LES MONTS HILLEL ET KFIR.
Avec notre guide nous partirons de Ein Elassad pour traverser le nahal Ari, le mont Kfir et le mont Hillel pour nous retrouver à Beit Djan après une randonnée de 7 heures.
Ein Alassad est le village druze le plus petit et le dernier en date en Israël. Fondé depuis 120 ans, il a une population de 800 personnes partagées en 10 clans. Chacune de ces grandes familles est arrivée d’un endroit différent. La famille Haladj est une famille de réfugiée qui s’est sauvée de Turquie et qui s’est installée en haute Galilée, près de la source Ari. Deux autres familles y étaient déjà implantées, elles venaient de Madjadl-Smas dans le Golan. Un autre clan de 48 personnes de religion musulmane est arrivée de Kfar Hanan.
Les autres clans sont venus de Osséfya, Pki’inn, Horpeish et Beit Jan. Ces huit grandes familles ont formé le village.
En 1940 des Druzes quittèrent Damas en Syrie pour s’installer dans le Golan. De 1942 à 1948, ils continuèrent à arriver dans cette région puis elles changèrent de direction pour descendre s'installer en Galilée. Lorsque la Syrie prit son indépendance en 1946 Les Druzes comprirent qu’ils ne pourraient plus y retourner et restèrent en Israël.
La petite fille de Dali Salami, un des premiers occupants de ce village vit encore aujourd’hui dans le village ce qui n’est pas le cas pour les autres familles qui s'installèrent à droite et à gauche avant de revenir bien plus tard.dans ce village.
Au centre du village coule la source Ari ou source du Lion qui arrose toutes les plantations en terrasses du village.
De notre premier panorama nous verrons : le mont Hazone (584m), le mont Camoun (602m) avec les villages de Mihmanim, Kamana et Camoun. Carmiel avec ses 800.000 habitants qui est devenue la grande ville de haute Galilée contrairement à ce que pensez certaines personnes comme Ouri Zoah, ou Ouri Davis. Nous voyons également Lotem sur le mont Hilazon (352m) qui était un kibboutz mais qui a vendu ses terres à des particuliers pour construire un lotissement. Le village arabe Araba avec derrière lui le mont Aahim (521m), Sahnin, le mont shaavi (538m), le mont Atzmon (538m), la ville arabe de Deir Hanna, Ararit avec le moshav Yahad près de lui le mont Livnine (425m), Les Cornes de Hittim, le mont Tirane (548m) et le plus petit kibboutz du pays : Inbar avec ses 80 membres.
Notre randonnée a commencée à 490 mètres d'altitude à la hauteur du village Ein Alassad pour atteindre son sommet à 980 mètres. Du mont Hillel, nous avons été jusqu’au nahal Admaniot et jusqu’au sentier des anémones sauvages qui est un des rares endroits du pays ou nous pouvons trouver ces fleurs.. La réserve ne contient que 45 fleurs qui sont en pleine floraison en ce mois de février. A part quelques anémones que les habitants des villages mitoyens ont plantées dans leurs jardins, cette fleur est exceptionnelle rare en Israël.
D’un deuxième point d’observation nous voyons la même vue que du premier point à la seule différence que maintenant nous dominons et de beaucoup toutes les montagnes environnantes. Nous voyons également le Kinnereth, la ville de Sfat et toujours les monts Livnine, Hazon et Camoun. Du côté opposé nous apercevons le mont Méron et le mont Afaym à 980 m d’altitude.
Dans la réserve des monts Méron nous trouvons des myosotis, des jacinthes, plusieurs sortes d’orchidées poussant que dans cette région (sahlav Aari Halav), des véroniques des monts Méron (petites fleurs de couleur bleue), des arums (louf) ainsi qu’une pierre ronde et blanche s’accrochant à la roche qui porte le nom de pomme d’Elyao.
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La randonnée se terminera à Beit Jan.
Beit Djan : C’est un gros village druze, le Dagan du Talmud occupé par les Israélites jusqu’au siècle dernier. En raison de son altitude (940m) on y embrasse du regard la plaine de Galilée jusqu’au mont Thabor et par beau temps jusqu’au Carmel. Les druzes ont une superficie de 3.000 hectares de terrains cultivés et de pâturage autour de leur village.
SYNAGOGUE OHEL MOED
RUE SHADAL.
L’architecte israélien Joseph Berlin de naissance russe qui a reçu un diplôme à l'académie d'art en 1911 et qui a travaillé dans la rue Petersburg jusqu'en 1921lorsqu’il s'est établi en Israël. Les bâtiments qu’il construisit incluent sa propre maison (1929), dans la rue de 59 Balfour et le théâtre de Moghrabi (1925-32) tous les deux à Tel Aviv. Un autre bâtiment important de son travail est celui de la synagogue Ohel Moed des Sépharades (1925-1927). Né à Jérusalem le rav Ben Tsion Ouziel fut convoqué à 31 ans par le rav Kook qui lui proposa le poste de Rav principal de Yafo qu’il accepta.
En 1921 il s’installa à Salonique comme délégué de l’agence juive et il y resta trois années. Cette période lui suffit pour influencer beaucoup de Juifs de la ville de Salonique à monter avec lui en Eretz Israël. Ce fut leur chance car 10 ans plus tard, 99% de la population juive de Salonique disparaissait à jamais. Les nouveaux immigrants s’installèrent dans le quartier de Florentine à Tel Aviv, le rêve de du Rav Ouziel était de construire une synagogue sépharade pour sa communauté.
A la même époque deux familles Juives de la ville d’Aden au Yémen montèrent en Eretz Israël : Shalom Aaron Lévi et Shlomo Itsrak Cohen. Très riches ces deux hommes achetèrent des terres à Tel Aviv pour investir et construire leur propre maison et une synagogue. En 1923, les deux hommes en escale à Port Saïd en attendant d’arriver au pays reçurent une première lettre du rav Ben Tsion Meïr Ouziel pour les encourager à investir dans la construction d’une synagogue ; après avoir offert le terrain ils acceptèrent la proposition du rav et la synagogue vit le jour grâce à lui qui dirigea tous les travaux. Elle a été l’une des premières synagogues de la nouvelle Tel Aviv. Dans une vitrine de la synagogue se trouve encore les lettres originales que le rav Ouziel en 1925 écrit aux donateurs pour les informer de l’avancement des travaux. En 1928 la synagogue fut terminée et elle fut inscrite au cadastre de Yafo. Ces deux généreux donateurs décidèrent d’un commun accord de mettre en premier le nom du rav Ouziel sur le registre du cadastre et ensuite leurs propres noms car ils estimèrent que tout l’honneur revenait à cet homme qui avait dépensé son énergie, son temps, sa patience pour la construction de ce Temple. Là se trouvait leur grandeur d’âme.
Une famille de Haleb (le père et ses trois enfants) fit à son tour un don pour construire le dôme de la synagogue en 1931. A l’intérieur de cette synagogue chacun des quatre arches est séparé par sept colonnes qui rappellent les sept branches de la Menora. Le plafond avec son dôme exceptionnel comporte la forme de 15 marches adhérentes au plafond qui sont le symbole des 15 degrés qui s’élevaient vers le Temple et sur lesquels les Lévi chantaient le cantique des degrés. Les 42 triangles de la coupole intérieure rappellent les 42 lettres de D. et le vitrage du centre avec l’étoile de David rappelle l’arche du tabernacle. Les 32 carrés qui forment l’ache rappellent les 27 lettres de l’alphabet et les 5 voyelles, symbole des lettres qui forment les mots des prières. En haut de la coupole, les étoiles de David enchevêtrées les unes dans les autres rappellent un paragraphe de livre de Yéhieskel. Les principaux rabbins de rite sépharade vinrent prier dans cette synagogue ainsi que de nombreuses personnalités de Tel Aviv qui à l’époque était la ville nouvelle construite en dehors des remparts de Yafo. Aujourd’hui beaucoup de jeunes couples viennent s’y marier et la salle attenante à la synagogue sert de salle de réception. Le rav Ouziel fut le rav principal de Tel Aviv jusqu’en 1939 puis il fut nomme rav d’Eretz Israël.