Taïko – Une véritable maison de thé japonaise en Galilée
Au-dessus de la ville de Carmiel le village de Nichmanim est sur le mont Camoun qui domine à 600 mètres d'altitude, c'est dans ce cadre magnifique que s'est ouvert la maison de thé de Taïko.
Taiko, japonaise mariée à un Juif ashkénaze vit depuis 27 ans en Israël. Elle nous reçoit chez elle pour que nous assistions à la préparation d’un thé. Le sujet principal de sa conférence est sur la préparation du thé. Elle nous parlera des coutumes japonaises et surtout de cette cérémonie sur le thé. Il faut poursuivre des études spéciales pour pouvoir y participer, trois ans d’études pour pouvoir organiser une préparation de thé mais il faudra cinq ans d’études pour le servir et 10 ans pour l’enseigner. Ces études comportent en effet un savoir vivre et une philosophie de la vie, sans oublier le principal, la méditation.
Taïko nous explique qu’au Japon dès leurs naissances on apprend aux enfants à dissimuler leurs sentiments, absolument tous, unanimement tels qui soient, les Japonais doivent présenter en toute occasion un visage neutre. Le père est souvent absent et toute la responsabilité de la maison est dans les mains de la mère qui, en majorité, ne doit pas travailler mais entretenir sa maison en s’occupant de ses enfants. Ce sont les parents qui cherchent et trouvent le conjoint de leurs enfants, seules les jeunes filles qui étudient la cérémonie du thé ont la liberté de choisir leur futur conjoint car elles sont plus évoluées intellectuellement et acquièrent des capacités qui les rendent plus indépendantes.
La cérémonie du thé ne se fait pas tous les jours mais sur invitation, elle peut s’organiser après un deuil, lorsque la famille invite des amis ou des parents ou pour toute autre occasion de la vie. Elle dure un minimum de trois heures, tous les invités sont assis à terre autour de la maîtresse de maison qui dispose tous les ustensiles utilisaient pour le thé d’avance sur un long tapis. De tous petits gâteaux sont servis avec le thé, ils sont à basse de soya, sans sucre, sans huile et sans graisse mais très colorés et de formes diverses. L’invité n’en mange qu’un seul et tout comme la nourriture chez les Japonais on doit la porter à sa bouche et non pas se pencher (comme des bêtes) pour la déguster (autre forme de philosophie). Pendant un repas on ne mange pas jusqu’à satiété mais seulement à 80% des capacités de notre estomac, on doit toujours rester sur sa faim. La cérémonie du Thé se passe en général à cinq heures du matin, d’une part car se sont des séances de méditation et qu’à cette heure là tout repose en paix et d’autres parts parce que la chaleur atteint 35° et l’humidité est importante.
Le kimono.
Le port du kimono est aussi un cérémonial, la Japonaise ne doit en aucun cas montrer les formes de son corps, le seul coté féminin qu’elle peut mettre en valeur est son cou, aussi porte-t-elle souvent les cheveux relevés ou très courts et le kimono rejeté en arrière. Elle mettra une heure pour s’habiller le matin car elle doit mettre successivement cinq couches de vêtements et onze ceintures avant le kimono, il faut une certaine minutie pour ce travail car autrement elle ne pourrait pas marcher. La Japonaise porte des sandales en bois, relativement étroites, sans cambrure, avec un petit talon plat et large sans forme pour le pied gauche ou le pied droit, ces sandales sont très inconfortables pour marcher et provoquent de nombreux inconvénients.
Le jardin japonais.
Le k.k.l. à crée un jardin japonais mitoyen de la maison de Taïko, sur les hauteurs du mont Camoun, face à la ville de Carmiel. Il a fait venir de la terre du japon pour une meilleure adaptation des arbres. Ce n’est pas un jardin miniature selon la coutume mais des arbres et des plantes qui courent sur les pentes de la montagne.
Un restaurant japonais, une galerie d'art et un salon de thé sont à la disposition des visiteurs.
Adresse : Mitspé Nichmanim
Téléphone : 04-988 49 89
Musées de Téfen, un musée pas come les autres où l'industrie et les arts font bon ménage
Ce musée est très original puisqu'il se trouve dans le parc industriel de Tefen, en plein cœur de la haute Galilée où les bureaux son discrètement dissimulés dans d'immenses espaces verdoyants. Il est très agréable de le visiter par beau temps de manière à se rendre de pavillon en pavillon en découvrant plusieurs œuvres de nos sculpteurs israéliens ou étrangers. Un deuxième parc industriel est situé à Omer près de Beer Shéva
Parc industriel de Tefen.
Stef Wertheimer a crée ce parc industriel avant celui d’Omer, près de Beer Shéva puis celui de Tel Haï en haute Galilée. Le projet d’en créer un quatrième près de Raphyah a été interrompu et c’est en Turquie que l’industriel a fondé son quatrième parc industriel. Tefen comprend 25 usines qui produisent des différents produits comme l’électronique, le plastique, du métal, des ordinateurs, etc.… s’il est impossible de visiter les usines, on a la possibilité de regarder un film qui retrace les activités du parc.
Le musée du développement
Le jardin des sculptures.
Exposition d’œuvres d’artistes israéliens comme Igal Turmakin, Melnikov, Dantsiger, Micha Oulman, Berni Fink, Ahiam, Ménashé Kadishman, Yaël Artsi, etc.… Les dernières acquisitions sont celles de Dortshin, Fralata, Shéquin, Zévisky.
Galerie artistique temporaire
Elle porte le nom d’Israël Adani dont les sculptures sont exposées en Israël et dans le monde entier. 17 de ses œuvres en bois sont exposées dans le parc.
Exposition d'Isaac Dantsiger.
Exposition rétrospective les dernières œuvres de l’artiste jusqu’à sa mort en 1977 en parallèle avec celles du musée de Tel Aviv qui expose ses œuvres de ses débuts jusqu’en 1955.
Musée des voitures anciennes.
Les usines Ishaker sont liées à l’industrie du métal dans le monde, entre-elles l’industrie des automobiles par l’intermédiaire de la création des couteaux en acier.
Musée du judaïsme des porte-paroles allemands : Collection d'Israël Shiloni.
L’exposition retrace l’histoire du judaïsme allemand dans ses générations antérieures.
Musée artistique industriel et technologique
Un film vidéo retrace la création de la technologie depuis le début du 19ème siècle jusqu’à nos jours. Les appareils exposés dans cette salle datent du 19ème et 20ème siècle.
Le centre de visiteurs.
Un film vidéo retrace l’ensemble du travail de ce centre de Haute Technologie, une cafétéria et un restaurant sont ouverts au public. Un bureau de renseignements est à la disposition du public ainsi qu’une nombreuse documentation.
Magasin de verrerie.
L’usine de verrerie nationale de Nahararïa si connue a ouvert un magasin de vente.
BOULEVARD SHAOUL AMELEH.
Tel-Aviv prendra le statut de ville qu’en 1934, elle a mis bien du temps à l’obtenir car elle a été longtemps composée de quartiers et elle était considérée comme communauté rurale avec à sa tête le docteur Meyer Dizzingoff. Elle a évoluée très vite puisqu’elle est passée de 3000 habitants à 15.000 en l’espace de très peu d’années.
Le boulevard Even Gvirol portait le nom de schvil Ahamorim (chemin des ânes) avant l’indépendance tout comme le boulevard Shaoul Ameleh était appelé par les Templiers dereh Schrem (la route de Naplouse). Il faut s’imaginer ces deux avenues entourées de vergers et de vignobles où les convois de chameaux défilaient lentement.
Au coin du boulevard et de la rue Duvnov on entre dans un quartier tranquille, verdoyant, avec des petits immeubles qui à leur époque étaient coquets, loin du bruit et de l’effervescence des grandes avenues. La rue Duvnov mène à l’un des premiers quartiers de la ville, Kiriat-Meyer qui a été fondé en 1920. Ces immeubles ont été construits spécialement pour les ouvriers en bâtiment qui ont participé à la construction de Tel-Aviv. En 1950 les grands immeubles sans âmes comme le bâtiment Gour voient le jour dans cette avenue.
Toutes les grandes lignes des plans directeurs de la ville furent élaborées dans les années vingt.
L’opéra : Construit par l’architecte Mendel qui a également construit la ville de Nes Tsiona l’opéra est situé à l’emplacement où les Templiers, en 1868, avaient leurs vergers, le quartier portait alors le nom de Sarona. En 1948, les convois qui étaient obligés d’emprunter la route qui menait de Yazour à Houlon et qui passaient ici étaient attaqués une fois sur deux par les Arabes, un service de sécurité fut alors instauré tout le long ce passage.
L’architecte Golinki construit le premier opéra de Tel-Aviv qui s’est transformé en cinéma (Eden). Là pour la première fois en Israël s’est joué la Traviata.
C’est Arthur Herckter qui construira l’opéra tandis que son fils s’occupera du théâtre Kameri qui est sur la même place. Ce dernier écrit un article dans lequel il explique les raisons de la sobriété du bâtiment. Il invoque que, seules les acteurs des pièces de théâtres peuvent donner de la couleur et de la beauté au bâtiment.
L’architecte Ron Arad décor l’intérieur de l’opéra qui au premier abord est froid, puisqu’il y a que du béton blanc et noir et aucune tenture. En haut des marches qui mènent à la salle de spectacle les marches sont éclairées par des petites fenêtres à carreaux qui permettent au soleil de pénétrer et de donner beaucoup de clarté.
MICHA OULLMAN : En 1995 il installe sa sculpture qu’il appellera porte, elle mesure 10,5 mètres de hauteur et c’est un mélange de fonte et de béton armé. Au pied de la sculpture un espace grillagé en fer a été installé pour permettre un jeu de lumières avec le soleil sur la sculpture. Au 2/3 de la hauteur de la colonne se trouve l’ouverture ou la porte. Dans le jardin du nom de Giacometti appartenant au musée d’art de la ville se trouve une autre œuvre de Micha Oullman, elle représente les trois religions monothéistes, le croissant, la croix et l’étoile de David.
Beit Ariéla : Situé sur la gauche du musée un grand bâtiment renferme les archives de Tel Aviv. Conçu par cinq architectes, il a été commencé en 1967 et fini en 1976. La façade a été recouverte de pierres fossilisées. C’est Shlomo Tanaï qui a fait don des nombreux livres que contient la bibliothèque. Le bâtiment des archives porte plusieurs noms comme Shaar Sion, Rockard qui a fait don d’une grande quantité de livres qu’il a apporté de l’étranger et Ariéla selon le prénom de la petite fille de Getter qui a fait don également de livres.
Le musée : Le musée Dizzingoff, premier musée de Tel -Aviv a fermé ses portes le jour de l’ouverture du nouveau musée en 1970. C’est Meyer Dizzingoff, qui lors de son voyage à Paris rencontre Marc Chagall qui approuve le projet et participe financièrement à la fondation du musée.
L’esplanade du musée de Tel Aviv : La sculpture du parvis de Motti Mizhari ressemble à tous ses œuvres. A 12 ans Motti attrape une maladie qui l’empêchera de marcher pour le restant de ses jours. Ses parents d’origine perse et irakienne investissent une somme énorme pour l’opérer mais en vain. Motti se mariera avec une femme non juive mais c’est grâce à une assistante sociale qu’il réussira à s’en sortir et à s’exprimer grâce à la sculpture.
Icare, sa sculpture du parvis rappelle la mythologie grecque. Icare, fils de dédale qui construisit le labyrinthe du Minotaure fabriqua deux paires d’ailes, en donna une à son fils en lui recommandant de ne pas approcher de trop près le soleil de peur que la cire qui reliaient les ailes ne fondent et qu’elles ne se détachent. Mais Icare monta de plus en plus haut, ses ailes se détachèrent et il tomba dans la mer où les eaux se refermèrent sur lui.
Nous retrouvons les ailes d’Icare sur la sculpture de Motti avec l’homme renversé prêt à tomber mais sa main tendue vers le ciel est un geste d’espoir. Motti a élevé son œuvre en haut d’un pilier en aluminium qui domine l’environnement.
La première des sculptures sur cette esplanade représente un homme couper du monde qui vit dans son monde intérieur, elle rappelle les cours de Tatchi. C’est l’artiste thaïlandais You Ming qui en a fait don à la ville.
Ménashé Kadisman (1932) fait partie de l’âge d’or de la sculpture en Israël, il a été formé par Lehmann comme Tumarkin. Sa représentation du sacrifice d’Abraham est en trois parties, une tête de taureau qui se tient droite, un visage à terre et une troisième partie aux formes arrondies et douces, les pleureuses, le tout en bronze. L’artiste en sculptant cet ouvrage a voulu nous faire passer le message que son point de vue du sacrifice d’Abraham est à l’opposé du récit de la Thora. La tête d’Isaac est à terre, coupée, et la tête du taureau se tient bien droite. Une autre sculpture de Kadisman se trouve dans le jardin Giacometti du musée.
Le tribunal départemental et Le tribunal de la paix : Près du musée de Tel Aviv et face au Beit Ariéla le bâtiment a été recouvert de silicate et les petites fenêtres ont été conçues pour apporter le plus de lumière possible à l’intérieur des bureaux. Dans l’immense salle de l’entrée une sculpture imposante de Dany Karavane. Elle indique l’entrée de la ville avec plusieurs symboles historiques ou archéologiques. Dans la cour intérieure du tribunal une autre sculpture de Dany Karavane, toute en béton blanc rappelle celle de Mishmar à Néguev à Beer Shéva. Dany Karavane dialogue toujours avec ses sculptures, elles ne sont jamais seules mais en groupe. Celle-ci est composée d’une énorme boule qui représente le monde et à ses côtés un rouleau de béton où sont inscrits des codes de la loi.
La sculpture se trouve dans un petit jardin aménagé par l’artiste avec un parterre géométrique pour compléter l’ensemble ainsi que quelques jardinières en céramique creusées dans le sol pour y planter des fleurs. Tout comme à Cercy Pontoise, il travaillera ici au laser.
Dany Karavane est né à Tel Aviv de parents russes, il parcourt le pays avec son père qui lui fait découvrir la nature et tout jeune il apprend à aimer et à connaître la terre, les arbres et les fleurs. Avant de s’adonner à la sculpture, il apprendra la danse dans les ballets d’Inbal et fera, entre autre chose un séjour à Kinnereth. Né en 1930, il fait aussi partie de l’âge d’or de la sculpture israélienne.
Le bâtiment I.B.M. : Cette société construit toujours des immeubles pour ses employés et chaque bâtiment est différent avec son style personnel (Depuis peu les bureaux d’I.B.M. ont été transférés dans la zone industrielle de Petah-Tikva, Kiriat Arié ) Ici, les fenêtres sont en formes des premières cartes informatiques sorties par la Société dans les années 60-70. Le bâtiment étroit à sa base s’élève vers les hauteurs comme un palais, les trois architectes qui ont travaillé sur son projet ont voulu qu’il soit plus haut que le Kolbo Shalom pour rappeler l’élévation vers les télécommunications. De très grandes marches, très imposantes marquent l’entrée de l’immeuble.
Le bâtiment Asie : Il contient les bureaux de l’ambassade de Hollande et d’Amérique du Sud. Il a été construit par plusieurs architectes qui lui ont donné la forme de vagues ou, avec plus d’imagination, celle des robes à crinolines des femmes d’antan. A l’intérieur le plafond de couleur bleue représente des milliers d’écailles. Les ascenseurs recouverts de cuivre ont été décorés par Gad Oulman et chaque étage a été décoré différemment.
Guillermo Kantor venu d’équateur expose ses peintures dans le bâtiment. Chaque étage correspond aux peintures qu’il a faites dans un pays différent. En 1968 : Mexico, Venezuela, Argentine et Israël. En 1982-83 : République dominicaine. En 1971 : Nairobi, Kenya ; Ashdod en Israël.
En contournant l’immeuble, on a la surprise de découvrir un petit jardin public, isolé du bruit avec des bancs pour s’y détendre, des arbres et un système d’eau qui rappelle en plus petit celui du tribunal de grande instance de Jérusalem
Le bâtiment de l'éducation nationale : Construit par le célèbre architecte Ran Carmi qui a construit le palais de Justice de Jérusalem, il ne présente aucun intérêt et défigurerait l’environnement si on ne souvenait pas que lors de sa construction c’était l’un des plus modernes.
Le bâtiment Europa : Il contient uniquement des bureaux, son entrée très haute et tout en verre, est très esthétique et impressionnante, de chaque coté de sa façade deux ascenseurs, en verre également sont utilisés par les employés.
Le bâtiment Europe : Près de lui le bâtiment Europe a la forme d’un demi-cercle et sur les cinq étages des mini piliers rouges tout le long des fenêtres ont été incorporées.
Le bâtiment américa : Construit par deux architectes, il a la forme d’un H et on le reconnaît grâce à sa céramique de couleur rouge.