et leur économie était florissante. Le cellier, construit en 1898, (bâtiment important en ruines aujourd’hui), contenait 50.000 litres de vin. C’était une longue allée étroite où  les nombreux tonneaux neufs s’alignaient contrairement aux tonneaux  déjà utilisés dans les caves des pionniers de Zihon-Yaacov. Il est possible que d’autres caves à vins  aient existées mais elles n’ont pas été découvertes.
De 1907 à 1910 Les Templiers s’adonnèrent à l’agriculture.  Ils arrivèrent ici avec de nouvelles conceptions de vie. Tandis que les pionniers mettaient le bétail au rez-de-chaussée de leur maison et vivaient au premier étage,  les Templiers construisaient leur propre maison avec un hangar indépendant et leur exploitation tout autour de la propriété comme en Europe. Ils choisirent de s’installer près de la chaîne de montagne de grès qui se trouve sur les hauteurs du wadi Mousrara  afin de servir du matériau pour la construction. Dans une des maisons du quartier se trouve  un  des rares pressoirs en état de marche qui existe au pays actuellement et qui date de 1920. Au plafond de cette salle les poutres de bois sont encore en bon état.
En 1930, le quartier s’agrandit autour de la moshava et l’architecte Mendelssohn construit des petits immeubles de style international. Le K.K.L. et la mairie de Tel Aviv acquirent tous les terrains environnants. C’est David Ben Gourion qui choisira des terrains autour de la moshava germanit pour établir la Kiria (le ministère de la défense) parce que les bureaux de Jérusalem étaient saturés, mais en décembre 1949 une loi de la Knesset décréta que toutes les institutions publiques devaient être transférées dans la capitale. Seul le ministère de la défense restera à Tel Aviv. De ce fait toute la partie Sud des maisons de la moshava germanit  se trouve aujourd’hui incorporée à l’intérieur de la Kiria.
 

 
En 1937 les frères Lamlé, architectes renommés, embellissent le quartier en construisant des rues piétonnes, en plantant des cyprès qui donneraient un peu d’ombre aux habitants du quartier et en s’occupant de mettre en valeur les points de  vues du quartier.
En août 1939, 18 membres de la colonie s’incorporent dans l’armée allemande et combattent sur le front européen. Les Templiers sont alors obligés de rester à l’intérieur de leur moshava et police anglaise les garde car ils sont considérés comme des ennemis. Pendant cette période de guerre, de nombreux  Templiers sont envoyés en Australie, et une partie des Juifs de nationalité israélienne qui sont revenus au pays en sortant des camps de concentration d’Europe s’installent à leur place.
Les Templiers étaient des intellectuels qui tenaient à élevaient spirituellement leur communauté et tous ceux qui les entouraient. Leur technologie était tellement à l’avant garde et leurs efforts si positifs qu’ils réussirent à attiraient dans leur communauté de nombreuses personnes.  Ce n’étaient pas des missionnaires. Ils avaient une vie culturelle intense et se retrouvaient dans le Beit Aam (la maison populaire) où avaient lieu les activités des adultes et des enfants.
Au début l’école était dans les mêmes locaux jusqu’au jour où ils la transférèrent dans des locaux neufs, la quantité d’enfants grandissant. Ils pensèrent construire le bâtiment du centre communautaire de style oriental avec une coupole mais ils changèrent d’avis et y mirent  un toit. Cette école deviendra l’hôpital de la Kiria après la guerre d’indépendance mais il a été détruit depuis six ans.
Si le bâtiment du centre communautaire existe toujours, la montre qui le surmontait a disparu ainsi que la château d’eau. Il fait le coin de la rue Kaplan et de la rue Eliezer.
En 1970 un énorme projet de onze grandes tours a été mis en place dans ce quartier mais en 1980 la société des patrimoines est intervenue en demandant que dans ce projet soit incorporé une surface de 40 dounan pour créer un parc, il suffirait de déplacer légèrement les tours pour garder et restaurer le quartier Sarona tout comme ont été restauré les moshavot germanit de Haïfa, Jérusalem et Beit Lehem Aglillit.
 


Les Templiers.

L'histoire des Templiers commence à la fin du 19ème siècle, en 1869, avec le mouvement religieux chrétien dont le but est de réunir en Terre Sainte les membres de cette secte. Ils prétendent être les véritables successeurs des terres d'Israël puisque que les Juifs ont trahi Jésus. Leur aspiration est de créer dans le pays un centre spirituel qu'ils appellent Temple (sanctuaire) d'où leur dénomination de Templiers. Ce sont des protestants, agriculteurs et grands bâtisseurs.

Après une brillante réussite économique ils fondent trois villages agricoles: Vil'alma (aujourd'hui Bné-Atarot), Beit-Lehem Aglilit et Valda'im (aujourd'hui Aloné-Aba).

Les Templiers s'accommodent rapidement des conditions de vie très difficile du pays.
Dans le domaine du travail, ils réussissent principalement à redresser la branche économique qui était imposée en Israël à cette époque et ils arrivent à gagner leur pain quotidien très facilement. Ils s'occupent de recevoir les pèlerinset produisent des outils industriels très modernes.
Le développement agricole est leur principal domaine. Lorsque la deuxième guerre mondiale éclate, les Anglais qui occupent alors le pays ont des craintes car les Templiers font partie de la cinquième colonne (nom donné aux partisans clandestins sur lesquels chaque adversaire peut compter dans les rangs de l'autre.)

C'est ainsi que le gouvernement du mandat renvoie les extrémistes Allemands en Australie et les colons qui restent sont tenus en maison d'arrêt dans leur domicile.

A la fin de la guerre, lorsque la catastrophe des juifs d'Europe a été connue, des implantations juives, unique en leur genre, se créent au pays et les juifs n'acceptent pas que les Templiers continuent de vivre parmi eux.

Les descendants des Templiers ont reçu des dédommagements très importants pour l'abandon de leurs biens.

 Les eucalyptus et les cyprès datent de l’époque des Templiers, ils achetèrent 6.000 dounam de terres à Sarona. Tout le quartier, les maisons comme les arbres…, sont sous la protection de la société de la conservation des bâtiments.
 

 
Sous le mandat britannique le quartier de Sarona était rempli d’entrepôts où la Haganna et Etzel cachés des armes, les deux associations étaient en discordance et là cause de cela les Anglais faillirent découvrir les armes mais un officier juif anglais prévint les israéliens qui enlevèrent les armes avant que les Anglais les réquisitionnent.
 
 Que 2000 Templiers ont occupés le pays et seulement 200 dans le quartier de Sarona.
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