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Il y a plusieurs manières de découvrir Israël selon les goûts de chacun. Il est possible de faire des randonnées dans la nature, de visiter des musées ou des "Beit Arishonim" (La maison des Anciens) ou encore se recueillir devant des mémoriaux pour se rappeler continuellement que grâce aux soldats nous vivons en paix à  l'intérieur du pays.  Nous pouvons aussi visiter les sites archéologiques qui nous retracent l'histoire depuis les temps les plus reculés et les villes sans oublier Jérusalem qui, a elle, seule nous comble de bonheur.

 

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Même nouvelle la gare centrale d'autobus de Tel Aviv et son environnement nous rappelle Israël tel qu'on l'a connu dans les années 70 avec son côté très oriental, très coloré, très bruyant contraste frappant avec la ville que l'on surnomme " la ville qui ne dort jamais " en référence à son dynamisme et à sa jeunesse débordante d'énergie, métropole vibrante, gorgée de soleil, de culture et de fête, ouverte sur le monde en dépit des tensions proche-orientales.


Histoire
La vieille centrale de bus de Tel Aviv a été la principale gare routière de Tel-Aviv entre les années 1941 jusqu'en 1993. La station a servi aux circuits d'autobus interurbains ainsi qu'à ceux de la ville locale et les autobus de banlieue. Les stations ont également inclus une station de taxi et un centre commercial important.

Le 18 août 1993 l'activité principale des autobus de Tel-Aviv et des taxis a été transféré à Tel-Aviv dans la nouvelle gare centrale de bus, dans le sud de Tel-Aviv à Neve Shaanan et le nom de la station a été officiellement renommé "la nouvelle gare routière Tel Aviv " (Tahanat Mercazit Ahadasha).

Histoire
Dans la fin des années 1930, la municipalité de Tel Aviv a pris la décision de la construction de la première station centrale d'autobus dans la zone bordant le quartier nord-ouest de la classe ouvrière de Neve Sha'anan à Tel-Aviv.

En 1941, les plates-formes de la station ont été construites le long d'un bâtiment moderne, conçu par les architectes Nahum Salkind et Joseph Wittkower. La station a débuté ses activités officiellement en mai 1942. Initialement, la station a été considéré comme la station de bus les plus moderne dans le pays à cette période, y compris, entre autres, des passages souterrains entre les plates-formes.

Pendant la guerre israélo-arabe de 1948 la station a été utilisée comme point de départ des convois en direction de Jérusalem et par conséquent elle a été bombardée par des avions égyptiens le 15 mai 1948. Plus tard, d'autres stations de bus virent le jour dans les rues avoisinantes lorsque la gare commença à être saturée.

Egged a été créé en 1933 par une fusion de quatre coopératives d'autobus plus petites. En 1951, Egged a fusionné avec la société d'autobus Shahar et la compagnie d'autobus de Drom Yehuda, créant un réseau public national de transport. Après la guerre des six jours, Egged a fusionné avec la société d'autobus de Hamekasher de Jérusalem. Le nom d'Egged (אגד = union) a été donné à la coopérative par le poète israélien Chaim Nachman Bialik en référence à la fusion originale. Pendant les guerres de 1956, 1967 et 1973, les autobus d'Egged et ses conducteurs ont aidé à renforcer le système de logistique du pays et ont conduit les soldats et les provisions alimentaires aux champs de bataille. La flotte d'autobus d'Egged inclut une grande variété de modèles, Mercedes-Benz, Volvo et Man, y compris des versions à l'épreuve des balles, utilisées la plupart du temps pour les voyages en Judée et en Samarie. Egged a vendu beaucoup d'anciens bus Mercedes O405 Merkavim-Ha'argaz au réseau de bus Varna en Bulgarie dont 5 ont été vendus au réseau de transport de Roussé en Bulgarie ainsi que 18 bus Mercedes O405 Merkavim-Ha'argaz au réseau de bus d'Izabelin en Pologne.


Nouvelle gare routière centrale
Nouvelle gare routière centrale à Tel Aviv " Tahana Merkazit " est officiellement la plus grande gare routière du monde ! Les itinéraires offres la plupart des emplacements en Israël. La gare centrale est située à une courte distance de la station de train "HaHaganah". La plupart des lignes de bus interurbaines sont sur les plateformes de l'aile du Nord au 6ème étage excepté les bus qui partent pour la Galilée (Afula, Nazareth, Tiberiade, Kiryat Shmona etc.) qui sont sur l'aile du sud au 7ème étage (accessible par l'escalator du 6ème étage).

C'est en 1963 que l'idée d'un projet d'une future centrale de bus à Tel Aviv a vu le jour grâce à Arié Peletz. Le projet de cette station de bus a été crée par l'architecte Ram Carmi avec les architectes Tsvi. La Gare de planification é été projeté par l'architecte Ram Karmi en collaboration avec des architectes Zvi et Yael Rothschild Comet. La construction a commencé le 14 décembre 1967 et a été financé par la vente de 750 magasins dans la station en espérant qu'un commerce florissant verrait le jour semblable à celui de l'ancienne gare centrale de l'époque (maintenant appelé Tahanat Ayéchana "ancienne station"). La construction du squelette de l'édifice se poursuivit jusqu'en 1976 c'est alors que les négociations avec les résidents locaux firent valoir (comme d'ailleurs il s'est avéré plus tard) qu'avec la construction de la gare centrale la valeur des maisons baisserait de manière significative. La construction a été interrompue avant la fin des travaux alors que seul le squelette de l'édifice était construit en raison de difficultés financières des entrepreneurs. La construction a été reprise qu'en 1983, avec l'acquisition du projet par l'entrepreneur Mordechai Yona en partenariat avec les coopératives Egged et Dan.
Le 18 août 1993, la station centrale de bus a été ouverte au public. La centrale avait six étages lors de son ouverture mais le 2 Juin 2002 un septième niveau a été ouvert. Maintenant le premier et deuxième niveau ont été complètement abandonnés. L'activité principale des autobus de Tel-Aviv et des taxis a été transférée à la nouvelle station. La vieille station Centrale d'autobus de Tel Aviv et de ses environs est devenue déserte et elle est principalement utilisée comme parking pour les bus. En outre, les nombreux magasins qui entouraient l'ancienne station de bus ont été terriblement affectés, et avec le temps, la région est devenue essentiellement peuplé de travailleurs étrangers.
Le 31 Juillet 2009 après plus de 60 ans d'activité, "Egged" a mis fin à l'activité des autres lignes de bus qui passait encore par l'ancienne gare et les a transférées à la nouvelle gare centrale. C'est ainsi que l'ancienne station centrale de bus a officiellement fermée. Le 2 août 2009 les plates-formes restantes de la station de bus ont été démolies.

A côté de la gare routière centrale de Tel-Aviv un certain nombre de terminaux de bus secondaires contribuent à desservir la ville et à désengorger la station centrale.
La station est construite sur une superficie de 44 000 mètres carrés et comprend une surface bâtie de 230.000 mètres carrés sur différents niveaux. Basé sur cette mesure c'est la gare routière centrale la deuxième plus grande au monde.
Structure : Il ya 29 escaliers mécaniques, 13 ascenseurs, et plus de 1.000 entreprises différentes. Entreprises viennent de tous les horizons: Des écoles, des cafés, des maisons d'édition, des librairies, des magasins de mode et des bureaux. Beaucoup d'entreprises dans la station sont affiliées au secteur russe, et d'autres entreprises affiliées au secteur des travailleurs étrangers, les autres entreprises sont affiliées à des marques. Le manque d'uniformité est flagrant dans l'architecture de ce bâtiment.


Le Sud de Tel-Aviv
Le Sud de Tel-Aviv : une certaine anarchie en contraste avec les quartiers nord
Le sud de Tel-Aviv demeure populaire et moins florissant que les quartiers nord. De plus, depuis deux ans, le secteur a absorbé un flux massif d’émigrés et de clandestins. Cette situation a transformé quelque peu le visage de ces rues. Du coup, les Israéliens ont manifesté leur mécontentement devant ce qu’ils ressentent comme une invasion. Une sorte d’anarchie du parc locatif a vu se multiplier squats, appartements coupés en deux, trois, voire cinq, gourbis bricolés. Depuis 2008, une loi interdit la division de logis en studios indépendants. On estime cependant à 10.000 le nombre d’appartements fractionnés à Tel-Aviv, dus au manque de logements dans la ville depuis 10 ans qui ne cesse de grossir et du prix de location qui ne cesse de grimper.

Les quartiers du sud de Tel-Aviv sont parmi les plus anciens de la ville. Certains ont même été établis plus de deux décennies avant sa fondation. Dans les années 1930 et 1940, ils ont été absorbés par l’expansion rapide de la ville. Aujourd’hui, le Sud a été en partie rénové mais les quartiers insalubres restent nombreux.
Le Sud, ce sont ses marchés, ses petits restaurants abordables de nourriture traditionnelle turque, yéménite et iranienne, ses différents styles architecturaux et ses constructions qui datent des toutes premières années de la ville. On y trouve occasionnellement les meilleurs restaurants de la ville et les prix les plus élevés de l’immobilier. L’atmosphère générale du Sud réside en sa diversité ethnique, son authenticité et son charme levantin.
Les habitants du Sud forment un groupe hétéroclite. Ce sont des jeunes gens aux pantalons taille basse, des artistes sans le sou, des Juifs yéménites octogénaires arabophones ou encore des nouveaux riches du high-tech. Ceux-ci se retrouvent surtout à Névé Tsédek qui est devenu l’un des quartiers les plus pittoresques de la ville.


Rue Névé Shaanan
Tel-Aviv c'est aussi 17 000 émigrés clandestins concentrés surtout autour de la gare routière de la ville. « L’immeuble des émigrés », est le surnom d’un bâtiment de quatre étages avec 25 appartements que les propriétaires vivant à Houlon ou Bat Yam louent sans s’inquiéter du reste. "Avant je me promenais à 4h du matin, sans crainte, aujourd’hui j’ai peur même le jour dans la rue" dit une femme habitant le quartier. "Autrefois il y avait ici des Chinois, des Nigériens, ils étaient tranquilles. Maintenant avec ces réfugiés, c’est autre chose" Le jour où la jeune République du Soudan du Sud ouvrira son ambassade, ce sera peut-être dans l’une des rues délabrées de ce quartier du sud de Tel-Aviv. C’est ici que convergent les travailleurs étrangers, pour échanger des informations, trouver du travail, un logement, se restaurer, socialiser….

Rue Névé Shaanan – les Champs Élysée locaux – la foule est d’ailleurs quasi exclusivement philippine, chinoise ou africaine. Parmi eux, de nombreux réfugiés soudanais - ils sont environ 9 000 en Israël dont 1 600 originaires du Soudan du Sud - dont l’indépendance a été proclamée le 9 juillet dernier.

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Du pressoir des époques les plus reculées aux pressoirs modernes d'aujourd'hui, profitons de la saison du raisin et du vin pour visiter quelques caves, connaître leurs propriétaires et admirer la région avec ses superbes panoramas.


Latroun

De la colline de Latroun un panorama magnifique s’étend sous nos yeux avec le réservoir de Nahson qui retient des eaux de sources d’une part et dont les eaux d’évacuation passent aussi par-là. En 1967 cet espace était un terrain neutre entre la Jordanie et Israël. L’armée israélienne occupait le kibboutz Mishmar Ayalon avec ses soldats et son armement. C’était alors l'un des kibboutzim frontaliers entre les deux pays. Au loin le Tell Gezer et le Tell Koa entretenu par le K.K.L.
Plus près de nous, sur le bord de la route, un eucalyptus datant de l’époque du mandat britannique (1930) marque l’endroit de l’une des quatre stations de pompage, elles desservaient la ville de Jérusalem. La station centrale a été crée à Rosh-Ayn, la deuxième à Latroun, la troisième à Nahson et la quatrième sur l’ancienne route de Jérusalem.

Sur la route de Nahshon
Notre excursion de ce jour commencera près de Nahson, sur la nouvelle route construite en immense plaques de béton car le sol ne permettait pas de construire la route de manière habituelle. Cette route a été faite après les accords d’Oslo à l’époque où on espérait la paix entre les deux pays. Elle devait commencer à la hauteur de la ville de Ramalah pour arriver au barrage d’Erez, en passant par Askélon. C’est grâce à la construction de cette route commencée en 1997 que les ouvriers ont découvert un pressoir byzantin.

Pressoir de l'époque byzantine :
En face du kibboutz Nahson, nous reprenons la route en direction de Tel-Aviv pendant cinq cent mètres environ et nous nous arrêtons sur le bord de la route pour entendre parler de ce pressoir.
D’une manière générale les Byzantins construisaient leurs pressoirs près de leurs vignes. On trouve beaucoup de pressoirs dans le pays car chacun avait le sien. Il y avait quelques grands pressoirs comme c’est le cas ici mais souvent les grandes familles avaient leur propre pressoir. Le bassi rond qui est devant nos yeux recueillait le jus de raisin ce qui est exceptionnel car en principe ils étaient était plutôt carré. La question est de savoir si ce pressoir n’était pas utilisé en pressoir à huile à l’époque de la cueillette des olives. Une autre hypothèse est celle de la découverte d’une nouvelle technique. Ce peuple aurait découvert la manière de presser le raisin à l’aide d’une roue et d’un long manche en bois encastré à l’intérieur de cette dernière comme nous le prouve un trou près de la cuve. D’après certaines images de livres sur l’Egypte de cette époque, on peut constater que cette méthode était alors employée.
Si on sait qu’une tonne de raisin par dounan (1 dounan = 10 ares) donne 800 litres de liquide et qu’une bouteille de vin contient 75 cl, on peut en déduire que pour une tonne de raisin, ils produisaient 6000 bouteilles ; ce qui veut dire qu’on se trouve devant une très importante fabrication de vin. Le raisin était mis dans une cuve de 2 mètres cubes qui pouvait contenir une tonne et demie de raisin, les ouvriers pressaient le raisin nu-pieds ce qui était dangereux car ils pouvaient glisser d’une part et d’autres parts les guêpes affluaient, attirées par le sucre. Dans ce temps là, les vignerons ne rajoutaient pas de sucre dans leur vin et ne le conservaient guère, il était pressé pour être consommer dans de brefs délais.


Nahson
Le kibboutz a été crée en 1950 par le Palmah juste après l’indépendance pendant les événements entre la Jordanie et Israël. Il se trouvait alors à la frontière avec la colline de Latroun où se trouvait la brigade de Givati. Bien que les terrains entre les deux pays furent en zone neutre les Israéliens aussi bien que les Jordaniens les utilisaient comme terres agricoles. Chacun voulant plus de terrains que son voisin, ils se disputaient les terres âprement ; mais les Israéliens eurent gains de cause grâce à des tracteurs que ne possédaient les Arabes et qui leur permirent de travailler plus vite.
Gaï, membre du kibboutz de Nahshon, décédé d’une maladie incurable, a sculpté un nombre important d'œuvres qui sont parsemés dans tout le kibboutz. Entre-autres, on peut voir à l’intérieur d’une cage la représentation des travaux manuels, ou bien un bloc de verre multicolore.
Toujours dans l’enceinte du kibboutz, nous voyons un pressoir à vin qui date de la période du premier Temple. Ce n’était pas un pressoir industriel mais seulement un petit pressoir qui devait appartenir à une ou plusieurs familles.

Un membre du kibboutz nous fait visiter son pressoir moderne et son cellier attenant. Les membres du kibboutz ont commencé à planter de la vigne en 1996 et les premières vendanges ont eu lieu en 1997. Ils ne fabriquent ici que du vin rouge comme le cabinet sauvignon, le merlot ou l’Alma. Ils possèdent 50 dounan (ares) de vignes à Nahshon et vendent le surplus de leur vin à Barkan ou a Récannati. Ils produisent 600.000 bouteilles de vin non casher puisqu’ils y travaillent le samedi. Par-contre les fromages de chèvres qui préparent sur place sont Kasher.
Pour obtenir du vin Kasher on ne doit pas se servir du raisin pendant les trois premières années et observer ensuite une année de Shmita.
Les vendanges se font ici manuellement, on choisit les grappes une par une puis on les met dans une machine qui sépare les grains des branches. Ensuite on transfert le raisin dans une cuve où il reste une dizaine jours pour que l’alcool se transforme en sucre. Les peaux du raisin montent à la surface et une à deux fois par jour on les retire de la cuve. Dans une autre machine on presse le raisin et il en ressort une forme de gâteau rond, ce sont les peaux restantes qui sont éparpillées aux pieds des vignobles.
Le jus de raisin est mis en tonneaux. Ils sont fabriqués en bois de chêne qui donne son goût et son odeur au futur vin. On couche les bouteilles pour que le bouchon soit imprégné de vin et que l’air ne pénètre pas. Dans la cave à vin on peut lire plusieurs noms de ville de France sur les tonneaux comme Nevers, Allier ou Taransaud.
Les caves à vin sont très nombreuses au pays, rien qu’à Benyamina on en compte 70 et 6.000 hommes y travaillent. Le prix le plus bas d’un tonneau vide pouvant contenir 200 litres coûte 600 dollars, leur coût peut monter jusqu’à 800 dollars. Ces tonneaux servent en moyenne six ans et après cette date ils sont revendus à d’autres viticulteurs qui s’en servent pour faire vieillir le vin. Ce commerce ne se fait que de bouche à oreilles car il y a beaucoup trop de demandes et les acheteurs s’arrangent pour garder les contacts secrets.


Carmé Yosseph
En passant devant la forêt de Carmé Yosseph, notre guide nous montre un avion qui a été transporté de la base aérienne Tel Nof. Cet avion des années 60, devait représenter le mémorial des parachutistes avec celui de Tel Nof. Mais après la guerre de 1967, l’armée a décidé de fonder un musée-mémorial des parachutistes à Jérusalem, sur le Giv’at Atahmoshet et de ce fait l’avion de la forêt de Carmé-Yosseph est resté à l’abandon et fait la joie des enfants qui s’y amusent.
Face à l’entrée de la route qui mène à notre autobus pénètre sur une route goudronnée. Cette route menant à Hébron a été faite en 1970 par le service de sécurité d’Israël pour contrôler toutes sortes de véhicules ou de personnes suspectes sortant de la ville. En longeant cette route nous passons devant les ruines de Madras et derrière le moshav de Tséfririm avec son usine Kakadour. Cette famille, membre du kibboutz, a crée ici une usine très connue de jouets en bois.
On est sur le grand parc naturel d’Adoulam, c'est un énorme projet car ce parc s’étale sur toutes les collines environnantes tout en gardant principalement son caractère sauvage. Toutes les constructions en terrasses seront préservées, les grottes et les vestiges archéologiques sont mis en valeur, toute la végétation naturelle est sauvegardée. L’aménagement se concentre sur les routes, les aires de pique-niques et les aires de jeux.

Les ruines de Houhat.
Après 6 Km de route sur un sentier qui a commencé près le Mitpsé Massouah l’autobus s’arrête et nous commençons à escalader une petite colline où nous attendent les vestiges importants de la période du 1er jusqu’au 3ème siècle de notre ère.
Du superbe panorama qui s’offre à nos yeux nous apercevons à gauche le moshav de Li’on qui doit son prénom à un donateur qui devait faire construire une piscine dans le moshav. Le nom est resté mais la piscine n’a jamais été construite… Le moshav se trouve dans l’enceinte du Parc Britannia. Le moshav de Tséfririm est relié à l’histoire d’Artouv, לה et ses villages mitoyens arabes Sourif et Djaba.

Un peu plus sur la droite nous voyons une ferme, elle s’appelle Havat Ramim et a été crée grâce aux fond du philanthrope Safra. Grâce à ces dons 700 dounam (ares) de terres ont été achetées pour planter de la vigne. David Valléro qui a une banque à Jérusalem dirige cette ferme. Les projets en cours des dirigeants de cette ferme sont d’ouvrir un restaurant, une cave à vin et même un hôtel, mais le K.K.L. s’y oppose à cause des nuisances que provoqueront ces chamboulements.

Le site de Houhat est aujourd’hui inconnu de tous. Le service archéologique du pays a commencé les fouilles il y a 4 ans pour trouver du travail à des chômeurs. Les fouilles se sont terminées il y a 4 mois. Il fera parti dans le futur des parcs nationaux.

Le mikvé.
La première approche du site est un mikvé, on y accède par de nombreuses marches qui aboutissent à une grande pièce. La porte d’entrée est haute et à partir de là on compte les sept marches du bain rituel. En regardant le haut de cette pièce on aperçoit encrées dans le mur des traces d’eau, ce sont les gouttes de pluie qui pénétraient par cette ouverture pour remplir le mikvé. Le revêtement des parois du mikvé est encore visible ainsi que la démarcation du niveau de l’eau.
B) Nous sommes dans un village ou n’ont vécu que des Juifs ceci pendant trois siècle, du 1er au 3ème siècle de notre ère. Pendant le premier centenaire les habitants ont construit dans le premier quartier, celui le plus près de nous, et les maisons étaient spacieuses. Elles comprenaient une cour, deux grandes chambres, une pour dormir et une pour recevoir. A cette époque la cuisine et les sanitaires se trouvaient à l’extérieur des habitations. Il y avait plusieurs mikvés dans le quartier dont une près de la synagogue.

La synagogue.
C’est une des cinq premières synagogues d’Israël avec celles de Gamla, Jéricho, d’Hérodion et de Massada. Les synagogues étaient très rares à l’époque puisque le Temple de Jérusalem existait encore.
Le deuxième quartier a été construit au 2ème siècle de notre ère et le troisième quartier au 3ème siècle. Chaque siècle a connu un quartier différent, sur des terrains mitoyens les uns des autres puis, pour des raisons obscures la population des lieux disparue définitivement.
Plus tard, les légionnaires romains, ceux qui désiraient rester en Terre Sainte plutôt que de rentrer chez eux, obtenaient de leurs officiers des terres pour s’y installer. Ce fut le cas ici, où une famille de légionnaire s’installa sur les vestiges de l’ancien village juif. Ils y firent beaucoup de travaux, jetèrent ce qui ne leurs convenaient pas et à l’aide de pierres des anciennes maisons rebâtirent leurs demeures. La preuve en est d’un bloc de pierre rectangulaire, posé à l’entrée d’une demeure, dont un des coté est creusé à hauteur d’homme. Il est évident que c’est l’encoche d’une mézouza.

Le pressoir.
Dans le troisième quartier on trouve un grand pressoir à vin. Les vignes poussaient dans les champs voisins et elles devaient être importantes puisque 6 tonnes de raisins rentraient dans la cuve.
Ils avaient assez de raisins pour le presser trois fois de suite dans la même cuve et le laissaient macérer ensuite pendant 10 jours ; mais ils n’arrêtaient pas pour autant leur travail car ils travaillaient dans d’autres pressoirs non loin de celui-là, et, le temps écoulé revenaient au premier. Ils grattaient et lissaient les parois des murs pour qu’ils soient lisses et incorporaient des tessons de céramiques pour les unifier. Le sol et les marches étaient en mosaïque, quelques vestiges de mosaïques sont encore visibles sur les marches de la cuve. Elle date de l’époque du second Temple.
La population ne vivait ici que de récupération des eaux de pluies, on n’y a pas creusé de puits.


La fronde de David et Carmé Azeka
La fronde de David קלע דוד
C’est un grand restaurant qui se trouve sur la route entre Beit Shemesh et Beit Guvrin (nle 38) près du moshav Giv’at Yshayao. Ce restaurant est attenant aux plants de vignes de son propriétaire qui fabrique son vin spécialement pour sa clientèle. Dans son petit cellier il entrepose sa fabrication de vin blanc et de vin rouge dans des cuves entourées d’une matière qui maintient une chaleur constante. Un an plus tard le propriétaire met son vin en bouteilles, il en tire 7.000 bouteilles. Son vin porte le nom de Château.

Carmé Azeka
Ayelet, nous reçoit dans les vignes de Giv’at Yshayao. Les vignes ont ici une trentaine d’années et fournissent 30 tonnes pour un dounan (are). Ils produisent du raisin noir sans pépin à la demande des Israéliens. La production est vendue à la Société Carmel, aux kibboutzim des environs, et à des grossistes ; cette production n’est que locale. Ils cueillent le raisin de la deuxième quinzaine de juillet jusqu’à Souccoth. Nous nous rendons ensuite dans leur moshav où ils préparent les raisins secs. Ils font sécher au soleil les grappes entières de raisins sur des filets noirs qu’ils étalent à même la terre. Une fois sèchent les grappes sont jetées dans une machine qui sépare les grains des branches, puis les raisins sont lavés en passant sur une grille où plusieurs petits jets d’eau les rincent. Ils arrivent ensuite dans une machine qui les sèche en 3 minutes. Là ils tombent dans une cuve où ils sont triés. Les meilleurs vont à la vente, les autres pour la pâtisserie.

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Hanna Orlof 1888-1968 : Elle a fait partie de l'Ecole de Paris. Elle a travaillé le bois, la pierre, le marbre, ou le bronze. Ses thèmes principaux sont des groupes mère-enfant des nus ou des animaux. Sculpteur israélienne sa sensibilité se retrouve surtout dans ses œuvres "les maternités"

Une femme sculpteur
Femme sculpteur Hanna Orloff est né en 1888 en Ukraine, période où les Juifs ont subi de graves persécutions et des pogroms ce qui rappel la fragilité de leur situation. Sa famille émigre en Israël en 1905 lorsque l'artiste à 18 ans. Familiarisée avec l'hébreu car elle étudie en "Heder" en Ukraine dans son pays, elle trouve un emploi de couturière chez un tailleur à Yaffo pour soutenir financièrement sa famille. Hanna se joint également au Mouvement Hapoèl Hatzaïr : "Les jeunes travailleurs" et là elle guide et instruit les jeunes filles qui viennent d'arriver en Palestine.
Hanna Orloff est juive, israélienne, née en Ukraine. Sculpteur figuratif c'est l'une des nombreuses artistes juives qui affluent à Paris au début du 20ème siècle, elle fit également partie des membres de la communauté artistique pionnier en Israël sous mandat britannique. Hanna sculpte; elle a une prédilection pour le bois mais elle expérimente tous les métaux. D'abord le bois (au début récupéré sur les chantiers), puis la pierre, le marbre, la terre cuite ou le ciment. Mais dès qu'elle l'a pu, elle a repris pratiquement toutes ses œuvres pour les faire couler en bronze en les adaptant parfois à ce matériau unique. Hanna Orloff est surtout connue pour ses portraits sculptés de personnages célèbres, et plus particulièrement ceux du monde de l'art à Paris au début du 20ème siècle. Ses sujets inclus les peintres, Picasso, Matisse, Modigliani, les poètes, Fleg et Mac Orlan, les architectes, Chareau et Auguste Perret, l'avenir et le Premier Ministre israélien, Levy Eshkol. Elle sculpte également les animaux, en particulier les oiseaux, les hommes et les femmes ordinaires, et avec beaucoup de sensibilité les maternités.
Après avoir été couturière elle trouve un travail d'enseignante comme couturière au lycée Herzliya mais elle décide d'aller à Paris pour obtenir des diplômes en la matière. Une fois à Paris en 1910, Hanna découvre sa passion pour l'art et ne revient jamais enseigner la coupe et la couture. A l'époque, Paris est considéré comme la capitale artistique du monde et la ville attire de nombreux artistes étrangers, dont de nombreux juifs, et Hanna les retrouve à Montparnasse. Elle étudie la sculpture à l'Académie russe de Montparnasse et devint l'amie de Modigliani, Soutine, Pascin, Zadkine, Lipchitz, et Chagall. En 1913, fortement influencée par le cubisme, Hanna prend part au Salon d'Automne et elle expose son travail à plusieurs reprises à Paris. La même année, elle revient en Israël pour une brève visite à sa famille, mais retourne bien vite à Paris.

Hanna se marie
Hanna mûrit rapidement au cours des années suivantes, elle se fait connaître dans la capitale parisienne et son travail est bientôt exposé aux principales expositions d'art de Paris ainsi qu'à d'Amsterdam et à New York. Hanna se marie avec Ary Justman, un jeune homme né à Varsovie, écrivain et poète. Ensemble, ils publient un livre de poésie avec la photographie de la première sculpture de Hanna. Justman meurt après la Première Guerre mondiale d'une épidémie de grippe à peine trois ans après son mariage avec Hanna, puis elle démissionne de toutes ses activités pour se consacrer entièrement à l'art et à l'éducation de son fils.

Hanna Horlof s'installe alors dans un bâtiment qui va rentrer dans l'histoire sous le nom de "La Ruche" qui héberge, en cette période, de nombreux artistes souvent juifs et expatriés : Modigliani, Soutine, Jules Pascin, Moïse Kisling, Georges Kars et d'autres, aux côtés du Néerlandais Van Dongen et du Japonais Foujita. Hanna Orloff fréquente aussi le cercle qui se réunit à la nuit tombante dans les fameuses brasseries parisiennes comme "La Rotonde" ou "au Dôme". Un soir, en 1912, Modigliani, croque rapidement le portrait de Hanna Orloff, assise en face de lui, sur une enveloppe sortie de sa poche. Il écrit en hébreu, sur le coin supérieur : Hanna bat Raphaël (Hanna, fille de Raphaël) De nombreux artistes, parmi lesquels Chagall, Picasso et Archipenko, fréquentent l'Académie russe créée à Montparnasse par Marie Vassilieff, artiste et critique de talent arrivée à Paris en 1905.
Hanna Orloff, expose deux bustes en bois au Salon d'Automne de 1913, crée également une Amazone en bois, œuvre la plus représentative de cette période (1916). Orloff réalise ensuite de nombreuses sculptures de son fils. L'Homme à la pipe (1924), exposé à l'extérieur de l'aile pour enfants du Musée d'Israël, représente l'autre pôle de l'art de portraitiste de l'artiste. Hanna Orloff, réfugiée en Suisse au cours de la Deuxième Guerre mondiale, réintégrera son studio parisien après la Libération. Ses meilleures sculptures, fruit de 35 ans de travail, ont disparu. L'indépendance de l'État d'Israël donnera une impulsion nouvelle à sa carrière. En 1949, après des expositions à succès en Europe et en Amérique, ses travaux sont présentés à Tel-Aviv, Jérusalem et Haïfa.

ses sculptures sont exposées aux États-Unis
La réputation de Hanna est bien établie dès 1920 surtout grâce à ses portraits. Dès 1928 ses sculptures sont exposées aux États-Unis et en 1937 une salle entière lui est consacrée à ses œuvres au Petit Palais à Paris.
Le 20ème siècle voit le début de la sculpture en Israël. Les artistes en Israël luttent dans une région dépourvue de conditions adéquates pour les arts et une culture locale des arts est encore à se matérialiser. Pour pleins de raisons, les artistes israéliens sont très mobiles, ils voyagent souvent dans les centres d'art du monde. À ce titre, ces artistes ont non seulement leur propre identité d'artiste israélien, mais aussi une identité avec tous les artistes juifs du monde entier, ce qui leur permet de faire partie également du centre d'art mondial. Bien que Hanna s'installe à Paris, elle a un lien constant avec la terre d'Israël.
Entre les années 1920 et 1930, Hanna reçoit beaucoup dans sa maison de Paris, des visites d'artistes israéliens, des dirigeants sionistes, des étudiants et des amateurs d'art israélien. Le printemps de 1935 voit s a première exposition en Israël au Musée de Tel-Aviv dans la maison de Dizengoff qui vient d'ouvrir ses portes. C'est dans la maison de Hanna à Paris, que le maire Monsieur Dizengoff et son épouse en visite chez elle, ont l'idée de convertir leur maison en musée. L'exposition comprend des portraits de Hava Chabor, Reuven Rubin, le peintre juif Reisin, Shalom Asch, Bialik, ainsi que plusieurs autres. Après l'exposition, il est décidé que la sculpture de Bialik resterait en Israël et par ce fait beaucoup de sculptures de Hanna sont sauvées des mains des Allemands qui détruisirent ses travaux dans son atelier pendant l'occupation allemande de la France pendant la Seconde Guerre mondiale.
Quand les Allemands envahissent Paris pendant la Seconde Guerre mondiale Hanna Orloff fuit la ville pour la Suisse avec son fils et le peintre juif Georges Kars En 1945, Hanna retourne dans son appartement de Paris avec son fils. Sa maison est saccagée et les sculptures de son atelier détruites. Après la fin de son travail sur la sculpture "Le Retour" et de nombreux dessins Hanna part aux Etats-Unis où elle sculpte et fait des expositions dans tout le pays. Elle retourne à Paris en 1948.
Avec l’indépendance d'Israël, Hanna passe de plus en plus de temps au pays En 1949, le Musée de Tel-Aviv organise une exposition de 37 de ses sculptures. Elle reste en Israël cette année-là pour achever une sculpture de David Ben-Gourion. Hanna achève également le portrait de "The Hero", un monument à la résurgence et décide de concevoir un monument pour les défenseurs d'Ein Gev-, la sculpture de la "maternité" un monument à la mémoire de Hanna Tuckman qui fut blessée au cours de la Guerre de l'Indépendance.

Hanna Orloff crée des versions du visage
En 1935, Hanna Orloff reçoit une autre commission officielle pour créer une œuvre sur la femme israélienne qui travaille ; elle se trouve aujourd’hui en face du bâtiment de la Histadrout à Tel-Aviv.
Hanna Orloff crée de nombreuses versions différentes du visage, y compris le « porteur » « le semeur » « le producteur » et la « tondeuse » pour la commission de choix, et finalement « la femme avec un panier » est choisie.
Au cours de la décennie suivante, Hanna Orloff expose ses œuvres à maintes reprises en Israël. En 1968, elle tombe malade et à son retour en Israël une exposition rétrospective est organisée au Musée de Tel-Aviv. Elle est hospitalisée à l'hôpital de Tel-Hashomer où elle disparait le 16 Décembre. Hanna Orloff est enterrée en Israël au cimetière de Giv’at Shaoul.


Elle raconte :

Je suis tout d'abord attirée par le côté décoratif- plastique si vous préférez- et le caractère…Je voudrais que mes œuvres soient aussi vivantes que la vie… "
" Je commence par faire plusieurs dessins, très poussés, du modèle. Puis je passe à la sculpture, et alors j'envoie promener le modèle dont je n'ai plus besoin… "
" Pensez-vous que l'art soit affaire aussi individuelle qu'on veut bien le supposer ? "
"Je crois aux grands courants irrésistibles et à la fatalité. Il y a des choses qui doivent être dites. Par moi ou un autre, cela n'a aucune importance… "
De 1912 (première sculpture présentée) en 1968, date de sa mort, Hanna Orloff n'a jamais cessé de sculpter. Presque 500 sculptures répertoriées.

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Le nom de Shomron vient du mot Shomer qui veut dire garder (la Thora) et non pas de la région qui porte son nom. C’est grâce Itsrak Ben Zvi qui fit une étude sur cette population que la communauté de Houlon s’est rassemblée, ils étaient éparpillés un peu partout dans le pays et Itsrak Ben Zvi leur proposa de se regrouper pour ne pas perdre leur identité. En 1954, il leur proposa l’aide du gouvernement s’ils acceptaient de fonder un quartier et ils acceptèrent des terrains dans la ville de Houlon.

Ils respectent sept fêtes.
I) Pessah avec le sacrifice de quarante moutons et les galettes qu’ils fabriquent eux-mêmes. -2) La fête des matzot. -3) Chavouot.- 4)Rosh-Ashashana. -5) Kippour. Toute la communauté jeun même les enfants. Dès que la mère finit d’allaiter, l’enfant est en état de jeûner, il en est de même pour les personnes âgées ou malades, aucune dérogation n’est acceptée. -6) Souccoth. Le toit de leur cabane est entièrement recouvert de fruits et non de feuilles de palmiers. -7) Simha-Thora.
Les Shomronim se répartissent entre le mont Gérizim et Houlon. Ils appartiennent en tout à cinq familles :
Les Cohen, (les prêtes) Altif, Tsédaka, Tsasoni et Malriv.
Ils n’ont qu’un seul prophète : Moïse.
Ils ne croient que dans la Thora écrite.
Ils ne trouvent leur croyance que dans le Mont Gérézim car c’est le choix de D. Le mont de la bénédiction et de la présence divine.
Le jour où sera achevé la louange des Justes et où les pécheurs seront punis (la venue du messie)
Il n’y a qu’ 1% de non religieux et l’apprentissage religieux est dans l’éducation et non dans la force.
Les mézouzot ne se mettent pas sur le linteau de la porte comme chez nous mais au-dessus de cette dernière enjolivée d’un dessin.
Chaque maison et chaque synagogue accroche à ses murs la prière de « Ecoute Israël »

Ils sont Shomer Shabbat – Shomer à la cacherout – Shomer de la Thora.
C’est avec celle du mont Gérézim, les deux seules communautés existant en Israël en deux parties identiques. Un nombre insignifiant vit en dehors du pays. A Houlon, les Shomronim vivent dans un quartier de maisons basses fermé sur lui-même qui ressemblerait un peu aux quartiers de Nahlaot de Jérusalem.

Les fêtes qui ne sont pas inscrites dans la Thora comme Pourim et Hanoukka ne sont pas connues des Shomronim.

Shabbat.
Ils sont unanimement religieux, respectent le Shabbat ; Ce jour là, ils restent entre eux, dînent de bonne heure et vont visiter la famille très proche, parents, oncles et cousins. Ils rentrent se coucher très tôt car ils se lèvent à trois heures du matin pour la première prière. A leur retour ils commencent la lecture de la parasha de la semaine et la commente puis vers huit heures ils prennent leur petit déjeuner.
Ils ne se servent pas de plaque chauffante (ils mangent froid), n’ont pas de montre pour gérer l’électricité (ils vivent sans lumière) et débranche le frigidaire.
Tous les kipot, les talits et les robes que portent les hommes le shabbat sont identiques pour éviter la différence de classe sociale.


Pessah Souccoth Kippour
Pessah.
Toute la communauté de Houlon est accueillie par celle du mont Gérézim et ils passent les huit jours de fêtes ensemble. La vieille de Pessah toute la population habillée de blanc attend le grand Cohen pour la cérémonie officielle qui rappelle la sortie d’Egypte. Le grand Cohen égorge un nombre de brebis suffisant pour nourrir tout le monde, elles sont ensuite cuites et mangées avec les mains sans autre forme de couverts. Ce qui n’est pas consommé est brûlé sur place. Ils fabriquent leurs matzot eux-mêmes. La cérémonie commence à midi et doit être terminée avant le coucher du soleil.
Avant la guerre des six jours, des accords avaient été passé avec les Jordaniens pour permettre à la communauté de Houlon de se rendre dans la communauté du mont Gérézim.

Souccoth
La Souccah se fait à l’intérieur de la maison, en plein cœur du salon car il n’est écrit nulle part dans les cinq livres de la Thora que la Souccah doit se faire à l’extérieur. Les Juifs dans le désert faisaient leurs souccoth à l’extérieur par obligation. Les fruits sont accrochés au plafond avec dans son cœur le cédrat et tout autour des rangées de grenades, de citrons, d’oranges, de pamplemousses et de coings. Après la fête les fruits sont distribués aux nécessiteux. Les quatre espèces de Souccoth (le palmier, le cédrat, le myrte et le saule) sont apportées en un seul exemplaire à la synagogue le jour de la fête.

Kippour
Tous les membres de la communauté jeûne, petits et grands compris les bébés dès l’instant où ils sont sevrés. Le bébé peut alors avoir un ou deux mois. Il est très difficile pour les parents d’accepter cette idée mais ils respectent à la lettre les cinq livres du Pentateuque et aucune raison médicale, sociale, ou autre n’est acceptée. Jusqu'à présent on ne connaît pas de cas catastrophique où un enfant aurait été gravement malade à cause du jeûne.

La Britt Mila La Bar Mitsva La pureté La cacherout
La Britt Mila
Elle a lieu le 8ème jour après la naissance du garçon obligatoirement, rien n’influence cette tradition pas plus la jaunisse qu’une autre maladie.

La Bar Mitsva
Les enfants étudient la Thora à l’école maternelle et dès l’instant où l’enfant a une connaissance totale du Houmach il est Hatan Thora. L’âge peut varier entre 6 et 30 ans mais la moyenne d’âge des Hatan Thora est 6 -7 ans.
La pureté
Tous les mois les femmes qui ont leurs menstruations sont isolées dans une pièce à part et sont exemptées de travaux ménagers. Les femmes qui accouchent d’un garçon sont isolées pendant 40 jours. 7 jours pour l’écoulement du sang et 33 jours pour la pureté. Elles occupent un appartement indépendant, sans aucun contact familial. Un des membres de sa famille lui apporte à manger tandis que le reste de la famille s’occupe des autres enfants en bas âge et des taches ménagères. Les femmes qui accouchent d’une fille sont isolées pendant 80 jours. 7 jours d’écoulement de sang et 66 jours de pureté. Elles sont libres de faire ce qu’elles veulent en s’occupant toutefois du bébé mais elles peuvent sortir librement, se promener ou même voyager.

La cacherout
Les Shomronim ne mangent de la viande que si elle a été tuée par le grand prêtre du mont Gérézim. Il faut que la bête soit tuée selon les règles inscrites dans la Thora. Ils n’achètent jamais de viande à l’extérieur et n’en mange jamais au restaurant. Ils ont le droit de manger dans n’importe quel restaurant kacher ou non à condition de na pas commander de viande. Ils attendent 6 heures après avoir mangé de la viande pour manger des laitages et 4 ½ pour manger des laitages après de la viande.


Le deuil - Le mariage- Le calendrier -La synagogue -Le prêtre

Le deuil
Les morts sont enterrés au cimetière de giv’at Shaoul à Jérusalem. Le deuil dure 7 jours.

Le mariage
Au mont Gérézim, les Shomronim se marient qu’entre eux mais à Houlon ils se marient aussi avec des Juifs. Si la fille se marie avec un jeune homme juif, ce dernier doit se plier aux règles des Shomronim car il est écrit dans la Thora que le fils appartient au père, il doit donc s’intégrer au sein de la communauté et abandonner ses traditions. Si un garçon se marie avec une jeune fille juive, elle peut garder son identité juive mais les enfants rentreront dans la communauté du père. Les mariages mixtes sont appréciés par les Shomronim car la densité de la population est si minime que les mariages entre eux donnent des enfants dégénérés.

Le calendrier
Le calendrier samaritain est un calendrier lunaire. Tous les 19 ans il y a 7 années embolismiques. Ils décomptent à partir de la rentrée des Bné Israël au pays de Canaan. L’an 2000 correspond à l’année 3638, année où les Bné Israël rentèrent au pays. Les mois des Shomronim commencent le premier mois parallèle au mois de Nissan et se terminent le douzième mois qui est en parallèle au mois d’Adar. Le dernier mois de l’année embolismique est appelé : la signature de l’année.

La synagogue
Les hommes et les femmes prient ensemble dans la même pièce sans aucune séparation. Ils se déchaussent avant de rentrer dans la synagogue comme il est inscrit dans le livre de l'Exode lorsque Moïse rencontre son beau-père Jétro dans un lieu saint et qu’il se déchausse pour y rentrer. Ils n’ont pas besoins de minyan (10 hommes) pour la prière mais une kipa sur la tête. Ils ne mettent pas de téphilines car le cuir n’existait pas à l’époque de la Thora. Le Shéper Thora est écrit en hébreu ancien (qui ressemble fortement à de l’arabe) et n’est utilisé que pour la lecture dans la synagogue seulement car c’est une écriture sainte, en aucun cas on ne peut l’utiliser pour parler.

Le prêtre
C’est toujours un descendant de la famille des Cohen et celui qui remplace le prêtre disparu qui est le plus âgé de la communauté qui dirige l’office.


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Le nom de Shomron vient du mot Shomer qui veut dire garder (la Thora) et non pas de la région qui porte son nom. C’est grâce Itsrak Ben Zvi qui fit une étude sur cette population que la communauté de Houlon s’est rassemblée, ils étaient éparpillés un peu partout dans le pays et Itsrak Ben Zvi leur proposa de se regrouper pour ne pas perdre leur identité. En 1954, il leur proposa l’aide du gouvernement s’ils acceptaient de fonder un quartier et ils acceptèrent des terrains dans la ville de Houlon.

Ils respectent sept fêtes.
I) Pessah avec le sacrifice de quarante moutons et les galettes qu’ils fabriquent eux-mêmes. -2) La fête des matzot. -3) Chavouot.- 4)Rosh-Ashashana. -5) Kippour. Toute la communauté jeun même les enfants. Dès que la mère finit d’allaiter, l’enfant est en état de jeûner, il en est de même pour les personnes âgées ou malades, aucune dérogation n’est acceptée. -6) Souccoth. Le toit de leur cabane est entièrement recouvert de fruits et non de feuilles de palmiers. -7) Simha-Thora.
Les Shomronim se répartissent entre le mont Gérizim et Houlon. Ils appartiennent en tout à cinq familles :
Les Cohen, (les prêtes) Altif, Tsédaka, Tsasoni et Malriv.
Ils n’ont qu’un seul prophète : Moïse.
Ils ne croient que dans la Thora écrite.
Ils ne trouvent leur croyance que dans le Mont Gérézim car c’est le choix de D. Le mont de la bénédiction et de la présence divine.
Le jour où sera achevé la louange des Justes et où les pécheurs seront punis (la venue du messie)
Il n’y a qu’ 1% de non religieux et l’apprentissage religieux est dans l’éducation et non dans la force.
Les mézouzot ne se mettent pas sur le linteau de la porte comme chez nous mais au-dessus de cette dernière enjolivée d’un dessin.
Chaque maison et chaque synagogue accroche à ses murs la prière de « Ecoute Israël »

Ils sont Shomer Shabbat – Shomer à la cacherout – Shomer de la Thora.
C’est avec celle du mont Gérézim, les deux seules communautés existant en Israël en deux parties identiques. Un nombre insignifiant vit en dehors du pays. A Houlon, les Shomronim vivent dans un quartier de maisons basses fermé sur lui-même qui ressemblerait un peu aux quartiers de Nahlaot de Jérusalem.

Les fêtes qui ne sont pas inscrites dans la Thora comme Pourim et Hanoukka ne sont pas connues des Shomronim.

Shabbat.
Ils sont unanimement religieux, respectent le Shabbat ; Ce jour là, ils restent entre eux, dînent de bonne heure et vont visiter la famille très proche, parents, oncles et cousins. Ils rentrent se coucher très tôt car ils se lèvent à trois heures du matin pour la première prière. A leur retour ils commencent la lecture de la parasha de la semaine et la commente puis vers huit heures ils prennent leur petit déjeuner.
Ils ne se servent pas de plaque chauffante (ils mangent froid), n’ont pas de montre pour gérer l’électricité (ils vivent sans lumière) et débranche le frigidaire.
Tous les kipot, les talits et les robes que portent les hommes le shabbat sont identiques pour éviter la différence de classe sociale.


Pessah Souccoth Kippour
Pessah.
Toute la communauté de Houlon est accueillie par celle du mont Gérézim et ils passent les huit jours de fêtes ensemble. La vieille de Pessah toute la population habillée de blanc attend le grand Cohen pour la cérémonie officielle qui rappelle la sortie d’Egypte. Le grand Cohen égorge un nombre de brebis suffisant pour nourrir tout le monde, elles sont ensuite cuites et mangées avec les mains sans autre forme de couverts. Ce qui n’est pas consommé est brûlé sur place. Ils fabriquent leurs matzot eux-mêmes. La cérémonie commence à midi et doit être terminée avant le coucher du soleil.
Avant la guerre des six jours, des accords avaient été passé avec les Jordaniens pour permettre à la communauté de Houlon de se rendre dans la communauté du mont Gérézim.

Souccoth
La Souccah se fait à l’intérieur de la maison, en plein cœur du salon car il n’est écrit nulle part dans les cinq livres de la Thora que la Souccah doit se faire à l’extérieur. Les Juifs dans le désert faisaient leurs souccoth à l’extérieur par obligation. Les fruits sont accrochés au plafond avec dans son cœur le cédrat et tout autour des rangées de grenades, de citrons, d’oranges, de pamplemousses et de coings. Après la fête les fruits sont distribués aux nécessiteux. Les quatre espèces de Souccoth (le palmier, le cédrat, le myrte et le saule) sont apportées en un seul exemplaire à la synagogue le jour de la fête.

Kippour
Tous les membres de la communauté jeûne, petits et grands compris les bébés dès l’instant où ils sont sevrés. Le bébé peut alors avoir un ou deux mois. Il est très difficile pour les parents d’accepter cette idée mais ils respectent à la lettre les cinq livres du Pentateuque et aucune raison médicale, sociale, ou autre n’est acceptée. Jusqu'à présent on ne connaît pas de cas catastrophique où un enfant aurait été gravement malade à cause du jeûne.

La Britt Mila La Bar Mitsva La pureté La cacherout
La Britt Mila
Elle a lieu le 8ème jour après la naissance du garçon obligatoirement, rien n’influence cette tradition pas plus la jaunisse qu’une autre maladie.

La Bar Mitsva
Les enfants étudient la Thora à l’école maternelle et dès l’instant où l’enfant a une connaissance totale du Houmach il est Hatan Thora. L’âge peut varier entre 6 et 30 ans mais la moyenne d’âge des Hatan Thora est 6 -7 ans.
La pureté
Tous les mois les femmes qui ont leurs menstruations sont isolées dans une pièce à part et sont exemptées de travaux ménagers. Les femmes qui accouchent d’un garçon sont isolées pendant 40 jours. 7 jours pour l’écoulement du sang et 33 jours pour la pureté. Elles occupent un appartement indépendant, sans aucun contact familial. Un des membres de sa famille lui apporte à manger tandis que le reste de la famille s’occupe des autres enfants en bas âge et des taches ménagères. Les femmes qui accouchent d’une fille sont isolées pendant 80 jours. 7 jours d’écoulement de sang et 66 jours de pureté. Elles sont libres de faire ce qu’elles veulent en s’occupant toutefois du bébé mais elles peuvent sortir librement, se promener ou même voyager.

La cacherout
Les Shomronim ne mangent de la viande que si elle a été tuée par le grand prêtre du mont Gérézim. Il faut que la bête soit tuée selon les règles inscrites dans la Thora. Ils n’achètent jamais de viande à l’extérieur et n’en mange jamais au restaurant. Ils ont le droit de manger dans n’importe quel restaurant kacher ou non à condition de na pas commander de viande. Ils attendent 6 heures après avoir mangé de la viande pour manger des laitages et 4 ½ pour manger des laitages après de la viande.


Le deuil - Le mariage- Le calendrier -La synagogue -Le prêtre

Le deuil
Les morts sont enterrés au cimetière de giv’at Shaoul à Jérusalem. Le deuil dure 7 jours.

Le mariage
Au mont Gérézim, les Shomronim se marient qu’entre eux mais à Houlon ils se marient aussi avec des Juifs. Si la fille se marie avec un jeune homme juif, ce dernier doit se plier aux règles des Shomronim car il est écrit dans la Thora que le fils appartient au père, il doit donc s’intégrer au sein de la communauté et abandonner ses traditions. Si un garçon se marie avec une jeune fille juive, elle peut garder son identité juive mais les enfants rentreront dans la communauté du père. Les mariages mixtes sont appréciés par les Shomronim car la densité de la population est si minime que les mariages entre eux donnent des enfants dégénérés.

Le calendrier
Le calendrier samaritain est un calendrier lunaire. Tous les 19 ans il y a 7 années embolismiques. Ils décomptent à partir de la rentrée des Bné Israël au pays de Canaan. L’an 2000 correspond à l’année 3638, année où les Bné Israël rentèrent au pays. Les mois des Shomronim commencent le premier mois parallèle au mois de Nissan et se terminent le douzième mois qui est en parallèle au mois d’Adar. Le dernier mois de l’année embolismique est appelé : la signature de l’année.

La synagogue
Les hommes et les femmes prient ensemble dans la même pièce sans aucune séparation. Ils se déchaussent avant de rentrer dans la synagogue comme il est inscrit dans le livre de l'Exode lorsque Moïse rencontre son beau-père Jétro dans un lieu saint et qu’il se déchausse pour y rentrer. Ils n’ont pas besoins de minyan (10 hommes) pour la prière mais une kipa sur la tête. Ils ne mettent pas de téphilines car le cuir n’existait pas à l’époque de la Thora. Le Shéper Thora est écrit en hébreu ancien (qui ressemble fortement à de l’arabe) et n’est utilisé que pour la lecture dans la synagogue seulement car c’est une écriture sainte, en aucun cas on ne peut l’utiliser pour parler.

Le prêtre
C’est toujours un descendant de la famille des Cohen et celui qui remplace le prêtre disparu qui est le plus âgé de la communauté qui dirige l’office.


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