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Il y a plusieurs manières de découvrir Israël selon les goûts de chacun. Il est possible de faire des randonnées dans la nature, de visiter des musées ou des "Beit Arishonim" (La maison des Anciens) ou encore se recueillir devant des mémoriaux pour se rappeler continuellement que grâce aux soldats nous vivons en paix à  l'intérieur du pays.  Nous pouvons aussi visiter les sites archéologiques qui nous retracent l'histoire depuis les temps les plus reculés et les villes sans oublier Jérusalem qui, a elle, seule nous comble de bonheur.

 

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על הבלוג Il y a plusieurs manières de découvrir Israël selon les goûts de chacun. Il est possible de faire des randonnées dans la nature, de visiter des musées ou des "Beit Arishonim" (La maison des Anciens) ou encore se recueillir devant des mémoriaux pour se rappeler continuellement que grâce aux soldats nous vivons en paix à l'intérieur du pays. Nous pouvons aussi visiter les sites archéologiques qui nous retracent l'histoire depuis les temps les plus reculés et les villes sans oublier Jérusalem qui, a elle, seule nous comble de bonheur
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Les quatre kibboutzim Ein Shemer, Gan Smouël, Barkaï, Metser étaient frontaliers avec la Jordanie avant 1967: aujourd'hui ils se trouvent au cœur du pays.


Un kibboutz-Musée

Ce kibboutz ouvre ses portes régulièrement pendant les vacances scolaires pour réunir les enfants de tous les âges et leur faire vivre un court moment la vie extraordinaire des pionniers. Dans la grande salle principale où les moniteurs racontent l'histoire des pionniers de ce kibboutz une salle à manger de l'époque a été reconstituée. Sur les murs des photos et des documents témoignent de la création du kibboutz.
Dans la même salle se trouve une exposition sur les fouilles archéologiques découvertes sur le mont Ebal et sur celles de la "Via Maris" qui passait non loin de ce kibboutz d'où l'importance des lieux de cette époque jusqu'à nos jours.
Des activités sort organisées par groupe à l'aide de plusieurs moniteurs locaux qui encadrent les enfants pour chaque activité. Le vieux linge du kibboutz a été mis à la disposition des enfants qui le lavent dans de vieilles bassines en métal avec des planches à laver en bois et l'étende sur un fil. Dans la boulangerie chacun prépare son petit pain que le boulanger met à cuire et que les enfants mangent à sa sortie du four. Le montage des tentes est une autre activité intéressante pour les jeunes visiteurs

Les moyens de locomotion
Un hangar contenant des dizaines de tracteurs dont certains datent de la naissance du kibboutz font la joie des enfants qui peuvent monter sur certains d'entre eux. Un grand tracteur avec sa remorque pour passagers conduit les enfants dans l'enceinte du kibboutz vers les oliveraies à la cueillette d'olives. Après la cueillette les olives sont rassemblées au kibboutz et avec l'aide des moniteurs les enfants apprennent à faire de l'huile selon les méthodes anciennes.
Un petit train est mis à la disposition des visiteurs ; il déambule sur les boulevards du kibboutz pour nous arrêter devant les écuries, l'étable et un petit pont qui traverse une mini-rivière. Il a été crée sur le modèle du train turc qui circulait pendant la première guerre mondiale et qui était appelé le train Ahidjazit.

La fondation du kibboutz
Le kibboutz est fondé en 1908 par l'association du Garde "Agoudat Ashomer". Son but était de protéger le kibboutz et la région de Samarie. En 1913, à la veille de la première guerre mondiale, les jeunes gens de l’organisation Ashomer créèrent une liaison entre la région de Judée et celle de la Vallée de Galilée. Ils choisirent un endroit abandonné entre la route historique de la vallée, près du bord de mer jusqu’à la vallée d’Izréel. La désolation y régnait, l’environnement était envahi de marais et la malaria sévissait. Les Chabbatot étaient bien tristes. En 1915 un pionnier du nom d'Arié arriva de Yaffo et s’y installa. Il géra avec bien des difficultés bancaires l’industrie du kibboutz. En 1917, les membres du kibboutz s’installèrent un peu plus au sud. Après eux un groupe de jeunes gens qui faisaient partie du groupe "Ahdoud" (l’unité) s'installèrent à Ein Shemer. Ils voulaient travailler la terre mais ils abandonnèrent bien vite le kibboutz. En 1921, un autre groupe de jeunes pionniers appartenant au "Gdoud A Avoda " (Le Bataillon du Travail) remplacèrent les précédents. Ils construisirent le "Hatzer" (la cour) sur cinq hectares et l’entourèrent d’une haute muraille de pierres et d’un portail en fer. En 1927, des pionniers de Pologne arrivèrent à leur tour, ils appartenaient à l’organisation "Ashomer Atsayr " (Le Jeune Gardien) et au début des années 30 se joignit un noyau du Mouvement " Shomriya" (Gardien) Le kibboutz était rattaché aux anciennes moshavot telles que Zihon Yaacov, Benyamina, Givat Ada, Karkour. Elle a été la première implantation de la région en tant que Kibboutz.


L'ancienne cour de la ferme
La Boulangerie : Elle date de la même époque et fonctionne toujours. Son four est en briques rouges et chauffé à la flamme il cuit le pain grâce à la chaleur maintenue.
La machine pour le blé : Elle a une centaine d’années et sert encore de démonstration. Elle est entraînée par une locomobile qui, elle-même, entraîne un roulement. Le blé est transvasé dans de grandes cuves grâce à un âne qui tire sur la corde.
Beit Aven : Cette maison construite en 1920 avec des pierres de Tulkarem servit de dispensaire; aujourd’hui, elle est occupée par des bureaux administratifs.
Beit Mégourim : (les appartements) Reconstitution d'un appartement témoin de la vie au kibboutz dans ces années là.
La salle à manger, grande pièce qui servait de lieu de rencontre et où toute la vie des pionniers du kibboutz s’organisait. (Loisirs, décisions, radio, machine à laver le linge, repas, etc...). Le temps libre était consacré à la lecture.
Le puits : Il a été creusé par Lovzowski en 1935 et il atteint 35 mètres de profondeur.
Le Coin Basse Cour : avec les animaux domestiques, l’étable et la traite des vaches, la forge.

Les activités du kibboutz aujourd'hui
Le kibboutz est un kibboutz agricole, il récolte du coton et des pommes "Hannan". Les pionniers s'occupent d'un poulailler, d'une étable et d'un atelier de forgeron (avec un magasin de vente de ses produits), une usine qui fabrique du caoutchouc, une deuxième des Kookies, une troisième qui imprime des lettres autocollantes et une dernière, une menuiserie qui fabrique des stores en bois.

Ein shemer se situe après Hedera et le carrefour Iron. Téléphone : 04-6374327
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Les membres du kibboutz logeaient au milieu de la cour dans des tentes ou des baraquements.
En 1973 le château tomba en ruines. En 1987, pour son jubilé, Tirat Tsvi inaugura la maquette de "Homa et Migdal " (Tour et enceinte)


Premier kibboutz religieux créé en Israël
Tirat-Zvi est le premier kibboutz religieux créé en Israël. Des jeunes gens âgés de 22 à 23 ans venus du Danemark ont voulu fonder un kibboutz dans un endroit isolé. Ils firent d’abord un stage à Rehovot et Gédera. Le kibboutz le plus prés était Beit Alpha, à une distance de 20 kilomètres avec les Arabes qui les séparaient. Plus tard des Olim Hadashim de plusieurs pays se sont installés ici. Ils sont venus d’Inde, d’Iran, d’Uruguay, d’Europe et même une personne est arrivée d’Hawaii. L’autobus arrivait qu’une seule fois par semaine par des routes qui n’existaient encore pas.


Le nom de Tirat-Zvi :
Le mot "Tira" (château) fait référence à la maison à deux étages construite en pisé, propriété de l'effendi Moussa el Almi et construite sur les lieux. Elle fut construite en 1930 et Moussa El Ami était un intime du Moufti Hag’amin El Housseini. Le mot "Zvi" rend hommage au rabbin Tzvi Hirsh Kalisher (1795-1874), l'un des premiers rabbins à soutenir le retour vers la Terre d'Israël.

La fondation du kibboutz
Tirat-Zvi est fondé le 30 juin 1930, au Sud de la vallée de Beït-Shéan. Le groupe qui s'y installe est composé d'environ 80 membres (filles et garçons) du mouvement Hapoël Hamizrahi, âgés de 20 à 25 ans; une moitié originaire d'Allemagne, et l'autre d'Europe orientale. Ils sont issus de trois groupes distincts, formés préalablement au travail de la terre dans les villes de Petah Tikva pour le premier, Shahal près de Rehovot pour le second, et Kfar-Yavetz pour le dernier. Après leur installation, les membres aménagent le terrain et domestiquent les sources d'eau, qui ont progressivement formé de nombreux marécages, cause de différentes maladies dont la malaria. Le nombre important de marécages et la profusion de moustiques sont les causes principales de la propagation de la malaria. Les deux tiers des membres de Tirat-Zvi contractent la maladie dès la première année de leur installation et le kibboutz aménage alors un centre de convalescence non loin du lieu. La maladie tue d'ailleurs l'un des pionniers; le rabbin Gdaliahou Ona. Le kibboutz s'acharne pourtant à l'éradication de la maladie en détruisant tous les points de nidification repérés. Les pionniers doivent chaque soir, à la tombée de la nuit et même au plus fort des nuits d'été, revêtir chemises et pantalons longs afin de se protéger des piqûres, et quotidiennement, se soignent au moyen de pilules préventives. Le problème de la malaria n'est résolu qu'après la Guerre d'Indépendance et le départ des Arabes, permettant ainsi l'accès libre aux sources d'eau, qui sont aménagées et l'assainissement des marécages. Plusieurs tentatives sont engagées afin d'établir de bonnes relations de voisinage avec les Arabes des alentours. Pour cela, la majorité des membres de Tirat-Zvi apprennent l'arabe, le médecin de la communauté leur dispense des soins médicaux et des efforts en vue d'échanges commerciaux sont mis en œuvre. Malgré tout, la communauté met en place des tours de garde, jour et nuit, composés chacun de 30 membres, afin de prévenir toute altercation.


La sécurisation des routes d'accès

Du fait de sa situation géographique Tirat-Zvi isolée fait face à d'importants problèmes de circulation. Le chemin de terre qui mène jusqu'au kibboutz devient chaque hiver une allée boueuse et quasiment impraticable. Le 14 septembre 1938, les Arabes minent le chemin. Le véhicule de l'officier du district, en chemin vers le kibboutz explose sur une mine et provoque la mort de trois de ses occupants; Haïm Sturmann, représentant du KKL dans la vallée de Beït-Shéan, Aharon Atkin, responsable pour la vallée de Beït-Shéan des relations avec les autorités britanniques, et le Dr David Musinson, vétérinaire.
Le temps.
Les températures dans la région sont particulièrement élevées en été et faibles en hiver. Les pionniers n'ont aucun moyen disponible pour se protéger des chaleurs d'été pouvant atteindre plus de 40 degrés. Ces dernières atteignent même une année plus de 50 degrés. Les membres du kibboutz commencent alors le travail très tôt le matin, aménagent une pause durant les chaleurs du milieu de journée, et reprennent leur besogne dans l'après-midi. Une des manières de se rafraîchir est de s'immerger dans les marécages alentours. Il faut rappeler qu'à l'époque il n'existe qu'une seule douche commune pour l'ensemble du kibboutz. Les nuits d'été, parents comme enfants dorment sur des matelas à l'extérieur des habitations, recouverts de filets anti-moustiques. Sur le pourtour de tous les toits, des auvents sont aménagés et des conduits sont percés dans les parois des habitations, permettant à l'air frais de s'infiltrer. Avec le temps, on installe des ventilateurs. Des matelas sont installés sur la partie extérieure des fenêtres et on place juste au-dessus des tuyaux laissant s'échapper continuellement de petites gouttes d'eau rafraîchissantes.
En hiver, les températures de la région peuvent atteindre le niveau zéro. Les membres de Tirat-Zvi, n'ayant que peu d'expérience dans le domaine agricole, plantent bananes, tomates et poivrons. Très vite il s'avère que ces cultures ne résistent pas au froid. Les premiers temps, ils allument des feux durant la nuit, tout proche des cultures, afin de les protéger du gel.

Les ébénements de 1936
Lors des événements de 1936 El Ami se sauva au Liban en vendant sa ferme au K.K.L. Ce dernier en fit alors un modèle de ferme agricole. Toujours pendant les évènements sanglants de 1936, alors que les rumeurs sur un partage futur de la Palestine commencent à percer, les organisations chargées du repeuplement en Israël accélèrent la mise en place d'implantations sur les terres acquises par le Fonds National Juif. C'est ainsi qu'environ 50 points d'installation sont créés dans le cadre du programme de "Tour et Enceinte". La particularité de ce programme tient dans la rapidité avec laquelle les bases des futures implantations sont mises en place; une tour surmontée d'un phare éclairant les environs, et la construction d'une barrière de protection contre les potentielles attaques. Sous la pression de Moshé Shartock, secrétaire général de l'Agence juive, les terrains de la ferme "Zar'a" sont mis à la disposition de kvoutzot "groupes" religieux. À l'endroit se tient alors une ferme arabe, cultivant les bananes, mais dont la majeure partie des terres, laissées à l'abandon, s'est progressivement asséchée.

La première attaque sur Tirat-Zvi
Les Arabes contre la fondation de cette implantation, attaquent pour la première fois le kibboutz le 28 février 1938. A 22h30, profitant de la pénombre, les Arabes s'avancent en direction de Tirat-Zvi et réussissent à faire une percée dans les barbelés installés autour de la muraille. Repérés par les gardes, une fois entrés dans l'enceinte du kibboutz des échanges de tirs ont lieu. C'est le lancement d'une grenade qui éloigne les assaillants. L'écho des tirs est perçu par l'ensemble des pionniers installé dans la vallée, mais le phare surmontant la tour de garde, qui sert alors de moyen de communication, ayant été détruit dès les premiers tirs, tout contact avec les autres implantations s'est avéré vain. Les détails des évènements de la nuit font vite le tour des implantations du pays. De par sa résistance, Tirat-Zvi devient alors un symbole de bravoure. Les membres de Tirat-Zvi apportent ainsi la preuve que, tout en étant religieux, ils peuvent aussi bien se défendre que leurs frères laïcs. L'officier britannique Wingate, qui, surnommé "l'ami", prend à cœur la cause sioniste, est lui aussi informé des récents évènements. C'est à Tirat-Zvi qu'il organise sa première force juive de combat. Arrivé au kibboutz, il gagne la confiance des pionniers et met en place des tours de garde nocturnes tout en inculquant l'idée que "toute position doit être défendue de l'intérieur comme de l'extérieur". Après trois mois, Wingate passe au kibboutz Eïn-Harod, où il fonde les "bataillons spéciaux nocturnes".

L'été 1939
Durant l'hiver 1939, les pluies sont telles que le kibboutz reste paralysé pendant plusieurs semaines. Le 8 mars 1939, les pionniers envoient un véhicule, tiré par un tracteur, à la gare de Beït-Shéan récupérer des provisions et quelques-uns des membres du kibboutz. Sur la route du retour, non loin d'un verger cultivé par les Arabes, à l'emplacement où quelque temps plus tard le kibboutz Eïn-Hanatziv voit le jour, le convoi essuie les tirs d'une embuscade. Les assaillants prennent fuite, mais deux des membres de Tirat-Zvi y perdent la vie; Aryé Weill et Yaakov-Yossef Milioner. Au début de l'été 1939, le Fonds National Juif rachète des terrains environnant le kibboutz aux Allemands de la société des Templiers, installés dans la vallée de Beït-Shéan. Tirat-Zvi agrandit ainsi son domaine agricole et c'est sur ces mêmes terres que le 7 mai 1939 est fondé le kibboutz Sdé-Eliahou. La situation sécuritaire freine pourtant le développement escompté. Lorsque les Arabes sont avertis de l'achat des terres, ils détruisent les plantations, déracinent les vergers, et incendient les champs. Cette tension est perçue quotidiennement, autour d'altercations relatives aux endroits de pâturage et de l'exploitation des sources d'eau. La garde des terrains agricoles provoque une nouvelle victime. Le 21 avril 1943, le garde Shlomo Shehter est tué en tentant de protéger les terres de pâturage du kibboutz. Les membres de Tirat-Zvi demandent alors réparations, ce qui se solde par un accord avec les Arabes, conclu à l'intérieur du kibboutz.

La grande attaque de 1948
Les Arabes, opposés au plan de partage de l'ONU, décident d'attaquer le kibboutz sous la conduite du commandant Kaoukji. L'assaut, auquel participent des centaines d'Arabes, débute le 16 février 1948. Les tirs commencent à 4 heures du matin, et se poursuivent par des tentatives d'intrusion dans le kibboutz. Les défenseurs de Tirat-Zvi repoussent l'assaut, durant lequel Naftali Friedlander perd la vie sur le toit du château "Tira". Au matin, le kibboutz est bombardé et les Arabes reprennent l'assaut. C'est alors qu'une forte pluie s'abat, mettant hors d'utilisation les armes des deux camps. Les alentours devenus soudain boueux empêchent toute avancée. Les Arabes se replient, laissant derrière eux, sur le terrain leurs blessés, leurs munitions et même leur chaussures. Les renforts n'arrivent qu'après l'issue des combats. La victoire de Tirat-Zvi fait grand bruit dans les implantations du pays, du fait qu'il s'agit de la première attaque arabe composée d'unités militaires organisées. Les combattants prouvent ainsi que l'acharnement au combat porte ses fruits. Dès le lendemain, à dos d'âne, les bédouins de la région quittent la région pour l'autre rive du Jourdain.
Les Arabes n'essaieront plus d'attaquer le kibboutz, ce qui permet à Tirat-Zvi de servir de renfort aux forces de Tsahal. Durant l'été 1948, des forces irakiennes pénètrent dans la vallée de Beït-Shéan. Leur but est alors de s'emparer de Tel Radra, qui devient plus tard Tel-Shalem, au sud de Tirat-Zvi. C'est sur ce Tel que Avraham Heber, formé à Tirat-Zvi, est tué, le 27 septembre 1948. Le lieu devient un point stratégique frontalier, jusqu'à la Guerre des Six Jours. La source aux pieds du Tel, "Maayan Avraham" rappelle le souvenir de Heber.
Après la Guerre d'Indépendance, le kibboutz élargit ses activités. En 1952, la route reliant Beït-Shéan et le kibboutz est asphaltée. Les cultures de blé, coton, légumes, vignes, oliviers, grenades et palmiers-dattiers sont aussi développées; de même pour les poulets et le bétail. Suite à des problèmes financiers, l'élevage du bétail est arrêté en 1959.

La synagogue
La synagogue se trouve en face de la salle à manger commune pour plus de facilité. C’est la deuxième construite dans le kibboutz, la première étant désaffectée. Elle a été construite en béton à l’extrémité du kibboutz bien avant 1948 et elle avait la forme d’une cathédrale européenne vieille de 800 ans. Dans la nouvelle synagogue on trouve le dessin « des sept espèces » selon la description de la Thora. En 1967, pendant la guerre des six jours, les enfants de l’école maternelle passaient directement de l’école aux abris par des tunnels en béton. Tout était organisé pour y vivre plusieurs jours. Les jeunes de 14 ans devaient emmener les petits dans les abris pendant que les parents organisaient leur défense. Ceci dura jusqu’en 1970. Les tanks jordaniens arrivaient jusqu’à eux et le terrain à l’époque était dénudé d’arbres donc facile d’accès. Aujourd’hui à l’école maternelle, les enfants sortent tous les jours et par tous les temps. Ils apprennent à parler avec toutes les personnes qu’ils rencontrent. Dans la cour de l’école on dépose tout instrument inutilisable. On y trouve aussi bien des ustensiles ménagers que des outils agricoles. Alors ces enfants apprennent à jouer "aux grandes personnes" Ils montent, démontent, construisent, démolissent, retapent les objets selon l’influence du métier de leurs parents.

Tirat Tsvi aujourd'hui
750 à 800 âmes vivent dans ce kibboutz à raison de 250 Haverim (membres), autant d’adultes que d’enfants, chaque famille ayant quatre à cinq enfants.
Le kibboutz s’occupe d’élevage de carpes en viviers, de palmeraies (dattes), ils cultivent des fleurs (iris), du blé, du coton, des carottes et du maïs. Ils font de la charcuterie et des plats cuisinés qu’ils livrent dans les régions de Hadera, Afula, Beit Shean, Nazareth, aux kibboutzim du Gilboa, etc...
Ils organisent également des repas de réceptions tels que mariages, chabbatot ou séminaires jusqu’à 200 personnes. Autre but de ce kibboutz la réinsertion de jeunes en difficulté dans leur famille ou dans leur environnement. On leur apprend un métier pour leur donner un but dans la vie. Meyer, natif du kibboutz (de père allemand et de mère italienne) s’occupe de ces jeunes gens.
Un pavement de mosaïque d'une ancienne synagogue datant de la période du Talmud a été retrouvée dans le kibboutz et il est possible de la visiter.
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Alfred Mond, ministre anglais, grand industriel, économiste, sage, visionnaire et Juif a aidé la région du Sharon à se développer dans le domaine agricole. (Plantation des agrumes). Alfred Mond (1868-1930), Lord Melchett est marié à Vivlat ; ils ont deux filles Marie et Nora.


Fondation de Tel Mond

Les Anciens étaient des pionniers qui venaient d’Europe de l’Est qui ont rêvé d’une installation agricole dans le cadre de Village Coopératif. Ils fondèrent Kfar Hess, Ein Vered et Harout sur des bases d’exploitations agricoles indépendantes avec, en son centre, une branche pour des vergers.
Notre chant disaient-ils parle de la terre et de la vision du pays.
Alfred Mond posa les fondations de l’œuvre des implantations dans la région de Tel Mond. Les pionniers et les fondateurs sont les membres des moshavim.
Tel Mond a été fondé en 1929 grâce à la contribution d'un philanthrope anglais, Alfred Mond (plus tard anobli sous le nom de Lord Melchett) dans le but de fournir un logement aux ouvriers travaillant dans les vergers. Alfred Mond visite pour la première fois la Palestine mandataire en 1922 avec Haim Weizmann, le futur président de l'Etat d'Israël. En 1928, à la suite d'une autre visite en Terre d'Israël, il réussit à convaincre un groupe d'anglais non-juifs à investir dans l'achat de terres. Il fonde alors la société de plantation de la Terre d'Israël. Cette société achète des terrains à un propriétaire arabe et plante des vergers. La culture des oranges démarre aussitôt. A la fin de 1929, il fonde sur une colline au centre de la zone le camp de Tel Mond. Ce campement abrite les employés de la société de plantation et les membres d'organisation de pionniers. Les restes de ce campement se trouvent aujourd'hui à l'est du village actuel. C'était alors le premier établissement juif entre Kfar Saba et Hedera. En 1931, les 7 premières maisons sont construites pour Lord Mond, sa famille et les dirigeants de la société. En 1932, une première école est ouverte dans une caravane avec plusieurs niveaux de classes pour un seul enseignant. A la même époque les premières maisons voient le jour, rue des employés.
La sculpture de Tel Mond a été crée par le sculpteur Batya Luchinsky en 1934. Plus tard, le Fonds National Juif acquiert d'autres terrains pour construire le quartier de Ziv. En 1944, le village accueille des immigrants du Yémen qui sont d'abord installés dans des tentes puis dans le quartier Yaacov. Après la création de l'état d'Israël, Tel Mond accueille une ma'abara (une centre de transit) et de nouveaux quartiers sont construits pour intégrer les nouveaux immigrants.

La maison-musée
La maison où se trouve le musée a été construite au début des années 30 pour les bureaux de la société Matayiaï qui a été crée par Lord Mond et sa famille lors de ses voyages au pays. La maison servit longtemps de locaux pour le conseil régional. Elle sert de centre de réunions pour les événements municipaux et également de centre de culture de la région Tel Mond, la première région planificatrice d’Eretz-Israël.
La maison-musée d'Alfred Mond
Activités du philantrope
1920-1930 : Afred Mond commencent ses activités en Eretz-Israël.
1921 : Alfred Mond est membre actif du sionisme avec son ami Haïm Weizmann.
1926 : Formation des organisations pour les implantations.
1929 : La création de Tel Mond.
1930 : Les moshavim apparaissent : Kfar Hess, Harout, Ein Vered.
1932 : Kfar Yaabetz.
1946 : Mishmeret et Bné Dor.
1950 : Aïn Sarid, Porat, Azrïel et développement de la moshava de Tel Mond.
1954 : Séparations municipales : municipalité rurale de Tel Mond, municipalité rurale d’Adar Asharon (aujourd’hui Lev Asharon).
Tel Mond abrite aussi la villa Sieff qui appartenait à Lord Israël Sieff. Israël Moses Sieff (4 mai 1889 – 14 février 1972), le baron Sieff fut un homme d'affaires et pair britannique à vie avec le rang de baron.


Tel mond d'hier à aujourd'hui
Tel Mond : Région archéologique
Avant l’ère chrétienne.
4.500 Présence de l’homme préhistorique.
4.500 à 3.200 Période cananéenne ancienne.
3.200 à 2.200 Période cananéenne méditerranéenne.
2.000 à 1.550 Période cananéenne tardive.
1.200 à 586 Période Israélite et Babylonienne.
586 à 332 Période perse.
332 à 37 Période Hellénistique.

Après l’ère chrétienne.
37 à 324 Période romaine
324 à 638 Période Byzantine.
638 à 1.099 Période arabe ancienne.
1.099 à 1.291 Période croisée.
1.291 à 1.516 Période turque.
1.516 à 1.917 Période ottomane
1.917 à 1.948 Mandat Britannique.

Cette région a été occupée pendant toutes ces périodes historiques et des fouilles ont été organisées à Dir Aspine et Kilodiya.

Tel Mond aujourd'hui
Tel Mond est un village israélien situé au Nord de Tel Aviv. Il se trouve dans la plaine du Sharon, à hauteur de Netanya, à mi chemin entre la côte et l'ancienne ligne verte, à 50 min de Jérusalem, à 25 min de Tel Aviv et à 15 min de Netanya. Le village est en pleine zone agricole. C'est un adorable village où il fait bon se promener ou s'attabler à une terrasse de café. Il n'y a quasiment pas d'immeubles. La population s'est largement développée ces dernières années, grâce à l'arrivée de nombreux ingénieurs, médecins, et cadres supérieurs, fuyant les prix élevés de l'immobilier des villes avoisinantes de Raanana et Kfar Saba.

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Le baron James Edmond de Rothschild décéda en 1934. En 1954, ses ossements et ceux de son épouse furent transférés en Israël et enterrés dans le domaine de Ramat ha-Nadiv qui se trouve près de Zikhron Ya’akov. Le village agricole, Binyamina porte son nom ; le village agricole voisin, Giv’at ’Ada porte celui de son épouse Adélaïde (Ada).


Un rendez-vous à ne pas manquer
Margalit Tova nous a reçu dans sa maison à Givat Ada et nous a raconté :
"Je fais partie de la quatrième génération qui vit à Givat-Ada et mes petits enfants de la sixième génération au pays. J’ai été enseignante, je suis aujourd’hui à la retraite et j’ai commencé à raconter à mes petits enfants ainsi qu’à ceux des écoles l’histoire de la moshava. Je les reçois chez moi car durant toutes ces années j’ai accumulé tous les objets que ma grand-mère utilisait chez elle et les pionniers de la moshava m’ont également donné beaucoup de vaisselle ou d'ustensiles qu’ils jugeaient inutiles.


Création de la moshava
La moshava a été fondée en 1903. Le Baron de Rothschild a acheté les terres de Givat Ada à un arabe libanais qui avait des ouvriers qui y travaillaient relativement peu car il n’était pas là pour les surveiller. Les plantations comprenaient principalement du blé et de l’orge. Les années pluvieuses la récolte était bonne mais lors de la sécheresse les paysans se retrouvaient sans nourriture et mouraient de faim. Mon grand père arriva de Roumanie et s’installa à Zikhron Yaacov. Le Baron donna à chacun des pionniers une parcelle de terre à Zihon Yaacov pour planter de la vigne mais le premier essai fut catastrophique car cette vigne attrapa une maladie au niveau de ses racines. L'honneur de ces pionniers ne leur permit pas d’aller mendier ou de demander des dons, c’est alors que le Baron négocia avec le cheik du Liban et acheta les terres de Giv'at Ada. Ensuite il envoya les pionniers de Zikhron Yaacov y travailler car eux non plus n’avaient pas de quoi manger mais leurs familles restèrent à Zikhron Yaacov.
Les pionniers arrivaient à Givat-Ada le dimanche et en repartaient le jeudi avec leurs charrettes. Seules huit familles d'entre elles s’installèrent à Givat-Ada dont celle de ma grand-mère, la mère de mon père. En 1909, le Baron fit construire une maison à chacun des ouvriers et ils vinrent tous y habiter avec leur femme et leurs enfants. Ils s'installèrent à l’intérieur du Han car les Arabes avaient quitté les lieux pour aller plus loin, en dehors de l’enceinte du caravansérail. Givat-Ada était entouré de très nombreux villages arabes comme Syndanya, Kanir, Kfar Kara qui jusqu’à ce jour existent encore. De nombreux autres villages se trouvent dans la grande et belle forêt d'Allonine. Tout prés de là une tribu bédouine qui travaillait à Givat-Ada apporta aide et soutien aux pionniers dans plusieurs domaines.
Les maisons étaient de style français, il y avait deux étages et ils les bâtirent avec les pierres des remparts qui entouraient le caravansérail. Il en est ainsi de la maison ma maison nous dit Tova. En bas se trouvait l’étable et en haut le logement, la cour était devant et la basse cour derrière. Plus tard le Baron fit construire un rempart autour de chaque maison et c’est à partir de ce moment que l’on mit le poulailler et l’étable à part. Les gens faisaient tout, tout seuls. Ma grand-mère me racontait que les maisons de ces huit familles (aujourd’hui rue des Anciens "rehov harishonim"), étaient disposées en deux rangées face à face, un rempart les entourait et un portail leur permettait d'entrer chez eux. Le gardien du portail était un arabe... La nuit ils avaient très peur; les émeutiers leur saccageaient sans arrêt leurs plantations, aussi bien les champs de blé que les vignes et ce qu’ils ne saccageaient pas ils le cueillaient leurs besoins personnels.
Les pionniers avaient de quoi manger grâce au lait que fournissaient les vaches, au fromage et la crème qu'ils faisaient et aux poulets qu'ils élevaient; seules les conditions de vie étaient difficiles car il n’y avait pas d’électricité, pas d’eau sauf celle d'un puits qu’ils avaient trouvé non loin de là et qui date de l’époque romaine. Chaque jour ils s'y rendaient et pendant une heure ils puisaient l'eau à l'aide d'une pompe qu'ils avaient installée sur place et qu'ils activaient pour remonter l'eau plus facilement. L’eau étant si précieuse qu'on s’en servait d’abord pour laver le linge blanc, puis les couleurs et on finissait par laver le carrelage. Un seau spécial avec un petit gobelet était dehors à la disposition de celui qui avait soif.

L'ouverture du cimetière
La vie à l’époque était si dure qu’elle a renforcé les rapports entre les pionniers. Les plus forts soutenaient les autres, ils s'épaulaient dans tous les travaux, s'entre aidaient en toute occasion et formaient un groupe scindé. Les femmes décidèrent de se partager le travail pour se faciliter un peu la vie, chaque semaine l’une d’entre elles ramassait les œufs pendant que la deuxième trayait les vaches et qu’une troisième faisait le fromage. Le pain aussi était cuit à la maison et chacune d’elles avait un "four arabe " dans la cour. La lessive était faite dans de grandes lessiveuses et le linge blanc était bouilli dans une marmite sur un Primus.
Mon père a été le premier né de Givat-Ada et de sa vie il n’a jamais quitté sa moshava. Il a eu même un passeport mais ne s’en est jamais servi. Il a vécu jusqu’à 86 ans. Les paysans ont beaucoup souffert mais grâce à leur conviction, leur foi et leur volonté ils restaient très optimistes et le soir ils se réunissaient tous dans la cour pour chanter et jouer de l’accordéon et du violon car ils venaient tous d’Europe avec une certaine culture musicale et elle leur manquait tant!
En 1924-25 les parents de mon mari terminèrent leur apprentissage à la première école agricole du pays dirigée par Charles Netter à Mikvé-Israël, et s’installèrent à Givat-Ada où ils commencèrent à travailler la terre selon les nouvelles méthodes enseignées à Mikvé Israël.
1938 : il y eut des événements graves, les Arabes commencèrent à se soulever dans tout le pays et bien sur à Givat-Ada qui était entouré de villages arabes. Le frère de mon père âgé de 14 ans, un de ses cousins et un jeune ouvrier s'en allèrent un jour chercher du foin juste avant la tombée de la nuit. Les Arabes les attendaient dans la forêt. Dès qu'ils virent approcher la charrette chargée de foin que les jeunes gens rapportaient à la moshava ils les attaquèrent et les familles des pionniers attendirent en vains leurs enfants… Mais aucun ne revint à la maison. Pendant 20 mois ils les cherchèrent partout et ils finiret par les trouver assassinés, jetés l’un sur l’autre dans un fossé. Ainsi fut ouvert le cimetière de Givat Ada. Ils sont enterrés tous les trois dans la même tombe.
En juillet 1939 de nouveau, les Arabes attaquèrent Givat Ada le soir. Mes beaux-parents qui habitaient déjà cette maison se préparaient à dîner lorsqu’ils entendirent des coups de feu. Les arabes rentrèrent à Givat-Ada de tous les cotés et arrivèrent dans notre rue. Ils pénétrèrent dans la maison en face de la nôtre où habitaient l’oncle de mon mari, sa femme et trois de ses enfants. Avec tout le tapage que les Arabes faisaient dans la moshava les propriétaires n’entendirent pas les Arabes rentrer chez eux; ils égorgèrent de sang froid les parents devant les enfants, capturèrent les petits et les mirent sur le balcon. Mon beau-père voyant cette scène et étant commandant de la Haganah dans la moshava sortit avec son fusil pour sauver les enfants, mais il n’eut pas le temps d’avancer qu’il fut aussitôt tué par les attaquants. C’est ainsi que mon mari perdit son père à l’âge de cinq ans et que ma belle mère fut veuve à l’âge de 30 ans. Elle ne se remaria jamais et éleva, seule, ses enfants. La tragédie fut si grande (tous ces morts d'une même famille la même année) qu’elle se répandit dans toutes les implantations du pays et on nous envoya des divisions d’Itshrak Sadeh (pionnier du bataillon du travail et plus tard commandant du Palmah) pour nous protéger. Ces soldats qui faisaient partie de ces nouveaux bataillons deviendra notre futur Haganah.


Le développement
Givat-Ada commença à se développer en restant toujours un village. Lors de la grande Alya, beaucoup d’immigrants vinrent à Givat-Ada, la majorité d’Afrique du Nord (Maroc), des Hongrois arrivèrent après la shoa, puis des Yéménites et encore des Juifs turcs et des Juifs de Grèce. Tous ces immigrants "Olims Hadashims " se sont très bien intégrés. En tant qu’institutrice je peux vous dire qu’il n’y a eu aucun problème entre les "Anciens" et les "nouveaux" aucune différence d'aucun rapport entre nous jusqu’à ce jour.
Apres 1954 le village de Givat-Ada s'agrandit petit à petit mais la politique du village est de ne pas trop se développer pour garder notre niveau de vie et le maintenir.
Plus tard, pour avoir l'eau l’eau, l’électricité et pour nous construire la route, notre gouvernement nous a demandé un don de 25 ares de terre par famille et celui qui refusa quitta Givat-Ada. Ce fut le cas de deux familles qui habitent aujourd’hui Benyamina.

Deux énormes palmiers dattiers ont été plantés à l’entrée de chaque maison de la moshava; c’est vraiment le symbole de tout village de pionniers "Beit Harishonim" que l’on retrouve partout dans le pays.
Du temps du mandat britannique, les Anglais envoyèrent les "Olims Hadashim" qui débarquaient de Césarée et arrivaient à Giv'at Ada prés de ce mûrier où se trouvaient des cabanes pour se laver et s’habiller. Au pied de cet arbre, ils se racontaient leurs problèmes. Cet arbre connaît donc toute l’histoire de ces immigrants.

Le château d’eau était un réservoir qui permettait de conserver l’eau que les paysans emmenaient du puits.
Le bâtiment du conseil municipal d’aujourd’hui a été le centre de tout événement de la moshava. Il servit d’école aussi bien que de tour de garde où les messages étaient envoyés en morse.
Deux énormes palmiers dattiers ont été plantés à l’entrée de chaque maison de la moshava; c’est vraiment le symbole de tout village de pionniers "Beit Harishonim" que l’on retrouve partout dans le pays.
Du temps du mandat britannique, les Anglais envoyèrent les "Olims Hadashim" qui débarquaient de Césarée et arrivaient à Givat-Ada, prés de ce mûrier où se trouvaient des cabanes pour se laver et s’habiller. Prés de cet arbre, ils se racontaient leurs problèmes. Cet arbre connaît donc toute l’histoire de ces immigrants.

La synagogue
En 1927 le rav Kook visita la moshava et promis aux habitants une synagogue. Il s’adressa à la famille Rothschild et à la fin de la deuxième année les pionniers y priaient, elle prit le nom de la femme du baron Edmond de Rothschild Ada (Adélaïde)
Adresse de la synagogue : Réhov Anévéïm, face au bâtiment de la mairie
Pour la visiter téléphoner au 04 6388125

Le puits utilisé par les pionniers en 1903
Après avoir transporté l’eau dans des barils qu’ils mettaient sur la charrette ils installèrent une pompe qui permettait de faire passer l’eau vers le château d’eau et un bassin qui se trouvaient à l’intérieur de la moshava.
Le puits a été utilisé jusqu’à ce que la Société des eaux "Mékorot" raccorde les tuyaux du puits aux maisons en 1940 ; Aujourd’hui un parc a été aménagé autour du puits avec une aire de pique nique et toutes sortes d’arbres et de plantes. On y accède par la route n°653, un kilomètre environ après le carrefour Givat Ada.

Le musée
Un petit musée présente la collection d’objets traditionnels d’autres religieux. De vieux livres sur la religion, des chandeliers à neuf branches « Hanoukiot » des documents de la période de l’holocauste, ect.
Le musée est ouvert les lundis et jeudis de 1Oh à 12h et les mardis de 16h30 à 18h3O. Réhov Adékel au coin de réhov Arishonim à Givat Ada. Prière de téléphoner au 052-4504965 ou au 04-6388125

Beit A’Am – La maison du peuple
Après les événements douloureux de la moshava le comité de l’implantation se réunit et décida de construire un bâtiment qui tiendrait lieu de lieu de sécurité et de réunion des pionniers. Le bâtiment de deux étages comprenait une salle pour le comité, des salles de classe, une salle d’armement et une grande salle qui servait de cinéma ou de salle de réception. Sur le toit une salle de garde fut installée avec un signal d’alarme et cette tour servait aussi de salle d’entraînements pour les membres de la Haganah et des gardes les "Noterim". Le Beit A’am se trouve réhov Anévéïm. Téléphone 04-6388125.

Givat Ada se situe sur les pentes Ramot Ménashé, à l'Est de Benyamina et au nord de Pardess Hanna.



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Le parc Jabotinsky à Chouni.
Dans son enceinte un amphithéâtre a été restauré et à l'intérieur deux salles ont été aménagées pour présentés les vestiges archéologiques trouvés sur place lors des fouilles entreprises en 1986. Une statue de Dionysos, dieu de la mer, des pièces de monnaies, des bijoux et des objets en verre. Dans la première salle un film retrace toute l’histoire de Chouni à la période romaine. On y trouve aussi des objets de la population vivant à Chouni, lieu de cure et de détente où se déroulaient les fêtes de l'eau "Mayomas" et du culte paganisme

L’histoire de Shouni
L’histoire de Shouni commence à la fin du 11ème siècle lorsque des batailles s’engagent sur les pentes du Carmel pour garder les sources naturelles du nahal (fleuve) Taninim, c’est à cette époque que les Romains construisent un théâtre. Les chercheurs émettent l’hypothèse que ce théâtre romain a été érigé à cet emplacement en l’honneur des fêtes de l’eau qui se passaient sur place et de là son premier nom : Mayamas. L’eau des sources de Benyamina arrivait à Césarée grâce à un aqueduc.
D’après les sources du Talmud de Jérusalem (B’-D’) des Juifs s’installent sur les lieux et l’appellent Kfar Chouni à l’époque de la Mishna.
Des bruits ont couru que Rabbi Akkiva, dirigeant de la révolte de Bar Kohba est enterré près d’ici, dans la réserve de Ramat Anadiv à l’endroit où se trouvent les vestiges de Mantsour El Aka.
Les Byzantins s’installent à leur tour à Chouni et fondent une zone industrielle ; lors des fouilles on a découvert de nombreuses installations industrielles et un pressoir d’olives dont les matériaux proviennent du théâtre romain. Il a été dégagé des piscines avec des sols de mosaïques colorées à proximité de l’aqueduc, une sculpture en marbre d’Esculape, dieu de la médecine, ce qui confirme l’hypothèse des chercheurs que Myamas était utilisé comme un important établissement thermal et le théâtre comme salle de séminaire. En 333 de notre ère l'écrivain Tséliane raconte dans son livre le voyageur isolé qu’à 3 kilomètres de Césarée, existe une montagne du nom de Sina et à ses pieds des sources naturelles importantes aux yeux des Romains qu’ils considèrent comme source de fertilité.


Le musée de l'implantation
Le musée de l'implantation est l'histoire du Mouvement "Bétar " lors de la création du pays, l'acquisition des biens et celle de la création du "Domaine Jabotinsky".
Le "Bétar" (Alliance Yosef Trumpeldorבית"ר ) est un mouvement de jeunesse juif radical, dirigé par David Sreir. Il est fondé en 1923 à Rīga, en Lettonie, par Vladimir Zeev Jabotinsky. Avant la création de l'état d'Israël, il est le mouvement de jeunesse juif du parti sioniste révisionniste, puis celui du Hérout après la création de l'Etat. Le moshav des "Bétarim" est crée par le noyau des pionniers du Mouvement "Bétar" au début de ses activités. En 1942 le siège a été déplacé dans la forteresse de Chouni où se trouvait déjà la base de l'organisation "Etsel". En 1946 le moshav a été de nouveau transféré dans une zone près de Benyamina et une partie de ce moshav devint municipal. Il prit alors le nom de "Domaine de Jabotinsky" du nom du dirigeant de ce Mouvement Zeev Jabotinsky qui s'éteignit en 1940. Plusieurs personnalités sont nés et ont grandi dans ce moshav : L'ancien Premier ministre et maire de Jérusalem Ehud Olmert , l'ancien ministre Zeev Boim et le président du Fonds National Juif Gravetz Salomon .

Le musée de l'organisation Etsel
Le musée de l'organisation Etsel présente un audio visuel de 40 minutes. On peut s'y rendre tous les jours de 9h à 16h et le samedi en été de 9h à 16h. Téléphone 04-6389730
Etzel est l’acronyme d'Irgoun Tzvaï Léoumi "Organisation militaire nationale" encore connu sous l’appellation d’Irgoun. C’est un groupe paramilitaire nationaliste, qui opéra de 1931 à 1948, pendant le Mandat britannique en Palestine. A la fin du 19ème siècle un notable turc Salim Houri achète le site et les terrains environnants, il rajoute des bâtiments aux vestiges trouvés sur place. Dans son centre le nouveau propriétaire entrepose ses récoltes et de là son nom hébraïque : Chouni qui veut dire : Entrepôts des récoltes. En 1914, le baron de Rothschild achète à Chouni "l'entrepôt des récoltes" et ses environs, soit 20.000 ares de terres, pour continuer le développement des implantations entre Zihon Yaacov et Hedera. Les membres de l’association "Agid'onim" et les enfants des moshavot s’installent alors sur les lieux et surveillent les terres tout en les travaillant. En parallèle, une école pour la préparation du travail agricole et une station expérimentale voient le jour. Dans les années 20, les membres du groupe "Apoèl Atsaïr " arrivent sur les lieux et s’occupent principalement de goudronner la route entre Pardess-Hanna et Zihon Yaacov. En 1919 un groupe de Benyamina appelé "Giv’at Benyamin" arrive à Chouni, pour suivre une préparation agricole et partent en 1922 pour fonder leur propre implantation.

Le billet de 100 shekels
Ce n’est pas une coïncidence si sur les billets de 100 shekels on voit le portrait de Zeev Jabotinsky et en retrait, la forteresse de Chouni car il a été le commandant du bataillon "Bétar" qui s'entraînait ici.
Au début des années 30 les membres de la Compagnie de Mobilisation " Bétar’im" organisent des réunions pour les fondateurs nationaux actifs dans le but de développer l’Etat juif ; ils remplissent plusieurs rôles variés comme : Travail de la terre dans les moshavot – Surveillance dans la région contre l’envahissement des gangs arabes – Travaux des routes et des chemins – Préparation agricole – Diminution de l’immigration clandestine sur les côtes de Césarée et Atlit – Entraînement militaire intensif et approvisionnement d’armes en vue des batailles à venir. Dans l’encadrement de l’opération "Tour et Enceinte " les membres du mouvement "Bétar (britt Trumpeldor)" et "Etsel" fondent l’implantation Tel Tsour à Oum El Alak sur la route qui monte vers Benyamina et Zihon Yaacov pendant les fêtes de Chavout de1939. Le moshav est conçu sur le modèle de "Tour et Enceinte". Dès sa création, le mouvement "Etsel " commence à s’en servir comme lieu d’entraînement, de cours et de préparation pour les futurs combattants et officiers de la clandestinité.
En 1940, les habitants de Tel Tsour passent à Chouni. Des personnes de toutes les implantations viennent s’installer à Chouni où la place ne manque pas afin de participer aux activités d’"Etsel" et c’est grâce à elles que l’organisation peut librement s’occuper de toutes les activités illégales car elles leur servent de couverture. Chouni et ses environs deviennent à partir de ce moment là, le camp principal d’entraînements de l’organisation "Etsel". Pendant cinq ans, les hommes se préparent à des cours d’officiers professionnels avec les entraînements des champs de bataille, les armes, les explosifs, les sabotages, le service de renseignements et l’instruction

Etsel
Le 16 août 1945 à l’aube, les forces anglaises entourent Chouni et emprisonnent vingt jeunes dirigeants qui entraînent les futurs d’officiers. Après de longs mois d’incarcération ils passent en jugement et ils sont condamnés à plusieurs années de prison. Chouni sert de lieu de transition à des immigrants clandestins qui arrivent sur le bateau du nom "envers et contre tout" ; Parmi eux des combattants d’"Etsel" participent à des activités audacieuses comme l'attaque d’un train rempli d’armes, l'attaque de la base militaire n°80 de Pardess Hanna, l'attaque des postes de police britannique et la préparation pour les combats.
Le 4 mai 1947, les membres de l’organisation "Etsel" ouvrent une brèche à la prison d’Akko et libèrent les prisonniers d’"Etsel" et du "Lehi". Ils font la Une des journaux.
En 1948, dans le cadre de la guerre d’indépendance, les combattants d’"Etsel" conquièrent cinq villages arabes dans les montagnes de Ménashé. Ces conquêtes donnent l’assurance de la continuité territoriale entre la région du Sharon et la vallée d’Izréel. Toujours en tant que berceau des implantations Chouni sert de passage au groupe "Nahalat Jabotinsky" qui s’installe à Benyamina. Les deux années suivantes Chouni abrite la fondation culturelle à l’"Alyat Anoar du Bétar" où les jeunes travaillent dans l’exploitation agricole et dans les champs environnants. Puis Chouni tombe dans l’oubli, abandonné de tous

Le musée Ahïam
Le musée Ahïam est le musée du sculpteur Ahiam Shoshani, israélien marié à une française qui a vécu à Sèvres près de Paris et qui a fait le don d’une centaine de ses sculptures au K.K.L. dans le but de fonder un musée à son nom. Né en 1916 à Yavnéel, il étudia à l’école de nature de Mikvé Israël et c'est vers la fin de ses études qu’il se découvrit le don de sculpter. Il arrêta de travailler la terre et se rendra à Jérusalem pour étudier la sculpture. Pendant des dizaines d’années il travaillera la pierre jusqu’à son départ pour Paris en 1947 où il découvrira le monde des artistes avec Zadkine, Brancusi ou encore Dubuffet. Autodidacte il se rendra dans tous les musées parisiens qui remplaceront des professeurs.
En 1953 grâce à sa sculpture Ashoulamit Ahïam gagnera le premier prix de sculpture au concours des sculpteurs Juifs de Paris. Elle se trouve aujourd’hui au Centre Pompidou. Il a gagné plusieurs concours et ses sculptures se trouvent dispersées un peu partout dans les musées sans oublier ceux d'Israël comme le musée de Tefen ou encore dans des collections privées.
Ahïam a voulu offrir la totalité de son œuvre, 300 sculptures environ, à Israël mais de nombreux artistes israéliens se sont opposés violemment à cette idée car ils ont estimé que leurs œuvres devaient aussi être exposés un peu partout dans le pays afin de se faire connaître et de vivre de leur travail. Après de nombreuses discussions très orageuses, une centaine d’œuvres ont été acceptées par Israël est installées dans le musée du parc Jabotinsky à Chouni près de Benyamina.
Les sujets de ses sculptures sont variés : L'holocauste, la guerre au Viet Nam, le désespoir, le deuil, la rêverie, la Bible ou encore la passion. Sa femme lui a bien souvent servi de modèle surtout lorsqu’elle était enceinte et de nombreuses sculptures la représente. Avant de mourir Ahïam a fait don de son corps à la médecine.

Association à but non lucratif
Une association à but non lucratif s’est crée en 1982 entre l’alliance des soldats d’"Etsel" "Nahalat Jabotinsky" et le Mouvement "Bétar" ; leur but a été de reconstituer et de restaurer ce site historique en lieu de perpétuation. Le Fonds National Juif en tant que société dans l’assemblée pour la conservation des implantations a décidé avec l’association de Chouni de s’occuper de ce site qui a été à la tête des premières et des principales implantations de la région.

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Les Sobotnikim sont des chrétiens convertis au judaïsme qui respectent le shabbat, certains sont arrivés en 1904 en Israël et se sont installés à Beit Gan (Yavnéel). C’est une partie de ces croyants qui s’installèrent à Yéssod Ama’ala.


Un rêve brisé

En 1883, à l’Est de la Pologne, dans un village nommé Mezritch, une organisation se fonde dans le but d’acheter des terres en Israël. Ce sont 24 familles juives qui ont rêvé d’être paysans et agriculteurs en Eretz - Israël. En janvier 1884, Naham Setter vend à Yaacov Haï Abo de Safed 2500ares de ses terres sur les bords du lac de Houla, en haute Galilée. En 1872, les ouvriers des frères Shlomo et Smouël Mizrahi travaillaient sur ces terres qui avaient pris le nom de : La colonie de Mérom sur les bords du lac de Houla en haute Galilée. Au printemps 1884, sept familles arrivent sur ces terres et donnent à la moshava le nom de Yéssod Hamaala selon le verset d’Ezra :
Ezra – chapitre VII – paragraphe 9 –
En effet, le premier jour du premier mois, commença à s’organiser le départ de Babylone, et le premier du cinquième mois, il arriva à Jérusalem, la protection de Dieu s’étant manifestée en sa faveur.
Leur rêve se brise au fur et à mesure de l’écoulement des jours. Le travail trop dur auquel ils ne sont pas habitués, les émeutiers qui saccagent tout, les tentes en papyrus, les maisons en pisé dans lesquelles ils vivent au début de leur arrivée et la malaria qui a tué beaucoup de personnes, principalement des enfants, les ont désespérés. Ce n’est qu’en 1887 lorsque le Baron Edmond de Rothschild reprend les terres de la moshava que les propriétaires des terrains commencent à respirer. Malgré tout cela, ils refusent d’abandonner les terres, s’entêtent et finissent par réussir ! Yéssod Amaala fait partie des sept premières moshavot crées dans le pays au moment de la première Alya grâce au bienfaiteur connu le baron Edmond de Rothschild avec Rosh-Pina, Zihon Yaacov, Pétah-Tikva, Rishon lé Tsion, Gédéra et Maskeret Batya

La propriété des Dubrobin.
La famille Dubrobin, famille chrétienne sobotnikit arriva de Saratov, ville de Russie (sur les bords de la Volga). Yoav, le père est né en Russie en 1831 et changea son nom en Dubrobin. Jeune il s’occupait du petit bétail dans sa région natale et il se lia d’amitié avec un vieux paysan qui lui apprit à lire et à écrire contre des pitots (pains plats). Le seul livre que possédait le vieil homme était la Bible car à cette époque les gens était croyants en Russie et c’est ainsi que Yoav trouva ses sources dans le Tanah. Petit à petit il fit son chemin jusqu’au jour où il rentra dans la secte des Sobotnikim. Grâce à Meïr Dizzingoff et à Hillel Yaffé qui avaient été envoyés en tant que délégués d’Eretz Israël en Europe de l’Est dans le but de faire monter les Juifs au pays, il décida de venir en Israël et pour cela il se convertit au judaïsme chez un rabbin de la ville de Kouvna.
Yoav, Rachel et leurs onze enfants montèrent au pays en 1903, Yoav avait déjà 72 ans. Il apporta avec lui son Tanah qui se trouve aujourd'hui dans la synagogue de Yessod Ama’ala. Ils habitèrent tout d’abord à Hedera puis à Beit Gan dans la moshava de Yavniel et là, la plus jeune de leur fille et deux de leurs petits enfants moururent. Haïm Margaliot Kalvariski, le représentant de la société Ikaï en Galilée leur proposa de s’installer dans la vallée de Houla. Dubrobin accepta car les pionniers de la vallée étaient conservateurs et l’environnement de Yéssod Ama’ala lui rappela celui qu’il avait en Russie. En 1909 Yoav Dubrobin acheta des terres d’une superficie de 650 ares à Yéssod Hama’ala. Il y construisit sa propriété et fondit avec quatre de ses garçons une très belle ferme agricole grâce à son expérience de Russie. Ils reçurent même le prix d’excellence pour leurs travaux agricoles.
La ferme a été construite comme beaucoup d’autres fermes de l’époque. Les bâtiments collés les uns aux autres formaient un rempart de protection contre les voleurs bédouins et les animaux sauvages. Elle était construite autour d’une grande cour carrée où toutes les activités avaient lieu. A côté de la maison, se trouvaient les étables, les réserves de foin pour les animaux, les établis, des hangars pour protéger les machines agricoles et la buanderie. Les parents et leurs nombreux enfants logeaient dans une maison conventionnelle de quatre pièces qui se faisaient face et qui étaient séparées par un couloir. On y voit encore les meubles, les objets et les vêtements de la famille Dubrobin.

Le musée de Dubrobin
Près de la ferme se trouve le puits profond de 40 mètres et l’eau était remontée à l’aide d’une noria, (Machine à élever l’eau, formés de godets fixés à une chaîne sans fin s’enroulant sur deux roues) de là elle était déversée dans un grand bassin en béton et amenée dans les champs grâce à un petit aqueduc dont les vestiges sont encore visibles. Mais la propriété était bien près des marais et du bord du lac de Houla. Yoav Dubrobin, enterra son fils Yaacov puis Abraham et ensuite trois de ses petits enfants, tous morts de la malaria. Lui-même l’attrapa mais il en guérit mais pour protéger deux de ses petits enfants il décida d’aller vivre à Rosh Pina. Son fils ainé Itsrak, sans postérité, resta seul dans la ferme d’Yessod Ama’ala.
A Rosh Pina Yoav créa une autre ferme mais la malchance le poursuivit ; son plus jeune fils et sa femme moururent de la malaria ainsi que Rachel sa femme. Lui disparut en 1935 à l’âge de 104 ans.
En 1968 lorsqu’Itsrak se sentit trop vieux il comprit qu’il devait quitter la ferme familiale et il décida d’en faire don au Fonds National Juif. En 1982 un musée fut ouvert au nom de Dubrobin, la propriété familiale.
Dans le musée, à Yéssod Ama’ala, on retrouve l’ambiance de la vie de la moshava et aussi celle de la famille qui y a vécu. Dans la synagogue, devant le Sépher Thora ouvert le père Dubrobin dit ouvertement qu’il ne regrettait pas un seul instant sa conversion et son Alya en Eretz Israël : « Je n’ai qu’une consolation dans ce bas monde, c’est que les petits, mes petits enfants sont partis en sachant lire le Tanah en Hébreu et je ne suis venu dans ce saint pays ni avec beaucoup de biens, ni avec une fortune mais seulement pour l’amour du créateur. »


La vallée de houla
En 1951 le Fonds National Juif a été contraint d’aider les Juifs du monde entier en asséchant les marais de la vallée de Houla. Les travaux finirent en 1958. Près de 60.000 ares ont été asséchés dans la région pour les transformer en champs, en vergers et en viviers. La région qui était un vaste marécage infesté d’anophèles qui transmettaient la malaria à la population se transforma en une grande implantation florissante et en un important centre touristique grâce à la quantité d’eau, au passage de millions d’oiseaux migrateurs et à la vue panoramique exceptionnelle. L’autre but d’assèchement des marais a été dans l’équilibrage des pertes minimales des eaux vers le lac de Tibériade. Le fleuve a été dévié à l’Est et à l’Ouest de la vallée par deux canaux principaux de drainage sur les pentes du Jourdain et les flots des eaux ont été entraînés par le courant vers le Kinnereth. Un bouchon naturel formait d’alluvions s’était formé à l’endroit où les pierres de basalte s’amoncelaient. Le Fonds National Juif a ré ouvert le passage en déblayant tous les alluvions et en cassant les pierres pour permettre aux eaux du fleuve de s’écouler vers le lac. Ces travaux ont réussi à régulariser les écoulements des eaux du Jourdain, de ses affluents et de maintenir le niveau des eaux souterraines. Ces dernières années on s’est aperçu d’un abaissement du niveau des eaux souterraines sur ces anciens marais dont la terre est devenue aride et qui est caractéristique des terres du centre de la vallée de Houla. Les terres arides se sont taries et affaissées. Le résultat a donné une baisse de la fertilité du sol sur toutes les superficies de terres agricoles qui ont été abandonnées ainsi que toutes sortes de déchés qui ont été entraînées vers le Kinnereth ; les vents d’Est ont provoqué des tempêtes de vents et de sables et des incendies se déclarèrent sous la terre asséchée.

le Fonds National Juif et la vallée de Houla
En 1993 le Fonds National Juif a pris en mains la direction de la vallée de Houla et a réalisé le projet d’entreprise de rétablissement des terres et des eaux dans un grand périmètre de la région. Le rétablissement général de la région de la vallée de Houla comprend les projets de conservation des eaux souterraines au même niveau, la surveillance de la qualité des eaux qui s’écoulent vers le lac, le rétablissement des superficies du sol dans la circonférence de l’ancien marais, l’infrastructure des terres agricoles et la préparation d’un grand centre touristique. Dans un premier temps, la reconstitution d’un grand plan d’eau de 1000m² sert à l’arrosage des futures plantations et à l’ouverture d’un centre de loisirs. Les fondations du canal ont environ 80 kilomètres et la construction de 80 installations de contrôle hydraulique ont été mis en place pour élever le niveau d’eau des sources souterraines et ralentir ainsi le processus de l’assèchement de la terre. Un autre projet est le rétablissement historique du lit du Jourdain dans la région et de ses affluents à partir de Kfar Blum jusqu’aux terrains qui ont été rétabli dans la vallée de Houla. Une construction souterraine et préventive a été mise en place pour séparer l’écoulement des eaux souterraines des terres arides vers le Kinnereth. Les travaux ont été entrepris par une vingtaine de groupe de chercheurs qui ont vérifié l’impact par rapport à la qualité de l’eau, aux animaux vivant sur les lieux, à la végétation et aux sols.
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Ils connurent la misère jusqu’à la détresse. Ils vécurent des périodes de souffrances, de peines, de pauvreté, de maladies et de deuils. Dans le cimetière de Kinnereth sont enterrées beaucoup de victimes de leur communauté.


Les Yéménites trouvèrent dans un psaume du Cantique des Cantiques אעלה תמר la raison de leur Alya

Ils se partageaient en deux clans, les traditionalistes Dor Dorshé Thora et les Rikshim qui évoluaient plus vite et qui suivaient les nouveaux mouvements de la Thora.
1881-1882 : Première vague d’immigration des Juifs du Yémen en Israël. Ce fut une "Alya" (montée) de pionniers très courageux, qui ne reculaient pas devant le travail et dans chaque appartement une pièce était consacrée au bricolage ou aux travaux manuels. Lorsqu’ils arrivèrent au pays en 1881, quelques Yéménites s’installèrent à Jérusalem sous des tentes, dans le village de Silouan, près de la ville de David et du mur des lamentations grâce à Israël Frumkin éditeur du journal Havatsélet. Ils ne demandaient qu’à travailler. Mais les Juifs de Jérusalem étant déjà bien assis dans la ville ne leur facilitèrent pas la vie, ils refusèrent leur présence, ils ne voulaient pas près d'eux des Juifs trop différents d'eux et ne trouvant pas de travail, quelques Yéménites partirent pour s’installer à Jaffa et d’autres au moshav Kinnereth. En 1933, un groupe de ces courageux pionniers n’ayant pas le choix commencèrent à travailler dans le bâtiment, branche à laquelle ils n’avaient jamais été initiés mais les ouvriers étant inexistants à l’époque, ils devinrent très vite par leur assiduité au travail des ouvriers spécialisés. A la même époque le personnel de la Colonie Américaine à Jérusalem vint en aide à chacun, qu’il soit juif, arabe chrétien ou musulman. Un grand nombre de malheurs tombèrent sur la capitale à cette époque : La misère, la faim, la pauvreté, et beaucoup de personnes moururent de ces conditions désastreuses. Les Yéménites vivaient entre eux, dans leurs propres quartiers, et il ne leur vint pas à l’esprit de demander de l’aide à l’Organisation de la colonie américaine mais les membres de cette organisation virent dans les Yéménites des descendants de la tribu de Gad et ils les prirent sous leurs ailes afin de les secourir. Pendant de nombreuses années ils s’occupèrent de leur apporter de la nourriture et des vêtements ce que ne firent jamais leurs propres compatriotes.

Le nouveau quartier de Keren Atémanim à Tel aviv
Le nouveau quartier de Keren Atémanim à Tel aviv. (Le quartier des Yéménites)
L’Alya des Juifs du Yémen fut une Alya de ferveur messianique inspirée en partie par le fanatisme religieux musulman. Au début, ils montèrent au pays soit individuellement ou par petits groupes. La majorité des ces Juifs se rendirent directement à Jérusalem et à Jaffa où ils connurent la misère jusqu’à la détresse. Ils étaient d’excellents agriculteurs mais acceptèrent toute sorte de travail pour survivre. Malheureusement les Arabes de Jaffa les chassèrent en 1902. Pour essayer de gagner un peu d’argent une père de famille yéménite de Jaffa trouva l'ingénieuse idée de vendre de l’eau aux personnes qui se rendaient au petit cimetière Trumpeldor qui se trouvait très loin de la ville de Jaffa sous une chaleur accablante en traversant des dunes de sables. Tous les jours le père de cette famille se rendit difficilement de Jaffa à la porte du cimetière avec ses lourdes cruches d'eau. Le résultat fut concluant et petit à petit d’autres Yéménites se joignirent à lui pour vendre de l'eau à ceux qui accompagnaient les défunts à leur dernière demeure. Les endeuillés arrivaient au petit cimetière de la rue Trumpeldor, épuisés et assoiffés et ainsi le cercle de vendeurs d’eau s’agrandit. Entre temps en 1905, Aaron Schlouch et David Mouyal achetèrent des terrains près de Jaffa où plus exactement acquérir des dunes de sable ! C’est à cet emplacement qu'en 1907, les Yéménites de Jaffa décidèrent de vivre près de l’endroit où ils gagnaient leur vie. Ils s’installèrent sur les terres achetées Aaron Schlouch et David Mouyal grâce à l'aide de Haïm Amsaleg, vice-consul anglais en place à Jaffa. C’est ainsi qu’en 1914, le quartier de Keren Atémanim vit le jour.
Aharon Chelouche (19 mai 1840 – 7 avril 1920) fut le premier homme à l’origine de l’initiative consistant à faire sortir la population juive, de plus en plus nombreuse, des murailles de Jaffa, ville alors surpeuplée et soumise à des conditions de vie et d’hygiène peu envieuses. D’obédience religieuse, observant, Aharon Chelouche fut le chef de la communauté sépharade de Jaffa au milieu du 19e siècle avant de s’implanter à Neve Tzedek, le premier quartier du futur Tel Aviv

Le quartier des Yéménites de Tel Aviv comprend les rues suivantes :
Rue Alsheih : Le 18ème siècle est le grand mouvement des Juifs du Yémen. Alsheih est proposé à la frappe des monnaies. On trouve une synagogue à son nom à Safed. Sur un des bâtiments de cette rue, on peut voir encore l’inscription du mot shalva hôtel ; cet hôtel servit à l’époque de maison de passe.
La rue Yhya rappelle le rav Yihya Salih (1715-1805) auteur de Péoulot Tsadok.
La rue Kéïlat Aden : La communauté juive de la ville d’Aden avait un sentiment de supériorité par rapport aux autres Juifs de leur pays.
La rue Ramban Gamliel : Ramban Gamliel chercha à unifier le peuple Juif dans sa dispersion en établissant un seul code de lois ou Alaha. Son mandat dura de 96 à 115 de notre ère.
La rue kerem Atémanim : rue du Fonds yéménite.
La rue Meir (Dizzingoff) sépare les deux quartiers yéménites de Tel-Aviv, le premier appartenait à la ville de Jaffa où les Juifs payaient des impôts et vivaient dans des maisons sans confort et lors de la création du nouveau quartier de Kerem Atémanim à Tel Aviv les maisons ont été plus espacées et les conditions de vie bien meilleures.

Projet d'un musée yéménite
Le musée du Yémen est un projet de la ville de Tel Aviv qui devrait voir le jour au numéro 12 de la rue Yshhron mais en attendant cette maison est occupée par un locataire qui ne veut pas en bouger ! Elle a été achetée (en 1898) par monsieur Daabani, le chauffeur de Léa Mikrani Niégo, la femme du directeur de Mikvé Israël qui a eut l'honneur d'accompagner Herzl à Mikkvé Israël lors de son unique séjour en Israël. Le fils de Daabani se maria avec la fille de la famille Danker, celui qu’on surnommait "le roi du sel" car il avait une entreprise de sel. La maison d’à côté a été occupée par Emmanuel, un membre du mouvement du "Léhi".
Le maître d’école s’occupait énormément de ses élèves et leur faisait l’école dans la nature puisque à cette époque Tel Aviv n’était qu’un quartier enfoui de dunes de sable. L’instituteur prenait une longue corde que chaque enfant attrapait d’une main et ils se promenaient dans la nature tout en étudiant. Le maître qu’ils appelaient Mori (notre maître ou Moré en hébreu) faisait tous ses efforts pour que les Juifs n’abandonnent pas le pays. Lorsqu’ils étudiaient en classe, le livre de prières était au milieu de la table et les enfants étaient assis en rond tout autour du livre, c’est ainsi que les Yéménites apprirent à lire à l’envers. Bien avant de savoir lire et écrire, dès l’âge de 3 ou 4 ans, les enfants connaissaient leurs prières par cœur.

Kinnereth.
Début 1912 : Arriva donc au Hatzer (Kinnereth) un groupe du Yémen. Peu de temps après ils se dispersèrent dans plusieurs endroits et un autre groupe du Yémen les remplaça, ce petit groupe de pionniers s’installa ici, dans la région marécageuse du Kinnereth ; il était composé de dix familles dont celles de Margalit, Tshiri, Mantsour et Niraf.. Ils furent employés comme ouvriers agricoles dans la ferme et ses environs pour le déracinement des épines et des mauvaises herbes, l’aplanissement du terrain, l’assainissement des marécages, la construction des routes et des travaux de base pour l’usine électrique de Naharaym. Ce fut le clan d’une immense famille connu comme « yéménites du Kinnereth. » En 1915, on leur construisit cinq maisons près de Beit Amotor auxquelles furent ajoutées des cases et des tentes. Ils reçurent de la part des agriculteurs de la ferme Kinnereth 80 ares de terrain et commencèrent à cultiver des légumes et à élever des animaux de ferme. Seulement lorsque les Yékim (allemands) arrivèrent, ils durent leur laisser la place et malgré leurs protestations qui restèrent vaines ils furent obligés de partir. Ils se retrouvèrent près de Réhovot dans un village nommé Zérangoa.
Le rav Yéménite, David Ben Israël Tséhiri s’installa à l’étage de Beit Motor avec deux autres familles.
18 ans plus tard, en 1930 ils furent transférés à Marmorek dans leur future implantation près de Réhovot, ce sera le premier moshav yéménite du pays. Ainsi se terminera pour eux une période de souffrances, de peines, de pauvreté, de maladies et de deuils. Au cimetière de Kinnereth on trouve les tombes de cette communauté qui a marqué l'histoire du pays.
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Qui dit Rosh Ha'aïn dit Yéménites, cette ethnie venue du Yémen s’est installée partout en Israël et dans cette ville où ils sont majoritaires.


Le fanion de la communauté yéménite

Le fanion de la communauté yéménite est représenté par les ailes d’un aigle qui est leur symbole car selon leur croyance, D. les fit venir en Israël sur les ailes d’un oiseau. Un forage apparaît également sur leur drapeau, il représente l’eau, source de vie. Le triangle, lui représente soit une tente, soit la première maison des pionniers Yéménites ou encore la tente des invités ou celle plus probable du taberbacle qui abritait les Livres de la Loi. Ce drapeau date de 1968 tandis que le premier fanion de la ville de Rosh Ha'aïn représentait le château romain d’Antipatris qui faisait partie des terres de la ville jusqu’à ce qu’elles soient achetées par la ville de Pétah Tikva. Une des plus grande base militaire britannique se trouvait à Rosh Ha'aïn à cause de la proximité de la gare ferroviaire, des sources du fleuve Ayarkon dont les eaux étaient dirigées soit vers Jérusalem soit vers Rosh Ha'aïn et la ville se trouvait près de l’aéroport de Lod où se trouvait leur base aérienne. En novembre 1947, huit membres d’Etsel réussirent à s’infiltrer dans cette base secrète en portant des uniformes anglais, ils remplirent deux camions entiers de munitions et sortirent de la base sans se faire remarquer et jusqu’à ce jour cette opération stratégique est restée l’une des plus incroyable réussite du genre.

Les Anglais quittent le pays
Les Anglais quittèrent le pays juste avant la déclaration de l’indépendance. En 1949 les Olim Hadashim (nouveaux immigrants) venus du Yémen firent partie de la plus grande Alya yémenite jusqu’à ce jour; l'agence juive les installa à l'intérieur du camp britannique. Ils y vécurent deux bonnes années car tout était à leur disposition : les logements, les salles de douches, des vêtements, tout ce que les Anglais avaient abandonnés sur place. Ce fut cette année là qu’il neiga pour la première fois dans la ville. L’année suivante les Juifs ouvrirent un hôpital dans l’ancienne base militaire malgré les mauvais souvenirs que ces locaux britanniques leur avaient laissés. En 1951, les pionniers quittèrent la base militaire anglaise pour passer dans les maisons où logaient les soldats ; ils les obtinrent grâce à un tirage au sort. C’était de petites maisons bases, construitent en un seul bloc de béton les unes collées aux autres, comprenant chacune une pièce, une douche, 75 mètres² de terre dans le but de la travailler et avoir de quoi vivre, les W.C. en commun étaient à l’exterieur. Un énorme projet en cours d’exécution est celui du plus grand centre culturel yéménite mondial du nom de Chavazi à Rosh Ha'aïn dans ces anciens bâtiments.

Deux rues de la ville portent des noms historiques :
Celles du Rabbi Shalom Shabazi qui est le rabbin le plus vénéré des Juifs yéménites et des grands poètes et celle du roi Salomon. Un mémorial sur la grande place a été sculpté par Itshrak Smouéli en 1990 et représente deux très hauts piliers ratachés par un arc. Le premier pilier rappelle l’ancienne population de la ville, le deuxième la nouvelle génération et l’arc les relie entre eux.
Quatre tours de surveillance ont été construites à Rosh Ha'aïn parce que la ville était très surveillée par les Anglais à cause du centre administatif important où était géré toute l’intendance britannique. La première tour était à l'intérieur du camp anglais, les trois autres autour de la barrière qui entourait la ville car en dehors de la base se trouvait un quartier d’habitations pour les soldats.
Even Gvirol, Sage sépharade écrivit beaucoup de livres au 17ème siècle au moment où l’imprimerie vit le jour en Israël et les Yéménites adoptèrent ces livres qu’ils utilisèrent dans leur communauté.

Smouël Yavnéli
Smouël Yavnéli, ashkénaze, fut le delegué envoyé au Yémen au moment de la deuxième Alya 1903-1914.
En 1910 Smouël se déguisa en Yéménite, prit le nom de Yéhouda Eliezer Ben Ezer et sous cette fausse identité se rendit au Yémen pour convaincre les Juifs de venir s’installer au pays. A sa grande surprise, il s’aperçut que les Juifs de Sana, la capitale, étaient émancipés, instruits et riches contrairement à tous les Juifs Yéménites qui arrivaient au pays du fin fond de leurs villages perdus du Yémen et qui étaient analphabèthes. En 1912, il réussit à convaincre 1500 Juifs de "monter "en Israël. Cétait bien peu par rapport au 33.000 de la première Alya. Ceux qui arrivèrent au pays n’étaient que des artisans, ils ne connaissaient que leur métier et eurent beaucoup de mal à s’y intégrer, l’agence juive décida alors de ne plus envoyer de délégués au Yémen.

Notre guide
Iska, notre guide yémenite qui est née au pays est fière de sa communauté et de son ethnie. Bien qu’elle est toujours vécue dans son milieu et qu’elle connaisse tout des coutumes et des traditions juives yéménites, elle a poursuivit des études approfondies sur son éthnie. Elle nous entraîne dans la maison de sa tante, une toute petite bonne femme aux cheveux blancs qui nous accueille très chaleureusement. Cette maison a été construite pendant la période du mandat britannique, elle servait de dispensaire et de logement au médecin anglais puis en 1948 le Mapaï (parti des travailleurs) occupa les locaux. Plus loin un bâtiment encore debout est l’ancienne cantine britannique qui a été repris par les Israéliens juste après l’indépendance pour distribuer les denrées nécessaires aux Yéménites grâce à des tickets de rationnements. Lorsque les temps furent meilleurs trois israéliens aménagèrent ce local et ouvrirent un cinéma et un centre culturel pour éviter à la population de la ville de se rendre à Pétah Tikva. Si le cinéma a fermé ses portes depuis longtemps, le moteur de la caméra est encore en bon état et utilisable à ce jour bien que dépassé par le progrès. Juste en face de la cantine britannique, les Juifs faisaient une autre queue le long du bâtiment anglais qui abritait les bureaux pour la recherche d’emplois... Un grand souk coloré et odorant se tenait à Rosh Ha'aïn près du centre médical anglais entre les rues qui portaient le nom de « soldats-sergents-officiers-etc… » Les deux châteaux d’eau qui étaient là ont malheureusement été détruits et ils n’en reste que les photos d'un livre que nous montre notre guide.

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